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PRÉFACE
DOM Vaissete, après la publication du cinquième volume de son
ouvrage, avait encore, pour remplir le cadre qu'il s'était tracé, à
écrire les annales de la Province jusqu'à la mort de Louis XIV
& à dresser les listes de ses dignitaires, tant laïques qu'ecclésiastiques.
M. Ed. Dulaurier, directeur de la présente édition, a raconté ailleurs les
vicissitudes qu'eut à subir cette continuation; toujours ajournée, confiée à
des disciples souvent peu dignes de leur savant prédécesseur, elle n'était
encore qu'ébauchée quand la Révolution vint pour un temps détourner
l'attention publique de toutes les questions scientifiques.
Fidèles aux traditions laissées par leurs devanciers, les nouveaux éditeurs
ont jugé nécessaire de remplir le cadre indiqué par dom Vaissete; la
partie la plus utile de ce complément, confiée à M. E. Roschach, forme les
tomes XIII 8c XIV de cette édition, & fera connaître, dans son ensemble
St dans ses détails, l'histoire du Languedoc jusqu'en 1790.
IV. a
vi PRÉFACE.
Quant aux listes des dignitaires ecclésiastiques, sachant combien celles
qu'avait données le Gallia Christiana sont' iiiiparfai tes & espérant trouver assez
de textes inédits pour les corriger & les compléter, M. E. Mabille voulait
faire de ce travail une des parties les plus utiles du livre. Malheureusement,
les documents sur lesquels il avait compté lui manquèrent} notre savant &
regretté collaborateur s'aperçut bientôt qu'il lui fallait se restreindre. Si pour
certaines abbayes, pour certains diocèses, des travaux modernes, plus déve-
loppés que l'ouvrage des Bénédictins, si des fonds d'archives inexplorés par
eux, permettaient d'obtenir des résultats beaucoup plus précis, pour d'autres,
au contraire, dont les titres avaient été détruits ou dispersés, force était de
suivre leur trace. Plus d'une fois, il a fallu s'en tenir au Gallia, heureux
quand une exacte révision des notes des Bénédictins rendait possibles quel-
ques légères corrections. On peut donc reprocher à ce travail de n'être pas
aussi définitif que M. Mabille espérait le faire j il pourra tout au moins
remplacer le Gallia Christiana, où les Eglises du Languedoc sont dispersées
dans quatre ou cinq volumes, disposition qui rend l'usage de cette collection
assez incommode. Hâtons -nous d'ajouter qu'un certain nombre de Notes
ne laissent pas que de fournir des renseignements nouveaux; nous nous
permettrons de signaler aux lecteurs érudits les Notes sur les Églises du
Puv tk d'Elne, sur les abbayes de Saint-Sernin de Toulouse, du Canigou,
de Villemagne, de Candeil, de Boulbonne, de Grandselve, de Belleperche,
de Bonnefoy, & beaucoup d'autres qui, résumant des ouvrages plus ou moins
récents ou employant des documents encore inédits, contiennent nombre de
faits inconnus Se rectifient constamment les listes des Bénédictins.
A la suite des Notes sur tel ou tel établissement en particulier, nous avons
placé d'autres Notes ou plutôt des dissertations sur les établissements reli-
gieux des différents diocèses. Dans ce supplément nous avons fait entrer les
matières les plus diverses : renseignements sur d'anciennes abbayes suppri-
mées de bonne heure, sur les ordres mendiants, sur les domaines £< la
PRÉFACE. vij
puissance des évêques, &c. On y trouvera l'histoire détaillée des principales
seigneuries ecclésiastiques du Lang-uetloc, celle des chapitres cathédraux, Sec.
Parmi ces travaux, faits en général directement sur les sources & accom-
pagnés de textes importants publiés en note, nous citerons ceux qui concer-
nent Albi, Narbonne, Toulouse, Agde, Béziers, Saint-Bertrand de Comminges,
Saint-Papoul, Rodez, 8<,c. Les livres imprimés, les documents manuscrits,
tout ce que nous avons pu découvrir a été compulsé par nous, & nous
donnons quantité de renseignements utiles pour l'histoire locale. Nous n'avons
point cherché à être absolument complet; il nous aurait lallu pour cela
deux ou trois volumes, au lieu de deux cent cinquante pages. Nous avons
seulement voulu mettre à la portée de tous des matériaux souvent dispersés,
des renseignements épars dans des livres, ou des recueils difficiles à réunir.
En tête du volume ont été placées les Notes du tome II de dom Vaissete,
dissertations pour la plupart bien supérieures à celles du tome I, & dans
lesquelles il était difficile de trouver quelque chose à reprendre; M. Mabillc
s'est contenté d'y faire quelques additions; il a traité notamment avec un
certain développement la question de n)rigine de Constance, troisième femme
du roi Robert, que dom Vaissete voulait rattacher à la famille des comtes de
Toulouse; il a encore étudié à nouveau la généalogie des comtes de Gévau-
dan S< les questions subsidiaires qui s'y rattachent.
A la suite de cette préface, on trouvera les sommaires des Notes tant
anciennes que nouvelles, la table des documents publiés dans les notes de
bas de pages, 8t, à la fin du volume, un Index alphabétique des noms
d'hommes 6t de lieux; rédigé avec le plus grand soin, il remplacera avanta-
geusement les tables du Gallia, généralement si défectueuses. Après mûres
réflexions, nous avons adopté l'ordre des prénoms pour les dignitaires ecclé-
siastiques S<. sous chaque nom l'ordre hiérarchique, en renvoyant des abbés
viij PRÉFACE.
aux évêques & aux arclievêciues; le nom de chaque personnage sera ainsi
accompagné de l'indication de tous les titres qu'il a portés dans le Lan-
guedoc".
Après ces explications sur le but & le plan du présent volume, il ne nous
reste plus qu'à remercier publiquement tous les collaborateurs qui ont bien
voulu nous fournir leur concours bénévole.
A. MOLINIER.
Août 1876.
' Une petite observation : quand un dignitaire la liste des personnages du même nom. En outre,
a occupé une haute charge, un archevêché par les évêques sont rangés par ordre alphabétique
exemple, hors de la Province, & une abbaye, de sièges, & les abbés par ordre alphabétique d'ab-
voire même un prieuré, dans le Languedoc, il bayes, avec renvoi pour ceux qui en ont occupé
faut le chercher aux abbés ou aux prieurs, dans deux.
SOMMAIRES DES NOTES
DU TOME IV DE LA NOUVELLE EDIllON DE LHISTOIRE r,H\ERALE DE LASOUEDOC
N. B. — Toutes les Notes ajoutées par les nouveaux éditeurs Jont les auteurs ne sont pas indii/ucs dans
la présente table sont de MM. Emile Mabille [É. M.], ou A. Molimek [A. M.].
NOTES
DE l'Édition originale
Note I. Sur l'usurpation du royaume de Provence
par Boson, & la souveraineté de nos rois sur
le Rhône, p. i .
II. Sur les conciles de Port & d'Urgel, assemblés
sous S. Théodard, archevêque de Narbonne,
p. lo.
III. Sur la translation des reliques de S. Antonin
de Pamiers, p. ii.
IV. Epoque de la p.Tix conclue entre les rois Eudes
& Charles le Simple, p. i3.
V. Sur Louis l'Aveugle, roi de Provence & empe-
reur, p. I 4.
VI. Epoque du règne de Charles le Simple dans
la Septimanie, p. 22.
VII. Epoque & circonstances de l'union du mar-
quisat de Gothie au domaine des comtes de Tou-
louse, p. 24.
VIII. Suite des comtes de Toulouse pendant les
neuvième 8c dixième siècles, p. 27.
Tableau généalogique, pp. 3o-3i.
IX. Epoque de l'épiscopat de quelques évéques
d'Albi, p. 47.
X. Sur les premiers vicomtes de Polignac, p. 49.
XI. Sur les anciens vicomtes de Narbonne, p. 5i.
Tableau généalogique, p. ,Î2.
XII. Sur Hugueb, roi d'Italie, & la cession qu'il
fit do la Provence aux roii de Bourgogne, p. Ô3.
XIII. Sur quelques évèqucs de Carcassonne, p. ô5.
XIV. Epoque de l'union du marquisat de Provence
au domaine des comtes de Toulouse. — Étendue
de ce marquisat. — Suite des comtes héréditaires
de Provence jusques au commencement du dou-
zième siècle, p. 57.
Tableau généalogique, p. 61.
XV. Sur le partage de la Provence fait en ii25
entre Alphonse-Jourdain, comte de Toulouse,
& Raimond-Bérenger III, comte de Barcelone,
p. 7Ô.
XVI. Si Raimond Pons succéda à Acfred, neveu
de Guillaume le Pieux, dans le duché d'Aqui-
taine & le comté d'Auvergne, & sur l'époque
de sa mort, p. 79.
XVII. Sur les comtes de Vêlai & d'Auvergne, p. 85.
Note additionnelle. Sur les comtes d'Auvergne de
la deuxième race, p. 91.
XVIII. Sur quelques évéques de Nimes. — Époque
du commencement du règne de quelques-uns de
nos rois de la seconde race dans la Province, de
la mort de Hugues Capet & du commencement
du règne de Robert, son fils, &c., p. 92.
XIX. Suite des évéques de Toulouse depuis la fin
du neuvième siècle jusques au commencement
du douzième, p. 98.
XX. Sur les anciens vicomtes de Béziers & d'Agde,
& l'époque de l'union de ces deux vicomtes
dans la même maison, p. 102.
XXI. Sur l'origine des Trencavels, vicomtes d'Albi,
de Nimes, &c., p. 1^4.
Tableau généalogique, p. io5.
XXII. Suite Se origine des comtes héréditaires de
Carcassonne 8t de Razés de la seconde race, &
SOMMAIRES DES NOTES.
des comtes héréditaires de Comminges, de Con-
serans 8t de Foix, p. 109.
Tableau généalogique, p. 1 i3.
XXIII. Sur l'époque & les circonstances de la
fondation des abbayes de Lézat & de Saint-
Pierre de la Court ou du Mas-Garnier, p. 126.
XXIV. Quel étoit le siège épiscopnl de l'archevêque
Géraud, qui donna le lieu de Saint-Saturnin,
aujourd'hui le Pont-Saint-Esprit, à l'abbaye de
Cluny i" p. iï8.
XXV. Sur les comtes & vicomtes de Lodève, p. 1 29.
XXVI. Sur les anciens comtes & vicomtes de Gé-
vaudan, p. |33.
Note rectificative, avec tableau généalogique, p. i38.
XXVII. Sur Oliba Cabreta, comte de Besalu, de
Cerdagne, de Fenouillèdes, &c., & ses succes-
seurs, p. 139.
Tableau généalogique, p. 144.
XXVIII. Sur quelques évèques du Puy, p. 145.
XXIX. Si Constance, seconde femme de Robert,
roi de France, étoit fille de Guillaum-. Taillefer,
comte de Toulouse, ou de Guillaume I, comte
d'Arles, p. 148.
Note additionnelle. Sur la famille de la reine
Constance, p. lôy.
XXX. Époque du rétablissement de la ville & du
siège épiscopal de Maguelonne & de la dédicace
de la nouvelle cathédrale de cette ville, p. 161.
Note additionnelle. Sur la reconstruction de la
cathédrale de Maguelonne (extrait de l'ouvraga
de M. Germain : Maguelone sous ses évêijues
S- ses chanoines, p. i63).
XXXI. Époque du concile de Tulujes où l'on éta-
blit la paix & la trêve de Dieu, p. 164.
XXXII. Sur Pons, comte de Toulouse, fils de
Guillaume Taillefer, & sur Almodis, sa femme,
p. i65.
XXXIII. Sur les vicomtes de Toulouse & de Bru-
niquel, p. 168.
XXXIV. Époque du concile de Saint-Gilles tenu
au milieu du onzième siècle, & de quelques au-
tres conciles tenus à Narbonne vers le même
temps, p. 171 . ,
XXXV. Époque de la plainte de Bérenger, vicomte
de Narbonne, contre Guifred, archevêque de cette
ville, p. 173.
XXXVI. Sur les comtes héréditaires de Substan-
tlon ou de Melgueil, p. 174.
TabUau généalogique, pp. 178 & 180. — Note
additionnelle, p. 178; liste des comtes ecclé-
siastiques de Melgueil, p. 180,
XXXVII. Suite des seigneurs de Montpellier, p. 181 .
Tableau généalogique, p. 184.
XXXVIII. Sur l'origine de la ville de Beaucaire,
p. i85.
XXXIX. Si Frotard, évêquc d'Albi au onzième
siècle, fut excommunié & déposé pour cause de
simonie, p. 1 87.
XL. Sur l'époque de la mort de Guillaume IV,
comte de Toulouse, & le droit que Raimond de
Saint-Gilles, son frère, ayoit à sa succession,
p. 191.
XLI. Si Bertrand, fils de Raimond de Saint-Gilles,
étoit bâtard ou légitime, & sur les différentes
femmes de ce dernier, p. içS.
XLII. F,n quel temps les comtes de Toulouse ont
aliéné les comtés de Cahors & de Rodez, p. 199.
XLIII. Sur quelques circonstances qui regardent
l'expédition de Raimond de Saint-Gilles en
Orient, p. 204.
XLIV. Sur l'époque & le lieu de la naissance de
Guillaume X, comte de Poitiers & duc d'Aqui-
taine, p. 208.
XLV. Si le Languedoc a jamais été appelé la pro-
vince de Saint-Gilles, p. 208.
XLVI. Époque de la prise de Carcassonne par
Raimond-Bérenger III, comte de Barcelone, sur
le vicomte Bernard-Aton , & de la reprise de
cette ville par le dernier, p. 211.
XLVII. Époque du départ de Bertrand, comte de
Toulouse, pour la Terre-Sainte, de la prise de
Tripoli & de ses autres expéditions jusques à sa
mort, p. 212.
XLVIII. Sur S. Raimond, évêque de Balbastro,
p. 2l3.
XLIX. Sur l'époque du concile tenu à Toulouse
par le pape Callixte II, p. 2i5.
L. Sur Alphonse-Jourdain, comte de Toulouse,
p. 217.
LI. Sur le concile tenu à Narbonne, sous l'epis-
copat d'Arnaud de Lévezon, p- 227.
LU. Sur les anciens seigneurs d'Uzès, p. 227.
Tableau généalogique, p. 228.
LUI. Époque du voyage du roi Louis le Jeune
dans la Province, à son retour de Saint-Jacques
en Galice, p. 23o.
LIV. Sur l'époque du siège de Toulouse par
Henri II, roi d'Angleterre, & sur quelques cir-
constances de son expédition, p. 23 1.
LV. Sur Gaucelln d'Azlllan, maître des hospita-
liers de Jérusalem, & quelques autres grands
maîtres de cet ordre, p. 234.
LVI. Apologie de Raimond deuxième du nom,
dernier cointe de Tripoli de la maison de Tou-
louse, p. 237.
NOTES
AJOUTÉES PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS
Note LVII. Église de Narbonne, p. 242.
Suite des évêques de Narbonne, p. 243.
LVIII. Église de Béziers, p. 260.
Suite chronologique des évêques de Béziers, p. 261.
LIX. Église de Nimes, p. 273.
Suite chronologique des évêques de Nlines, p. 274
(voir aussi p. 834).
LX. Église de Lodève, p. 286.
Évèques de Lodève, p. 286.
LXI. Église d'Uzès, p. 297.
Suite chronologique des évêques d'Uzès, p. 298
(voir aussi p. 864).
LXII. Eglise d'Agde, p. 304.
Suite chronologique des évèques d'Agde, p. 304.
SOMMAIRES DES NOTES.
X)
LXni. Eglise de Maguelonne, p. :> i i .
Evéques de Maguelonne, p. 3i3, — Evêqiies de
Montpellier, p. 324.
LXIV. Eglise de Carcassonne, p. 328.
Suite chronologique des évêques de Carcassonne,
p. 328 (voir aussi p. 736).
LXV. Église d'Elne, p. SSç.
Evêques d'Elne, p. 339 Église & évéques de Per-
pignan, p. 347 (voir aussi p. 777).
LXVI. Église de Toulouse, p. 848.
Evéques de Toulouse, p. 35o; archevêques de
Toulouse, p. 357.
LX^'II. Église d'Eause, p. 365.
Evêques d'Eause, p. 365.
LXVIII. Église de Lectoure, p. 366.
Evêques de Lectoure, p. 366 (voir aussi p. 91 1).
LXIX. Eglise de Comminges, p. 371.
Evêques de Comminges, p. 373.
LXX. Eglise de Conserans, p. 378.
Evêques de Conserans, p. 379.
LXXI. Église d'Albi, p. 383.
Evêques d'Albi, p. 383 ; archevêques d'Albi, p. ji)u
(voir aussi p. 656).
LXXII. Église de Gévaudan, p. 391.
Evêques de Gévaudan ou de Mende, p. 391.
LXXIII. Église du Vêlai ou du Puy, p. 397.
Évêques du Vêlai & du Puy, p. 399.
LXXIV. Église de Viviers, p. 411.
Evêques de Viviers, p. 412.
LXXV. Église de Saint-Pons de Thomiêres (abbaye
de l'ordre de Saint- Benoît, évêché en i3i7),
p. 418.
Abbés de Saint-Pons, p. 418; évêques de Saint-
Pons, p. 420.
LXXVI. Église d'AUt (abbaye de l'ordre de Saint-
Benoît, évêché en i3i7), p. 422.
Abbés d'AIet, p. 422 ; évêques d'Alet, p. 423.
LXXVII. Église de Montauban 'abbaye de Saint-
Théodard, ordre de Saint-Benoît, évêché en i3 17),
p. 424.
Abbés de Saint-Théodard, p. 425j évêques de
Montauban, p. 426.
LXXVIII. Eglise de Pamiers (abbaye de Frézelas,
ordre de Saint- Augustin, évêché en 1 295), p. 428.
Abbés de Saint-Antonin de Frézelas, p. 429; évê-
ques de Pamiers, p. 430.
LXXIX. Eglise de Castres (abbaye de Saint-Benoît,
ordre de Saint -Benoît, évêché en i3i7), p. 433.
Abbés de Saint-Benoît de Castres, p. 433 ; évêques
de Castres, p. 484.
LXXX. Eglise de Mirepoix (prieuré de Saint-
Maurice, ordre de Saint-Benoît, évêchéen 1317),
p. 435.
Évêques dt Mirepoix, p. 436.
LXXXI. Eglise de Lavaur (pri«uré de Saint-Élan,
ordre de Saint-Benoît, évêché en i3i7), p. 438.
Evêques de Lavaur, p. 438.
LXXXII. Eglise de Ricux (paroisse érigée en évê-
ché en i3i7), p. 440.
Evêques de Rieux, p. 441.
LXXXni. Eglise de Saint-Papoul (abbaye, ordre
de Saint-Benoît, évêché en i3i7), p. 444.
Abbés de Saint-Papoul, p. 444; évêques de Saint-
Papoul, p. 444.
LXXXIV. Eglise d'Alais (collégiale de Saint-Jean-
Baptiste, érigée en évêché en 1694), p. 446.
Evêques d'Alais, p. 447.
LXXXV. Abbaye de Saint-Sauveur d'Aniane (ordre
de Saint-Benoît, diocèse de Montpellier), p. 447,
Abbés d'Aniane, p. 447.
LXXXVI. Abbaye d'Arles (ordre de Saint-Benoît,
diocèse de Perpignan ou d'Elne), p. 452.
Abbés d'Arles, p. 452.
LXXXVII. Abbaye de Mallast ou de Montolieu
(ordre de Saint-Benoît, diocèse de Carcassonne),
p. 455.
Abbés de Montolieu, p. 455.
LXXXVIII. Abbaye du Canigou (ordre de Saint-
Benoît, diocèse de Perpignan ou d'Elne), p. 463.
Abbés du Canigou, p. 463 (voir, p. 591, une note
rectificative de M. Cazes).
LXXXIX. Abbaye de Saint-Pierre de Caunes (ordre
de Saint-Benoît, diocèse de Narbonne), p. 464.
Abbés de Caunes, p. 465.
XC. Abbaye de Sainte-Foi de Conques (ordre de
Saint-Benoît, diocèse de Rodez), p. 471.
Abbés de Conques, p. 472.
XCI. Abbaye de Saint-Michel de Cuxa (ordre de
Saint-Benoît, diocèse d'Elne), p. 474.
Abbés de Cuxa, p. 475.
XCII. Abbaye de La Grasse (ordre de Saint-Benoît,
diocèse de Carcassonne), p. 477.
Abbés de La Grasse, p. 478.
XCIII. Abbaye de Saint-Pierre de Lunas ou de
Joncels (ordre de Saint-Benoît, diocèse de Bé-
ziers), p. 48.).
Abbés de Joncels, p. 480.
XCIV. Abbaye de Saint-Pi«rre de Lézat (ordre de
Saint-Benoît, diocèse de Toulouse, puis de
Rieux), p. 488.
Abbés de Lézat, p. 489.
XCV. Abbaye de Saint-Sébastien de Manlieu (ordre
de Saint-Benoît, diocèse de Clermont), p. 492.
Abbés de Manlieu, p. 492.
XC^'I. Abbaye du Mas d'Azil (ordre de Saint-Be-
noît, diocèse de Toulouse, puis de Rieux),
p. 494.
Abbés du Mas d'Azil, p. 494.
XCVII. Abbaye de Saint-Aphrodise de Béziers (or-
dre de Saint-Augustin, diocèse de Béziers), p. 496.
Abbés de Saint-Aphrodise, p. 496.
XCVIII. Abbaye de Saint-Paul de Narbonne (ordre
de Saint-Augustin, diocèse de Narbonne), p. 5oc.
Abbés de Saint-Paul, p. ôoi.
XCIX. Abbaye de Saint-Pierre de Psalmodi (ordre
de Saint-Benoît, diocèse de Nimes), p. 5o6.
Abbés de Psalmodi, p. 5o6.
C. Abbaye de Notre-Dame de Sorèze (ordre de
Saint-Benoît, diocèse de Toulouse, puis de La-
vaur, p. 5 10.
Abbés de Sorèze, p. 5i 1.
XI)
SOMMAIRES DES NOTES.
CI. Abbaye de Saint-Gilles (ordre de Saint-Benoît,
diocèse de Nîmes), p. 614.
Abbés de S<iiiit-Gilles, p. 5 16.
eu. Abbaye de Saint-Sernin (ordre de Saint-Ati-
gustin, diocèse de Toulouse), p. 5i2.
Prévôts de Saint-Sernin, p. 524; abbés de Saint-
Sernin, p. 52.^».
cm. Abbaye de Saint-Chinian (ordre de Saint-
Benoît, diocèse de Narbonne, puis de Saint-
Pons de Tliomières), p. 628.
Abbés de S.iint-Chinlan, p. 629.
CIV. Abb.Tyc de Saint-Genis des Fontaines (ordre
de Saint-Benoît, diocèse d'Elne, puis de Perpi-
gnan), p. 53,).
Abbés de Saint-Genis, p. 535.
CV. Abbaye de Gellone ou de Saint-Guillem du
Désert (ordre de Saint-Benoît, diocèse de Lo-
dève), p. 53 1 .
Abbés de Saint-Guillem du Désert, p. SSçj.
CVI. Abbaye de Saint-Hilaire (ordre de Saint-
Benoît, diocèse de Carcassonne), p. 545.
Abbés de Saint-Hilaire, p. 540.
CVII. Abbaye de Saint-Polycarpe (ordre de Saint-
Benoît, diocèse de Narbonne), p. 649.
Abbés de Saint-Polycarpe, p. 55i.
CVIII. Abbaye de Saint-Thibéry (ordre de Saint-
Benoît, diocèse d'Agde), p. 556.
Abbés de Saint-Thibéry, p. 557.
CIX. Abbaye de Saint-André de Sorède (ordre de
Saint-Benoît, diocèse d'Elne], p. 56i.
Abbés de Sorède, p. 56 1 .
ex. Abbaye de Notre-Dame de Quarante (ordre
de Saint-Benoît, diocèse de Narbonne), p. 563.
Abbés de Quarante, p. 563.
CXI. Eglise de Vabre (abbaye de l'ordre de Saint-
Benoît, diocèse de Rodez, érigée en évêché en
i3i7), p. 566.
Abbés de Vabre, p. 567.
CXII. Abbaye de Saint-CIiaffre (ordre de Saint-
Benoît, diocèse du Puy), p. 570.
Abbés de Saint-Chaffre, p. 570.
CXIII. Abbaye de Cruas (ordre de Saint-Benoît,
diocèse de Viviers), p. 573.
Abbés de Cruas, p. 574 (liste fournie par M. l'j'bbé
Rouchier).
CXIV. .abbaye de Villemagne l'Argentlère (ordre
de Saint-Benoît, diocèse de Béziers), p. ')-jj.
Abbés de Villemagne, p. 576.
CXV. Abbaye de Saint-Salvi (ordre de Saint-Au-
gustin, diocèse d'Albi), p. 58i.
Abbés & prévôts de Saint-Salvi, p. 582.
CXVI. Abbaye de Saint- Jacques (ordre de Saint-
Augustin, diocèse de Béziers), p. 584.
Abbés de Saint- Jacques, p. 584.
CX\'1I. Abbaye du Mas Garnier (ordre de Saint-
Benoît, diocèse de Toulouse), p. 586.
Abbés du Mas-Garnier, p. 587.
CXVIII. Abbaye de Saint -Martin du Canigou
(ordre de Saint-Benoît, diocèse de Perpignan
ou d'Elne), p. 591 .
Abbéi du Canigou, p. 594 (note fournie par
M. Ca3C5; voir plus haut, p. 463).
CXIX. Abbaye de Saint-Michel de Gailbic (ordre
de Saint-Benoît, diocèse d'Albi), p. SgS.
Abbés de Saint-Michel de Gaillac, p. $97.
CXX. Abbaye de Vielmur (abbaye de femmes, ordre
de Saint-Benoît, diocèse de Castres, puis d'Albi),
p. 600.
Abbesses de Vielmur; p. 600.
CXXI. Abbaye de Mazan (ordre de Cîteaux, dio-
cèse de Viviers), p. 60 i .
Abbés de Mazan, p. 601 (liste fournie par M. l'abbé
Rouchier).
CXXII. Abbaye de Grandselve (ordre de Cîteaux,
diocèse de Toulouse, puis de Montauban),
p. 6o5.
Abbés de Grandselve, p. 6o5.
CXXIII. Abbaye de Boulbonne fordre de Cîteaux,
diocèse de Toulouse, puis de Mirepoix), p. 61 1.
Abbés de Boulbonne, p. 612. — Abbayes de Tra-
mesaigues & deVajal, unies à Boulbonne au
treizième siècle, p. 6i5, Note.
CXXIV. Abbaye d'Ardorel (ordre de Cîteaux, dio-
cèse d'Albi, puis de Castres), p. 616.
Abbés d'Ardorel, p. 616.
CXXV. Abbaye de Valmagne (ordre de Cîteaux,
diocèse d'Agde), p. 617.
Abbés de Valmagne, p. 617.
CXXVI. Abbaye de Fontfroide (ordre de Cîteaux,
diocèse de Narbonne), p. 618.
Abbés de Fontfroide, p. 619.
CXXVII. Abbaye de Calers (ordre de Cîteaux, dio-
cèse de Toulouse, puis de Rieux); p. 620.
Abbés de Calers, p. 621.
CXXVIII. Abbaye de Candeil (ordre de Cîteaux,
diocèse d'Albi), p. 622.
Abbés de Candeil, p. 624.
CXXIX. Abbaye de Belleperche (ordre de Cîteaux,
diocèse de Montauban), p. 626.
Abbés de Belleperche, p. 627.
CXXX. Abbaye de Franquevaux (ordre de Cîteaux,
diocèse de Nimes), p. 629.
Abbés de Franquevaux, p. 629.
CXXXI. Abbaye de Villelongue (ordre de Citeaux,
diocèse de Carcassonne), p. 63 1.
Abbés de Villelongue, p. 63 1.
CXXXII. Abbaye de Bonnsfont (ordre de Cîteaux,
diocèse de Commmges), p. 633.
Abbés de Bonnefont, p. 633.
CXXXIII. Abbaye d'Eaunes (ordre de Cîteaux,
diocèse de Toulouse), p. 634.
Abbés d'Eaunes, p. 635.
CXXXIV. Abbaye de Feuillans (ordre de Cîteaux,
diocèse de Toulouse, puis de Rieux), p. 636.
Abbés de Feuillans, p. 636,
CXXXV. Abbaye de Chambons (ordre de Cîteaux,
diocèse de Viviers), p. 639.
Abbés de Chambons, p. 639 (liste fournie par
M. l'abbé Rouchier).
CXXXVI. Abbaye de Bonnccombe (ordre do Cî-
teaux, diocc'ie de RoJoz), p. 641.
.\bbé5 de Bonnccombe, p. 641.
SOMMAIRES DES NOTES.
CXXXVII. Abbaye de Nizors (ordre de Cîteaiix,
diocèse de Comminges), p. 642.
Abbés de Nizors, p. 642.
CXXXVIII. Abbaye de Fabas ou Lumière-Dieu
(abbaye de femmes, ordre de Cîteaux, diocèse de
Comminges), p. 64.).
Abbesses de Fabas, p. 643.
CXXXIX. Abbaye de l'Abondance-Dieii ou de Sa-
leiiques (abbaye de femmes, ordre de Cîteaux,
diocèse de Toulouse, puis de Rieux), p. 644.
Abbesses de Salen(]ues, p. 645.
CXL. I. Abbaye de la Capelle (ordre de Prémoii-
tré, diocèse de Toulouse), p. 643.
Abbés de la Capelle, p. 645.
II. Abbaye de l'Oraison-Dieu (abbaye de femmes,
ordre de Cîteaux, diocèse de Toulouse), p. 646.
Abbesses de l'Oraison-Dieu, p. 646.
CXLI. Abbaye de Rieunette (femmes, ordre de
Cîteaux, diocèse de Carcassonne), p. 647.
Abbesses de Rieunette, p. 647.
CXLII. Chartreuse de Bonnefoy (diocèse deViviers"!
p. 648. '
Prieurs de Bonnefoy, p. 648 (liste fournie par
M. l'abbé Ro'ichier).
CXLIII. Etablissements religieux du diocèse d'AIbi,
pp. 6iiz &. siiiv.
Histoire du pouvoir temporel des évêques d'AIbi,
p. 653; corrections à la liste des évéques d'AIbi,
p. 656; chapitre de Sainte-Cécile, p. 607; égli-
ses paroissiales d'AIbi, p. 609; abbayes de Bel-
lecelle, de Sainte-Sigolène de la Grave & de
Vioux, p. 663; maladreries du diocèse d'AIbi,
p. 664; dominicains d'AIbi, p. 665; frères mi-
neurs d'AIbi, p. 665; carmes d'AIbi, p. 666;
augiistines d'AIbi, p. 666; annonciades d'AIbi,
p. 666; prieuré de Fargue, p. 667; petits mo-
nastères d'AIbi, p. 669; collège d'AIbi, p. 669;
couvents de Rabastens, p. 669; couvents de
Cordes, p. 670; couvents & hôpitaux de Gaillac,
p. 671; hôpital du Vigan, p. 672; commnnde-
ne de Montredon, p. 67 j; commanderie de
Vaour, p. 67J.
CXIV. Etablissements religieux du diocèse de Nar-
bonne, pp. 674 & suiv.
Histoire du pouvoir temporel des archevêques de
Narbonne, p. 674; chapitre de Saint-Just,
p. 676; prieuré de la Mourguier, p. 680; col-
légiale de Saint-Sébastien, p. 680; dominicains
de Narbonne, p. 681 ; frères mineurs de Nar-
bonne, p. 681 ; augustins de Narbonne, p. 681;
hôpitaux & maladreries de Narbonne, p. 682;
petits couvents de la ville & du diocèse, pp. 685-
686; abbaye de Saint- Laurent de Cabreresse,
p. 686; abbaye de Saint-Martin de Cauchène,
p. 686; abbaye de Sainte-Marie des Olieiix,
p. 686; abbaye de Sainte-Marie de Cubières,
p. 687; Saint-Martin de Montredon, p. 688;
abbaye de Saint-.Martin du Puy, p. 688; Sainte-
Eugénie des Corbieres, p. 688; Saint-Jean &
Saint-Sauveur de Narbonne, p. 688; Sainte-
Marie de Peyrcnsc, p. 688; cl.i risses de Narbonne,
p. 638; clariises d'A^illo, p. 689; clarisses de
Lézignan, p, 68(j,
Xll]
CXLV. Etablissements religieux du diocèse de
Toulouse, pp. 690 & suiv.
Prieuré de Saint-Antoine de Toulouse, p. 690;
Saint-Antoine du Viennois, p. 692; augustins
de Toulouse, p. 692; augustines, p. 693 ; béné-
dictins de la Daurade, p. 698; capucins, p. 695;
carmes, p. 696; carmes déchaussés, p. 697;
Sainte-Catherine de Longages, p. 697; Sainte-
Catherine de Sienne, p. 698; chartreux, p. 698;
clarisses, p. 698; clarisses de la Porte, p. 698;
cordeliers, p. 699; dominicains, p. 699; corde-
liers de Saint-Antoine, p. 702; religieuses de
TEspinasse, p. 702; feuillans, p. 703 ; feuillan-
tines, p. 703 ; jésuites, p. 7o3; religieux de la
Merci, p. 703 ; minimes, p. 705 ; religieuses de
Notre-Dame, p. 700; religieux de Saint-Orens,
p. 7o5; religieuses de Saint-Pantaléon, p. yoS •'
chanoinesses de Saint-Sernin, p. 706; petit sé-
minaire, p. 706; trinitaires, p. 706; Saint-
Germier de Muret, p. 708; hôpitaux de Tou-
louse & de quelques lieux du diocèse, p. 712.
CXLVI. Etablissements religieux du diocèse d'Agde,
pp. 713 & suiv.
Histoire du pouvoir temporel des évêques d'Agde,
p. 7i3; chapitre cathédral, p. 714; abbaye de
Saint-André, p. 714; abbaye de Saint-Sever,
p. 7i5; abbaye de Netloc, p. 715 ; petits cou-
vents d'Agde & du diocèse, p. 715 ; collège de
Pézénas, p. 716; maladreries & hôpitaux de
Mèze, Saint-Thibéry, Montagnac, Florensac,
Loupian, &c., p. 716.
CXL VII. Etablissements religieux du diocèse
d'AIais, pp. 718 & suiv.
Ch.Tpitre cathédral, p. 718; abbaye de Saint-
Etienne de Tournac, p. 718; abbaye de Cendras,
p. 718; abbaye de Saint-Pierre de Sauve, p. 719J
prieurs de Sauve, p. 719; abbés de Sauve, p. 720;
abbaye de Sainte-Claire d'AIais, p. 720; mala-
drerie d'Anduze, p. 720; maladrerie d'AIais,
p. 721.
CXLVIII. Etablissements religieux du diocèse
d'Alet, pp. 721 & suiv.
Chapitre d'Alet, p. 721; abbaye de Saint-Jacques
du Jocou, p. 721; abbaye de Saint-Pierre de
FenouiUèdes, p. 722; collégiale de Saint-Paul
de FenouiUèdes, p. 722; abbaye de Saint-Mar-
tin de Lez, p. 722.
CXLIX. Etablissements religieux du diocèse de
Béziers, pp. 723 & suiv.
Histoire du pouvoir temporel des évéques de Bé-
ziers, p. 723; chapitre cathédral de Béziers,
p. 726; petits couvents de Béziers, p. 727 ; do-
minicains de Béziers, p. 727; cordeliers, augus-
tins & carmes de Béziers, p. 729; hôpitaux &
maladrerie de Béziers, p. 729; maladrerie de
Thézan, p. 730; hôpital Saint-Antoine de Bé-
ziers, p.^73o; hôpital de Corneillan, p. 730;
petits hôpitaux du diocèse de Béziers, p. 731 ;
prieuré de Cassan, p. 732; abbaye de Saint-
Geniès, p. 733; abbaye du Saint-Esprit de Bé-
ziers, p. 733; clarisses de Béziers, p. 734.
CL. Etablissements religieux du diocèse de Car-
cassonne, p. 735.
tvéqucs de Carcassonne, p. 73a; chapitre de Saint-
Nazajrie, p. 738; église de Saint-Naj-aire, p. 742;
XIV
SOMMAIRES DES NOTES.
église de Saint-Serniii, p. 743; églises des an-
ciens faubourgs, p. 744; églises de la ville basse,
p. 74^; augusiins de C;ircassonne, p, 746; le
Saint-Suaire des augustins, p. 747; capucins de
Carcassonne, p. 74!); carrnes de Carcassonne,
p. 749i clarisses de Carcassonne, p. 700; domi-
nicains de Carcassonne, p. 7505 frères mineurs
de Carcassonne, p. 753; minimes, p. 753; pères
de la Merci, p. 753; religieuses repenties, p. 754;
ursulines, p. 704; collège de Carcassonne, p. 754;
séminaire de Carcassonne, p. 756; hôpitaux de
Carcassonne, p. 756; hôpital de Capendu ,
p. 758; hôpital de Trèbes, p. 758; hôpital de
Barbaira, p. 759; abbayes de Sainte-Marie de
Barnassonne, de Saint-Sépulchre d'Aiguesvives,
de Saint-Estève de Cabardez & de Saint-Fri-
choux, p. 709; collégiale de Saint-Vincent de
Montréal, p. 759; frères de la Pénitence &
carmes de Montréal, p. 760; chartreuse de la
Loubatière, p. 760.
CLI. Etablissements religieux du diocèse de Castres,
pp. 761 & suiv.
Chapitre cathédral, p. 761; dominicains de Cas-
tres, p. 761; cordeliers, trinitaires, capucins,
jésuites, clarisses, hôpital, &c., p. 762; char-
treuse de Belvezer, p. 762; prieuré de Saint-
Pierre de la Salvetat, p. 762; hôpitaux du dio-
cèse de Castres, p. 767.
CLII. Etablissements religieux du diocèse de Com-
minges, p. 767.
Abbaye de Saint-Frajoul, p. 768; prieuré de Saint-
Béat, p. 768; abbaye de Peyrissas, p. 772; hô-
pital Saint-Julien, p. 775; chapitres de Caze-
neuve 8c de Saint-Gaudens, p. 776; couvents
de Saint-Gaudens, p, 776; couvent de Saint-
Laurent (ordre de Fontevrault), p. 776; autres
couvents du diocèse, p. 776.
CLIII, Etablissements religieux du diocèse d'Elne
ou de Perpignan, pp. 776 & suiv.
Evéques d'F.lne, rectifications à la liste publiée
plus haut (voir pp. 339 & suiv.), pp. 777 &
suiv.j abbaye de Vallbona, p. 790; Notre-Dame
du Vilar, p. 790; Fontclara , p. 791; Saint-
Estève-sur-Tét, p. 791; Notre-Dame del Camp,
p. 792; Saint-Sauveur de Sira, p. 793; posses-
sions de l'abbaye Saint-Hilaire du Lauquet en
Roussillon, p. 793; possessions des abbayes de
Fontfroide & de ViUelongue, p. 794; collégiale
de Notre-Dame de Cornella de Gonflent, p. 794
(note fournie par M. Cazes).
CLIV. Etablissements religieux du diocèse de La-
vaur, pp. 796 & suiv.
Notice sur Saint-Alain de Lavaur, p. 796; cha-
pitre de Saint-Alain, p. 797; couvents de La-
vaur, p. 799; abbaye de la Roue, p. 799; collège
de Lavaur, p. 799.
CLV. Établissements religieux du diocèse de Lo-
dève, pp. 799 & suiv.
Histoire du pouvoir temporel des évéques de Lo-
dève, p. 800; chapitre de Saint-Geniès, p. 800;
couvents & hôpitaux de la ville & du diocèse,
p. 800; collégiale & abbaye de Gorjan, p. 801;
abbaye de Saini-Sauveur de Lodève, p. 802.
CLVI. Etablissements religieux du diocèse de
Mirepoix, pp. 804 & suiv.
Chapitre cathédral de Saint-Maurice, p. 804;
couvents du diocèse & de la ville, p. 8o5 ; prieuré
de Camon, p. 806.
CLVII. Établissements religieux du diocèse de
Montauban, pp. 807 & suiv.
Chapitre cathédral, p. 807; collégiale de Saint-
Etienne du Tescou, p. 809; hôpitaux de Mon-
tauban, p. 811; dominicains & augustins de
Montauban, p. 812; carmes de Montauban,
p. 8ê2; frères mineurs de Montauban, p. 812;
commanderie de Saint-Antoine, p. 812; claris-
ses, p. 8 1 3 ; capucins, p. 8 1 3 ; carmélites, p. 8 1 3 ;
ursulines, p. 81 3; séminaire, p. 81 3.
CLVIII. Etablissements religieux du diocèse de
Montpellier, pp. 8i3 & suiv.
Histoire sommaire du pouvoir temporel des évé-
ques de Montpellier, p. 814; chapitre de Ma-
guelonne, p. 814; églises paroissiales de Mont-
pellier, p. 817; Notre-Dame du Palais, p. 819;
la Trinité, collégiale, p. 819; Sainte-Anne,
Saint-Jean, Saint-Sauveur, Saint-Ruf, Saint-
Germain, p. 820; augustins, capucins & carmes
de Montpellier, p. 821 ; clarisses, dominicains
& dominicaines, p. 822; frères mineurs & ordre
deGrammont, p. 823; pères de la Merci, récol-
lets, carmes déchaussés & religieuses de Saint-
Gilles, p. 824; trinitaires, ursulines &visitan-
dines, p. 825; abbaye de Saint-Geniès, p. 826;
prieuré de Bonlieu ou de Vignogoul, p. 827;
Saint-Félix de Monseau ou de Gigean, p. 827;
prieuré de Sauret, p. 829; hôpitaux de Castel-
nau &,de Saint-Guillem, p. 829; hôpitaux de
Saint-Eloi & du Saint-Esprit, p. 83o; comman-
derie de Saint- Antoine, p. 83i; hôpitaux de
Saint-Barthélemi & de Saint-Jacques, p. 83i;
hôpitaux de la Madeleine, de Sainte-Marthe,
de Saint-Julien de Tournefort, des Teutons, de
Saint-Maiir, de la Miséricorde, p. 832; hôpi-
taux des Pestiférés, de la Charité, général, p. 833;
Notre-Dame du Refuge, maison du Bon-Pasteur,
Petites-Maisons, p. 834.
CLIX. Établissements religieux du diocèse de Nî-
mes, pp. 834 & suiv.
Evéques de Nimes, p. 834; chapitre cathédral,
p. 834; abbaye de Saint-Bauzile, p. 835; ab-
bayes de Saint-Faustin , de Saint-Saturnin de
Nodels, d'Anduze, de Saint-Romain d'AcuUia,
de Gallargues, p. 836; abbaye de Notre-Dame
de la Font, p. 836; frères mineurs de Nîmes,
p. 838; carmes, p. 838; augustins, p. 839; cla-
risses, p. 839; capucins, p. 840; jésuites, p. 840;
hospitalières de Saint-Joseph, p. 840 ; visitan-
dines, p. 841 ; Notre-Dame du Refuge, p. 841 ;
ursulines, p. 841; frères prêcheurs, p. 841;
hôpitaux de Nimes, pp. 841-842; pères de la
Merci, p. 842; récollets, p. 843.
CLX. Établissements religieux de Pamiers, pp. 843
& suiv.
Histoire du paréage de Pamiers, p. 843; chapitre
cathédral, p. 846; couvents de Pamiers, p. 848;
abbaye de Saint-Volusien de Foix, p. 848.
CLXI. Etablissements religieux du diocèse de
Rieux, pp. 85o &suiv.
Chapitre de Rieux, p. 85o ; couvents de Rieux &
du diocèse, p. 85o-85i ; abbaye de Valnègre,
p. 85i.
SOMMAIRES DES NOTES.
XV
CLXII. Établissements religieux du diocèse de
Saint-Papoul, pp. 802 & suiv.
Chapitre cathédral de Saint-Papoul, p. 802; ab-
baye de Prouille, p. 853; couvents du diocèse,
p. 86o.
CLXIII. Etablissements religieux du diocèse de
Saint-Pons, pp. 86i & suiv.
Chapitre de Saint-Pons, p. 86f ; bibliothèque de
Saint-Pons, p. 8(5i ; abbaye de Fontcaude, p. 863.
CLXIV. Établissements religieux du diocèse d'Uzès,
pp. 864 & suiv.
Evèques d'Uzès (rectifications), p. 864; pouvoir
temporel des évêques d'Uzès, p. 865; abbayes de
Saint-Firmin , Saint-Julien, Saint-Sulpice,
Saint-Privat de Gers, Saint-Etienne, p. 866;
abbaye de Goudargues, p. 866; prieuré de Saint-
Sernin du Port ou du Pont Saint-Esprit, p. 867;
abbaye de Valsauve ou Bagnols, p. 869; reli-
gieuses de Notre-Dame de Sauzet, p. 870; do-
minicains de Genolhac, p. 870; petits couvents
de la ville & du diocèse, p. 870.
CLXV. Etablissements religieux du diocèse de Ro-
dez, p. 870.
Histoire du pouvoir temporel des évêques de Rodez,
p. 871; évêques de Rodez, liste chronologique,
p. 873; chapitre cathédral de Rodez, p. 876;
cordeliers de Rodez, p. 878; dominicains de
Rodez, p. 880; collégiale de Saint-Amans de
Rodez, p. 881 ; hôpitaux de Rodez, p. 88z ;
ville de Millau, p. 883; prieuré de Notre-Dame
de l'Espinasse, p. 883; frères mineurs, domini-
cains &. clarisses de Millau, p. 884; couvent de
l'Arpajonie, p. 886; carmes de Millau, p. 886;
capucins de Millau, p. 887 ; hôpitaux de Millau,
p. 887; couvents de Villefranche, p. 887; cou-
vents de Saint-Antonin, p. 887; collégiale de
Montsalvi, p. 887; hôpital ou domerie d'Au-
brac, p. 888.
CLXVI. Etablissements religieux du diocèse de
Viviers, pp. 898 & suiv.
Pouvoir temporel des évêques de Viviers, p. 898;
chapitre cathédral de Saint-Vincent, p. 899;
couvents de la ville & du diocèse de Viviers,
p. 899.
CLXVII. Église d'Urgel, p. 900.
Liste des évêques d'Urgel (due à M. J.-F. Bladé),
p. 901.
Corrections & additions à la Note LXVIII, sur l'é-
glise de Lectoure (fournies par M. J.-F. Bladé),
p. 911.
TABLE CHRONOLOGIQUE
DOCUMENTS DIVERS PUBLIÉS EN NOTE DANS LE PRÉSENT VOLUME
(1020-1708)
I020-I025. Plaid entre Aimeri, abbé de 23 avril 1162. Guillaume, évéque de Bé-
Lézat, & les moines de Peyrissas, au ziers. vend à Guillem de Béziers, pré-
sujet de la suprématie de ce dernier chantre de Saint-Nazaire, & au juif
monastère. Nathan, pour deux ans entiers, ses re-
Latin 9189, f 99v°. — IV, 77Î. venus des leudes & péages de Béziers,
pour la somme de 1000 sous de Mel-
Vers io5o. Notice des droits & devoirs du gueil, prix de terres achetées par lui à
villicus ou avoué de l'abbaye de Peyrissas. Gabian.
Latin 9189, f-ÔB r°. — IV, 773. Doat, voL 61, f''2i8. — IV, 724.
1090. Charte de dotation & de consécra- jjg,, accord entre les abbés de Peyrissas
tion de 1 eghse de Sainte-Marie du Puy, g, ^^ g^;^^ j^ j^vice & la jouis-
plus tard la Salvetat. 3^,,^,g jg 1^ chapelle du château de
Original, Collection de Languedoc, vol. 192, Benciue.
n. 1. — IV, 762.
Latin 9 1 89, ri 68 v». — IV, 774.
Janvier 11 20. Accord entre Eudes, prévôt
de Saint-Germier de Muret, & Ug & Janvier 1 176. Pons d'Ox abandonne à Guil-
Arnaud, frères, pour l'exploitation de la ''^î" '^^ Saint-Clar, prieur de Saint-Ger-
forgc de Saint-Germier. mier, le quart de l'église de Saint-Mar-
, ■ 0 /-,. o n Ttr t"i d'Ox, que lui avaient légué ses
Latin Q 180, i' 280 r". — IV, 700. » ' °
^ '' ' / y- parents.
Avril II40. Plaid entre Rainier, moine, Latin 9 i8y, f" 282 v". — IV, 71 ,.
les clercs de Saint-Béat & les seigneurs
d'Astanos, au sujet de l'église de Saint- Juin, vers 1180. Alfonse, roi d'Aragon,
Julien de Saleissa. comte de Barcelone & marquis de Pro-
Latin 9 189, f" 287 V". _ IV, 765. veiice, défend à ses baillis de prendre
albergue dans le cloître de l'église de
Vers ii5o. Liste des églises dépendantes de Millau & leur enjoint de conserver à
Saint-Béat & privilèges de cotte église, cette église la jouissance de ses libertés.
Latin 9189, f" 291 r''. — IV, 770. DOat, vol. 145, f° 9. — IV, 883.
TABLE CHRONOLOGIQUE.
xvij
Vers 1192. Inféodation de la meunerie du
moulin de Benque par Fortanier de Car-
zac, prieur de Peyrissas, à Vidal du
Moulin.
Latin 9 189, f" 69 r". — IV, y-r'').
Octobre 1193. Bernard, prieur de Saint-
Antoine de Toulouse, inféode une terre
à Pierre & à Vidal Favre de Castauet;
le prieur doit entourer cette terre de
fossés.
Latin 9189, C 244 r". — IV, 691.
Septembre 1 194. Raimond Guillem de Ben-
que abandonne à Fortanier de Carzac,
prieur de Peyrissas, un casai au même
lieu & tous ses droits sur les habitants.
Latin 9 189, f" 68 V". — IV, 775.
Juin 1197. Bernard, comte de Comminges
& seigneur de Muret, donne franchise à
tous pour venir à Muret célébrer la fête
de Saint-Germier & prend les pèlerins
sous sa protection.
Latin 9 189, f 269 r". — IV, 710.
1199. Hugues, évéque, & Guillaume, comte
de Rodez, exemptent l'hôpital d'Aubrac
& ses dépendances de l'imposition du
commun de la paix, levé dans l'étendue
du diocèse pour l'entretien de la paix.
Doat, vol. 134, f» îo. — IV, 894.
1200-1400. Extraits du nécrologe de l'ab-
baye de Saint-Sernin.
IV, Ô23.
Octobre I203. Charte de sauvegarde ac-
cordée aux membres de la confrérie de
Saint-Béat par les seigneurs de ce lieu.
Latin 9 1 89, f" 72 r". — IV, 77 1 .
26 mai 1208. Testament de Pierre de Sans,
bourgeois de Narbonne.
Archives nationales, original, S, 4858, n. 74.
— IV, 680.
I2i3. Bernard de Béziers se démet en fa-
veur du nouvel évéque, Bertrand, de
tous ses droits héréditaires sur la mon-
ture, la chape & les vêtements de l'évé-
que, à sa première entrée dans le palais
episcopal.
Doat, vol. 61, f" 67. — IV, 725.
21 avril 1216. Donation par Pierre de Vit
à Prouille de divers domaines & droits à
lui cédés par le comte de Montfort.
Doat, vol. 98, (•• 23. — IV, 855.
7 avril 1245. Reconnaissance consentie par
Pierre le Maire, censitaire de Lézat &
de Saint-Béat, à l'abbé de Lézat, Pierre
de Dalbs.
Latin 9 189, f" 76 r". — IV, 771 .
25 février 1247 (v. st.). Jean de Crannîs,
sénéchal de Carcassonne, délivre aux
frères prêcheurs l'emplacement de l'an-
cien château de Béziers, à eux donné par
le roi.
Doat, vol. 60, f» 343. — IV, 727.
27 avril 1249. Innocent IV maintient les
religieuses de Prouille dans l'usage de
la règle de Saint-Dominique.
Doat, vol. 98, i" 89. — IV, 857.
22 septembre 1255. Accord entre Bonet de
Muret & Guillem de Roër, prieur de
Saint-Germier, pour une terre que le
prieur soutenait ne pas faire partie des
fiefs de Bonet.
Latin 9 1 89, f» 280 v°. — IV, 7 m .
Mai 1260. Accensement d'une terre sise à
Combauria, fait par le procureur du
couvent de la Salvetat à Bernard de Bos-
segui & autres.
Lang. vol. 192, n. 17. — IV, 764.
19-24 décembre 1264. Rigaud de Veillant
{,Vigilando)^ prieur de Cieurac, au dio-
cèse d'Albi , collecteur des décimes des
exempts dans les diocèses d'Albi, Rodez
& Mende, exempte Riche, prieure de la
Salvetat, au diocèse d'Albi, du payement
de ces décimes, à cause de la pauvreté de
son monastère.
Lang. vol. 192, n. 20. — IV, 763.
5 octobre 1266. Lambert de Monteil, sei-
gneur de Lombers, ratifie une vente
faite par Matfres Boudrac de Montdra-
gon au couvent de la Salvetat.
Lang. vol. 192, n. 23. — IV, 764,
II octobre 1266. Clément IV, à la requête
des religieuses de Prouille, interdit la
construction de toute église ou oratoire
aux alentours de Saint-Martin de Li-
moux.
Doat, vol. 98, f" i3i IV, 856.
28 mars 1267. Clément IV commet l'abbé
de Bonneval pour examiner la règle
d'Aubrac & la confirmer s'il y a lieu,
quoique le sceau de l'acte original soit,
dit-on, à demi détruit.
Doat, vol. 134, f" 161. — IV, 888.
XVI II
TABLE CHRONOLOGIQUE.
29 avril 1267. Clément IV autorise le dom
d'Aubrac à faire saisir partout les frères
de sou couvent qui auront rompu leurs
vœux, sans encourir la peine de l'ex-
communication.
Doat, vol. 134, f» 172. _ IV, 893.
12 septembre 1267. Accensement fait par
Riche, prieure de laSalvetat, à Er. Cluzel.
Lang. vol. 192, n. 27. — IV, 765.
Août 1283. Charte d'amortissement concé-
dée par le roi Philippe III à l'église pa-
roissiale Saint-Michel du Bourg de Car-
cassonne.
Latin 9996, f° 201 . — IV, 7^5.
17 juin I 285. Honorius IV prie Philippe III
d'exempter le monastère de Prouille du
décime levé sur les ecclésiastiques du
royaume, pour la guerre d'Aragon.
Doat, vol. 98, f° 173. — IV, 858.
5 mars 1299 (v. St.). Bernard, comte de
Comminges, approuve la donation faite
par feu son père à Aubrac de l'hôpital
de l'Ile-en-Dodon, au diocèse de Com-
minges, sous la condition expresse d'y
tenir un chapelain qui célébrerait régu-
lièrement l'office divin pour l'âme des
comtes de Comminges.
Doat, vol. i35, C 29. — IV, 896.
i3o2. Agnès, comtesse de Foix, donne à
Valnègre un psautier richement relié.
Doat, vol. 85, f> 274. — Ext. IV, p. 8ji.
2 septembre 1304. Philippe IV ordonne au
sénéchal de Rodez d'informer diligem-
ment sur l'attaque à main armée dirigée
par quelques fils d'iniquité contre le
couvent des dominicains de Rodez & sur
les meurtres qui se sont commis en cette
affaire.
Doat, vol. i32, {" 194. — IV, 880.
Octobre i3o8. Philippe IV permet aux ju-
rats & paroissiens de Saint-Vincent de
Carcassonne d'acquérir, sans payer au-
cuns droits d'amortissement, quelques
maisons, tenues en censive de lui, & qui
sont nécessaires pour agrandir le chœur
de cette église.
Archives nationales, JJ. 42% f" 69. — IV, 746.
1309. Inventaire dressé par l'abbé de Boul-
bonne de certains objets d'argent donnés
à Valnègre par la comtesse de Foix.
Doat, vol. 85, f" 317. — Ext. IV, p, 852.
1 309-1358. Vie de Jean III de Jaurens ou
Jofroi, évèque du Puy.
Latin 828. — IV, 407.
Novembre i3io. Supplique adressée à Clé-
ment V par les nobles & par les ecclé-
siastiques du Rouergue pour le maintien
de l'hôpital d'Aubrac en son ancien état.
Doat, vol. i34, {" 60. — IV, 890.
17 juillet i3ii. Bail à emphytéose fait par
Boudrague Vassale, prieure de la Salve-
fat, à Raimond-Jean de Réalmont, de la
moitié des moulins du Dadou.
Lang. vol. 192, n. 63, — IV, 766.
28 juillet i3ii. Clément V commet trois
chanoines de l'église de Mende pour in-
former sur le refus fait par le prieur de
Millau de contribue" à l'agrandissement
de l'église paroissiale, entrepris par les
habitants de cette ville.
Doat, vol. 145, f" 1 13. — IV, 884.
1 1 août 1 3i I . B. Peremant, tisseur du bourg
de Narbonne, se donne pour frère, avec
tous ses biens, à la maison des lépreux
du Bourg.
Archives nationales, S. 4808. — IV, 683.
i3 janvier i3ii. Déclaration faite par frère
Guillem de Malhorgues, à Boudrague,
prieure de la Salvetat, de ses biens meu-
bles & immeubles.
Lang. vol. 192, n. 64. — IV, 765.
i3 juillet i3i3. Inventaire des reliques,
vêtements ecclésiastiques & objets pré-
cieux appartenant à Saint-Amans de
Rodez.
Doat, vol. 134, f» 122. — Ext. IV, 881.
17 décembre i3i6. Inventaire des biens
meubles de la maison des lépreux du
bourg de Narbonne.
S. 4 858, n. 72. — IV, 684.
Février i3i6 (v. st.). Charte d'amortisse-
ment accordée par Philippe le Long à
l'hôpital Saint-Jacques de Carcassonne,
Archives nationales, JJ. 53, n. 33. — IV, 757.
26 avril 1319. Transaction entre le prieur
des frères prêcheurs de Toulouse & les
prieur & recteur de Saint-Pierre des
Cuisines, au sujet des droits prélevés sur
les enterrements dans l'étendue de cette
paroisse.
Doat, vol 73, f" 408. — IV, 702.
TABLE CHRONOLOGIQUE.
XIX
i" mai iSiy. Jean XXII donne aux reli-
gieuses clarisses de Millau, menacées
par l'inondation, l'emplacement jadis
occupé dans cette ville par les frères
de la Pénitence, & les autorise, sous
certaines conditions, à y transporter
leur cimetière & leur église.
Doat, vol. 146, {" 107. — IV, 885.
27 mai i335. Roger d'Armagnac, seigneur
de Mauléon & de Villefranche, régent
des terres du comte d'Armagnac, absent,
ordonne à Bertrand Jels Candels, juge
des appeaux du comté de Rouergue, de
faire expulser des femmes de mauvaise
vie, qui se sont établies près du couvent
des frères mineurs de Rodez.
Doat, Yol. i32, {•> 253. — IV, 878.
20 septembre i335. Pierre, évèque d'Albi,
indique aux consuls d'Albi les précau-
tions à prendre pour la conservation
des reliquaires 8c autres objets précieux
donnés à Notre-Dame de Fargues par
feu l'évèque Béraud.
Doat, vol. Il 3, ^78. — IV, 667.
21 novembre 1343. Clément VI ordonne à
l'official de Carcassonne de faire resti-
tuer au couvent de la Salvetat, au dio-
cèse de Castres, les biens qui lui ont été
injustement ravis.
Lang. vol. 193, n. 1 10. — IV, 766.
22 juin 1345. Philippe VI ordonne aux
viguier & juge royaux de Béziers de faire
changer de place le marché aux cuirs de
cette ville, dont le voisinage incommode
fort les frères prêcheurs.
Doat, vol. 60, f» 356. — IV, 728.
14 février 1347 (v. st.). Philippe VI ordonne
au sénéchal de Carcassonne de punir les
auteurs d'une agression nocturne contre
les dominicains de Béziers, qui sont
placés sous les sauvegarde & protection
royales.
Doat, vol. 60, (" 358. — IV, 728.
19 janvier i363 (v. st.). Edouard, prince
de Galles, à la requête des consuls de
Millau, enjoint au sénéchal de Rouer-
gue d'empêcher les religieux réfugiés
dans cette ville pendant la guerre de s'y
établir & d'y fonder des couvents.
Doat, vol. 141, f 141. — IV, 886.
1" mars i365 (v. st.). Louis, fils du roi,
lieutenant du roi en Languedoc, duc
d'Anjou & comte du Maine, accorde des
lettres de rémission à Prouille, dont le
prieur & le procureur avaient violem-
ment envahi la forteresse de Fenouillet,
appartenant par indivis au roi & au cou-
vent.
Doat, vol. 98, {" 225. — IV, 858.
14 mars i366. Urbain V autorise le dom &
les frères d'Aubrac à se faire enterrer
avec leurs vêtements monastiques.
Doat, vol. i35, f" 104. — IV, 893.
Février 1372 (v. st.). Louis, fils du roi,
& son lieutenant en Languedoc, duc
d'Anjou & de Touraine & comte de
Maine, accorde des lettres de rémission
au procureur de Prouille, coupable du
crime de lèse-majesté.
Doat, vol. 98, f" 229. — IV, 859.
i5 juillet 1392. Bernard, comte d'Arma-
gnac & de Rouergue, annonce aux séné-
chal & juge des comté & montagnes de
Rouergue qu'il a concédé au dom d'Au-
brac le droit d'élever des piloris & four-
ches patibulaires au lieu d'Aubrac, où il
possède la justice haute, moyenne &
basse.
Doat, vol. i35, f 172. — IV, 895.
19 août 1484. Contrat passé entre l'évèque
d'Albi, Louis d'Amboise, & plusieurs
maîtres fondeurs de Paris, pour la fabri-
cation d'un certain nombre d'objets de
bronze destinés à la cathédrale de Sainte-
Cécile.
Doat, vol. 1 12, f 5. — IV, 660.
1484. Délibération du chapitre de Lavaur,
autorisant ses membres à quitter la ville
pendant les ravages de la peste, sans
cesser de jouir de leurs prébendes.
Doat, vol. 81, r- 268. — IV, 799.
16 juillet 1490. Gui de Louzière, chevalier,
seigneur de Montesquieu, de Pezeiic &
de la Chapelle, sénéchal do Querci &
gouverneur des terres & personne de
Charles d'Armagnac, vise pour exécution
les lettres du roi Charles VIH, autorisant
la translation du tombeau de Bonne de
Berry, enterrée en l'église des frères mi-
neurs de Rodez.
Doat, vol. i32, (" ï6-j. — IV, 880.
1493. Inventaire des reliquaires. & de dif-
férents objets d'art donnés à Sainte-Cé-
cile par l'évèque d'Albi, Louis d'Amboise.
Dont, vol. 1 12, f 128. — IV, 662.
XX
TABLE CHRONOLOGIQUE,
9 septembre iSçô. Lettres de sauvegarde 12 mai 1667. Lettre de Louis XIV au pape
accordées par le roi Henri IV à l'abbaye pour lui demander de consentir à la
d'Aubrac, eu considération des services sécularisation du chapitre cathédral de
à lui rendus par l'abbé, M. de Sourdis, Saint-Papoul.
& par son père. ^ ,, ■ , , , 1 r„ ^
' Collection de Lniigiiedoc, vol. i\^, i" 43. —
Dont, vol. i36, {" 22J. — IV, 894. IV, 853.
1629. Récit de l'introduction des moines Vers 1702. Mémoire rédigé par ordre de
réformés de la congrégation de Saint- rarchevêc[ue de Narbonne, relatif au
Maur à Saint-Chinian. droit qu'il a de porter le titre de duc
IV, -.28-9 & 5:53-4. tle cette ville.
Vy., r> < . 1 1, * . , Collection de Languedoc, vol. 40, f" 61. —
ers 16J0. Récit de 1 occupation du mo- iv, 676.
nastère de Saint-Guilleni de Gellone par
les protestants, en i562. 1704. Récit de la cérémonie faite à Sainte-
Latin 12Û72, f" 261. IV, 543. Cécile d'AIbi à l'occasion de la transla-
tion des reliques de saint Clair.
18 janvier 1634. Lettre de Louis XIII au ,- n .■ j i j ^ -,0 c„ ^
' ,. , 1, 7 . . ., ""'^ •"■•'» "" Collection de Languedoc, vol. 38, f" 60. —
cardinal liarberini pour hrançois de Ca- iv 662.
brière, abbé désigné de Saint-Aphrodise.
Ms. fr. 20896, f" 238. — IV, 509. Jii'"i 1708. Récit de la pose de la pre-
mière pierre des nouvelles construc-
3o juin 1634. Lettre du même à M. de tions de la cathédrale de Saint-Just de
Noailles, ambassadeur à Rome, pour le Narbonne.
même objet. ^ ,, ■ , . , , . ^
Collection de Languedoc, vol. 40, P 6. —
Ms. fr. 20 896, f" 238. — IV, 509. IV, 678.
Note
78
KOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
433
Note
79
XXXIII. Henri -Gaston de Lévis
LerAN, vicaire général de l'archevêque de
Bordeaux, nommé évéque le 24 août 1741,
fut sacré le 11 février 1742. Il reçut ses
bulles le 4 juillet 1743 & vécut jusqu'à la
Révolution. [E. M.]
NOTE LXXIX
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Kslise de Castres.
o
(Abbaye de Saint-Benoit, érigée en évèché en i3i7.)
L'ABBAYE de Saint-Benoît paraît avoir
été fondée vers l'an 640 ou 647, dans le
diocèse d'Albi, par trois nobles person-
nages qui, après avoir suivi la profession
des armes, se retirèrent sur les bords de la
rivière d'Agoût pour y vivre sous la règle
de S. Benoît. Ils se construisirent chacun
une petite cellule & ils eurent bientôt un
certain nombre d'imitateurs que la sainteté
de leur vie attira auprès d'eux. Ainsi naquit
une abbaye, qui fut l'origine de la ville de
Castres. Elle prit S. Vincent pour second
patron lorsque les reliques de ce saint
martyr y furent apportées d'Espagne, en
858, & fut soumise à l'abbaye de Saint-
Victor de Marseille au onzième siècle. Le
pape Jean XXII lui restitua son indépen-
dance lorsqu'il l'érigea en évèché le 11 du
mois de juillet de l'an i3i7. Il forma le
nouveau diocèse en lui attribuant cent qua-
torze paroisses ou succursales, qui avaient
appartenu jusqu'alors au diocèse d'Albi, &
nomma pour premier évéque de Castres,
Déodat, abbé de Lagni-sur-Marne. Le cha-
pitre de la nouvelle cathédrale continua de
vivre sous la règle de S. Benoît jusqu'en
i535. Il fut à cette époque sécularisé par
le pape Paul III. Il était composé de dix-
sept chanoines, en comptant l'évêque, qui
jouissait d'une prébende ainsi que chacun
des six dignitaires qui étaient les quatre
archidiacres, le préchantre & le sous-chan-
tre. Le bas chœur consistait en quatre
hebdomadiers & dix-neuf chapelains ou
prébendiers.
La cathédrale de Saint-Benoît & Saint-
Vincent fut détruite en 1567 par les reli-
gionnaires, ainsi que les autres églises de
la ville. Elle a été rebâtie à la fin du dix-
septième siècle.
La liste des abbés de Castres est loin
d'être complète; elle offre, surtout pour le
commencement, de grandes lacunes. Nous
donnerons ici les noms de ceux qui sont
parvenus à notre connaissance.
Abbés de Saint-Benoît de Castres.
I. Robert, un des fondateurs de l'ab-
baye de Saint-Benoît en 647, en fut le pre-
mier abbé.
II. Faustin, religieux profès de Castres,
était abbé en 678.
III. Bertrand I était abbé avant l'an-
née 722.
IV. Alphonse, élu en 722, vivait encore
en 734.
V. GrtmoAld est cité en 812.
VI. Adelmus, en 825.
VII. Adalbert ou Albert, en 844.
VIII. Elizachar, en 804.
IX. Gislebert ou Gilibert, abbé en
854 & 858, reçut les reliques de S. Vincent
qui furent apportées d'Espagne à Castres.
X. Salomon est cité en 864.
XI. Bernon, en 869.
XII. RiGAUD I, en 874 & 888.
XIII. GuiLHEM, en 921.
XIV. Durand, en 953.
XV. Ermengaud, en 961. Le nécrologe
de laCanourgue marque sa mort au 20 mai,
sans désignation de l'année.
XVI. Sancius, cité en 992 & 1020.
XVII. Arnaud I, abbé en io3o, mort
en odeur de sainteté.
XVIII. Gerbrard, abbé en 1043, io52
& 1066, fit un pèlerinage à la Terre-Sainte,
ce qui permit à quelques particuliers de
s'emparer de l'abbaye où le relâchement de
la discipline ne tarda pas à s'introduire.
Raimond-Bernard, vicomte d'Albi, voulant
y rétablir l'ordre, l'unit à la congrégation
de Saint-Victor de Marseille, au mois de
janvier 1074.
XIX. Arnaud II était abbé en jo85 &
1086.
Note
79
IV,
28
Note
79
484
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
XX. GÉRAUD, cité en 1087 Si 1099.
XXI. GODEFROI DE MURET, 611 IlIO
& iii5.
XXII. BÉGON, eu II 24.
XXIII. RÉGINALD ou RÉGNAULT, abbé
en 1124 & 1126.
XXIV. Ameil-Hugues, abbé en 1127.
XXV. Bernard, cité en 11 28.
XXVI. Pierre I forma, en iiSç, une
association de prières entre son abbaye &
celle de Dalon, ordre de Cîteaux.
XXVII. Roger, cité en 1141, ii54 &
1164.
XXVIII. RiGAUD II, abbé en 1 164 & 1 173.
XXIX. GuiLABERT vivait en 1176. Rai-
mond VI, comte de Toulouse, l'envoya en
ambassade auprès de Henri II, roi d'An-
gleterre, pour y traiter de la paix & négo-
cier le mariage de Jeanne, fille de ce roi,
avec Raimond.
XXX. Pierre II Isarn, cité en 1190 &
en 1208, mourut le i3 juin 1211.
XXXI. Guillaume I, en i2i5 & 1226.
XXXII. Adhémar, en 1280 & I23i.
XXXIII. AuDOUiN, mort le 23 juillet
1236.
XXXIV. Helzeard de Cesserac, reli-
gieux profès de Saint-Victor de Marseille,
docteur en décrets, fut élu abbé de Castres
en 1236.
XXXV. Guillaume II Auger, en 1247
& 1258.
XXXVI. Raimond I Bérenger, élu en
janvier 1260, cité en 1268 & 1270.
KXXVII. Guillaume IIÏ, nommé en
1275.
XXXVIII. Raimond II Bérenger, en
1280.
XXXIX. Alziard, en 1286, 1297 Se i3o3.
XL. Bertrand II Bérenger, élu en
i3o8, fut le dernier abbé de Castres, l'ab-
baye ayant été érigée en évèché au mois
de juillet 1817.
Kvêques de Castres.
î, DÉODAT T, abbé de Lagni-sur-Marne,
diocèse de Paris, fut nommé premier évêque
de Castres par le pape Jean XXII, le 5 août
l3i7; il mourut en 1827.
II. Amélius de Lautrec, chanoine
régulier & abbé de Saint-Sernin de Tou-
louse, nommé évêque en novembre i327,
mourut en i338.
III. Jean I des Près-Montpezat, ori-
ginaire du Querci, nommé en i338, mourut
le 2 août i353.
IV. Etienne de Abavo succéda au pré-
cédent en i353.
V. Pierre I d'Estaing, abbé en i354,
l358 & 1359, prend le titre de cardinal dans
son testament par lequel il fait des legs à
Jean d'Estaing, son neveu, & à ses frères
Déodat & Gui.
VI. Raimond I de Sainte-Gemme,
doyen de la collégiale de Burlas, en Albi-
geois, élu le dernier jour de mai de l'année
1364, mourut le 5 décembre 1374.
VII. Élie de Donzenac ou de Ven-
TADour, nommé en iZ'5, mourut le 3o mai
i383.
VIII. Gui de Roye, doyen de Saint-
Quentin, nommé évêque de Castres le 8 oc-
tobre i383, posséda plusieurs évêchés en
même temps par dispense du pape, jusqu'.i
sa nomination au siège de Reims, en 1390.
IX. DÉODAT II est néanmoins cité en
l386; il mourut en l388.
X. Jean II, surnommé Engeard, prit pos-
session de l'évèché de Castres le 2 décembre
i388; il mourut le 27 mars 1418.
XI. Aimeri NadAL, abbé de Saint-Sernin
de Toulouse & ensuite évêque deCondom,
fut transféré à Castres en 1418 ou 1419 &
mourut au mois d'octobre 1421.
XII. Raimond II Mairosi, originaire
du Rouergue, évêque de Saint-Paul Trois-
Châteaux & ensuite de Saint-Papoul, fut
transféré à Castres vers l'an 1422 & créé
cardinal par le pape Martin V au mois de
juin 1426; il mourut le 22 octobre 1427.
XIII. Pierre II de Cotigny, évêque
de Montauban, fut transféré à Castres au
mois de novembre 1427 & présida sous ce
titre le concile de la Province de Nar-
bonne, au nom de François de Conzié,
archevêque de cette dernière ville, le
29 mai 1480.
XIV. Gérard Machet, évêque en 1482,
mort le 17 juillet 1448.
XV. Maraud ou Menaud deCondom,
chanoine régulier & prieur de Cassan, élu
évêque en 1449, mourut le 6 août 1456.
Note
79
Note
79
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
400
XVI. Jean III d'Armagnac, évêque en
1460, mourut vers l'année 1493.
XVII. Charles I de Martigni, évêque
d'Elue, fut transféré à Castres en 1494; il
mourut le 2 juin 1509.
XVIII. Pierre III de Martigni, frère
du précédent, lui succéda en 1509. Il sié-
geait encore en i526.
XIX. Charles II de Martigni, vers
l'an i53o, fut nommé par le roi François I
en vertu du concordat.
XX. Jacques de Tournon, nommé en
i53i, s'occupa delà sécularisation de son
chapitre, sécularisation qui fut accordée
par la bulle du pape Paul III du 9 juillet
i535. Cette bulle ne fut cependant fulmi-
née & exécutée que le 22 septembre de
l'année suivante.
XXI. Antoine de Vesc, évêque de Va-
lence, permuta avec le précédent en i535;
il ne fut cependant sacré qu'en 1540, & il
mourut en i55i.
XXII. Claude I d'Oraison, nommé en
i55i, mourut en i553.
XXIII. Claude II d'Oraison, neveu du
précédent, nommé en i553, mourut à Avi-
gnon au mois de mai de l'année i583.
XXIV. Charles III de Lorraine, car-
dinal de Vaudemont dès l'année iSyS, n'a-
vait que vingt & un ans lorsqu'il fut nommé,
en i583, à 1 evêché de Castres. Il résigna
presque aussitôt, sous la réserve d'une
pension de six mille livres, & mourut le
3o octobre i588, âgé de vingt-six ans.
XXV. Jean IV de Fossé, Toulousain,
théologal de la cathédrale de Toulouse,
nommé vers la fin de l'année i583, sur la
démission du précédent, fut sacré au mois
de mai de l'année suivante. Il mourut le
i3 mai 1682 dans la soixante-dix-neuvième
année de son âge.
XXVI. Jean V de Fossé, conseiller au
parlement de Toulouse, neveu du précé-
dent & son coadjuteur dès l'année 1617,
lui succéda en i632 & mourut en 1654.
XXVII. Charles-François d'Anglure
DE BOURLEMONT, évêque d'Aire, fut trans-
féré à Castres en 1607 & à Toulouse dans
le mois de juillet de l'année 1662. Il mou-
rut en 1669.
XXVIII. Michel Tubeuf, évêque de
Saint-Pons de Thomières, fut transféré à
Castres en avril 1662. Il mourut le 16 avril
1682, âgé de quatre-vingts ans.
XXIX. Augustin de Maupeou, doyen
de Saint-Quentin & avocat général au grand
conseil, fut nommé évêque de Castres le
3 juillet 1682 & transféré le il avril lyoS
à Auch, où il mourut en 1712.
XXX. Honoré de Quiqueran de
BeAUJEU, né en Provence, prêtre de l'Ora-
toire, fut nommé en avril 1700. Il mourut
au mois de juillet 1736.
XXXI. François de Lastic de Saint-
Jal, originaire du Limousin, évêque d'U-
zès, fut transféré à Castres le 8 septembre
1736. Il mourut en 1753.
XXXII. Jean-Sébastien de Barral,
né à Grenoble en 1710, fut nommé évêque
de Castres en 1702 & sacré le 12 décembre
de la même année. Il mourut en 1773.
XXXIII. Jean-Marc de Royère, évê-
que de Tréguier en 1767, fut transféré à
l'évéché de Castres en 1773. Il y resta jus-
qu'en 1790. [E. M.]
NOTE LXXX
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Eglise de Mirepoix.
(PrieuriS de Saint-Maurice, érigé en év^clii en i3i7.)
L'ÉGLISE paroissiale de Saint-Maurice de
Mirepoix n'était qu'un simple prieuré
de l'ordre de Saint-Benoît, sous la dépen-
dance de l'abbaye de Saint-Victor de Mar-
seille, lorsqu'elle fut érigée en église ca-
thédrale, le 26 septembre i3i7, par le pape
Jean XXII. Au mois de février suivant, 1;
pape assigna au nouvel évêché cent cin-
quante-quatie paroisses démembrées de
l'ancien diocèse de Toulouse. L'évéché de
Mirepoix fut déclaré suffragant de l'ar-
chevêché de Toulouse qui venait d'être
érigé aussi en métropole. Jean de Lévis,
seigneur de Mirepoix, donna plusieurs
biens pour la fondation de la nouvelle
cathédrale, le 21 décembre i32i, & le roi
Charles IV confirma cette donation par
des lettres du mois de mai i322. Le pape
NoTo
7P
Note
8d
Note
80
486
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
dédommagea l'abbaye de Saint-Victor de
la perte qu'elle faisait du prieuré de Saint-
Maurice, en lui soumettant le prieuré de
Notre-Dame de Villeneuve de Graulhet,
qui était dans le diocèse de Rieux. Le cha-
pitre de Mirepoix fut composé de douze
chanoines, dont quatre possédèrent les di-
gnités de prévôt, de sacristain, d'archi-
diacre & de préchantre. Le bas chœur
consistait en vingt-quatre prébendiers prê-
tres, deux diacres, deux sous-diacres &
quatre clercs.
Êvêques de Mirepoix.
\. Raimond-Aton, chanoine régulier &
abbé de Saint-Sernin de Toulouse, fut
nommé, en i3i8, premier évêque de Mire-
poix par le pape Jean XXII ; il mourut en
i325, suivant l'ancien nécrologe de l'église
de Mirepoix, & légua au chapitre de son
église la seigneurie de Saint-Martin de
Lende & d'autres biens situés dans le même
territoire.
II. Jacques Fournier, originaire de
Saverdun, dans le comté de Foix, religieux
de Boulbonne, puis abbé de Fontfroide, &
évêque de Pamiers en iSiy, fut transféré
à Mirepoix le 26 janvier 1826. Nommé
cardinal en 1827 & pape sous le nom de
Benoît XII, le 20 décembre i334, il mourut
le 25 avril 1342.
III. Pierre I de Piret, natif de Querci
& religieux de l'ordre de Saint-Dominique,
succéda au précédent en 1828 & mourut le
19 août 1348.
IV. Jean I de Cojordan, natif de Beau-
puy, au diocèse de Mirepoix, était évêque
d'Avignon lorsqu'il fut transféré par le
pape Clément VI à l'évêché de Mirepoix
en 1348. Il testa le 9 octobre i36i & mou-
rut peu de temps après.
V. Arnaud I de Villars, nommé en
i362, fut transféré de l'évêché de Mirepoix
à celui d'Alet, le 3 juillet de la même
année.
VI. Pierre II de Barrière succéda au
précédent en i363 & envoya un procureur
pour le représenter au concile de Lavaur,
en l368; il fut ensuite évêque d'Autun &
cardinal.
VII. Jean II était évêque de Mirepoix
en i368.
VIII. Guillaume I était évêque le
5 juillet 1376.
IX. Jean III de Proins siégeait en 1877;
il mourut le 29 septembre de la même
année.
X. Arnaud II de la Trémouille mou-
rut le 24 octobre 1894.
XI. Bertrand de Maumont, neveu
de Pierre de Saint-Martial, cardinal & ar-
chevêque de Toulouse, nommé évêque de
Mirepoix le 16 novembre 1894, fut trans-
féré à Lavaur le 18 septembre 1403, en
vertu d'une bulle de Benoît XIII dont il
était zélé partisan; il passa au siège de Bé-
ziers en 1408.
XII. Guillaume II du Puy, évêque
de Rieux, succéda au précédent en 1403. Il
fonda dans la ville & l'université de Tou-
louse le collège de Mirepoix ou de Saint-
Nicolas pour huit écoliers & deux prêtres,
6 entreprit de réédifier son église cathé-
drale. Il vivait encore en 1481.
XIII. Guillaume III d'Estouteville,
dit le cardinal d'Estouteville, eut en com-
mende les évêchés de Mirepoix & de Nimes.
Il n'a pu du reste garder l'évêché de Mire-
poix que depuis le milieu de 1481 jusqu'au
milieu de 1488, puisque son successeur est
nommé dans un acte du mois de juillet de
cette dernière année.
XIV. Jordan d'Aure, chanoine régu-
lier de l'église de Tarbes, fut nommé évê- .
que de Mirepoix le 26 juillet 1438, par le
pape Eugène IV, & transféré à Conserans
par une bulle du même souverain pontife,
du i5 mai 1441.
XV. Eustache de LÉVIS, nommé évê-
que de Mirepoix le 16 mai 1441, mourut
en 1468.
XVI. Jean IV de Lévis, chanoine do
Conserans, après avoir été, en 1459, çoad-
juteur d'Eustache, fut son successeur en
1468. Il mourut en 1467.
XVII. HÉLIE, nommé évêque en 1468,
siégeait encore en 1470 & 1474-
XVIII. Gabriel du Mas, pourvu de
l'évêché de Mirepoix le 9 avril 1475, fut
transféré à Périgueux le i5 juin i486.
XIX. Jean V d'Espinai, originaire de
Bretagne, fut nommé évêque de Mirepoix
Noie
£0
Note
80
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
437
Note
le jour de la translation du précédent, &
transféré lui-même à Nantes en 1497.
XX. Philippe de Lévis, abbé de Notre-
Dame de la Grasse & prieur de Camon, fut
pourvu de l'évêché de Mirepoix le 22 mai
1497. Il finit la construction de l'église
cathédrale qui avait été commencée par
Guillaume du Puy, enrichit cette église
de livres, d'ornements, fit plusieurs fon-
dations, & mourut en i537.
XXI. David Bethon de Balfodr, né
en Ecosse, fut nommé en l537 à l'évêché de
Mirepoix par le roi François I, auprès
duquel il remplissait les fonctions d'am-
bassadeur d'Ecosse, & qui engagea le pape
Paul III à le créer cardinal en i538. Il
mourut dans sa patrie, au mois de mai 1346.
XXII. Claude de la Guiche était
évêque d'Agde lorsqu'il fut transféré à Mi-
repoix en 1546. Il mourut en i556 à Rome
où il était ambassadeur du roi Henri II. Le
père Anselme fixe sa mort au 9 avril i553,
sans alléguer de preuves.
XXIII. Innocent du Mont ou Monti,
neveu du pape Jules III & cardinal, fut
nommé évêque de Mirepoix le 17 septem-
bre i553, par un bref secret; mais le pape
Paul IV, qui n'aimait point le cardinal
Monti, lui ôta cet évêché dès le commen-
cement de son pontificat.
XXIV. Jean VI Suavius était auditeur
de Rote, en i55.5, lors de l'élection du pape
Paul IV qui le nomma aussitôt cardinal &
évêque de Mirepoix. Le roi donna son
agrément à cette double promotion. Jean,
qui resta à Rome, se démit de son évêché
en faveur du suivant, en i56o, & mourut
à Rome le 9 septembre i566.
XXV. Pierre III de Villars, né à
Lyon, était conseiller au parlement de
Paris lorsqu'il fut nommé à l'évêché de
Mirepoix, en i56o, sur la démission du
précédent. Il présida en cette qualité aux
Etats généraux de Languedoc assemblés à
Béziers en i567, à ceux de Carcassonne
en i568, & assista à plusieurs autres assem-
blées pareilles. Il était archevêque de
Vienne en i583.
XXVI. Pierre IV de Villars, un des
prédicateurs renommés de son temps, ne-
veu du précédent, lui succéda dans l'évê-
ché de Mirepoix vers i58o. Il se démit de
cet évêché entre les mains du roi Henri III,
en i586, & devint ensuite, comme son
oncle, archevêque de Vienne.
XXVII. Pierre V de Donnaud, reli-
gieux bénédictin de l'abbaye de Lézat,
avait été nommé évêque d'Agen & ensuite
archevêque de Vienne, mais n'avait ac-
cepté ni l'un ni l'autre siège lorsqu'il fut
pourvu de l'évêché de Mirepoix, au mois
de septembre 1687, & sacré à Rome par le
cardinal de Joyeuse, le 27 du même mois.
Il assista par procureur au concile de Tou-
louse en 1590 & mourut le 4 juillet i63o.
— Pierre de Donnaud, neveu du pré-
cédent, fut son coadjuteur sous le titre
d'évêque de Tripoli & sacré en cette qua-
lité, à Rome, par le cardinal de la Roche-
foucaud, au mois de novembre 1610. Il
mourut avant son oncle, le 14 juillet 1621.
XXVIII. Louis de Nogaret de la
Valette d'Épernon, fils naturel de Jean-
Louis, duc d'Epernon, fut nommé en 1628
coadjuteur de Pierre de Donnaud, sacré le
22 décembre 1629, sous le titre d'évêque
de Sébaste, & lui succéda en i63o. Après
avoir été député à l'assemblée générale du
clergé en i65o, il fut transféré de Mire-
poix à Carcassonne en i655.
XXIX. Louis-Hercule de Lévis-Ven-
TADOUR, frère de François, comte deVau-
vert, & de Charles, marquis d'Annonay,
qui avaient été nommés tous deux suc-
cessivement à l'évêché de Lodève & y
avaient tous deux renoncé, fut d'abord
jésuite, puis nommé évêque de Mirepoix
en i655. Sacré le 19 décembre de la même
année par l'archevêque de Bourges, Anne
de Lévis, son frère, il mourut en janvier
1679.
XXX. Pierre VI de la Broue lui suc-
céda & fut sacré à Paris le 8 septembre 1680.
Il mourut dans son diocèse, le 20 septem-
bre 1720, âgé de soixante-dix-sept ans.
XXXI. François -Honoré Lancelot
DE Maniban de Casaubon fut transféré,
en octobre 1729, à l'archevêché de Bor-
deaux, où il mourut, le 29 juin 1743.
XXXII. Jean-François Boyer, théatin,
sacré le 7 janvier 1731. Nommé précep-
teur du Dauphin en décembre 1735.
XXXIII. Jean-Baptiste de Cham-
FLOUR, nommé en 1737, sacré le 28 fé-
Note
80
438
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Note
vrier de l'année suivante, mourut dans son
diocèse, le 6 février 1768, âgé de quatre-
vingt-quatre ans.
XXXIV. François-Tristan de Cam-
BON, nommé le 3 avril 1768, fut sacré le
10 juillet suivant. Il garda l'évéché jus-
qu'à sa suppression, en 1790. [E. M.]
NOTE LXXXI
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Eglise de Lavaiir.
(Prieuré de Saint-Elan, érigé en évêché en i3i7.)
LA ville de Lavaur doit en quelque sorte
son origine à l'abbaye de Saint-Pons de
Thomières. En 1098, Isarn, évêque de Tou-
louse, & ses frères Bernard & Pierre, tous
trois fils de Guillaume, seigneur du châ-
teau de Lavaur, qui relevait alors des vi-
comtes d'Albi & de Nimes, donnèrent aux
religieux de Saint-Pons l'église de Saint-
Élan, dans le Toulousain, auprès de leur
château, sur la rive occidentale & à la
gauche de la rivière d'Agoût, à la charge
de faire rebâtir cette église qui était dé-
truite & d'y construire un bourg ou une
ville, ce que ceux-ci exécutèrent. Il paraît
qu'après la donation de cette église à l'ab-
baye de Saint-Pons, la ville de Lavaur ne
tarda pas à se former. Elle fut assiégée &
prise en ii8i par les croisés. L'église de
Saint-Elan ou de Saint-Alain, comme on
la nomma depuis, devint en même temps un
prieuré, sous la dépendance de l'abbaye de
Saint -Pons. Le pape Jean XXII érigea,
le 26 septembre 1817, ce prieuré en cha-
pitre séculier & en évêché, qu'il soumit à
la nouvelle métropole de Toulouse. Il dé-
dommagea en même temps l'abbaye de
Saint-Pons de Thomières de la perte qu'elle
faisait du prieuré de Saint-Alain, & au mois
de février de l'année suivante, il assigna
à l'évéché de Lavaur quatre-vingt-huit pa-
roisses de l'ancien diocèse de Toulouse.
Il établit dans l'église cathédrale un cha-
pitre composé de douze chanoines dont les
trois premiers furent pourvus des dignités
de prévôt, d'archidiacre & de sacristain,
un quatrième eut l'office de préchantre ;
le bas chœur était composé de six hebdo-
madiers & de trente prébendiers.
Êvêques de Lavaur.
I. Roger d'Armagnac, fils de Gé-
raud V, comte d'Armagnac & de Fezensac,
était archidiacre d'Agen, quand il fut
nommé premier évêque de Lavaur par le
pape Jean XXII, le 25 novembre i3i7;
transféré à l'évéché de Laon en i338.
II. Rohert I DE Foix, seigneur de Do-
nazan, troisième fils de Gaston I, comte
de Foix, succéda au précédent le 1"' juillet
i338. Il avait la qualité d'évèque élu de
Lavaur dès le mois de iuin précédent. Il
vivait encore le 28 février 1848.
III. Archambaud DE Lautrec, élu
en 1348, fut transféré à Châlons-sur-Marne
en 1357.
IV. Robert II de Villemur siégeait à
Lavaur en i358; il érigea en collégiale,
en i363, l'église de Saint-Paul de Cada-
joux, assista au concile de Lavaur, en i368,
& mourut en i383.
V. Gilles de Bellemère, archidiacre
d'Angers, docteur en droits civil & canon,
fut nommé, en i383, évêque de Lavaur par
le pape Clément V. Il prit possession le
l3 novembre de la même année & fut trans-
féré de l'évéché de Lavaur à celui du Puy,
le 17 octobre 1890. Cet évêque est aussi
connu sous le nom de Gilles Aiscelin.
VI. Gui de la Roche, archidiacre de
Tours, élu le i3 janvier 1891, mourut deux
ans après, en 1398.
VII. Bernard de Chevenon était évê-
que de Lavaur en 1895 & 1896; il fut trans-
féré à l'évéché d'Agen le 29 mars 1897,
VIII. Pierre I de Vissac, dit aussi de
Saint-Flour, religieux bénédictin, fut
transféré de l'évéché de Saint-Flour à La-
vaur avant le 2 septembre 1897. Il mourut
au mois de janvier 1405.
IX. Bertrand de Maumont, origi-
naire du Limousin, était évêque de Mire-
poix lorsqu'il fut transféré d'abord à La-
vaur, au mois de septembre 1405, & ensuite
à Bézicrs en 1408.
NoTC
81
Note
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
439
X. Pierre II Neveu, licencié en droit,
chanoine des églises de Narbonne & de
Clermont, doyen de l'église collégiale de
la Chapelle-Taillefer, au diocèse de Limo-
ges, fut élu évêque de Lavaur le 14 janvier
1408, lors de la translation de Bertrand de
Maumont à l'évêché de Béziers. Il prit
possession le 17 octobre suivant & fut
transféré à Albi en 1410.
XI. Pierre III Giraud fut créé adminis-
trateur perpétuel de l'église de Lavaur en
1410, par le pape Jean XXIII. Il mourut à
Avignon le 9 septembre 1415. Cet évêque
est connu sous le nom de cardinal du Puy.
XII. Jean I Belin, docteur en décrets &
auditeur de rote, auteur d'un ouvrage inti-
tulé Summa de ordïne judiciorum, succéda
au précédent & assista au concile de Cons-
tance comme député de la province de Tou-
louse, en 1415. Il se trouva aussi au concile
de Castelnaudary, en 1426, & mourut à
Lavaur le 21 septembre 1433.
XIII. JeanII Boucheroudu Bouchet,
originaire du Limousin, fut élu évêque de
Lavaur en 1433. Il reçut ses bulles du pape
Eugène IV & mourut le 14 septembre 1458.
— Jean de Beausoleil, élu le 22 no-
vembre 14.58, ne put obtenir la confirma-
tion de son élection, puisqu'il n'était plus
évêque le 5 décembre suivant.
xiV. Jean III Gentian, natif de Paris,
général sur le fait des aides en Languedoc,
en 1461, fut élu la même année évêque de
Lavaur. Il mourut à Toulouse, le 26 avril
1469.
XV. Jean IV Vigier, chanoine de l'église
de Paris, fut élu évêque de Lavaur en 1469;
il l'était encore en 1476 & en I493, quoique
les registres de la chartreuse de Castres fas-
sent mention d'un Bernard, évêque de La-
vaur en 1472 & 1479. Il construisit le bâti-
ment de l'évêché & fit élever la grande tour
de l'église. Selon le nécrologe de Lavaur,
il mourut eu 1497; mais il avait dû résigner
ses fonctions avant sa mort.
XVI. Hector de Bourbon, fils naturel
de Jean, duc de Bourbonnais, était évêque
de Lavaur lorsqu'il obtint des bulles du
pape qui le nommaient à l'archevêché de
Toulouse & qui furent confirmées au mois
de décembre 1497 par arrêt du Parlc-n)ent
de Bordeaux.
XVII. Pierre IV de Rousergue, doc-
teur en droits civil & canon, prévôt de
l'église métropolitaine de Saint-Etienne de
Toulouse, élu archevêque de Toulouse par
une partie du chapitre, fut obligé de céder
cet archevêché à Hector de Bourbon, son
compétiteur, & fut évêque de Lavaur vers
l'an i5oo. 11 mourut le 3i mai i5i4.
XVIII. Simon de Beausoleil, né à
Limoges, abbé de Montolieu en i5oo, grand
archidiacre de l'église de Narbonne en i5o8
& prévôt de Lavaur, fut élu évêque en i5i5 j
il mourut fort âgé, le 24 juin i53i. Il avait
abdiqué en l525, ou dès l523 selon quel-
ques-uns.
XIX. Pierre V Buxi, originaire de Tou-
louse & prévôt du chapitre de Saint-Etienne,
eut l'évêché de Lavaur, sur la démission du
précédent, en i523 ou i525. 11 mourut le
3o octobre i526.
XX. Georges de Selve, fils de Jean,
premier président du parlement de Paris,
n'avait que dix-huit ans lorsqu'il fut nommé
à l'évêché de Lavaur en 1 526 ; il ne fut sacré
qu'en i534. Georges fut successivement
ambassadeur de François I auprès de l'em-
pereur Charles V, du pape & de la républi-
que de Venise. Il mourut le 12 avril 1342.
XXI. Pierre VI de Mareuil, évêque
en 1542; mourut en i556 ou i557 dans l'ab-
baye de Brantôme, en Périgord, qu'il avait
unie en qualité d'abbé à la congrégation de
Chesal-Benoît.
XXII. Pierre VII Danès, célèbre pro-
fesseur en langue grecque, à Paris, où il
était né, succéda au précédent en i557. Il
mourut à Paris le 23 avril 1677, dans sa
quatre-vingt-deuxième année, & fut inhumé
dans l'église de Saint-Germain des Prés, où
son éloge fut prononcé par Gilbert Gene-
brard, religieux de Cluny & professeur de
langue hébraïque au Collège royal.
XXIII. Pierre VIII du Faur, en faveur
duquel Pierre Danès s'était démis de l'évê-
ché de Lavaur dès l'année précédente, mais
qui ne put en obtenir les bulles qu'en i5Sl,
était archidiacre de l'église de Toulouse
lorsqu'il fut nommé; il mourut peu de
temps après, étant fort âgé.
XXIV. Horace de Birague, neveu du
cardinal de Birague, chancelier de France,
était évêque de Lavaur en i583. Il assista
Note
81
Note
Si
440
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
au concile tenu en iSço à Toulouse, &
mourut à Lavaur le 20 février 1601.
XXV. Claude du Vergier était con-
seiller au parlement de Toulouse, lorsqu'il
fut nommé évèque de Lavaur, & sacré dans
l'abbaye de Saint-Germain des Prés le
6 juillet 1606. 11 établit des capucins à
Lavaur en 1617, assista à l'assemblée du
clergé de 1626, & mourut le 2,5 mars i636.
XXVI. Charles-François de Raconis,
nommé en 1687, sacré le 22 mai 1639, mou-
rut le 16 juillet 1646.
XXVII. Jean -Vincent de Tulles
était coadjuteur de l'évêque d'Orange Jean
de Tulles, son oncle, lorsqu'il fut nommé
évèque de Lavaur le 3o octobre 1646 &
chargé par le roi d'accompagner la reine
de Pologne Louise-Marie de Gonzague, qui
était alors sur le point de partir. Il mou-
rut à Paris le 3 ou le 4 décembre 1668 &
fut enterré dans l'église des feuillants.
— Louis d'Anglure de Bourlemont,
nommé par le roi en 1669, n'accepta point.
XXVIII. Michel Amelot de Gour-
NAY, abbé de Saint-Calais, diocèse du Mans,
nommé par le roi évèque de Lavaur, reçut
ses bulles en 167 1 & fut transféré à l'arche-
vêché de Tours le 16 janvier 1673.
XXIX. René Le Sauvage, docteur de
Sorbonne, fut nommé évèque de Lavaur le
28 avril 1673, prit possession le 21 février
1675, & mourut le 17 mai 1677.
XXX. Charles le Goux de la Ber-
CHÈRE, nommé le 18 juin 1677, fut trans-
féré à Aix le 12 novembre i685 & ensuite
à Albi & à Narbonne.
— Esprit Fléchier, aumônier de ma-
dame la Dauphine, fut nommé le 12 novem-
bre i685; mais la mésintelligence survenue
depuis peu entre les cours de France & de
Rome l'empêcha d'obtenir ses bulles. Ce-
pendant il se rendit à Lavaur, & quoiqu'il
ne fût pas sacré, il y donna, en qualité de
vicaire général de son chapitre, les ins-
tructions & les soins qu'il jugeait devoir
à son troupeau; il fut transféré à l'évèché
de Nimes au mois d'août 1687.
XXXI. Victor-Augustin de Mailly,
chanoine de Saint-Victor de Paris, nommé
évèque de Lavaur le 14 août 1687, ne prit
possession que le 21 janvier 1693. Il mou-
rut à Montpellier le 23 décembre 1712.
XXXII. Nicolas de Malezieu, nommé
par le roi le 22 avril I7i3, mourut dans son
diocèse le 14 mars 1748.
XXXIII. Jean-Baptiste-Joseph de
Fontanges, nommé en 1748, fut sacré le
12 décembre de la même année. Il mourut
le 8 novembre 1764.
XXXIV. Jean-de-Dieu-Raimond de
Boisgelin de Cucé, nommé en décem-
bre 1764, & sacré le 28 avril 1765; il fut
transféré à Aix en 1770.
XXXV. Jean-Antoine de Castellane,
né dans le diocèse de Saint-Paul Trois-
Châfeaux, fut nommé par le roi évèque de
Lavaur en 1770, & sacré le 7 juillet 1771.
Il garda l'évèché jusqu'à sa suppression,
en 1790. [E. M.]
NOTE LXXXII
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Eglise de Rîeux.
(Érigi'e en évcché en i3i7)
L'ÉGLISE de Rieux n'était autrefois qu'une
simple paroisse, sous l'invocation de
Notre-Dame. Par ses bulles du 11 juillet
i3i7, le pape Jean XXII l'érigea en évèché
suffragant de Toulouse, dont il démembra
soixante paroisses pour en former la cir-
conscription. Il érigea dans l'église cathé-
drale un chapitre composé de douze digni-
taires ou chanoines, quatre hebdomadiers,
deux diacres, deux sous-diacres, vingt-six
prébendes & quatre enfants de chœur.
Le diocèse de Rieux, situé à l'extrémité
de la partie occidentale du Languedoc,
confinait avec les provinces de Guyenne,
de Foix, de Roussillon, avec les diocèses
de Toulouse, de Mirepoix, de Pamiers, de
Conserans, de Comminges & de Lombez.
Il était divisé en spirituel & en temporel.
Le diocèse spirituel comprenait cent quatre
paroisses & trente -trois annexes, toutes
soumises à la juridiction de l'évêque, quoi-
que plusieurs dépendissent du gouverne-
ment de Guyenne & de celui de Roussillon
& de Foix. Le diocèse temporel n'était com-
NoTE
81
^
Note
Note
8i
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
441
posé que de soixante-quinze paroisses, dé-
pendantes du gouvernement de Languedoc,
& sur lesquelles était répartie la masse
totale de l'imposition diocésaine.
Kvêques de Rieux.
I. Guillaume I de Brosse, originaire
du Limousin , doyen de l'église de Bour-
ges, conseiller du roi. Le pape Jean XXII
le nomma premier évèque de Rieux ,
parla.bulle même d'érection du 11 juillet
iSiy. Dès le mois de novembre suivant, il
le transféra à l'évêché du Puy.
II. PiLEFORT DE Rabastens , né en
Albigeois, évêque de Pamiers en i3i5, élu
évèque de Léon en i3i6, fut transféré à
Rieux, par Jean XXII, le i3 novembre iSiy.
Le 18 novembre 1820, il fut élevé à la di-
gnité de cardinal, & mourut en i32i.
III. Bertrand I de Piletort succéda
à Pilefort le 3o mai i32i, suivant les re-
gistres de la cour romaine. Il ne siégea que
quelques mois, car le siège était vacant le
9 novembre.
IV. Bertrand II de Cardaillac, fils
de Gérard, était évèque de Rieux le 4 juillet
i322j il fut transféré à Cahors en i3a4.
V. Jean I de la Tisserenderie, reli-
gieux profès de l'ordre de Saint-François,
nommé à l'évêché de Lodève en i322, fut
transféré à Rieux par le pape Jean XXII le
20 juillet 1324. Il résidait à Rome & fit
régir son évêché par un vicaire général.
Il paraît, par son écusson placé sur le palais
épiscopal, qu'il fit construire cet édifice. Il
fit aussi bâtir dans le couvent des fran-
ciscains de la grande observance, à Tou-
louse, une grande chapelle qui conserva
jusqu'à la Révolution le nom de chapelle
de Rieux. Jean y choisit sa sépulture & y
fut inhumé dans un tombeau de marbre sur
lequel était placée une lame d'airain por-
tant son épitaphe.
VI. Antoine de Lobens de Verdale
succéda à Jean en 1348; il est cité encore
en 1349.
VII. Durand des Chapelles était
évèque de Rieux le l5 décembre 1349. Il
fut transféré à Maguelonne en i353.
VIII. Jean II, successeur de Durand,
n'était pas encore sacré lorsqu'il assista, le
I" septembre i353, à la fondation du mo-
nastère de Salenque. Il est cité dans des
actes jusqu'en 1359.
IX. Pierre I de Saint-Martial fut
nommé évêque de Rieux en i359; il est
cité dans des actes de l'abbaye de Bonne-
font jusqu'en iSyo. Il fut transféré à Car-
cassonne en 1372, & de là à Toulouse, le
23 octobre 1391.
X. Jean III de Lanta succéda à Pierre
en 1372; il siégea jusqu'en 1392.
XI. Jérôme de Foix monta sur le siège
de Rieux en 1392.
XII. Thomas, qui avait succédé à Jé-
rôme dès 1393, est cité dans les actes capi-
tulaires depuis cette année jusqu'en 1398.
XIII. Guillaume II du Puy, archi-
diacre & licencié en décrets, fut nommé
évèque de Rieux vers la fin de l'année
14CO; il sollicitait en 1401 la confirmation
de son métropolitain. Il passa'à l'évêché
de Mirepoix en 1403.
XIV. Pierre II de Lévis, chanoine
d'Agen, remplaça Guillaume en 1406 & fut
institué par l'archevêque de Bourges pen-
dant la vacance du Saint-Siége. Il mourut
à Paris, au mois de décembre 1414.
XV. Vital du Lyon du Campet,
oncle paternel de Pierre, archevêque de
Toulouse, était licencié en décrets, cha-
noine d'Agen & prieur de Saint-Caprais j
il fut promu à l'évêché de Rieux le 14 sep-
tembre 1416; mais il eut pour concurrent
Gaucelin du Bousquet, auquel il fut obligé
de céder son siège.
XVI. Gaucelin du Bousquet, docteur
en droit, fut promu à l'évêché de Rieux en
1416; il l'emporta sur Vital, son compéti-
teur, par la protection du roi, qui lui con-
serva ses autres bénéfices contre les pré-
tentions de ceux qui y aspiraient à raison
de sa promotion; il fut sacré le 26 ou le
27 novembre 1417. Il dressa, au mois d'août
1420, des statuts pour le collège de Pélegry,
qui avait été fondé par le chanoine Hugues
Pélegrin, & fit présent à son église d'un
calice sur lequel on lisait : D. Gaucelinus
dédit me B. Mariae Kîvorum.
XVII. Hugues I de Rouffignac, origi-
naire du Limousin, oncle de Bertrand, évê-
que de Sarlat, fut transféré de l'évêché de
Note
82
Note
82
442
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Limoges à celui de Ricux, en vertu d'une
bulle datée du 11 décembre 1426. Il fit la
consécration de son église cathédrale & y
fonda quelques obituaires. Il se démit de
son évêché entre les mains du pape Pie II,
vers l'an 1460, & mourut à Sarlat en répu-
tation de sainteté. Plusieurs années après
sa mort, en 1476, deux chanoines de Rieux
accompagnèrent la translation de son corps
dans cette ville, où il fut déposé derrière
l'autel de la chapelle Saint-Sixte, au pied
du mur, du côté de l'évangile.
XVIII. Pierre III Bonald fut trans-
féré, en 1460, de l'évèché de Sarlat à celui
de Rieux, sur la démission de Hugues, qui
avait passé quinze ans sur ce dernier siège.
Il fit son testament à Toulouse le i5 mars
1462.
XIX. Geoffroi ou Gaufroi de Ba-
SILHAC avait été élu deux fois évèque de
Carcassonne par les chanoines de cette
église, mais ayant eu Jean du Chastel pour
compétiteur, Pie II le nomma évêque de
Rieux le 3o avril 1462. Il mourut le pre-
mier mars 1480.
XX. Pierre IV d'Abzac de la Douze
ou DE la Deuze, né en Périgord, docteur
en décrets, professeur en l'université de
Poitiers, chambrier de l'abbaye de Saint-
Jean-d'Angély, abbé de la Grasse en sep-
tembre I465, fut élu évêque de Rieux le
6 avril 1480, & confirmé le 5 mai même
année par le pape Sixte IV, qui lui permit
de conserver aussi l'abbaye de la Grasse. Il
présida, le 20 juillet 1485, les Etats de Lan-
guedoc assemblés au Puy; vers 1489 il fut
transféré à Lectoure, & de là à Narbonne.
XXI. Hugues II d'Espagne s'étant démis
de l'évèché de Lectoure remplaça Pierre,
évèque de Rieux, vers 1489; il fit rebâtir
l'ancienne sacristie de Notre-Dame qui
servait aux archives du chapitre. Il mou-
rut en i5oo, en revenant de Rome, & fut
inhumé dans l'église paroissiale de Lates,
près de Montpellier.
XXII. Pierre-Louis de Voltan ne fut
institué par le pape Alexandre VI qu'en
l5oi parce que, après la mort de Hugues
d'Espagne, le chapitre ne put s'accorder
pour l'élection de son successeur; une par-
tie des chanoines élut Bertrand d'Espagne;
l'autre partie élut Pierre de la Porte, & les
deux concurrents firent chacun valoir leurs
droits. Bertrand d'Espagne étant mort sur
ces entrefaites, ses partisans, plutôt que
de céder, le remplacèrent aussitôt par Gas-
pard de Montpézat qui continua la que-
relle avec Pierre de la Porte. Pour termi-
ner cette guerre intestine, le pape donna
l'évèché à Pierre de Voltan, auquel le cha-
pitre finit par se soumettre. Pierre de Vol-
tan présida avant son sacre, le 14 sep-
tembre, les Etats de Languedoc assemblés
au Puy, fit bâtir en i5i8 la chapelle de
Notre-Dame de la Mourère & rebâtit le
palais épiscopal détruit par un incendie.
XXIII. Gaspard de Montpézat, an-
cien compétiteur de Pierre de la Porte en
i5oi, religieux du monastère de Bonnefont,
abbé de l'Escale-Dieu, diocèse de Tarbes,
succéda à Pierre-Louis en iSig. Léon X le
délégua, au mois de décembre i520, pour
mettre Jean de Pins en possession de l'é-
vèché de Pamiers.
XXIV. Louis d'Aurelles, conseiller au
parlement de Paris , ne nous est connu
comme évèque de Rieux que par un arrêt
du Parlement de Toulouse qu'on conservait
dans les archives de cette église. Il mourut
en i522.
XXy. Jean IV de Pins, fils de Gallard,
seigneur de Pins & de Muret, étudia succes-
sivement à Toulouse, à Poitiers, à Paris &
en Italie, où il eut pourprofesseurPhilippe
Beroalde qui lui enseigna le grec & le latin.
Ayant pris les ordres, le roi le nomma con-
seiller clerc au parlement de Toulouse &
plus tard son ambassadeur à Rome & auprès
de la république de Venise. Il fut promu à
l'évèché de Pamiers en i520, mais il ne fut
pas intronisé. Ayant continué de rendre
différents services au roi & à l'Etat il fut
nommé à l'évèché de Rieux en i523. Jean
de Pins érigea en collégiale , eu 1627,
l'église de Saint-Ibars, mourut à Tou-
louse le I" novembre i537, & fut inhumé
dans le tombeau de ses ancêtres, chez les
carmes. Il était en relation avec la plupart
des érudits de son temps & a écrit plusieurs
ouvrages parmi lesquels nous citerons : la
Vie de Beroalde, son maître, celle de sainte
Catherine de Sienne & la Vie de saint Roch.
XXVI. François du Bourg, d'une fa-
mille originaire d'Auvergne, était abbé de
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82
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
443
Saint-Euverto d'Orléans, & de Saint-Lô, dio-
cèse de Coutances, au mois de janvier i53S;
il fut nommé évêque de Rieux la même
année, conserva néanmoins le titre de maî-
tre des requêtes, & fut sacré par l'évêque
d'Angers le 2 septembre 1542. Il fit fondre
les deux grosses cloches de l'église. Fran-
çois mourut à Rieux en i568, & fut enterré
devant l'autel de la paroisse où était alors
le chœur de la cathédrale. Il s'était démis,
en 1564, en faveur de Louis de Genouilhac,
évéque de Tulle. Louis ayant reçu ses
bulles de Rome prit possession malgré le
roi & le chapitre qui, après de longues
discussions, le forcèrent néanmoins à se
démettre.
XXVII. Jean-Baptiste du Bourg,
maître des requêtes, abbé commendataire
d'Olivet, diocèse de Bourges, fut nommé
parle roi à la place de François & confirmé
le 19 février i566. Les religieuses feuillan-
tines lui durent leur établissement dans la
ville de Rieux. Il approuva leur institut le
28 janvier i588, sur la demande de dom
Jean de la Barrière, abbé de Feuillans. Il
commença à faire reconstruire le chœur &
la sacristie de la cathédrale, mais il ne put
les achever. Il tomba malade & mourut le
3i août 1602; son corps d'abord inhumé
dans l'église des Cordeliers, à Rieux, fut
porté dans la cathédrale le 21 mars i6o3 &
placé à côté de celui de son oncle.
XXVIII. Jean V DE Berthier, néàTou-
louse en i556, d'une famille parlementaire,
avait fait ses études à l'université de Tou-
louse où il fut reçu docteur en droit. Il était
abbé de Lézat & prévôt de Saint-Etienne,
quand il fut nommé par le roi, en 1602, à
l'évèché de Rieux, & sacré le 6 avril i6o3
par Pierre, cardinal de Gondi, au château
de Villepreux, près Paris. En 1614, il fut
député par la sénéchaussée de Toulouse
pour assister aux Etats généraux convoqués
à Paris. Il se trouva, en i6i5, à l'assemblée
générale du clergé. Affaibli par l'âge il
obtint du roi de prendre Jean-Louis, son
neveu, pour coadjuteur. Il mourut en fai-
sant la visite de son diocèse en juillet 1620.
Ce fut le premier évéque inhumé dans le
chœur de l'église cathédrale commencée
par son prédécesseur.
XXIX. Jean-Louis de Berthier, neveu
du précédent, coadjuteur de son oncle,
fut sacré sous le titre d'évêque d'Héliopolis
le 2! juin 1617, à Saint-Denis du Pas; après
la mort de Jean, en 1620, il monta sur le
siège. Il se démit de l'évèché & de tous ses
bénéfices, en l65j, en faveur du suivant,
& mourut à Paris le 7 juin i652.
XXX. Antoine-François de Berthier,
conseiller du roi, obtint, sur la démission
de son oncle, le brevet de nomination à
l'évèché de Rieux, aux abbayes de Lézat &dc
la Capelle & à la prévôté de Saint-Etienne
en 1657 ; il fut sacré à Rieux le 25 juin 1662.
Ce prélat établit les pères de l'Oratoire
dans son séminaire, donna sa bibliothèque
aux pères de la Doctrine chrétienne de
Toulouse, institua une confrérie du Saint-
Sacrement, & mourut à Rieux le 29 octo-
bre 1705.
XXXI. Pierre V de Charité de Ru-
THIE, de la même famille que Bernard de
Ruthie, grand aumônier de France sous
François I, était grand archidiacre, vicaire
général & officiai de Comminges lorsque
le roi le nomma à l'évèché de Rieux, le
24 décembre i7o5; il fut sacré dans la ca-
thédrale de Saint-Bertrand, le 3i octobre
1706, & mourut le 29 septembre 1719.
XXXII. Alexandre de Jouanne de
Sauméry était prévôt de Notre-Dame de
Rieux, lorsque le roi le nomma évêque au
mois de février 1720. Il mourut dans sou
diocèse, en 1747, âgé de soixante-sept ans.
XXXIII. Jean-Marie de Catellan,
né à Toulouse en 1696, conseiller clerc au
parlement, fut nommé évéque de Rieux le
29 octobre 1747; il fut sacré à Toulouse le
28 avril 1748, par Jean-François deMacheco
de Premeaux, évêque de Conserans. Il prêta
serment de fidélité au roi, dans la chapelle
de Versailles, le 20 mai suivant. Il se démit
des abbayes de Saint-Paul de Narbonne &
de Boulencourt & de son office de con-
seiller au Parlement, en 1748. Jean-Marie
mourut le 27 mars 1771.
XXXIV. Pierre-Joseph de Lastic de
Saint-Jal, né dans le diocèse de Saint-
Flour en 1726, vicaire général de Châlons-
sur-Marne, fut nommé évêque le 29 juillet
1771 & sacré le 8 septembre suivant. 11
resta sur le siège de Rieux jusqu'à sa sup-
pression, en 1790. [E. M.J
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444
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
NOTE LXXXIII
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Eglise de Saînt-Papoul,
(Abbaye du mcme nom, érigée en évcchc en i3i7.)
LA ville de Saint-Papoul, située dans le
comté de Lauragais, aune petite lieue
de Castelnaudary, doit son nom à une an-
cienne abbaye de l'ordre de Saint-Benoît,
fondée sous l'invocation de saint Papoul,
martyr & disciple de saint Sernin, premier
évèque de Toulouse. Il est fait mention de
l'abbaye de Saint-Papoul, dans la liste des
monastères qui fut dressée en 817 à la diète
d'Aix-la-Chapelle.
Le pape Jean XXII érigea, en iSiy,
l'église de Saint-Papoul en cathédrale, sous
la métropole de Toulouse. Il choisit l'abbé
pour premier évèque & marqua, par sa
bulle du 22 février ]3i8, les limites du nou-
veau diocèse, auquel il assigna quarante-six
paroisses de l'ancien diocèse de Toulouse,
non compris les annexes.
Le chapitre, composé d'un prévôt & de
onze chanoines, avec quelques chapelains
ou autres bénéficiers, est demeuré régulier
jusqu'en 1670, époque à laquelle il fut sé-
cularisé. L'évêque était qualifié seigneur
de Saint-Papoul.
Nous ne connaissons que les noms de
quelques-uns des abbés.
Abbés de Saint-Papoul.
I. Guillaume I n'est cité que dans un
ancien manuscrit, rédigé par les ordres de
Pierre Soybert, évèque de Saint-Papoul.
II. Raimond I assista au concile de
Toulouse en 1068, & à l'élection de l'abbé
de Sorèze en 1071.
III. GÉRAUD I.
IV. Olric ou Ulric, mentionné, comme
le précédent, par le manuscrit de Pierre
Soybert.
V. Guillaume II souscrivit, en i2o5,
une donation faite à l'abbaye de la Grasse.
VI. Pierre de Saint-Germain, abbé
en 1209.
VII. Bernard I de Milhau, abbé en
i23o & en 1233, assista à l'élection d'Ulger,
abbé d'Alet, vers l'an 1234.
VIII. Raimond II de Altinhaco, cité
en 1244 & 1249.
IX. GÉRAUD II, abbé en i25o, i253 &
1254, mourut au mois d'avril i255 & fut
enterré dans le cloître.
X. Bertrand était abbé de Saint-Papoul
en 1259, 1265 & 1273.
XI. Bernard II de la Tour est cité
comme abbé en 1284, 1290, 1299 & 1309.
Il était fort âgé lorsqu'il fut nommé premier
évèque de Saint-Papoul, le 11 juillet i3i7.
Il était, à ce que prétendent les auteurs du
Gallla Chrîstiana, de la famille de Bernard
de la Tour, fait chevalier, en 1244, par
Raimond VII, comte de Toulouse.
Evêques de Saint-Papoul,
I. Bernard I de la Tour, nommé par
le pape à l'évèché au moment de son érec-
tion, en i3i7, mourut le 27 décembre de la
même année.
II. Raimond I de Monstuejols ou
MosTUEJOULS, religieux profès de l'ab-
baye de Saint-Guillem du Désert, premier
évèque de Saint-Flour, fut transféré à Saint-
Papoul au commencement de l'an 1319 Si
créé cardinal en 1327. Il mourut le i3 no-
vembre i335.
III. Guillaume I de Cardaillac, ori-
ginaire du Querci, nommé évèque de Saint-
Papoul vers l'an i327, mourut le i5 février
1347.
IV. Bernard II de Saint-Martial,
évèque de Saint-Papoul le 5 janvier 1348,
mourut le 9 août l36i. Il fut enterré à la
droite du grand autel de l'église cathédrale.
V. Pierre I de Cros, religieux béné-
dictin de Saint-Martial de Limoges & doc-
teur en décrets, successivement cellérier
de l'église de Tulle, prieur de la Voulte,
ordre de Cluny, & abbé de Tournus, fut
nommé évèque de Saint-Papoul en i36i.
Au mois de juin 1370, il fut transféré à l'ar-
chevêché de Bourges, & plus tard à celui
d'Arles.
Note
83
Note
83
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
VI. Bernard III de Castelnau, re-
ligieux bénédictin & abbé d'Aniane , fut
nommé évêque de Saint-Papoul en 1870 à la
place de Pierre de Gros. Il mourut en iSyS.
VII. Pierre II de Gros, frère de
Pierre I, d'abord camérier de l'église cathé-
drale de Saint-Papoul, puis abbé d'Aniane,
fut nommé évêque à la place de Bernard.
Il mourut en 1412 & fut enterré devant le
grand autel de la cathédrale.
Après sa mort, le siège demeura vacant,
l'évêché fut pillé par les Bourguignons &
les archives furent dispersées.
VIII. Jean I de RochetAillée, pa-
triarche de Constantinople, à qui le pape
Jean XXII avait donné, en janvier 1418,
l'évêché de Saint-Papoul en commende, ne
put en prendre possession, quoique l'ar-
chevêque de Toulouse eût confirmé la no-
mination, les chanoines ayant élu à sa place
l'abbé de Lézat, qui s'empara à main armée
du palais épiscopal & de l'église. Jean fut
successivement évêque de Genève, de Paris,
archevêque de Rouen & de Besançon.
IX. Jean II Burle ou du Bourg, né à
Bourg, en Bresse, fut nommé par le pape
Martin V, en 1418, évêque de Saint-Pa-
poul; il était docteur es lois & évêque de
Nice depuis 1409; il fut dans la suite trans-
féré à Saint-Flour.
X. Guillaume II de Montjoie, origi-
naire de Savoie, fut pourvu de l'évêché de
Saint-Papoul sur la démission du précédent.
XI. Raimond II Mairosi, d'abord cha-
noine de Toulouse , ensuite évêque de
Saint-Paul Trois-Châteaux , fut nommé
évêque de Saint-Papoul, après le précé-
dent, & bientôt après transféré à Castres,
où il fut créé cardinal du titre de Sainte-
Praxède, le 23 juin 1426.
XII. Pierre III Soybert, professeur de
droit, fut nommé évêque de Saint-Papoul
le 28 janvier 1427 & prit possession le 27
juillet de la même année. Ayant trouvé à
son arrivée l'église & le palais épiscopal en
ruines, il les restaura l'un & l'autre, enri-
chit l'église de plusieurs joyaux & vases
sacrés & fit recueillir en un volume ce qui
put être retrouvé des titres & actes du cha-
pitre dont les archives avaient été dé-
truites. Il est auteur de plusieurs ouvrages
spirituels. Pierre vivait encore en 1443.
445
Il fut enterré devant le grand autel de la
cathédrale.
XIII. Raimond III de Lupault, de
Lupo alto, chancelier du comte d'Arma-
gnac, nommé évêque de Saint-Papoul le
26 avril 1451, mourut vers l'an 1465.
XIV. Jean III de la Porte, né en
Bourgogne, prédicateur célèbre, succéda
au précédent & mourut en 1468.
XV. Denis de Bar, d'une famille origi-
naire du Berry, fut nommé évêque de Saint-
Papoul en 1468, prêta serment de fidélité
au roi le 9 janvier 1469 & fut transféré en
1471 à l'évêché de Tulle, dont il prit pos-
session le 25 mars 1472.
XVI. Clément de Brillac fut nommé
évêque de Saint-Papoul en 1472, par la
résignation du précédent avec lequel il
échangea, en 1495, cet évêché contre celui
de Tulle.
— Denis de Bar, pour la seconde fois
évêque de Saint-Papoul, présida, comme le
plus ancien évêque, les États de Languedoc
assemblés à Montpellier en i5o4, ainsi que
ceux qui furent tenus à Narbonne en i5o8.
Il mourut le 3i mai i5i7.
XVII. Charles de Bar, neveu de Denis,
lui succéda & mourut en Berry au mois
d'août i538.
XVIII. Jean IV Salviati, neveu du
pape Léon X par sa mère Lucrèce de Mé-
dicis, cardinal, avait déjà l'administration
de l'église de Ferrare lorsqu'il obtint celle
des évêchés d'Oloron & de Saint-Papoul,
à la recommandation du roi François I.
XIX. Bernard IV Salviati, frère du
précédent, après avoir été chevalier de
Malte, embrassa l'état ecclésiastique. Il
était aumônier de la reine Catherine de
Médicis lorsqu'il fut pourvu de l'évêché de
Saint-Papoul, sur la démission de son frère,
le 7 juin l549; •' ^"* ensuite transféré à
Clermont en i56i. Le pape Pie IV le créa
cardinal, & il mourut à Rome en i568.
XX. Antoine-Marie Salviati, neveu
des deux précédents, fut pourvu de l'évêché
de Saint-Papoul, après ses oncles, 8f assista
en cette qualité au concile de Trente, en
l563. Etant allé à Rome l'année suivante,
il se démit de son évêché & fut créé cardi-
nal par le pape Grégoire XIII, en décembre
i583. Il mourut à Rome le 26 avril 1602.
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446
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
XXI. Alexandre de Bardis, Floren-
tin, nommé évêque de Saint-Papoul en
1564, assista au couronnement de la reine
Elisabeth d'Autriche, femme de Charles IX,
en iSyi, aux États de Blois en iSyô, au
co.ncile de Narbonne en iSço. Il mourut à
Castelnaudary, à la fin d'août de l'année
suivante, & le siège de Saint-Papoul resta
vacant pendant près de onze années.
XXII. Jean V Raimond, conseiller au
parlement de Toulouse, nommé évêque de
Saint-Papoul parle roi Henri IV, fut sacré
dans l'église Saint-Etienne par le cardinal
de Joyeuse, archevêque de Toulouse, le
i3 novembre 1602, & mourut deux ans
après, le i5 novembre 1604.
XXIII. François I de Donadieu, reli-
gieux profès de Montolieu, abbé de Saint-
Hilaire, diocèse de Carcassonne, fut nommé
évêque de Saint-Papoul par le roi, en 1608.
Il mourut le 3 avril 1626.
XXIV. Louis deClaret, néàToulouse,
était prévôt de Montpellier & conseiller au
parlement de Toulouse lorsqu'il fut nommé
eu 1626. Il mourut le 2 mars i636.
XXV. Bernard V Despruets, nommé
en i636, sacré à Paris le 9 novembre 1637,
mourut le 20 juillet i655.
XXVI. Jean VI de Montpézat de
Carbon, nommé le 5 juin lôSy, fut trans-
féré à l'archevêché de Bourges le 28 octo-
bre 1664. Il fut nommé à l'archevêché de
Toulouse, au mois de mai 1674, mais ne
prit pas possession, ayant obtenu du roi
l'archevêché de Sens, où il mourut le 3
avril 1686.
XXVII. Joseph de Montpézat de
Carbon, frère du précédent, fut nommé
pour lui succéder le 28 octobre 1664, &
sacré par son frère dans l'église de Sainte-
Geneviève de Paris, le 27 décembre i665;
il fut transféré à Toulouse en 1674.
XXVIII. François II de Barthélémy
DE Grammont de Lanta, docteur de Sor-
bonne & conseiller au parlement de Tou-
louse, nommé évêque de Saint-Papoul le
i3 septembre 1675, ne reçut ses bulles
qu'en 1677. Il fit reconstruire le palais
épiscopal, le cloître & l'église cathédrale,
& mourut au commencement de l'an 1716.
XXIX. Gabriel-Florent de Choi-
Seuil-Beaupré, nommé le 16 mai 1716
& sacré le 17 juillet 1718, fut transféré à
Mende le 17 octobre 1723.
XXX. Jean-Charles de Ségur fut
nommé le 17 octobre 1723, & sacré à La-
vaur le 24 août 1724; il remit son évêché
au roi le 26 février 1735, & mourut à Paris
le 29 septembre 1748.
XXXI. Georges-Lazare Berger de
Charency, sacré le 25 septembre 1735, &
transféré à Montpellier en 1738.
XXXII. Daniel-Bertrand de Langle,
nommé en 1738, sacré le 5 avril 1739, mou-
rut au mois de juin 1774.
XXXIII. Guillaume-Joseph d'Abzac,
nommé le 17 juillet 1774, fut sacré le 7 mai
1775, & mourut en 1784.
XXXIV. Jean-Baptiste-Marie de
Maillé de la Tour Landri, nommé en
1784. L'évêché de Saint-Papoul fut sup-
primé en 1790. [E. M.]
NOTE LXXXIV
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Eglise d'Alals.
(Collégiale de Saint-Jean-Baptiste, érigde en évcché en 1694.)
LE diocèse d'Alais, suffragant de Nar-
bonne, comprenait toute la partie de
l'ancien diocèse de Nimes qui est dans le
pays des Cévennes, depuis les paroisses de
Sauve & de Vezenobre jusqu'aux limites
du Rouergue, du Gévaudan & de l'Uzège.
Il était partagé eu sept archiprêtrés dans
lesquels étaient distribuées ses quatre-
vingt-douze paroisses.
L'église collégiale de Saint-Jeau-Baptiste,
fondée à Alais au, quatorzième siècle, par
les seigneurs de cette ville, & composée de
dix chanoines, un doyen, & un sacristain
chargé en même temps de la cure de cette
ville, fut érigée en cathédrale le 17 mai de
l'année 1694, par le pape Innocent XII. La
bulle d'érection, munie de lettres patentes
qui furent données à Versailles au mois de
juin de la même année & enregistrées au
parlement de Toulouse le 22 octobre sui-
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84
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
447
vaut, réunit à la nouvelle cathédrale l'église
anciennement abbatiale & pour lors collé-
giale de Saint-Pierre de Psalmodi, dont elle
supprima le titre abbatial, de sorte que les
revenus attachés à ce titre, & évalués à dix-
huit mille livres, constituèrent la mense
épiscopale d'Alais, & que les deux chapitres
d'Alais & de Psalmodi n'en formèrent plus
qu'un, composé d'abord de cinq dignitaires,
savoir : un prévôt, un archidiacre, un chan-
tre, un sacristain, toujours curé de la ville,
& un sous-chantre, de dix-huit chanoines,
qui restaient tant d'Alais que de Psalmodi &
dont les prébendes, devenues dans la suite
égales, formèrent dix-huit canonicafs en y
comprenant les cinq dignités, & enfin d'un
bas chœur, tel qu'il existait à Aigues-mor-
tes ou Psalmodi, & qui consistait en douze
prêtres, deux acolytes & un clerc, tous des-
tituables au gré du chapitre.
Eve que s d'Alais.
\. François Chevalier de Saulx,
d'une ancienne famille de Poitou, docteur
& associé de Sorbonne en 1678, fut le der-
nier abbé de Psalmodi, ayant été nommé
évéque d'Alais le 10 avril 1694 & sacré le
29aoùt suivant. Il mourut dans son diocèse,
k la fin du mois d'octobre de l'année 1712.
II. Louis-François-Gabriel de Hen-
NlN-LlETARD, nommé le 23 janvier lyiS,
transféré à l'archevêché d'Embrun au mois
de novembre 1719.
III. Charles de Bannes d'Avejan,
nommé le 8 janvier 1721, abbé de Monte-
bourg en 1723, mort à Paris le 23 mai 1744.
IV. Louis-François de Vivet de
Montclus, né dans le diocèse d'Uzès,
était évéque de Saint-Brieuc, lorsqu'il fut
transféré à Alais & nommé abbé de Saint-
Gilles, au mois de septembre 1744.
V. Jean-Louis de Buisson de Beau-
TEVILLE, né au diocèse de Mirepoix en
1708 j abbé de Valmagne, diocèse d'Agdc,
en 1747; nommé évéque d'Alais le 16 no-
vembre 1755, sacré en 1756; abbé de Sainte-
Croix de Bordeaux en 1761. Mourut le
3o mars 1776.
VI. Pierre-Marie-Madeleine Cor-
TOIS DE Balore , nommé en avril 1776,
sacré le 3o juin, fut transféré à l'évèché
de Nimes en février 1784.
VII. N.-Louis-François de Beausset,
vicaire général de Digne, nommé en fé-
vrier 1784, fut sacré évéque d'Alais le
18 juillet de la même année. [E. M.J
Note
84
NOTE LXXXV
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abhaye de Saint-Sauveur d'Aniane.
(Diocèse de Montpellier.)
L'ABBAYE de Saint-Sauveur d'Aniane était
située dans une étroite vallée du dio-
cèse de Maguelonne, aujourd'hui diocèse
de Montpellier. Elle fut fondée à la fin du
huitième siècle par Benoit, fils d'un sei-
gneur visigoth. Elle doit son nom au petit
ruisseau d'Aniane, aujourd'hui Corbières.
L'église d'Aniane, d'abord dédiée à la
Vierge & au Sauveur, fut agrandie & con-
sacrée par S. Benoît, qui s'appliqua à res-
taurer la règle monastique due à son ho-
monyme. La discipline à laquelle il soumit
ses religieux les rendit si rccommandables,
qu'on lui en demanda de divers monastères
pour y introduire la réforme. En 8i5, S. Be-
noît quitta le monastère d'Aniane, par ordre
de Louis le Débonnaire, pour prendre la
direction de celui de Noirmoutier près do
Saverne, & plus tard de celui de Saint-Cor-
neille d'Inde. Il mourut le 11 février 821.
Cette aibaye fut brûlée en i562 par les
religionnaires ; elle a été rebâtie depuis sur
le même ruisseau d'Aniane. Elle fut affiliée
en i663 à la congrégation de Saint-Maur.
Abbés d'Aniane.
I. S. Benoit fut abbé d'Aniane jusques
en 8i5; il mourut en 821.
II. SÉNÉGILDE fut le second abbé d'A-
niane. Louis le Débonnaire lui accorda,
en 8x5, la possession du monastère de Gou-
dargucs & d'un autre, appelé Caseneuve,
qui avait été fondé autrefois, dans le pays
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85
Note
8â
448
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
d'Uzès, sous rhivocatioii de la Vierge, par
Guillaume de Gellone , & donné par ce
comte à Charlemagne. Sénégilde mourut
en 819.
III. Georges était abbé d'Aniane en
G19, année où il reçut, par un diplôme de
Louis le Débonnaire, la confirmation de
la donation faite à son monastère de l'ab-
baye de Bellecelle, fondée par Vulfarius ,
comte d'Albi. Georges mourut en 822.
IV. Tructesinde fut élu par les reli-
gieux abbé d'Aniane en 822 , en présence
de Nébridius, archevêque de Narbonne, &
d'Agobard, archevêque de Lyon.
V. Ermenald succéda à Tructesinde.
Cet abbé est cité dans une donation faite
en 83o à l'abbaye d'Aniane, par une femme
nommée Bertile. Il assista en 835 à la diète
de Crémieu. On ignore s'il vécut après
l'année 838 , époque où on voit son nom
figurer pour la dernière fois.
VI. Élie, successeur d'Ermenald, acheta
d'Aliard , en 839 , tout ce qu'il possédait
dans le pays de Béziers.
VIL Arnoul obtint, le 21 juin 853, de
Charles le Chauve, la confirmation des
privilèges de son abbaye & de toutes les
donations qui lui avaient été faites. On
croit que cet abbé est le même qu'Arnoul
qui fut élu évêque de Carcassonne en 875.
VIII. GiLMOND était abbé d'Aniane la
troisième année du règne du roi Eudes,
eu 890 ou 891.
IX. RoSTAING, religieux d'Aniane, fut
abbé de Goudargues, d'Aniane & de Cruas.
Il conserva ces abbayes jusqu'en 913, année
de sa mort, quoiqu'il eût été nommé arche-
vêque d'Arles.
X. ManassÈs, né en Bourgogne, de War-
nier & de Teutbergue, était neveu de
Hugues, roi d'Italie & comte de Provence.
Il succéda à Rostaing, non-seulement dans
les abbayes d'Aniane, de Cruas & de Gou-
dargues, mais encore dans l'archevêché
d'Arles.
XL Bernard I Géraud, évêque de Bé-
ziers, était abbé d'Aniane vers 960.
XII. Leufroi était abbé en 971, comme
on le voit par un acte d'échange qu'il fit
avec Bernard , évêque de Béziers , & Ber-
nard, évêque de Nimes.
XIII. Rainald reçut en 972, d'Heldin,
vicomte de Lodève , les églises de Saint-
Martin & de Saint-Jean. Il vivait encore
en 991 .
XIV. Hugues premier du nom fut le
successeur de Rainald.
XV. SalvATOR était abbé d'Aniane du
temps du roi Robert. Il avait déjà pris pos-
session de l'abbaye en 996 & vivait encore
le 20 novembre i025.
XVI.PoNS I est cité comme abbé d'Aniane
en 1028. En 1061 Nicolas II lui donna un
bref confirmatif de celui que Jean avait ac-
cordé à son prédécesseur pour les biens,
droits, immunités de l'église & du monas-
tère, avec la faculté d'envoyer les religieux
à ordonner à tel évêque qu'il jugerait à
propos. Sa mort est marquée au mois de
janvier dans le nécrologe de Lérins.
XVII. Emenon, d'abord religieux de
Gellone, ensuite prévôt de Saint-Pierre de
Sauve, fut élu abbé d'Aniane après la mort
de Pons, en 1062. Il vécut jusqu'en 1093.
Sa mort est marquée au dix-huitième jour
d'avril dans les nécrologes de Saint-Gilles
& de Gellone.
XVIII. Pierre I de Sauve est cité dans
un acte de 1094 comme donataire de Pierre-
Raimond, pour la métairie de Combes. Il
vivait encore en 11 10.
XIX. Pons deuxième du nom était abbé
en iii5, ainsi que le prouve la confirma-
tion d'une donation faite à l'abbaye par
Garsinde & son mari Pierre-Raimond. Pons
assista au concile de Toulouse en 11 19, &
le l5 juillet de la même année le pape
Callixte II lui donna l'investiture du mo-
nastère de Goudargues contre les préten-
tions de l'archevêque d'Arles & de l'abbé
de la Chaise-Dieu.
XX. Pierre II Raimond de Calz reçut
de Fredol, en 1120, une métairie, en pré-
sence de Pierre, évêque de Lodève. Il vi-
vait encore en 11 38.
XXI. Guillaume I, fils de Béliarde, cité
en 1141, eut beaucoup à souffrir de Ber-
mond, évêque de Béziers. C'est ce que
nous apprend Pierre le Vénérable dans une
lettre adressée au cardinal Aimeri. Il vécut
jusqu'en 1 164.
XXII. Pierre III fit quelques acquisi-
tions, en II 55, d'Ermessinde, fille de Rai-
mond de Celca. Le pape Adrien IV lui
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8Ô
Note
85
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
449
adressa des lettres coufirmatives de la tran-
saction faite par Aldebert, évêque de Ni-
mes, entre lui & Bertrand, prieur de Gou-
dargues, d'une part, & Raimond, évêque
d'Uzès, de l'autre, touchant quatorze églises
dont ils revendiquaient mutuellement la
propriété. L'abbé Pierre vécut jusqu'en
1 i6o environ.
XXIII. Gaucelin-Raimond de Mont-
FEYROUX était abbé d'Aniane en ii6i.
Promu par Alexandre II à l'évèché de Lo-
dève, le pape lui accofda la permission de
conserver son abbaye; mais peu de temps
après il en confia l'administration au sui-
vant.
XXIV. Raimond I, fils de Guillaume VI,
seigneurde Montpellier, &de Sybille, avait
été destiné, en 1146, par le testament de
son père, pour être religieux de Cluny.
Après avoir fait profession dans cet ordre,
il fut nommé abbé d'Aniane en 1162. Au
mois de juillet 1187, il succéda à Gaucelin
dans l'évèché de Lodève.
XXV. Adhémar, fils de Galberge, est
mentionné avec Aimeri, abbé de Lodève,
dans un acte de vente passé au mois de
mars 1188. Le nom de cet abbé figure dans
les actes jusqu'en 1195.
XXVI. Gaucelin était cellérier d'Aniane
lorsqu'il en fut élu abbé en 1196. Il forma
une association de prières avec Pons, abbé,
& les religieux de Franquevaux, le 28 fé-
vrier 1201, & leur céda l'église de Saint-
Sauveur du Pin avec ses dépendances. Pour
acquitter les dettes de son monastère, il
aliéna au seigneur de Montpellier, pour
quatre mille sols melgoriens , une bonne
partie du fief & des redevances féodales de
la paroisse de Saint-Paul de Frontignan.
Bn qualité de prieur de Goudargues, cet
abbé fit échange de quelques églises avec
Guillaume, évêque d'Uzès, & il consentit
à l'établissement de la chartreuse de Val-
bonne. Pons de Vallauques lui restitua,
en 1204, tout ce dont ses parents s'étaient
emparés dans une des paroisses de son dio-
cèse.
XXVII. Amian est cité par Andoque,
dans sa Liste des évèques de Béziers (p. 75),
comme abbé d'Aniane en 1204. Guillaume,
évoque de Béziers, lui fit alors cession d'un
fief qu'il avait acquis de Pons de Ceiras.
XXVIII. Bernard II de Verfeuil était
abbé dès i2o5, ainsi que le prouve un acte
de reconnaissance passé au mois de juillet
de cette année. Il eut une contestation
avec Pierre-Benoît, abbé de Franquevaux,
pour l'église de Saint-Sauveur du Pin; elle
fut terminée en 1209 par Hugues, évêque
de Riez, légat du Saint-Siège. Bernard
mourut le 14 juillet 1218, pendant la durée
du chapitre général qu'il tenait dans son
abbaye.
XXIX. Guillaume II d'Abrignac fut
élu aussitôt après la mort de Bernard, en
1218, & Bernard, évêque de Maguelonne,
confirma son élection. Cet abbé vécut jus-
qu'en 1282.
XXX. Guillaume III de Vallauques,
cité dans un acte d'acquisition de l'an 1282,
approuva, en 1235, la donation d'une re-
devance féodale faite à son monastère par
Raimond de Roquevieille. Il est mentionné
dans le nécrologe au 3 novembre, sans dé-
signation de l'année.
XXXI. Guillaume IV de Parme, abbé
d'Aniane, était chapelain du pape. Il fut
choisi comme arbitre, en 1246, entre Guil-
laume, élu archevêque de Narbonne, &
Ulger, élu évêque d'Alet. Il est encore cité
dans un acte du 7 avril 1247.
XXXII. Pierre IV de Sauve était abbé
d'Aniane en i25o, au mois de janvier, ainsi
que le constate l'acte de visite de l'abbaye
de Saint-Pierre de Sauve, diocèse de Nimes,
faite par Guillaume de Deux-Vierges, abbé
de Saint-Guillem du Désert. Il prêta serment
de fidélité au roi, en 1269, pour le château
de Gignac, & mourut le 5 octobre 1281.
XXXIII. Raimond II Delmas succéda à
Pierre de Sauve en 1281. Il eut à peine le
temps de se faire reconnaître & mourut la
même année.
XXXIV. Pons III de Canillac, oncle
du cardinal Raimond, fut nommé abbé en
1282. Il approuva, en 1287, la fondation
d'une lampe, qui devait être allumée à cer-
tains jours de fête dans l'église de Saint-
Sauveur. Pons mourut en i3i i.
XXXV. Gui de Canillac, chambrier
d'Aniane , succéda à Pons , son frère , selon
Gariel, en i3i2. Il prêta serment de fidélité
au roi le 3o avril i3i7, & fut définiteur au
chapitre général des bénédictins, tenu à
Note
85
Note
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45o
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Narbonne, dans l'abbaye de Saint-Thibery,
en 1329. Il est encore fait mention de lui
en i33o & en i332.
XXXVI. Guillaume V de Laudun ou
DE Landorre est cité comme abbé dans
un acte capitulaire d'Aniane en i335, de
concert avec Arnaud , évêque de Mague-
lonne. Il fit, en iSSg, beaucoup de bien
à l'église de Sainte-Croix de Celleneuve. Il
fut promu à l'évêché de Béziers en 1349.
Le nécrologe indique sa mort au 29 mai,
sans désignation de l'année.
XXXVII. Pons IV de Canillac, neveu
des précédents, fils de Guillaume & neveu,
par une sœur, de Bertrand de Deaux, élu
abbé d'Aniane en 1349, réforma plusieurs
abus qui s'étaient introduits dans l'admi-
nistration de l'abbaye & mourut en i36i.
XXXVIII. Jean I de Gasc, originaire de
Manosque, en Provence, prieur de la Ca-
nourgue, dans le diocèse de Monde, fut
nommé abbé d'Aniane par le pape Inno-
cent VI , en i36i. 11 promulgua les bulles
d'érection du monastère de Saint-Benoît &
Saint-Germain , fondé à Montpellier par
Urbain V en i362. Jean gouverna l'abbaye
jusqu'en 1867 qu'il fut nommé évêque
de Nimes. Le nécrologe place sa mort au
19 août, sans désignation de l'année.
XXXIX. Bernard III de Castelnau,
né dans le diocèse d'Agde, parent du pape
Urbain V, fut nommé, en 1867, par le
Souverain-Pontife pour remplacer Jean de
Gasc. Il fut promu à l'évêché de Saint-
Papoul en 1370.
XL. Pierre V de Vernobs, trésorier
de Grégoire XI, fut élu abbé en 1369. Le
pape le nomma à l'évêché de Maguelonne
le i3 août 1373.
XLI. Pierre VI la Plotte était abbé
de Charroux lorsqu'il fut élu abbé d'Aniane
en 1373. Grégoire XI le nomma un de ses
exécuteurs testamentaires. Il assista en
1373, avec plusieurs cardinaux & prélats,
au contrat de mariage de Raimond, fils du
vicomte de Turenne, & de Marie, fille de
Jean , comte de Boulogne et d'Auvergne.
XLII. Hugues II de Pouzols fut élu
abbé d'Aniane vers 1378, & nommé en 1395
définiteur du chapitre général tenu par les
bénédictins, à Carcassonne, dans la maison
des dominicains, & de celui qui se réunit à
Toulouse en 1397. Il mourut peu de temps
après.
XLIII. Philippe, élu abbé par les reli-
gieux d'Aniane lorsqu'il demeurait à Avi-
gnon , institua, le 16 juin 1899, Jean,
évêque deTusculum, cardinal d'Amboise,
son vicaire général , pour approuver la
translation d'un religieux de Saint-Pierre
de Châlons à l'abbaye d'Aniane, & lui con-
fier le prieuré de Saint-Pierre de Gignac.
Philippe présida , en 1401, le chapitre des
bénédictins de la province de Narbonne &
de celle d'Auch. Benoît XIII l'institua son
vicaire général & son officiai dans l'église
d'Arles pendant la vacance de ce siège. Il
assista au concile de Pise en 1409. A son
retour, il fut élu, en 1410, président du
chapitre général des bénédictins tenu chez
les dominicains de Carcassonne; il résida
depuis dans cette abbaye.
XLIV. Guillaume VI, nommé abbé,
institua un vicaire général le 11 décembre
1413, assista en 1414 au concile de Cons-
tance, comme député de la province de
Narbonne, & mourut en 1422.
XLV. Pierre VII de Rocosel, docteur
en droit canon & prieur de la Daurade,
assista au concile général de Constance;
il devint abbé d'Aniane en 1423 & mourut
en 1443, vers le mois d'août.
XLVI. Bertrand de Brison, religieux
d'Aniane & prieur de Saint-Amand de Teu-
let, fut élu abbé au mois de septembre 1448,
mais il ne put obtenir l'exclusion de Jean-
Armand , abbé désigné par le roi , & fut
obligé de se retirer.
XLVII. Jean II Armand était abbé de
Saint-Thibéry, lorsqu'il fut transféré à
l'abbaye d'Aniane, par un brevet du roi, à
la fin de l'année 1448. Il eut pour concur-
rent Bertrand, élu par le chapitre, & il ne
paraît avoir été paisible possesseur qu'à la
fin de l'année 1444. Jean abdiqua en 1402
& se réserva seulement le revenu de quel-
ques terres. Il vivait encore en 1457; son
testament est daté du 3 mai de cette année.
XLVIII. Girard Lerouge fut nommé
abbé d'Aniane par le roi Charles VII en
1452, sur la cession du précédent. Il reçut
de ce prince, au mois d'août 1454, des let-
tres de sauvegarde & de protection royale;
les religieux d'Aniane lui accordèrent, le
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Note
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NOTES SUR L'FIISTOIRE DE LANGUEDOC.
45 1
Note
7 août 1459, la faculté de porter le bitou
pastoral hors du monastère pendant dix
jours. Girard, parvenu à une grande vieil-
lesse, résigna son abbaye, en 1490, en fa-
veur de son neveu. Il fonda, en 1495, un
anniversaire solennel, à l'occasion duquel
il fit plusieurs legs. 11 vivait encore en i5oi.
XLIX. Jacques Lf.rouge, protonotaire
apostolique, administrateur perpétuel de
l'abbaye de Saint-Jacques de Béziers, de-
puis 1473, fut pourvu de celle d'Aniane,
en vertu de la résignation de son oncle, &
prêta serment de fidélité au roi en 1490. Il
prit possession le i" juin 1491 & vécut
jusqu'en 1494.
L. Antoine I de Narbonne, de la mai-
son de Talairan, diocèse d'Agde, fils de Jean
de Narbonne ,& de Sybille de Caraman,
succéda à Jacques, & son élection fut con-
firmée parisarn, évéque de Maguelonne,
le 18 février 1494. 11 prit possession par
procureur le 22 du même mois, & fit cons-
truire, en i5o6, la chapelle de Saint-Sébas-
tien. Le parlement de Toulouse lui enjoi-
gnit, le i3 septembre 1^09, de faire faire
les réparations du dortoir & du réfectoire
de l'abbaye, comme il y était tenu. Antoine,
parvenu à une extrême vieillesse, résigna,
en i5i6, en faveur de son neveu, sous la
réserve du revenu de quelques prieurés &
de la moitié des droits de collation.
LI. Antoine II de Narbonne, fils de
Guérin, seigneur de Salelle, était neveu du
précédent; il avait fait profession, en i5o7,
dans l'abbaye d'Aniane, & en était cellérier
en i5i3; il succéda à son oncle le 16 juin
i5i6 & prit possession le 7 septembre sui-
vant ; ce fut le dernier abbé régulier. Le
roi le nomma à l'évèché de Sisteron en
i53i, en vertu du concordat passé entre ce
monarque & le pape Léon X. Peu d'années
après, Antoine fut transféré à l'évèché de
Màcon & conserva néanmoins son abbaye.
11 mourut en 1543.
LU. Jean III du Bellay, cardinal, évé-
que de Paris, fut le premier abbé commen-
dataire nommé par le roi. Il se démit de
cette abbaye, en 1546, en faveur du suivant.
LUI. Rostaing de la Baume, évéque
d'Orange, prit possession de la commende
de l'abbaye d'Aniane en 1546. Le 3i jan-
vier i547, il s'obligea envers les religieux
à leur fournir annuellement cinq cents
setiers de froment & cinquante muids de
vin. 11 mourut en i555 ou au commence-
ment de i556.
LIV. Jean IV de Saint-Chamont était
archevêque d'Aix, lorsqu'il obtint la com-
mende de l'abbaye d'Aniane, en i558. Pen-
dant son administration, les religionnaires
s'emparèrent de l'abbaye, le 25 avril i562.
Ce monastère devint la proie des flammes :
les meubles, les archives, les chartes furent
portés sur la place publique & jetés au feu;
l'abbé lui-même embrassa le parti des cal-
vinistes. Il se démit en i567 de son abbaye
en faveur de Jean N... Mais ce résignataire
ne put obtenir ses bulles de Rome à causa
de son ignorance, & Jean de Saint-Cha-
mont garda son abbaye jusqu'en i568, re-
nonçant au droit de désigner son succes-
seur.
LV. Jean V Bourgeois fut nommé par
le roi à l'abbaye d'Aniane, lorsque Jean de
Saint-Chamont eut embrassé la religion ré-
formée. Il obtint ses provisio'ns du Saint-
Siége le 26 juin i568, & prit possession à la
fin de l'année suivante. Le confidentiaire,
ainsi que le nomment les tables d'Aniane,
conserva la commende jusqu'en iSyi, qu'il
s'en départit au gré de Jean de Saint-Cha-
mont, auquel, après l'édit de pacification,
le roi avait accordé le droit de choisir son
successeur. Quelques-uns prétendent néan-
moins que Jean Bourgeois fnt commenda-
taire jusqu'en i58o, année où il se maria.
Heiwi III fit alors régir cette abbaye par
Jacques de la Roche. L'année suivante, en
i58i, il en confia l'administration à Rai-
mond de Fizes, & nomma abbé, le 5 février
1582, Laurent de Fizes.
LVI. Laurent de Fizes, clerc du dio-
cèse d'Agde, était abbé de Saint-Laumer
de Blois lorsque, après le mariage de Jean
Bourgeois, le roi lui donna le brevet de
l'abbaye d'Aniane en commende. Le pape
Grégoire XIII lui accorda ses bulles le
i3 février i582. Il prit possession par pro-
cureur le 3i mai i583, & vint lui-même à
Aniane le i5 février 1584. Il fut obligé de
céder son abbaye au seigneur de Spondeil-
lan pour éviter les inconvénients fâcheux
dont il était menacé. Ce seigneur, en atten-
dant que son fils fût en âge de se passer
Nor
4:
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
d'un prête-nom, y pinça pour représentant
Pierre Host, prêtre du diocèse de Béziers.
LVII. Louis 1 du Caylar de Spon-
DEILLAN prit possession de l'abbaye le
19 août 1600. Il embrassa le parti des armes
peu de temps après.
LVIIl. Tannegui le Blanc de Rol-
1.ET, né à Aniane,fut nommé, par Henri IV,
à l'abbaye d'Aniane en i6o3, & la posséda
jusqu'en 1614.
LIX. Pierre VIII le Blanc de Rol-
LET, frère cadet du précédent, devint abbé
d'Aniane par suite de la démission de son
frère en sa faveur. Il permuta cette dignité,
en i6l5, avec le cardinal de Bonzi.
LX. Jean VI de Bonzi, cardinal, évêque
de Béziers, conserva la commende jusques
en 1621.
LXI. Clément de Bonzi, chanoine de
la basilique de Saint-Pierre & Saint-Paul,
eut le brevet du roi pour l'abbaye d'Aniane
après la mort du cardinal Jean, le 26 juil-
let 1621. Grégoire XV lui délivra ses bulles
le 9 août suivant. Il prit possession par
procureur le 17 avril 1622, & vint à Aniane
le 5 septembre 1627, où il fut reçu avec
solennité. L'année suivante, il fut promu
à l'évêché de Béziers. C'est ce prélat qui,
à la demande des religieux d'Aniane, y intro-
duisit les bénédictins réformés de la con-
grégation de Saint-Maur.
LXII. Pierre IX de Bonzi, cardinal,
évèque de Béziers & successivement arche-
vêque de Toulouse & de Narbonne, fut
nommé par le roi à l'abbaye d'Aniane en
1639. Il posa la première pierre de la nou-
velle église de cette abbaye le 28 avril 1679,
en fit la bénédiction & consacra le grand
autel le 10 février 1688. Il mourut le
II juillet 1703.
LXIII. N. Blouin obtint le brevet du
roi pour la commende d'Aniane, le 14 août
1703.
LXIV. Louis II de la Tour du Pin de
MoNTAUBAN, fils d'Alexandre de la Tour
du Pin & de Lucrèce du Puy de Monfbrun,
était docteur en théologie, abbé de Saint-
Guillem du Désert depuis 1698, évèque de
Toulon depuis le i5 août 1712; il fut
nommé par le roi à l'abbaye d'Aniane le
17 octobre 1723, & mourut dans son dio-
cèse le 12 septembre 1737.
LXV. N. de Chevriers fut pourvu en
commende en 1708.
LXVI. N. MoreAU fut pourvu en com-
mende en 1753; il fut nommé à l'évêché
de Vence en 1759 , & transféré à Mâcon
en 1763.
LXVII. N. de Tourdonnet fut pourvu
de l'abbaye en commende, en 1782. [E. M.]
NOTE LXXXVI
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Ahhaye de Notre-Dame d'Arles.
(Diocèse de Perpignan.)
Non
85
L'
'abbaye de Notre-Dame d'Arles, ordre
de Saint-Benoît, située sur le bord du
Tech, portait primitivement le nom de
Valespir. On dit qu'elle avait d'abord été
construite plus haut dans la montagne, 8i
que ce fut sous le règne de Louis le Dé-
bonnaire que les religieux vinrent s'établir
dans le lieu où existe aujourd'hui la petite
ville d'Arles. Indépendamment de l'église
abbatiale de Notre-Dame, il y avait à Arles
deux églises paroissiales, Saint-Sauveur,
qui desservait la ville & les deux faubourgs,
& Saint-Etienne, à l'usage des habitants de
la campagne. Les cures étaient à la nomi-
nation de l'abbé. Cette abbaye, une des
plus anciennes des Gaules, puisqu'elle re-
monte au temps do Charlemagne, était de-
venue si paiivre, au seizième siècle, qu'on
se vit dans la nécessité de l'unir à l'abbaye
de Saint-André de Sorède. Cette union fut
faite à la prière de Philippe II, roi d'Es-
pagne, par le pape Clément VIII. Les bulles
d'union sont en date du i3 août 1592. De-
puis lors, l'abbaye de Sorède ne renferma
plus de religieux & huit moines seulement
résidèrent à Arles.
Abbés d'Arles.
I. Castellan I, considéré comme le
fondateur du monastère, obtint en 821 un
diplôme en faveur de son abbaye.
II. Babila était abbé en 832.
Note
86
Note
86
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
453
III. Recesindus fit confirmer en 844,
par Charles le Chauve, le diplôme obtenu
de Louis le Débonnaire, en 821, par Cas-
tellan.
IV. Recimirus, frère & successeur du
précédent, est cité dans une lettre de
l'abbé Hilperic, éditée par Mabillon".
V. Hilperic écrivit à Charles le Chauve
pour lui demander de contribuer aux ré-
parations de son monastère, ruiné par les
Normands; il reçut de ce prince, en 869,
un diplôme confirmatif des privilèges de
l'abbaye.
VI. Casteli.AX II était abbé en 873
& en 878.
VII. SuNiFRED est cité comme abbé
en 883.
VIII. Bernard I était abbé en 900.
IX. Agobard, cité comme abbé en 916.
X. GiSAND ou WiSAND était abbé eu 929.
XI. Guimera est cité en 948 & 944.
XII. Agomksindus est nommé dans des
actes de 948 & de 949.
XIII. AiMERl fit consacrer, le 18 octo-
bre 957, les églises de Notre-Dame & des
saints apôtres Pierre & Paul, in Valle Alba-
niana, par Arnoul, évèque de Girone.
XIV. Arnoul siégeait en 937 & en 963.
Il mourut le 24 octobre & tut enterré
dans la chapelle des SS. Côme & Damien.
XV. Thibaut, cité en 977 & en 978.
XVI. SiNTILLUS vivait en 994. Il est
encore cité dans un acte de l'année looi.
XVII. Etienne est cité comme abbé
dans une charte du 23 janvier 1008.
Une charte du mois de juin 1009 fait
connaître un abbé Gaudefroi, lequel,
si ce nom a été bien transcrit, a précédé
l'abbé Gauzbert.
XVIII. Gauzbert est mentionné en
1 010, en ion & en 1012.
XIX. BONFIL^ I, Bonusfilius, figure en
1020 dans le testament de Bernard, comte
de Besaudun; il était encore abbé en I023.
XX. Guillaume I, cité en io3i & io32.
XXI. Bonfils deuxième du nom fit un
échange avec Guillaume, comte de Besau-
dun, en 1037. Ce futprobablement sous son
administration que se fit, en 1046, la con-
sécration de l'église de Notre-Dame d'Arles,
' Mabillon, Annales, t. 3. p. C72.
par Guifred, archevêque de Narbonne, Bé-
renger, évèque d'Elne, & Guifred, évèque
de Carcassonne.
XXII. BÉRENGER I siégeait en 1060. Il
vécut jusqu'en 1076.
XXIII. Girard transigea le 20 décembre
1090 avec Raimond-Matfred, au sujet d'une
église de Saint-Martin.
XXIV. Bernard II souscrivit en 11 14
la sentence portée au sujet du différend
qui existait entre son monastère & celui
de Cuxa, pour l'église de Saint-Pierre de
Turreliis. Il vécut au moins jusqu'en ii32.
XXV. Raimond I, cité en 1141,61 con-
sacrer, le II octobre ii57, par Bérenger,
archevêque de Narbonne, l'église de son
monastère qui venait d'être reconstruite. Il
vécut jusqu'en 1174.
XXVI. Robert I, surnommé Déni au
dire de dom Martène, est nommé en 1178,
au mois d'octobre, dans des lettres d'Al-
phonse, roi d'Aragon, défendant à tout che-
valier ou clerc d'élever des châteaux forts
dans l'étendue des fiefs dépendant de l'ab-
baye d'Arles.
— Bernard n'est connu que par un ca-
talogue des abbés, fourni par dom Taver-
ner, chanoine de Barcelone; il aurait vécu
en 1187. Cette autorité étant peu digne de
foi, nous mentionnerons cet abbé sans lui
fixer de rang dans la série.
XXVII. Robert II reçut en 1188 per-
mission d'Alphonse, roi d'Aragon, de forti-
fier la paroisse de Saint-Martin de Four-
ques. Il est encore cité dans un acte du
17 juillet 1 198.
XXVIII. Bernard III est mentionné en
1 199 & en 1202; il vécut jusqu'en 1208.
XXIX. Geraud d'Esbac était abbé en
1209, en 1212 & en I2i3.
XXX. Bernard IV de Montesquiou,
abbé en 1214, mourut le 1 3 septembre 1220,
comme le constate l'épitaphe placée sur sa
tombe, dans la chapelle des SS. Côme &
Damien.
XXXI. Benoit I est cité en 1220.
XXXII. Bernard V de Pineda était
abbé d'Arles en 1223 & 1226.
XXXIII. Benoit II, cité en 1226.
XXXIV. Arnaud I Bérenger, cité en
1229, vivait encore le 12 octobre 1233.
XXXV. Palaïinus est cité en uSS.
Note
86
Noie
4-'4
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
XXXVL Arnaud II Bérenger, abbé eu
1289, occupa le siège jusqu'en 1248.
XXXVII. Pons I était abbé en 1249 &
I25o.
XXXVIII. Pierre I est cité en 1230 &
I25l.
XXXIX. Pons II de Castellar était
abbé au mois de février i252, & le 23 juin
1260, époque où il fonda son anniversaire.
XL. Raimond II d'Esbac, abbé au
mois de janvier 1261, fut le successeur
de Pons de Castellar. Les Bénédictins &
les auteurs du Gallia Christlana' placent
ici cinq abbés : Raimond II, Antoine I,
Raimond III, Robert III, & Raimond IV
qu'ils font vivre jusqu'au mois de novem-
bre l3o3j mais M. de Bonnefoy, en pu-
bliant l'épitaphe de Raimond d'Esbac, a
prouvé que ces cinq abbés n'en faisaient
qu'un & qu'il fallait effacer de la liste des
abbés d'Arles Raimond II, Antoine î, Ro-
bert III & Raimond IV'. Raimond fit un
accord le 23 novembre 1280 avec le roi de
Majorque, au sujet des droits de justice du
monastère; il augmenta de deux le nombre
des moines qui auparavant n'était que de
vingt, acheta le Mas de Falgars au mois
d'août 1282, & le château de Codalet, le
29 avril 1296. Cet abbé fit une donation
au vestiaire des religieux, au mois de no-
vembre i3o3.
XLI. Bernard VI d'Axat, religieux &:
prévôt de Cuxa, fut élu abbé d'Arles en
1304. En i3o8, il fit dresser le livre censier
de l'abbaye appelé caput brève, en langage
vulgaire capbreou. Il figure encore dans un
acte du mois de février i3il.
XLII. Bernard VII de Thaosca, reli-
gieux de Moissac, fut confirmé abbé d'Ar-
les le 4 juillet i3i2. Il est encore cité en
1314.
XLIII. Bernard VIII d'Esbac, d'abord
infirmier de l'abbaye, fut élu abbé le i"" de
mai i3i6. Il résigna en 1326 & mourut le
26 novembre 1345.
XLIV. Guillaume II, dont l'élection
fut confirmée le 17 août i326, mourut en
i332.
' Nouv. édit. t. 6, col. 1088.
' Voir Bulletin de la. Société agricole & littéraire
des Pyrénées-Orientales, 1866.
XLV. Bernard IX Mainard, moine de
la Grasse, fut élu abbé d'Arles en i332. Il
est mentionné en i339 & le 7 septembre
1340.
XLVI. Raimond III était abbé le i8 octo-
bre 1344. Il fit rédiger le censier de l'abbaye
en 1346 & en 1347. Il était abbé le i3 fé-
vrier i35o, comme on le voit par un acte
dans lequel il figure comme arbitre, & vi-
vait encore le 27 avril i352; mais peut-être
à cette dernière époque s'était-il démis,
puisqu'on trouve avant cette époque le
nom de son successeur.
XLVII. Bérenger II de Pierreper-
TUSE est cité comme abbé d'Arles en i35o,
le 23 mai & le 4 septembre i352. Son nom
figure encore dans un état des cens de
l'abbaye de i36i.
XLVIII. Pierre II, abbé en 1364 &
l365, renonça à ses fonctions en 1369.
XLIX. Arnaud III, abbé de Saint-Pierre
de Rosas , diocèse de Girone, fut nommé
abbé d'Arles en 1369 & mourut la même
année.
L. Bérenger III, d'abord prieur de
Saint-Paul de Barcelone, nommé en 1369,
reçut, le 3o juin i370, l'hommage des habi-
tants de Saint-Laurent de Cerdagne, & le
i5 novembre de la même année, celui des
habitants d'Arles. Il est encore cité en 1371.
LI. Pons III transigea en 1371 avec les
habitants d'Arles.
LU. Bérenger IV, qui n'est peut-être
pas différent de Bérenger III , créa un
maître de l'œuvre dans l'église de Saint-
Engrate, en 1372.
LUI. Pierre IÎI reçut le serment de
fidélité des habitants de la paroisse de
Saint-Etienne d'Arles, le 23 août i373. Il
vivait encore le 23 avril i38o.
LIV. François I était abbé le 3 octobre
i38o. Son nom se trouve^dans un grand
nombre d'actes jusqu'au 4 septembre 1393.
LV. Pons IV de Villanova fit rédiger
le censier de l'abbaye, le 3o août 1394.
Son nom figure en 1398 & même en 1400 ;
mais à cette époque il devait avoir abdiqué.
LVI. Bernard X de Ortallo était
abbé en 1399. D'après un catalogue cité
pardom Martène, il fonda son anniversaire
le 21 novembre 1416 & vivait encore le
1 1 août 1434.
NOTB
86
Note
86
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC
Mar-
455
Note
LVII. QuiRCUS est cité par dom
tèiie en 1435.
LVIII. Antoine I siégeait eu 1435, 1436
& 1438. Il assista au concile de Bâle en
1439.
LIX. François II, abbé en 1442 & au
mois de décembre 1453.
LX. Jacques Vives, abbé en i486.
LXI. Antoine II de Narbonne, abbé
de Notre-Dame d'Arles, le 6 mai 1493,
d'après le chartrier de l'abbaye de Moissac.
LXII. Honoré d'Oms, d'abord cham-
brier de la Grasse, était administrateur de
l'abbaye d'Arles en i5i5, en i520 & en i533.
L'abbaye était vacante en l545.
LXIII. François III vivait en 1549; il
paraît avoir été en compétition avec le sui-
vant. •
LXIV. Michel I d'Oms, cité comme
abbé commendataire le 8 juillet i55i.
LXV. N. d'Esbac, abbé en 1.552.
L'abbaye était vacante en i555.
LXVI. Michel II d'Oms, abbé commen-
dataire, cité le 24 octobre 1564, était mort
le i5 mai 1576.
L'abbaye était encore vacante en 1579
& en 1590.
LXVII. Michel III est nommé en 1594.
Il mourut en lâgS.
LXVIII. François IV de Saint-Just,
docteur en droit civil & canon, reçut
l'abbaye d'Arles en 1598. Eu 1614, il est cité
sous le titre d'abbé d'Arles & de Saint-
André de Sorède.
LXIX. Michel IV tint un chapitre dans
son abbaye en 1622.
LXX. Jean I Baptiste de Calders,
abbé dès 1622, mourut le 14 février i63o.
LXXI. Marc Corona siégeait en i63o.
Il mourut en i632.
LXXII. N. Desguell est cité en 1634
par dom Taverner.
LXXIII. Joseph I Porrass, religieux
de Montserrat, abbé d'Arles, mourut en
1644.
LXXIV. Pierre IV du Pont, docteur
en droit civil & canon & en théologie,
chanoine & archidiacre d'Urgel, régit l'ab-
baye pendant vingt ans sans avoir obtenu
ses bulles qui ne lui furent expédiées qu'en
1669. Il mourut en 1684.
LXXV. Joseph II de Sulers, religieux
profès de Cuxa, fut enterré dans l'église
d'Arles, comme on le voitpar son épitaphe.
Il mourut le 3 décembre 1696,
LXXVI. Jean II Hervé Bazan de Fla-
MENVILLE, évêque d'Elne, abbé désigné
par le roi, régit l'abbaye jusqu'en 1701
sans avoir obtenu ses bulles.
LXXVII. Natalis Gaillard deChau-
DON, né à Aix, en Provence, religieux pro-
fès de Saint-Victor de Marseille, docteur en
théologie & conseiller du roi, fut désigné
par le roi le 24 décembre 1701. Il obtint
ses bulles le 3i juillet 1702, & mourut le
26 avril 1722, année où la mense abbatiale
d'Arles fut unie à l'évêché d'Elne. [E. M.J
NOTE LXXXVII
ajoutée par Lr.s nouveaux éditeurs.
Abbaye de Mallast ou de Montolîeu,
(Diocèse de Carcassonne.)
LE monastère appelé Saint-Jean-Baptiste
de Mallast ou du château de Mallast
dans les actes du neuvième & du dixième
siècles, fut aussi désigné sous le nom de
Valseguier, à cause de la vallée où il était
situé, & plus tard il fut connu sous celui
de Montolieu, en raison, disent les Béné-
dictins, des oliviers dont les environs sont
plantés. Ce monastère fut fondé du temps
de Charlemagne, par un saint personnage
nommé Olemond , près d'une chapelle dé-
diée à saint Martin, sur le bord du ruisseau
de Lampy, dans le diocèse de Carcassonne.
Son fondateur obtint un diplôme par lequel
l'empereur prenait le nouveau monastère
sous sa protection spéciale. Olemond eut
soin de faire confirmer ce privilège par
Louis le Débonnaire en 816.
Abbés de Montolieu.
I. Olemond ou Olomond, fondateur
du monastère, était en correspondance avec
Théodulphc, évêque d'Orléans, qui fait
son éloiTc. Il mourut le 10 décembre 828,
Note
87
Note
87
456
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
II. V/lLAFRED, qui succéda à Olemond,
obtint eu 829 un diplôme de Pépin, roi
d'Aquitaine. Ce prince confirma à l'ab-
baye, en 835, la donation d'une terre si-
tuée dans le comté de Toulouse. V/ilafred
mourut, à ce qu'on croit, le 1" décem-
bre 844.
III. RiCHOMER I ou RiCHiMER, succes-
seur de Wilafred, est cité dans un diplôme
de Charles le Chauve du 3o juillet 854, par
lequel ce prince confirme toutes les pos-
sessions du monastère. 11 nomma un fondé
de pouvoir pour venir plaider à Narbonne
au tribunal du marquis de Gothie, le 18 no-
vembre 862, contre un nommé Pierre, qui
contestait une possession de l'abbaye. Ri-
chomer vécut jusqu'en 877.
IV. UgoberT, abbé en 878, est cité
dans les chartes en 884 & en 898. Il mou-
rut le 12 mars, sans qu'on sache en quelle
année.
V. Rainulfe ou Ranulfe, cité en 898,
gneurs de Carcassonne, &c. Il mourut vers
l'an 948.
X. Tresmire. Suivant l'acte d'une do-
nation faite par Arnaud, comte de Carcas-
sonne, en faveur de l'abbaye de Mallast,
Tresmire était abbé en 948; il fit bâtir
l'église de ce monastère, ou seulement la
chapelle de Saint-Michel, suivant une ins-
cription trouvée sur une pierre d'autel, au
commencement du dix-huitième siècle. Il est
cité dans les actes jusqu'en 981, & sa mort
est indiquée au sixième jour de janvier.
XI. RoDALD succéda à Tresmire en 981.
Un prêtre, nommé Arnaud, lui fit donation
des maisons, jardins, vignes & des terres
cultivées ou incultes qu'il avait eus de la
succession de ses parents. Cet abbé permit
à Aigbrand & à Hubert, en 986, d'acheter
près de Villeneuve autant de terres qu'ils
le jugeraient convenable, avec exemption
de tout cens pendant leur vie, mais à con-
dition que le tout ou au moins une partie
Note
87
reçut, en 906, la donation d'un alleu & de retournerait à l'abbaye après leur mort.
quelques domaines légués à son monastère
par Acfred, comte de Carcassonne. Il mou-
rut au mois de novembre de cette année
ou de la suivante.
VI. BOSON reçut, en 908, la donation
de l'alleu de Villepêche & de l'église de
Sainte-Eulalie, dans le diocèse de Carcas-
sonne, & mourut le i3 décembre de la
même année.
VII. RiCHOMER II ou RiCHIMER est
connu par l'acquisition qu'il fit, vers 909,
de l'alleu de Caux , dans le territoire de
la Grasse, pour lequel il paya deux cents
sols aux vendeurs Sanche & Richilde, son
épouse.
VIII. Alphonse était abbé de Monto-
lieu dès 910 ; un nommé Benoît lui fit
cession, au mois d'août, d'un alleu situé à
Montolieu. Il revendiqua, en 918, contre
Bernard, viguier du comte de Toulouse,
l'alleu do Villefedose, comme étant exempt
de toutes charges, dans un plaid tenu par
Armand, évêque de Toulouse. Alphonse
mourut le 24 janvier 931.
IX. DoNADiEU donna à son monastère,
le 14 avril 932, un village situé dans le ter-
ritoire de Carcassonne. Il recouvra aussi
les biens usurpés par le comte Pons & re-
XII. Benoît était abbé de Montolieu
en 988, au mois de mai, lorsqu'il fit l'acqui-
sition d'un alleu dans le village de Popi-
lian, pour vingt-deux deniers, d'Amélius
& d'Ellefrède, son épouse. Il mourut le
3l août de cette année.
XIII. Arnoul devint abbé vers looi.
Voici le résumé d'un acte qu'un nommé
Eudes, partant pour Jérusalem, fit avec lui
en faveur du monastère : « Si je meurs
u dans mon voyage, dit Eudes, je donne à
« la maison de Saint-Jean-Baptiste mon
i< alleu appelé Canavelles; à Autier, ma
u maison & mes moulins de Gariberne; je
« les lègue, après le décès d'Autier ou de
« son fils, à l'abbé Arnoul s'il vit encore;
« enfin, après la mort d'Arnoul & d'Au-
u tier, à l'abbaye de Saint-Jean. J'ai fait cet
M arrangement avec Arnoul, parce qu'il
« m'a donné cinquante sols, & avec Au-
« tier, parce qu'il m'en a donné quarante.
« Ce sont mes amis. » Du temps d'Arnoul,
Raoul, religieux, étant malade, donna au
monastère trente muids de vin & quatre-
vingts sols de deniers narbonnais, dont le
produit devait être employé à faire un cru-
cifix, & sept arpents de vignes, dont le re-
venu devait être affecté à la façon dudit
çut plusieurs donations faites par des sel- crucifix; il chargea de l'exécution de ces
Note
87
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
dispositions trois religieux de son couvent,
leur prescrivant de prendre possession des
vignes, de faire couvrir le crucifix d'une
lame d'argent fin & de le faire dorer en or
moulu. Cette opération achevée, le gardien
ou cellérier de l'église de Saint-Jean devait
percevoir le produit des vignes, à la charge
d'éclairer l'église en tout temps, de jour &
de nuit, soit avec des cierges, soit avec
des lampes. Ce testament est du 3o octo-
bre ICI 2.
XIV. Etienne était abbé en 1016, au
mois de mai, lorsqu'il reçut en don du
prêtre Benoît un alleu, des maisons, des
jardins, terres, vignes, cour, aire, &c., si-
tués au village d'Arzenc, dans le Carcasses.
Etienne est cité dans divers actes. Il était
encore abbé en io36.
XV. Guillaume I Hugues, cité comme
abbé en 1041, donna à cens, en 1044, un
certain nombre d'arpents de vignes à Ber-
nard & à Ponce, sa femme. Jean & Aimeri,
religieux de Mallast, firent donation, avec
son autorisation, à leur couvent, de quel-
ques vignes qui leur venaient de leurs pa-
rents : ils mirent pour condition qu'on
donnerait chaque année un repas extraor-
dinaire à la communauté. Guillaume mou-
rut en loSç.
XVI. Pierre I succéda à Guillaume-Hu-
gues vers 1060, suivant une sentence ren-
due contre les héritiers de Bernard & de
Ponce. Il est fait mention de cet abbé, le
3 février io83, dans l'acte d'une donation
faite à l'église de Saint-Pons, par Raimond,
vicomte de Minerve. Pierre fut promu cette
année à l'évéché de Carcassonne.
XVII. BÉRENGER est indiqué comme suc-
cesseur de Pierre. Le premier acte où il
soit fait mention de lui est de l'année 1 100;
c'est un engagement pris par Pierre Airo-
veir, partant pour Jérusalem, par lequel il
hypothèque son fief pour vingt sols nar-
bonnais. On trouve le nom de l'abbé Bé-
renger en plusieurs actes jusqu'en l'an-
née I l32.
XVIII. Bernard I d'Amansans, fils
d'Ermengarde, était abbé le 19 mars 1134
ou Il35. Il est nommé en divers actes en
ii36, ii38, 1 141 & 1 142. En 1 146, Roger,
vicomte de Carcassonne, & son frère, vi-
comte de Béziers , fondèrent la ville de
457
Montolieu, auprès de l'abbaye de Valse-
guier. Dans un acte de l'année 1146, le
vicomte Roger déclare avoir construit un
château dans l'alleu de Saint-Jean-Baptiste
de Valseguier, autrefois le château de Mal-
last, aujourd'hui Montolieu, afin de pour-
voira la siireté du monastère, avec l'appro-
bation de Bernard, de l'évèque Pons do
Carcassonne, &c., & il établit ensuite le
droit que lui, au cas où il mourrait sans
enfants, & Raimond-Trencavel , son frère,
auraient sur le château & le bourg de
Montolieu. Le 3 juin de la même année,
Bernard & les religieux promirent avec
serment de rendre aux deux vicomtes le
château & le bourg de Montolieu toutes
les fois qu'ils en seraient requis. Telle est
l'origine de cette petite ville, qui a donné
son nom à l'ancienne abbaye de Mallast.
L'abbé Bernard mourut en ii5o.
XIX. Pierre II de l'Ile était prévôt
de Trulhars lorsqu'il fut élu abbé de Mon-
tolieu. On voit des actes signés de lui en
1154 & II 58. On le trouve encore cité
en 1 170.
XX. SiCARD, fils de Guillerme, de pré-
vôt qu'il était en 1169, devint abbé de
Montolieu en 1172 & peut-être avant.
Roger, vicomte de Béziers, lui vendit, le
16 novembre 1174, la moitié des droits féo-
daux qu'il avait sur le château & le bourg
de Montolieu.
XXI. ISARN I acheta, le 28 mars 1182,
les droits & prétentions de Raimond-Guil-
laume sur le four du bourg de Montolieu,
qu'il tenait du monastère, moyennant vingt-
cinq sols hugonencs de Carcassonne. En
1 189, il acheta aussi de Bonhomme de Cas-
tres , pour soixante sols melgoriens , la
moitié du four du bourg de Montolieu que
celui-ci tenait du monastère. Il mourut au
mois de juillet 1 191.
XXII. Bernard II de Magalad était
abbé en 1192. Le 3i janvier 1195, il acheta
de Mabille & de Gualharde, sœurs, filles
de Roger de Durfort, ce qu'elles possé-
daient dans le château de Ferrand, moyen-
nant deux mille sols melgoriens. En 11 96,
Pons l'Arbalétrier, bailli de l'abbé, quit-
tança le contrat de vente d'une maison du
château de Montolieu & en perçut les
lods; le 20 janvier 1202, Bernard est cité
Note
87
Note
£7
4!)^
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
sous le titre d'ancien abbé; ce qui prouve
qu'il ne l'était plus alors.
XXIII. IsARN II d'Aragon, surnom qu'il
tirait d'un château voisin de Montolieu, se
qualifiait, le 20 janvier 1200, procureur
du monastère de Saint-Jean de Valseguier,
& de même en i2o5 & 1208; il est appelé
abbé au mois de mars I2l3, & jîrocureur
en I2i5. Isarn vivait encore en i23o, & il
était alors qualifié d'ancien procureur ou
ancien abbé.
XXIV. Ermengaud était abbé élu eu
I2i5, & béni, en 1217, le i3 juin. Il était
gieux donnèrent en usufruit à R. Je Cane
suspenso ou de Capendu, & à Pierre, son
fils, la moitié du village de Villardonel,
en reconnaissance de ce que le monastère
ayant été envahi par Trencavel, vicomte de
Béziers, ils avaient accueilli humainement
l'abbé & les religieux qui ne savaient où
se retirer & leur avaient procuré un asile
dans la ville de Carcassonne. Ermengaud
confirma, au mois de septembre 1248, les
coutumes de la ville de Montolieu, suivant
une transaction faite avec la communauté
de cette ville qui lui compta dix-huit cents
Note
27
présent lorsque Pierre del Boy se donna sols melgoriens, & prit l'engagement de
gratuitement & volontairement à la maison payer pareille somme pendant six ans pour
(le l'Hôpital de Montolieu, s'obligeant sous réparer les dommages que le vicomte Tren-
te bon plaisir de dom Géraud de Ville- cavel & les autres hérétiques avaient faits
traver, sacristain de l'abbaye, à prendre la au monastère en 1240. Cet abbé mourut
croix sans délai. Guillemette, femme de en 1247.
Pierre del Boy, s'offrit également à cette XXV. GÉRAUD I DE Montalt, crigi-
maison à laquelle ils donnèrent les pro- naire de Mirepoix, fut abbé en 1248. L'ab-
duits de deux vignes dans le fief de Monto- baye était alors grevée d'emprunts, & pour
lieu, s'engageant pour toute leur vie, & la libérer, l'abbé & les religieux vendirent
en l'honneur de Dieu & de la Vierge, à en usufruit à maître Payen de Mirepoix,
veiller aux propriétés de cette maison & à archiprêtre d'Ulmaise, les revenus & droits
distribuer des secours aux pauvres du lieu qu'ils avaient dans les villages voisins de
& aux étrangers. Ermengaud les institua, Saint-Gaudri , Orsans, Castlar & Bordes,
conjointement avec Bernard Espinasse, pour deux mille quatre cents sols melgo-
procureurs, maîtres & directeurs de cet riens. L'acte fut passé en chapitre. Le
hôpital, qui dépendait de cette abbaye.
Amauri, duc de Narbonne, comte de Tou-
louse & seigneur de Montfort, donna à
Ermengaud & au monastère de Valseguier
ou de Montolieu tout ce qu'il avait dans
le château, la ville & le faubourg de Mon-
tolieu & dans le voisinage de cette ville, à
l'exception toutefois de ses droits d'ost &
de chevauchée, moyennant onze mille sols
melgoriens; l'acte est daté du siège de C^as-
12 janvier 1249, Géraud reçut l'hommage
d'un grand nombre de seigneurs pour des
fiefs dépendant de son monastère. En 1272,
Grégoire X invita Géraud à se trouver au
concile de Lyon. Cet abbé reçut cette même
année, dans la cour de l'abbaye, l'hommage
de sept cent quarante-cinq habitants de
Montolieu. Géraud présenta requête, en
1278, au lieutenant du sénéchal de Carcas-
sonne & de Béziers pour que son abbaye ne
telnaudary, le 23 septembre 1220. Saint fût pas frustrée de ses droits sur les biens
des hérétiques attribués au fisc. Il mourut
au mois de juillet de l'année suivante &
fut inhumé à côté de l'autel de la Sainte-
Trinité.
XXVI. Pierre III d'Alzonne qui, sui-
vant un catalogue, était fils de Pierre de
Miramont, viguier de Montolieu, avait été
ouvrier & chambrier de l'abbaye; il fut
élu abbé le 27 octobre 1279. En 1287, lo
3o janvier, Robin Larchier, Bourguignon,
s'offrit volontairement comme vassal, lui
& ses héritiers, à l'abbé & aux religieux de
Louis, roi de France, confirma le traité au
mois d'avril i23i, comme on le voit par un
acte conservé dans les archives de Carcas-
sonne. Ermengaud dressa des statuts pour
la ville de Montolieu au mois de novem-
bre I23l.
En 1238, le 2 février, il partagea les re-
venus de l'abbaye entre les officiers de
l'abbaye qui étaient le prieur claustral, le
sacristain, le cellérier, l'infirmier, l'aumô-
nier, le maître des œuvres & l'armoirier.
Le 6 janvier 1241, Ermengaud & les reli-
Note
87
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Montolieu. Sous Pierre d'Alzoïine on com-
mença la reconstruction de l'église du mo-
nastère qui tombait de vétusté j mais cette
dépense dépassant les moyens de l'abbaye,
le pape Nicolas IV accorda cent jours d'in-
dulgence à ceux qui concourraient à cette
bonne œuvre : le bref est du i3 août 1 289.
Suivant une ancienne inscription, Pierre
fit reconstruire l'abbatiale en cette même
année. Il mourut à la fin de l'année 1294.
XXVII. Pierre IV, fils de Bernard de
Capendu, était prieur de Villardonel quand
il fut élu abbé de Montolieu, le 12 février
1295. En janvier 129S, Bernard de Ca-
pendu, chevalier, reconnut tenir de Pierre
& de son monastère, en fief noble, tout ce
qu'il possédait à Villardonel. Pierre adhéra
avec les autres prélats à l'appel au futur
concile fait par Philippe le Bel contre les
prétentions de Boniface VIII. Bernard de
Capendu, ci-dessus cité, ayant vendu,
moyennant deux mille livres tournois, la
moitié indivise de Villardonel à Bernard
& Pierre de Rochefort, avec le droit de
moyenne justice, Bernard & Pierre recon-
nurent tenir cette acquisition en fief noble
du monastère, qui possédait l'autre moitié,
& ils promirent à l'abbé ainsi qu'aux reli-
gieux de se comporter à leur égard en fidè-
les vassaux. En i3o5, l'abbaye était vacante.
XXVIII. Barthélémy de Barre est
qualifié abbé élu & confirmé dans une
charte du 27 aoilt i3o6. En i3o8, il fut
obligé par arrêt de remettre au roi le châ-
teau de Mallast dont il s'était emparé. Bar-
thélémy reçut divers actes d'hommages de
la part des feudataires de l'abbaye. Il mou-
rut en i32i & fut inhumé dans la chapelle
de Saint-Benoît.
XXIX. IsARN III DE Hautpoul fut fait
abbé de Montolieu par compromis le 9 mai
i32i; mais il paraît que le pape ne con-
firma pas son élection.
XXX. Pierre V DE Chastelus est qua-
lifié abbé le 22 août i322; il était alors
absent. A la fin de cette même année, le
pape Jean XXII le nomma abbé de Cluny,
& le fit ensuite passer sur le siège de Va-
lence.
XXXI. OziLiUS de Molone ou de Mor-
lone était abbé de la Sauve-Majeure lors-
que Jean XXII l'institua abbé de Monto-
459
lieu en i322. Il est fait mention d'Ozilius,
le 16 août l327, dans un règlement fait à
propos du jugement d'une femme adultère.
Raoul Chalot, réformateur, député par le
roi vers les sénéchaussées de Carcassonne
& de Toulouse, s'accorda à la demande de
l'abbé avec les consuls de Montolieu, & ils
convinrent que les coupables d'adultère,
soit de la ville, soit de la campagne, ne
subiraient que la peine portée par la loi
Julia & ne seraient point promenés nus
par la ville, comme c'était la coutume;
qu'ils payeraient seulement soixante sols à
la cour de justice du lieu, à moins qu'ils ne
préférassent faire la course. On ajoute que
pour la rémission de cette peine, les habi-
tants de Montolieu offrirent mille livres
tournois au roi & à l'abbé, qui depuis i3i3
avait un droit égal dans la juridiction de
cette ville. Ozilius mourut en février i332.
XXXII. Guillaume II d'Aure, sur-
nommé de Poyane, du diocèse de Carcas-
sonne, professeur en l'un & l'autre droit,
était de la famille de Dodon , comte de
Comminges, qui, ayant épousé Bertrande,
comtesse d'Aure, en prit le nom & les ar-
mes. Guillaume fut d'abord religieux dans
le monastère de Lézat, puis abbé d'Aisnay,
& enfin de Montolieu en i333, par la fa-
veur de Jean XXII, qui le créa cardinal
le 18 décembre i338. Il paraît qu'il se dé-
mit alors de l'abbaye. Le pape le fit évo-
que de Tusculum en i35o, & il mourut à
Avignon en i36i. Pierre Frizon rapporte
que son corps fut déposé à Montolieu
dans un tombeau de marbre blanc sur le-
quel il était représenté couché; ce monu-
ment fut détruit au seizième siècle par les
calvinistes. Guillaume avait fondé son an-
niversaire en 1346 & avait ordonné qu'on
nourrît ce jour-là quinze pauvres ou qu'on
leur donnât à chacun quatre deniers; il
donna aussi mille florins d'or pour que
l'hebdomadier distribuât tous les jours
trois deniers aux pauvres, mais ce capital
fut employé à la bâtisse de l'église.
XXXIII. Raimond I Roger d'Aure,
sacristain d'Alet, parent du précédent,
dont il était vicaire général dès i338, est
qualifié abbé par la grâce de Dieu & du
Siège apostolique, au préjudice de Saxe,
élu par le chapitre de Montolieu. Le
Note
87
Note
87
460
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
4 juillet 1842, il diminua, avec l'approba-
tion du pape Clément VI, le nombre des
religieux & le fixa à trente-sept, non com-
pris l'abbé & les convers. Le 14 décembre
1844, il acquit pour trois cents livres tour-
nois l'exercice de la justice criminelle &
civile dans le château de Villardonel. Rai-
mond reçut, le 11 avril 1340, la somme de
deux mille livres des consuls de Montolieu,
pour diminuer l'amende qui frappait les
adultères. Il fit faire cette même année la
consécration de l'église. On mit sous le
maître-autel des reliques de saint Christo-
phe & d'autres martyrs. Raimond mourut
en 1847.
XXXIV. Guillaume III de Cantise
succéda à Raimond en 1348. L'archevêque
de Narbonne Pierre céda à Guillaume & à
ses successeurs, en 1349, le droit qu'il
pouvait avoir dans les églises, lieux & châ-
teaux de BrugairoUes, Trulhars & autres
en ce qui concernait la garde des églises &
les dépouilles des curés morts ab intestat.
Le 3 avril l355, maître Arnaud de Castillon,
notaire royal, originaire de Cologne, dio-
cèse de Lombez, se donna avec tous ses
biens au monastère, y fit vœu de chasteté
& d'obéissance & fut reçu par l'abbé & le
chapitre comme frère; l'abbé lui promit
vingt-cinq florins d'or pour son travail.
Le 8 décembre i358 , Guillaume reçut do
son chapitre un moulin situé dans la juri-
diction du château de Trulhars, à condition
que l'abbé ajouterait un demi-pain & un
demi-quarton de vin aux deux pains &
demi & aux deux quartons de vin qu'il
faisait distribuer tous les jours à chaque
religieux; ce que l'abbé accepta. Il mourut
le 20 juillet i36i.
XXXV. Saxe I de Montesquiou, le
même probablement qui avait été élu après
la mort de Guillaume d'Aure, promu au
cardinalat, était chambrier du monastère.
Innocent VI l'en nomma abbé par une
bulle datée de la dixième année de son
pontificat qui correspond à l'année i36i.
Le 21 janvier 1 366, Saxe s'engagea à bâtir
une forteresse pour défendre les fiefs du
roi & de l'abbaye ainsi que les vassaux du
domaine de Trulhars qui lui donnèrent
à cet effet soixante-cinq florins d'or. Le
3o octobre 1374, il reconnut tenir le lieu
de Montolieu avec ses dépendances en pa-
réage avec le roi, sous le serment de fidé-
lité qu'il prêta, promettant qu'il serait bon
& fidèle sujet du roi Se de ses successeurs
à la couronne de France. Saxe mourut le
9 novembre 1384.
XXXVI. Bertrand de Palaye ou de
Palayan, d'abord abbé de Saint-Sever,
en Bigorre, reçu docteur par Guillaume
d'Aigrefeuille , protonotaire apostolique
en i365, abbé de Saint-Hilaire en 1369, fut
nommé à Montolieu le i3 décembre 1384;
les années suivantes , il reçut divers actes
d'hommages. En 1390, Bertrand fut main-
tenu, par sentence de l'official de Carcas-
sonne, dans la possession des meubles de
feu Raimond de Malvière, curé de Gar-
mase, contre l'héritier Arnaud de Mal-
vière; il institua un maître d'école à Mal-
last, le 17 octobre 1392, & mourut au mois
d'août 1393.
XXXVII. HÉLiE DE Chalez, neveu de
Pierre de Chalez, évêque de Montauban,
était religieux d'Aurillac & prieur de Lon-
gueville,di.ocèsede Rouen, lorsqu'il fut ins-
titué abbé de Montolieu par Clément VII,
le 16 août 1393; il était vicaire général de
Simon de Cramaud, évêque de Carcassonne,
& vécut jusqu'en 1409.
XXXVIII. Géraud II de Penne, grand
prieur de l'église d'Alet, fut institué abbé
de Montolieu par Alexandre V, le 4 août
1409. Il ne prit possession qu'en 1411. En
1412, les religieux lui firent des remon-
trances très-sérieuses sur sa négligence à
remplir ses obligations concernant la nour-
riture des frères; il mourut au mois d'octo-
bre 141 7.
XXXIX. Arnaud Vinat était aumônier
de l'abbaye lorsque ses confrères, en vertu
du décret du concile de Bâle, l'élurent
pour leur abbé, le 18 octobre 1417 ; il
reçut divers hommages, & mourut le 3o sep-
tembre 1429.
XL. Saxe II de Montesquiou, sacris-
tain en 1417, aumônier en 1419, fut fait
abbé de Montolieu par Martin V, le 21 oc-
tobre 1429; il prêta serment de fidélité au
roi, en présence du juge-mage de la séné-
chaussée de Carcassonne, au mois de jan-
vier 1430. Bertrand Peirolier, doyen de
Montolieu, reçut, comme procureur de
Note
»7
Note
87
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
461
l'abbé, le contrat Je l'acquisition faite par
Guillaume de Noguères d'une condamine
dans Te territoire de Montolieu. Saxe mou-
rut en 1445, au mois de mars.
XLL Jean 1 Picon, religieux & ouvrier
de Montolieu, fut élu abbé par ses con-
frères, en 1443; il rendit hommage au
roi, la même année, pour les lieux de
Brosses & de Villardouel. Cet abbé mourut
le 12 février 1465, & fut inhumé le lende-
main dans l'église.
XLIL Amauri de Senergue, bachelier
en théologie, profès de l'ordre de Saint-
Benoît, prêtre & prieur de Notre-Dame de
Toulouse, fut élu abbé de Montolieu à
l'unanimité; mais l'évêque de Carcassonne
& ensuite le pape refusèrent de confirmer
son élection. Le pape entendait maintenir
Jean Guasquet, prévôt de l'église de Car-
cassonne ; le roi avait désigné Guillaume de
Roquefort, qui l'emporta pendant quelque
temps. Amauri néanmoins prit possession
cinq ans après, mais il ne jouissait ni des
fruits ni des revenus de l'abbaye.
XLIII. Guillaume IV DE Roquefort,
religieux, prêtre & sacristain du monastère
du Mas-d'Azil, diocèse de Rieux, obtint du
roi l'abbaye de Montolieu par la faveur de
Bertrand de la Roche, chambellan du roi,
son parent; il prêta serment au roi en 1463.
Jean Guasquet ayant renoncé à ses préten-
tions, sur l'invitation de Louis XI, moyen-
nant la réserve d'une pension de cent cin-
quante livres tournois, Paul II approuva
cet arrangement le 9 août 1465, & malgré
l'opposition du frère Bernard de Voisins,
Guillaume fut reconnu abbé en 1466. Il fit
faire la boiserie & les stalles du chœur de
l'église, & fut nommé évêque d'Alet en 1489.
XLIV. Pierre VI de Rousergie, im-
proprement appelé DU Rosier, docteur
en droit, prévôt de l'église métropolitaine
de Saint-Etienne de Toulouse, chancelier
de l'université de cette ville, fut nommé
dès 1481 par le pape à l'abbaye de Monto-
lieu, sur la démission d'Amauri de Sener-
gue, qui prétendit toujours avoir conservé
son droit contre Guillaume de Roquefort.
Pierre fit valoir ses prétentions, & le
14 août 1487, Guillaume fut condamné par
arrêt du parlement de Toulouse aux dé-
pens & à la restitution des fruitsj mais les
compétiteurs transigèrent, Se Pierre laissa
à Guillaume une pension alimentaire.
Le 22 juin 1490, Pierre prit une seconde
fois possession de l'abbaye ; lorsqu'il eut
été fait archevêque de Toulouse, il con-
serva l'abbaye de Montolieu en commende.
Nommé évêque de Lavaur après avoir cédé
l'archevêché de Toulouse à Hector de
Bourbon, son compétiteur, Pierre résigna
également, en 1499, l'abbaye de Monto-
lieu; il est qualifié dans un acte de i5oo
docteur en droit, évêque de Lavaur, prévôt
de l'église métropolitaine de Toulouse,
chancelier de l'université de cette ville &
ancien abbé de Montolieu.
XLV. Simon de Beausoleil, chanoine
régulier, prévôt de l'église de Lavaur, grand
archidiacre de celle de Toulouse, fut insti-
tué abbé de Montolieu par Alexandre VI,
vers la fin de l'année i5oo, sur la démission
de Pierre de Rousergue. Simon, qualifié
abbé ou administrateur perpétuel du mo-
nastère de Montolieu, donna, de concert
avec le chapitre, le 25 septembre i5ii, à
Jacques Cartier, prêtre, un os du bras de
saint Christophe, martyr, pour l'église de
Chasteigner, diocèse de Maillezais; il fut
élu évêque de Lavaur en i5i5.
XLVI. Jean II de Beausoleil, bache-
lier en droit, sous-chantre de l'église do
Narbonne, fut pourvu par LéonX, en i5i5,
del'abbaye de Montolieu, sur la résignation
de son oncle, qui se réserva la moitié des
bénéfices & de la collation des offices en
forme de pension. Le même pape lui per-
mit de se servir de la mitre, de l'anneau
pastoral, de la crosse & autres ornements
pontificaux dans l'abbaye & lieux de sa dé-
pendance, &c. En i5i7, l'abbé Jean donna
aux commissaires du roi une déclaration
de tous les revenus de l'abbaye, & mourut
peu de temps après.
XLVII. SÉBASTIEN de Bonne, grand
prieur de l'église cathédrale de Castres, fut
nommé abbé de Montolieu par le pape
Léon X, le 6 février i5i9, sur la présenta-
tion du roi ; il prit possession le 14 juin &
nomma des officiers de justice au mois d'oc-
tobre; il se démit en 1540, en faveur de son
neveu, avec lequel il permuta, de l'agré-
ment du roi, pour l'office de chambrier.
XLVIII. Antoine de Bonne, religieux
Note
87
NOTK
87
462
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
& grand prieur de l'église de Castres, pré-
vôt de la même église après sa sécularisa-
tion, chambrier de Montolieu, permuta
avec son oncle cet office pour l'abbaye, le
24 juillet 1540. Le 29 mai 1544, Antoine
permuta la prévôté de Castres avec Rai-
mond Suitard de Turin, curé de Saint-Jean
de Fiac & annexes, cure que Paul III lui
avait accordée en commende. Il mourut
vers le mois de juin 1547.
XLIX. François de Créquy, évêque
de Boulogne, perçut les revenus de l'abbaye
jusqu'à ce qu'il eût résigné en faveur de son
frère.
L, Jacques de Créquy, frère du pré-
cédent, fut nommé par le roi à l'abbaye de
Montolieu en i55o, & reçut, du consente-
ment de son frère, ses provisions du pape
Jules III le 19 novembre; cependant la
bulle, adressée à Jacques & à l'évèque de
Carcassonne, porte que le pape avait
nommé cet abbé par suite de la mort
d'Antoine de Bonne. Jacques reçut divers
hommages; il aliéna en iSyo, en faveur
des seigneurs de Bellissen, la moitié de la
justice haute, moyenne & basse de Seve-
rargues. Le 20 janvier iSyg, les calvinistes
entrèrent dans la maison de l'infirmerie de
Montolieu & la détruisirent en y mettant
le feu; ils se retirèrent avec un grand butin
après avoir commis plusieurs meurtres. Le
nécrologe dit qu'ils emportèrent les reli-
quaires qui tenaient à peine dans le grand
autel, long de dix pieds & la ge de sept,
qu'ils enlevèrent des ornements d'or & de
soie couverts de perles & de pierreries.
L'abbé Jacques fut si frappé de ces mal-
heurs qu'il mourut de chagrin le 24 sep-
tembre i58o; les religieux nommèrent deux
d'entre eux pour vaquer au spirituel & au
temporel du monastère; le siège était en-
core vacant en 1682. «
LI. Louis de Lorraine, cardinal de
Guise, archevêque de Reims, était abbé de
Montolieu le 6 juillet i582; il institua pour
son vicaire général noble François de Do-
nadieu, religieux de l'abbaye. Louis fut tué
aux Etats de Blois, en i588. Les religieux,
après sa mort, nommèrent le cellérier & le
chambrierpourvicaires généraux, le 28 jan-
vier 1589.
LII. Christophe de l'Estang, évèque
de Lodève, reçut de Henri III la commende
de l'abbaye de Montolieu; mais il ne put
obtenir les provisions de Rome ; il fut aussi
abbé d'Uzerche, évêque d'Alet & plus tard
de Carcassonne.
LUI. LiBÉRATus de l'Estang, né à
Brives -la -Gaillarde, vicaire général de
Christophe de l'Estang, évêque de Lodève,
succéda en 1391 à ce dernier comme abbé
de Montolieu, & perçut en son nom les
revenus de l'abbaye. Il mourut à Monto-
lieu où il attendait ses bulles, au mois de
novembre suivant. L'économe nommé par
le roi & les vicaires généraux nommés par
le chapitre affermèrent les biens du monas-
tère à Louis Gandilh, négociant d'Alzonne,
& le siège resta vacant jusqu'en 1624. Le
22 janvier 1601, les officiers claustraux du
monastère s'étaient cotisés volontairement
pour réparer le cloître, ruiné par les cal-
vinistes.
LIV. Raimond II Roux, prêtre du
diocèse de Carcassonne, muni du brevet
du roi & des bulles d'Urbain VIII, prit
possession de l'abbaye au mois d'avril 1624.
L'année suivante, au lieu de payer pension
aux religieux, il leur céda les lieux & châ-
teaux de Montolieu, de Sainte-Eub.lie, de
Garmase, de Ferrand, de Brosses & de
Trulhars avec tous les droits & revenus. Il
mourut en i63i.
LV. Jean III de Saint-Jean Mousso-
LENS reçut le brevet du roi pour la com-
mende de l'abbaye en i632. Urbain VIII lui-
permit de conserver la cure de Saint-Na-
zaire de Baings de Montferrant, diocèse
d'Alet. Jean passa un concordat avec dom
Antoine d'Espinasse, prieur de Notre-Dame
de la Daurade, congrégation de Saint-Maur,
pour l'union de Montolieu à cette congré-
gation. Dom Joseph de la Roque, prieur de
Notre-Dame de Sorèze, prit possession de
Montolieu le 21 janvier 1649 & y mit des
religieux. Le monastère était alors en très-
mauvais état; on commença par réparer
l'église. Dom Jean Queulhe, institué prieur
de cette abbaye, orna le maître-autel de
quatre colonnes de marbre de Cannes,
hautes de quatorze pieds : elles coûtèrent
trois mille livres, & furent posées le i" août
i665; les chapelles & les autels furent
décorés de tableaux de prix. Le 26 septem-
NoTB
87
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87
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
463
Note
88
bre 1674, dom Jean Chalon, prieur, entre- cette restitution. Ils gardèrent le prieuré,
prit de reconstruire le monastère; il en malgré les réclamations des religieux, jus-
posa la première pierre. L'abbé Jean mou- qu'à l'époque où Eudes, fils d'Arnaud II
rut dans son abbaye le 18 août 1682, & fut comte d'Astarac, & de la comtesse Atalase,
inhumé dans la chapelle Saint-Michel. y eut fondé un monastère sous l'invocation
Antoine Morin, alors prieur, nommé par de saint Pierre. Raimond, abbé de Sorèze,
les religieux vicaire général pour la va- & ses religieux renouvelèrent alors leurs
cance, continua les travaux; il bâtit l'in- plaintes au sujet de cette usurpation; ces
firmerie & l'hôtellerie. plaintes engagèrent enfin le comte Sanche,
LVI. Michel Gueynier de Roul- sa femme & ses fils Guillaume & Arnaud,
LIÈRE, prêtre du diocèse d'Angers, reçut à le leur restituer.
le brevet du roi pour la commende de l'ab- Cette restitution fut faite à la condition
baye de Montolieu le 4 septembre 1682. que l'abbé de Sorèze établirait & entre-
N'ayant pu obtenir ses bulles de Rome à tiendrait des religieux dans cette maison;
cause des différends survenus entre les peu de temps après, un de ces religieux
deux cours, Michel prit possession civile envoyés à Saramon, nommé Guillaume,
le 10 juillet i683, en vertu d'un arrêt du ne voulut plus reconnaître la suprématie
grand conseil, & administra jusqu'en lyiS. de l'abbaye de Sorèze; il prit le titre d'abbé
Il mourut le i3 octobre de cette année. & soumit son monastère à Saint-Sernin
Dom Jacques de- la Gorée, prieur du mo- de Toulouse. Après sa mort, l'abbaye de-
nastère, acheva en 1696 les bâtiments com- meura plusieurs années indépendante;
raencés depuis vingt & un ans. puis elle fut remise sous la juridiction
LVII. Joseph de Lordat de Bran de Sorèze. Elle finit cependant par en se-
obtint le brevet du roi pour l'abbaye, le couer définitivement le joug, malgré les
3i octobre 1718. nombreuses tentatives faites par les abbés
LVIII. N. DE Bellegarde, comte de pour recouvrer leur ancienne autorité.
Lyon, fut nommé à la commende de l'ab- L'abbaye de Saramon était située dans le
baye de Montolieu en 1754. [E. M.] diocèse d'Auch, sur la petite rivière de
Gimone.
NOTB
88
NOTE LXXXVIII
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abbaye de Saramon.
(Diocèse d'Auch.)
ON fait remonter l'origine de l'abbaye
de Saramon au temps de Louis le Dé-
bonnaire. C'était, dans le principe, un
prieuré dépendant de l'abbaye de Sorèze;
une ctlle appelée Cella Medulfi, du nom de
son fondateur ou de son premier prieur.
Walefride, abbé de Sorèze, l'aliéna, vers
l'an 903, pour le prix de mille sous, en fa-
veur de Garcias, comte de Gascogne ou
d'Astarac, à la condition qu'après la mort
de ce dernier, ce prieuré reviendrait au
monastère. Mais les successeurs du comte
Garcias se mirent peu en peine d'effectuer
Abbés de Saramon.
I. Guillaume I, envoyé à Saramon vers
l'an 980.
II. AZENARIUS vivait en 988.
III. Guillaume II assista au concile
provincial d'Auch, vers l'an 1037.
IV. Macaire était évêque de Dax en
1061 ; il mourut en odeur de sainteté.
V. Bernard I vivait en 1080.
VI. Arnaud signa, en 1119, l'acte de
soumission de l'abbaye de Sorèze à celle
de Moissac.
VII. Bertrand I d'Autincamp vivait
en 1144.
VIII. GÉRAUD I d'EspArbèS, vers ii5o.
IX. Gauzbert était abbé en ii55.
X. Ursius de PolAstron était abbé
de Saramon en 1170 & en 1174.
XI. Bernard II del Juncar fut fait,
en ii85, abbé de Saramon par l'abbé & les
religieux de Sorèze.
NOTK
88
464
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Xn. A. DE Meilhan possédait la chaire
abbatiale en 1210.
XIIL A. DE Saint-Justin vivait en 1218.
XIV. GÉRAUD II DE POLASTRON était
abbé de Saranion en 1227. Il ne vivait plus
en 1284.
XV. Raimond I DE l'Isle était abbé
en 1257; il vivait encore en 1265.
XVI. Bertrand II de l'Isle, en 1270.
XVII. Raimond II de l'Isle avait déjà
succédé au précédent en 1271; il vivait
encore en 1297.
XVIII. Mancip de Moulas, abbé en
i3o3, répara le cloître en i3i5; vivait en-
core en 1344.
XIX. Odon de Polastron, en i357.
XX. Pierre I de Mendossa ou Men-
DOUZE, en 1370 & en 1897.
XXI. Bernard III, en 1417.
XXII. FoRTANiERAssiNi,abbé en 1428,
mourut en 1463.
XXIII. Guillaume III de Collon-
QUES, élu le 29 juillet 1463; il confirma,
en 1487, la charte des coutumes aux habi-
tants de Saramon, deTirenc, de Mongausi
& d'Aurimont, & mourut en 1489.
XXIV. Pierre II de Collonques, élu
en 1489, mort en i5oi.
XXV. Jean I de Pague, mort en i5o2.
XXVI. Bernard IV de Labarthe,
nommé dès le 26 mai i5o3, résigna son
abbaye, en i53o, en faveur de son neveu
Roger.
XXVII. Roger de Labarthe prit pos-
session le 5 octobre i53o; il était mort
en 1545.
XXVIII. Jacques II, en i55o.
XXIX. Hugues Capelsalot, en i55i.
XXX. Jean II Jaquelot, de i553ài558.
XXXI. Pierre III Bertrand, abbé en
1559, mort le 17 octobre 1670.
XXXII. Jean III de Pachinis , nommé
le 12 juin 1570.
XXXIII. Aymeric I DE Vie prit posses-
sion de l'abbaye le 27 juin 1572, & la
résigna le 10 février i585.
XXXIV. Guillaume IV CAPELLE,abbé
en i585, mort en 1614.
XXXV. Aymercc II DE Vie prit posses-
sion en 1624.
XXXVI. Dominique de Vie, en 1627;
il résigna en 1648, en faveur de son frère.
XXXVII. Charles de Vie résigna cette
abbaye entre les mains du roi, en i65i.
XXXVIII. Jean IV Jacques de Mont-
LEZUN DE Bezmeaux résigna, en 1664,
ce bénéfice en faveur de son neveu :
XXXIX. Jean V Charles de Mont-
lezun de Bezmeaux prit possession de
l'abbaye le 2 décembre 1666 ; mort en
1694,
XL. François d'Urfé de Lascaris,
nommé en 1694, ne prit point possession,
ayant été nommé l'année suivante abbé
d'Uzerche.
XLI. Gabriel de Sanguinet, nommé
en 1695, mort en 1702.
XLII. Armand-Jean Duval prit pos-
session en 1703.
XLIII. Antoine-Jérôme de Boivin de
Veau-Rouy, nommé en 1720, ne prit pos-
session qu'en 1727. [E. M.]
NOTE LXXXIX
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Abbaye de Saint-Pierre de Caunes.
(Diocèse de Narbonne.)
Note
88
UN rel
cons
rN religieux, nommé Daniel, avait fait
istruire un petit monastère à Cau-
nes, sous l'invocation de saint Pierre &
saint Paul, apôtres; il le donna, un peu
avant la fin du huitième siècle, à l'abbé
Anian qui venait de faire construire au
même endroit, sur le bord de la rivière, un
autre monastère dédié à saint Jean. Il n'est
pas douteux que ces deux monastères, unis
sous la main d'Anian dès 788, n'aient été
l'origine de l'abbaye de Saint-Pierre de
Caunes, citée sous ce dernier vocable en
817 & en 821.
Le monastère de Caunes fut l'objet des
libéralités du comte Milon, de Charlema-
gne & de Louis le Débonnaire. En 1 182, le
pape Luce III le soumit à celui de Saint-
Pons de Thomières; en i362, Urbain V
voulut l'unir à l'abbaye de Saint-Victor de
Marseille, mais ce projet n'eut pas de suite,
Noi E
89
Note
89
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC
à la con
465
NOTI
& l'abbaye fut soumise, en i663
grégation de Saint-Maur.
Ahhés de Caunes,
\. Anian, fondateur & premier abbé des
deux monastères désignés l'un sous le nom
de Saint-Jean in Extorio seu Exequarense,
& l'autre de Saint-Laurent in Olibegio, est
cité dans l'acte de plaid, tenu en 802 en
faveur du monastère de Caunes, par le
vicomte Cixilian. Il avait assisté, en 794,
au concile de Francfort, convoqué par
Charlemagne.
II. Jean I était abbé de Caunes en 820.
Il est encore cité dans un acte de l'an 822.
III. AzENARiUS est nommé comme abbé
de Caunes dans une charte du 2 mai 823.
IV. Jean II avait succédé à Azenarius
dès 826. Il est mentionné dans plusieurs
actes, & notamment dans une charte de
l'année 833.
V. G0NDISALVE ou GoNDESALVE acheta
d'Undesinde, clerc, & de sa femme Ven-
deline, en 843, pour la somme de vingt
sols, les trois quarts d'un moulin situé
dans le territoire de Ventajou, diocèse de
Narbonne.
VI. DoNADiEU fut gratifié en 852 , par
le prêtre Enneco, de tout ce que ce dernier
possédait dans le village d'Olonzac & dans
le Minervois.
VII. GoDESCALC reçut, au mois de
novembre 858, la donation d'une vigne,
située dans le voisinage de Minerve. Il est
encore nommé dans un acte de 862.
VIII. Egika cita en 865 le prêtre Déodat
devant Frédold, archevêque de Narbonne,
pour avoir détenu en charte privée un
prêtre de son abbaye. Egika figure dans
un assez grand nombre d'actes jusqu'à l'an-
née 870.
IX. Daniel poursuivit dans un plaid,
tenu le 23 avril 873, devant le château de
Minerve, par le comte Salonion, le paie-
ment d'une dette ([ue l'archevêque Frédold
avait contractée l'année précédente envers
l'abbé Egika & le monastère de Caunes.
Cet abbé vivait encore en 877; peut-être
même a-t-il vécu beaucoup plus tard.
X. HiLDÉRic était abbé en 894. Au mois
de mars 908, il acheta un moulin sur l'Aude,
dans le Carcasses, & vécut jusqu'en 919.
XI. BaldemAR était abbé de Caunes
en 919 & en 923.
XII. Robert, fils deTrutgarde,fit quel-
ques acquisitions pour son monastère, le
10 octobre 924. Il assista à la dédicace de
l'abbaye de Saint-Pons deThomières, &
vivait encore en 945.
XIII. Elian succéda à Robert vers 945.
XIV. Giscafred, abbé de Caunes, est
cité dans un acte d'accord de l'année 972.
XV. A1MERI était abbé en 980 & en 983.
XVI. Raoul est nommé comme abbé
dans une charte de 986. Il est encore men-
tionné dans des actes de 987 & de 988.
XVII. Udalgaire ou Ulger fit, au
mois de novembre 994, un accord avec
Roger, vicomte de Carcassonne, & Adé-
laïde sa femme. Il reçut, le 3o décembre
ioû3, de Gauzbert, Tedemar & Pons, un
alleu situé dans le voisinage de Minerve,
& mourut en 1021.
XVIII. Guillaume I, fils de Théodmar,
était religieux profès de la Grasse, quand
il fut élu, le 3 septembre 1021, abbé de
Caunes par les religieux de cette abbaye,
& fut ordonné par Wifred, archevêque de
Narbonne. Il assista, le 3 janvier 1061, à
une donation faite à l'abbaye de Saint-Pons
de Thomières. On voit encore son nom
figurer dans des actes de 1080 & de io83.
XIX. Isarn est qualifié abbé dans une
charte de Saint-Pons de Thomières de
l'année io83. Il reçut, au mois de décembre
de la même année, l'église de Sainte-Marie
du Cannet, située dans le comté de Carcas-
sonne. Le 26 avril 1090, Raimond-Adhé-
mar de Cabarez, fils de Rangarde, aban-
donna à l'abbé Isarn & à son abbaye le
nommé Bernard-Adalbert, avec sa ^emrae
& ses enfants, moyennant vingt sols de
deniers narbonnais; on voit de semblables
donations faites à Isarn pendant les années
1092, 1093, 1094 & 1095. En 1098, Pierre-
Raimond & Arnaud de Hautpoul, son frère,
lui donnèrent l'église de Saint-Amant, si-
tuée dans le comté d'Albi.
XX. GÉRARD était abbé de Caunes en i ici
lorsque, le 2 août de cette année, Roger de
Cabarez, son frère Hugues & leurs enfants
lui cédèrent pour trente sols de deniers
IV.
Note
89
466
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
hugonencs, payables aanuellement à la
Toussaint, les serfs, hommes & femmes,
l'albergue & tout le mobilier qu'ils possé-
daient dans le village de Palazol. Cet abbé
reçut un grand nombre de donations pour
son abbaye. Baluze lui donne Isarn II
pour successeur, en iio3. Les Historiens
de Languedoc paraissent de cet avis & lui
attribuent les libéralités que Roger de Mi-
repoix & Serène, sa femme, firent en iioj
à l'abbaye de Caunes; mais le cartulaire de
Cannes indique pour ce fait l'année 1093,
& par conséquent cette donation regarde
Isarn I.
XXI. Arnaud I était abbé de Caunes en
1106. Depuis cette époque jusqu'en 1124,
cet abbé reçut un grand nombre de dona-
tions pour son abbaye.
XXII. Pierre I de Siran figure comme
donataire dans plusieurs actes des années
II25, 1182, 1184, ii35 & ii36. Il vivait
encore le i" août 1147, mais le siège paraît
être resté vacant depuis le mois de juillet
1148 jusqu'en Il5l.
XXIII. Castus ou Caston ne paraît pas
avoirété abbé avant le mois de janvier ii52.
Arnaud deVentajou ayant quitté la vie du
siècle, au mois de juillet ii55, se retira à
Caunes & céda à cette abbaye, du consen-
tement de sa femme & de ses enfants, tout
ce qu'il possédait en biens propres.
XXIV. Raimond I Capellan succéda à
Caston en iiSy, le 19 septembre. Il est cité
comme abbé en ii59, en 1160 & en 11 63.
XXV. BÉRENGER DE ErUGAIROLLES,
cellérier, devint abbé de Caunes le 23 juin
1164. Il est mentionné dans des actes de
1169, 1170 & de 1177.
XXVI. Pierre II de Villalier était
abbé le 3o novembre 1177. Au mois de mai
1x85, il engagea à Pierre de Lauze, pour
trois cent trente sous melgoriens, toutes
les terres qui pouvaient appartenir au mo-
nastère dans le voisinage de Lauze & de
Villelongue.
XXVII. Bernard I est cité comme abbé
en ii85.
XXVIII. Arnaud II de Sperausan était
abbé de Caunes au mois de février 1187.
Il est probable que cet abbé était mort
en 1189, car dans des chartes de cette
année, contenant des donations faites au
monastère, le nom de l'abbé n'est pas
énoncé. Le siège était encore vacant le
6 février 1190, puisque P. Guillaume de
Grave donna, à cette date, sa fille Ermes-
sinde à Dieu, à la Vierge, à Saint-Pierre
de Caunes, à l'abbé futur & au chapitre.
XXIX. Hugues I de Celi.avinaria
était abbé le 8 février 1194, le 4 juin & le
25 novembre 1195. Il est nommé dans plu-
sieurs actes jusqu'en 1211.
XXX. GÉRAUD DE Villeneuve figure
comme témoin dans une charte du i'"^ jan-
vier 121 3, par laquelle Bertrand de Béziers
remet à l'évèque Bertrand tous les droits
qu'il avait sur le cheval & la chape du nou-
vel évèque lors de sa prise de poss'ession.
Il est cité comme témoin dans des chartes
de Montolieu, le 5 janvier 1229 & le i3
avril 1280. On voit par le cartulaire de cette
abbaye qu'il rendit comme arbitre, le 1 5 juil-
let 1234, une sentence pour Ermengaud,
abbé de ce monastère, contre Pierre, arche-
vêque de Narbonne ; ce qui prouve qu'il
avait abdiqué depuis quelques années.
XXXI. Pierre III Raimond était abbé
le 6 avril 1281. Au mois de septembre de
cette année, il acheta d'Adam de Millau,
agissant au nom du roi, tout ce que le
prince & ses baillis possédaient dans la
mouvance de l'abbaye, à raison des fiefs
confisqués sur les hérétiques. Il vivait en-
core en 1287.
XXXII. Pierre IV Pelagos était abbé
au mois de juin 1289. Le 5 octobre suivant,
il remit aux habitants de Caunes l'ancien
droit que possédait l'abbaye de s'emparer
des biens de ceux d'entre eux qui mouraient
sans enfants ou ab intestat. Il reçut d'eux, à
cette occasion, dix mille sols melgoriens.
L'abbé Pierre acheta, le i5 mars I24i,un
jardin attenant aux murs de l'abbaye, pour
le prix de trois cent quarante sols melgo-
riens. Le 5 ou 6 de novembre 1268, Pierre
d'Auteuil, sénéchal de Carcassonne & de
Béziers, promit à l'abbé de Caunes que
toutes les affaires qui devaient être jugées
en première instance par les officiers de
l'abbaye y seraient renvoyées & ne vien-
draient qu'en appel à la sénéchaussée. Le
20 avril 1266, l'abbé se fit adjuger la bana-
lité des fours de Caunes. Guillaume de
Cohardon, chevalier, sénéchal de Béziers &
Note
89
Note
89
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
de Carcassonne, confirma l'abbaye dans ses
droits de haute justice, le 21 août 1268.
C'est à cette époque que le roi S. Louis,
qui avait résolu de faire abattre les murs &
les fortifications de la ville de Caunes, à
cause des progrès de l'hérésie des albigeois,
reçut des lettres de tous les abbés de la
Province pour le prier de les laisser sur
pied. Pierre Pelagos ne mourut qu'en 1284,
après un gouvernement qui fut très-profi-
table à son abbaye.
XXXIII. Hugues II de PoNT,chambrier
de l'abbaye, fut élu abbé le i" septembre
1285 & confirmé par l'archevêque de Nar-
bonne quelques semaines après. Hugues
fit un voyage à Rome en 1 288 ; à son retour,
il fit des statuts sur l'ordinaire des reli-
gieux & contribua à leur bien-être. Le
3i janvier 1291, il députa vers l'évèque
d'Albi le prieur de Saint-Amant pour pré-
senter à ce prélat le prêtre Alexis qu'il
venait de nommer vicaire perpétuel de ce
prieuré. Il est encore fait mention de cet
abbé en 1294 & en 1296.
XXXIV. SiCARD DE MONTIGNAC était
abbé de Caunes le 2 mai 1298.
XXXV. Arnaud III Soubiran fut élu
abbé en i3oo & confirmé en cette qualité
au mois de février i3oi. Il fut présent, en
i3i2, à une sentence portée contre ceux
qui troublaient les inquisiteurs dans leurs
fonctions. Les religieux s'étant plaints amè-
rement de la dureté & de la parcimonie de
cet abbé, Bernard de Farges, archevêque de
Narbonne, décida, le 6 septembre i3i7, que
l'abbé se retirerait de Caunes pendant six
ans & qu'il recevrait annuellement deux
cent cinquante livres tournois pour ses be-
soins. Arnaud Soubiran était encore abbé
en février i323.
XXXVI. Guillaume II d'Olargues,
abbé de Villemagne, devint abbé de Caunes
en vertu d'une bulle du pape Jean XXII,
donnée à Avignon la septième année de son
pontificat. Guillaume est cité comme abbé
de Caunes en i323 par Bernard, son succes-
seur à Villemagne, qui fait l'éloge de son
administration. Guillaume fit un accord en
i332 avec le seigneur de Pellefort, touchant
les limites de la ville de Caunes. Le 9 avril
1337, du consentement des frères, il per-
mit à la communauté de Caunes d'élire tous
467
les ans six consuls & dix-huit conseillers.
Au mois de février l334, de l'agrément de
son chapitre, il compta trois cents livres
au sénéchal de Carcassonne pour être main-
tenu dans la moyenne & basse justice des
châteaux de Bagnols & de Saint-André près
de Limoux, ce qui fut ratifié par Philippe
de Valois.
XXXVII. Bernard II, surnowimé May-
nard par dom Estiennot, fut élu le 22 dé-
cembre 1339. Il institua ce même jour pour
son procureur Jean Gosin, notaire à Cau-
nes. Il statua que le nombre des religieux
de son monastère, y compris l'abbé, serait
fixé à vingt-six, outre les prêtres non
moines qui devaient célébrer l'office divin
avec eux. Bernard vivait encore le 25 avril
i35i.
XXXVIII. Embrin de Durban, maître
des œuvres du monastère, fut élu abbé
après la mort de Bernard. Innocent VI re-
fusa d'abord de confirmer son élection,
mais il la ratifia ensuite. Embrin, qui rési-
dait alors à Avignon, chargea de sa procu-
ration Bernard-Ricard, chanoine de Ma-
jorque, qui prit possession pour lui en i355'
& recevait les revenus en son nom. Il ren-
dit aveu au roi en 1371 & donna, l'aunéa
suivante, le dénombrement des biens de
l'abbaye. L'aveu porte que le seigneur
d'Azillan & de Cadirac doit accompagner, à
pied & sans souliers, l'abbé de Caunes, lors-
qu'il prend possession, & tenir la bride du
cheval que monte l'abbé; celui-ci doit por-
ter des bottines de couleur & des éperons
dorés. En récompense, l'abbé est obligé de
faire présent à ce seigneur du cheval ou de
cent sols, à son choix. Embrin assista, au
mois d'avril 1374, au concile qui se tint à
Narbonne. Il statua, avec l'assistance de son
chapitre, qu'à la mort de chaque religieux,
il devait être fait une neuvaine particu-
lière pour le repos de son âme, & qu'on
offrirait pendant la messe trois pains mol-
lets & une mesure & demie de vin, offrande
qui serait distribuée aux pauvres pendant
trente jours après la neuvaine. Il fut égale-
ment statué que l'abbé ne conférerait les
offices 8i bénéfices réguliers qu'aux reli-
gieux profès du monastère, h peine de nul-
lité & de dévolution à l'évèque diocésain,
qui y nommerait un desdtts religieux; que
Note
89
NOTB
89
.168
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
deux de ces derniers seraient envoyés à
Paris pour y étudier à l'université, ou que
tout au moins ils seraient envoyés à l'uni-
versité d'Avignon ou de Toulouse, & que
l'abbé payerait leur pension. Embrin pré-
sida les chapitres provinciaux tenus à Car-
cassonne en 1876 & iSyç. Il mourut vers
la fin de cette année ou au commencement
de i38o. «
XXXIX. Jean III de Castelpers fut élu
abbé de Caunes en i38o. Il nomma, le
19 juin, pour son vicaire général Gui de
Castelpers, prieur de Sainte-Foi en Age-
nais. En 1 385, Jean avait pour vicaire géné-
ral Arnaud-Guillaume de Roqueville, reli-
gieux & cbambrier de l'abbaye. C'est à lui
& aux frères Bernard Fabre, aumônier, &
Jean de Goses, prieur de Saint-Félix des
Orres, procureurs de l'abbaye, que l'arche-
vêque Jean-Roger s'adressa pour ordonner
que l'abbé donnerait tous les jours à cha-
que religieux trois pains mollets pesant en
pâte cinq quartons & demi plus une once,
& une mesure & demie de bon vin pur 81
sans mélange; cette mesure, appelée cos,
équivalait à deux quartons à l'usage de Cau-
nes; les jours de jeûne, les religieux ne
devaient recevoir que deux pains mollets &
un eos de vin. L'abbé prêta le serjnent de
fidélité au roi en 1890 & fournit le dénom-
brement des fiefs & domaines de l'abbaye.
En 1391, il fit faire une châsse neuve pour
mettre les reliques des saints martyrs
Alexandre, Arnaud, Lucius, &c. Jean fut
forcé d'abdiquer en 1405.
XL. Raimond II DE Ras, cardinal, étant
lur le point de prendre possession de l'ab-
baye de Caunes, s'obligea par serment, le
3i mars 1405, à maintenir tous les privi-
lèges de ce monastère; mais il n'y resta
pas longtemps, Jean de Castelpers ayant
été réintégré dans ses fonctions ou les lui
ayant disputées, puisqu'on lit que, parvenu
à une grande vieillesse, il permuta avec
Salomon des Moutiers, religieux de l'église
de Castres & prieur de Murasson. Jean,
évêque de Castres, patron de ce prieuré,
& les religieux de Caunes consentirent à
cette permutation. Jean Testa, chanoine
de Béziers, vicaire général de l'archevêque
de Narbonne & délégué ad hoc par le pré-
lat, donna l'institution à l'abbé Salomon.
Cette cérémonie fut faite le 29 mars 1410,
à Lauran.
XLl. Salomon des Moutiers prit
possession de l'abbaye de Caunes en 1410.
Le 2 aoilt 1413, il prêta serment de fidé-
lité au roi sur l'autel de la Vierge, dans
l'église de Saint-Biaise de Carcassonne, en
présence de Bertrand Corserius, représen-
tant du sénéchal de Carcassonne & de Bé-
ziers, pour les châteaux & lieux dépen-
dants de Caunes. En 1414, il avait pour
vicaire général Bertrand de Roqueville,
chambrier du monastère, & au mois de no-
vembre de la même année, Jean de Goses,
prieur de Libres.
XLII. Bertrand I de Roqueville,
vicaire général du précédent, était abbé de
Conques le 2 mai 1416. Il vivait encore le
3 février 1419.
XLIII. Jean IV de Goses, prieur de
Libres, fut élu abbé de Caunes par les reli-
gieux, après la mort de Bertrand. Le pape
Martin V le recommanda, le bi décem-
bre 1420, à l'archevêque de Narbonne. Le
23 janvier 1422, Pierre-Isarn, curé de l'é-
glise paroissiale de Saint-Geniès de Caunes,
déclara à l'abbé & aux religieux de cette
abbaye qu'il reconnaissait ledit abbé pour
patron de son église, qu'il était tenu, lui Si
ses successeurs, de reconduire procession-
nellement jusqu'au cimetière de l'abbaye
les corps de ceux de ses paroissiens qui de
leur vivant auraient demandé à être inhu-
més dans ledit cimetière, toutefois après
avoir été d'abord transférés à l'église de la
paroisse, conformément à son droit curial.
Cet abbé permuta avec le suivant, le 20 no-
vembre 1429, du consentement du pape
Martin V.
XLIV. Pierre V de Gaudiac, docteur
en décrets, officiai & vicaire général de
François de Condolmer, archevêque de
Narbonne, permuta son abbaye de Cendras
avec Jean, abbé de Caunes, de l'agrément
du pape, en 1429. A la prière de Guillaume,
évêque de Béziers, il promulgua, le 22 dé-
cembre de la même année, la bulle d'Inno-
cent IV, en date du 3i aoiit, troisième année
de son pontificat, contenant les lettres de
S. Louis, par lesquelles ce monarque ac-
cordait à l'église de Narbonne les privilèges
dont jouissait l'église gallicane.
Note
89
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
469
XLV. GuÉRiN ou Garin deTournelle
prêta serment de fidélité au roi en 1436,
& présida un chapitre général tenu dans la
maison des frères prêcheurs de Carcas-
sonne, au mois de juillet 1444. H est
encore fait mention de cet abbé le 19 mai
1449, mais le siège était vacant le i" dé-
cembre de la même année.
XLVI. RiGAUD d'Abrinhac , abbé de
Caunes & administrateur perpétuel du
prieuré de Saint-Pierre de Mairose, diocèse
de Nimes, reconnut devoir à Pierre Rubei,
marchand du lieu de Saint-Amant de Val-
toret, diocèse de Castres, deux cents écus
d'or, sept sols & six deniers tournois qu'il
lui avait donnés en prêt. Rigaud vécut jus-
qu'en 1465.
XLVII. Guillaume III Bosquet était
infirmier, lorsqu'il fut élu abbé de Caunes.
Après son institution, il donna, le 24 mars
1467, à Guillaume Balade, prêtre de cette
abbaye, le prieuré de Lauran, vacant par
la mort de Pierre Massigner.
XLVIII. Jean V Jofroy, cardinal prêtre
du titre de Saint-Martin-aux-Monts, appelé
le cardinal d'Albi, fut nommé par le pape
abbé commendataire de Caunes. Obligé de
'résider quelque temps à Rome, il nomma
pour ses vicaires généraux Guillaume Bos-
quet, prieur de Saint-Laurent de Conques,
oc Guillaume de Susilhac, chambrier &
religieux de Caunes, par lettres du 14 août
1467. Le i5 août 1468, il accorda cent jours
d'indulgences à ceux qui visiteraient l'église
de Caunes & qui contribueraient aux ré-
parations. Le cardinal abbé mourut le
4 décembre 1473, & le siège était encore
vacant le ^ février 1474.
XLIX. Etienne de Blosset fut pourvu
en commende de l'abbaye de Caunes en
Î474. 11 institua pour son vicaire, au mois
de janvier 1477, N. Petit, prêtre, maître
es arts & bachelier en droit civil. 11 mou-
rut le I" novembre i5o5, évêque de Lisieux,
après avoir occupé le siège de Nimes.
L. Ambroise Le Veneur, prêtre &
chanoine de Lisieux, obtint la prébende de
l'abbaye de-Caunes & en perçut les reve-
nus depuis i5o6 jusqu'au 7 octobre 1509.
11 avait chargé de sa procuration Jacques
de Venois, prêtre, bachelier en droit Si
chanoine de l'église de Lisieux.
LI. Gabriel Le Veneur fut pourvu
en commende parle pape Jules II de l'ab-
baye de Caunes, par la cession d'Ambroise,
son frère; il en prit possession par procu-
reur le 24 octobre i5ii, & en jouissait
encore en 1519.
LU. Jean VI de Vesc, évêque d'Agde,
reçut du pape Léon X, le 2 octobre 1619,
les provisions d'abbé commendataire de
Caunes. L'abbaye était vacante le 5 novem-
bre 1524.
LUI. Antoine de Vesc, évêque
d'Agde, ayant obtenu la commende de l'ab-
baye de Caunes, le i5 mars i525, institua
des procureurs pour approuver le concor-
dat qu'il avait fait avec le chapitre; il vivait
encore en i532, le 27 septembre, jour au-
quel Pierre-Ermengaud, novice de ce mo-
nastère, prononça ses vœux en présence
de Raimond de Roquefort, aumônier de
l'abbaye, & des autres religieux.
LIV. Pons Drogon de Pontpeirenc,
archidiacre de Sos, dans le diocèse d'Auch,
abbé commendataire de Caunes, institua
Adalbert Drogon de Pontpeirenc, religieux
bénédictin & prieur d'Anduze, son vicaire
général, le 2 octobre i534.
LV. Augustin, cardinal, jouissait de la
commende en 1546 & en 1547.
LVI. Nicolas de Pessano, Italien,
pourvu en commende de l'abbaye de Cau-
nes, obtint par transaction avec le chapi-
tre, 1° qu'à l'avenir l'abbé de Caunes pour-
rait disposer librement par testament de
tous les acquêts faits par lui & qui n'ap-
partiendraient pas à la mense abbatiale;
2" que l'abbé ne serait plus tenu de fournir
pendant trois jours le pain, le vin, la chan-
delle, le foin & l'avoine pour les chevaux,
aux parents ou amis 3es religieux qui vien-
draient leur rendre visite; 3° qu'il ne se-
rait plus chargé des frais de sépulture des
religieux. Il fut également stipulé que
l'abbé payerait au chapitre les distributions
journalières des religieux absents, qu'il
observerait les statuts, notamment qu'il
ferait les frais de la nourriture de sept reli-
gieux dans l'abbaye, & de leurs chevaux;
qu'il donnerait annuellement à chacun
d'eux & au chapitre cinq charges de foin
majene ik quinze charges de foin arr'ere ou
regain, cinquante quintaux de paille, 8c
Note
89
Note
89
470
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
que les biens, tant des abbés que des moi-
nes décédés ab intestat, seraient destinés à
la réparation de l'église. Cet acte est du
3i mars 1547.
LVII. Marc-Antoine I de Saules, pro-
fesseur en droit, succéda à Nicolas. Il
nomma, le 3 janvier i556, Pierre-Ermen-
gaud, religieux de l'abbaye, à l'office d'in-
firmier. Bertrand de Saint - Martin , son
vicaire général, pourvut le même religieux
du prieuré de Lauran.
LVIII. Bertrand II de Saint-Martin-
LE-ViEUX, bachelier en décrets, conseiller
& aumônier du roi, chanoine de Carcas-
sonne Scvicaire général du cardinal de Bour-
bon, évèque de cette ville, fut pourvu de
la commende de l'abbaye, le 19 mai 1567.
Il constitua Pierre-Ermengaud son vicaire
général & lui confia toute son autorité.
Cet abbé mourut vers 1591.
L'abbaye fut longtemps régie par des
vicaires généraux nommés par le chapitre,
malgré l'élection de Jean de Bernon, moine
& chambrier de Montolieu, faite par quel-
ques-uns de ses membres.
LIX. Jean VII Alibert, né à Cannes,
profès de l'abbaye, puis infirmier de Saint
& fut inhumé dans le sanctuaire de l'église,
au pied du maître-autel.
LX. Saturnin de Narbonne, de la
famille des vicomtes de Saint-Girons, grand
archidiacre de Montpellier, ne paraît avoir
possédé l'abbaye de Cannes qu'en vertu
du seul brevet du roi, depuis l'an 1627
jusqu'à sa mort arrivée en i653. L'abbaye
resta vacante jusqu'en 1661. Le 9 janvier,
le chapitre traita avec dom Luc Bertrand,
prieur de Saint-Chinian , de la congréga-
tion de Saint- Maur & son procureur en
cette partie, des moyens d'établir la ré-
forme de cette congrégation dans l'abbaye
de Cannes. L'accord fut fait à Saint-Chi-
nian, en présence d'Antoine Espinasse,
visiteur de la même congrégation dans la
province de Toulouse.
LXI. Hugues III de Trelon, natif de
Toulouse, chevalier de Saint-Jean de Jéru-
salem, employé par le roi dans différentes
négociations, était nommé depuis un certain
temps à l'abbaye de Caunes par Louis XIV,
comme il paraît dans l'acte en date du
16 juin 1661, par lequel ce prince commet
Denis Pinazel pour administrer les biens
de l'abbaye de Caunes & en rendre compte
Note
89
Hilaire de Carcassonne, fut nommé par le à Hugues de Trelon. Ce dernier jouit de^
roi à l'abbaye de Caunes & reçut ses provi-
sions de Clément VIII par une bulle donnée
à Ferrare le 25 novembre 1598. Il prit pos-
session le i3 avril 1599. ^^' l'année sui-
vante il fit construire l'abbatiale. Le 18 mai
l6o5, de concert avec son chapitre, il passa
avec les consuls & la communauté de Cau-
nes un accord dans lequel Pierre Alibert,
sans doute parent de l'abbé, est appelé
viguier de la ville de Caunes. Le 26 mars
161 1, frère Marc du Cercle, docteur en
théologie & prieur des frères prêcheurs de
Narbonne, institua, à la sollicitation de
l'abbé Alibert & avec la permission spéciale
du pape, la confrérie du rosaire dans la cha-
pelle de la Vierge de l'église Saint-Pierre
de Caunes. Le père du Cercle était vicaire
général de l'archevêque de Narbonne & du
revenus de l'abbaye de Caunes depuis i653
jusqu'en 1688.
LXII. Marc-Antoine II de Brisai de
Denonville, chanoine de l'église de Char-
tres, abbé de Chaumont, de l'ordre des
prémontrés, diocèse de Reims, prieur dé
Saint-Barthélémy d'Auvergat, obtint le
brevet du roi pour l'abbaye de Caunes, le
9 avril 1689, & reçut les bulles de Rome
le 19 avril 1694. Le 8 aoîit 1693, il fit un
concordat avec les religieux de la congré-
gation de Saint- Maur, récemment intro-
duits dans l'abbaye & qui, dès le 6 avril
1696, entreprirent la reconstruction des
lieux réguliers qui tombaient en ruine.
LXIII. Jean VIII du Bois, frère du car-
dinal, fut nommé par le roi à l'abbaye de
Caunes. Il fut proposé à Rome dans le
chapitre général de son ordre. Jean Alibert consistoire, le 20 mars 1726, & mourut à
présida, le 21 août 1623, le chapitre géné-
ral des bénédictins de la congrégation de
France, tenu à Marmoutier; il en était
général en 1625. 11 mourut à Caunes dans
sa maison abbatiale, le 24 septembre 1626,
Brives le 1" février 1727, âgé de soixante-
deux ans.
LXIV. Bernardin-François Fouquet,
prêtre du diocèse de Rennes, docteur de
Sorboune, fut désigné abbé de Caunes le
Note
8?
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
471
Note
y 3
27 avril 1727, & agent général du clergé
le 21 mai 1735.
LXV. N. DE Vernon fut pourvu de
l'abbaye en 1779. [E. M.]
NOTE XC
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abbaye de Sainte-Foi de Conques.
(Diocèse de Rodez.)
L'ABBAYE de Conques, de Tordre de Saint-
Benoît, était située dans le diocèse de
Rodez. Elle fut fondée sous le règne de
Charlemagne, par Dadon qui, voulant se
livrer à la vie contemplative, se bâtit un
petit ermitage dans la solitude de Conques'
& y vécut avec un compagnon nommé Ma-
draldus. Un certain nombre de prosélytes
vint bientôt se mettre sous leur direction.
Guibert, comte de Rouergue, leur fit don
du territoire qui appartenait au fisc, & ils
construisirent un monastère & une église
sous l'invocation du Saint-Sauveur. Dadon,
qui préférait la solitude à la vie commune,
se retira à Grandvabre, laissant à Madral-
dus le gouvernement de la congrégation.
Louis le Débonnaire prit le nouveau mo-
nastère sous sa protection, le visita plu-
sieurs fois & l'enrichit de ses dons. Les
' Le chapitre consacré par le Gallia Chrhtiana
à l'abhaye de Conques laisse beaucoup à désirer^
ainsi que le prouve un excellent travail de M Des-
jardins, publié dans la Bibliothèque de l'Ecole des
chartes (année 1872, p. 254).
M. Desjardins, qui a résidé quelque temps à
Rodez comme archiviste du département, a trouvé
aux archives de la Société des lettres, sciences & arts
de l'Aveyron, le Cartulaire de l'abbaye de Conques
dans lequel sont copiées cinq cent quarante-huit
chartes, parfaitement sincères, comprises entre les
années 801 & 1180. Il a pu, en l'étudiant, indi-
quer avec certitude la véritable origine d< l'abbaye
& donner une liste des abbés beaucoup plus exacte
que celle qu'on avait jusqu'ici. Nous n'avons guère
fait que résumer dans cette notice ce travail plein
de faits & de renseignements nouveaux.
religieux y vivaient sous la règle de Saint-
Benoît.
En 839, Pépin II donna à l'abbaye de
Conques le monastère de Jonant qui était
tombé en décadence. Par suite de cette ad-
jonction, le nombre des religieux étant
devenu très-considérable, ce roi fit cons-
truire à Figeac un autre couvent qui fut
appelé la Nouvelle-Conques; une partie
des religieux s'y établit sous l'autorité
d'Hélie, abbé de Conques. Cependant l'hon-
neur de la priorité étant réservé à l'abbaye
mère, le roi laissa aux moines de la Nou-
velle-Conques, après la mort d'Hélie ou de
son successeur, la faculté d'élire leur abbé,
s'ils trouvaient dans leurs rangs un frère
en état de les conduire selon la règle de
Saint-Benoît.
Ces dispositions furent respectées pen-
dant quelque temps, mais avant la fin du
dixième siècle, les abbés de Conques éle-
vèrent la prétention de dominer Figeac, &
les deux maisons ne tardèrent pas à être
en guerre ouverte. Au milieu du onzième
siècle, Odolric, abbé de Conques, invoqua
contre Figeac le secours du bras séculier.
A sa demande, Begon de Calmont réunit de
force le second monastère au premier, &
décida, au mépris des intentions du roi
Pépin, qu'après la mort do l'abbé existant
de Figeac, son successeur serait nommé par
l'abbé de Conques avec l'agrément des sei-
gneurs de Calmont. Les religieux de Fi-
geac, pour échapper au joug de leurs ri-
vaux, se mirent sous l'obédience de l'abbaye
de Cluny. En 1076, Etienne II, abbé de
Conques, appela de cette décision au pape
Grégoire VII. Celui-ci déclara, en 1084,
que Figeac devait se soumettre à Conques.
Mais, loin de terminer la querelle, cette
sentence ne fit que l'aggraver. Enfin, en
1097, le concile de Nimes imposa un terme
à ces débats en séparant les deux abbayes,
& en donnant à chacune le droit de nom-
mer son abbé.
Du texte des jugements rendus dans ce
long procès, il ressort que les religieux de
Conques ne produisirent jamais que des
copies tronquées du diplôme de Pépin, roi
d'Aquitaine. La vue de l'original, qui existe
encore, les eût convaincus d'usurpation
flagrante. Pour soutenir leurs prétentions.
Note
90
Note
90
472
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
ils rédigèrent des factums & allèrent même
jusqu'à fabriquer de faux titres; en quoi
ils furent imités par les moines de Figeac
dont la situation n'était pas meilleure. La
Chronique de Figeac & celle de Conques
sont les produits de cette industrie. La
première est un pur roman, & on ne doit
faire usage de la seconde qu'avec une cer-
taine réserve, ainsi que l'a démontré
M. Desjardins dans son travail sur l'abbaye
de Conques. Il a démontré aussi que le
culte de sainte Foi, dont l'abbaye possédait
les reliques, n'est pas aussi ancien qu'on
le prétend généralement. C'est en 883 seu-
lement que les reliques de cette sainte y
furent portées d'Agen, & ce n'est pas avant
la fin du onzième siècle que son culte s'é-
tendit d'une manière régulière en dehors
des provinces limitrophes.
Abbés de Conques.
I. Dadon, fondateur de l'abbaye au hui-
tième siècle, est mentionné dans un di-
plôme de Louis le Débonnaire, & dans un
autre de Pépin, roi d'Aquitaine.
II. Madraldus lui avait succédé en Soi;
il obtint de Louis le Débonnaire un privi-
lège pour son abbaye en 819 '.
III. A>fASTASIUS vivait en 828.
IV. HÉLIE envoya des religieux à Figeac
en 839".
V. Begon I était abbé en 85i & en 864.
VI. GiBERT reçut de Bernard, en 883,
les églises de Verneducio, aujourd'hui Saint-
Cyprien, près Conques.
VII. Frotaire siégeait vers l'année 888.
VIII. Ayrault reçut, en 901, d'Avienne
& de ses fils, un manse situé dans le pays
de Rodez. Il est encore cité en 904.
IX. Raoul, abbé en 904, acheta en 908,
d'un nommé Seguin, à la charge de cer-
taines redevances, deux manses, situés en
Rouergue. En 925, il s'était associé Frédol.
Raoul vécut jusqu'en 930.
■ Argofredus, placé ici par le Gallia Christiana
d'après la Chronique de Conques, n'est pas nommé
dans le Cartulaire.
* Blandinus, cité comme abbé en S55 par le récit
de la translation du corps de saint Vincent, n'a
pu être abbé à cette époque, d'après les chartes.
X. Frédol, fils de Senegonde, était
abbé de Conques conjointement avec Raoul
en 925; il devint abbé de Vabre'.
XI. Jean I était abbé en 980 & 935.
XII. Etienne I, successeur de Jean, gou-
verna l'abbaye de 942 à 984. Il était évèque
de Clermont.
XIII. Begon II fut associé à Etienne en
958. Il fut le coadjuteur & le successeur
d'Etienne sur le siège de Clermont.
XIV. Hugues I, mentionné avec les pré-
cédents, fut le véritable abbé jusqu'en 984.
XV. ArlALD I, qui fut associé à Be-
gon II, vivait sous Hugues Capet.
XVI. GiRBERT, autre associé de Begon II
& successeur d'Arlald, fit, de 996 à 1004,
de nombreuses acquisitions dans le terri-
toire de Rodez'.
XVII. Arlald II fut associé à Begon II
depuis 1004 jusqu'en loio, année où ce-
lui-ci mourut.
XVIII. AirADUS, abbé après la mort
d'Arlald II.
XIX. AdALGERIUS, doyen du temps d'Ai-
radus, fut son successeur. Il vivait sous le
roi Robert.
XX. Lautard, abbé de Joncels & de
Conques, gouverna l'abbaye de Conques
pendant trois ans, sous le règne du roi
Robert. Il fut enterré dans l'église de Con-
ques.
XXI. Ulric I gouverna l'abbaye pen-
dant plus de trente ans; en lo35, il reçut
une donation de la comtesse Garsinde. Ulric
était abbé en 1039, lorsque Robert, comte
de Rodez, & sa mère Philippe, donnèrent
à Sainte-Foi de Conques une église & un
fonds de quatre manses situés en Auver-
gne. En 1062, cet abbé céda quelques biens
à Pierre-Bérenger, évèque de Rodez. Ulric
passe pour un des plus grands bienfaiteurs
de l'abbaye. Il en fit reconstruire l'église
& augmenta considérablement ses revenus.
XXII. Etienne II appliqua tous ses
soins à réformer la discipline dans l'abbaye
de Conques. En 1078, il porta plainte devant
Raimond, comte de Rodez, & Ermengarde,
' Géraud, placé ici par le Gatlta C/iristîana, ne
figure dans aucune charte.
' Nepos, mentionné par la Chronique de Con-
ques, ne figure dans aucune charte.
Note
90
Note
9°
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
473
vicomtesse de Béziers, contre Bermond
d'Agde qui voulait exiger certaines coutu-
mes sur les terres de l'abbaye. En io83, cet
abbé reçut en alleu l'église de Saint-Jean de
Mouteils. Etienne porta à Rome le procès
de son abbaye contre les religieux de Fi-
geac, au sujet de la dépendance de leur
abbaye. Le différend fut jugé, en 1084, en
faveur des religieux de Conques, par une
sentence du Saint-Siège. Etienne vivait
encore en io85.
XXIII. Begon III, digne successeur
d'Etienne, construisit le cloître, mit les
reliques du monastère dans une châsse
d'or & fit faire un évangéliaire. En 1099,
Toulque, évêque de Barcelone, lui donna
une église située dans son diocèse ; en
1 100, Begon en reçut une autre de Virgile
& de Raimond son frère, dédiée à saint
Martin. En iioi, Pierre-Sanche, roi d'Ara-
gon, fonda le monastère de Sainte-Foi de
Earbastro, en reconnaissance de la vic-
toire que Dieu lui avait accordée sur les
Maures. Begon vivait encore au comm:;n-
cement de l'année 1 108.
XXIV. BoNiFACE reçut de Henri I, roi
d'Angleterre, la confirmation des privi-
lèges qu'il avait déjà accordés à l'abbaye
de Conques, pour ses possessions situées
dans le comté de Norwich. Cet abbé est
cité, en 11 10, dans l'acte par lequel Didon
d'Andoche offre son fils Pierre pour être
religieux dans l'abbaye de Sainte-Foi de
Conques.
XXV. B. vivait en 11 39.
XXVI. Eudes est cité dans le cartulaire
de Saint-Etienne de Mcaux, au sujet d'un
accord conclu entre les deux abbayes. 11
figure encore comme témoin dans une
charte de 1154.
XXVII. Hugues II fit une transaction,
en ii65, avec Ermengard , abbé de Val-
magne.
XXVIII. IsARN I acheta, en 1167, plu-
sieurs domaines de Déodat de Mirabel.
XXIX. Gaucelme, abbé en 1170.
XXX. IsARN II vivait en 1172.
XXXI. Ut-Ric II, abbé de Conques, con-
céda certains biens, en 1173, à Adémar,
abbé de Bonneval.
XXXII. Guillaume I reçut, en 1179,
de Hugues, évêque de Rodez, un hôpital
situé sur la grande route qui conduit à
Notre-Dame de Roc-Amadour.
XXXIII. Galbert était abbé en ii83.
XXXIV. Géraud vivait en 1 189. On croit
que cet abbé résigna ses fonctions avant sa
mort.
XXXV. SiCARD, désigné quelquefois par
la première lettre de son nom, était abbé
de Conques en 1195.
XXXVI. Pons donna, au mois de mars
1199, à Fine d'Aigues-mortes, religieuse,
& à ses frères & soeurs, l'église de Sainte-
Foi, dans le territoire de Narbonne.
Il y a ici une lacune dans la série des
abbés.
XXXVII. VÉZIAN était abbé de Conques
en 1242.
XXXVIII. Guillaume II gouvernait
l'abbaye en 1243 & en 1244.
XXXIX. HUMBERT reçut du pape le droit
de porter la mitre. Au mois de février 1247,
il confirma un accord fait pour son abbaye
avec les religieux de Bonnecombe.
XL. Hugues III de Panât confirma,
en 1255, l'accord passé entre Guillaume
Roland, chanoine de Paris, au nom d'Al-
phonse, comte de Toulouse, & les religieux
de Conques, au sujet de l'église de Sainte-
Foi de Paracolio. Au mois de juillet 1262,
Hugues & les religieux de Conques affer-
mèrent certains biens au seigneur de Bour-
nazeille. Cet abbé mourut en 1265.
XLI. Raimond I du Four reçut, en
1265, de Pierre Paulinha hommage pour
son domaine de Segonzac. L'année sui-
vante, il transigea avec Astruc, abbé de
Bonnecombe, & le jour de l'Ascension 1286,
il fit un acte d'association de prières avec
Gui, abbé, & le couvent de Vierzon. Le nom
de l'abbé Raimond figure dans un grand
nombre d'actes jusqu'en l'année i3o8.
XLII. Hugues IV de Milhet, chape-
lain du pape, unit à la mense abbatiale, le
17 janvier i3ii, les prieurés d'Espayrac &
de Bar. En i3i2, faisant la visite du prieuré
de Capairous, il trouva que plusieurs pré-
bendiers tenaient des concubines dans
leurs maisons, il leur ordonna de les chas-
ser, sous peine d'excommunication & de la
perte de leurs bénéfices. En i3i6, cet abbé
visita de nouveau le prieuré de Capairous.
XLIII. PiFBBF DF loPMF. Sur la foi du
Note
90
474
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
nécrologe tic Saint-Robert deCornillon, les
auteurs du Gallia Christiana placent ici cet
abbé dont il n'est pas fait d'autre mention.
XLIV. Guillaume III de Cardailhac
était abbé en i323. Il fut élu évêque de
Marseille en 1324.
XLV. Bertrand I, abbé de Saint-Gilles,
était abbé de Conques en 1324.
XLVI. Hugues V s'accorda, en i356,
avec Guillaume, évêque d'Agen.
XLVII. Bertrand II de la Barrière
transigea, le 2 avril 1364, avec Bertrand,
prieur d'Espayrac. Le 10 juin i366, il tint
dans son abbaye un chapitre général où
furent prises différentes mesures relatives
à la reconstruction du monastère.
XLVIII. Raimond II de Rilhac, profes-
seur en décrets, était abbé de Conques en
1369, comme il appert d'un acte par lequel
il se désiste de ses prétentions sur des
terres appartenant à Guillaume le Blanc.
En 1374, •' fi' rédiger par le chapitre plu-
sieurs règlements concernant la discipline
du monastère. Raimond est encore cité
en 1379.
XLIX. Raimond III de la Salle fut
nommé abbé de Conques par bulles du pape
Clément VII, données à Avignon le 26 mai
1390. Le 24 octobre 1396, il baptisa dans
l'église des frères mineurs Jean d'Armagnac,
fils aîné du comte d'Armagnac. Il est cité,
en 1409, comme ayant envoyé un procu-
reur au concile de Pise. Cet abbé refit les
stalles du chœur & reconstruisit le dortoir,
détruit depuis quatre-vingts ans. Il vivait
encore en 1421.
L. Raimond IV de la Romegnière.
LI. FoRTON Mancip de Flars.
LU. Etienne III Barton, originaire
de Limoges.
LUI. Louis I de Comborn, abbé com-
raendataire, protonotaire apostolique en
1474, conserva cette abbaye, quoique
nommé évoque de Clermont.
LIV. Louis II de Crevant, fils de Jean
de Crevant, était abbé de Vendôme, quand
il fut nommé abbé de Conques après Louis
de Comborn. Cité en 1482 & 1487; il était
encore abbé en 1493.
LV. Louis III de Marsillac.
LVI. Antoine de Rousselet, nommé
en i5i3, était encore abbé, disent les Bé-
nédictins, au mois de septembre i537, lors-
que le pape Paul III, à la demande de
François I", sécularisa l'abbaye. Il résigna
avant sa mort en faveur du suivant.
LVII. Claude de Rousselet eut à
soutenir un long procès contre l'évèque
de Rodez, au sujet de la sécularisation de
l'abbaye décrétée par le pape Paul III. Le
différend se termina par une transaction
en 1545.
LVI II. Georges, cardinal d'Arma-
gnac, évêque de Rodez, que les auteurs
du GalUa Christiana placent avant Claude
de Rousselet, fut nommé abbé de Conques
au mois d'octobre i556 pendant qu'il était
à Rome, ainsi que le prouve une lettre
adressée par lui le 25 octobre de cette
année à l'évèque de Dax, son ami'.
LIX. Alexandre de Caretto, fils de
Jean, était abbé de Conques en i566 &
1571. Il était aussi abbé de Bonnecombe.
LX. Jean II Mignot assista aux États
du pays de Rouergue le 19 septembre 1596
& le 3i décembre de la même année.
LXI. Louis IV de Crussol, de la fa-
mille des ducs d'Uzès, était abbé en 1654. Il
résigna par la suite & épousa la mère du
suivant.
LXII. Jean III Armand Fumée des
Roches succéda à Louis de Crussol. Jean
était en même temps abbé de Figeac; il
mourut en 1712.
LXIII. N. de Renouard, nommé le
26 mars 1712. [E. M.]
NOTE XCI
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Âbhaye de Saint-Michel de Cuxa.
(Diocise d'Elne.)
L'abbaye de Saint-Michel de Cuxa, dio-
cèse d'Elne, tire son origine d'un an-
cien monastère appelé Saint-André d'Exala,
situé, comme il est dit dans les actes, in
' Recueil de Gaigntères ; n° 20892 du Fonds
français à la Bibliothèque nationale.
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NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
470
valu Engarra. Ce monastère, fondé sur la
fin du règne de Louis le Débonnaire par
quelques prêtres originaires du diocèse
d'Urgel, ayant été détruit par une inonda-
tion de la Têt en 874, l'abbé Protasius ?:
trente-six religieux, échappés au sinistre,
résolurent, pour éviter le retour d'une
semblable catastrophe, de transporter ail-
leurs le siège du monastère. Ils choisirent,
pour s'y établir, le lieu de Cuxa : c'est ce
qui arriva vers l'année 878; l'installation
eut lieu en 883, ainsi que l'établissent plu-
sieurs chartes, relatives à la restauration
de l'abbaye, imprimées parBaluze à la suite
du M.arca Hispanica. Le nouveau monas-
tère fut placé d'abord sous le patronage
de saint Germain d'Auxerre, & plus tard
sous celui de saint Michel. En 955, l'abbé
Pons résolut de reconstruire le monastère;
te 16 mars 956, il posa la première pierre
du nouveau bâtiment qui fut achevé & dé-
dié par l'abbé Garin en 974.
Abbés de Cuxa.
\. Eldebertus était abbé d'Exala sous
le règne de Louis le Débonnaire.
II. CoMENDATUS, abbé, est cité dans une
donation de l'année 854.
III. WiTlSA figure dans un grand nom-
bre de pièces. 11 siégeait en 869 & vivait
encore en 873.
IV. Baron est nommé dans des actes de
donation des années 873, 875 & 876.
V. Protasius, religieux d'Exala sous les
abbés Witisa & Baron, fut le successeur de
ce dernier & le fondateur du monastère
de Saint-Germain. C'est en 883 qu'il prit
possession définitive de ce nouveau mo-
nastère.
VI. Elisée était abbé de Cuxa en 900,
selon dom Martène.
VII. GoNDEFROiD I est cité comme abbé
dans la notice d'un plaid, tenu en 901, par
le comte Miron, en faveur du monastère
de Cuxa.
VIII. Amitard est cité comme abbé de
Cuxa, en 943, par dom Martène; néan-
moins la charte à laquelle il renvoie ne
nomme point cet abbé.
IX. GONDEFROID II obtint, au mois de
décembre 95o, une bulle du pape Aga-
pet II, par laquelle ce pape prend sous sa
protection le monastère de Cuxa & ses dé-
pendances. Cet abbé vivait encore en 954.
X. Pons était abbé de Cuxa en 957, lors-
que Miron, archidiacre de Gironc, frère
de Guifred, comte de Besaudun, fit do-
nation au monastère de Cuxa d'un alleu
qu'il possédait dans le pays d'Elne. En 959,
un particulier nommé Trassovadus vendit
à l'abbé Pons & au monastère de Cuxa le
droit qu'il avait sur un moulin situé à
Sahorre, dans le Confiant.
XI. GoNDEFROiD III Succéda à Pons en
962, comme on le voit par le testament de
la comtesse Ave, qui, pour le repos de
l'âme du comte Miron, son mari, donna
à cet abbé & à son monastère ce qu'elle
possédait dans la vallée de Balaguier.
XII. Garin reçut, en 969, la donation
faite au monastère de Cuxa par Lupus, pri-
micier & archidiacre de Saint-Etienne de
Toulouse, de deux alleux situés' dans le
pays de Toulouse, pour le repos de son
;ime & de celle de Hugues, archevêque de
Toulouse. Il assista, le 22 février 970, à la
translation des reliques de saint Hilaire,
évêque de Carcassonne, & en 973, à la dé-
dicace de l'église de Notre-Dame de Tra-
mesaigues. Sous cet abbé, la nouvelle église
de Cuxa, dont l'abbé Pons avait jeté les fon-
dations vingt ans auparavant, fut achevée
oj consacrée par Suniaire, évêque d'Elne.
Garin fut un des intimes de Gerbert, qui
devint pape sous le nom de Silvestre II.
Il mourut en 985.
XIII. GuiFRED, successeur de Garin, est
cité comme abbé en 991. Il reçut, au nom
de son monastère, en 1004, la donation
faite par son frère Geoffroi.
XIV. OlibA, fils d'Oliba, comte de Cer-
dagne & de Besaudun, était religieux do
Ripoll quand il fut élu abbé de Cuxa en
1009. En novembre ïoii, il obtint une
bulle par laquelle le pape Sergius IV pre-
nait sous sa protection l'abbé & les reli-
gieux de Cuxa. Au mois de novembre 1019,
Oliba était abbé de Ripoll & de Cuxa &
évêque d'Ausone : c'est en cette triple qua-
lité qu'il fit un échange avec Adaltrude,
vicomtesse, & le vicomte Sunifred son fils.
Cet abbé mourut en 1047 dans le monastère
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5"
476
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
de Cuxa, où il fut enterré. Il avait alors
abdiqué les fonctions d'évèque d'Ausone.
XV. MiRON, oublié par les auteurs du
Gallia Christîana, fut le successeur d'Oliba,
comme on le voit par une charte du mois
d'août 1048, contenant un échange, entre
quelques particuliers & la communauté de
Cuxa, de terres situées dans les territoires
de Roussillon & de Passa.
XVI. Geoffroi I figure comme abbé de
Saint-Michel de Cuxa dans des chartes de
lo5o & de 1054. Il vivait encore en 1072, à
ce que prétendent les auteurs du nouveau
Gallia Christîana. Néanmoins Gerbert, son
successeur, est cité comme abbé de Cuxa
en 1068.
XVII. Gerbert, qui figure dans un
grand nombre d'actes, vécut jusqu'en 1076.
Il est cité notamment dans l'acte de con-
sécration de l'église de Notre-Dame Je
Riquerio, faite au mois d'avril 1078 par
Raimond, évêque d'Elne, & dans un acte
daté de la dix-septième année du règne du
roi Philippe, ce qui correspond aux an-
nées 1076 ou 1077.
XVIII. Pierre I Guillaume est dit
abbé de Saint-Michel de Cuxa dans un acte
de 1075, quoique l'abbé Gerbert ait con-
servé ses fonctions jusqu'en 1076. Il est
nommé tantôt Pierre-Guillaume, tantôt
Pierre seulement, dans des actes de 1091,
1096, 1097, iioo & 1108. L'abbé Pierre
vécut jusqu'en 1117. Le 21 juin de cette
année, il fit un accord avec un nommé Ber-
nard-Isarn & Raimond-Bernard, son sei-
gneur, au sujet de l'église de Saint-André
de Castla. Au mois d'août suivant il était
remplacé par l'abbé Bernard.
XIX. Bernard I était déjà abbé de Cuxa
en II 12 & en il 14, selon les auteurs du
Gallia Christîana; mais on ne trouve point
le nom de cet abbé dans les actes qu'ils in-
diquent. C'est seulement en 11 17, dans un
accord daté du septième jour d'août, que
Bernard est nommé pour la première fois.
XX. Grégoire I fut le successeur de
Bernard. Il reçut en ii3o, le 28 novembre,
une bulle du pape Innocent II, confirmant
les privilèges dont jouissait son abbaye.
Nommé archevêque de Tarragone en ii37,
il conserva l'abbaye de Cuxa au moins jus-
qu'en 1145.
XXI. Geoffroi II ou Jouffroi suc-
céda à Grégoire en 1145. Il est mentionné
comme abbé de Saint-Michel de Cuxa dans
des chartes de 1149 ^ ^^ ii53.
XXII. AusTENDUS, grand prieur de l'ab-
baye en 1 149, est cité comme abbé, en 1 167,
dans une donation faite par Pons-Adémar.
XXIII. Arbert est dit abbé de Saint-
Michel de Cuxa en 1160, ii63 & 1166.
En 1174, il conféra l'église de la Perche à
un prêtre du nom de Ferrier.
XXIV. Grégoire II est nommé en 1175.
XXV. Bernard II était abbé en 1181,
époque à laquelle Alphonse, roi d'Aragon,
concéda aux religieux la faculté de cons-
truire une tour pour la défense de leur
monastère; il vivait encore en 1188.
XXVI. Arnaud obtint en 1188 un pri-
vilège du roi Alphonse; il en obtint un
autre en 1194, & fut destitué pour avoir
dilapidé les biens de l'abbaye.
XXVII. Pierre II, abbé de Saint-Martin
du Canigou , élu abbé de Cuxa en i2o3,
s'appliqua à réparer les maux causés au
monastère par son prédécesseur. Il obtint
d'abord de Pierre, roi d'Aragon, un diplôme
déclarant nulles & non avenues toutes les
aliénations qui avaient été faites. En 1209,
Pierre donna à Béranger, abbé de Boul-
bonne, l'église ou prieuré de Notre-Dame
de Tramesaigues. Il vivait encore au mois
de mai 1218.
XXVIII. Bertrand I est cité par la
première lettre de son nom seulement,
dans un document de l'an 1238. Son nom
figure en toutes lettres dans une charte de
Bernard, évèque d'Elne, de l'année 1241.
XXIX. Bernard III institua, en i25i, un
vicaire général dans l'église de Saint-Julien.
XXX. Jausbert est nommé, en 1252,
dans des lettres de Jacques, roi d'Aragon.
En 1265, il eut avec l'abbé de Boulbonne,
au sujet du prieuré de Tramesaigues, un
différend qui fut terminé le 7 juillet par
sentence de Géraud, abbé de Saint-Paul de
Narbonne, & deux autres juges nommés par
le Saint-Siège. Jausbert mourut en 1268.
XXXI. BÉRENGER I de Pulgato, élu en
1268 abbé de Cuxa, après le décès de
Jausbert, fit vers cette époque une tran-
saction avec Avril, évêque d'Urgel, en pré-
sence de Raimond de Pennafort, religieux
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NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
477
de l'ordre des frères prêcheurs. En 1269,
Jacques, roi d'Aragon, lui accorda l'autori-
sation d'avoir une maison à Perpignan.
Bérenger vécut jusqu'en 1293.
XXXII. Guillaume I vivait en 1298.
Le 19 mars i3o4, il fit un acte d'association
de prières avec l'abbé & les religieux de
Boulbonne.
XXXIII. Raimond I est cité en 1809; il
mourut en i3i6, d'après un fragment de
chronique conservé pardom Estiennot.
XXXIV. GrimAud de Baniuls, prieur
dePalières, dans le diocèse de Girone, suc-
céda à Raimond en i3o6. Le 3 avril i3i7,
il fit un acte d'associatioia de prières avec
Guillaume d'Alzonne, abbé de la Grasse.
Grimaud est nommé dans des actes de 1819,
i320, i33i & i338. Il gouverna l'abbaye
jusqu'en 1341.
XXXV. Amélius était abbé en i35o.
XXXVI. Raimond II succéda à Amélius,
d'après Baluze.
XXXVII. Bertrand II est cité en i36i;
il transigea, en 1867, avec les habitants &
les consuls de Villefranche, & vivait encore
en 1371.
XXXVIII. Gauceran était abbé en i385,
1393 & 1405.
XXXIX. Guillaume II était abbé en
141 1.
XL. Bérenger II, abbé en 1428 & 1486,
est peut-être le même que Bérenger Je Pon-
lonibus, qui est dit abbé en 1442 & en 1451.
Bérenger prêta serment de fidélité au roi,
au mois de mars 1461.
%IA. Jean I, abbé de Saint-Michel de
Cuxa & de Saint-Martin du Canigou, con-
féra, en 1463, la cure de Regolèze, & en
1468, la chapelienie de Saint-Germain.
XLII. Pierre III de Ornacho, abbé de'
Souillac, diocèse de Cahors, est cité comme
abbé de Cuxa en 1482.
XLIII. Cesarin, cardinal, cité comme
abbé en 1495.
XLIV. Bernard IV Boyl était abbé ré-
gulier en i5o3.
XLV. Jacques, cardinal du titre de
Saint-Clément, abbé de Cuxa en i5o7, en
vertu d'une bulle du pape Jules II.
XLVI. Pierre IV Louis de Voltan,
abbé de Cuxa en i5io, évêque de Rieux &
ambassadeur en Espagne du roi Louis XII.
XLVII. Jules de Médicis, archevêque
de Narbonne, & ensuite pape sous le nom
de Clément VII, était abbé de Cuxa en i5i6
&i5i8.
XLVII I. Henri de Cardonne, abbé
en 1526.
XLIX. Archange Mercader, en 1539
& i552.
L. Louis I de Sagarrigue, abbé régu-
lier en i568.
LI. Bernard V de Cardonne, abbé
en 1595.
LU. François I Caraps, en 1612.
LUI. François II de Erils, en i6i5.
LIV. Pierre V Apuigmari était abbé
en 1619.
LV. Vincent Ferrer, abbé en i63i.
LVI. Michel Salavardène, cité en
i633.
LVII. François III de Montpalau,
abbé commendataire en 1648, n'obtint pas
ses bulles.
LVIII. Louis II Habert pe Mont-
mort fut désigné par le roi comme abbé,
au mois de septembre 1684.
LIX. Joseph de Trokat, abbé du Ca-
nigou & de Cuxa en 1675.
LX. Jean II Hervé de Basan de Fla-
MENVILLE, évêque de Perpignan, abbé
nommé par le roi le 16 décembre 1701.
Sous son administration, l'abbaye fut unie
à l'évêché de Perpignan, au mois de dé-
cembre 1704.
LXI. Salvator de Copons, religieux
de Cuxa, est dit avoir gouverné l'abbaye,
comme abbé régulier, de 1721 à 1726.
[E. M.]
NOTE XCII
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Abbaye de Notre-Dame de la Grasse.
( Diocise de Carcassonne.)
L'abbaye de Notre-Dame de la Grasse
fut nommée anciennement Notre-Dame
d'Orbieu, à cause de la rivière sur laquelle
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Nom
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478
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
elle était située. Nimphridius qui en fut
le fondateur en fut également le premier
abbé. Ses religieux regardaient les empe-
reurs Charlemagne & Louis le Débonnaire
comme leurs principaux bienfaiteurs. Le
pape Léon III & ses successeurs exemptè-
rent ce monastère de la juridiction de l'or-
dinaire, du consentement du métropolitain
& de l'évèque de Carcassonne. C'était un
des plus riches & des plus considérables
du pays; il fut néanmoins soumis à celui
de Saint-Victor de Marseille au onzième
siècle. L'abbaye de la Grasse a donné nais-
sance à une petite ville qui s'est formée
à côté d'elle dans le même vallon, n Quoi-
(1 qu'une des plus considérables du pays,
« dit dom Martène, qui la visita en 1700,
i< on n'y voit pourtant rien ni dans les bâ-
« timents, ni dans l'église, qui se ressente
« de son ancienne splendeur, excepté le
« grand autel qui est magnifique. » On
voyait dans le trésor la châsse de saint
Maxime, évêque de Riez; le chef de saint
Abyn, archevêque d'Embrun, qu'on a long-
temps fait passer pour le chef de saint
Aubin, évêque d'Angers, & une custode
d'ivoire.
Abbés de la Grasse.
I. NÉFRiDius, Nimphridius ou Né-
BRIDIUS, lié d'amitié avec saint Benoît
d'Aniane, fut le fondateur & le premier
abbé de la Grasse, abbaye construite dans
un vallon désert, sur la rivière d'Orbieu,
en 777 ou 778. Néfridius devint archevê-
que de Narbonne & obtint la faveur de
Charlemagne, de Louis le Débonnaire &
de son fils Pépin, qui lui donnèrent des
marques signalées de leurgénérosité.Théo-
dulfe, évêque d'Orléans, fait l'éloge de
Néfridius dans une de ses pièces de vers.
Sa mort est indiquée, dans le nécrologe de
la Grasse, au V janvier, sans indication de
l'année.
II. Attala succéda à Néfridius en 799.
III. AdALARIC était abbé de la Grasse
en 820. Le comte Oliba & son épouse
Elmetrude ayant donné à l'abbaye le do-
maine appelé Favarîas, Adalaric s'engagea
à payer un cens annuel de vingt sols.
IV. AgilA reçut en 827 un diplôme de
Pépin, roi d'Aquitaine, confirmatif de la
donation d'Oliba.
V. HÉI.IE I obtint, en 844, une charte de
sauvegarde de Charles le Chauve. Ce prince
faisait alors le siège de Toulouse.
VI. S0NIARIUS ou Suniaire I obtint
également, en 855, des lettres de sauve-
garde de Charles le Chauve.
VII. SuNiFRED reçut de Charles le
Chauve divers privilèges. Wifred le Velu,
comte de Barcelone, fit donation à Suni-
fred, en 888, du lieu de Prades, dans le
comté de Confiant.
VIII. Saborel reçut du roi Eudes, en
891, l'église de Saint-Paul de Fonleclara,
située au territoire de Girone.
IX. Durand était abbé en 897. Les pos-
sessions de l'abbaye de la Grasse, situées
dans les pays de Carcassonne, de Nar-
bonne, de Confiant & de Razès, furent
confirmées par Charles le Simple, en 899,
pendant le séjour de Durand à la cour de
ce roi.
X. WiTiZA obtint, en 902, plusieurs do-
maines & fit quelques acquisitions pour le
monastère de la Grasse.
XI. SONIARIUS ou SUNIAIRE II était
abbé le 29 juin 917; il assista, en 937, au
concile d'Ausède & fut présent à la dédi-
cace de l'église de Saint-Pons de Thomiè-
res. Il souscrivit les lettres de fondation de
ce monastère, données par Raimond, comte
de Toulouse & duc d'Aquitaine. Suniaire
fonda, en 948, le monastère de Camon. Il
vivait encore en 959.
XII. Segarius ou Secharius, abbé de
Saint-Martin de Lez en 954, était abbé de
la Grasse quand il vendit au prêtre Simpli-
cius un alleu, dans le comté de Narbonne,
le 23 avril 965.
XIII. Rodolphe était abbé de la Grasse
de 968 à 977, pendant l'épiscopat de Su-
niaire, évêque d'Elne.
XIV. DoNAT est probablement le même
que le religieux de ce nom qui transcrivit,
en 965, la charte de vente ci-dessus men-
tionnée, faite par l'abbé Segarius. Il était
abbé vers l'an 969, & reçut d'Adémar & de
Rotille, son épouse, un alleu dans le comté
de Toulouse, avec une église de Saint-Sa-
turnin.
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NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
479
XV. Bernard I fit, en 994, quelques ac-
quisitions au nom de son abbaye. En 997,
il acheta des vignes dans le territoire de
Ferais, & assista, en 1019, à l'assemblée
tenue à Girone pour astreindre à la vie
commune les chanoines de la cathédrale.
XVL Etienne, déjà cité comme abbé
en 1021, se trouva, en 1026, à un plaid
tenu par le comte Roger L
XVII. Randulphe était abbé de la
Grasse en io36. Isambert & Richilde, son
épouse, donnèrent à l'abbé Randulphe un
village, en loSy. En io56, le pape Victor II
accorda à cet abbé le renouvellement des
privilèges de son abbaye.
XVIII. Dalmace succéda à R.andulphe
en 1068 & assista au concile de Girone. Il
fut élu archevêque de Narbonne en loSi,
mais comme il ne fut pas d'abord paisible
possesseur de ce siège, il ne se démit de
son abbaye qu'en mai 1086.
XIX. Robert I fut élu abbé de la Grasse
le 5 mai 1086, époque à laquelle Dalmace
se démit. Robert s'occupa particulièrement
de la conservation du temporel de son ab-
baye. Il se trouva au concile de Narbonne
en 1091. L'archevêque Dalmace lui rendit
l'abbaye de Saint - Laurent , réduite en
prieuré & unie au monastère de la Grasse,
mais qu'il avait retenue moyennant l'an-
cien cens annuel de dix sols de Narbonne.
Robert fit plusieurs acquisitions, entre
autres celles de l'église de Saint-Symphr-
rien, en iioi, & du prieuré du Saint-Sé-
pulcre de Palières, reçut en don le monar-
tère de Saint-Martin du Puy, en 1093, Jk
en 1102 l'église de Saint-André de Rive-
saltes. Cet abbé mourut en 1 108.
XX. Léon, fils de Pierre-Bernard, sei-
gneur de Hauterive, & d'Etiennette, fut
offert pour être religieux à l'abbaye de la
Grasse par ses parents, dès son jeune âge,
avec l'église de Hauterive, & en devint
abbé le 27 septembre 1109, lorsque Agnès,
comtesse de Roussillon, unit l'abbaye de
Saint-André de Sorède à celle de la Grasse,
sur l'avis d'Ermengaud, évèque d'Elne.
Léon reçut plusieurs donations pendant
les années suivantes.
XXI. Bérenger I DE Narronne, fils
du vicomte Aimeri & de Mathilde, fille do
Robert Guiscard , duc de Messine, était
religieux de Saint-Pons de Thomières lors-
qu'ii fut élu abbé de la Grasse, vers l'an
II 17. Le 16 janvier 11 18, Bérenger, comte
de Barcelone, frère de l'abbé, soumit à
l'abbaye de la Grasse le monastère de Saint-
Pierre de GalUcant, situé près de Girone ;
l'abbé Bérenger reçut, en 1 1 26, la donation
de l'église & du village de Fontcouverte,
faite par Pierre Udalger de la Font. En
ii33, il reçut de Bérenger de Castelnou
& de Ruzène, son épouse, les moulins de
Ferais. En 1189, Gausfred, comte de Rous-
sillon, lui confirma le droit de juridiction
sur l'abbaye de Saint-André de Sorède, &:
Raimond -Bérenger, comte de Barcelone,
donna à l'abbé Bérenger, son frère, un
château situé dans le diocèse de Saragosse.
Bérenger devint archevêque de Narbonne
en 1 156, & mourut le 7 avril 1 162. On pré-
sume que c'est sous l'abbé Bérenger qu'on
introduisit les offices claustraux & le par-
tage des revenus dans ce monastère. Comme
dans la plupart des abbayes, les moines
pourvus de ces offices furent : le grand
prieur ou prieur claustral, qui avait dou-
ble portion de religieux ; le chambrier,
dont le revenu égalait celui de l'abbé ; le
grand aumônier, seigneur du lieu de Ferais;
le sacristain , qui avait plusieurs fiefs à la
Grasse, à Montlaur, &c.; l'infirmier, qui
jouissait des dîmes & du revenu du vil-
lage de la Palme; le maître des œuvres ou
ouvrier, seigneur des terres de Bise & de
Capestang; enfin le maître des jardins, le
trésorier, le pitancier & le grand chantre.
XXII. Guillaume I est connu par une
bulle d'Adrien IV, confirraativc de tous les
privilèges de la Grasse, en date du 26 avril
Ii58.
XXIII. Robert II était sacristain de la
Grasse, sous l'abbé Bérenger, en 1147. Il
était élu abbé en ii63, lorsqu'il acquit un
fief considérable à Ferais, le 27 janvier. Le
titre de sacristain dans cette abbaye n'est
connu qu'à partir du milieu de ce siècle.
Robert reçut, le 18 juillet ii65, la do-
nation d'un moulin. On croit qu'il mourut
cette même année.
XXIV. BÉRENGER II fut gratifié par
Gauzbert de Leucate, le 27 avril 1167, des
dîmes du village de Saint-Jean de la Palme.
XXV. Arnaud I de Lévis est men-
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NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
tionné dans une charte de 1168, sous le
nom d'Arnaud de Castel Rossillon.En 1172,
il obtint conjointement avec les habitants
de Rivesaltes, d'Alphonse, roi d'Aragon,
l'autorisation de construire une forteresse
en ce lieu.
XXVI. Francon est présumé avoir été
abbé en 1176 & 1178. Il est nommé dans
une charte de donation de plusieurs biens
nobles, dans le canton de Burgal, faite par
Bernard, comte de Palhians, & parGuilIel-
mine, sa mère.
XXVII. Arnaud II de l'Isle obtint,
en 1179, d'Alphonse, roi d'Aragon, un di-
plôme d'immunités & de protection. Il
conféra, en 1189, le prieuré de Pierrefite.
XXVIII. Raimond I fit un accord, au
mois de juin 1192, avec Alphonse, roi
d'Aragon, pour le château & le village de
Salses. En 1197, Raimond racheta, pour
seize mille sols melgoriens, le lieu de Ca-
sillac, mis précédemment en gage. Dom
Estiennot rapporte un acte qui constate
que Raimond donna le lieu nommé Palais
à Ermengarde & à Guillemette, sœurs, &
à leur frère Jean de Alcari, pour y cons-
truire un monastère, au mois de septembre
1198. Après cet abbé, le siège abbatial va-
qua pendant quelques années.
XXIX. Bernard II de Marseillette
était abbé au mois de mai i2o5. II reçut,
en 1207, l'hommage de Guillaume, vicomte
de Castelnou.
XXX. Guillaume II de Cerviez occu-
pait l'abbaye en juin 1208. Le 24 août I2i5,
il s'accorda avec Simon de Montfort pour
le partage de certains biens dont partie
revint au comte auquel l'abbé paya en
outre dix mille sols melgoriens. Guillaume
avait commencé à réparer l'église, mais il
mourut, avant d'avoir achevé les travaux,
en 1221.
XXXI. Benoît d'Allignan reçut, le
8 janvier 1224, de Guillaume, vicomte de
Cardone, cent charges de sel à percevoir
tous les ans. En juin 1226, Benoît fut por-
teur des lettres que les habitants de Car-
cassonne écrivirent au roi Louis VIII pour
l'assurer de leur soumission; le roi, pour
récompenser l'abbé des services qu'il lui
avait rendus pendant le siège de cette ville,
lui accorda, la même année, tous les do-
maines que le vicomte de Béziers Si de
Carcassonne & ses chevaliers possédaient
en bénéfices, de même que toutes les con-
fiscations de fiefs faites sur les hérétiques.
En i23o, il fut élevé sur le siège de Mar-
seille, qu'il occupait encore en 1266 au
mois d'août.
XXXII. BÉRENGER III de GrAVE fut
abbé de Notre-Dame de la Grasse en i23i.
XXXIII. Bernard III d'Imbert était
prieur de Camon lorsqu'il fut élu abbé de
la Grasse, le 9 juillet 1237. Jacques, roi
d'Aragon, lui donna la ville & l'église de
Saint- Vincent, près de Valence, pour y
construire un monastère en l'honneur de
la Vierge & de saint Vincent, martyr. Des
lettres de S. Louis nous apprennent que
l'abbé Bernard se contenta, pour sa part des
biens confisqués sur les hérétiques & an-
nexés au fisc, d'une rente de trois cents li-
vres. Par la suite il fut vivement poursuivi
à cause des calomnies portées contre lui
devant le pape Innocent IV. Bien que re-
connu innocent, il évita avec peine une
flétrissure; mais le principal calomniateur
ayant enfin dévoilé lui-même ses manœu-
vres, Bernard lui pardonna, & se retira en
remettant l'abbaye entre les mains du pape,
qui lui laissa une pension.
XXXIV. BÉRENGER IV DE GrAVE ,
chambrier de la Grasse, fut élu abbé sur le
refus de l'abbé de Saint-Hilaire. En 1259,
l'abbé & ses confrères accordèrent à Oli-
vier de Termes la moitié du produit deS
mines d'argent de Palairac & de Quillan,
à la condition que les mineurs pren-
draient dans ses forêts le bois nécessaire
tant pour l'extraction du minerai de la
mine que pour la fonte des métaux. A la
mort d'Olivier, la moitié qui lui était cédée
devait revenir à l'abbaye. Bérenger mourut
en 1261.
XXXV. Pierre I de Pierrelate, ap-
pelé Pierre-Raimond dans quelques actes,
abbé de Sorèze, fut élu abbé de la Grasse
par Gui Foucauld , archevêque de Nar-
bonne, le prieur de Notre-Dame de Camon
& le chambrier de la Grasse, que les moi-
nes avaient choisis pour compromissaires.
Il était considéré comme versé dans la con-
naissance des lettres & comme bon admi-
nistrateur. Pierre augmenta les revenus de
Note
9*
Note
9^
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
481
la mense commune & en affecta une partie
aux charges de l'église & de l'infirmerie.
Il vécut jusqu'en 1269 après avoir été près
de trente ans abbé de Sorèze, & sept ans
abbé de la Grasse. L'abbaye resta vacante
pendant quelques années.
XXXVI. AuGER DE GoGEUX ne fut élu
que vers 1279; il signala sa gestion par la
construction de plusieurs édifices, par la
réparation de l'église & l'augmentation des
revenus de l'abbaye. Il reçut l'hommage
d'un grand nombre de vassaux, fit réparer
le logis abbatial, y bâtit, en 1296, la cha-
pelle dédiée à saint Barthélémy, & abdiqua
après le i5 juin i3o8.
XXXVII. Guillaume III d'Alzonne
ou DE Marcillac était abbé le 23 juillet
1309. Il est question de lui dans des lettres
de sauvegarde données par Philippe le Bel,
en i3i4. Le 8 juillet i3i5, il fit un accord
avec les consuls de la Grasse pour la juri-
diction & les droits de l'abbé, les statuts &
les franchises de la ville. Le l8 avril 1324,
Guillaume, du consentement de son cha-
pitre, donna pleine & entière liberté aux
habitants de Saint-Pierre de Calmes qui
jusqu'alors avaient été serfs. En i33o, Phi-
lippe le Long adressa à Guillaume un di-
plôme par lequel il prenait l'abbaye sous
sa protection. Dans un chapitre général
des religieux de la Grasse, tenu la même
année, on convint à l'unanimité de réduire
le nombre ties moines de cette abbaye à
soixante-dix, non compris l'abbé. Guillaume
fut nommé à l'évêché d'Alet en i333.
XXXVIII. Nicolas Roger, de la maison
de ce nom, dans le Limousin, était fils de
Pierre Roger, seigneur de Rosiers. Il fut
élu abbé en i333. Benoît XII avait pour
lui beaucoup de considération. Clément VI
lui accorda, en 1342, le droit de porter la
mitre & la crosse, même en présence de
l'évèque diocésain & du légat du Saint-
Siège. En 1343, il fut élevé sur le siège de
Rouen, & Clément VI le fit cardinal. Ni-
colas mourut à Avignon, vers 1349.
XXXIX. Pierre II de la Jugie, ori-
ginaire du Limousin, religieux de l'ordre
de Saint-Benoît & abbé de Saint-Jean-d'An-
gély, fut fait abbé de la Grasse, en i343,
par Clément VI, qui l'exempta de la rési-
dence à raison de ses études. Gui de Las-
teyrie, docteur en droit & chanoine deCar-
thagène, reçut en son nom l'hommage de
plusieurs seigneurs feudataires. Pierre fut
nommé, en l345, à l'évêché de Saragosse
par le pape Clément VI, qui le transféra à
Narbonne en 1347.
XL. Raimond II d'Aigrefeuille, re-
ligieux profès de Saint-Martial de Limoges,
& abbé de Saint-Jean-d'Angély, devint abbé
de la Grasse le 18 juillet 134.5. Le pape lui
permit d'officier pontificalement. Il est en-
core cité comme abbé en juin 1349, mais
au mois de juillet de cette année, le pape
le nomma à l'évêché de Rodez. Raimond
emporta avec lui dans sa nouvelle rési-
dence plusieurs manuscrits précieux qu'il
s'engagea à rendre à l'abbaye, par cédule
du 27 octobre 1359.
XLI. Pierre III d'Aigrefeuille, frère
de Raimond & son successeur à l'abbaye
de la Grasse, devint ensuite évêque d'Uzès.
Le nom de cet abbé ne se trouve pas dans
les anciens Catalogues, & peut-être au Heu
de Crassensis abbas faut- il lire Angeria-
censis, de Saint-Jean-d'Angély, abbaye que
Pierre occupa certainement après Rai-
mond. On croit cependant qu'il fut quel-
que temps abbé de la Grasse.
XLII. Hélie II DE Champiers était
abbé de la Grasse le 12 décembre 1349,
lorsqu'il reçut l'hommage d'Ermengaud de
Saint-Martin pour le lieu de Champlong.
Le 20 août i35i, il fit avec son chapitre une
convention importante, appelée la Roul-
liace de Moyse, dans laquelle on trouve
en détail les anciennes coutumes du mo-
nastère & les devoirs des abbés, prévôts
& autres religieux. Il transigea, le 16 août
i355, avec les consuls de la Grasse tou-
chant la juridiction de l'abbé & les fran-
chises des habitants. Il permit, en i36o,
d'entourer de murs la ville de Saint-Lau-
rent, à condition qu'en temps de guerre
Jeux chevaliers de ce lieu s'uniraient aux
autres gardiens de l'abbaye pour veiller à
sa sûreté. Hélie mourut vers la mi-décem-
bre i36i.
XLIII. Raimond III Foucaud reçut
ordre du pape Innocent VI, le 12 mai 1362,
de dresser un état des revenus de l'abbaye
de la Grasse pour déterminer le nombre
de religieux qu'elle pourrait admettre. Le
Note
92
IV.
Note
9^
4a:
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
17 août i363, le bruit s'étant répandu que
les ennemis se disposaient à faire une in-
cursion dans le canton, Raimond confia la
garde du château de Comigne à un com-
mandant militaire présenté par Bernard
de Comigne. Raimond mourut cette même
année.
XLIV. Gui I du Breuil, doyen de
Psalmodi, fut élu abbé de la Grasse à la fin
de l'année i363. Avec l'autorité du pape
Urbain 'V, il obligea les jeunes religieux
qui habitaient des maisons particulières
hors du cloître, à se réunir à ceux qui
habitaient le monastère. Le i5 juillet i366,
le même pape soumit l'abbaye de la Grasse
à celle de Saint-Victor de Marseille. Gui
obligea tous les vassaux de l'abbaye à lui
rendre foi & hommage, & régla, le i5 mars
1367, avec son chapitre, les sommes à em-
ployer pendant la guerre pour la gr.rde du
monastère qui, étant protégé par une spa-
cieuse forteresse, exigeait beaucoup de
monde & des sentinelles jour & nuit. Il
mourut en 1390 & fut inhumé dans la cha-
pellede la Madeleine de l'église de la Grasse.
XLV. Guillaume IV de Luc, Limou-
sin d'origine, était abbé de Saint-Florent
de Saumur, lorsqu'il fut transféré à l'ab-
baye de la Grasse le 27 de mai 1390. Le
12 octobre 1393, il fit présent à son église
d'un calice de vermeil & de burettes d'ar-
gent ainsi que d'autres ornements pré-
cieux. Gérard de Luc, son frère, racheta
du camérier du pape Clément VII, le
12 décembre 1393, pour onze cents florins
d'or, le mobilier & la dépouille de cet
abbé que le pape avait réservés pour la
chambre apostolique.
XLVI. Gui II DE RoFFiNHAc, religieux
de la Chaise-Dieu, était abbé de Bernai,
diocèse de Lisieux. Guillaume de Luc l'a-
vait nommé son vicaire général. La recom-
mandation du cardinal de Préneste enga-
gea les religieux de la Grasse à l'élire en
1393. En 1396, il rendit hommage au roi
pour le château de Montlaur. Il reçut, la
même année, d'autres hommages & assista,
en 1409, au concile de Pise. En 1411, Gui
fit son testament, & en T415, il légua à la
sacristie tout ce qu'il avait de vaisselle
d'or & d'argent pour fonder deux anni-
versaires, l'un pour lui, l'autre pour Gui
de Malajltta, cardinal de Préneste, & mou-
rut dans le diocèse de Nevers, le i" juil-
let 1416.
XLVII. Bonhomme de Lomagne, reli-
gieux & sacristain de la Grasse, docteur en
théologie, fut élu abbé, le 11 août 1416,
par le suffrage de trente-huit de ses con-
frères; il répara en entier l'église de la
Grasse, en 1424, & mourut en 1431.
XLVIII. Hugues de Périer, docteur
en théologie, fut transféré, en 1431, do
l'abbaye de Gaillac à celle de la Grasse; il
fit plusieurs legs à son monastère, & décéda
dans l'année 1439.
XLIX. Louis I D'ALBRET,fils de Charles
d'Albret, comte de Dreux, & d'Anne d'Ar-
magnac, était protonotaire apostolique; ce
fut le premier qui obtint l'administration
de l'abbaye de la Grasse, par la volonté du
roi, sur la fin de l'année 1440; il fut fait
évêque de Cahors en 1460, & le 18 décem-
bre 1461, Pie II le créa cardinal. Louis
laissa aux religieux de la Grasse la moitié
de son héritage, & mourut à Rome le 4 sep-
tembre 1465.
L. Pierre IV d'Abzac de la Douze, de
la maison de ce nom, dans le Périgord, était
religieux & chambrier de Saint-Jean-d'An-
gély, docteur en théologie, prieur de Fon-
tenai, diocèse de Saintes, abbé des Alleux,
diocèse de Poitiers, quand il fut nommé
abbé de la Grasse par Paul II, en 1465, le
25 septembre. En 1476, il fit rentrer dans
l'ordre les habitants de la ville & les priva
du droit de pêche pour les punir de leurs
excès; il fut élevé, en 1480, sur le siège
de Rieux. Sixte IV lui permit de cumuler
les fonctions d'abbé & de chambrier de la
Grasse. Pierre passa, au mois do mars 1488,
au siège de Lectoure, & souscrivit, en cette
qualité & en celle d'abbé de la Grasse,
une sentence qui lui adjugea, contre les
prétentions de l'évèque d'Elne, la présen-
tation & le patronage des églises de Saint-
Félix de Pédillan, de Saint-Pierre des Prés,
de Saint-Etienne d'Estagel, de Saint-Mar-
tin de Corneillan, de Saint-André de Ri-
vcsaltes & autres ; il fit faire, en 1491, les
stalles du chœur de l'église de la Grasse,
& se démit de l'office de chambrier, en
1492, en faveur de son neveu, Audouin
d'Abzac, religieux de l'abbaye & prévôt
Note
9^
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
483
de Camon, sous la réserve d'une pension
annuelle. Il fut alors nommé archevêque
de Narbonne, Georges d'Amboise s'étant
démis de cet archevêché en sa faveur, &
en prit possession le lo janvier 1495. La
même année, Pierre résigna à son neveu
Audouin l'abbaye de la Grasse, avec la ré-
serve du regrès, si le résignataire venait à
décéder.
LI. Audouin d'Abzac de la Douze,
neveu du précédent, religieux & cham-
brier de la Grasse, reçut les provisions de
l'abbaye, sur la démission de son oncle, le
4 mai 1495. Audouin, avant d'être abbé de
la Grasse, l'avait été de la Sauve-Majeure.
Quoiqu'il eût un concurrent, Aimery de
Castres, celui-ci, élu canoniquement, céda
S2S droits à Audouin moyennant une pré-
vôté ; mais Audouin abdiqua, craignant
d'être accusé de simonie & Aimery resta
paisible possesseur de l'abbaye de la Sauve-
Majeure. Audouin mourut après trois ans
d'exercice, le 25 octobre 1498, à Camon,
où il fut inhumé. En 1499, °" distribua, le
jour de son anniversaire, deux mille livres
de pain aux pauvres.
— Pierre d'Abzac de la Douze, pri-
mat de Narbonne, reprit le siège abbatial
par droit de regrès, le 2 novembre 1498,
ïi le conserva jusqu'en l5oi ; il le quitta
alors pour la seconde fois, & mourut eu
i5o2, dans le château de ses ancêtres.
LU. Antoine de Chambert, religieux
de la Grasse, prévôt de Cabrespine, fut
proclamé abbé par ses confrères à la solli-
citation de Pierre d'Abzac, en i5oi. Mais
avant la fin du mois qui avait vu sa nomi-
nation, il fut dépouillé de son titre par
arrêt du parlement de Toulouse, arrêt pro-
voqué par Philippe de Lévis, porteur d'un
brevet du roi, & qui fut déclaré abbé sur
la démission du suivant.
LUI. Jean de Lanxis, cardinal du titre
de Sainte-Marie d'au-delà du Tibre, aussitôt
après la démission de Pierre d'Abzac, en
i5oi, fut pourvu d'un brevet du roi pour
l'abbaye de la Grasse; mais il y renonça
avant d'avoir pris possession.
LIV. Philippe de Lévis, évèque de
MirepoiXjSur la démission de Jean d'Abzac
& en vertu d'arrêts des parlements de Paris
& du Toulouse tant contre l'archevêque de
Toulouse que contre Antoine de Cham-
bert, fut déclaré administrateur perpétuel
de l'abbaye ; il en prit possession par pro-
cureur, le 3 août i5oi, & en personne le
25 octobre i5o2. Les consuls 8f les prin-
cipaux habitants vinrent seuls le saluer.
D'abord fort mal reçu des religieux de la
Grasse, il n'omit rien pour ramener les
esprits ; aidé de l'abbé de Saint-Sauveur
d'Aniane, délégué du pape, il y réussit
& se montra le bienfaiteur de l'abbaye.
Il fit construire la grande tour pour les
cloches, orna la galerie & le jubé d'un
très-bel orgue, enrichit la sacristie d'or-
nements précieux, &c. Philippe mourut
en 1537.
LV. Rodolphe le Pieux, dit cardinal
de Carpi, obtint le brevet du roi François I
pour la commende de l'abbaye, & est cité
comme abbé de la Grasse dans des actes de
1546 & 1547. C'était un prélat prudent,
consommé dans les affaires; il fut d'abord
évèque de Faenza , légat de Clément VII
auprès de l'empereur & de François I ,
pour la convocation du concile de Trente ;
il devint cardinal en i535, puis évêque-
cardinal d'Albano, de Tusculum & d'Ostie,
président du sacré collège & suprême in-
([uisiteur. Il mourut à Rome en 1564.
LVI. Georges I d'Armagnac, cardinal
du titre deSaint-Nicolas in carcere TulUano,
fils de Pierre, comte de l'Ue-Jourdain, &
d'Yolande de la Haye, né en i5oo, fut évè-
que de Rodez en 1529, administrateur des
évéchés de Vabre & de Lescar en i536,
archevêque de Toulouse en 1 555, d'Avignon
en 1577. Paul III l'avait nommé cardinal le
19 décembre 1544; il fut proclamé abbé de
laGrasse sur la démission du cardinal Carpi.
Dès i55o, Georges avait l'administration
de l'abbaye, & il la conserva jusqu'en 1579
qu'il abdiqua en faveur du suivant.
LVII. Guillaume V de Père, archi-
diacre de Rodez, obtint la commende de la
Grasse par la démission volontaire de Geor-
ges, cardinal d'Armagnac, le 11 mars 1579;
il se démit en i582, & mourut cette même
année.
— Georges d'Armagnac reprit la com-
mende de l'abbaye en 1682; il était alors
archevêque d'Avignon, prévôt de Pédillan,
dans le comté de Roussillon, & en cette
NoTn
9^
Note
9-
484
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
qualité seigneur du lieu de Corneillan, &c.
11 abdiqua entre les mains de Grégoire XIII,
deux ans avant sa mort, qui survint en
l585 ; il était âgé de quatre-vingt-cinq ans.
LVIII. Georges II de Mandelot, re-
ligieux de Cluny, était frère du gouverneur
de Lyon de ce nom, qui lui procura le
brevet du roi pour l'abbaye de la Grasse;
mais le gouverneur de Lyon étant mort,
Henri III donna l'abbaye à N. du Perrat,
de Lyon, & le gouvernement de cette ville
au duc de Nemours; il est douteux que
du Perrat ait joui de la commende de la
Grasse; on ne trouve nulle mention de
lui dans les Catalogues. On voit d'ailleurs
que dom Antoine de Saint-Gatien, ancien
vicaire général des deux abbés précédents,
fut commis par le roi pour la régie du
temporel, & que les religieux de l'abbaye le
nommèrent vicaire général le 5 avril i588.
Louis du Mas, de Narbonne, fut nommé
économe de la mense abbatiale le 25 juin.
LIX. François de Joyeuse, fils de
Guillaume, vicomte de Joyeuse, & de
Marie de Batarnay , fut successivement
archevêque de Narbonne en i58i, puis de
Toulouse, & enfin de Rouen en i6o5; il
avait été créé cardinal en i583, & fut aussi
évêque de Sabine & d'Ostie, doyen du sacré
collège, abbé commendataire de Marmou-
tier, de Fécamp, du Mont-Saint-Michel,
de Saint-Florent & d'Aurillac, & pourvu
de l'abbaye de la Grasse en 1590. François
se trouva à une assemblée capitulaire des
religieux de cette abbaye en août 1697 où,
entre autres propositions, il fut délibéré
sur celle de n'admettre dans la suite aucun
religieux dans l'abbaye s'il n'était noble &
conçu en légitime mariage. En 1601, après
la mort de dom Antoine de Saint-Gatien,
chanibrier, François obtintde ClémentVIII
l'union de cet office à la mense abbatiale,
ce qui doubla le revenu de l'abbé; il fut
convenu toutefois que l'abbé supporterait
certaines charges de plus que celles aux-
quelles il était originairement tenu ; la
baronnie de Rivesaltes était une dépen-
dance de cet office. Sous son administra-
tion, le 8 décembre 1607, le monastère de
la Grasse fut uni à la congrégation des
exempts. François de Joyeuse mourut à
Avignon, le 23 août i6i5.
LX. Louis II de Nogaret, cardinal de
la Valette, fils de Jean-Louis de Nogaret de
la Valette, duc d'Epernon, & de Margue-
rite de Foix, comtesse de Candale, était
archevêque de Toulouse, abbé de Saint-
Sernin, de Saint -Victor de Marseille, de
Saiut-Mélaine de Rennes, de Grandselve,
de Saint-Vincent de Metz, & prieur de
Saint-Martin des Champs, quand il fut
pourvu de l'abbaye de la Grasse, en 1621.
Il mourut le 28 septembre 1689.
LXI. FÉLIX DE Savoie, fils naturel de
Charles-Emmanuel, duc de Savoie, posséda
la commende de la Grasse pendant trois
ans ; il fut nommé cardinal sous le nom des
Ursins; mais il mourut en 1648, peu de
temps après avoir reçu le chapeau.
LXII. Louis IIÎ Barbier de la Ri-
vière, évêque & duc de Langres, pair de
France, conseiller d'Etat, chancelier de
l'ordre du Saint-Esprit, abbé de Saint-Père
de Chartres, de la Sauve-Majeure, de Lire,
de Saint-Benoît sur Loire & d'Aurillac,
obtint la commende de la Grasse à la fin do
l'année 1648 par la faveurdu duc d'Orléans.
En 1662, il introduisit dans l'abbaye la ré-
forme de la congrégation de Saint-Maur,
malgré l'opposition de dom Gabriel le
Comte & de dom Antoine de Villars de
Montfaucon ; cette opposition fut jugée au
Parlement de Toulouse, & la réforme auto-
risée par arrêt de la cour, en i663. Louis
de la Rivière mourut le 3o janvier 1670.
LXIII. Louis IV d'Anglure de Bour-
LEMONT, fils de Claude & d'Angélique
Diacete, était auditeur de rote, lorsqu'il
fut nommé par le roi à l'abbaye de la
Grasse ; il reçut ses provisions de Clé-
ment X, le 16 novembre 1670. Au mois de
mars 1679, il fut promu à l'évêché de Fré-
jus; mais avant d'avoir ses bulles, il fut
désigné pour celui de Carcassonne dont il
prit possession en janvier 1680. Louis fut
transféré à Bordeaux la même année, & il
mourut le 9 novembre 1697, à l'âge de
soixante-dix-neuf ans.
LXIV. Anne-Marie-Joseph de Lor-
raine d'Harcourt, fils aîné d'Alphonsc-
Henri-Charles, prince d'Harcourt, & de
Marie-Françoise de Brancas, eut la com-
mende de l'abbaye de la Grasse, le 24 dé-
cembre 1697; il ne prit possession que le
Noiï
91
Note
9*
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
uillet
485
Note
93
3 novembre 1700 & se démit le i
1705 pour se marier.
LXV. Armand I Bazin de Bezons, ar-
chevêque de Bordeaux, puis de Rouen, fut
nommé abbé le 14 août 1700, & mourut
le 8 décembre 1721.
LXVI. Armand II Bazin de Bezons,
neveu du précédent, permuta l'abbaye de
Saint-Jouin sur Marne pour celle de la
Grasse en 1721. Il fut fait évéque de Car-
cassonne au mois de mars 1780, & n'en
conserva pas moins la commende de l'ab-
baye jusqu'en 1774.
LXVII. Jérôme-Marie Champion de
CiCÉ, né à Rennes en 1745, sacré évéque
de Rodez le 27 avril 1770, transféré à
Bordeaux en 1781, fut pourvu de l'abbaye
de la Grasse en 17805 cette abbaye était en
économat depuis 1774; Jérôme donna sa
démission en 1785. [E. M.]
NOTE XCIII
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Abbaye de Saint-Pierre de Lunas
'ou de Joncels.
(Diocèse de Bézicrs. )
LE monastère de Joncels, de l'ordre de
Saint-Benoît, construit sous l'invoca-
tion de saint Pierre, dans le territoire de
Lunas, était situé sur la montagne à deux
lieues de Lodève; on ne sait quelle fut
son origine non plus que le nom de son
fondateur; nous ne savons pas davantage
quels furent ses premiers abbés. Détruite
par les Sarrasins, cette abbaye fut rétablie,
en 85i, à la prière de Benoît, abbé, par
Pepiii II, roi d'Aquitaine. Ce prince la
prit sous sa protection, comme on le voit
par un diplôme donné à Ponthion la
sixième année de son règne. A la sollicita-
tion du même abbé, Pépin gratifia ce mo-
nastère du territoire de Joncels, qui, plus
tard, lui a donné son nom. Le roi Eudes,
sur les instances de l'abbé Audegaire, con-
firma, en 890, la charte de Pépin. Rai-
mond, comte de Rouergue, légua plusieurs
domaines à ce monastère en 961. Adélaïde,
vicomtesse de Provence, lui fit, en 977,
par son testament, quelques legs. Gré-
goire VII, Pascal II, Innocent II, Luce III
& Clément IV confirmèrent ses posses-
sions; dès 909, ce monatère était uni à
celui de Psalmodi, ainsi que le prouve un
diplôme de Charles le Simple confirmant
les biens de l'un & de l'autre monastère.
Malgré les tentatives faites par les reli-
gieux de Joncels pour se soustraire à cette
union, ils ne purent y réussir qu'en 1139.
Au dixième siècle ce monastère était tombé
en ruines; saint Fulcrand, évéque de Lo-
dève, le rétablit & lui légua en 949 plu-
sieurs terres qu'il avait dans le Rouergue.
Bernard-Aton V légua, par son testament
du 7 mai 11 18, à Raimond, son fils aîné, le
château de Lunas & l'abbaye de Joncels
dont il s'était emparé. Dans l'assemblée
qui fut tenue au Caylar en 11 22, on dé-
cida un différend qui s'était élevé entre les
religieux de Joncels & ceux de Conques en
Rouergue, touchant l'église de Casouls.
Guillaume de Grimoard, depuis Urbain V,
soumit l'abbaye de Joncels à celle de Saint-
Victor de Marseille, par une bulle datée
de i366. Les calvinistes pillèrent & détrui-
sirent presque entièrement ce monastère à
la fin du seizième siècle; tous les monu-
ments qui y étaient conservés furent dissi-
pés, & ce n'est qu'avec beaucoup de peine
que dom Estiennot a pu dresser la suite
des abbés.
Abbés de Joncels.
I. Fructueux était abbé de Saint-Pierre
de Lunas en 773, du temps de Charlemagne.
II. Benoît, à la sollicitation duquel le
roi Pépin II rétablit le monastère de Saint-
Pierre de Lunas, reçut de ce prince le
domaine de Joncels dont l'abbaye a pris le
nom.
III. Audegaire gouvernaitle monastère
de Joncels sous le règne du roi Eudes; ce
prince confirma les privilèges accordés par
Charlemagne & Pépin.
IV. RagembAUT est dit abbé des monas-
tères de Psalmodi & de Joncels dans un
Note
93
Note
93
486
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
diplôme de Charles le Simple du 5 juin 909
ou 915, selon la manière dont on compte
les années du règne de ce prince.
V. GuiTARD reçut du pape Etienne un
bref dont nous n'avons pas la date.
VI. Etienne fut mis à la tête de l'ab-
baye de Joncels par S. Fulcrand, évèque de
Lodève, lorsque ce dernier rétablit le mo-
nastère dont les édifices étaient tombés eu
ruines.
VII. Lautard, abbé de Joncels, passa
vers l'an loi3 à l'abbaye de Conques.
VIII. Garnier était abbé de Psalmodi &
de Joncels, sous le règne du roi Robert.
IX. Pons-Eble, doyen du monastère do
Gellone, devenu abbé de Lodève, gouver-
nait l'abbaye de Joncels en 1070 & fut élu
par les religieux de Gellone prieur de Saint-
Pierre de Sauve.
X. BÉRENGER I réunissait les deux titres
d'abbé de Psalmodi & d'abbé de Joncels
en 1076, quand il reçut la donation de
Bérenger-Guillaume 8i de sa femme Lu-
piana, qui gratifièrent l'abbaye du don de
l'église de Sainte-Cécile, située au-dessous
du château de Loupian. En 1098, Urbain II
ordonna, par un bref daté de Rome le
I"' mai, que le monastère de Joncels serait
désormais soumis an gouvernement & à la
juridiction de l'abbé de Psalmodi.
XI. BÉRENGER II était abbé de Joncels
en ii35; il reçut alors une bulle d'Inno-
cent II qui, se conformant à celles de ses
prédécesseurs Grégoire VII 8: Pascal VI,
confirme & dénombre les églises & les
biens annexés à ce monastère.
XII. Guillaume I obtint, en 1139, pour
Joncels, son entière indépendance du mo-
nastère de Psalmodi, & donna, en ii5l,
à Guiraud, abbé de la Sauve, la dîme de
Rafègue.
XIII. Bernard I est dit abbé de Joncels
dans le cartulaire de Gellone en l'année
Il58; cinq ans après, il termina comme
arbitre un procès soutenu par Richard,
abbé de Gellone, & Géraud Geraldi, sur
les droits de justice du château de Verdun.
Il est encore cité en 1178.
XIV. DÉODAT DE Clermont fut élu
par les religieux abbé de Joncels en 1174;
mais son élection ne parut pas régulière
à l'évêque de Béziers qui la déclara nulle.
Cette sentence n'empêcha pas Déodat de
conserver son titre. A la suite de plusieurs
pourparlers & à l'instigation de l'archidia-
cre & du grand chantre de l'église de Saint-
Nazaire , l'évêque se réconcilia avec les
religieux & bénit solennellement Déodat,
dans l'église cathédrale, le 10 mars 1180.
XV. Guillaume II était abbé de Jon-
cels en 1189. Le nécrologe de Cassan mar-
que le jour de sa mort au 5 août, sans
désigner l'année.
XVI. Hugues de Gignac était abbé en
1200.
XVri. Bernard II de Magalad était
abbé de Joncels en 1204. Cet abbé se
trouve cité, en 1212, dans des chartes de
l'église de Lodève; parvenu à un grand
âge, ses infirmités l'obligèrent à abdiquer,
& il approuva l'élection qui venait d'être
faite de Raimond de Clairan pour son suc-
cesseur.
XVIII. Raimond I de Clairan, reli-
gieux de la Sauve, fut élu par ceux de
Joncels après la démission de Bernard, qui
sollicita l'évêque de Béziers de confirmer
l'élection de son successeur.
XIX. Pierre I de Deux-Maisons, fils
d'un seigneur voisin de Joncels, était abbé
de ce monastère en 1236. Il fit une acqui-
sition en 1237.
XX. JOURDAN DE MONTPAON fut élu
abbé de Joncels en i258; il refusa de re-
connaître la juridiction de l'évêque do
Béziers, pour ne pas préjudicier, disait-il,
aux privilèges accordés par les papes à son
monastère; l'affaire ayant été portée de-
vant le pape, Alexandre IV confirma l'élec-
tion de Jourdan & ordonna à l'évêque de
le bénir, sinon Jourdan se présenterait à
l'évêque de Rodez. En conséquence, ce
dernier fit la cérémonie & reçut le serment
de Jourdan, au mois de janvier 1269. Jour-
dan se trouva, le 21 octobre 1261, à l'élec-
tion de Bernard de la Tour, abbé de Vabre ;
en 1266, il reconnut tenir en fief d'Al-
phonse, comte de Poitiers & de Toulouse,
le monastère de Joncels avec ses dépen-
dances.
XXI. Arrasat était abbé de Joncels en
1283.
XXII. Angussac vivait en 1296. Peut-
être n'est-il pas différent du précédent.
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93
KOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
487
XXIII. Guillaume III Frédol assista
au concile de Béziers, le 29 octobre 1299.
Il adhéra à l'appel fait par Philippe le Bel
au concile général, en i3o3, dans l'assem-
blée de Montpellier.
XXIV. Guillaume W de Roquelon-
GUE succéda à Guillaume-Frédol.
XXV. Jean I Gombaud reconnut, en
i3o7, tenir son monastère & ses dépendan-
ces en fief du roi de France, lequel prit
l'abbé & son monastère sous sa protection
spéciale. Il mourut en i33i.
XXVI. Jean II Jean fut nommé par le
pape Jean XXII à l'abbaye de Joncels, en
i332; il était docteur en droit civil & canon.
Il a laissé un ouvrage manuscrit sur le droit
canon.
XXVII. JoBELiN fut présent, le 28 juil-
let i344, à l'hommage de Marguerite de
Mostuéjols, veuve de Matfred de Casillac,
chevalier.
XXVIII. AdÉMAR était abbé de Joncels
en 1345.
XXIX. Pierre II de Roays, prieur de
Canaux, dans le diocèse de Vabre, fut créé
abbé de Jonct-ls par une bulle du pape
Innocent VI, datée d'Avignon, la neuvième
année de son pontificat. Le 9 février i362,
il présida le chapitre provincial des moines
noirs. Dans un chapitre général des béné-
dictins des provinces de Narbonne, Auch
iîi Toulouse, tenu à Lavaur, en i368, dans
la maison des frères mineurs, & où il fut
élu président, on décida qu'il remettrait
audit chapitre l'exemplaire de la règle &
des constitutions de Saint-Benoît, glosé &
commenté parle pape Benoît XII, & qui
- était resté entre les mains de Pierre, an-
cien abbé de Saint-Chinian, diocèse de
Saint-Pons; lequel exemplaire serait con-
servé avec soin à Carcassonne jusqu'au cha-
pitre suivant qu'on devait y tenir. Pierre
était encore abbé de Joncels, en 1384, selon
dom Estiennot.
XXX. Armand I, appelé par erreur Ar-
naud dans les actes du concile de Pise,
succéda à Pierre; il fit quelques acquisitions
pour son monastère, en 1407, & envoya
un procureur à Pise en 1409.
XXXI. Raimond II fut le successeur
d'Armr.nd. Il se démit ou mourut en 1434.
XXXII. Gui de Saint-Baudile, prieur
de Saint-Barthélémy de Lodève, devint
abbé de Joncels en vertu d'un bref du pape
Eugène IV, donné à Florence le 19 juillet
1434. Il est mentionné dans les archives de
l'église de Vabre en 1442; il vivait encore
en 1448 & il assista au chapitre général des
bénédictins, tenu à Béziers, le mercredi
l" mai de cette année.
XXXIII. Guillaume V de Saint-Ju-
lien.
XXXIV. Guillaume VI d'Estoute-
VILLE, cardinal, évèque de Lodève, fut le
premier abbé commeiidataire de Joncels,
en 1464.
XXXV. Armand II de Rohan était abbé
en 1456. Il obligea les habitants de Joncels
à lui payer, d'après un ancien usage, qua-
rante livres tournois pour son joyeux avè-
nement.
XXXVI. Bernard III du Verger,
chanoine de Narbonne, est désigné dans
les archives de Montpellier en qualité
d'administrateur perpétuel de l'abbaye de
Joncels, en 1477. Nommé abbé, il eut de
longues discussions avec Antoine de The-
san,abbé de Villemagne; leur différend
fut porté, en 1484, au parlement de Tou-
louse. Bernard mourut en 1488.
XXXVII. Olivier I de Montfaucon,
successeur de Bernard, présida aux cha-
pitres généraux des bénédictins dans les
années 1490, 1495 & I499.
XXXVIII. Pierre III Raimond était
abbé en l5oo.
XXXIX. François I d'Augne, conseiller
8j aumônier de la reine, prêta serment de
fidélité au roi en i5o3.
XL. Olivier II Alrerti , religieux
de Sorèze, fut élu abbé de ce monastère
au commencement du seizième siècle ;
mais il eut des concurrents auxquels il
fut obligé de céder son droit moyennant
une pension. Il devint abbé de Joncels
en i5i2.
XLI. Jacques de Lautrec, fils de Si-
mon, seigneur de Saint-Germier, était abbé
de Joncels le 16 février 1542.
XLII. François II, cardinal de Tour-
non, archevêque d'Auch, jouit de l'abbaye
de Joncels en conimende, depuis 1546 jus-
qu'en 1557.
XLIII. Pierre IV d'Espinac obtint la
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488
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
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commende depuis i56o jusqu'en 1369, où il
fut pourvu du décanat de l'église & ensuite
de l'archevêché de Lyon.
XLIV. Paul de Foix, abbé depuis iSyo
jusqu'en 1596.
XLV. Henri de Thesan était tout à la
fois, en 1616, archidiacre de Saint-Pons de
Thomières & abbé de Joncels. Il se démit
en faveur du suivant, en 1645.
XLVI. Joseph-Gabriel DE Thesan du
PUJOL conserva la commende de 1645 jus-
qu'en 1686. C'est à tort que les auteurs du
GaUia Chrîstiana font deux abbés de ce
personnage.
XLVII. N. François de Batailler, de
l'ordre des capucins, évêque de Bethléem,
fut pourvu en commende de l'abbaye de
Joncels, au mois d'aoiit 1686. Il permuta
cette abbaye, au mois de mai 1693, pour
celle de la Boisière, avec Jean-François de
Brizay, évêque de Comminges, & mourut à
Paris le 22 juin 1701, âgé de quatre-vingt-
quatre ans.
XLVIII. Jean III François de Brizay
DE Denonville, évêque de Comminges,
abbé de Joncels en 1693; mourut à Com-
minges en 17 10.
XLIX. Jean IV Joseph de Massillan
fut nommé par le roi le 25 juillet 1710.
L. N. Bon de Villevers fut pourvu de
l'abbaye en 1737.
LI. N. DE Baussu fut nommé abbé en
1777. [E. M.]
NOTE XCIV
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Abbaye de Saint-Pierre de Léjat.
(Diocèse de Rieux.)
L'abbaye de Saint-Pierre de Lézat, ordre
de Saint-Benoît, était située dans le
pays de Foix, sur la petite rivière de Lèze,
à laquelle elle doit son nom. Elle fut
d'abord dédiée aux SS. a])ôtres Pierre &
Paul. On ajouta plus tard à ces patrons
saint Antoine dont l'église de Lézat pré-
tendait avoir des reliques'.
On ne possède aucun renseignement au-
thentique sur cette abbaye avant l'année
940; elle était alors soumise à celle de
Cluny. A la fin du dixième siècle, elle se
sépara de son chef d'ordre pour se sou-
mettre à l'abbaye de Cuxa, en Roussillon.
Sous cette nouvelle direction, l'importance
de l'abbaye de Lézat ne tarda pas à s'ac-
croître : elle acquit de nombreux prieurés
parmi lesquels nous signalerons ceux de
Saint-Béat & de Saint-Germier de Muret,
qui dans le principe étaient de petits mo-
' Voici ce que dit à ce sujet dom Martène : « Les
religieux de Lézat nous reçurent avec le plus grand
accueil du monde... ils nous firent voir un ancien
cartulaire fort beau... ce fut dans ce cartulaire que
nous apprîmes qu'il y a plus de huit cents ans que
l'on croit à Lézat être en possession du corps de
saint Antoine, abbé, père de tant de saints soli-
taires d'Egypte. On y montre encore ses reliques,
auxquelles il y a beaucoup de dévotion dans le
pays; il s'y fait même plusieurs miracles, & autre-
fois le parlement de Toulouse faisoit jurer sur ces
reliques pour connoître la vérité. La tradition du
monastère est que ce fut deux religieux de la mai-
son qui, étant allés en Orient, enlevèrent le corps
de saint Antoine & l'apportèrent à Lézat. Cepen-
dant on prétend l'avoir au diocèse de 'V'ienne, dans
une abbaye qui porte son nom & qui est chef
d'ordre. La ville d'Arles croit aussi l'avoir. On y
montre une très-belle châsse dans laquelle on pré-
tend que sont ses reliques, dont les magistrats ont
la clef; & on dit que lorsque les religieux de Saint-
Antoine de Vienne, qui originairement n'étoient
que des hospitaliers destinés à secourir les malades
du feu de Saint-Antoine, érigèrent leur maison en
abbaye & prirent la règle de Saint-Augustin, les
religieux du Mont-Majour, auxquels Us avoient
été soumis jusqu'alors, voyant qu'ils avoient secoué
leur joug, emportèrent le corps de saint Antoine
en se retirant,' comme un bien qui leur apparte-
noit, & le déposèrent dans une paroisse de leur
dépendance. C'est affaire aux critiques d'exercer
leur plume sur une si belle matière & de nous dé-
velopper les difficultés qui s'y rencontrent. On
montre encore à Lézat le chef de saint Vincent,
martyr, celui de saint Aubin, & dans la paroisse
du lieu une sainte épine, où il y a une inscription
écrite du temps de saint Louis'. »
' Voyag:e Hitcraire de deux religieux bénédictins,
II, p. 35.
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NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
489
nastères plus anciens que l'abbaye de Léz;it.
Cette dernière revint néanmoins sous la
dépendance de Cluny, à la fin du onzième
siècle, & elle ne cessa de lui être soumise
que pour passer sous la règle de S. Benoît.
L'église de Lézat fut rebâtie en entier, vers
1040, par Bernard, évêque de Conserans,
aidé de plusieurs personnages qui contri-
buèrent à cette œuvre de leurs propres
deniers. Le cartulaire de Lézat fut copié,
au dix-septième siècle, parles soins du pré-
sident Doat; la copie forme cinq volumes
in-folio qui portent aujourd'hui les n"" 98
à 102 de la collection Doat. Le cartulaire
original, parvenu à la Bibliothèque natio-
nale en 1793, se trouve lui-même dans cet
établissement & porte le n" 9189 du fonds
latin. Notons en passant que plusieurs des
chartes qui se rapportent aux premiers
temps de cette abbaye & inscrites dans ce
cartulaire, ne sont pas d'une authenti-
cité irréprochable. Les auteurs du GalUa
Christiana ont fait figurer sur leur liste
des abbés de Lézat un Hugues I qui nous
paraît être le même que l'abbé nommé par
eux Hugues II; un Benoît I qui ne nous
paraît pas différent de Benoît II. Ils no-
tent encore deux abbés du nom de Guarin,
quand il nousçemble n'y en avoir eu qu'un
seul, à considérer les époques.
Abbés de Lé-^at.
ASTARES, AURÉOLUS, ViDIANUS & AS-
NARius, considérés comme les premiers
abbés de Saint-Pierre de Lézat, doivent
être retranchés de la liste, leur existence
ne nous étant révélée que par des docu-
ments qui, si l'on s'en rapportait à leurs
notes chronologiques, remonteraient à une
époque antérieure à la fondation de l'ab-
baye. Il est probable que plusieurs de ces
personnages étaient abbés non de Lézat,
mais de quelques-uns des petits monastères
plus ancien qui, comme celui de. Saint-
Béat, lui furent soumis à titre de prieurés.
I. Adasius, abbé de Sarlat, fut adjoint à
S. Eudes ou Odon, abbé de Cluny, dans le
gouvernement des monastères de cet ordre;
il fut chargé de l'administration de l'ab-
baye de Lézat, qui avait néanmoins, dit-on,
un abbé particulier.
II. Daniel était abbé particulier de
Lézat en 945.
III. Guarin ou Warin, qui fut tout à
la fois abbé de Cuxa, de Lézat, d'Alet, de
Saint-Hilaire & du Mas-Garnier, figure
comme abbé de Lézat en 960 & en 963;
il assista, en 970, à la translation des reli-
ques de saint Hilaire, faite par les soins
de Roger, seigneur de Carcassonne. Guarin
mourut en 980.
IV. Eudes I, nommé dans une charte
citée pardom Estiennot, succéda à Guarin.
V. Hervé. On a peu de renseignements
sur Arvé ou Hervé qu'on lui donne pour
successeur.
VI. Aton I ou Atton succéda à Hervé.
VII. AmÉlius est cité dans une charte
du cartulaire vers 990.
VIII. Benoît vivait en 991 ; il était en-
core abbé en l'an 1000.
IX. Hugues succéda à Benoît en looi,
comme on le voit dans une donation faito
par Roger, comte de Carcassonne, & par
Adéla'ide, sa femme.
X. Gaucelin est cité dans une dona-
tion faite à Saint-Pierre & à Saint-Antoine
de Lézat par le prêtre Adalbert, du temps
du roi Robert.
XI. AiMERY, nommé en 1020, reçut pour
son monastère, vers 1024, la donation d'une
terre située dans le diocèse de Toulouse.
XII. Aton II fut en même temps abbé de
Lézat & du Mas-d'Azil; voyant que les sei-
gneurs laïques s'emparaient impunément
des biens du monastère, il eut recours, de
concert avec ses confrères, à l'autorité du
comte de Carcassonne Raimond-Guillaume,
auquel il céda la moitié des terres que ce
comte lui ferait restituer.
XIII. GuiRAUD reçut en io35 la dona-
tion d'une église de Saint-Vincent faite à
son abbaye.
XIV. Bernard I Raimond Pelet, évê-
que de Conserans, était abbé de Lézat en
io36. Il fut présent à la dédicace de l'église
de Girone, rebâtie en io38, & fit rebâtir
lui-même celle de Lézat.
XV. Pons I fut nommé abbé de Lézat
par S. Hugues, abbé de Cluny, vers 1073;
il gouvernait également l'abbaye du Mas-
d'Azil & était encore abbé en 1081.
XVI. Seguin, abbé en 1084, se rendit
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NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
au concile de Clermont, en 1093, pour se
plaindre de l'abbé & des religieux de Saint-
Pierre de la Court, qui refusaient de re-
connaître son autorité. Il vivait encore
en 1 100.
XVII. GÉRAUD ou GuiRAUD était abbé
de Lézat en 1102, trois ans après la prise
de Jérusalem. Il céda, en iio5, à l'abbé de
Moissac ses droits sur l'abbaye de Saint-
Pierre de la Court ou du Mas-Garnier.
XVIII. Eudes II de Bajeras écrivit,
en 1 106, au pape Pascal II pour lui exposer
les motifs qu'avait eus son prédécesseur da
céder l'abbaye du Mas-Garnier à celle de
Moissac. Il reçut, en iii5, de Guillaume,
comte de Toulouse & d'Aquitaine, un ter-
rain dans le faubourg de Toulouse, devant
la porte du château Narbonnais, pour y
fonder un prieuré dédié à saint Antoine.
Eudes vivait encore en juillet 1127.
XIX. Guillaume I Raimond d'Espel
obtint, en 1127, d'Alphonse, comte de Tou-
louse, duc de Narbonne & marquis de Pro-
vence, un terrain situé devant le château
Narbonnais, pour y planter une vigne. Le
nom de Guillaume figure dans des actes
jusqu'en 1 13].
XX. Guillaume II Ravad était prieur
lorsqu'il fut élu abbé en iiSy. Il est fait
mention de lui en 1140 au mois de juin, &
en 1142 au mois de juillet.
XXI. Aton III est cité dans des actes de
1146, 1149, II 54 & 1166.
XXII. Guillaume III de Castelnau
était en même temps prieur de la Daurade
& abbé de Lézat au mois d'août 1168. Il
transigea, en 1176, avec Guillaume de Saint-
Clair, prieur de Saint-Germier de Muret,
& termina comme arbitre, en 1180, un dif-
férend entre Pierre de Recessac & Bernard,
prieur de l'église de Saint-Antoine.
XXIII. Raimond I Gautier, qui est cité
comme abbé au mois de mai 1189, transi-
gea avec Géraud de Saint-Marcel, en 1 198,
& vivait encore en décembre 1209.
XXIV. Guillaume IV Pons conféra,
au mois de décembre 1209, à un religieux
nommé Pons, l'église & la maison de Saint-
Pierre de Rebac.
XXV. Pierre I de Pêne inféoda plu-
sieurs domaines en novembre 1214. Il vivait
encore en 1218.
XXVI. Raimond II de Montpézat
était abbé en 1223. Eudes de Saint-Médard
lui céda tous ses droits sur les alleux &
sur le territoire de Marsac. Raimond passa
à l'abbaye de Moissac en 1229.
XXVII. Bernard II de Sarrante pro-
mit obéissance, en 1229, à Raimond, abbé
de Moissac. Il conféra, en i233, l'église de
Saint-Antoine de Toulouse à Sanche-Ané-
rius de Sarrante & transigea, en 1241, avec
Fortanier de Scado':^, commandeur de la
maison des templiers du Mont-Salins.
XXVIII. Pierre II de Dalbs était prieur
de la Daurade en i238. Il fut élu abbé de
Lézat en 1241, au mois de mai. Le 10 mars
1243, il reçut l'hommage de Jourdain de
Saint-Médard; en 1244, ceux de Roger,
comte de Foix, & de Guillaume de Puy
Auriol, pour les fiefs qu'ils tenaient de
l'abbaye. Il conféra, en 1243, le prieuré de
Montesquieu à Arnaud de Belfage & l'obli-
gea de rebâtir l'église & les maisons. Cet
abbé obtint, en I25i, du pape Innocent IV
l'autorisation de se servir des ornements
pontificaux, & mourut en 1234. 11 avait
fait transcrire en un cartulaire les princi-
paux titres de son abbaye.
XXIX. GÉRARD de Villeneuve fit ren-
dre, en 1255, une sentence arbitrale par
laquelle le monastère de la Grâce -Dieu
était condamné à rendre hommage à celui
de Lézat pour quelques territoires dénom-
més dans l'acte. Il reçut, en février 1256,
l'hommage de Roger, comte de Foix, pouT
les fiefs de Lézat & de Sauveterre. Gérard
est encore cité dans des chartes de 1262 &
de 1265.
XXX. Pierre III de Bignac donna un
domaine en fief en 1263.
XXXI. Aiguillon (Aculeus) était abbé
en 1266. Il confirma, en 1284, le partage
fait entre l'abbé Pierre de Dalbs & Roger,
comte de Foix. Aiguillon gouvernait en-
core en 1290.
XXXII. Raimond III de Baur fut élu
en 1293 Si mourut en 1298.
XXXIII. Guillaume V Hunaud de
Lantar accorda, au mois d'août 1299, à
Bernard, prieur de Muret, le pouvoir de
transiger avec Bernard de Comminges, che-
valier, seigneur de Lenthenac. Il ratifia,
en i3o2, le paréage fait par l'abbé Pierre
Note
94
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
491
de Dalbs, reçut en iSoy, dans son monas-
tère, le pape Clément V, fit, en l3il, la
visite des monastères de Fussignac & de
Pardinian, & construisit le cloître de Lé-
zat. Guillaume fut élu évêque de Tarbes
en i3i6; il fonda en cette qualité deux
chapelles dans le monastère de Lézat.
XXXIV. Pons II de Villemur fut élu
abbé en i3i6. Le pape le commit, en iSzS,
pour accorder les chanoines de Toulouse
& les curés des diocèses de Mirepoix & de
Saint-Papoul, par rapport aux redevances
qu'ils avaient coutume de payer au prévôt
de Saint-Etienne. Envoyé par le pape, en
i362, à Conserans pour y rétablir la paix
dans le clergé, Pons fut élu malgré lui évê-
que de cette ville le 10 décembre. En i368
il se fit préparer un tombeau dans la cha-
pelle de Saint-Benoît de l'église de Lézat,
où il fut inhumé.
XXXV. BÉRENGER fut envoyé, en iSyS,
en Italie par Grégoire XI pour ramener les
Florentins à l'obéissance qu'ils devaient au
souverain pontife.
XXXVI. Guillaume VI Rigaud est
cité en 1378 & en 1391 dans des chartes
de l'église de Toulouse. Il fit, en 1402, la
visite des prieurés dépendant de l'abbaye,
& envoya, en Î409, un procureur au con-
cile de Pise.
XXXVII. M. n'est connu que par la pre-
mière lettre de son nom. Il présenta, en
1416, à l'église paroissiale de Lézat.
XXXVIII. Pierre IV de Foix, cardinal,
est qualifié abbé de Lézat dans un acte de
l'église de Rieux en 1419 & dans un autre
de 1424.
XXXIX. Dominique appela d'une sen-
tence portée contre lui & ses religieux
par l'official de Rieux & la fit annuler le
23 juillet 1427 par Martial Fournier, élu
évêque d'Evreux.
XL. Guillaume VII Rigaud succéda
en 1429 à Dominique. Le pape Martin V
le commit, le 21 août i43o, pour absoudre
le chapitre de Mirepoix d'une excommu-
nication qu'il avait encourue pour n'avoir
pas tenu compte de trois sentences pro-
noncées contre lui. Il exerça les fonctions
d'abbé jusqu'en 1430.
XLI. SiCARD Squivat, successeur de
Guillaume, décéda en 1455.
XLII. Guillaume VIII Garsias de
Benque succéda à Sicard.
XLIII. Garsias de Merlet, frère du
précédent, & Olivier de Morlhon furent
élus tous les deux par le chapitre divisé.
Leur compétition fut portée devant les
évêques de Rodez, de Saint-Papoul, de
Montauban, & l'abbé de Saint-Sernin,
commis à cet effet en 1460 par Pie II. Oli-
vier perdit son procès & céda tous ses
droits à Garsias, le 21 avril 1464, moyen-
nant une pension de deux cents écus d'or.
XLIV. Mathieu de Nardogarsia,
protonotaire apostolique, fut nommé, en
1478, administrateur perpétuel de l'abbaye,
& mourut en voyage en 1483. Il est appelé
de Nagartia ou de Nasquartia dans les
Notes de Gaignières.
XLV. Pierre V de Foix, cardinal du
titre des SS. Côme & Damien, légat a la-
iere & nonce du pape, succéda à Mathieu
en i486 & mourut en 1490. Après sa mort,
Pierre Brun, religieux profès du monas-
tère, prieur de Saint-Germier de Muret,
fut élu abbé par une partie du chapitre;
mais son élection fut sans effet.
XLVI. Jean I de Pardailhan, cha-
noine de Conserans, fut institué adminis-
trateur du monastère de Saint-Pierre do
Lézat, le 18 janvier 1491. Après sa mort,
les religieux divisés ayant élu deux abbés,
l'abbé de Cluny nomma le suivant.
XLVII. Nicolas de Moissac, reli-
gieux, licencié en décrets, fut pourvu par
Jacques d'Amboise, abbé de Cluny, le 5
avril i5oi, & prit possession le 12 juillet.
XLVIII. Aman ou Amanieu d'Albret,
cardinal-diacre du titre de Saint-Nicolas,
était abbé en 1604, lorsque Jules II ac-
corda des indulgences à ceux qui visite-
raient le monastère de Lézat les jours da
la fête & des translations de S. Antoine.
Il mourut en décembre i520.
XL IX. Louis I Canosse, évêque de
Bayeux, obtint la commende en i52i.
L. Hercule de Gonzague, cardinal,
se démit en i536 entre les mains du papo
Paul III, en faveur du suivant.
LI. Augustin Trivulce, cardinal-dia-
cre, obtint ses bulles le 1 1 avril i537 & prit
possession le 16 août. Il conféra une pré-
bende dans l'église de Lézat, le 25 juin 1542,
Note
94
Note
94
492
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
LII. Charles I Trivulce, cardinal,
succéda à Augustin en i543.
Lin. François, comte de Taurel,
Italien, avait d'abord administré l'abbaye
du vivant des cardinaux Augustin & Char-
les Trivulce, par provisions de la cour de
Rome du 1 1 septembre i538. Il était fort lié
avec Pierre de Donaud, religieux de Lézat,
docteur du collège de Navarre & depuis
évêque de Mirepoix. Il mourut en iSyç &
fut inhumé devant le grand autel.
Après sa mort, le monastère fut sans
abbé jusqu'en iSçS.
LIV. Bertrand de Bertier prit pos-
session le 16 juillet 1593, mais comme il
fut troublé, il obtint de nouvelles bulles
le 9 juin 1599 & reprit possession le 4 mars
1600. Il résigna à son neveu en 1623, &
mourut le 17 octobre 1628, dans la maison
de la prévôté de Toulouse.
LV. Jean II Louis de Bertier, neveu
du précédent, évêque de Rieux, prévôt de
l'église de Toulouse & conseiller au par-
lement, abbé commendataire de laCapelle,
diocèse de Toulouse, prit possession le
i3 juillet 1623. Il se démit en léSy en fa-
veur de son neveu.
LVI. Antoine-François de Bertier,
neveu du précédent, succéda à son oncle
dans toutes ses dignités, en lôSy, & les
conserva jusqu'en octobre lyoS.
LVII. Louis II Félix de Crussol
d'UzÈS, fils d'Emmanuel, duc d'Uzès, & de
Marie-Julie de Sainte-Maure de Montau-
sier, fut désigné par le roi, le 24 décembre
1705, & prit possession le 9 janvier 1707.
LVI II. Pierre VI Jean Martin de
BÉrulle fut nommé par le roi le i5 août
1712. Il assista, le 25 octobre lyiS, à l'as-
semblée générale du clergé de France, &
mourut à Paris le 29 juin 1782.
LIX. Charles II Guillaume de Mau-
PEOU , conseiller d'État, ancien agent
général du clergé, chanoine honoraire de
l'église de Paris, évêque de Lombez, fut
proposé au consistoire de Rome, le 17 no-
vembre 1732, pour l'abbaye de Lézat. Il
mourut dans son diocèse, le 17 février I75i,
âgé de soixante-onze ans.
LX. Louis III de la Marthonie de
CaussADE, évêque de Poitiers, obtint la
commende le 7 avril I753, fut fait premier
aumônier de la princesse Adélaïde de
France, le 28 janvier 1769, prêta serment
entre les mains du roi le 4 février, & fut
transféré à Meaux la même année.
LXI. N. JouFFROi d'Abans fut pourvu
en 1779. Il était chanoine de Saint-Claude.
[E. M.]
NOTE XCV
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS,
Ahhaye de Saint-Sébastien
de Manlieu.
(Diocèse de Clermont.)
Note
94
L"
'ABBAYE de Manlieu, ordre de Saint-Be-
noît, située dans le diocèse de Clermont,
en Auvergne, sur un ruisseau qui porte le
nom d'AUiout, était dédiée à saint Sébas-
tien. Le récit de la translation des reliques
de saint Sébastien attribue à ce monastère
une origine purement légendaire. Saint Gé-
nies, évêque de Clermont, paraît en avoir
été le fondateur; il y mit comme abbé, vers
l'année 656, Evodius ou Vosy, que l'on
croit être le même personnage que celui
qui fut évêque du Puy. Cette abbaye est
citée au nombre de celles que Louis le Dé-
bonnaire fit construire ou réparer.
Nous donnerons ici les noms des abbés
qui sont parvenus jusqu'à nous; la série
renferme de grandes lacunes, ce qui tient
à la rareté des documents qui nous été
conservés sur cette abbaye.
Abbés de Manlieu.
I. Evodius ou saint Vosy, nommé par
saint Génies, vers 656, fut le premier abbé
de ce monastère.
II. Bobo est mentionné dans la Vie de
saint Bonit.
III. Adelphius; le nom de cet abbé
se trouve dans le même document.
IV. HermAN gouvernait l'abbaye sous
Charlemagne & Louis le Débonnaire.
Note
95
Note
95
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
V. AlAîON obtint de Louis le Débon-
naire, en 818, un diplôme en faveur de son
abbaye; il en obtint un autre de Pépin I,
roi d'Aquitaine.
VI. AiRARD s'opposa, vers 877, aux pré-
tentions d'Adhémar ou Aimar, évèque de
Clermont, qui voulait empiéter sur les
droits du monastère de Manlieu.
VII. Etienne, abbé de Manlieu, recon-
nut la juridiction de R., évèque de Cler-
mont.
VIII. D. n'est désigné que parla première
lettre de son nom dans un acte de l'église
de Clermont, où figure G., évèque de cette
ville. Il est difficile de fixer l'époque à
laquelle a vécu cet abbé, non plus que le
précédent; on ne peut même affirmer que
l'ordre dans lequel ils sont ici nommés soit
le véritable.
IX. Armand de Montboissier, frèr3
de Pierre, abbé de Cluny, de Pons, abbé de
Vézelai, & de Jourdain, abbé de la Chaise-
Dieu, fut d'abord prieur de Cluny, puis
abbé de Manlieu.
X. Pierre I vivait en 1 182.
XI. Artaud est cité, en i233, dans une
charte de Sainte-Croix de Souvigni conte-
nant une transaction entre lui & Guillaume
de la Roue, prieur de Souvigni.
XII. Hugues fit un accord, au mois de
juin 1256, avec Pons, abbé du Bouchet ou
de Vauluisant, diocèse de Clermont.
XIII. Martel fut élu par compromis &
sur la démission de Hugues, d'après une
charte du 23 octobre 1266.
XIV. Arnaud s'accorda avec Bernard I
de la Tour, seigneur d'Oliergues, en iSig,
pour le droit de haute justice du lieu de
Verfolaye. Il transigea, au mois d'août de
l'année 1346, avec Robert, comte d'Auver-
gne & de Boulogne, pour la justice des
villes du Roure & de Saint-Maurice.
XV. Guillaume I fit accord, le 3i octo-
bre i352, pour la justice des mêmes villes,
avec Jeanne, reine de France, comtesse
d'Auvergne & de Boulogne.
XVI. Bertrand de Tineri était abbé
en 1375, 1377 & i388.
XVII. Chatard était abbé en 1405.
XVIII. Robert est nommé dans une
charte de l'évéché de Clermont, donnée
le 3i mai 1418.
493
XIX. Anet de Montmorin, fils de
Pierre de Montmorin, chambellan du roi
Charles VII, & d'Isabelle de Chavigny,
dame de Nades, était abbé commendataire
de Manlieu en 1463 & en 1469. D'après les
archives tle l'église de Clermont, il fit une
transaction avec Charles de Bourbon, évè-
que de Clermont, le 17 décembre 1498.
XX. Antoine de Montmorin, neveu
du précédent, était abbé vers l'année i5o7.
XXI. Claude Duprat, d'une famille
noble d'Auvergne, était abbé de Mausay &
de Manlieu en i5i7. Il restaura l'église, la
salle du chapitre & les autres bâtiments du
monastère, en i522, & fut fait évèque de
Mende en 1624.
XXII. Philippe de la Chambre, car-
dinal de Boulogne, abbé en 1642, est en-
core cité le 5 janvier i545.
XXIII. N. de Chazeron construisit le
réfectoire.
XXIV. Guillaume II de Montmorin
refit le clocher.
XXV. Augustin de Thou était abbé de
Manlieu en 1621 & 1620, d'après les archi-
ves de l'église de Clermont.
XXVI. Gilbert de Veny d'Arbouze,
moine, 8c abbé de Manlieu pendant cin-
quante-quatre ans, mourut évèque do
Clermont, le 22 avril 1682.
XXVII. Jacques I de Rochechouart
DE MoNTMOREAU, fils de René de Roche-
chouart, comte de Saint-Ouen & de Mont-
moreau, & d'Antonia de Malinguehem, fut
nommé par le roi abbé de Manlieu, le
26 mai 1682. Il mourut en Auvergne, en
allant prendre possession de son abbaye.
XXVIII. Jean-François-Gaspard de
Montmorin, fils de François-Gaspard,
marquis de Saint-Hérem, gouverneur de
Fontainebleau, & d'Anne le Gras, fut dési-
gné pour l'abbaye le 8 septembre 1682. Il
mourut en 1702.
XXIX. Jacques II Gabriel de la
Chaise, dit l'abbé du But, frère du P. Fr.
de la Chaise, confesseur du roi, prieur de
Souvigni, fut nommé abbé de Manlieu en
1702, & mourut le 4 septembre 1708.
XXX. Pierre II Gabriel de Beau-
verger de Mougon, abbé d'Issoire, fut
nommé abbé de Manlieu le i" novembre
1708. [E. M.]
Note
95
Note
p6
494
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
NOTE XCVI
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Ahhaye du Mas-d'A-il,
(Diocisc de Rieux.)
L'ARBAYE (lu Mas-d'Azil, ordre de Saint-
Benoît, dont l'église était dédiée à
saint Etienne, remonte au temps de Char-
lemagne; elle était alors comprise dans le
diocèse de Toulouse; plus tard elle dépen-
dit de celui de Rieux. Située dans le pays
de Foix, sur la petite rivière de l'Arise, à
quelques lieues à l'est de Pamiers, cette
abbaye fut détruite, en iSyo, par les reli-
gionnaires qui tuèrent la plupart des re-
ligieux & obligèrent les autres à prendre
la fuite ; le monastère fut renversé de fond
en comble & il ne resta pas le moindre
vestige de son ancienne splendeur. Cin-
quante ans après, vers l'an 1620, les reli-
gieux qui s'étaient retirés à Montbrun
tentèrent de relever leur maison : ils n'y
réussirent pas. Ce fut seulement quelques
années plus tard qu'ils rebâtirent leur
église & les lieux réguliers, tels qu'ils ont
existé jusqu'à la fin du dix-huitième siècle;
la destruction des archives de cette abbaye
ne nous permet pas d'entrer dans de grands
détails sur les abbés qui l'ont gouvernée.
Ahhés du Mas-d'A-^il.
I. Calastus était abbé du Mas-d'Azil
en 807.
II. ASNARIUS gouvernait l'abbaye vers
l'an 817, lorsque Ebolatus & Vérane, sa
femme, lui donnèrent le prieuré de Saint-
Pierre de Sylva agra où reposait alors le
corps de saint Rustique.
III. Aton était abbé sous le règne du roi
Robert. De concert avec les autres abbés
de la province, il parvint à déterminer
Raimond-Guillaume, comte de Comminges
& de Carcassonne, à restituer aux abbayes
les biens qu'il avait usurpés. En 1026, Aton
était abbé du Mas-d'Azil & de Lézat.
IV. Pierre I obtint, en 1067, de Ber-
nard de Durban la renonciation aux usages
qu'il s'était attribués sur l'abbaye du Mas-
d'Azil.
V. Pons I était abbé, en 1081, des ab-
bayes du Mas-d'Azil & de Lézat.
'VI. Raimond I,fils d'Amélius, reçut de
son père une église, qui devait appartenir
après sa mort à Guillaume, son frère, &
après le décès de celui-ci, à l'abbaye, sans
retour. La charte est sans date, mais elle
fut donnée vers l'an io85.
VII. Pierre II reçut, au mois de juin
1089, une donation importante pour son
abbaye, & il obligea Bernard de Durban,
en 1097, à lui rendre hommage pour le
château de Durban.
VIII. Pierre III reçutdu même Bernard
de Durban & de sa femme, au mois de mai
I124, le quart des dîmes du village de
Salles, sur la Garonne. Cet abbé vivait en-
core au mois de mai 11 3o.
IX. Raimond II Isarn est cité, en ii35,
dans une donation faite par Sanche de Cers
& ses frères. 11 est encore fait mention de
lui en ii5o & ii5i.
X. AnASTASE succéda à Raimond en
ii5i.
XI. Pierre IV eut part, au mois d'octo-
bre 1170, aux libéralités de Bernard & da
Bertrand de Durban.
XII. Pons II est mentionné dans un acte
du mois de novembre 1170.
XIII. Pierre V reçut une donation d'Ar- .
naud de Villemur, le 26 septembre 1175.
XIV. Laurent était abbé en 1186 ; il fit
un accord, en 1188, avec Guillaume, abbé
de Calers.
XV. Etienne, conjointement avec Guil-
laume-Aniélius, céda à l'abbaye de Calers,
en 1234, la métairie de Vallete.
XVI. Guillaume I Arnaud de Dalbs
est cité dans une charte du 6 août 1237. Il
transigea, au mois de mai i238, avec l'évè-
que de Conserans. En 1246, il associa Ro-
ger, comte de Foix, à la participation des
biens & des prières du monastère, à condi-
tion que ce seigneur prendrait le monas-
tère sous sa protection.
XVII. Arnaud I Garsias amena Roger,
comte de Foix, à reconnaître, le 20 novem-
bre 1254, qu'il tenait de l'abbaye le château
Note
96
Note
96
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
49a
de la Bastide. Le 3 décembre suivant, il
donna, de concert avec ce comte, à Isarn,
abbé de Combelongue, le quart de Montes-
quieu. Il fut présent à l'hommage que Ro-
ger, comte de Foix, rendit en 1261 à Guil-
laume, abbé de Pamiers. Arnaud assista, le
24 février 1263, à la mort de Roger IV,
comte de Foix, & fut témoin, en 1275, du
payement de la dot d'Esclarmonde, fait par
Roger-Bernard, comte de Foix, son frère,
lors de son mariage avec Jacques, infant
d'Aragon.
XVIII. Guillaume II Pierre s'excusa,
en 1281, de ne pouvoir assister au concile
de Béziers. Il réconcilia, en 1283, Bertrand,
évèque de Toulouse, & Vital Vaquier, pré-
vôt de Saint-Efienne, avec Guillaume-Go-
defroi, abbé de Belleperche. En 1284, il fit
un accord avec Auger de la Tour, abbé de
Bonnefont. Guillaume gouvernait encore
l'abbaye en 1285.
XIX. Raimond III Aton reçut, en 1285,
l'hommage de Roger-Bernard, comte de
Foix & vicomte de Castelbon. Il confirma,
en 1286, le 5 avril, les coutumes & privilè-
ges des consuls de la ville du Mas-d'Azil ;
assista, en 1291, au concile de Béziers, & le
25 juin i3oo, fut témoin de l'absolution
donnée par Bernard, évèque de Pamiers, à
Roger-Bernard, comte de Foix. Raimond
assista, en i3o7, à l'invention des reliques
de saint Antoine, dans l'abbaye de Lézat.
XX. Bernard Durban est mentionné,
le 9 novembre i32i, dans un acte par lequel
les consuls lui promettent sept cent cin-
quante livres tournois pour réparer l'église
du monastère. Il est cité dans des chartes
de 1329 & du 22 mars i33i.
XXI. Guillaume III Arnaud de
Dalbs fit un compromis, le 6 août i337,
avec Loup de Foix, & transigea l'année
suivante avec l'évèque de Conserans, pour
un prieuré & quelques autres églises.
XXII. Bertrand I eut une contestation,
en 1347, avec les consuls, touchant une
chapelle qu'il voulait faire construire dans
l'église paroissiale de Saint-Etienne; le
vicaire général de Rieux la termina par une
sentence rendue le 2 août de la même
année.
XXIII. Jean I Pilfort de Rabastens,
abbé de l'Ile Barbe, fut transféré à l'abbaye
du Mas-d'Azil en i334. Il est cité, le 14 avril
i363, dans le traité de paix fait entre les
comtes de Foix & d'Armagnac.
XXIV. Jean II Albert, prieur de Saint-
Orens d'Auch, docteur en théologie de la
faculté de Toulouse, fut élu peu après abbé
du Mas-d'Azil.
XXV. Bertrand II de Tonin fut élu
en 1390. Il est cité comme témoin dans la
charte de confirmation du paréage de Ma-
zères, fait entre les religieux de Boul-
bonne & le comte de Foix, en 1391.
XXVI. Pierre VI de Foix, cardinal, fut
nommé administrateur perpétuel de l'ab-
baye par une bulle de Martin V, du l"' juin
1427. Il se fit rendre hommage, la même
année, par le viguier & les consuls de la
Bastide-de-Sérou.
XXVII. François de Savoie mourut au
mois de septembre 1490.
XXVIII. Guillaume IV de Calvaire
fut élu en 1490.
XXIX. Arnaud II de la Barte était
abbé en i5o3.
XXX. AmANIEU d'Albret, évèque de
Bazas, jouissait de l'abbaye en i5i2.
XXXI. Pierre VII de la Faye est
mentionné entre les années 1371 & 1592.
XXXII. Germain de Lévis était abbé
en 159J & en 1596.
XXXIII. Jean III de Volvire, né en
Bretagne, fils de Philippe, marquis de Ruf-
fec, & d'Anne de Dailion, avait les abbayes
du Mas-d'Azil & de la Couronne en 1602.
Il mourut en 1619.
Après lui le siège fut vacant pendant
quelques années. L.e 16 juillet 1621, Jac-
ques de Causert, seigneur de Saint-Laurent,
percevait les revenus comme économe. Le
17 février 1622, les religieux s'assemblèrent
pour élire un vicaire général.
XXXIV. Henri Dardier, conseiller
clerc au parlement de Paris, avait la com-
mende en 1626 & en i635.
XXXV. Jacques de Carbon de Mont-
PÉ2AT, archevêque de Sens, eut l'abbaye
en commende pendant quatre ans. Il mou-
rut en novembre 1688.
XXXVI. Jean IV de MontpézAT, ar-
chevêque de Toulouse, frère du précédent,
eut la commende pendant sept ans.
XXXVII. Joseph de l'Estrades, né à
Note
96
496
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
KnTE
97
Montcorbon, près de Nérac, fut pourvu en
1687.
XXXVIII. N. DE MONTEIL était abbé au
mois de novembre 1717.
XXXIX. N. DE Maignol fut nommé par
le roi le 1" février 1744.
XL. N. DE MoNTLEZUN fut désigné par
le roi en 1746.
XLI. N. DE BarrAL fut pourvu en 1782.
11 était vicaire général de Sens & agent gé-
néral du clergé. [E. M.]
NOTE XCVII
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abbaye de S aint-Aphrodise de Béjiers.
(Diocisc de Béziers.)
L'ÉGLISE de Saint-Aphrodiseest considé-
rée comme la plus ancienne de Béziers.
On prétend qu'elle doit son origine à une
chapelle construite par S. Paul, à Béziers,
sous le titre de Saint-Pierre. Aphrodise,
qui avait vécu parmi les chrétiens de Bé-
ziers, ayant souffert le martyre, on ajouta
son nom à celui de Pierre, qui finit par
être oublié. On donne pour preuve de ce
fait que l'ancien sceau du chapitre de Saint-
Aphrodise portait accolées les figures de
S. Pierre & de S. Aphrodise. Cette église,
située hors des murs de la cité, servit de
sépulture aux premiers chrétiens; elle ren-
fermait les tombeaux des évéques de Bé-
ziers dont elle fut le premier siège. Ce
n'est qu'au huitième siècle, au dire du P. le
Cointe, que le siège épiscopal fut trans-
féré à l'abbaye de Saint-Nazaire, bâtie dans
l'intérieur de la ville.
L'église de Saint-Aphrodise fut d'abord
desservie par des moines, ensuite par des
chanoines réguliers, présidés par un abbé.
Ce chapitre était soumis à la juridiction de
l'église cathédrale de Saint-Nazaire, ainsi
qu'on le voit par la transaction intervenue
entre les deux églises, le 20 mai 1175, 8e: en
vertu de laquelle les chanoines de Saint-
Nazaire se réservent le droit de choisir
leur sépulture à Saint-Aphrodise & de
prendre la moitié des dîmes de cette pa-
roisse.
L'église de Saint-Aphrodise fut recons-
truite à la fin du neuvième siècle & au com-
mencement du dixième par les vicomtes de
Béziers.
L'abbé, qui, après sa nomination, devait
prêter, comme vassal, serment de fidélité à
l'évêque, avait la préséance sur tous les
autres abbés du diocèse. Il était seigneur
temporel dans son bourg & y exerçait la
justice civile & criminelle. Il nommait à cet
effet un juge & un viguier.
Le chapitre était autrefois composé do
treize chanoines : l'un des canonicats était
uni à la mense de l'abbé, un deuxième à la
chantrerie, un troisième à la sacristie & un
quatrième à lasous-chantrerie. Benoît XIII
supprima la chantrerie & le canonicat qui
lui était annexé, par une bulle donnée la
dixième année de son pontificat. Depuis
lors, il n'y eut que trois dignitaires cha-
noines & neuf chanoines simples. On
comptait en plus dix-neuf bénéficiers pour
le service du chœur & de l'autel.
Les protestants ayant brûlé les archives
du chapitre en i562, la liste des abbés de
Saint-Aphrodise offre malheureusement de
nombreuses lacunes.
Abbés de Saint-Aphrodise,
I. Bernard I est le premier abbé dont
on connaisse le nom. Il est mentionné avec
Bernard, évèque de Béziers, dans un acte
de 973.
II. Bernard II vivait en io36. On voit,
par un registre de Saint-Nazaire de Béziers,
qu'en cette année, Etienne, évèque de Bé-
ziers, donna à ses chanoines une pièce de
terre, située près de Saint-Aphrodise, du
consentement de Bernard, abbé de ce mo-
nastère.
III. Matfred conféra, vers 1076, la
sacristie de Saint-Aphrodise à Bernard,
auquel il inféoda plusieurs maisons &
quelques terres. Matfred devint évèque de
Béziers en 1077.
IV. Pierre I est cité, en 1092, dans une
charte de l'église de Béziers.
Note
97
KoTE
97
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
497
V. BÉRENGER I DE Ventaiou, frère de
Bernard de Canet, abbé eu 1129, souscrivit
alors un accord fait entre Roger & son
frère Trencavel. Il est encore cité en ii3o.
VI. Bermond de.Lèvezon, évêque de
Béziers, fut abbé de Saint-Aphrodise après
la mort du précédent, en il 38. Il conserva
cette dignité pendant toute sa vie. Ber-
mond céda au chapitre de Saint-Aphrodise
les moulins de Bagnols en 1144.
VII. Guillaume I de Murvieil en-
gagea, en II 54, Guillaume de Béziers à
adjuger aux chanoines de Saint-Nazaire des
vignes dont le prélat & les chanoines se
disputaient la propriété. Il fit, en ii56,
plusieurs règlements pour les réparations
des moulins de Bagnols & des digues cons-
truites sur la rivière d'Orb.
VIII. Guillaume II de Margon donna,
en 1166, à l'abbaye de Saint-Aphrodise une
somme de dix mille sols melgoriens pour
porter à douze le nombre des chanoines qui
devaient remplacer les religieux bénédictins
dans cette église. Il approuva, en 1 182, une
vente faite au monastère de Valmagne. Pen-
dant son administration, Guillaume enri-
chit considérablement l'abbaye.
IX. GuiLLAUlviE III DE ReQUOSEILLE
ou RoQUESEiLLE fut présent, le 25 septem-
bre II 89, au testament de Roger, vicomte
de Béziers, & à la restitution que fit ce sei-
gneur au chapitre de Saint-Aphrodise des
moulins de Bagnols dont il jouissait indû-
ment. Guillaume fut élu évèque de Béziers
en II 99.
X. HÉLIE est cité dans un cartulaire de
Foix, au mois d'août 1199, sous le titre
d'abbé de Saint-Aphrodise.
XI. Bernard III Calvet est mentionné
dans les règlements faits parRaimond pour
les chanoines de Saint-Nazaire, en i2o3. Il
fut nommé arbitre, en 1208, au sujet d'un
échange fait entre Pierre, évèque de Lo-
dève, & Arnaud, archidiacre de cette église,
& assista, en avril 1212, au concile tenu à
Narbonne, dans le palais archiépiscopal.
XII. Pons de Coquon était chanoine de
l'église d'Agde, lorsqu'il fut élu abbé de
Saint-Aphrodise. Il se trouva, le 3 septem-
bre 1219, à l'accord passé entre le duc de
Narbonne & l'évèque d'Agde touchant les
châteaux de Florensac, de Pomérol, ikc.
XIII. Raimond I Michel était cha-
noine de Saint-Aphrodise lorsqu'il fut élu
abbé. Il accorda, au mois de janvier 1222,
en faveur de l'œuvre 8c aumônerie de son
église, à tous les clercs & bénéficiers de
l'abbaye, la liberté de vendre, sans payer
aucun droit, le froment & les légumes
qu'ils recueilleraient dans les terres de
leurs bénéfices, privilège qu'il étendit à
leurs successeurs. Le nécrologe de Cassan
marque sa mort au i3 novembre, sans in-
dication d'année.
XIV. Pierre II de Cassan, diacre &
chanoine de Notre-Dame de Cassan, fut
élu abbé de Saint-Aphrodise. Il autorisa
Pierre de Magalas, sacristain de cette
église, à réduire à un cens annuel de deux
setiers d'orge le champart qui lui était dû
par Pierre Vairat. L'acte est du mois de
janvier Ï2i5.
XV. Bernard IV Guitard reçut, le
7 jufn 1227, d'Aymes de Corneillan, l'hom-
mage de tout ce qu'il possédait dans le fief
de Saint-Geniès de Monistrol & de Saint-
Jean de Gradan. 11 établit, en 1232, la fête
de l'apparition de S. Michel & légua pour
cette solennité trois cents sols melgoriens.
XVI. Guillaume IV de la Broue,
chanoine de Montpellier, abbé dès le 18
novembre 1232, assista au concile tenu à
Narbonne en 1244. Ayant été élu arche-
vêque de Narbonne le 24 mai 1245, il rési-
gna ses fonctions d'abbé avant le mois de
juin 1245.
XVII. Jacques I fut élu abbé après la
promotion de Guillaume au siège de Nar-
bonne. 11 est cité comme présent, avec plu-
sieurs autres prélats, le 7 avril 1247, dans
la charte de cession des vicomtes de Béziers
& de Carcassonne, faite au roi S. Louis par
le vicomte Trencavel. Il institua, en i25o,
dans l'église de Saint-Aphrodise, la fête des
SS. Just & Pasteur. En i255, Jacques était
chanoine de Narbonne & il fut élu par le
chapitre, en 1267, à l'archevêché de cette
ville.
XVIII. Raimond 11 de Sérignan était
abbé de Saint-Aphrodise le 11 juillet i255;
il assista, la même année, à la sentence que
rendit le sénéchal de Carcassonne contre
le comte de Foix. Il renouvela, en 1260,
l'ancienne confraternité, presque oubliée,
Note
97
IV.
3s
Note
97
498
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
entre son église & celle de Saint-Paul de
Narbonue, dont Géraiid était abbé. Rai-
niond mourut en 1268.
XIX. Pierre III Vesian, sacristain de
Saint-Aphrodise, en fut nommé abbé en
1263. A cette époque il s'éleva un grand
différend entre Pons de Saint-Just, évèque
de Béziers, & les chanoines de l'abbaye.
Les chanoines ayant nommé Pierre Vesian
abbé, sans appeler ni consulter l'évêque,
celui-ci les excommunia le 5 juillet 1263.
L'affaire fut portée devant Gui, cardinal &
légat du Saint-Siège, qui prescrivit la forme
à observer dans la suite pour l'élection des
abbés de Saint-Aphrodise & annula l'élec-
tion de Pierre. Cette sentence, prononcée
le 26 mai 1264, fut acceptée par les deux
parties. On procéda, du consentement de
l'évêque, à une nouvelle élection, & les
suffrages se réunirent de nouveau en fa-
veur de Pierre Vesian. Cet abbé mourut le
6 juin 1287, jour marqué dans son épita-
phe. Après sa mort, Pons de Saint-Just,
évêque de Béziers, donna l'administration
de l'abbaye à Raimond Fabre, prieur de la
Madeleine de cette ville, jusqu'à l'élection
d'un nouvel abbé.
XX. BÉRENGER II Frédol eut une
discussion avec Raimond, administrateur
pendant la vacance, pour les sommes que
répétait celui-ci à raison de son administra-
tion & des dépenses qu'il prétendait avoir
faites; ils choisirent des arbitres à la sen-
tence desquels ils se soumirent le 25 juillet
1292. Il fut nommé en 1294 à l'évèché de
Béziers.
XXI. Bernard V Roi succéda à Béren-
ger, en vertu d'une bulle du pape Céles-
tin V, donnée au mois de novembre 1294.
XXI I. Jean I Aycelin était abbé dès
1296; on en a la preuve dans l'acte de col-
lation de l'abbaye faite par Gilles Aycelin,
archevêque de Narbonne, en vertu des
bulles de Nicolas IV, en date du 23 mai de
cette année.
XXIII. Benoit Gaétan était abbé en
i3ii. Le 2 juillet de cette année, il con-
firma les statuts & règlements dressés par
les chanoines de Saint-Aphrodise depuis
le 3i août 1307.
XXIV. Frédéric de Flise, fils de
Guillaume de Flise de Camesane, succéda
à Benoît en vertu de la collation à lui faite
par Luc, cardinal du titre de Sainte-Marie
in via lata. L'évêque de Béziers, mécontent
de cette nomination, qui le frustrait de son
droit d'administration pendant la vacance
de l'abbaye, & les chanoines, choqués de se
voir ravir leur droit d'élection, en appe-
lèrent au pape le 3o mars i3i2.
XXV. Guillaume V porte le titre d'abbé
de Saint-Aphrodise dans un acte du mois
de juin i3i6, qui se trouvait dans les ar-
chives de Montpellier.
XXVI. André Frédol était chanoine
de Lodève & abbé de Saint-Aphrodise,
lorsqu'en 18x7 il fut envoyé au concile
provincial de Narbonne au nom de l'église
de Lodève. Le 22 février i3i8, il ratifia le
legs d'un moulin fait par Guiraud Salomon
à l'aumônerie de Saint-Aphrodise; André
était en même temps chanoine de l'église
de Narbonne. Le 12 mai 1847, il promulgua
un statut au sujet des pénitences que de-
vaient s'imposer les hcbdomadiers & les
bénéficiers pour les fautes commises au
chœur.
XXVII. Gilbert était abbé de Saint-
Aphrodise, lorsqu'il fut promu à l'évèché
de Saint-Pons, en 1849, P^*" ^^ pape Clé-
ment VI, à la place d'Etienne Aldobrandi,
camérier du Saint-Siège, transféré par le
même pape à l'archevêché d'Arles.
XXVIII. Bernard VI de Mandaga-
CHES était abbé, en i358, lorsque Rostaing
de Amatio, sacristain de Saint-Aphrodise,
s'opposa, au nom de ses confrères, à Hu-
gues de la Jugie, évêque de Béziers, qui se
présenta le 18 septembre de cette année
pour faire la visite du chapitre. Les con-
suls de Béziers firent remise à Bernard, le
80 novembre 1864, de cent six florins sur
les deux cent trente-deux que le prieur de
Cassan & lui devaient pour les réparations
des murs de la ville. Bernard mourut en
1891. On vit renaître après son décès les
contestations tant de fois renouvelées entre
l'évêque de Béziers & le chapitre de Saint-
Aphrodise, touchant l'administration de
l'abbaye pendant la vacance. L'évêque Bar-
thélémy & les chanoines ayant consenti à
un arbitrage, Jacques Lebrun & Raimond
Fouquier, bacheliers, rendirent leur sen-
tence le 26 avril 1891; & tout fut pacifié
Non
97
Note
97
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
499
en vertu du décret qui avait été rendu en
1264 par Gui, cardinal de Sainte-Sabine.
XXIX. Mathieu est compté parmi les
abbés qui envoyèrent un procureur au con-
cile de Pise en 1409.
XXX. Jean II Sessala, chanoine de
Saint-Nazaire, était abbé en 1424, lorsque
Guillaume de Montioie,évêque de Béziers,
le députa vers le comte de Foix pour le
détourner du dessein qu'il avait manifesté
de loger ses troupes dans l'église de Saint-
Nazaire & dans le palais épiscopal. Jean
mourut, suivant le nécrologe de Béziers,
le 8 septembre 1428, & fut inhumé dans le
cloître.
XXXI. GÉRARD CHARRAC OU DE BrI-
COIGNE succéda à Jean Sessala, le 14 sep-
tembre 1428. Il prêta serment de fidélité à
Guillaume de Béziers le 18 avril de l'année
suivante. Gérard était aussi archidiacre de
Laon, lorsqu'il fut élu, en 1433, à l'évêché
de Pamiers j il passa ensuite sur le siège de
Saint-Pons.
XXXII. Raimond III Ardit, chanoine
de Saint-Nazaire, fut élu abbé de Saint-
Aphrodise & prêta serment de fidélité à
l'évêque, en 1431. Conformément au décret
du concile de Bâle, il présenta en 1438 à
Guillaume de Montjoie, évéque de Bé-
ziers, à l'abbé de Saint-Thibéry & à l'offi-
cial d'Agde, commissaires délégués par le
concile, les statuts de son église pour qu'ils
fussent réformés. On trouve le nom de Rai-
mond cité jusqu'en 1461.
XXXIII. Jacques II Petit ne géra,
depuis sa promotion à l'abbaye, que par
l'entremise de Pierre Morel, chanoine de
Saint-Aphrodise, son vicaire ou procureur
général. Il mourut à Montpellier, le 24
mai 1475.
XXXIV. Humbert de Laia succéda à
Jacques Petit en 1475. Après son décès,
arrivé en septembre 1478, Jacques Picard
administra les biens de l'abbaye au nom
du roi jusqu'à l'élection du suivant.
XXXV. Jean III d'Oriole, conseiller-
clerc au parlement de Toulouse, fit un
accord, le 21 février 1481, avec Jacques
de Aîinutoïis, évéque d'Agde, touchant la
redevance annuelle d'un muid & demi de
blé oraon, provenant d'un échange de dîmes.
XXXVI. Arnaud Capuci, bachelier en
droit civil & canon, était chanoine d'Agde
quand il fut élu abbé de Saint-Aphrodise.
Il assista, le 2 octobre iSop, en qualité de
vicaire général d'Antoine du Bois, évéque
de Béziers, à l'élection de Catherine de
Briniac, abbesse du Saint-Esprit. Arnaud
fit beaucoup de bien à Saint-Aphrodise &
lui donna la grange de La Foucarde. Il
mourut le g novembre i5ll.
XXXVII. Arthur Bureau, neveu de
Jean, évéque de Béziers, prêta serment
d'obéissance, en i5ii, à Antoine du Bois,
évéque de cette même ville. Il était encore
abbé en 1514. On trouve plusieurs titres de
son temps écrits par Martin Mas, son pro-
cureur.
XXXVIII. Antoine I de Vesc fut abbé
de Saint-Aphrodise & évéque d'Agde.
Pierre de Corneillan, chanoine & sacris-
tain de Saint-Nazaire, donna une investi-
ture en son nom, le 8 juillet 1629. Il se
démit de son abbaye en faveur du suivant,
vers i53o, lorsqu'il fut transféré à l'évêché
de Valence.
XXXIX. François I de Castelnau,
cardinal de Clermont, est le premier abbé
de Saint-Aphrodise nommé par le roi. Il
est cité en 1534.
XL. Guillaume VI Cajot, mentionné
par Guichenon dans son Histoire Je Savoie,
avait la commende de Saint-Aphrodise
en 1543.
XLI. Simon de Pierrevive institua
pour son procureur général Amédés Baro-
nat, chanoine & sacristain de Saint-Paul
de Lyon. Ce procureur, après la mort de
Simon, conserva la régie de l'abbaye jus-
qu'à ce que le roi eût nommé le suivant.
XLII. Antoine II du Puy, archidiacre
de Cabrières, au diocèse de Béziers, fut
nommé abbé de Saint-Aphrodise vers l'an
1562. Il reçut la bénédiction de Julien de
Médicis, évéque de Béziers. Ses bulles de
provision renouvelèrent l'usage où était
l'abbé d'officier avec la crosse, la mitre &
les ornements pontificaux. Antoine mourut
le 20 septembre 1672.
XLIII. François II de Trotin, archi-
diacre de Carcassonne, succéda à Antoine
comme abbé, mais il ne fit aucun séjour
à Saint-Aphrodise.
XLIV. Hercule de Gaillac succéda
Note
97
Note
97
5oo
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
à François. Après la mort de ce dernier, il
s'éleva un différend entre le pape & le roi
de France. Le pape avait nommé François
Isarn à l'abbaye, & le roi avait désigné
Dominique Resseignier, religieux & prêtre.
Celui-ci ayant donné sa démission, le roi
accorda aussitôt le brevet, le 3 mars i597,
à Hercule de Gaillac. Hercule fit un ac-
commodement, le i6 août i6or, avec Isarn,
pourvu par le pape, & resta paisible posses-
seur de l'abbaye dont il se démit néanmoins
peu après, en faveur du suivant.
XLV. Pierre IV Dalimace reçut le
brevet du roi en date du lo novembre 1601,
sur la démission d'Hercule. Le pape lui
envoya ses bulles, & il fut béni avec le
pouvoir d'user de la crosse & de la rnitre,
le 19 janvier i6o3, par Pierre de Fleyres,
évéque de Saint-Pons de Thomières, du
consentement de Jean de Bonzi , évéque
de Béziers, auquel il rendit hommage le
16 mai i6o5.
Dominique de Bonzi, évéque de Cé-
sarée & coadjuteur de Jean, évéque de
Béziers, est mis par MM. de Sainte-Marthe
au rang des abbés de Saint-Aphrodise,
parce qu'il en disputa la possession à Henri
de Disimieu. Mais cette raison ne paraît
pas suffisante.
XLVI. Henri de Disimieu, originaire
du Dauphiné, après le procès qu'il eut à
soutenir avec Dominique de Bonzi, resta
paisible possesseur, en 1619, de l'abbaye
de Saint-Aphrodise; mais il n'y résida pas
& ne quitta point le séjour de Vienne, où
il s'était fixé.
XLVII. Jean IV de Pierre succéda à
Henri. Clément de Bonzi, évéque de Bé-
ziers, lui disputa le droit d'user des orne-
ments de sa dignité; Jean ne négligea rien
pour le maintenir : il obtint une bulle du
pape Innocent X, en date du 22 mai i65i,
par laquelle il était confirmé dans ses pré-
rogatives & dans l'usage de porter la mitre,
la crosse, l'anneau pastoral, la croix pecto-
rale & autres ornements pontificaux. Jean
fut député à l'assemblée générale du clergé
tenue à Paris le 2 septembre i656, & mou-
rut en 1676. C'est à -ce prélat qu'on est
redevable de la liste des abbés de Saint-
Aphrodise, insérée par les frères de Sainte-
Marthe dans leur Gallia Christiana.
XLVIII. Jean V Pelissier fut pourvu &
prit possession le 9 décembre 1676. Il mou-
rut en 1692.
XLIX. Pierre V Geneste fut nommé
parle roi le jour de Pâques, 5 avril 1692.
Il prit possession la même année.
L. N. Geneste prit possession par pro-
cureur en 1700. Il était, dit-on, breveté du
roi dès 1696.
LI. N. Mercorant succéda au précé-
dent en 1745.
LU. N. Mauduit du Plessis fut
pourvu en 1767.
LUI. Jean VI Baptiste de Maillé
DE La Tour Landri, né au château
d'Entrame, diocèse du Mans, le 6 décem-
bre 1743, fut nommé abbé en 1768, & à
l'évêché de Gap en 1777. [E. M.]
NOTE XCVIII
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abbaye de Saint-Paul de Narhonne.
( Diocèse de N'arbonne.)
NoTc
97
L'ÉGLISE de Saint-Paul est une des plus
anciennes & des plus célèbres de Nar-
bonne. Elle devait cette célébrité aux reli-
ques de saint Paul, son patron, qui y fut
enterré. Cette église, située dans l'origine
en dehors des murs de la ville, ne fut ren-
fermée dans son enceinte qu'à une époque
relativement récente : il y existait au com-
cement du neuvième siècle un monastère
qui vraisemblablement remontait beaucoup
plus haut. Lorsque Louis le Débonnaire
confirma, en 814, en faveur de Nébridius,
archevêque de Narbonne, les privilèges de
l'église de cette ville, il confirma en même
temps ceux du monastère de Saint-Paul.
Nous voyons qu'en 881 l'église de Saint-
Paul était encore soumise à l'archevêque,
comme celle de Saint-Just & de Saint-
Pasteur, cathédrale de la ville.
La plupart des bienfaiteurs de l'église
métropolitaine de Narbonne l'ont été aussi
de l'église de Saint-Paul. Nous ne rappor-
terons pas ici les différentes donations
Note
98
Note
98
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
5oi
dont cette dernière fut gratifiée, ces dona-
tions ayant été mentionnées déjà dans
l'histoire générale. Vers le milieu du on-
zième siècle, les religieux de Saint-Paul se
réformèrent & embrassèrent la vie com-
mune, sous la règle des chanoines régu-
liers; & comme les chanoines soumis à
cette règle n'étaient gouvernés que par des
prévôts, lorsque le pape Urbain II con-
firma, en 1093, cette nouvelle institution
dans l'abbaye de Saint-Paul, depuis long-
temps gouvernée par un abbé séculier, il
marqua expressément dans sa bulle que
l'abbé leur tiendrait lieu de prévôt; c'est
ainsi que cet ancien monastère, après avoir
été occupé par des chanoines séculiers de-
puis environ le milieu du dixième siècle,
passa entre les mains des chanoines régu-
liers qui, dans la suite, se sont sécularisés
à leur tour & ont toujours eu pour chef un
abbé élu.
Ahbés de Saint-Paul.
I. Savari est le plus ancien abbé de
Saint-Paul que nous connaissions; il assista
& souscrivit, en 91 1, au concile de la Pro-
vince convoqué par Aruuste, archevêque
de Narbonne.
II. LÉOTARD OU Leutard cst désigné
comme abbé & archidiacre en 939 & en
940. Il a signé en ces qualités ua acte
d'échange fait en 959 par Aymeri, arche-
vêque de Narbonne, & Suniarius, abbé de
la Grasse.
III. Aymeri I, archidiacre de Narbonne
& abbé de Saint-Paul, fit un échange en
969 avec Bernard Geraldi, évéque de Bé-
ziers ; il vivait encore en 974.
IV. Gautier, surnommé Belhomme, était
abbé de Saint-Paul vers 976. Le 23 fé-
vrier 977, le juif Samuel, fils d'Abraham,
conjointement avec ses frères Moyse, Isaac
& Lévi , vendirent à cet abbé & à Guil-
laume, diacre, un moulin situé sur la ri-
vière d'Aude, sous le pont, au-dessus de la
ville de Narbonne.
V. Agius, diacre & abbé, souscrivit une
donation faite par Eudes ou Odon, diacre,
en 978.
VI. Aymeri II fit un échange avec un
nommé Eudes en 986.
VII. Arucio était abbé en 989.
VÏII. Deus-Dedit, abbé de Saint-Paul,
fut nommé exécuteur testamentaire du
prêtre Simplicius, le 5 novembre 993. Il
acheta, en 999, quelques domaines dans le
village d'Attilian, & assista, au mois de
mars de l'an 1007, à un plaid que tint Er-
mengaud, archevêque de Narbonne, dans
le village de Saint-Georges.
IX. Bernard I Riquin, abbé en 1022.
X. AuGER, abbé de Saint-Paul, compa-
rut le 3i mars I023 à un plaid tenu à Nar-
bonne pour y défendre la possession d'un
domaine dont Raimond-Adalgaire lui dis-
putait la propriété. Il fit, en io3o, une
donation en faveur de Pierre, sous-diacre
& capiscol ou écolàtre de l'église de Saint-
Just. Auger vivait encore en io3i.
XI. Oton était abbé en io32.
XII. Bernard II Rainon, abbé de Saint-
Paul, souscrivit en io32 une charte de
donation faite à son abbaye par Hugues,
comte de Rouergue, prince de Septimanie
ou de Gothie.
XIII. Raimond I Bernard fut gratifié,
en io33, d'un fief situé au-dessus du bourg
de Saint-Paul.
XIV. Wifred ou GuiFRED, le même que
l'archevêque de Narbonne de ce nom, fit de
nombreuses libéralités à l'abbaye de Cuxa.
Il était déjà abbé en io58. Guifred, arche-
vêque & abbé de Saint-Paul, ayant donné,
au mois de mars 1079, à l'église de Saint-
Paul une condamine sur la rivière d'Aude,
il faut admettre que Raimond, qu'on sup-
pose abbé en io58 du temps de l'archevê-
que Guifred, non plus que Matfred qu'on
dit être cité en 1066, n'étaient abbés de ce
monastère, quoique effectivement ils eus-
sent été élus pourremplir cette dignité à la
place de Guifred, qui avait été excommu-
nié par le pape, mais qui ne cessa point ses
fonctions malgré cette excommunication.
XV. Pierre I, fils de Bérenger, vicomte
de Narbonne, prend la qualité de clerc en
souscrivant la donation que son père &
l'archevêque Guifred firent en 1048 à la
cathédrale de cette ville. Il fut promu,
en lODi , à l'évèché de Rodez qu'il obtint
peut-être par le crédit de Hugues, comte de
Rouergue, son allié. Il paraît qu'il fut élu
d'une manière peu canonique, puisqu'il
NoiB
90
Note
98
5o2
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
fut déposé dans la suite comme simonia-
que. Aussitôt que Pierre eut appris la mort
de Guifred, usant du crédit qu'il avait dans
la ville, il se fit élire archevêque de Nar-
bonne & abbé de Saint-Paul.
XVI. Guillaume I, vicomte de Castel-
nau, abbé de Saint-Paul, fut un des conseils
de Dalmace, archevêque de Narbonne, lors-
qu'en io85 ce prélat retira l'église de Gri-
sante, située auprès des faubourgs de la
ville, des mains des la'ics qui la détenaient
auparavant & l'unit au monastère de La-
mourguier. Cet abbé assista au concile de
la Province convoqué par Dalmace en 1090.
Il était encore abbé en 1093. C'est lui qui
reçut & qui peut-être provoqua la bulle
donnée par le pape Urbain II pour réfor-
mer l'abbaye de Saint-Paul & y rétablir la
vie régulière.
XVII. Guillaume II Gausbert vivait
en 1094.
XVIII. Hugues, abbé de Saint-Paul
en 1096, consentit, au mois d'août de cette
année à la donation d'un alleu que Pierre-
Raimond, sacristain de cette église, fit à
son chapitre avant que de partir pour Jé-
rusalem. Hugues vivait encore en 1114&
en 1117.
XIX. Udalger, vicomte de Castelnau,
neveu de Guillaume I, fut élu abbé de
Saint-Paul au mois de février 1118. Le pape
Gélase confirma son élection par une bulle
qu'il adressa au chapitre au mois de sep-
tembre. Il assista, en 1119, à la prestation
de serment de fidélité fait par Aymeri,
vicomte de Narbonne, à Arnaud de Lève-
zon, archevêque de la ville, & fit, au mois
de juillet 1127, un règlement ou statut
concernant la nourriture des chanoines
qui vivaient en commun.
XX. Pons I de Brugal est cité comme
abbé de Saint-Paul & archidiacre mineur
de Narbonne dans une charte d'Arnaud,
archevêque de cette ville, comme ayant
terminé un différend entre les chanoines
& le sacristain de l'église de Saint-Paul en
1145. Il était encore abbé en ii52.
XXI. Arnaud I ou Arnulphe de Lè-
VEZON, abbé de Saint-Paul, se rendit à
Poitiers, au mois de mai iiSi, pour y faire
ses études. Il mourut en Ii56, étant abbé
de Saint-Paul & archidiacre de Narbonne.
XXII. Pierre II des Fossés acheta de
Pierre-Raimond de Hautpoul, le i5 mai
I i63,un fief pour la somme de six cents sols
nielgoriens. Il était encore abbé en 11 78.
XXIII. Aldebert est cité comme abbé
en 1174 & 1180. Il paraît qu'il eut pour
concurrent à l'abbaye Pons d'Arsac, arche-
vêque de Narbonne, qui se trouve indiqué
par la première lettre de son nom comme
abbé de Saint-Paul, en 1176 & II79> & pai"
son nom entier avec les qualités d'arche-
vêque & d'abbé, le i" juillet 1178.
XXIV. Ber... DE RoD... se trouve
marqué du temps du pape Luce III qui lui
fit une réprimande pour avoir admis un
chanoine sans avoir consulté l'archevêque.
XXV. Hubert, appelé Imbert par la
Chronique de Saint-Paul, était en contes-
tation, en ii85, avec l'archevêque Bernard-
Gaucelin, touchant l'établissement d'une
sacristie. Il fit, en 1186, son testament par
lequel il choisit sa sépulture dans l'église
de Saint-Paul, & mourut la même année.
XXVI. B. Jourdain, l'un des archidia-
cres de l'église de Narbonne, fut élu abbé
de Saint-Paul du temps de l'archevêque
Bérenger, vers 1192.
XXVII. Aymeri III, successeur de
B. Jourdain, paraît, d'après une bulle du
pape Célestin III, avoir été élu en 1198.
XXVIII. Pierre III donna, en septem-
bre 1204, à son chapitre dont Bérenger,
évêque de Carcassonne, était membre, la
dîme des vignes du clos de la grande sa--
cristie. Il assista, en 1214, à une donation
faite à la cathédrale de Narbonne par Ay-
meri, vicomte de cette ville. On lit dans le
nécrologe de l'abbaye qu'il décéda en 1221.
XXIX. Rebaud fut élu abbé de Saint-
Paul après la mort de Pierre ; malgré
l'opposition de l'archevêque Arnaud, son
élection fut approuvée par le pape Hono-
rius III le 28 février 1224. En 1226, les
abbés de la Grasse & de Saint-Hilaire le
convoquèrent à un chapitre de moines
noirs assemblés pour la réformation de
leur ordre; enfin il fut élu évêque de Pavie
en 1232. Ce fut lui qui, l'an 1229, après
Pâques, à la tête de son chapitre & en
présence des consuls du- bourg de Nar-
bonne, posa la première pierre de la nou-
velle église de Saint-Paul.
NOTÏ
98
Note
98
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
5o3
XXX. Pierre IV Guiraud, sacristain
en second de l'église de Saint-Paul, était
l'un des trois chanoines que le chapitre
députa à Rome, avec le pouvoir d'élire un
nouvel abbé, lorsque le Saint Père aurait
confirmé l'élection de Rebaud à l'évèché
de Pavie. Cette confirmation fut faite dans
l'église de Latran en 1282. Aussitôt les deux
confrères de Pierre le proclamèrent abbé
de Saint-Paul. A leur retour à Narbonne,
le chapitre approuva leur choix, mais l'ar-
chevêque de Narbonne, qui s'attribuait
une juridiction complète sur cette église,
refusa son autorisation. On convint de s'en
rapporter à des arbitres qui décidèrent, au
mois de mai 1232, que l'élection était nulle
& statuèrent que dorénavant le chapitre
préviendrait l'archevêque de la vacance du
siège abbatial & que, sous son autorisa-
tion, le chapitre procéderait à l'élection
d'un nouvel abbé.
XXXI. Guillaume III Peyronet fut
probablement celui sur lequel les voix se
réunirent. On voit, en effet, par les archi-
ves de Narbonne, que Guillaume confirma
les coutumes de cette ville au mois de fé-
vrier 1233. Il était encore abbé en 1235.
XXXII. Guillaume IV Gerse est cité
dans un acte d'hommage que Géraud de
Pépieux rendit à Pierre-Ameil, archevêque
de Narbonne.
XXXIII. Bernard III de Saint-Brice
est qualifié abbé en 1240, 1242 & 1249. C'est
eu cette dernière année qu'en vertu d'une
bulle donnée par le pape Innocent IV, il
exposa au souverain pontife les dommages
causés aux moines de Boulbonne par les
religieux de Pamiers qui, s'étant emparés
par voie ^e fait de la grange de Bonrepos,
en avaient chassé l'abbé de Boulbonne
après l'avoir fort maltraité. Il est encore
fait mention de lui en 1254 & 1255. Le
nécrologe de Saint-Paul porte que Bernard
mourut cette même année & qu'il fut in-
humé à Maguelonne.
XXXIV. Glraud I DE Narbonne fut
gratifié, au mois de décembre 1256, par
Pierre de la Redorte, de tous les droits
qui lui appartenaient dans une forge de
fer. 11 fit, au mois de novembre 1261, un
accord avec Amaury, vicomte de Nar-
bonne, touchant la haute justice civile &
criminelle que l'abbé', le chapitre & les
sacristains de Saint-Paul exerçaient dans
le bourg de Narbonne. En 1265, Géraud
fut nommé avec deux autres délégués du
Saint-Siège pour terminer un différend
entre l'abbé de Boulbonne & Joubert,abbé
de Cuxa,au sujet du prieuré de Trame-
saigues. On rapporte au 25 juillet de cette
année le transport du tombeau de saint
Paul, patron de Narbonne, du rond-point
du chœur aux colonnes du maître-autel.
Géraud fit un accord, en avril 1266, avec la
confrérie des Pénitents de Narbonne con-
cernant les cierges offerts dans leur église
& dont la moitié appartenait à l'abbé de
Saint-Paul. Il mourut en 1277, au mois de
janvier, après avoir fait quelques legs en
faveur de son église, & fut inhumé devant
le maître-autel.
XXXV. Bernard IV d'Olargues, pré-
chantre de l'église de Saint-Paul, en fut
élu abbé à la fin de février 1277. Il mou-
rut le 21 avril 1279.
XXXVI. Raimond II Legras lui succéda
au mois de novembre de la même année.
Il mourut au mois de décembre 1283.
XXXVII. Guillaume V de Fontcou-
VERTE, exécuteur testamentaire de Rai-
mond de Bages en 1287, est qualifié abbé
de Saint-Paul & vicaire général de l'arche-
vêque au mois de décembre 1 292. Il mourut
le 27 juillet i3o8, après avoir résigné.
XXXVIII. Bernard V d'Olargues ne
paraît pas avoir été élu avant i3o9, & il
est probable qu'il décéda ou abdiqua en
i3i4, car son siège était alors vacant.
XXXIX. Pierre V de Narbonne s'ex-
cusa, en i3i7, de ne pouvoir assister au
concile de Béziers. Quelques-uns préten-
dent que c'est le même qui fut nommé peu
de temps après à l'évèché d'Urgel.
XL. Philippe de Majorque, abbé dès
l'an i3i8, eut de vives discussions avec son
chapitre sur la nomination des syndics.
Les chanoines réclamèrent la médiation de
Jean Ferrier, son vicaire général, pour
terminer leur différend.
XLI. Arnaud II, qui succéda à Philippe
en 1827, ne jouit pas longtemps de sa di-
gnité. Il était mort en 1828.
XLII. Pons II d'Aurench fut élu la
même année.
Note
93
Note
98
5o4
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Note
XLIII. Pierre VI de Narbonne, fils
d'Amaury, vicomte de Narbonne, & de
Jeanne de l'Ile-Jourdain, était abbé en
i33i. En i335, le vendredi après la fête de
Saint-Barnabe, il dressa des statuts pour la
célébration de l'office divin & la réforma-
tion de la discipline. Pierre fut nommé
évêque d'Urgel, & mourut à Montpellier
le 9 novembre 1347. Il avait abdiqué ses
fonctions d'abbé au moins depuis 1342.
XLIV. Adhémar d'Aure était abbé en
1347. Jean de Guillan & Etienne Guersa,
ses vicaires généraux, firent avec le cha-
pitre des règlements sur l'usage des offran-
des. C'est peut-être le même personnage
qu'Auger, désigné comme abbé en diffé-
rents actes de i345, 1346 & 1348, à moins
qu'ils ne fussent tous deux compétiteurs;
l'un aurait été élu par le chapitre & l'autre
aurait eu pour lui l'institution du pape.
XLV. Bernard VI, prieur d'Olargues,
qui passe pour avoir été pourvu par Clé-
ment VI, après la mort d'Auger, mourut à
Avignon.
XLVI. Arnaud III de Villars affran-
chit, en i357, les habitants de Raissac de
la servitude; ils ne furent plus assujettis
depuis qu'à certaines corvées. Envoyé à
Beaucaire par le comte de Poitiers, gou-
verneur de Languedoc, il reçut pour cette
commission cinquante-quatre écus.
XLVII. Pierre VII. On croit qu'il fut
institué abbé de Saint-Paul par le pape
Innocent VI, au mois de janvier i358, après
la mort de Bernard. Ce qui donne à penser
qu'Arnaud succéda à Adhémar par suite de
l'élection du chapitre, & Pierre à Bernard
par la nomination du pape.
XLVIII. GuiRAUD fit un accord avec
les carmes en 1369.
XLIX. Astorge de Landorre paraît
avoir été abbé en 1379, i387 & i395. Bé-
gon Sicard, chanoine de Saint-Just, était
son vicaire général. Astorge vivait encore
en 1399.
L. Gilbert de Veyrac est marqué
abbé en 1405. Il assista, le 9 juin 1409, à la
consécration de Geoffroi de Pompadour,
élu évêque de Saint-Pons deThomières;
elle fut faite dans l'église de Narbonne par
Pierre, évêque de Bazas, vicaire général
de François de Conzié. Il est encore fait
mention de Gilbert dans les années 1413
& 1421.
LI. Raimond III de Fabricis, en 1426.
LU. GuiBERT, en 1430.
LUI. Albert, en 1449.
LIV. Raoul Bonnier, abbé de Saint-
Paul & vicaire général de l'archevêque de
Narbonne, mourut au mois de mai 1458.
LV. Pierre VIII Raimond d'Auxi-
LION, docteur es lois, abbé dès 1463, fit,
en 1467, une transaction avec Antoine du
Bec Crespin , archevêque de Narbonne,
auquel il céda la collation d'un canonicat
de l'église de Saint-Paul; il est encore
mentionné en 1473.
LVI. Georges d'Amboise, neveu de
Gaucher de Forcalquier, évêque de Gap,
nomma, en 1470, Pierre Bailli pour son
vicaire général.
LVII. Louis d'Auceille.
LVIII. Antoine I Daude.
LIX. Géraud II BoissERiE, promu par
l'archevêque de Narbonne & admis par le
chapitre de Saint-Paul, prit possession le
16 novembre 1496.
LX. Jean I de Pois était abbé en i5oi
& se démit l'année suivante.
LXI. Pierre IX d'Auxilion était abbé
de Saint-Paul & évêque de Carcassonne
en i5o5. Il fit renouveler, en i5io, l'état
& le dénombrement des biens dépendant
de l'abbaye, & se démit en i5ii entre les
mains du pape Jules II.
LXII. Martin de Saint-André, clerc
de l'église de Carcassonne, parent de
Pierre d'Auxilion & âgé de seize ans, fut
nommé abbé de Saint-Paul par Jules II,
sur la démission de Pierre, dès le mois de
janvier i5ii ; il ne prit possession que
deux ans après & par procureur. Devenu
évêque de Carcassonne, il se démit, en i5i3,
de l'abbaye entre les mains du pape Clé-
ment VII, en faveur du suivant.
LXI II. Pierre X d'Auxilion, cha-
noine des églises de Narbonne & de Car-
cassonne, nommé abbé de Saint-Paul le
19 décembre 1624, fit dans son église la
fondation de la fête de Saint-Raimond, &
mourut au mois de mai 1627.
LXIV. Thomas de Saint-Bonnet, élu
abbé en i528, décéda en i53o.
LXV. Pierre XI Chabot, bachelier en
Note
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
5o5
Note
droit & chanoine "de Saint-Paul, élu abbé
en i53o, mourut au mois de juillet i534.
LXVI. Tristan de Clermont, breveté
du roi & muni des provisions du pape, prit
possession de l'abbaye le 26 mai iSig, mal-
gré les protestations du chapitre. 11 fut en
procès avec les deux abbés précédents, élus
par les chanoines, mais qui ne s'étaient
pas mis en possession. L'un & l'autre étant
décédés, Tristan fut élu par le chapitre, le
2 décembre 1534.
LXVII. Benoit Dupont était abbé
en iSSy. Il abdiqua en faveur du suivant.
LXVIII. Antoine II Besson, nommé,
dit-on, dès l'année i568, ne reçut que le i5
février i572 sa confirmation par le vicaire
général de Narbonne, & en i574seulement,
ses provisions du pape Grégoire XIIl. Il
décéda au mois de septembre 1577.
LXIX. Henri I d'Autemar, officiai de
l'église de Narbonne, reconnu abbé le 26
avril 1578, mourut en i58o.
LXX. Barthélémy Favre, chanoine de
Saint-Paul, fut nommé abbé le 22 septem-
bre i58o & confirmé par le vicaire général
du chapitre de Narbonne, auquel il jura
obéissance le lo* octobre de cette même
année. Pendant la vacance du siège archié-
piscopal, il aliéna une partie de la terre
de Saint-Amant, pour satisfaire aux déci-
mes extraordinaires qui furent imposées
alors sur son abbaye. Il mourut en 1584 &
fut inhumé auprès du grand autel, devant
la chaire abbatiale.
LXXI. Pierre XII de Mamillon, pro-
moteur de l'église de Narbonne, fut intro-
nisé le 25 juin i585. Il est qualifié en 1604
docteur en droit & abbé de Saint-Paul. Le
cardinal de Joyeuse l'avait nommé précé-
demment administrateur des biens de l'ar-
chevêché. C'était un savant prédicateur; il
décéda en i6i5, & fut inhumé avec ses
habits abbatiaux & les marques de sa di-
gnité, la crosse & la mitre.
LXXII. Gabriel Dumas, chanoine de
la cathédrale, fut élu abbé par le chapitre
de Saint-Paul. Il eut pour concurrent
Arnaud Guyon, breveté par Louis XIII
le 7 novembre i6i5, mais qui f\it évincé.
LXXIII. Bernardin d'Autemar ayant
obtenu l'abbaye de Saint-Paul par la rési-
gnation du précédent, dont il était neveu,
transigea avec François de Trégoin, élu par
le chapitre, & conserva son titre. Il donna
à son église un calice & des burettes de
vermeil, mo\irut en 1668 & fut enterré de-
vant la chaire abbatiale.
LXXIV. Henri 11 d'Autemar, frère du
précédent, aumônier du roi, aj)bé d'Eaunes,
diocèse de Toulouse, & de Saint-Guillem
du Désert, fut élu abbé de Saint-Paul le
3 janvier 1669.
LXXV. Hyacinthe d'Autemar du
Taur, neveu & résignataire de Henri, son
oncle, prit possession le 29 décembre 1669.
11 mourut en 1693 & fut inhumé devant la
chaire abbatiale.
LXXVI. Etienne le Franc de la
Grange, docteur en Sorbonne, vicaire
général du cardinal de Bonzi, archevêque
de Narbonne, était chanoine théologal de
Saint-Just, archidiacre de Corbières, &
président de la chambre des comptes de
Montauban en 1682, lorsqu'il fut élu abbé
de Saint-Paul en 1693 ; il prit possession
en 1695 par procuration dont il chargea
Vincent Fabre, chanoine de cette abbaye,
& assista, en 1706, au synode diocésain
tenu à Narbonne.
LXXVII. Jean II Baptiste de Ma-
CHECO de Premeaux, de Dijon, arrière-
neveu par sa sœur de M. Le Goux de la
Berchère, archevêque de Narbonne, fils de
Bénigne de Macheco, seigneur de Premeaux
& d'Anne Le Cocq de Corbeville, fut élu
abbé de Saint-Paul le 27 mars 1709. Pech,
chanoine de Saint-Paul, chargé de sa pro-
curation, prit possession en son nom.
LXXVIII. Jean III François de Ma-
checo de Premeaux, né à Dijon le 4 fé-
vrier 1667, succéda, à la fin de 1709, à
Jean-Baptiste, son frère. Il prit possession
le 6 octobre 171 1. Il avait assisté, en 17 10,
à l'assemblée générale du clergé, & il y fut
nommé commissaire avec M. Charles Le
Goux de la Berchère, archevêque de Nar-
bonne, pour examiner le projet d'une
nouvelle édition du Gallia Christiana, dont
le soin fut confié à dom Denis de Sainte-
Marthe. Nommé agent général du clergé
en 1720, il assista en cette qualité aux as-
semblées de 1723 & de 1725. Il fut nommé
à l'évêché de Conserans le 29 mars 1726 &
se démit de l'abbaye en 1727.
Note
p3
5o6
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Note
^9
LXXIX. Jean IV Marie de Castel-
LAN, originaire du Languedoc, docteur en
théologie de la maison de Navarre, déjà
abbé de BuUencour, dans le diocèse de
Troyes, député en 1725 à l'assemblée gé-
nérale du clergé de France, prit posses-
sion de l'abbaye de Saint-Paul le 14 juin
1727, sur la démission de l'évêque de Con-
serans. [E. M.]
NOTE XCIX
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Ahhaye de Saint-Pierre de Psalmodi.
(Diocèse de Nimcs.)
L'abbaye de Psalmodi, placée primitive-
ment sous l'invocation du Sauveur & de
saint Julien, & plus tard sous celle de saint
Pierre, une des plus anciennes du Langue-
doc, était située à quatre lieues de Nimes,
dans une île appelée Insula Psalmodia ; la
mer, en se retirant, a joint cette île au
continent, & l'emplacement de l'abbaye est
aujourd'hui à près de dix kilomètres dans
les terres. Détruit de fond en comble par
les Sarrasins, lors de leur seconde irrup-
tion dans les Gaules, en 725, ce monastère
fut rétabli par Pépin, & en l'année 791,
Charlemagne mit sous sa dépendance celui
de Saint-Saturnin de Nodels, diocèse de
Nimes. Il lui donna aussi le territoire de
la Tour de Matafère, où depuis le roi
saint Louis fit construire le port d'Aigues-
mortes. A partir de sa restauration, sous
les carlovingiens, l'abbaye de Psalmodi ne
fit qu'acquérir une plus grande impor-
tance. Elle reçut, sur les dernières années
du règne de Charlemagne & sous celui de
Louis le Débonnaire, un grand nombre de
donations particulières & renfermait alors
cent quarante religieux; mais sa situation
dans une île & à proximité de la haute mer
l'exposait, comme l'abbaye de Maguelonne,
aux incursions des pirates maures & autres
qui, aux neuvième &c dixième siècles, déso-
lèrent les côtes de la Méditerranée; aussi
l'histoire de cette abbaye, depuis le règne
de Louis le Débonnaire jusqu'au commen-
cement du onzième siècle, est-elle à peu
près inconnue. On voit seulement par un
diplôme de Charles le Simple, donné en
909, que l'abbaye avait été de nouveau
détruite, que les religieux s'étaient réfu-
giés à Corneillan, entre Lunel & le bourg
de Port, qu'ils y avaient bâti des chapelles
& quelques cellules, mais que ce nouvel
établissement avait aussi été ravagé lors
d'une nouvelle descente des pirates. En
1004, dans une assemblée des principaux
seigneurs du pays tenue à Psalmodi même,
il fut statué qu'on reconstruirait le rao
nastère & qu'on le rétablirait dans son état
primitif; ce qui fut exécuté.
Les religieux de Psalmodi se séculari-
sèrent en 1537. Les Etats de Languedoc
firent des remontrances au roi sur cette
sécularisation ainsi que sur plusieurs au-
tres faites à la même époque, & il fut dit,
dans une assemblée tenue à Carcassonne
le 17 octobre 1647, touchant les doléances
que le pays faisait sur la sécularisation
des églises & l'union des bénéfices, qu'à
cet égard, il serait acquiescé à la volonté
du roi, sauf aux particuliers qui se plain-
draient de poursuivre, si bon leur sem-
blait, suivant la provision sur ce obtenue.
Le chapitre de Psalmodi, sécularisé, fut
transféré d'abord à Algues-mortes, à raison
du mauvais air qui régnait alors à Psal-
modi, & à la fin du dix-septième siècle, il
fut uni à celui de la collégiale d'Alais pour
former le chapitre de la cathédrale de cette
ville.
Abhés de Psalmodi.
I. CORBILIAN ou CORBILIANUS, abbé
de Psalmodi en 791, contribua beaucoup à
la reconstruction du monastère.
II. ThÈodemir, de race visigothique,
succéda à Corbilian auquel il avait été
confié dans sa jeunesse & qui l'avait élevé.
Il était abbé en 810, en 821 & en 8i3, &
mourut vers l'année 825.
III. Thibaut était abbé en 842, d'après
un diplôme de Charles le Chauve.
IV. WiTARD I ou GuiTARD était abbé de
Saint-Julien de Psalmodi en 887, comme
Note
99
Note
99
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
5o7
on le voit par les actes du concile de Port,
Si en 897, d'après une bulle du pape
Etienne VI, bulle attribuée à tort au pape
Etienne VIII par les auteurs du Gallia
Christiana, ce qui leur a fait placer Witard
à l'année 940.
V. Ragembald, abbé en 909, obtint
cette même année, de Charles le Simple,
un diplôme confirmatif des privilèges de
son abbaye; il est aussi qualifié dans cet
acte abbé de Joncels , ces deux abbayes
ayant été unies sur la fin du neuvième
siècle.
VI. Witard II reçut de Guillaume,
comte de Toulouse, & d'Emme de Pro-
vence sa femme, en 997, le prieuré de
Saint-Julien de Corneillan.
VII. Garnier, élu abbé à l'assemblée
tenue en 1004, à Psalmodi, pour le réta-
blissement de l'abbaye, est cité, en ioo5,
dans l'acte d'élection de Wifred à l'abbaye
de Saint-Victor de Marseille. Il signa,
en 1019, la^tharte de fondation du monas-
tère de religieuses de Saint-Geniès, dio-
cèse de Maguelonna, & en I025, la charte
de Judith, première abbesse de ce monas-
tère. Garnier mourut, avec la double qua-
lité d'abbé de Psalmodi & de Joncels, le
5 février, selon le nécrologe de Saint-
Gilles.
VIII. Raimond I était abbé au mois de
décembre 1054.
IX. Guillaume I Philaud, religieux
de Gellone, prieur de Sauve vers 1048, fut
élu abbé de Psalmodi vers 107 1.
X. Bérenger était abbé de Psalmodi &
de Joncels en 1082. Pierre-Ermengaud,
cvêque de Nimes, lui fit en cette année
donation de l'église de Teillan.
XI. Pierre I était abbé en 1084.
XII. Guillaume II souscrivit, en io85,
un acte par lequel Daimace, archevêque
de Narbonne, réservait à son église une
redevance annuelle de trois livres de cire
sur l'église de Notre-Dame de Narbonne.
XIII. Arnaud I reçut, en 1086, la dona-
tion faite aux monastères de Psalmodi & de
Joncels, par Bérenger-Guillaume & Lou-
piane, sa femme, de l'église de Sainte-
Cécile du château de Loupian qui leur
appartenait. Il vivait encore en 1093.
XIV. Foulque I fut nommé dans une
assemblée tenue par les ecclésiastiques de
la province en 1097, où le monastère de
Psalmodi fut soustrait à la juridiction de
Saint-Victor de Marseille, soustraction
dont l'acte fut renouvelé par le pape Ur-
bain II en 1099. Pascal II confirma, en
Iii5, en faveur de Foulque, toutes les
possessions de son monastère. Cet abbé
mourut le \j mai de cette dernière année.
XV. Pierre II paraît devoir être placé
ici, à cause de la discussion qu'il eut avec
Bérenger, abbé de Joncels, sur la dépen-
dance de ce monastère de celui de Psal-
modi. C'est en iii5 que la sentence sur
ce différend fut prononcée.
XVI. Bertrand reçut, le jeudi 22 fé-
vrier 1 1 17, une donation de Richard, arche-
vêque de Narbonne. C'est de son temps
que le pape Gélase II vint visiter Psal-
modi, dédia l'église de Teillan & confirma,
en II 19, les possessions & privilèges de
l'abbaye. Bertrand administrait encore le
monastère en ii38.
XVII. Pierre III était abbé en 1141.
XVIII. Guillaume III occupait le
siège abbatial en ii55 & en 1157.
XIX. Pierre IV d'Uzès fut présent, en
1174, à 1^ donation de la terre d'Airolles,
faite à Bertrand, abbé de Franquevaux,
par Raimond d'Uzès, seigneur de Pos-
quières. Il se démit peu après l'année 1 176;
mais il vivait encore en 1181.
XX. Guillaume IV fut élu abbé de
Psalmodi, en 1 180, après la démission de
Pierre d'Uzès.
XXI. Foulque II est qualifié abbé en
ii85. Le nécrologe de Saint-Gilles mar-
que sa mort au 19 décembre.
XXII. Guillaume V siégeait en 1190.
XXIII. Aldebert est cité en 1198, &
dans le nécrologe de Saint-André lès-Avi-
gnon au 20 décembre.
XXIV. Raimond II, en i2o3.
XXV. Bernard I de Gêneras, d'une
famille noble, voisine de Psalmodi, était
abbé en i2o3; il fut présent au traité de
paix fait, en 1206, entre Pierre, roi d'Ara-
gon, & les habitants de Montpellier. Il
transigea, en 1217, avec les chanoines de
Saint-Just de Narbonne.
XXVI. Raimond III, en 1220.
XXVII. Pons est cité dans des chartes
NOTB
99
Note
99
5o8
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
de l'église d'Agde en 1226 & 1234. Il paraît
encore en 1239 & en 1241.
XXVIII. G. est mentionné, en 1243,
comme abbé de Psalmodi, dans une charte
de Pierre-Bermond, seigneur d'Anduze.
XXIX. Raimond IV céda, au mois d'août
1248, au roi saint Louis, le territoire d'Ai-
gues-mortes ; ce prince y fit établir un
port & donna en échange à l'abbaye une
terre ou condamine qui lui appartenait
dans le canton de Sommières.
XXX. Guillaume VI est cité en 1249.
XXXI. GiRAUD DE Brugières fut abbé
de 1258 à 1269.
XXXII. Bernard II ^ey4nagia prescrivit
certaines mesures, en 1272, à Bertrand-Ros-
taing, au sujet des pêcheries de l'abbaye.
XXXIII. Pierre V Bedoc était abbé
du temps du pape Nicolas IV, lequel donna
commission à l'évêque de Marseille de
faire la visite de Psalmodi & d'y réformer
les abus qui s'y étaient introduits. Pierre
fit en i3oo une association de prières avec
l'abbaye de Saint-Gilles, & en l3i5, année
de sa mort, il en fit une autre avec les re-
ligieux de Cuxa.
XXXIV. Raimond V Bernard, prieur
de Saint-Martin d'Alayrac, fut fait abbé de
Psalmodi en i3i7, en vertu d'une bulle du
pape Jean XXII, & gouverna l'abbaye jus-
qu'en l3l9, année de son élection comme
abbé de Cluny.
XXXV. Arnaud II, religieux & aumô-
nier de Saint-Papoul, nommé abbé de Psal-
modi en l3l9, mourut la même année.
XXXVI. FrÉdol, religieux & doyen
de Psalmodi, en fut nommé abbé par
Jean XXII, en i320. Il prêta serment de
fidélité au roi en i32i, & permuta, en i33o,
avec l'abbé de Saint-Thibéry.
XXXVII. Gaillard avait été prieur de
Montferrat, diocèse d'Uzès, avant que le
pape Jean XXII le nommât abbé de Saint-
Thibéry. Ce pape le fit permuter, en i33o,
avec Frédol, abbé de Psalmodi. Gaillard
mourut en i33i.
XXXVIII. Raimond VI de Sérinhac,
d'abord abbé de Gellone & prieur de Gou-
dargues, ensuite abbé de Saint-Gilles, le
devint, en i332, de Psalmodi qu'il gouverna
jusqu'en l352.
XXXIX. Gaucelin de Deaux, neveu
de Bertrand, évêque d'Embrun, fut institué
abbé de Psalmodi, en i352, par une bulle
du pape Innocent VI, datée d'Avignon. Il
fut présent à la confirmation des statuts de
l'église de Cavaillon & est mentionné, en
i36i, dans les archives de la chambre des
comptes de Paris. L'année suivante, Ur-
bain V le nomma à l'évêché de Nimes; il
était néanmoins encore abbé de Psalmodi
en i363 & trésorier du pape.
XL. Raimond VII était doyen de Saint-
Gilles lorsque le pape Urbain V le nomma
à l'abbaye de Psalmodi, en i362. Il mou-
rut à Avignon en i365.
XLI. Guillaume VII Colomb, reli-
gieux de Saint-Pierre de Montmajour, fut
pourvu en i365, mais pour peu de temps,
de l'abbaye de Psalmodi.
XLII. Pierre VI Lasteyrie, fils de
Gérard & de Marguerite de Peyrefumade,
était abbé en i368 ; son frère Gui lui légua
par testament la vaisselle d'argent qu'il lui
avaitprêtée lors de sa promotion à l'abbaye.
Pierre gouverna celle-ci jusqu'en 1376.
XLIII. Pierre VII lui succéda en 1376;
il était abbé de Saint-Aubin d'Angers, &
Grégoire XI le transféra à l'abbaye de Psal-
modi; il fut nommé visiteur des bénédic-
tins dans leur chapitre général, tenu à
Carcassonne en 1395. Dans le chapitre de
1399, cet abbé institua des prières particu-
lières pour les religieux décédés dans les
différentes églises dépendantes de l'abbaye,
& ordonna que les prêtres célébreraient
pour chaque défunt trois messes, que les
clercs & les frères convers réciteraient trois
cents Pater & Ave, que l'abbé nourrirait,
le lendemain de chaque décès, quinze pau-
vres, &c. Pierre mourut le 28 avril 1400,
à Saint-Laurent, à une demi-lieue de Psal-
modi, où les abbés faisaient alors leur
résidence.
XL IV. Aymeri de la Gardie fut
nommé abbé en 1400. Il termina, en 1404,
un différend entre Antoine, évéque de Ma-
guelonne, &les chanoines de son chapitre.
Il envoya, en 1409, un procureur au con-
cile de Pise.
XLV, Arnaud III de Saint-Félix était
abbé en 1415.
XLVI. Pierre VIII de Narbonne,
en 1438.
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NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
XLVIL Arnaud IV de Saint-Félix,
abbé en 1439, fut défiiiiteur au chapitre
général tenu à Carcassonne en 1448. Il
vivait encore en 1459.
XLVIII. Guillaume VIII de Saint-
Félix était abbé en 1462.
XLIX. Gui Lauret, protonotaire apos-
tolique, fut le premier abbé conimenda-
faire de Psalmodi ; il conserva la com-
mende depuis 1483 jusqu'en iSoy.
L. Jacques de Beaune, évêque de
Vannes, fut abbé de Psalmodi depuis iSoy
jusqu'à sa mort, arrivée en i5io ou i5ii.
Les religieux élurent Girard Filet, dit de
la Verne, mais cette élection ne fut pas
confirmée.
LI. Martin de Beaune fut pourvu de
la commende de i5ll à l522.
LU. JÉRÔME DE Canossa avait la com-
mende de l'abbaye en i522 & en i5i3.
LUI. Louis de Canossa, évêque de
Bayonne , -était abbé commeudataire en
1624 & en i53i.
LIV. Regnault fiE Martigni, évêque
de Vabre, était abbé commeudataire de
Psalmodi en i536.
LV. Jean I de Luxembourg fut nommé
abbé la même année. L'année suivante, les
religieux de Psalmodi furent sécularisés
par le pape Paul III; & comme ils se plai-
gnaient de l'insalubrité de l'air de leur
demeure, ils furent transférés à Aigues-
mortes. Peu de temps après, les religion-
naires ruinèrent en grande partie l'abbaye,
dont il ne resta que l'église & une portion
du dortoir & du cloître. Jean fut abbé
jusqu'en 1549.
LVI. Barnabe de Fayolles fut nommé
en iSSo; il résidait à Paris le 22 mai i566
& y gérait les affaires du connétable de
Montmorenci.
LVII. François I de Fayolles succéda
à Barnabe.
LVIII. Jean II de Fayolles fut abbé
commendataire après François.
LIX. Marc de Calvièrë, ayant été
nommé président au parlement de Tou-
louse, se démit en faveur de son frère.
LX. Jean III de Calvièrë, frère du pré-
cédent, fut nommé sur sa résignation. Il
était abbé en 1634. Il se démit de l'abbaye
en faveur de son neveu, François de Cal-
vièrë, clerc du diocèse de Nimes. Le roi
écrivit, en faveur de ce dernier, au car-
dinal Barberini , son envoyé à Rome',
' Voici le texte de deux lettres écrites à ce sujet
par le roi Louis XIII : l'une, au cardinal Barbe-
rini , l'autre au comte de Noailles, ambassadeur de
France à Rome' ; elles établissent l'ordre de suc-
cession de ces trois abbés.
« Mon cousin, je vous prie, suivant la lettre
que j'écris à notre très saint Pire le Pape, inter-
céder, vous employer & tant faire, qu'à ma nomi-
nation, M'' François de Calvièrë, clerc du diocèse
de Nismes, soit pourvu de l'abbaye séculière de
Saint-Pierre de Psalmodi, diocèse de Nismes, à
présent vacante par la résignation que M' Jean
de Calvièrë, abbé d'icelle, son oncle, en a faite
en sa faveur, & à son profit, soubs la réserve de
la troisième partie des rentes & des revenus de la
dite abbaye, sa vie durant, oultre aultre pension
du tiers des fruits & rentes du dit bénéfice, ré-
servée cy devant en faveur du S'' Marc de Calvièrë,
mon conseiller & président en ma court de Parle-
ment de Thoulouse, frère du dit sieur abbé & son
résignant, afin qu'il lui en soit expédié toutes &
chacunes les bulles, dispenses & provisions apos-
toliques nécessaires avec les réserves des dites pen-
sions, conformément aux procurations, mémoires
& suplications qui en seront présentés à Sa dite
Sainteté & vous me ferez bien agréable plaisir.
Sur ce je prie Dieu, mon cousin, vous tenir en
sa sainte garde.
n Escrite à Paris, le 18' jour de janvier 1634.
(I Signé, Louis.
« Et plus hai :
1! De Loméme. )i
Et au dos est écrit : A mon cousin le cardinal
Barberini, comprotecteur de mes affaires à Rome.
c( M' le comte de Noailles, le $■■ de Calvièrë,
président en ma court de Parlement de Thoulouse,
m'a rendu en diverses occasions des preuves de son
affection à mon service, ce qui me convie de l'avoir
en particulière considération, & d'autant qu'il m'a
fait entendre désirer quelque grâce de nostre saint
Père le Pape, pour la conservation d'une pension
que je luy ai accordée sur les fruits d'une abbaye,
laquelle il a résignée depuis longtemps à un sien
frère, par ma permission; je désire que vous vous
employiez en mon nom à Rome, & fassiez tous les
offices nécessaires pour l'obtention de la dite grâce,
faisant cognoistre qu'elle sera dignement faite &
' Extrait des archives de Noailles, par Gaigniéies. Ms.
latin jotigd, f" î38.
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DIO
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Note
loo
demandanf l'abbaye pour le résignataire,
avec la retenue du tiers des fruits pour
l'oncle, outre la pension précédemment
retenue en faveur de Marc de Calvière,
alors président au parlement de Toulouse,
frère de Jean, dernier résignant. On assure
que Jean renonça à sa pension, en 1689,
en faveur du nouvel évéché d'Alais, cette
abbaye ayant été comprise dans la dotation
de cet évêché; il obtint en dédommagement
l'abbaye de Lire. Jean mourut en 1698.
LXI. François II de Calvière., neveu
du précédent, fut nommé sur la résigna-
tion de son oncle, en 1634.
LXII. François III Chevalier de
Saulx, premier évêque d'Alais, obtint du
roi l'union de l'abbaye de Psalmodi à son
évêché, en 1690. [E. M.]
NOTE C
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Abhaye de J^otre-Vame de Sorèie.
(Diocèse de Lavaur.)
LA ville de Sorèze est située au pied de
la Montagne-Noire, à une lieue de
Revel vers le sud-est, & dans une plaine
fertile qui a six lieues d'étendue. L'ab-
baye, dédiée à Notre-Dame, qui lui a
donné naissance, serait, à ce qu'on pré-
tend, de la plus haute antiquité. On as-
sure, en effet, qu'elle fut détruite au hui-
tième siècle par les Sarrasins ; il est certain
qu'elle existait en 817 & qu'elle fut res-
qiie j'en aurai un particulier contentement. Sur
ce je prie Dieu qu'il vous ait, Monsieur le comte
de Noailles, en sa sainte garde.
« Escrit à Saint-Germain en Laye, le 3o' jour
de juin 163^.
n Signé, LoDis.
« Et plus has :
(1 BOUTHILLIER. )l
Et au dos est écrit : A Monsieur le comte de
Noailles, chevalier de mes ordres, conseiller en
mon conseil d'Estat, & mon ambassadeur à Rome.
taurée par Pépin, roi d'Aquitaine, fils de
Louis le Débonnaire. Ce prince la soumit
au Saint-Siège & voulut qu'elle fût indé-
pendante de toute autre église. Le pape
Callixte II lui confirma ce privilège en 1 1 20
& Innocent II en 1 141 . Cependant l'évèque
de Lavaur, Jean Boucher, attaqua cette
immunité vers l'année 1436, mais elle fut
défendue & conservée en son entier par
Jean de Leyrac qui, après avoir été cham-
brier & prieur dans cette abbaye, jouissait
alors de la dignité abbatiale. Il défendit
avec le même succès, contre l'évèque de
Saint-Papoul, le droit de nommer à la
cure de Saint-Paulet. L'abbaye de Sorèze
fut une seconde fois détruite en iSyS, lors-
que les calvinistes, après en avoir expulsé
les religieux, renversèrent les bâtiments
de fond en comble. Ils ne laissèrent de-
bout que les murailles de l'église dont ils
firent leur temple, brûlèrent les reliques,
les titres & tous les papiers, & s'emparè-
rent des biens & des revenus qu'ils conser-
vèrent jusqu'en 1601, époque où les com-
missaires du. roi ordonnèrent que l'exercice
de la religion catholique y serait rétabli &
que les biens seraient restitués aux reli-
gieux. Ceux-ci revinrent à Sorèze, mais
n'osèrent rentrer de suite dans tous leurs
droits. Cependant Barthélémy Robin, bé-
nédictin de Saint-Corneille de Compiègne,
ex-prédicateur du roi, ayant été pourvu
en i636 de l'abbaye de Sorèze & béni le
29 janvier 1640, dans l'abbaye de Saint-
Germain des Prés, commença par unir son
abbaye à la congrégation de Saint-Maur,
& s'appliqua avec tant de zèle à relever
l'église qu'elle fut en état, dans le mois
de septembre 1642, d'être consacrée sous
le nom & l'invocation de Notre-Dame de
la Paix, par l'archevêque de Toulouse,
Charles de Montchal, assisté des évéques
de Saint-Papoul & d'Alet.
La destruction des archives ne permet
pas de donner une liste bien exacte des
abbés qui ont gouverné cette abbaye'.
' Cette notice serait incomplète si nous ne disions
quelques mots du célèbre collège de Sorèze. Son
origine est fort ancienne; elle remonte à l'école
que les Bénédictins tenaient dons leur monastère
& oii ils enseignaient gratuitement le latin aux
Noi B
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NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
5i
donna le domaine qui devint dans la suite
le prieuré de Saramon.
mai 1 737, avec trente-six élèves seulement ; il y en
avait cent dix le i.ï janvier 1759, lorsqu'il en fit
Touverture solennelle,
Dom Victor Fougeras peut être considéré comme
enseignement une plus grande extension lorsqu'ils le restaurateur de l'école de Sorèze ; il y apporta
eurent embrassé la réforme de Saint-Maur. Ils fu- un plan d'éducation qui a servi de modèle à beau-
rent surtout poussés dans cette voie par le désir de coup d'institutions modernes & dont la mise en
faire concurrence à l'académie protestante de Puy- pratique assura la réputation du collège. Les suc-
laurens. Le succès ayant favorisé leur entreprise, cesseurs de dom Fougeras, dom Lacroix, dom Las-
Ahbés de Sorè-^e.
I. Bertrand I était abbé de Sorèze
en 817, lorsque Louis le Débonnaire lui
enfants de la ville. Ces religieux donnèrent à leur
ils construisirent, sous la direction de Jacques Hody,
prieur de l'abbaye, un nouveau bâtiment destiné à
répondre à tous les besoins de l'enseignement & au
nombre toujours croissant des élèves.
Ce collège, dans lequel on enseignait, outre les
langues mortes qui faisaient le fondement de l'édu-
cation, l'arithmétique & la géométrie, la géogra-
phie & l'histoire, fut inauguré le 12 octobre 1682 j
l'ouverture des classes se fit le lendemain, |3. Cet
établissement jouit bientôt d'une grande réputation
& acquit un degré de prospérité qn'il garda pen-
serre & dom Raimond Despaulx, nommé directeur
en 1767, furent des hommes de mérite. Sous l'ad-
ministration de ce dernier, l'école devint royale
militaire; c'est-à-dire que le roi la prit sous sa
protection spéciale, y plaça un certain nombre
d'élèves entretenus aux frais de l'Etat & y envoya
chaque année un officier comme inspecteur.
Souvent attaquée par les journaux & par l'uni-
versité de Paris pour sa méthode d'enseignement,
l'école de Sorèze ne continua pas moins de pros-
pérer jusqu'à la Révolution française. Dom Des-
dant plui de-ringt ans. Nous ne devons pas oublier paulx, considérant le grand nombre d'élèves qui
de noter ici que dom Clajjde Devic, l'un des au-
teurs de V Histoire générale de Languedoc ^ né à
Sorèze, le i5 juin 1670, commença ses études au
collège le jour même de cette première ouverture,
& que tes succès dans toutes ses classes, ayant
attiré sur lui les yeux de ses supérieurs, ceux-ci
l'engagèrent à entrer dans leur congrégation, où
son savoir, universellement reconnu, & ses vertus
déterminèrent ses chefs à le charger de missions
importantes auprès du pape Clément XI. Lorsque
se destinaient au génie, à la navigation, aux cons-
tructions navales & à l'artillerie, développa dans
l'école l'étude des mathématiques & multiplia les
moyens de faire faire à ceux qui voulaient em-
brasser ces carrières des progrès rapides : les cours
furent faits d'une manière plus pratique; on créa
un cabinet de physique & de chimie; un cabinet
d'histoire naturelle; on construisit un observa-
toire, &c.
La Révolution française, en supprimant tous les
l'Archevêque de Narbonne, président des Etats, fit établissements religieux, pensa ruiner l'école de
demander au général de la congiégation de Saint- Sorèze. En 1791, les moines se dispersèrent & les
Maur les deux sujets les plus capables de travailler bâtiments de l'abbaye & du collège furent mil en
à l'Histoire générale de Languedoc, on lui désigna vente. Cependant, un des plus distingués parmi
tout d'abord dom Claude Devic, qui fut à cet effet les bénédictins, dom François Ferlus, professeur de
rappelé d'Italie. rhétorique & d'histoire, encouragé pax l'autorité
La peste de Marseille, qui, en 1722, se faisait civile, entreprit de sauver cet établissement. Il
craindre dans le Languedoc, obligea momentané- s'associa quelques-uns de ses confrères, retint les
ment les religieux à renvoyer leurs élèves, La con- autres professeurs, en appela de nouveaux, con-
grégation de Saint-Maur, qui avait vu les progrès serva les élèves, racheta les bâtiments en emprun-
toujours croissants du collège, jugea à propos de tant l'argent nécessaire, & recomposa en quelque
lui donner un plus grand essor; elle profita de sorte le corps enseignant près de se dissoudre. Une
l'occasion pour faire construire un bâtiment plus époque si remplie de troubles ne pouvait manquer
vaste 8c mieux approprié à sa destination. Mais ce de susciter de nombreux obstacles â une semblable
bâiiment, retardé par une foule d'obstacles suscités entreprise; il sut les surmonter par son habileté
par la jalousie ou l'intérêt particulier, ne s'éleva Se, sous sa direction, le plan des études devint plus
que fort lentement, & ce ne fut qu'en i 767, sur les
réclamations rèiiérèes des habitants, que dom Fou-
ger.^s fut envoyé comme prieur par le chapitre gé-
néral de la congrégation 8c chargé de réorganiser
les études à Soieze. Cet homme, remarquable à plus
d'un titre, n'attendit pas que le local fut achevé
pour ouvrir le collège; il commença, au mois de
complet; â toutes les parties qu'on enseignait déjà,
il ajouta la déclamation, l'espagnol, le commerce,
la tenue des livres, la logique, la métaphysique 8c
la inorale; la géographie 8c l'histoire formèrent des
cours distincts. Il fonda le jardin de botanique;
il fit faire des réparations fort importantes aux
bâtiments 8c sépara en trois cours, d'après leur
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312
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
II. Walafrède était abbé vers 904,
époque à laquelle il céda, du consente-
ment des religieux, au comte Garsias, la
maison, l'église & les dépendances de Sara-
mon, à charge de retour à l'abbaye après
la mort du comte, moyennant mille sols
que l'abbé employa à réparer son église,
en partie détruite par un incendie.
III. Datbert était abbé en 940.
IV. RoDOLFE ou Raoul, abbé en 944,
gouverna l'abbaye pendant vingt ans.
V. Seniorel assista, en 1027, au juge-
ment d'un différend qui intéressait Aymeri,
abbé de Lézat.
VI. Pierre I était abbé en loSy. On
voit par quelques actes qu'il vivait encore
en 1061.
VII. Raimond I fut élu, après une va-
cance de dix ans du siège abbatial, en 1071.
Le comte Sanche rendit à cet abbé le; lieu
de Saramon.
VIII. Pierre II reçut, en 1093, la resti-
tution que Géraud de Roquefort & Aymeri,
son frère, lui firent de dîmes appartenant
au monastère.
âge, les élèves qui auparavant n'en formaient que
deux. Dora François Ferlus décéda à Soièze, en
1812, âgé de soixante-quatre ans ; il eut pour suc-
cesseur son frère, Raimond-Dominique Ferlus, qu'il
s'était associé dès l'année 1797. Celui-ci continua
dignement l'œuvre de son frère & apporta aussi
des réformes importantes dans l'enseignement. Il
mourut à Sorèze, le i '''' mars 1840, à l'âge de qua-
tre-vingt-trois ans. Ses deux gendres, M. de Ber-
nard 8c M. de Lasplanes, mirent alors le collège
en vente, & l'abbé Gratacap, officier de l'univer-
sité, ancien proviseur du collège de Toulouse &
représentant d'une Société par actions, en fit i'ac-
quisition le 23 mai 1840.
En 1854, cette Société offrit la direction de
l'école au P. Lacordaire, avec la faculté de se nom-
mer un successeur. Sous le regard du célèbre Do-
minicain, Sorèze reprit en si^f années son ancien
éclat; il se maintient depuis 1861, grâces aux
efforts de M. l'abbé Mourey, que le P. Lacordaire
avait choisi & désigné d'avance pour le remplacer.
Un ancien élève du collège de Sorèze, M. A. Clos,
a écrit, sur Sorèze & son école, un ouvrage qui ren-
ferme des détails intéressants; il est intitulé : No-
tice historique sur Sorè:^e &■ ses environs, par A. Clos,
docteur en médecine, membre correspondant de la
Société des antiquaires de France & de plusieurs
autres académies. [E. M.]
IX. Arnaud I de Villaborais, abbé
en 1x32, mourut le 3o septembre de la
même année.
X. Guillaume I, abbé en ii53, mourut
le 28 avril.
XI. Bernard I de Saint-Michel oc-
cupa le siège de 1160 à 1187.
XII. Guillaume II fut son successeur;
sa mort est marquée dans le nécrologe
au dix-huitième jour d'août.
XIII. Bertrand II de Pierrelade,
cité dans des chartes comme abbé en 119"),
reçut plusieurs donations & recouvra la
dîme de l'église de Saint-Sulpice. Il vivait
encore en 1224, mais comme il était très-
vieux, Conrad, légat du Saint-Siège, lui
donna un coadjuteur pour administrer le
temporel de son abbaye.
XIV. Isarn est mentionné en 1225 &
en i23o.
XV. Pierre III de Pierrelade ou de
Roquefort était prieur en 12375 '^ ^^^
élu abbé en 1240.
XVI. Pierre IV de Goust succéda au
précédent. Il sollicita, en 12.52, auprès
d'Alphonse, comte de Toulouse, la dotation
de la chapelle de Saint-Louis, & il y ins-
titua un chapelain pour y célébrer chaque
jour la messe pour le repos de l'âme de
Louis IX, lorsqu'il ne serait plus, en re-
connaissance de ce que ce prince avait
réduit à huit livres les redevances féodales
du monastère. Pierre de Goust fut élu abbé
de la Grasse en 1262.
XVII. Bertrand III de Saint-Geniès
succéda à Pierre en 1203.
XVIII. Arnaud II deMontaigu reçut,
en 1271, l'hommage de Pierre de Castel-
nau, & s'excusa, en 1273, de ne pouvoir
assister au concile de Béziers. 11 vivait
encore en 1277.
XIX. Bernard II reçut en 1282, de Rai-
mond-Pons, la donation d'une rente suffi-
sant à l'entretien d'une lampe qui devait
rester allumée pendant tout le carême.
XX. Pierre V Philippe d'Auriac est
connu par les comptes des domaines de la
sénéchaussée de Toulouse, qui constatent
qu'en i3i2 & i3i3 il contribua aux frais
de la guerre de Flandre.
XXI. Aymeri de Roquefort était abbé
en i3i4. 11 donna, en i327, deux cent-cin-
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NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
5i3
quante florins d'or pour sa part dans les
contributions du clergé.
XXIL RAIMOND II DE SOLIGNAC fit UU
accord, en i33o, avec les consuls de la
ville de Sorèze, au sujet des droits de
justice. Il mourut le 9 août 1340.
XXIII. JOUFFROI ou GODEFROI, qui
succéda à Raimond, est qualifié de fidèle
conseiller des rois Philippe de Valois &
Jean le Bon. 11 mourut le 29 juillet i36i.
XXIV. Philippe Crolle assista au
concile de Lavaur, en i368, en qualité de
délégué d'Arnaud, archevêque d'Auch. On
ne sait s'il mourut en 1390, ou s'il était
mort dès i38o.
XXV. Jean I avait remplacé Philippe
en 1390. Il ne vécut que peu de mois.
XXVI. Hugues de Goust, successeur
de Jean en 1390, augmenta les pensions
des religieux. Il mourut le 28 août 1409.
XXVII. Stold de Pazzi , originaire
d'Avignon,^fut nommé abbé de Sorèze par
bulles du Pape Jean XXIII, datées du 26
septembre 1414. Il est cité dans les actes
jusqu'en 1426.
XXVIII. Etienne était abbé en 1435.
XXIX. Jean II de Leyrac, prieur &
chambrier, succéda à Etienne dès l'année
1435 & fut confirmé par Eugène IV. Il
soutint, en 1437, un procès contre l'évéque
de Lavaur pour la franchise des droits de
juridiction de sou abbaye.
XXX. Gallard de Undis, originaire de
Castres, était abbé en 1443. Il mourut le
12 novembre 1449.
XXXI. Jean III succéda à Gallard &
obligea, en 1457, les habitants de Sorèze
à payer la dîme. Il donna à ferme, en 1460,
le moulin de Durfort.
XXXII. Louis I d'Albret, prieur de
Pontons, évèque d'Aire, cardinal , devint
abbé de Sorèze quelque temps avant sa
mort, arrivée à Rome le 5 décembre 1465.
Il fut inhumé dans cette ville.
XXXIII. Richard de Longueil, évè-
que de Coutances, savant cardinal, eut
l'abbaye en commende jusqu'en 1470.
XXXIV. Pierre VI de Lyon, proto-
notaire apostolique, eut la commende de
l'abbaye jusqu'en 1475, époque où il fut
nommé à l'archevêché de Toulouse.
XXXV. Jean IV Jacques Duverger,
IV.
religieux de Sorèze, fut élu abbé en 1473
& conserva le siège jusqu'en 1488.
XXXVI. Bérenger-Albert, vicaire du
précédent, garda le siège pendant deux
ans. A sa mort, les religieux s'éfant divisés
sur le choix de son successeur, le siège
resta vacant jusqu'en 1493.
XXXVII. Florent Galand, nommé en
1493, avait été l'un des présidents du cha-
pitre général des bénédictins de la pro-
vince deNarbonne, tenu en 1490 au Mas-
d'Azil. Il fit faire des réparations à l'église
qui tombait en ruines, & mourut en 1509.
Les religieux, encore divisés, partagèrent
leurs voix entre Pierre de Soulage, ou-
vrier, & Olivier, sacristain; mais ni l'un ni
l'autre n'eut l'agrément du pape ni du roi :
ces deux derniers nommèrent le suivant.
XXXVIII. Pierre VII Raimond de
GUERT, évèque d'Alet, fut pourvu de la
commende de l'abbaye par le roi, en fé-
vrier i5io. Les deux élus du chapitre
firent opposition ; mais Olivier seul obtint
une pension, & peu après, l'abbaye de
Joncels, au diocèse de Béziers. Pierre fit
travailler aux réparations de l'église en
i5i3, & reconstruisit entièrement le sanc-
tuaire. Il vivait encore en i523.
XXXIX. Jean V de Langeac, maître
des requêtes, eut la commende de l'abbaye
en 1324 & en jouit jusqu'en 1529.
XL. Antoine Lascaris de Tende,
d'abord évèque de Riez, puis de Beauvais
& ensuite de Limoges, revint plus tard à
son premier siège; paraît comme abbé en
i535. Il mourut en 1546.
XLI. Honoré d'Esparron de Ville-
neuve, évèque de Riez, succéda à An-
toine. Il se démit de l'abbaye, en 1549, en
faveur du suivant.
XLII. Odet de Coligny, cardinal de
Châtillon , pourvu en 1549, embrassa la
religion réformée 8t-se retira à Genève.
XLIIl. Charles I de Bourbon, cardi-
nal, fit un nouveau concordat avec les
religieux de Sorèze en i565. Il se démit
de l'abbaye peu de temps après.
XLIV. Charles II de Lorraine suc-
céda au précédent, en ajoutant, en i570,
la commende de Sorèze à toutes ses autres
dignités; il mourut en ID74.
XLV. Vincent de Garzelles était
33
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.14
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
abbé en i575, pendant l'exil ou la retraite
forcée des religieux de Sorèze, obligés de
quitter l'abbaye en présence des calvi-
nistes.
XLVI. François I de Rogier, baron de
Ferrais, s'accommoda avec les calvinistes &
partagea avec eux les revenus de l'abbaye.
En 1601, les commissaires du roi firent ré-
tablir l'office divin dans l'église de Sorèze
& restituer les biens aux religieux.
XLVII. N. HURAULT DE L'HÔPITAL,
seigneur de Bu, fut nommé par le roi en
1606. De son temps on célébrait l'office
divin dans un souterrain, par crainte des
calvinistes.
XLVIII. GuARiN Palarin, né à Tou-
louse, protégé par la reine Marguerite,
obtint la commende en 1610 & la garda
jusqu'en i63l.
XLIX. Louis II François Mitte, fils
de Melchior, comte de MioUens, marquis
de Saint-Chaumont, succéda à Guarin. Il
fut chargé de plusieurs missions diploma-
tiques & se démit en i636.
L. Barthéleaiy Robin, religieux bé-
nédictin de l'abbaye de Saint-Corneille de
Compiègne, docteur de Sorbonne & prédi-
cateur du roi, fut nommé en i636, mais ne
fut béni qu'en 1640; il fit démolir le tem-
ple que les calvinistes avaient élevé sur les
ruines de l'ancienne église & entreprit
avec tant de célérité sa reconstruction &
celle du monastère, qu'en 1642 il en fit
faire la dédicace. Barthélémy mourut le
i3 avril i656, à l'âge de soixante ans.
LI. François II de Rebé fut nommé
par le roi à l'abbaye, en i656.
LU. Louis III Fouquet, abbé comm.en-
dataire, fut un des bienfaiteurs du collège
institué dans cette abbaye & dont l'inau-
guration fut faite le 12 octobre 1682. Il
mourut le 4 février 1702.
LUI. Joseph-Emmanuel, cardinal de
la Trémouille-Noirnioutiers , fut nommé
par le roi le 14 avril 1702. Il était abbé
de Lagny, en Brie, de Haute-Combe, en
Savoie, de Grandselve, diocèse de Tou-
louse, de Saint-Amand, dans le Tournaisis,
& de Saint-Etienne de Laon. Il mourut à
Rome le 10 janvier 1720.
LIV. Henri de Rosset de Ceilhes
DE RocoSEL eut la commende de l'abbaye
le 8 janvier 1721. Il obtint celle de Saint-
Sernin en 1729 & se démit de la première,
en 1740, pour prendre celle de Fontfroide.
Henri mourut le 20 février 1748.
LV. N. D'Agay DE MiON, ancien vi-
caire général d'Orléans, succéda à Henri
en 1740, le 21 de janvier.
LVI. Jean VI Gabriel d'Agay, né à
Besançon le 26 mars 1701, chanoine de l'é-
glise cathédrale de Saint-Claude en 1737,
fut pourvu de l'abbaye de Sorèze en 1779.
Nommé coadjuteur de l'évèque de Perpi-
gnan la même année, il fut sacré évêque
de Canoples en 1780, & devint évêque de
Perpignan en 1783. [E. M.]
NOTE CI
ajoutée par l'es nouveaux éditeurs.
Ahhaye de Saint-Gilles.
(Diocèse de Nimes.)
L'abbaye de Saint-Gilles, située sur le
Rhône, était dédiée primitivement aux
apôtres saint Pierre & saint Paul. Son ori-
gine est fort obscure, car on ne peut ac-
cepter pour vraies toutes les allégations
des actes de saint Gilles qui n'ont été écrits
qu'au dixième siècle. Au dire de ces actes,
saint Gilles, Grec de naissance, se rendit
en Gaule, où après avoir fait quelque sé-
jour à Arles, il vint fonder un ermitage
dans le lieu où depuis s'est élevée la ville
qui porte son nom.
Nous ne discuterons point les circons-
tances fabuleuses rapportées par la légende
de saint Gilles, & nous n'essayerons pas
davantage de faire concorder cette légende
avec les faits historiques. Ce qui est cer-
tain, c'est que saint Gilles après sa mort fut
enterré dans l'ermitage qu'il avait fondé,
que la réputation de sainteté qu'il s'était
acquise pendant sa vie attira après sa mort
de nombreuses donations à l'église qui ren-
fermait son corps, & qu'un monastère riche
& puissant ne tarda pas à s'élever sur l'em-
placement des modestes cellules qu'il avait
Note
100
Note
loi
Note
lor
KOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
5i.')
construites. Ce monastère fut protégé &:
enrichi par les princes visigoths qui pos-
sédaient alors la contrée; mais il fut dé-
truit par les Sarrasins lorsqu'on 721 ceux-ci
pénétrèrent dans les Gaules. Les bâtiments
furent restaurés peu de temps après & le
monastère relevé de ses ruines. Néanmoins
on ne possède aucun renseignement au-
thentique sur son histoire avant le com-
mencement du neuvième siècle. En 808
Charleniagne prit sous sa protection l'ab-
baye de Saint-Gilles, qui est mentionnée
en 817 parmi celles qui ne devaient que
des prières pour le prince & la prospérité
de sa famille & de l'Etat. Plus tard Gilbert,
évèque de Nimes, ayant usurpé les revenus
de ce monastère, le pape Jean VIII, par
une bulle datée du 21 fuillet 878, adressée
au prêtre Arneil & à Léon, abbé de Saint-
Gilles, fit rendre à ce monastère les biens
qui en avaient été détournés & lui restitua
sa primitive indépendance.
Cette abbaye reçut, pendant les dixième
& onzième siècles, de nombreuses dona-
tions particulières. Parmi les principaux
donateurs nous citerons Raimond I", Guil-
laume-Taillefer, comtes de Toulouse, &
Raimond, comte de Saint-Gilles. Il se tint
dans la ville de Saint-Gilles, le 4 septem-
bre 1042, un concile dans lequel on con-
firma les règlements sur la trêve de Dieu,
faits l'année précédente dans celui deTulu-
jes. Le pape Urbain II, lors de son voyage
en France en 1095, arriva à l'abbaye de
Saint-Gilles à la fin du mois d'août pour
y célébrer la fête du saint, qui tombe le
I" septembre, il y revint le 14 juillet 1096
& il y consacra l'autel de la nouvelle église
qu'on venait d'achever. Il y séjourna jus-
qu'au 20. De là il se rendit à Saint-André,
vis-à-vis d'Avignon.
Au douzième siècle, l'affluence des pèle-
rins qui venaient pour honorer les reli-
ques de saint Gilles était si grande que
l'église qui portait son nom ne pouvait
suffire à les contenir. A côté se trouvaient
cependant deux autres églises, celle de
Saint-Pierre réservée aux religieux & dont
le chœur renfermait quatre-vingts stalles,
& une troisième dédiée à la Vierge. On se
décida t démolir ces trois églises pour en
construire une seule plus considérable.
Les fondations de celle-ci furent jetées le
lundi dans l'octave de Pâques de l'an il 16.
Elle était regardée comme une des plus
belles églises des Gaules.
Le pape Gélase II, parti de Pise au com-
mencement de novembre 11 18, débarqua à
Saint-Gilles le 7 du même mois; il fut reçu
dans l'abbaye avec tous les honneurs qui
lui étaient dus par l'alibé Hugues & les
religieux qui le défrayèrent lui & sa cour
pendant tout le temps de son séjour.
Callixte II donna à cette abbaye des
preuves particulières d'intérêt & mit tout
en œuvre pour la délivrer des vexations
du comte Alphonse-Jourdain, qui s'était
emparé de l'église & du bourg à main ar-
mée. Dans la suite, ce prince répara les
dommages dont il était l'auteur, & con-
firma par son testament, fait en Palestine
en 1148, les donations que Raimond de
Saint-Gilles, son père, avait faites aux ab-
bayes de la Chaise-Dieu & de Saint-Gilles.
Le roi Louis le Jeune fit expédier d'E-
tampes, en 1 163, une charte par laquelle il
confirmait l'abbé & les religieux de Saint-
Gilles dans la possession de tous les do-
maines & droits qui pouvaient leur appar-
tenir, soit dans la ville & le territoire de
Saint-Gilles, soit dans le voisinage, & les
mit à perpétuité sous la sauvegarde royale.
Cette charte fut renouvelée en 1210 par le
roi Philippe Auguste.
En I25i, le pape Innocent IV excepta
l'abbaye de Saint-Gilles de l'exécution des
statuts dressés par Grégoire XI pour la dis-
cipline des différents monastères.
Gui Fulcodi, natif de la ville de Saint-
Gilles, devenu pape sous le nom de Clé-
ment IV, écrivit en 1266 plusieurs lettres
en faveur de l'abbaye de Saint-Gilles. Par
la première, datée de Pérouse le 5 janvier
1266, il accorda à Bérenger, abbé de ce
monastère, & à ses successeurs, le pouvoir
de réconcilier les églises non consacrées
de la ville & du territoire de Saint-Gilles,
qui auraient été profanées. Par une
deuxième, datée du même endroit, le 4 fé-
vrier suivant, il fit présent au prieur & aux
religieux, pour leur usage particulier, d'un
sceau d'argent différent de celui de l'abbé :
dix autres lettres furent écrites par le
même pape pour annoncer aux religieux
Note
I 01
Note
loi
5i6
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Abbés de Saint-Gilles.
quelques présents ou quelques faveurs par-
ticulières.
Philippe le Bel fit expédier de Paris, le
24 mars i3i3, des lettres par lesquelles il
déclare qu'à cause de l'affection singulière
qu'il portait à l'abbé & aux religieux de
Saint-Gilles, il confirmait le traité passé
entre eux & ses officiers au sujet des biens
confisqués sur les'^uifs par les dernières
ordonnances, & cédait à l'abbaye le tiers de
tous les biens saisis sur les juifs de ce ter-
ritoire. Le 29 juillet 1340, le roi Philippe
de Valois ordonna que toutes les causes de
l'abbaye de Saint-Gilles & de ses dépen-
dances ressortiraient immédiatement à la
sénéchaussée de Beaucaire, & jamais au
viguier ou au juge royal de Nimes.
Cette abbaye subsista sous la règle de
Saint-Benoît dans un état plus ou moins
florissant jusqu'au 17 août i538, époque
à laquelle elle fut sécularisée par Paul III
& convertie en collégiale. Il y avait alors
un abbé commendataire, un grand prieur,
un doyen, un prieur claustral nommé par
l'abbé, un chambrier, un aumônier, un
infirmier, un maître des œuvres, un hôte-
lier, un préchantre, un économe, un ar-
chidiacre, un cellcrier & trois sacristains,
dont deux pour l'autel de Saint-Gilles &
le troisième pour la sacristie de Saint-
Pierre, nommée Fia sacra; tous officiers
claustraux. Il y avait en outre soixante
religieux. Par la bulle de sécularisation,
promulguée le 11 mai iSSg, le pape abolit
l'ancien état de choses & institua dans
l'abbaye un abbé séculier qui devait avoir,
comme s'il eût été régulier, la juridiction
spirituelle & temporelle de la ville & de
tout le territoire de Saint-Gillesj un doyen,
un premier & un deuxième archidiacre,
dignitaires principaux, un sacristain, un
préchantre, un trésorier, ayant le rang
de personnats, plus dix-huit canonicats,
y compris ceux possédés par le doyen, les
deux archidiacres, le sacristain, le pré-
chantre & le trésorier, & treize prébendes
ou petits canonicats.
Les reliques de saint Gilles furent con-
servées avec soin dans cette abbaye jus-
qu'au temps de la guerre des albigeois.
A cette époque, elles furent transportées
dans l'église de Saint-Sernin de Toulouse.
NOTB
loi
I. Saint Gilles, fondateur & premier
abbé du monastère qui devait plus tard por-
ter son nom, vivait, dit-on, vers l'an 680.
Sa fête se célèbre le !'■■ septembre, & le
10 octobre on solennise l'anniversaire de
la dédicace de l'église de Saint-Gilles.
II. Atticus fut, dit-on, préposé en 739
à l'abbaye de Saint-Gilles par Charles-Mar-
tel, que l'on regarde comme le restaura-
teur du monastère après sa destruction par
les Sarrasins en 721.
III. Chrestien, évéque de Nimes, passe
pour avoir été pourvu de cette abbaye par
Louis le Débonnaire, la première année
de son empire, en 814.
IV. LÉON était abbé de Saint-Gilles dont
il revendiqua l'indépendance, en 878, con-
tre Gilbert, évéque de Nimes, qui la con-
testait.
V. AuTULFE gouvernait l'abbaye en 925.
C'est de son temps que les reliques de
saint Gilles furent tirées de leur ancien
tombeau pour être placées dans un plus
convenable.
VI. Ragefroi ou Rangefroid était
abbé de Saint-Gilles lorsqu'il fut pourvu
de l'évêché d'Avignon, vers l'an 940.
VII. Giraud ou Géraud assista à l'as-
semblée tenue en 1004 pour la reconstruc-
tion de l'abbaye de Psalmodi. Il est encore
cité dans une charte du 20 octobre 1020
& dans une de l'année 1026.
VIII. Gautier fut gratifié, en io32, de
l'église ou abbaye de Saint-Eusèbe, diocèse
d'Apt, par Eldebert, sa femme Ermengarde
& ses deux fils.
IX. Virgile est cité dans un acte du
28 mars 1044.
X. Ermengaud I, abbé de Saint-André
d'Avignon en io5o, fut ensuite élu à l'ab-
baye de Saint-Gilles qu'il gouverna pen-
dant sept ans.
XI. Béraud, que les Historiens de la
province de Languedoc appellent Bernard,
se trouva au concile d'Avignon, tenu en
1060 par Hugues, abbé de Cluny, légat du
Saint Siège. Il assista en 1068 au concile
de Toulouse. C'est à tort qu'il est appelé
Bernard dans les actes de ce concile. De
Note
loi
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
5i7
son temps l'abbaye de Saint-Gilles fut sou-
mise à celle de Cluny.
XIL Benoit n'est connu que par le né-
crologe de Saint-André-lès-Avignon, qui
indique sa mort au ll de mai & marque à
ce jour son anniversaire.
XIII. Odilon se trouvait en 1096 à l'as-
semblée de Nimes, dans laquelle le comte
Raimond abandonna à l'abbaye de Saint-
Gilles la part dont il jouissait injustement
dans les offrandes de cette église.
XIV. Etienne succéda à Odilon. Il était
abbé en 1099.
XV. Hugues I, qui remplaça Etienne,
était abbé en 1106. Il jeta, en 11 16, les
fondations de la nouvelle église de Saint-
Gilles, destinée à remplacer les anciennes
qui n'étaient plus assez grandes pour con-
tenir les pèlerins qui affluaient de toutes
parts. Cet abbé fut eu différend avec le
comte Alphonse-Jourdain, qui voulait em-
piéter star les privilèges de l'abbaye &
s'emparer de ses biens; il mourut en 1121.
XVI. Pierre I d'Anduze fut nommé
par Callitte II abbé de Saint-Gilles, après
la mort de Hugues, sauf le droit de l'abbé
de Cluny. Pierre assista au concile tenu à
Uzès en II 89, & contribua à la réconcilia-
tion des abbés de Psalmodi & de Joncels.
En 1143 il reçut une lettre du Pape Céles-
tin II, qui lui mandait de se transporter à
Montpellier pour poser la première pierre
de la chapelle que Guillaume, seigneur de
cette ville, allait faire bâtir dans son châ-
teau. Il fut présent, en 1146, à un engage-
ment fait à Rostaing de Posquières par
Eernard-Aton, vicomte de Nimes. Pierre,
évéque de Sisteron, fit donation à cet abbé,
en ii5o, de l'église de Notre-Dame & de
Saint-Maurice, dans le château de la Ro-
que. Pierre d'Anduze fut élu la même année
archevêque de Narbonne.
XVII. Bertrand I de Saint-Come
reçut en 1154 une bulle d'Adrien IV, qui
exemptait l'abbaye de la juridiction de
l'archevêque de Narbonne, & de tout au-
tre prélat qui ne serait pas légat a latere.
Il accorda aussi à l'abbé le droit de porter
la mitre. Le 23 janvier 11 55, Bertrand fit
don d'un jardin aux frères ou chevaliers
de la milice du Temple de Saint-Gilles. Il
consentit, le 28 janvier de l'année sui-
vante, à l'acquisition que les mêmes che-
valiers du Temple firent d'une maison à
Saint-Gilles. Il paraît qu'il n'y avait encore
dans cette ville, en iiSy, qu'un simple hô-
pital pour la réception des pèlerins qui s'y
embarquaient pour la Terre Sainte. Ber-
trand donna alors aux templiers, en la per-
sonne du maître Raimond, la permission
d'y bâtir un oratoire avec un clocher. Il
fut présent, en 1162, à un acte de réconci-
liation passé entre Guillaume, seigneur de
Montpellier, & les seigneurs de Pignan.
11 écrivit, en ii63, à Louis le Jeune, roi
de France, pour se plaindre du comte de
Toulouse, qui voulait exiger des droits de
péage des habitants de Saint-Gilles, malgré
l'exemption & les privilèges particuliers de
cette ville, & accompagna sa lettre d'un
présent consistant en aromates & épiceries
du Levant arrivés sur des vaisseaux dans
le port de Saint-Gilles, alors le plus fré-
quenté du royaume sur cette côte. L'abbé
les offrit au roi comme une chose rare, &
comme un témoignage de son attachement:
ce présent était composé de cinq livres de
sumac, de trois livres de cannelle & de car-
damome, 8c d'une livre de gérofle, de mus-
cade, de zedoaire, de nard celtique & de
cubèbe. Louis confirma par un diplôme les
privilèges de l'abbaye. Bertrand de Saint-
Côme vécut jusqu'en 1168.
XVIII. Raimond I est cité comme abbé
élu de Saint-Gilles, en 1169, dans des let-
tres de Louis le Jeune confirmatives des
privilèges de cette abbaye. Cet abbé, lors
de son inauguration, prêta entre les mains
de R., cardinal-diacre du titre de Sainte-
Marie in via lata, serment de fidélité au
pape Alexandre III, & s'obligea par ce
serment à faire un voyage tous les ans à
Rome; mais le pape restreignit cette obli-
gation à un seul voyage en deux ans, qu'il
pourrait même faire exécuter par un dé-
puté.
XIX. Ermengaud II se concilia comme
son prédécesseur les bonnes grâces d'A-
lexandre III. Ce pape confirma en sa fa-
veur les privilèges de l'abbaye par une
bulle datée du palais de Latran, le 4 juillet
1179. Au mois de décembre de l'année sui-
vante, le Saint-Père soumit à la juridiction
de l'abbaye de Saint-Gilles l'administra-
NOTK
loi
Note
loi
5i8
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
tioii & la disposition de l'nbbaye de Saint-
Gervais, située dans le diocèse d'Arles. Il
est fait mention de cet abbé dans plu-
sieurs actes concernant les templiers de
Saint-Gilles en ii83, 1188, 1194 & 1195.
XX. Rainier est désigné, selon dom
Estiennot, par la première lettre de son
nom, comme abbé de Saint-Gilles, dans un
acte de 1195. Plus tard il fut nommé com-
missaire par le pape Innocent III, avec
l'abbé de Valmagne, pour recevoir la dé-
mission de Hugues, abbé de Saint-Guillem,
& assister à l'élection de son successeur.
XXI. Pons I était abbé en 1208; Philippe-
Auguste confirma, en 1210, les acquisitions
faites par cet abbé dans la ville de Saint-
Gilles. Il se tint, la même année, un con-
cile dans l'abbaye de Saint-Gilles. Le
22 mars 1214, Pons & son chapitre confir-
mèrent les coutumes de la ville de ce nom.
Le 3o janvier I2i5, il assista à l'acte d'in-
féodation du château de Beaucaire fait à
Simon de Montfort par Michel, archevê-
que d'Arles, en présence de l'évêque d'Avi-
gnon, du doyen de Saint-Gilles & de plu-
sieurs autres personnages de marque. Pons
fît ses oppositions en forme à l'érection du
monastère de Saint-Gervais des Fossés en
collégiale en 1221. Cette érection avait été
faite sans le consulter par Conrad, évèque
de Porto, légat du Saint-Siège, quoique ce
monastère fut soumis à la juridiction im-
médiate de l'abbaye. Pons fut présent, en
1226, au mois de mai, au serment de fidé-
lité prêté au roi par Pierre-Bermond, sei-
gneur de Sauve, & gouverna l'abbaye de
Saint-Gilles jusqu'en 1241.
XXII. Pons II fut transféré de l'abbaye
de Psalmodi à celle de Saint-Gilles vers
1241. Il est mentionné dans le jugement
prononcé par Pierre, archevêque d'Arles,
touchant le droit de sépulture disputé
entre les abbés de Saint-Gilles & de Fran-
quevaux, en avril 1247.
XXIII.GuillAUMeI, grand prieur claus-
tral de Saint-Gilles, élu abbé après la mort
de Pons, est cité comme abbé en 1262. Il
ratifia, en 1254, une aliénation faite par le
prieur de Sainte-Cécile d'Estagel; soumit,
en 1267, au jugement d'arbitres, les diffi-
cultés qu'il avait avec la communauté de
Saint-Gilles, & fit un traité, le 6 septem-
bre I 261 , avec Martin de Lonay, architecte
de Posquicres, pour achever la construc-
tion de la basilique du monastère dont les
travaux avaient été commencés en il 16.
Son grand âge le détermina, en 1265, à
prier Clément IV de l'autoriser à se dé-
mettre de ses fonctions pour vaquer au
soin de son salut, ce qui lui fut accordéj
il mourut le 7 mai 1275.
XXIV. BÉRENGER BARNIER DE SAUVE,
religieux de Saint-Gilles & prieur de Saint-
Jean de Gardonech, fut nommé abbé par
le pape Clément IV, après la démission de
Guillaume, le 19 décembre 1265. Ce pape,
originaire de Saint-Gilles, combla le mo-
nastère de ses bienfaits. Bérenger ratifia,
au mois de janvier 1269, l'inféodation de
quelques terres sises à Estagel. Il obtint,
en 1270, du roi saint Louis un diplôme
confirmatif des privilèges de son abbaye.
Le 25 février 1275, Bérenger prêta serment
de fidélité au roi Philippe le Hardi entre
les mains de Philippe de Saulx, sénéchal de
Beaucaire & de Nimes.
XXV. Pierre II de Lunel, d'abord in-
firmier, puis doyen de Saint-Gilles, ensuite
abbé de Saint-Eusèbe en 1271, fut élu abbé
de Saint-Gilles le 7 septembre 1275. Depuis
sa nomination, on ne trouve pas d'autre
mention de cet abbé.
XXVI. AsTORGE assista, en 1281, avec
plusieurs évêques, abbés & seigneurs con-
voqués par Charles, prince de Salerne, à la
translation des reliques de sainte Marie-'
Madeleine, faite à Saint-Maximin, abbaye
dépendante de celle de Saint-Victor de
Marseille, le dimanche 25 mai 1281. Il
mourut au mois de mai 1286.
XXVII. Raimond II Roi ou Le Roi
fut élu par compromis après la mort d'As-
torge, le i5 juillet 1286. Étant à Rome
en 1291 au mois d'octobre, il y apprit la
vacance du prieuré de Provenchères. En
1293 il nomma des procureurs pour perce-
voir dix livres tournois de rente qui avaient
été assurées à l'abbaye par Robert, comte
de Dreux, & la comtesse Béatrix, son
épouse, & renouvela, en i3oo, la confra-
ternité de prières qui existait entre son
abbaye & celle de Psalmodi. En i3oi
Isnard Cambis, abbé de Saint-Eusèbe,
étant décédé, les religieux de Saint-Eusèbe
Note
1 01
Note
loi
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
519
s'en rapportèrent à Raimond pour la no-
mination de son successeur, pourvu que son
choix tombât sur l'un d'entre eux; Rai-
mond leur écrivit que cela était contraire
aux statuts & qu'ils devaient demander un
abbé au chapitre de Saint-Gilles, qui en
élirait un à l'ordinaire. Raimond mourut
sur ces entrefaites au mois de mai.
XXVIII. Bertrand II de la Tour,
jirieur de Mousan, fut élu par huit com-
promissaires choisis parmi les religieux de
Saint-Gilles, le jour de la Saint-Earthé-
lemy. Le chapitre demanda la confirma-
tion de cette élection au Saint-Siège; mais
Bertrand se démit entre les mains du pape.
XXIX. Hugues II de Foulhaquière,
grand prieur du monastère, fut nommé sur
la démission de Bertrand par le pape Bo-
niface VIII, par lettres en date du i5 no-
vembre i3o2. Il existe différents actes de
Hugues de i3o7, i3ii & i3i4. Au mois de
septembré'i3i5, il approuva avec son cha-
pitre l'accord conclu entre Bertrand-Rai-
mond, prieur d'Estagel, d'une part, & Ar-
naud de Remoulins, chevalier, de l'autre,
au sujet des limites du territoire d'Estagel
8f d'Aigues-vives. Il est encore fait men-
tion de cet abbé aux mois de mai & de no-
vembre i3i8.
C'est à tort que l'on a mis au rang des
abbés de Saint-Gilles, Vidal du F'our,
originaire de Bazas, savant théologien de
l'ordre des frères mineurs, cardinal ; tout
au plus aurait-il pu être nommé par le
pape administrateur de l'abbaye après la
mort de Hugues jusqu'à l'élection d'un
nouvel abbé.
XXX. Bertrand III, cellerier de Saint-
Gilles, en fut nommé abbé par une bulle
de Jean XXII, en date de 1319. Il fut trans-
féré en 1324 par le pape à l'abbaye de
Conques, diocèse Je Rodez.
XXXI. Raimond III de Serinhac ou
DE SerignAC était abbé de Saint-Guiilem
du Désert lorsque Jean XXII, ayant trans-
féré Bertrand à Conques, le nomma, en
1324, à l'abbaye de Saint-Gilles. Ce pape
accorda des bulles à cet abbé contre ceux
qui troublaient son église. Raimond fut
transféré à Psalniodi en i332.
XXXII. Hugues III était prieur de
Saint-Gervais, diocèse de Rouen, lorsque
Jean XXII le nomma, en i332, à l'abbaye
de Saint-Gilles, d'où il le fit passer peu
après à celle de Saint-Jean d'Angély.
XXXIII. Gerbert de Cantabrie, reli-
gieux & chambrier de Saint-Papoul , fut
nommé à l'abbaye de Saint-Gilles par le
pape Jean XXII, le 29 mai i332, par let-
tres données à Avignon. Il est mentionné
dans plusieurs actes en l334 & devint abbé
de Saint-Victor de Marseille, puis évêque
de Rodez.
XXXIV. Bertrand IV était abbé de
Saint-Gilles le 3 novembre i335. Il est
mentionné en i336 & en i338.
XXXV. Bertrand V, successeur du
précédent, était grand prieur de Saint-
Gilles lorsqu'il en fut élu abbé. Sa nomi-
nation fut confirmée par le pape au mois
d'avril 1339. En i343, Clément VI confirma
en sa faveur les privilèges de l'abbaye de
Saint-Gilles & lui accorda, ainsi qu'à ses
successeurs, la faculté d'avoir en voyage un
autel portatif.
XXXVI. Raimond IV de Ganges (</e
Agentico) fut élu abbé par une partie des
religieux de Saint-Gilles en 1348 ; les suf-
frages des autres religieux se portèrent sur
Hugues. Le pape délégua l'évèque de Sa-
bine pour prononcer sur ce différend, &
il paraît que ce commissaire adjugea la
crosse à Raimond. Cet abbé conclut, en
i353, un accord entre le chambrier & le
chapitre de Saint-Gilles. Il vécut au moins
jusqu'en i358.
XXXVII. Arnaud, religieux de Saint-
Thibéry & prieur de Sérignan, fut pro-
clamé abbé de Saint-Gilles en vertu d'une
bulle d'Innocent VI donnée en i36i. Son
nom se trouve dans divers actes de recon-
naissance, depuis le 22 février 1362 jus-
qu'au 20 janvier 1367.
XXXVIII. Guillaume II de Miers,
frère d'Eblc, évêque de Vaison, fut trans-
féré de l'abbaye du Mas-Garnier à celle
de Saint-Gilles, en i367, en vertu d'une
bulle d'Urbain V, & gouverna l'abbaye jus-
qu'au 3o avril i373.
XXXIX. EsQuiou (Esquivus) était abbé
au mois de novembre i373. Il avait nommé
Frédol de Lèvezon, infirmier du monas-
tère, son vicaire général. Son nom se
trouve dans les actes jusqu'au i3 août 1378.
Note
loi
Note
■ 01
o:o
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Note
XL. Sauveur-Guillaume fut promu à
l'abbaye de Saint-Gilles par le crédit du car-
dinal d'Albano, après la mort d'Esquiou.
Il est qualifié professeur en droit canoni-
que & abbé de Saint-Gilles, dans des bulles
datées d'Avignon du mois de noveinbre
1379. Il prêta serment de fidélité au roi
& donna le dénombrement des biens de
son monastère en iSgZ. Il assista, en 1409,
au concile de Pise, & vécut jusqu'en 1417.
XLI. Jean I de Melzen, religieux de
Saint-Gilles, bachelier en droit, fut élu
abbé en 1417; il ne vécut pas longtemps.
XLII. Antoine I Fouquier était abbé
en 1421. Il convint avec son chapitre de
Saint-Pierre aux Liens, grand pénitencier
de l'Eglise romaine, archevêque d'Avi-
gnon & successivement de Sabine & d'Os-
tie, fut nommé par son oncle à l'abbaye de
Saint-Gilles en 1483; il prêta serment de
fidélité au roi en cette qualité en i486, &
nomma vicaire général de l'abbaye Ber-
riard de Montfrin, religieux & chambrier
de Saint-Gilles. Julien fut élu pape en
i5o3 sous le nom de Jules II.
XLVI. François I de Chassaignes,
originaire de Bordeaux, eut la commende
de l'abbaye de Saint-Gilles, après le précé-
dent. Il institua pour son vicaire général
Antoine de Beaumont, grand prieur claus-
réparer la châsse qui renfermait le chef tral, qui tint, en i5ii & i5i2, un chapitre
de Saint-Gilles. Elle était d'argent enri-
chie de pierres précieuses, mais le temps
l'avait dégradée. Nicolas Habert, évêque
de Nimes, rendit deux ordonnances le
24 juillet 1423, qui permirent de mettre ce
projet à exécution. Par la première, il ad-
général de l'abbaye. Dans un acte de l5l8,
François est cité comme licencié en droit,
chanoine & chantre de l'église de Bor-
deaux, & abbé commendataire de Saint-
Gilles. En i520, Jean de Rousergue, re-
ligieux de Saint-Gilles, était son vicaire
jugea quarante livres tournois à prendre général,
sur les fonds qui étaient entre les mains XLVII. Antoine II DE Beaumont ou
du procureur des âmes & des causes pieu- DE Bremont, religieux de Saint-Gilles,
ses de la cour épiscopale de Nimes; par la prieur de Saint-Etienne de Ménerbe, dio-
seconde, il accorda quarante jours d'indul- cèse de Cavaillon, puis grand prieur claus-
gences aux fidèles qui contribueraient à tral, fut élu abbé par les suffrages de ses
cette réparation. Antoine rendit hommage confrères. Après avoir pris possession en
au roi en 1437. Il fit faire une crosse d'ar- i52i, il tint un chapitre général le 10 juin
gent de la longueur de sept cornes ou
palmes, surmontée d'une petite statue.
XLIII. Jean II Prévérend, profes-
seur en droit, administrateur perpétuel
de l'archidiaconé d'Uzès, se trouva, en
1448, à l'élévation des reliques de sainte
Marie, faite à la prière de René, roi de
Sicile, & apposa sa signature & son sceau
à l'acte qui fut dressé de cette cérémonie.
Il institua, le 10 juillet 1453, Abriac du
Puy, bachelier en droit, religieux & infir-
mier de Saint-Gilles, sou viciire général,
& se démit de ses fonctions, en 1472, entre
les mains du pape Sixte IV.
XLIV. Jean III de Mareuil, évêque
d'Uzès, fut nommé par Sixte IV abbé com-
mendataire de Saint-Gilles, sur la démis-
sion de Jean, par bulle datée de Saint-
Pierre de Rome, le 12 octobre 1472. Il
mourut en 1483.
XLV. Julien de La Rovère, neveu
du pape Sixte IV, cardinal du titre de
de la même année & mourut en 1529.
XLVIIl. Jean IV du Rosier fut élu
par le chapitre abbé de Saint-Gilles &
confirmé par bulle du pape Clément VII,
en date du 19 août 1629. Il ne prit néan-
moins possession que le 5 février i53o, &
nomma pour son vicaire général Gouiii
Priât, maître des œuvres de l'abbaye. On
lui fit présent de huit cents livres tournois
pour son joyeux avènement. Son vicaire
général convoqua un chapitre en i53l.
Depuis cette époque il n'est plus fait men-
tion de cet abbé.
XLIX. Gabriel d'Aigremont, cardi-
nal-prêtre du titre de Sainte-Cécile, était
abbé commendataire le 1" décembre i53l.
Il se démit, au mois d'octobre i532, entre
les mains du pape Clément VII, en faveur
du suivant.
L. Théodore-Jean de Clermont,
de la maison de Tallard, en Dauphiné, frère
de François de Clermont, doyen du sacré
Note
loi
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LAKGUEDOC.
collège & légat d'Avignon, était clerc du
diocèse de Gap. Il fut nommé par Clé-
ment VII abbé commendataire de Saint-
Gilles, en i532, sur la résignation de Ga-
briel. Il obtint deux bulles du pape
Paul III, l'une en i534 contre les usurpa-
teurs des biens de son église; l'autre, le
17 août i538, pour la sécularisation de
l'abbaye. Cette dernière fut exécutée, le
1 1 mai suivant, par Pons de Ranc, abbé de
Franquevaux. Théodore fut nommé évè-
que de Senez en i55i, & vice-légat d'Avi-
gnon en l553. Il conserva néanmoins l'ad-
ministration de l'abbaye jusqu'en iSjç.
Elle resta vacante pendant les années i56o
& i56i. Le chapitre nomma vicaire général
Guillaume Belon, grand chantre.
LI. Martin de Beaune, chancelier de
la reine, abbé de Royaui^ont & de Saint-
Père de Chartres, évéque du Puy, fut
nommé abbé de l'église séculière de Saint-
Gilles en rSôi. Cette même année, les reli-
gionnaires s'emparèrent de la ville de Saint-
Gilles, les reliques furent dispersées, les
maisons des Cordeliers & de la Rédemption
des captifs furent pillées & détruites, les
livres, les cartulaires & les chartes de l'ab-
baye de Saint-Gilles furent portés sur la
place & brûlés, à l'exception de ceux que
le grand chantre Guillaume Belon avait
fait passer aux chanoines de Saint-Tro-
phime d'Arles, pour les mettre en sûreté.
LU. Renaud de Beaune, maître des
requêtes, prit possession de l'abbaye le
I" février i566. Le i" octobre 1567, les
calvinistes firent une nouvelle irruption à
Saint-Gilles, s'emparèrent de l'église, tuè-
rent quelques prêtres & obligèrent les au-
tres à prendre la fuite; la plus grande
partie des membres du chapitre se retira
à Beaucaire où ils étaient encore au mois
de juillet 1370. Dans une transaction faite
avec la collégiale de Saint-Agricole d'Avi-
gnon, Renaud est qualifié maître des re-
quêtes, évéque de Mende 8c abbé de Saint-
Gilles; devenu archevêque de Bourges, il
conserva l'administration de l'abbaye jus-
qu'en 1393, année où il se démit.
LUI. Gn.LES Chamkrier, nommé abbé
de Saint-Gilles par brevet du roi, sur la dé-
mission de Renaud, se démit aussi, au mois
de décembre 1594, en faveur du suivant.
LIV. Jean V Baptiste Seguier, cha-
noine & maître des œuvres de Saint-Gilles,
nommé abbé par brevet du roi daté du
10 janvier iSgS, prit possession le 23 avril;
mais les calvinistes nommèrent de leur côté
Guillaume Jacquet, qui entra dans l'église
accompagné de cinquante soldats & s'en
empara. Jean-Baptiste Seguier, obligé de
sortir de la ville, se retira d'abord à Beau-
caire d'où il se rendit à Avignon & y sé-
journa pendant quelque temps, jusqu'à ce
qu'enfin, pour le bien de la paix, il se
démit de tous ses droits en faveur de
Guillaume.
LV. Guillaume III Jacquet, chanoine
d'Aigues-mortes, prêtre, fut maintenu par
les calvinistes dans l'usurpation de l'abbaye
de Saint-Gilles en 1595.
LVI. Michel de Mathis, aumônier
du roi, était abbé de Saint-Gilles en 1601;
étant à Lyon le 16 octobre, il institua pour
son vicaire général Etienne Courtois, cha-
noine & archidiacre mineur du chapitre de
Saint-Gilles. Michel vivait encore en 1607.
LVII. Barthélémy de Chaumont,
fils naturel d'Abdias de Chaumont, s.-igneur
de Bertichères, était diacre lorsqu'il fut
nommé abbé de Saint-Gilles. Les archives
de ce chapitre lui donnent ces titres depuis
le 8 décembre 1607 jusqu'au 14 juin 1609.
11 confirma Etienne Courtois dans ses fonc-
tions de vicaire général. En 1619, Barthé-
lémy fut emprisonné par ordre d'Abdias,
son père, qui s'empara de l'abbaye & y mit
des soldats. Vainement les chanoines récla-
mèrent en Cour la liberté de leur abbé;
Âbdias ne tint aucun compte des ordres du
roi & établit pour abbé un autre de ses
bâtards.
LVIII. Jean VI Picard, nommé ailleurs
Gallien, frère de Barthélémy, fut mis en
possîssion de l'abbaye par Abdias de Chau-
mont, son père, en 1620; il en jouit jus-
qu'au 4 septembre 1622, époque à laquelle
Louis XIII, pendant le siège de Montpel-
lier, le déposséda par un arrêt du Conseil.
LIX. Guillaume IV de Noset, arche-
vêque de Séleucie & vice-légat d'Avignon,
fut pourvu de l'abbaye de Saint-Gilles par
brevet du roi en date du 7 septembre 1622.
LX. Claude de Saint- Bonnet de
ToirAS, agent général du clergé, prieur
Note
loi
Note
loi
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
commendataire de Longpoiit, près Paris,
évêque de Nimes, jouit de l'abbaye de
Saint-Gilles depuis 1625 jusqu'en 1642,
qu'il mourut subitement à Montpellier.
LXI. Anthime -Denis Cohon, évêque
BERINGHE^f fut pourvu en lySS; il avait
été nommé évêque du Puy le 24 mars 1726.
Il mourut le 17 octobre 1742.
LXIX. Louis-François de Vivet de
MoNTELUS fut pourvu seulement en 1744.
Note
101
abbé en 1755.
LXXl. N. Traçante, en 1773.
LXXII. Jean VIII de Dieu Raimond
DE Bois Gelin, né à Rennes le 27 février
1732, sacré évêque de Lavaur le 28 avril
1765, archevêque d'Aix en 1770, fut pourvu
de l'abbaye de Saint-Gilles en 1774. Il fut
nommé à l'Académie française en 1776.
[E. M.J
NOTE Cil
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Ahbaye de Saint-Sernin,
(Diocèse de Toulouse.)
de Nimes, fut pourvu de l'abbaye de Saint- L'abbaye était restée en économat l'année
Gilles par la protection du cardinal de précédente.
Richelieu; mais Anthime, ayant appris la LXX. N. DE CORIOLIS D'ESPINOUSE,
mort du cardinal & celle du roi avant d'a-
voir reçu ses bulles, se démit volontaire-
ment entre les mains de la reine mère.
LXII. Jules de Nogaret de Cal-
vissoN DE Manduel, fils de Jean-Louis,
marquis de Calvisson, & de Françoise de
Saint-Bonnet deToiras, fut pourvu de l'ab-
baye en 1643, étant encore fort jeune.
Après avoir reçu ses bulles, il prit posses-
sion le 12 février 1644, & conserva l'abbaye
jusqu'en i658. Il s'en démit alors avec l'a-
grément du roi, en faveur du suivant, sous
la réserve d'une pension de 3 000 livres
pour lui & de 2 000 livres pour un de ses
frères, chevalier de Malte.
LXIII. François II de Nogaret de
Calvisson reçut le brevet du roi pour
l'abbaye de Saint-Gilles, sur la démission
de Jules, son frère. C'est de son temps, le
12 mai i663, que ce qui restait des archi-
ves fut volé. François était encore abbé
en 1704.
LXIV. François III de Louvet ou de
Louvel de Calvisson, frère du marcjuis
de Calvisson, lieutenant du roi en Lan-
guedoc, mourut à Marsillagues en 1707;
on ne sait pas exactement l'année où il
avait été nommé.
LXV. Charles Le Goux de la Ber-
CHÈRE , archevêque de Narbonne, fut
promu à l'abbaye en 1707. Il mourut en
1719.
LXVI. Jacques-Antoine Phelipeaux
DU Verger, évêque de Lodève, fut bre-
veté du roi après la mort de Charles, le
8 janvier 1721. Il était aussi abbé de Nant,
diocèse de Vabre, & de Saint-Sauveur de
Lodève.
LXVII. Jean VII César Rousseau de
LA ParisiÈRE, évêque de Nimes, fut pro-
clamé abbé le 14 juin 1732. Ses bulles fu-
rent expédiées le 28 septembre 1733. Il dé-
céda le i5 novembre 1736.
LXVIII. François IV Charles de
L'
E monastère de Saint-Sernin, un des
plus anciens du Languedoc, était situé
près de la ville de Toulouse, en dehors des
murs. Son origine est fort obscure; on
croit qu'il fut fondé par saint Sylve, évo-
que de Toulouse. Au commencement du
cinquième siècle, saint Exupère transféra,
de l'oratoire du Taur dans cette église, le
corps de saint Sernin, & le plaça dans un
tombeau de marbre. A la fin du sixième
siècle, le monastère formait un établisse-
ment considérable. Il fut ruiné par les
Sarrasins en 721, & reconstruit un peu
plus tard, sans qu'on puisse fixer exacte-
ment la date de son rétablissement. Charles
le Chauve vint y fixer sa résidence, en 844,
lorst[u'il mit le siège devant Toulouse.
Un certain nombre de diplômes en faveur
des abbayes des diocèses voisins ont été
signés par ce prince pendant son séjour
dans ce monastère. Les religieux qui des-
servaient l'abbaye de Saint-Sernin furent
remplacés, au commencement du onzième
siècle, par des clercs séculiers. Ceux-ci,
Note
102
Note
I02
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
123
en 1706, avaient adopté la règle de Saint- coup à désirer. A l'aide des chartes de cette
Augustin & s'étaient soumis à la vie corn- abbaye, conservées aux archives du dépar-
mune. Peu de temps après cette réforme, tement de la Haute-Garonne, & de l'in-
iis eurent de graves démêlés avec Isarn, ventaire dressé, en lySo, par l'archiviste
évèque de Toulouse, & son chapitre, qui Cresty, nous avons 'pu rectifier plusieurs
Note
I02
prétendaient exercer une entière juridic
tion & avoir des droits particuliers sur
l'église de Saint-Sernin. Ils réussirent à
faire échouer ces tentatives contre leur
indépendance. Isarn, voyant qu'il n'avait
pas réussi, chercha un autre expédient.
Comme il savait que saint Hugues, abbé 'a liste suivante
de Cluny, avait beaucoup de crédit sur
l'esprit de Grégoire VII, il passa avec
Hunaud, abbé de Moissac, un accord par
lequel il céda à cet abbé & à celui d3
Cluny l'église de Saint-Seriyn, pour y éta-
blir des moines, se réservant certains droits
sur l'église. Par cet acte, que l'on rapporte
à l'année 1082, il fut convenu qu'il n'y
aurait pas^ d'abbé à Saint-Sernin & que le
monastère serait gouverné par un prévôt,
sous l'autorité de l'abbé de Cluny. En con •
séquence, Guillaume, comte de Toulouse,
qu'Isarn avait su mettre dans ses intérêts,
expulsa les chanoines de Saint-Sernin & y
introduisit les religieux de Cluny; mais
ceux-ci n'y restèrent pas longtemps, parce
que Guillaume, réprimandé par le pape,
dut remettre les chanoines en possession
de leur église & s'engager par serment à
les laisser en paix tant qu'ils vivraient ca-
noniquement. Il révoqua en même temps
l'acte qu'il avait passé avec Isarn & l'abbé
Hunaud : la charte est du 23 juillet io83.
Depuis lors les chanoines réguliers de-
meurèrent paisibles possesseurs de l'église
de Saint-Sernin. Ils continuèrent d'être
gouvernés par un prévôt jusqu'en 11 19; à
cette époque ils avaient un abbé régulier.
Le 24 mai 1096, le pape Urbain II con-
sacra solennellement l'église de Saint-Ser-
nin nouvellement rebâtie : le pontife, as-
sisté de seize prélats, consacra lui-même
le principal autel en l'honneur de saint
Sernin & y mit une partie de son chef.
Au seizième siècle, un grand relâchement
s'étant introduit dans la discipline, l'ab-
baye fut sécularisée en vertu d'une bulle
de Clément VII, du 25 septembre 1626.
La lisie des abbés de Saint-Sernin, don-
née par le Gallia Chrisùana , laisse beau-
erreurs de dates, & augmenter la liste de
quelques noms qui n'y ont point figuré
jusqu'ici. Nous imprimons ci-dessous, en
note, un extrait d'un vieux nécrologe de
Saint-Sernin, copié par dom Estiennot,
lequel nous a été très-utile pour dresser
Excerpta ex necrologio inclitae domus
Sancti Saturnini Tolosae.
JANUARIUS
Nonis jan. obiit dominus Guillelmus de Contesio,
abbas Sancti Saturnini, anno Domini mccxii.
MV kalend. febr. commemoraiio fratruin Fulien-
sium.
.VII kalend. febr. obiit Rcinigius, Pampilonensis
episcopvis.
\i kalend. febr. obiit Ferrandus, episcopus Pam-
pilonensis, & Raymondus de Luco, Baionensis
episcopus.
i\ kalend. febr. commemoratio fratrum Sancti
Johannis.
vil kalend. febr. commemoratio fratrum nostrorum
manentium prope civitatem Turonicam.
VI kalend. febr. commemoratio fratrum S. Auberti
Camcracensi», tam canonicorum quara presbyte-
rorum nosirae congregationis.
FEBRUARIUS
Il non. febr. obiit reverendus in Christo pater
domnus Franciscus de Simiano, episcopus Ap-
tensis & abbas Sancti Saturnini Tolosae, qui,
anno m 0 lxxx, die iv februarii, donavit capi-
tule praesentis ecclesiae Sancti Saturnini jus
praesentandi x praebendas in eadem ecclesia,
fundatas prout in litteris coniinetur.
Eodem die obiit Bonuspuer, episcopus Lapurdcnsis.
vil idus febr. obiit dominus Isarnus, episcopus
Tolosanus.
Il id. febr. commemoratio fratrum Majoris Monas-
terii manentium apud civitatem Turonicam.
xvi kalend. martii, obiit Johannes, abbas Sancti
Bertini.
XV kalend. martii, commemoratio fratrum Sancti
Laurentii de Cumbalonga.
xii kalend. martii, obiit anno Domini Mcc xxxiii,
dominus Jordanus, abbas Sancti Saturnini.
XI kal. martii, obiit dominus Ramnulphus de
Vasinaclo, abbas Sancti Saturnini.
VII kal. martii, obiit dominus Antonius, abbas
Sancti Saturnini 8c episcopus Mlrnplccnsis.
Note
101
5:4
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC
Prévôts de Saint-Sernin.
\. Pierre était prévôt de Saint-Sernin
en 1090 & en 1096.
Oblit Azamarius, Convenarum episcopus.
VI kalend. martii, commemoratio fratrum Clunia-
censium nostrorum familiarium.
MARTIUS
Kalendis martli, commemoratio fratrum Pampilo-
nensium. .
,v non. martii, commemoratio fratrum Casae-Dei.
,„ non. martii, commemoratio fratrum Rocidae
Vallis nostrorum familiarium.
VII id. martii, commemoratio Nemausensium &
commemoratio fratrum Psalmodiensium.
,V idus martii , obiit dominus Johannes de Noga-
reto, abbas Sancti Saturnini.
III idus, commemoratio fratrum Lezatensium.
XVII kalend. aprilis, obiit dominus Belengerius,
abbas Sancti Jacobi Biterrensis.
XV kalend. aprilis, obiit dominus Bernardus de
Rosergio, archiepiscopus Tolosanus, qui anno
„ cccc Lxv.ii fecit fieri..... quod est in cap.te
ecclesiae Sancti Saturnini.
XIII kal. aprilis, commemoratio fratrum Sancti
Stephani Tolosae.
XI kal. aprilis, obiit dominus Petrus Textoris,
abbas Sancti Saturnini & S. R. E. cardinalis &
cancellarius.
III kal. aprilis, commemoratio fratrum Sancti
Aegidii.
Obiit Bernardus Arnaldi , qui fecit fieri unam
capsam argenteam deauratam, ad honorem bea-
tissimi Symonisapostoli, m qua rcquiescit caput
ejù«4em honorifice.
*" APRILIS
VIII idus aprilis, obiit Bertrandus, abbas Sancti
Ruffi.
IV idus aprilis, obiit Raymondus, episcopus Tolo-
sanus.
Il idus aprilis, obiitdominus Bernardus, Tarbensis
episcopus.
xvi kalend. maii, obiit dominus Ugo, episcopus
Tolosanus, secundus abbas Sancti Saturnini.
MAIUS
Il nonas maii, commemoratio fratrum Grandis
Silvae.
xvi kalend. junii, obiit dominus Johannes de
Junaco, abbas Sancti Saturnini.
xiv kal. junii, obiit Bernardus de Aurivalle, abbas
Sancti Saturnini.
JUNIUS
III non. junii, commemoratio fratrum Aniani ,
Magalonensis dioecesis.
IL MUNION porte le titre de prévôt
dans la donation faite, en 1098, par le
comte Bertrand, du village de Blagnac.
II non. junii, obiit dominus Sanctius de Narano,
abbas Sancti Saturnini.
Idibus junii, obiit Lambertus, Angolismensis epi-
scopus.
XIV kalend. julii, obiit nobilis & religiosus vir
dominus Johannes ieu Gua, prior de S'^ CoUimba,
alias de Sabarduno monachus.
Commemoratio fratrum Magalonensium.
XII kal. julii, obiit Raymondus, Barbatensis epi-
scopus'; est sanctus.
VIII kalend. julii, commemoratio fratrum Sancti
Stephani Agenensis.
IV kalend. julii, obiit Sancius, rex Navarrae.
JULIUS
V non. julii, obitus Raymondi Gairardi devotis-
simi. Est sanctus Raymondus, fundator collegii
B. Raymundi, ubi jacet, anno m c xviii.
VIII id. julii, commemoratio fratrum Sancti Jacobi
Biterrensis.
XV kalend. aug. obiit Raymondus Roberti, primus
abbas Sancti Saturnini.
XIV kal. aug. obiit Bernardus, abbas Sancti Satur-
nini, & dominus Berengarius Michaëlis, infir-
marius hujus ecclesiae & prior de Layraco.
III kalend. augusti, commemoratio fratrum Leo-
dicensium.
AUGUSTOS
III nonas augusti, commemoratio fratrum Braca-
rensium & Andreae Fabri , qui dédit magnum
calicem tabulae corporum sanctorum.
11 nonas augusti, obiit dominus Petrus, abbas
Sancti Saturnini.
V idus augusti , commemoratio fratrum Sancti
Hylarii.
lU idus augusti, commemoratio fratrum Sancti
Germani Montispessulani.
Il idus aug. obiit Johannes de Nogareto, abbas
Sancti Saturnini.
XVI kalend. septembris, commemoratio Anianae,
ord. S. Bened., Magalonensis dioecesis.
XIV kalend. septembris, obiit dominus Petrus
Vitalis Blasini, abbas Sancti Saturnini.
XI knl. septembris, obiit dominus Pontius, tertius
abbas Sancti Saturnini.
II kal. septembris, obiit Petrus de ViUamonte,
abbas Sancti Saturnini de Brimo.
SEPTEMBER
IV nonas septembris, obiit dominus Fulco de
Rueria, abbas hujus ecclesiae Sancti Saturnini,
qui obiit anno Domini M cccc LV.
Note
102
' Non ibi dicitur abbas Sancti Saturnini.
Note
101
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
120
III. Raimond GairARD, connu SOUS le réédificafiou de l'église ; il voulut être
nom de saint Raimond, était chanoine de inhumé dans l'hôpital qu'il avait fondé &
Frédelas lorsqu'il fut élu prévôt de Saint- où il avait fait préparer son tombeau. Cet
Sernin , en iioi environ. On croit que hôpital fut transformé dans la suite en un
c'est le même qui fut nommé évêque de collège pour des étudiants pauvres. On
Barbastro en 1104. Cependant le vieux né- doit aussi à saint Raimond la construction
crologe de Saint-Sernin distingue ces deux d'un pont sur la Garonne. Il mourut le
personnages. Saiiit Raimond contribua à k 3 juillet 11 18.
NoTB
102
Il non. scptcmbr. commemoratio fratrum S. Sal-
vaioris Anianae & domini Antonîi ReveiUiati,
qut fecit reparare capellam Sanctae Crucis.
Konis septembris, obilt revercndus dominus Lau-
rentius Alamandus, episcopus & princeps, ac
abbas hujus ecclesiae Sancti Snturnini.
VII idus septembr. obiit Ildefonsus, rex Aragoniae.
XVII kal. octobris, commemoratio, fratrum Sancti
Salvii Albiensis.
OCTOBER
V nonas octob. obiit dominus Aymericus Natalis,
abbas S. Saturnini, & Philippus Gazanhayrc,
primus episcopus Condomiensis, postea Castren-
sis, & rcferendarius domini nostri Papae, qui
dedit libres Nicolai de Lyra & libros Novel-
larum Johannis Andreae & plures alios libros
huic ecclesiae.
Nonis octobris, commemoratio fratrum nostrorum
Sancti Bertini, dioecesis Morinensis, nostrorum
familiarium.
■ Il idus octobris, commemoratio fratrum Sancti
Jacobi de Leodio.
Il idus octobris, commemoratio fratrum Aginnen-
sium.
Obiit dominus Bernardus de Genetiaco , abbas
Sancti Saturnini.
XVI kalend. novemb. obiit Petrus de Sancto Mar-
tiale, episcopus Tolosanus.
Vil kalend. novemb. obiit recolendae memoriae
dominus Hugo Rogerii, abbas Sancti Saturnini.
NOVEMBER
IV idus novembr. commemoratio fratrum Tarbeien-
sium.
XVII kalend. decemb. obiit Amelius, abbas Sancti
Saturnini.
IX kalendas decembris, obiit reverendus in Christo
pater dominus Johannes MafTre, cardinalis &
abbas praesentis monasterii Sancti Saturnini.
DECEMBER
VI idus decembris, commemoratio fratrum Fredelaci.
V tdus decembris, commemoratio fratrum Sancti
Ruffi.
XV kalend. januarii, commemoratio fratrum Sancti
Pontii Tomeriensis.
IX kalend januarii, commemoratio fratrum Sancti
Aegidii.
Abbés de Sa'int-Sernln.
I. Raimond I Guillaume, selon le
cartulaire de Saint-Sernin, ou Raimond-
RoBERT, selon le nécrologe, succéda au
précédent comme prévôt. 11 prenait le titre
d'abbé en 1 1 ig & est appelé premier abbé
de Saint-Sernin dans le nécrologe. Il vivait
encore au mois de mai 1140; il ne mourut
donc pas le 22 juillet iiSg, comme l'allè-
guent les auteurs du Gallia Christiana. Son
décès est marqué dans le nécrologe au
18' jour de juillet.
II. Hugues I est qualifié deuxième abbé
de Saint-Sernin dans le nécrologe de l'é-
glise; il est cité dans des actes de 1141,
1145 & années suivantes. Nommé évêque
de Toulouse en 1172, il conserva néan-
moins les fonctions d'abbé jusqu'en 1175.
III. Pons I de Sainte-Foi était abbé
de Saint-Sernin en 1175. Les auteurs du
Gallia Christiana le font mourir en ii83 &
lui donnent Guillaume de Cantez pour
successeur; mais selon les chartes, Fpns
de Montpezat était abbé de Saint-S^nin
au mois d'avril 1182; c'est donc lui^ui fut
le successeur de Pons de Sainte-Fj^.
IV. Pons II de Montpezat fut abbé
de Saint-Sernin, selon les chartes, depuis
1182 jusqu'en 1199.
V. Guillaume de Gantez était abbé
en 1200; il figure dans un grand nombre
d'actes jusqu'en 121 1. Il mourut, selon le
nécrologe, le 5 janvier 1212.
VI. Jourdain fut élu abbé de Saint-
Sernin en 1212. Il avait la réputation d'un
homme instruit & continua de jouir d'une
grande considération jusqu'à sa mort, arri-
vée le i8 février 1233.
VII. Pierre I. Les auteurs du Gallia
Christiana prétendent que Bernard de Gen-
tiac succéda à Jourdain en 1234, mais on
trouve un abbé du nom de Pierre cité dans
Note
I02
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
un acte de l'année 1234 & dans un autre
du 28 février 1235. Cet abbé, qui ne vécut
que peu de temps, est probablement le
même que l'abbé Pierre dont la mort est
marquée au sixième jour d'août dans le
nécrologe de Saint-Sernin.
VIII. Bernard I de Martres, in-
connu aux auteurs du GalUa Christiana,
est cité dans des chartes de 1236 & de 1238.
Cet abbé est donc le prédécesseur de Ber-
nard de Genfiac, fait confirmé du reste
par le nécrologe, qui mentionne la mort
de quatre abbés du nom de Bernard, tandis
que, selon les Bénédictins, il n'y aurait eu
que trois abbés de Saint-Sernin de ce nom.
IX. Bernard II de Gentiac succéda
à Bernard de Martres, on ne sait en quelle
année. Il était néanmoins déjà abbé en
1243. Il mourut au mois d'octobre 1263, &
fut enterré dans le cloître, sous l'autel de
la chapelle de Notre-Dame de Salut.
X. Arnaud de Villemur est men-
tionné comme abbé nouvellement élu ' dans
une charte du mois de décembre 1263; il
était prieur de Saverdun. Au mois d'avril
1287, il permit à l'abbé de Grandselve de
construire dans la ville de Toulouse une
église destinée au collège institué par cet
abbé pour enseigner la théologie. On
trouve son nom dans les actes jusqu'en
1292. Néanmoins il est dit, dans une charte
de 1294, que l'abbaye était vacante depuis
cinq ans, parce que deux compétiteurs
ayant été nommés, aucun n'avait pu pren-
dre possession.
XI. Sanche de Aissada, ou de Na-
RANO, selon l'ancien nécrologe, cité dans
des actes de 1299, fut inhumé, le 4 juin
i3oi, dans la chapelle de Notre-Dame de
Salut, au côté droit de l'autel.
XII. Raimond II Aton ou de Car-
' Peu après son élection , Arnaud de Villemur
prit possession des meubles laissés par son prédé-
cesseur Bernard de Gentiac. L'inventaire de ces
meubles, qui se trouve aux Archives de la Haute-
Garonne, fonds de Saint-Sernin, mentionne parmi
les livres du prélat : Item Avicennam; item Dia-
logozon; item quemdam librum qui incipit in
transitu Jordani; item quemdam librum Isidori ;
item librum Confessionum S. Augustini ; item li-
brum Platonis; item librum Tabularum Aegyp-
tioruir.
DEILHAC, qui succéda à Sanche en i3o) , est
le fondateur du monastère des religieuses
de Saint-Sernin à Toulouse ; régla leur
institut par acte du 3 juillet i3o2, as-
sista, en i3o7, à l'élévation des reliques de
saint Antoine, dans l'abbaye de Lézat, & fut
nommé, en i3i8, premier évêque de Mi-
repoix.
XIII. Pierre II Le Teissier, origi-
naire de Saint-Antonin, diocèse de Rodez,
était prieur lorsqu'il fut élu abbé de Saint-
Sernin en i3i8. Peu après il fut nommé
chancelier de l'Eglise romaine et obtint en
cette qualité, en i32o, des lettres du pape
Jean XXII en faveur des chauoinesses de
Saint-Sernin. Nommé cardinal la même an-
née, il mourut à Avignon le 22 mars i32i,
XIV. Ameil de Lautrec fut élu abbé
en i32i; accusé d'hérésie au tribunal de
l'inquisition par Gautier de Neuville,
viguier de Toulouse & gouverneur du
château Narbonnais, il fut déclaré non
coupable par les inquisiteurs & par le
parlement de Paris, le 20 janvier i325,
& fut promu à l'évêché^e Castres en 1327.
XV. Hugues II Roger était abbé le
29 mars i328. Il est cité dans plusieurs
chartes jusqu'au 18 février 1339. Il ne mou-
rut donc pas en i356 comme le prétendent
les auteurs du GalUa Christiana.
XVI. Jean I de Nogaret, Toulousain,
docteur en décrets, satisfit à la chambre
apostolique le 21 novembre i36o. Il mour
rut l'année suivante & fut inhumé dans la
chapelle de Notre-Dame de Salut, à gauche
de l'autel.
XVII. Renoul ou Rainulfe de Vali-
GNAC ou de Vasinhac succéda à Jean,
en i36i, & mourut le 19 février i375. Il
fut inhumé dans la même chapelle que son
prédécesseur.
XVIII. Pierre III Vidal Blasin, doc-
teur en décrets, était abbé en 1376. Il
mourut le 19 août 1397.
XIX. Antoine de Bruyères de Cha-
LAFRE fut abbé en 1398. Les auteurs du
Gallia Christiana le font mourir la même
année, & le nécrologe de l'église de Saint-
Sernin lui donne le titre d'évêque de Mi-
repoix; son nom ne figure pas cependant
sur la liste des évêques de ce diocèse.
XX. Aymeri Noël ou Natal, profes-
NOTE
I 02
Note
102
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
D27
seur en décrets, était abbé en 1398 ; il suivit
le parti de Benoit XIII qui l'institua réfé-
rendaire & conservateur des privilèges de
l'ordre de Cîteaux. Il est cité comme abbé
dans des actes de 1403, 1403, 1406 & 1408,
& devint évêque de Condom en 141 1.
L'abbaye était vacante en 1409.
XXI. Bernard III d'Orval, originaire
de Toulouse & docteur en décrets, était
abbé de Saint-Sernin en 141 1. Il mourut
le 19 mai 141 2.
XXII. Foulque de la Rovère, origi-
naire de Saint-Léonard, diocèse de Limoges,
docteur eu théologie, fut élu abbé de Saint-
Sernin en 1413, & fut institué sous-conser-
vateur des privilèges de l'ordre de Saint-
Dominique; il paraît n'avoir plus exercé
ses fonctions d'abbé après 1446, car en 1447
l'abbaye est dite vacante. Néanmoins il ne
se démit définitivement de tous ses droits
en faveur^e Jean de Juniac qu'en 1453. 11
mourut en 1455.
XXIII. Jean II de Juniac, qui n'est pas
nommé par les Bénédictins, prêta serment
au pape en 1451 comme abbé de Saint-Ser-
nin ; il est cité en I453 & en 1455, & est
mentionné au nécrologe comme étant mort
le ij' jour du mois de mai.
XXIV. Bernard IV de Rousergue
reçut du pape, en 1462, la commende de
l'abbaye de Saint-Sernin, nonobstant l'élec-
tion que le chapitre & les chanoines de
Saint-Sernin avaient faite de la personne
de Jean d'Armagnac pour leur abbé. Il fit
faire les vitraux de la grande fenêtre de
l'église en 1468.
XXV. Jean III Joffroy, né à Luxeuil,
dans les Vosges, docteur en théologie, car-
dinal depuis 1461, obtint la commende de
l'abbaye de Saint-Sernin en 1468; il mourut
en 1473.
XXVI. Gilles de Laval reçut la com-
mende en 1475. Il était conseiller du roi
Louis XI & protonofaire apostolique.
XXVII. Laurent 1 Alamand, évéque
de Grenoble, fut fait abbé de Saint-Sernin
en 1478 ; il vivait encore en l520.
XXVIII. Laurent II Alamand, neveu
du précédent & comme lui évéque de Gre-
noble, succéda à son oncle en i520. Il eut
en i523 un procès avec les chanoines dont
le Parlement de Toulouse avait ordonné la
réforme par un arrêt. Laurent poursuivit
auprès de Clément VII & obtint la sécula-
risation du chapitre; c'est ce qu'on voit
par la bulle de ce pape du 27 septembre
i5i6. Laurent mourut le 5 décembre i56i.
XXIX. Jean IV Baptiste de Simiane,
évêque d'Apt, fut nommé abbé en i56l. Il
renonça à la foi catholique en 1371 & per-
dit ses bénéfices.
XXX. François I de Simiane, frère du
précédent, lui succéda comme abbé de
Saint-Sernin & comme évêque d'Apt. Il
donna au chapitre le droit de présenter
à dix prébendes qu'il avait fondées dans
l'église de Saint-Sernin. Il mourut en
1587.
XXXI. François II de Joyeuse, cardi-
nal & archevêque de Toulouse, succéda à
François de Simiane en 1587. Il mourut le
23 août i6i5.
XXXII. Louis de Nogaret de la Va-
lette, cardinal & archevêque de Tou-
louse, succéda à François de Joyeuse &
conserva l'abbaye jusqu'en 1639. Il fut en-
terré à Saint-Sernin.
XXXIII. Jean V Coeffier Ruzé d'Ef-
FIAT, né en 1622 , obtint l'abbaye do
Saint-Sernin en 1640, prêta le serment
accoutumé, en chapitre, le 28 novembre
i65i, & ensuite au Parlement, comme con-
seiller-né, le Il janvier i6i)2. Il mourut à
Paris le 19 octobre 1698.
XXXIV. François III Sanguin de
LiVRY fut nommé abbé en 1698, le i" no-
vembre. Il mourut en 1729.
XXXV. Henri de Rosset de Ceilhes
de Rocosel obtint le brevet d'abbé de
Saint-Sernin en 1729. Il mourut le 20 fé-
vrier 1748.
XXXVI. N. de Flavigny, chancelier de
l'église de Bourges, fut nommé jiar le roi
abbé de Saint-Sernin le 28 avril 1748.
XXXVII. N. DE Narbonne Lara fut
nommé abbé de Saint-Sernin en 1778.
Le nécrologe fait mention, au vingt-troi-
sième jour de novembre, de Jean Mafkre,
cardinal & abbé de Saint-Sernin. Nous
n'avons pu trouver exactement la place
qu'il occupe dans la série. [E. M.]
Note
102
Note
io3
,);î
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
NOTE cm
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abbaye de Saint-Chlnïan.
(D'abord dans le diocèse de Narbonne. & plus tard dans
celui de Saint- Pons.)
U'
rN homme pieux, nommé Durand, que
l'on qualifiait du titre d'abbé, avait
fondé du temps de Louis le Débonnaire
un monastère dans un domaine, appelé
Holotianus, sur la rivière de Vernosoubre,
aujourd'hui le Verdouble, domaine qu'il
tenait de la munificence impériale. Il pria
l'empereur de prendre sous sa protection le
nouveau monastère, dont l'église était dé-
diée à saint Aignan, évèque d'Orléans, &
de lui accorder les privilèges & immunités
dont jouissaient les abbayes de fondation
royale. Louis acquiesça à cette demande,
& par un diplôme daté du l6 août 826,
il prit sous sa sauvegarde cet établ. ^sè-
ment alors gouverné par l'abbé Woica.
Les immunités accordées au moiiastère de
Saint-Aignan, devenu Saint-Chignan ou
Chinian dans le langage du pays, furent
confirmées par Charles le Chauve en 844.
Entre les années 897 & 899, le monastère
de Saint-Laurent in OUbegîo, fondé à peu
de distance par Anian, ami & contemporain
de saint Benoît d'Aniane, & qui, depuis
la fin du huitième siècle, était gouverné
par des abbés particuliers, fut uni à celui
de Saint-Chinian , & cette union fut
confirmée par un diplôme de Charles le
Simple donné en 899.
Depuis cette époque, le monastère a tou-
jours été connu sous le nom de Saint-Chi-
nian. Situé, à l'origine, dans le diocèse de
Narbonne, il fut compris dans la circons-
cription de celui de Saint-Pons lors de la
création de ce dernier. Bertrand, arche-
vêque de Narbonne, trouvant que la disci-
pline ecclésiastique s'était beaucoup relâ-
chée dans le monastère de Saint-Chinian,
le soumit en iioi à celui de Saint-Pons
de Thomières. En i365, il fut placé sous
la dépendance de Saint-Victor de Mar-
seille; puis affilié en 1629 à la congré-
gation de Saint-Maur".
■ Le récit suivant, conservé par les Bénédictins
de la congrégation de Saint-Maur dans les notes
qu'ils destinaient au Monasticon Gallicanum (t. 3,
321), noLis fait connaître, sous sa forme naïve, ce
que les religieux de Saint-Chinian savaient, au
dix-septième siècle, de l'origine de leur monastère.
n L'abbaye de Saint-Chinian est de fondation
royale ou plutôt impériale. Ce point est tenu pour
assuré par la tradition, par les committimus, tou-
jours continués à cette abbaye, 8t par le rapport de
dom Ambroise Taboriech, capiscol, & maître An-
toine.Belot, camérier, lesquels ont leu la fondation
dans la ville de Beziers, au pouvoir de M'Massip,
le notaire de Beziers, environ l'an 1620 en original,
parchemin escrit en lettres gothiques, en forme,
avec ses sceaux, la peau bien large, lequel instru-
ment on nous asseure estre encore au pouvoir de
son fils Massip l'advocat.
« L'acte de la fondation contient ce qui s'ensuit,
selon que nous l'ont rapporté les susdits capiscol
& camérier : Un certain Durandus, abbé familier
& fort aimé de l'empereur Louis le Débonnaire,
dit Pius, fils de Charlemagne, environ l'an 820
[lisex 826), vers la fin du règne de Charlemagne ou
sur le commencement [du règne] de Louis son fils,
passant par ce pays, eut une vision, dormant en la
vallée où est maintenant la ville de Saint-Chinian,
laquelle vallée n'estoit qu'une forest & se nommoit
territorium Sextanianum. En cette vision il lui sem-
bloit voir comme douze chantans dans un monas-
tère qu'il pensoit voir en cette vallée. Estant de
retour de ce voyage heureusement & venant sur la
signification de sa vision, il demanda le territoire
Sextanian au nouvel empereur, lequel le luy ac-
corda. Ledit Durandus tout content vint en per-
sonne fonder l'abbaye de Saint-Chinian, au lieu
où il avoit veu les douze moines : il fit donc la
fondation pour ce nombre de religieux qu'il y mit
de sa main & fut le premier abbé. On tient par
tradition que les moines furent premièrement logés
en une ancienne tour nommée turris Nemorosa.
C'est celle qui sert à présent de clocher à la pa-
roisse, & de là s'en alloient faire le service à Saint-
Laurent, église encore en pied, dépendante de
l'office de l'infirmier du diocèse de Narbonne jus-
qu'à l'érection de celui de Saint-Pons.
i( Cette abbaye a toujours esté de l'ordre de Saint-
Benoît. Elle a eu le bonheur d'embrasser de bonne
heure Iw réformes de l'ordre, quand la régularité
y a esté descheue. Environ l'an i362, elle reçut
celle de Saint-Victor, de quoi il y a un bref d'Ur-
bain V. La paroisse est à Saint-Celse. De toute
antiquité elle étoit dans le monastère & le vicaire
Note
io3
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC
Ahhés de Saint-Chinlun.
529
L WoiCA fut le premier abbé de Saint-
Chiiiian, comme 011 le voit par le diplôme
de Louis le Débonnaire de l'an 826.
H. RiCHEFROI ou RlCHEFRID CSt dit
abbé du monastère de Olotiano, situé dans
le pays de Narbonne, dans le diplôme par
lequel Charles le Chauve, eu 844, renou-
velle tous les privilèges & exemptions du
monastère.
IH. FrojA, abbé, & les religieux de
Saint-Chinian vendirent en 893, à l'aLbé
Rainulfe & aux religieux de MjUast ou de
Montolieu, deux domaines avec leurs dé-
pendances. Froja assista au concile de Port
en 897.
IV. Bera était abbé, le 6 juin 899,
lorsque Charles le Simple couiirma les
privilèges de l'abbaye dédiée à saint Chi-
niaii, confesseur, & à saint Laurent, mar-
perpétuel étoit inansal du couvent. On ne sait l'oc-
casion de la paroisse, ni quand elle fut changée,
seulement sçait-on que les habiians procurèrent
la due translation & pour cette fin bastirent une
petite csglise paroissiale, laquelle fut agrandie l'an
|535 d'un tiers. Or, afin d'appeler le vicaire par
devers eux, ils lui ordonnèrent les prémices des
grains, vins & fruits sur tout le terroir de Saint-
Chinian qui valent près de six cens llvres,'con-
firmé par arrest environ l'an 1608. La marque de
ceci est une pierre qui est au premier pilier, à main
gauche en entrant par la grand porte, où il y a en
chiffres i532, par dessus est l'armoirie de l'abbé
d'alors avec une crosse devers le midi. Il y a un
peu plus bas une tête qu'on tient estre de celui qui
fit bastir la dite esglise paroissiale regardant vers
la grand porte.
(( Touchant le bastiment du monastère, il ne
s'en trouve rien; il y a une pierre de inarbre en
carré d'un pied sur laquelle est [quelque chose]
d'écrit. Et selon que le cloistre commença à se bas-
tir l'an I 260, il fut parfait du depuis &. dura ainsi
que le reste du choeur. On ne sçait qu'il ait été des-
truit jusqu'en l'an i558. Les religieux qui vivent
encore ont appris de ceux qui avoient veu le mo-
nastère en son entier & en sa splendeur que le
cloistre estoit à la monastique, les piliers de mar-
bre, les murailles du cloistre peintes de partout,
où estoit représenté le vieux & le nouveau Testa-
ment fort richement; les chambres du dortoir à
l'antique prenant le jour par des lucarnes au
plancher à demi pied de largeur. »
IV.
tyr, située dans le lieu de Olotiano. — Il
existe après Bera une lacune considérable
dans la suite des abbés de Saint-Chinian.
V. Sicard I fit une acquisition pour son
monastère le 2 juillet 1045.
VI. GérAUD paraît devoir être placé ici.
C'est à lui que Bérenger, vicomti de Nar-
bonne, & Garsinde sa femme, confirmèrent
la possession d'un alleu que leur fils avait
cédé au monastère de Saint-Chinian dans
la ville même.
VII. Ermengaud, religieux de Saiiit-
Pons, était abbé de Saint-Chinian vers 1 100,
selon le cartulaire de l'église de Narbonne.
Au mois de mars suivant, l'abbaye de Saint-
Chinian fut soumise à celle de Saint-Pons
de Thomières. En 1 123, Ermengaud fit une
donation à la commanderie du Burgaud,
diocèse de Toulouse.
VIII. Guillaume I succéda à Ermen-
gaud vers 1129.
IX. Pierre I d'Adag était abbé en 1 140.
X. Guillaume II fut abbé de Saint-
Chinian depuis ii52 jusqu'en 1167. Il
transigea en 1139 avec Pons, évêque de
Carcassonne, pour l'église de Saint-Martin
de Cabrières.
XI. Pierre II vendit, au mois de mars
1175, à Guillemette, abbesse de Rieunette,
tous les droits qu'il avait à Villeneuve; il
est fait mention de cet abbé en 1178. En
i2o3, il engagea quelques biens de son
abbaye pour réparer les dommages que lui
avaient fait éprouver les albigeois. Il fut
même réduit à céder, en 1208, l'alleu de
Capestang à l'archevêque de Narbonne.
XII. Arnaud I ue Cruzy était abbé de
Saint-Chinian en 1280. Le 3o mars I23i,
Bernard de la Sale, bailli de J'abbaye, ra-
tifia la vente d'une terre dépendante du
domaine de l'abbaye. Arnaud fit un accord
en 1248 avec Guillaume, archevêque de
Narbonne. Il y eut un nouvel abbé élu
cette année, on ne sait si ce fut le suivant.
XIII. Raimond I DE Figuière fut élu
abbé de Saint-Chinian, en présence de
l'abbé de Saint-Pons; il se rendit le 5 jan-
vier I25i à Thomières & y jura obéissance
à l'abbé à genoux & les mains jointes. C'est
de son temps que les religieux de Saint-
Chinian obtinrent du pape Innocent IV
lu permission d'user de la viande, par
Note
io3
NOTK
io3
;)Jo
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
une bulle du i3 juin 1232. Rainiond fit
un accord en 1238 avec Jacques, arche-
vêque de Narbonne, touchant plusieurs
églises de son diocèse. II commença en
1260 à faire construire le cloître de l'ab-
baye. Il est encore fait mention de cet abbé
dans des actes de 1279 ^ 1289.
XIV. Arnaud II succéda à Raimond. Il y
eut un grand procès en 1298, entre lui,
l'archevêque de Narbonne et l'abbé de
Saint-Pons sur la juridiction de l'abbaye
de Saint-Chinian, que le primat & l'abbé de
Saint-Pons de Thomières revendiquaient
réciproquement; Arnaud prétendait être
exempt; l'affaire resta indécise.
X'V. Bernard-Pons fit un contrat avec
ses religieux le 19 novembre i3o2, par
lequel il leur accorda une augmentation
de pitance.
XVI. Pons était abbé en i3o5. Il tran-
sigea en i3o7, avec Ayraeri, vicomte de
Narbonne, sur quelques diflérends qu'ils
avaient au sujet de Cruzy.
XVII. Pierre III fit, avec son chapitre,
une transaction, le 28 février i3i3, par
laquelle le nombre des religieux fut fixé
à douze. Il assigna à chacun d'eux une
pension, fonda le vestiaire & prescrivit
diocèse de Carcassonne, religieux & cham-
brier de Saint-Chinian, en était abbé en
l35o. Il fut, en l355, l'un des présidents
du chapitre de son ordre tenu à Carcas-
sonne; il remplit aussi les fonctions de
visiteur. En 1364 il fut pourvu de l'évêché
d'Orvieto, d'où il passa à celui de Vaison.
Trithème a iait son éloge & l'a rangé parmi
les hommes illustres de l'ordre de Saint-
Benoît.
XX. Arnaud III deVerdale fut nommé
abbé par une bulle d'Urbain V, en 1364.
L'année suivante, ce pape soumit à l'abbaye
de Saint-Victor de Marseille les abbayes
de Saint-Chinian & de Saint-Sauveur, avec
leurs prieurés & dépendances. Arnaud &
son chapitre consentirent, le 27 septem-
bre, à cette soumission qui ne paraît pas
cependant avoir été immédiatement effec-
tuée. Arnaud fut définiteur du chapitre
provincial des bénédictins en 1370. Il as-
sista au concile de Narbonne en 1374. Le
6 avril i388, cet abbé fit un accord avec
les habitants de Cruzy sur le payement de
la dîme & des prémices du blé, des olives,
de la vendange, du chanvre, &c. Le 10 sep-
tembre 1391, il reconnut avoir reçu de
noble Guillaume-Bernard de Durfort, sei-
NOTE
io3
de célébrer dans l'abbaye la fête du Saint- gneur de Villesèque, diocèse de Carcas-
Sacrement, avant que cette fête n'eût été
établie par l'Église. Le 18 avril i3i8, il
fit un décret pour qu'on célébrât solen-
nellement dans le monastère les fêtes de
saint Pierre, saint Paul & saint Jean-Bap-
tiste; Pierre avait assisté, en i3i7, au
concile de Béziers; il assista également à
celui qui fut tenu dans la même ville en
1827; enfin il remplit les fonctions de
définiteur dans le chapitre général des
bénédictins de la province de Narbonne,
tenu à Saint-Thibéry en 1829.
XVIII. SiCARD H, appelé, dit-on, Sicard
de Assinïano, augmenta, le 3o juillet 1340,
de dix-sept livres tournois, la pension des
religieux. Il y eut des plaintes portées
contre lui & contre quelques-uns de ses
confrères au chapitre des bénédictins des
provinces de Narbonne, de Toulouse &
d'Auch, convoqué à Carcassonne en 1341.
On chargea le visiteur d'informer & de
punir ceux qui seraient trouvés coupables.
XIX. Pierre IV Boyer, né à la Redorte,
sonne, cent cinquante francs d'or qui
étaient dus pour arrentement à son monas-
tère. Guillaume-Sicard, religieux de Saint-
Chinian, & noble Bertrand-Bernard, sei-
gneur de Verdale, étaient présents à ce
paiement. Les mêmes jour & an, le sei-
gneur de Durfort, coseigneur de Ville-
sèque, donna quittance de cette somme
qui lui fut comptée par Arnaud, abbé de
Saint-Chinian, pour la dot de Cécile-Ber-
narde, épouse dudit seigneur & nièce de
l'abbé.
XXI. SiCARD III, qui succéda à Arnaud
en 1400, assigna quelques revenus à la
mense conventuelle.
XXII. Jean I fut un des quatre défini-
teurs du chapitre provincial des béné-
dictins, tenu le 16 mai 1401, à Carcas-
sonne, dans le monastère des dominicains.
Il y fut chargé de faire la visite des mo-
nastères de Saint-Thibéry, Villemagne,
Lodève, Joncels & Aniane, & y fut désigné
avec les abbés de Sorèze, de Montolieu &
Note
io3
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
53 1
de Saint-Polycarpe, pour présider le cha-
pitre suivant. Jean envoya un procureur
au concile de Pise en 1409.
XXIII. Raimond II, abbé en 1425, in-
tenta une action, en 1448, contre les habi-
tants de Cruzy, qui refusaient de payer la
dîme des olives. Il fut un des présidents
du chapitre provincial tenu à Carcassonne
en 1444, & définiteur en 1448.
XXIV. Renaud de Valon, cité comme
abbé, en 1430, dans un registre de la
chambre des comptes de Paris, fit renou-
veler, le 14 juin 1462, l'obligation con-
tractée en i3i5 par les habitants de Crusy
de payer chaque année à l'abbé^une rente
de trente livres. Il fit avec eux, en 1465,
une transaction à l'amiable au sujet de
quelques autres droits.
XXV. Antoine de Narbonne succéda
à Renaud. Il fut un des présidents des cha-
pitres généraux tenus en 1490 au Mas-
d'Azil, & ■en 1495 à la Daurade.
XXVI. Jean II de la Garde fit la dé-
claration des biens de l'abbaye, le 16 dé-
cembre i5i7, en présence du sénéchal de
Carcassonne & de Béziers. Il porte le sur-
nom de la Coude dans un acte par lequel,
le 24 mai i5i8, Bernard Albugaires, sacris-
tain & prieur claustral de Saint-Chinian,
vicaire général de l'abbé, donne quelques
biens à emphytéose; il est nommé la Garde
dans un acte de i522.
XXVII. Guillaume III de Caissac,
originaire d'Auvergne, était abbé en 1540,
lorsqu'il prêta serment de fidélité au roi &
donna la déclaration des biens du monas-
tère. 11 conféra, le 27 novembre 1542, l'of-
fice de sacristain à frère Gui de Journaux,
& nomma pour vicaire général, le 8 juin
1544, dom Etienne Pigeyre, religieux de
l'abbaye, qui fut nommé infirmier cette
même année. Guillaume conféra l'office de
chambrier à dom Pierre Vidal le 2 octobre
1649. Il vécut jusqu'au 10 juillet i554.
XXVIII. Georges, cardinal d'Armagnac,
fut le premier abbé commendalaire de
Saint-Chinian; il se démit cinq mois après
sa prise de possession en faveur du suivant.
XXIX. Nicolas de Salerne, Floren-
tin, protonotaire apostolique, prit posses-
sion de Saint-Chinian, le 24 avril i555,
sur la démission du cardinal d'Armagnac.
Nicolas fit un nouveau traité avec les reli-
gieux au sujet de leurs pensions, le 3 fé-
vrier 1559; ils convinrent, le 18 mai sui-
vant, de mettre ces pensions en commun
& de manger dans le même réfectoire.
XXX. H1PP0LYTE d'Esté, cardinal de
Ferrare & archevêque de Narbonne, abbé
de Fontfroida & de Fontcaude, posséda
aussi, depuis i562 jusqu'en 1572, la com-
mende de Saint-Chinian. Sous son admi-
nistration, en 1567, les religionnaires dé-
vastèrent l'abbaye. Hippolyte ne put la
réparer qu'en 1571 ; il mourut à Rome le
2 décembre 1572.
On ignore quel fut son successeur. L'ab-
baye fut alors confiée à un économe pour
en continuer les réparations. Elle fut pillée
de nouveau & presque entièrement dé-
truite, en 1578, par un détachement de
calvinistes, conduit par un nommé Bacon,
du village de Pierrerue, voisin de Saint-
Chinian. Le 28 avril i58i, noble Jacques
Pelet, chevalier des ordres du Roi, sei-
gneur de la Vérune, fondé de pouvoir de
Jean de Moissonna, conseiller du roi, di-
recteur des ports de la province de Nar-
bonne & économe de cette abbaye, en
afferma les biens pour cinq ans. Peu de
temps après, Jacques Pelet fut nommé par
le roi administrateur de Saint-Chinian, &
exerça ces fonctions depuis i582 jusqu'en
1587.
XXXI. Jean III Pelet, fils d'Etienne &
de Jeai\ne d'Orléans, docteur en droit, clia-
noine de Monip.llier & abbé commenda-
taire de Saint-Chinian, est appelé frère
Jean, en 1687, dans un registre de la cham-
bre des comptes de Paris. Le i3 mars de la
même année, il nomma dom Louis Cabrol,
sacristain de l'abbaye, son vicaire géné-
ral. Il aliéna, en faveur des habitants de
Saint-Chinian, le droit de prendre le dix-
neuvième pain cuit au four banal & rédui-
sit ce droit au trentième. Jean fit réparer
l'abbaye & reconstruire les bâtiments en
1594, & mourut en 1595.
XXXII. Guillaume IV Pelet de la
Vérune, cousin du précédent, prévôt &
vicaire général de l'église de Montpellier,
prit possession de l'abbaye le i5 mars 1695
& s'en démit l'année suivante. 11 fit son
testament le 18 août 1600.
Note
io3
Note
io3
via 2
HOTES SUR l'histoire DE LANGUEDOC.
X3(XIII. GuiTARD DE RaTTE, évêquo
de Nloiitpellier, auparavant aumônier du
roi, fut pourvu de la commende de Saint-
Chinian, par brevet du roi du i5 février
1596. Le ])arlenient de Toulouse rendit un
arrêt, le 8 octobre 1697, pour obliger les
religieux de Saint-Chiniau à obéir à dom
Jacques de Rives, vicaire général de Saint-
Victor de Marseille, & nommé commis-
saire par l'abbé de ce monastère pour
introduire la réforme à Saint-Chinian.
Un deuxième arrêt fut rendu après la
mort de Guitard, le 4 août 1606, pour le
même objet, contre l'économe de Saint-
Chinian.
XXXIV. Pierre V de Réveilhes, cha-
noine de l'église de Paris, reçut ses provi-
Trois mois après, le séminaire de Saint-
Louis fut érigé à Toulouse, & Thomas
l'audry, qui en fut le premier supérieur,
ayant visité les monastères de la Province
f[ui désiraient s'associer à la congrégation,
reçut, dès son arrivée à Saint-Chinian, une
nouvelle demande de l'abbé & des reli-
gieux. Un nouveau concordat fut fait Si
homologué au parlement de Toulouse le
II août 1623. Dom Pierre-Ambroise Ta-
boriech, prieur de l'abbaye, & qui faisait
alors son noviciat au séminaire de Saint-
Louis, fournit un état exact des revenus de
la maison de Saint-Chinian ; on ne put
donner immédiatement suite à ce projet
faute de sujets; mais en 1628, la peste
ayant obligé plusieurs religieux de sortir
Note
io3
sions de Rome pour la commende de Saint- de Toulouse, on en envoya deux à Saint-
Chinian, le 10 mai 1606. Il en prit posses- Chinian pour préparer les lieux réguliers,
sion par procureur le 28 avril 1608. Jean La sacristie était dénuée de tout. Ils furent
Roger, bachelier en droit, religieux du obligés de loger dans la ville, chez un
Mas-Garnier, visiteur des monastères des riche particulier nommé du Bosquat, qui
provinces de Narbonne & de Toulouse, venait de perdre sa femne. Celui-ci donna
unit l'abbaye de Saint-Chinian à la con- tout ce qui avait appaitenu à cette der-
grégition des exempts, à la prière des re-
ligieux de ce monastère, le 16 juin 1607.
Cependant dom Henri Fornier, religieux
de Saint-Victor, ea fit encore la visite
dans les années i6i5 & 1617, pendant la
vacance du siège abbatial. Il fit des statuts
& des règlements sans aucune opposition
de la part de qui que ce soit. Pierre ré-
para le dortoir & quelques autres édifices,
en 1616, & mourut le 6 mars.
XXXV. FÉLICIEN DE Faure, chanoine
de l'église de Grenoble, breveté du roi &
confirmé par le pape au mois d'octobre
1616, prit possession le 2 mai 1617. Le
9 juin 1620, il fit un accord avec dom
Pierre Taboriech , prieur & grand chaii-
tre de Saint-Chinian, Louis du Bosquat,
sacristain, & Antoine Belot, chambrier,
pour l'introduction des religieux réformés
de Saint-Maur dans l'abbaye. Dom Pierre
Taillade & dom Antoine Gizard approu-
vèrent aussi ce concordat le 18 j uillet 1628.
Jean-Grégoire Tarisse, prieur de Cessenon,
& Pierre-Ambroise Taboriech avaient déjà
embrassé cette réforme. Les réformés étant
encore en trop petit nombre ne purent
envoyer des leurs aux termes de l'accord ;
aussi cet accord fut-il révoqué par l'abbé.
nière & y ajouta même une somme con-
sidérable pour élever des bâtiments £c
reconstruire les lieux réguliers. Dès qu'ils
furent en état, on y envoya six religieux';
mais comme la peste n'avait pas encore
cessé d'affliger la ville de Toulouse, on
ne voulut pas les admettre à Saint-Chi-
nian. Il furent obligés de se retirer dans
un lieu désert qui n'était pas éloigné &
où il y avait une chapelle consacrée à
la Vierge qu'on appelait Notre-Dame de
Nazareth. Ils y eurent beaucoup à soiif-
'« L'an 1629 restablissement de nos Pères fut
fait à Saint-Chinian & pour ce au fort de la peste
y furent envoyés du monastère de la Daurade en
Tolose les R. P. dom Martin Fiteau sous prieur
du monastère susdit pour directeur, Frère Emilian
Arnoux du diocèse de Chartres, Frère Simon Bon-
nier du lieu de Saint-Calais, Frère Mummole La-
font de la Réole en Bazadois, tous religieux clercs
& Frère Arsène Dupuy du lieu de Montréal en
Condomois, religieux commis & profès, lesquels
avec les Pères dom Joseph Duchalmeau & dom An-
toine Roques qui venus de la Daurade depuis le
mois de septembre 1 628 y résidoient, commencèrent
à y faire l'office divin le 18 février de cette année
1629. (Extrait d'un mémoire rédigé par les religieux
Je Saint-Chinian ; ms. latin 12660, p. 324.)
Note
io3
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
533
frir des încommoJités de la saison & de
la disette de toutes les choses nécessai-
res à la vie. Cependant ils y passèrent
neuf jours & n'en sortirent que pour aller
prendre possession de l'abbaye, le 17 fé-
vrier 1629. Le lendemain ils y firent un
office solennel auquel assista un grand
concours de peuple". M. du Bosquat, qui
' Ce ns fut pas, en effet, sans difficultés que les
religieux réformés parvinrent à s'établir dans l'ab-
baye. Voici le récit des principales tribulations
qu'ils eurent à essuyer, dû à dom Martin Fiteau,
sous le titre de : Mémoire Je ce ^ui s est passé à
no'tre estabîissement a Saint-Chintan & des difficul-
tés <iui sont arrivées du depuis. « Premièrement il
est certain qu'un pur acte de charité nous a portés
a venir en ce lieu, sachant bien que la maison
étoit toute ruinée & de bien peu de revenu ; &
pour ce les religieux ont souffert toutes les in-
commodités qu'on se peut imaginer à venir en
temps d'hiv^ & au plus fort de la contagion, qu'il
falloit coucher à l'enseigne de la lune. Quelques
religieux anciens, lorsqu'on voulut prendre posses-
sion & commencer par le service divin, conduits
par M' l'Abbé & les autres Messieurs anciens re-
lii^ieux, s'opposèrent & vouloisnt faire l'office. Le
l:ndemain entre cinq & six [heures] du matin
M' d'Icher sonna matines pour eux lorsque nous
allions dire prime, ce qui nous causa du trouble &
confusion, voulant à toute force faire l'office. Nous
ne fumes pas phistot entrés au monastère, logés si
estroitementque les religieux a voient en h y ver deux
pieds de neige sur leurs couches. Souffrant tant
d'incommodités en notre petit logement nous sup-
pliâmes M' d'Icher nous accommoder de sa cham-
b« , vu qu'il a logis dans le plain affecté à son
office & M' l'infirmier de même & que selon les
coutumes régulières les officiers doivent demeurer
en leur maison d'office & laisser les lieux dedans
les cloîtres aux réguliers & conventuels, ils n'y
voulurent jamais entendre. Nous remonstrâmes que
lï Saint-Père en faveur de la reformation leur
permettoit ce changement pour laisser les lieux
réguliers aux religieux reformés & fismes voir la
bulle. Cela ne servant de rien, nous fisines entendre
qu'il falloit bâtir le monastère du côté de leurs
chambres selon qu'il avoit été autrefois comme il
appert par les ruines qui marquent encore Ne
profitant rien en cela nous avons esté contraints de
bâtir ailleurs avec plus d'incommodité de venir
à l'esglise tant de jour que de nuit. Finalement
M' l'abbé ayant compassion de notre incommodité
les assembla tous & pria ledit sieur d'Icher de nous
accommoder de sa chambre jusques à la louer &
lui offrir trois pistolles par an, qui estoit un prix
les avait aidés de ses secours, se consacra
lui-même à Dieu dans la congrégation.
beaucoup plus haut pour le logis au jugement d'un
chacun.
« L'infirmier a toujours mangé dehors, en une
petiti maison qui est au plain & vient coucher
dans la sienne au monastère, nonobstant que nous
l'ayons souvent prié & conjuré de nous laisser
l'une ou l'autre; se retirant souvent à huit, neuf
& dix heures du soir, ce qui oblige un frère por-
tier à veiller deux ou trois heures à la porte pour
les attendre plus qu'il ne feroit, & ont dit du de-
puis trois jours M" d'Icher & Gizard religieux,
que si on ne leur ouvre & promptement ils enfon-
ceroient les portes. Partout où ils se trouvent, ils
nous décrient & donnent contre nous de mauvai-
ses impressions au peuple.
« Quant aux habitans la congnoissance & expé-
rience a rendu la plupart certains des biens que
nous désirons & [leur] procurons, car nous ne
fusmes pas plutost en possession qu'on se mit à
confesser selon le désir & la permission de Mon-
seigneur l'évesque de Saint-Pons, à prescher, à vi-
siter & faire le service & tout cela avec beaucoup
d'incommodités de nostre côté & peines, n'estant
pas [tel] notre institut pour le jourd'hui, mais de
mener une vie retirée & plus conten-.plative qu'ac-
tive. Ce qui devoit obliger à louer Dieu de cette
nouvelle assistance. Au contraire nous sommes en-
trés en ville après avoir passé trois semaines en un
petit hermitage à cause de la contagion, au gré
d'une partie & regret de l'autre, principalement
de M'' Gizard, greffier, qui a fait toujours ses
efforts pour empescher notre introduction, au lieu
qu'en la plupart des abbayes oii nous sommes ap-
pelles & establis en France, on va au devant des
pères à troupes ou en procession.
(1 Peu de jours après M' le viguier contestoit
que nous étions venus pour les aider, autrement
qu'on ne nous eût pas receu, jusques là que quel-
ques uns dirent que si nous ne voulions confes-
ser, prescher, &c., nous pouvions bien plier ba-
gage ; je répondis que nous étions venus primo &
primario pour relever & remettre sur pied une mai-
son de l'ordre perdue en y vivant religieusement
conformément à notre sainte règle, au reste que
nous n'étions pas mendians & par conséquent
point à charge à la ville & par tant point obligés ;
que ce que nous faisions & désirions faire est une
pure grâce de laquelle ils doivent estre biemaises &
reconnoissans.
« Le jour des Rameaux la bénédiction d'iceux &
procession solennelle se faisoit avec l'office au mo-
nastère qui est chef & maîtresse esglise, la paroisse
en dépendant. En cette paroisse faute d'avoir heure
réglée, ils commencèrent la messe si tard à cause
Note
io3
Note
io3
534
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Félicien de Faure mourut eu 1629, regretté
de tous les religieux ; il avait cédé le
de quelques confessions que nous procédâmes à la
bénédiction & procession, à laquelle le peuple de-
Toit assister, mais la messe parrochielle dite &
procession faite, on contraignit le sous-vicaire de
bénir les rameaux & faire procession en ville, ce
qui ne s'est iamais fait, au préjudice des droits &
privilèges de l'abbaye, tellement qu'après avoir crié
Crucifîge on chanta Hosanna filio David, heneJictus
jui venit, fi'C, contre tout ordre & forme de l'Esglise.
De plus un habitant nommé Moiily fit une sédi-
tion dans l'esglise, se levant sans être en charge &
disant tout haut au peuple que ces Pères les bra-
voient & qu'il falloit défendre à leurs femmes, en-
fans & serviteurs de plus venir à l'abbaye comme
si c'eut été une m.iison de gens excommuniés ou
une retraite de voleurs, qui est un grand scandale
& sédition populaire. C'étoit bien assez en un si
bon jour d'avoir ouï parler de celle de Barabas.
Il M' l'abbé nous a donné quatre sesterées de terre
en un champ, joignant le fossé pour faire un jar-
din, car il n'y a pas de lieu au monastère & est
impossible à personnes retirées & reformées de s'en
passer, tant pour s'en sustanter, estant très pauvres
d'ailleurs, que pour se recréer parfois selon la règle
& les constitutions. Quelques uns ne le peuvent
souffrir Se entre autres le dit Gizard, qui anime cha-
cun contre nous, représentant leur interest. C'est
notre bien fond de l'abbé, duquel nous sommes co-
seigneurs. D'ailleurs nous offrons au bout du jardin
donner plan pour dépiquer leur bled & passage
plus commodément que le présent. S'ils avoient
recolets ou capucins ou autres religieux mendians,
il leur conviendroit les bâtir, nourrir, entretenir.
Nous ne leur demandons rien ; nous leur faisons,
pour le spirituel autant que les autres feroient,
s-lon notre petite capacité & le tout gratis. Pour
le temporel nous sommes seigneurs avec l'abbé. La
ville est beaucoup postérieure à l'abbaye & les su-
jets feroient la guerre ! quelle apparence !
tt Notre pauvreté ne nous permettant de faire que
ce qu'on voit par le présent, & faute d'horloge no-
tre service divin estant mal réglé selon le temps, dé-
pendant de celui de la ville, qui est mal mené, nous
avons fait prier Messieurs de la ville de le mettre
au monastère, qu'en aurions la conduite & le soin
& il iroit mieux & pour nous & pour le public,
que nous leur espargnerions dix livres tous les ans
qu'on donne à celui qui en a la charge, l'entretien-
drions à nos frais, leur donnerions déclaration par
acte capitulaire comme nous le tenons d'eux pour
le rendre lorsqu'il leur plaira. On n'a pu avoir
cette courtoisie. Les cloches de la paroisse estant
aussi à la ville pour sonner & servir non-seulement
à la dite paroisse mais aussi aux offices solennels &
sixième de sou revenu pour être employé
aux réparations du monastère. Il avait
augmenté de soixante livres la pension du
prieur claustral & affecté cent livres, en
1622, à la réception des hôtes.
XXXVI. Louis de Gordes de Simiane
DE LA CosTE, chanoine de l'église de
Grenoble & vicaire général, obtint la com-
mande de Saint-Chinian, le 14 novembre
i63o; il prit possession le 11 juin i63i.
Les lieux réguliers & le cloître furent
achevés la même année aux dépens de la
congrégation de Saint-Maur, qui fit jeter
les fondations d'une nouvelle église en
1647, l'ancienne tombant en ruines. Louis
se démit, en 1634, en faveur du suivant.
XXXVII. Alphonse de Simiane de la
CosTE, fils du président de ce nom au
parlement de Grenoble, fut pourvu, à la
suite de la démission de son oncle, d'un
brevet du roi & d'un rescrit de Rome, le
9 juillet 1637. Il prit possession de l'ab-
baye le 29 novembre suivant. De son temps
l'église fut achevée par les bénédictins de
Saint-Maur; commencée en 1647, la nef
en était élevée en 1664; elle fut finie
& bénie en 1667. Alphonse y contribua
pour sept cents livres. L'année suivante,
le chœur fut ajouté à la nef. Alphonse
mourut à Paris au mois de juin 1681.
XXXVIII. Jean IV Rose de la Cheva-
lerie, clerc du diocèse de Paris, reçut le
brevet du roi pour la commande de Saint-
Chinian, le 12 juin 1681. Il reçut ses pro-
visions de Rome le 23 novembre 1684, prit
possession le 29 novembre i685, & mourut
au mois d'octobre 1728.
XXXIX. Charles Octavien d'An-
actions publiques qui se font au monastère duquel
la dite paroisse dépend, on a souvent prié & requis
nostre vicaire de faire sonner qui a toujours res-
pondu qu'il n'estoit notre valet, & des paroles si
deshonnètes Semai séantes à la bouche d'un prestre
que la modestie défend de les repeter.
« Voilà comment on traite les serviteurs de
Dieu qui ne leur coûtent rien, les servent par
pure charité & sans obligation, voire avec beau-
coup d'incommodités & préjudices à leurs fonctions
& exercices ordinaires. » (Extrait d'un mémoire
écrit par dom Martin Fiteau , intitulé : Regrets
sur les difficultés faites a l'introduction des réformés
a Saint-Chiniatt.)
Note
io3
Note
ic3
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
535
NOTB
104
TELIMY, évêque de Grasse, obtint le brevet
du roi au mois de décembre 1729.
XL. N. Péguilhem de Larboust fut
nommé en 1752. Il était conseiller d'Etat.
[E. M.]
NOTE CIV
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Ahhaye de Saint-Geniès des Fontaines.
(Diocise d'Elnc, & plus tard de Perpignan.)
LE monastère de Saint-Geniès des Fon-
taines, ordre de Saint-Benoît, fut fondé
en Roussillon, à peu de distance de la ville
d'Elne, par un homme religieux nommé
Sentimirus; c'est ce que constate un di-
plôme acé^ordé en 819 par Louis le Dé-
bonnaire à Assaricus, abbé du nouveau
monastère. En 888, il se tint dans cette
abbaye un synode des deux provinces de
Narbonne 8c d'Arles, où furent cités Selve
& Hermemire, qui s'étaient emparés sans
droit des églises d'Urgel & de Girone.
Détruit par les barbares, ce monastère
était reconstruit en 981. En i5o7, le pape
Jules II, à la prière du cardinal Bernardin
qui résigna ses fonctions d'abbé, ordonna
que l'abbaye de Saint-Geniès serait unie h
celle de Montserrat & qu'à l'avenir elle se-
rait gouvernée par des abbés nommés pour
trois ans, conformément à la règle de la
congrégation dite de Valladolid. Ce système
d'administration dura jusqu'en 1659, épo-
que où le Roussillon ayant été cédé à la
France par suite du traité des Pyrénées,
l'abbé de Saint-Geniès, institué par l'abbé
de Montserrat, fixa sa résidence au mo-
nastère de Montserrat, laissant le gou-
vernement de l'abbaye à un vicaire. Cet
état de choses persista jusqu'en 1684; peu
après, cette abbaye fut définitivement unie
à celle de Montserrat.
Abbés de Saint-Geniès des Fontaines.
I. Assaricus est cité en 819 dans le di-
plôme de Loiiis le Débonnaire.
II. Adolfus vivait du temps de Charles
le Simple ou au commencement du dixième
siècle.
III. GuiMÉRA reçut, en 990, une dona-
tion faite à son monastère par un nommé
Azenarius & sa femme Dachonile.
IV. Guillaume I était abbé de Saint-
Geniès vers l'an 1020.
V. Pons assista en 1046 à la dédicace de
la nouvelle église de l'abbaye d'Arles, avec
Raimond, abbé de S^int-André de Sorède;
il est cité dans les actes de la dédicace de
l'église d'Elne en io53, & dans le privilège
accordé par Guifred, comte de Roussillon,
en 1069.
VI. Arnaud I Pons est mentionné en
II 14 & en 112S; il est nommé dans l'acte de
consécration de l'église de son monastère,
faite le 6 octobre 1 153, par Artaud, évêque
d'Elne, & Pons de Tresmals, évêque de
Carcassonne.
VII. Pierre I assista, en ii57, à la dédi-
cace de la nouvelle église d'Arles.
VIII. Raimond I siégeait en 1178.
IX. Bertrand I, en 1180.
X. Raimond II était abbé en 1184&1187.
Il mourut en 1196, comme on le voit par
son épitaphe que nous avons insérée au
tome V de cette édition.
XI. Arnaud II est mentionné pendant
les années 1197, 1200 & 1208.
XII. Gausbert, abbé en 1210, mourut
en 1232, comme le constate son épitaphe
rapportée au tome VIII de cette édition.
XIII. Pierre II était abbé en i235 &
1236.
XIV. Sapte de Pollestris était abbé
en 1245. Pierre, roi d'Aragon, le prit lui &
son monastère sous sa protection spéciale
en 1260. Cet abbé mourut en 1271, après
avoir fait beaucoup de bien à son abbaye,
comme l'établit son épitaphe rapportée au
tome VIII de cette édition. Il répara le
monastère, & fit recouvrir l'église.
XV. Michel est mentionné dans un acte
de 1280.
XVI . Guillaume II était abbé de Saint-
Geniès en 1283, I29r, 1298, i3o2 & i3o5.
XVII. B. d'Abadie (.de Abbatia) est
connu seulement par son épitaphe qui se
voyait dans le cloître de Saint-Geniès des
Fontaines à l'entrée de l'église.
Note
104
Noïï
•04
536
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
XVIII. Pierre III d'Ardena était abbé
en i3o8.
XIX. Pierre IV Guarsion était abbé
en i3i3, i3i6, i335 & 1340.
XX. Jean est mentionné en 1344.
XXI. Arnaud III, en iSyi.
XXII. Bertrand II, abbé la même an-
née 1371, comme on le voit par une vente
de bois qu'il fit cette année-là, fut un des
présidents du chapitre général des bénédic-
tins, tenu à Carcassonne dans le couvent
des frères préclieursen iSyô; il est encore
cité en i382 & 1391.
XXIII. Jacques était abbé en 1404.
XXIV. C. CoRDELLAS, abbé en 1409.
XXV. Guillaume III, mentionné en
1412 & 1416.
XXVI. Pierre V, en 1438,
XXVII. Bernard Pujol est nommé en
1446, 1456, 1472 & i486.
XXVIII. Louis de Benabulo mourut
en 1493.
XXIX. BlaiseTroses est mentionné en
1494 & 1496.
XXX. Ferdinand de Médine était abbé
en 1604.
XXXI. Bernardin de Carvajal, prêtre
Si cardinal, obtint en i5o4 la commendc de
l'abbaye de Saint-Geniès des Fontaines,
qu'il résigna bientôt après pour se con-
former à la réforme de la congrégation de
Valladolid. L'abbaye de Saint-Geniès fut
alors unie à celle de Montserrat, en vertu
d'une bulle du pape Jules II, datée du
i'"^ mai i5o7 & promulguée le 5 juin de la
même année.
Voici la suite des abbés temporaires ou
prévôts qui, selon la règle de la congré-
gation da Valladolid, devaient changer tous
les trois ans & plus tard tous les quatre
ans.
I. Pierre I Camps prit possession le
II août l5o7; il gouvernait encore en 1509.
II. Pierre II de Barnasona était abbé
en i5i3; il mourut le 26 juillet i5i5.
III. Jean I de Saint-Jean était abbé
en i5i7.
IV. Antoine I de Berlanga, abbé en
i5i7 & i5i8, mourut en i56o, dans le mo-
nastère de Montserrat.
V.Bernard deTarbes mourut en i523,
n'ayant exercé les fonctions d'abbé que
pendant trente-huit jours.
VI. Martin I de Léon prit possession
le 7 novembre 1628.
VII. Pierre III Lloret prit possession
le 19 juin i53i ; il mourut le i" août 1534.
VIII. Antoine II BRENAC,abbé en i537,
IX. Jean II Cordellas, protonotaire
apostolique & évêque de Guardia, dans le
royaume de Naples, fut abbé commenda-
taire en 1539.
X. Michel I Cordellas, frère de Jean
& procureur, est appelé abbé dans des actes
des années i539 à 1569, mais il n'obtint pas
ses bulles,
XI. Thomas I Mayo, abbé en 1672, fut
élu en i583 abbé de Saint-Etienne de
Ribas, en Galice,
XII. Benoit de Torres prit possession
le 8 septembre i583, il fit une entrée solen-
nelle le 17 décembre 1584, & exerçait en-
core les fonctions d'abbé le 23 août i586.
XIII. Jacques 1 Negro succéda le
même jour à Benoît de Torres; il mourut
peu après.
XIV. Michel II de Sainte-Foi prit
possession le 22 septembre 1687, & gou-
vernait encore le 16 octobre 1590.
XV. Jacques II Capmany siégeait le
17 octobre 1690, & gouverna jusqu'au 23
juillet 1595,
XVI. Thomas 11 Rajadel est cité la
même année comme abbé.
XVII. André Correa, après avoir
rempli différentes fonctions dans l'abbaye
de Montserrat, fut promu au gouverne-
ment de l'abbaye de Saint-Geniès le 27 août
1598.
XVIII. Benoit de Torres, nommé abbé
une première fois en i583, fut nommé de
nouveau le 10 juillet 1601.
XIX. Diego, moine de Saint-Pierre de
Cardonne, puis de Montserrat, fut chargé
de l'administration de l'abbaye de Saint-
Geniès le 24 mars 1604. Il resta en fonc-
tions trois mois & demi.
XX. Benoit de Torres fut nommé abbé
pour la troisième fois le 7 juillet 1604,
XXI. Jacques III Calbis succéda à
Benoît de Torres le 7 n)ars 1606.
XXII. Alphonse I de Haranda, grand
Note
I 04
Note
104
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
53'
prieur de Monfserrat, devint abbé de Saiiit-
Geniès le i'''' mai 1608.
XXIII. Martin II Terreras succéda à
Alphonse le 27 juillet 1610.
XXIV. Jean III de Cei.ada, grand
vicaire de l'église d'Elne, fut abbé de Salnt-
Geniès de 1614 à 1617; il mourut simple
religieux du même monastère le i5 sep-
tembre 1621.
XXV. Alphonse II Gomez était grand
prieur deSaint-Geniès, lorsqu'il fut nommé
abbé de cette abbaye le 9 juillet 1617.
XXVI. Alphonse t)E Haranda, élu de
nouveau le i5 novembre 1621, mourut le
5 décembre 1624.
XXVII. Philippe I Caballo fut nommé
abbé en 1625.
XXVIII. François I Rodriguez suc-
céda à Philippe en 1626.
XXIX. Philippe II de Valladolid,
abbé en 1628.
XXX. Jean IV de Plaisance, célèbre
professeur de théologie, fut nommé abbé
le 5 novembre; il se distingua par son zèle
envers les malades durant la peste qui dé-
solait alors la Province. Jean fit exécuter
d'importantes réparations à l'abbaye.
XXXI. Jean V de Salazar commença
à gouverner l'abbaye en i633.
XXXII. François II de Velezar, après
avoir rempli de nombreuses fonctions dans
Tabbaye de Montserrat, fut nommé abbé de
Saint-Geniès en i635.
XXXIII. Philippe de Valladolid,
nommé de nouveau abbé de Saint-Geniès,
mourut avec sept autres moines, le 24 oc-
tobre 1639, dans l'hôpital de Perpignan,
où il recevait les confessions des soldats
mourants.
XXXIV. Jean de Salazar, nommé pour
la seconde fois, se réfugia en Castille, lors
des événements politiques arrivés en Rous-
cillon. 11 mourut en 1640.
XXXV. Philippe III Fixa fut pourvu
de l'abbaye en 1641.
XXXVI. Placide I Foncaldo, nommé
en 1645, résigna peu de temps après.
XXXVII. Jacques IV Vidal, abbé la
même année 1645, institua dans l'abbaye de
Saint-Geniès des cours de théologie & de
philosophie.
XXXVIII. Placide II Puyo, élu en
1649. Sous son administration, l'abbaye
comptait quinze religieux.
XXXIX. Etienne I Velasquez, abbé
désigné en l653, ne put à cause de la
guerre prendre possession de l'abbaye.
Placide Puyo, son prédécesseur, remplit
ses fonctions.
XL. Jean VI Pardo.
XLI. Maurus de la RéA, originaire
de Castille, prit possession de l'abbaye en
1657.
XLII. Jean VII de Vernet, nommé en
1661, mourut avant d'avoir accompli tout
son temps.
XLI II. Denys de Tournemiue prit
possession de l'abbaye en 1667, comme
vicaire d'Alonzo Melendez, abbé désigné,
& exerça ses fonctions pendant deux ans
& trois mois.
XLIV. Joseph Ribas ne put prendre
possession à cause de la guerre.
XLV. Anselme Ribera.
XLVI. Etienne II de Avila.
XLVII. Pierre IV Canada, abbé de
Montserrat. De son temps, Pierre Poude-
roux fut pourvu par le roi de la coni-
mende de l'abbaye; mais le roi révoqua
cette nomination en Conseil privé en 1688.
Pierre Pouderoux fut nommé à l'abbaye
de Campredon le 8 septembre 1695.
XLVIII. Bremond Paredes.
XLIX. Félix Llano était abbé lorsque
Dom Martène visita l'abbaye.
L. Louis de Fongavado, prêtre & re-
ligieux de Saint-Geniès, fut élu abbé par
les moines de Saint-Geniès, sans avoir
obtenu le consentement de l'abbé de Mont-
serrat; aussi cette élection fut-elle annulée
par une sentence du grand Conseil, pro-
noncée le 7 octobre 1724, qui assura à
l'abbé de Montserrat le droit de nommer
tous les trois ans les abbés de Saint-Geniès,
pourvu qu'ils fussent Français & choisis
parmi les religieux profès de l'abbaye, La
même sentence accorda à l'abbé Louis le
droit d'être reçu dans un monastère de son
ordre, à lui désigné par l'évêque d'Elne, &
lui assigna une rente annuelle de cinq cents
livres sur les revenus de Saint-Geniès.
rE. M.J
Note
104
Note
io5
533
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
NOTE CV
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abbaye de Gellone ou de Saint-
Guillem du Désert.
(Diocèse de Lodève.)
GUILLAUME, comte bénéficiaire de Tou-
louse & conseiller intime de Charle-
magne, connu dans les chansons de geste
sous le nom de Guillaume au Court-île^,
voulut vers l'an 800 se retirer du monde,
& obtint de l'empereur la permission de
construire un monastère en Septimanie.
Après de longues recherches, il trouva dans
le diocèse de Lodève une vallée déferte.
28 mai 812 ou 8i3, emportant avec lui les
regrets & l'admiration de tous. Il fut d'a-
bord inhumé à côté du grand autel, vers
l'épître, là où fut consacré, au onzième
siècle, l'autel de Saint-Guillem. Au dou-
zième siècle, ses reliques furent enfermées
dans une châsse de plomb; en i562, on les
enfouit lors de l'attaque des calvinistes, 8f
on ne put les retrouver qu'en 1679.
La charte de fondation du monastère de
Gellone existe en deux exemplaires, l'un
daté du 14, l'autre du i5 décembre 804;
ces deux textes, semblables au fond, diffè-
rent notablement par la forme, & le second
contient quelques clauses que l'autre ne
présente pas. Celui-ci dit simplement que
Guillaume fonda un monastère avec l'aide
de saint Benoît d'Aniane ; au contraire
l'autre dit qu'il le soumit à perpétuité au
monastère d'Aniane. La plupart des histo-
riens ont jusqu'ici suivi cette dernière
Note
io5
écartée, arrosée par une source d'eau vive,
appelée Gellone, sur laquelle son choix version, qui est contredite par divers mo-
s'arrêta. Il y éleva des bâtiments d'abord numents postérieurs, où les deux couvents
peu nombreux, puis une petite église, dé-
corée avec somptuosité & pavée de marbre.
Plus tard, autour de ce premier établisse-
ment, se groupa une petite ville, Saint-
Guillem du Désert, qui comprit deux pa-
roisses, Saint-Barthélémy & Saint-Laurent.
Non content d'avoir fondé le monastère,
Guillaume le dota richement; soixante-dix-
sept villages de Septimanie & d'Aquitaine
furent, par acte de décembre 804, donnés à
la communauté, & il ne tarda pas à se re-
tirer au monastère avec ses deux sœurs,
Albane & Berthe. Ces princesses n'entrè-
rent pas directement au couvent, mais se
retirèrent dans une petite maison bâtie à
vingt pas des bâtiments claustraux, & qui
subsistait encore en 1265. Elles donnèrent
naissance à une petite communauté de fem-
mes, dont les membres étaient nommés par
l'abbé. En venant au monastère, le comte
y avait apporté une portion de la vraie
croix, donnée par Charlemagne; après
avoir déposé ses armes sur le tombeau de
saint Julien de Brioude, il fit profession
le 29 juin 806. Depuis ce moment jusqu'à
sa mort, il fut un modèle d'exactitude mo-
nastique & de piété; il défricha & cultiva
les environs du monastère, fit pratiquer
une route dans les rochers, & mourut le
apparaissent sur un pied absolu d'égalité.
Mais ce qui rend surtout leur opinion
inadmissible, c'est la forme de ce second
acte, qui n'est qu'un faux, exécuté au on-
zième siècle, écrit dans le latin barbare
de l'époque & avec de nombreuses inco-
hérences dans la rédaction. C'est sur cet
acte, fabriqué à Aniane, que les moines de
cette dernière abbaye s'appuyèrent pour
revendiquer auprès du pape la prétendue
sujétion de Saint-Guillem. Urbain II dé-
joua leurs prétentions & soumit directe-
ment Gellone au Saint-Siège".
Le monastère de Saint-Guillem eut dès
son origine de puissants protecteurs. En
807, Louis, roi d'Aquitaine, à la prière de
Guillaume, confirma à l'abbé Juliofred la
possession de toutes les terres données
par le fondateur. En 1066, les archives du
monastère ayant péri dans un incendie,
une bulle d'Alexandre II confirma à l'abbé
Pierre la jouissance de tous ses privilèges
& immunités, & celle de toutes les terres
dont il pourrait prouver la possession tren-
' Voyez, sur les deux chartes de fondation de
l'abbaye de Gellone, une dissertation de M. Tho-
raassy, Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, t. i,
p. 177.
Note
ic5
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
539
tcnaire; la bulle fut accordée à la de-
mande de l'évèque de Lodève, Rostaing.
En II 24, Callixte II; en 1146, Eugène III ;
en 1164, Alexandre III, confirment la dé-
cision rendue par Urbain II entre les
moines de Gellone & ceux d'Aniane, & les
soumettent à la seule juridiction du Saint-
Siège. Etant à Senlis, en 1162, le roi
Louis VII concéda à l'abbé Richard la
suzeraineté de la ville de Saint-Guilleni ,
du château de Verdun qui la dominait, le
libre exercice de la justice dans toutes ses
possessions, le droit de fortifier ses vil-
lages : c'était renouveler les anciennes im-
munités carlovingiennes. Plus tard, en juin
i3i3, Philippe le Bel accorda à l'abbé Ber-
nard la connaissance des premiers appels
de la vallée.
En septembre 1284, par sentence arbi-
trale prononcée entre lui & l'évèque de Lo-
dève, l'abbé de Gellone obtint la justice &
la suzeraiiîeté de la vallée, & la juridiction
spirituelle sur les clercs & les la'iques qui
y habitaient, sayf les cas réservés aux seuls
évéques. Les deux paroisses de la ville fu-
rent exemptées de l'obligation d'envoyer
au synode diocésain, & l'évèque dut ordon-
ner les clercs qui lui seraient envoyés par
l'abbé , sans leur faire subir d'examen
préalable.
La liste des anciens abbés ne présente
presque aucune obscurité, grâce aux nom-
breux cartulaires qu'ils avaient fait exé-
cuter. Le premier abbé, Juliofred, com-
posa une pancarte rappelant les noms de
tous les villages donnés par saint Guil-
laume. Vers ioo6, Géraud fit écrire un
cartulaire avec miniatures, qui existait
encore au dix-huitième siècle. A la fin du
onzième siècle, l'abbé Pierre en fît com-
poser un autre, conservé aujourd'hui aux
archives du département de l'Hérault. Ces
cartulaires, qui échappèrent aux calvinistes
en 1362, ont permis aux auteurs du Gallia
Christiana de donner une liste à peu près
définitive des abbés du monastère, pendant
les premiers siècles de son existence.
Abhés de Sa'int-Guillem du Désert.
I. Juliofred I, parent deCharlemagne,
préposé au monastère par saint Benoît d'A-
niane, était abbé en 807, date du diplôme
de Louis, roi d'Aquitaine. C'est de son
temps que le comte Guillaume fit au mo-
nastère la plupart de ses donations; Julio-
fred en dressa la liste; on ne sait quand il
mourut.
II. HuCERANDUS, abbé en 824, d'après
un acte de l'évêché de Lodève.
III. Ardingus, mentionné sous le règne
de Charles le Simple, vers 900.
IV. Juliofred II reçoit, en 926, une
donation de quatre manses.
V. JosuÉ reçoit, en 929, une donation
d'Odoacre & du diacre Guérin.
VI. Ebregarius est indiqué, en 940,
comme ayant précédé le suivant.
VII. Alinardus eut, en 940, un procès
avec les deux Amalbert & Ugosinde au sujet
de la possession de l'église de Saint-André;
il obtint gain de cause. Au mois de septem-
bre de la même année, il reçut une dona-
tion de ce même Amalbert.
VIII. Benoit; en juin 958,Sicard donne
à l'abbaye des vignes dans le pays de Subs-
tantion.
IX. Gaufrkd I reçoit, en 961, de Gari-
bcrta, de Hildin & de Ado, vicomtes, un
lieu dans le pays de Substantion.
X. GuiNABERT ou CuNiBERT fait, en
982, l'échange d'un lieu sis dans le ter-
ritoire de Substantion, avec le vicomte
Hildin & son épouse Archimberte.
XI. RainALDUS ou Rainaud I reçut, en
984, le lieu de Darboles du maire Abbon,
& une donation de Séguin.
XII. Gaufred II; vers 988, il reçoit de
la comtesse de Melgueil, Sénégonde, do
son fils Pierre, évéque de Maguelonne, &
du comte Bertrand, son neveu, l'église de
Sainte-Reurade (Reparata).
XIII. Petronus ou Pierre I vivait sous
le roi Robert (996-1031).
XIV. Géraud vivait avant 1006, car le
livre des miracles de Saint-Guillem le men-
tionne en même temps que Fulcrand, évé-
que de Lodève, qui mourut cette année ;
il avait fait, en ioo5, un échange avec
Raimond, fils d'Auger.
XV. Gaufred III. Le nécrologe, au 20
mai, dit que durant sa vie terrestre, il
s'appliqua avec zèle à l'étude de Dieu. En
novembre 1026, il souscrit l'élection de
Note
io5
Note
io5
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Judith, première abbesse de Saint-Gcaiès ;
en 1027, il reçoit deux manscs, destinés à
entretenir le luminaire de son église. C'est
pendant son administration, que la vicom-
tesse de Eéziers Garsinde, & ses fils, Ber-
mond & Almerade de Sauve, établirent dans
cette dernière ville un prieuré ou celle;
l'organisation en fut réglée par Gaufred ,
& l'abbaye de Gellone y perçut un cens
annuel de vingt sous; ce prieuré, compris
d'abord dans le diocèse de Nimes, puis dans
celui d'Alais, resta toujours sous la dé-
pendance de Saint-Guillem (1029). Vers la
même époque, de concert avec Pons, abbé
d'Aniane, Gaufred s'engagea à construire
un pont sur l'Hérault; Pons fournit les
matériaux, Gaufred fut chargé de la cons-
truction; on stipula qu'on n'y élèverait ni
forteresse, ni chapelle; le pont subsistait
encore au dix-huitième siècle. Gaufr -d re-
çut de nombreuses donations, entre autres,
en io32, de Séguin de Roquefeuil, dont
l'acte fut approuvé par Frotaire, évêque de
Nimes, & en 1041 de Bermond de Sauve,
fils de Garsinde, confirmée l'année suivante
par Almerade d'Anduze. Itier & Odilon de
Solomiac lui donnèrent encore trois églises
dans le diocèse de Viviers, avec le consen-
tement des évèques d'Agde, de Mende & de
Viviers. Gaufred mourut vers io5o.
XVI. Pierre II, vir eruditissimus, pru-
dentissimus, inclytus, dit le nécrologe. Le
29 septembre io5i, il reçoit au monastère
Frédelon, homme de naissance noble; l'an-
née suivante, Pierre, fils d'Almerade d'An-
duze, corfirme une donation de celui-ci à
Sauve. Vers 1060, il reçoit la paroisse de
Gourguenégre (de Gurgitenigro), en échange
d'un cheval, muni d'une selle & d'un frein.
Pendant son gouvernement, un incendie
dévore les anciens titres de l'abbaye; en
1066, à la demande de l'évêque de Lodève,
Alexandre II prend le monastère sous sa
protection. En septembre 1074, l'abbé
Pierre reçut de Pierre, fils de Bermond
d'Anduze, l'église de Saint Pierre de Sauve.
Il mourut le 3 décembre 1074, 1075 ou 1076.
XVII. BÉRENGER était abbé dès juillet
1077; en 1079, il acquiert le lieu de Tau-
riac, en Rouergue; en janvier 1081, une
partie de l'église de Cornus dans le même
pays. Pendant son administration, les moi-
nes virent s'accroître considérablementleur
nombre. De io85 à 1097, il reçut plusieurs
donations; Pierre, évêque de Rodez, lui
céda la moitié des droits de synode & de
joyeux avènement, payés à son église par
Saint- Estève de Larzac. Eérenger vécut
jusqu'en 1099; son tombeau, élevé sur
quatre colonnettes, portait un distique qui
rapportait sa mort au 6 novembre 1099.
XVIII. Guillaume I était abbé en juin
lioo; la même année, il reçoit de Herraen-
garde & de ses enfants un manse pour l'àme
de son frère Raimond-Eérenger, tué par ses
ennemis, & la délivrance de son autre frère
Guillaume-Bérenger, retenu captif. Ber-
nard-Aton, vicomte de Béziers, parlant
pour la croisade, lui donna l'église de
Saint-Pons, au diocèse d'Agde (iioi).
XIX. Hugues I reçoit, en 1102, d'Adé-
laide de la Vérune, une vigne dans le pays
de Substantion; il vivait encore en i io3.
XX. Pierre III reçoit, en 1106, diverses
donations; en avril 1107, Guillaume-Rai-
mond lui cède l'église de Murviel; en 1108
& 1109, la famille de Montpeyroux se mon-
tre la bienfaitrice du souvent. Il mourut
vers 1 120.
XXI. Guillaume II, auteur du second
volume du cartulaire qui fut exécuté en
1122. En 1124, Callixte II lui accorda des
lettres de protection. En 11 27, puis en
ii3o, Guillaume, évêque de Béziers, & le
chapitre de cette ville, lui donnent l'église
de Saint-Vincent de Poupien. En ii33, il'
achète, moyennant deux cents sous de
Melgueil, au comte de Provence Bérenger-
Raimond, une maison à Millau. Cet abbé,
remarquable par son habileté administra-
,tive & sa rigueur dans l'observance des
règles monastiques, dépassa l'année 1134.
XXII. Raimond I Ermengaud acquiert
en ii37, de Pons d'Agon, ses droits sur le
moulin de l'Estrade; il était neveu d'Er-
mengaud des Deux Vierges, qui, en 1141,
donna au monastère vingt mille sous de
Melgueil & se fit enterrer à Gellone. Il
mourut après 1143, le 3 avril.
XXIII. Hugues II; en 1145 il achète,
au prix de quatre-vingts sous, de Pierre-
Henri , la moitié de la dîme de Vaissière.
L'année suivante, Eugène III confirme les
biens & privilèges du monastère.
Note
io5
KOTE
1 c5
NOTES SUR l'histoire DE LANGUEDOC.
541
XXIV. Raimond II, abbé en ii5i, fit
une donation à Salvanos, à la demande de
Eugène III; la même année, il reçoit d'Al-
debert, évêque de Nimes, l'église de Bers.
En II 53, il fait une donation au précep-
teur de Saiiif-Jean de Jérusalem, en pré-
sence des évéques de Rodez & de Lodève.
En ii54, il reçoit de Hugues, comte de
Rouergue, & de Pierre, évêque de Rodez,
l'église de Creissel. Il mourut peu après.
XXV. Richard d'Arboras, mentionné
dès 1154; deux ans après, il transige avec
l'évêque d'Agde pour l'église de Cnux ; en
ii58, il obtient de Ga\icelin de Montpey-
roux la baillie du château de Verdun; en
1161, Daurde-Rigal & sa femme lui cèdent
foutes leurs possessions, à condition de
recevoir à leur mort l'habit monastique &
d'être enterrés dans le cloître. Il obtient un
diplôme de Louis VII en 1162, une bulle
d'Alexandre III en 1164; en ii65, il assiste
au concile^de Lombers contre les héréti-
ques albigeois; en 1167, il reçoit le châ-
teau de la Peyrc, dans l'évéché de Gap. Il
résigna en 1169; il vivait encore en ii8c.
XXVI. Bernard I Guillaume de
MèZE, fils de chevalier, offert à l'abbaye
en II 24, abbé en 1170; en liyS, il engage
pour dix ans aux moines de Valmagne les
droits du monastère sur Saint-Martin de
Caux, pour quatre mille sous dus par son
monastère.
XXVII. Raimond III de Cantobrîo,
prieur de Saint-Martin de Londres, était
abbé en I189; se démit vers I190; vivait
encore en 1 196.
XXVIII. Ekle, abbé en 1190; approuve
une donation de Raimond, évêque de Lo-
dève, à Nonenque.
XXIX. Hugues III de Fodière, noble,
connu par une transaction de I196, aban-
donne, en 1197, à Valmagne l'église de
Saint-Pierre de Fontmars, & fait un accen-
sement en 1 199.
XXX. Pierre IV Raimond de Leyssac
confirme en 1204, à Valmagne, la posses-
sion de Fontmars, reçoit en i2o5 l'hom-
mage de B. de Montpeyroux ; la même
année, il a avec Raimond de Saint-Maurice
une querelle, apaisée par B. de Coste, ar-
chidiacre de Rodez; en août 1211, il reçoit
de Raimond des Arènes Ik de Pierre de
\allan les dîmes de Saint-Jean de Fos; en
121 2, il termine la querelle qu'il avait avec
Guillaume-Richard & Richard de Fodière;
en 1217, il s'accorde avec l'abbé de Valma-
gne, au sujet de Fontmars; en 121 8, il reçut
l'hommage de Guillemet te, fille de Raimond
des .\rènes. Dix ans après, il se démit de
son titre en faveur de Guillaume, moine de
Saint-Victor de Marseille. Plus tard il es-
saya vainement de le reprendre. Le nécro-
loge mentionne sa mort au 11 octobre.
XXXI. Guillaume III de Roque-
FEUIL, novice à Saint-Victor, fut nommé
abbé, sans avoir été ordonné, par la faveur
de la noblesse, & força le précédent à se
démettre. Les moines refusèrent de l'ac-
cepter à cause des crimes qu'on lui impu-
tait; ils en appelèrent à la cour de Rome,
mais Guillaume prit violemment posses-
sion des châteaux & des terres, supprima
les pensions des moines, les frappa d'ex-
communication & alla à Rome plaider lui-
même sa cause. Le pape ordonna la réins-
tallation provisoire du précédent, qui ne
put prendre possession par l'opposition de
Guillaume; les moines alors envoyèrent à
Rome l'un d'entre eux, Pierre Séguier. La
cause de l'intrus triompha; en l23o, on le
voit acheter différents biens; en 1284, il
reçoit l'hommage du recteur de Saint-Mar-
tin de Montpeyroux; en 1236, il assiste au
serment de fidélité prêté par Jacques, roi
d'Aragon, à l'évêque de Montpellier; en
1245, il fait avec l'abbé de Valmagne un
accord au sujet des dîmes de Fontmars;
en avril 1248, il consent un accensement.
Il mourut le 7 avril 1249; son tombeau ne
reçut aucun emblème, ik les moines n'y
mirent qu'une simple pierre.
XXXII. Guillaume IV des Deux Vierges,
moine d'Aniane, élu, puis confirmé; fait
un accensement le 28 avril 1249; en i25o,
il pourvoit aux besoins des frères infirmes;
en décembre de la même année, il visite
Saint-Pierre de Sauve; en 1253, il approuve
une transaction au sujet des dîmes de Pou-
])ien; en 1260, de concert avec les abbés de
Saint-Aphrodise & de Saint-Thibéry, il
fait des règlements en faveur de Tabbaye
d'Aniane; en 1261, le roi de Navarre & sa
famille entrent en communion spirituelle
avec le monastère; le 29 mai 1264, il fait
Note
1 oj
Note
io5
542
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
des règlements de discipline, confirmés par
Clément IV en décembre 1265; en août
1266, il s'accorde avec l'évêque & l'archi-
diacre de Eéziers, pour les dîmes de Mur-
viel. Deux ans plus lard, le pape lui donne
Saint-Sernin, au diocèse de Nimes; en
mai 1276, il décide, en chapitre général,
que l'argent appartenant aux moines morts
reviendra à la sacristie; enfin, le 29 mai
1280, il renouvelle, en chapitre solennel,
l'ancienne coutume de la résignation an-
nuelle des prieurs. Il vivait encore en
1286; il mourut le 3 avril 12S7 ou 1288.
XXXIII. Guillaume V de Mostue-
JOULS, né d'une famille noble du Rouer-
gue, élu vers 1289; il reçoit de nombreux
hommages le 26 avril de cette même année;
en 1299, il assiste au concile de Béziers; en
i3oi, il est présent à l'ordination de son
neveu Raimond, nommé plus tard cardi-
nal, & enterré en i335 à droite du grand
autel de Saint-Guillem. Guillaume mourut
au commencement de i3o3; l'abbaye va-
quait le 25 juillet de cette année, lors de
l'assemblée de Montpellier.
XXXIV. Bernard II de Valbonne,
docteur en décrets & prieur de Saint-Mar-
tin de Montpeyroux, moine en 1290, fut
exempté par le pape des censures qu'il
avait encourues pour excès de jeunesse. Il
était à Anagni en juin i3o3, quand les
députés vinrent lui annoncer son élec-
tion. En i3o5, il décida qu'à la mort des
abbés & des moines, leurs pierres fines
iraient à la fabrique, leurs livres à la bi-
bliothèque, les ornements sacerdotaux à la
sacristie; deux moines furent préposés à
la bibliothèque, & ne purent en prêter les
manuscrits sans l'autorisation du chapitre.
En juin i3i3, Philippe IV lui accorda la
connaissance des premiers appels des habi-
tants de la vallée. Il mourut en cour de
Rome, le 8 juillet i3i7, après avoir été
abbé quatorze ans.
XXXV. Raimond IV de Sérinhac,
moine de Gellone, prieur de Goudargues,
au diocèse d'Uzès, nommé par Jean XXII
en i3i7, s'excuse la même année de ne
pouvoir assister au concile de Eéziers. En
i320, son procureur acquitte les sommes
dues à la chambre apostolique par l'ab-
baye de Gellone jusqu'en 1298. En 1324,
le pape le nomme abbé de Saint-Gilles, 8<
plus tard de Psalmodi.
XXXVI. DÉCAN d'Uzès, de la famille de
ce nom, abbé de Saint-Pierre de Sauve,
nommé à Gellone en 1324 par Jean XXII.
En 1328, il unit quelques revenus à l'office
de cellérier. En i332, il établit un pré-
chantre. En 1344, il confirme la permission
accordée par le roi aux syndics de Saint-
Guillem de construire un pont au lieu dit
10 Prat. La même année, en chapitre gé-
néral, il s'accorde avec le camérier sur
leurs juridictions respectives. Il fut abbé
jusqu'en i347; le nécrologe mentionne sa
mort au l5 janvier.
XXXVII. Guillaume VI de Lescha-
MELLE, nommé en 1347 par Clément VI,
mourut peu après, le 17 mars, en léguant
au couvent cinquante florins, un exem-
plaire des Décrétales, avec le Sexte & les
Clémentines.
XXXVIII. Raimond V, nommé par Clé-
ment VI en 1349; partant pour Rome en
i35o, il nomme des vicaires généraux. Il
vécut jusqu'en i36l.
XXXIX. Pierre V de Roqûefeuil,
prieur de Villecluse, au diocèse de Fréjus,
fut nommé en i36i par Innocent VI. Il
mourut le 7 avril 1374.
XL. Hugues IV d'Aussac paraît en 1378;
fut vicaire, dans le diocèse de Cologne, du
cardinal de Saint-Etienne in Monte Coelio.
11 était encore abbé le i'' mars 1387. Il lé-
gua au monastère six marcs d'argent, un
calice, deux burettes, une tapisserie histo-
riée, un tapis, & son costume sacerdotal.
XLI. Rainaud II, conseiller du roi, dé-
puté par lui, le 3o avril i388, pour lever un
subside dans le Languedoc. Au chapitre gé-
néral des bénédictins des provinces d'Auch
& de Narbonne, tenu à Carcassonne en
1393, il est définiteur; celui de 1395 le dé-
pute pour visiter les monastères du diocèse
de Béziers. En 1397, il déclare qu'à l'avenir
lui ou le chapitre pourront seuls nommer
un capitaine de l'abbaye. En 1407, il a des
querelles avec les moines & leur refuse
la subsistance ; est excommunié, sur leurs
plaintes, & ne fut absous qu'en 1423. Mar-
tin V fit informer contre lui à cause de sa
mauvaise administration & de son irrégu-
larité. Après enquête, ce pape nomma, en
Note
Note
I03
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
1426, un administrateur'général de l'ab-
baye; Rainaiid mourut peu après.
XLII. Guillaume VII de Cenaret,
d'une famille noble du pays d'Uzès, d'éco-
nome de l'abbaye devint abbé en février
1426, par bulle de Martin V. En 1446, le
chapitre général des bénédictins l'envoya
visiter Saint-Pons de Thomières, où il fit
une enquête sévère & minutieufe; en 1448,
un autre chapitre le nomma son prési-
dent. II eut avec les clercs de Lodève des
querelles dont Callixte III remit la con-
naissance à des juges nommés par lui en
I455. Il mourut le 18 mars I458.
XLIII. Gérenton de Montajoco , élu
par les moines, confirmé par Pie II eu
1453, paya à la chambre apostolique cent
trente sous; le 28 mai 1464, il reçut un
hommage.
XLIV. Jean I de Corguilleray est le
premier évèque de Lodève qui ait eu l'ad-
ministration de Saint-Guillem (1465). Il fit
de nombreux dons à la bibliothèque du
couvent & réunit, en 1487, la mense abba-
tiale & la mense conventuelle. En 1488,
d'accord avec le chapitre, il décide qu'à
l'avenir l'abbé devra donner les bénéfices,
dépendants du monastère, à des moines
de Gellone. Il mourut cette même année,
après avoir réformé les mœurs intérieures
du monastère.
XLV. Guillaume VIII Briçonnet,
abbé commendataire de 1490 à i5i5. En
i5i6 ou i5i7, il céda sa dignité à son
neveu, en retenant la collation des béné-
fices.
XLVÎ. Michel I Briçonnet, évèque
de Nimes, abbé dès i5i7; paraît encore
en i536.
XLVII. Claude Briçonnet, évèque de
Lodève, abbé commendataire par la cession
du précédent. Le 28 juin i554, il s'accorde
avec les moines au sujet de leur pitance
quotidienne. Les calvinistes occupèrent
l'abbaye pendant son gouvernement en
1562'. Il mourut en iSyô.
' Le manuscrit latin 12672 [Monasticon Bene-
Jictinum , t. i5, f° 261) contient une relation
curieuse de l'occupation du monastère par les calvi-
nistes en i5j2; elle est intitulée : EccUircinemens
sur ce (ju'un ancien religieux a escrit touchant les
XLVIII. Antoine I Martin, abbé com-
mendataire de Saijit-Guillem & de Juliac;
paraît en 1579; vécut peu.
reliijues de Saint-Guillcn ; nous en donnons quel-
ques extraits :
« On a remarqué dans les réflexions faites sur
les diverses vies écrites de saint Guillen, d'un an-
cien religieux, appelle La Roque, qui estoit sacris-
tain du monastère & prieur de Saint-Martin de
Londre; ayant reçu une lettre d'un autre ancien
de la communauté de Saint-Guillen, appelle Ran-
quier, qui luy mandoit que tout le chapitre estoit
en peine 8c [ne] sç;ivoit ce qu'estoit devenu le corps
du mesme saint GuiUen, La Roque luy fit responce.
Sa lettre est dattée du neufvieme avril de l'année
mil six cents trente. Voicy ce que contient cette
responce touchant les reliques de saint Guillen £1
ce qui s'estoit passé lors de l'invasion des calvi-
nistes.
« La Roque dit d'abord à Ranquier qu'il est
Tiiarry que les religieux qui estoient de son temps
au monastère ne luy eussent pas apris & à ses con-
frères, ce que les anciens, qui vivoient dans l'ab-
baïe & qui composoient la communauté, lors de
l'invasion des Huguenots, luy avoient apris &à
ses confrères ce qu'ils avoient fait 84 comme ils
s'estoient comportez tant à l'égard des reliques que
pour ce qui concernoit le monastère.
CI Avant de passer plus avant, il faut remarquer
sur ces premières paroles de la responce de La
Roque, qu'il y distingue trois communautez dif-
férentes, selon la forme de vivre des religieux an-
ciens de ce temps là, qui ne changeoient point
comme l'on fait à présent, mais passoient toute
leur vie dans le monastère.
« La première communauté est celle des anciens,
qui furent les spectateurs de l'invasion des héréti-
ques, que La Roque avoit veu Se desquels il avoi
apris ce qu'il escrivoit à Ranquier.
<i La seconde communauté est celle de La Roque
dans laquelle il avoit exercé l'office de sacristain.
K Et la troisième est la communauté de Ran-
quier, dont La Roque estoit séparé, puisqu'il rési-
doit à Saint-Martin de Londre dont il estoit
prieur.
(Z.f récit Je La Ro^ue s'étendait Je i56o ou i56i
il i63o.j
« Il assure que les Huguenots se rendirent
les maistres de Saint-Guillen par l'intelligence
qu'ils avoient avec une bonne partie des habitans.
Il est indubitable qu'estant ainsy les plus fortz,
ils se seroient aussy rendus les maistres du monas-
tère, si les anciens ne s'y feussent pas fortifiez 8c
n'y eussent pas eu une garnison de douze soldatz,
St dont La Roque ne dit mot, mais cela n'est pat
N0T8
io5
Note
io5
5^4 NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
XLIX. Laurent du Pont, abbé com- chapitre général, la permission accordée
mendataire, renouvelle, de concert avec le aux moines par Claude Briçonnet, de dis-
poser de leurs biens par testament (mai
moins vray, puisqu'il conste encore par les roolles iSSz). Il était encore abbé en l^gi & l593,
que nous avons dans les archives de la dépense & résii^aa longtemps avant Sa mort, arri-
desdits soldatz, pour raison de laquelle les anciens yée le 22 décembre l6l2.
furent constraintz de vendre quelqu'argenterie, ce
qu'ils contribuolent du leur ne suffisant pas. Les
Huguenoiz estant entrez dans Saint-CuiUen , se
saisirent d'abord de l'église de Saint-Laurent,
qu'ils se fortifièrent, & en firent le lieu de leur
retraite Le reste des habitans qui ne s'osolent
pas déclarer pour les Huguenotz, n'osèrent pas non
Nore
IClÔ
L. Michel II ue La Roque, abbé en
1596 & 1598.
LI. SciPiON DE RoQUEFEUiL nommo
le cellérier Etienne Philippe son vicaire
général, le 3 juin 1601. En 1610, les moines
lui permettent d'unir au coUéj^e des Jésui-
pas déclarer pour les Muguenotz, nosercui i^o. ..".. ', ,„ , -, ,. , .1,.
plus se déclarer pour les anciens. Ils se tmdrent tes de ToulouSe un prieuré dépendant du
enfermez dans leurs maisons ayant peur d'estre
maltraitez par les hérétiques, s'ils donnoient quel-
qu'assistance au monastère. Les anciens considérant
bien tout cela, & qu'ils estolent en danger d'estre
bientôt forcez, parce que d'autres hérétiques dé-
voient venir joindre les Invaseurs &. s'assemblolent
pour cela à Ganges, se résolurent d'abandonner le
monastère. Les plus vieux se retirèrent chez leurs
parens, & les autres donnèrent avis à leur abbé,
qui estoit l'évèque de Lodève, Claude Brissonnet,
de ce qui se passolt, qui leur manda de tenir bon
& qu'il les vlendrolt bientôt secourir, ce qu'il fit
en effet.
<c Cependant les anciens, ne sachant pas ce qui
pouvoit arriver, firent enfermer dans de petitz
toneaiix neufs toute l'argenterie qui leur restolt,
les omemens, titres & papiers, qu'Us envolèrent
par des muiez à Lodève. De plus ils firent enterrer
les tables des autels de Saint-Sauveur, de Notre-
Dame & de Salnt-GiiUlen devant les autels mêmes
& firent paver les fosses afin qu'on ne s'en aperceut.
Ils ouvrirent le sépulchre de saint Guillen , qui
estoit joignant son autel, auprès du grand autel;
ils trouvèrent dans ce sépulchre un coffret de bois
monastère. Il mourut le 3 mai 161 1.
hallebardes au passage; les jettant de là dans une
grande fosse qu'ils avolent fait pour cette exécu-
tion. Le nombre de ces Huguenotz estoit, comme
l'on tient, de cinquante homes. Le peu de temps
qu'ils restèrent dans le monastère ne leur laissa
pas le loisir de renverser aucun bastlment. Ils cou-
pèrent seulement les testes des figures qu'ils trou-
vèrent dans l'église & le cloître, & firent briller en
pleine place ce qu'ils trouvèrent de tittres & de
papiers que les anciens n'avolent peu envoler à
Lodève, ce qui paroist par l'enquête, qui en fut du
depuis faite qui sert de tlttre pour le présent au
monastère. Le nombre des soldatz, qui composoient
le secours, estoit de quatre compagnies à ce que l'on
dit ce qui pouvolt monter à deux cents hommes.
n Le monastère & le vilage estant netoyez de cette
vermine d'hérétiques, La Roque dit que les anciens
religieux y retournèrent, rétablirent tous les autels
& furent chercher en procession le coffret de bols
enterré dans le cimetière de Salnt-Barthélemy,
qu'Us mirent dans l'autel de Saint-Guillen par
ils trouvèrent dans ce sépulchre un coffret de bois ^^^ ^^^.^^ ^^^^^ ^^- ^^^^-^^ ^^ derrière de cet autel
de deux pans & demy de long qu'Us firent enterrer ^^ ^^^^^ ^-^^ ^^^^^ ^^^^ H ^{f,,^^ constam-
de nuict dans le cimetière de Saint-Barthélémy. ^^^^^ 5^,, ce qu'il en avoit aprls des anciens qui
Cela fait Us abandonnèrent le monastère, dont les -^^^ effectivement enfermé ce coffret dans cet
Huguenotz s'emparèrent incontinent. Ces hérétl
ques firent à leur ordinaire, c'est à dire qu'Us
brisèrent les Images & les sépulchres des sœurs
de saint Guillen & du cardinal de Mostuèges.
N'ayant rien trouvé dans celui de saint Guillen,
ils le mirent en pièces, ils ne touchèrent pas aux
autels, les volant sans tables, ce qui sauva l'une
de marbre qui estoit enfermée dans la massonerie
de l'autel de Salnt-GuUlen & les saintes reliques
qui estolent dans un petit caveau entièrement au-
dessous du même autel.
« Le secours estant venu, ils trouvèrent les
Huguenotz dans le monastère. Us l'attaquèrent, &
t'en saisirent & de tous ces voleurs qu'Us massa-
crèrent, les faisant passer par la porte de la basse
avolent effectivement enfermé ce coffret dans cet
autel, qu'il contenolt les reliques de S. Guillen;
mais les anciens se trompolent, n'ayant d'autre
fondement de leur créance que d'avoir trouvé le
coffret dans le tombeau de S. Guillen, lorsqu'ils
en tirèrent ses reliques pour l'emporter de nuict
au cimetière. Apparemment ce coffret fut mis par
l'Evesque Hugoln d'Alby & les abbés de Gellone &
Nant dans le sépulchre de S. GuUIen, lorsqu'ils en
tirèrent ses reliques pour les cacher dans le caveau,
ce qui fut en l'an mille cent trente huit. »
(Il paraît par laque ce coffret ne renfermait pa5
réellement les reliques de saint GuUlem, que c'était
un souvenir laissé dans le tombeau lors d'une an-
cienne translation. Les reliques véritables furent
crerent, les laisani yu:>=^. f". •" r , , , , _ , , ,,.,
cour qui répond au cloître, & les perçant avec des retrouvées, en ,679, au pied du grand autel
NOTK
loâ
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
545
LH. Jean II de Bonzi, cardinal & évèque
de Béziers, abbé comniendataire en 1611.
En 162J, le Parlement deToulouse lui per-
met de consacrer au mobilier de la fabrique
& aux réparations de l'église la sixième
partie des fruits & revenus du monastère.
Il mourut la même année.
LUI. Thomas de Bonzi, neveu du
précédent, lui succéda à la fois dans son
évèché & dans son abbaye. Le 7 juillet
1622, il s'accorde avec ses moines au sujet
de leurs pensions & des réparations du
monastère. Par délibération du chapitre
général du 24 mai 1626, les moines de
Saint-Guillem s'unirent à la congrégation
de Saint-Maur. Thomas approuva cette dé-
libération le 4 décembre 1627. Il mourut
au commencement de l'année 1628.
LIV. Pierre VI Henri Autemar de
Vires, aumônier du roi, fut nommé abbé
commendataire par le pape, le 12 février
1628; il prit possession le i5 juillet 1629.
Il traita avec dom Grégoire Tarrisse, supé-
rieur général, pour l'union du monastère
à la congrégation de Saint-Maur, le 3 jan-
vier i632. Le 23 septembre 1644, doni Syl-
vestre en prit possession au nom de la con-
grégation. Pierre mourut le 19 juin 1675.
LV. François Eugon de Fourchaud,
nommé par le roi en 1675. Le i5 aoiàt de la
même année, il nomme son frère Gaspar
pour percevoir les fruits. Il mourut à Paris
en janvier 1682.
LVI. Gaspar Eugon de Fourchaud,
frère du précédent, nommé par le roi en
1682; il prit possession en i685. Il mourut
en 1698, & fut enterré le 2 juillet.
LVII. Louis de La Tour du Pin de
Montauban, originaire du Dauphiné,
docteur en théologie, chanoine-comte de
Lyon, remplace Gaspar le 18 août 1698}
il fit prendre possession par le curé d'As-
piran, qu'il nomma son vicaire général
pour les affaires temporelles. Evèque de
Toulon en 1712, il vivait encore en 1739.
LVIII. Antoine II de Lastic, pourvu
en 1738.
LIX. N. de La Prumarède, en 1741.
LX. N. DE Baganne, en 1770.
LXI. Jean III Félix-Henri de Fu-
MEL, évèque de Lodève le 5 juillet i75o,
abbé en 1781. [A. M.]
NOTE CVI
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Abbaye de S aïnt-Hilaire .
(Diocèse de Carcassonne.)
L'abbaye de Saint-Hilaire, diocèse de
Carcassonne, avait d'abord été fondée
sous l'invocation de saint Saturnin, martyr;
elle prit ensuite le nom de saint Hilaire,
évèque de Carcassonne, qui y fut enterré.
Cette abbaye de bénédictins non réformés
existait du temps de Charlemagne, mais on
ne sait quelle fut son origine. Les comtes
de Carcassonne, ses protecteurs, ont été
ses principaux bienfaiteurs. Peiidant long-
temps elle a renfermé une nombreuse com-
munauté; au dix-huitième siècle, par suite
d'aliénations & de circonstances malheu-
reuses, les religieux furent réduits à sept,
dont six possédaient les offices de camé-
rier, de sacristain, d'aumônier, d'infirmier,
de prévôt de Pomas & de prévôt de Gar-
vieux. L'abbé avait conservé le patronage
de tous les offices & le droit de présenter
à la cure de Saint-Hilaire avec ses annexes
de Gardies & de Villebasy, ainsi qu'aux
cures de Villardebelle, de Saint-Jean-Bap-
tiste de Cambieuré, de Saint-Pierre de Cor-
neille, de Saint-Sernin de Pech-Salomon,
& de Saint-Sernin de Brasse, qui était un
prieuré simple.
Abbés de Saint-Hilaire.
I. Nampius, premier abbé connu du
monastère de Saint-Hilaire, obtint, à la fin
du huitième siècle, un diplôme de Charle-
magne, prenant le monastère sous sa pro-
tection.
II. MoNELLUS, successeur de Nampius,
obtint de Louis le Débonnaire, vers 820,
la confirmation des biens donnés par Char-
lemagne à ce monastère.
III. Egidius ou Gilles vivait du temps
du même empereur. Il ne resta que peu de
temps à la tête de l'abbaye.
IV. LÉONIN, successeur de Gilles, était
Note
106
IV.
35
Note
106
546
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
abbé de Saint-Hilaire en 829. 11 reçut de
Pépin, roi d'Aquitaine, un diplôme sem-
blable à celui que Monellus avait obtenu
de Louis le Débonnaire; ce diplôme con-
férait aux religieux le droit d'élire leurs
abbés.
V. Ana ou Ano était abbé en 841. Il
obtint de Charles le Chauve, vers 85o, un
diplôme dans lequel sont longuement énu-
mérées toutes les propriétés dont la pos-
session est confirmée à l'abbaye.
VI. EmAN était abbé en 852 & SSy.
VII. Castellan fit, en 863, un échange
de quelques terres appartenant à l'abbaye,
situées en Roussillon.
VIII. RecAMOND succéda vers 883 à
Castellan.
Il existe une lacune dans la série des
abbés, entre Recamond & Benoît, que l'on
ne peut combler faute de documents.
IX. Benoit I était abbé lorsque Roger,
comte de Carcassonne, fit procéder à l'élé-
vation des reliques de saint Hilaire, évèque
de cette ville, enterré dans l'église de Saint-
Saturnin, derrière l'autel qu'il avait con-
sacré lui-même. Cette cérémonie fut faite
le 22 février 970 ou le i" mars 978. Benoît
vécut jusqu'à l'an 1000.
X. Gaufred succéda à Benoît. Arnaud,
vicomte de Carcassonne, s'étant saisi d'une
partie des biens donnés par Roger à l'ab-
baye de Saint-Hilaire, en prétendant qu'ils
appartenaient à la vicomte, Gaufred se
plaignit, en 1002, au comte Roger qui
partait pour Rome; le comte ordonna
qu'on rendît justice à l'abbé & aux reli-
gieux, & le vicomte fut obligé de se désis-
ter de ses prétentions.
XI. Benoit II est connu par deux actes,
l'un de 1008, l'autre de ion, par lesquels le
comte Roger I & sa femme Adéla'ide firent
donation à l'abbaye d'un alleu, de maisons
& de domaines situés près du village de
Limoux, dans le comté de Razès. On croit
que le comte Roger & sa femme furent
inhumés dans l'abbaye de Saint-Hilaire.
XII. Oliba était abbé en 1020, année
où Guimera & sa femme Auruque lui don-
nèrent un alleu, situé dans le village de
Pomas. En io35, Raimond, comte de Razès,
donna l'alleu de Vallevèse, situé dans son
comté, à l'abbaye de Saint-Hilaire & à
l'abbé Oliba, pour le salut de son âme &
celui de sa femme Beliarde, & en recon-
naissance de l'aide que lui avait accordée
saint Hilaire, dans sa guerre contre Ar-
naud-Gibert qu'il avait vaincu. Oliba vécut
jusqu'en 1042 ou 1043.
XIII. Henri reçut, en 1046, d'un noble
nommé Bernard, un alleu dans le village
des Bordes. On ne sait combien de temps
il fut abbé.
XIV. Pons I recouvra en 1080 le village
de Cassaigne, dans le comté de Razès, dont
s'était emparé Bernard-Araulon. Il tint le
siège jusqu'en 1094.
XV. Guillaume I succéda à Pons en
1094 & gouverna l'abbaye jusqu'en iio5.
XVI. CoNON était abbé en iio5, suivant
une charte qui règle les dîmes que possé-
daient Aton-Gilabert & sa femme Béatrix
dans le fief de Saint-Hilaire, comté de
Razès.
XVII. Udalger avait succédé à Conon
en II 17. Guillaume-Raimond lui donna un
alleu, la même année, dans le village de
Raissac. Il obtint, en 1120, une bulle de
Callixte II.
XVIII. Pons II est mentionné en lliS,
dans des chartes concernant le prieuré
de Saint-Etienne, situé en Roussillon. Er-
mengaud, abbé de Saint-Michel de Cluse,
fit en ce temps la visite du monastère de
Saint-Hilaire sur lequel il avait juridic-
tion.
XIX. Bernard était abbé en 1146.
XX. GÉRAUD I, en II 54.
XXI. Raimond, dans les années 1170-
1186.
XXII. Pons III de Bram (de Bramo) était
abbé en 1187. Le vicomte de Béziers fit
une donation au monastère en ii93; l'an-
née suivante, il prit sous sa protection
tout ce que possédait l'abbé Pons dans le
Carcasses & le Razès. Pons vivait encore
en 1206.
XXIII. Alboin était abbé de Saint-
Hilaire vers l'an 1217. Bérenger, archevê-
que de Narbonne, avait donné, en 120B,
l'église de Saint-Martin de Limoux avec
ses dépendances au monastère de Prouille.
Cette donation causa un grand différend
entre l'abbé & les religieux de Saint-Hi-
laire, qui prétendaient avoir droit sur cette
Note
Note
106
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
547
église, & saint Dominique & les religieux
de son ordre. Les premiers s'opposèrent
tant qu'ils purent à la prise de possession;
les autres, pour obtenir la délivrance des
biens qui leur étaient donnés, accusèrent
leurs adversaires d'hérésie, & saint Domi-
nique obtint non -seulement la confir-
mation de cet acte, mais encore l'union
entière de l'abbaye de Saint- Hilaire au
monastère de Prouille. Alboin & ses reli-
gieux se purgèrent facilement de l'accusa-
tion formée contre eux, mais ils ne purent
obtenir de sitôt l'indépendance de leur
monastère. Cependant, après une longue
contestation de part & d'autre, les reli-
gieux de Saint-Hilaire rentrèrent en pos-
session de leur monastère, & les religieuses
de Prouille conservèrent l'église de Saint-
Martin de Limoux, par sentence du car-
dinal Conrad, prononcée à Béziers le 28
mars 1224. Alboin vivait encore en 1286.
XXIV. Guillaume II Pierre était abbé
en 1287, 1238 & 1248. En 1253, la prieure
du monastère de Prouille ou de Fanjaux,
de l'ordre de Saint-Dominique, à la maison
de laquelle les frères prêcheurs abandon-
nèrent tous leurs revenus, après le fameux
chapitre général dans lequel ils renoncè-
rent à toute propriété, voulut attaquer la
transaction faite avec l'abbé Alboin. Guil-
laume, successeur d'Alboin, se pourvut de-
vant Guillaume Bardin, prévôt de Fréjus,
chapelain d'Innocent IV, qui débouta la
prieure de Prouille de toutes ses demandes
& prétentions. Vers ce temps, Guillaume
fut élu abbé de la Grasse, mais il refusa de
quitter son siège. Il s'efforça de réparer
les dommages que les albigeois avaient
fait essuyer à son monastère, & dépensa
douze cents sols melgoriens pour le remet-
tre en bon état, vers 1256.
XXV. Arnaud I était religieux de Saint-
Hilaire, lorsqu'il en fut élu abbé & pré-
senté à l'évêque de Carcassonne pour re-
cevoir sa confirmation & sa bénédiction.
Celui-ci s'y refusa, parce que la mère
d'Arnaud avait été condamnée comme
hérétique, que son père avait été suspecté
d'hérésie, que lui-même, à l'âge de dix ou
douze ans, avait assisté à un prêche des
hérétiques, & que son frère & son cousin
avaient été brûlés pour hérésie. Le pape
Clément IV, ayant examiné l'affaire, or-
donna à l'évêque, en 1205, de donner la
bénédiction à l'abbé Arnaud. Il vivait en-
core en 1288, mais il avait déjà résigné
en 1285.
XXVI. PoNS IV DE Gajan fut pourvu
de l'abbaye, en 1285, en vertu d'une bulle
d'Honorius IV, sur la démission d'Arnaud,
& confirmé par le pape en 1286; il est'
mentionné dans des actes de 1292, 1295,
i3o3 & i3i6. Il fut convoqué au concile
de Béziers, en i3i7.
XXVII. Bertrand I deTouron, natif
de Carcassonne, chambrier de Saint-Hi-
laire, en fut institué abbé par une bulle du
pape Jean XXII, de 1324. Il fut présent au
serment des nobles de Languedoc & spécia-
lement de ceux de Carcassonne, lorsqu'ils
jurèrent aux évêques & aux inquisiteurs
de poursuivre les hérétiques par toutes les
voies légitimes, en 1829. Bertrand gouverna
l'abbaye jusqu'en 1840.
XXVIII. Jourdain était abbé le i3 août
1844, lorsque son procureur fit appel au
Saint-Siège contre Pierre de Montagne,
qui voulait être admis au nombre des reli-
gieux de Saint-Hilaire. Le 26 octobre de la
même année, Gaucelin, évêque de Carcas-
sonne, délégué par le pape, fixa à vingt-six
le nombre des religieux de cette abbaye. En
1845, l'évêque Gaucelin fit l'élévation des
reliques de saint Saturnin. Jourdain sié-
geait encore en i35o.
XXIX. Pierre I Arquier, doyen de
l'église de Rouen, était abbé de Saint-Hi-
laire en i35i, selon une charte de l'église
de Narbonne.
XXX. Guillaume III ne portait que le
titre d'élu en i358, lorsqu'il prêta serment
de fidélité au roi. Il mourut en iSSy.
XXXI. Arnaud II Raimond fut trans-
féré de l'abbaye de Saint-Sever de Rustan
à celle de Saint-Hilaire, par une bulle du
pape Innocent VI, le 28 décembre i357.
En 1860, les religieux portèrent contre lui
des plaintes à l'évêque de Carcassonne,
lors de sa visite. Ils lui reprochaient de
s'absenter souvent & sans qu'on sût où il
était, & de confier le soin des revenus &
du gouvernement à des laïques incapables
ou négligents. Les ordonnances de l'évêque
ne suffirent point pour ramener l'abbé à
N0T8
106
Note
106
548
NOTES SUR L'FIISTOIRE DE LANGUEDOC.
ses devoirs ; il donna sa démission en iSôç,
en faveur du suivant.
XXXII. Bertrand II de Palaye, cé-
lèbre professeur en théologie, passa de
l'abbaye de Saint-Sever de llustan à celle
de Saint-Hilaire en 1369. En 1379, il fut
élu visiteur des monastères & des églises
cathédrales d'Alet & d'Elne. Il était depuis
1374 vicaire général de Pierre de la Jugie,
archevêque de Narbonne. Il passa en 1384
à l'abbaye de Montolieu.
XXXIII. Jacques I succéda au précé-
dent. Son vicaire général fit remettre, le
20 août i385, à Hugues de Batulo, capi-
taine ou gardien, nommé par l'abbé, de la
forteresse voisine du monastère, deux ciels
de cette forteresse que les consuls avaient
entre les mains. Il gouverna jusqu'en 1405.
XXXIV. Bertrand III Arnaud envoya
un procureur au concile de Pise en 1409.
A la suite des plaintes portées contre lui
par les religieux, on lui ôta le gouver-
nement du monastère. Pierre, patriarche
d'Alexandrie & administrateur de l'évêché
de Carcassonne, lui nomma un économe.
Il paraît que Bertrand fut ensuite rétabli,
puisqu'il nomma, en 1415, à la cure de
Corneillan.
XXXV. Guillaume IV Babon conféra
le prieuré de Corneillan en 1441. Il mou-
rut le 27 juillet 1451.
XXXVI. Gauzbert-Auger était abbé de
Saint-Polycarpe & fut élu abbé de Saint-
Hilaire en 1451 ; il prêta serment defidélité
au roi & fournit la déclaration des biens
de son abbaye au mois de décembre 1453.
Il abdiqua, en 1476, en faveur du suivant.
XXXVII. Arnaud III Raimond de Ro-
quette, conseiller-clerc au Parlement de
Toulouse, fut pourvu de l'abbaye en 1476.
Dans l'hommage qu'il rendit au roi, le 18
octobre 1481, il est désigné comme nouvel
abbé & administrateur de Saint-Hilaire. Il
mourut en i5o9, le 11 janvier.
XXXVIII. GÉRAUD II DE BONET, élu
par ses confrères, fut confirmé, en i5o9,
par l'évêque de Carcassonne. Il décora &
meubla la maison abbatiale & fit beaucoup
de bien à son monastère.
XXXIX. LÉON ChASTEIGNER présenta,
le 29 novembre i53j, au chapitre de Beau-
vais, les lettres d'Odet de Coligny ou de
Châtillon, archevêque de Toulouse. Il
mourut en i537.
XL. Jean I de Basilhac avait la com-
mende de Saint-Hilaire en 1540.
XLI. Jean II de Gondi , fils d'Antoine
de Gondi, Florentin, & de Catherine de
Pierrevive, était abbé commendataire en
1545, l56o & 1564. Il mourut en 1674,
étant aussi abbé de la Chaume.
XLII. Jacques II Lespervier est cité
comme abbé régulier en i56o, 1564 & i565,
d'où l'on peut inférer qu'il était compéti-
teur du précédent. Il fut massacré par les
habitants du lieu, contre lesquels il défen-
dait les droits de l'abbaye.
XLIII. François de Donadieu, reli-
gieux de Montolieu, fut élu par les reli-
gieux, après la mort de Jacques Lespervier,
en i588. Il gouverna jusqu'en 1608, époque
où il fut nommé évêque de Saint-Papoul ;
il résigna en 1624 & mourut le 3 avril 1626.
XLIV. Barthélémy de Donadieu de
Griesc obtint la commende de l'abbaye de
Saint-Hilaire, sur la démission de son oncle
François, en 1624. Il fut nommé évêque de
Comminges, sur la démission d'un autre
oncle du même nom, & mourut en 1637.
XLV. Martin Lucas fut abbé de 1639
à 1664.
XLVI. Pierre II de Berthier, évêque
de Montauban, jouit de la commende depuis
i665 jusqu'au 3o juin 1674, où il mourut.
XLVII. Joseph de La Barre, du dio-
cèse de Paris, fut abbé depuis 1674 jus-
qu'en 1677.
XLVIII. Jean III Baptiste Lulli fut
nommé en 1677; il permuta l'abbaye de
Saint-Hilaire, en 1687, avec celle de Saint-
Georges sur Loire, de l'ordre de Saint-Au-
gustin, diocèse d'Angers.
XLIX. Louis-Joseph Adhémar de
MONTEIL DE Grignan, évéque de ("ar-
cassonne, était abbé de Saint-Georges de-
puis 1674; il en fit l'échange, en 1687,
avec celle de Saint-Hilaire. Il mourut le
i'' mars 1722.
L. N. Plantavit DE La Pau?e de
Margon reçut le brevet du roi, du 18
octobre 1723, pour la commende de Saint-
Hilaire. Proposé au consistoire de Rome
seulement en 1732, il ne fut admis que
l'année suivante.
Note
1 06
Note
loô
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
549
Note
107
LL N. Teintot fut pourvu en 1762.
LH. N. DE COMBETTY, en 1772.
LIIL N. DE DoLOMiEU, en 1781.
[E. MO
NOTE CVII
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abbaye de Saïnt-Polycarpe.
(Diocèse de Narbonne.)
L'origine de l'abbaye de Saint-Poly-
carpe , située dans le Razès , à trois
lieues de Limoux, six d'AIet, & trois de
Saint-Hilaire, est fort obscure. On ne sait
au juste ni quand, ni par qui elle fut fon-
dée. Un prétendu diplôme de Charlema-
gne" rapporterait cette fondation aux an-
nées 790 à 8o5. Un certain Attala, que ce
diplôme qualifie d'abbé , accompagné d'un
nommé Agobard, de serfs & d'affranchis,
aurait quitté l'Espagne, pour éviter le
contact des infidèles, & serait venu s'ins-
taller dans le pays de Pierrelades, au lieu
appelé M.agrei;esum ; de là il aurait gagné
le Razès & y aurait fondé un monastère,
défriché des terrains incultes, planté des
vignes. Pour le reste, ce diplôme ressemble
entièrement aux actes analogues concédés
' Mss. du p. Laporte, t. 2, n° 1 ; il le date de 787.
Copie meilleure dans D. Estiennot, Latin 12760,
r* 349; celui-ci déclare n'avoir pu en retrouver
l'original, <jui, lui dit-on, existait anciennement
à Saint-Polycarpe. Quoique Mabillon [Annales,
t. II, p. 233) ait admis ce diplôme comme authen-
tique, les formules de la suscription, de l'annonce
des signes de validation & les éléments de la date
ne permettent pas d'imiter son exemple. En effet,
la quarante-troisième année du règne de Cbarle-
magne est 811 ; l'indiction de cette année est Iv,
Si l'année 8o5, indict. xiii, n'est que la trente-
huitième du règne} en outre, jamais Charlemagne
ne s'est appelé imperator Longohardorum . Il faut y
voir un acte fabriqué après coup, & dont une
bonne partie a été empruntée à des actes posté-
rieurs; mais si l'scte est faux, les faits qu'il ren-
ferme peuvent cependant être vrais dans une cer-
taine mesure.
à l'abbaye par Carloman & Eudes. Il n'y a
rien d'impossible dans les faits qu'il in-
dique, mais il faut y voir, au lieu d'un
diplôme authentique, un acte fabriqué
postérieurement à 890, d'après des ren-
seignements traditionnels.
Quoi qu'il en soit, le monastère n'avait
probablement pas titre d'abbaye en 817,
puisque la liste des abbayes de l'empire
ne le cite pas; mais il l'avait en 844,
car l'abbé CentuUe reçut cette année de
Charles le Chauve, alors à Toulouse,
un diplôme confirmant les donations du
comte Austrimire, & ses autres possessions
déjà nombreuses, lui accordant l'immunité,
& approuvant une délimitation de terri-
toires faite autrefois par les comtes Gau-
celme & Bernard ; le même acte permettait
l'élection de l'abbé par les moines. En 881,
cet acte de privilège fut renouvelé par le
roi Carloman à Pierrefitte, près Paris; les
hommes libres ayant défriché des terres
autour de l'abbaye durent lui payer des
redevances. Enfin, en juin 889, Eudes
étant dans le pays chartrain , prit l'abbaye
sous sa protection & lui délivra une charte
d'immunité ; ce fut à la re([uête de l'évêque
Ernemire & du comte Suniaire.
Dès cette époque Saint-Polycarpe paraît
avoir été soumis à l'abbaye d'AIet. Cette
sujétion fut effectuée par un certain Wille-
mond, probablement comte de Razès, qui
vivait sous Charles le Chauve. L'histoire de
l'abbaye devient ensuite très-obscure. Sous
le règne de Philippe I, le monastère avait,
parait-il, été enlevé à Alet, car le comte
Raimond, puis la vicomtesse Ermengarde,
en ordonnèrent la restitution; celle-ci
toutefois ne tarda pas à en faire cadeau
à l'abbaye de la Grasse. Saint-Polycarpe
resta au pouvoir de cette dernière au moins
trente-six ans, de 1080 à 1116. En 1081,
Dalmace, abbé de la Grasse, étant devenu
archevêque de Narbonne, voulut l'enle-
ver au monastère; grâce à son obstination,
l'abbé Robert parvint à la conserver; la
possession lui en fut confirmée dans un
concile tenu à Narbonne, en mars 1090.
Mais l'abbaye d'AIet ne tarda pas à en
réclamer la possession, en vertu des dona-
tions anciennes de Willemond & de Rai-
mond. Urbain, lors de son séjour dans la
Note
107
Note
107
ajo
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Province, écouta ces réclamations & y fit
droit; cependant Saint-Polycarpe était
encore aux mains de l'abbé de la Grasse en
Iii3. Enfin, en iii5, un concile assemblé
à Saint-Gilles, & dont les décisions furent
approuvées l'année suivante par Pascal II,
décida de nouveau que l'abbaye appartien-
drait à Alet. Cette sentence, confirmée par
Callixte II en 11 19, & par Alexandre III
en 1162, n'eut point de suites durables.
Dès 1 171, Saint-Polycarpe était redevenu
indépendant. Pendant tout ce temps il
avait été gouverné par des prieurs.
La décadence de ce monastère fut rapide;
les abbés commendataires, par leur mau-
vaise administration, y réduisirent le nom-
bre des moines à trois ou quatre. Au com-
mencement du dix-huitième siècle, l'abbé
Henri de la Fitte Maria, quoique abbé
séculier, entreprit & réussit à y établir
une réforme austère, digne de la Trappe.
Mais son œuvre ne devait pas avoir une
longue durée. L'austérité de leur règle fit
accuser les religieux de Saint-Polycarpe
de jansénisme, & dès lySS, après des tra-
casseries de toute espèce, une société de
prêtres demandait au roi la réunion de la
mense conventuelle au séminaire de Nar-
bonne. La recherche de commodo & incom-
modo fut autorisée le 17 janvier 1756, &
l'union décrétée en 1771. Mais l'exécution
en fut difficile : les religieux y mirent tous
les obstacles possibles, & elle ne put avoir
lieu qu'en avril 1778, après la mort tra-
gique du dernier d'entre eux. L'union défi-
nitive fut effectuée en avril 1775 '.
Abbés de Saint-Polycarpe.
I. AttalA I est le premier abbé connu
de Saint-Polycarpe; il nous est indiqué
' Voir, sur cette dernière partie de l'histoire de
Saint-Polycarpe, deux ouvrages de circonstance :
Histoire de Vahbaye de Saint-Polycarpe depuis sa
fondation jusiju"a sa destruction (par l'abbé Re-
gnaud) , 17791 in- 1 2 ; & Histoire de l'abbaye de
Saint-Polycarpe... depuis sa fondation jusqu'à l'ex-
tinction de la communauté j dans le temps d'une
réforme édifiante. Rédigée par ordre des temps (par
dom Labat), 1785, in-12.
Nous tirons de ce dernier les détails qui suivent;
par le diplôme de Charlemagne dont nous
avons plus haut discuté l'authenticité. On
ils offrent un curieux tableau de la vie que les re-
ligieux menaient dans ce monastère. L'abbaye de
Saint-Polycarpe avait été unie à la congrégation
des exempts vers l'an 1 600. Dom Labat, après avoir
montré que les anciens religieux enfreignaient
tous les devoirs de la vie monastique, dit qu'une
pareille association n'avait fait qu'assurer leur im-
punité.
« A la mort de M. de la Rochejaquelein, il n'y
avoit plus de régularité dans l'abbaye, dit-il; les
religieux ne l'étoient que de nom ; l'esprit de
recueillement, de mortification & de pénitence
étoient bannis de cette ancienne demeure; tout y
respiroit l'air du monde; les saintes lectures & les
exercices laborieux de la vie monastique y étoient
remplacés par le jeu, la chasse, la bonne chère &
la danse avec les personnes du sexe. « Cette expo-
sition, peut-être exagérée, des désordres de la mai-
son de Saint-Polycarpe, précède l'annonce de l'ar-
rivée de son réformateur, l'abbé Henri-Antoine de
la Fitte Maria, que l'auteur a choisi pour son
héros. Cet abbé, nommé le 24 décembre 1706, fit
de longs efforts pour changer les mœurs de ses re-
ligieux; ses conseils furent rejetés, les règlements
qu'il proposa furent regardés avec mépris : huit
ans s'écoulèrent dans des discussions continuelles
entre les moines & l'abbé. Enfin celui-ci fit casser
par le parlement de Toulouse l'union de son mo-
nastère à la congrégation des exempts. Cet arrêt fit
rentrer la communauté sous la juridiction immé-
diate de l'archevêque de Narbonne qui était décidé
à seconder les desseins de l'abbé de la Fitte Maria.
Les religieux se retirèrent, à l'exception du prieur;
de nouveaux profès entrèrent dans l'abbaye, & de
nombreux postulants y furent admis. Nous ren-
verrons, pour les détails de la vie intérieure,
observée alors dans la maison de Saint-Polycarpe,
à l'histoire elle-même; on y voit que l'austérité y
fut portée à un point si extraordinaire, qu'une
grande partie des novices mourut avant d'avoir
fait profession.
Nous ferons connaître ici les noms d'une partie
de ceux qui vinrent d'abord à Saint-Polycarpe,
pour y pratiquer exactement les principes de la
réforme & qui reçurent l'habit dans cette maison,
à laquelle l'abbé de la Fitte Maria avait rendu
tout son éclat. L'église de France était alors divisée
en deux partis par des questions théologiques : les
sentiments de l'abbé Maria & des solitaires dont
il était le chef, étaient conformes à ceux de Port-
Royal : on y considérait comme des confesseurs
de la foi les évêques dissidents, & la mémoire de
M. Pavillon, évêque d'Alet , y était surtout en
vénération. « Et conséquemment, dit l'auteur que
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
55 1
Note Noti
'°^ ne sait s'il était abbé avant sa venue d'Espa- dès cette époque. Il vécut probablement de '"'^
gne, ou si Saint-Polycarpe était une abbaye 790 à 810, & l'évèque d'Orléans, Théodul-
nous avons déjà cité, les religieux de Saint-Poly-
carpe éioient fortement attachés aux principes de
morale dont ce grand prélat avoit été un des plus
fermes appuis. Le livre de La fré<juente communion,
les instructions de M. Singlin, les Essais & la Con-
tinuation des Essais de morale j étoient, après les
livres saints, & avec les meilleurs ouvrages ascéti-
ques, la nourriture de chaque jour, que le pieux
abbé, comme le bon pasteur, distribuoit à ses bre-
bis. II Les opinions de M. de Maria n'étaient pas
conformes à celles de beaucoup de prélats. " Il
croyoït que le formulaire d'Alexandre VII n'im-
pose pas la nécessité de croire que les cinq fameuses
propositions se trouvent dans le livre de l'évèque
d'Ipres. » On croyait que l'abbé de Maria avait
d'abord accepté la bulle Unigenitus; mais l'histo-
rien du monastère assure que la preuve authen-
tique de cette acceptation n'existe nulle part.
Le premier de ceux qui s'illustrèrent alors dans
l'abbaye de Saint-Polycarpe, fut le frère Maiir
[dans le monde Louis Mas|. Il fit profession le
|5 août 1717, & mourut deux jours après. Cette
victime de la pénitence fut suivie d'une autre qui
consomma son sacrifice au commencement de l'an-
née suivante : on le nommait frère Palemon [dans
le monde Ignace Lombard]. Il mourut quelques
heures après avoir prononcé ses vœux, le 7 janvier
1718. Mais l'un de ceux qui mérita le plus l'estime
des personnes pieuses fut l'abbé de Montazels, qui
prit à Saint-Polycarpe le nom de frère Arsène, 81
qui fut prieur de cette maison. On cite aussi le
frère Hilarion [Joseph GaichierJ, qui, selon l'au-
teur, « ayant quitté les habits du siècle, Sis'étant
dépouillé du vieil homme, étbit parvenu tout à
coup à une grande perfection ; mais toujours ac-
cablé par les maux les plus cuisans, sa plus grande
crainte étoit que, par les soins qu'on prenoit de
lui, sa vie ne fût prolongée : Quand je serai mort,
disoit-il à l'abbé Maria, je serai plus parfait jue
mes chers frères; ils seront encore pécheurs & je ne le
serai plus, u Les frères Joseph [Jean Bedelj & Guil-
laume [Raimond Martre] survécurent peu à leur
profession. Mais la promptitude avec laquelle la
mort enlevait les religieux n'épouvantait pas ceux
que la réputation de sainteté du monastère de
Saint-Polycarpe attirait vers son enceinte antique.
On y voyait arriver chaque année des prosélytes
nouveaux, & leur trépas semblait en engager d'au-
tres à venir les remplacer dans la voie de la péni-
tence & du salut : l'esprit de parti ajoutait d'ail-
leurs à l'enthousiasme qu'inspirait cette maison.
Une foule de jeunes gens se présentaient pour
commencer leur noviciat à Saint-Polycarpe; pres-
que tous succombaient sous le poids des austérités,
& ainsi se justifiaient ces paroles de l'un d'entre
eux : Nous ne sommes pas venus ici pour y vivre,
mats pour y mourir. Un des moyens que saint
Benoît proposait à ses religieux, pour s'encourager
dans l'exercice des vertus, était d'avoir la mort
toujours présente aux regards : Mortem ^uotidie
ante oculos suspectam hahere. L'abbé de Maria,
désirant que la pratique de cette maxime devînt
familière à ceux qu'il dirigeait, avait établi l'usage
d'avoir toujours à Saint-Polycarpe une fosse ou-
verte pour le premier qui mourrait; à peine cette
fosse était-elle remplie, que la communauté, son
supérieur à la léte, allait en ouvrir une autre. « Le
lendemain de la mort du frère Macaire, il y avoit
dans la maison un postulant pour le chœur. Voici
de quelle manière il raconte à son père ce qui s'y
passa : Nous venons du travail, mais d'un travail
bien édifiant, comme vous l'allez voir. C'est ici la
coutume qu'il y ait toujours une fosse ouverte
pour le premier qui mourra. Dimanche, cette fosse
fut remplie par un de nos chers frères, que Dieu
avoit appelé à lui ; & ainsi nous avons été en
ouvrir une nouvelle. M. l'abbé éioit à notre tête,
portant des sabots & tenant une bêche à la main,
comme les autres : il y avoit deux infirmes, qui
ont de la peine à se traîner & qui marchoient avec
nous ayant la mort sur les lèvres; l'un d'entre eux,
ne pouvant contenir sa joie, faisoit signe, avec un
air riant, qu'on le menoit à une fête. Lorsqu'on y
a été, M. l'abbé lui a dit : Eh bien! mon frère, ceci
sera peut-être pour vous. — Hélas, Monsieur, a ré-
pondu le malade, je ne mérite pas d'être enterré
dans une fosse ; j'ai tant offensé Dieu, qu'après ma
mort, en devrait jeter mon corps dans la rivière, »
Cette résignation, cette humilité, exaltaient l'ima-
gination des personnes qui ne recevaient ni le For-
mulaire ni la bulle Unigenitus. On racontait avec
enthousiasme les œuvres de pénitence des religieux
de Saint-Polycarpe; & dans la capitale même, les
noms de ces victimes d'une règle trop austère étaient
joints au nom ^u diacre Paris & des plus célèbres
opposants. L'abbé de Maria donnait lui-même
l'exemple de la plus grande contrition : il obser-
vait avec ferveur toutes les pratiques pieuses qu'il
imposait à ses frères; mais son tempérament,
quoique robuste, ne put supporter les travaux &
les jeûnes, & ce réformateur cessa de vivre le
4 mars 1728. II eut pour successeur M. de Beche-
ran, « qui, ne se sentant point appelé, dit l'histo-
rien du monastère, à la réforme qui y étoit établie,
se contenta de la favoriser, u Ce fut dom Arsène, qui
conserva dans l'abbaye l'esprit de M. de Maria. Il
se déclara ouvertement contre la Bulle, & l'ardeur
de son zèle l'aurait exposé peut-être à des persécu-
Note
107
0>)2
WOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEGOC.
phe, le mentionne dans le récit de ses
voyages en Septimanie, en même temps
qu'Olemoiid, abbé de Montolieu.
lions. Il mourut le 7 novembre 1729, après avoir
II. Centulle nous est connu par le
diplôme de Charles le Chauve de 844.
qu'il lui défendait de recevoir à l'avenir aucun
novice. Bientôt des désordres intérieurs se mani-
recomm;mdé aux religieux de tout souffrir plutôt festèrent : des ennemis de la réforme parurent dans
que de recevoir la Constitution ou de signer îe For- les rangs mêmes dts religieux. Le plus audacieux
mulaire. Celui cjui eut après lui le titre de prieur fut le frère Moyse Belot, qui se ligua dans la suite
fut Jacques Viguier, de Castelnaudary, qui prit en avec un autre profès nommé Antoine Cicéron. La
religion le nom de dom Jérôme. Nous n'entrerons mort de M. de Beauvau fit perdre à l'abbaye l'un
pas dans une foule de circonstances & de détails de ses plus puissants défenseurs. Ce prélat fut rem-
peu propres à être recueillis par l'histoire, que dom placé sur le siège de Narbonne par M. de Grillon,
Labat a entassés dans son ouvrage. Il ne nous reste qui avait donné de nombreuses preuves de sa haine
plus qu'à raconter la destruction du couvent de pour le jansénisme. Ce fut dans cette circonstance
Saint-Polycarpe & la mort tragique du dernier su-
périeur de cette maison religieuse.
Sur le rapport d'un religieux capucin du cou-
rent de Toulouse, qui avait passé quelques jours à
Saint-Polycarpe, & qui se crut transporté dans la
demeure des anciens cénobites, les novices qui
étaient dans le couvent de son ordre à Toulouse
résolurent d'embrasser la règle établie par l'abbé
de Marii. Le père gardien fut alarmé de l'enthou-
siasme des novices pour les solitaires de l'abbaye,
& pour les épouvanter il leur présenta le fantôme
de l'hérésie placé sur le seuil de cette maison, & il
a'outa qu'elle était infectée par le jansénisme. Ses
exhortations eurent un succès complet j la frayeur
des jeunes gens qui habitaient le noviciat fut ex-
que le frère Moyse Belot se déclara hautement pour
la Bulle & le Formulaire. Il écrivit au cardinal de
Fleury, pour lui demander la grâce d'être appelé
près de lui, ayant des choses très-importantes à
communiquer sur la réforme de Saint-Polycarpe.
Ses lettres furent interceptées, & le père prieur
l'excommunia le 18 janvier 1741. Devenu plus
audacieux malgré ce châtiment, il dénonça de
nouveau ses frères. Mais ses lettres ne parvinrent
pas à leur adresse. Dom Jérôme écrivit à son sujet
à M. de Grillon, qui se contenta de faire savoir au
prieur qu'iZ fallait se porter au bien- de la maison,
c'est-à-dire qu'il fallait signer le Formulaire. Dans
une visite pastorale qui eut lieu le 8 septembre
t7i)0, cet archevêque reprocha à la communauté
trême, & un seul d'entre eux partit en secret pour de professer des erreurs, de rendre les sacrements
Saint-Polycarpe. Les capucins de Limoux & de impraticables, &c., &c. Dom Jérôme défendit les
Narbonne partagèrent bientôt les sentiments que principes reçus dans la maison j mais ses raison-
ceux de Toulouse vouèrent au couvent de Saint- nements ne convainquirent point le prélat, & il
Polycarpe, & on annonça que cet asile des enfants ordonna au prieur de signer de suite le Formulaire,
de saint Benoît serait bientôt envahi par les en- le menaçant, en cas de refus, de détruire son mo-
nemis de la réforme. nastère. Dom Jérôme refusa & appela au tribunal
Cependant les personnes pieuses conservèrent
une véritable estime pour l'abbaye : on y reçut
non-seulement un grand nombre de novices, mais
des laïques vinrent s'y établir en sollicitant l'avan-
tage d'être admis aux exercices de la maison sans
de Dieu de la conduite de l'archevêque. Divers
membres de la communauté furent successivement
interrogés, &, à l'exception du frère Moyse, tous
imitèrent le refus du prieur. La visite finit par
une défense faite à dom Jérôme d'entendre les con-
changer d'état. L'accusation de jansénisme, portée fessions de ses religieux, d'admettre aucun externe
contre le monastère de Saint-Polycarpe, ne fut pas à faire des retraites dans le monastère, aucun pos-
accueillie par l'archevêque de Narbonne, qui, soit tulant au noviciat, aucun novice à la profession,
& cette défense fut accompagnée de grandes mena-
ces. Une lettre de cachet confirma bientôt cette dé-
qu'il ignorât, soit qu'il feignît d'ignorer les sen-
timents des religieux de cette maison sur la Cons-
titution & sur le Formulaire^ évita constamment
d'en venir à des éclaircissements dont leurs enne-
jnis auraient pu se prévaloir, & qui auraient pu
le mettre dans la nécessité de sévir contre eux ou
de se compromettre avec le cardinal de Fleury,
qu'il n'aimait pas, & dont il paraît qu'il n'était
fense; elle fut suivie de tracasseries continuelles.
Le frère Antoine Cicéron , après avoir quitté le
monastère, écrivit un libelle contre le prieur;
celui-ci répondit avec force, mais il avoua « qu'il
avoit mis dans l'église des reliques de M. Pans, si
célèbre par l'éclat de sa sainteté & par les miracles
point aimé. Il fallut cependant, plus tard, les opérés sur son tombeau, dans le cimetière de Saint-
interroger, & ils furent reconnus pour bons ca- Medard. Il déclara aussi qu'il en avoit élevées de
tholiques : mais on revint encore à l'accusation M. Pavillon, évêque d'Alct, & de M. Soanen, évè-
banale de jansénisme, & le comte de Saint-Flo- que de Senez. » Son apologie n'eut aucun succès,
rentin écrivit, le 24 avril 1738, à dom Jérôme La destruction du monastère était décidée. En 1747,
Note
107
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
00
53
III. AjTTALA II obtint un diplôme de
Carloman en 881.
la communauté des religieux de chœur était réduite
à trois : dom Jérôme, dom Pierre & le frère Arsène.
Ils voulurent laisser un monument de leur croyance,
& ils le firent dans une profession de foi qu'ils
adressèrent à M. de Caylus, évéque d'Auxerre,
fameux par son appel de la bulle Vnigenhus au
prochain concile, & par plusieurs ouvrages dans
lesquels il combattait les opinions des jésuites. La
mort de M. de Grillon, archevêque de Narbonne,
ne changea point les destinées du monastère de
Saint-Polycarpe. M. de la Roche-Aymon, qui lui
luccéda, ne montra cependant d'abord que le désir
de voir les religieux se soumettre à signer le For-
mulaire. Ceux-ci voyant que le roi, par une décla-
ration rendue en 1754, imposait silence sur les
questions théologiques que la bulle Unigenitus avait
fait naître, eurent un moment l'espoir que leur
maison ne serait pas supprimée. Mais les prêtres
de Saint-Lazare, directeurs du séminaire de Nar-
bonne, demandèrent que les biens de l'abbaye fus-
sent unis à l'établissement placé sous leur surveil-
lance : ils présentèrent à ce sujet une requête au
roi, sur la fin de 1755. Ils réussirent : un brevet
en date du 17 janvier 1756, porta : « Qu'il étoit
permis au syndic du séminaire de Narbonne de
poursuivre devant l'archevêque la suppression de
la mense conventuelle, & sa réunion au séminaire
de Narbonne, à condition que les revenus des offi-
ces claustraux seroient unis à la mense abbatiale. »
M. de Saint-Bonnet, abbé commendataire de Saint-
Polycarpe, dont on avait eu soin de ménager les
intérêts, donna sans difficulté les procurations né-
cessaires pour la destruction de la communauté.
Les religieux firent opposition. Ils adressèrent un
mémoire au roi, mais tous leurs efforts furent
inutiles ; le ministre répondit que l'intention du
roi était que le brcv;t de réunion au séminaire eût
toute sa force & fut exécuté selon sa teneur. Fn
1758, l'archevêque fit une visite pastorale à Saint-
Polycarpe. M. de la Roche-Aymon dit à son retour
qu'il ne voulait pas qu'on troublât les religieux.
11 tint parole, puisque l'affaire de l'union n'eut
aucune suite, tant qu'il conserva l'archevêché de
Narbonne. En 1761, il fut transféré au siège de
Reims. M. de Dillon lui succéda & ne parut pas
d'abord s'occuper de Saint-Polycarpe. Dom Jérôme,
affaibli par l'âge, les ch.igrins & les austérités,
mourut le 10 janvier 1765, âgé de soixante-qua-
torze ans. Il fut inhumé près de l'abbé de Maria,
dans le cimetière de l'abbaye. Il ne restait plus
alors que deux religieux du choeur : l'opinion la
plus généralement répandue était que l'on n'at-
tendait que la mort de leur prieur pour consommer
l'union, & qu'on ne tarderait pas à les arracher de
IV. Arnoul obtint en 889, du roi Eudes,
une charte de protection.
Dès cette époque, l'abbaye est soumise à
leur solitude. Les lettres de l'abbé commendataire
parurent l'annoncer; mais il mourut aussi la
même année & fut remplacé par l'abbé Gohin.
Dom Pierre & le frère Arsène soutenaient par leur
austère conduiti l'honneur du couvent; les bâti-
ments étaient en bon état; les biens entretenus
avec le plus grand soin. Toute la contrée voyait
dans le monastère de Saint-Polycarpe une retraite
chérie de Dieu & habitée par des saints. Mais te
promoteur du diocèse obtint du roi des lettres pa-
tentes pour l'union. On réserva une pension de
six cents livres pour chaque religieux & les effets
mobiliers dont ils pourraient avoir besoin. Dom
Pierre & le frère Arsène protestèrent contre la des-
truction de la maison, & ce fut le dernier acte qu'ils
firent de concert. Le frère Arsène obtint un ordre
du roi pour se retirer dan; l'abbaye de la Grasse,
& dom Pierre resta seul dans le couvent. Il sollici-
tait pour qu'il fut fait une enquête Je commoJo &
incommoda. Une foule d'hommes estimables 8c de
grands seigneurs se prononçaient contre l'union.
Les habitants forains de Saint-Polycarpe prirent,
le 22 mars 1772, une délibération pour s'opposer
à l'exécution des lettres patentes, & démontrer,
disaient-ils, les surprises faites à la religion du
conseil du roi. On craignit, pendant quelque
temps, que l'affaire ne prît une tournure bien
différente de celle qu'on désirait. Quelques misé-
rables, mus sans aucun doute par des motifs bien
étrangers à ceux que leur suppose l'historien de
l'abbaye, mirent un terme aux destinées de celle-ci.
n Depuis longtemps, dit cet historien, les amis
de dom Pierre étoient vivement allarmés : il lui
venoit des avis fréquens, & de plusieurs endroits,
pour qu'il eut à se tenir sur ses gardes. On l'aver-
tissoit surtout de se défier du jardinier du monas-
tère. Lui seul étoit tranquille au milieu de ces
agitations. Rien n'étoit cependant plus réel que
le complot tramé contre sa vie : elle lui fut en-
levée par un assassin , le mardi de la semaine
sainte, 6 avril 1773. Comme il alloit à l'église,
vers les deux heures du matin, pour y dire l'office,
selon sa coutume, le jardinier & trois autres misé-
rables vinrent fondre sur lui. Il étoit convenu
que, pour éviter ses regards, on commenceroit par
lui arracher les yeux. Cette cruelle opération fut
suivie de quinze coups mortels portés sur la tête :
puis on le laissa étendu sur les dalles. » C'est ainsi
que finit la maison de Saint-Polycarpe, & le décret
d'union fut prononcé le 1 1 septembre de la même
année. Dans la suite, les biens qui en dépendaient
devinrent une propriété particulière. Une partie
des bâtiments subsiste encore.
NOTB
107
Note
107
)04
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
celle d'Alet, & son histoire devient exces-
sivement obscure. Nous avons vu plus
haut toutes les vicissitudes qu'elle eut à
subir; enlevée à Alet par la vicomtesse
Ermengarde, elle passe aux mains de l'abbé
de la Grasse & lui reste pendant trente-
six ans (1080-1 116). Elle est alors gou-
vernée par des prieurs. Nous n'en con-
naissons que deux : à l'un, PlERRE-PoNS,
Bernard-Aton , vicomte de Carcassonne
& de Béziers, donne quelques terres en
1090; l'autre, Pierre, reçoit en 1109, de
Raimond & de Guillaume de Cahuzac,
l'église, les dîmes & le cimetière de Sainte-
Colombe, dans le Razès. En 11 16, l'abbaye
est restituée aux moines d'Alet, & elle
leur reste jusque vers 1160. A partir de
cette époque, elle redevient indépendante.
V. Pierre I était abbé en 1169 & 1171.
VI. Bernard I de Saint -Ferréol
était abbé de Saint-Polycarpe avant 1197;
à cette dernière date, il fut élu abbé d'Alet;
mais l'opposition de Bertrand de Saissac,
tuteur du vicomte de Béziers, l'empêcha
de prendre possession.
VII. Roger de Esculenco était abbé en
1210 & 1212. En 1216, il consent un don
fait par Boson , abbé d'Alet, à Bernard,
abbé de Fontfroide. En 1224, de concert
avec Isarn d'Aragon, archidiacre de Car-
cassonne, il sert d'arbitre entre le couvent
de Prouille & l'abbaye de Saint-Hilaire,
qui se disputaient l'église de Saint-Martin
de Limoux. En 1229, il assiste à l'hom-
mage rendu par Jaubert des Fonts à l'abbé
de la Grasse, & assiste peu après à l'élec-
tion d'un abbé d'Alet. Il vivait encore en
1247, année où il avait procès avec l'ar-
chevêque de Narbonne.
VIII. Bernard II de Saint-Ferréol
était abbé dès 1252. En 1255, son procu-
reur assiste au concile de Béziers, tenu
par Guillaume de la Broue, archevêque de
Narbonne. Il fut chargé d'une mission à
la cour de Rome par le monastère d'Alet,
en 1205; & le pape Clément IV l'envoya
demander au roi de Sicile la grâce d'un
certain Pierre de Sainte-Colombe, qui
s'était révolté contre lui. Mais le roi le
mit en prison & le pape eut peine à obte-
nir sa liberté. En 1274, il prêta serment de
fidélité au roi; six ans plus tard, il s'excu-
sait de n'avoir pu assister au concile de
Béziers. Il vécut jusqu'en 1287.
IX. Pierre II Raimond, abbé en 1287,
1290 & 1294, était neveu de Hugues-Rai-
mond, abbé de Lérins, évêque de Riez, &
légat du pape lors de la croisade du Midi,
X. Pierre II! Bertrand, abbé dès
i3oi, adhère le 25 juillet i3o3, à Montpel-
lier, à l'appel interjeté par le roi au futur
concile général.
XI. Raimond I envoya un procureur au
concile de Béziers de i3i7. En i32i &
1329, il est président des chapitres géné-
raux tenus à Carcassonne par les moines
noirs des provinces d'Auch, Narbonne &
Toulouse. Cette dernière année, au mois
de septembre, il assiste à un acte de foi,
tenu contre les hérétiques albigeois par
les inquisiteurs de Carcassonne. On sait
qu'en i337 il était en cour de Rome.
XII. Jean I, abbé vers 1340, n'est connu
que par un acte du suivant.
XIII. Raimond II, prieur de Vogortone,
docteur en droit canon, fut nommé abbé
en 1349 par bulle de Clément VI ; il n'était
plus abbé en i358.
XIV. Raimond III, nommé par Inno-
cent VI en i36i, se démit peu après.
XV. Hugues de Chambes, moine de
Saint-Jean d'Angély, succède peu après au
précédent; il fut abbé jusque vers i373.
XVI. Pierre IV, préchantre du chapitre
régulier d'Alet, fut élu après la mort de
Hugues, & confirmé par Grégoire XI en
1374. En 1376, il fut président du chapitre
général tenu par les bénédictins à Carcas-
sonne; deux ans plus tard, il prononce un
sermon public à un autre chapitre, A
celui de 1379, '' ^^^ nommé visiteur des
abbayes & des églises cathédrales de la
province de Toulouse.
XVII. Antoine I Guitard était abbé
en 1384, année où il s'accorde avec Jean,
archevêque de Narbonne; en i388, il exé-
cute des lettres apostoliques relatives à
la Grasse, Le 27 mai i395, il paraît comme
vicaire général de l'évèque d'Alet, & la
même année il est définiteur dans un cha-
pitre général des bénédictins; deux ans
plus tard, il remplit les mêmes fonctions
à Toulouse, & en 1401 à Carcassonne.
A ce dernier chapitre, il fut nommé visi-
NllïE
107
NOTB
107
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
555
teur de diverses abbayes du Roussillon.
En 1402, il transige avec l'archevêque de
Narboune, sur les peines à infliger aux
moines, & de concert avec le syndic de
la Grasse, il crée à Rieugrand un juge, un
bayle & un sergent exerçant pour les deux
abbayes.
XVIII. Bernard III avait succédé au
précédent en 1406; en 1409, il envoie un
procureur au concile de Pise ; en 1416, il
était encore abbé.
XIX. Gauzbert-Auger assiste, en 1448,
au chapitre général des bénédictins tenu
dans le couvent des frères prêcheurs à Car-
cassonne; le 26 juin 1449, il est mentionné
dans une substitution de procureur. Il de-
vint abbé de Saint-Hilaire en 1461.
XX. Bernaru IV DupRAT, infirmier
de Saint-Hilaire, fut élu abbé de Saint-
Polycarpe le 21 mars 1432, après une va-
cance d'un an. Il fit hommage au roi, le
II mai 1453, entre les mains du lieutenant
d'Antoine de Chabannes, comte de Dam-
raartin, sénéchal de Carcassonne & de
Béziers.
XXI. Bertrand prêta serment au roi
en décembre 1453.
XXII. Jean II du Cassar était abbé le
4 mai 1462.
XXIII. Eudes Ozic assista, en 1478, au
chapitre général des bénédictins tenu à la
Daurade de Toulouse; il devint évêque de
Vaison le 17 juin 1482.
XXIV. Bernard V Michel, docteur à
l'université de Toulouse, fut abbé en 1490
& années voisines.
XXV. Jean III Michel, docteur en
droit canon & protonotaire apostolique,
abbé en 1496 & 1497; nommé abbé de
Saint-Thibéry par quelques moines en
1499, il se désista bientôt de ses préten-
tions en faveur de Jean Dupuyj il fut
abbé jusqu'en i5o9, année où il postulait
l'évêché d'Alet.
XXVI. RuFiN ou Roux de Brinhac,
(on l'appelle encore Rostaing de Boynier),
déjà abbé par le décès de celui qui pré-
cède, en aoîit i5i6, lors du mariage de sa
nièce Béatrix de Faugères avec Jean de
Narbonne ; il siégeait encore en 1519.
XXVII. GisARD de Brinhac, abbé com-
mendataire en iSzS ïi i528.
XXVIII. Antoine II de Dax, appelé
aussi d'Acqs, chanoine de Carcassonne,
préchantre d'Alet, vicaire général de Guil-
laume de Joyeuse, évèque d'Alet, & pro-
tonotaire apostolique, abbé en 1629; il
eut à régler les affaires de la succession
de Pierre, cardinal de Saint-Clément, &
s'attira à cette occasion plusieurs répri-
mandes du pape. On le retrouve encore
en 1548-1553; il devint vicaire général
de François de Faucon, évèque de Car-
cassonne, & évêque d'Alet en 1564; il est
encore abbé en i565.
XXIX. N. DE Dax, neveu du précédent,
paraît avoir été abbé quelques années par
suite de la résignation d'Antoine.
XXX. Paul de Dax, frère du précé-
dent, aumônier du roi & archidiacre d'A-
let, fut abbé de 1570 à i6i5, année de sa
mort.
XXXI. Gabriel de Siran, abbé de i6i5
à 1678, année où écrivait dom Estiennot.
XXXII. René-Charles du Verger de
LA R0CHEJAQUELEIN, d'une famille noble
du Poitou, chanoine & doyen de Langres,
aumônier de la dauphine, nommé abbé le
8 septembre 1681 ; il mourut le 2 décem-
bre 1705, & fut enseveli à la Sorbonne,
dont il était membre.
XXXIII. Henri-Antoine de la Fitte
Maria, originaire du Béarn, nommé le
24 décembre 1705. Pieux & zélé pour la
discipline, quoique abbé commendataire,
il restaura l'abbaye & en fit un modèle
d'austérité comme la Trappe & Orval ; ap-
puyé par l'archevêque de Narbonne, Le
Goux de la Berchère, dès 1712, il avait ras-
semblé plusieurs élèves; en I7i5, il obtint
du roi un brevet pour posséder l'abbaye
d'une manière régulière; |a bulle du pape
n'arriva qu'en 1717. Son principal aide dans
ses travaux spirituels fut l'abbé de Calmez
de Montazels, du diocèse d'Alet, qui entra
à l'abbaye en qualité de novice. Il mou-
rut regretté de tous, en mars 1728, & fut
enseveli dans le cimetière, emportant avec
lui l'estime de tout le pays.
XXXIV. N. Bescheran, chanoine de
la cathédrale de Montpellier, nommé le
i5 mai 1728.
XXXV. N. DuprAT, nommé abbé de
Saint-Polycarpe en 174O,
Note
107
Note
107
556
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
Note
108
XXXVI. N. DE Saint-Bonnet, nommé de mai 1216, vint confirmer ces privilèges
& énumérer les biens de l'abbaye alors
considérables.
Les religieux de Saiiit-Thibéry conser-
vèrent longtemps le droit d'élire l'abbé,
malgré les réclamations des Souverains
Pontifes, qui, notamment Innocent VI
en 1362, faisaient valoir leur droit de ré-
serve; jusqu'au seizième siècle les moines
furent en possession de ce privilège. Après
le concordat de i5i6, on le leur contesta;
mais sur la présentation d'actes authen-
tiques, le Grand Conseil, par arrêt du
23 février 1622, en reconnut la légitimité
& approuva l'élection faite par le couvent.
'ancienne colonie latine de Cessera, H se tint de nombreuses assemblées à
située sur l'Hérault, au confluent de la l'abbaye : en 907, un concile provincial y
Note
I o3
en 1742.
XXXVII. N. DE GOHIN, nommé en 1765.
[A. M.]
NOTE CVIII
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abbaye de Salnt-Thibéry.
(Diocèse d'Agde.)
Bongne, perdit ce nom vers le huitième
siècle & prit celui de saint Thibéry, l'un
des martyrs dont on y conservait les corps.
Autour du tombeau de ces martyrs, Ti-
bérius, Modestus & Florentia, s'éleva un
monastère fondé vers 780 par Attilio, ami
de saint Benoît d'Aniane. Ce monastère ne
tarda pas à s'agrandir, & avait déjà titre
d'abbaye en 817; à cette date, il fut com-
pris par Louis le Débonnaire dans le nom-
bre des établissements religieux qui ne
devaient que des prières pour le salut du
prince & la prospérité de l'Etat".
Cette abbaye était soumise immédiate-
ment au Saint-Siège & ne relevait de l'évè-
que de Béziers que pour certains points de
liturgie. On fait remonter l'origine de ce
privilège à Serge II (844-847) ou Serge III
(904-91 1), qui, dans un concile tenu à Bé-
névent, lui en aurait accordé la jouis-
sance; mais l'acte du concile est faux, &
des èvêques qui y figurent, aucun n'est
contemporain. Cette exemption fut confir-
mée en II 17, par Pascal II, qui déclara
que l'abbé aurait la juridiction temporelle
de la ville de Saint-Thibéry, qu'il jouirait
d'une immunité complète, sous le cens an-
nuel d'un sou d'or dû au Souverain Pon-
tife; les moines purent en outre élire libre-
ment leur abbé. Une bulle d'Innocent III,
' Le manuscrit latin 12700 contient une his-
toire latine du monastère de Saint-TInbéry, avec
un grand nombre de preuves; elle a été écrite à
J'abbaye, par un religieux, vers 1670,
reconnut la liberté de l'église d'Ausone;
en io5o, Guifred, archevêque de Narbonne,
y excommunia les usurpateurs des biens de
l'église d'Arles, en Roussillon; enfin, en
1226, les bénédictins y délibérèrent sur la
réformation de leur ordre. Le monastère
lui-même fut plus tard réformé, & devint
membre de la congrégation de Saint-Maur
en 1647.
De Saint-Thibéry dépendaient un grand
nombre de prieurés, situés dans les diocèses
de Béziers, d'Agde, Toulouse & Auch, entre
autres Saint-Martin de Fenouillèdes, les
Saintes-Puelles & Saint-Pierre de Bessan.
Ce dernier prieuré, donné à l'abbé Déodat
par l'évêque d'Agde, fut l'objet d'un grand
nombre de contestations; enlevé à l'abbaye
par le même prélat vers 1106, il fut attri-
bué par lui à la Chaise-Dieu. Un plaid,
tenu à Loupian en 11 29, cassa cette se-
conde donation; le pape Innocent II écri-
vit en faveur de l'abbé de Saint-Thibéry,
qui, en 11 34, consentit à payera son com-
pétiteur une rente de quinze sous de Mel-
gueil. L'affaire ne fut terminée qu'au con-
cile d'Uzès de 1139. Au neuvième siècle,
Saint-Volusien de Foix en dépendit aussi
pendant un certain temps; il lui avait été
donné par Charles le Chauve, en 844, à la
prière du marquis de Gothie, Humfrid. Le
pape Callixte II, en 11 23, défendit à tout
laïque de construire des forteresses sur les
terres de l'abbaye, sans l'aveu de l'abbé.
Le monastère reçut de nombreuses dona-
tions du vicomte de Béziers, Guillaume,
Note
108
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
557
Note
en 990; de la vicomtesse de Narbonne,
Adélaïde, en 977; de Raimond, comte de
Rouergue, en 961. En 1142, Raimoiid-
Trencavel, vicomte de Béziers, abaiidoiiiia
à l'abbé ses droits de justice à Saint-Thi-
béry, sauf les cas d'homicide & d'adultère,
& ses droits de chevauchée sur les habi-
tants. Mais, en 1273, l'abbé Bermond dut
reconnaître qu'il tenait en fief du roi de
France la ville de Saint-Thibéry & la jus-
tice haute, moyenne & basse, sous la rede-
vance annuelle d'un faucon bien dressé ou
de cinquante sous tournois; cet acte fut
confirmé par Philippe III, en décembre
1273. Enfin par lettre de i3i6, Hugues
Morel, prieur de Montfaucon, commissaire
du roi, vendit à l'abbé Raimond, pour sept
cents sous tournois, le droit de connaître
des premières appellations; cet acte fut
confirmé par Philippe le Long.
L'église de Saint-Thibéry existait dès
i3i6, mais en 1437 elle fut recommencée
par l'abbé Antoine de Rosène. Les guerres
& les malheurs des temps en firent traîner
la construction jusqu'en i535; la consé-
cration en fut faite le 28 juillet de cette
année. On y fit d'abord une nouvelle voûte
& une couple de chapelles. En i5o4, le
chœur était déjà reconstruit, & les consuls
de Saint-Thibéry donnèrent une certaine
somme pour permettre l'établissement de
deux chapelles de chaque côté. Jean IV
Dupuy construisit le grand clocher & posa
l'entablement. Antoine de Clermont par
son testament, en juillet 1499, avait or-
donné à ses héritiers d'élever à leurs frais
les stalles du chœur. Les châsses d'argent
qui contenaient les corps de saint Thibéry
& de ses compagnons, furent fondues par
les calvinistes en i562; elles furent réta-
blies, en i565, par les consuls & l'abbé
Louis de Flavin.
Abbés de Saint-Thibéry.
I. Attilio est le fondateur ou le res-
taurateur du monastère de Saint-Thibéry.
Ami intime & conseiller de saint Benoît
d'Aniane, il est mentionné dans la Vie
de ce saint. Après un voyage qu'il fit
en Bourgogne, vers 770, il se retira du
monde & alla habiter auprès du tombeau
de saint Thibéry & de ses compagnons, au-
tour duquel s'était sans doute déjà formée
une congrégation religieuse. C'est vers 780
qu'il lia connaissance avec saint Benoît,
lors de l'arrivée de celui-ci sur l'autre rive
de l'Hérault. Il fut aussi l'ami & le con-
seiller de Nimphridius, abbé de la Grasse,
puis archevêque de Narbonne, & de Théo-
dulphe, évêque d'Orléans, qui l'avait en
grande estime & le rappelle dans ses vers.
C'est à lui que Mabillon rapporte la cé-
lèbre donation de Raimond-Raphinel, duc
d'Aquitaine & comte de Toulouse, acte
inventé postérieurement, & dont la faus-
seté est aujourd'hui pleinement démontrée.
II. MoDAHltiS, peut-être élève de saint
Benoît d'Aniane, nous est connu par une
lettre écrite par ce dernier, sur la fin de
sa vie, en 821, à Georges, abbé d'Aniane,
pour l'engager à protéger Modarius & ses
frères.
III. Adreraldus reçut en 849, de
Charles le Chauve, l'abbaye de Saint-Volu-
sien de Foix, dans le pays de Toulouse, &
le fisc de Mejan, en Biterrois; l'empereur
lui en confirma la possession en 869. Cet
abbé dut survivre peu; en effet,
IV. Grimoardus, son successeur, est
indiqué comme étant mort le 27 février
863, par le nécrologe de la Sauve-Majeure,
au diocèse de Bordeaux.
V. BoNESiNDUS recouvre, le i3 juin 867,
par un jugement du comte & marquis Ber-
nard, l'abbaye de Saint-Volusien de Foix
& le fisc de Mejan, qu'avait usurpés un
certain Aton. — On prétend, mais sans
preuves, que vers cette époque l'abbaye
fut détruite par les Sarrasins.
VI. RoDOALDUS reçut, en 925, un champ
du prêtre Ildegaire, avec l'assentiment de
l'évêque de Béziers, Raimond, auquel il
succéda au moins en 937; il mourut avant
957.
VII. Ermengaud est témoin à une con-
vention passée en 977, entre Fulcrand,
évêque de Lodève, & Bernard, évêque de
Béziers.
VIII. BÉRENGER I obtint, en février 990,
de Guillaume, vicomte de Béziers, & de sa
femme Arsinde, partant pour Rome, la res-
titution de diverses églises à Saint-Thibéry
& aux environs.
Note
io3
558
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
IX. Guillaume I ne nous est connu
que par un accensement de 1026.
X. DÉODAT ou Deusdedit, moine à
Marseille, puis sacristain à Saint-Thibéry,
fut élu abbé vers io65. Il rétablit la règle
de Saint-Benoît dans toute son intégrité,
mit fin aux infractions amenées par les
guerres & reconstruisit les bâtiments ré-
guliers; son éloquence lui conciliait la fa-
veur des grands & des prélats. Il donna
en censive une terre située près du pont
de l'Hérault, sans date d'année. Sa mort
arriva le 12 février d'après divers nécro-
loges.
XI. ÉerARD assiste, en novembre 1097,
au jugement des légats exemptant Psal-
modi de la juridiction de Saint-Victor.
XII. Arnaud I, ennemi de l'évèquo
d'Agde Bernard, se vit enlever par lui l'é-
glise de Bessan qu'il avait donnée à Déodat;
ce prélat en fit cadeau, avant 1106, à la
Chaise-Dieu. Arnaud obtint des bulles de
Pascal II en 11 17, de Callixte II en ii23.
Il assista à l'assemblée du Caylar en 1122;
en 1127, le jugement d'une assemblée d'évê-
ques força Elzéar & sa femme Engelrade à
lui restituer une viguerie & des dîmes que
lui avait léguées un certain Guillaume-
Arnaud. Guillaume-Bernard & sa femme
Marie lui abandonnèrent, en 11 28, les
dîmes de Saint-Martin de Granoilariis. Il
mourut en 1 133.
XIII. AdémAR I était abbé dès 1134; il
passa une partie de sa vie à lutter contre
l'abbé de la Chaise-Dieu, pour la posses-
sion de Bessan. En 1142, Raimond-Tren-
cavel, vicomte de Béziers, lui abandonne
une partie de ses droits sur Saiiit-Thibéry.
En 1146, il approuve l'accensement d'un
pré dépendant du monastère. Il mourut
peu après.
XIV. Guillaume II, connu par une
déclaration de 1147.
XV. Bernard I assiste à la dédicace de
l'église d'Arles, en Roussillon, le i3 oc-
tobre 1157.
XVI. RaimonD I paraît en 1160; en
ii65, il est témoin dans une charte de Rai-
mond-Trencavel , vicomte de Béziers, en
faveur de Salvanés.
XVII. Guillaume III, appelé de U-^etio
(d'Uzès), dans un acte de 11 72, est men-
tionné vers 1168 avec éloges : il assiste, en
1171, au mariage de Roger II & d'Adéla'ide
de Toulouse; en 1174, dans un chapitre
général, il décide à quels jours les prévôts
des églises rurales auraient à subvenir à
l'entretien de l'abbaye. La même année,
il est témoin à une donation de Bernard
d'Uzès à Franquevaux.
XVIII. Hugues de Garde assiste
à un accord relatif à la Provence, passé
en II 76, entre Raimond V & son frère Al-
phonse; sa mort est mentionnée au 8 mai,
par un nécrologe de Saint-Gilles.
XIX. BÉRENGER II, dit Nigret, parent
de Raimond, évèque de Béziers, paraît en
février 1184, fait un prêt en 1194 & meurt
en 1195, d'après une ancienne notice. Il y
eut une vacance après lui & on a des actes
émanés des moines pendant cet intervalle.
XX. BÉRENGER III, de Lodève, ne paraît
qu'en mai 1197; à cette date, il reçoit la
reconnaissance de Raimond de Faugères,
pour ses fiefs de Saint-Thibéry. En 1204, il
acquiert différents droits de Pierre de Mèze
& de Bernier de Magalas. Il vend, en 1 209,
la boucherie de la ville pour six cents sous
de Melgueil ; en mars 1210, il assiste à
l'hommage rendu à Simon de Montfort
par Etienne de Servian, dans le monastère
même. Est présent, en 1212, au concile de
Narbonne; en septembre I2i3, assiste à la
bataille de Muret, & en souscrit la rela-
tion. En 1216, Innocent III renouvelle en
sa faveur les bulles de ses prédécesseurs.
Bérenger eut à lutter contre les albigeois
qui, sous la conduite de Bernard de Séri-
gnan, s'emparèrent du monastère; il par-
vint pourtant à les en chasser. Chargé par
le pape de détenir en dépôt le château de
Foix, au nom de l'Eglise romaine, le comte
Raimond-Roger lui donna un sauf-conduit
en février 1217 & lui promit une indem-
nité pour chaque semaine de garde. Pierre
de Vaux Cernay lui reproche d'avoir laissé
plus tard tomber cette forteresse au pou-
voir du comte. Le 3 mars 1219, il transige
avec Bernard, évèque de Béziers; le 4 oc-
tobre 1229, avec Raimonde, veuve de Ber-
nard de Sérignan , vassal de l'abbaye, dont
les biens avaient été confisqués à cause
des dévastations qu'il avait commises; la
même année, il s'accorde avec Thédise,
Note
NoiB
108
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
559
évêque d'Agde, au sujet de Bessan. Il mou-
rut peu après.
XXI. Bertrand I de Mornac eut à
disputer l'abbaye au suivant; il est cité
plusieurs fois du vivant de Bérenger; en
1234, il augmenta la pitance des religieux
des produits de la terre de Sérignan.
XXII. Salomon du Colombier, qui lui
succéda, était en lutte avec lui en avril
i23o, quand l'évèque Thédise lui reconnut
le droit de présentation aux vicariats de
Bessan, Castelnau, Saint-Thibéry & Flo-
rensac. Après avoir été prieur de Floren-
sac, il redevint abbé après Bertrand. En
1238, il termina des différends qu'il avait
avec l'évèque d'Agde, Bertrand; s'appliqua
à réparer les désastres de la guerre des
albigeois, & institua son anniversaire le
27 mai 1249, moyennant une rente de
vingt sous de Melgueil. Son dernier acte
est une transaction de mai i25i, avec les
habitants de Béziers, au sujet des leudes
& péages qu'il en exigeait.
XXI II. Guillaume IV Martin de
PÉZENAS jure obéissance, en i25i, à
Innocent IV; paraît, en 1253, dans une
transaction entre le chapitre général des
bénédictins & quelques marchands. Le 8
septembre 1256, il fonda un anniversaire
pour lui & sa famille.
XXIV. Bermond {d'Andu'{e?)i prieur de
Sommières, confirmé par l'évèque d'Agde,
en mars 1257. L'année suivante, il fit une
association spirituelle avec l'abbaye de
Castres. En 1273, il reconnaît tenir en
fief du roi la ville de Saint-Thibéry, avec
haute, moyenne & basse justice. En 1274,
Jacques, roi d'Aragon, lui permet d'acheter
une maison à Montpellier & d'y vendre
chaque année cinq cents setiers de blé,
sans payer de droits. En 1285, il fit un
accord avec les religieux.
XXV. AdÉmAR II achète une maison à
Montpellier, en 1287, avec la permission
du roi de Majorque; il vivait encore en
1290.
XXVI. Guillaume V de Canillac,
religieux à Aniane, puis abbé de Saint-
Thibéry, de 1291 à 1296.
XXVII. Bérenger IV Raimond, élu
en 1297, adhère en juillet i3o3 à l'appel
interjeté par le roi contre Boniface VIII.
XXVIII. G.; i3o6.
XXIX. Frédol I de La Vérune paraît
en i3o7 & i3i6. — Un abbé de Saint-Thi-
béry fut la même année député pour régler
les affaires du comté d'Artois; on ne sait si
ce fut Frédol ou le suivant.
XXX. Raimond II, nommé par
Jean XXII; était abbé en juin i3l6; rend
hommage au roi par procureur, le 3o avril
l3i7; ©n ne sait ce qu'il devint plus tard.
XXXI. Bertrand II était abbé en 1324,
sur la nomination de Jean XXII; il devint
évèque de Sarlat, en i325.
XXXII. Ratier de Lenac, prieur de
Lautrec, nommé abbé par le pape en i325;
vicaire général de l'évèque de Castres en
i327, il devint abbé de Saint-Victor de
Marseille en i328.
XXXIII. Gaillard, prieur de Montfer-
rat (diocèse d'Uzès), nommé par Jean XXII
en 1329, permute en i33o avec l'abbé de
Psalmodi.
XXXIV. Frédol II, abbé de Psalmodi;
en i33o, son vicaire général concède aux
habitants de la ville des libertés munici-
pales; le 10 décembre 1341, il leur ac-
corde le privilège d'avoir un four.
XXXV. Séguin d'Authon se démit en
i36i, quand les religieux, sur les ordres
d'Innocent VI, adoptèrent une réforme
plus rigoureuse.
XXXVI. Pons d'Afrian, élu parles re-
ligieux en i36i, ne fut reconnu par le pape
Innocent VI que par condescendance pour
ses vertus & sa piété. En 1374, '1 assiste au
concile de Narbonnô; en 1389, à celui de
Saint-Thibéry, & reçoit Charles VI à l'ab-
baye. Eu 1373, 1376, 1393 & 1402, il fut
président des chapitres de son ordre tenus
à Carcassonne. Il mourut en 1402, laissant
un grand renom de piété, décèle & d'hon-
nêteté.
XXXVII. Bernard II, pourvu en 1402
par Benoît XIII, rend hommage au roi, par
procureur, le 21 août 1404; envoie un pro-
cureur à Pise en 1409, & meurt fort regretté
en 1427.
XXXVIII. Jean I Armand, nommé par
Martin V en 1427, rend hommage au roi
en 1429. Il est député pour diverses affaires
par le concile de Bâle en 1437, & en 1438,
il charge les évêques de Béziers & de Poi-
NoTE
io3
Note
108
56o
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
tiers & l'archevêque de Narbonne de le
représenter aux Etats de Bourges. II de-
vint abbé d'Aiiiane à la fin de l'année 1448.
XXXIX. Antoine I de Rosène prête
serment au roi le 3 février 1446; il eut
avec ses moines des querelles qui furent
terminées par un arrêt du Parlement de
Toulouse. Le 1" mai 1448, il assiste au
chapitre général des moines noirs, tenu à
Carcassonne. En 1455, il permet l'union
du prieuré de Galan au nouveau collège de
Foix, fondé à Toulouse. En i^5j, il jette
les fondements de la nouvelle église. Il
mourut le il septembre 1464.
XL. Jean II François de Narbonne,
élu abbé par les moines, céda la place au
suivant, institué par bulle.
XLI. Richard, cardinal de Saint-Eusèbe,
abbé commendataire pendant quelques
mois par bulle de Paul II, en 1464-1463.
XLII. Jean III de Corguilleray,
évêque de Lodève, nommé par Paul II le
3 octobre 1465; il eut pour vicaire général
Jean Dupuy, plus tard abbé; il mourut en
1488.
XLIII. Antoine II Guillaume de
Clermont, notaire apostolique, archi-
diacre de Béziers, abbé commendataire de
Villemagne ik de Saint-Thibéry en 1490;
il mourut le 4 juillet 1499.
XLIV. Jean IV Dupuy, élu par les moi-
nes, eut à lutter contre François-Guillaume
de Clermont, nommé par le pape, & contre
Jean-Michel, nommé par quelques moines.
Il dut le chasser à main armée de l'église,
qu'il avait occupée & dont il avait vendu
ou dispersé les vases sacrés & les orne-
ments sacerdotaux ; il fut maintenu en
possession par un arrêt du Parlement de
Toulouse ; il releva les lieux réguliers.
Nommé en i9b9 à l'évêché d'Alet, il re-
fusa, puis accepta, d'après des actes du
parlement de Toulouse de i5ii. Il était
encore abbé en 1614 & iSiy. En i5i8, il
eut à lutter contre le Parlement de Tou-
louse, qui le mit en prison. Il mourut le
3 juin i52i.
XLV. Gisard de Corneillan, élu en
juin iSii; on lui opposa Guillaume de
Lanjac, nommé par le roi. Les moines
l'emportèrent, & un arrêt du 23 février
i522 les confirma dans leur droit. En i533,
Gisard présenta aux commissaires du roi le
recensement de ses biens. Il acheva l'église
en i535. En l539, il était vicaire général
de l'évêque de Saint-Pons, & mourut le
10 août 1543.
XLVI. Jacques de Saint-Félix perçut
illicitement les revenus, depuis 1548 jus-
qu'en septembre 1645, moment où il reçut
l'absolution du Saint-Siége & l'investiture
canonique. Le 28 janvier i553, il règle les
pitances journalières des religieux & fixe
leur nombre à vingt. Il mourut en février
i562.
XLVII. Louis de Flavin, abbé com-
mendataire de i565 à i585. En i562, le mo-
nastère fut ruiné par les calvinistes & rasé.
Cet abbé n'eut point de successeur régu-
lier avant i6o3. Pendant cet intervalle, on
trouve un certain Michel d'Arles, qui s'in-
titulait abbé pour permettre à son patron,
Jules de Montmorency, de percevoir les
fruits.
XLVIII. François II Boyer est nommé
abbé par une bulle du 27 août i6o3; il reçut
la bénédiction abbatiale le 20 juin 1604;
il mourut à quatre-vingts ans, le 29 août
1635, & fut enterré devant le grand autel.
XLIX. Maurice de Bruslet d'An-
DELOT, nommé par bulle du 16 décembre
i636, ne prit possession que le 12 avril
1642. Il essaya de ramener les moines à
l'observation de la vie régulière; ne pou-
vant y parvenir, il s'accorda avec les reli-
gieux réformés de Saint-Maur en 1643, & les
installa le 12 octobre 1647. En i658, il eut
procès avec les habitants de Saint-Thibéry;
en 1679, il assista à la pose de la première
pierre de l'église d'Aniane, par le cardinal-
abbé Pierre de Bonzy. Il s'appliqua à res-
taurer l'église, à racheter les droits aliénés,
à rétablir les lieux réguliers, & mourut fort
regretté en 1698. — Pendant sa vie, les re-
ligieux entreprirent à deux reprises diffé-
rentes des missions pour convertir les pro-
testants du diocèse d'Agde ; ces missions
eurent, dit-on, beaucoup de résultats; le
prieur de l'abbaye, dom Gabriel Leoomte,
se distingua principalement par son zèle
à Montignac & à Florensac.
L. Pierre-Louis Houdiart, musicien
du roi, nommé le 29 mars 1698, mourut en
1703.
Note
Note
loS
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
56 1
Note
109
LI. Guillaume VI Nicolas de Paris,
d'une famille de parlementaires, abbé le
14 août lyoS, meurt le 8 octobre lySo.
LII. Claude Simonnot, de Châlons-
sur-Saône, abbé de Usserthal, au diocèse
de Spire, en 1727, fut, à la suite de procès
avec le baron de Sickingen, transféré à
Saint-Thibéry le 11 novembre 1780 ; il
reçut la bénédiction le 19 octobre 1732.
LUI. N. Berton de Grillon, chevalier
de l'ordre de Malte, maréchal des camps
& armées du roi, abbé commendataire en
1740; mort en 1786. — A partir de ce mo-
ment, jusqu'en 1790, l'abbaye fut régie par
des économes. [A. M.]
NOTE CIX
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abbaye de Saint-André de Sorède.
(Diocèse d'EIne.)
L 'abbaye de Sorède, dans le Roussillon,
non loin de CoUioure, est d'origine
carlovingienne. Un certain Miron, qu'on
qualifie d'abbé, vint, sous Louis le Pieux,
résider dans le pays & y fonder un monas-
tère. Après deux essais infructueux, deux
tentatives d'établissement aux lieux ou
celles de Saint-Martin & de Saint-Vincent,
il vint s'installer à Sorède, & y éleva une
église dédiée à saint André. Ce personnage
vivait probablement vers 820 ou 826; à sa
mort, il eut pour successeur Sisegutus, qui
obtint de Louis le Débonnaire, aux appro-
ches de l'année 836, un diplôme par lequel
cet empereur prenait le couvent sous sa
protection & lui accordait une immunité
pleine & entière. L'acte fut rendu à la re-
quête du comte Gaucelin. Vers 85o, le
comte Suniaire obtint de Charles le Chauve
la confirmation de cet acte, en faveur du
nouvel abbé Froyslus ; le même roi con-
firma son premier diplôme par acte donné
à Saint-Denis, en février 869.
L'histoire de Sorède est assez obscure,
faute de documents. On sait seulement
qu'en 1109, le monastère, se trouvant à
IV.
demi ruiné, fut donné par Agnès, comtesse
de Roussillon, avec l'assentiment d'Ermen-
gaud , évéque d'EIne, à l'abbaye de la
Grasse; la princesse promit en même temps
de faire approuver cette donation par son
mari, à son retour de Palestine. En 1139,
le comte Gaufred, son épouse Trencavelle,
& son fils Guirard, en confirmèrent la
possession à la Grasse, en stipulant que
l'abbé, élu par les moines de Sorède, serait
choisi parmi les religieux de la Grasse,
sauf l'abbé & le prieur; l'abbé de la Grasse
aurait droit de censure, & le comte de
Roussillon & l'évêque d'EIne pourraient
formuler leur avis. Cette union dura. Des
bulles des papes Gélase II, Callixte II &
Grégoire IX nous montrent l'abbaye de
la Grasse possédant Sorède en 1118, 1119,
& 1228. Un grand nombre d'abbés furent,
aux treizième & quatorzième siècles, choi-
sis parmi les moines de la Grasse, & en
1288 nous voyons encore les religieux de
Sorède demander à l'abbé de ce monastère
la confirmation de l'élection faite par eux.
Le dernier moine de la Grasse, que l'on
sache avoir été abbé à Sorède, est Ar-
naud II, en i36i.
L'abbaye de Sorède, qui au moyen âge
avait été en communauté de prières avec
Cassan, déclina promptement, & en 1592,
sur la demande de Philippe II, Clément VIII
l'unit à celle d'Arles, sa voisine; en 1722,
celle-ci fut à son tour unie à la cathédrale
de Perpignan.
Abbés de Sorède.
I. Miron, fondateur du monastère,
vivait dans les trente premières années du
neuvième siècle; quelques auteurs l'ont
placé vers 814.
II. Sisegutus, successeur du précé-
dent, obtint, vers 836, un diplôme de Louis
le Pieux, à la demande du comte Gau-
celin.
III. Froiselus ou Froyslus obtint de
Charles le Chauve, vers 85o, la confirma-
tion du diplôme de son père.
IV. Jean I obtint, en 869, des lettres de
protection du même prince.
V. Addala est mentionné dans une
charte du cartulaire d'EIne, datée de la
36
Note
Note
109
j6:
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
troisième année du rSgne de Charles le
Simple (901).
VI. Savu.A ou Sanila, mentionné dans
une charte de 1016.
VII. Raimond I assiste, le i5 novembre
1046, à la dédicace de l'église d'Arles, à
laquelle prit part Guillaume, comte de
Pailhas. En io53, il transige avec Béren-
ger, évèque d'Elne. Sa vie se prolongea
jusqu'en io58, si l'on rapporte à cette
année la dédicace de la cathédrale d'Elne,
que quelques auteurs attribuent à l'année
io53.
VIII. Bauzo souscrivit, en io63, un di-
plôme du roi Ramire, accordé à l'église
d'Huesca, pendant le concile de Jacca.
IX. Pons I Arnaud, devenu abbé en
II 10, assista, en 11 14, à un jugement d'é-
vêques pour Cuxa ; le 17 octobre 1121,
l'église du monastère est consacrée en sa
présence par Pierre, évèque d'Elne ; il était
encore abbé en 1140 & ii43, années où
il reçut diverses donations du comte de
Roussillon, Gaufred & de sa femme Tren-
cavelle.
X. Pierre I assiste au serment prêté, le
8 mai 1164, par les exécuteurs testamen-
taires de Gaufred, comte de Roussillon.
Il paraît, en juillet 11 72, dans un acte de
Girard, comte de Roussillon; en 1175, il
est mentionné dans la sentence rendue
entre Arnaud de Castel-Roussillon & l'abbé
de la Grasse.
XI. Guillaume-Bertrand obtient, en
1188, un diplôme d'Alphonse d'Aragon; en
1 192, il assiste à un échange entre ce prince
& l'abbé de la Grasse.
XII. R., abbé en 1201.
XIII. Xatmar, ailleurs ACATMEIRUS,
paraît dès le 10 janvier 1206; assiste, en
1207, au serm"ent prêté par Guillaume,
vicomte de Castelnau , à Bernard , abbé de
la Grasse.
XIV. Bernard I de Tulujes. Le 10
avril 1222, Nunez Sanche, seigneur de
Roussillon, Confiant & Valespir, lui con-
firme la donation d'une certaine Agnès
Baron, en stipulant que le monastère en-
tretiendrait un prêtre séculier qui prierait
jîerpétuellement pour lui. Le même prince
accorda à cet abbé divers privilèges en
1225. En 1226, Bernard est arbitre entre
l'abbé de la Grasse, Perrière, fille de Rai-
mond de Saint-Félix, & Guillaume de Vil-
lelongue. Il paraît encore en i23o & 1240
dans différents actes des abbés de la Grasse.
XV. Raimond II était moine de la
Grasse en 1256, lors de l'élection de l'abbé
de la Grasse Bérenger. Il fut à la fois pro-
cureur de ce monastère & abbé de Sorède
de 1258 à 1267. A cette dernière date, Jac-
ques, roi d'Aragon, lui fit restituer diffé-
rentes localités.
XVI. Pierre II Carbonnier, moine
de la Grasse & prieur de Parazols ; un
moine de Sorède vint notifier son élection
au chapitre de la Grasse en mars 1271.
Pierre mourut en 1287.
XVII. Pons II du Puy, moine & infir-
mier de la Grasse, fut élu abbé en 1288,
confirmé par Auger, abbé de la Grasse, la
même année, en janvier. Il paraît jusqu'en
juin 1297.
XVIII. Bernard II paraît, en octobre
1299, à une sentence rendue par Jacques,
roi d'Aragon, en faveur de la Grasse; il
est abbé de i3o2 à i3i7; peu après, Béren-
ger, évèque d'Elne, lui enleva l'adminis-
tration du monastère dont il avait dila-
pidé les biens.
XIX. Arnaud I d'Alion, moine de la
Grasse, prieur de Saint-Martin d'Alfegar à
Saragosse; il fut élu par la communauté
de la Grasse & installé par Bérenger, évè-
que d'Elne, le 16 juillet i3i8 ou 1319.
XX. Bernard III, le même peut être
que Bernard II; il paraît en i323, & le
7 mai 1324; à cette dernière date, Guil-
laume, abbé de la Grasse, lui confirma à
lui & à ses douze moines les dons de ses
prédécesseurs. On le trouve encore en
i338 & 1339.
XXI. Bertrand paraît de 1840 à i35i;
il mourut la troisième année du pontificat
d'Innocent VI, en i355.
XXII. Arnaud II, moine & sacristain
de la Grasse, puis abbé de Sorède. Men-
tionné en mai i36i, il assiste en i38o à la
publication des constitutions de Raimond,
évèque d'Elne; il paraît encore en i3Sl.~
XXIII. Jacques I souscrivit une charte
avec six moines, le 22 février 1391 (1392).
XXIV. Jean II paraît en 1401 & 1430.
XXV. Antoine Cèlera, 1445 & 1446.
Note
109
Note
lop
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
563
Note
I lO
XXVI. Jean III, i6 avril 1461.
XXVII. Balan, 1474.
XXVIII. Jacques II Baller ou Bel-
LERO, décembre 1481 & 1482.
XXIX. Antoine de Narbonne, moine,
procureur de l'abbé d'Aiiiane, était abbé
de Sorède en 1492 ; devient abbé d'Aniane
le 22 février 1494.
XXX. Michel Marti, chanoine d'Elne,
vicaire général de l'évêque de cette ville,
aumônier de Charles-Quint, abbé com-
mendataire le 17 octobre iSpy; eut pour
compétiteur un moine d'Arles, Pierre Sas-
tre, qui s'intitule abbé en i5i5 & i5i6;
Michel l'était encore en iSiç.
XXXI. Jean IV de Salaye, originaire
du diocèse de Valence, docteur en théo-
logie de la faculté de Paris, abbé commen-
dataire le 24 février 1345.
XXXII. Onofrio GigentA, d'abord
abbé de Saint-Geniès & de Sainte-Marie
d'Aspiran, désigné par le roi d'Espagne
en iSSç.
En 1592, l'abbaye de Sorède fut unie à
celle d'Arles & suivit dès lors toutes ses
vicissitudes. [A. M.]
NOTE ex
AJOUTÉE PAR LES KOUVEAUX ÉDITEURS.
Abbaye de Notre-Dame de Quarante.
(Diocèse de Narbonne.)
L'abbaye de Quarante était située dans
le diocèse de Narbonne, à trois lieues
de cette ville vers le nord, sur les limites
de l'évêché de Saint-Pons. Elle ne remonte
pas plus haut que le commencement du
dixième siècle; néanmoins il existait au-
paravant dans ce lieu une église, dédiée à
Notre-Dame. Ainsi on voit par les actes du
concile d'Azillan, convoqué le i3 juin 902,
que Tetbaldus était curé de Notre-Dame
de Vie ou de Quarante, & qu'il s'opposait
à ce que son église fût soumise à celle de
Sainte-Eulalie de Crusy. L'abbaye de No-
tre-Dame de Quarante est encore citée.
en 961, dans le testament de Raimond I,
comte de Rouergue & marquis de Gothie,
parmi les églises cathédrales ou abba-
tiales auxquelles ce prince fit des libérali-
tés. Ermengaud, archevêque de Narbonne,
dédia l'église de Notre-Dame en 982. Un
acte de 990 apprend que l'abbaye était
alors desservie par dés chanoines réguliers,
qui vivaient en commun; ces chanoines
embrassèrent la règle de Saint-Augustin
au onzième siècle; ils étaient gouvernés
par un abbé.
La liste des abbés que nous donnons
ci-dessous est loin d'être complète, ce qui
tient à la pénurie des archives de l'abbaye.
Dom Estiennot' signale quelques abbés,
auxquels on ne peut assigner de rang; ce
sont :
B. Piano, dont le nécrologe de Qua-
rante place la mort au 3 novembre;
Ebrard, dont le nécrologe de Cassai!
indique la mort au 14 avril ;
Sévère, dont le même nécrologe fixe
le jour de la mort au 22 avril.
Abbés de Quarante,
I. BéRENGER I était abbé en 1027, sui-
vant les auteurs du GalUa Christiana.
II. RlCUiN était abbé de Quarante,
lorsque Guillaume-Aribert se fit religieux
& se donna comme chanoine, en 1087, à
cette abbayç.
III. Matfred paraît avoir été abbé en
1063 & en 1067.
IV. Raimond I Udalger gouvernait
l'abbaye en 1089 & 1090. Il assista, avec le
titre d'abbé, le 20 mars 1091, au concile
de Narbonne. C'est peut-être le même
Raimond dont il est fait mention dans
les années 1126 & ii3i. Le nécrologe de
Saint-Nazaire de Carcassonne porte : « Le
12 des calendes de septembre (21 août),
mourut Raimond-Udalger, de vénérable
mémoire, clerc de notre congrégation &
abbé de Quarante. »
V. RiCHiN ou Richer reçut du pape
Innocent II, le 11 novembre ii36, une
bulle de protection & de confirmation des
privilèges de son abjjaye. Le 26 janvier
' Fragmenta, t. 8.
Note
I lo
Note
1 lo
564.
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Note
1154, Guillaume, vicomte de Minerve, &
Ermengarde, sa femme, firent plusieurs
donations à cet abbé.
VI. Raimond II est connu par les let-
tres confirmatives d'un acte d'échange, fait
entre Ricuin, son prédécesseur, & le cha-
pitre de Narbonne, données le 3i mars
1164 par Hyacinthe, cardinal-diacre, & lé-
gat du Saint-Siège.
VII. Pierre I siégeait en 1169 & 1164.
VIII. Bernard I est mentionné comme
abbé de Quarante, dans un acte de l'abbaye
de Fontfroide de iiyS.
IX. Pierre II obtint, en 1180, une sen-
tence contre Adéla'ide, épouse de Bérenger
de Montseret; il vécut jusqu'en 1197.
X. Guillaume I était grand prieur de
Notre-Dame de Saragosse lorsqu'il fut élu
abbé de Quarante. Il fit contracter, en
1197, une association de prières & de bon-
nes œuvres entre les deux abbayes.
XI. Benoit fut élu abbé la même année.
Le chapitre de la métropole n'ayant pas
voulu confirmer son élection pendant l'ab-
sence de l'archevêque, il se pourvut devant
ce prélat , qui ordonna une nouvelle
assemblée capitulaire en présence des cha-
noines. Après cette soumission, Bérenger
de Motien, archidiacre, confirma l'élection
au nom du primat.
XII. BÉRENGER II de Motien devint
abbé de Quarante en 1204.
XIII. Pierre III Leblant était abbé
en 1207; il en avait encore le titre en
I2i5, selon dom Estiennot; mais il devait
alors avoir résigné ses fonctions.
XIV. Bérenger III de Seillan était
déjà abbé en I2i3. Le vicomte Aymeri lui
confirma, en I2i5, la donation que la vi-
comtesse Ermengarde avait faite précédem-
ment à l'abbé Pierre. Il est encore fait
mention de cet abbé, en 1284 & 1236. Sa
mort est indiquée, dans le nécrologe de
l'abbaye, au 19 décembre.
XV. Guillaume II fut présent, le
19 avril 1238, au testament de Pierre, mé-
tropolitain de Narbonne.
XVI. Bernard II du Pas était abbé
en 1239.
XVII. Guillaume III de Saint-Pierre
est cité, en 1242 & 1246, dans plusieurs
lettres des inquisiteurs adressées au Pape.
Il est nommé en i255 pour la dernière
fois. Le nécrologe place sa mort au 3 avril.
XVIII. Bérard reçoit, en 1260, l'hom-
mage de Raimond-Bernard de Crusi. Il fit
un échange, le 21 mars 1262, avec Rai-
mond-Guillaume, commandeur de la mai-
son hospitalière de Capestang.
XIX. Richard termina, le i3 juin 1265,
une contestation entre Raimond de Fi-
guière, abbé de Saint-Chinian, & Rai-
mond de Sales, seigneur de Villespassans,
concernant les limites qui devaient les
séparer.
XX. Bernard III d'Alquier est cité
comme abbé, en 1268, par l'ancien GalUa
Chrîstiana. En 1269, il promit obéissance à
Maurin, archevêque de Narbonne, & mou-
rut le 20 août.
XXI. Bernard IV de Nissan, élu abbé
en 1272, s'excusa de ne pouvoir assister au
concile de la province, convoqué en 1277.
Il forma, en 1280, une association de
prières avec les chanoines de Pamiers &
de Cassan.
XXII. Bernard V Salvador institua,
en 1283, un office complet, le premier
lundi d'après la fête de Saint-Michel, pour
tous les abbés décédés.
XXIII. Ermengaud, qui exerçait l'of-
fice de maître des œuvres du monastère,
fut nommé, en 1288, abbé de Quarante par
suite de la contrainte exercée sur les cha-
noines par les habitants du bourg.
XXIV. Pierre IV promulgua des règle-
ments en 1297.
XXV. Bernard VI était abbé en i3o3.
XXVI. Pierre V fit, en i3o3, un accord
avec les consuls du lieu. Sa mort est indi-
quée, dans le nécrologe, au 18 mai i3i3.
XXVII. Jacques I Gondolin prêta ser-
ment d'obéissance, en i3i3, aux vicaires
généraux de Bernard, archevêque de Nar-
bonne. Il mourut le 19 mars 1324.
XXVIII. Arnaud Salvador fut élu le
21 mars 1324, & confirmé par les vicaires
généraux du métropolitain; il décéda le
16 juillet 1328.
XXIX. Pons d'Aurenc, chambrier du
monastère, fut proclamé abbé & confirmé
par l'archevêque Bernard, en i328. Il mou-
rut le 12 janvier i337.
XXX. Roger fut sommé par son cha-
Note
I lo
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
565
pitre de rédiger un règlement pour la
nourriture ordinaire des chanoines; il était
docteur en droit. Le nécrologe marque sa
mort au 2 juillet 1348.
XXXI. Bernard VII de Mesenchère,
prieur d'Olargue, succéda à Roger & re-
çut, en 1848, son institution du pape
Clément VI. Il est qualifié de professeur
& maître en Ecriture sainte, dans le né-
crologe qui place le jour de sa mort au
9 juin 1357.
XXXII. Pierre VI de Mesenchère,
prieur de Murât, au diocèse de Castres,
est dit abbé de Quarante dans une bulle
d'Innocent VI, en i357. Il mourut le
1" septembre i36i.
XXXIII. Etienne I de Tripière sié-
geait en i368. Il assista, au mois d'avril
l374, au concile provincial de la province
de Narbonne, & décéda le 16 juin 1379.
XXXIV. Vincent de Siran, bachelier
en droit, ne jouit pas longtemps de son
titre. Il mourut le i3 septembre i38o.
XXXV. Jacques II était abbé en i383,
1892 & 1401. Il envoya un représentant
au concile de Pise en 1409.
XXXVI. Jean I Isarn mourut le 10 juin
1413.
XXXVII. Raimond III DE Fabrègue
était abbé en 1413. Il plaida, en 1426,
contre le procureur de l'archevêque de
Narbonne, qui l'avait privé pendant six ans
de la jouissance de son abbaye, sous pré-
texte de dissipation. Il fut réintégré dans
ses droits, puisqu'il s'excusa, en sa qualité
d'abbé, de n'avoir pas assisté, en 1480, au
concile de Narbonne.
XXXVIII. Guillaume IV de Saint-
Maurice, qui était parvenu à une extrême
vieillesse, abdiqua en 1459, en faveur du
suivant.
XXXIX. Gérard ou Guiraud de
Saint -Maurice, religieux de Cluny,
prieur de Mazières & de Sédillac, fut élu
abbé, en 1459, sur la démission de Guil-
laume; il obtint, en 1474, une bulle du
pape Paul II, frappant d'excommunication
les usurpateurs des biens de son abbaye.
Il vivait encore en 1476.
XL. Geoffroi, licencié en droit, jura,
lors de sa prise de possession, en 1481, de
maintenir les droits de l'abbaye; il en con-
firma la même année les anciens statuts &
règlements.
XLI. Henrx-Geoffroi, chanoine d'Albi,
fut pourvu en commende de l'abbaye de
Notre-Dame de Quarante, le 18 janvier
1482. Il en jouit jusqu'en 1490.
XLII. Jean II du Mesnil, conseiller
du roi, fut le second abbé commendataire
de Quarante. Le roi lui fit payer, le 16 mai
14971, la somme de soixante francs tournois
pour un voyage qu'il avait fait par son
ordre de Rouen à Lyon; il est encore cité
en i5o4.
XLIII. Raimond IV était abbé en i5o8.
XLIV. Robert de Coquebourne ,
évéque de Rochester , trésorier de la
Sainte-Chapelle de Paris, avait l'adminis-
tration de l'abbaye en l5l7 & l522.
XLV. Guillaume V de laVolpillère
était en même temps abbé de Quarante &
de Saint-André de Clermont, & chanoine
de l'église cathédrale de cette ville. Il mou-
rut le 19 juillet 1529.
XLVI. Claude d'Oraison jouissait de
la commende en i53o. Il fut nommé évé-
que de Castres le 20 août i55i, après la
mort d'Antoine de Vesc.
XLV II. Blaise Cistel, prévôt de
l'église de Clermont, avait l'administration
de l'abbaye de Quarante en i553.
XLVIII. Pierre VII de Briniac fut
commendataire en 1564 & en i565.
Les seigneurs de la Jugie de Rieux joui-
rent des fruits de la mense abbatiale de-
puis i565 jusqu'en i6o3.
XLIX. Pierre VIII Redon fut pourvu
de la commende en i6o3, & mourut en
1606, à l'âge de vingt-trois ans.
L. Balthazar de Thésan de Saint-
Geniès était abbé en 1606.
LI. Jean III Antoine de Thésan de
Saint-GenièS était abbé en 1621.
LU. Barthélemi de Renouard, ar-
chidiacre de Narbonne, abbé en i636.
LUI. Louis de La Vergne de Mon-
TENARD de Tressan, évêque de Vabre,
& ensuite du Mans, abbé de Quarante en
1668 & en 1670.
LIV. Anne Tristan de la Beaume la
SuZE, abbé en 1672, puis évêque de Tar-
bes, de Saint-Omer, & enfin archevêque
d'Auch en 1692 ; mourut le 24 mars lyoS.
Note
I 10
Note
I 10
566
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Note
1 1 I
LV. Antoine de Renouard, archi-
diacre de Narbonne & abbé de Quarante
en 1686.
LVI. Etienne II Antoine de Jouan,
de Paris, abbé le 11 avril 1705 j mourut
en 1763.
LVII. N. DE Boussanelle fut nommé
par le roi en 1763.
LVI II. François Gain de Monta-
GNAC, né le 6 juin 1744, fut nommé à l'ab-
baye de Quarante, en 1768 , & sacré évêque
de Tarbes le 20 octobre 1782. [E. M.]
NOTE CXI
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Eglise de Vabre.
(Abbaye érigée en évèché en iSiy.)
PARMI les monastères d'Aquitaine, dans
lesquels l'invasion normande vint por-
ter le trouble & la désolation, l'un des plus
éprouvés fut celui de Paunat, en Périgord.
L'irrégularité s'y introduisit, & l'abbé
Adalgise résolut de chercher un lieu plus
propice au travail & à la méditation. Il
s'adressa à Raimond, comte & marquis de
Toulouse, qui, par un acte du 3 novembre
863, lui céda le lieu de Vabre, en Rouer-
gue, avec un certain nombre d'églises, de
vUlages & de serfs; le monastère fut dédié
au Saint-Sauveur, à la Vierge & à saint
Denis, martyr; le choix de l'abbé fut laissé
à l'élection des moines & leurs biens joui-
rent d'une entière immunité.. L'année sui-
vante, Raimond faisait confirmer ses dona-
tions par Charles le Chauve; le même roi
accorda à Bernard, fils de Raimond, comte
& marquis, une nouvelle confirmation
e^i 870. La famille de Raimond conserva
sa protection à ce monastère; en 865,
puis en 883, la comtesse Berteiz & ses fils,
Bernard & Eudes, lui firent de grandes &
importantes donations.
Sous les abbés suivants, le monastère ac-
quit un grand renom de sainteté ; c'est là
que saint Géraud vint chercher des moines
pour peupler Aurillac. Un grand nombre
de prieurés furent créés aux environs; en-
tre autres celui de Nant qui, fondé en 926,
devint abbaye en ii35 & ne fut affranchi
de la sujétion de Vabre qu'en i366; celui
de la Vergne, fondé en 944, celui de Saint-
Marcel, en 985 : toutes ces possessions lui
furent confirmées par Pascal II, en avril
1 116, moyennant une redevance annuelle
d'un sou d'or, payable à Latran.
Mais avec le temps cette prospérité s'éva-
nouit : dans la première moitié du onzième
siècle, le monastère n'avait plus d'habi-
tants & tombait en ruines; la régularité
n'existait plus. Pour remédier à ce fâcheux
état de choses, l'évêque de Rodez, Déodat,
résolut, en 1062, de le soumettre à Saint-
Victor de Marseille, alors dans toute sa
])rospérité. Il prit l'avis du pape Nicolas
&, avec l'aide de Raimbaud, archevêque
d'Arles, il exécuta son projet. L'abbé de
Saint-Victor eut le droit d'expulser les
moines irréguKers & dut approuver l'élec-
tion de l'abbé. Cette sujétion fut confir-
mée par les papes Grégoire VII en 1079,
Urbain II en 1095, Pascal II en m 3, In-
nocent II en 1x33. Mais elle donna lieu à
de nombreux procès en 1120, 1127, 1154.
En vain Callixte II, Eugène III, Anas-
tase IV prêchèrent-ils successivement l'o-
béissance aux abbés de Vabre; jusqu'en
1235 il y eut des contestations. En 1218,
l'abbé de Saint-Victor fit la visite & trouva
l'abbaye pleine d'irrégularités & d'abus;
tous les biens du monastère étaient dilapi-
dés; aidé par les prélats des environs, il y
apporta les remèdes qu'il crut les meilleurs,
sans pourtant réussir dans tous ses projets.
En i3i7, Jean XXII affranchit Vabre de
la juridiction de Saint-Victor. En effet,
ce fut le i3 août i3i7 que ce pape érigea
l'abbaye en évèché; il forma le nouveau
diocèse de cent trente paroisses, prises
sur celui de Rodez, & leur donna le Tarn
pour limite commune; trois abbayes cister-
ciennes furent attribuées à Vabre : Nant,
Nonenque & Salvanès, ainsi que Beaumont,
prévôté de chanoines réguliers. La commu-
nauté devint chapitre régulier & conserva
la règle de Saint -Benoît. Le nombre des
chanoines fut fixé plus tard à dix-sept, plus
l'évêque; il y eut trois dignitaires, le pré-
vôt, l'archidiacre & le chantre. Mais les
Note
I I 1
Note
1 1 I
NOTES -SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
567
statuts, édictés en 1 320 par le premier éyè-
que, Pierre d'Olargue, avaient maintenu le
nombre ancien de trente & un chanoines
& toutes les dignités capitulaires. Le cha-
pitre fut sécularisé en i56i , par Pie IV,
à la demande de Jacques de Corneillan.
Henri III y consentit en iSyS, & le Parle-
ment enregistra là bulle en 1587.
L'évêché deVabre subsista jusqu'en 1790J
à cette époque il fut supprimé.
Ahhés de Vabre'.
I. AdALGISE était abbé de Paunat, en
Périgord; chassé par les Normands, il ob-
tint du comte de Toulouse, Raimond, Te
lieu de Vabre, en Rouergue, & y cons-
truisit un monastère en 863 ; deux ans plus
tard, il reçut de Berteiz, veuve du comte,
d'importantes donations. On ne sait au
juste quand il mourut.
II. Rolland, son successeur présumé,
était attaché à la famille du fondateur. Il
s'intitule clerc & filleul du comte Raimond,
dans une donation au monastère, de no-
vembre 862 ou 863. En janvier 870, il lui
donne l'église de Saint-Vincent & Saint-
Amans pour y entretenir le service divin;
un diplôme de Charles le Chauve, du
21 juin 870, lui confirma les donations
précédentes.
III. Bernard I était abbé, en décembre
875, quand Richard & sa femme Rotrude,
pour le salut de leurs seigneurs, les comtes
& marquis Frédelon, Raimond & Bernard,
donnèrent au monastère différents lieux
de la viguerie de Millau, entre autres
Noaillac. Il reçut aussi, en 883, de la com-
tesse Berteiz & de ses enfants, le lieu &
l'église de Brusque, en Rouergue.
IV. Agio ou Aigo, que l'on a, sans rai-
son plausible, identifié avec l'archevêque
de Narbonne de ce nom , qui vivait quel-
ques années plus tard, reçoit en 910, de
son oncle Aimeradus, la ville & l'église de
Montagu, en Rouergue. Il écrivit la rela-
tion de la fondation du monastère.
V. Frédelon, fils d'Amblard & de Sé-
' Cette liste a éli dressée tant avec le Gallia Chris-
tiana^ qu'avec les pièces contenues dans le tome 148
de la collection Doat, à la Bibliothèque nationale.
negonde, était abbé en 916; ses parents
font diverses donations à l'abbaye en 916
& 922; en février 926, il reçoit de Bernard
& de sa femme Udalgarde le Ueu de Nant,
en Rouergue, pour y fonder un prieuré;
en 929, il fait diverses fondations dans son
église. En 934, il fait un échange avec le
comte de Rouergue, Ermengaud, & vers la
même époque, avant 936, il conclut avec
lui & son fils une nouvelle transaction.
VI. AcFRED I reçut une donation la pre-
mière année du règne de Louis d'Outre-
mer (936-937).
VII. Ramnulfe était abbé dès 938, an-
née où il fait un échange avec le vicomte
Bernard ; il paraît en 942, année où il re-
çoit du diacre Hugues différents biens sur
le Tarn. En 944, il reçoit le lieu de la Ver-
gne pour y établir un monastère; en mai
948, l'église de Confolens; en septembre
949, celle de Saint-Cir; en 956 enfin, celle
de Saint-Eugène.
VIII. AcFRED II était abbé sous le règne
de Lothaire, avant 985 ; il reçut de Saluster
le lieu de Feretum pour y construire un
monastère.
IX. Bernard II, qui lui succéda peut-
être, est mal à propos identifié avec le sui-
vant par le Gallia. Il reçut un grand nom-
bre de donations, régnante Domino nostro
Jesu Christo ; les chartes ainsi datées se
rapportent certainement au dixième siècle
& sont probablement des premières années
du règne de Hugues Capet, qui ne fut que
difficilement reconnu dans le Midi.
X. Bernard III, que nous trouvons
après une lacune de soixante-dix ans, re-
çoit, en 1060, l'église de Saint-Privat; en
1062, Deusdet, évêque de Rodez, soumet
l'abbaye à Saint-Victor de Marseille; en
1066, Bernard souscrit la donation de l'ab-
baye de Saint-Gilles, faite à Cluny, par
la comtesse Almodis & son fils Raimond,
comte de Rouergue.
XI. Hugues reçut, en 1082, de Bernard
de Combret & de ses fils, un certain nom-
bre d'églises. Il reçut encore de nombreu-
ses donations, datées seulement du règne
de Philippe, entre autres celles d'Arnaud
de la Tour.
XII. André, auquel, en 11 16, divers
seigneurs restituent plusieurs églises. La
NOTB
I I 1
Note
1 1 1
568
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
même année, il obtint une bulle du pape
Pascal II.
XIII. RiGAUD eut avec l'abbé de Saint-
Victor, son supérieur, des querelles vio-
lentes, apaisées en 1127 par Aton, arche-
vêque d'Arles, & Adémar, évêque de Rodez.
XIV. Pierre I fit successivement deux
donations aux moines de Salvanès, en 1146
& 1148; en ii54, le pape Anastase lui en-
voya une bulle, l'engageant à obéir mieux
que par le passé à l'abbé de Saint-Victor.
XV. Guillaume paraît dans une charte
de Salvanès de 1159.
XVI. Arnaud, la même année, donne à
ce monastère ses possessions à la Lande;
en 1162, il lui fait une nouvelle donation
avec l'assentiment de ses moines.
XVII. GÉRAUD, connu par iin2 donation
d'Adémar du Breuil de 1177.
XVIII. Adémar fit, en 1190, un échange
avec Belissende, prieure de Nonenque.
XIX. Bernard IV d'Arles fait, en 1 195,
une vente à Bérenger, abbé de Villemagne.
XX. P. avait été abbé avant 1218, d'après
le procès-verbal de la visite du monastère
par l'abbé de Saint-Victor; il avait même
commis de nombreuses irrégularités & plu-
sieurs détournements.
XXI. Raimond I était abbé en 1220.
XXII. Pierre II de Prouille eut,
avec l'abbé de Saint-Victor, des différends
apaisés en i235.
XXIII. Raimond II reçut, en 1246, une
donation de Gaillard d'Aunac.
XXIV. Bègue, auparavant prieur de la
Vergne, paraît, en 1235, avec le surnom de
Jourdain; en 1248, il fait une transaction
avec l'abbesse de Nonenque, au sujet de
dîmes & de droits divers; en 1253, il fait
avec la même un nouvel accord; en i256,
il paraît dans un échange; il fut abbé jus-
que vers 1271. Les Bénédictins en ont fait
deux abbés sans raisons suffisantes.
XXV. Bernard V de la Tour eut avec
les seigneurs de Caylus & les consuls de
Saint-Affrique des différends apaisés parle
juge de Millau, en 1280. En 1285, il fait
un paréage avec le roi pour la juridiction
de la ville de Vabre.
XXVI. Pierre III d'Olargue paraît
dans des reconnaissances de i3o7 & de
i3i I ; en i3i7, il fit une nouvelle transac-
tion avec Pierre de Ferrières, procureur
du roi. Il devint évêque la même année.
Note
1 1 1
Êvêques de Vabre.
I. Pierre I, nommé évêque de Vabre
par bulle de Jean XXII, datée d'Avignon
le 19 septembre i3i7, fut consacré par le
souverain pontife qui, le 23 décembre de
la même année, ordonna au chapitre &
aux vassaux de l'ancien monastère de lui
obéir fidèlement. Le nouvel évêque fit, le
22 juin i320, avec le concours de l'évéque
de Saint-Papoul & des délégués du chapi-
tre, des statuts que le pape approuva. Il
mourut en octobre 1329.
II. Raimond d'Olargue, parent du
précédent, fut élu par le chapitre le 17
octobre 1329; il était auparavant prieur
de la Vergne; en i333, il approuve une
réduction faite par l'abbé de Nant du nom-
bre de ses moines; en i336, il prête ser-
ment par procureur à l'archevêque de Bour-
ges. En 1346, il fonde à Saint-Affrique une
association de prêtres; il ne dépassa pas
l'année suivante.
III. Gui de Ventadour, évêque de
1347 à i35i.
IV. Pierre II d'Aigrefeuille, origi-
naire du Limousin, abbé de la Chaise-
Dieu, évêque de Clermont, transféré à Va-
bre en i352; fut plus tard évêque d'Uzès,
puis de Mende.
V. Bertrand de Pibrac, prieur de
Ventadour, en Limousin, & de Saint-
Martin des Champs de Paris, évêque de
Vabre le 28 octobre i353; approuve, en
i355, la fondation faite à Saint-Affrique
par l'évéque Raimond.
VI. Guillaume I Bragose, originaire
du Gévaudan, docteur en droit canon à
Toulouse & vicaire général de l'archevê-
que de cette ville ; grand canonîste £• homme
de cœur, dit le biographe d'Urbain V; il
devint cardinal le 17 septembre i36i.
VII. Etienne de Vassignac, évêque
en 1364 & 1370; en 1374, '' confère une
église, sur la présentation de l'abbesse de
Nonenque. Il paraît dans des chartes de
Salvanès de 1378 & 1396; envoie un pro-
cureur au concile de Pise, en 1409, &
meurt le 24 novembre 1417.
Note
iii
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC. 56q
mai, au château de Saint-
VIII. Guillaume II de Bastidos pa-
raît dans une charte de Nonenque, du 3
octobre 1418; mort vers 1421.
IX. Jean I Pierre paraît de 1421 à 1451;
fit ériger en collégiale l'association établie
dans le siècle précédent à Saint-Affrique
(1449). Obtint plus tard le titre d'évêque
de Beyrouth.
X. Bernard Blanc, neveu du précé-
dent, d'abord prévôt de Beaumont, paraît
de 1453 à 1475. En 1453, il fait la visite de
son diocèse; en 1460, il transige avec son
chapitre pour la collation des bénéfices
& la tenue des synodes diocésains.
On prétend qu'il ne mourut qu'en I485;
dans ce cas, il aurait abdiqué longtemps
avant, car
XI. Antoine-Pierre de Narbonne,
fils du baron de Talairan, était abbé de
Fontfroide, & évêque dès 1477; en 1488, il
apaise une querelle qui divisait l'abbé de
la Grasse & l'évêque d'Elne ; en 1491, il
consacre différents autels à la Grasse. Il
mourut le 20 juillet 1499 & fut enterré
à Fontfroide.
XII. Louis I de Narbonne, frère du
précédent, élu en 1499; fit construire le
choeur de l'église & l'évèché; donna à la
fabrique des vases & des ornements pré-
cieux; il était abbé de Fontfroide & de
Grandselve; il mourut en 1519.
XIII. Rainaud de Martigny, cha-
noine d'Elue, élu le 8 avril iSig. Il mourut
à Montpellier le 27 mai i536.
XIV. Georges d'Armagnac, évèque de
Rodez, administrateur de l'évèché de Va-
bre en i536, plus tard archevêque de Tou-
louse, puis d'Avignon, enfin cardinal. En
1645, il visita le diocèse.
XV. Jacques de Corneillan était
évèque en i554, quand Antoine de Bourbon
le nomma son surintendant en Rouergue,
en l'absence du cardinal de Bourbon. En
i56o, il devint évèque de Rodez. L'année
suivante, & sur sa demande, Pie II sécula-
risa le chapitre.
XVI. François I de la Valette Cor-
NUSSOn, originaire du Querci, petit-neveu
du célèbre grand maître Jean de la Valette,
qui défendit Malte contre les Turcs.
En i568, l'église cathédrale fut brûlée
par les huguenots. François de la Valette
mourut le 18 n
Izier.
XVII. Thomas du Laur, mentionné
dans les catalogues jusqu'en 1599.
XVIII. François II de la Valette
Cornusson, abbé de Moissac, élu en jan-
vier 1600; assista aux Etats généraux de
1614. En 1618, il avait un coadjuteur &
demandait au pape la sécularisation de
Moissac. Il mourut en 1622.
XIX. François III de la Valette
Cornusson, neveu & coadjuteur du pré-
cédent, était abbé de Moissac & évèque
de Philadelphie. Il mourut le 20 décem-
bre 1644.
XX. IsAAC Habert, docteur en Sor-
bonne, fut sacré évêque de Vabre à Saint-
Victor de Paris, le 17 décembre 1645. Il
parut, en i65o, à l'assemblée du clergé. Il
écrivit de nombreux ouvrages de théologie
dogmatique & traduisit en latin le céré-
monial de l'Eglise d'Orient; c'est à lui que
Sirmond dédia son édition des œuvres de
Théodulfe, évèque d'Orléans. D'abord fa-
vorable à Jaiisénius, il l'attaqua ensuite
violemment. Il mourut d'apoplexie, le i5
septembre 1668, & fut inhumé dans l'église
cathédrale qu'il avait fait reconstruire.
XXI. Louis II de laVergne de Mon-
TENARI) deTressan, Originaire du dio-
cèse d'Agde, abbé de Quarante, aumônier
du duc d'Orléans, nommé par le roi en
avril 1669, prit possession en juillet 1671,
& devint évèque du Mans au mois de no-
vembre de la même année.
XXII. Louis III de Bardât, abbé de
Clermont, au diocèse du Mans, nommé
en janvier 1673, prononça l'oraison fu-
nèbre de François de Harlay, archevêque
de Paris, le 25 septembre 1695; mort le
17 mars 1710.
XXIII. Alexandre le Filleul de
LA Chapelle, originaire de Normandie,
neveu & vicaire général de l'évêque de
Mende, nommé le 12 juillet 1710. Mort le .
8 février 1764.
XXIV. Jean II de la Croix de Moi-
rargues de Castries, évêque de 1764 à
1790.
L'évèché de Vabre fut supprimé en 1790
& ne fut pas rétabli lors du Concordat
de 1800. [A. M.]
Note
1 1 1
Note
I 12
570
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
NOTE CXII
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abhaye de Saint-Chaffre.
(Diocèse du Piiy.)
L'ABBAYE de Saint-Chaffre, ou le monas-
tier Saint-Chaffre, fut fondé par saint
Calmin ou Carmerin (Calmilius'), noble Au-
vergnat, qui avait construit, vers l'an 680,
le monastère de Manzay & y avait embrassé
la vie religieuse. Carmerin avait édifié un
monastère dans un de ses domaines appelé
Villiers, Villare ; il plaça l'église sous le
patronage de saint Pierre. Il fit plus tard
le voyage de Rome & pria le pape d'accor-
der sa protection à sa nouvelle création. Il
s'arrêta, en revenant, à Lérins & demanda
à l'abbé de lui donner quelques religieux
pour peupler ce monastère. L'abbé se ren-
dit à sa demande & lui donna entre autres
un de ses confrères, nommé Eudes, qui
fut le premier abbé de Carmeri, ainsi ap-
pelé du nom de son fondateur.
Ce monastère, soumis à la règle de Saint-
Benoît, était situé à trois lieues au S.-E. de
la ville du Puy; il conserva toujours une
certaine importance : ses abbés avaient leur
place réservée dans le chœur de la cathé-
drale du Puy & y étaient reçus en céré-
monie lorsqu'ils s'y présentaient pour la
première fois; ils juraient alors de garder
fidèlement l'ancienne union fraternelle qui
subsistait, depuis l'origine, entre le monas-
tère & le chapitre de cette église.
L'abbaye de Saint-Chaffre avait sous sa
dépendance plusieurs monastères & prieu-
rés conventuels dont les principaux étaient
Saint-Pierre du Puy & Chamalières, en Vê-
lai; Sainte-Enimie & Saint-Pierre de Lan-
gogne, en Gévaudan; Notre-Dame de Sé-
verac , en Rouergue, & le monastère de
filles de Saint-Pierre de Fraissinet, voisin
de Saint-Chaffre.
L'abbaye de Saint-Chaffre, ruinée par
les Sarrasins, fut restaurée, en 812, ])ar
Louis le Débonnaire qui, en 840, lui ac-
corda une charte de privilèges. Elle subit
la réforme, en 937, par les soins de Gotes-
calc, évèque du Puy, & d'Arnoul, abbé
de Saint-Géraud d'Aurillac; ce dernier,
après y avoir rétabli l'observance de la règle
de Saint-Benoît, y institua pour abbé Dal-
mace, son disciple. Vulfald, qui était abbé
de Saint-Chaffre en 961, fit construire une
nouvelle église & y transporta les corps de
saint Eudes & de saint Chaffre, premiers
abbés du monastère.
Ahhés de Saint-ChaJJfre.
I. Saint Eudes fut le premier abbé de
Carmeri. Il était issu d'une famille consi-
dérable d'Orange, & avait été, dit-on, ar-
chidiacre de Saint-Paul-Trois-Châteaux,
avant de se retirer au monastère de Lé-
rins. Il fut chargé par Maxime, abbé de
Lérins, de conduire à Carmeri la colonie
de religieux qu'il y envoya. Eudes était
oncle de Theofred, un des religieux qu'il
emmena avec lui & qui lui succéda. Après
sa mort, Eudes fut honoré du titre de
bienheureux. On célèbre sa fête le 20 no-
vembre.
II. Theofred, devenu saint Chaffre
dans le langage du pays, se rendit célèbre
par la sainteté de sa vie. 11 donna son nom
à l'abbaye de Carmeri. On fixe sa mort au
19 octobre; il est honoré comme martyr.
III. Saint Savinien, regardé comme le
successeur de saint Chaffre, vivait, à ce
qu'on croit, vers 782.
IV. Bodon ou Badon était abbé de
Saint-Chaffre en 840.
V. Gautier succéda à Bodon vers l'an-
née 845. Il obtint un diplôme de Pépin II,
roi d'Aquitaine, confirmant tous les pri-
vilèges & dons faits à son monastère par
Louis le Débonnaire & Charles le Chauve.
Il paraît que Gautier ne vécut pas long-
temps.
VI. DructAN succéda à Gautier en 846
ou 847.
VII. ROSTAING était abbé de Saint-
Chaffre en 877, comme on le voit par un
diplôme de Charles le Chauve.
VIII. Gotescalc gouverna l'abbaye
pendant quelques années, avant d'être élu
évèque du Puy. Il fit tous ses efforts pour
rétablir la stricte observance de la règle
Note
I 12
I 12
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Syi
de Saint-Benoît dans cette abbaye. Dans
ce but, il s'adressa à Arnoul, abbé de Saint-
Géraud d'Aurillac, qui, en 987, y envoya
des religieux & y mit pour abbé Dalmace,
un de ses disciples. Gotescalc fit dresser
un acte de cette réformation. Il ordonna
que le monastère serait à l'avenir gou-
verné par un abbé régulier, dont l'élection
se ferait de son consentement, &, pour en-
gager par son exemple les usurpateurs à
rendre les biens qu'ils avaient usurpés, il
commença par restituer à l'abbaye ceux
qu'il possédait en qualité d'abbé bénéfi-
ciaire. L'abbaye de Saint-Chaffre rentra
ainsi dans quelques-unes de ses posses-
sions, entre autres dans celle de Chama-
lières, en Vêlai, où fut établi depuis un
prieuré conventuel. Géronce, archevêque
de Bourges, métropolitain de la province,
Begon & Gui d'Anjou, successivement évè-
ques du Puy, confirmèrent la réforme de
cette abbaye, qui depuis devint très-floris-
sante.
IX. Dalmace, disciple d'Amoul, abbé
de Saint -Géraud d'Aurillac, devint abbé
régulier de Saint-Chaffre en 987. Etienne,
évêque de Mende, pria Dalmace, en 951,
de prendre sous sa conduite le monastère
de Sainte-Eminie, en Gévaudan, à condi-
tion que lui & ses successeurs y auraient
une pleine autorité. Peu après, l'abbé fit
le voyage de Rome à la suite du même évê-
que de Mende.
X. VuLFALD, appelé aussi Golfald,
prieur de Chamalières, succéda à Dalmace
vers 955. En 936, Achidius, évêque de Die,
fit donation à Saint-Chaffre de l'église de
Saint-Jean de Carrevoles. Vulfald fit bâtir
une nouvelle église & y transféra les corps
de saint Eudes & de saint Chaffre. Il fut
élu évêque de Die en 961. Toutefois il
conserva le titre d'abbé & confia le gou-
vernement du monastère à Arman, qui était
doyen.
XI. GuiGUES I, évêque de Glandève,
succéda à Vulfald vers 973, & comme son
prédécesseur, fit gouverner l'abbaye par
un vice-abbé. Guignes portait encore le
titre d'abbé en ion. Gui II, évêque du
Puy, soumit à la juridiction de l'abbaye de
Saint-Chaffre le monastère de Saint-Pierre
du Puy, qu'il avait fondé en 998.
XII. Guillaume I de Capdenac suc-
céda à Guigues en ici 2. Il résigna ses fonc-
tions en io36, peu de temps avant sa mort.
XIII. Guillaume II de Solignac, ne-
veu de saint Odilon, abbé de Cluny, fut élu
abbé vers io36. Le comte Lambert & ses
fils, Amédée & Odon, donnèrent au mo-
nastère de Saint-Chaffre, en 1042, l'église
de Notre-Dame des Echelles, diocèse de
Grenoble.
XIV. Guigues II ou Gui succéda au pré-
cédent vers 1054. Le coiilte de Valentinois,
Geilin, lui fit une donation dont l'acte est
daté du règne du roi Philippe. Guigues se
démit en 1074, à cause de son grand âge.
XV. Guillaume III, nommé en 1074,
béni par Hugues, évêque de Die, était
doyen ou prieur de Sainte-Enimie. Il s'ap-
pliqua au rétablissement de la discipline &
à la réparation des lieux réguliers. Pendant
son administration, Adhémar, évêque du
Puy, lui donna l'église de Saint-Vincent
de Solignac, & Geilin, comte de Valenti-
nois, confirma la donation faite par ses
prédécesseurs de l'église de Saint-Victor
de Valence. Guillaume mourut le i3 dé-
cembre 1086.
XVI. Guillaume IV fut élu en 1087
pour succéder à Guillaume III. Hugues,
évêque de Grenoble, lui donna la béné-
diction en l'absence d'Adhémar, évêque du
Puy, ou, selon d'autres, il la reçut d'Adhé-
mar, en présence de Hugues. Guillaume IV
était fils de Geilin, comte de Valentinois
& bienfaiteur de l'abbaye ; il restaura une
partie du monastère & fit transcrire toutes
les chartes dans un cartulaire par un des
religieux, qui y inséra en même temps la
chronique du monastère. Il fit un voyage
à Rome en 1090, & le pape Urbain II lui
accorda un privilège pour son abbaye. A
son retour, il obtint des évêques du Puy,
de Viviers & de Rodez la donation de plu-
sieurs églises. Cet abbé est le même, quoi-
que quelques-uns aient dit le contraire,
que Guillaume, auparavant religieux &
ensuite abbé de Saint-Chaffre, qui vivait
encore en ii34 & dont le bienheureux
Guigues, prieur de la Grande-Chartreuse,
fait mention dans la Fie qu'il écrivit alors
de saint Hugues, évêque de Grenoble. En
effet, suivant le témoignage du même au-
NOTE
I iz
Note
I 12
572
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
teur, cet abbé Guillaume, de la piété du-
quel il fait un grand éloge, était en ce
temps-là fort âgé & avait été disciple de
saint Hugues, avec lequel il avait vécu plus
de vingt ans dans le désert de la Chartreuse,
lorsque saint Bruno, leur ami commun,
jeta les fondements de ce monastère en
io83. Guillaume IV fut donc abbé de Saint-
Chaffre depuis l'an 1087 jusqu'en ii35.
XVII. Gkraud fut le successeur de Guil-
laume IV. On ne doit, en effet, tenir au-
cun compte de Fràncon & de Guillaume V,
placés par quelques auteurs avant Géraud,
ces deux abbés n'ayant pas existé. Géraud
obtint du pape Luce II, en 1144, la confir-
mation de toutes les donations faites pré-
cédemment à son abbaye.
XVIII. Bf;rtrand obtint, enii54, du
pape Adrien IV, une bulle confirmative
des possessions du monastère de Saint-
Chaffre. Dans cette bulle sont énumérées
deux cent trente églises soumises à la juri-
diction de l'abbaye.
XIX. Pierre I de Belmont succéda
en 1 166 à Bertrand.
XX. Pons de Chalençon, prieur de
Chamalières, fut abbé de Saint-Chaffre de
II72 à 1186.
XXI. Guillaume V de Varie succéda
à Pons vers 1 186.
XXII. Pierre II de Servissac, prieur
de Chamalières, était abbé en l2o3.
XXIII. An est désigné comme abbé
de Saint-Chaffre dans une charte de l'ab-
baye de Mazan, en i2o5.
XXIV. Guillaume VI de Montclar
était abbé en 1206 & 1208.
XXV. SoFFRED, abbé vers I2i3, fut élu
évêque de Grenoble avant 1223.
XXVI. Pierre III Gaudin, successeur
de Soffred, était mort ou s'était démis en
1232.
XXVII. Raimond I de Barjac était
abbé en 1242. Soffred, évêque de Greno-
ble & ancien abbé de Saint-Chaffre, lui fit
présent de mille sous viennois.
XXVIII. Antelme I gouvernait l'abbaye
en 1258.
XXIX. Jourdain de Chateauneuf
était abbé en 1272; il échangea, en 1273,
avec le grand prieur d'Auvergne, comman-
deur de l'hôpital de Saint-Jean de Jérusa-
lem "du Puy, le prieuré des Échelles, dio-
cèse de Grenoble, contre une maison & un
oratoire à Fraissinet, avec l'agrément de
l'évêque du Puy.
XXX. Antelme II était abbé en 1284.
XXXI. Guillaume VII fit un accord
avec le prieur & les religieux de son ab-
baye, le 10 mars 1288.
XXXII. Pierre IV succéda à Guil-
laume.
XXXIII. Pierre V de Montlaur suc-
céda au précédent, & fut confirmé par
l'évêque du Puy, en 1293.
XXXIV. N. DE Villars successeur de
Pierre, en 1297 & l3o3.
XXXV. Raimond II Ayrault, né aux
environs du Puy, d'une famille qui donna
un abbé à la Chaise-Dieu, était abbé de
Saint-Chaffre en i3i8.
XXXVI. Bernard fut associé par
Jean XXII à Barthélemi, évêque d'Alet,
délégué par ce pape vers le roi de Lithua-
nie, qui, de concert avec un grand nombre
de ses sujets, avait demandé au souverain
pontife de désigner un archevêque de Riga,
Bernard est probablement le même abbé
avec lequel les religieux transigèrent pour
la pitance commune, en i355 & en i356.
XXXVII. Amblard de Rollands fut
abbé depuis i358 jusqu'en i368.
XXXVIII. Jacques est cité dans des
chartes des années i368 & 1369. Il fut élu
abbé de Cluny en i374, & mourut, en i383,
à Avignon, où il fut enterré dans l'église.
de Saint-Martial.
XXXIX. Gilbert, nommé par une bulle
de Grégoire XI, datée d'Avignon le 10 jan-
vier i374, vécut jusqu'en i386.
XL. Dreux de Saint-Vidal fut élu
vers 1390. Deux ans après, il fut reçu par
droit de confraternité dans le chapitre du
Puy, après le serment accoutumé.
XLI. BoMPAR Ayrault était abbé en
1419.
XLII. Vidal ErAil est cité en 1451 &
1469 dans des chartes de Montolieu; il ré-
signa son abbaye eu faveur de François
d'Estaing, prêtre & chanoine-comte de
Lyon, avec l'approbation du pape, d'après
une bulle du 20 mai 1493.
XLIII. François d'Estaing, fils de
Gaspard, seigneur d'Estaing, ik de Jeanne
Note
I 12
Note
I 12
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
573
Mireuîl, était frère d'Antoine, évêque
d'Angoulême. Il devint abbé de Saint-
Chaffre en 1492, fit réparer les voûtes de
l'église, construire la grande tour pour les
cloches, replacer les degrés de l'entrée
Notre-Dame, bâtir un pont qui porte en-
core son nom, ériger un jubé fort élégant,
orner le chœur de tapisseries & relever
les murs de la ville de Langogne.
XLIV. Gaspard de Tournon succéda
à François vers i5oo & fit au chapitre de
Notre-Dame le serment de fidélité & de
confraternité accoutumé.
XLV. Charles I de Saint-Nectaire,
fils d'Antoine & de Marie d'Alègre, était abbé
d'Aurillac, quand il succéda à Gaspard en
i520. Il mourut après s'être démis, en i56o.
XLVI. Antoine de Saint-Nectaire,
pourvu par suite de la démission de Char-
les, son oncle, en i56o, gouverna jusqu'en
1592. Il était en même temps abbé d'Auril-
lac, abbaye qu'il permuta, en iSyi, avec
l'évêque du Puy. Il retint celle de Saint-
Chaffre, où il fut inhumé en 1692.
Depuis cette année jusqu'en 1621, ses
neveux du même nom possédèrent les ab-
bayes de Saint-Chaffre & de Doë à diffé-
rents titres. Il y a cependant des listes où
Martin Barry, son neveu, est indiqué
comme ayant possédé ces deux abbayes
pendant cet intervalle.
XLVII. Charles II de Saint-Nec-
taire posséda régulièrement l'abbaye de-
puis 1621 jusqu'en 1645. Il fut inhumé au-
près de ses oncles Charles & Antoine.
XLVIII. Henri de Saint-Nectaire
fut abbé régulier en 1645. Il était aussi
abbé de Doë. Il mourut en 1677.
XLIX. Armand I PitRRE de la Croix,
fils de René-Gaspard & d'Elisabeth de
Bonzi, fut abbé de Saint-Chaffre & de
Valmagne en 1678.
L. Pierre VI de Bonzi, évêque de Bé-
ziers, puis successivement archevêque de
Toulouse, & de Narbonne, & enfin cardi-
nal, mourut en 1703.
LI. Armand II Pierre de la Croix
de Castries, neveu maternel du cardi-
nal de Bonzi, archidiacre de Narbonne,
archevêque désigné de Tours & aumônier
de la duchesse de Berry, succéda à son on-
cle. Il fit rebâtir le cloître &, de concert
avec les religieux qui y contribuèrent pour
leur part, fit construire un hôpital sous
l'invocation de saint François de Sales.
LU. Jean Georges le Franc de
Pompignan, né à Montausson le 22 fé-
vrier 1715, sacré évêque du Puy le 11 août
1743, fut nommé à l'abbaye de Saint-Chaf-
fre en 1747, & transféré à l'archevêché de
Vienne en 1774. [E. M.]
NOTE CXIII
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Abbaye de Cruas.
(Diocèse de Viviers.)
SITUÉE près du Rhône, à trois lieues
de Viviers, l'abbaye de Cruas fut fon-
dée, .1 la fi u du huitième siècle, par Eribert,
comte du pays, qui donna un lieu désert,
siège autrefois d'une grande ville détruite
par les barbares, à des moines venus d'A-
niane. Le nouveau monastère fut dédié à
la Vierge & à saint Josserand. Le fils d'Éri-
bert, le comte Elpodore, obtint de Louis
le Débonnaire, en 817, un diplôme rappe-
lant & confirmant les fondations de son
père; la même année, le capitulaire d'Aix-
la-Chapelle mit Cruas au nombre des ab-
bayes qui ne devaient que des prières pour
le salut de l'empereur & la prospérité de
l'État. Vers le milieu du neuvième siècle,
l'abbaye échappa à la juridiction de l'é-
vêque de Viviers pour passer sous l'auto-
rité immédiate de l'archevêque d'Arles,
alors métropolitain du Vivarais. Cette sou-
mission fut effectuée par l'empereur Lo-
thaire I, en 864; elle fut confirmée par
Boson, roi de Provence, vers 880, & par
son fils Louis, en 920; elle durait encore
en 970, époque de la visite de l'abbaye par
l'archevêque Ictérius, & dut cesser lors du
passage de Viviers de la province d'Arles
dans celle de Vienne, vers le onzième
siècle.
Au seizième siècle, Cruas eut beaucoup
à souffrir des incursions des protestajits;
l'abbaye subit un siège, les biens furent
Note
I iz
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ii3
NOTB
Ii3
074
NOTES SUPx L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
aliénés ou usurpés, & elle ne put les re-
couvrer qu'à la suite de longs procès, qui
ne prirent fin qu'en 1674. Les archives
ayant été détruites pendant la Révolution
& n'ayant jamais été fouillées par les Bé-
nédictins, la liste des abbés est forcément
incomplète. [A. M.]
Abbés de Cruas'.
I. BoNALD fut le fondateur & le pre-
mier abbé du monastère de Cruas. 11 est
nommé dans le privilège que l'empereur
Louis le Débonnaire accorda à l'abbaye
en 817.
II. Uliebaud obtint de l'empereur Lo-
thaire la confirmation des privilèges de
son abbaye, le 8 septembre 855.
III. Amicus en 880. Il est nommé dans
le diplôme que le roi Boson accorda à
Rostaing, archevêque d'Arles, pour lui
maintenir la haute juridiction sur l'ab-
baye.
IV. FouCHER occupa le siège abbatial
vers la fin du neuvième siècle. Il fut
promu à l'évèché d'Avignon vers 905, &
mourut en odeur de sainteté.
V. Abraham, en 970. C'est sous- lui que
l'archevêque d'Arles, Ictérius, fit la visite
du monastère, & reçut d'une dame nom-
mée Gotelinde les fonds nécessaires à la
reconstruction de l'église abbatiale.
VI. Rainoard prend part à la fonda-
tion du prieuré conventuel de Moirans, à
la suite de la donation faite par Humbert,
évêque de Grenoble, le 25 novembre 1016 :
il assiste à l'élection de Léger, abbé de
Saint-Barnard de Romans.
VII. Rostaing.
VIII. GÉRAUD, abbé de Cruas, 1069.
Reçoit, en échange du prieuré de Saint-
Pierre de Moirans, l'église de Notre-Dame
de Quincieux, au diocèse de Grenoble,
avec toutes ses dépendances.
IX. Artaud, vers io85. Son nom se
trouve dans le nécrologe de Saint-Rambert
de Grenoble.
' Nous devons la liste qui suit à M. l'abbé Rou-
chier, auteur de VH'isto'ire du Vïvarais ^ 8c d'autres
ouvrages justement estimés sur cette partie du Lan-
guedoc. [E. M.]
X. BozoN, en II 10. Il reçut de l'évêque
saint Hugues, de Grenoble, les églises pa-
roissiales de Chantasse, de Vourey & de
Saint-Jean de Chepie, sous la réserve d'un
cens déterminé, dont les moines du prieuré
de Moirans garantirent le paiement; on y
mit pour condition que l'abbé Bozon re-
noncerait à toute prétention sur l'église
paroissiale de Pollénas , qu'un prieur de
Moirans, nommé Ardenc, avait acquise par
des voies simoniaques, mais dont l'évêque
avait obtenu la restitution en frappant le
coupable des peines canoniques.
XI. Raimond I, abbé en 1 167. Il se rend
caution du paiement de la rançon de Rai-
mond !"■'', évêque de Viviers, & de ses cha-
noines, faits prisonniers par Humbert, sire
de Beaujeu. (1160-1167.)
XII. Giraud I, en 1202, assiste comme
témoin, le V juin 1202, à l'hommage que
Raimond VI, comte de Toulouse, fit à
l'abbé de Cluny, à cause de la concession
à lui faite par le prieur de Saint-Saturnin
du Port.
XIII. GuiGUES I approuve en- 1272 une
transaction faite par le prieur régulier de
Lussas avec celui de Saint-Laurent sous
Coiron.
XIV. Guillaume, en 1283. Il assista au
concile provincial de Vienne, tenu en
1289, & en signa les décrets.
XV. GuiGUES II GuiLHON, en 1298.
XVI. Raimond II de Chamaret, en
i3ii.
XVII. Pierre Chambrier, en i3i6.
XVIII. Giraud II de Taulignan, en
i355 ; se trouvait à Avignon à la cour
d'Innocent VI, le 18 juin i36o. Il assista
à la cession que fit Tassiette de Baux, au
nom de son fils Giraud Adhémar, de la
souveraineté de Montélimar, en échange
du château de Condillac, possédé par l'ab-
baye de Cruas.
XIX. P..., abbé en 1367.
XX. ISNARD, en 1378.
XXI. Etienne I, en 1397. Homme de
grand savoir & probité, comme j'ai appris
par divers memoyres , dit le chanoine de
Bannes. En 1407, il présida l'enquête or-
donnée par le pape Benoît XIII sur l'état
des revenus & des charges du chapitre-^&
de la cathédrale de Viviers^
Note
ii3
NOTB
ii3
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
575
XXIL N. DE Lavoulte, en 1423.
XXIIL Jean I de Tournon, en 1469. Il
était fils de Guillaume VI, baron de Tour-
non , & oncle de l'illustre cardinal de
Tournon. Il mourut dans son monastère
& fut enseveli dans l'église abbatiale. On
a retrouvé dernièrement la statue & l'é-
cusson qui ornaient son tombeau & qui
avaient été mutilés par les protestants,
eu i585.
XXIV. Antoine de Chabannes , en
i5i2,abbé commendataire; devint, en i5i4,
évéque du Puy. Il fut impliqué dans la
conspiration du connétable de Bourbon
dont il était le parent & l'ami.
XXV. Gaspard de Tournon, abbé de
Saint-Chaffre, évêque de Valence en i5o5,
fut nommé abbé commendataire de .Cruas,
en i5i7.
XXVI. Jean II de Rebé, abbé commen-
dataire en i53i.
XXVII. Alexandre Rousset, abbé en
1546.
XXVIII. Etienne II Déodel, évéque
de Grasse, abbé commendataire, en i58o. Il
se trouvait dans son abbaye, lorsque les
religionnaires vinrent assiéger le bourg
& le château de Cruas. Secondé par ses
religieux, il soutint bravement l'attaque &
força l'ennemi à la retraite. Mais atteint
de la peste, dont les soldat? huguenots
avaient porté le germe dans le village, il
mourut quelques jours après (i585), & fut
enseveli dans l'église de l'abbaye.
XXIX. Pierre DuBOURG,abbéen iSSy,
résigne l'abbaye en i6o3.
XXX. François le Lièvre, en i6o3.
XXXI. SciPioN Lancelin de la Rou-
VIÈre, abbé en 1627.
XXXII. Hugues Humbert de Ser-
VIENT, abbé, en 1670. Il était aussi prieur
commendataire de Rompon , & en cette
qualité, il fit hommage au roi, le i" juin
i683.
XXXIII. Jean Bernard de Coriolis,
abbé commendataire, en 1740, meurt à
Aix , où il avait été chanoine de l'église
métropolitaine, en 1752.
XXXIV. Paul Boyer d'Argent d'E-
GUILLE, chanoine de la métropole d'Aix,
abbé commendataire le 28 mars 1752. Il
obtint, en 1768, une bulle du pape qui
lui accordait la faculté de donner, pendant
sept ans, les bénéfices de l'abbaye en coni-
mende, excepté les prieurés conventuels &
les offices claustraux. Son frère, le mar-
quis d'Argent, fit refaire à ses frais le maî-
tre-autel de l'église abbatiale.
NOTE CXIV
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abhaye de Villemagne l'Argentière.
(DiocC'se de Biî/icrs.)
L'ABBAYE de Villemagne apparaît pour
la première fois dans la liste des mo-
nastères impériaux, dressée en 817. Située
sur les limites des diocèses de Béziers & de
Castres, à cinq lieues au nord de Béziers,
son origine est inconnue; c'est sans preu-
ves que D. Estiennot lui donne pour fon-
dateurs les abbés Clarin & Leubile, dont
Théodulfe parle dans ses poèmes. Dédiée
primitivement à saint Martin, elle adopta
un nouveau patron, quand, à la fin du neu-
vième siècle, par une pieuse supercherie,
deux de ses moines furent allés dérober
en Gascogne les reliques de saint Majan,
confesseur & martyrj ce rapt, effectué sous
l'épiscopat de Théodard de Narbonne &
de Gilbert de Béziers, eut lieu par consé-
quent vers 892; sa relation nous donne le
nom du premier abbé connu, Vénérand, &
par les détails & les synchronismes qu'elle
contient, elle peut passer pour authen-
tique. Au dix-huitième siècle, de l'ancien
monastère il n'existait plus guère que les
ruines; on y voyait encore une vaste église
dédiée à saint Martin & à saint Majan";
deux autres plus petites s'élevaient à côté;
dans le bourg on en comptait trois.
L'abbaye de Villemagne resta toujours
indépendante jusqu'en 1661, date de son
union définitive à la congrégation de Saint-
Maur. Grâce au renom des reliques qu'elle
' Elle avait été reconstruite au dix-septième siècle
& consacrée, le il septembre 1679, par François
Girod, visiteur de la province de Toulouse.
NoTB
ii3
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114
Note
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576
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
possédait, grâce à l'esprit entreprenant de
plusieurs de ses abbés, elle arriva à pos-
séder de grands domaines & à percevoir des
revenus considérables. La plupart des sei-
gneurs de la Province, au dixième siècle,
lui firent de nombreuses donations; tels
sont le vicomte de Narbonne Matfred &
sa femme Adéla'ide, en 966 & 990; Garsinde,
comtesse de Toulouse, vers 975; Ermen-
gaud, archevêque de Narbonne, en ioo5.
Vers I175, Louis VII, à la demande de
l'abbé Bérenger, lui accorda de nombreux
& importants privilèges; elle put fortifier
le lieu de Cogna, autrement dit Villemagne ;
nul ne put bâtir de forteresse dans l'éten-
due de sa juridiction; l'aliénation des biens
du monastère fut interdite; ses possessions
actuelles, ses acquisitions futures lui furent
confirmées; il eut la propriété & l'usage
des mines, la justice civile & criminelle ;
enfin la prescription légale n'eut pas d'ac-
tion pour les biens usurpés sur lui. En
1210, ces privilèges furent étendus & re-
nouvelés par Philippe-Auguste. Parmi les
revenus de l'abbaye, il faut mentionner le
produit des mines d'argent, découvertes
en 1164, qui lui valurent son nom. Elles
donnèrent lieu à une transaction entre
Raimond-Trencavel, vicomte de Béziers,
& Ermengarde de Narbonne; il fut con-
venu que les mines trouvées sur des ter-
res appartenant à l'abbaye donneraient à
celle-ci la moitié de leur produit, & qu'elle
percevrait le tiers des droits levés sur l'ar-
gent transporté au dehors.
La prospérité de l'abbaye diminua ra-
pidement &, au seizième siècle, en i562,
elle fut ruinée à jamais par les calvinis-
tes; ils dévastèrent l'abbaye, détruisirent
les reliques, sauf les ossements de saint
Majan, qui leur échappèrent, brûlèrent
les archives & réduisirent les religieux à
la plus grande pauvreté. Au dix-septième
siècle, l'état de sujétion dans lequel la
tint pendant quarante ans la famille de
Thémines, & la lutte que les abbés eu-
rent à soutenir contre le baron de Pujol,
achevèrent de la réduire au plus pitoyable
état.
De Villemagne dépendaient un certain
nombre de prieurés; c'étaient, dans le dio-
cèse de Béziers : Saint-Pierre de Puissali-
con, Saint-Raphaël, Saint-Pierre de Razès,
Notre-Dame de Soumartre,& Saint-Sauveur
dans les faubourgs de Béziers; dans celui
de Vabre : Saint-Amans de la Tour; dans
celui de Castres, auparavant d'Albi : Saint-
Gervais. Ce dernier, dont le titulaire, lors
de son installation, devait à l'abbé de Ville-
magne un droit de mutation de 80 livres,
donna lieu à de nombreuses querelles avec
les évêques d'Albi. Donné à Villemagne
par un de ceux-ci, Aldegaire, au commen-
cement du douzième siècle, il lui fut suc-
cessivement contesté, puis confirmé par
Hugues en 1142, par Guillaume en iiyS,
par Guillaume-Pierre en 1192. En 1224, de
plus graves démêlés éclatèrent entre l'abbé
Arnaud & l'évêque Guillaume; celui-ci, qui
voulait y introduire des chanoines , irrité
de la résistance du prieur, le frappa d'ex-
communication, sans faire les trois somma-
tions exigées par les canons, & sans avertir
l'abbé Arnaud, supérieur hiérarchique du
prieur; aussi l'abbé Arnaud, pour résister
à ces usurpations, dut en appeler à la Cour
de Rome & se placer sous la protection du
Saint-Siège & de son légat, l'évêque de
Porto. A partir de cette époque, Saint-Ger-
vais fut possédé paisiblement par l'abbaye.
La liste d'abbés qui suit, extraite du
GalUa Christiana, présente un certain nom-
bre d'améliorations & quelques additions,
que nous ont fournies les diverses collec-
tions de la Bibliothèque nationale'.
Abbés de Villemagne.
I. VÉNÉRAND, que dom Vaissete écrit
Vivérand, premier abbé connu, vivait lors
de la translation du corps de saint Majan,
effectuée vers l'an 890-892.
II. GuiGARD est connu, comme les trois
suivants, par le rouleau mortuaire du comte
de Cerdagne, Guifred, envoyé par le mo-
nastère du Canigou' dans une partie de la
' Notamment les vol. i i 8 1 9 , 12683, 12699 du
fonds latin, qui contiennent chacun une histoire
de l'abbaye, & les deux derniers un inventaire de
ses archives.
' D'après M. Delisle, Rouleaux des Morts, publiés
pour la Société de l'histoire de France, p. 124; les
Bénédictins du GMia le rapportaient à l'an io25.
Note
114
Note
"4
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
577
France, Ce document est de io5o & men-
tionne quatre abbés de Vilieniagne morts
avant cette époque,
, III. RiCHER, avant lo5o,
IV. Pons, avant io5o.
V. GairAud, avant io5o.
VI. Arman reçut, en novembre 1087,
d'un certain Erraengaud, le village de Ba-
jelle, avec les hommes qui y demeuraient,
VII. AuBERT ou Arbert, cité dans une
charte de Béziers de 1092.
VIII. Hugues I, avant 1142; mentionné
avec le suivant par le rouleau mortuaire
de Saint-Aubin.
IX. Berenger I était abbé le 3o mars
II42 (v. st.), quand il obtint de l'évéque
d'Albi, Hugues, la confirmation du don de
l'église de Saint-Gervais, fait à Villemagne
par son prédécesseur Aldegaire; il mourut
avant 1134, date du rouleau mortuaire de
Robert, abbé de Saint-Aubin d'Angers, qui
le mentionne au titre XXVII.
X. Hugues II fut présent, en septembre
ii56, à un jugement rendu par Estève de
Servian; il n'était encore qu'abbé élu. En
IlSç, avec l'assentiment de son chapitre, il
permet à Ermengaud, abbé de Valmagne,
de ne payer ni leude, ni péage dans les
terres de son monastère, & conclut avec
lui une association spirituelle, La môme
année, il accordait à Salvanés un privilège
analogue. En 1161, il permit l'entrée dans
son monastère d'un moine de cette dernière
abbaye. Enfin en 1162, Pierre, évéque de
Rodez, informait le pape Alexandre III
qu'il avait donné à Nonenque des terres à
lui cédées par Hugues, abbé de Villemagne,
Les auteurs du Gallia Christîana donnent
pour successeur à Hugues un certain Kci-
mond, qui, en 1169, aurait prêté serment
de fidélité au roi de France; ce fait était
absolument impossible au douzième siècle,
& l'identité des initiales de leurs noms
nous fait rapprocher ce Raimond de Ro-
bert, abbé en 1389,
XI. BéRENGER II restaura l'abbaye &
régla l'administration des biens. Il obtint
de Louis VII, à une époque indécise, un
diplôme de protection, confirmé par Phi-
lippe-Auguste en 1210, Il paraît d'abord en
1173, année où Guillaume, évêque d'Albi,
lui confirma la possession de l'église de
IV.
Saint-Gervais, En 1182, il avait querelle
avec l'évéque de Béziers, au sujet de l'église
de Saint-Pierre de.Razès; une sentence,
rendue par Guillaume, abbé de Saiiit-
Aphrodise, & Guillaume de Narbonne, cha-
noine de Béziers, lui donna gain de cause.
En 1189, l'aumônier du couvent acquiert
en son nom le lieu de Marnagues, d'un cer-
tain Auger, moyennant soixante sous de
Melgueil, L'année suivante, il permet la
vente d'un jardin, sis à Villemagne. En
1192, les abbés de Candeil & de Saint-Pons
apaisent la querelle qui s'était élevée entre
lui & l'évéque d'Albi, Guillaume-Pierre, au
sujet de Saint-Gervais ; celui-ci lui en
confirme la possession & ordonne aux ha-
bitants de cette paroisse de lui obéir désor-
mais, sauf la juridiction épiscopale. En
1195, le prieur de Soumartre & l'abbé de
Vabre lui vendirent une partie des forêts
de Soumartre; & la même année, il permit
aux habitants de Bédarieux d'élever des
fortifications pour se défendre contre les
attaques des barons du voisinage. Le 10 juin
1197, il persuade Salomon, seigneur de
Faugères, de modérer les droits de péage &
de leude qu'il exigeait des hommes du mo-
nastère; & cette convention fut approuvée
de nouveau par lui & les hommes de Ville-
magne, deux ans plus tard. Il termine, en
juin 1202, les contestations qui divisaient
l'infirmier de Villemagne & les possesseurs
des moulins à draps des bords de la rivière.
Trois ans plus tard, grâce à l'intervention
de l'évéque de Béziers, il força Estève de
Servian à abandonner ses prétentions sur
le château de Cassan. La dernière mention
de Bérenger se trouve dans une vente faite
par son baile, en février 1208 (v. st.).
XII. Raimond I paraît dès 1209. En
mars 1212, il assiste au concile de Nar-
bonne & souscrit une donation faite à
l'église de Saint-Paul par l'archevêque Ar-
naud ; l'année suivante, il est présent à une
donation faite par Simon de Montfort à
l'évéque de Béziers. On ne sait si ce fut
lui ou le suivant, qui eut des démêlés avec
Aimeri, vicomte de Narbonne, en 1216;
les abbés de Cannes & de la Grasse durent
écrire à ce dernier pour l'engager à y mettre
fin. Raimond mourut le 26 juin, d'après
le nécrologe de Saint-Pons.
Note
114
NOTB
114
578
NOTES SUR LHISTOIRE DE LANGUEDOC.
XIII. Arnaud I ou Artaud eut de
nombreuses contestations avec Guillaume,
évêque d'Albi. au sujet du prieuré de Saiiit-
Gervais ; le prélat, qui y voulait introduire
des chanoines, en chassa violemment les
moines & commit de nombreux excès; Ar-
naud dut avoir deux fois recours à Rome,
en janvier & février 1224 (v. st.). Il assista
au concile de Béziers de 1226. En i23o, il
souscrit un accord entre Durand, évêque
d'Albi, & Pierre, archevêque de Narbonne,
réglant les limites de leurs diocèses respec-
tifs. En mars i23i, il acquiert divers droits
à Gazelle. En 1232, par l'entremise de Thé-
dise, évêque d'Agde, il termine ses diffé-
rends au sujet de Saint-Gervais; la même
année, des arbitres lui reconnaissent le
droit d'instituer le curé de Puissalicon. En
février i238 (v. st.), il approuve le partage
fait par Estève de Pézenas de ses fiefs de
Bédarrieux & de Luzan. Le nécrologe de
Cassan marque sa mort au 26 février.
XIV. Pierre I transige, le 23 mai 1241,
avec Bernard, évêque de Béziers, au sujet
de quelques dîmes; il paraît encore en
1246.
XV. Raimond II assiste, le 8 avril 1247,
à la cession de Trencavel au roi de France;
la même année & par son ordre le cellérier
fait un engagement.
XVI. Pierre II du Breuil, sacristain,
puis abbé dès 1247. En 1253, il forme
avec le prieur de Cassan une association
spirituelle; il assiste au concile de Béziers
de 1255. L'année suivante, il fait un accord
analogue avec Bérenger, abbé de la Grasse,
& acquiert de Bègue Jourdain, abbé de Va-
bre, l'église de Soumartre, en échange de
celle de Fundamentum, dans le diocèse de
Rodez. En 1260, il se fait adjuger, par
l'évêque de Béziers, contre Salomon de
Faugères, la justice entière de Soumartre.
En 1262, il reçoit une donation de Guil-
laume Gandale. En 1272, il envoie un pro-
cureur au concile de Béziers, ne pouvant y
aller lui-même à cause de ses infirmités. La
chaire vaquait le 20 janvier 1273 (n. st.),
date d'un acte de l'aumônier & du procu-
reur du couvent, administrateurs provi-
soires.
XVII. A., ainsi désigné dans une charte
de l'église d'Albi de 1279.
XVIII. Pierre III; le 23 février 1283,
trois arbitres, choisis par lui & la commu-
nauté des habitants de Villemagne, déci-
dèrent que ceux-ci ne pourraient avoir d»
fours particuliers ou communs dans la ville
& dans son territoire. Le 5 novembre 1296,
il transigea avec les habitants de Taussac,
pour le paiement des dîmes.
XIX. Gui déclara, le i5 décembre i3i2,
que les habitants de Saint-Nazaire de Lo-
dazan étaient tenus de payer à l'aumônier
le vingtième de leurs légumes. Il envoya un
représentant au concile de Béziers de i3i7.
XX. Guillaume d'Olargue, seigneur
de Saint-Geniès de Barassan, donne le i3
août i3i8 un champ à emphytéose. En
i323, il fut nommé abbé de Caunes par le
pape Jean XXII.
XXI. Bertrand, prieur de Saint-Cres-
pin, au diocèse de Vabre, nommé par le
pape en i323.
XXII. Sicard paraît dans une transac-
tion, faite en chapitre le 3 octobre i329;
le 17 avril i33i, il reçoit l'hommage de
Pons de Thésan, pour Garagues & Bois-
sedon.
XXIII. Frotard paraît en i33i, année
où il reçoit un nouvel hommage de ce même
Pons de Thésan. En février i332, il cède à
Salomon de Faugères l'usage de quelques
pâturages. Le prieur élu de Saint-Gervais
lui compta, le 8 mars 1340, 80 livres dues
à l'abbaye à chaque changement de titu-
laire.
XXIV. Ermengaud, indiqué comme
abbé le 23 juillet 1364; meurt en i368,
sixième année du pontificat d'Urbain V.
XXV. PoNS II, nommé par le pape en
i368. Par bulle donnée à Lyon, le 11 fé-
vrier 1373, Grégoire XI ordonna à l'abbé
de Saint-Jacques de Béziers de l'aider con-
tre les usurpateurs des biens de son église.
XXVI. Robert I, dont les Bénédictins
ont fait deux abbés, prête hommage au roi
pour Thésan, Saint-Geniès, Barassan &
Aligne, en 1389; le i5 mai de la même
année, en chapitre général, il approuve
un accord relatif aux dîmes de Bédarieux.
Il fut définiteur aux chapitres généraux
des bénédictins, tenus au couvent des do-
minicains de Carcassonne en 1393 & iSgS.
En 1399, il sépare la mense abbatiale de
NoTG
Note
"4
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
5
79
la mense capitulaire & assigne des revenus
particuliers pour la nourriture des reli-
gieux.
XXVII. Michel est indiqué le ii avril
1404. En février 1407, les syndics de Bé-
darieux promirent entre ses mains de s'ac-
quitter loyalement de leurs fonctions. En
1409, il envoya un représentant au concile
de Pise. En janvier 1412, il apaisa une
contestation entre les syndics de Béda-
rieux & Raimond Malaure. Il mourut ou
abdiqua en 1426; le siège était vacant le
28 octobre de cette année.
XXVIII. Hugues III de Poupian, élu
en 1427} le 14 septembre de la même année,
au moment de sa prise de possession, les
syndics de Villemagne obtinrent de lui la
confirmation de leurs privilèges, franchises
& libertés. En 1432 , il concède un droit
d'usage dans ses bois aux habitants de Cal-
mettes. En 1445, il unit le prieuré de Saint-
Geniès à la mense abbatiale. Trois ans plus
tard, il assiste au chapitre général tenu à
Carcassonne.
A cause de son grand âge, il se démit en
faveur du suivant, en se réservant la col-
lation des bénéfices, droit qu'il exerçait
encore le 12 novembre 1460. L'abbaye était
en économat le 6 avril 1439.
XXIX. Antoine I de Thésan, de la
famille de ce nom, prieur de Saint-Geniès ;
le 9 décembre 1463, il perçoit les lods &
ventes de quelques terres à Boissedon. En
1472, il s'oppose à un accord passé entre
Pierre Ramas, vicaire de Bédarieux, & le
chambrier de Villemagne. Il eut avec Ber-
nard du Verger, administrateur perpétuel
de Joncels, un procès important qui fut
porté devant le parlement de Toulouse;
il le perdit, se pourvut en révision en 1481,
& poussa si loin les choses, que le 28 juillet
1484, le parlement lança contre lui & ses
complices un mandat d'amener. Sa mort,
arrivée en 1484, vint empêcher de nou-
veaux scandales.
XXX. Antoine II Guillaume de
Clermont, protonotaire apostolique,
archidiacre de Cabrières, dans le diocèse
de Béziers, & prieur de Saint- Martin
obtint la commende de Villemagne d'In-
nocent VIII, le 26 février 1484 (v. st.). Il
administrait en même temps Saint-Thi-
béry. Le 28 décembre 1491 , il augmenta
les pitances des religieux qui n'étaient plus
suffisantes pour leur permettre de vivre.
En 1497, il passa un accord avec les syn-
dics de Bédarieux; il fit son testament le
3 juillet 1499 , se fit enterrer chez les
clarisses de Béziers, & fit divers legs à ses
abbayes; il donna à Villemagne la somme
nécessaire pour faire un chef d'argent à
saint Majan.
XXXI. François I Guillaume de
Clermont fut pourvu par le pape, mal-
gré les religieux, qui, réunis après la mort
d'Antoine, avaient élu Tristan de Thésan,
de bonne naissance, instruit & pieux, le
17 juillet 1499.
François était bachelier en droit & clerc
de Lodève; il fut nommé par Alexandre VI,
le 2 août 1499. ^'^ mars i5oo, le même pape
accorda aux religieux le droit de conférer
les bénéfices pendant la vacance. François
essaya, mais en vain, d'obtenir la com-
mende de Saint-Thibéry.
XXXII. Arnaud II de Louère, nommé
par Louis XII en 1604, mort en 1614.
XXXIII. Jean I Ferrier, archevêque
d'Arles, breveté du roi en i5o8; nomma
pour son vicaire général Jean de Roque-
feuille.
Il fit rebâtir, en i5io, l'église & le cloî-
tre 8i donna de grands biens à l'abbaye;
mort à Marseille le 17 janvier 1621. —
Après sa mort, les religieux se divisèrent,
les uns élurent Raimond de Thésan, reli-
gieux de Saint-Pons, les autres Gisard de
Corneillan, grand prieur.
Le roi nomma le suivant.
XXXIV. François II Guillaume de
Clermont, fils de Tristan, baron de
Clermont, & de Catherine d'Amboise; ar-
chevêque d'Auch, cardinal & légat d'Avi-
gnon, abbé commendataire en 1621. Il fut
zélé pour le rétablissement de la disci-
pline. En i525, il nomma son vicaire gé-
néral, Pierre Ciffred. Il paraît jusqu'en
septembre 1628; à cette date, les moines
demandèrent pour abbé Clément Cherny,
abbé de Gaillac, qui en i523 avait visité le
monastère par ordre du parlement de Tou-
louse.
On ne sait s'ils obtinrent leur demande.
XXXV. Bernard de la Croix, abbé
Note
114
Note
"4
58c
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
commendataire ; le 20 mai i53i, il dis-
tribue des domaines aux sept religieux
alors à Villemagne, pour leurs vêtements
& leur nourriture.
XXXVL Robert II de la Tour, qui
avait déjà possédé divers prieurés, était
abbé commendataire dès i53i. Il est men-
tionné en i534 & en septembre 1548.
XXXVII. François III de Faucon,
successivement évéque de Tulle, Orléans,
Mâcon & Carcassonne; abbé commenda-
taire en -1543; prit possession le 28 février
1544. Il présentait à deux cures en i553
& 1554.
XXXVIII. Amanieu ou Amédée de
Poix, breveté du roi en aoiît i554; suc-
cessivement administrateur de l'évèché de
Carcassonne, évêque de Mâcon & de Bazas ;
abbé commendataire jusqu'en i556.
XXXIX. Jean II de Chambert, docteur
en droit, archidiacre de Narbonne, neveu
d'Antoine de Chambert, abbé de la Grasse;
institué par le pape en iSSy. Les calvinis-
tes détruisirent le monastère en i562. Le
3o juillet i565, il rachète le château de
Bédarieux, aliéné par ses prédécesseurs
pour payer les impositions royales. Il fut
vicaire général de Charles de Bourbon,
évéque de Carcassonne. En i566, il reçoit
l'hommage des habitants de Villemagne. Il
mourut le 7 janvier iSyS.
XL. Raimond Vigor, Normand, abbé
commendataire, prend pour procureur Ar-
naud Vigor, premier médecin de la reine,
son parent, le i3 février 1679. D'abord
conseiller au Parlement de Rouen, il de-
vint plus tard maître des requêtes. Le
21 avril i586, le duc de Montmorency
saisit ses revenus à cause d'absence non
justifiée, & ne les lui rendit que quelque
temps après. Il paraît jusque vers 1699.
Après sa mort, l'abbaye tomba aux mains
du maréchal de Thémines, qui, pour en
assurer les revenus à son frère, Thomas
d'Avausan, fit nommer le suivant par le roi
& le pape.
XLI. Jean III Perpétue Alboti,
prêtre de Cahors, obtint ses bulles en
février 1599; son vicaire général paraît
en 1604. Il mourut en 1616. Après sa
mort, le frère du maréchal de Thémines
continua à percevoir les revenus & à con-
sidérer l'abbaye comme une propriété de
famille.
XLII. Henri de Thésan, désigné par
lui en 1617, pourvu par bulle de Paul V au
mois d'août, céda sa place à son neveu en
1626. Mourut à la fin de mai i63o.
XLIII. Jean IV Jacques de Thésan,
dont la sœur avait épousé Thomas d'Avau-
san ; nommé par Urbain VIII en octobre
1626; il prit possession le 5 décembre 1628,
mais ne jouit jamais des biens de l'abbaye,
qui restèrent aux mains de sa famille.
XLIV. Gabriel Trotin, nommé par le
roi & par le pape en 1634. Le seigneur de
Pujol l'empêcha deux ans de prendre pos-
session; il obtint du parlement de Tou-
louse un arrêt contre lui, le 12 juin i636.
Le 9 mai 1637, puis en i638, il fait un
double accord pour l'introduction de la
réforme de Saint-Maur, accord approuvé
par le parlement de Toulouse en 1689;
il ne fut mis à exécution qu'en 1661. Les
querelles & les violences du vicomte de
Pujol forcèrent Gabriel à se démettre en
fr.veur du suivant (10 juin 1647).
XLV. François IV de Mirmand, de
Montpellier, parent du vicomte de Pujol,
abbé commendataire de 1647 à i655, année
où il céda son titre à son frère.
XLVI. Jean V de Mirmand, nommé
par le pape & le roi, prit possession le
18 juillet i655. Le 17 septembre 1661, les
anciens religieux cédèrent la place à ceux
de la congrégation de Saint-Maur; Jean
fit avec ceux-ci un nouveau concordat en
1664, & le 2 juin 1669, la sacristie & les
reliques de saint Majan leur furent re-
mises par D. Paul Abbes, ancien sacristain.
XLVII. N. de Thésan, conseiller à
Toulouse, de la famille de Pujol & d'Olar-
gue. Il fut probablement abbé commenda-
taire, mais ne fit que couvrir de son nom
l'usurpation des seigneurs de Pujol. Il
mourut en 1708.
XLVIII. Pierre IV de Gayet, vicaire
général de l'évêque de Béziers, abbé com-
mendataire le 3i octobre 1704; se montra
le bienfaiteur des pauvres.
XLIX. N. de Boizai-Courtenay.
pourvu en lySi.
L. N. JouFFROi d'AbANS , pourvu en
1772. fA. M.]
Note
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1 15
NOTES SUR L'FÎISTOIRE DE LANGUEDOC.
NOTE CXV
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abbaye de Saint-Salvi.
(Diocèse d'Albi.)
L'usage constant, dans les premiers siè-
cles de l'Eglise des Gaules, fut d'enseve-
lir les évêques, non point dans les églises
cathédrales, mais dans des basiliques, gé-
néralement situées hors des murs de la
cité & consacrées à cet usage de temps
immémorial. Telle fut l'église de Saint-
Salvi, à Albi, dédiée à l'un de ses premiers
évêques dont on y vénérait les reliques.
Autour de son tombeau dut se rassembler
de bonne heure une congrégation de clercs,
que nous trouvons, au dixième siècle, or-
ganisée en chapitre, sous la direction d'un
abbé & l'autorité de l'évèque. Au douzième
siècle, elle fut remplacée par des chanoi-
nes réguliers, soumis à la règle de Saint-
Augustin ; depuis déjà un siècle, l'abbé
avait pris le titre de prévôt. En 1493,
le nombre de ces chanoines fut réduit à
quinze; Clément VII prononça leur sécu-
sécularisation du chapitre; l'espace man-
quait pour reconstruire les édifices claus-
traux ; le lieu même, entouré d'une ville
populeuse, ne permettait plus de se livrer
à la méditation. On y établit donc une pré-
vôté, douze canonicats, douze prébendes,
quatre bénéfices simples, huit vicairies &
deux offices ; la vie en commun & la règle
de Saint-Augustin furent supprimées; les
biens & les charges furent également ré-
partis.
Le prévôt était élu par le chapitre &
confirmé par l'évèque; il nommait à tous
les prieurés, aux cures dépendantes des
menses prévôtale & capitulaire, & aux ca-
nonicats vacants par mort pendant les
quatre grandes fêtes de l'année & au jour
de Saint-Salvi.
Les autres dignités étaient conférées par
les chanoines & par lui à tour de cheville.
11 officiait pontificalement avec l'anneau &
la crosse.
En 1715, le chapitre renfermait, outre
les douze chanoines & le prévôt, cinq
hebdomadiers, cinq musiciens prébendes,
(luatre sous-diacres, un organiste, deux
bedeaux & quatre enfants de chœur.
Le chapitre reçut, pendant le moyen
âge, un grand nombre de donations : du
comte de Rouergue, en 961; du vicomte
Matfred, en 966; de Garsinde, comtesse de
Note
u5
larisation en i523.
Le chapitre de Saint-Salvi eut à subir Toulouse, en 976; d'Adélaïde , vicomtesse
de nombreuses vicissitudes. Vers le milieu de Narbonne, en 977. Il était seigneur
du douzième siècle, l'irrégularité s'y mit, haut- justicier des lieux de Mont-Salvi,
& pendant assez longtemps, il resta sans Cambon & Grézet & envoyait un député
prévôt. L'évèque d'Albi, Guillaume-Pierre, h l'assemblée des trois états du pays d'Al
qui en avait autrefois été chanoine, réso-
lut, vers ii85, d'y restaurer la vie régu-
lière. Il nomma un prévôt que dès lors
les chanoines purent élire. La règle qui
leur fut imposée consista surtout dans
l'observance de la vie commune & dans
l'assiduité aux offices. Plus tard, en 1498,
Alexandre VI consentit à l'établissement
dans l'église de quatre offices d'enfants
de choeur, dont l'entretien fut assuré au
moyen du revenu de l'une des quatre vicai-
ries séculières. Une chapelle de musique y
fut fondée par le pape Jules III & auto-
risée par le Grand-Conseil en i552. Enfin,
en iSzS, à la demande du prévôt Claude
de Mondoire, Clément VII prononça la
bigeois. Il était en relations spirituelles
avec les communautés de Burlas, séant à
Lautrec, de Gaillac & de Saint-Sernin de
Toulouse ; le nécrologe de celui-ci men-
tionne les frères de Saint-Salvi au i5 sep-
tembre '.
Les reliques de saint Salvi furent con-
servées de tout temps dans l'église; le chef
vn fut renfermé dans une châsse pré-
cieuse, donnée par Raimond , comte de
Toulouse, & à la fin du quinzième siècle,
* Nous avons employé pour cette notice les piè-
ces renfermées dans le tome ii3 de l.i collection
Dont j 3to feuillets de ce voliirac sont consiicrés à
Saint-Salvi.
Note
ii5
582
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Louis d'Amboise , évêque d'Albi, donna
une châsse pour recevoir les os & les cen-
dres.
Abbés & prévôts de Saint-Salvi.
\. DÉODAT était abbé sous l'épiscopat
d'Angelvin, évêque d'Albi; il est témoin à
un acte par lequel cet évêque reçoit l'église
de Monastier (921).
H. Gauzbert 1, sous l'épiscopat de Mi-
ron, qui reçut en son nom la donation
d'un alleu, dans l'Albigeois (960).
in. GuiTARD I, abbé la deuxième année
du roi Robert (998).
IV. AdÉmar, dans un acte d'un certain
Rémi, sous le règne de Robert (avant io3i).
V. Anselme paraît dans un acte que le
Gallîa date de 987, mais que dom Vaissete
rapporte mieux à io32 ; par cet acte, l'abbé
de Saint-Salvi, à la demande des évêques
du voisinage & du vicomte Bernard-Aton,
permit la construction d'un pont sur le
Tarn, pour la commodité des habitants
de la cité, & abandonna le port de Saint-
Salvi.
VI. Pierre I, prévôt, reçut, vers 1060,
une donation de l'évêque de Nimes, Fro-
taire, & de son frère, le vicomte Bernard.
Peu après, les chanoines de Saint-Salvi
eurent querelle avec l'évêque d'Albi, Fro-
tard, au sujet des églises de Loupian & de
la Salvetat, données à leur chapitre par
Matfred Dido j la donation de ce dernier
fut confirmée par ses fils (vers l'année
1079).
VII. Pierre II Saisset {Saxeti) était
prévôt vers iioo, sous l'épiscopat d'Alde-
gaire; il reçut au nombre des chanoines
de son église Sicard, fils de Bernard.
Guitard était simplement prieur en
1 1 20, date d'une bulle de Callixte II en fa-
veur du chapitre. La réforme venait d'être
établie dans le monastère.
Suit une grande lacune dans la série des
prévôts; cependant nous voyons le mo-
nastère exister toujours; en ii57, Guil-
laume, évêque d'Albi, & Pierre, abbé d'Ar-
dorel, ménagent un accord entre lui &
Sainte-Cécile, au sujet de l'hôpital & de
l'église d'au delà du pont d'Albi.
VIII. GAUSFRED, minister Sancti Salvii,
était prévôt en 1162, année où, de concert
avec le prieur Bernard, il cédait à Guil-
laume de Vissen diverses terres sur le bord
du Tarn, en échange de ses droits sur le
chemin de la Caussade. La même année, il
s'accorde avec Gauzbert de La Roque, pour
Saint-Michel de Barzac. Quatre ans plus
tard, le chapitre réclama auprès du vicomte
Raimond-Trencavel le rétablissement de
l'ancienne coutume d'un repas annuel, dû
par les clercs de Sainte-Marciane aux cha-
noines de Saint-Salvi.
IX. Gaillard I fut élu prévôt lors de la
restauration du monastère par l'évêque
Guillaume-Pierre, vers ii85; il posséda
cette dignité jusque vers 1200.
X. Guillaume I Pierre, évêque
d'Albi, élu prévôt par les chanoines (1212-
I2l3).
XI. Raimond I DU PoRTAL est men-
tionné dans des chartes de I2i5 & 1216;
en 1220, il est témoin d'une transaction
entre l'évêque Guillaume & les habitants
d'Albi, permettant à ceux-ci de disposer
de leurs biens par testament.
XII. Gaillard II de Rabastens était
prévôt en 1224; en 1227, il obtint de l'évê-
que un certain nombre de prérogatives
spirituelles. Il promit entre les mains du
sénéchal royal, Philippe de Bertezi, au
chapitre cathédral, à l'évêque & aux habi-
tants d'Albi, de les secourir fidèlement.
Il eut avec Durand, évêque d'Albi, de nom-
breuses discussions, toutes terminées à son
avantage en 1229 & i23o.
Il fut l'un des commissaires choisis pour
faire enquête sur le mariage du comte de
Toulouse & de Sancie d'Aragon; lui &
Durand, évêque d'Albi, en prononcèrent
la nullité.
En 1246, il termine un procès avec Ber-
nard, prévôt de Saint-Cécile. Il s'occupa
activement de l'administration des biens
du chapitre. En 1267, il faisait recons-
truire son église; l'évêque de Rodez lui
accorda, le 21 juillet, une lettre d'indul-
gences pour les bienfaiteurs de cette œu-
vre. Il paraît enfin dans une transaction
du 17 novembre 1259, entre les chanoines
& le précepteur de l'hôpital de Raissac.
XIII. Gauzbert II de Lescure, pré-
vôt de 1263 à 1265.
Note
ii5
Note
ii5
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
583
XIV. Pierre III de la Caune était
prévôt en 1205; il s'accorda avec le cha-
pitre, le lo novembre 1270, au sujet de la
reconstruction du cloître, & s'engagea à
contribuer à la dépense dans la proportion
de dix livres de Cahors par an; les chanoi-
nes promirent le dixième de leurs revenusj
le chapitre comprenait alors dix-sept mem-
bres, y compris les dignitaires. Le 29 avril
1276, le même reçut l'hommage de Phi-
lippe Ouric, chevalier d'Albi , pour des
rentes sur les paroisses de Sainte-Marciane
& de Saint-Affrique.
XV. BÈGUE I Boursier paraît fré-
quemment de 1278 à i3o3. En 1288, il
s'accorde avec l'abbé de Candeil, au sujet
de divers territoires. En 1287, il fait un
échange de dîmes avec le prieur de Ra-
bastens ; la même année , la veuve de
Pierre de Salvanhac lui restitue des dîmes
usurpées. Deux ans plus tard, le chapitre
avait querelle avec la maison du Temple
de la Selve, diocèse de Rodez, au sujet
des limites de divers territoires. Enfin, le
20 août i3o3, Jourdain de Salvanhac con-
firme l'abandon consenti par sa mère en
1287.
XVI. Amels Vassal, 1309.
XVII. Pierre IV Boursier, docteur en
décrets, i322.
XVIII. Ratier de Penne avait querelle
avec les treize chanoines de son chapitre,
en novembre i334, à propos des dépouilles
& des biens des prieurs & des chanoines.
Il fut décidé que tous les membres du cha-
pitre pourraient librement disposer de la
moitié de leurs biens; l'autre moitié dut
rester au prévôt & au vestiaire des cha-
noines. En février i335, le nouvel évèque
d'Albi, Pierre, reconnut qu'en entrant dans
l'église de Saint-Salvi, après sa prise de
possession, il n'avait point entendu préju-
dicier aux droits du chapitre. En 1340,
Ratier nomma des syndics généraux du
chapitre. Le 4 août 1342, Philippe VI dé-
clara que pour empêcher le chapitre de
Saint-Salvi d'être en butte aux attaques de
certains malveillants, il le prenait sous ses
protection & sauvegarde spéciales. L'an-
née suivante, on apposa solennellement
les panonceaux du roi au lieu ordinaire
des processions du chapitre, pour indiquer
à tous cette protection & sauvegarde. Ra-
tier vécut jusqu'en i352.
XIX. André Viguier, 1359.
XX. Pierre V de Lauset accorda, en
1362, aux consuls d'Albi, la permission
d'employer une des cloches de l'église à
marquer les rondes & les changements de
garde, en temps de guerre. Il était encore
prévôt en i375 & peut-être encore en i38o.
XXI. Guillaume, licencié en décrets,
prévôt en i388.
XXII. Raimond II GuARiN, 1405.
XXIII. Pierre VI Amels, mort en 1436.
XXIV. Raimond III Lauret, prévôt
élu en 1436; paraît encore en 1439.
XXV. Jacques I Lauret se démit en
1456, en faveur du suivant. La bulle de
Callixte III approuvant cette démission est
du 23 mai.
XXVI. Bègue II Montanha, prieur des
Connils, au diocèse d'Albi, & chanoine ré-
gulier, institué par Callixte III, le 23 mai
1456. La même année, le pape ordonna
aux officiaux de Toulouse, Carcassonne &
Rodez de faire restituer les domaines de
Saint-Salvi, usurpés par des laïques & par
des prélats. Bègue paraît encore en 1463
& meurt en 1477.
XXVII. Pons du Put, élu en 1477;
nomme, en 1486, un procureur pour ren-
dre hommage à Jean de Vésins, vicomte de
Lautrec, & à Pierre, baron de Lescure. En
1488-89, il a avec Louis, évêque d'Albi,
une violente contestation ; l'évêque voulait
forcer les chanoines à renvoyer leurs ser-
vantes & à les loger hors des bâtiments
claustraux. La querelle fut portée devant
le métropolitain, puis devant Innocent VIII
qui nomma des commissaires en janvier
1491. Elle durait encore en 1498.
XXVIII. Raimond IV Ycher, élu en
1490. II obtint plusieurs bulles de privi-
lèges d'Alexandre VI, en juillet I493; la
même année, en juin, le même pape con-
sentit à la réduction du chapitre à quinze
chanoines.
XXIX. Gèraud Boysserie, prévôt en
1497. La même année, Alexandre VI ac-
corda aux chanoines divers privilèges dont
ils avaient usé autrefois, mais dont les
actes s'étaient perdus. A cette époque il y
eut de grandes luttes au sujet de la pré-
NOTK
Ii5
Note
ii5
584
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Note
ii6
voté; Géraiid eut pour compétiteurs Jean
Isarn, en 1499, J-^'^'^'^ Isarn, en l5o4; il
semble l'avoir emporté, car il prit posses-
sion en février i5o6. Un autre de ses com-
pétiteurs fut Déodat Isarn, qui, en i5o6,
obtint de Jules II des bulles de confirma-
tion.
XXX. HÉLION JoFROY, fondateur de la
Chartreuse & des annonciades de Rodez,
vivait en i520; il était chantre de l'église
de Rodez & neveu du cardinal d'Arras.
XXXI. Claude de Mondoire obtient,
en l523, de Clément VII, une bulle de
sécularisation. Il était abbé de Ferrières,
dans le diocèse de Clermont, archidiacre
d'Albi & chanoine-comte de Lyon. Il vivait
encore en 1541.
XXXII. Jacques II du Faur, abbé de
la Chaise-Dieu, prévôt en i55i.
XXXIII. Georges d'Armagnac, cardi-
nal-archevêque de Toulouse, 1564.
XXXIV. Jacques III de Villemur,
i565.
XXXV. Pierre VII Armay, 1597-99.
Il eut pour compétiteur, en 1598, un cer-
tain Pierre Mouret.
XXXVI. Alphonse I d'Elbène, évêque
d'Albi, 1610.
XXXVII. Alphonse II d'Elbène, neveu
du précédent, lui succède en 1640.
XXXVIII. Louis Manchaud, 1643.
XXXIX. Jacques IV Cardon, 1661.
XL. Jérôme-François Cardon,
nommé en 1691; était encore prévôt en
1715. [A. M.]
NOTE CXVI
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Abbaye de Saint-Jacques.
(Diocèse de Bdziers.)
L'abbaye de Saint-Jacques, située dans
la ville de Béziers & affiliée à l'ordre de
Saint-Augustin, était moins ancienne que
sa rivale, Saint-Aphrodise. On ne sait ni
quand, ni par qui elle fut fondée; ses pre-
miers abbés connus vivaient au commen-
cement du dixième siècle.
Soumise, comme Saint-Aphrodise, ;
l'évèque , elle était aussi astreinte aux
mêmes obligations. L'abbé, à son entrée
en charge, prêtait serment à l'évèque,
remplissait son stage à Saint-Nazaire & y
faisait l'office de chanoine hebdomadier,
sous peine d'amende.
L'histoire de Saint-Jacques est assez
obscure. En 969, les exécuteurs testamen-
taires du vicomte de Béziers Rainard lui
font, par son ordre, diverses donations. En
990, donation analogue des exécuteurs
testamentaires du vicomte Guillaume. En
1664, l'abbaye fut rattachée à la congré-
gation des chanoines réguliers de France,
qui essaya d'y ramener la régularité.
Abbés de Saint-Jacques.
I. A1MERI était abbé la dixième année
de Charles le Simple C908), date de con-
testations entre lui & un certain Arion
pardevant Boson, vicomte de Béziers.
II. AdAULFE revendique en 920, par-
devant l'évèque Raimond & le vicomte
Boson, un bien donné à Saint-Jacques.
m. Matfred, fils d'Ermengaud de
Cazouls, assiste avec son père à un plaid
tenu à Béziers le 20 août io53.
IV. Raimond reçut, sous le règne de
Philippe I (1060-1108), une donation de
Bernard-Pierre.
V. Hugues I était abbé en 1093 & 1094.
VI. Arnaud de Lévezon était à la fois
cvèque de Béziers & abbé de Saint-Jacques,
à la fin du onzième siècle & au commen-
cement du douzième.
VII. GÉRAUD reçut en 1104 une dona-
tion d'Imbert & de sa femme Adélaïde.
VIII. Hugues II fait diverses acquisi-
tions en 1 120.
IX. Bruno paraît dans un acte de 11 37.
En I 148, il reçoit d'un certain Pons le lieu
de Villeneuve. En ii53, il avait une con-
testation avec un nomir.é Riculfe. Le né-
crologe de Cassan mentionne sa mort au
25 mars.
X. Guillauime I Bernard est témoin,
eu 1170, d'une donation faite à l'église de
Béziers par Bernard d'Aligné. Une charte
Note
116
Note
IIÔ
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
d'Aniane de iiyS le cite. Le cartulaire de
Béziers le mentionne en 1174, & en 1178,
dans un engagement fait par l'évéque
Bernard, prêt à partir pour le concile de
Latran.
XI. Pierre I dePeyriés (deParietibus),
chanoine de Cassan, devint abbé de Saint-
Jacques en 1181. En 1182, il assiste à une
donation de Bérenger de Puissourguier à
Aniane. En 1191, il a des différends avec
Gaufred , évéque de Béziers, au sujet de
l'hommage qu'il lui refusait; ils furent ter-
minés par voie d'accord en 1194. Le nécro-
loge de Cassan l'indique au 3 mai.
XII. GuiRAUD, indiqué dans une charte
de l'église de Béziers de I2i3.
XIII. BÉRENGER est cité dans une charte
de Béziers de 1225. En i232, le 27 mai, il
souscrit la sentence portée parThédise,
évéque d'Agde, & Bernard, évéque de Bé-
ziers, contre l'élection de P. Guiraud, sa-
cristain de Saint-Paul de Narbonne, comme
abbé de ce monastère. En laSS, il est en-
core cité dans une charte de Narbonne. Le
vieux nécrologe de Saint-Sernin de Tou-
louse mentionne sa mort au 16 mars.
XIV. Guillaume II Arnaud, souscrit
en 1245, la lettre écrite par les abbés &
évèques de la Province à Innocent IV, en
faveur de l'Inquisition. Il fut désigné par
Othon, cardinal-évêque de Porto, pour
décider auquel devait appartenir l'église
de Gabian, à Biaise, sous-diacre aposto-
lique, ou à Guillaume, archevêque de
Narbonne; il l'adjugea à celui-ci. Inno-
cent IV lui adressa successivement deux
bulles relatives à divers sujets. Il mou-
rut le 27 mai, d'après le nécrologe de
Cassan.
XV. Pierre II est cité dans un acte de
Saint-Aphrodise de 1264. Il fut procureur
de son homonyme, abbé de cette abbaye,
au concile de iMontpcllier de 1269, & aux
états de la sénéchaussée, tenus à Béziers
en 1271.
XVI. Guillaume III Bernard, abbé
en 1273.
XVII. B. 1 304-1 3o5.
'XVIII. Pierre III, abbé en i328. On
l'accusa de prodigalités & de moeurs licen-
cieuses; par bulle du 23 mars de cette an-
née, Jean XXII chargea Etienne Chotard,
sacristain de Lodève, le prieur des domi-
nicains & le gardien des franciscains de
Béziers, d'informer sur sa conduite.
XIX. Guillaume IV Sermar, abbé de
i363 à 1390.
XX. B., connu seulement par l'initiale
de son nom, 1401-1406.
XXI. Gui de Garrigue, 1417.
XXII. Pierre IV, 1433.
XXIII. André des Orts rend hom-
mage à l'évéque de Béziers en 1433.
XXIV. Jacques I Cariet ou Carese,
abbé dès 1438, année où l'évéque de Béziers
le cite en promulguant quelques canons
du concile de Bâle. Le 23 mai 1439, le pape
Eugène lui commettait le soin de faire ren-
dre aux augustins de Béziers diverses som-
mes d'argent qu'on leur avait enlevées. Il
est encore cité en 1443. Il devint évéque
de Maurienne le 3o septembre 1461; on
ne sait si son élection fut confirmée.
XXV. Barthélémy I 1455-1459-1461.
XXVI. Jean I Enault, abbé en 1462,
se démit entre les mains du pape Paul II
en 1465. L'abbaye était dans un grand dé-
labrement, les bâtiments en ruines, le
temporel dilapidé ou engagé. Jean se ré-
serva d'ailleurs une pension de 10 écus
d'or & le prieuré de Plahan, dépendant
du monastère.
XXVII. GÉRARD LE Rouge, abbé d'A-
niane, nommé par une bulle de Paul II
du 28 avril 1465. Il se démit en faveur du
suivant.
XXVIII. Jacques II le Rouge, prieur
de Serignan, protonotaire apostolique,
administrateur perpétuel de Saint-Jacques
depuis 1473 jusqu'en 1491. Il mourut en
1494.
XXIX. Charles le Rouge, abbé de
1495 à 1497.
XXX. Jean II le Rouge, frère aîné du
précédent, religieux d'Aniane, abbé depuis
lîoi jusqu'en l5i9, année où il se démit
en faveur du suivant, en se réservant une
pension.
XXXI. Jean III le Rouge, frère cadet
du précédent, pourvu sur sa démission par
Léon X, le 1" juin iSig. Il siégeait encore
en i532.
XXXII. Jean IV ou Jacques d'Arnove
ET DE Marseillargues, professeur en
Note
116
NOTB
ii6
586
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Note
117
droit, pourvu en i534. II était vicaire gé-
néral de l'évéque de Béziers en 1546, & lui
prêta hommage en i556.
XXXIII. Pierre V Dupuy, i588.
la jugerie de Verdun, ne remonte pas au
delà de l'année 940. Un acte, renfermé
dans le cartulaire de Lézat, rapporte que
le vicomte Aton-Benoit, & son épouse
Note
117
XXXIV. Anne de Murviel, évéque de Amélie, ne pouvant avoir d'enfants, firent
Montauban, pourvu eu 1606, céda son vœu d'élever, chacun sur leurs domaines,
titre au suivant, moyennant une pension. un monastère; la femme construisit Mas-
XXXV. Jean V Louis de Murviel, Garnier, le mari fonda Lézat.
neveu du précédent, clerc de Béziers, A peine fondée, l'abbaye du Mas fut,
nommé par le roi le 3o septembre i633. soumise, en même temps que Lézat, à
La réforme s'introduisit de son temps à Saint-Michel de Cuxa en Roussillon, qui,
Saint-Jacques en 1664, date de son union sous la direction intelligente du célèbre
à la Congrégation de France. Jean mou- Guarin, venait de devenir le centre d'une
rut en lyoS, à l'âge de quatre-vingt-huit association monastique, dans le genre de
ans. l'ordre de Cluny. Cette union, confirmée
XXXVI. Artus II TiMOLÉON de Bar- par le pape Jean XV dans une bulle de 993,
COS, abbé de Saint-Siguéran, docteur en dura peu d'ailleurs; l'association fut dis-
Sorbonne, chanoine de Paris, nommé par soute après looi, date de la mort de Gua-
le roi le 3i octobre lyoS; mort en 1764. rin. Le monastère, dont l'histoire est fort
XXXVII. N. GuiLLOT de MontdÉSIR, obscure pendant le onzième siècle, se vit
1764. alors en butte aux prétentions des abbés
XXXVIII. N. CoRTOis de Pessigny, de Lézat qui voulaient l'assujettir à leur
1780. [A. M.]
NOTE CXVII
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Ahhaye du Mas-Garnîer^ .
(Diocèse de Toulouse.)
L'origine de l'abbaye du Mas-Garnier,
située dans le diocèse de Toulouse, à
cinq lieues au nord de cette ville, & dans
' L'abbaye du Mas-Garnier a été de la part de
M. Joiiglar, de Bouillac, l'objet d'un travail assez
étendu [Monographie de Vabhaye du Mas-Grenier,
Toulouse, i865, in- 12); mais dans cet ouvrage qui,
sur plusieurs points, rectifie les travaux des Béné-
dictins, l'auteur a eu tort de rapporter à 842 la
fondation de l'abbaye, sur la seule foi de la trop
fameuse charte d'Alaon, que rien jusqu'ici n'est
venu confirmer. C'est ce document apocryphe qui,
seul, révèle l'existence d'un prétendu Antoine, vi-
comte de Béziers, restaurateur imaginaire de Lézat
& du Mas-Garnier. En outre, dans plusieurs cas,
M. Jouglar accepte trop aisément les affirmations
d'une sorte de pouillé du dix-huitième siècle, qui
n'est susceptible d'aucune espèce de contrôle, les
archives du monastère ayant disparu depuis long-
suprématie. Au concile de Clermont de
1095, Séguin, abbé de ce dernier couvent,
se plaignit aux pères assemblés de la con-
duite de l'abbé du Mas, Bertrand, qui re-
fusait de reconnaître son autorité. L'ar-
chevêque de Tolède, nommé arbitre par le
concile, admit les réclamations de Séguin,
& confirma l'union du Mas à Lézat; Ber-
trand promit de se soumettre le lende-
main; mais dans la nuit il quitta le con-
cile, & ne céda que plus tard après menace
d'excommunication & de suspension. Le.s
dissensions, un moment apaisées, recom-
temps, & qui doit même renfermer nombre d'er-
reurs. C'est ainsi que l'auteur de ce travail, ayant
mal copié la légende d'un sceau de l'an 1400, qui
portait ces mots : Rostegnus, abhas S. Pétri Mansi
Garnerii j a inventé un certain Tegnas , premier
abbé du Mas, dont le nom se serait retrouvé sur
les sceaux de tous ses successeurs; en 1400, les
abbés du Mas ne connaissaient certainement pas
le nom du premier de leurs prédécesseurs, nom
d'ailleurs absolument inusité; & jamais on n'a
relevé nulle part cet usage de mettre sur les sceaux
le nom du premier abbé de l'abbaye, quand cet
abbé n'était pas le saint même, patron du monas-
tère. En tout cas, le livre de M. Jouglar renfer*e
des renseignements intéressants sur l'histoire du
monastère pendant les trois derniers siècles de son
existence. [A. M.]
NOTB
117
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
587
mencèreiit bientôt; Bertrand s'opposa à
une visite que Séguin voulait faire dans son
monastère & chassa les moines de Cluny,
qu'y avait introduits le légat apostolique
Brunon. La lutte s'envenima, &, vers 11 12,
les moines de Moissac, héritiers des pré-
tentions de ceux de Lézat, se plaignirent
amèrement au pape Pascal II; mais leurs
plaintes restèrent sans effet, par suite de
l'union effectuée, vers 1098, entre le Mas
& l'abbaye de la Cluse, dans le Piémont.
Cette puissante protection imposa silence
aux réclamations de l'ordre de Cluny.
L'abbé de la Cluse eut sur le Mas droit
de visite & de réforme, dut veiller à l'admi-
nistration du temporel & confirmer l'élec-
tion de l'abbé : cette union dura; en 1245,
Innocent IV mentionne notre abbaye au
nombre des possessions de la Cluse. Elle
en faisait encore partie en 1458.
Plus tard, l'abbaye fut unie successive-
ment à la congrégation des Exempts (1607),
puis à celle de Saint-Maur (25 août 1640);
l'abbé chassa les moines réformés; mais
ceux-ci en appelèrent au Parlement de
Toulouse & au conseil privé, & l'union
fut approuvée par le parlement de Tou-
louse, le II février 1643. En 1646, ils
firent avec l'abbé un nouveau concordat.
La même année, les réformateurs s'instal-
lèrent au Mas de Verdun, près du monas-
tère; ils y restèrent jusqu'en 1660; à cette
époque, un nombre suffisant de cellules
ayant été construit, ils entrèrent à l'abbaye
le I" novembre. Us reprirent & achevè-
rent la reconstruction complète du monas-
tère, dont les anciens bâtiments avaient
été dévastés par les calvinistes au seizième
siècle.
Le Mas-Garnier porta un grand nombre
de noms; dédié à saint Pierre, à la Vierge
& à saint Girons, il s'appela le Mas de
Verdun, Saint-Pierre de la Court, Garne-
sium, &c.
Le monastère eut à subir de nombreu-
ses vicissitudes. Les Anglais, sous le Prince
Noir, le dévastèrent en i355. L'abbé Gé-
rard, au quinzième siècle, fit de vains ef-
forts pour le restaurer; les querelles des
abbés commendataires achevèrent sa déca-
dence. En 1574, 'es calvinistes l'envahirent,
dispersèrent le mobilier sacré, brûlèrent
les manuscrits & les archives, détruisirent
les reliques, chassèrent & maltraitèrent les
moines, & renversèrent l'église & les édi-
fices réguliers. Les religieux ne rentrèrent
en possession qu'en 1600'.
Abhés du Mas-Garnier.
I. Hugues était abbé en 993, époque
où une bulle de Jean XV confirma à
Guarin, abbé de Cuxa, la suprématie de
l'abbaye. Vers ioi5, au mois de février,
Forto-Guillaume, vicomte de Gimoez, lui
abandonna l'alleu de Nones, près Grand-
selve.
II. Raimond I était abbé en 1070; l'an-
née suivante, Raimond-Arnaud, & son fils
Raimond, lui donnent la terre de Gaia, au
terroir de Toulouse, avec l'église de Sainte-
Marie. En janvier 1089, il acheta de Pons-
Arnaud, moyennant cent sous de Toulouse,
le lieu d'Ocamville; à ce moment, il était
près de mourir.
III. Bertrand I acheta de Pons-Arnaud
la moitié de l'église d'Ocamville ; & le
5 janvier 1095, moyennant quatre-vingt-
dix sous & une mule, il acquit les droits
de Arnaud-Gauzbert sur le même lieu. La
même année, étant au concile de Cler-
mont, il eut une querelle violente avec
Séguin, abbé de Lézat, auquel il refusa
obéissance ; forcé de se soumettre, il quitta
nuitamment la ville & n'y revint que sur
les menaces de l'archevêque de Tolède.
En 1106, il eut avec l'abbé de Moissac une
nouvelle querelle, qui fut portée devant
Pascal II, & dans laquelle intervint l'abbé
de Cluny, supérieur de celui de Moissac.
IV. Jean I reçut de Guillem de Bessens
6 de sa femme Marie, le quart des églises
de Viviers & de Ricancele ; ils offrirent,
en même temps, leur fils Eudes à l'abbaye;
la charte est datée de l'épiscopat d'Amé-
lius, évêque de Toulouse, ce qui la rap-
porte à peu près à ii3o.
V. Eudes, probablement le même qui
fut offert vers ii3o, reçut, en 1143 aux
' Nous nous sommes servi surtout d'un trav-ail
important, renfermant de nombreux extraits d'ac-
tes authentiques, qui se trouve au f" 290 du t. 22
du Monasticon BcneJictinum. (Ms. lat. iiô'i^.)
Note
117
Note
"7
588
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
mois d'avril & de mai, d'Arnaud de Viviers,
les dimes de Ricancele '.
VI. AlACIP ou Macip, paraît en août
1166, dans un échange entre Pons, abbé
de Grandselve, & Garin, abbé de Sarlat. En
1178, il accorde à Vidal, abbé de Grand-
selve, la permission de construire des mou-
lins sur la Garonne. On croit que ce fut
lui qui donna aux turbulents habitants du
Mas-Garnier leur première charte de li-
bertés.
VU. Raimond II est cité dans une
charte de Raimond V, comte de Toulouse,
de 1180; par cet'acte, ce prince prenait
le monastère sous sa protection, confir-
mait ses privilèges, & déclarait que ni
lui ni ses successeurs ne pourraient pren-
dre d'albergue au château ou y élever
des fortifications; de plus les habitants
en furent libres & soumis à la seule ab-
baye. Le 8 septembre 1184, Arbert de Deu-
pantala fut reçu comme frère de l'abbaye,
à laq'uelle il abandonna quarante sous sur
le quart du dîniaire de ce nom, qui lui
était engagé.
VIII. Guillaume I Robert confirma,
en 1198, à Arnaud-Amauri, abbé de Grand-
selve, le droit de pêche dans la Garonne
& celui d'y construire un moulin, moyen-
nant deux deniers de cens par moulin &
deux deniers d'arrière-acapte.
IX. Pierre I Arnaud, mentionné dans
un ancien catalogue à l'année 1200.
X. EUSTACHE paraît en i2o5 & dans
les années suivantes.
XI. Guillaume II Ratier souscrit,
en I2i3, un accord passé entre Raimond,
abbé de Moissac, & un certain Béraud.
En 1229, il fait avec Elie, abbé de Grand-
selve, un accord relatif au village de Vil-
lenisagues. En novembre I23i, le prieur
de Grandselve lui demanda de laisser, pour
une fois, passer la Garonne à son sel sans
payer de droit; Guillaume s'y refusa, crai-
gnant de créer un précédent. Il mourut
avant octobre 1233.
XII. Bernard consentit pour une fois
au libre passage du sel acheté pour la
' La charte est m;il-à-piopos datée de i i63 dans
le Galîia Ckristiana ; le manuscrit latin 12679,
f" 291, la date mieux de 1 143.
maison de Grandselve, en octobre 1233.
En 1236, il accompagne Raimond, abbé
de Moissac, dans la visite du monastère
d'Exieu. Le 6 janvier 1248, il fit, avec les
habitants du Mas-Garnier, un nouvel ac-
cord pour leurs libertés; l'abbé de Cluse,
Guillaume, servit de médiateur; les droits
de banalité du four & du moulin de l'abbé
furent réservés. Enfin, en 1254, il tran-
sigea avec l'abbé de Grandselve au sujet
des dîmes & des limites de plusieurs ter-
ritoires.
XIII. Raimond III de Septènes passa
de Clairac au Mas-Garnier. Le 18 mars
1255, il reçoit de Raimond, évêque de
Toulouse, diverses églises; le même prélat
confirma la jouissance de toutes les pos-
sessions de l'abbaye. L'abbé consentit, vers
la même époque, à la mise en vigueur de
règlements faits par le doyen de la Cluse,
lors de sa visite & pria l'évêque de les
ratifier. En 1257, il dut exclure un moine
accusé de plusieurs crimes; l'évêque lui
ordonna de le reprendre, &, sur son refus,
envoya contre lui Pierre de Landreville,
sénéchal de Toulouse, avec des gens d'ar-
mes; le sénéchal entra par force dans
l'abbaye & en fit piller les effets mobi-
liers par ses soldats ; enfin le prélat déposa
l'abbé qui mourut de chagrin en 1264.
XIV. Vidal d'Espaon fut nommé par
l'évêque à la place du précédent, vers 1260;
sa conduite le força à abandonner la place,
& il fut déposé en 1264.
XV. Guillaume III d'Alahan, fut
nommé par les religieux à la place de
Vidal, dont la tyrannie était insupporta-
ble. Le 8 mars 1265, il termina ses diffé-
rends avec l'évêque de Toulouse, &, par
acte du même jour, les commissaires nom-
més par le comte Alphonse, Philippe de
Montléard, & Barthélemi d'Orléans, cha-
noine d'Angoulême, obligèrent Pierre de
Landreville à restituer ce qu'il avait enlevé
au monastère. En 1271, il reçoit l'hom-
mage de Pierre -Jourdain pour les terres
de Belprat & de Belcastel; le fils de Pierre
lui renouvela cet hommage en i3oo. En
novembre 1271, il avait déjà prêté serment
au roi. En 1277, il s'excuse de ne pouvoir
assister au synode de Béziers. En 1279,
voyant que les habitants du Mas-Garnier
NOTB
117
Note
"7
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
589
étaient toujours disposés à se révolter, il
appela Philippe le Hardi en paréage, & de-
puis lors le roi & l'abbé nommèrent ensem-
ble les officiers de justice". En avril 1283,
il apaisa une querelle entre l'évèque de
Toulouse & l'abbé de Belleperche. Il mou-
rut en 1304.
XVI. Bertrand II de Faudoas, de
famille noble, frère d'Ainard, abbé de
Clairac, paraît dans le catalogue, en i3o6 ;
en i3io, il fait un accord avec Girmond,
prieur d'Auvillar; la même année, le 9 dé-
cembre, devant de l'argent à Jean Payen,
changeur à Toulouse, lui & son frère s'ac-
quittèrent envers lui. L'année suivante,
le juge de Verdun lui reconnut le droit
d'élire un cinquième consul dans la ville.
Il est encore cité en i3i2 Se i3i4, & mou-
rut en i3i7.
XVII. RaIMOND IV DE MONTAIGU fut
transféré de Clairac au Mas par une bulle
de Jean XXII, donnée à Avignon. En i322,
il transigea avec l'abbé de Grandselve au
sujet de différents droits & de limites de
territoires j c'est à lui que remonte dans
l'abbaye l'office d'aumônier, auquel il as-
signa les revenus nécessaires. Il mourut
en i323.
XVIII. AiMERi DE MoNTAiGU, nommé
abbé en 1324 par Jean XXII. En i333, à
la suite d'une ordonnance de Bernard-
Roger, abbé de Saint-Sever de Rustan,
président du chapitre général, il assigna
des revenus au chambrier, à l'infirmier
& aux autres officiers claustraux. En mai
i337, de concert avec ses religieux, il dé-
cida qu'à l'avenir il n'y aurait plus, au
monastère, que vingt-cinq religieux. Il
vécut jusqu'en juillet 1348.
XIX. Pierre II de Marguerite, ori-
ginaire du Limousin, était abbé en décem-
bre 1348, date du don qu'il fit à son frère,
Guillaume de Marguerite, de l'hôpital de
Saint-Jacques du Mas-Garnier. Il vivait
encore le 11 mars i35o.
XX. Raimond V HuNAUD, religieux de
Saint-Théodard de Montauban ; de prieur
de Borrel devint abbé du Mas & mourut
en i35i.
' Voir la pièce citée en appendice, par M. Jou-
glar, p. 199 de l'ouYrage précité.
XXI. Guillaume IV de Miers était
auparavant abbé de Sainte-Sophie de Bé-
névent, devint abbé du Mas vers i352;
le 3o aoiit i365, il fait un échange de mai-
sons situées au Mas. L'année suivante, il
devint abbé de Saint-Gilles.
XXII. Jean II Albert, prieur de Saint-
Emerent d'Auch, nommé abbé du Mas par
une bulle d'Urbain V de i366; en i368, il
assiste au chapitre provincial des moines
noirs des provinces d'Auch, Toulouse &
Narbonne, tenu à Lavaur, chez les fran-
ciscains. En mai 1374, '^ vend une forge
à Montesquiou. Il est encore cité en 1382.
XXIII. Rostaing d'Ansois, abbé de
1391 à 1400; son vicaire général était
Raimond Brogol.
XXIV. Pierre III, mentionné le 8 mars
1404 dans une restitution faite au monas-
tère par Jean Flammenche.
XXV. GÉRARD I élu, en 1408, président
du chapitre général des bénédictins, tenu
à la Daurade de Toulouse.
XXVI. Pierre IV Peladon. Vers 1410,
il assigne une île de la Garonne pour le
vestiaire des religieux; il s'occupa avec
soin & zèle de l'administration de l'ab-
baye. Le i5 novembre 1410, il présente
à l'église de Saint-Jacques du Mas-Gar-
nier. Il mourut le 18 juillet 1416, & fut
enterré le 20 du même mois. Les moines
élurent pour vicaires généraux, dans l'in-
tervalle, le sacristain & l'infirmier.
XXVII. Bertrand III de Bedat, élu
par le couvent le 7 août 1416, après la
mort du précédent; les auteurs du GalUa
ne le font siéger que deux ans; mais nous
le voyons créer des procureurs, le 18 jan-
vier 1440, paraître en 1441 & en 1451.
XXVIII. Jean III de Felgar, que les
Bénédictins placent en 1418, ne fut abbé
que de 1455 à 1457; il avait été nommé
par le pape. En 1457, il se démit à cause
de son grand âge.
XXIX. OuEN de Gaing, peut-être frère
de Pierre de Gaing, abbé de Cadouin, était
prieur de Saint-Sardos quand il fut élu le
4 novembre 1457. Guillaume, abbé de la
Cluse, le confirma en 1458. Il eut dans
Louis-Albert, évêque d'Aire, créé abbé par
une bulle, un concurrent redoutable, dont
il parvint toutefois à triompher. Ouen pa-
NOTE
117
Note
>'7
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
5go
raît jusqu'en juin 1466, époque où il con-
sentit un accensement en faveur d'un liabi-
tant de Montech.
XXX. GÉRARD II DU Prat, prieur
d'Auvillar, vicaire général du précédent,
paraît en 1466; reçut, en 1474, une re-
connaissance due par l'abbé de la Capelle,
ordre de Prémontré. En 1478, il assiste
au chapitre général, tenu par les béné-
dictins à la Daurade de Toulouse. On
l'appela le Grand, par reconnaissance pour
sa bonne administration. Le monastère,
avant lui, tombait en ruines j l'église, la
sacristie étaient dénudées; les biens alié-
nés ou sans valeur. Il pourvut à tout; fit
entourer l'abbaye de murs, en fit réparer
les bâtiments, augmenta les revenus, fit
de nombreuses acquisitions, rétablit tout,
fermes, moulins & prieurés, & mérita les
éloges du pape Innocent VIII. En 1489,
il institua une chapellenie dans l'église,
desservie par trois prêtres & par un clerc
séculier, y fit exécuter diverses œuvres
d'art, & la dota richement; une bulle
d'Innocent VIII, du 8 novembre 1489,
approuva cette fondation. Il mourut uni-
versellement regretté en 1495.
XXXI. Antoine de Caraman, grand-
prieur de la cathédrale de Montauban,
était déjà abbé de Moissac & de Bonne-
combe quand, vers 1494, aidé par son
frère, le vicomte de Caraman, il s'empara
de vive force du Mas-Garnier; il profitait
de la maladie de son prédécesseur. Il en
resta le maître, malgré les efforts des reli-
gieux, & ceux de Jean, cardinal de Sainte-
Sabine, & de Jean de Castanha, religieux
de Montmajour, tous deux pourvus de pro-
visions. Cette résistance l'exaspéra, & jus-
qu'à sa mort, arrivée à Montricos en iSoy,
il s'attacha à vexer & à maltraiter les reli-
gieux du monastère.
XXXII. Bernard de Caraman, frère
du précédent, nommé par Jules II, le 5 dé-
cembre iSoy. Mort le i3 août i5o8.
XXXIII. Mathurin de Balaguier,
moine de Saint-Flour, nommé par Jules II
en i5o8; mort en 1609.
XXXIV. Gilles de Falgar, d'abord
infirmier, puis prieur de Borrel, fut élu
abbé le 18 décembre iSoy; il fut confirmé
par Jean de Varax, évêque de Belley &
abbé de la Cluse; il ne fut reconnu par
le pape qu'en iSog. Gilles s'appliqua avec
zèle à l'administration du monastère; il
orna l'église, fit bâtir & dota la chapelle
de Saint-Joseph, fit de nombreuses acqui-
sitions, & s'attacha à faire oublier aux
religieux les rigueurs de son prédécesseur.
En i52i, il abdiqua en faveur du suivant.
XXXV. Jean V de Touchebœuf devint
abbé par cette démission; en i554, '' se
démit de sa dignité en faveur de son frère,
auquel il survécut, étant mort en janvier
1559. Il fut inhumé dans l'église abbatiale.
XXXVI. Pierre V de Touchebœuf,
frère du précédent, prit possession en
1554, mort en octobre iSSy; il fut enterré
dans le monastère.
XXXVII. Jacques de Bajourdan, pro-
tonotaire apostolique, aumônier du roi
obtint une bulle du pape & un brevet du
roi, & fut le premier abbé commendataire
en 1559. Il mourut en iSgS. Pendant son
administration, l'abbaye fut envahie par
les calvinistes, favorisés par les habitants
du Mas-Garnier (11 mai 1574). Le cime-
tière fut occupé par eux & servit à leurs
sépultures; les églises furent changées en
temples & l'exercice de la religion catholi-
que fut impossible; de plus, la ville devint,
après redit de Nantes, une des places de
sûreté des protestants. En 1600, Claude
de Saint-Félix, conseiller du roi, chargé
d'exécuter l'édit de Pacification, ordonna
le rétablissement du culte catholique & la
restitution des églises paroissiales & du
monastère aux religieux, qui en avaient été
si longtemps éloignés, moyennant le rem-
boursement aux réformés des dépenses par
eux faites pour l'entretien des bâtiments.
Leur occupation avait duré trente-cinq ans,
& pendant tout ce temps les religieux
avaient vécu au Mas de Verdun".
A la mort de Jacques de Bajourdan
(août 1693), il y eut une vacance; le roi
nomma économe de l'abbaye, le 12 jan-
vier 1595, Jean Blanvard, prêtre; le Grand-
Conseil l'autorisa le 3o mars de la même
année. Cependant deux intrigants, Pierre
de Caulet & Jean Berthier, s'étaient ren-
' D'après deux actes de 160O & 1609, ms. laf.
12679, f°323.
Note
"7
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
5gi
dus à l'abbaye, &, sans avoir aucun titre,
s'en disputaient la possession & agissaient
comme abbés; après de longues querelles,
aucun ne l'emporta, & ils durent céder
au suivant.
XXXVIII. Christophe de l'Estang,
évêque de Carcassonne, nommé par le roi
en 1607, année de l'union du monastère
à la congrégation des Exempts. Il mourut
le II août 1621. L'abbaye vaquait en octo-
bre 1621 & novembre 1622.
XXXIX. Jean V Alard des Plans,
pourvu en 1623 ; se démit, en 1634, pour
entrer dans un couvent de capucins.
XL. Guillaume IV de Guillermin
était abbé en 1634; il mourut à Mont-
pellier en mai 1660; c'est de son temps
que l'abbaye fut unie à la congrégation
de Saint-Maur.
XLI. Pierre VI Dupont de Gau,
gentilhomme de Montpellier, chevalier de
Malte, abbé commendataire par la protec-
tion de Mazarin en 1660; il se démit, en
1686, en faveur du suivant.
XLII. Jean VI Michel de Colbert
de VillACERF, évêque de Montauban,
puis de Toulouse; prit possession le 6
juin 1686; mourut le 11 juillet 1710.
XLIII. Fabius Brulart de Sillery,
évêque de Soissons & abbé commendataire
de plusieurs abbayes, obtint la commende
le 17 août 1710. Il mourut le i5 novem-
bre 1714.
XLIV. Henri de Nesmond, archevê-
que de Toulouse & l'un des quarante de
l'Académie française; abbé de 1714 au
27 mai 1727.
XLV. Louis de Vialas de la Treille
DE SoRBS, breveté du roi à la fin d'août
1727; mort en 1743.
XLVI. François de Castellane Ma-
JASTRE, chanoine de Riez, nommé par le
roi à la fin de juin 1743; mort en 1745.
XLVII. Louis de Belzunce, vicaire
général de l'évêque de Marseille, breveté
du roi le 3 juillet 1745; mort en 1772.
XLVIII. Charles-Auguste le Quien
de la Neuville, né à Bordeaux le 25
juillet 1728; évêque d'Acqs; nommé à
l'abbaye par le roi en 1772. 11 était visi-
teur général des carmélites de France.
[A. M.]
NOTE CXVIII
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Abbaye de Saint-Martin de Canigou'.
(Diocèse de Perpignan.)
Note
118
L
'abbaye de Saint-Martin de Canigou
fut fondée au onzième siècle par le
comte de Cerdagne, Guifred, au pied de la
montagne qui lui donna son nom.
Dans l'enclos même de Saint-Martin de
Canigou', & à une petite distance de la
porte extérieure (porta forana), on trouve
les ruinesd'une chapelle, autrefois paroisse
de Castell, & qu'on appelait Saint-Martin;
après la construction du monastère, on
l'appela Saint-Martin le Vieux'.
L'identité de ces noms de saints a ré-
pandu sur l'origine de l'abbaye une confu-
sion qu'il importe de faire disparaître. —
Les chartes originales mentionnent l'église
de Saint-Martin (Jomus) & le monastère de
Saint-Martin (coenobium ou monastertum).
L'inventaire de 1086 signale aux n"' iioi,
509 à 5i3, plusieurs dons faits à Saint-
Martin, & c'est sous les dates de 997, 998,
999, 1000, 1007, 1008. Mais don Juan
d'AguUana, qui n'a fait que transcrire, sans
aucun ordre de dates, les étiquettes ou
énoncés très-sommaires des actes qu'il in-
dique, aurait pu lire dans les textes, s'il
les eût consultés, qu'il s'y agit d'une église
(domus), & non d'un monastère (monaste-
rîum, coenobium'). En effet, quelques do-
nations , mentionnées dans l'inventaire
comme faites au» monastère, sont appli-
' La liste des abbés de Saint-Martin de Cani-
gou, que nous donnons ici, est beaucoup plus
complète que celle du Gallia Cbristiana. [Note des
nouveaux éditeurs.]
' Le nom de Canigà ou Canigou, comme on l'écrit
en français, en changeant en ou l'a catalan, dérive
du latin canum jugum (sommet blanc), qui se pro-
nonçait canum tugum^ camugum.
' San Marti lo Vell (Société des Pyrénées-Orien-
tales, t. 10, p. 97 : Liste des églises paroissiales Sr
rurales du Confient.)
Note
lia
;)92
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
quées à l'église (^domus) sans autre désigna-
tion ■.
ioo5, 12 juin; donation du comte de
Cerdagne Guifred, & de sa femme Guisla.
(Publiée Marca Hispanica, c. 961-2.)
1007, 25 mars; Adbert & sa femme Ri-
chel donnent à la même église (ac/ domum
Sancti Martini) un alleu qu'ils possèdent
au territoire de Sahorre. (Inventaire de
i586, n" 5i2.)
1007, II mai; la comtesse Ermengarde,
veuve d'Oliba Cabreta & mère du comte
Guifred II, donne à l'église {domum), l'un
de ses alleux situé au territoire de Llupia.
(Inventaire f" 118 b.)
Enfin, le 14 juillet 1007, le comte Gui-
fred & la comtesse Guisla donnent diffé-
rents alleux à l'église & y fondent un mo-
nastère'.
... Cette laborieuse entreprise fut termi-
née après vingt-huit mois, puisque l'église
conventuelle fut consacrée le 10 novembre
1009'. Enfin le pape, à la prière du comte
Guifred, dans le mois de novembre loii,
' La distinction qu'on fait entre domus & mo~
nasterium nous semble peu fondée. On sait, en
effet, que dans les actes du moyen âge le mot do-
mus s'applique à toute communauté religieuse, cha-
pitre cathédral, abbaye, &c., concurremment avec
sacrosancta ecclesia ^ monasterium , coenobium ^ &c.
(Voir, t. V de la présente édition, charte 96, ce
terme appliqué à l'abbaye de Saint-Martin de Fe-
nouiUèdes ; voir dans le même volume les col. 1 1 3,
i35, &c.) C'est le synonyme de Casa Dei, qui s'em-
ploie si fréquemment pour désigner des maisons
religieuses. Rien d'ailleurs, dans l'acte de 1007 du
comte Guifred, n'indique que ce ne soit pas une
restauration, une reconstruction; le monastère,
fondé peut-être plus anciennement, pouvait avoir
été détruit par les guerres, comme la plupart des
maisons religieuses du Languedoc, & le comte
Guifred n'aura fait qu'y ramener la régularité.
En tout cas, & quand bien même les termes de la
charte du comte Guifred indiqueraient seulement
une création nouvelle, il existait certainement,
avant l'an 1000, sur le mont Canigou, un éta-
blissement religieux, dédié à saint Martin, domus
Sancti Martini, dont les chartes & les actes de do-
nations se trouvaient dans les archives de Saint-
Martin du Canigou; il avait diî par conséquent le
précéder. [Note des nouveaux éditeurs,]
' Marca Hispanica, c. 964-5.
' Ibid., c. 971.
donnait à la communauté naissante la bulle
d'institution canonique'.
L'église de Saint-Martin de Canigou,
construite dans toute la simplicité du style
roman primordial, est à trois nefs, sépa-
rées par de lourds piliers; elle porte sur
une crypte, creusée dans le roc, comme
toutes les cryptes des églises anciennes,
de même forme & de dimensions égales,
mais plus basse, & qui était dédiée à la
Vierge. Le seul ornement du vaisseau su-
périeur est l'arcature qui règne au dehors,
au haut des absides; sur deux des piliers
de ce vaisseau se trouve sculptée une fleur
de lis assez semblable à celles que présen-
tent plusieurs des plus anciennes mon-
naies de France & d'Aragon.
L'église de Saint-Martin ne se présente
que par le chevet, & l'entrée de l'édifice
est sous le clocher. Pour arriver au por-
tail de l'église, il faut passer sous une
voilte pratiquée dans le massif de ce clo-
cher, parcourir une cour allongée, bornée
d'un côté par le mur de l'église, de l'autre
par des roches qu'on a dû escarper. L'église
est double; celle à laquelle on arrive de
plain-pied est l'église supérieure; de l'au-
tre, au-dessous de celle-ci, creusée dans le
roc, il ne se reconnaît plus rien.
Les trois nefs de l'église supérieure,
dont celle du milieu a 3'"25 de largeur &
les bas côtés 3 mètres sur 24 de longueur,
sont séparées par cinq colonnes & un
pilier de chaque côté. Ces colonnes ont
seulement i'"8o de fût &o"'33 de diamètre;
d'une colonne à l'autre s'élance un arc
supportant le mur qui soutenait la voûte
de la grande nef, aujourd'hui tout en
ruines. Quelques simples ornements sont
à peine ébauchés sur les pierres taillées
grossièrement en chapiteaux. Du cloître,
il ne reste plus que la place; tout a dis-
paru, portiques & galeries; les colonnes
mêmes ont été emportées par les habitants
de Castell.
C'est à tort que Baluze, dans le Marca
Hispanica & dans ses Miscellanea, & les
Bénédictins dans la présente histoire &
dans le Gallia Christiana, suivis par la plu-
' Original sur papyrus à la Bibliothèque de Per-
pignan. — Marca Hispanica, c. 988.
Note
ii3
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
part des auteurs modernes, ont placé la
fondation, ou, si l'on veut, la restauration
du monastère à l'an looi, sur la foi de la
chronique dite de RipoU. C'est à l'an 1007
qu'il la faut certainement rapporter, d'à-
Ou raconte que Guifred, comte de Cerda-
gne, désireux de doter son monastère de
quelques reliques , envoya des émissaires
dans le Toulousain pour tâcher de s'en
procurer & qu'ils en revinrent avec celles
NoTO
iiS
près la charte du comte Guifred, plus haut de saint Gauderique,
citée.
A la date du 3o décembre iSiS, l'inven-
taire de i586, n. 81, vise un induit apos-
tolique accordant à l'abbé de Saint-Martin
le droit d'user de la m.itre, de la crosse &
des autres insignes épiscopaux, de con-
férer la tonsure & les ordres mineurs aux
novices & autres personnes dépendantes
du monastère, de réconcilier 4es églises &
les cimetières pollués, avec de l'eau bé-
nite, par un évèque.
Avant cette concession, les abbés n'a-
vaient droit qu'à la crosse; il paraît même
qu'ils ne commencèrent à user de ce droit
que postérieurement à i3o3. Ce qui nous
le fait penser, c'est que sur trois abbés
dont on voit les sarcophages, ornés de bas-
reliefs, au haut du mausolée du comte,
dans l'église de Castell, celui dont l'épita-
phe porte la date de i3o3 est représenté
sans crosse, tandis que son successeur im-
médiat, mort en i3i4, en est décoré, &
que parmi les religieux qui entourent son
cercueil figure aussi un successeur avec
cet insigne.
Le monastère" fut sécularisé en 1783,
en septembre; la suppression en fut dé-
cidée par un arrêt du conseil souverain
du Roussillon, du 8 avril 1785; l'évéque
de Perpignan fut chargé de répartir en-
tre les paroisses de son diocèse les orne-
ments sacerdotaux & les livres sacrés. Le
Quant aux circonstances de ce fait, voici
d'abord, en peu de mots, comment les rap-
porte Domenech, hagiographe de la prin-
cipauté de Catalogne, d'après un manus-
crit du diocèse : « Les envoyés de Guifred
s'étant rendus à Toulouse pour y dérober
les reliques (usage très-commun dans ce
temps d'ignorance & de ténèbres), trouvè-
rent l'endroit où gisait dans un tombeau
le corps de saint Gauderique, très favora-
ble à l'exécution du vol, attendu, dit-il,
que les murs d'enceinte étaient détruits jus-
qu'aux fondements & les portes ouvertes &■
sans garde; ils y revinrent de nuit, mais
ils ne purent lever la pierre tombale qui
recouvrait les reliques qu'après avoir fait
vœu au saint de le placer dans un lieu très
honoré. Le tombeau ouvert, ils emportè-
rent les ossements sacrés. »
Suivant le biographe anonyme de saint
Gauderique, les émissaires du comte, arri-
vés à Toulouse, entrèrent à Saint-Sernin.
Sous prétexte de visiter le caveau qui ren-
ferme tant de reliques, ils remarquèrent
que la grille de fer qui garantissait la
châsse de saint Gauderique était plus fa-
cile à forcer que les autres, & s'intro-
duisirent nuitamment dans cette église &
même dans le caveau, probablement après
avoir mis quelqu'un dans leurs intérêts; la
grille fut forcée, mais la châsse résista à
tous les efforts (comme la pierre sépul-
5 juin 1787, M' François Serra, notaire de craie de l'autre version) ; aussi même voeu
Perpignan, dressa l'inventaire des papiers
du monastère, qui lui furent ensuite remis.
Parmi les saints dont le monastère de
Canigou conservait les reliques, nous de-
vons une mention particulière à saint Gau-
derique. La translation de ses reliques, de
Toulouse à Saint-Martin[, est rapportée
par la plupart des auteurs à l'année 1014'.
' L'Inventaire de i586, n. 181, mentionne, en
efTet, sous la date de ioi5, un don fait « à l'église
de Saint-Martin, à saint Gauderique & aux autres
saints qui y sont vénérés. »
au saint, en lui représentant en outre
qu'il serait plus honoré en Gonflent qu'à
Toulouse, où il rencontrait tant de con-
currents, pour ainsi dire, de sa gloire.
Cette considération aurait déterminé saint
Gauderique à se rendre; la châsse fut mise
à terre & pillée. Mais comme on vénère
encore à Toulouse les reliques de ce saint,
notre biographe a soin d'ajouter que les
ravisseurs, par l'effet du trouble où ils
étaient, ou bien peut-être par délicatesse,
durent en laisser une partie au fond de la
châsse.
IV.
38
Note
ii8
594
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Abbés de Saint-Martin de Canigou,
Les premiers moines de Saint-Martin
de Canigou furent tirés de Saint-Michel
de Cuxa & eurent pour abbé Oliba, frère
du comte Guifred, qui régissait aussi, & si-
multanément, Saint-Martin de Canigou, le
monastère de Sainte-Marie de RipoU, en
Catalogne, depuis l'an 1009. Mais en 1014,
cet abbé & les religieux de Cuxa, le comte
Guifred & Bernard, son frère, comte de
Besalu, exposèrent à l'évêque diocésain,
Oliba, qu'ils avaient pris la résolution de
mettre à la tête du monastère un abbé pris
dans le sein même de la communauté, vu
que l'église était consacrée, autorisée par
le pape, & suffisamment pourvue de reve-
nus & de moines. Ils priaient en consé-
quence ce prélat de leur donner pour abbé
frère Selva", qui avait présidé à la cons-
truction du monastère.
I. Oliba, 1009-1014.
II. Selva, 1014-1044.
III. Renard I, 1044-?
IV. Guillaume I, ?-io49.
V. MiRON, io5o-io65.
VI. Renard II, 21 mars 1066-1076.
VII. Pierre I Ermengaud, 22 février
1080-12 juillet 1084.
VIII. Pierre II Suniaire, ii juillet
1084-1110.
IX. Raimond I Walls, de la Grasse,
5 février 1114-1114.
X. Pierre III, de la Grasse, mars 1124-
II 52.
XI. Bérenger I, de la Grasse, i3 octo-
bre II 57-?
XII. Raimond II, sacristain de RipoU,
1159-1168.
XIII. GÉRAUD, frère du précédent, 22
novembre 1 171- ?
XIV. Pierre IV, 25 septembre 1172-
23 janvier 1212.
XV. Pierre V d'Espira, 22 avril 121 2-
21 août i23o.
XVI. Bernard, 21 janvier i23o-i255.
XVII. Pierre VI de Sahorre, 22 avril
i258-i5 novembre 1279.
' On a écrit Sclua, mais cette leçon provient
d'une mauvaise lecture & d'une faute du Marca.
I Not': des nouveaux éditeurs.]
XVIII. Pierre VII, 7 mai 1282-9 octo-
bre 1290.
XIX. Guillaume II, 10 février 1291-
19 octobre 1299.
XX. Pierre VIII, 23 décembre 1299- ?
XXI. Guillaume III de Cervoles,
23 mai 1300-24 mai i3o3.
XXII. Arnaud de Corbiac, 19 juin
i3o3-3 août 1314.
XXIII. Bérenger II de Colomer,
i3 octobre 1314-18; septembre i335.
XXIV. Raimond III de Banyuls, 3i
juillet i336-i336.
XXV. Paul, 23 mai i338-i338.
XXVI. Pierre IX de Vernet, 4 juin
1339-2 janvier 1347.
XXVII. Raimond IV Patau, 6 août
1348-15 avril i36o.
XXVIII. Pierre X, 7 mai i36o.
XXIX. Raimond V Bérenger, 9 dé-
cembre 1360-28 janvier i38o.
XXX. Pierre XI, 11 septembre 1384-85.
XXXI. François, i386-2inovembrei390.
XXXII. Guillaume IV, 9 avril 1391-20
août 1396.
XXXIII. Marc deVilalta, i3 juillet
i397->
XXXIV. Guillaume V Catala, 17 oc-
tobre 1397-22 juin 1405.
XXXV. Jean I Squerd, 14 mars 1407-
1441.
XXXVI. Jean II de Millars, 4 juin
1442-1468.
XXXVII. Rodolphe de Lahire, 27
février 1471-?
XXXVIII. Jacques de Banyuls, dé-
cembre 1484; mort en i5o6.
XXXIX. ALOYS, dit LE CARDINAL D'A-
RAGON, premier abbé commenda taire, i5o6-
i5i3.
XL. GaspAR Borrell, 28 avril i5i3-fin
juillet i522.
XLI. Jacques Sirach, mars i522 ; mort
le 12 juin 1534.
XLII. Le cardinal Cesarini, 9 février
1534- 1540.
XLIII.SiGiSMOND Paratge, i552-i554.
XLIV. Le cardinal JACQUES, adminis-
trateur perpétuel; i558-?
XLV. Pierre XII, 4 janvier i562.
XLVI. Onuffre de Giginta, 8 juillet
1577-9 mai 1594.
Note
118
Note
ii8
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
5g^
Note
"9
XLVII. Ange Juallar, 9 août i6oi-6
décembre lôlS.
XLVIII. Le docteur Melchior Soler
D'ArmendAris, coadjuteur du précédent;
6 décembre 1623-décenibre 1648. Pendant
plus de cinquante ans, le roi fit adminis-
trer l'abbaye par des séquestres. En voici
les noms ainsi que les dates connues.
Frère Benoît Mangalich, prieur de Saint-
Sauveur de Breda , diocèse de Girone,
nommé séquestre le 3o mai 1649; dernière
date connue, 10 juillet i65i.
D. François de Montpalau, abbé de Bam-
jolas, même diocèse, 1659; mort en 1674
Frère Sauveur Balaguer, prieur de Saint-
Michel de Cuxa, 14 juin i685j conjointe-
ment avec le suivant.
Dom Joseph Viladat, abbé de Saint-Mi-
chel de Cuxa, mort en 1692.
Dom Joseph Margarit, abbé élu & non
confirmé, 1692; successeur du précédent
avec le frère Sauveur Balaguer susdit.
XLIX. Pierre XIII Pouderoux, 17 mai
1698-28 août 1714.
L. Dom Augustin Llambi, 4 octobre
1714-1728.
LI. Dom Ignace de Valls, 1728-1739.
LU. Dom Jacques Bomber, de Millas,
moine d'Arles; 1743-16 février 1764.
LUI. Dom Jean-Jacques de Durfort,
17 décembre 1764-mort le 16 février 1779.
LIV. Dom Jean-Marie Grumet de
MONTPIÉ, I" septembre 1779. Sécularisé
avec le monastère en 1782.
NOTE CXIX
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abbaye de Saint-Michel de Gaillac ' .
(Diocèse d'Albi.)
L'ARBAYE de Saint-Michel de Gaillac,
fondée au dixième siècle par les com-
tes de Toulouse, vit peu à peu sou exis-
' Nous empruntons pour la plus grande partie
cette notice sur l'abbaye de Saint-Michel de Gail-
tence assurée par les libéralités des sei-
gneurs souverains du pays, parmi lesquels
il faut citer Raimond I, comte de Rouer-
gue, & Matfred, vicomte de Narbonne.
En 961, Raimond I donna aux religieux
de Saint-Michel les trois alleus de Brice,
de Vertus & de Saynes. En 966, Matfred
& sa femme Adélaide lui donnèrent plu-
sieurs mas dans le Taur, dont ils se réser-
vèrent toutefois la jouissance. La même
Adélaïde, veuve de Matfred, accorda, en
977, à l'abbé de Saint-Michel, le tiers des
fruits & revenus des terres de Pouzols,
Ourban & Corras, les deux autres tiers
ayant été précédemment donnés par elle à
la cathédrale d'Albi & à l'église de Saint-
Salvi. Antérieurement, en 972, Frotaire,
évèque d'Albi, avait doté le monastère des
églises de Brens, de Montans, de Falgai-
rolles, de Donnazac & de Saint-Pierre de
Gaillac, avec leurs dépendances, & Rai-
mond II, comte de Rouergue, & Garsinde,
veuve de Raimond-Pons, comte de Tou-
louse, confirmant cette donation, investi-
rent l'abbé de la seigneurie de Gaillac,
s'étendant le long du Tarn , de Saint-
Martin de Villecourtes à Montans. Deux
ans après, en 974, Garsinde, comtesse de
Toulouse, lui laissa deux domaines, celui
de Garrigues, pour en jouir immédiate-
ment après sa mort, & celui de Garbuse
seulement après la mort de deux frères
Miron & Matfred.
De seigneurs suzerains , les comtes de
Toulouse devinrent vassaux de l'abbaye.
En I23i, Raimond Vil remit aux religieux
Valbergue & la bladade qu'il avait à Mon-
tels, & les libéra de la moitié de l'albergue
qu'il avait avec vingt cavaliers dans leur
monastère; il se déclara feudataire de
l'abbé pour les droits féodaux qu'il con-
serva dans la juridiction de Gaillac. Les
rois de France, héritiers du comte de Tou-
louse, & sujets, dès le principe, aux mê-
mes obligations que leurs prédécesseurs,
favorisèrent le monastère de Gaillac. Al-
phonse s'était engagé à rendre à l'abbé de
Saint-Michel la terre de Rabastens, à lui
lac à un excellent ouvrage de M. A. Rossignol :
Les Monographies communales du départemttzt du
Tarn (arrondissement de Gaillac), t. 2, p. 280.
Note
119
NOTB
119
596
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
payer annuellement un marabotin d'or
pour les moulins du pont, & cent sous
caorcins pour le fief de Saint-Michel qu'il
détenait au terroir de Buzet ; il l'avait au-
torisé à creuser un vivier dans la ville de
Gaillac & devait lui donner la quatrième
partie des marabotins qu'il lèverait sur les
juifs de Gaillac. En 1277, Philippe III
confirma cet accord, & en 1285, il reconnut
tenir en fief du monastère les droits qu'il
avait à Gaillac, & confirma aux religieux
la donation que leur avait faite Eustache
de Beaumarchais , sénéchal de Toulouse,
de cent sous caorcins & de dix setiers de
blé, mesure de Cahuzac, à prendre sur le
fief de la Begonie, confisqué sur Raimond,
Bernard & Guillaume Marenx, hérétiques.
Le roi Philippe IV approuva également
cette cession en i285, & à cette occasion
l'abbé lui promit une somme de mille li-
vres tournois, qu'il paya l'année suivante
à Philippe des Fontaines, lieutenant de
son trésorier, à Toulouse.
Les petits seigneurs du pays, les bour-
geois & les paysans firent, de leur côté,
des donations à l'abbaye; nous citerons
dans le nombre les frères Pierre-Guillaume
& Bernard de Penne, qui lui cédèrent des
domaines importants du côté de Montans.
Les évéques d'Albi dotèrent aussi cet
établissement. En i235, l'évêque Durand
approuva toutes les donations que ses
prédécesseurs & les seigneurs la'iques lui
avaient faites. Par cet acte, & en échange
des droits de l'abbaye sur l'église de Brens,
l'évêque céda le tiers des dîmes de la pa-
roisse de Saint-Germain près Montels, &
confirma les donations qui lui avaient
été faites pour le service de la chapelle de
la Vierge du couvent & la donation des
églises de Sainte-Exupérie, d'Avès, de Lon-
gueville , & de Sainte-Marie de Boissel.
Plus tard, en 1822, à la suite de longs
différends, l'évêque Béraud prit sous sa
protection l'abbé & les religieux de Saint-
Michel, & promit de les maintenir dans
tous leurs privilèges.
Les religieux de Saint-Michel suivaient
la règle de Saint-Benoît; & peu de temps
après la fondation du couvent, en 972, le
comte Raimond stipula qu'ils la garde-
raient à perpétuité; mais dans la suite
le relâchement s'introduisit parmi eux, &
l'abbé, pour rétablir la bonne discipline,
soumit sa communauté à l'abbaye de la
Chaise-Dieu, en Rouergue. En 1079, Guil-
laume, évéque d'Albi, consentit à cette
union, qui fut approuvée successivement
par les papes Grégoire VII le 27 mars 1080,
& Pascal II en décembre 1107. L'abbaye
de Gaillac resta pendant plus de deux siè-
cles sous la dépendance de la Chaise-Dieu.
Géraud, abbé de cette dernière, fut un des
médiateurs entre le comte de Toulouse &
l'abbé de Saint-Michel, au sujet de leurs
différends que le cardinal de Saint-Ange
d'abord, puis Grimoald, évéque de Com-
minges, terminèrent à l'amiable en I23i.
Le siège de Gaillac étant venu à vaquer en
mars 1282, le légat du pape, tout en fai-
sant élire pour abbé Guillaume, prieur de
Saint-Pons de Thomières, réserva expres-
sément les droits de l'abbé de la Chaise-
Dieu.
On ignore l'époque précise à laquelle
les deux monastères furent séparés. En
1285, suivant les lettres de Philippe III,
déjà citées, le couvent de Gaillac dépen-
dait encore de la Chaise-Dieu, & l'abbé
devait être nommé par le double concours
de l'abbé de la Chaise-Dieu & des religieux
de Gaillac.
Au seizième siècle, notamment sous Fran-
çois I, le clergé régulier cherchait dans la
sécularisation une vie plus commode &
moins dépendante. Les religieux de Gaillac
adressèrent dans ce but leurs vœux au pape
Clément VII, qui en i53i les accueillit fa-
vorablement; & Paul III, son successeur,
à peine élevé sur le trône, sécularisa l'ab-
baye, le 3 novembre 1534. Il établit qu'il
y aurait à l'avenir à Saint-Michel un abbé,
un doyen, douze chanoines, quatre hebdo-
madiers pour célébrer les messes & tenir
l'office, six chapelains pour dire les mes-
ses de fondations, & deux diacres pour
chanter les évangiles, deux sous-diacres,
un maître de musique, quatre enfants de
chœur, deux clercs & un bedeau. Le droit
de présentation de l'abbé, des chanoines
& des prébendiers, était réservé au roi
comme patron & fondateur du couvent.
François I, le i5 décembre i535, autorisa
la publication de cette bulle & accorda au
NoTB
"9
Note
I IQ
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
597
chapitre la faculté d'élire le doyen, d'af-
fermer les dîmes & de distribuer les pré-
bendes & chapellenies. Le cardinal de Lor-
raine, évêque d'Albi, consentit aussi, le
II novembre i536, à la sécularisation du
monastère, sous la réserve des droits épis-
copaux & du privilège, pour lui & ses
successeurs, de confirmer la nomination
du doyen & des chanoines.
La sécularisation du monastère canoni-
quement & légalement prononcée, l'abbé
qui était alors Bermond Seguier, de con-
cert avec le chapitre, rédigea les statuts
& règlements nécessaires; il détermina la
forme du serment des abbé, doyen, cha-
noines & autres bénéficiers du chapitre;
fixa l'ordre des offices divins & les rangs
& préséances dans le choeur. Ce travail
d'organisation fut terminé en mai i537,
& le II de ce mois la bulle de sécularisa-
tion, & les statuts & règlements, furent
solennellement publiés dans l'église Saint-
Michel. La sécularisation entraînant la
division des biens entre l'abbé & les cha-
noines, ils eurent alors chacun leur mense,
c'est-à-dire leur revenu à part.
La bulle do sécularisation avait réservé
au roi la collation des canonicats. Au dix-
septième siècle, par suite de l'aliénation des
rentes & des dettes contractées, les reve-
nus des prébendes se trouvèrent considé-
rablement diminués. Les prêtres nommés
par le roi aux places vacantes, se faisaient
exempter de l'obligation de résider à Gail-
lac, & le service divin ne se faisait plus
avec régularité. Dans ces circonstances,
l'abbé & son chapitre, persuadés que des
prêtres du pays seraient plus exacts à rem-
plir les devoirs de leur charge, offrirent
au roi d'échanger la collation des douze
canonicats qu'il avait, contre celle d'un
certain nombre de prieurés dépendants de
la collation de l'abbé. Acquiesçant à cette
proposition, le roi, les 7 juin 1659 & 21
janvier 1660, chargea les juges mages de
Toulouse & de Cahors de prendre des in-
formations sur les revenus des prieurés &
des prébendes. Le revenu de chaque pré-
bende, toutes charges déduites, fut re-
connu être de 120 livres, soit les douze de
1440 livres, & celui des prieurés de i 586
livres. L'échange fut proposé sur ce pied,
les douze canonicats contre trois prieu-
rés, & accepté le i5 juin 1660. La permu-
tation eut lieu le 26 janvier 1661, & fut
approuvée par lettres patentes enregis-
trées sur la demande du chapitre au Grand
Conseil, le 11 avril suivant.
Abbés de Saint-Michel.
I. Robert I occupait le siège abbatial
lors de la consécration d'un autel que fit,
dans l'église de Saint-Michel, Frotaire,
évêque d'Albi, en 972. Il fut un des té
moins, en 987, de la donation faite par
Pons, comte d'Albi, du monastère d
Vieux à l'église d'Albi.
II. Bernard I siégeait en ii3o & en
Il33. Les auteurs du GalUa Christiana,
considèrent son existence comme dou-
teuse.
II. Henri assista au concile de Lom-
bers, en 1 165.
IV. Robert II autorisa en 1168 un de
ses religieux à faire une donation au cou-
vent de Candeil. Il reconnut, en 1171, te-
nir du comte de Toulouse la seigneurie de
Gaillac, 8f fut un des témoins de la confir-
mation, faite par Raimond V, de la dona-
tion du couvent de Vieux aux chanoines
d'Albi.
V. GuilABERT prêta serment d'obéis-
sance, en 1212; à Guillaume-Pierre, évê-
que d'Albi , & en 1218, fut chargé par cet
évêque de bénir l'abbesse de Vielmur.
VI. Arnaud I, 1224.
VII. Raimond I transigea en 1229 avec
l'évèque d'Albi Durand, & en i23i avec
le comte de Toulouse Raimond VII. Son
sceau le représente tenant la crosse abba-
tiale, avec cette légende : S. RalmunJi, ab-
batis Galhiacenisîs'\.
VIII. Guillaume, prieur de Saint-Pons
de Thomières, fut élu abbé de Gaillac en
1232 par Gautier, évêque de Tournai, légat
du pape.
IX. R. N'est désigné que par la pre-
mière lettre de son nom, en i235, dans
l'acte d'échange de l'église de Brens contre
celle de Saint-Germain.
X. Arnaud II fut choisi, en 1243, pour
juge d'un procès concernant le prieuré de
Sainte-Livrade, en Agenais.
NOTB
119
Note
"9
598
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
XL Arnaud III était abbé de Gaillac en
1253. En 1256, il provoqua la construc-
tion d'un pont sur le Tarn, à Gaillac.
XII. Bernard II de Riom prêta ser-
ment à l'évêque d'Albi, le 3o septembre
1263, aussitôt après sa nomination. En
1266, il dispensa Alphonse, comte de Tou-
louse, de l'hommage qu'il lui devait, &
en 1271 il promulgua les statuts de la ville
de Gaillac, & provoqua la reconstruction
de l'église de Saint- Michel dans son
abbaye.
Le siège était vacant le 3o mai 1277.
XIII. Pierre I, successeur de Bernard,
fut excommunié par l'évèque d'Albi, le
5 février 1278, pour avoir négligé de faire
confirmer son élection. En 1280, il s'ac-
corda avec l'abbé de Candeil au sujet de
diverses possessions à Montans. Il élut en
janvier 1290, Pierre Alaman, recteur de
Saint-Michel.
XIV. Raimond II de Rochecoeur
ou d'Apremont, religieux de la Chaise-
Dieu , fut nommé abbé de Gaillac en l'an-
née i3oo. Plus tard, en i3i8, le pape
Jean XXII l'appela à l'évèché de Sarlat,
dans le Périgord, & en 1824 il le fit pas-
ser à l'évèché de Saint-Pons.
XV. Arnaud IV de Montdenard suc-
céda à Raimond en i3i8. Sous son ad-
ministration, les différends qui duraient
depuis si longtemps entre les évêques
d'Albi & son couvent, prirent fin par sen-
tence du cardinal Pilfort de Rabastens, du
21 novembre i322.
XVI. Gui ou Guigues de Teichieres,
mal à propos nommé Hugues par quel-
ques auteurs, cité par la bulle du pape
Jean XXII, annonçant, en 1820, à l'évê-
que d'Albi, qu'il avait pourvu de l'abbaye
de Gaillac, pour en jouir après la mort de
l'abbé Arnaud, frère Hugues, prieur de
Saint-Matfred de Bruniquel , ordre de
Cluny, au diocèse de Cahors. Frère Hu-
gues, ou plutôt Guigues, Wigo, s'établit
alors à Gaillac, devint syndic de l'abbaye,
& approuva en cette qualité la sentence
du 21 novembre 1822. L'abbé Arnaud étant
mort quelques jours après, il fut immé-
diatement installé. L'évêque exigea qu'il
fît desservir ses églises par des prêtres
séculiers, & le 16 avril i325, le vicaire
général du diocèse érigea, avec l'approba-
tion de l'abbé Guigues & de ses religieux,
les deux vicariats perpétuels de Saint-
Michel & de Montels.
XVII. Boniface, 1842.
XVIII. Arnaud V de Faugère, abbé
de Gaillac, fut un des témoins de l'achat
de la vicomte de Turenne, 26 avril i35o;
il est mentionné dans un titre de l'abbaye
de l'Abondance-Dieu, de l'année i357,
& encore dans des actes relatifs à l'église
d'Albi, de l'année l363. Arnaud de Fau-
gère était en même temps prieur de Sainte-
Livrade.
XIX. Roger de la Tour rendit hom-
mage au roi en 1877 ; il est cité dans un
acte de l'abbaye de 1878, & siégeait encore
en 1393. Ses armes étaient une tour. Elles
sont sculptées sur la clef de voûte de la
chapelle de l'église de Saint-Michel, à
gauche en entrant.
XX. Raimond ÏII, 1406.
XXI. André assista au concile de Pise
en 1409; il est cité dans un acte de 1410,
& travailla, en I4l3, à la rédaction des
statuts de l'Université de Toulouse.
XXII. Hugues de Périer, docteur en
décrets, régla, le 17 octobre 1417, le diffé-
rend qu'il avait avec l'abbé de Candeil. En
1431, il fut fait abbé de la Grasse.
XXIII. Bernard III de Laroque,
1435 à 1438.
XXIV. François de Rabastens, 1488
à 1448.
XXV. Pierre II de Caraman, abbé ou
administrateur perpétuel du monastère 'de
Gaillac , était en même temps abbé de
Moissac, en 1449. Le 21 septembre 1464,
il paya les droits d'amortissement en qua-
lité d'abbé de Gaillac. Il fut en procès en
1470 avec l'évêque d'Albi, au sujet des
droits de visite. En 1484, il résigna son
bénéfice en faveur de Bernard de Cara-
man, son neveu.
XXVI. Bernard IV de Caraman s'oc-
cupa activement de réformer son monas-
tère. 11 mourut en i5o6.
XXVII. Clément de Cheverry, reli-
gieux réformé de Saint-Michel, fut élu
abbé à la mort de Bernard de Caraman , &
installé le 24 août i5o8. Il s'occupa beau-
coup du temporel de l'abbaye. Vers i528,
Note
I 12
Note
"9
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
il devint abbé de Villemague & résigna en
faveur de Berraônd Seguier, sous la réserve
d'une pension.
XXVm. Bermond Seguier demanda
la sécularisation de l'abbaye & l'obtint en
1534. Il mourut au château de Florentin,
où il était en visite, le 24 mai i538. Son
corps fut enterré dans l'église du lieu ,
auprès du maître-autel, du côté de l'évan-
gile. Sur sa tombe on grava ses armes,
qui étaient un lion avec trois coquilles
eu chef.
XXIX. Jean Maffre de Voisins, 1540
à 1545.
XXX. Gilles DE LoMAGNE, i55i à i555.
XXXI. Charles de Peyrusse, duc
d'Escars, évêque de Poitiers & de Langres,
pair de France, abbé commendataire de
Gaillac en i56i. Sous son abbatial, l'église
de Saint-Michel & les bâtiments du mo-
nastère furent pillés & détruits en partie
par les protestants; il les fit relever, & le
sieur Blanquet, son vicaire général, s'ac-
corda, au sujet de la reconstruction des
murs & de la voûte de l'église, avec les
consuls de Gaillac, le 12 novembre iSçi.
XXXII. N. d'Audouin était en 1598 en
procès avec Roques de Combcttes, juge
d'Albigeois, & les coiisuls de Gaillac, au
sujet de quelques droits du chapitre.
XXXIII. Urbain d'Aspet, 1600 & 1610.
XXXIV. Jean-Jacques de Cheveury
de la Reulle s'occupa de la recherche
des titres de l'abbaye & fut longtemps en
procès avec les habitants de Gaillac, au
sujet de ses droits seigneuriaux & ecclé-
siastiques. Son frère Michel de Cheverry,
baron de la Reulle, étant mort vers l'an-
née i63i, il obtint une bulle de dispense
du pape, résigna son bénéfice & se maria.
XXXV. Claude de Moulnorry, con-
seiller du roi & maître des requêtes, &
prieur commendataire de Saint-Etienne de
Nevers, était abbé de Gaillac en 1634. Il
s'occupa avec un soin intelligent de répa-
rer les bâtiments de l'abbaye & l'église de
Saint-Michel. Il mourut en 1670.
XXXVI. Ferdinand de Vallot, doc-
teur en Sorbonne, conseiller au parle-
ment, chanoine de Paris & abbé d'Eper-
nay. Avant qu'il eût obtenu à Rome ses
bulles de provision pour l'abbaye de Gail-
599
lac, les fruits de cette abbaye furent régis
par un économe commissionné par le roi,
par lettres des 25 juin & 17 août 1670. Il
mourut à Paris, le 2 avril 1709.
XXXVII. Jean-Claude de la Poeppe
DE Vertrieux, évéque de Poitiers, abbé
en 1709.
XXXVIII. Jean Bernard de Coriolis,
licencié en théologie de la Faculté de Pa-
ris, ancien aumônier du duc de Berry, fut
nommé à Gaillac, le 19 août 1716, & reçu
le 7 juillet de l'année suivante. Il prit
aussi possession de l'abbaye de N.-D. de
Cruas dans le Vivarais. Il mourut à Aix,
dans son hôtel paternel, le 21 avril 1762.
XXXIX. Jean-Marie de Lastic de
Saint-Jal, chanoine, grand archidiacre &
vicaire général de Castres , fut promu à
l'abbaye de Gaillac, le 26 août 1762; reçu
par procuration, le 22 janvier 1753, & per-
sonnellement, le 3 décembre suivant. Il
mourut à Gaillac, le 24 février 1787 '.
Pendant la vacance du siège on nomma,
le 25 mai 1787, deux vicaires généraux; le
roi la fit cesser en avril 1788.
XL, N. DE Faudoas, nommé abbé de
Gaillac, avait été pourvu, par décret du
25 janvier 1788, d'une pension de 25oo li-
vres sur l'abbaye de Braine. [E. M.]
' On fit à l'abbé de Lastic des funérailles pom-
peiisesi VOICI une partie du cérémonial suivi à sa
mort :
« Le décès de l'abbé étant annoncé, le chapi-
tre en corps & in Aaii'tu, accompagné du bedeau,
à l'issue des matines, se transporta dans la cham-
bre du mort, & le bedeau s'approchant du lit,
ouvrit les rideaux, & s'adressani à l'abbé lui de-
manda s'il était mort, en lui criant par trois fois:
Monsieur l'abbé^ étes-vous mort? Ledit abbé n'ayant
rien répondu, le bedeau se tourna du côté du cha-
pitre 8c lui dit par trois fois ; Monsieur l'abbé est
mort. Ensuite le chapitre se transporta au chœur,
le bedeau monta à la stalle de l'abbé, & se tour-
nant vers les chanoines, leur répéta encore par
trois fois : Monsieur l'abbé est mort. Sortant en-
suite du chœur on fut au grand portail de l'abbaye,
Si. là le bedeau se tournant du côté du chapitre,
répéta encore par trois fois : Monsieur l'abbé est
mort. Le cortège rentra enfin dans l'église & puis
se dispersa. » Le lendemain, le corps de l'abbé fut
apporté au cimetière de Saint-Jean. (A. Rossignol,
Monographies communales du département du Tarn^
t. 2, p. 283.)
Note
"9
Note
120
600
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
NOTE CXX
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abhaye de Vielmur.
(Diocèse d'Albi, puis de Castres.)
L'ABBAYE de femmes de Vielmur, située
dans la vallée de l'Agout, à deux lieues
de Lautrec, fut fondée au commencement
du onzième siècle par les vicomtes de cette
maison. Vers 1048, Isarn & Frotard la sou-
mirent à Notre-Dame du Puy. Beaucoup
de ses abbesses furent des princesses de la
même famille, & tous les vicomtes comblè-
rent l'abbaye de leurs bienfaits. Vers 1140,
on unit à Vielmur le monastère & l'hôpital
de Saint-Orens. Celui-ci avait été fondé
vers 1095 par une femme noble, Emerie
d'Altejean, qui s'était d'abord croisée dans
l'intention d'aller en Terre-Sainte; mais
Isarn, évêque de Toulouse, lui conseilla
de construire plutôt une maison pour les
pauvres & les infirmes : de là le couvent
de Saint-Orens, dans le diocèse de Tou-
louse, sur les confins du Comminges. La
nomination à ce monastère appartint, à
partir de 1140, à l'abbesse de Vielmur,
qui nommait aussi à la cure de Sainte-
Marie dans la ville abbatiale, & à un cer-
tain nombre d'églises paroissiales & de cha-
pelles dans les diocèses de Castres, Lavaur,
Albi & Toulouse.
Ahhesses de Vielmur.
\. GiSLE OU GuiSLE, première abbesse
connue, souscrivit, vers 1048, sous le règne
de Henri I & sous l'épiscopat d'Ameil II,
évêque d'Albi, l'acte des vicomtes Isarn
& Frotard, plus haut indiqué.
IL Calvète, en 1140, fit procéder à
l'union à son monastère du prieuré & hô-
pital de Saint-Orens & promit, vers 1126,
fidélité à Bertrand, évêque d'Albi. En l iSy,
elle reçut de Bernard, comte de Commin-
ges, une ville dans son comté; la même
année, Raimond, évêque de Toulouse, lui
accorda divers privilèges.
III. Raimonde de Hautpoul; le i3
juillet 1202, date de l'achèvement de l'église
abbatiale, dédiée à la Vierge.
IV. Ponce reçut, en 1218, la bénédic-
tion pontificale des mains de Guillaume-
Pierre, évêque d'Albi, & lui promit obéis-
sance. Elle mourut le 23 juillet 1238,
d'après son épitaphe".
V. Duchesse ou Dugueste, 1244-
1256.
VI. CoMTORs DE Lautrec, sœur du
vicomte Sicard, qui fit à l'abbaye plusieurs
donations; abbesse de 1256 à 1286; elle
meurt le 17 août de cette année.
VII. Sybille DE Lautrec, fille du
vicomte Bertrand, 1286-1309.
VIII. Jeanne I de Lautrec, probable-
ment fille du vicomte Frotard & de sa
femme Yolande; abbesse en i3i i ; en i3i2,
sa mère est enterrée dans le monastère.
En i332, elle réduit le nombre des reli-
gieuses à soixante. En i335. Marquise de
Roquefort, femme de Gui de Lautrec, &
dame de Dourgne, fit de nombreux dons
au monastère & y fut ensevelie. En i339,
le frère de Jeanne, Bertrand, lui donne
différentes terres; elle mourut en 1340.
IX. Agnès de Lautrec succède à Jeanne
au plus tard en 1341 ; morte en i345.
X. Éléonore de Lautrec était abbesse
en mai 1379, date de l'union au monastère
de l'église paroissiale de Roquecourbe par
Grégoire XI. Déjà en 1364, Sicard, évêque
d'Agde, lui avait fait, par testament , des.
donations importantes; il se fit enterrer
dans la chapelle de Sainte- Marguerite,
près de sa mère, Marguerite de Périgueux,
vicomtesse de Lautrec. Eléonore mourut
en 1382.
XI. Jeanne II, nièce de la précédente;
1382-1390.
XII. Catherine I de Montbrun,
1393-1413.
XIII. Esclarmonde Ruffine, 1419-
1455.
XIV. Julienne de Cardaillac; 1456-
1458. — Il faut peut-être l'identifier avec
la suivante.
XV. Jeanne III de Cardaillac, ab-
besse en 1458. Elle se démit, en T493, en
' Voyez au tome VIII de cette édition.
Note
120
KOTE
I20
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
60 1
faveur de sa sœur Catherine, en se réser-
vant les honneurs & les émoluments de sa
dignité & le droit de rentrer en posses-
sion de l'abbaye, en cas de prédécès de
cette sœur. Cette singulière démission fut
déclarée nulle par le parlement de Tou-
louse en 1497.
XVI. Ersande de Laurit fut élue en
1493, après la démission de Jeanne.
XVII. Catherine II de Cardaillac
ne put profiter de la démission de sa sœur
Jeanne & fut probablement élue après la
mort d'Ersande; abbesse de 1497 à 1614.
XVIIÏ. Françoise de Vesc , sœur
d'Antoine de Vesc, évéque de Castres, fut
pourvue par une bulle de Léon X, du i3
novembre i5i4; abbesse jusqu'en i555. —
Cette vacance fut amenée par l'invasion
des huguenots, en i568; ils respectèrent
les religieuses, les renvoyèrent à leurs pa-
rents, mais pillèrent & détruisirent le mo-
nastère.
XIX. Madeleine d'Arpajon, nommée
abbesse par Grégoire XIII en 1576, gou-
verna jusqu'en 1691 , année où elle se
démit en faveur de la suivante.
XX. Antoinette de Saint-Maurice
fut nommée après la démission de la pré-
cédente, en 1691; elle ne siégea que deux
ans.
XXI. Jeanne IV de Cardaillac nom-
mée par Clément VIII le 26 octobre i593;
morte en i65i ; elle était sœur de Louis,
comte de Rieux, gouverneur du Lan-
guedoc.
XXII. Anne Dufaur de Saint-Jory,
nommée en i652 , mourut, après une sage
administration, le 28 janvier 1664.
XXIII. Jeanne V Louise d'Arpajon,
de la famille de ce nom, professe de l'ab-
baye do Millau, en Rouergue, fut nom-
mée par le roi & reçut ses bulles en i665;
elle fut bénie par l'évêque de Castres en
1667. Elle répara les lieux réguliers & fit
bâtir de nouveaux édifices. Elle mourut en
1700.
XXIV. Renée Rigaud de Sérezin,
nommée le 4 août 1700.
XXV. N. de Belingued.
XXVI. N. DE Montcalm.
XXVII. N. DE RoYÈRE, abbesse en 1774.
[A. M.]
NOTE CXXI
ajoutée PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Ahhaye de Ma-^an.
(Diocèse de Viviers.)
L'ABBAYE de Mazan, de l'ordre de Cî-
teaux, fut fondée en 11 24, en un lieu
sauvage, dans les montagnes du Vivarais,
près du ruisseau des Itiers, qui se jette
dans la Loire; autrefois appelée M.ansus
Adae , Mansus Adami , cette localité prit
plus tard le nom de Mansiada, M.a'{an.
Son fondateur fut Amédée d'Auberive, qui
avait pris l'habit de moine dans le monas-
tère de Bonneval : désireux de vivre dans
une solitude plus absolue, il se mit à la
recherche d'un lieu plus propre à la médi-
tation; son choix s'arrêta sur Mazan, &
vers 1122, il y conduisit une colonie de
treize moines, venus de Bonneval. Large-
ment dotée par les princes des environs,
la nouvelle abbaye ne tarda point à deve-
nir extrêmement riche, tout en restant
fidèlement soumise à l'autorité de Bonne-
val. Elle fonda à son tour des monastères
plus puissants qu'elle-même : en ii36,
Salvanés; la même année, le Toronet, en
Provence; Senenques, dans le diocèse de
Cavaillon, en 1148; Chambons, dans celui
de Viviers, en 1162 ; il faut y ajouter plu-
sieurs monastères de femmes. En 1217,
Mazan obtint du pape Honorius III une
bulle de privilèges, énumérant ses posses-
sions & prouvant la rapidité avec laquelle
ses richesses s'étaient accrues. [A. M.]
Abbés de Majan'.
I. Pierre I Itier, premier abbé. Il
appartenait à la famille des anciens sei-
gneurs de Géorand, que l'abbaye compte
parmi ses plus insignes bienfaiteurs. Avant
d'entrer dans l'ordre de Cîteaux, Pierre
■ Nous devons cette liste à M. l'abbé Roiichier,
déjà cité comme nous ayant fourni la Note CXIII
sur Cruas. [A. M.]
NOTB
121
Note
121
601
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Itier avait été chanoine & prévôt de la
cathédrale de Viviers. Ce fut lui qui or-
donna Adhéniar, premier abbé de Salva-
nès. En 1144, de concert avec Pierre Gau-
dis, abbé de Saint-Chaffre, & Guillaume du
Béage, prieur de Thueyts; il fit déterminer
les limites & confronts de la grange de
Vauclair. En ii5i, Armand, abbé de Segu-
ret, lui donna pour lui & ses successeurs,
du consentement de Pons II, évéque du
Fuy, le cens & la justice qu'il possédait
au lieu de Fabras. En ii54, Héracle, vi-
comte de Polignac, fit entre ses mains
donation au monastère du domaine d'Is-
sallas. Les armes de Pierre Itier étaient
d'ai^ur à trois tètes de lion arrachées, cou-
ronnées d'or £• lampassées de gueules.
II. Durand est indiqué dans le marty-
rologe de l'ordre comme second abbé de
Mazan.
III. Raimond I est le troisième.
IV. Hugues I.
y. Philippe I, en 1194, selon le testa-
ment d'Hugues d'Ucel.
VI. Pierre II, en 1196. Il fit un accord
avec B., abbé de Savigni, au sujet du châ-
teau de Torrenchie, dans le Forez, qui
avait été donné à l'abbaye de Mazan. L'acte
est du 14 mars 1196. En 1209, il reçut une
donation importante du seigneur de Géo-
rand, qui céda au monastère ses domaines
d'Usclades & de Rieutort, avec la pèche
du lac d'Issarlès & de la Loire. En 1210, il
transigea avec l'abbé de Saint-Chaffre pour
les pâturages de Mezenc, & cet accord fut
ratifié & approuvé par Burnon, évêque de
Viviers, en présence des parties, au mois
de février de l'année suivante.
VII. Benoit.
VIII. Philippe II. En 1217, le seigneur
de Géorand, Pierre Itier, donna au mo-
nastère le droit de pâture dans tous les
herbages de sa seigneurie & spécialement
dans les pâquis de Tauron. Sur les ins-
tances de cet abbé, le pape Honorius III
prit l'abbaye sous sa protection & lui ac-
corda une bulle de privilèges datée d'A-
gnani, 2 juillet 1217. 11 occupait encore
le siège abbatial en 1226.
IX. Ghraud I, en i23o.
X. Arnaud, en i233. Héracle, seigneur
de Montlaur, lui donna, en 1287, le mas
comtal de Villesèche, dans la paroisse de
Coucouron, pour prix de la fondation par
l'abbé dans la chapelle de l'église abba-
tiale, dédiée à saint Jean-Baptiste, d'une
messe perpétuelle pour le donateur & sa
famille.
XI. Bernard î d'Anduze est indiqué
dans le martyrologe comme le onzième
abbé de Mazan.
XII. Géraud II.
XIII. Guillaume I de Monestier, en
1240; au mois de juin de cette année, il
s'accorda avec Guillaume d'Alconat, prieur
des chartreux de Bonnefoy, par la média-
tion de Bertrand, évéque du Puy, pour la
délimitation des pâturages de l'abbaye &
de la chartreuse dans les mandements des
châteaux de Mezenc, du Béage & de Con-
taignet. En 1246, il eut aussi des difficultés
avec le commandeur de Lavilate sur le
droit de pacage des herbages de la cha-
pelle Saint-Philibert en Montagne, ainsi
que sur les limites respectives de leurs pro-
priétés de Rîchairant & de Montagul. Le
différend fut terminé par une sentence ar-
bitrale prononcée par l'évêque de Viviers
en 1247.
XIV. Pierre III Moure fit, en i255,
un arrangement avec le prieur de l'église
de Notre-Dame de Prevenchères, au sujet
des dîmes & des droits, levés par celui-ci
en qualité de curé sur les granges de
Vauclair & de la Grâce. En i256, il con-
firma la sentence arbitrale rendue par Ber-
trand, prévôt du chapitre de Saint-Paul-
Trois-Châteaux , entre le monastère de
Mazan, Pons & Héracle de Montlaur, au
sujet de la juridiction des granges de
Mezeyrac, d'Issallas & de Trespis. En
1258, il transigea, avec le prieur de la
Chapelle Graillouse, pour les dîmes per-
çues par celui-ci sur les habitants des ter-
res que l'abbaye de Mazan possédait dans
sa paroisse.
XV. Raimond II de Maliac, en 1272,
transigea avec le chevalier Pons d'Ongle,
commandeur de Lavilate, touchant les pa-
cages de la chapelle Saint-Philibert en
Montagne.
XVI. RosTAiNG I, en 1276.
XVII. Foulques, en 1283, obtint de
Pons de Montlaur des concessions ini-
NoTB
121
Note
121
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
6o3
Note
portantes, soit en terres, soit en usages &
droits de juridiction dans le mandement
du château de Mayres. La même année, il
fit un accord avec Guillaume de Salignac
& Béraud du Béage pour les pâturages de
Tauron. En 1284, il partagea avec Aimar
de Poitiers la juridiction des terres que
l'abbaye possédait dans les mandements des
châteaux de Fay & de Mezenc. La même
année, il céda en pariage au roi de France
une partie de la terre de Berg pour la
construction de Villeneuve de Berg.
XVIII. GuÉRiN, en iiSS.
XIX. Etienne 1 de Tinlande. Odilon,
seigneur de Tournel, reconnaît, en 1287,
tenir plusieurs terres de cet abbé.
XX. Gilles, en 12B9. Le 27 juillet de
cette année, l'abbé & le chapitre de l'ab-
baye donnèrent procuration à Guillaume
de Saugue & Guillaume de Vogué, religieux
de Mazan, pour traiter avec Béraud, sei-
gneur de Bouzols & de Chabrières, pour
le mas de la Calmète.
XXI. Guillaume II Darnaud de
Saugue succéda à Gilles. En 1290, il oéda
à Aldebert de Peyre, évêque de Viviers,
les terres de Géronne & de Vervède que
le monastère possédait dans le mandement
du château de Ivlontpensier, à Château-
neuf-du-Rhône, en échange de la dîme du
blé que l'église de Viviers percevait dans
la paroisse de Lespéron. En 1295, il fit
déterminer les limites respectives des pos-
sessions de l'abbaye & des seigneurs de
Burzet 8f de Géorand, dans la forêt de
Bauzon. Guillaume de Vogué, frère con-
vers &■ procureur général du monastère,
figure comme arbitre dans ce partage. En
1296, l'abbé Guillaume de Saugue transige
avec Jean, comte de Forez, pour le châ-
teau de Torrenchie ; en 1298, avec Jean
Cardinal, doyen & maître de l'hôpital des
pauvres de Notre-Dame du Puy, au sujet
d'une certaine rente j enfin, en 1299, avec
Gui de Montlaur, pour la chapelle de
Saint-Philibert.
XXII. Raimond III, en i3oi. Le sei-
gneur de Montlaur, Gui, donna à l'abbé
Raimond l'investiture d'une donation faite
au monastère par Guillaume Maurel d'Au-
benas. En i3o8, Raimond régla avec Gi-
rard, prieur de la Chartreuse de Bonne-
foy, les droits litigieux des deux monastères
sur le territoire de Gibernestas & la forêt
de Sépos. En iSog, il fit reconnaître les
droits de propriété de son abbaye sur le
lieu du Savel, près le Chaylard, paroisse
d'Ucel, qui étaient contestés par le sei-
gneur Gui de Montlaur.
XXIII. Hugues II de Privât était
abbé en i3i4, date d'un accord fait par
lui par l'entremise de frère Jaucelin de
Chananeilles, avec le prieur de Saint-Cir-
gues en Montagnes, au sujet des dîmes
réclamées par celui-ci aux habitants des
terres du monastère & du château des
Esperviers; il transigea avec le seigneur
de ce château en i3i7. Huit ans plus
tard, le seigneur de la Roche qui avait
succédé à Jarenton des Esperviers, fit re-
vivre les mêmes prétentions, ce qui donna
lieu à un nouveau compromis entre ce
seigneur & l'abbé Hugues. En i32i, ce
dernier fit un arrangement avec Bernard
Itier, seigneur de Géorand, pour l'exer-
cice de la justice sur les terres que ses an-
cêtres avaient données à l'abbaye. L'acte
fut ratifié dans un chapitre général auquel
assistèrent vingt-six religieux & six cqn-
vers. Cet abbé obtint du pape Clément V,
pour lui & ses successeurs, la faculté de
porter la mitre & les autres insignes pon-
tificaux, il obtint aussi l'union de l'église
de Mayres à son monastère. Hugues oc-
cupait encore le siège abbatial en l'an-
née 1328.
XXIV. Etienne II du Lac figure dans
un grand nombre de transactions. En i328,
il fait un accord avec Gui de Châteauneuf,
préchantre de la cathédrale de Viviers,
& son frère Lambert, seigneur de Saint-
Remèze, pour la jouissance de quelques
ferres, situées dans le diocèse de Mende ;
en i33i, avec Girard, seigneur de Godet,
pour le Cros de Montrouge, & avec le
prieur bénédictin de Tence (diocèse du
Puy), pour quelques dîmes; en i337, avec
Pons de Montlaur pour les pâturages &
les limites de la grange de Rieutort; enfin,
en 1344, avec Etienne, abbé d'Aiguebelle,
pour la Chalm de Mayalène, paroisse de
Sainte-Eulalie, &c.
XXV. Pierre IV de Molette, abbé,
en i358. Jeanne de Bourbon, comtesse de
Note
604
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Forez, lui permit, en 1874, de fortifier le
château de Torrenchie.
XXVL Hugues III, en 1394. Cet abbé
cède à emphythéose, pour la somme de
trois cerrts écus d'or & sous la rente an-
nuelle de sept livres tournois & de deux
livres d'épices, de gingembre, de figues
& de gruau, une maison sise à Viviers,
près de la porte de Riquet, appelée l'hô-
tellerie du Cheval-Blanc, à Guillaume Bo-
relle, habitant de cette ville; il y mit
pour condition que lui & ses hoirs & suc-
cesseurs seraient tenus de recevoir avec
plaisir dans leur hôtellerie le seigneur
abbé, sa suite accoutumée de moines &
de frères convers , le grand cellerier du
monastère, le maître de la grange de Berg,
& généralement tous les moines qui vien-
draient à Viviers pour être promus aux or-
dres; de mettre à la disposition dudit sei-
gneur abbé & de ses religieux, chaque fois
qu'ils se rendraient dans la ville épisco-
pale, les chambres du rez-de-chaussée de
l'hôtellerie, qui seraient évacuées par tou-
tes personnes; d'y préparer un lit conve-
nable & d'y mettre du bois en quantité
suffisante pour la cuisson des aliments ou
le chauffage pendant l'hiver.
XXVII. Pierre V d'Aiglin. Cet abbé
reçut, en 1410, des legs considérables d'un
chevalier nommé Gilbert Goy, seigneur
de Corbière & coseigneur de Thucyte &
d'Antraigues. En 1414, il transigea avec
Pierre, bailli de Fay, & en 1419, avec le
prieur de Montrotier, au diocèse de Lyon,
pour les dîmes de Torrenchie.
XXVIII. Bernard II de Bonserre,
abbé, en 1445. Il termina à l'amiable plu-
sieurs différends qui s'étaient élevés entre
l'abbaye & divers seigneurs : par exemple
en 1449, avec Jean Itier, seigneur de Géo-
rand, &, deux ans plus tard, en 1451, avec
Dragonet, seigneur des châteaux de Saint-
Vital, de Glavenas, de Montuselat, de
Montvert & de Lafarre.
XXIX. Jean I de Serres. Il fit, en 1461,
la visite régulière du couvent de Mercoire
c[ui était de la filiation de Mazan.
XXX. B..., abbé en 1473.
XXXI. Pierre VI de Grolée.
XXXII. MÉRAUD de Grolée, abbé
commendataire & administrateur perpé-
tuel de l'abbaye de Mazan, transige, en
1492, avec Louis de Montlaur.
XXXIII. Gaspard de Tournon, abbé
commendataire, en i5o7.
XXXIV. Charles I de la Baume de
SuZE, en i523, transige cette année avec
Jean l'Hermite de Montravel , baron de
Mezenc, pour la coseigneurie des terres
& châteaux de Montbrac & de Bonnefont.
XXXV. RosTAiNG II de Suze, abbé
commendataire, en i538.
XXXVI. Barthélemi-Gabriel du
RoUREZ, abbé commendataire, en i56l.
XXXVII. Antoine de Suze, abbé com-
mendataire, en 1579.
XXXVIII. Jean II de Boissy, en 1614.
XXXIX. Charles II de la Baume de
Suze, abbé commendataire, en 1640.
XL. Louis I François de la Baume
DE Suze, évêque de Viviers, abbé com-
mendataire, en 1662.
XLI. Charles III Antoine de la
Garde de Chambonas, évêque de Lo-
dève, succéda à son oncle, Louis de Suze,
dans l'évèché de Viviers & l'abbaye de
Mazan, en 1690.
XLII. Martin de Ratabon, évêque
de Viviers, successeur de Charles de Cham-
bonas, abbé commendatafre, en 1714.
XLIII. Louis II de Montesquieu
d'ARTAGNAN, abbé de 1727 à I73i, année
de sa mort.
XLIV. Louis III Chomel, ancien évêque
d'Orange, conseiller du roi en ses conseils,
nommé au mois d'octobre I73i, prend pos-
session par procureur le 28 décembre de
la même année.
XLV. François du Tilly, qui avait
remplacé Louis Chomel sur le siège d'O-
range, lui succéda également, après son
décès, vers la fin de l'année 1732, dans
la commende de l'abbaye de Mazan. Ce
prélat fut transféré d'Orange à l'évèché de
Lavaur, en 1746, & nous voyons par le
registre des Insinuations du diocèse de
Viviers qu'il était encore titulaire de l'ab-
baye de Mazan en 1768.
XLVI. N. DE Pierreven, abbé com-
mendataire jusqu'en 1790, époque de la
suppression des ordres religieux.
NOTB
121
NOTK
I2Z
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
6o5
NOTE CXXII
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abhaye de Grandselve.
(Diocèse de Toulouse).
L'ABBAYE de Grandselve peut être regar-
dée comme la mère de toutes les ab-
bayes cisterciennes du Midi de la France.
Elle fut fondée en 1114, à dix lieues de
Toulouse, sur la rive gaucbe de la Ga-
ronne, par saint Gérard de Salles, disciple
du célèbre Robert d'Arbrissel. Il rassem-
bla d'abord près de la forêt qui donna son
nom à l'abbaye un certain nombre de reli-
gieux & fit confirmer ses premières pos-
sessions par Amélius, évêque de Toulouse,
en 1 1 17. Soumise pendant quelques années
à l'abbaye de Cadouin, en Périgord, Grand-
selve lui échappa en 1147, en s'unissant à
Clairvaux & en se mettant sous la toute-
puissante protection de saint Bernard. Elle
donna naissance aux monastères de Calers,
de Candeil, de Fontfroide, de Carthagène,
fit confirmer ses possessions par Inno-
cent II & Grégoire IX, & reçut des dona-
tions innombrables de tous les seigneurs
des environs. C'est encore à elle que le
collège de Saint-Bernard, à Toulouse, dut
son origine; ,de maison d'asile, il devint,
en 1286, une sorte de petite université; le
droit de visite dans cet établissement fut
enlevé aux abbés du monastère en 1695.
A partir de la guerre de Cent ans, pen-
dant laquelle le Prince Noir détruisit com-
plètement les bâtiments claustraux, Grand-
selve ne fit plus que décroître. Elle échappa
à toutes les tentatives de réforme; en 1579,
l'abbé des Feuillans, Jean de la Barrière,
essaya vainement de l'unir à son monas-
tère nouvellement réformé; en 1643, la
congrégation des Abstinents, plus tard la
Trappe, ne réussirent pas davantage.
Les possessions de l'abbaye étaient im-
menses aux douzième & treizième siècles.
Soigneux de conservftr leurs archives, les
abbés de cette époque firent exécuter six
cartulaires, dont cinq se trouvent aujour-
d'hui à la Bibliothèque nationale, sous
les numéros 9994, 11 008, 1 1 009, 11 010,
non du fonds latin; le sixième, qui ne
contenait presque exclusivement que des
chartes de princes, a été copié en majeure
partie dans la collection Doat. Enfin, un
certain nombre de pièces originales des
douzième & treizième siècles se trouvent
aux Archives nationales.
La liste des abbés telle que nous la don-
nons a été dressée d'après les cartulaires qui
nous ont permis d'améliorer considérable-
ment la chronologie du GalUa Christiana.
Nous avons surtout développé l'histoire
des abbés des premiers temps, sur lesquels
ces manuscrits offrent le plus de docu-
ments. Pour les temps modernes, nous
renverrons le lecteur à la monographie,
publiée par M. Jouglar, dans les Mémoires
de la Société Archéologique du Midi, en
i858; elle contient des détails intéressants
sur l'église de l'abbaye & son ancien trésor.
Abbés de Grandselve.
I. Etienne fut le premîer abbé de
Grandselve institué régulièrement par
saint Gérard de Salles; c'est la chronique
de Maillezais qui nous l'apprend ; mais
son nom ne paraît point dans les actes.
C'est à Gérard' qu'en 11 17 l'évêque de
Toulouse, Amélius, confirme ses posses-
sions à Grandselve & aux environs, en
l'exemptant du paiement des dîmes dues
à son église. La même année, Olivier de
Bessens lui donne une partie de la forêt
de Grandselve.
II. Bertrand I était, dit-on, un prédi-
cateur remarquable, & un religieux d'une
vertu éprouvée. Il paraît pour la première
fois en il 28, date de la donation faite à
Grandselve par Guillem Sicher & son frère
Gérard d'une terre à Combes, pour le salut
de leur frère Raimond, nort excommunié.
Deux ans plus tard, il ..^çoit d'Amélius,
évêque de Toulouse, l'église de Ricancelle
{Riquerii cella). Vers ii33, le comte de
Toulouse, Alphonse, donna au monastère
une culture de terre au lieu de La Sela,
& en II 35, Arnaud de Montech renonce
en sa faveur à tous ses droits sur cette
terre. Vers la même époque, Bertrand
Note
122
Note
I 22
606
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
ayant tenté de se soustraire à l'obéissance
de l'abbé de Cadouin, auquel le fondateur
de Grandselve l'avait soumise, Innocent II
chargea l'évêque de Toulouse de le rap-
peler à l'observation de ses devoirs. Le
i3 août 1140, nous le voyons faire une
vente d'oubliés à Bernard Risum agni ha-
benti, frère de l'hôpital d'Arnaud-Bernard.
Deux ans plus tard, par bulle du I'^'' avril
1142, Innocent II confirme toutes les pos-
sessions du monastère, déjà nombreuses,
& parmi lesquelles on comptait Font-
froide. qui allait devenir une abbaye. En
1143, par charte du 7 avril, Roger, vicomte
de Carcassonne, exempte à la fois Grand-
selve & Fontfroide de tous droits de péage
& de guidage dans ses domaines. Dans les
années suivantes, Bertrand reçut de nom-
breuses donations des seigneurs de Com-
bes, de Guillaume de Montech, de Bernard
de Castelpor (1144, cession d'un revenu
d'olives), &c. Il paraît pour la dernière fois
dans une charte, datée de 1147, sans indi-
cation du mois (donation d'une terre à
La Sela par Arnaud de Montech). C'est ce
même abbé qui, sans doute pour séparer
définitivement son église de l'abbaye de
Cadouin, alla, en 1147, à Clairvaux l'offrir
à saint Bernard ; celui-ci lui donna l'habit
de son ordre, & des lettres de protection
adressées aux habitants de Toulouse. Ber-
trand mourut avant ii5o; à Grandselve on
l'honorait comme un saint & on lui ren-
dait un culte public.
III. Alexandre I, de famille noble,
chanoine & docteur de Cologne, fut tou-
ché de l'éloquence de saint Bernard, quand
celui-ci alla prêcher la croisade en Alle-
magne & vint se faire moine à Clairvaux.
Quelques années après, saint Bernard l'en-
voya à Grandselve, dont il était abbéj le
26 septembre ii5o, donation d'une terre
par Guillem Esquivet & Raimond de Saint-
Salvi. En juillet ii5i, la vicomtesse de
Narbonne, Ermengarde, lui accorda dix
charges de sel à prendre chaque année
dans ses salines de Narbonne. C'est dans
le cours de ii53, qu'il commença à acqué-
rir des terres au lieu d'Annones, qui de-
vint, plus tard, l'une des propriétés les
plus importantes de l'abbaye. Le 28 octo-
bre de la même année, Bonafos, doyen de
la communauté de Cariacum, près Mon-
tauban, lui abandonna une terre dans le
terroir de La Sela, sous une redevance
annuelle de deux setiers de blé. C'est
aussi à Alexandre que Guiraud du Bec
donna, vers ii54, le lieu & la forêt de
Candeil, pour y élever une abbaye. Le
20 octobre ii56, il obtient de Sicard de
Laurac une charte d'exemption de la leude
du sel. En janvier ii57, la terre de Ma-
zères, au pays de Poix, lui est donnée par
Pierre de Bagnols. Il dut se démettre, peu
de mois après, car vers mars ii57, le sui-
vant, Pons, recevait une donation de Rai-
mond de Saint-Caprais. En 1168, Alexan-
dre devint abbé de Cîteaux.
IV. Pons I fut élu vers mars ii57, &
gouverna l'abbaye jusque vers 11 65; sous
son administration, les possessions de
Grandselve s'accrurent d'une manière pro-
digieuse. Dans le cours de ces huit années,
elle reçut plus de cent cinquante donations
des seigneurs & des petits propriétaires des
environs, & acquit d'immenses domaines
aux lieux de La Sela, d'Annones, de Viel-
aigue, &c. En voici quelques-unes par
ordre de dates. En ii58, Radulphe, prieur
de Saint-Sardos, céda à Pons ce qu'il avait
au lieu de Serrago^a, moyennant un cens
perpétuel de douze deniers morlas & une
somme de quinze sous une fois payée.
En 1160, le prieur de Moissac, Guiraud
d'Alathz, lui céda une pièce de terre à
Panperdud, & Raine de Maleville, prieur
des Catallans, lui confirma cette donation,
moyennant un cens annuel. Le i5 avril
ii63, Guillaume de Toulouse, proprié-
taire d'une partie des péages de Toulouse,
l'exempta de tous droits à son égard; eu
juillet de la même année, donation du
vicomte de Terride. Un an plus tard, Rai-
mond, comte de Toulouse, lui confirme la
possession de la culture donnée en 11 33 par
son père Alphonse. Envoyé par Louis VII
à Alexandre III, il se concilia l'amitié du
pape & en obtint, en ii63, une bulle de
protection & de confirmation. Vers ii65,
il fut élu abbé de Clairvaux & devint
évêque de Clermont en 1170.
V. PoNS II lui sucaéda immédiatement,
car la série chronologique des actes ne
présente aucune lacune. Cet abbé acquit
NOTB
122
KOTE
122
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
607
de grands biens à la Lande & à Terrafort.
Le i5 août 1 166, il cède à Guarin, abbé de
Sarlat, une partie de ses domaines de Ricol-
mont, en échange d'une portion de l'hon-
neur de Berzac; le 10 octobre de la même
année, il reçoit une donation de Raimond-
Arnaud de Saint-Antonin. Le 17 mars 1167,
donation de droits de pâture par le vicomte
de Bruniquel. L'année suivante, il a avec
les frères de la Capelle, couvent voisin de
Grandselve, une querelle assez grave au
sujet du territoire de Vieilaigue, querelle
heureusement apaisée par l'abbé de Saint-
Sernin, Hugues. Peu après, il obtint du
comte de Toulouse des lettres d'amortisse-
ment & de protection, renouvelées plus
tard par son successeur, Raimond VI; cet
exemple est suivi, en 1170, par le vicomte
de Béziers, Roger II, qui affranchit l'abbaye
de tout péage dans ses domaines. En 1173
enfin, l'évèque de Toulouse, Hugues,
exempte l'abbaye de payer les prémices
dues par la grange de La Sela, moyennant
un cens annuel de trois sous de Toulouse.
La dernière mention de Pons II est du
19 février 1173 (v. st.), la première de son
successeur est du 23 avril suivant.
VI. Gui Vidal reçut un grand nombre
de donations des propriétaires voisins du
monastère, entre autres des seigneurs de
l'Ile en Jourdain, qui, en 1174, lui con-
cédèrent l'usage dans leurs bois & le droit
de pâture pour ses bestiaux. La même an-
née, il avait avec l'abbaye de Belleperche,
au sujet des églises de Saint-Porquaire
& des Catallans, des querelles violentes,
que parvint à apaiser Géraud, abbé de
Clairvaux, dans sa visite des monastères
cisterciens de la Gascogne, En 1173, nou-
velle querelle avec le prieur de Saint-Sar-
dos, au sujet des pâturages des bords du
Lambon, apaisée cette fois encore par
des arbitres. En 1178, il obtient de l'abbé
du Mas-Garnier, Alacip, l'autorisation de
construire un moulin sur les bords de la
Garonne. La dernière mention de Gui est
du 22 mai de la même année.
VII. Guillaume I de Combanol pa-
raît dès le 8 juin suivant. Pendant sa lon-
gue administration, il acquit de grands
domaines. En septembre 11 78, Pons, abbé
de Saint-Sernin, lui permet d'acquérir jus-
qu'à dix arpents de terre dans un fief ap-
partenant à son abbaye. Peu après il ter-
mine des différends qu'il avait avec l'abbé
de Combelongue, au sujet des montagnes
de Ravat, par l'entremise des abbés d'Eau-
nes, de Boulbonne & de Foix. En 1181,
Raimond V lui concède le sel nécessaire
aux besoins de la congrégation à prendre
sur le salin d'Agen; l'année suivante, il lui
donne divers pâturages & l'exempte du
payement des péages & droits analogues
dansées domaines. En ii83, échange avec
Gauzbert, abbé de Marcillac, de Saint-Giri
contre une terre sise à Montech. En 1184,
Raimond, comte de Toulouse, lui donne
les moulins bannaux du Lhers, près la
grange de Banols. Deux ans plus tard, il
reçoit du vicomte de Lomagne, Vézias, le
droit de pâture dans ses domaines. En 1187,
donations nombreuses des seigneurs de
Terride, & exemption de péage accordée
par Gaston de Béarn. En 1188, le comte de
Toulouse lui renouvelle le droit d'usage
dans ses pâturages & dans ses bois, &
lui donne un emplacement pour cons-
truire deux moulins au lieu de Verned.
L'année suivante, il reçoit diverses dona-
tions des seigneurs de l'Ile en Jourdain;
en 1192, Barrai, seigneur & vicomte de
Marseille, concède à l'abbaye un revenu de
vingt livres de poivre sur le port de Mar-
seille, revenu qu'elle percevait encore long-
temps après; en iiçS, nouvelle exemption
de péage & de leude, accordée par le comte
d'Armagnac, Géraud. L'abbé Guillaume pa-
raît pour la dernière fois dans un acte de
janvier 1197 (v. st.), ce qui détruit la con-
jecture des Bénédictins, qui placent entre
lui & le suivant un abbé, nommé Hugues,
dont les cartulaires ne font point mention.
VIII. Arnaud I Amauri, auparavant
abbé du Poblet, en Catalogue, devint abbé
de Grandselve vers septembre 1198; au
mois d'octobre de la même année, il reçoit
l'île de Borrel de Bernard de Montaut &
de sa mère Indie ; le 2 janvier 1198 (v. st.).
Esquirols de Beaupuy lui cède ses posses-
sions au Mas, à Grandselve & à Annones.
La même année, Guillaume-Robert, abbé
du Mas-Garnier, lui permet de construire
un moulin sur la Garonne avec barrage,
moyennant un cens annuel de douze de-
NOTE
122
Note
IZ2
608
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
niers de Morlas & le quart de la pêche ;
en même temps, Vézias, vicomte de Loma-
gne, lui accordait une saumade de ven-
dange à prendre à Auvillars. Ilparaît encore
en mars 1199 (v. st.) & le 29 novembre 1201,
date d'une donation d'Amanieu, sire d'Al-
bret. Peu après, il quitta le Midi pour de-
venir abbé de Cîteaux; il n'y revint qu'en
1209, en qualité de légat, à la suite de
l'armée croisée. Son dévouement à la cause
du catholicisme & son grand zèle lui valu-
rent le siège archiépiscopal de Narbonne
en 1212. Il posséda cette dignité jusqu'en
1222, époque de sa mort.
IX. AiMERi, paraît dans les actes en
février 1201 (v. st.), date d'une exemption
de péage accordée à l'abbaye par Ratier
de Castelnau. Il est encore mentionné en
octobre de la même année, & en novembre
1202, date du testament de Guillaume, sei-
gneur de Montpellier, qui se fit enterrer
à l'abbaye, & lui légua cent livres. Son
successeur ne paraît qu'un an plus tard.
X. Guillaume II Robert obtint, le
9 octobre i2o3, du vicomte de Béziers,
Raimond-Roger, la confirmation des pri-
vilèges accordés à Grandselve par ses pré-
décesseurs. En i2o5, le comte de Toulouse
lui donne une maison de Castelverdun ;
en 1208, le comte de Comminges prend
l'abbaye sous sa protection & lui accorde
le droit de pâture dans ses domaines. En-
fin, en juin I2i3, Guillaume obtient de
Raimond de Ramafort une concession ana-
logue.
XI. Pierre I paraît en septembre I2i5,'
date d'une charte de protection du vicomte
de Lomagne, Vézias. En 1217, l'évêque
d'Agen exempte de tout péage sur la Ga-
ronne les possessions de l'abbaye; enfin,
au mois d'octobre de la même année, il
acquiert divers droits de Bernard de Mon-
taut.
XII. Raimond I Pierre de Roque-
ville est gratifié, le 21 févrieri2i7 (v.st.),
du lieu d'Avezac par Arnaud de Faudoas.
Le 28 avril suivant, Senebrus, seigneur de
Lesparre, lui cédait un revenu annuel de
deux muids de sel sur le lieu de Solacum.
D'après le Gallia, il vivait encore en avril
1220 & en 1221.
XIII. Bernard I, cité dans une dona-
tion de Eudes de Pardaillan au monastère
dans le mois de décembre 1222; vivait en-
core en 1223, d'après le Gallia.
XIV. Hélie obtint, lé 3o juillet 1224,
des consuls d'Agen, la permission d'user,
sous certaines conditions, de l'eau de la
Garonne, dans l'intérieur de cette ville;
au mois de septembre de la même année,
Senebrus de Lesparre lui renouvela sa
donation de 1217. En mars 1227, il s'ac-
corda avec l'abbé de Gimont, au sujet des
pâturages de Sirac. Déjà employé dans les
négociations avec les princes albigeois de
1224 à 1226, il fut chargé par saint Louis
& le cardinal-légat de Saint-Ange, de né-
gocier la paix de Melun avec Raimond VII ;
il fut le mandataire de celui-ci lors de la
signature du traité, qui stipulait en faveur
de Grandselve une indemnité de 1000 marcs
(janvier 1229, v. st.). En mai 1229, il re-
çoit une donation de Géraud d'Armagnac,
de Eudes de Terride, en mars i23o : il
s'accorde avec l'abbé du Mas-Garnier, en
juillet i23o. Vers la même époque, Eudes,
vicomte de Lomagne, lui confirma les do-
nations de son père Vézias. Il était déjà
mort le 25 décembre i23i.
XV. Arnaud II Gaillard était abbé,
le 5 décembre 1232, date d'un arbitrage
entre l'abbé de Boulbonne & Bertrand de
Beaupuy; en 1234, Grégoire IX lui con-
cède différents privilèges judiciaires. En
avril 1236, il s'accorde avec l'abbé du Mas-
Garnier au sujet de quelques possessions
à Auvillars & à Verdun.
XVI. Bernard II, indiqué par le Gallia
comme ayant fait plusieurs acquisitions
en 1237.
XVII. Raimond II Bertier ou Ter-
rier paraît en i238; en octobre 1240,
Amanieu, sire d'Albret, l'exempte de tous
péages & leudes dans ses domaines. A la
même époque, le roi d'Angleterre Henri III
lui confirma la jouissance des donations
faites autrefois à Grandselve par les rois
d'Angleterre. Les actes capitulaires indi-
quent à l'année 1240 l'élection de l'abbé
de Fontfroide à la dignité abbatiale, & son
refus, amené par des raisons importantes.
XVIII. Eudes de Chateauroux, né
en Berry, docteur en théologie & chan-
celier de l'université de Paris, abbé d'Ours-
N0T8
122
Note
122
NOTES SUR L'filSTOIRE DE LANGUEDOC
6c
camp, puis de Grandselve, devint cardiiial-
évéque de Tusculum en 1244.
XIX. Pierre II Raimond reçoit le 22
mars 1244 une donation de Géraud, comte
d'Armagnac. En août 1247, Eudes de Ter-
ride, fils de Bernard d'Astafort, lui donna
une terre près du port de Léon de la
Garde.
XX. Richard paraît dès juillet 1248;
au mois de janvier suivant, Eudes, vi-
comte de Lomagne, confirme une conven-
tion passée entre lui & l'un de ses vas-
saux, & peu après, le vicomte de Béarn
l'exempta de tous péages dans ses domaines.
Richard obtint à plusieurs reprises des
exemptions semblables des riverains de la
Garonne, & le pape Alexandre IV lui ac-
corda de nombreuses bulles de protection
& de sauvegarde. Le 27 avril 1252, l'évè-
que de Toulouse, Raimond, vint consacrer
l'église de l'abbaye avec plusieurs autres
prélats. En octobre 1254, Alphonse de Poi-
tiers lui fait délivrer les sommes dues à
l'abbaye par Raimond VII & les legs que
lui avait faits ce prince. En janvier i256
(y. st.), il fait un accord avec Barthélemi,
abbé de Gimont. Il cesse de paraître en
1258-59.
XXI. Pons III. Le 17 avril 1259, il tran-
sige avec Simon, abbé de Belleperche; le
3 janvier 1239 (v. st.), le cellérier majeur
de l'abbaye & l'official d'Agen mettent
fin à leurs différends avec Baudouin de
Durfort, seigneur de Clermont-sur-Ga-
ronne, au sujet des péages dudit lieu; le
même jour, transaction analogue avec ses
coseigneurs, Arnaud de Durfort & Guillem
Saisset. En septembre 1261, Holdric de
Corbarieu (de Curvorivo), fils de Bertrand
de Roquefort, lui vend tous ses droits sur
le bois de Flaorac. La même année, ayant
des querelles avec l'évêque de Toulouse &
le prévôt de Saint-Etienne, il en remit la
décision à l'abbé de Lombers, Bertrand de
Miramont. En avril & septembre 1262, il
obtient des bulles de protection de Clé-
ment IV & d'Urbain IV. Enfin, le 28 sep-
tembre de la même année, le prieur de
Saint-Orens d'Auch lui donne quittance
du paiement de divers droits.
XXII. Bernard III de Bac paraît le
25 novembre 1262, date d'une procuration
IV.
donnée par lui à Guillem Vidal; en 1263,
il a contestation avec Yves, abbé de Cluny.
Il obtint de nombreuses exemptions de
péage des propriétaires riverains de la Ga-
ronne. Le 9 septembre 1267, il transige
avec le précepteur de Brugal, qui se re-
connaît vassal de l'abbaye. Au mois de
novembre suivant, Géraud, comte d'Ar-
magnac, amortit en sa faveur diverses ter-
res tenues de lui. Il devait encore vivre en
juillet 1269, mais il était mort au mois de
novembre de la même année.
XXIII. Bertrand II Geoffroi paraît
en novembre 1269; en 1275, Philippe III
lui accorda des lettres de protection & de
sauvegarde, & en 1279, des lettres d'amor-
tissement. C'est du temps de cet abbé
qu'Alphonse, roi de Casfille, ayant fondé
en Murcie différents monastères de moi-
nes-chevaliers, assujettie à la règle de Ca-
latrava, les soumit à Grandselve; le chef-
lieu de ces établissements fut Carthagène.
En 1279, paréage avec le roi pour la Bas-
tide-de-Beaumont. Le 7 mai 1281, Mar-
tin IV lui accorde une bulle de protection;
la même année, la vicomtesse de Lomagne
& d'Auvillars lui confirme l'exemption de
péages accordée par ses prédécesseurs. En
1282, il s'accorde avec Arnaud de Villemur,
abbé de Saint-Sernin, pour la construction
d'une chapelle & d'un collège dans cette
paroisse; les statuts du collège sont de
1286. Ce fut le collège de Saint-Bernard,
dont plus tard on enleva la direction aux
moines de Grandselve. Bertrand mourut
en 1288 & fut inhumé dans le cloître, où
l'on voyait encore son épitaphe au siècle
dernier.
XXIV.PlERREllIALFARIC,élueni288;
en 1289, lettres de protection du roi de
France, Philippe le Bel. En 1290, de con-
cert avec le sénéchal de Toulouse, Eus-
tache de Beaumarchais, il construit une
ville neuve à la grange de Vieilaigue près
Grandselve; la même année, il s'accorde
avec l'abbé de Belleperche, au sujet de
leurs pâturages communs. En 1292 enfin,
le 3 avril, il déclare les libertés dont joui-
ront les habitants de la nouvelle bastide
de Grenade.
XXV. Bertrand III i5e Bruaval, au-
paravant abbé d'Aumery; élu à Grandselve
39
Note
122
KOTB
122
6lO
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
en 1293. En janvier 1294, Philippe le Bel
l'envoya avec l'abbé de Belleperche &
plusieurs autres ecclésiastiques au lieute-
nant du roi d'Angleterre, pour le sommer
d'avoir à évacuer le duché d'Aquitaine.
En 1299, lettres de protection du même
prince; en i3oi, exemption des dîmes ac-
cordée par Boniface VIII. En i3o6, com-
position avec le connétable de Bordeaux
pour le paiement des leudes & des péages
au port de cette ville & dans sa juridic-
tion. Enfin, le 17 octobre i3i4, Raimoiul
Pelet, seigneur du Puy-Gontaud, lui ac-
corde une exemption de péage sur la Ga-
ronne.
Jean Gilles^ moine de la Séoube, ayant
été élu par quelques moines contre les
règles canoniques, fut déposé par le pape.
XXVI. Pons IV Maurin, abbé de Val-
magne, nommé par Jean XXII en l3l9;
en i322, il s'accorde avec Raimond de
Montaigu, abbé du Mas-Garnier, au sujet
de quelques droits. La même année, Char-
les le Bel lui octroie des lettres de sau-
vegarde & de protection. Le il janvier
1326 (v. st.), Arnaud-Guillaume, comte de
Montlezun, l'exempte des leudes & péages
dans ses terres; Pons Maurin mourut peu
après.
XXVII. Guillaume III de Piret,
abbé de Beaulieu, en Rouergue, fut trans-
féré à Grandselve par Jean XXII, en iSzy;
il est mentionné plusieurs fois, de i338
à 1346.
XXVIII. Raoul, abbé en 1348. Philippe
de Valois l'envoya en mission auprès du
sénéchal de Carcassonne. En 1349-50, le
même prince exempta l'abbaye du paie-
ment des décimes accordés par le Saint-
Siège, à cause de son extrême pauvreté.
En i3î>8, Raoul achète une maison à Grand-
selve ; en 1364, une autre maison à Tou-
louse contiguë au collège Saint-Bernard. Il
mourut en i368.
XXIX. Bernard IV de la Fours, abbé
de Franquevaux, en i35l, puis de Sinan-
que, au diocèse de Cavaillon, en i3;'>4,
nommé à Grandselve par Uibain V, en
i368; abbé jusqu'en i386 & 1391.
XXX. Guillaume IV, 1391-93-98.
XXXI. Pierre IV Olier, proviseur du
collège de Saint-Bernard de Toulouse, élu
en 1400; en 1408, il reçoit une donation
d'Esclarmonde de Bourgemont; en 141 5,
il procède à la visite du monastère de
Calers.
XXXII. Jean I Azemar, 1424; dé-
posé, en 1432, à cause de sa mauvaise
administration, par les abbés de Mori-
mont & de Cadouin, commissaires du cha-
pitre général de Cîteaux.
XXXIII. Gilles de Morban, élu en
1432; le choix des religieux fut ratifié par
l'abbé de Bonnefont, commis pour la ré-
formation du monastère. En 1448, il ap-
prouve l'élection de Martial , abbé de
Fontfroide. En 1464, il fonde la chapelle
du Purgatoire à Grenade, & plus tard lui
donne des statuts. En 1467, il reçoit une
donation d'Amanieu d'Albret, sire de Les-
parre ; il vivait encore en 1438, le 4 mars
1460 & le 3 janvier 1461 (v. st.)
XXXIV. Bertrand IV d'ALBi, abbé en
1463. En 1469, il confirme l'élection de
Jacques Gaillard, abbé de Calers, & le
i5 mars 1473, celle de Pierre de la Roque,
abbé de Fontfroide.
XXXV. Arnaud III Blanc, 147.5.
XXXVI. Antoine -Pierre de Nar-
BONNE, 1476; évêque de Vabre & abbé do
Fontfroide, se démit en faveur de
XXXVII. Georges I, cardinal d'Am-
boise, 1477-83.
XXXVIII. Louis I de Narbonne, frère
d'Antoine, évèque de Vabre, paraît en
1494; d'après une inscription du 21 juillet
1494, il fit orner de peintures l'église &
le cloître. Mort le 7 février 1519.
XXXIX. Gabriel I de Narbonne, abbé
de Candeil, i5i9-3o.
XL. Georges II de Narbonne, abbé
de Saint-Germer & de Fontfroide, i53i-35.
XLI. Jean II Bertrand, de Toulouse,
chancelier & cardinal, 1549.
XLII. Pierre V Berirand, parent
du précédent, i55o; évêque de Cahors
en 1557.
XLIII. Alexandre II Farnèse, cardi-
nal-évêque de Tusculum, vice-chancelier
de l'Eglise romaine & légat d'Avignon,
1572-79.
XLIV. N. de la Roque, de Toulouse,
1589.
XLV. Pierre VI de Lanes, élu le
Note
122
Note
122
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
6ii
29 mai iSgS par les religieux, non accepté
par le roi, se démet.
XLVI. Louis II de Nogaret de la
Valette, cardinal-archevêque de Tou-
louse, promu en 1699, fait bâtir le chœur
de l'église, 1604; abdique en 1612 en fa-
veur de
XLVII. François de Joyeuse, car-
dinal-archevêque de Toulouse, puis de
Rouen, 1612, mort en 1616. Le précédent
reprend alors l'abbaye & la possède jus-
qu'en 1639.
XLVIII. Louis III Armand de Bour-
bon, PRINCE DE CoNTI, 1639. Ne s'oc-
cupa aucunement de l'administration de
l'abbaye & eut de nombreux procès avec
les religieux; en i653, il résigna son titre
& se maria l'année suivante.
XLIX. Jules Mazarin, cardinal & mi-
nistre, s'empara du temporel, en 1654; le
pape lui refusa ses bulles. Il eut avec les
religieux de nombreux procès, qui ne fini-
rent qu'après sa mort, arrivée le 9 mars
1661, Il légua sa chapelle à l'abbaye, &
par son testament chercha à réparer une
partie des torts qu'il lui avait causés. Les
exécuteurs testamentaires & ses héritiers
remplirent fidèlement les clauses de son
codicille '.
L. Gabriel II de Roquette, nommé
par le roi le 10 mars 1661 ; il n'obtint ses
iîulles qu'en i665. Il fit administrer le
temporel par son frère, Jean de Roquette,
conseiller au parlement de Toulouse, Il
mourut en 1707.
LI. Joseph-Emmanuel de la Tré-
MOUILLE, cardinal-évéque de Bayeux, ar-
chevêque de Cambrai, abbé de Lagny &
de Bonnecombe, abbé de Grandselve, le
23 avril 1707. Mort en janvier 1720.
LU. Frédéric Lanti de la Roere,
neveu du précédent par sa mère, Antoi-
nette de la T.rémouille, abbé commenda-
taire, en 1719.
LUI. N. DE Lanti, 1760.
LIV. N. de Veri, 1766.
LV. N. de Grillon, 1779.
Lors de sa suppression, en 1790, l'abbaye
était en économat depuis un an. [A. M.J
' Voir à ce sujet la monographie de M, Joiiglar,
plus haut citée.
NOTE CXXIII
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abhaye de Boulbonne,
(Dioccse de Toulouse, puis de Mirepoîx.)
FILLE de Bonnefont, de la famille de
Morimont, l'abbaye cistercienne de
Boulbonne fut fondée vers 1129; d'abord
bénédictine, elle ne fut définitivement
affiliée à Cîteaux qu'en ii5o. Enrichie par
les seigneurs des environs, elle fonda
autour d'elle de nombreux monastères;
Notre-Dame de Marenx, que Rainiond,
évêque de Toulouse, lui avait donnée, en
1169, avec l'assentimeni d'Aton , abbé de
Lézat, lui fut unie en 1442; en Espagne,
elle éleva le monastère d'Ovila, & en
Grèce une maison religieuse. En 1196,
l'abbaye voisine de Vajal lui fut soumise,
& en 1225, cette union fut confirmée par
Guillaume, abbé de Fontdouce, maison-
mère. Vers la même époque fut fondé le
couvent de femmes de Valnègre, qui fut
plus tard uni à Boulbonne par G., abbé de
Morimont. Enfin, en 1219, Tramesaigues
lui avait été cédé par l'abbé de Cuxa, dont
il dépendait. L'abbaye de Calers, qui lui
avait été momentanément unie, en fut
séparée en 1460.
Boulbonne avait, à l'université de Tou-
louse, un collège pour l'éducation des jeu-
nes moines. Elle fut comblée de bienfaits
par les comtes de Foix, dont elle contenait
les tombeaux; en 1270, on y fonda la cha-
pelle des SS. Jacques & Philippe, destinée
spécialement à leur servir de chapelle
mortuaire.
La communauté a produit un pape, Jac-
ques Fournier, qui prit le nom de Be-
noît XII, & un cardinal, son neveu,
Guillaume Court, qui reçut la pourpre
en i338.
Au seizième siècle, l'abbaye fut détruite
par les calvinistes, & les religieux habitè-
rent leur collège de Toulouse jusqu'en
1632; à cette époque, ils relevèrent leur
monastère à trois milles de l'ancien em-
NOTE
123
Note
123
6l2
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
placement, au lieu de Tramesaigues, entre
le Lhers & l'Ariége.
Abbés de Boulbonne\
I. Dominique I, premier abbé connu;
reçoit, en octobre ii54, une donation
d'une dame nommée Bérengère. En sep-
tembre 1159, l'évèque de Toulouse, Rai-
mond, lui donne l'église de Marenx, en
réservant ses droits de synode; eu 1166,
donation de droits de pâture par Arnaud
de Castelverdun. La même année, Domi-
nique s'accorde avec Arnaud, abbé de
Combelongue, au sujet des pâturages de
Bonrepaux & de Montant. Dix ans plus
tard, le comte de Toulouse l'exemptait des
leudes & péages levés dans ses domaines,
exemption confirmée plus tard par le roi
Philippe le Hardi. Il reçut encore diffé-
rentes donations dans les années suivantes
& notamment en février 1180 (n. st.). Il
dut mourir peu après.
II. Eudes reçoit, en juin 1180, d'Aton-
Arnaud de Castelverdun, le Caylar de Cher-
corb. Sous cet abbé, le monastère acquit
de grands biens dans la ville & aux envi-
rons de Mazères. Le 23 novembre 1182, le
pape Luce III lui confirme ses possessions
& privilèges; la même année, Eudes reçoit
un bois de Sicard de Laurac. En 11 86,
nouvelle bulle de protection d'Urbain III,
qui ordonne à divers prélats de la province
de faire respecter tous les privilèges &
immunités de l'abbaye. En 1188, Bernard ,
abbé de Cuxa, lui abandonne la moitié des
dîmes de Tramesaigues. En même temps,
Raimond-Roger, comte de Foix, exemptait
de tous droits & de toutes redevances les
maisons possédées à Pamiers par l'abbaye;
le i"' janvier 1188, exemption des dîmes &
prémices accordée par Fulcrand, évêque
de Toulouse. En 1191, Eudes s'accorde
avec Guillaume, abbé de Grandselve, au
sujet des pâturages du mont de Ravat. En
avril 1192, nouvelle donation du comte de
Foix d'une maison auprès deTarascon. Un
' Nous avons employé pour cette notice les vo-
lumes 83, 84, 85 & 86 de la collection Doat, qui
contiennent un grand nombre de prcces extraites
des archives de l'abbuye.
an plus tard, Raimond Forz abandonne
à Boulbonne le monastère de Vajal & ses
droits sur son territoire. Eudes paraît en-
core en janvier 1 194 (v. st.), date d'une do-
nation de Sicard de Laurac, & le 28 mars
1 195 (n. st.), l'abbé de Tenaille, supérieur
de Vajal, lui confirma la possession de ce
lieu. Vers 1192, il avait obtenu une bulle
de privilèges de Célestin III.
III. Dominique II reçut, en janvier
1196, de Guillem Galobia de Amancianis la
maison de Sainte-Marie de Vajal, moyen-
nant cent sous de Toulouse; divers do-
maines de cette abbaye furent vendus par
le même Guillem, en octobre 1199, à son
successeur Bérenger; en juin 1196, Guil-
lem-Roger, seigneur de Mirepoix, déclara
renoncer en sa faveur à tous ses droits sur
les biens d'un aveugle de Vajal.
IV. Bérenger I; il paraît en mars
1197 (n. st.) : donation par Guillaume de
Lapenne de ses droits sur les biens de
l'abbaye de Vajal. En juin 1197, Guillem,
prieur de Bergerac, lui confirme diverses
donations. Le i5 mars 1199 ^^* ^'Oî le
comte de Foix, à l'occasion de la dédicace
de la nouvelle église, lui concède d'im-
portants privilèges. En 1200, le seigneur
de Montréal, Aimeri, lui donne ses posses-
sions au dîmaire de Saint-Jean de Nèrac;
la même année, donation d'Esclarmonde,
sœur du comte de Foix. En 1201, tran-
saction entre Bérenger & le prieur de
Cintegabelle ; Innocent III la confirma
par bulle du 3i janvier de cette année. En
i2o3, Raimond Roger, vicomte de Carcas-
sonne & de Béziers, exempte de tous
droits une maison du faubourg de Saint-
Vincent, à Carcassonne, acquise par lui
du fils d'un juif nommé Bonet Baron.
Bérenger paraît pour la dernière fois dans
une charte d'Estève de Caumont, qui entra
comme frère à l'abbaye, en février i2o5
(n. st.).
V. AuGER acquit, en juin 1206, les dîmes
de Saint-Pierre de Mazères, de Péronelle,
dame de cette ville. Il paraît encore en
janvier & mai l 208.
VI. BÉRENGER II VaLART; c'est SOUS
cet abbé que Tramesaigues fut unie à Boul-
bonne; par chartes de juin & de juillet
1209, Pierre, abbé de Cuxa, lui vendit
Note
iï3
Note
123
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
6i3
cette église, moyennant un cens annuel
de douze sous de Barcelone; & la même
année, Elle de Laurac lui fit remise de
dix-neuf cents sous de Toulouse, prix de
cette acquisition. L'année suivante, il re-
çoit une terre du comte de Foix. Le i3 juin
I2IO, Innocent III lui renouvelle le privi-
lège jadis accordé par le Saint-Siège de
ne payer aucune dîme pour ses églises &
autres possessions. Bérenger paraît encore
en mars I2i3 (n. st.).
VII. Raimond I SiGiER reçoit, en avril
I2i5 (n. st.), de Raimond de Montant, ses
droits sur le pays entre le Lhers & l'Ariége;
la même année, il s'accorde avec Guil-
laume de Cervian , abbé de la Grasse, au
sujet de l'église de Corbières, & Gui de
Lévis, maréchal de Simon de Montfort, lui
abandonne une redevance de trois muids
de blé qu'il avait à Mazères. Persécuté par
ses supérieurs ecclésiastiques & menacé
par eux, il obtint du pape Innocent III
une bulle de protection (3o octobre I2i5).
Simon de Montfort, en 1216, lui continue
la possession du lieu d'Ampoulhiac. En
1218, Estève de Caumont confirme par
son testament toutes les donations faites
par ses prédécesseurs à Boulbonne & lui
lègue cent sous de Toulouse. Enfin, en
août 1220, Bernard, abbé de Calers, apaisa
la querelle qui divisait Raimond & G. des
Camps, au sujet de la ville d'Ampoulhiac,
ancienne dépendance de la maison de Tra-
mesaigues.
VIII. Guillaume I paraît en 1221.
IX. Robert, alias Robin, se fait céder,
en 1222, l'abbaye de Vajal par l'abbé de
Bonnefont. Le 27 novembre 1227, il reçoit
une bulle de protection de Grégoire IX.
Peu après. Foulque, évéque de Toulouse,
lui confirmait la possession de Tramesai-
gues. Enfin, en 1228, il s'accorde avec Mau-
rin, abbé de Saint-Antonin de Pamiers.
X. Pierre I siège le i" juillet 1229 au
concile de Saint-Jean des Verges, réuni
pour réconcilier le roi & le comte de
Foix, Roger- Bernard. Le 23 novembre
i23o, il s'accorde avec Maurin, abbé de
Pamiers, au sujet des droits sur la sépul-
ture des paroissiens de Saint-Antonin à
Boulbonne; la même année, sur la plainte
de l'abbé de Calers, des juges, députés ])ar
le chapitre général de Cîteaux, lui défen-
dent d'élever une grange à Ampoulhiac.
En juillet I23l, il s'accorde avec Bernard
de Durfort. Enfin, eu avril i232, il reçoit
une donation de Dias, dame du Felgar.
XI. Pons de Saint-Victor paraît le
5 décembre 1232; il eut, quelques mois
plus tard, de grands démêlés avec Cuxa, au
sujet de la possession de Tramesaigues. En
avril 1233, le comte de Foix garantit l'exé-
cution d'une convention conclue entre
lui & le seigneur de Durfort; Pons pa-
raît encore au mois de décembre suivant,
6 pendant l'année 1234.
XII. Adémar I, abbé le i5 octobre i236.
XIII. Bernard I d'Albars paraît dans
un acte du i5 août 1237 ; il s'accorde, en
1239, avec Bernard, abbé de Calers; ob-
tient, en 1241, une lettre de protection de
Roger, comte de Foix.
XIV. Bérenger III renonce, le 19 fé-
vrier 1247 (n. st.), à l'exemption des droits
sur le sel, jadis accordée à Boulbonne par
le dernier vicomte de Béziers; le 28 décem-
bre de la même année, il admet Raimond
de Foix parmi les frères, & obtient d'Inno-
cent IV plusieurs bulles de privilèges. En
1248, nouveau compromis avec l'abbé de
Pamiers au sujet des legs du comte de Foix
à son monastère. En i25i, le chapitre gé-
néral de Cîteaux lui permet de célébrer
l'anniversaire des comtes de Foix, enterrés
dans l'église abbatiale, & bienfaiteurs du
monastère.
XV. Adémar II fait paréage, le 29 jan-
vier 1252 (n. st.), avec Roger, comte de
Foix, pour la ville de Mazères. Il eut de
nombreux démêlés avec les officiers du
comte de Toulouse, Alphonse, & le pape
fut obligé d'intervenir, ainsi que le roi.
Ce dernier députa Pierre d'Auteuil, son sé-
néchal de Carcassonne, qui fit, à ce sujet,
une enquête sévère (fin i255). Le 3 juin
1256, Adémar s'accorde avec le seigneur
de Mirepoix; le 4 juillet suivant, une sen-
tence arbitrale lui adjuge la grange de
Bonrepaux, que lui disputait l'abbaye de
l'amiers.
XVI. Guillaume II Robert confirme,
le 9 janvier 1257 (n. st.), le paréage pour
la ville de Mazères, précédemment fait
avec le comte de Foix. D'après un acte
Note
123
Note
123
614
NOTES SUR L'nlSTOIRE DE LANGUEDOC.
& d'après l'épitaphe du comte de Poix, il
aurait encore vécu le 25 février 1264, & le
4 mars 1266; mais il doit y avoir erreur,
car, dans l'intervalle, nous trouvons un
autre abbé.
XVII. Arnaud I. 22 mai 1262, fondation
d'une chapelle mortuaire pour les comtes
de Poix, à Boulbonne, par le comte Roger,
& transaction du 7 août 1263 avec Jaubert,
abbé de Cuxa.
XVIII. Roger transige, le i5 août 1269,
avec l'abbé de Pamiers au sujet de l'incen-
die de sa grange de Bonrepaux; le 28 juin
1270, il réclamait de l'évêque de Toulouse
une église, sur laquelle il prétendait avoir
des droits.
XIX. Olric reçoit, le 25 mars 1272,
une donation de Bernard de Lordat, che-
valier. La même année, eut lieu, dans le
monastère, une entrevue restée célèbre
entre les rois de France & d'Aragon & le
comte de Poix. En 1275, Olric s'accorde
avec l'abbé de Calers.
XX. Bernard II Saquet paraît en
1276; en 1278, il confirme le paréage de
Mazères. Le 27 février 1280 (v. st.), il
reçoit la confession d'un juif de Mazères,
qui se reconnut coupable d'un vol.
XXI. ImBERT requiert, le 19 juin 1282,
Marguerite, comtesse de Poix, d'avoir à
remplir les clauses du paréage conclu entre
l'abbaye & les anciens comtes pour Mazè-
res. Le 28 août 1285, Honorius IV prend
l'abbaye sous sa protection. Le 8 mars
1290,
il s'accorde avec l'abbé de Combe-
longue, au sujet de la jouissance du ruis-
seau d'Astald. Il paraît encore plusieurs
fois de 1294 à 1298.
XXII. Arnaud II Guillaume paraît en
1299; le 3 décembre i3oo, le comte de
Poix ordonne la construction, à Mazères,
aux frais de l'abbé, d'une prison commune
aux deux juridictions. L'année suivante,
ce prince est enterré dans l'abbaye. Le
19 mars 1804, Arnaud renouvelle l'asso-
ciation spirituelle qui unissait depuis long-
temps son abbaye & celle de Cuxa. Il pa-
raît encore en i3i3 & 1814.
XXIII. Guillaume III Court, du dio-
cèse de Mirepoix, étudia la théologie & la
philosophie au collège des Bernardins, à
Paris, & devint docteur. Abbé en i3i6, en
i325, il reçoit de Gaston, comte de Poix &
de Béarn, les produits de la sergenterie de
Mazères. En i328, il transige avec l'arche-
vêque de Toulouse pour la jouissance du
ruisseau d'Astald. En i337, Benoît XII, son
oncle, le nomme évêque de Nimes; quel-
ques mois après, il devient évèque d'Albi,
& cardinal du titre des Quatre-Couronnés.
XXIV. Durand, moine de la Perte; re-
çoit un hommage le 25 mars i339 (n. st.) ;
le 22 avril 1841, il donne quittance de mille
florins d'or, légués à Boulbonne par Be-
noît XII ; il mourut la même année.
XXV. Arnaud III paraît en 1346; fait,
en i35o, la visite du monastère de femmes
de Valnègre & transige, le 3 février i354
(v. st.), avec Jean de Lévis, seigneur de
Mirepoix.
XXVI. Bertrand, que les auteurs du
Gallia appellent Guillaume , paraît dans
une quittance du 8 mai i354.
XXVII. Raimond II fonde, le 6 octobre
1364, l'anniversaire de Guillaume, cardinal-
évêque de Tusculum, qui avait légué tous
ses biens à Boulbonne; paraît encore en
i368.
XXVIII. Pierre II Aulier, abbé de
Calers, paraît de 1870 à 1874; en 1890, il
s'accorde avec Roger-Bernard de Lévis,
seigneur de Mirepoix; en 1891, le comte
de Poix, Mathieu, lui confirme tous les
privilèges accordés à l'abbaye par ses pré-
décesseurs : il figure encore dans un acte
du 26 novembre 1895 ; d'après un docu-
ment de 1899, il était docteur en théo-
logie.
XXIX. Arnaud IV, d'abord abbé de
Bonnefont, paraît en 1401.
XXX. Pierre III Élie ou de Poix,
bachelier en droit, abbé de 1404 au 25
octobre 1481.
XXXI. Raimond III, 1484; promulgue,
le 5 octobre 1485, une bulle d'Eugène IV,
unissant l'église paroissiale de Valz à la
cathédrale de Mirepoix.
XXXII. Pierre IV Erbolet. Le 28 juin
1453, Nicolas V lui permet d'officier avec
les ornements pontificaux ; par bulle du
même jour, Calers fut unie à Boulbonne.
Pierre mourut en 1459.
XXXIII. Antoine Solier, renommé
comme professeur de théologie, abbé de
NOTB
iï3
NoTB
123
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
6i5
Calers, fut confirmé comme abbé de Boul-
bonne, en 1459, par Bertrand, abbé deBon-
nefont. Le 3 avril 1462, il était procureur
général de l'abbé de Cîteaux.
XXXIV. Guillaume IV Roger, élu &
confirmé par Guillaume, abbé de Bonne-
font, en 1476; il paraît encore en sep-
tembre 1491 & en 1493.
XXXV. Jean de Foix, abbé commen-
dataire, du 3i août 1494 au 24 septembre
1497.
XXXVI. N..., cardinal de Ferrare, i5o8.
XXXVII. Paul de Béarn, abbé com-
mendataire, en i5i4; fait, en i320, une
transaction avec ses moines; il était aussi
abbé de Saint-Savin & évéque de Lescar.
Mort en i533.
XXXVIII. Amanieu de Foix, i535;
clerc du diocèse de Bordeaux, protonotaire
apostolique. Une bulle de Paul III, du
9 mai 1539, confirme la transaction précé-
demment intervenue entre l'abbé Paul &
les moines. En i543, le même pape lui per-
met de remplir les fonctions spirituelles
d'abbé. Il paraît jusqu'en i55i, année où
il fut nommé par le roi administrateur de
l'évéché de Carcassonne : il devint plus
tard évêque de Màcon, puis de Ba7.as.
XXXIX. HiPPOLYTE d'Est, cardinal
de Ferrare & abbé de plusieurs monas-
tères; devint, en i55i, abbé de Boulbonne
parla résignation du précédent; la même
année, son vicaire général transige avec les
habitants de Mazères pour la restauration
du clocher. En i56j, le monastère fut
ruiné par les calvinistes. Hippolyte d'Est
mourut en 1,572.
XL. Aloysius d'EsT, neveu du pré-
cédent, cardinal de Ferrare, archevêque
d'Auch , nommé par bulle du 2 décem-
bre 1372. En septembre 1579, Henri, roi
de Navarre, lui fait restituer les biens
du monastère ravis par les huguenots. Il
mourut le 3o décembre i586.
XLI. Arnaud IV, 1593.
XLII. François de Joyeuse, archevê-
que de Toulouse, permute avec le sui-
vant, en 1597.
XLIII. Jacques de Villemur de
Pailhies, prieur de la Daurade, qu'il
échange contre Boulbonne, en 1597. Il
siégeait encore en i635 & en i638.
XLIV. F. DE Villemur de Pailhies,
1664.
XLV. Charles Andrault de Lan-
GERON, chevalier de l'ordre de Malte, pré-
cepteur de Villefranche en Berry, nommé
par le roi le 8 janvier 1721 ; mort à Paris,
le 8 juillet 1729.
XLVL Barthélemi de Salignac Fé-
NELON, chanoine & archidiacre de Cam-
brai, nommé par le roi à la fin de 17295
l'année suivante, il devint abbé de Saint-
Martin de Pontoise, plus tard évéque de
Pamiers.
XLVII. N. de Choiseul-Beaupré,
nommé par le roi en juin 1730.
XLVIII. Georges-Lazare Berger de
Charency, évêque de Saint-Papoul, puis
de Montpellier; nommé abbé en septem-
bre 1740, mort subitement le 14 février
1748, à l'âge de soixante ans.
XLIX. N. d'ORMESSON, chanoine de
Notre-Dame de Paris, nommé par le roi,
en avril 1748.
L. N. DE MoNTESQUiou, vicaire géné-
ral de Limoges, nommé par le roi, le 8
septembre 1777 '• [A. M.]
' A cette note nous croyons utile d'ajouter quel-
ques indications sur Us deux anciennes abbayes
bénédictines de Vajal & de Tramesaigues , qui
furent réunies à Boulbonne dès le treizième siècle.
Vajal, autrement dit Garnicia, domus Aîmericif
près de Saverdun ; fondée vers 1 1 20 par des moines
bénédictins de Tenaille, en Saintonge. En 1196,
elle fut soumise, & en 1226, unie à Boulbonne.
Dans l'intervalle, la règle cistercienne s'y était
introduite. Voici la liste de ses abbés connus :
I. A1MERI, I 125.
II. Guillaume I, 1 iSp à avril 11 72.
III. PiEBBE, août 1174.
IV. Guillaume II , 1177-1194.
Tramesaigues, fondée entre l'Ariége & le Lhers,
à leur confluent, par Loup, primicier de Saint-
Etienne de Toulouse en juillet 969 : il y joignit
l'alleu d'Ampoulhiac & la donna à Saint-Michel
de Cuxa. L'église fut consacrée par l'abbé Guarin,
en 973, & la même année, l'évèque de Toulouse,
Hugues, en confirma la possession à Saint-Michel.
En io35, un concile d'évèques des deux versants
des Pyrénées lui accorda de nombreux privilèges.
Elle fut unie, en 1219, à Boulbonne, après de
longues querelles. [A. M.]
Note
123
Note
124
616
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Abbés d'Ardorel.
Note
124
NOTE CXXIV
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abbaye d'Ardorel.
(Diocèse de Castres.)
LE monastère d'Ardorel, situé en Albi-
geois, dans le diocèse de Castres, à une
demi-lieue de la petite rivière de Tore,
fut construit par Elie, abbé de Cadouin,
en Périgord, disciple du bienheureux Gé-
rard ou Géraud de Sales.
Cécile, femme du vicomte Bernard-Aton,
en est regardée comme la fondatrice.
Le vicomte son mari, & Roger leur fils,
autorisèrent, en 1124, avec Bertrand, évo-
que d'Albi, la donation d'une partie con-
sidérable de la forêt d'Ardorel que firent
alors à ce monastère quelques seigneurs
du pays.
C'est à tort qu'on a prétendu que l'union
de ce monastère à l'ordre de Cîteaux fut
effectuée, vers 11 33, par Foulques, moine
de Cadouin & premier abbé d'Ardorel; cette
union n'eut lieu que beaucoup plus tard,
vers ii5o, du consentement de l'abbé de
Cadouin dont il dépendait. C'est ce qu'éta-
blit en particulier une lettre que Rigaud,
évêque d'Albi , écrivait quelques années
plus tard à Jean, abbé d'Ardorel, & à ses
religieux, dont quelques-uns voulaient
quitter cet institut. Ce prélat leur rap-
pelle que c'était à leur prière & à celle de
Guillaume, qui était alors leur abbé, qu'il
avait écrit à Cîteaux pour établir la règle
de cet ordre parmi eux, ce qui avait été
exécuté du consentement de l'abbé de
Cadouin & de son chapitre & des prin-
cipaux nobles du pays, les vicomtes Ro-
ger & Trencavel, & Ermengaud de Vin-
tron, &c.
L'abbaye d'Ardorel fut entièrement rui-
née, au seizième siècle, pendant les guerres
de religion; les moines se transportèrent
à la Rode, une de leurs dépendances, si-
tuée dans le diocèse de Lavaur, où ils
bâtirent un nouveau monastère r[iii sub-
sista jusqu'à la Révolution.
I. Foulques, religieux de Cadouin, fut
le premier abbé d'Ardorel, vers ii33. Il
vivait encore en 1140.
II. GuiRAUD I, ou GÉRAUD était abbé
d'Ardorel en 1145 & 1147.
III. Jean I, abbé en 1148.
IV. Guillaume I reçut, au nom de l'ab-
baye, beaucoup de bienfaits, en ii5i, d'Ar-
naud-Bernard & de Bernard-Arnaud de
Montredon, fils de Pons-Bernard.
V. Jean II, en ii55.
VI. Pierre I siégeait en ii56. Il vivait
encore en 1170.
VII. Bernard I, cité, en 1 173, dans une
charte de Fontfroide.
VIII. Pierre II, 1176.
IX. Guillaume II vivait à la fin du
douzième siècle.
X. G., désigné par cette seule initiale,
vivait en i 226.
XI. Élie I, abbé en 1240, l'était encore
en 1248.
XII. Bertrand I, en i253 & i255.
XIII. Elie II, qui transigea, en i258,
avec Jourdain de Saissac, est encore nommé
dans des chartes de l'an 1261.
XIV. Guiraud II, abbé en 1268, est en-
core connu par des chartes des années
1268 & 1275.
XV. Arnaud, 1277-1280.
XVI. Elie III, abbé en 1283, vivait en-
core en 1286.
XVII. Jean III de Cahors, 1290.
XVIII. Bertrand III de Montlaur,
1294.
XIX. Bernard II de Peyrusse, i3o8,
1309.
XX. Jean IV Masson, de i3i6 à i336.
XXI. Durand I, 1337.
XXII. Jean V, 1340.
• XXIII. Durand II, 1341-1343.
XXIV. Jean VI succéda à Durand II,
qui mourut en i343; mais il ne fut abbé
d'Ardorel que pendant quelques mois.
XXV. Durand III, 1844.
XXVI. Pierre III, de i35o à 1362.
XXVII. Raimond, 1366-1391.
XXVIII. Jean VII Saturnin, 1397-1404.
XXIX. Dieudonné I Coste, 1438-1445;
mort en 1460.
Note
124
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
C17
NOTB
125
XXX. Pierre IV Libaud, abbé de Saint-
Marcel, fut élu abbé d'Ardorel, en 1450.
XXXI. Jean VIII de Boisset est
nommé dans des actes qui comprennent
l'esp.ace de temps écoulé entre 1467 & 1478.
Il rendit de notables services à son mo-
nastère.
XXXII. Jean IX de Boisset, neveu du
précédent, mort vers l'an iSSç.
XXXIII. Antoine Pontaud fut le pre-
mier abbé commendataire d'Ardorel. Il
prit possession du siège en iSSg & le con-
serva jusqu'en i554.
XXXIV. Jean X de Mandagot, abbé
en 1564; ce fut de son temps que les hu-
guenots s'emparèrent du monastère d'Ar-
dorel, le détruisirent en grande partie &
massacrèrent presque tous les religieux
qui l'habitaient. Ceux qui purent s'échap-
per se retirèrent à la Rode.
XXXV. François d'Amboise, 1 586-1590.
XXXVI. Louis I de Cardailhac, 1627.
XXXVII. Jean XI de Cardailhac,
abbé de i638 à 1666.
XXXVIII. Michel Bancal de Prui-
NES, successeur du précédent, était encore
abbé d'Ardorel en 1688.
XXXIX. Louis II Girard de Labour-
NAC-Clermont, frère & vicaire général
d'Antoine, évéque de Poitiers, &c., nommé
en 1688. [E. M.]
NOTE CXXV
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Abbaye de Valmagne.
(Diocèse dAgde.)
LE monastère de Valmagne, situé dans le
diocèse d'Agde, fut construit en 11 38,
& mis sous la dépendance de l'abbaye
d'Ardorel, suivant l'institut du bienheu-
reux Géraud de Sales. Il eut pour fon-
dateurs Guillem Frézol, Ermessinde, sa
femme & leurs enfants, Bérenger Rustan,
sa femme Amade & Pierre de Pradines qui,
en 1 138, cédèrent à Foulques, abbé de No-
tre-Dame d'Ardorel, tout ce qu'ils possé-
daient au lieu dit Tortoreire pour y fonder
un monastère. Cette fondation fut ratifiée
l'année suivante par Raimond , évéque
d'Agde. Foulques, abbé d'Ardorel, y en-
voya plusieurs religieux pour y établir la
régularité. Raimond-Trencavel, vicomte de
Béziers, & sa femme Adéla'ide en furent
les principaux bienfaiteurs avec Guillaume
d'Omelas, frère de Guillaume VII, seigneur
de Montpellier, & divers chevaliers du voi-
sinage. Cette abbaye reçut encore une do-
nation considérable en 1147, de Trenca-
velle, comtesse de Roussillon, du vicomte
Raimond-Trencavel, son frère, de Géraud,
son fils, & de la vicomtesse Cécile, sa mère.
Comme l'abbaye d'Ardorel, celle de Val-
magne embrassa l'institut de Cîteaux, vers
l'an ii5o, du consentement de l'abbé de
Cadouin, leur supérieur. Elle donna nais-
sance à plusieurs monastères d'hommes &
de femmes, tant dans le diocèse d'Agde que
dans celui d'Arles; mais ces établissements
finirent par être réunis à la maison mère.
Abbés de Valmagne.
I. Foulques, abbé d'Ardorel, est compte
comme le premier abbé de Valmagne, en
ii38; il l'était encore en 1140.
IL Pierre I Raoul siégeait en 1146 &
ii55. Le pape Eugène III lui adressa une
bulle, la quatrième année de son pontificat.
III. Ermengaud I, en ii55. Il vivait
encore en 1171.
IV. AmÉdée I est nommé dans des char-
tes des années 1171 & 1173.
V. Jean I, était déjà abbé de Valmagne
en 1173. Il n'est plus fait mention de lui
après l'année 1179.
VI. AmÉDÉe II était, cette même année,
sur le siège de Valmagne. Il n'est plus men-
tionné dans les chartes après l'année 1193.
VIL Jean II, en 1 195. Il reçut des dons
de la puissante maison de Montpellier.
VIII. Pierre II d'Autun était abbé
en 1195 & en 1197. Il mourut ou se démit
cette dernière année, puisque l'on voit son
successeur figurer dans les chartes avant
la fin de 1197.
IX. Ermengaud II, 1197.
X. Pierre III, 1201-1211.
XI. Bernard de Coste fut béni le
II avril 121 1 ; vivait encore en 1217.
Note
125
Note
120
6i8
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
XII. Etienne I, 1216-1217.
XIII. Guillaume I de Liecan, 1217-
1222.
XIV. Raimond de Montaignac, moine
de Valmagne, fut le successeur du précé-
dent; son nom paraît dans plusieurs actes
de 1226 à 1233.
XV. AmÉdée III était abbé de Valmagne
en 1234.
XVI. Pierre IV Raimond, 1235-1239.
XVII. Arnaud 1, 1242.
XVIII. Rigaud, 1244.
XIX. Bertrand d'Auriac, 1245-1 261.
XX. Hugues paraît dans des chartes de
1263, 1266, 1269.
XXI. Jean III était abbé en 1274.
XXII. Arnaud II de Pouzols, en 1277
& 1295 & peut-être encore en 1297.
XXIII. Pons Maurin en 1297. Il devint
abbé de Grandselve, en 1319.
XXIV. BÉRENGER BARFIN, OU RAFFIN,
fut le successeur de Pons, i3i9-i322.
XXV. Pierre V était abbé de Valmagne
en 1339 & en 1342.
XXVI. Guillaume II, 1343, 1344,1349.
XXVII. Arnaud III était abbé en 1349.
XXVIII. Guillaume III, i352.
XXIX. Adémar, i353-i362.
XXX. Pierre VI régit l'abbaye de Val-
magne, de 1362 à 1376.
XXXI. Guillaume IV Guitard, 1377-
1402.
XXXII. Jean IV, abbé de Valmagne, en
1412, 1420 & 1422.
XXXIII. Guillaume V, 1426-1436.
XXXIV. Jean V de Guers, fut le suc-
cesseur du précédent; il était encore sur
le siège abbatial en 1465.
XXXV. Jean VI, abbé de Valmagne de
1472 à 1476.
XXXVI. Arnaud IV de Lausières, issu
d'une noble famille de Languedoc, proto-
notaire apostolique, 1477-1506; il se démit
en faveur de son frère François, qui suit.
XXXVII. François de Lausières
prend possession le 24 juillet i5o6.
XXXVIII. Robert II de Lausières,
i556.
XXXIX. Antoine de Villeneuve,
i563.
XL. Vincent Concombet de Saint-
SÉvERiN, 1571-1577,
XLI. Pierre VIII de Guers, monté
sur le siège abbatial en 1578, le possédait
encore en i6o3.
XLII. Etienne II du Verger, abbé
commendataire de Valmagne, i6o3-l6i3.
XLIII. Guillaume VI de Marion,
1613-1614.
XLIV. Henri de Thezan de Sazes,
issu de la famille noble de ce nom, devint
abbé commendataire de Valmagne, de 1628
à 1644, par résignation du précédent.
XLV. Victor de Siri, Italien, nommé
par le pape, en 1670, céda l'abbaye au car-
dinal de Bonzi, choisi par le roi.
XLVI. Pierre VIII de Bonzi, cardinal-
archevêque de Narbonne, & abbé commen-
dataire de Valmagne, en 1680. Il augmenta,
par de nouvelles constructions, les anciens
bâtimens de l'abbaye; il la céda à son ne-
veu qui suit.
XLVII. Armand-Pierre de la Croix
DE Castries, fils du marquis de Castries
& d'Isabelle de Bonzi, sœur du cardinal
de ce nom, eut en commende l'abbaye de
Valmagne par la cession que lui en fit son
oncle. Il en prit possession, par procu-
reur, le 6 septembre 1698; plus tard, il fut
promu au siège de Tours & ensuite à celui
d'Albi, en 1719. [A. M.]
NOTE CXXVI
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Ahbaye de Fontfroïde.
(Diocèse de Narbonne.)
ON attribue généralement la fondation
de l'abbaye de Fontfroide, dans le
diocèse de Narbonne, aux moines cister-
ciens de Grandselve. Cependant elle exis-
tait dès la fin du onzième siècle; en 1118
elle avait un abbé nommé Bernard; Font-
froide doit probablement son origine aux
vicomtes de Narbonne qui y avaient leur
sépulture. Elle dépendait, en 1143, de
Grandselve comme il paraît par une charte
de Roger, vicomte de Béziers, de Carcas-
sonne, de Razès & d'Albi, qui exempta alors
ces deux monastères de toute leude &
Note
125
Note
126
Note
126
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
péage dans ses domaines. Cette dépen-
dance, qui subsista jusqu'au dix-huitième
siècle, donne lieu de croire que la règle de
Cîteaux fut introduite à Fontfroide par les
moines de Grandselve.
L'abbaye de Fonfroide, célèbre par la
grandeur & la beauté de ses bâtiments, les
tombeaux qu'elle renfermait & le nombre
de personnages illustres qui y firent pro-
fession, était dédiée à sainte Marie.
En 1149, Raimond IV Bérenger, comte
de Barcelone, demanda à l'abbé Sanche
des religieux pour peupler le monastère
du Poblet que ce prince venait de fonder
dans le diocèse de Tarragone, & dans le-
quel lui & la plupart des rois d'Aragon,
ses successeurs, choisirent leur sépulture.
Ahhés de Fontfroide.
I. Bernard I, premier abbé de Font-
froide, vivait en 1 1 18.
II. Sanche fut son successeur : il paraît
dans une charte de l'an 1146. En 1149,
Raimond, comte de Barcelone, donna à
l'abbaye de Fontfroide le territoire de Po-
blet (Populetum) en Catalogne, pour y
construire un monastère. Sanche vivait
encore en i i5i.
III. Vidal I était abbé de Fontfroide,
en Ii56. Il assista au concile de Lombçrs,
assemblé contre les hérétiques albigeois,
en ii65. On ne trouve rien sur lui au delà
de l'année 1 177.
IV. Bernard II possédait le siège abba-
tial, en 1180; il vivait encore en 1198.
V. Eudes I, siégeait en 1199 & 1200.
VI. Bernard III était sur le siège en
1200 ou 1201 & 1217. Sous son adminis-
tration, l'abbaye reçut de nombreuses do-
nations. Aimeri , vicomte de Narbonne,
Pierre, roi d'Aragon, Hugues, comte d'Am-
purias , Rainiond-Roger, comte de Foix,
Guillaume, seigneur de Montpellier, fu-
rent comptés alors au nombre de ses bien-
faiteurs.
VII. Robert était abbé en 1218.
VIII. Vidal II, en 1223.
IX. Hélie I était abbé au mois de jan-
vier 1223 (v. st.); il reçut à cette époc|ue
une donation du comte Amauri de Mont-
fort.
619
X. Bernard IV de Bon'nières, abbé de
1 225 à 1 234. Il reçut des donations considé-
rables d'une foule de personnages illustres.
XL Hélie II, i235.
XII. Bernard V, 1286-1237.
XIII. Pierre I occupait le siège abba-
tial l'année suivante, 1237-1241. Ce fut de
son temps que.fut fondée l'abbaye de Val-
bonne, dans le diocèse d'Elne.
XIV. Eudes II était, dit-on, abbé de
Fontfroide, en 1243. Il est mentionné dans
une charte de l'an 1248. Il occupa le siège
au moins jusqu'en 1262.
XV. DalmACE, 1 264-1 266.
XVI. Arnaud I est nommé dans des
titres de l'an 1270. Il semble avoir gou-
verné jusqu'en 1281.
XVII. Bernard VI, 1282-1283.
XVIII. Pierre II, abbé en 1284, l'était
encore en 1287.
XIX. MONTASIN ou MONTESIN, ou,
selon quelques-uns, Jean Montasin, déjà
abbé de Fontfroide en 1288, occupait en-
core le siège, en 1289, & peut-être quel-
ques années plus tard.
XX. Arnaud II Novel, 1297-1810. Les
dons qu'il reçut, les acquisitions qu'il fit,
augmentèrent considérablement les domai-
nes du monastère; pieux, savant, il mérita
les récompenses du saint-siége. Le pape
Clément V le fit vice-chancelier de l'Église
romaine. Boniface VIII lui accorda la
pourpre, sous le titre de cardinal de Sainte-
Priscille. Il mourut, à Avignon, le 14 août
i3i7, & fut enterré près du grand autel de
l'église de Fontfroide. Depuis déjà long-
temps il n'en était plus abbé.
XXI. Jacques Fournier, fils d'une
sœur du précédent, né à Saverdun, dans le
diocèse de Pamiers, d'abord simple moine
à Boulbonne, puis à Fontfroide, élu abbé
de ce monastère, en i3ii, devint plus
tard cardinal, & enfin pape sous le nom
de Benoît XII.
XXII. Géraud ou GuiRAUD, abbé,
i3i7-i325.
XXIII. Pierre III de Barrau siégea,
de i325 à i383.
XXIV. Arnaud III est nommé dans une
charte de l'an 1884.
XXV. Antoine, i335-i34i. Il fut
nommé évêque de Lombez en 1342.
Note
.26
Note
126
)20
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
XXVI. Bérenger fut élu, après l'élé-
vation d'Antoine à l'épiscopat 1 342-1 348.
XXVII. Bernard VII, promu à l'évêché
d'Aire en i353.
XXVIII. Jean I Engelbert, abbé en
i355, l'était encore en i358.
XXIX. Jean II Clérain, i358-i372.
XXX. Pierre IV, 1374.
XXXI. Jean III de Surzoles, élu en
i38o, mort la même année : il fut enseveli
daiis la chapelle caphulaire. La pierre sé-
pulcrale de cet abbé a été retrouvée en 1821.
XXXII. Bernard VIII, en i388 & jus-
qu'en 1399.
XXXIII. Jean IV, 1409-1414. Il devint
cardinal.
XXXIV. Pierre V, de 1423 à 1425.
XXXV. Jean V, 1426-1431,
XXXVI. Pierre VI, 1436.
XXXVII. Bernard IX, 1441-1443.
XXXVIII. Pierre VII Ferrier, élu en
1433. Cette même année, Marie, reine
d'Aragon, de Sicile & de Jérusalem &
comtesse de Barcelone, prit sous sa pro-
tection l'abbaye de Fontfroide. Pierre fut
déposé en 1448.
XXXIX. Martial I de la Rue prit
possession en 1448.
XL. Pierre VIII de la Roque, abbé
1473-1488.
XLI. Antoine-Pierre ou Pierre de
Narbonne, évêque de Vabre & abbé de
Grandselve, 1476; mourut le 20 juillet
1499, & fut inhumé à Fontfroide.
XLII. Louis de Narbonne, frère du
précédent, lui succéda dans l'évêché de
Vabre & dans l'abbaye de Fontfroide, mort
en i5i8 (v. st.).
XLIII. Georges de Narbonne, abbé de
Grandselve & de Saint-Germer en Flaye,
transféré à Grandselve en i53i.
XLIV. Benoit Taillecorne prit pos-
session, le 2 janvier i532, & mourut à Avi-
gnon, le 18 octobre i536.
XLV. Augustin Trivulce, issu de la
célèbre famille milanaise de ce nom, car-
dinal du titre de Saint-Adrien, évêque de
Grasse, abbé de Fontfroide en iSSy, mort
à Rome en 1648.
XLVI. HippOLYTE d'Est, cardinal de
Ferrare, abbé avant d'avoir l'âge canoni-
que, en 1548, mort en iSyz.
XLVII. Jean V Maffei, de Vérone,
administra l'abbaye de l573 à i582.
XLVIII. Janus de Frégose, évêque-
comte d'Agen, fut abbé de Fontfroide, de
i582 à 1587.
XLIX. Alexandre de Frégose, de la
même famille que le précédent, occupa le
siège abbatial, de i588 à 1619.
L. Dominique de Frégose, chanoine
de Vérone, fut abbé de Fontfroide par ré-
signation du précédent, de 1619 ou 1620
à 1646.
LI. Claude de Rebé, archevêque de
Narbonne, eut, par économat, l'abbaye de
Fontfroide de 1646 à i65o.
LU. Jean VI de Noblet Desprez fut
nommé en i65o, par suite de la résignation
du précédent, & était encore en possession
en i655.
LUI. Henri-Achille de la Roche-
foucauld, fils de François, duc de la
Rochefoucauld, pair de France & prince
de Marcillac, abbé de la Chaise-Dieu &
de Fontfroide, en 1667. Il mourut en 1698
& fut inhumé dans l'église de Saint-Ger-
main des Prés.
LIV. Henri de la Rochefoucauld,
neveu du précédent, nommé abbé de Font-
froide, le 14 août 1698. Il mourut en 1708.
LV. Roger de la Rochefoucauld,
déjà abbé du Bec, nommé en 1708. Il mou-
rut en Hongrie en combattant les Turcs,
le 18 juin 1717, âgé de trente ans. Il por-
tait alors le nom de prince de Marcillac-
LVI. Emmanuel-Henri-Timoléon de
CossÉ DE Brissac, prêtre, docteur en
théologie, vicaire général de Lyon, évêque
de Condom, nommé en 1717. [E. M.J
NOTE CXXVII
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Ahhaye de Calers.
(Diocèse de Toulouse & plus tard de Rieux.)
L 'abbaye de Calers, dans le diocèse de
Toulouse & plus tard de Rieux, fut
fondée, en 1 147, par Grandselve, qui, de-
puis peu de temps, était entré dans l'ordre
Note
126
NOTB
127
Note
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
621
de Cîteaux; ce fut Bertrand, abbé de cette
abbaye, qui reçut des seigneurs des envi-
rons un vaste terrain, le long du ruisseau
de Calers. Cette abbaye obtint du pape
Alexandre III, lors de son séjour à Mont-
pellier, une bulle de protection & de pri-
vilèges, le 21 juillet ii65.
Abhés de Calers.
I. Le premier abbé de Calers fut Etien-
ne I, en 1148. Il reçut de GuillemPierre
& de Jean de Lissac le don de quelques
terres & vignes situées à l'Erm & à Roque-
fort; il reçut aussi, la même année, de
Guillem d'Aure & de Raimoiid-Bernard la
terre de l'Erm.
II. .Jean I reçut, en iiSç, & en présence
d'Aton, abbé de Lézat, un fonds dans la
paroisse de Saint-Julien de Thésac donné
par Géraud de Saint-Simplice.
m. Guillaume I Jourdain reçut
encore des biens dans le lieu de Thésac,
en 1161. Jourdain de Lissac, son neveu,
lui donna, en 1 164, la moitié de la forêt de
Calers.
IV. Pons I est indiqué dans une charte
de l'an 1164. On trouve encore son nom
dans un titre de Bonnefont, en li65.
V. DalmACE I était abbé de Calers en
I166 & 1167.
VI. AiMERl I possédait cette abbaye
en 1 169 & encore en 1176.
VII. Dalmace II, successeur du précé-
dent, 1177-1178.
VIII. Bernard I, 1180-1181.
IX. Guillaume II. Le nom de cet abbé
est fourni par des actes des années 1187
& 1188.
X. Nicolas, en 1189 & 1193.
XI. Guillaume III du Falgar était
abbé de Calers en 1199.
XII. Arnaud I, 1199.
XIII. Roger. Son nom paraît, en 1206,
dans une donation faite par Pons-Adémar
de Rozeille.
XIV. Etienne II, en 1208.
XV. Bernard II, en 1211.
XVI. OsSAN engagea à cens, en 1214,
une vigne qu'Aton-Adémar d'Usens avait
donnée à l'abbé Aimeri en 1176.
XVII. Bernard III, de i2i5 à 1220.
XVIII. Arnaud II. Sous son abbatiat,
Calers reçut, ainsi que durant l'adminis-
tration de ses deux prédécesseurs, plu-
sieurs donations importantes. On trouve
son nom dans des actes de 1222 & de 1229.
XIX. Bernard IV Hugues est nommé
dansdesdocumensde I23i, 1232,1238,1289.
XX. Pierre I de Ménébac, 1243.
XXI. Ermengaud siégeait en 1248 &
1244.
XXII. Raimond I F0RTANIER. On
trouve son nom dans des chartes de 1246,
1248 & 1249.
XXIII. Raimond II Bayle (Bajulus),
I25o.
XXIV. Etienne III fit un accord avec
l'abbé de Lézat en I25i. Il est fait men-
tion de lui jusqu'en 1255.
XXV. Raimond III d'Arsac était abbé
en 1255, i256, 1257 & I258.
XXVI. Guillaume IV de Saint-Exu-
père, 1258, 1260, 1262, 1263, 1264.
XXVII. Bernard V du Bois est men-
tionné dans des titres de 1264 & 1273. On
le voit paraître dans une charte d'arbi-
trage de 1275, avec Pons, abbé d'Eaunes,
& Aldric, abbé de Boulbonne.
XXVIII. Guillaume V Robert, en
I 279-1 280.
XXIX. Bertrand d'Auriac, 1282, 1288,
1284, 1285.
XXX. Aimeri II de Brassoles (Bras-
seolîs) s'accorda, le 25 mars 1287, avec les
consuls & les habitants de Pamiers. Il est
nommé en 1291 & 1294; obtint un pri-
vilège du souverain pontife en 1297; fit
un échange de bois avec Loup, comte de
Poix, la veille de la Pentecôte i3o6;
assista à l'exaltation des reliques de saint
Antoine en i3o7, & reçut, en i3io, une
donation de Jacques d'Arnaudat.
XXXI. Raimond IV de Montlaur,
i3i7, i32ij i322.
XXXII. Etienne IV, i323.
XXXIII. Raimond V de Montlaur,
en 1828, 1329 & i332.
XXXIV. Guillaume VI du Verdier
est nommé dans des actes des années i334,
1339, 1343.
XXXV. Pons II de Castanac, pro-
fesseur de théologie & lettré distingué,
mourut en 1348.
Note
127
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
XXXVI. Bernard VI de Planeville
{de Piano Villario) était déjà abbé de Ca-
1ers en 1348. Il est mentionné dans la
charte de fondation du monastère de l'A-
bondance-Dieu, en i353. Il mourut en i356.
XXXVII. Martin, en i357.
XXXVIII. Pierre III, en i358, iSSç.
XXXIX. Pierre IV Aulier, moine de
Boulbonne, succéda à Pierre III, & pos-
séda l'abbaye de Calers jusqu'en iSyo, épo-
que où il fut élu abbé de Boulbonne.
XL. Jean II, 1430.
XLI. Antoine Solier, 1459. La même
année il devint abbé de Boulbonne.
XLII. Maurice Palabat, moine de
Fontfroide, fut nommé abbé par Philippe,
abbé deClairvaux, le 6 août 1459. Mau-
rice est encore nommé en 1471.
XLIII. Jacques Gaillard, religieux de
Fontfroide, professeur de théologie, fut
confirmé par l'abbé de Grandselve , en
1469; il mourut en 1478.
XLIV. Julien Pellissier, religieux de
Grandselve, nommé en 1478.
XLV. Pierre V du Taur, ancien
prieur, occupa le siège abbatial de i5o5
à l522.
XLVI. Maffroi Villers, en 1529
& i53o.
XLVII. Georges d'Armagnac, arche-
vêque de Tours, abbé en 1548.
XLVIII. Lancelot de Carles, évèque
de Riez, l553 & l556.
XLIX. Pierre VI Sabatier, i56o.
L. Albert de Nobles, 1584; résigna
en faveur de son neveu en 1620.
LI. François I de Nobles, nommé en
1620.
LU. Pierre VII Anne de Montfau-
coN, de la Roque-Taillade, dans le
pays de Limoux, mort en 1659.
LUI. François II de Barthélemi
DE GrAMMONT, évèque de Saint-Papoul,
nommé abbé de Calers en 1660, vivait en-
core en 1681.
LIV. Jean III Mathias-Barthélemi
DE GrAMMONT de LanTA, fils de Jacques-
Barthélemi de Grammont de Lanta & de
Catherine de Riquet, fut abbé de Calers
en 1717, de Sainte-Marie d'Arles en 1725,
évèque de Perpignan en 17265 mort dans
son diocèse en 1743.
LV. François III de Verdier, sep-
tembre 1743. [A. M.]
LVI. N... de Berthon, vicaire général
de Bordeaux, député à l'Assemblée du clergé
en 1750; mort le 24 avril 1751 .
LVII. N... Guyonnet de Monbalen,
nommé en 1751. [k. M.]
Note
127
NOTE CXXVIII
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
NoTB
128
Ahhaye de Candeil,
(Diocèse d'Albi.)
L'abb
ord
'abbaye de Sainte-Marie de Candeil,
re de Cîteaux, était située entre
Gaillac & Graulhet, dans le diocèse d'Albi.
Ce monastère, fondé vers le milieu du
douzième siècle, vit ses possessions s'aug-
menter en peu d'années d'une manière
considérable. Les comtes de Toulouse, les
vicomtes de Béziers & de Lautrec & les
comtes de Montfort lui firent des dona-
tions & lui accordèrent des privilèges im-
portants, & les évèques d'Albi se démi-
rent en sa faveur de plusieurs églises &
des droits ecclésiastiques qui en dépen-
daient. Dans ces temps prospères, le nom-
bre des religieux s'éleva jusqu'à quarante,
& longtemps après l'abbaye en renfermait
encore trente, non compris l'abbé & les.
frères servants. Depuis l'année 1456, les
abbés portaient la crosse & la mître.
Après Raimond V, comte de Toulouse,
Sicard, vicomte de Lautrec, Raimond-
Trencavel, vicomte de Béziers, sa femme
Saure, & leur fils Roger, Raimond VI &
Raimond VII, comtes de Toulouse, Phi-
lippe I de Montfort & Philippe II, son
fils, on voit figurer au nombre des princi-
paux bienfaiteurs de l'abbaye, les membres
des familles de Montaigu, de Grave, de Ra-
bastens, de Graulhet, de Candeil, de Brens
& de Cadalen. En même temps que les
possessions du monastère s'augmentaient,
les religieux obtenaient les privilèges les
plus étendus des souverains-pontifes & de
l'autorité épiscopale. En ii63, le pape
Alexandre III confirma à l'abbé Gauzbert
Note
128
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
6:3
les biens appartenant au monastère & ceux
qu'elle acquerrait à l'avenir; plus tard, le
pape Grégoire IX, par une bulle de l'année
i23o, assura aux religieux de Candeil &
dans les mêmes termes, les biens qu'ils
avaient & qu'ils pourraient avoir. Ils pos-
sédaient alors le lieu de Candeil & ses dé-
pendances, les granges de Banis de la
Gacherie, de Labastide, de Lésignac & de
Millars; des maisons & des fiefs dans les
villes de Lautrec, de Gaillac & de Grau-
Ihet; les granges de Cantaloup, de Cam-
bauger, de Candeil-Vieil, de Saint-Raphaël
de Burlas ou Jel Saler & de Rieuvernet,
& enfin des terres éparses entre le Tarn
& le Dadou, consistant en prés, vignes,
terres & bois.
Les évéques d'Albi cédèrent aux abbés
plusieurs droits ecclésiastiques, tout en
les confirmant dans la jouissance de leurs
biens. En 1170, l'évèque Guillaume, du
consentement de son chapitre, confirma à
l'abbé Gui toutes les possessions du mo-
nastère situées dans son diocèse. Guil-
laume-Pierre, au commencement de son
épiscopat, en 1187 & plus tard en 1207 &
1222, confirma aux abbés la possession de
toutes leurs églises, en réservant seule-
ment ses droits épiscopaux. Sous les mêmes
réserves, en i23i & 1202, l'évèque Durand
lui accorda d'autres églises avec les dîmes,
prémices, fiefs & oblations qui en dépen-
daient. L'évèque Bernard protégea les ab-
bés de Candeil comme ses prédécesseurs
Guillaume & Durand, & leur reconnut,
en 1291, la jouissance de plusieurs droits
honorifiques.
Le nom de l'abbaye de Candeil est mêlé
à la plupart des événements de l'histoire
de Languedoc. Gauzbert, son deuxième
abbé, assista, en ii65, au concile de Lom-
bers; l'année suivante, le même abbé,
ayant mené quelques-uns de ses religieux
à Bonnecombe, abbaye fondée par Hugues,
évèque de Rodez, y célébra la première
messe, le 12 janvier, & y établit Matfred
pour abbé. Les religieux de Candeil éprou-
vèrent le contrecoup des guerres suscitées
par la croisade contre les albigeois. L'ab-
baye eut à supporter pendant les guerres
qui signalèrent le seizième siècle bien
d'autres dégâts. Heureusement que les rois
de France & les évèques d'Albi se firent
toujours un devoir de la protéger & de di-
minuer ses charges.
En i3l5, l'abbaye fut mise solennelle-
ment sous la sauvegarde & la protection
du roi. Les lettres du roi Louis X furent
adressées au sénéchal de Carcassonne, &,
par celui-ci, au viguier d'Albi, qui commit
Bernard Fenesca, sergent de cette ville,
pour les mettre à exécution. Ce dernier se
rendit sur les lieux, le 12 mars i3i5, &,
assisté de M' Jean Costa, notaire de Labes-
sière, & de frère Sicard Aimeri, syndic du
couvent, déclara placer sous la protection
du roi l'abbé & la communauté de Can-
deil; puis, se transportant successivement
aux métairies de Marlac, de Badaillac &
des Tuileries, il proclama chacun de ces
domaines avec les personnes y attachées
sous la sauvegarde du roi. Pour attester
cette déclaration de sauvegarde, il apposa
le bâton royal à la manière accoutumée
sur les portes de chacune de ces métairies,
ce qui n'empêcha point l'abbaye d'éprouver
de nombreux désastres pendant la guerre
avec les Anglais, & d'être obligée de comp-
ter avec les routiers, qui, plus d'une fois,
rançonnèrent le pays.
Thomas Duprat, évêque de Clermont,
qui paraît en i527, fut le premier abbé
commendataire. Depuis cette époque, il y
eut à Candeil indistinctement, des abbés
réguliers & des abbés commendataires jus-
qu'à l'année 1724, où l'abbaye fut mise dé-
finitivement en commende, après la mort
de Pierre Brun, abbé régulier.
Les bâtiments de l'abbaye eurent beau-
coup à souffrir pendant les guerres des
albigeois. Déjà, en 1 162, d'après le Gallia
Chrisùana, à peine élevés, ils avaient été
considérablement endommagés, & le comte
Raimond fut obligé de payer 200 marcs
pour leur reconstruction. Le traité de paix
de 1229 accorda à l'abbé de Candeil une
somme de 3oo marcs d'argent à payer par
le comte de Toulouse pour réparation des
dommages qu'il avait fait éprouver aux bâ-
timents du couvent. Ils furent de nouveau
pillés par Gui de Comminges & ses com-
plices, les Anglais & les routiers, ainsi
que le constate un acte du concile de Baie
de 1435. Aussi à cette époque, une recons-
NoTE
ii8
Note
128
624
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
truction presque générale fut- elle jugée
indispensable; elle fut entreprise & menée
à bonne fin par l'abbé Guillaume de Bois-
set dans les dernières années du quinzième
siècle.
A peine reconstruits, ces bâtiments fail-
lirent être dévorés par un incendie qui s'é-
leva dans le four, un jour de vent violent.
Mais l'embrasement, qui menaçait d'être
complet, put être maîtrisé avant d'avoir pris
de trop grandes proportions. Après cette
époque, plusieurs réparations furent faites
successivement à l'abbaye. La plus impor-
tante fut, en i656, la construction, par les
soins de l'abbé Antoine Ruel, d'un dortoir
de vingt-six cannes de long sur cinq de
large. Lorsque l'abbaye fut donnée défini-
tivement en commende, les bâtiments fu-
rent négligés & les réparations indispen-
sables à peine faites. Le logis abbatial,
inoccupé depuis l'année 1728, tomba en
ruines, & la destruction en fut ordonnée
par le parlement de Toulouse, le i" sep-
tembre 1764.
A la Révolution, l'État prit possession
de l'abbaye, le 16 décembre 1790, ainsi
que le constatent les termes d'un procès-
verbal dressé par le sieur Dourlhiès, maire
de Labessière. Elle ne renfermait plus
alors que quatre religieux".
Ahhés de Candeil.
L Alexandre, abbé de Grandselve, doit
être placé en tête de la liste, car c'est à lui
que furent faites les premières donations
en faveur de Candeil.
II. Gauzbert est citédans des actes de
Ii52 à 1166. Il assista au concile de Lom-
bers, en 11 65, & célébra, le 12 janvier
1 166, la première messe à l'abbaye de Bon-
necombe en Rouergue.
m. Gui siégeait, en 1168, année où il
reçut une donation de Pierre de Candeil,
religieux de Gaillac. En 11 70, l'évèque
d'Albi lui confirma toutes ses possessions.
Sous son administration étaient prieurs :
' Cette notice est le résumé du travail consacré
à la même abbaye par M. E.-L. Rossignol, dans
tes Monographies communales du département du
Tarn, t. 1 .
dom Guillaume, eu ii68 & 1169, Si dom
Hugues, en 1170 8i 1178.
IV. Guillaume 1 est cité dans une do-
nation de l'année 1174.
V. Etienne est cité dans plusieurs do-
nations des années 1174 & 1175.
VI. Guillaume II siégeait en 1177,
1178 & 1179.
VII. AiMERi, un des abbés les plus cé-
lèbres de Candeil, figure dans les actes
de 1182 à 1192 : il fut pris pour arbitre
avec Ermengaud, abbé de Saint-Pons, pour
régler un différend entre l'évèque d'Albi
& l'abbé de Villemagne. L'évèque d'Albi,
en 1186 & 1187, lui confirma toutes ses
acquisitions. Il reçut d'importantes con-
cessions, en 1190, de Raimond V, qui lui
accorda encore, en 1191, ainsi qu'à ses re-
ligieux, le privilège d'être cru en justice
sur parole.
VIII. Guillaume III occupa le siège
en 1194 & au commencement de 1195.
IX. SiCARD est nommé dans des actes de
donations des années 1195, 1196, 1197 &
1200.
X. Pierre I Torrete, d'abord prieur,
paraît avec le titre d'abbé dans des actes
de 1202 & i2o3. Raimond-Roger, vicomte
de Béziers, le prit sous sa protection en
1202.
XI. Raimond I est cité dans des actes
de 1206 & 1208.
XII. Bernard I est souvent mentionné
depuis l'année 1209 jusqu'à l'année 1217.
XIII. Pierre II d'Esumbel, indiqué
comme prieur dans les actes de 1209 à
1217, prête serment en qualité d'abbé de
Candeil aux chanoines de Sainte-Cécile
d'Albi, en l'année 1219. Dans une charte
de 1222 figure le nom de Sicard, abbé de
Candeil (Doat, v. 144, f. 88), & de Sicard,
prieur. Sur la foi de cet acte, qui doit
renfermer une erreur de copiste, le Gallia
Chrîstiana admet un Sicard, abbé de Can-
deil, qui ne figure pas ailleurs.
XIV. Bernard II de Montlaur est
cité dans des actes très-nombreux, depuis
l'année 1222 que Raimond VII lui donna
ses droits seigneuriaux dans les paroisses
de Candeil-Vieil 8c de Saint-Raphaël, jus-
qu'en I25l , qu'il fit faire une enquête
pour justifier de ses droits de pêche dans
Note
128
NOTK
128
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
625
le Tarn; il fut pris pour arbitre en plu-
sieurs occasions, savoir : en 1229, par
l'évéque d'Albi & le prévôt de Saint-Salvi,
&, en 1239, par les abbés de Pamiers 8c
de Boulbonne. Quelques donations sont
faites, en 1284 & 1240, à Jean Vidal, abbé
de Candeil ; mais le nom de Bernard de
Montlaur reparaissant dans des actes pos-
térieurs, il est probable que Jean Vidal
n'était que prieur.
XV. Anselme ou Ancelin, abbé de
Candeil, termina, le 4 novembre i25i, un
procès de son couvent avec Gaillard II,
prévôt de Saint-Salvi. Il bâtit, en 1255, la
ville de Labessière.
XVI. Raimond II Tisseur, cité en i256
& 1262. En 1258, du consentement de dom
Sicard Élie, prieur, & des autres frères, il
confirma les coutumes que son prédéces-
seur avait accordées aux habitants de La-
bessière. L'année suivante, il régla le diffé-
rend qu'il avait au sujet de la chàtellenie
de Brens, &, en 1292, celui qu'il avait avec
Philippe de Montfort, au sujet de ses droits
seigneuriaux sur Labessière & Peyrole.
XVII. Guillaume IV est mentionné
comme abbé dans de nombreux actes de
1264 a 1280. En 1265, il provoqua un nou-
vel arrangement avec le seigneur de Brens,
& régla, en 1279, son différend avec les
templiers de Raissac, &, en 1280, celui
qu'il avait avec l'abbé de Gaillac. Précé-
demment, en 1277, il avait concouru à la
fondation de la ville de Técou, par Phi-
lippe de Montfort. .
XVIII. Arnaud Guasc, prieur & pro-
cureur fondé de Guillaume dans l'arran-
gement de 1280 plus haut cité, est indiqué
comme abbé dans des titres de 1283 & 1284.
XIX. Bernard III Saquet paraît en
1286 dans un acte de vente des droits de
la communauté à Cornebouc, Rivière &
Lacourtade. Obligé, par un arrêt, d'en-
tretenir le pont du ruisseau d'Agros sur
la route de Réalmont, il en fit charger à
sa place, en 1289, les consuls de Grèses.
En 1291, il obtint de l'évéque d'Albi la
confirmation des donations de plusieurs
églises & fut pris pour arbitre par l'abbé
de Bonneconibe. Bernard Saquet appela,
en i3o6, le roi Philippe le Bel en paréage
pour les seigneuries de Montans, Brens &
Hunai, & accorda, conjointement avec lui,
en i3o8, des coutumes & franchises aux ha-
bitants d'Annay. Sous son administration,
éclata le soulèvement des peuples de l'Al-
bigeois contre les inquisiteurs & l'évéque
Bernard de Castanet, & un de ses reli-
gieux, le frère Isnard de Salles, prit part
à ce mouvement.
XX. Daydé de Vareilles, abbé de
Candeil en i3ii, eut, en i3l8, des contes-
tations avec l'évéque d'Albi, au sujet des
dîmes de Brens. D'après le Gallia Chris-
tiana, il mourut en 1828 ou 1829.
XXXI. Bernard IV Brice, prieur claus-
tral, fut nommé, en i323, abbé de Ville-
saintej mais, à la mort de Daydé, il fut
appelé à l'abbatiat de Candeil par le pape
Jean XXII. Il vivait encore en 1378.
XXII. Raimond III Rafin était abbé
en 1379 & i38i.
XXIII. Gui II Bernard occupa proba-
blement le siège de 1384 ou i386 à 1417.
XXIV. Pierre III de Grave transigea,
en 1417, avec l'abbé de Gaillac, au sujet
des arrérages de la pension qu'il devait lui
servir. Il obtint, en 1427, la grâce des ha-
bitants de Labessière, accusés du crime de
lèse-majesté pour avoir refusé l'entrée aux
soldats du comte de Poix, & eut aussi, à ce
sujet, son temporel saisi. En 1448, il régla
avec les habitants de Labessière la banalité
du four de la ville.
XXV. Raimond IV de Boisset nommé,
en 1458, abbé de Candeil par le chapitre
général de Cîteaux, obtint, en 1456, du
légat du pape le privilège de porter la
mitre & la crosse. Il mourut en 1472; son
corps fut enseveli devant le grand autel de
l'église du monastère.
XXVI. Guillaume V de Boisset, ne-
veu du précédent. Il reconstruisit les bâti-
ments de l'abbaye; il assista, en 1480, à la
consécration de l'église Sainte-Cécile, à
Albi, &, en 1496, à une nouvelle levée du
corps de saint Salvi. En 1498, il résigna en
faveur de son neveu Guillaume de Boisset,
que le pape pourvut de l'abbaye la même
année. Guillaume V mourut le 10 décem-
bre i5oo & fut enterré devant le grand au-
tel de l'église abbatiale.
XXVII. Guillaume VI de Boisset,
abbé en 1498 par la résignation de son
NoTB
11»
Vf.
40
Note
128
626
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
oncle, est cité dans plusieurs actes de
l'église d'Albi en i5i2 & i5i3. Pendant
son abbatiat, un incendie faillit consumer
les bâtiments du monastère qui venaient
d'être reconstruits à neuf. Le siège était
vacant en i5i4, dit le Gallia Christiana,
XXVIIL Thomas Duprat, èvêque de
Clermont, premier abbé commendataire de
Candeil, paraît dans un acte de 1527, par
lequel il accorde aux consuls de Labessière
le droit de porter le chaperon.
XXIX. Antoine Duprat, cardinal &
chancelier de France, évèque d'Albi, abbé
commendataire de Candeil, cité le 28 mai
i53i. Il mourut le 9 juillet i535.
XXX. Jacques 1 de Castelnau de
Clermont-LodÈVE, èvêque de Saint-Pons
de Thomières, abbé commendataire de Can-
deil, est cité dans les actes de 1546 à i586.
Il mourut dans cette dernière année.
XXXI. Jean I de Castelnau de Cler-
mont, abbé commendataire, prit posses-
sion le 12 août 1587.
XXXII. Alexandre de Castelnau de
Clermont, abbé commendataire en iSçS.
XXXIII. Pierre IV de Conard, abbé
régulier, fut nommé, en 1609, par le pape
Paul V & sacré dans l'église Sainte-Cécile
d'Albi l'année suivante j il s'occupa beau-
coup de son abbaye sous le rapport spiri-
tuel & temporel ; il mourut le 9 janvier
1618.
XXXIV. Jacques II Phelippeaux de
LA VrilliÈRE, conseiller au parlement de
Paris, abbé commendataire de 161B à 1628.
XXXV. Antoine Ruel, abbé régulier de
1628 à 1669. En i656, il fit reconstruire
une partie des bâtiments du monastère.
XXXVI. Pierre V Brun, religieux de
Grandselve, nommé abbé régulier de Can-
deil en 1669, est confirmé par le pape Clé-
mentX, le 3 février 1672. Il mourut en 1723.
XXXVII. Jean II Marie Foucaud de
SabbATERI, chanoine de l'église collégiale
de Saint-Sernin de Toulouse, nommé par
le roi abbé commendataire de Candeil en
1724; il n'habita jamais Candeil & mourut
à Toulouse le 14 septembre 1733.
XXXVIII. Etienne de Toulouse-Lau-
trec de Saint-Germier, clerc tonsuré,
abbé commendataire de 1734 à 1771. Il ne
prit peut-être possession qu'en 1738. Il ré-
sida habituellement au château de Lésignac,
qui était une des dépendances de l'abbaye.
XXXIX. Jacques III des Lacs du Bous-
quet d'ArcambAL, docteur en théologie
de la faculté de_ Paris, vicaire général du
diocèse de Bazas, succéda à l'abbé de Tou-
louse-Lautrec en 1771. Le 25 janvier 1772,
il chargea Bernard Salabert, syndic du dio-
cèse d'Albi, de gérer ses intérêts à Candeil,
& le 8 mars 1774, étant encore à Bazas, il
donna procuration à l'abbé de Gaillac pour
faire en son nom, avec les religieux de Can-
deil, le partage des biens du couvent. Le
partage fait, l'abbé d'Arcambal se rendit à
Candeil; il s'y trouvaitle 3 août 1774. Il fixa
sa résidence à Lésignac. Le 8 octobre 1785,
il se fesait reconnaître par les religieux
une pension de 1600 livres sur l'abbaye de
Saint-Clément, & était pourvu des chapel-
lenies de Lauzerte & de Perry. Ses reyenus
nets de toute charge s'élevaient, suivant sa
déclaration aux administrateurs du district
de Gaillac en 1790, à i6863 livres. Il mou-
rut à Albi, au Castelviel, en i83i. [E. M.]
NOTE CXXIX
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abbaye de Belleperche.
(Diocèse de Toulouse.)
Note
128
L
'abbaye de Belleperche est une fille de
Clairvaux; elle était située à quatre
lieues de Montauban, sur la rive gauche
de la Garonne; d'abord fondée à une lieue
de là sur une montagne, au lieu dit Belle-
perchelle, près Larazet, elle fut, grâce à
saint Bernard, transportée dans un nouvel
emplacement, plus sain & mieux fourni
d'eau. Les actes de cette translation, sus-
pects en eux-mêmes, semblent empruntés
à des documents authentiques. L'époque
de sa fondation est incertaine, elle eut
lieu au commencement du douzième siè-
cle, vers Il35, paraît-il, & d'après des do-
cuments postérieurs, l'abbaye ne fut pas
tout d'abord soumise à la règle de Cîteaux ;
les seigneurs de Castelmeira & d'Argom-
baud furent ses premiers donateurs.
Note
129
Note
129
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Enrichie par les largesses des princes
voisins, Belleperche renferma jusqu'à deux
cents moines ou convers au moyen âge; au
dix-huitième siècle, les lieux réguliers, im-
menses, mais en ruines, l'église, chaque
jour plus négligée, le nombre des moines
réduit à trente, témoignaient de l'incurie
des derniers abbés '.
Abhés de Belleperche.
I. AlMAR était abbé du temps de Roger,
évêque deComminges (ii3o-5i), qui reçut,
de concert avec lui, une donation faite à
Guillemette, abbesse de Fabas.
II. Alquier paraît en 1164 dans une
exemption de péage & de leude accordée
par Raimond V à l'abbaye ; en 1 166, d'après
un monument tout au moins suspect, saint
Bernard étant au couvent, le transféra, à
cause du manque d'eau & de l'intempérie
de l'air, du lieu appelé Bellaperticula à Bel-
lapertica ; cette translation aurait eu pour
promoteurs les seigneurs d'Argombaud, En
1170, Alquier transige avec la prieure de
Bergerac pour la limite de leurs domaines
& l'usage de leurs bois. La même année, les
seigneurs d'Argombaud lui vendent le bois
de Fes. En 1178, il obtient de Ot, vicomte
de Lomagne, une exemption de leudes &
de péages. En 1181, il reçoit de Fulcrand,
évêque de Toulouse, la cure de Cordes; en
Ii88, Gaillard, abbé de Saint-Théodard
de Montauban, lui céda plusieurs églises,
entre autres celle de Belvezer. Enfin, en
mars 1189 (v. st.), Bernard de Roquefort
lui céda divers honneurs & ses droits sur
l'île du Colombier.
III. Bernard I acquiert, en 1190, do
Limousine, fille d'Arnaud de Saint-Geniès,
en présence du viguier du comte de Tou-
louse, une partie de la terre de la Sédade.
Le 21 août 1193, il donna l'habit de con-
vers à Arnaud -Guillem Delgua qui entra
au couvent de Bergerac, de l'ordre de Fon-
tevrauld.
IV. ArnAud-Gaubert paraît en 11 93;
' La liste des abbés de Belleperche, qui suit, a
été dressée à l'aide tant du Gallia Christiana, que
An tomes 91 & 92 de la collection Doat, à la Bi-
bliothèque nationale.
627
en I2DO, il reçoit de Bernard de Agra le
droit de naufrage & les échoites à Seus-
copa; enfin, en 1202, il reçut de concert
avec le prieur Hugues le lieu de Grèses.
V. Hugues était prieur en 1202; en
janvier 1206 (v. st.), il obtient, en qua-
lité d'abbé, des lettres d'amortissement du
comte de Toulouse, Raimond.
VI. Pierre I obtient, le 3i décembre
1210, de Vivien, vicomte de Lomagne, & de
son fils Eudes, une charte d'affranchisse-
ment pour une maison à Auvillar.
VII. Bernard II Guillaume deScam-
podio paraît en I2i5; il obtient, le 3 juin
1216, de l'abbé de Saint-Sernin, Jourdain,
une charte d'inféodation. Le 18 décembre
1219, Arnaud-Raimond de Saint-Porcaire
lui fait une donation; enfin, le 7 mai 1225,
les seigneurs de Durfort lui accordent une
exemption de péage.
VIII. Etienne paraît en I23i ; le 10 juil-
let 1236, il transige avec B. de la Mote; il
paraît encore en 1245 & notamment le
25 mars de cette année (v. st.).
IX. Laurent transige, le 22 déc. 1246,
avec le comte de Toulouse au sujet de di-
verses possessions. Le i" octobre de l'année
suivante, l'abbaye obtint une bulle d'Inno-
cent IV, attribuant à l'abbé les biens qui
seraient échus légitimement aux religieux
désobéissants, s'ils étaient restés dans le
monastère.
X. Gilles s'accorde, le 22 février i25i
(V. st.), avec Bernard d'Astafort au sujet
des limites de Larazet. Le 8 octobre 1254,
il remet à Alphonse de Poitiers une somme
de cent marcs que le feu comte Raimond
avait léguée au monastère & une autre de
trois cents qu'on lui devait pour dommages
éprouvés pendant les guerres, moyennant
dix livres de revenu sur le salin de Tou-
louse. En 1255, il reçut quatre églises de
Guillaume, évêque d'Agen.
XI. Simon, le 19 mars 1 256 (v. st.), quitte
à Alphonse de Poitiers le revenu de dix
livres que le comte lui avait assigné sur
le salin de Toulouse, en compensation de
cent marcs d'or légués au monastère par
Raimond VII ; Alphonse lui céda en
échange une île de la Garonne. En 1259
(v. st.), il transigea avec l'abbé de Grand-
selve.
Note
129
Note
129
628
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
XIL Guillaume Vacca ou Gaufred, vicomtedeLomagne, le 2 mars i323(v. st.);
originaire du Périgord. En 1263, il obtint en i325, qualifié chapelain du pape, il lève
NuTB
129
d'Urbain IV plusieurs bulles relatives à la
dédicace de l'église du monastère, à la res-
titution des biens aliénés par ses prédé-
cesseurs, enfin à l'organisation intérieure
de l'abbaye. Le 23 février 1263, le vicomte
de Lomagne, Arnaud-Eudes, lui permit de
construire librement des bastides dans ses
possessions de Lomagne, d'Agenois & de
Toulousain. Le 2 juin 1266, il concéda une
charte de coutume aux habitants de Lara-
zet; le 3o décembre 1265, le même vicomte
une excommunication lancée contre Au-
ger, abbé de Moissac; en i33o, il reçoit
de Bernard de Preissan cent sols de rente à
Auvillar; en i338, Benoît XII lui accorde
une bulle pour la revendication des do-
maines aliénés. Enfin en 1344, il prête un
nouvel hommage à Jean, comte d'Armagnac
& vicomte de Lomagne. D'après le GalUa
Christiana, il aurait vécu jusqu'en 1349.
XV. Raimond Aubert d'Arbéliac
rend hommage au comte d'Armagnac, le
de Lomagne lui accorda l'exemption de 8 janvier 1349 (^* ^^•^- I^ mourut en i36l.
toute redevance sur ses vendanges à Au- XVI. GÉRAUD I Caucel, abbé de Beau-
villar; en 1269, le comte Alphonse lui oc- lieu en Rouergue, fut nommé à Belleper-
troya une charte d'amortissement. En 1273, che par Innocent VI, en i36i; en 1367, il
Edouard I, roi d'Angleterre, lui concède
différents droits sur la rivière de Garonna.
En septembre 1274, Philippe le Hr'.rdi lui
accorde des lettres d'amortissement pour
une valeur de dix livres de revenu ; en 1 279,
le même roi le chargea d'une mission judi-
ciaire à Sarlat. En 1283, il avait querelle
avec l'évêque de Toulouse & son chapitre
épiscopal; l'abbé du Mas-d'Azil servit de
médiateur. Le 5 novembre de la même an-
née, il régla les droits dus par les parois-
siens de Garganvila au curé du dit lieu;
en 1286, il conclut un paréage avec le
sénéchal royal, Eustache de Beaumarchais.
Il paraît encore en 1288, 1289, 1290 & 1292;
il mourut en 1296 (v. st.), étant évéque de
Bazas, & fut enterré au monastère.
XIII. Gautier Verd de Clarens,
originaire du Périgord, était abbé en 1296,
année où le comte de Périgord, Èlie Tal-
leirand, lui donna la terre d'Ambrezun,
dont il lui confirma la possession en dé-
cembre 1299; l'année suivante, en i3oo,
le même prince lui donna la moitié de
la haute justice du lieu de Pomaret. Le
10 juillet i3o8, Arnaud-Garsias de Goût,
vicomte de Lomagne, lui confirma une
ancienne donation, faite par ses prédéces-
seurs, d'un revenu annuel de quinze livres.
En i3il, Gautier rendit hommage au nou-
veau vicomte, Bertrand de Goût. Il paraît
encore en i3l7; il fut enterré dans la salle
capitulaire.
XIV. Bertrand de Servole, élu vers
i323, prête serment à Bertrand de Goût,
obtint une bulle d'Urbain V pour la re-
vendication des domaines aliénés; l'année
suivante, il était vicaire général de l'évê-
que de Montauban. En i377 , le duc d'An-
jou lui confirme le droit d'établir des bar-
rages sur la Garonne pour les besoins de
la pêche; en 1378, Montazis d'Argombaud
crée par son testament deux chapellenies
à Belleperche; en février 1379, Géraud
fait une convention avec Jourdain, comte
de l'Isle-en-Jourdain pour les péages de la
Garonne; il paraît encore en i38o.
XVII. SÉGUIN DE RoSET rend hommage
en i383 au comte d'Armagnac; en i386, il
s'accorde avec Aimeri de Peyrat, abbé de
Moissac; enfin en 1393, le 8 novembre, il
rend au comte d'Armagnac un nouvel hom-
mage pour le lieu de Clusel.
XVIII. Jean I de Saint-Sardos, de
la famille de ce nom, paraît en 1407; le
22 mai 1424, il obtient une réduction des
décimes exigés par la cour de Rome, en
considération de la pauvreté de son mo-
nastère; en 1435, le prieuré de Saint-Ai-
gnan, de l'ordre de Fontevrauld, est uni à
Belleperche. Enfin, en janvier 1436, Jean
transige avec les héritiers du seigneur
d'Argombaud.
XIX. Jean II de Saint-Estève, de la
famille de Comberon, abbé en 1467; en
1461, il rend hommage au comte d'Arma-
gnac; en 1484, il assiste à la réception de
Georges d'Amboise, comme évêque de Mon-
tauban ; en 1485, il a querelle avec ce pré-
lat; il mourut la même année.
Note
129
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
629
XX. Jean III de Cardaillac, de fa-
mille noble; élu eu octobre 1485; le 28 dé-
cembre i5o7, Jules II lui concède l'usage
des ornements pontificaux; il était aussi
abbé d'Aurillac; il mourut le 28 novembre
1543, d'après son épitaphe, qui se trouvait
auprès du grand autel à Belleperche.
XXI. Pierre II du Chastel, évêque de
Mâcon, grand aumônier de France; abbé
commendataire en i545; il permuta avec
le suivant en i55i.
XXII. François de Faucon, successi-
vement évéque de Tulle, Orléans, Màcon
& Carcassonne; abbé commendataire en
i55i.
XXIII. CharI-ES I, cardinal de Ven-
dôme, archevêque de Rouen: i553.
XXIV. Georges, cardinal d'Armagnac,
évéque de Rodez, puis archevêque de Tou-
louse, prend possession de l'abbaye les
10 & II décembre i55j ; meurt en i585. A
cette époque, les calvinistes s'emparèrent
du monastère & tuèrent un grand nombre
de moines.
XXV. Jacques Géraud; abbé en iSgS,
1610 & 1612.
XXVI. Géraud II de Cessac, d'une
famille noble du Querci ; cède bientôt au
suivant, 1617.
XXVII. Jean IV Bertrand de Cami-
NADE transige avec les moines en 1618; en
1641, la province de Sens le députe à l'as-
semblée générale du clergé; le i3 février
1645, il assiste à une autre assemblée gé-
nérale; il mourut en i658.
XXVIII. Pierre III de Berthier ,
évêque de Montauba-n; abbé de i658 à
1674; il mourut le 3o juin de cette année.
XXIX. David-Nicolas de Bi rthier,
neveu du précédent, évéque de Blois; abbé
du i5 août 1674 au 20 août 1719.
XXX. Charles II Gaspard -Guil-
laume DE VlNTIMILLE DU LuC, évèque
d'Aire, puis archevêque de Paris, abbé du
8 janvier 1721 au i3 mars 1746.
XXXI. Jean V Félix-Henri de Fumel,
de Toulouse, vicaire général de l'évêque
de Vannes; abbé le 25 juin 1746; évêque
de Lodève en mars i75o.
XXXII. N. DE Montlezun, vicaire
général de l'évêque de Mirepoix, abbé le
10 février 1753. [A. M.]
NOTE CXXX
ajoutée par les nouveaux éditeurs;
Abbaye de Franquevaiix,
(Diocèse de Nimes. )
L'abbaye de Franquevaux, de l'ordre de
Cîteaux, de la branche de Morimont,
semble avoir été fondée vers le milieu du
douzième siècle. Située à une lieue de Saint-
Gilles, elle paraît dans l'histoire vers 1143,
& fut d'abord une sorte d'ermitage. Elle ne
prit jamais une grande importance; pour-
tant parmi ses bienfaiteurs elle compta
les rois d'Aragon, les comtes de Toulouse,
les seigneurs de Posquières & de Som-
mières & tous les petits barons des envi-
rons. Elle était en communion de prières
avec Aniane. — L'absence de tous rensei-
gnements sur cette abbaye à la Bibliothè-
que nationale nous force à donner la liste
du Gallîa Christiana, avec quelques amélio-
rations que nous avons pu y introduire;
pour les temps anciens, les Bénédictins
ont tiré tous leurs renseignements des ma-
nuscrits du marquis d'Aubais.
Abbés de Franquevaux.
I. Gautier était abbé vers 1143, épo-
que présumée des premières donations con-
nues, faites à l'abbaye par Pons-Guillem &
sa famille & par Pierre de Chassario. On
le regarde comme le fondateur de l'abbaye.
II. WiLLENCUS reçut, en mai 1147, de
Rozelin, seigneur de Lunel, & de ses frè-
res le lieu de Lèvezon, près l'étang d'Esca-
mandre; la charte fut munie du sceau de
l'évêque de Nimes, Aldebert, qui semble
avoir particulièrement protégé l'abbaye.
Willencus paraît encore en ii52.
III. Hugues I, 1154; mentionné dans
une charte de privilégesde Raimond, comte
de Toulouse, du 25 mars ii57 (v. st.). Le
4 août 1 156, l'évêque de Cavaillon, Benoît,
lui avait confirmé la possession de plu-
sieurs localités déjà données à Willencus
par son prédécesseur, l'évêque Afannus.
Note
i3o
Note
i3e
63c
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
IV. Bertrand I, 1160.
V. Vivien obtint, en mars 1162 (v. st.),
de Raimond-Pierre de Gangue la renon-
ciation à tous ses droits sur le terroir de
Villenouëtte ; en Ii63, il reçoit une dona-
tion de Bertrand de Cavaillon.
VI. Bertrand II reçut, en juin 11 68,
une donation des seigneurs de Sommières;
en mars 11 70, Rainon du Caylar, de la
famille des seigneurs de Lunel, lui céda un
étang; en il7l,il reçoit des donations des
seigneurs de Baux & d'Alphonse, roi d'Ara-
gon & marquis de Provence; en liyS, du
seigneur de Lunel; en 1174, Bermond,
seigneur d'Uzès & de Posquières, lui con-
firme les donations de ses prédécesseurs,
& Bernard d'Anduze l'exempte des droits
de leudes & de péages. Vers la même épo-
que, le comte de Toulouse lui accorda des
lettres d'amortissement & de confirmation.
Bertrand paraît jusqu'en 1175.
VII. Pons I acquiert plusieurs étangs
en 1176; en 1177, il reçoit une donation
du vicomte de Nimes; en 1178, Bertrand
de Baux & sa femme Tiburge lui cèdent
différents droits; Elzéar de Posquières lui
abandonne, en 1181 , toutes les corvées
qu'il pouvait prendre à Villenouëtte; en
1184, une partie de la ville de Lèvezon lui
fut cédée par un chevalier de Lunel; en
mars 1184 (v. st.), Alphonse, roi d'Aragon,
lui donna une terre pour l'indemniser des
dégâts commis pendant le siège de Four-
ques. En 1187, le comte de Toulouse lui
afferma un territoire, eu s'y réservant la
moitié de la récolte. Le 28 février 1201
(V. st.), il conclut une'association de priè-
res avec Gaucelin, abbé d'Aniane ; la même
année, il reçut la grange de Saint-Sauveur
de Pinu du comte de Toulouse. Il mourut
en 1208.
VIII. Pierre I Benoit s'accorda en
1209 avec Bernard de Verfeil, abbé d'A-
niane; il mourut en 1219.
IX. RoSTAiNG, d'après une inscription
à demi effacée de 1282, fit faire à l'église
des travaux importants.
X. Guillaume I Béliart termina en
1235 une longue querelle qu'il avait avec
l'abbé d'Aniane pour les dîmes de la pa-
roisse de Saint-Sauveur de Pinu.
XI. FiRMIN; 1243-1258.
XII. Guillaume II; 1273-1276.
XIII. Hugues II; 1299-1300.
XIV. Raimond I; l3i2; envoya un pro-
cureur au concile de Béziers de i3l7; il
rendit hommage au roi le 24 mars l32i
(V. st.).
XV. Pierre II de Frédols , neveu
d'André de Frédols, évèque de Montpel-
lier; l32I.
XVI. Renaud ou Raimond ; 1328-1329.
XVII. Bérenger de Lèvezon ; i333-
1340.
XVIII. Bernard; i35i; devint en i354
abbé de Sénanque.
XIX. Jean I Amauri, moine de Valma-
gne, nommé par Innocent VI en i354-55 ;
paraît encore en i359.
XX. Pierre III de Belvezin, nommé
])ar Innocent VI pendant la neuvième
année de son pontificat (1359-60); fut
abbé jusqu'à la septième année d'Urbain V
(1369).
XXI. GÉRAUD Corrége, moine de
Fontfroide, nommé alors par Urbain V;
abbé jusqu'au 18 janvier iSyS (v. st.).
XXII. Raimond II; i388.
XXIII. Pierre IV; 1405-1409.
XXIV. Jean II; 1437-1461.
XXV. Antoine; 1461-1479.
XXVI. Pons II de Rang; 1482; 16 fé-
vrier i5o8; 1627, i536. Il était en même
temps sacristain de la cathédrale de Nimes
& pourvu du prieuré bénédictin de Saint-
Germain de Calbert (diocèse de Mende) ;
délégué du pape pour séculariser l'abbaye
de Saint-Gilles, il promulgua la bulle le
1 1 mai 1539.
XXVII. Pierre V de Pierrevive;
1548.
XXVIII. bénigne de Mascharon ou
DeMachet, de famille noble (i556-i557);
mort le 8 février 1564, & enterré au cime-
tière des Innocents, dans le tombeau de sa
famille.
XXIX. Claude de Faucon, neveu de
l'évêque de Carcassonne du même nom;
1 1 août i565.
XXX. Jean III du Bousquet; 1620.
XXXI. Etienne du Bousquet; mort
en 1678.
XXXII. Pierre VI du Crousset; 1678:
mort en 170.'..
Note
i3o
Note
i3o
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Ahhéi de Villelongue^ ,
63i
Note
i3i
XXXIII. Louis I de la Petitière;
nommé par le roi le i" novembre 1702;
mort en 1725.
XXXIV. Louis II François de Vivet
DE MoNCLUS, grand-vicaire de Langres,
nommé par le roi le 27 avril 1726; plus
tard évèque de Saint-Brieuc. [A. M.J
NOTE CXXXI
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Ahhaye de Vlllelongue.
(Diocèse de Carcassonne.)
L'ABBAYE de Villelongiie doit son ori-
gine à des moines de Bonnefont, qui
vinrent, vers 1148, sous la conduite d'un
certain Guillaume, s'établirau lieu de Com-
pagne, dans le diocèse de ("arcassonne, au
confluent du Sor & du Lampi. Ce lieu était
malsain & dans une situation incommode;
vers ii65, le monastère, devenu de'prieuré
abbaye, fut transporté à Villelongue, qui
appartenait aux moines depuis déjà quel-
que temps.
Enrichie par les seigneurs voisins & par
les vicomtes de Carcassonne, l'abbaye fut
d'abord florissante & prit probablement
part à la fondation de celle de Rieunette;
elle fut exemptée du payement des dîmes
par les évé([ues du diocèse, s'enrichit, grâce
à saint Louis, des dépouilles de la noblesse
hérétique du pays, & reçut de Simon de
Montfort la ville forte de Saint-Martin le
Vieil.
Elle ne tarda pas à s'affranchir de la
domination de Bonnefont, à laquelle elle
obéissait cependant encore en 1 165, comme
le prouve une bulle d'Alexandre III de cette
époque. Sa décadence fut, d'ailleurs, assez
rapide; elle fut ruinée au seizième sièclc-
par les guerres de religion, & en 1790,
quand on la supprima, elle ne renfermait
plus que deux religieux. Depuis le sei-
zième siècle, on y conservait le rochct de
saint Dominique qu'on y avait apporté de
Rieunette.
Note
i3i
I. Guillaume I, moine de Bonnefont,
fut le véritable fondateur de l'abbaye; il
la gouverna avec le simple titre de prieur;
tous les actes l'appellent Guillelmus de Com-
panla; les donations qu'il reçut des sei-
gneurs des environs comprirent surtout
les terres, les bois & les pâturages situés
entre le Sor & le Lampi. Il paraît dans les
actes en mai 1 149.
II. Arnaud I, auparavant prieur de
Bonnefont, devint, en juillet ll5o, prieur
de Compagne, dont il était abbé au mois
d'août de l'année suivante. En ii55,
Rixende lui céda toutes ses possessions à
Compagne; il paraît jusqu'en 1159.
III. Guillaume II Arnaud, moine,
puis abbé de Compagne; paraît en août
ii65, date de la cession du lieu de Ville-
longue par Bernard de Laurac & ses en-
fants; au mois de mars suivant, cession
semblable de Raimond de Canavellas, de
Isarn-Jourdain & Bertrand de Saissac. Il
paraît encore en 1 167 & 1 169.
IV. Pierre I, 1171, reçoit du seigneur
(i'Alzonne le droit de pâturage au lieu de
Bernassonne; le 11 juillet 1174, Isarn de
Castillon lui vend pour deux cents sous de
Melgueil ses droits sur Villelongue.
V. Guillaume III Raimond, reçoit en
1 177, une donation de Raimonde, fille d'En-
gilbert de Villelongue; l'année suivante,
il a querelle avec Ug Batala au sujet des
limites de Bernassonne, Villelongue & Vil-
leneuve; en I i8o,Othon, évèque de Carcas-
sonne, lui donne l'église de Saint-Jean &
Sainte-Marie de Villelongue , exempte de
toutes redevances ou impositions. Vers
1190, il régissait les domaines de l'abbaye
voisine de Rieunette. Il paraît encore en
II 96 & en 1202; à cette dernière date, il
reçut Pech-Aiidebcrt; en même temps, il
construisait le monastère.
VI. Arnaud II reçut de Isarn de Cannes,
en l2o5, le tonlieu de Serra Mejana; en
1208, Bernard & Pons de Villeneuve lui
' Sur r.ibbnye de Villelongue, la collection Dont
renferme tout un volume (70), qui a été en majeure
partie publié par Mahul, dans son Cartulaire de
Carcassonne, t. I.
NriTE
i3i
63:
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
donnent un champ à Pech-Audebert. La
même année, il reçoit le château de Saint-
Martin-le-Vieil, qui lui fut concédé défini-
tivement par Simon de Montfort en janvier
1212 (V. st.). Eu 1219, Revel de Palliac
fonde un service perpétuel dans l'abbaye
pour l'âme de ce printe; & l'année sui-
vante, l'ancien évêcjue de Carcasson:ie,
Bernard, lui cède la moitié des dîmes de
Saint-Martin, pour subvenir aux frais de
la construction de l'église & des bâtiments
claustraux; cette donation fut confirmée
par le chapitre de Saint-Nazaire.
VII. Pierre II acquit, en 1220, de Pierre
Sanglier, avec l'assentiment d'Amauri de
Montfort, la ville de Carlipa.
VIII. Pons paraît dans une charte de
Montolieu du 18 juillet 1224.
IX. AlNARD, connu par un accensement
du 7 mars 1236 (v. st.); en 1244, Hugues
de Durfort donne un champ à l'abbaye,
pour payer l'entretien d'une lampe perpé-
tuelle devant l'autel de la Vierge, pour le
salut de sa femme Riche, enterrée dans le
monastère. La même année, il transigea
de nouveau avec les seigneurs de Saint-
Martin-le-Vieil. En 1245, il obtint de
Louis IX la possession de différentes terres
enlevées aux hérétiques. Il paraît encore
dans plusieurs inféodations de 1247.
X. Vidal; i256, témoin de l'élection de
Bérenger, abbé de la Grasse; au mois de
juillet de la même année, il reçoit une
partie des leudes de Pech-Audebert. Il
transige avec l'abbé de Montolieu pour
leurs limites respectives en 1262. Paraît
encore en 1264 & 1266.
XI. Guillaume IV Pierre était abbé
en 1267. Le 22 décembre 1269, il transigea
avec le bayle du roi d'Aragon à Salses pour
une garrigue qu'il possédait en cet endroit;
l'abbaye renfermait à cette époque seize re-
ligieux, y compris l'abbé. Guillaume paraît
encore dans des hommages de 1274 & 1276.
XII. AuGER; paraît de 1279 à 1286; il
faut peut-être l'identifier avec le suivant.
XIII. AdémAR reçut, le 25 janvier 1287,
l'hommage de Bernard de Saint-Martin;
paraît encore en 1289 & 1290.
XIV. Raimond nomme, conjointement
avec les vingt-quatre religieux du couvent,
un procureur, le 21 août 1291; le 22 sep-
tembre suivant, il se reconnaît tenu de
fournir chaque année, au chapitre de Car-
cassonne, les pains azymes nécessaires à la
consécration des hosties à Saint-Nazaire.
Il paraît encore en 1296 & 1297.
XV. Perpignan; reçoit un hommage en
1299; il paraît encore en i3o6 & 1809.
XVI. Pierre III Gras; abbé de 1314 a
l3i7; en 1814, la communauté renfermait
vingt-six prêtres & moines.
XVII. Jean I Ainard; reçut en i3i8
l'hommage des consuls de Saint-Martin-le-
Vieil.
XVIII. Raimond II d'Aur fit paréage,
le 6 octobre i325, avec les commissaires du
roi pour la ville de Saint-Martin-le-Vieil;
il paraît encore en i332 & en i338; à cette
date, il céda au roi, moyennant deux cents
livres, une partie des justices de Carlipa.
Il vivait encore le 8 mai i338.
XIX. Bernard; visite & réforme l'ab-
baye de Rieunette, soit comme délégué de
l'abbé de Cîteaux , soit comme supérieur
immédiat de ce monastère (1346, 1 1 juillet).
Il était encore abbé en i352.
XX. Jean II reçoit un hommage pour
Saint-Martin-le-Vieil en 1367.
XXI. Pierre IV André, d'abord prieur
de Sainte-Marie du Mas-Garrigue en Rous-
sillon, membre dépendant de Villelongue.
En 1375, il dénombre au roi; en 1377, il
lui rend hommage pour Saint-Martin. Il
paraît encore en 1379.
XXII. Jacques I de la Jugie; nommé
par Urbain VI en i38o-i38i ; vivait encore
en 1410.
XXIII. Pierre V prête hommage au roi
en juillet 1428; paraît encore en I429.
XXIV. Jean III Martin, nommé dans
une sentence du 11 mai 1431, rendue en
faveur de Rieunette.
XXV. Pierre VI, 1432-1438.
XXVI. Jean IV Garsias reçoit un hom-
mage en 1453; prête hommage au roi en
1454.
XXVII. Jean V de Vendogne; 1475,
abdiqua avant sa mort, arrivée en l5o8.
XXVIII. Antoine Vacquier, dernier
abbé régulier, 1488-1528; dénombre au
roi en i5o4.
XXIX. Pierre VII de Puimisson, au-
mônier de la reine, abbé commendataire
NOTB
i3i
KOTE
i3i
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
633
Note
l32
(1528-1554); S" i55l, il était vicaire géné-
ral de Laurent Strozzi, évéque de Eéziers.
XXX. N. DE Porto Carrero, cardinal.
XXXI. Jacques II de la Jl'gie, de la
famille de Rieux, dans le diocèse de Nar-
bonne, prit possession au commencement
de décembre i585. Homme d'un grand sa-
voir & libéral, il réédifia la maison abba-
tiale, ruinée par les guerres civiles, & fut
enterré dans l'église en 1614.
XXXII. N. DE COUSTAUSSAN.
XXXIII. N. DE FOURQUEVAUX.
XXXIV. N. DE Montesquieu, 1634.
XXXV. Henri de Marcassus, moine,
puis abbé de Villelongue, eut le suivant
pour compétiteur (i65o); eut avec Cécile
de Noé, abbesse de Rieunette, un long
procès qu'il perdit; céda à
XXXVI. Jean VI de Saint-Jean de
MOUSSOULENS, mis en possession par arrêt
du conseil privé du 26 août i653; était
aussi abbé de Montolieu; paraît jusqu'en
1680.
XXXVII. JoSEPH-VlDAL DE RoUX DE
MoNTBEL, neveu de Raimond Roux de
Revel, archidiacre de Carcassonne, prit
possession vers i683.
XXXVIII. Urbain de Noé, fils de Roger
de l'Ile & de Marguerite du Puy, docteur
en théologie, chanoine d'Auchj abbé le
17 octobre 1723; fut député par le clergé
de la province d'Auch à l'Assemblée gé-
nérale de 1725. Echangea l'abbaye contre
le prieuré de Saint-Maurice de Senlis
en mars 1733.
XXXIX. N. NovY , nommé par le roi le
12 mars 1733. [A. M.]
NOTE CXXXII
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abbaye de Bonne/ont.
(Diocèi»e de Comminges.)
FILLEdeMorimont,de l'ordre de Cîteaux,
l'abbaye de Bonnefont, dans le diocèse
de Comminges, eut pour fondateurs les
seigneurs de Montpezat, qui, en ii36, don-
nèrent à l'abbé de Morimont, Gaucher, le
lieu de Bonnefont, dont ils avaient la pro-
priété patrimoniale. L'évêquede Commin-
ges, Roger, eut, suivant l'acte de fondation,
une grande partà ce premier établissement.
Ce fut lui qui décida les moines à y rester
malgré sa situation incommode; malgré
les efforts de l'abbé de l'Echelle-Dieu, qui
leur avait déjà donné un nouvel empla-
cement dans le comté d'Astarac, ils résolu-
rent de ne point quitter Bonnefont, dont
les bâtiments n'étaient encore que des
chaumières grossières. Grâce aux efforts
de l'évéque Roger, grâce aux libéralités
des seigneurs voisins & des comtes de Com-
minges, l'abbaye ne tarda pas cependant à
prendre une grande extension, & bientôt
elle put donner naissance à de nouveaux
monastères, Boulbonne, Nizors, Villelon-
gue, Feuillans, sans compter plusieurs mai-
sons religieuses en Espagne.
Abbés de Bonnefont.
I. Basin, premier abbé, envoyé par Gau-
cher, abbé de Morimont, pour présider à
la fondation du monastère en ii36; reçut
de nombreuses donations en 1137.
II. Pierre I paraît dans une donation,
en août ii45; la même année, il fonda le
monastère de Compagne, dans le diocèse
de Carcassonne.
III. Bernard I, 1146; en 1147, Bernard
de Soigs lui concède l'usage dans ses bois.
IV. Servat, d'abord prieur; abbé de
1147 à ii5o; à cette dernière date, l'abbé
de Montolieu, Bernard, lui céda ce qu'il
possédait au lieu de Compagne.
V. Raimond I, ii5i-56; en ii52, Eu-
gène III lui accorde une bulle de pro-
tection; en ii53 , Raimond, comte de
Toulouse, lui octroie des lettres d'amor-
tissement & exempte son monastère des
droits de leude & de péage dans ses do-
maines.
VI. AuGER I, 1167; paraît encore en
1169, testament de Gaillarde de Landorre,
& en 1160 (v. st.).
VII. Pierre II, 1164, date d'une bulle
d'Alexandre III en sa faveur; ii65, année
où Pons de Castillon lui donne pour Ville-
longue le village de ce nom. En ii65, il a
Note
l32
Note
|32
634
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
avec les chevaliers du Temple une querelle,
qui ne fut apaisée qu'en 1177; en 1170,
Ermengarde, vicomtesse de Narbonne, lui
avait délivré des lettres d'amortissement.
Vin. Arnaud I, 1173-1177.
IX. Guillaume I Raimond, qui s'ap-
pelle quelquefois simplement Raimond ou
Guillaume, 1178-82.
X. Raimond II de Saint-Béat tran-
sige, en ii83, avec le seigneur d'Orbessan;
paraît encore en 1188 & 1194; en iiçS,
Amigues, abbé de Rieux, lui donna six
vaches.
XI. Eudes, 1195-1196.
XII. Raimond III, 1198.
XIII. Dominique, 1199-1204.
XIV. Guillaume II, décembre i2o5,
d'après une charte d'Eudes d'Aure.
XV. Vidal, 1207.
XVI. Guillaume III, 1209-1217.
XVII. Raimond IV, 1220-1227.
XVIII. Guillaume IV, 1227.
XIX. Raimond V Seguier, 1228-1237.
XX. Arnaud II Roger, 1288; devint
plus tard évêque de Comminges.
XXI. Raimond VI Arnaud d'OLSON,
I25i ; eut à lutter contre un compétiteur,
nommé Guillaume, en 12625 Raimond
l'avait emporté en 1255 & 1267, date d'une
inféodation au comte de Comminges. Pa-
raît encore en 1259.
XXII. Guillaume V Loup d'Olson,
1260-75.
XXIII. AuGER II DE LA Tour, 1276-83;
à cette dernière date, il approuva un pa-
réage entre le roi & l'abbé de Nizors.
XXIV. Bernard II, 1287.
XXV. Raimond VII Arnaud d'Olson,
1289.
XXVI. Auger III DU Falgar, 1289-96;
à cette dernière date, il s'accorde avec
l'évèque de Toulouse.
XXVII. Arnaud III Raimond de Saint-
Paul, i3oo-i3o7 ; en i3o3, de concert avec
le comte de Comminges, il institue un juge
à Estelle.
XXVIII. Guillaume VI d'Aure, pro-
fesseur en théologie; l3l5-i327, date d'un
hommage au comte de Comminges.
XXIX. Arnaud IV de Marcafaba, i33o-
1348; en 1 338, il reçoit une reconnaissance
des consuls d'Estelle.
XXX. Bertrand I paye les droits à la
chambre apostolique en i36o.
XXXI. Arnaud V, i36i.
XXXII. Bernard III, i33i-i386.
XXXIII. Arnaud VI, 1399; en 1401, il
devient abbé de Boulbonne.
XXXIV. Raimond VIII de Canet,
pourvu par Benoît XIII dans la huitième
année de son pontificat (1402).
XXXV. Jean I, 1407.
XXXVI. Vezias (Vidianus), 1424.
XXXVII. Bertrand II, 1459.
XXXVIII. Arnaud VII Guillaume de
Mauléon, 1476-1499.
XXXIX. Jean II de Mauléon, évèque
Note
i3i
de Commin
ges;
i5o3-i52o.
XL. Jacques de Rostaing, conseiller
& aumônier du roi; 1567-1578.
XLI. Jean III Breton, 1595.
XLII. Jean IV d'Estrades, évèque de
Condom, fit place au suivant
XLIII. Alexandre de Bordes.
XLIV. N. de Saint-Patre.
XLV. Antoine de Coust, vicaire géné-
ral de l'évêché de Condom; 1648; meurt
le 8 mars 1678.
XLVI. Charles-Henri DE Cassagnet
DE FlMARCON, delà famille de Narbonne;
1678; mort le 8 octobre 1700.
XLVII. Jean V Jacques de Candau,
vicaire général de l'évèque d'Oloron, mort
le i5 mars 1706 ou 1707.
XLVIII. Bernard IV de Poudenx, évè-
que de Marseille; mort en janvier 1709.
XLIX. Alphonse de Lansac, vicaire
général de Bayonne , nommé le 5 avril
1709. [A. M.]
NOTE CXXXIII
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Abbaye d'Eau ne s.
(Dioccse de l~oulouse.)
L'AIîbAYE d'Eaunes, dédiée à la Vierge,
était située à quatre lieues de Tou-
louse, dans un vallon agréable, auprès
de Muret. Elle subsistait déjà en ii5o, &
N0I R
NOTB
i33
NOTES SUR LHISTOIRE DE LANGUEDOC,
635
on prétend que les seigneurs de Montaut
furent ses premiers bienfaiteurs. Les cal-
vinistes la renversèrent de fond en comble
au seizième siècle. Fille de l'abbaye de Ber-
dones, elle suivait la règle de Morimont.
La Bibliothèque nationale de Paris pos-
sède un petit cartulaire de l'abbaye d'Eau-
nesdat. iioi2),qui renferme seize chartes,
comprises entre les années ii5o & 1167,
& relatives aux acquisitions faites par l'ab-
baye du temps des abbés ViJal, Sanche &
Arnaud-Géraud.
Voici la liste des abbés.
Abbés d'Eaiines.
\. Vidal I Raimond paraît comme abbé
dans le cartulaire depuis le mois d'avril
ii5o jusqu'au mois d'avril 11 53.
H. Sanche L U reçut en ii58 & ii63
des dons considérables pour son monas-
tère. Auriol-Guillem de Ainis & Durand de
Molnario comptèrent alors au nombre des
bienfaiteurs de l'abbaye. Il figure dans le
cartulaire depuis le mois de mars 1161 jus-
qu'au mois d'août ii63.
III. Arnaud I GÉRAUD,dont les auteurs
du Gallia Christiana ont fait deux abbés,
sous les noms de Géraud & d'Arnaud, était
déjà abbé en 1164. Son nom figure dans le
cartulaire jusqu'en 1167. Il occupait en-
core le siège abbatial d'Eaunes en 1184; il
est mentionné dans une donation faite
cette année par Assalit de Saint-Amans.
IV. AuGER est nommé dans une charte
de l'an 1191, relative à une donation faite
par Bombel de Saint-Amans. Il était en-
core abbé d'Eaunes en 1196.
V. Hugues I est nommé dans des char-
tes des années 1197 & 1200.
VI. Raimond I fut son successeur. On
trouve son nom dans des actes des années
i2o5 & 1209.
VII. Sanche II. Il est fait mention de
lui dans une donation de Pierre de Pré-
ville, en 1209.
VIII. Vidal II, en 1228 & 1229.
IX. Pierre I, on 1284.
X. Hugues II est nommé dans une
charte de l'abbaye de Bonnefont de l'an
1239. Il mourut avant la fin de cette
année.
XI. GuARIN, en 1289.
XII. Bernard I, 1255-1257.
XIII. Jean I, 1260.
XIV. Jacques I, 1260-1263.
XV. Pons du Pui, en 1265. Dans des
notes manuscrites du P. Hyacinthe Sermet,
on trouve qu'en 1275, Pons du Pui fut
arbitre dans le différend qui existait entre
les abbés de Calers & de Boulbonne. L'abbé
Guarin avait déjà, en 1239, rempli le mémo
office» Pons était encore abbé en 1284.
XVI. Bertrand de Marasc était sur
le siège abbatial d'Eaunes en 1286.
XVII. AzÉMARDE Pins est nommé dans
des chartes des années 1290, 1293, 1296.
XVIII. Bernard II de Magra, i3oo, as-
sista, en i3o7, à la translation des reliques
de saint Antoine au monastère de Lézat.
XIX. Arnaud II de Mariîs, 1324.
XX. Pierre II de Foix, i325.
XXI. Arnaud III de Marc ou de Ma-
RASC, déjà indiqué dans quelques docu-
ments, en i33o, était encore abbé d'Eaunes
en 1343.
XXII. Arnaud IV de Cabanac, de
i353à i358.
XXIII. GuillaumeI Arnaud, en i36o.
XXIV. Jacques II de Vesca, en 1374.
XXV. Etienne I de Bartès, i375.
XXVI. Etienne II Garin, i388.
XXVII. Guillaume II Durand est in-
diqué comme abbé d'Eaunes, dans des docu-
ments des années 1406, 1407, 1414.
XXVIII. Jean II, en 1448, 1457, 1462.
XXIX. Jean III deTailhapède paraît,
en 1466, 1469 & 1478. Il mourut en 1479,
étant aussi abbé de l'Oraison-Dieu.
XXX. Jean IV de Cazals fut aussi
abbé de l'Oraison-Dieu. Il succéda , en
1479, au précédent, & possédait encore le
siège d'Eaunes en 1490.
XXXI. Jacques III de Devese, fut son
successeur. Il vivait encore en i5oo &
même en i525.
XXXII. François I d'Authin est
nommé dans plusieurs documents des an-
nées i535, i536, 1540; vivait encore en
i562.
XXXIII. Mathurin de Sabonière,
abbé de l56o à 1569 '.
' Une Bible (Bibliothèque nationale, manuscrit
Note
■ 33
Note
i33
636
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
XXXIV. François II de Joyeuse, car-
dinal, en iSçi & 1606.
XXXV. Henri I de Lorraine, en 1620.
XXXVI. Henri II Autémart , proto-
notaire apostolique en 1621.
XXXVII. François III de Barthé-
lémy de Grammont, i658. Il fit rebâtir
en grande partie l'église d'Eaunes, ainsi
que l'atteste cette inscription :
M HAS AEDES DEO REDDIDIT BARTHOLOMEOS ,
QUAS ADEMERAT PENE VETUSTAS, QUIBUS NON
TAM POSSESSOR QUAM RESTAURATOR ACCESSIT, PRO -
FUTURUS POTIUS QUAM FRUITURUS, UT ABBAS HOC
EGIT RELIGIOSE, UT SENATOR JUSTE, UT PATRITIUS
SPLENDIDE. VIDE IN VINDICATO SUIS E RUINIS COE-
NOBIO QUALIS FUERIT IN PUBLICO QUOD EXERCE-
BAT CLERI MINISTERIO. PIETATEM IN CORDE QUAM
FOVERAT ARCANAM, EAM IN AEDE FECIT PUBLICAM
NONIS OCTOBRIS, AN. REP. SAL. M. DC. LXI. »
Il fut enseveli dans son église abbatiale,
& on plaça sur son tombeau cette épitapbe :
Ici gist François de Barthelemi de Grammont,
seigneur de Beauvoir, conseiller au parle-
ment de Tholose, abbé & restaurateur de cette
église & des hâtimens du monastère. Il mourut
l'an 1668, le 22 octobre, âgé de 71 ans.
XXXVIII. François ÎV de Barthé-
lémy DE Grammont, évêque de Saint-
Papoul, neveu du précédent. Il posséda les
abbayes d'Eaunes & de Calers.
XXXIX. N. DE FoucAUD, 1717. [E. M.]
Note
.34
NOTE CXXXIV
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Abbaye de Feuillans.
(Diocèse de Rieux.)
L'abbaye de Feuillans, de l'ordre de
Cîteaux, fut fondée vers 1144, dans la
partie du diocèse de Toulouse qui forma
latin n. 22), écrite un peu avant 1284 & dont
M. L. Delisle a donné la description ', paraît avoir
appartenu à Mathurin de Sabonière. On lit, en
effet, sur un feuillet de garde : « Qui me inveniet
ad Jominum Mathurinum de Saivonieres oportet me
revertere. »
'. Note sur le catalogue général des manuscrits des
bibliothèques des départements. Janvier 1873, in-S", p. 10.
plus tard celui de Rieux, sous le nom de
Notre-Dame de la Clarté-Dieu, dans la
forêt de Feuillans, par les religieux de la
Creste, au diocèse de Langres. Mais, à
cause de son trop grand éloignement, elle
fut soumise, dans la suite, à l'abbaye de
Bonnefont, affiliée à Morimont. Elle de-
vint, au seizième siècle, chef d'une con-
grégation réformée de l'ordre de Cîteaux,
qui prit son nom.
Voici la suite de ses abbés.
Abbés de Feuillans.
I. Rainulfe I ou Arnulfe est indiqué
dans une charte de l'an 1145.
II. Bernard I, en ii56.
III. Guillaume I. Il est nommé dans
des titres des années 1163&1164; soumit
son monastère à l'ordre de Cîteaux. Il
transigea, l'an 1167, avec Pierre, abbé de
Bonnefont.
IV. Raimond I est nommé dans une
donation faite en 11 74, par Bernard Gros
de Ravidan.
V. ThibAUD I est nommé dans une
charte de l'abbaye de Bonnefont, de l'an
1179, & dans une autre de 1182. Il obtint
de Grégoire VIII, en 1187, la protection
du Saint-Siège & la confirmation des pos-
sessions de l'abbaye; il vivait encore au
mois de mai 1202.
VI. AlMON I, I2o3.
VII. AUGER I, I205.
VIII. AlMON II est indiqué dans des
actes des années 1206 & 1208.
IX. Rainulfe II, abbé en 1209 au mois
de janvier, ou 1210 (n. st.).
X. Thibaud II, en 1211 au mois de juin.
XI. Martin ou Martial de Saint-
Félix, 1211.
XII. AiMON III, I2i3. Le 6 septembre
de l'année suivante, il reçut une donation
de Guillem de Seysses.
XIII. Guillaume II, 1214.
XIV. Raimond II, en 1216 & 1217.
XV. Arnaud I, de 121 7 à 1221.
XVI. Pierre I, 1221.
XVII. Arnaud II, 1222; il obtint à
cette date, du comte de Toulouse, une
charte en faveur des possessions de son
abbaye.
Note
I 34
Note
.34
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC. 63/
XLV. Arnaud VII de Calvana, de 1462
XVIII. Albert, en 1225, au mois d'avril.
XIX. AuGER ou Oger II, octobre 1226,
& 1226.
XX. Alphonse posséda l'abbaye de
Feuillans, de i23i à juin 1239.
XXI. Arnaud III de Brantaléon ,
1240.
XXII. Mathieu ou Martin de Saint-
Félix occupait le siège abbatial en 1242,
& encore eu 1246 au mois de juin.
XXIII. Arnaud IV Garcias en 1249.
XXIV. Thibaud III, i25o.
XXV. Guillaume III d'Aure, en 1252.
XXVI. AuGER ou Oger III, i255, au
mois de juin. Il vivait encore en 1266.
XXVII. Arnaud V Garcias, de 1269 a
1271.
XXVIII. Arnaud VI Garcias était abbé
en 1272. L'année suivante, il transigea avec
le seigneur de Ravidan.
XXIX. Auger ou Oger IV, 1275.
XXX. Jean I de Bologne, déjà abbé
en 1275, l'était encore en 1279.
XXXI. Bonhomme, 1281.
XXXII. Eudes de Cazaux, de 1285 à
1324.
XXXIII. Arnaud VII Guillaume de
Villamolle, i328-i332.
XXXIV. Guillaume III Arnaud de
FalgAR, abbé en i339, mourut en 1348.
XXXV. Raimond III Aton de Ses,
était abbé de Feuillans, au mois de juillet
1348.
XXXVI. G. est nommé dans la charte
de fondation du monastère de l'Abondance-
Dieu {Abundantia-Dei), de i353.
XXXVII. Jean II de Falgar, en i355
& jusqu'en iSâg.
XXXVIII. Bernard II de Calmon,
1368.
XXXIX. Jean III de Torneci, 1400.
XL. Jean IV de Pequaymond ou de
Pegaresse, 1420-1421.
XLI. Jean V de Poyane, en 1428.
XLII. Jean VI de Pequaymond, de
1433 à 1437.
XLIIl. Sanche de Lagoussan, abbé
en 1450, résigna son bénéfice en 1455.
XLIV. Jacques Clerc, dit le Bourgui-
gnon, se démit le 25 mars 1462, après avoir
possédé l'abbaye pendant sept ans & six
mois.
NOTB
■ 34
à 1493.
XLVI. Jean VII de Morario, docteur en
droit canon, fut abbé de Feuillans, de 1493
à 1498.
XLVII. Guillaume IV de Bonneval,
en 1499 & en octobre i5oo.
XLVIII. Pierre II de Trilhe, i5o5,
i5o6, 1607.
XLIX. Pierre III de Caupène était
abbé en i5i6j il mourut le 6 septembre
1322.
L. Jean VIII Bernard d'Abbadie ou
DE LabADIE (de Abbatia) , ancien prieur
claustral, fut élu le 19 novembre i522;
était encore abbé en i537.
LI. Bernard III d'Ornezan, évèque
de Lombez, abbé de Nizors, prit possession
en 1539.
LU. Charles I de Crussol, fils de
Charles de Crussol, vicomte d'Uzès, & de
Jeanne Galiot de Ginouillac, fut nommé
en i55o; il n'obtint point ses bulles & rési-
gna en faveur du suivant, par permission
du roi, le 17 février i562.
LUI. Jean IX de la Barrière, des
environs de Saint-Ceré, dans le diocèse de
Cahors, issu d'une famille noble, eut, par
cession de Charles de Crussol, l'abbaye de
Feuillans en i562. Il obtint ses bulles le
25 avril 1564, & prit possession le i5 juil-
let i565. « Il était élève du célèbre d'Ossat,
depuis cardinal, dit un auteur moderne', &
il garda cette abbaye, en commende, jus-
qu'à l'année i573 où, touché de la grâce, il
résolut de quitter le monde &de régulariser
son monastère; on le vit, quelque temps
après, faire sa profession solennelle dans
l'abbaye d'Eaunes, au diocèse de Toulouse.
Il se rendit ensuite à Feuillans & trouva
cette maison dans un état de relâchement
difficile à décrire. La proposition qu'il fit
de sa réforme fut rejetée avec hauteur par
des religieux qui passaient leur vie dans
l'oisiveté & la mollesse. Découragé , le
pieux abbé forma le projet de se retirer
dans une profonde solitude; mais d'Ossat,
à qui il avait communiqué ce dessein, ra-
nima son courage & donna de grands élo-
' M. l'abbé A. Salvan, Histoire de saint Satw-
nin, p. 3i I & suiv.
NOTB
"34
638
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
ges à sa vertu. Jean de la Barrière céda aux
conseils de son ancien maître, & la réforme
fut établie à Feuillans. Tous les anciens
religieux abandonnèrent l'abbaye, & l'abbé
se trouva seul au milieu de cette maison.
En 1677, il réunit des novices, & en peu
d'années, il se trouva à la tête de cent cin-
quante religieux. Tout ce qu'on raconte de
la vie des anciens pères du désert se trouva
retracé à Feuillans. Dix-buit onces de
pain par jour, des légumes, des fruits & de
l'eau pure, étaient la seule nourriture des
religieux ; ils prenaient leur repas à terre,
marchaient nu-pieds, & couchaient sur la
dure Ce moiiastère devint bientôt une
maison accusatrice pour l'ordre deCîteaux :
l'orage éclata de toutes parts; mais la vertu
du saint abbé triompha de tous les obsta-
cles, & le pape Grégoire XIII le soutint de
son autorité. Le roi de France, Henri III,
lui demanda soixante religieux pour peu-
pler un nouveau monastère à Paris, & Jean
de la Barrière partit pour la capitale à la
tète de sa colonie. On fit ce voyage à
pied & en chantant des psaumes Après
la fondation du monastère de Paris, l'abbé
de Feuillans partit pour Rome, où il tint
un chapitre général de son ordre, dans
lequel ses nouvelles constitutions furent
approuvées. Il mourut dans le monastère
de Saint-Bernard de Rome, le 25 avril
1600 Ses funérailles furent si belles que
l'on disait depuis en proverbe ; — On ne
vous fera pas d'aussi belles funérailles qu'à
l'abbé de Feuillans. Sa tête & son cœur
furent transportés dans son monastère. En
1793, la caisse qui les renfermait ayant été
transférée à Toulouse, & mise dans l'Hôtel-
de-Ville, un ancien serviteur de la mai-
son de Feuillans fut averti de l'existence
de ce dépôt; après bien des sollicitations,
il eut le bonheur d'obtenir ces restes pré-
cieux, & il les garda avec soin. Plus tard,
l'ancien prieur de l'abbaye de Feuillans,
D. Claude Papillon, les fit placer dans
l'église de Saint-Sernin, près de la chapelle
de N.-D. de Bonnes-Nouvelles, où ils sont
encore. »
LIV. Jean X DE Vallades fut pourvu
de l'abbaye, après la mort du précédent,
en 1600, & se démit en 1609.
LV. Marc-Antoine Monier, 1610.
LVI. Jean XI de Sainte-Malachie,
1611.
LVII. Jean XII de Saint-Guilleh,
1614-1617.
LVIII. Charles Lausan de Sainte-
Marie, de 1620 à 1622.
LIX. Mathieu I de Saint-Gérard,
1625.
LX. Charles ViALARD de Saint-Paul,
en 1628. Ce fut le premier des abbés de
Feuillans qui fut revêtu de la dignité de
supérieur général de l'ordre des Feuil-
lans.
LXI. Charles Lausan de Sainte-
Marie, 1634.
LXII. Charles Vialard de Saint-
Paul, 1687.
LXI II. Mathieu II Maillos de
Saint-Gérard, 1648.
LXIV. Arnaud VIII Trapier de
Saint-Benoit, 1649.
LXV. Mathieu III Maillos de Saint-
Gérard, 1654.
LXVI. Arnaud IX Boc de Saint-
Bernard, 1660.
LXVII. COSME-ROGER DE SAINT-Mi-
CHEL, 1666 & 1669.
LXVIII. PIERRE-ROGER DE SAINT-
François, 1672.
LXIX. Jean XIII David Toutsens, de
1678 à 1680.
LXX. Jean XIV Baptiste Pradillon
de Sainte-Anne, obtint l'abbaye en 1681,
il mourut en 1689.
LXXI. Antoine Fremicour de Saint-
Benoit, 1687.
LXXII. Jean XV Briard de Saint-
François DE Sales monta sur le siège
abbatial en 1689; il mourut en 1699.
LXXIIl. Jean XVI Baptiste Pradil-
lon DE Sainte-Anne, 1699. 11 fit faire
beaucoup de constructions dans le monas-
tère, & mourut à Paris dans la maison de
la rue Saint-Honoré , le 17 septembre
1701, âgé de soixante & un ans.
LXXIV. Nicolas de Sainte-Scolasti-
QUE, au mois d'août 1702.
LXXV. Jean XVII Granier de Saint-
Ignace, 1705.
LXXVI. Louis de Saint-Come Pala-
RiN, 1711.
LXXVII. N. Dorât, 1767. [E. M.]
Note
I 34
Note
■ 35
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
639
NOTE CXXXV
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Ahhaye de Chamhons.
(Dioccse de Viviers.)
L'abbaye de Chambons, à trois lieues de
Langogne, dans le Vivarais, fut fondée
par Guillaume de Born, chevalier, en 1 152;
largement dotée & peuplée de moines cis-
terciens tirés des abbayes de Sénenques, au
diocèse de Cavaillon, & de Mazan, au dio-
cèse de Viviers, elle jouit toujours d'une
assez grande prospérité, & au dix-huitième
siècle, ses revenus s'élevaient encore à
plus de vingt mille livres.
Abbés de Chambons \
ï. Pierre I Geoffroi, premier abbé
& fondateur du monastère, en iiSi, avait
d'abord été religieux de l'abbaye de Loc-
Dieu, au diocèse de Rodez.
II. Bernard I Durand, d'abord prieur,
succéda à Pierre I dans le gouvernement
de l'abbaye de Chambons. Guillaume de
Randon & ses frères lui donnèrent tout ce
qu'ils possédaient au lieu de Chabrollières :
cette donation lui fut confirmée en ii55.
Armand de Polignac lui donna aussi en
fief deux métairies, libéralité que son ne-
veu, Pons de Montlaur, confirma en ii83.
L'abbé Bernard siégeait encore en iiSç.
III. Guillaume I, abbé en ii63. Cette
année il obtint de Pierre IV, évêque du
Puy, la terre du Rouzet.
IV. Pierre II du Méreuil, succéda à
Guillaume en 1173. Le seigneur Pons de
Doschis, de Duobus Canibus, lui donna,
en 1180, le village de Nausac & plusieurs
autres biens, à condition que les religieux
lui accorderaient la sépulture dans leur
monastère & des prières pour le repos de
son âme. On voyait le tombeau de ce Pons,
' Nous devons la liste des abbés de Chambons,
qui suit, à l'obligeance de M. l'abbé Rouchier,
chanoine honoraire de l'église de Viviers, auteur,
déjà cité, de VHittoire du Vivarais.
avec ses armes portant deux chiens pour
emblèmes, dans le cloître, à l'entrée de
la salle du chapitre. En 1181, Aldebert,
évêque de Mende, ajouta à cette dona-
tion l'église même de Nausac & ses dépen-
dances.
V. Pierre III Adémar, abbé en 1182.
Il fit beaucoup d'acquisitions pour son ab-
baye dont il avait été cellérier. Sous son
gouvernement, Pierre Chabaud, prêtre, &
un autre Pierre, son neveu, se donnèrent,
en 1182, à Notre-Dame de Chambons avec
tout ce qu'ils possédaient. En ii85, Artaud
de Malet se fit aussi religieux de ce monas-
tère & lui apporta des biens considéra-
bles. Eu 1198, Richard, chapelain de Saint-
Etienne, lui donna la moitié des dîmes del
Cros, & l'année d'après, Pierre de Vengeria
lui céda l'autre moitié des mêmes dîmes.
VI. Pierre IV de la Chapelle, abbé
en 1202.
VII. Pierre V Aimar transigea, en
1212, avec Guarin de Born & Vierne,
veuve de Guillaume de Born.
VIII. Arnaud, abbé en 1219 & en 1228.
IX. Guillaume II, abbé en i23o.
Etienne, archiprêtre de Saint-Bonet, avec
plusieurs de ses clercs & paroissiens lui
donna, du consentement de Raimond-
Amauri, évêque de Nimes, les dîmes du
domaine de Chavalet & un pré situé près
de Javiac.
X. Eble, abbé en 1248. C'est, peut-
être, le même personnage qu'Eble, fils de
Guillaume Eblon, qui se donna, ainsi que
tous ses biens, à Dieu & à Notre-Dame de
Chambons, comme on le voit dans le car-
tulaire.
XI. Pierre VI de la Chapelle reçut,
en 1256, la moitié d'une métairie, située
au lieu de Loubaresse, dont noble Hugues
de Loubaresse lui fit donation pour son
fils, qui était convers dans le monastère de
Chambons. Pierre VI éiait encore abbé en
1266.
XII. Mathieu de la Trau, de Trabe,
abbé en 1270, transige, au mois de novem-
bre 1273, avec Guillaume de la Roue, évê-
que du Puy & en cette qualité seigneur du
château de Cayres, de Cadrîs, sur les droits
de suzeraineté & de justice attachés au
fief de la Grange du Rouzet; elle apparte-
NOTE
i35
Note
i35
640
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
liait à l'abbaye de Chamboiis, mais était
située sur les mouvances du château de
Cayres.
XIII. Pons de laTrau, de Trabe, abbé
en 1298. Il acquit de grands biens pour
l'abbaye. En i3i5, des difficultés s'élevè-
rent entre lui & Aymon de Montlaur,
chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, com-
mandeur de Lavilate, au sujet des pâtura-
ges & usages forestiers que les barons de
Montlaur avaient concédés à l'abbaye de
Chambons dans les bois dépendants du
mandement de leur château de Mayres;
l'abbé Pons revendiquait exclusivement
ces usages & facultés pour son abbaye; le
commandeur y prétendait pour sa grange
de Chalm-Aymar ; il y eut un compromis,
passé au mois d'août i3i6, entre les deux
parties, à la suite d'un arbitrage fait par
deux officiers de la cour de justice du
baron Gui de Montlaur. Pons siégeait
encore en iSiç, car le 19 juillet de cette
année, il transigea avec noble Pierre
Falcon, seigneur de Pradelles, pour cer-
tains biens situés sur la paroisse de Saint-
Alban, que ce seigneur tenait en fief de
l'abbaye.
XIV. Pierre VII Rostaing, abbé de-
puis l'an 1329 jusqu'en i358. Il fit aussi
plusieurs acquisitions pour l'abbaye.
XV. Pierre VIII ue Sampzon de l'il-
lustre & ancienne famille des seigneurs de
Sampzon, abbé en iSSg. Il reçut cette
année l'hommage & le dénombrement des
divers fiefs tenus de l'abbaye dans la pa-
roisse de la Blachère.
XVI. Armand de Spalet, abbé en
i365& 1367.
XVII. Etienne Garnier, en 1374 &
1389.
XVIII. Pierre IX Ayn fut, en 1395,
nommé commissaire à l'abbaye de Mazan,
par Jacques, abbé de Cîteaux.
XIX. Pierre X Richard, abbé en 1409
& 1435.
XX. Jean de la Roque, dernier abbé
régulier. Il fit bâtir la salle du chapitre &
plusieurs édifices tant dans l'enceinte du
couvent que sur les domaines de l'abbaye.
Il siégea depuis 1438 jusqu'en 1476.
XXI.
meudataire en 14B7.
XXII. Guillaume III de Joyeuse, abbé
commendataire en i5oi, évèque d'Alet. Il
fonda la messe des Anges, qui devait être
célébrée tous les trois ans, comme on le
voit par son testament du 16 septembre
i55i.
XXIII. François de Joyeuse, cardi-
nal-archevêque de Toulouse, i552.
XXIV. Henri 1 de Lorraine, abbé
commendataire en 1616. Il avait à peine
trois ans lorsqu'il fut pourvu de ce béné-
fice devenu vacant par la mort du cardinal
François de Joyeuse. En attendant qu'il
fût en âge de recevoir la tonsure, l'admi-
nistration de l'abbaye de Chambons fut
confiée au R. P. de Bérulle. C'est pendant
son administration que fut bâti le chœur
de l'église abbatiale.
XXV. Louis de Chaumejean de Tou-
RILLE, abbé d'Hautvillers. Il fut nommé
abbé de Chambons en 1642 & prieur de
Langogne en 1672. Il mourut le 9 janvier
1706.
XXVI. Henri II François-Xavier de
Belzunce de Castelmoron, évéque de
Marseille, abbé commendataire de Cham-
bons depuis 1706 jusqu'en 1755. Il donna
à l'église de Chambons un autel en marbre
très-riche qui, après la ruine du monas-
tère, fut transporté dans l'église de Saint-
Etienne de Lugdarès, où il sert encore
aujourd'hui de maître-autel.
XXVII. René -Joseph- Marie de
GoUYON de VanrouAULT, nommé abbé
commendataire le 24 septembre 1755. Il fit
procéder, le 16 novembre 1756, contradic-
toirement avec les commissaires nommés
par les directeurs de l'hôpital de la Misé-
ricorde de la ville de Marseille, comme
héritier de monseigneur Henri -François-
Xavier de Belzunce de Castelmoron, évéque
de Marseille, son prédécesseur dans l'ab-
baye de Chambons, à la vérification & à
l'inventaire des biens & droits du monas-
tère. En 1763, il fut nommé évèque de
Saint-Pol de Léon, mais il n'en conserva
pas moins l'administration de l'abbaye jus-
qu'à sa mort, arrivée en 1776. Il ne fut
pas remplacé, & le monastère resta en
économat jusqu'en 1790.
Note
i35
Charles de Joyeuse, abbé com-
Note
i36
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
641
NOTE CXXXVI
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abbaye de Bonnecombe,
(Diocèse de Rodez.)
L'abbaye de Bonnecombe, située dans le
diocèse de Rodez, fut fondée par Rai-
mond, comte de Toulouse, & Hugues, évè-
que de Rodez, en 1162, comme l'atteste un
fragment de martyrologe rap])orté par Bo-
nal, dans ses manuscrits sur l'histoire des
comtes de Rouergue. Affiliée à Cîteaux,
de la famille de Clairvaux, elle eut pour
premiers religieux des moines de Caiideil.
Ses principaux bienfaiteurs furent les sei-
gneurs des environs. Panât, Cervière, &c.,
& les comtes particuliers de Rodez, dont
ses archives contenaient de nombreuses
chartes. Elle tomba promptement en déca-
dence, &, dès le milieu du quinzième
siècle, elle fut abandonnée aux abbés com-
mendataires.
Abbés de Bonnecombe^ .
I. Matfred célébra, en 1166, la pre-
mière messe du Saint-Esprit dans l'ab-
baye, de concert avec Gauzbert, abbé de
Candeil ; en 1168, il reçut de Bermond,
seigneur d'Uzès, un revenu de vingt quar-
tauts d'huile sur les oliviers de Posquières.
En 1170, Hugues de Panât lui donne plu-
sieurs mas dans le Rouergue.
II. Guillaume I, abbé de 1171 à ii75;
en 1171, donation de Hugues de Panât;
l'année suivante, donation de Raimond de
Cervière.
III. Hugues I, 1175-1179; en 1178,
Hugues, comte de Rouergue, & sa femme
Agnès, lui donnent les villages de Ma-
selx. Bordels 8f Magren. Le 24 mars 1179,
Alexandre III lui accorde une pancarte
confirmative de tous les biens & privilèges
' La lisie des abbés de Bonnecombe donnée par
le Gaîlia Chriitiana étant établie sur les chartes
copiées dans la collection Doat, nous n'avons pu
la modifier que dans certains détails.
de l'abbaye; la même année, nouvelle do-
nation du comte de Rouergue,
IV. Pons I, 1181-1182; en 11 81, donation
de la paroisse d'Iz, par Hugues, comte de
Rodez.
V. Rainulfe, 1182-1184; en 1182, le
comte de Rouergue lui donne le village de
Beaulieu.
VI. Bertrand I, 1184-1198; en 1187,
il obtient du comte de Rouergue une
exemption des droits de leude & de péage;
en 1194, l'évèque de Rodez, Hugues, mé-
nage entre lui & les templiers de son dio-
cèse une transaction au sujet des offrandes
de plusieurs paroisses.
VII. Arbert, 1199-1200; en 1199, l'évè-
que & le comte de Rodez l'exemptèren'
de tout subside pour la pezade.
VIII. Bertrand II, 1200-1208.
IX. GÉRAUD, i2o5-i2i5; en 1206, dona-
tion de Oalric de Belcastel; en 1210, le
comte de Rouergue, Henri, lui donne le
village de Cairaguet.
X. Amblard, août 1217-1221; en 1217,
l'évèque & le comte de Rodez ménagèrent
un accord entre lui & Bernard d'Arpajon
au sujet du village de Magren.
XI. Bernard, 1222-1225; en 1222, le
comte de Toulouse, Raimond, lui donna
droit de pacage dans ses domaines, & lui
accorda des lettres d'amortissement.
XII. Hugues II, mars 1226.
XIII. Guillaume II, i23o-i236; en
i23o, le comte de Toulouse lui accorde
l'usage dans ses forêts.
XIV.P.OzEMBEL, 1240 au i5 avril i253;
en 1242, le comte de Toulouse lui accorde
des lettres d'amortissement; en 1244, Inno-
cent IV lui envoie une bulle de protection.
XV. AsTRUC ou Austorgue, du 3o sep-
tembre 1263 au 14 avril 1292; en 1277, Bé-
renger de Caumont lui vendit pour vingt-
sept mille sous de Cahors la ville d'Auriac
& ses appartenances; en 1280, il entra en
pariage avec le roi pour différents lieux.
XVI. HÉLIE paraît le 28 décembre 1295.
XVII. Vivien, 2 juillet 1296-11 juin
l3o4; à cette dernière date, il transige avec
le sénéchal royal de Rouergue, Arnaud de
Landorre. En même temps, Philippe le
Bel accordait à Bonnecombe une lettre
d'amortissement.
Note
i36
IV,
4'
Note
i36
64:
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
XVIII. Pons II, i3 avril i3ii-i4 no-
vembre i335; le 9 juin i3ii, Cécile,
comtesse de Rodez, échange avec lui la sei-
gneurie de Scor.
XIX. Raimond I, i355-3 mars 1384. En
1870, Louis, duc d'Anjou, lieutenant du
roi en Languedoc, lui remit la somme qu'il
restait devoir au roi sur des droits d'amor-
tissement, en considération de la belle
conduite tenue par les moines de Bon-
necombe pendant les guerres contre les
Anglais.
XX. Pierre I, 1403-19 mai 1419. Il prit
le parti de l'antipape Pierre de Luna & fut
excommunié par Martin V, en 142OJ plus
tard, il lui demanda pardon & se soumit
avec les marques de la plus grande humi-
lité (mars 1420, V. st.).
XXI. Hugues III, septembre 1427.
Après cet abbé, il y eut une contestation
pour la possession du siège entre Pierre de
la Combe & un nommé Austorgue; Pierre
fut excommunié par son adversaire, mais
le concile de Bâle leva cette excommunica-
tion (1439).
XXII. Pierre II de la Combe, 14 fé-
vrier 1439 (V. st.).
XXIII. Jean I Garrigues rend hom-
mage aux commissaires du comte d'Arma-
gnac le 18 avril 1464 (v. st.).
XXIV. Jean II Jouffroi, évéque
d'Albi & cardinal. Mort en 1473.
XXV. Guillaume III, évéque d'Ostie,
nommé abbé commendataire par Sixte IV,
par bulle du 3i juillet 1475
XXXII. Antoine de Guiscard de la
Eourlie, 1672; en 1706, il se réfugia en
Angleterre & devint protestant.
XXXIII. François-Louis de Cler-
MONT-Tonnerre, évéque de Langres ,
nommé abbé le 22 avril 1706; résigna au
mois d'août de la même année.
XXXIV. Joseph de la Trémouille,
cardinal de Noirmoutier, abbé le 14 août
1706; en 1707, il devint abbé de Grand-
selve.
XXXV. N. de Lezay-Lusignan, neveu
de l'évèque de Rodez, grand archidiacre,
doyen & vicaire général de Rodez; était
abbé en 1715. [A. M.]
Note
r36
NOTE CXXXVII
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Abiaye de Nijors.
(Diocèse de Comminges.)
L'abbaye de Nizors fut connue au moyen
âge sous plusieurs noms différents; on
l'appela Benedictio-Dei, Ni'{ortium., &c. Fon-
dée à la fin du douzième siècle par des
moines de Bonnefont, elle n'eut qu'une
existence assez obscure; elle compta pour-
tant parmi ses bienfaiteurs les principaux
seigneurs du pays, les comtes & comtesses
de Comminges & les évêques de Saint-
Bertrand. Nous donnons la liste des abbés
XXVI. Jean III d'Amboise, évéque de d'après le Gallia Christiana , les archives
Langres, abbé de Saint -Jean d'Angély , ayant depuis longtemps disparu.
mort en 1498.
XXVII. Clément de Rouère, évéque
de Mende, abbé vers i5ox.
XXVIII. Paul de Caret, évéque de
Cahors, abbé en 1024; le 25 juillet i534,
Henri II, roi de Navarre, reconnut avoir
accepté son serment de fidélité.
XXIX. Alexandre de Caret, i566-
1571 ; il était aussi abbé de Conques.
XXX. Charles-Jacques Gelas de
LebeRON, évéque de Valence; mort le
5 juin 1654.
XXXI. RainAUD II, cardinal d'Est, abbé
de Cluny, de Moissac, de Vauluisant, de
Saint- Wast, &c., mort en 1672.
Abbés de Nizors.
I. Bernard I, 1184, donation de Ber-
trand de Laïla; paraît encore de 11 90 à
1198.
II. Vidal, 1199-1200; donation de
Guillem de Montredon; était encore abbé
en i2o3.
III. Arnaud I Garsias, 1207-1213.
IV. Etienne, 1221-juin i235; en i23o,
Comtor, comtesse de Comminges,
donne le casai de Saint-Estève.
V. Pierre I, 1235-1242.
VI. PÈLERIN, 1 243-1 246.
lui
Note
,37
Note
■3?
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
643
VII. Jacques, auquel, en iiSi, Ber-
trand de l'Ile se donne lui & ses fils, avec
plusieurs biens.
VIII. G. Arnaud; 1254-1256; reçut en
1255 Gaillard de Benque pour frère.
IX. Guillaume I de Benque reçut
quelques terres de Bernard, comte de Com-
minges, en iiSt).
X. Guillaume II de Montech, 1263.
XI. Bernard II de la Cour, 1267.
XII. Bernard III de Benque transige,
en 1270, avec Bertrand, évêque de Com-
minges. Reçoit, en 1266, d'Arnaud de Mal-
vezin, devenu frère-de l'abbaye, le château
de Blancat. Etait encore abbé en 1278.
XIII. Talhafer transige avec Centulle,
damoiseau, en 1279. En 1283, il cède, avec
l'assentiment de l'abbé de Bonnefont, son
su])érieur spirituel, la moitié de la ville de
Menhano à Philippe le Hardi; vivait en-
core en 1297.
XIV. Arnaud II deFelgar, i3o3-i324;
en i323, Lescot, évéque de Comminges, en
récompense des services rendus à lui-même
& aux siens par l'abbaye, lui accorda le
patronage de plusieurs églises.
XV. Pierre II Sicard, docteur & pro-
fesseur en théologie, i33o; en i332, il
reçoit une donation, & acquiert une terre
en 1339.
XVI. Raimond de Castanet, 1340-
1344.
XVII. Bernard IV du Puy, i35o.
XVIIII. Bernard V, élu en 1384; en
1397, il paie les sommes dues par l'abbaye
à la chambre apostolique; paraît encore
de 1402 à 1413.
XIX. Bertrand I, 1432.
XX. Bertrand II de Jannac, 1468.
XXI. Menaud d'Aure, évéque de Tar-
bes, 1491-1493.
XXII. Bernard VI d'Ornezan, évéque
de Lombez, de i525 à i552, année où, mal-
gré les plaintes des moines, il vendit son
titre.
XXIII. Jean I de Saint-Lary de Bel-
LEGARDE, abbé commendataire en 1554.
Il quitta les ordres plus tard & se maria.
' Les Bénédictins en font deux abbés, en inter-
calant un troisième personnage, dont ils ne con-
naissent que les initiales.
XXIV. Jean II Breton, 1602-1608.
XXV. Octave de Bellegarde, évéque
de Conserans, puis archevêque de Sens;
abbé €n 1609.
XXVI. Bénigne Blondeau, conseiller
& aumônier du roi; 1623-1628.
XXVII. Claude Blondeau, 1636-1643.
XXVIII. Amat du Nozet, auditeur do
rote, conseiller du roi; 1644-1654.
XXIX. François I de Bouti échangea
l'abbaye, en 1660, contre la cure de Saint-
Jacques du Haut-Pas, à Paris.
XXX. François II du Couret de la
Berthe échangea avec le précédent, en
1660.
XXXI. Joseph Degué de Moncaup,
1672; mort en avril 1695.
XXXII. Alexis Prati de Fontaine,
nommé abbé le 8 septembre 1695; n'obtint
pas ses bulles; mort en août 1710.
XXXIII. Jean II Holle, chanoine &
chef d'œuvre de Saint-Gaudens , nommé
par le roi le i" novembre 1710. [A. M,]
NOTE CXXXVIII
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abbaye de Fabas,
(Diocèse de Comminges.)
L'abbaye de femmes de Lumen-Dei ou
Fabas, de l'ordre de Cîteaux, fut fondée
dès avant il5o; protégée par les évêques
de Comminges & par les premiers abbés
de Belleperche, elle donna naissance à son
tour à plusieurs monastères de femmes
dans les pays environnants , tels que Orai-
son-Dieu, dans le diocèse de Toulouse.
Abhesses de Fabas.
I. GuiLLEMETTE, vers II 5o, reçut une
donation de Guillem-Garsias, en présence
de l'abbé de Belleperche, de l'évèque de
Comminges, etc.
II. Perronelle I obtint, en décembre
1189, de l'évèque & du chapitre cathédral,
l'exemption des dîmes pour les possessions
de son abbaye, moyennant une légère re-
NoTO
.37
NoTB
i38
NOTB
■ 33
6^4
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
devance annuelle; paraît encore en 1193;
en i2o3, donation d'Amanieii de Benque;
en 1204, cession de l'église de Saint-Pierre
d'Ars, par l'évéque de Comminges & dona-
tion du comte du pays, Bernard ; il est en-
core nommé en 1210.
IIL Angélique, 1215-1217. On peut
l'identifier avec une abbesse A., qui paraît
dans des chartes de 1226, 1241 & 1244.
IV. MoLiNiÈRE transige, en 1246, avec
Arnaud-Roger, évéquede Comminges, pour
quelques dîmes. En 1249, Raimond, évêqiie
de Toulouse, renonce en sa faveur à ses
droits de patronage sur plusieurs églises,
moyennant un cens annuel de deux livres
de cire & de deux livres de poivre; cette
donation fut plus tard ratifiée par le pape
Clément IV.
V. Perronei.le h, i25o.
VI. Marie I acquiert quelques terres
en 1256,
VII. Odile, 1269.
VIII. Comtesse I de Benque, 1270.
En 1271, Bernard, comte de Comminges,
confirme en sa faveur les donations de ses
prédécesseurs; en 1285, elle transige avec
Bertrand de Miramont, évéque de Com-
minges. Elle mourut en 1299 & fut enter-
rée dans le monastère.
IX. Roue de Comminges, i3oi-i3o5,
mourut en i3o9, & fut enterrée dans le
cloître.
X. Comtesse II d'Aspel, 1324-1326.
XI. Laure de Noyer, 1342-1345.
XII. Condors des Monts, i353, année
où elle envoie des religieuses pour fonder
l'abbaye de Salenques ou de l'Abondance-
Dieu.
XIII. Frosie de Blanquefort, i368.
XIV. Raimonde, 1399; ^" '4^4) Ma-
thieu, comte de Comminges, lui donna la
moitié du moulin d'Anon.
XV. Jeanne I de Billi résigne en fa-
veur de la suivante, le 10 avril 1470.
XVI. Blaise de Montclar, 1470; elle
résigne elle-même, en 1496, en faveur de
XVII. Rose de Montclar, 1496.
XVIII. Marie II de Benque, i5i5-
i5i6.
XIX. Anne I de Benque, 1522-1529;
résigne en 1539.
XX. Jeanne II de Mauléon, nommée
par le roi le 9 mars 1540, confirmée par le
pape le 14 aoilt suivant.
XXI. Catherine I de Lomagne de
Terride eut à lutter contre Anne de Mau-
léon, qui lui céda ses droits en septembre
i558; elle vivait encore en 1567.
XXII. Marguerite I de Biran, bénie
par Dominique, évéque d'Albi, le 22 fé-
vrier 1573.
XXIII. Jeanne III de Polastron,
vécut peu, mourut en 1574.
XXIV. Jeanne IV de Benque, nommée
par le roi le 4 octobre 1574, l'emporta sur
Françoise de Foix, élue par la congréga-
tion, grâce à une sentence de 1577, Elle
vivait encore en 1597.
XXV. Anne II de Noé, i6i3, 1621, &
1629, année de sa mort.
XXVI. Catherine III de Castelver-
DUN de Rissac fut bénie & gouverna
l'abbaye trois ans durant, mais dut céder à
la suivante.
XXVII. Claire de Noé obtint ses hulu-
les dès 1629, posséda paisiblement l'abbaye
à partir de i633; en i652, elle nomma sa
coadjutrice Marguerite de Berthier, &
mourut en juillet 1657.
XXVIII. Marguerite II de Bertier,
fille de Jean de Bertier, premier président
au parlement de Toulouse, d'abord reli-
gieuse ursuline à Toulouse, fut abbesse
depuis juillet 1657 jusqu'au i5 août 1704,
date de sa mort.
XXIX. Marie III de Gabrevolle de
VillepASSANT, nommée parbulle du 7 fé-
vrier 1705, bénie par l'évéque de Rieux en
juillet 1708. [A. M.]
NOTE CXXXIX
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Abbaye de V Abondance-Dieu
ou de Salenques.
(Dioccse de Rieux.)
FONDÉE au lieu de Salenques, dans le
diocèse de Rieux, par Gaston, comte
de Foix, cette abbaye fut transportée, au
N..TE
Note
Note
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
645
seizième siècle, lors des ravages des calvi-
nistes, à Montesquieu & plus tard à Tou-
louse. Laissée d'abord inachevée par le
premier comte, elle fut définitivement do-
tée par son successeur Gaston-Phcebus &
par sa mère Eléonore deComminges(i353).
La direction spirituelle & la surveillance
du monastère appartenaient à l'abbé de
Boulbonne.
Abbesses de Salenques,
I. Manthélio, religieuse de Fabas, fut
consacrée & installée solennellement le
i~ septembre i353.
II. Marguerite I, iSyo.
III. Marguerite II de Lévis, 1898-
1414.
IV. Henriette de Causan, 1460.
V. Eléonore I de Foix, prieure en
14385 élue abbesse en 1462; en 1482,1e
monastère fut réformé par l'abbé de Cî-
teaux.
VI. Agnès de Montaut, 1489-1507.
VII. Eléonore II de la Roque, i5i2-
i53o.
VIII. Anne I de Saint-Étienne, i536-
iSyo.
IX. Julienne de Corneilli, iSyS-
1592.
X. Charlotte deNoé, iSçS.
XI. Miramonde DE Labiston, 1601.
XII. Jeanne de Mauléon, élue vers
1610.
XIII. Marguerite III de Mauléon
de Francon, 1620.
XIV. Anne II de Noé, 1625.
XV. Philiberte de Noé, nièce &
coadjutrice de la précédente, i658. Elle
transporta le couvent à Toulouse & recou-
vra la plupart des terres perdues par l'ab-
baye; elle reçut, en 1680, la visite de
dom Estiennot.
XVI. N. deSeirgan d'Erce, 1694.
XVII. Gahriellk de Seirgan d'Erce,
d'abord prieure, abbesse en 1723.
XVIII. N. DE Montillet, 1742.
[A. M.]
NOTE CXL
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
I
Abbaye de La Capelle.
(Diocèse de Toulouse.)
CETTE abbaye, de l'ordre de Prémon
tré, fut fondée en 1143 par Bernard
de l'Ile, au lieu de la Capelle, sur les
bords de la Garonne, à trois lieues de
Toulouse. Parmi les bienfaiteurs du nou-
veau couvent, il faut compter Guillaume,
archevêque d'Auch, & sa famille; mais c'est
à Bernard, abbé de la Chaise-Dieu, qu'il
dut réellement son existence; ce fut lui
qui y introduisit la règle de l'ordre de Pré-
montré. Déjà gravement atteinte par la
guerre des albigeois, l'abbaye fut détruite,
au seizième siècle, pendant les guerres de
religion.
Abbés de la Capelle.
I. Guillaume I, 1163-24 ma"' "65; îl
reçut, en ii63, de Jourdain de l'Ile le
droit de pâture dans ses bois & diverses
possessions aux alentours.
II. Bos, mort le 23 février 1169.
III. Bernard I obtint, le 6 mai 1 171, de
Jourdain de l'Ile, la confirmation des do-
nations antérieures de sa famille; mort le
7 janvier 1 174.
IV. Arnaud I, mort le 17 mai 1178.
V. Bonhomme, 1200.
VI. Jean I, ami de saint Dominiciue,
reçut de Foulque, évêque de Toulouse, les
dîmes de trois paroisses voisines; il mou-
rut vers I2i5, le 5 juillet.
VII. Guillaume II, mort le 27 juin
1282.
VIII. Ot de Vie, mort le 25 novembre
1244.
IX. Raimond I, mort le 28 février 1244
(V. st.)
X. Jean II obtint de l'évêque Raimond
la confirmation des donations de Foulque
plus haut mentionnées (7 novembre 1247)5
Note
Note
140
646
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
d'après cet acte, les abbés de la Capelle
durent à l'avenir assister aux deux synodes
annuels du diocèse, & payer à l'évèque un
cens de trois livres de poivre & de trois
livres de cire.
XI. Raimond II Garsias, 12795 mort
le 27 janvier 1285 (v. st.)
XII. Arnaud II Guillaume de Gorde
ou DE CoRD UN, 12935 mort le 12 juin 1294.
XIII. Sanche, 12995 mort le 5 décem-
bre i3i6.
XIV. Arnaud III Calbert, d'abord
abbé de Fontcaude5 mort le 17 février
1340 (v. st.)
XV. Arnaud IV, 1367-1374.
XVI. Bernard II, 1391-1394.
XVII. Arnaud V de Meillon fut abbé
de la Capelle avant 1401, année où il était
à la Chaise-Dieu.
XVIII. Bernard III de la Porte,
14015 mort le i5 novembre 1413.
XIX. Etienne de Lachan, élu en 141 3.
XX. Raimond III de Descot mourut
à une date incertaine, mais un 5 avril.
XXI. Dominique de Meillon, 1459-
1460.
XXII. Bernard IV Doyal, élu en 1461 5
abdiqua avant sa mort, arrivée le 7 juillet
1483.
XXIII. Bernard V des Moulins,
14785 mort le 6 mars i5i3 (v. st.) 5 avait
abdiqué depuis longtemps 5 il fut enterré
devant le grand autel.
XXIV. Jean III de SénAC, béni en i5io
par Laurent Lallemand, évèque de Greno-
ble 5 abdiqua avant sa mort, arrivée en
15425 était encore abbé en 1539.
XXV. Jean IV Capergui , mentionné
le 5 novembre 1539.
XXVI. Jacques Bernui, président de
la chambre des enquêtes au parlement de
Toulouses premier abbé commendataire
en 16425 vécut jusqu'en i570, & fit beau-
coup de mal à l'abbaye.
XXVII. Bertrand Descars, nommé
en 16035 l'abbaye vaquait en 1616.
XXVIII. Jean V Louis de Bertier,
grand archidiacre de Toulouse, prévôt de
Saint-Etienne, abbé de Lézat, évèque in
partibus d'Héliopolis, puis de Rieux, 16175
mort le 16 juin 1662.
XXIX. Antoine-François de Ber-
tier, neveu du précédent, mort en novem-
bre 1705, en léguant au monastère trois
cents livres & les ornementsde sa chapelle.
XXX. N. DE MONTLEZUN DE SAINT-
Lary , chanoine de Lescar5 nommé le
24 décembre 1705.
XXXI. N. DE Sainte-Hermine, aumô-
nier de la reine, nommé en mai 1741.
XXXII. N. DE LA Tour, vicaire géné-
ral de l'évèque d'Alais5 conseiller au par-
lement de Toulouses nommé en mai 17415
mort le 2 janvier 1753.
XXXIII. François Tristan de Cam-
BON, vicaire général de l'archevêque de
Toulouse, conseillerau parlement5 nommé
par le roi en février 17535 devint, en
1768, évèque de Mirepoix.
II
Abhaye de l'Oraison-Dieu.
(Diocèse de Toulouse.)
'abbaye de femmes de l'Oraison-Dieu
fut fondée par le monastère de Fabas
ou Lumière -Dieu, a la fin du douzième
siècle5 elle eut pour principaux bienfai-
teurs les membres de la famille des comtes
de Toulouse. En 1249, Raimoiid VII lui
légua cent marcs d'argent. Elle eut beau-
coup à souffrir pendant la guerre des al-
bigeois5 en 1444, l'abbé de Morimont
l'unit à Eaunes5 elle n'en fut séparée que
beaucoup plus tard, par arrêt du parle-
ment 5 au seizième siècle, elle fut détruite
parles calvinistes 5 le couvent fut ensuite
transporté dans le diocèse de Rieux, près
de Muret5 au dix-huitième siècle, il était
uni à Salenques.
N(n E
I 40
L'
Ahhesses d'Oraison-Dieu.
I. Marie de Benque, i25o.
II. Jeanne de Casals, 1413-1439.
III. Marguerite de Bonnefoy, 1440.
IV. Gratiane du Retret, 1443-1446.
V. Catherine de Benque, 16155
nommée par le pape & par le roi, malgré
la résistance de l'abbé d'Eaunes.
VI. Anne de Bize de Saint-Élix,
16325 reçut ses bulles en 16365 meurt le
\" septembre 1664.
Note
140
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
647
Note
141
VU. Antoinette de Gaulejeac de
Barrière; morte le 29 août 1691.
Vin. Elisabeth de Gaulejeac de
Barrière, 1691-1692. [A. M.]
NOTE CXLI
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Abbaye de Rieunette.
(Diocèse de Carcassoniie.)
LE monastère de Rieunette, de l'ordre de
Cîteaux & de la ligne de Morimont,
était situé, avant le seizième siècle, sur les
frontières des diocèses de Carcassonne &
d'Alet, à deux lieues de Saint-Hilaire, six
de Saint-Polycarpe & huit de la Grasse. Ou
ne sait au juste à quelle époque il fut
fondé; il paraît dans des chartes de 1162,
ce qui permet de conjecturer que son éta-
blissement suivit de près la fondation de
Villelongue. Détruit une première fois,
pendant les guerres du commencement du
quinzième siècle, il fut uni, en 1432, par
l'abbé de Morimont, son supérieur, au
couvent de Villelongue. Au seizième siècle,
détruit par les calvinistes & abandonné
par ses religieuses, l'abbé de ce dernier
couvent s'en empara, & cette usurpation
dura jusqu'en 1648 & i65o. A ce moment,
une nouvelle abbesse fut créée par le roi,
mais l'abbé de Villelongue refusa de lui
rendre les biens du couvent; il y fut con-
traint par le parlement de Toulouse & le
Grand-Conseil. En i65o, l'évèque de Car-
cassonne, Vital de l'Estang, permit le trans-
fert de l'abbaye dans la cité de Carcas-
sonne; mais ce transfert ne put s'opérer
que beaucoup plus tard'.
Abhesses de Rieunette.
I. Reine I, peut-être veuve de Bernard
de Castillon, bienfaiteur de Villelongue;
paraît en 1 162 dans une charte d'Arnaud-Li-
' Voir la notice sur cette abbaye, insérée par
M. Mahul au t. 5 de son volumineux Cartulaire
de Carcassonne.
gier, en qualité non d'abbesse, mais d'inten-
dante {praesidis) des affaires du monastère.
Elle paraît encore le i" novembre Il65.
II. GuiLLEMETTE, 1172, date d'une
donation de Roger II, vicomte de Carcas-
sonne & de Béziers. En iiyS & 1177,
Ermengarde, vicomtesse de Narbonne, lui
permet d'acquérir différents biens & droits
à Villenouette, près l'Orbieu. En 1 183, do-
nation par Othon, évéque de Carcassonne,
de ses droits sur Rieunette, sous la rede-
vance annuelle d'une livre de cire à la
sacristie de Carcassonne; la même année,
les deux sœurs de l'évèque d'Albi, Claude-
André, entrèrent au monastère en appor-
tant pour dot le lieu de Carsac, près Car-
cassonne. Paraît encore en 1207.
III. RAIMONDE I BONERIE, I23o.
IV. Lombarde, 1237; obtint deux bul-
les d'Innocent IV en 1248; vivait encore
en lîSo.
V. Raimonde II paraît de 12^0 à 1205;
en 1269, elle achète le lieu de Cassignol, de
l'abbé de Villelongue.
VI. Gensérie, 1275 (V. st.)
VII. JOURDAINE DE QUILLAN paraît
dans une quittance de 1284.
VIII. Mathilde I, 1290-1302. En 1298,
elle rend hommage au vicomte de Nar-
bonne, Amauri.
IX. Amélie I ou Jeanne-Amélie, i3o2-
1304. Les Bénédictins en ont fait deux
abbesses qu'ils placent, l'une en 1202, l'au-
tre en i3o2.
X. Gervaise de Cruzy, i3o5-i326.
XI. Reine II de Roquecourbe, i332-
1342.
XII. Géraude I de Saintes, 1345, let-
tres de protection de Philippe VI; vivait
encore en 1346.
XIII. Mathilde II, i356.
XIV. Amélie II, 1389,
XV. Jeanne I de Sarrelongue, 1393;
les Bénédictins en ont fait deux abbesses,
plaçant l'une en 1299 & l'autre à la fin du
quatorzième siècle.
XVI. Gausserande, 1398-1404.
XVII. Géraude II de Saintes, 1409,
d'après une ciuittance de Robert de Chalus,
trésorier royal de Carcassonne.
XVIII. Raimonde III Boverie, 1429-
1431.
Note
M'
Note
141
648
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
XIX. Jeanne II de Sartonne, 1432-
1445.
XX. Jeanne III de la Porquerie,
1451.
XXI. GÉRAUDE III DE CABANAC, I471.
XXII. J. DE 1.A PORQUERIE, I489.
XXIII. Reine III de Fanjaux, 1490.
XXIV. Anne de Lordat, 1492.
XXV. Gaillarde de Saint-Martin,
1498.
XXVI. Antoinette I dePanaiad,i5o2.
XXVII. Maurice de Castres, 3o sep-
tembre i5o6.
XXVIII. GÉRAUDE IV DE Palaja, I 5o6-
i5io.
XXIX. Antoinette II de Palaja, i5i8.
Quarante ans après, le couvent fut aban-
donné par les religieuses, à cause des rava-
ges des calvinistes; elles se transportèrent
à Carcassonne, & y restèrent près d'un siè-
cle. Les biens du couvent tombèrent entre
les mains des abbés de Villelongue, qui en
usèrent comme de leur propriété ; de iSyS
à i655, ils furent affermés aux seigneurs de
Villegly.
XXX. Cécile de NoÉ, d'abord abbesse
de Salenques, nommée à Rieunette par le
roi le 7 juillet 1648; répara les ruines du
monastère, rassembla de nouvelles reli-
gieuses & obligeâtes novices à fournir une
dot pour faire profession. Le syndic de
Villelongue s'opposa à sa prise de posses-
sion; un arrêt du parlement de Toulouse,
du 27 mars 1654, le força à abandonner ses
prétentions. Cependant l'affaire traîna en-
core longtemps, & Cécile mourut en 1662,
à Paris, où elle cherchait inutilement à
amener un résultat. A ce moment, les reli-
j;ieuses, réfugiées à Carcassonne, habitaient
une maison que leur avait donnée la dame
d'Herminis, veuve de M. de Bélissens.
XXXI. Elisabeth de Lévis, fille d'A-
lexandre, marquis de Lévis & de Louise de
Koquelaure, sa seconde femme, nommée
par le roi le 20 avril 1662. Elle continua
activement le procès entamé avec l'abbé de
Villelongue & obtint gain de cause en
1663. Elle eut encore à lutter avec l'évèque
]iour l'établissement définitif du couvent
dans la cité de Carcassonne & avec les
seigneurs du voisinage pour le recouvre-
ment de ses biens. Elle fut assassinée sur la
grande route le l3 juin 1671 ; on soupçonna
le seigneur du Villar en Val d'être son as-
sassin.
XXXII. Marie-Marthe de Bruyères
DE Chassel, fille du baron de Chalabre,
nommée par le roi en 167 1 ; morte en 1682.
XXXIII. Madeleine-Marie-Marthe
AuGER, i683; vivait encore en 1712. Elle
fit reconstruire une partie du couvent &
acquit de grands biens.
XXXIV. Catherine de Lostanges de
Beduer, 1721-1730.
XXXV. Françoise de Montcalm de
Saint-VÉRAN , nommée le 27 décembre
1731; elle mourut le 6 novembre 1769, à
l'âge de cinquante-cinq ans.
L'abbaye fut supprimée en 17 61 par
l'évèque de Carcassonne, M. de Bezons,
& unie à une maison du même ordre, à
Lombez, au diocèse d'Auch. [A. M.]
NOTE CXLII
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Chartreuse de Bonnefoy.
(Diocise de Viviers.)
A chartreuse de Bonnefoy, dont l'éta-
blissement remonte environ à ii56, fut
l'une des plus importantes colonies de l'or-
dre de Saint-Bruno. Richement dotée par
les seigneurs du pays, protégée & enrichie
par les papes & par les rois de France, elle
fut durement éprouvée par les guerres de
religion.
Voici une liste de ses prieurs, beaucoup
plus complète que les listes imprimées, que
nous devons à l'obligeance de M. l'abbé
Rouchier, connu depuis longtiiiips pour
ses recherches sur le Vivarais'.
Note
141
L
Liste des Prieurs.
I. Robert I, prieur de la chartreuse
de Bonnefoy, reçoit, en 1179, de Guil-
' Voir, sur les privilèges At cette chartreuse,
Poncer» Mémoires h'isîoritjues sur le Vivarais, iSyS;
in-8"; t. 3, p. 54-108.
Note
142
Note
142
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
laume-Jourdain, seigneur de Mézenc, fon-
dateur du monastère, le manse Del Motos,
la moitié de ceux de Ville-Vieille & de
Ribelasse, le droit de pêche dans le lac
d'Arconne, & beaucoup d'autres biens. La
même année il transigea avec l'abbé d'Ai-
guebelle sur les limites respectives des
pâturages que les deux monastères possé-
daient dans les paroisses des Sagnes & de
Sainte-Eulalie. Cet accord fut conclu par
l'entremise du prieur du Val-Sainte-Marie
& de Girard, convers de la chartreuse.
II. Jean, prieur en ii83. En 1184, Ber-
trand d'Anduze, seigneur de Sommières,
fit donation à la chartreuse de Bonnefoy
de dix saumées de sel à prendre annuelle-
ment dans la ville de Sommières, exempts
de tous péages & autres droits.
III. Jarenton de Servissas, 1187-
II 89, traita avec Bernard d'Arsas, abbé de
Saint-Chaffre , du rachat des dîmes que
l'abbaye prenait sur certaines terres de la
chartreuse, pour la somme de mille sous
du Puy. On voit par une autre charte que
Pons, seigneur de Montlaur, paya lui-
même à Saint-Chaffre cette somme de mille
sous dont il fit donation aux religieux de
Bonnefoy.
IV. Odilon, 1190. Sous ce prieur, Rai-
mond, duc de Narbonne & comte de Tou-
louse, prit la chartreuse sous sa protection
& y fit b.itir une église. Vers le même
temps, Hugues, seigneur de Mczcnc, lui
donna <Je grands biens.
V. Guii.i.Ai'ME DE Fourchades, issu
d'une maison fort ancienne du voisinage,
1197-12C1. Ce prieur reçut d'importantes
donations d'Aymar de Poitiers & de sa
femme Philippe, fille de fiuillaunie-Jour-
dain, & d'Armand, seigneur de Contai-
gnet. Ces sires de Contaignet doivent être
comptés parmi les bienfaiteurs de Bonne-
foy. Le même s'accorda avec Philippe, abbé
de Mazan, sur les limites des pâturages
c[ue les deux maisons possédaient dans les
environs de la montagne de Mézenc.
VI. Odilon Alféran, i2i5.
VII. Jean Lautuier, 1216-1220. Il
ac([uit de Gérenton de Mézenc, les terres
de Chaumène,des Effraits& de Vacheresse
pour le prix de trois mille cinq cents sous
du Puy. Albert de Jaujac donna, la même
649
année, à la chartreuse, le village de Té-
risse avec ses dépendances & une rente de
vingt livres. En 1219, Pons, seigneur de
Montlaur, & Miraille, sa femme, cédèrent
tous les droits qu'ils pouvaient avoir dans
les limites de Bonnefoy.
VIII. Jaucelin, 1222; Guillaume de
Burine, fils de Guigue, confirme les dona-
tions faites par son oncle Hugues de Mé-
zenc, à Bonnefoy, & reçoit trente livres à
titre de gratification. En 1223, Jaucelin fit
confirmer la vente consentie par Gérenton
de Mézenc à son prédécesseur. Il reçut de
Hugues, seigneur de Burzet, & de Cha-
berte, sa femme, tout ce qu'ils possédaient
aux Estables en alleux, fiefs, cens, ren-
tes, &c., à la charge pour le prieur de
donner un repas chaque année aux reli-
gieux, le jour de l'octave de Saint-Michelj
les donateurs ajoutèrent une rente an-
nuelle d'un demi-muid de vin. Cette dona-
tion, à la prière du seigneur de Burzet, fut
approuvée & scellée par l'évêque du Puy.
IX. Gibert, 1225.
X. Armand, 1227.
XL Guillaume d'Aix, 1228. Sous ce
prieur, il y eut une sentence arbitrale
entre l'abbaye de Saint-Chaffre & Bonne-
foy pour la fixation des limites de leurs
propriétés respectives. En 1229, Chabert,
seigneur de Contaignet, & ses deux fils,
donnèrent au couvent le manse de Frey-
cenet, & divers droits dans la forêt de
Serre-Moret.
XII. Guillaume d'Alconat, 1240-
1252. En 1249, la comtesse de Valentiiiois,
Philippine de Fay, fille du fondateur de
la maison de Bonnefoy, confirma toi'tes
les donations de sa famille & y ajouta de
nouvelles libéralités, à la charge d'un an-
niversaire qui se célébrerait le lendemain
de la décollation de saint Jean-Baptiste,
]iour le repos de l'âme de feu Guillaume
Jourdain, son père. En I25l , Pierre Ythier,
seigneur de Géorand, concéda aux reli-
gieux le droit de pêche dans le lac d'Issar-
lès & un jet sur le rivage dudit lac, appelé
/ou Pal de la Cabote.
XIII. LiOUTAUD, 1256.
XIV. Etienne, 1260.
XV. Antklme de TuRcy, 1267, tran-
sige avec le cardinal de Bourg, archevêque
Note
142
Note
142
65o
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
de Narboime & abbé de Saint-Chaffre, au
sujet de la forêt dite de Lafont, dont l'é-
tendue est évaluée à neuf cent soixante-
treize cartonnâtes (la cartonnate de huit
cents pas, ce qui porterait la superficie à
environ deux cents setérées).
XVI. Martin, 1270.
XVII. Raimond Richard, 1271.
XVIII. Lambert, 1276.
XIX. Raimond Olivier, 1279- 1284,
échange avec Aymar de Poitiers la rente
de quarante sous accordée aux chartreux
par ses prédécesseurs, à prendre sur la
leude de Privas, à charge, pour le prieur,
de traiter honorablement ses religieux &
de leur donner un repas le jeudi saint de
chaque année. Le prieur reçut en échange
la moitié du mas de la Vacheresse.
XX. Pons de Saletas. 1289.
XXI. Hugues de Modiac, 1292-1293.
Pons, baron de Montlaur, par son testa-
ment du 6 mai 1293, fonda dans l'église de
la chartreuse la chapelle dite de Montlaur,
dotée d'un revenu annuel de quinze livres.
XXII. Ancei.in de Ravel, 1299-1302,
transige avec Guillaume de Poitiers, tou-
chant les droits de justice & de suzerai-
neté sur les hommes & le* terres de la
chartreuse.
XXIII. Jean de Cremelin, 1304.
XXIV. Hugues Guinenam, i3o6.
XXV. GuÉRiN DE Salency, i3o7-i3o9.
Il eut un différend avec Raimond, abbé de
Mazan, au sujet de certaines propriétés sur
lesquelles les deux maisons prétendaient
avoir des droits. La contestation fut termi-
née en i3o8 par l'arbitrage de noble Hu-
gues de Talaron, bailli de Fourchades.
XXVI. Guillaume d'Amplepuy, i3io.
XXVII. Pierre Raimond de Gos-
CHALK, i3i5-i332. Accensa le bois de
Clergeac aux hommes de Bonnefoy, habi-
tant les paroisses des Estables & du Mo-
nastier, sous la censive d'un quarton de
froment pour chaque famille.
XXVIII. Jean de Crémial, i333-i335.
Sous son priorat, Bonnefoy eut à soutenir
un grand procès contre Guillaume de Con-
taignet, qui disputait aux religieux la jus-
tice du lieu de Veiradeyres. Condamnés
par le juge royal du Vêlai, au siège de
Montfaucon, à une amende de mille livres
pour avoir fait abattre les fourches plan-
tées au lieu de Veiradeyres par les gens du
sire de Contaignet, les chartreux se rendi-
rent appelants devant le sénéchal de Beau-
caire, qui cassa la sentence du juge royal
du Vêlai & confirma les religieux dans
leurs droits de seigneurs justiciers des lo-
calités dont il s'agissait (i335). L'année
précédente, Guillaume de Poitiers, sei-
gneur de Fay & de Mézenc, avait fait une
fondation de vingt sous annuels pour un
anniversaire, le jour de la Conversion de
saint Paul.
XXIX. Jean de Fay, de l'ancienne mai-
son de ce nom, 1340, fit vérifier par le
juge royal de Vêlai les divers privilèges de
franc-salé que la chartreuse de Bonnefoy
avait obtenus des principaux seigneurs du
Midi.
XXX. GuiGUES Raitlet, 1344.
XXXI. Jean de Fay, prieur pour la se-
conde fois, i353.
XXXII. Raimond de Coquiset, i358.
XXXIII. Jean du Breuil, iSSg.
XXXIV. Guillaume Loup, i362-i366.
Au mois de mars i362, par lettres patentes
datées de Villeneuve-lès-Avignon, le roi
Jean prit sous sa sauvegarde & protection
le prieur & le couvent de Bonnefoy, &
confirma leurs droits & privilèges. Guil-
laume transigea, le 3 octobre r363, avec
les sujets tenanciers de la chartreuse sur
le mode de paiement de leurs rentes.
XXXV. Martin Raimond, 1370.
XXXVI. Guillaume de Montarel,
1873.
XXXVII. Nicolas de Melis, 1877.
XXXVIII. Martin Raimond, prieur
pour la seconde fois, 1879.
XXXIX. Dominique du Puy, i383.
XL. Bertrand de l'Host, 1391.
XLI. Dominique Reynier, ligS.
XLII. Gautier de Chateauneuf,
1396. Le prieur de Bonnefoy était partisan
de Boniface IX, & son général Boniface
Ferrier reconnaissait Benoît XIII qui sié-
geait à Avignon. Gautier se saisit de tous
les papiers de sa chartreuse & les envoya à
Rome. Il fut bientôt déposé, déclaré inha-
bile à exercer des fonctions dans l'ordre,
mis en pénitence & condamné à manger à
terre une fois le mois.
NOTB
142
NoTB
142
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
6;
)i
XLIII. Bertrand de l'Host, second
priorat, iSçS.
XLIV. Guillaume de Rumilhon,
1406.
XLV. Jean Vincent, 1409.
XLVI. Jean Sarrasin, 14095 obtint le
jo février de cette année des lettres paten-
tes de Charles VI, confirmant lespriviléges
de la chartreuse.
XLVII. N. DE MORTEMAR, I412.S0US
son priorat, Jean de Montravel dit l'Her-
mite, seigneur de Mézenc & d'Argental,
qui venait de faire réparer son château de
Mézenc, donna aux chartreux de Bonne-
foy le quatrième étage de la tour de ce
château pour s'y réfugier & y déposer
leurs joyaux & meubles en temps de guerre.
XLVIIl. Jean Vincent (second prio-
rat), 1416.
XLIX. Pierre Ferréol, 1424.
L. Guillaume DE Rumilhon, de nou-
veau, 1426.
LI. Bernard de Montferrand, 1428.
LU. Jean Vincent (troisième priorat),
1431.
LUI. Jean Bottet, 1438.
LIV. Jean Vincent, prieur pour la
quatrième fois, 1444-1453. Il acquit, en
1445, divers fonds & rentes à Saint-Mar-
tial, Chueyts, Montpezat & Aubenas, &
ces acquisitions furent amorties par lettres
de Jean d'Estampes, trésorier général du
roi en Languedoc, moyennant le payement
de vingt livres.
LV. Georges Guiguemen, 1446.
LVI. Jacques Valentin, 1449.
LVII. Jean Bottet (second priorat),
1449-
LVllI. Etienne Volle, 1468-1492. Il
r«fuse, en 1478, de rendre l'hommage
exigé par Aymar de Poitiers, seigneur de
Saint-Vallier, se fondant sur les transac-
tions intervenues entre ses prédécesseurs
& les anciens comtes de Valentinois. Il ob-
tint, en 1481, des lettres patentes du roi
Louis XI, par lesquelles ce prince exempta
les religieux de Bonuefoy des tailles que
les consuls d'Aubenas leur avaient impo-
sées pour les biens qu'ils possédaient dans
le territoire de cette ville; le 7 mai 1497,
le roi Charles VIII lui accorda des lettres
patentes, défendant à tous officiers de
guerre de loger leurs soldats dans les mai-
sons, granges & dépendances de Bonnefoy
& de prendre des fourrages & des denrées
sur les terres de ce couvent.
LIX. Pierre de Talaron, i5o2-i5i7,
obtient des lettres de sauvegarde de Fran-
çois I, renouvelant tous les privilèges
accordés au couvent par ses prédécesseurs.
LX. Jean Volle, i5i7-i538. Sous son
priorat, le roi François I déchargea les
religieux de Bonnefoy des impositions que
les évêques de Viviers avaient mises sur le
couvent, & de l'aide accordée au roi en
i523.
LXI. Simon Chane, i54I-i55i. A cette
dernière date, Jacques de Tournon, sei-
gneur de la Chèze & de Contaignet, lui fit
abandon de divers territoires, qui furent
ensuite délimités par Jean Eschalier, dit de
Liossac, bailli de Contaignet.
LXII. Antoine Chamar, i55i. Sous ce
prieur, la chartreuse fut prise en i559, par
les calvinistes qui le massacrèrent avec
plusieurs de ses religieux.
LXIII. Jean Barre, j57o.
LXIV. Pierre Fazandier, 1577.
LXV. Mathieu Malescot, 1578.
LXVI. Joachim Bresnaud, i583,
LXVII. Antelme Fournier, 1584.
LXVIII. Jean de Laval, 1587.
LXIX. Raimond Audibert, i588.
LXX. Antelme Fournier (second prio-
rat), 1591.
LXXI. Antoine de la Fallu, 1595.
Il était encore prieur lorsque, le 19 mars
i599, le nommé André Verdier de la Va-
cheresse, paroisse des Estables, fit entre
ses mains l'abandon plein & entier de ses
biens à condition d'être reçu au monastère
en qualité de donat.
LXXII. Pierre Druis, 1604.
LXXIII. Claude Janot, 1606.
LXXIV. Jacques Bournot, 1610,
LXXV. Claude Janot (second priorat),
1616.
LXXVI. François de Lingende, 1620.
Le 28 mars de cette année, il reçoit de
Juste-Henri de Tournon, baron de Cha-
lencon, l'investiture de la seigneurie de
Mézenc & des Estables, que son prédéces-
seur avait acquise, le 5 décembre 1617, de
nobles Claude & Christophe de Chamalzel.
Note
14Z
Note
141
652
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
LXXVn. Pierre Maignet, 1622. Pen-
dant-les troubles qui eurent lieu dans la
Province, la chartreuse reçut une garni-
son de quinze hommes de guerre, que le
duc de Montmorency porta à vingt. Cette
garnison devait être entretenue aux frais
des sujets de cette maison, obligés eux-
mêmes d'y faire le guet. En considéra-
tion des grandes pertes qu'ils avaient su-
bies pendant les guerres civiles, le roi
Louis XIII accorda aux chartreux de Bon-
nefoy tous les biens, meubles & immeubles
du seigneur de la Tour Panissac & du
capitaine la Brugière , confisqués pour
crime de rébellion; cette donation est du
3o juin 1622. Le même prieur obtint de ce
prince des lettres d'exemption du logement
des gens de guerre, données à Grenoble,
le 6 août i63o. Mais, fatigués des vexa-
tions continuelles qu'ils avaient à souffrir,
les chartreux de Bonnefoy songèrent, d'ac-
cord avec Henri de Bourbon, prince de
Condé, à s'établir à Moulins. Ils avaient
déjà fait l'acquisition d'un local dans les
faubourgs de cette ville; la fondation avait
été autorisée, le 28 novembre 1623, par le
général des chartreux; un certain nombre
de religieux s'étaient même transportés à
Moulins, lorsque l'évêque de Viviers écri-
vit au prieur dom Maignet pour s'opposer
au transfert. La lettre de ce prélat est
datée du 11 juin 1627. Cette opposition fit
échouer le projet.
LXXVIII. Robert des Marins, i636.
LXXIX. François de Lingende (se-
cond priorat), 1645. Son second priorat
fut marqué par un terrible incendie qui
détruisit la chartreuse, le 8 février i653.
Il ne resta debout que les murailles. La
plus grande partie des meubles, de la bi-
bliothèque, des titres & papiers du monas-
tère furent la jjfoie des flammes.
LXXX. Louis HoDON, i656.
LXXXI. Nicolas Dubois, i658.
LXXXII. Claude de la Roche, 1669,
requit Marcellin Besson , juge des Esta-
bles, pour vérifier & inventorier les titres
& papiers qui avaient échappé à l'incendie
du couvent. (Inventaire du 22 avril 1669.)
LXXXIII. Antelimk de Turcy, 1679.
NOTE CXLIII
AJOUTÉE par les NOUVEAUX ÉDITEURS.
Etahlissements religieux de la ville
6" du diocèse d'Alhi ' .
L'ÉVÊCHÉ qui, après 1676, devint l'ar-
chevêché d'Albi, comprenait trois cent
vingt-sept paroisses, depuis la création de
la cathédrale de Castres, fondée en i3i7
par le pape Jean XXII. Nous n'avons pas à
revenir sur son origine ik sur la chronolo-
gie de ses évêques; une note insérée dans
ce volume, p. 383 & suiv., & les recherches
des Bénédictins doivent suffire à l'étude de
ce sujet. Nous voulons seulement réunir
ici, ainsi que dans les notes suivantes sur
les autres diocèses du Languedoc, un cer-
tain nombre de renseignements, qu'il se-
rait, croyons-nous, difficile de trouver
coordonnés ailleurs. Nos sources seront
les manuscrits & les imprimés; pour Albi
particulièrement, nous avons dépouillé
avec soin la volumineuse collection Doat,
à la Bibliothèque nationale, & un volume
du fonds Baluze, qui contient nombre de
' Nous avons consacré les Notes qui précèdent à
l'histoire des diocèses & des abbayes du Langue-
doc, mais la matière est si riche qu'il n'a pas été
possible de l'épuiser d'un seul coup. D'ailleurs,
une foule de petits établissements religieux, sur
lesquels on ne possède que peu de renseignements
ou qui ont été considérés comme ayant une trop
faible importance, ont dû être négligés. D'un autre
côté, au fur & à mesure que nous avancions dans
notre travail, la découverte de documents nou-
veaux nous a convaincus que dans les listes déjà
données d'après le Gallia Christiana & d'autres
ouvrages, quelques rectifications étaient devenues
nécessaires, même après celles que nous avions déjà
faites; ces considérations nous ont engagés à con-
sacrer aux diocèses du Languedoc une nouvelle
série de Notes, dans lesquelles nous donnerons sur
les établissements religieux de toute sorte que ren-
fermait chaque diocèse le peu que l'histoire a pu
nous apprendre, en corrigeant, par la même occa-
sion, ce que nous aurons trouvé devoir être rectifié
dans les Notes antérieures. Ces NotL's ne feront
donc pas double emploi avec les piétédentes.
It. M.l
Note
■ 43
Note
.43
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
653
documents sur cette église ; ces deux col-
lections fourniront le catalogue diploma-
tique que nous insérerons au tome V de la
présente édition. Ajoutons-y les imprimés
dont les noms sont en note'; enfin le
tome 38 de la collection de Languedoc,
qui contient un grand nombre de rensei-
gnements que les Bénédictins n'ont pas
employés.
Cet évéché, un des plus considérables
de France, avait, au dix-huitième siècle,
cent mille livres de revenu ; en effet, par
suite d'achats de toute sorte & de transac-
tions multipliées, effectuées dans le cou-
rant des treizième, quatorzième & quin-
zième siècles, ses prélats avaient fini par
posséder la plus grande partie des dîmes
de leur diocèse, & de plus, depuis fort
longtemps, ils possédaient la seigneurie de
la ville d'Albi.
Le premier point ressortira suffisam-
ment du catalogue des pièces relatives à
Albi inséré au tome V de cette édition;
quant à l'autre question, nous croyons de-
voir en parler avec quelque détail.
On n'a pas pour l'évéché d'Albi de titres
remontant aux temps carolingiens, & les
évèques n'eurent point de part dans l'attri-
bution des droits de justice & autres reve-
nus domaniaux, que les princes de cette
époque & surtout Charles le Chauve firent
à plusieurs évèques de la Province, no-
tamment à ceux de Narbonne & d'Agde.
Aussi, quand arriva l'époque féodale, l'évê-
que se trouva-t-il dépendre complètement
du comte ou du vicomte du pays, & sa
charge devint un fief à la disposition de ces
seigneurs. En 1087, le comte de Toulouse
attribua à sa nouvelle épouse. Majore,
entre autres revenus, l'évéché d'Albigeois,
la cité, la monnaie, le marché, episcopatum
Albiense, & civitatem, & mercatum, &c. Au
' Etudes historiques & documents inédits sur l'Al-
higeots, le Castrais Sr l'ancien dioct^se de Lavaur, par
Compayré ; Albi, [841. In-8". — Histoire de l'an-
cienne cathédrale & des éyèijues d'Alii, par Eugène
d'Auriac; Paris, i858. — Notice historique & des-
criptive sur Sainte-Cécile d'Âlhi ^ par Hippolyte
Crozes ; Toulouse, 1841. In- 8°. — Description
naïve & sensible de la fameuse église Sainte-Cécile
d'Alii, annotée par Eugène d'Auriac; Albi, 1857.
In-12.
premier abord, on pourrait ne voir dans
ces mots que l'indication des revenus que
le comte percevait dans l'évéché d'Albi;
mais une autre charte vient en fixer le
sens & permet de juger jusqu'à quel point
la simonie avait envahi le Midi de la
France. Cet acte, que dom Vaissete rap-
porte à l'an io38, est la vente de l'évéché
d'Albi, fondé en l'honneur de sainte Cé-
cile, à un certain Guillem, fils de Bernard-
Aimard ; cette vente est effectuée pour
l'avenir, du vivant même de l'évêque Amé-
lius; ce Guillem aura le droit de prendre
pour lui-même les fonctions épiscopales
ou d'en faire bénir un autre à sa place,
(ut si intus se fecerit, aut alium episcopum
fecerit benedicere '.) Dans tous les cas, sa
vie durant, il aura l'évéché &, sans doute,
les revenus; mais, sur ces revenus, les
vendeurs se réservent ia moitié de la sei-
gneurie (Jominicatura) , sauf les droits sur
les consécrations, les messes, les péniten-
ces & les receptes (receptos); si les feuda-
taires de l'évêque payent régulièrement
les droits de mutation (dona), les ven-
deurs en ont la moitié ; le tout valait cinq
mille sous. Les vendeurs étaient le vicomte
de Nimes & d'Albi, Bernard-Aton, & son
frère, Frotaire, évêque de Nimes, comme
vicomtes d'Albi; ce dernier semble, en
effet, y avoir exercé à peu près les pou-
voirs de vicomte; les deux frères parta-
geaient avec le comte la suzeraineté de
l'évéché, &, dans ce marché, on stipule le
droit de ce dernier, qui est de deux mille
sous. On peut se figurer quel évêque pou-
vait être un pareil acheteur, ou de quelle
indépendance devait jouir celui qu'il avait
fait consacrer à sa place; il est vrai que
tout cela se passait avant le pontificat de
Grégoire VII,
C'est au douzième siècle que le pouvoir
des évèques commença à balancer celui
des vicomtes ; ceux-ci, de la puissante mai-
son de Nimes, devenus maîtres de Carcas-
sonne & du Razès par une usurpation,
avaient besoin de l'appui du clergé, &
dans tous leurs États ils lui accordèrent la
plus grande indépendance; c'est ainsi qu'à
' Voir tome V, la pièce CLXXXI, col. 43^-433 ;
intus a ici le sens de dans l'intervalle.
Note
143
654
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Albi, en 1144, le vicomte Rotçer aban-
donna l'usage inique de piller les effets &
les biens meubles de l'évèque après sa
mort; cet usage, que l'on appelait le droit
de dépouille (.jus spolii), disparut à peu près
universellement dans le Midi, à la fin du
onzième & au commencement du douzième
siècle. L'archevêque de Bourges, métropo-
litain d'Albi, confirma l'abandon de Roger.
Dès lors le pouvoir de l'évèque ne fit plus
qu'augmenter &, au milieu du douzième
siècle, son autorité remplaçait en partie
celle du vicomte dans la cité. Quant au
comte de Toulouse, il n'était plus ques-
tion de sa suzeraineté.
Le vicomte, d'ailleurs, pressé par des
besoins financiers, renonça peu à peu à
ses droits de suzeraineté; c'est ainsi qu'en
1190 nous le voyons céder, pour deux ans,
à Isarn Jeisa & à Pierre Hugues d'Albi ,
ses droits de leude sur les bêtes à cornes,
& les ouvrages des merciers, savetiers &
autres marchands, moyennant deux mille
cinq cents sous du comte Raimond; la
même année, devant trois mille sous à
Élie & à sa mère Cartenguda, il leur cède
pour trois ans les produits de la boucherie
de la même ville". Du reste, ces revenus
appartenaient déjà en partie au chapitre
de Sainte-Cécile, qui les avait rachetés, en
1177, de Guillem-Jourdain. A la même
époque, nous voyons l'évèque, Guillaume-
Pierre, de concert avec les prud'hommes
d'Albi, convenir de la peine que l'on doit
appliquer à l'avenir aux auteurs des vio-
lences commises dans l'intérieur de la
ville (acte de 1188). Aussi devenait-il né-
cessaire de régler les pouvoirs des deux
seigneurs & de fixer les limites de leurs
juridictions respectives; en 1193 (v. st.),
le vicomte de Lautrec, Sicard, Pierre de
Brens, Doat Alaman & plusieurs autres
réglèrent la question. Après examen des
titres des deux parties, audition de leurs
témoins, il fut déclaré que tous les fiefs de
chevaliers (cavalarias) que l'évèque tenait
dans la vicomte par legs ou par aumône, il
devait les tenir du vicomte & lui en rendre
tous les devoirs dus par les anciens pos-
sesseurs; quant au Castelviel d'Albi, em-
placement du château vicomfal, les justices
en appartinrent tout entières au vicomte;
dans le reste de la ville, les deux tiers de
la haute justice (cautions, crimes de sang,
brigandage, adultères, faux poids & fausses
mesures, leudes non payées), appartinrent
à l'évèque; le reste au vicomte. On divisa
de la même façon les menues redevances
levées sur les marchands & sur les mar-
chandises '.
Dès lors l'évèque jouit librement de son
pouvoir, & exerça tous ses droits de sou-
verain; en 1202, il permet la construction
d'un moulin sur le bord du Tarn, au des-
sus du pont, en s'y réservant la moitié des
produits. Pendant la guerre des albigeois,
ses domaines s'accroissent; en 121 2, Simon
de Montfort lui donne les châteaux de
Rouffiac & de Marsac, en s'y réservant le
droit de régale ou de remise de la forte-
resse pendant la vacance du siège. En
1218, Amauri lui engage pour trois ans le
Castelviel, dernière possession des vicom-
tes dans la ville, & pendant tout ce temps
l'évèque y fut seul le maître; en 1220,
il exerce avec les consuls son pouvoir
législatif, promulgue les premières cou-
tumes d'Albi, & renonce à lever des im-
pôts extraordinaires sur les bourgeois. En
1227, nous le trouvons échangeant avec
le prévôt de Sainte-Cécile une partie de
l'honneur vicomtal.
Cependant, à la suite de la guerre des
albigeois, la maison des Trencavels avait
perdu tous ses domaines, & le traité de
Melun assurait à saint Louis la posses-
sion du pays (1229); le conseil du roi
voulut faire régler les droits respectifs du
nouveau maître & des seigneurs ecclésias-
tiques, &, à la suite d'une enquête, con-
duite par Pierre de Colmieu (de Colleme-
dio), une sentence du 4 décembre de la
même année attribua à l'évèque d'Albi la
haute justice, le droit de confiscation &
' Cet accord de iipî fut plus tard reproduit,
mais traduit, dans une enquête dressée par le sé-
néchal de Carcassonne en i 252 '; on n'en fit dispa-
raître que la clause relative aux fiefs possédés par
révêque; cette enquête servit pour la rédaction de
l'accord de 1264, analysé plus bas.
■ Collection Doat, vol. 168, f" 3oi-3o3.
» Voir au tome V le Catalogue d'Albi.
Note
143
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
& put établ
655
la garde des clefs de la ville; la basse jus-
tice fut déclarée commune au roi & à l'é-
vêque. Ce fut cette convention qui régla
les rapports réciproques des deux pouvoirs
commises, & put etaûiir un crieur pu-
blic. La basse justice, qui appartenait ja-
dis à l'évèque & aux Frotiers (Froterii),
fut commune entre lui & le roi; chacun
jusqu'en 1264; presque aussitôt l'évèque d'eux eut sou bailli, auquel les parties pu-
reprit le cours de ses acquisitions; en fé- rent s'adresser à leur choix; mais, pour
vrier i23o, il paya mille sous de Melgueil, sauvegarder la dignité royale, on déclara
au vicomte de Saint-Antonin, une partie que le roi de France n'aurait pas à faire
du comté & de la monnaie. En 1247, Guil- hommage de cette basse justice à l'évèque;
laume de Minerve lui vend un fief au seulement, en cas d'aliénation ou d'inféo-
Castelviel. En 1232, Pierre de Najac lui dation de la part du roi, le nouveau pos-
cède une partie des leudes de la ville & sesseur lui devra de nouveau l'hommage &
sa part des menues redevances qu'il per- le serment. Le bailli royal prêtera serment
cevait sur les boutiques des marchands. à l'évèque & s'engagera à respecter ses
Nous le voyons en même temps ajouter de droits & prérogatives. Le roi ne pourra
nouveaux articles à la coutume de 1220 & demander de subside pour l'ost (com/^enjai/o
régler la perception des impôts (1236 & pro exerchu) , sans la volonté de l'évèque.
1245); cependant, il se faisait restituer les Les encours & les faidiments seront parta-
dîmes usurpées par les laïques dans son gés entre les deux parties; leur recherche
diocèse & percevait la pelade ou impôt de appartient au sergent du roi & au bailli
la paix, dont il avait ou prétendait avoir de l'évèque, qui jureront de s'y aider mu-
la moitié (acte de I25l, transaction avec tuellement & de bonne foi. C'est en vertu
les consuls de Gaillac)'.
C'est vers 1252 que les officiers royaux
manifestèrent l'intention de revenir sur la
convention de 1229; l'enquête plus haut
mentionnée date de cette époque, & natu-
rellement une question aussi grave de-
manda de longues années pour être réso-
de cette convention que les évèques d'Albi
possédèrent, jusqu'en 1789, la seigneurie
temporelle de la cité.
Ainsi d'accord avec le roi, l'évèque eut
encore à s'accorder avec les consuls, aux-
(|uels il fallait faire accepter la juridiction
de son bailli ; il y parvint & , par acte de
lue; elle ne le fut qu'en 1264; il avait septembre 1269, il fut décidé que, pour
fallu obtenir le consentement du pape
Urbain IV, puis celui de l'archevêque de
Bourges; le pape exhorta celui-ci à con-
sentir à la transaction proposée par bulle
du i3 décembre 1262; l'archevêque n'y
consentit qu'en juin 1264; la convention
fut définitivement arrêtée en décembre
suivant.
Le différend entre le roi & l'évèque
portait sur les encours & les faidiments
(crimes d'hérésie & de forfaiture), & sur
la haute justice de la cité. Celle-ci fut
attribuée à l'évèque; il put recevoir &
exiger des habitants le serment de fidélité;
il eut la garde des clefs, les encours & les
' Il semble que ce soit de celte époque que d.iie
la prétention des archevêques de Bourges à rece-
voir des évéques d'Albi le serment de fidélité pour
la seigneurie temporelle de cette ville j cette pré-
tention, qui n'a pas d'origine historique, paraît
pour la première fois dans un acte de |255.
rendre la justice, le bailli s'adjoindrait
vingt prud'hommes; la garde des clefs de
la ville appartenant à l'évèque, il les confia
aux consuls, sans causer de préjudice à
son droit non plus qu'à celui de son suze-
rain, l'archevêque de Bourges. Du reste,
l'accord de 1264 fut toujours fidèlement
observé au moins par le pouvoir central,
sinon par ses officiers; en 1278, i339, 1349,
1371 & 1378, nous voyons les viguiers &
baillis royaux prêter aux évéques les ser-
ments stipulés par la convention. En i3ii,
Philippe le Bel ordonne au sénéchal de
Carcassonne de maintenir l'évèque dans la
possession de la justice dont il jouit en
vertu de cette ancienne transaction; en
i320, on renouvelle & on reconnaît son
privilège de ne jamais aller que volon-
tairement à la guerre. En 1328, on force
les consuls à prêter serment au nouveau
roi ; de là appel du procureur de l'évèque
qui obtient gain de cause & confirmation
NoTS
,43
Note
143
656
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
par le roi de ses anciens droits (24 fé-
vrier 1328). Quelques années plus tard,
un certain nombre d'habitants de la ville,
sujets de l'évéque, cherchèrent à se sous-
traire à son autorité en fondant une con-
frérie de Saint-Louis, placée sous le pa-
tronage du roij celui-ci leur avait permis
de poser des panonceaux à ses armes ;
1 evêque se plaignit, & des lettres de juil-
let 1343 & d'autres de 1344 abolirent cette
confrérie & lui retirèrent la protection
royale.
Eu vertu de la même convention, l'évé-
que avait le droit d'imposer & de lever les
taxes, de fixer le prix des denrées, de nom-
mer le capitaine de la ville, de régler le
service du guet (actes de 1343, i354-55, &
aussi de i35j & i36i : lettres du maréchal
d'Audeneham); contesté par le sénéchal
de Carcassonne, ce droit fut rendu à l'évé-
que par un arrêt du parlement du 28 juillet
l363. L'évéque avait encore la haute po-
lice de la ville, pouvait réprimer les scan-
dales & faire respecter les bonnes mœurs
(acte de 1484).
Outre ces droits dans la cité d'Albi, il
avait encore, au treizième siècle, un atelier
monétaire installé à Bonafous, & dont il
partageait les profits avec le comte de Tou-
louse & Sicard Alaman ; cette monnaie
s'appelait Raimondine, & avait cours dans
les diocèses d'Albi, Cahors & Rodez; peu
actif pendant le règne d'Alphonse, cet ate-
lier se rouvrit un instant en 1278'. Ajou-
tons-y le commun de la paix ou pezade,
sujet de querelles p^-pétuelles entre lui &
ses diocésains (accord de l36o, arrêt du par-
lement du 19 décembre 1478). Il avait en-
core le droit d'avoir des notaires, & avait
la garde de leurs rôles après leur décès
(acte de 1280). Enfin, il possédait la plu-
part des dîmes du diocèse & était, comme
on disait au dix-huitième siècle, gros dé-
cîmateur. En effet, depuis le milieu du
treizième siècle jusqu'à la fin du quator-
zième, les évêques s'appliquèrent tous,
sans exception, à faire restituer les dîmes
usurpées par les laïques, & y réussirent
dans un grand nombre de paroisses; plus
* Boutaric, Saint Louis & Aïfonse de Poitiers,
p. 214-15.
tard, c'était encore la meilleure part des
revenus de leur mense, & ils touchaient
autant de fois dix mille livres que le setier
de grain valait de livres '.
L'évêché d'Albi était, comme la plupart
de ceux de France, astreint à la régale.
Dans la donation de Simon de Montfort,
plus haut mentionnée, nous trouvons ce
droit indiqué & réservé par le donateur.
En 1278, une charte du bailli d'Albi,
Geoffroi de Varennes, nous montre la
régale prélevée sur les dîmes appartenant
à l'évéque; en l3l4, nous voyons ces
droits de nouveau exercés, mais il y avait
contestation & le roi, dans le doute, or-
donna une enquête à ce sujet; en atten-
dant, il leva la régale des châteaux donnés
autrefois par Simon de Montfort. En i334,
enfin, nous trouvons le droit de régale
contesté au roi par le chapitre, qui soute-
nait que la jouissance du temporel, pen-
dant la vacance du siège, lui appartenait.
Voici sur la liste des évêques d'Albi,
publiée plus haut dans le présent volume,
page 383 & suivantes, un certain nombre
de légères rectifications.
X. DiDON est indiqué non pas par la
Vie de saint Amand , mais par une note
ancienne, contenue dans un manuscrit de
la bibliothèque d'Albi; on croit que cette
note est l'œuvre d'un faussaire'.
XI. Richard; Mabillon, dans ses An-
nales, année 647, dit que cet évêque n'est
connu que par la chronique rimée des
abbés de Castres.
XII. CiTRUiN avait été abbé de Castres.
XIII. Saint Amarand, abbé de Mois-
sac, est différent du saint Amarand, patron
du monastère de Vioux; celui-ci avait été,
dit-on, martyrisé sous Décius, & était,
en tout cas, antérieur au sixième siècle,
époque de la vie de saint Eugène'.
XXIII & XXIV.GoDEi.Ric & Paterne;
il faut intervertir ces deux noms : Paterne
est de 921, & Godelric de 926; en effet, la
charte de l'archidiacre Bénéberte est de la
vingt-huitième année de Charles le Sim-
' Compayré, p. 65.
' Voir à ce sujet, au tome II, Preuves, col. 44 j
& au tome I, 1. VII, ch. xxxviii.
' Voir tome I, p. 524.
Note
,43
Note
.43
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
607
plo, qui ne régna dans le Midi qu'à partir
de 898.
XLVII. Guillaume IV; le différend
entre Roger II & Saint-Pons est de 1171.
XLIX. Claude -André (Claudius An-
dré ae).
L. Guillaume V Pierre de Brens
remplit à partir de i2o5, mais par un ar-
rangement spécial, la charge de prévôt de
Sainte-Cécile; en lui faisant cette conces-
sion, le chapitre réserva son droit d'élec-
tion.
LI. Durand était encore évêque le
21 octobre 1253 (accord avec l'abbé de Vil-
lemagne), & son successeur, Bernard de
Combret, était encore prévôt de Sainte-
Cécile le 24 mars 1264 (transaction avec le
prévôt de Saint-Salvi).
LU. BERNAR.D II DE CoAIBRET paraît
en 1264; le siège était encore occupé par
lui le i5 juin 1271 : donation faite par lui
à Bertrand du Puy de ses droits sur les
biens de Béatrix, vicomtesse de Marsac.
LIV. Bertrand II des Bordes était
évêque dès le 28 juillet i3o8 (bulle de
Clément V); il dut quitter le siège d'Albi
avant sa mort, car le 21 juin i3ir, son
successeur Géraud établissait les carmes
dans sa ville épiscopale.
LVI. Béraud de Fargues; son ser-
ment de fidélité est du 3i mars i3i5. Il
vivait encore en juillet i333 & janvier
1334; au mois de juin suivant, le siège
vaquait & le roi en percevait les revenus
en vertu de son droit de régale.
LVII. Pierre de la Vie fit hommage
à l'archevêque de Bourges par procureur
le 16 octobre i336.
LIX. Guillaume VI Court était en-
core évêque le 21 septembre i338.
LX. Peitavin était encore évêque le
14 juin i35o.
LXI. Arnaud-Guillaume était encore
évêque le 27 novembre 1354.
LXV. Guillaume VII de la Voulte
était encore évêque le 5 octobre 1392.
Chapitre de Sainte-Cécile. — Le chapitre
cathédral de Sainte-Cécile fut fondé de
bonne heure; il apparaît dans les actes
dès le commencement du dixième siècle
& en 926, l'archidiacre Bénéberte lui
IV.
donnait le lieu de Montaignac; en 964,
on voit paraître le plus ancien prévôt
que l'on connaisse, Ebraldus. Au onzième
siècle, cette congrégation était déjà en
pleine décadence, &, grâce à la sirrfonie
qui s'était introduite jusque dans les di-
gnités capitulaires, les charges n'étaient
plus remplies & la régularité avait cessé
d'être observée. En 1072, se rassembla à
Albi un concile, composé de Guiraud,
cardinal-évêque d'Ostie, de Richard, ar-
chevêque de Bourges, de Frotard, évêque
d'Albi, & des vicomtes de Lautrec, Rai-
mond Sicard & Frotard ; cette réunion
procéda à la réforme de Sainte-Cécile, &
força les sacristains (major &■ minor) , le ca-
biscol, le trésorier & le doyen, à se désis-
ter des terres attachées à leurs charges, &
qui étaient probablement devenues pour
eux de véritables fiefs; l'évêque Frotard,
pour encourager cet exemple, délaissa de
même à la congrégation l'archidiaconé
dont il percevait indûment les fruits. A
partir de cette époque, le chapitre put
élire librement son prévôt & jouir d'une
vie un peu plus indépendante; toutefois,
il eut toujours bien soin de réserver ses
droits; c'est ainsi que sous Guillaume-
Pierre, l'un des prélats les plus remarqua-
bles du commencement du treizième siècle,
les chanoines jugèrent à propos, la dignité
prévôtale étant vacante par la mort d'Adé-
mar-Guillaume, de prier l'évêque d'en rem-
plir les fonctions, mais ils eurent grand
soin de se réserver le droit d'élire libre-
ment son successeur (acte de 120.')). Vers
le même temps, cet évêque reconnut que
le chapitre avait le droit de nommer les
deux archidiacres de l'église cathédrale, de
concert avec lui, & que, dans tous les cas,
ces dignitaires devaient être choisis parmi
les chanoines (acte de 1224). A la même
époque, le chapitre avait déjà une infir-
merie qui, possédée quelque temps par
l'évêque, lui fut restituée par un acte
de 1214. Enfin remarquons que, outre les
membres mêmes du chapitre, cette con-
grégation régulière admettait à cette épo-
que des frères ou donats. L'évêque avait
naturellement le droit d'intervenir dan.';
les règlements intérieurs, & en ï353, nous
le voyons consentir à un nouveau règle-
4»
Note
143
Note
.43
658
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
ment pour la recette & la distribution des
revenus.
Jusqu'au milieu du treizième siècle, le
chapitre de Sainte-Cécile avait observé les
règles monastiques, & les chanoines vi-
vaient en commun dans le cloître; c'est
peu après, vers 1260, qu'ils manifestèrent
leurs premières velléités de changer cet
état de choses & qu'ils résolurent de de-
mander leur sécularisation. L'enquête pré-
liminaire, les démarches de toute sorte à
faire auprès de la cour pontificale durèrent
vingt-huit ans, de 1268 (date de la première
mention) à 1297, date de la bulle de sécu-
larisation. Il semble que les chanoines de-
vaient y attacher une grande importance,
à voir l'insistance qu'ils mirent à la récla-
mer. Ils cherchèrent même à en jouir par
avance; c'est ainsi qu'en 1276 (v. st.), le
prévôt, Raimond de Fraissinel, avec le
consentement de l'évêque, Bernard de Cas-
tanet, fit des statuts éventuels en vue de
la sécularisation future; il y fut déclaré
qu'au cas où on pourrait obtenir la bulle,
le chapitre comprendrait trente & un pré-
bendiers & autant de chanoines; au nom-
bre de ces derniers on compterait l'évêque
& les deux archidiacres; l'évêque aurait
voix au chapitre & pourrait exercer sa
juridiction sur les membres de la congré-
gation, du moment que le prévôt les au-
rait exemptés de la sienne; la collation
des prébendes & des canonicats fut con-
cédée à l'évêque.
Mais la sécularisation tarda encore \ingt
ans, malgré les efforts du chapitre & de
l'évêque, & en dépit de toutes les démar-
ches. En 1278, les évêques de Rodez & de
Mende, Raimond & Etienne, commissaires
nommés par Nicolas III, informèrent sur
l'état des revenus du chapitre. Ils les trou-
vèrent suffisants pour trente & un pré-
bendiers, en y comprenant un prévôt,
quatre archidiacres, un trésorier, UJi chan-
tre & un sous-chantre; les prébendiers
pouvaient recevoir cinquante livres, les
dignitaires (prévôt & archidiacres) cent
cinquante; les autres soixante livres. A ce
moment le chapitre ne comptait plus que
vingt & un chanoines, qui s'acquittaiejit
fort mal de leurs fonctions & étaient tou-
jours en procès; les évêques conclurent à
la nécessité d'une prompte sécularisation.
Mais l'avènement d'un nouveau pape ne
tarda pas à remettre tout en question; en
1288, les chanoines font de nouveau sup-
plier le souverain pontife pour savoir si
son intention est de les laisser dans leur
état régulier ou de les séculariser; la ré-
ponse se fit attendre encore huit ans; en
1290, le chapitre dresse de nouveaux sta-
tuts relatifs à la participation de l'évêque
aux délibérations, à l'élection du prévôt &
à la collation des bénéfices. La bulle de
sécularisation est de septembre 1297; mais
elle n'était pas encore mise à exécution
en janvier 1297 (v. st.), date d'une som-
mation faite aux cardinaux délégués, d'y
procéder conformément aux dispositions
canoniques ; elle fut exécutée dans les
années suivantes. Entre autres disposi-
tions, cette bulle portait que l'évêque de-
vait acheter des domaines pour asseoir les
revenus tant des dignités instituées par
elle que des personats; les dignités rece-
vaient cent livres par an, les personats
soixante, payables en deux termes, à Noël
& à Pâques. L'évêque qui manquerait à
ces engagements devait encourir l'excom-
munication ipso facto; mais l'achat de
terres n'eut lieu que dans des proportions
au-dessous des besoins, & il y eut proba-
blement des prévarications; l'évêque Bé-
raud fut absous de cette faute par JeanXXII,
en i3i6.
A partir de ce moment jusqu'à la Révo-
lution, le chapitre vécut dans l'état sécu-
lier; au milieu du quatorzième siècle, il
se trouvait endetté envers la chambre pon-
tificale, qui percevait à cette époque des
droits énormes sur tous les bénéfices; il
fallut décider que la charge se répartirait
entre les nouveaux chanoines & que cha-
cun d'eux, à son entrée, payerait un demi-
gros à la chambre apostolique (i375).Peu
après, Anglicus, évêc|ue-cardinal d'Albano,
commissaire député par Grégoire XI, fit
de nouveaux statuts pour la distribution
des pitances dans le chapitre. Au commen-
cement du quinzième siècle, la corpora-
tion eut des démêlés avec Pierre, évêque
d'Albi, qui réclamait comme sienne une
partie de la mense capitulaire; en 1420,
Martin V commit les évêques de Vabre &
NOTB
.43
Note
.43
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
659
de Saiiit-Papoul pour juger de la justice
de ces demandes, &, probablement à la
suite de ces querelles, le pape assujettit
directement le chapitre à l'autorité du
Saint-Siège; il ne revint sous celle de
l'évêque qu'en 1475, lors de l'avènement
de Louis d'Amboise, homme modéré, juste
& bien disposé pour les chanoines de sa
cathédrale. En 1482, Sixte III fit instituer
un théologal dans l'église pour faire les
prédications & instruire le clergé; cette
charge subsista jusqu'en 1789. Enfin, une
bulle de Clément VII, de i532, porte qu'on
ne pourra être admis dans le chapitre ca-
thedra) que sachant chanter & instruit;
les chanoines, incommodés par le mauvais
air de la cité, purent résider ailleurs, sans
rien perdre de leurs bénéfices; la même
bulle règle leur costume.
Au dix-huitième siècle, le chapitre était
composé de la manière suivante : l'évê-
que, le prévôt, quatre archidiacres (Albi,
le Puy, Saint-Georges, Lautrec & Montmi-
ral) ; c'étaient là les dignitaires; venaient
ensuite les personats : trésorier, chantre,
sous-chantre & pénitencier ou théologal;
tous, dignitaires & personats, étaient cha-
noines; il y avait ensuite quatorze cano-
nicats simples; le canonicat de la préchan-
trerie était uni au collège ; puis six hebdo-
madiers, quarante-huit prébendiers, dont
vingt & un canonicaux & dix suppléants ;
la chapelle de musique; deux diacres, deux
sous-diacres, treize chapelains, deux be-
deaux ou marguilliers, enfin huit enfants
de chœur. L'archevêque nommait à toutes
les dignités : comme chanoine, il nommait
à tour de rôle aux canonicats. Le prévôt
était censé curé de l'église; c'était lui qui
administrait les sacrements aux chanoines;
tout le chœur réuni nommait un vicaire-
mage.
Parmi les églises dépendantes de Sainte-
Cécile, mentionnons en première ligne
celle de Sainte-Martiane qui, située primi-
tivement en dehors de la ville, n'y fut
comprise que plus tard, lors de ses pre-
miers agrandissements; elle existait dès le
dixième siècle (testament du comte de
Rouergue, 961). A l'origine & au dou-
zième siècle encore, elle était indépen-
dante & formait chapitre à part; vers cette
époque, elle tomba en décadence & fut
vivement disputée à Sainte-Cécile par
Saint-Salvi. En ii56, il y eut entre les
chanoines de Saint-Salvi & ceux de Sainte-
Martiane une querelle curieuse, & que le
vicomte Raimond-Trencavel eut peine à
apaiser; il s'agissait d'un repas réclamé
par les premiers aux seconds, à l'occasion
d'une procession annuelle que les clercs
de Saint-Salvi faisaient à l'église de Sainte-
Martiane, le jour de la fête de la pa-
tronne ; les réclamants eurent gain de
cause & purent exiger ce banquet an-
nuel. Ce fut en 1202 que Sainte-Martiane
tomba entre les mains des prévôts do
Sainte-Cécile; usurpée par des laïques,
elle était en pleine décadence, quand, le
!'■'■ août de cette année, Guillaume-Pierre,
évêque d'Albi, confirma les transactions
intervenues entre le prévôt & ses posses-
seurs; le lendemain, Guillem-Oalric ven-
dait tous ses droits sur elle, en stipulant le
paiement par Sainte-Cécile de la moitié de
l'albergue. L'union définitive fut pronon-
cée la même année par l'évêque, qui, en
i2o5, abandonna une redevance annuelle
de dix sous raimondins, qu'il y prenait;
par acte du même & de la même année,
l'albergue que réclamaient les clercs de
Saint-Salvi fut réduite à trente-cinq sous
raimondins. Mais il y eut encore de longs
débats entre les deux chapitres au sujet
des limites des cimetières de Sainte-Mar-
tiane & de Saint-Salvi, en 1253, & de la
préséance en 1233; une transaction de
cette dernière année décida que, dans
aucun cas, les cloches de Saint-Salvi ne
pourraient sonner avant celles de Sainte-
Martiane. Sainte-Martiane devint alors
un prieuré dépendant de la prévôté de
Sainte-Cécile (acte de 1288) &, plus tard,
une des paroisses de la ville.
Outre cette église de Sainte-Martiane,
le chapitre possédait encore Saint-Julien,
Saint-Estève & la Madeleine, toutes églises
paroissiales de la ville; elles lui apparte-
naient déjà en I2i5 (bulle d'Innocent III),
& en 1219, l'évêque Guillaume-Pierre lui
en assura la possession. Elles étaient ré-
gies par des recteurs, dont le prévôt avait
la nomination; en l354, le recteur de
Note
I ^3
Saint-Julien reconnut
que,
dans aucun
NoTB
.43
660
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
cas, les cloches des églises paroissiales ne
devaient sonner avant celles de Sainte-
Cécile; au cas où ce fait se serait produit,
le chapitre métropolitain pouvait faire en-
lever le battant des cloches qui auraient
sonné. Au dix-huitième siècle, la Made-
leine était devenue une annexe.
Parmi les droits dont jouissait le cha-
pitre de Sainte-Cécile, mentionnons le
droit de prendre le quart des biens-meu-
bles de l'évêque décédé; en 1474, il tran-
sigea avec Louis d'Amboise pour la suc-
cession de Jean, cardinal de Saint-Martin;
l'évêque acquit tous les meubles en payant
deux mille livres & les frais & dépens.
Un grand nombre de fondations furent
faites dans la cathédrale de Sainte-Cécile;
sans vouloir les mentionner toutes, nous
rappellerons les suivantes : en 1220, Pierre
Eripenne, bailli de l'évêque, donne le
quint de plusieurs vignes pour entretenir
une lampe perpétuelle dans l'église de
Sainte-Cécile. En 1428, fondation d'une
messe perpétuelle par Jacques, roi de
Hongrie, le jour de la fête de Saint-
Etienne, moyennant !a somme une fois
payée de trois cents écus d'or fin ; enfin,
en 1493, Louis d'Amboise assigne, sur les
produits du sceau de l'official, le prix de
seize cierges d'une livre à dépenser à cha-
que office à Sainte-Cécile. Les chanoines
de Sainte-Cécile, dès le douzième siècle,
acquirent une partie du domaine vicomtal
(acte de iiyS) & les évêques des treizième
& quatorzième leur firent de nombreuses
& importantes donations de dîmes & d'é-
glises'.
C'est au treizième siècle, & avec les
biens confisqués sur les hérétiques par
Bernard de Castanet, évêque d'Albi, c[ue
furent bâtis le palais épiscopal, demi-for-
teresse, demi-palais, & la cathédrale de
Sainte-Cécile, l'une des merveilles de l'ar-
chitecture gothique dans le Midi de la
France; elle ne tut pas élevée à la place
exacte que l'ancienne église avait occu-
pée, car, en 1297, les chanoines cédèrent
la place de celle-ci, à condition que la
sécularisation serait effectuée; le chapitre
'Voir, au tome V de cette édition, le Cata-
logue de révêché d'Albi.
& l'évêque s'er.gagèrent à consacrer à sa
construction le vingtième de leur revenu
& une année de celui de toutes les églises
à leur collation, qui viendraient à vaquer
pendant le même temps. Bâtie dans le style
gothique rayonnant, ce monument pré-
sente une disposition que les architectes
religieux du Midi ont affectionnée à cette
époque : une seule nef couverte d'ogives,
& une série de chapelles occupant les con-
treforts & remplaçant les bas-côtés ; de là
une élévation, une largeur qui compen-
sent les défauts résultant de ce plan un
peu simple. Du reste, plusieurs généra-
tions d'architectes travaillèrent pendant
deux siècles à embellir ce bel édifice";
commencé vers 1270, il ne fut terminé
qu'à la fin du quinzième siècle, sous l'ad-
ministration des évêques de la famille
d'Amboise, qui partageaient les goûts ar-
tistiques de tous leurs parents. L'église fut
consacrée solennellement par Louis d'Am-
boise, le 23 avril 1480, & enrichie par lui
d'une foule de merveilles de sculpture.
Nous donnons en note' le contrat passé
' On y travaillait encore en 1392; (voir Cora-
payré, p. 80.)
* A tous ceulx, &c. Jacques d'Estouteville....,
maistre & garde de la prévosté de Paris, salut.
Sçavoir faisons que pardevant... notaires... furent
présents en leurs personnes Jehan Morant, Adam
Morant fils, & Regnault Guédon , gendre dudit
Jehan Morant, tous fondeurs, demeurans à Paris,
en la rue Saint-Martin, lesquels... reconnurent &
confessèrent avoir fait marché & convenant à rév.
père en Dieu M^Lir Louis d'Amboise, evesque
d'Alby, de faire pour icellui seigneur les besongnes
& ouvrages dudict mestier de fondeur cy après
déclarées : — Premièrement, de faire ung griffon
de la façon de celhiy qui est au cueur de l'église
des Cordeiiers, à Paris, excepté que les images se-
ront autres ; c'est assavoir que au devant dudit
griffon aura une image de Nostre-Dame & à sa
main dextre saincte Cécile, & à sa main sénestre
sainct Valérian j derrière saincte Cécile sai-nci
Salvi, & derrière sainct Valérian saint Tiburcc; &
en la partie droicte, derrière Nostre-Dame qui re-
gardera au grand autel, aura ung sainct Michel,
& dessoubs chacune desdictes images aura le nom
du sainct en grosse letre & en latin; c'est assavoir
soubs saincte Cécile sera escript Sancta Cecilia, &c.;
oultre plus seront les arcs boutans doubles entre
deux pilliers, & par ainsy en y aura douse, &
Note
.43
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
661
NOTB *J0TE
'"* par-devaiitleChâtelet de Parispourla fonte d'anges de même métal qui devaient servir '"*'
d'un griffon en bronze, de colonnes & à l'ornementation du chœur (1484). Nous
seront mises les armes dudict seigneur au plus
apparent lieu dudict griffon, & au pié bas aura
en escript ce qui s'en suit : Oblatum Domini
LlDOVICl DE AmBOISIA EPISCOPI AlBIENSIS, ANNO Ml-
LESIMO QfADRlXGENTESlMO OCTUAGESI MO QUISTO ; &
sera ledict griffon de bon cuivre neuf loyal & mar-
chant aussi bon ou meilleur que cellui des colon-
nes estans au cueur de l'esglise Sainct-Jaques de la
Boucherie à Paris, & parfaict à l'Assumption Nos-
tre-Dame prochainement venant, & ne surmon-
tera en rien le poix de cellui de ladite église des
Cordelliers, sinon trente livres plus ou moins. —
Item de faire six colonnes & six anges qui ten-
droint les enseignes de la Passion Nostre Seigneur,
le tout en la forme & l.i grandeur & poix pour
columne que sunt les columnes & anges de ladicte
église Sainct-Jaques de la Boucherie à Pans, que
donna feu monseigneur le cardinal d'Ostun, &
seront les armes de mondict seigneur d'Alby mises
es dites colonnes en la place que sont les armes
dudict feu monseigneur le cardinal esdites colum-
nes Sainct Jaques, & sera escript au pié de cha-
cune ufsdictes coiunnes : Oblatum, 8tc., (ut supra.)
— Item de faire une croce semblable à celle de
l'église Sainct-Germain l'Aucerois à Paris, excepté
que le pillier sera jusques en terre 8c à quatre piés
de terre ou environ aura ung soubsbasseraent, au-
quel sera le guichet pour monter & dévaler le
corps Nostre Seigneur, & sera le guichet de bonne
grandeur, en manière que ung homme y peust
mettre la main à son aise, & aura audict pillier
une reprinse pour mettre une image de environ
deux piés de long, laquelle aura ung chapiteau
encontre ledit pillier d'icelle croce, & là oii est
Jésus en ladicte croce Sainct-Germain aura une
double Nostre-Dame, 8t là où il y a une m, seront
les armes doubles de mondit seigneur d'Alby &
avec ce aura deux brasses coûtés mouvans dudit
pillier d'icelle croce aux deux côtés de ladite
croce, sur lesquels aura deux chapiteaux revestus
de feuUages, & sur iceulx aura deux anges, qui
tendront chacun ung encencier, & seront lesdits
deux anges de plus grand volume qi.e ceux qui
sont en la crosse de ladicte église Sainct-Jaques de
la Boucherie, & au plus hault dudict pillier de
ladicle croce sera ou ung Dieu de la grandeur
d'icellui de l'église Sainct-Germain, ou ung porte-
châsse pareil à cellui de Sainct-Jaques de la Bou-
cherie, garny de feullage, & sera en la voulenté
dudit seigneur dire ou faire ascavoir dedens Noél
proch lin lequel il voudra avoir, &. s'il ne le fait
savoir dedens ledit temps ou au moins dedens la
fin du mois de janvier, iceulx ouvriers seront
tenus faire ung Dieu de la grandeur de cellui
dudit Sainct-Germain; auquel pillier de ladite
croce seront mises les armes dudit seigneur, & sera
escript au pié d'icellui pillier : Oblatum, &c. (ut
supra), & ne poisera ladicte croce rien plus que
celle dudict Sainct-Germain, excepté ce que l'on
adjouste à la grandeur du pillier & les deux anges
qui y seront plus; & que la clerevoie de dessus
ladicte croce soit mieux fournie de feullage que
celle de Sainct-Germain, car elle en sera plus belle
à voir. Toutes lesquelles besongnes & ouvrages les-
dits Jehan Morant, &c. seront tenus, ont promis
& promettent chacun pour le tout faire bien &
deuement & livrer cuivre jaune, bon, léal & mar-
chant, & bien purifié pour ce faire, & rendre
iceux ouvrages prêts, assouvis & achevés au poix
le Roy, à Paris, durens la my aoust prochainement
venant, audict monseigneur d'Alby ou à ses com-
mis; ce marché fait pour les prix qui s'ensuivent,
c'est assavoir pour chacun cent que pourront pezer
lesdictes six coiunnes dix-huit livres dix sols tour-
nois, & pour chacun cent que pourront pezer les-
dicts griffon, croce, pillier & leurs appartenances
dessus déclarées, dix-neuf livres tournois pour
cuivre & ouvrage, & le tout au poix du Roy, à
Pans; lesquels pris ledit monseigneur d'Alby a pro-
mis & gaigié par ce présent, & comparant devant
lesdicts notaires & par ces letres promet & gaige
rendre & payer ausdicts ouvriers au feur & à me-
sure qu'ils fairont lesdicts ouvrages; sur quoy ils
confessèrent avoir eu & receu dudict seigneur par
les mains de vén. & dise, personne maistre Jehan
Sérandat, chanoine d'Alby, la somme de sept vins
unse livres, douze sols unse deniers tournois, qui
leur ont esté paiées, comptées &. nombrées, &c. ; &
avec ce ledict monseigneur d'Alby sera tenu four-
nir les barraulx de fer, le plomb & les autres
choses qui seront nécessaires pour asseoir lesdits
ouvrages, lesquels ledit seigneur faira mener à ses
despens jusques à Alby, & se fournira de ton-
neaulx pour enfarder lesdicts ouvrages, afin que
mieulx ils puissent estre menés sans estre gastés en
aucune manière, & lesdits ouvriers seront tenus de
venir à Alby ou les aucuns d'eulx pour conduire
lesdits ouvrages & pour les asseoir, ou envoler
homme qui soit souffisant pour ce faire, & s'il y
envoient ou vont d'eulx, l'un conduira l'ouvrage
& l'autre vindra à Alby pour faire les prépara-
tions pour asseoir lesdicts ouvrages, & galngneront
chacun par jour cinq sols tournois, sur quoy ils
seront tenus de faire leurs despens, & après lesdicts
ouvrages assis & mis en estât oii ils devront de-
murer, leur seront encore taxées huit journées
pour eulx en retourner à Paris; lesquels mar-
ché, &c, j & renoncèrent en ce fait, &c. En tes
Note
m3
662
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
croyons que ce texte est curieux à beau- remarquons, outre plusieurs images de
coup de points de vue, à la fois pour saints, deux retables, l'un représentant la
l'histoire de la cathédrale d'Albi & pour Visitation, l'autre représentant sept scè-
celle des arts au quinzième siècle. En nés, groupées sans doute, une au milieu,
1493, le même évèque fit encore donation trois de chaque côté, à la façon des ta-
de nombreux reliquaires, dont nous don- bleaux des écoles flamande & italienne de
nons aussi le détail en note'j parmi eux
moing de ce, nous à la relation desdicts notaires,
avons mis le seel de ladicte prévôté de Pans à ces
letres, qui furent faictes, passées & accordées dou-
l'époque; tous ces objets, appartenant à
l'évêque & déposés par lui à la cathédrale,
ne purent jamais être aliénés ou engagés.
En 1468, le cardinal de Saint-Martin, évè-
que d'Albi, apporta à Sainte-Cécile un
blés, le lundi dix-neufvième jour du mois d'aoust, grand nombre de reliques, parmi lesquelles
l'an de grâce mil quatre cens quatre vins & quatre.
Moulerault , Barthélémy, ainsi signé. — Suit un
reçu d'un autre à-compte de deux cents livres, du
4 mars 1484 (v. st.) '.
' Voici le passage auquel nous faisons allu-
sion :
■riae virginis cum
Et primo ymaginem B. Mr
ymagine Christi cum floribus de Iilio.
Item ymaginem B. Jacobi equestrem cum yma-
glne 8c capitibus equo suo suppositis.
Item ymaginem S. Georgii cum puella & dra-
cone equestrem.
un reliquaire en forme de bras, contenant
une main de la patronne de la cathédrale,
& des ossements de saint Nicolas & de
saint Tiburce; on fit à cette occasion une
procession solennelle à l'église des frères
prêcheurs, & sept cent quarante quaran-
taines d'indulgences furent accordées à
ceux qui y assisteraient. Mentionnons
enfin un reliquaire donné, en 1704, par
Le Goux de la Berchère, archevêque d'Albi,
puis de Narbonne; nous donnons en note
Item ymaginem S. Francise! cum crucifixo &. le récit de la translation faite par le cha-
diademate ac horis (sic).
Item ymaginem S. Gabrielis cum uno bordone
& diademate.
Item ymaginem S. Michaëlis cum cruce, dracone
8c clipeo ; omnia premissa de argento super de-
aurato.
Item retabularium ubi est Visitatio & alia multa
argentea deaurata infra necnon extra.
Item magnum retabularium quod est supra ai-
tare majus ecclesie praedictae Albiensis, in quo
sunt historiae sequentes : 8c primo, Annunciatio
B. Mariae cum uno pot argenti super deaurato 8c
très flores lilii quae exeunt de dicto pot cum co-
lumba ; desuper S. Gabriel 8c Nostra Domina 5 —
secunda hystoria dicti retabularii est Visitatio
B. Mariae, quando visitavit B. Elisabetj — tertio.
historia est Nativitatis Domini , ubi est ymago
B. Mariae virginis, Joseph cum asino 8c bove ,
praesepio 8c domo ac ymagine Christi ; — ijuarta
est Apparitio Christi, ubi est ymago B. Mariae
cum ymagine Christi, Joseph cum uno parvo cof-
fre in suis manibus 8c tribus Regibus ; — quinta
est quando Herodes fecit occidere Innocentes, ubi
est ymago Herodis, cum tribus gentibus armorura,
duabus mulieribus 8c duobus pueris ; — scxta, ubi
Christus fuit praesentatus Simeoni in Templo, ubi
est imago B. Mariae virginis cum imagine Christi,
supra altare imago Simeonis, Joseph 8c Annae def-
ferentium unum par columbarum ; — septima 8c
pitre des restes de saint Clair dans ce re-
liquaire". En 1735, l'archevêque Armand
ultima est quando virgo Maria fugam cepit in
Egiptum, ubi est imago Virginis cum parvo puero
supra asinam, 8c Joseph cum suo bordone 8c coia
8c beassas supra collum '.
' Voici cette note originale relative à ce sujet ^
elle est renfermée dans le tome 38 de la collection
du Languedoc, f" 60 , 8c est intitulée ; Cérémonie
qui se fit a Alhy au sujet de la translation des reli-
ques de saint Clair, premier evesque de cette ville &■
apostre des Albigeois.
Il M' Le Goux de la Berchère, qui estoit pour lors
archevesque d'Alby & maintenant archevesque 8c
primat de Narbonne, en prononçant le jour de la
cérémonie le panégyrique de saint Clair, fit vœu
de donner une châsse d'argent pour conserver la
relique qu'il procuroit à l'église d'Alby. Il vient de
s'acquiter de ce vœu d'une manière digne de luy.
Le 3i du mois de décembre, il fit présenter au cha-
pitre de l'église métropolitaine d'Alby une riche
châsse d'argent très-délicatement travaillée, c'est
d'une mosaïque d'un bon goût. Ce mesme jour la
relique fut exposée pendant toute la journée à la
vénération du peuple, 8c après vespres elle fut por-
tée en procession autour de la célèbre église de
Sainte-Cécile, & ensuite déposée dans la magni-
NOTE
143
» Collection Dout^ vol. 112, f"^ 5-io.
» Collection Doa(, vol. 112, f" 12S & suiv.
Note
.43
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
663
de la Croix de Castries donna à son église
cathédrale un orgue magnifique dont on
peut voir la description technique dans la
collection de Languedoc, t. 38.
Outre ces diverses églises, Albi renfer-
mait encore un prieuré de Saint-Affrié,
situé hors de la cité & qui n'y fut renfermé
que plus tard ; il dépendait de Saint-Salvi,
dont le prévôt en conférait la cure; il
paraît en 1257 & en 1289; à cette dernière
date, le prieur, Guillem Fumet, chanoine
de Saint-Salvi, fut condamné par l'évêque,
fique chapelle de Saint-Clair, que Mb'' de Narbonne
a fait orner de peintures.
« L'église d'Alby n'avoit point de relique considé-
rable de son premier evesque; c'est à MB'' de Nar-
bonne qu'elle est redevable de celle qu'elle possède
présentement. C'est aussi ce grand prélat, qui a
renouvelé le culte de cet apostre de l'Albigeois,
qu'on ne peut plus invoquer à Alby, sans se sou-
venir de celuy qui a procuré un si prétieux dépôt.
n Ça esté aussi pour entretenir la piété des fidèles
pour ce grand saint que Mb'' de Narbonne a fondé
une basse messe chaque mercredy de l'année dans
la chapelle de Saint-Clair, qui est toujours célébrée
par un chanoine de l'église métropolitaine, & où
il y a grand concours de peuple.
i( Aussitôt que le chapitre de l'église d'Alby eut
receu ce beau monument de la piété & de la reli-
gion de Mb"^ l'Archevesque de Narbonne, il crut
qu'il estoit de son devoir de marquer à cet illustre
prélat sa reconnoissance; c'est ce qu'il fit au com-
mencement du mois de janvier dernier par une
lettre très-respectueuse, k laquelle MB'' de Nar-
bonne a répondu d'une manière très-obligeante.
Pendant plus de dix-sept ans d'épiscopat, il y a
toujours eu une union ires-parfaite entre ce grand
prélat & cette illustre compagnie. Il semble que
cet esprit de paix soit réservé à Mb'' de Narbonne.
Dans toutes les églises, qui ont eu le bonheur de
l'avoir pour pasteur, il a toujours laissé des fruits
de paix, d'union & de charité. L'église d'Alby l'a
mis au nombre de ses plus illustres pasteurs, &
elle l'honore comme le restaurateur de la disci-
pline ecclésiastique. Trente années d'un épiscopat
laborieux 8c passé dans des visites continuelles
n'ont pu ralentir l'ardeur de son zèle. L'année
dernière les Ëstats de la province de Languedoc
ne furent pas plustost finis, qu'il commença la
visite de Narbonne, qu'il n'interrompit que lors-
que les affaires de la Province l'obligèrent d'aller
en cour, ou son habileté dans les affaires de l'Estat
ne parut pas moins que son zèle & sa vigilance
éclatèrent dans le gouvernement de son diocèse.
[.70Z-3J. ,-
Bernard de Castanet, pour s'être, à trois
reprises différentes, livré au péché de so-
domie (sentence du 4 avril 1289, v. st.).
ABBAYES DU DIOCÈSE
Parmi les anciennes abbayes, qui ne sub-
sistaient plus au dix-huitième siècle, il faut
citer les trois suivantes : Bellecelle, Vioux
& Sainte-Sigolène de la Grave.
Bellecelle, fondée au neuvième siècle sur
l'Agoût, fut unie par Louis le Pieux à
l'abbaye d'Aniane en 819; on ne connaît
pas autre chose de son histoire.
Sainte-Sigolène de la Grave ou le Tro-
clar, double abbaye d'hommes & de fem-
mes, fut fondée, dit la Vie de sainte Sigo-
lène, par le père de celle-ci, vers 770; elle
y fut enterrée & lui donna son nom,
L'abbesse qui lui succéda, Aliphia, aurait
fait écrire la Vie de cette sainte; elle ne
joua qu'un rôle assez obscur dans l'his-
toire. Vers 974, Garsinde, comtesse de
Toulouse, fait ((uelques donations au mo-
nastère; au onzième siècle, il était tombé
entre les mains de laïques, Géraud Amiels
& Vézias Ermengaud, archidiacres d'Albi,
qui le faisaient desservir par quelques
clercs, dont l'un avait le titre de prévôt,
&, pour le relever, on l'unit, vers 1062, à
Saint-Victor de Marseille ', à l'époque où
ce célèbre monastère devenait, comme
Cluny, chef d'ordre dans le Midi de la
France; cette union, confirmée quelques
années plus tard par Pascal II, fit de lui
un prieuré conventuel, soumis directe-
ment à celui d'Ambialet & indirectement à
Saint-Victor. Plus tard Sainte-Sigolène fut
unie par Urbain V au collège de Saint-
Germain de Montpellier (mense du cellé-
rier), fondé par lui pour l'éducation des
religieux de Saint-Victor; quand plus tard
ce collège eut été sécularisé, elle fut unie
au grand archidiaconé de l'église de Mont-
pellier, dont elle ne fut plus séparée.
Vloux. — Cette abbaye, quoique fort
ancienne, à ce qu'il semble, ne paraît pas
' A ce moment, le monastère possédait deux
églises, un cimetière & quelques biens ruraux.
Note
m3
664
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
avant la fin du dixième siècle. Elle avait
pour patrons sainte Carême (Carissima),
vierge, que la tradition fait naître à Albi,
saint Amarand & saint Eugène ; ce dernier,
évèque de Carthage, fut chassé d'Afrique
par la persécution des Vandales & mourut
à Albi ou près d'Albi en 5o5 ; ce fut autour
de son tombeau que se réunit une congré-
gation de prêtres que nous trouvons plus
tard organisée en chapitre. Dans leurs
testaments, le comte de Rouergue, Rai-
mond-Pons & la comtesse de Toulouse,
Garsinde, lui firent plusieurs donations
importantes (961 & 975). En 9S7, le comte
d'Albi, Pons, la soumit à Sainte-Cécile &
ordonna qu'à l'avenir les chanoines fe-
raient soumis au prévôt de cette égUsej
en même temps, il lui assurait la posses-
sion de tous ses biens. Plus tard, à la fin
du onzième siècle, à la suite de discus-
sions dont nous ne connaissons pas tous
les détails, une bulle de Grégoire VII,
rendue à la demande des princes du pays,
de l'évêque & de son clergé, unit Vioux
à l'abbaye d'Aurillac (1080). Mais cette
union semble avoir peu duré; les chanoi-
nes de Sainte-Cécile durent, en effet, la
considérer comme non avenue, puisque
dans une bulle de 11 36, Honorius II com-
prit cette abbaye au nombre de leurs pos-
sessions. La lutte se prolongea pendant
une partie du douzième siècle, &, à ce
moment, un anonyme, peut-être chanoine
de la cathédrale, composa à ce sujet une
sorte de mémoire qui nous est parvenu.
Écrit probablement d'après des souvenirs
incomplets & confus, & rédigé dans un
esprit de parti, ce petit ouvrage est rempli
d'inexactitudes & d'omissions; c'est ce t[ue
dom Vaissete a parfaitement démontré';
mais il n'en est pas moins intéressant, car
il permet de retrouver la suite des événe-
ments. Donné probablement malgré le cha-
pitre cathédral, en 1080, à Aurillac, à la
demande de l'évêque simoniaque Frotard,
qui avait abusé de la bonne foi du pape,
le monastère rentre un instant dans la
possession de Sainte-Cécile, sous le comte
Alphonse de Toulouse (bulle de 11 36); re-
' Voir la Note XXXIX du tome IV de cette édi-
tion, p. 187 & suiv.
vendiqué encore par Aurillac, il n'appar-
tient définitivement à l'église d'Albi qu'en
1204, époque probable de la rédaction de
cette notice. A partir de cette époque, les
chanoines de Sainte-Cécile le possédèrent
paisiblement.
En 1254, à la faveur des luttes de l'évê-
que & du sénéchal de Carcassonne, le
prévôt de Vioux voulut s'affranchir de
l'autorité épiscopale; l'évêque lui fit la
guerre, le sénéchal fut obligé d'interve-
nir; en 1284, le chapitre de Sainte-Cécile
abandonna à l'évêque la collation de cette
prévôté. En 1494, Louis d'Amboise en fit
transférer les reliques à Sainte-Cécile.
Voici les quelques abbés dont les noms
sont connus :
I. Adalard I reçoit une donation en
925; fait en 941 un échange avec Miron,
évèque d'Albi; deux ans plus tard, en jan-
vier 943, il donna une terre en précaire à
un nommé Guiraud, en stipulant le retour
à l'abbaye après la mort de l'usufruitier.
II. Benoit était abbé en 987, lors de la
donation de Vioux à Sainte-Cécile par le
comte Pons; à cette époque le prévôt s'ap-
pelait Rostaing.
III. Adalard II, qui semble avoir été
institué par les chanoines d'Albi, immédia-
tement après la donation précédente; on
ne sait si Saint-Eugène continua à avoir
titre d'abbaye ou si l'abbé fut remplacé
plus tard par un simple prieur ou prévôt.
En tout cas, en septembre 987, on y trou-
vait un abbé, Adalard, un prévôt, Aimeri,
un écolâtre (capiscola') Amels, & quatre
chanoines. L'évêque & le chapitre d'Albi y
avaient haute justice, d'après la charte
de 987.
Dans la ville d'Albi il y avait un hôpital
de Saint-Antoine qui, en i523, contri-
buait au payement des décimes (S. 4812);
son revenu, au dix-huitième siècle, était
évalué à douze cents livres, & la collation
appartenait à l'abbé de Saint-Antoine de
Vienne.
Dans le diocèse, on comptait en tout
treize maladreries, qui sont les suivantes :
Maladrerie d'Albi, revenu mille livres.
Maladrerie de Vioux, revenu cinq cents
livres.
Note
,43
NoTS
143
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
66:
Maladrerie de Bleide, revenu quatre
cents livres.
Maladrerie de Barenx, revenu trois cents
livres.
Maladrerie de Réalmont, revenu six
cents livres.
Maladrerie de Gaillac, revenu quatre
cents livres.
Maladrerie de Charreux, revenu trois
cents livres.
Maladrerie de Montmiral, revenu quatre
cents livres.
Maladrerie de Cardonnat, revenu deux
cent cinquante livres.
Maladrerie de la Salvetat, revenu trois
cents livres.
Maladrerie de Laval, revenu quatre
cents livres.
Maladrerie de Masaquier, revenu trois
cents livres.
Le coUateur était tantôt le roi, tantôt
l'évêque.
Dominicains cTAIbi. — Cet ordre religieux
fut introduit à Albi dès le treizième siècle.
Ce fut à l'assemblée provinciale tenue à
Perpignan en 1276, que l'on décida d'es-
sayer de fonder un couvent à Albi ; on y
envoya à cet effet un vicaire, Guillem Vi-
dal, six frères & deux convers. L'année
suivante, à l'assemblée générale de l'ordre
tenue à Paris, on décida l'établissement
définitif du couvent à Albi, sous la ré-
serve du consentement du provincial &
des définiteurs; la même année, l'assem-
blée provinciale nomma prieur Bernard de
Boussagues (.Je Bociacis), & les construc-
tions commencèrent immédiatement; sous
l'administration de ce religieux, on éleva
entièrement le dortoir. En 1298, le di-
manche dans l'octave des SS. Pierre &
Paul, la première pierre de l'église fut
posée par l'évêque Bernard, en présence
des chanoines de Saint-Salvi & de Sainte-
Cécile & d'un grand nombre d'assistants.
Quelque temps après, l'évêque donna au
nouveau couvent plus de dix mille livres
tournois prises sur le produit des en-
cours. Le septième prieur du couvent fut
Bernard Gui (1294); il fit fondre la grande
cloche de l'église & élever la clôture du
jardin; en 1297, il devint prieur de Car-
cassonne. Ce ne fut que dans les années
suivantes que l'église fut achevée, le cloî-
tre construit, la salle capitulaire décorée-
on y établit aussi une sacristie & une bi-
bliothèque. Mais cette prospérité faillit
bientôt être interrompue pour toujours :
en i3o2 éclatèrent à Albi de grands trou-
bles contre l'Inquisition, & les domini-
cains furent enveloppés dans la haine qui
atteignait cette dernière; ils coururent de
grands dangers personnels; leur couvent
fut dévasté & en partie détruit; mais l'in-
tervention du roi mit bientôt fin à ces
troubles & vint donner raison aux reli-
gieux'. Ils purent donc se réinstaller, pra-
tiquer tranquillement les règles de leur
institut, & se livrer à la prédication. Ils
firent même d'importantes acquisitions;
en novembre i332, Philippe VI leur ac-
corda une charte d'amortissement pour
plusieurs chapellenies fondées dans leur
église par des personnes du pays, 8c,
par une bulle de novembre i539, le pajje
Paul III permit l'établissement à Albi
d'une confrérie semblable à celle des frè-
res prêcheurs de Rome, établie à Sainte-
Marie supra Aîinervam. D'après un acte
du 26 juin 1405, de même que les frères
mineurs, les dominicains devaient assister
aux processions générales faites dans la
ville & se rendre à Sainte-Cécile sur la
réquisition du chapitre cathédral. En 161 5,
ils fondèrent dans leur couvent une chaire
de théologie, au moyen d'un legs que leur
fit vers le même temps un bourgeois de
la ville; ils possédaient une belle biblio-
thèque & de précieux manuscrits*.
Frères mineurs. — Les franciscains ou
frères mineurs furent introduits à Albi par
l'évêque Durand, en 1242; ils commen-
cèrent immédiatement à construire une
église & cherchèrent à obtenir des au-
mônes & des indulgences; le 20 décembre
1245, Innocent IV accorda quarante jours
d'indulgences à ceux qui, après s'être con-
fessés & avoir communié, leur feraient
des aumônes pour contribuer à l'achève-
' Martène, CoUectio ampliss'tma, t. 6, c. 508-14;
Histoire des couvents dominicains de la Provence f-
du Languedoc, par Bernard Gui.
' Compayré, p. 60.
,4:5
Note
.M3
666
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
d'un couvent de leur ordre à Albi ; elle lui
promettait une obéissance absolue & s'en-
gageait à payer les droits dus à l'évèque
pour le terrain qui serait affecté à cet éta-
blissement. La permission demandée fut
lippe le Bel leur céder des vignes situées accordée, & quatorze religieuses, envoyées
près de leur couvent & confisquées sur à Albi par l'abbesse Jeanne, vinrent s'ins-
ment de leur églisej en juin 1291, Nico-
las IV renouvela cette indulgence en fa-
veur de ceux qui visiteraient le couvent
à certains jours de l'année j enfin, par
charte d'octobre i3oo, nous voyons Phi-
NOTE
.43
des hérétiques.. Plus tard, les cordeliers
s'introduisirent aussi à Rabastens.
Carmes, — Les carmes ne s'établirent
qu'assez tard à Albi; ce fut en i3ii, par
acte du 5 juillet, qu'avec la permission de
taller dans les faubourgs de la ville. Seule-
ment l'évèque réserva ses droits supérieurs
de seigneur suzerain & p\it, en cas de nou-
velles acquisitions, forcer les religieuses
à en vider leurs mains dans l'an & jour.
l'évèque, ils s'installèrent dans la ville, en Le 24 août suivant, Géraud Franssa, prêtre
promettant de toujours respecter la juri- d'Albi, célébra publiquement la première
diction épiscopale, de célébrer les offices messe dans une maison donnée au nou-
divins avec régularité & de payer un ma- veau couvent par Esclarmonde du Val, &
rabotin d'or à chaque changement d'évè- qui servait provisoirement d'église par or-
que. Quelques années plus tard, le 8 avril donnance de l'évèque; les religieuses s'éta.
l3l8 (n. st.), le prieur du couvent recon- blirent au bout du pont d'Albi ; le couvent
nut qu'il devait au chapitre de Saii'te-Cé-
cile une redevance annuelle d'un florin
d'or, payable au jour de Sainte-Cécile; en
1825, l'évèque Béraud , grand protecteur
des ordres mendiants, leur céda son gre-
nier à foin, situé près de la porte du Vi-
gan & qui joignait le couvent. En 1893,
Jean, prieur général de l'ordre des carmes,
informait les consuls d'Albi que, par re-
connaissance des bienfaits dont ils avaient
comblé le couvent de cette ville, une déli-
bération du chapitre général les avait as-
sociés eux & tous les habitants aux œuvres
spirituelles de l'ordre. Au quinzième siè-
cle, ils furent réformés par le célèbre Louis
d'Amboise, & à leur requête, Georges d'Am-
boise, cardinal-légat de Rouen, institua
en i5o2 un vicaire général de leur con-
grégation & leur accorda la jouissance de
toutes les indulgences & immunités de la
congrégation de Mantoue. Le couvent fut
détruit en i568 par les réformés; Henri III
confirma ses privilèges en i588.
Dans le diocèse, il y avait un autre éta-
blissement de carmes à Sérénac , à quel-
ques lieues d'Albi.
Augustines. — Les augustines ne s'éta-
blirent à Albi qu'en 1384 (i833 v. st.); les
premières religieuses furent envoyées par
la maison de Toulouse. Par acte du 5 jan-
vier de cette année, Jeanne, abbesse du
couvent de cette dernière ville, supplia l'é-
vèque Béraud de permettre la construction
fut dédié à sainte Catherine. Cette maison
fut toujours très-pauvre; en mai 1841, elle
obtint du lieutenant du roi en Languedoc,
Jean, évêque de Beauvais, la remise de la
moitié des droits d'amortissement pour cer-
taines terres qu'elle avait acquises; en
1408, une des religieuses qui y habitaient,
Marguerite de Lupea, obtint la permission
de faire un voyage en Terre Sainte. En
1484,1e monastère était en ruine; les reli-
gieuses augustines en furent chassées &
remplacées par des clarisses ou annoncia-
des; une bulle de Sixte IV permit à l'évè-
que de disposer librement de leurs biens;
l'église de Saint-Mème de Cairac, uivie
jadis par le pape Urbain à ce couvent, fut
donnée en 1494, par Louis, évêque d'Albi,
au chapitre cathédral.
Voici les noms des abbesses qui se sont
conservés :
Jeanne I, i388, probablement la même
que l'abbesse de Toulouse.
Raimonde de Saint-Léonce, i388.
Jeanne II de Saint-Léonce, 1847.
Annoncîades. — Les augustines furent
remplacées dans le couvent de Sainte-Ca-
therine par des religieuses annonciades;
cet ordre, fondé à Bourges par Jeanne de
France, fille de Louis XI, prit une assez
grande extension dans le centre de la
France, & une bulle d'Innocent VIII , du
9 avril i486, permit à l'évèque Louis d'Am-
boise de disposer en leur faveur du cou-
Note
m3
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
667
vent du bout du pont, d'où l'évêque avait
exclu les augustines par ordre de Sixte IV.
L'installation des annonciades se fit en
grande pompe & au milieu d'une nom-
breuse assistance, le 2 mars suivant". Mais
il est probable que cette résidence pré-
sentait quelques inconvénients, car nous
voyons, au commencement de i5o7,le car-
dinal-légat, Georges d'Amboise, charger les
évêques de Cahors, Lavaur & Montauban
d'installer les annonciades dans l'ancien
prieuré de Fargue; les religieuses cloîtrées
purent jouir des mêmes privilèges que cel-
les de Bourges, & l'évêque d'Albi, Louis,
contribua pour quatre mille francs d'or
aux frais de cette translation. Les annon-
ciades entrèrent en possession de l'église
de Fargue, le 22 avril i5o8, & on les mit
en jouissance de célèbres reliquaires dont
nous parlerons plus bas. En 1548, Jean,
cardinal de Lorraine & évèque d'Albi,
permit aux religieuses de fermer une ruelle
qui séparait leur couvent de maisons
qu'elles venaient d'acheter de divers par-
ticuliers. Il semble donc qu'à ce moment
elles étaient en pkine prospérité. Comme
celles de Bourges, celles d'Albi étaient en
communauté spirituelle avec les frères
mineurs de l'Observance en Italie ; elles
avaient des rapports analogues avec les
carmes d'Albi. Le couvent subsistait en-
core en 1780. Par acte de novembre 1618,
l'évêque Alphonse d'Elbène permit l'éta-
blissement d'une maison analogue à Ra-
bastens; elle subsista grâce aux libéralités
d'Antoinette Delherm, dame de cette ville,
qui, par son testament, avait légué tous
ses biens au couvent d'Albi.
Prieuré de Farpue. — Le prieuré de
Notre-Dame de Fargue fut fondé & riche-
ment doté, au commencement du quator-
zième siècle, par Béraud, évèque d'Albi; il
s'éleva sur des terres enlevées aux héréti-
ques (acte du 21 août iSzç). Cette fonda-
tion eut lieu vers i33o, car une charte du
25 août de cette année mentionne cette
église, & porte échange des dîmes de
Brens, données par l'évêque, contre une
partie de celles de Saintc-Martiane, près
de Lescure. Jean XXII attacha à la visite du
' Compayré, p. 88.
couvent des indulgences de quarante jours
(bulle du 23 janvier i33l); ces indulgences
furent plus tard renouvelées par Ur-
bain V, & en i383 par Jean, évêqiie d'Albi ;
à cette première concession s'associèrent
plusieurs évêques in partibus, par acte de
février i336. Deux ans plus tard, l'évêque
réglait le service divin, décidait qu'on en-
tretiendrait deux prêtres dans le couvent,
qu'on y célébrerait tous les jours une
messe basse, & lui unissait les dîmes de
diverses paroisses qui lui appartenaient.
Béraud mourut peu après; mais il n'ou-
blia pas son église de prédilection, &, par
son testament, il lui légua de nombreux
& beaux reliquaires d'argent & d'or, plu-
sieurs ouvrages de ciselure, des ornements
& des vases sacrés de toute beauté. Tous
ces objets, qui devaient avoir une grande
valeur, furent l'objet de plusieurs mesures
de la part de son successeur sur le siège
d'Albi, Pierre, & de son frère & exécuteur
testamentaire, Raimond, cardinal-diacre
de Sainte-Marie la Neuve. Craignant que
des objets d'un tel prix ne vinssent à se
perdre, l'évêque en confia la garde au prieur
de l'église & aux consuls de la ville; il
les chargea d'en faire un inventaire dé-
taillé, dont copie serait déposée dans les
archives épiscopales, & de les enfermer
dans un coffre à double ou triple serrure
dont chacune des parties aurait une clef;
on ne devait les montrer aux fidèles que
dans des circonstances solennelles ou sur
la demande expresse de l'évêque, & en
faire un récolement annuel par-devant lui
ou par-devant son officiai. La surveillance
des officiers municipaux sur ce riche dépôt
s'exerça jusqu'à la Révolution; jusqu'en
1793, les consuls allèrent chaque année,
le lendemain de la prestation du serment,
se faire représenter les reliques & les re-
liquaires conservés au couvent de Fargue'.
Nous donnons en note' cet acte curieux,
' Compayré, p. zr .
' Petrus Dei & sanctae sedis Apostolicae gra-
tia episcopus Albiensis, honorabilibus & discretis
viris priori ecclesiae beatae Mariae de Fargis, con-
sulibus civitatis nostrae Albiensis praesentibus 8c
futuris salutem in illo, ciijus providentia omnia
servaritur in esse. Dudum felicis recordatiouis do-
Note
■ 43
NOTB
668
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
& voici quelques articles extraits de l'in-
ventaire qui fut dressé à la suite de ce
mandement (septembre-octobre i335) :
minus Beraldus immediatus praedecessor noster
episcopus Albiensis ad augraentum divini cultiis
in honorem Dei ac beatissimae Mariae virginis
matris ejus fundavit, construxit seu constriii fecit
in civitate nostra Albiensi ecclesiam seu capellam
pulcram & sumptuosam, intitulatam beatae Ma-
riae de Fargis civitatis Albiae, quam dotavit plu-
ribus bonis & insuper pluribus reliquiariis ar-
genteis, deauratis, esmalhatis, pretiosis reliquiis
plurimorum sanctorum & sanctarum martirum &
confessorum repositis in eisdem, & insuper qua-
dara magna imagine beatae Mariae virginis se-
dente in cathedra ciim filio suo, argentea deaurata
magni valoris & magnorum sumptuum, necnon
turribulis, calicibus, bassinis, crucibus argenteis
deauratis, esmalhatis, & aliis jocalibus, vestimen-
tis, libris & ornamentis pro altari dictae capellae
& servitoribus illius. Nos autem omnia acta &. or-
dinata quocumque modocirca praedicta per dictum
praedecessorem nostrum grata, firma & rata haben-
tes & ex certa scientia confirmantes, cupientesque
quod praedictae res sic honori divini nominis &
beatissimae Mariae virginis deputatae custodian-
tur lUaesae & longum serventur in aevum, nec-
non ad instantem requisltionem r. in Christo p.
ac d, cari nostri d. Raimundi, divina providen-
tia Sanctae Mariae Novae diaconi cardinalis, ger-
mani & executoris testamenti praefati praedeces-
soris nostri, & aliorum etiam coexecutorum ejiis,
& aliis siquidem legitimis, &c considérantes
etiam vobis priori & consulibus praedictis,
qui estis aut eritis pro tempore futuro, de pruden-
tura virorum consilio & ex certa scientia conce-
dimus & committimus per présentes, sub inven-
tario tamen debito faciendo earumdem rerum per
vos recipiendarum, cujus consimile pênes nos ha-
bere volumus & in archivis ecclesiae nostrae re-
poni, mandabimus, ita quod vos prior unam
clavem vel duas dissimiles pênes vos habeatis, vos
vero consules unam aliam illis dissimiles vel duas
etiam quae inter se sint dissimiles & tamen dissi-
miles totaliter clavi vel clavibus quam seu quas
ipse prior tenebit , sub quibus clavibus res ipsae
tute custodiantur & de facili non possint subtrahi
aut alias deperirej in monstrando vero & exhi-
bendo dictas res Christi fidelibus in diebus sabba-
tinis, in festis soUempnibus, aliis diebus etiam si
personae sollempnes gratia devotionis ibidem de-
clinaverint, aut alias prout res exegerit secundum
vestras conscientias exhibeatis vos libérales aucto-
ritate nostra in faciendo reliquias praedictas os-
tendi Adjicimus etiam quod ad majorem con-
servationem &custodiam ipsarum rerum quae nunc
« Dans l'église, dans le tabernacle, au-
dessus de l'autel, une image de Notre Dame
avec son fils, avec un voile, un manteau
& une ceinture garnie de pierreries, le
tout d'argent doré, assise sur une chaire
d'argent émaillée & portant les images
des apôtres avec doubles encensoirs. Au
haut des quatre pieds de la chaire il y a
quatre anges d'argent, émaillés; le tout
est doré. Sous la chaire sont quatre lions
qui la supportent. La Vierge tient de la
main droite un rameau d'argent; à son
bras droit pend un cordon de soie rete-
nant un petit reliquaire du même métal;
l'enfant tient dans la main gauche un reli-
quaire en forme de fruit, surmonté d'une
croix; sur la poitrine de la Vierge, au lieu
de fermail, on voit un aigle avec vingt-
cinq grosses perles, une pierre dite rubis
& autres pierres précieuses
« Item, une couronne d'argent émaillée
& avec pierres, pesant trois marcs & deux
onces.
« Item, cinq reliquaires d'argent, ren-
fermés dans des boîtes de bois.
« Item, un coffre de cuir contenant di-
verses reliques.
« Item, une image de Notre-Dame, d'ar-
gent doré, avec un pied d'argent, sur lequel
on la posait sur l'autel, quand le seigneur
évèque de bonne mémoire célébrait l'of-
fice; ladite image pesant huit marcs une
once, plus dix marcs & deux onces pour le
tabernacle.
« Item, un calice d'argent doré.
« Item, deux burettes d'argent.
« Item, deux bassins d'argent, un encen-
soir d'argent doré.
« Item, un vase d'argent pour contenir
l'encens.
« Item, une petite croix d'argent, avec
un pied doré & émaillé.
extant & Deo propitio si plura extare futuro
tempore contigerit, illas semel in anno videre &
recognoscere volumus & intendimus personaliter
aut per vicarium vel officinlem nostros, si nobis
vel nostris successoribus visum fuerit expedire. In
quorum omnium, &c. Datum Avenioni, die XX"
mensis septembris, anno Domini M° ccc° xxx° v°'.
' Collection Doat, vol. n3, f" 378, d après l'original aux
archives de l'évcchiî d'Albi.
Note
143
Note
143
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
669
« Item, divers vêtements ecclésiastiques,
de couleur verte diaprée, pour diacre &
sous-diacre, deux pluvials, dont un avec
cinq boutons de perles, l'autre avec qua-
tre ; deux chasubles de même couleur j
deux tuniques pour diacre & autant pour
sous-diacre; trois aubes & trois amicts.
u Item, une mitre blanche; item, uns
paire de sandales avec les chausses.
« Item, d'autres vêtements sacerdotaux
d'étoffe blanche diaprée.
« Item, deux pluvials seuls en drap d'or,
portant l'image de saint Pierre.
« Item, une croix de cristal.
« Item, un livre missel renfermant les
préfaces notées & l'office du cierge pascal.
« Item, un grand candélabre de fer, pour
pendie devant l'autel n
Au quinzième siècle, ce prieuré de Far-
gue fut donné aux annonciades par l'évê-
que Louis d'Amboise.
Parmi les autres monastères de femmes
de la ville, mentionnons encore les saurs
de la Conception, établies à Albi par Ber-
nard, évêque de cette ville, en i337, sous
l'invocation de la Conception de la Vierge;
elles disparurent lors de l'arrivée des an-
nonciades ; les religieuses colettes : cet
ordre, fondé au Puy, en 1432, par Claude
de Roussillon, veuve d'Armand, vicomte
de Polignac, s'étendit dans les diocèses des
environs & établit entre autres un mo-
nastère à Albi; les visitandines, installées
à Albi, en i638, par l'évèque Gaspard du
Daillon, comte de Lude; d'abord établies
dans une maison, près du vieil hôpital,
elles la vendirent plus tard & achetèrent
l'ancien couvent de Sainte-Catherine, au
bout du Pont".
Collège. — A l'origine, l'instruction fut
donnée à Albi par l'école purement épi-
scopale & probablement capitulaire de
Sainte-Gemme ou école-mage, qui fut cé-
dée aux consuls par Laurent de Strozzi,
en i566"j en 1623 fut établi, par Alphonse
' Compayré, p. 1 lô.
" A Saint-Salvi, il y avait une école &, dès le
onzième siècle, les actes nous montrent parmi Us
dignitaires un caput schoUe ou cahiicol.
d'Elbène, le collège des jésuites, qui com-
prit six classes ; trois de grammaire, une
d'humanités, une de rhétorique & une de
philosophie; il avait un revenu annuel de
quatre mille livres. Dès 1590, il avait été
question d'introduire ces religieux dans la
ville, & l'évèque avait proposé de leur
assurer douze cents livres de rente, des
bénéfices aussitôt que possible & ce qu'il
devait aux consuls pour le collège de
Sainte-Gemme; on leur céda en outre,
en 1623, le prieuré de Saint-Afric; à di-
verses reprises l'évèque d'Elbène donna
jusqu'à douze mille livres au collège, &
son successeur, de Lude, fit construire à
ses frais la façade de l'église. En 1768,
après la destruction de l'institut, il passa
en d'autres mains, & un édit de Louis XV,
de cette année, lui confirma la possession
de ses biens & l'usage de ses privilèges'.
Cordelîers de Rabastens. — Leur éta-
blissement à Rabastens ne date que do
1291 ; mais, avant la bulle de Nicolas IV,
qui leur permit d'y transporter leur cou-
vent, ils étaient déjà établis depuis quel-
ques années dans une petite localité des
environs, Saint-Salvi de Fieuzet, sur les
bords du Tarn; leur translation put s'ef-
fectuer grâce aux libéralités d'un cheva-
lier, Pierre de Cun, qui contribua à la
construction de leur église & y fut enterré
en l33l. En 1389, une chapellenie y fut
fondée, &, par acte de 1394, Charles VI re-
mit aux religieux le paiement de quelques
dîmes pour les biens qu'ils avaient acquis;
ils avaient le droit de coupe dans les bois
voisins, & le possédèrent toujours, malgré
de nombreux procès, au moins jusqu'en
1667. Encore assez florissant à cette épo-
que, ce couvent ne fit que déchoir pendant
le dix-huitième siècle; en 1769, on lui
réunit une partie des biens de celui de
Réalmont, qu'on venait de supprimer. De-
puis la peste de 1690, pendant laquelle
' Compayré, p. 28-29, io5, &c. Entre autres
églises, les jésuites possédaient celle de Brens, &
quand Alphonse d'Elbène eut été chassé pour sa
participation à la révolte de Gaston d'Orléans, ils
reçurent sa bibliothèque, qu'ils partagèrent avec
les capucins.
Note
ixj3
NOTÏ
143
670
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
les cordeliers avaient rendu de grands ser-
vices, les consuls leur faisaient une rente
de cent livres '.
Annoncîades de Rabastens. — Cet ordre
fut introduit en 1617 par une dame An-
toinette Delherm, qui leur donna tous ses
biens. Autorisé par l'archevêque, le nou-
veau couvent fut rapidement bâti; en 1624,
on y introduisit des religieuses du cou-
vent de Fargue. En 1790, la communauté
comptait douze religieuses'.
Chapitre de Rabastens. — 11 fut fondé
en 1647, & renferma treize chanoines, y
compris le prieur; plus tard, le prieuré
de cette ville ayant été réuni au collège
des jésuites de Toulouse, ce fut le supé-
rieur de ce dernier couvent qui eut à
Rabastens le titre de prieur; par accord
du 19 mai i63l, quatre nouveaux bénéfices
furent créés dans le chapitre ; le syndic
des jésuites dut y nommer & put prendre
les titulaires parmi des personnes étrangè-
res à la ville. Le chapitre devait desservir
l'église du château; à la suite de longues
querelles avec le curé, il fut transporté
par l'archevêque dans le château même,
en 1757; en 1790, ses revenus fixes mon-
taient à dix mille cinq cents livres, aux-
quelles il faut ajouter le revenu variable
ou casuel \
Maladrerie de Rabastens. — Elle datait
du moyen âge & existait encore à la fin du
seizième siècle. L'hôpital datait aussi à
peu près de la même époque & était ali-
menté en grande partie par les dons du
chapitre, que durent continuer ses succes-
seurs, les jésuites. En 1689, l'archevêque
établit dans la ville un bureau des pauvres'.
Chapitre de Cordes. — Il fut fondé dans
l'église paroissiale de Saint-Michel, en
1629, par Jean Bergonbiou, prêtre; il y
' Rossignol, Monographies communales du Tarn,
t, 4, p. 196-200.
" Rossignol, t. 4, p. 200-202. — Sur les annon-
cîades de Rabastens, consulter dans le carton S.
4812, aux Archives nationales, deux mémoires
relatifs aux prétentions des cordeliers de cette
ville d'être les directeurs spirituels de ce couvent,
mémoires rédigés par ordre de l'évéque d'Albi.
' Rossignol, t. 4, p. 192-196.
^ Ibid. t. 4, p. 202-4.
établit huit prébendes presbytérales & une
cléricale; les statuts furent approuvés par
Clément VII, en i533; en 1587, un mar-
chand de la ville y institua quatre nou-
velles prébendes, moyennant une somme
de deux mille écus. L'archiprêtre de Cor-
des devint, à partir de 1607, le chef des
prébendes '.
Capucins de Cordes. — Le gardien du
couvent d'Albi en décida l'établissement
en 1640, & se fit céder un local par la
municipalité, qui même contribua de son
argent aux premiers frais. A plusieurs re-
prises, dans le cours des années suivantes,
elle dut encore leur venir en aide; d'abord
au nombre de douze, ils n'étaient plus que
quatre en 171 2, & il ne restait qu'un reli-
gieux & deux frères lais en 1790'.
Augustîns de Lisle. — Ce couvent fut
établi au quatorzième siècle; en i56i,
quelques religieux, partisans des réformés,
les introduisirent dans le couvent, qui fut
pillé & dont les titres furent enlevés; à la
suite de ces événements, la communauté
tomba dans une telle misère, qu'en i575 &
1596, on dut l'exempter des tailles ordi-
naires & extraordinaires. Au dix-septième
siècle, sa position s'étant améliorée, elle
put se livrer à l'enseignement, & parvint
à rassembler de grandes ressources & à
acquérir d'importants domaines; en 1723,
elle possédait jusqu'à cent soixante-trois
fiefs'.
Religieuses auguslines à Lisle. — Colonie
envoyée par le couvent Saint-Pantaléon de
Toulouse, en i63i.Ces religieuses se li-
vraient à l'enseignement; elles étaient gé-
néralement au nombre de douze, avec une
abbesse, une sœur vicaire & quatre sœurs
discrètes. On peut voir la liste des abbesses
dans l'excellent ouvrage de M. Rossignol,
intitulé Monographies communales du Tarn,
t. 4, p. 324-7.
Bénédictines de Gaillac. — On appelait
ainsi un prieuré de femmes, de l'ordre de
Saint-Benoît, fondé près de Gaillac, à Lon-
' Rossignol, t. 3, p. 81-84.
' Ihid. t. 3, p. 89-90.
' Ihid. t. 4, p. 3 I 8-324.
Note
143
Note
143
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
671
gueville, & dépendant de l'abbaye de Saint-
Michel ; on attribue sa fondation au dou-
zième siècle; au treizième siècle, il s'appe-
lait déjà Notre-Dame de Longueville, 8f il
eut part, en 1 268, aux libéralités d'Alphonse
de Poitiers, en 1 275, à celles de Sicard Ala-
man. En i568, le couvent fut pillé, brûlé
& presque entièrement détruit par les re-
ligionnaires; les religieuses avaient pu se
sauver avec leurs meubles les plus pré-
cieux. Elles se retirèrent plus tard à Gail-
lac & y vécurent sans recevoir de novices;
après la mort de la dernière d'entre elles
(vers 1587), le couvent revint aux clarisses
de Toulouse, qui le gardèrent jusqu'en
1607, époque où les religieuses de la Dau-
rade les en expulsèrent, à la suite d'un
arrêt du parlement de Toulouse. Cloîtrées
seulement de 1496 à i568, les religieuses
bénédictines ne l'étaient plus lors de l'in-
troduction des dames de la Daurade; mais,
à la suite des efforts de la prieure, Anne
de Rodorel, la clôture y fut de nouveau
établie en 1626; peu après, elles bâtirent
définitivement un couvent à l'intérieur de
la ville & abandonnèrent leur maison de
Longueville. Elles fondèrent même un
couvent de leur ordre à Lautrec, en 1660.
La collation de ce prieuré appartenait à
l'abbé de Saint-Michel, comme fondateur,
sous l'autorité de l'abbé de Cluny, comme
chef d'ordre; au dix-septième siècle, à la
suite de querelles intérieures, l'évéque
prétendit s'emparer de ce droit, & ce ne
fut qu'en l657, après quinze ans de lutte,
que le grand-conseil le débouta de ses
prétentions '.
Capucins de Gaîllac. — On les appela,
lors d'une peste, en 1387, &, dès l'année
suivante, on installa douze frères dans un
couvent qu'on bâtit exprès; à la suite de
diverses donations, leur revenu montait
à quatre cent quatre-vingt-dix livres en
1790; à cette époque, ils n'étaient plus
que cinq : le gardien & quatre religieux
profès*.
Hospitalières de Gaillac. — Appelées en
i685 de Béziers par Pierre Doucet, com-
mandeur de Saint-Pierre, elles suivaient
' Rossignol, t. ï, p. 3i3-3z3.
* liid. t. 2, p. 306-9.
la règle de Saint-Augustin; l'hôpital leur
faisait une rente de cinquante livres, qua-
torze setiers de blé & trois pipes devin;
elles avaient en outre les rentes de leurs
dots. En 1790, elles étaient au nombre de
vingt sœurs, y compris la prieure & quatre
sœurs converses '.
Commanderie de Saint-Pierre de Gaillac.
— L'hôpital de Saint-Pierre & de Saint-
André de Gaillac fut construit par les
anciens comtes de Toulouse, hors de l'en-
ceinte de la ville; il existait dès le dou-
zième siècle; il acquit de grands biens dans
le cours du siècle suivant; d'après une
charte de 1288, il renfermait trente prê-
tres & cinquante frères oblats pour soi-
gner les pauvres & les malades. Philippe
le Hardi lui fit d'importantes donations
de biens confisqués sur les hérétiques.
L'église de Saint-Pierre, qui avait appar-
tenu successivement à l'abbaye de Saint-
Michel & au chapitre cathédral, lui fut
cédée en 1172, & dès lors la commande-
rie devint une commanderie séculière; en
1182 & 1195, l'évéque Guillaume-Pierre
se montra à son tour son bienfaiteur. Les
consuls, comme dans la plupart des villes
du Midi, étaient patrons de l'hôpital. Les
statuts de la communauté, qui dataient de
1270, furent renouvelés en 1384 & confir-
més par l'ordinaire en 1890 ; ils furent
réformés & refondus en 1597, par ordre
d'Alphonse d'Elbène, évêque d'Albi. En
1497, la redevance envers l'évéque fut
fixée pour chaque année à douze pipes de
vin. Les consuls concouraient de droit à la
nomination du commandeur dont l'évéque
devait approuver l'élection ; malgré de
nombreux procès & des contestations mul-
tipliées, ils restèrent toujours en posses-
sion de ce droit. La commanderie, au
point de vue spirituel, était sous la ju-
ridiction de l'évéque diocésain, ce qui
comportait le recours à l'archevêque de
Bourges. Malgré des querelles sans cesse
renaissantes, elle se maintint toujours li-
bre d'impôts, & jamais les consuls de
Gaillac ne purent l'astreindre à la taille.
D'abord administrés par le commandeur
lui-même, à partir de l'édit de 1689, ses
' Rossignol, t. 2, p. 323-4.
Note
.43
NOTH
.43
67:
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
biens furent gérés par un bureau composé
de douze directeurs. A partir de la même
époque, les huit frères, dont le com-
mandeur, formèrent un véritable chapitre,
ayant quatre prébendiers amovibles, que
l'on appelait locataires du chapitre, & ils
furent remplacés dans le service intérieur
de l'hôpital par des sœurs hospitalières,
que le dernier commandeur avait lui-
même appelées de Béziers quelques an-
nées auparavant. En 1696, on unit à l'hô-
pital les biens de l'hospice de Saint-Jacques
de Clarieux & de la maladrerie '.
Commandeurs de Saint-Pierre de Gaillac :
Hugues de Candastre, 1182.
Martin de Sangarret, 1195.
Pierre de Caudèze, 1254.
GUILLEM At ou GUII.LEM DE GAILLAC,
1262.
Amielh Vézié, 1266-71.
Amielh de Vals, 1284.
Jean de Rocolis, i3oo-i3ii.
ICHER DE BrOLHE, i320.
EsTÈVE DE Rocolis, i338.
Isarn Hébrail, 1344.
Amielh Cabrol, i36i.
Bertrand Foucaud, 1375-1384.
Pierre-Raimond Assery, 1392.
Antoine Roger, 1412.
Raimond de las Combas, 1450.
Pierre Treillis, 6 novembre 1467.
Louis D'Amboise, cardinal -évêquc
d'Albi, 1473.
Louis d'Amboise, protonotaire aposto-
lique & évèque d'Albi, l5o2.
Claude de la Guiche, évèque d'Agde,
puis de Mirepoix, 1510-1648.
SÉBASTIEN de LA GUICHE, 1648.
Philibert ou Jean-Pierre de la
Guiche, i576-i58i.
Adrien Thoéri, i58i-88.
Jean Pelrous, mai i588-i6io.
Antoine Roussel, prévôt d'Albi, 1610-
i63i.
Larroque BouiLLAC, 3 avril i632.
Pénard, i5 octobre 1639.
Philippe d'Ébrail de Dalon, 1654-
1659.
Pierre de la Guiche.
' Rossignol, ». ï, p. i83-3oi.
Pierre Doucet, 1667-1689.
Débar, 169
Jean-Jacques Teulier, 1700.
Etienne Granier, 1714.
Joseph-René de Clergue du Veu-
dier, 21 avril 1731.
Pierre Pentier, 1772.
Falguière, 1784'.
Commanderie de Saint-Jacques de Cla-
rieux. — Cette commanderie fut fondée en
1 220 par un certain Raimond Vidal, près de
la ville d'Albi; dès l'origine, les consuls en
eurent le patronat & purent nommer &
destituer les commandeurs. En l355, elle
fut de nouveau rétablie après interrup-
tion. A la suite de l'édit de 1672, attri-
buant toutes les maladreries à l'ordre du
Mont Carmel & Saint-Lazare, cet ordre
entra en possession de cet établissement;
mais en 1693, il retomba aux mains des
consuls, & un arrêt du 26 mars 1695 l'unit
définitivement à l'hôpital de Saint-Pierre*.
Hôpital du Vigan, — Desservi par des
religieux augustins, chargés de soigner les
malades, l'hôpital du Vigan, près d'Albi,
date du douzième siècle; en 1190, l'évêque
Guillaume-Pierre lui accorda divers pri-
vilèges spirituels nécessités par l'état du
pays. Au treizième siècle, il passa entre
les mains des consuls d'Albi, &, par
charte de 1249, l'évêque Durand promit
à ceux-ci de leur prêter main-forte contre
tous ceux qui leur contesteraient la pos-
session des biens de cet hôpital, jusqu'à
ce qu'on y eût rétabli les religieux. Au-
paravant l'évêque en avait la libre dis-
position, témoin une charte de I2i3, &
même il y percevait la dîme; en 1206, elle
fut fixée à un pourceau & à un agneau
pour le bétail. Les lépreux y payaient
leurs dépenses journalières & les consuls
revoyaient les comptes'. Les consuls nom-
maient aussi le syndic de la maladrerie de
' Rossignol, t. 2, p. 299-302.
' Rossignol, t. 2, p. 3o2-6. — Voir aussi quel-
ques pièces aux Archives nationales, carton S,
4S12; le 7 novembre 1671, les biens de Saint-
Jacques furent affermés pour deux cent vingt livres.
^ Compayré, p. 42.
Note
.43
Note
143
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
673
Saint-Jean, fondée en 1218 pour les lé-
preux, par Bernard de Caumont, qui y fut
enseveli avec sa femme'.
CommanJerie de Montredon. — A Mont-
redon existait, dès le treizième siècle, une
comnianderie de templiers, à laquelle, en
I2i5, Simon de Montfort fit donation des
justices de ce village. Plus tard, cette terre
passa aux mains de l'ordre de Saint-Jean
de Jérusalem, & enfin, en 1682, par contrat
homologué au Conseil, Ravaille de Roque-
plane, docteur en Sorbonne & chanoine
d'Albi, donna le château de Montredon &
la seigneurie d'Assac, pour permettre la
fondation d'une commanderie de l'ordre
de Saint-Lazare'.
Commanderie de Vaour'', — Appelés vers
1140 dans les possessions des seigneurs de
Penne, les templiers ne tardèrent pas à y
construire un château; ce fut au lieu de
Vaour qu'ils s'installèrent; autour d'eux se
forma bientôt une petite communauté; en
effet, un acte de 1180, cité par M. Ros-
signol, permet d'assigner cette date ap-
proximative à son établissement. Cette
commanderie reçut bientôt de nombreuses
donations, dont les actes entrèrent eu
1202 dans un cartulaire aujourd'hui con-
servé aux archives de la Haute-Garonne;
parmi ses bienfaiteurs, il faut compter sur-
tout les membres de la famille de Penne,
à laquelle on doit peut-être sa fondation,
les seigneurs de Montaigu & ceux de
Cahuzac; la plupart des donateurs stipu-
laient, en échange de leurs bienfaits, le
droit d'être enterrés dans le cimetière des
templiers. Ajoutons à ces protecteurs les
vicomtes de Saint-Antonin & le comte de
Saint-Gilles; enfin les chevaliers devin-
rent eux-mêmes, à partir de 1181, les pro-
tecteurs & les suzerains des chanoines de
Saint-Antonin, qui ne pouvaient plus se
défendre contre leurs ennemis.
Voici la liste des commandeurs tant de
l'ordre du Temple que de l'ordre de Saint-
Jean de Jérusalem :
' Compayré, p. 3o-3i.
' Archives nationales, S. 4812.
' Rossignol, t. 3, p. 197-129.
Ordre du Temple
PlERRE-HuMBERT, 1143, chevalier &
prieur.
Pierre-Hugues, iiSg, prieur.
Fort-Sans, 1174-1180, maître & pro-
cureur de Vaour, ministre du Temple,
commandeur de Castres.
Durand (Eiller, i 180-81, comman-
deur de Vaour.
Bertrand Bonafos, 1184.
P. DE TUDELLE, Il85.
Arnaud Dabos, 1191.
Pierre lo Capela {chapelain), 1191-
1198.
Daurde de Sainte-Croix, 1199.
azémar-guillem, i 200.
Pierre del Castel, 1202, rédacteur
du cartulaire.
Raimond de Posquières, 1259.
Sanche, 1273, précepteur de Montri-
coux.
Pierre^ Geoffroy, 1276, commandeur
de Montricoux.
Ordre de Saint-Jean de Jérusalem :
Etienne de Salhs, i338.
Amauri de Sanhac ou Savignac,
1394-1407.
Pierre Rafin, 1451-1465.
P. DE Malleville, 1482.
Charles-Alaman de Rochechouard,
1497-1506.
Raimond Ricard, grand-prieur de
Saint-Gilles, i532-i538.
Philippe de Lasagne, 1534.
Eynard de Montrosi ou Montro-
ziER, i538-i55i.
Jean-Pierre de Boulac-Trébous,
i552-i56o.
Antoine de Ronde dit de Mon-
talque, 1567.
Jean Lavalette de Cornusson, 1574-
1576.
Pierre de Roquelaure Saint-Aubin,
i58i.
Guillaume de Castelpers, 1597-
1610.
Jean de Marsa-Sailhac, 1611.
Pierre de Blanchard-Néaules,
1615-17.
Richard de Niny-Claret, 1624-1626.
IV.
Note
.43
674
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC
Villeneuve -Ville
Note
'44
Honoré de
VIEILLE, 1632.
Louis de Bagarri, 1638-44.
François-Paul des Massières Ca-
SAULX, 1647.
Antoine de Glandèves-Castelet,
i655.
Jacques Desparbès-Lussan-Carbon-
neau, 1662.
Jean de Villeneuve-Villevielle,
1678-86.
Gaspard de Pontevès-Bargemme,
1689-1707.
N. DE Chateauneuf, 1759.
Charles-Philippe de Crucy-Mar-
ciLLAc, 1763-1767.
Le bailli de Bélesta. [A. M.]
NOTE CXLIV
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Etablissements religieux du diocèse
de Narhonne.
LE siège métropolitain de Narbonne,
dont l'origine remonte probablement
au troisième siècle de notre ère, fut pen-
dant tout le moyen âge le plus important
du Midi de la France; la haute naissance
de la plupart des prélats qui l'occupèrent
du onzième au quinzième siècle, l'étendue
de son diocèse, qui, jusqu'au quatorzième
siècle, comprit tout le pays entre le Rous-
sillon, l'Hérault, l'Albigeois & le Carcas-
sez, enfin l'illustration de la ville de Nar-
bonne à l'époque romaine, tout venait
accroître son importance. Affaibli à la fin
du treizième siècle par la création de la mé-
tropole de Toulouse, démembré quelques
années plus tard par le pape Jean XXII, il
garda cependant cette importance jusqu'à
la Révolution & il n'y eut que les plus
grands seigneurs qui purent l'obtenir. A
partir du seizième siècle, les archevêques
eurent l'honneur de présider les États de
Languedoc, & cette position officielle ne
fit qu'accroître leur influence par le rôle
politique qu'elle les força à jouer.
Parmi tous les titres que portait l'arche-
vêque, le plus important était sans con-
tredit celui de duc de Narbonne. Ce titre,
que les écrivains du dix-septième siècle fai-
saient remonter aux temps les plus anciens
& dont ils voyaient le point de départ dans
les donations des rois carolingiens, ne fut
jamais porté par les archevêques de Nar-
bonne avant le commencement du trei-
zième siècle, & ce duché ne remonte pas
plus haut que le comté d'Agen ; il a pour
origine la guerre des albigeois & la dé-
possession de la maison de Toulouse. Un
examen attentif des textes nous permettra
de mettre ce point hors de doute.
On sait qu'à l'époque carolingienne, &
dès Charlemagne, les rois concédèrent à
des églises épiscopales la jouissance d'une
partie des droits comtaux, & ce fut dans
beaucoup de villes l'origine de la sei-
gneurie temporelle de l'évêque; nous ci-
terons entre autres Nimes & Agde. Nar-
bonne fut de toutes les cités de la Septima-
nie gratifiée la première de cet important
privilège; le plus ancien acte de donation,
dont nous avons perdu le texte, mais qui
est rappelé dans un diplôme postérieur,
est de Pépin le Bref & doit se rapporter
aux premières années de la conquête, à
l'époque où ce prince avait besoin de se
concilier l'affection de ses nouveaux su-
jets. Cet acte, rappelé dans un diplôme de
Charles le Chauve du 20 juin 844, à la
souveraineté ecclésiastique du monastère
de Saint-Paul ajoutait la moitié de la cité
avec ses tours & ses appartenances, la
moitié des droits de tonlieu & de péage
sur le commerce de terre & de mer, & la
moitié du produit des salines appartenant
auparavant au comte; le même acte de
Charles le Chauve accorda à l'archevêque
Bérarius la jouissance de l'immunité, en
un mot, il créa au profit de l'archevêque
de Narbonne une véritable seigneurie, dans
le sens le plus étendu du mot, avec conces-
sion d'une partie des droits de justice. Ce
diplôme fut renouvelé textuellement par
les rois successeurs de Charles le Chauve,
par Carloman en 881, par Eudes en 890, &
par Charles le Simple en 898 & 922. Ce fut
là le premier pas fait par les archevêques
vers la possession du titre de duc de Nar-
bonne, que plus tard ils usurpèrent.
Note
'44
NOTES SUR L HISTOIRE DE LANGUEDOC.
675
Siège d'un duché, Narbonne avait vu de
bonne heure son comte remplacé par un
vicomte; ce changement s'opéra probable-
ment dès le commencement du neuvième
siècle, après la création, en 817, d'un mar-
quisat de Septimanie. Ce duché passa alors
fit de même en 1217, & Arnaud-Amauri,
dès 1212, époque de son élection comme
archevêque, imita leur exemple & agit
comme duc de Narbonne, recevant l'hom-
mage du vicomte & des bourgeois habi-
tant le palais ducal, en un mot, jouissant
par bien des mains; possédé pendant le de tout le pouvoir que pouvait conférer
reste du neuvième siècle par des ducs amo- ce titre". Mais Simon de Montfort, qui
vibles, il entra, au siècle suivant, dans la déployait pour entrer en possession des
famille des comtes de Rouergue, puis de domaines à lui concédés par le Souverain-
là passa par alliance dans celle des comtes Pontife autant de violence à l'égard des
de Toulouse ; ce transport s'effectua vers prélats catholiques qu'à l'égard des sel-
la fin du onzième siècle, dans la personne gneurs hérétiques, ne montra pour Tar-
de Raimond de Saint-Gilles & de son frère chevèque ni le respect ni la reconnais-
Guillaume; à partir de cette époque, les
comtes de Toulouse prirent le titre de
marquis de Narbonne & il en fut ainsi
jusqu'à l'an 1212, date de la dépossession
de Raimond VI par les croisés.
Cependant, durant les trois siècles qui
s'étaient écoulés depuis Charles le Sim-
sance qu'on pouvait attendre de lui. Nous
n'avons à ce sujet que la plainte adressée
par le prélat au pape & au sacré-coUége,
mais les faits qu'elle énonce montrent que,
quoique bon catholique, Simon n'était pas
plus scrupuleux que les hérétiques quand
il s'agissait de ses intérêts. Menacé d'ex-
pie, les archevêques n'avaient fait que dé- communication s'il osait pénétrer de force
velopper leur influence & accroître leur dans Narbonne, il brave la menace, force
puissance temporelle. A l'autorité des ducs
s'était substituée peu à peu celle des vi-
comtes, & ce fut avec eux que les prélats
durent lutter pour conserver & étendre
leurs droits. Pendant tout le onzième siè-
cle & jusqu'au commencement du dou-
zième, ils ont grand peine à obtenir du
vicomte le serment qu'il leur devait comme
tenant d'eux en fief une partie de la ville;
ces querelles ne furent guère apaisées
qu'en ii55, lors d'une reconnaissance so-
lennelle de la vicomtesse Ermengarde, qui
renonça à toutes les entreprises faites par
ses ancêtres sur le domaine archiépiscopal
les portes ; un de ses soldats menace de
tuer l'archevêque qui accourait au bruit;
celui-ci se retire, mais jette l'interdit sur
la chapelle du palais ducal; Simon n'y fait
pas moins célébrer la messe le lendemain
matin, dresse son étendard, & exige des
habitants tous les droits 8c tous les services
que les ducs de Narbonne avaient coutume
de percevoir. En vain, à plusieurs reprises,
l'archevêque essaya-t-il d'attirer l'attention
de la cour de Rome sur les agissements du
conquérant; le pape Innocent III avait
bien écrit une lettre de reproches à Si-
mon (2 juillet I2i5), mais son exemple ne
& affranchit l'archevêque du droit de dé- fut pas suivi par son successeur Honorius,
pouille dont ils le grevaient depuis trop
longtemps. Peu après, un diplôme de Louis
le Jeune vint confirmer les donations des
rois carolingiens.
Quand arriva la guerre des albigeois, le
comte Raimond fut dépouillé par le pape
au profit de Simon de Montfort, & celui-ci
fut investi de ses domaines (bulle du 14 dé-
cembre I2i5) ; mais déjà une partie de ces
domaines avait été usurpée par d'autres.
C'est ainsi que, dès 1212, l'évêque de Ca-
hors avait profité de l'anarchie pour s'em-
parer du titre de comte, titre qu'il garda
lui aussi jusqu'en 1789; l'évêque d'Agen
& Arnaud dut cesser ses plaintes, faute
d'être écouté; Simon de Montfort & après
lui son fils Aniauri prirent & gardèrent le
titre de duc de Narbonne, l'un jusqu'à sa
mort, l'autre jusqu'en 1224. Mais Arnaud
parvint à se venger; il suscita à Amauri
de Montfort de nombreuses difficultés, fa-
vorisa ouvertement le jeune Raimond VII,
8c s'il eût vécu plus longtemps, il eût peut-
être empêché l'intervention du roi de
France. Son successeur, Pierre Amiel, an-
' Lettres des chapitres de Saint-Paul & de Saint-
Just à Innocent III, de l'an iii5.
Note
'44
Note
''14
676
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
cien archidiacre de Eéziers , fainilier des
Mftntfort qui l'avaient enrichi des dé-
pouilles des hérétiques de cette ville, se
garda de reprendre la lutte entreprise par
Arnaud-Amauri &c se montra partisan dé-
voué des hommes du Nord.
En tout cas, au point de vue du droit,
l'usurpation de l'archevêque était absolu-
ment injuste, & rien ne l'autorisait à s'em-
parer ainsi d'une partie des dépouilles des
comtes de Toulouse. Remarquons cepen-
dant, à ce sujet, qu'il ne s'empara guère
que d'un titre; en effet, depuis déjà long-
temps, de concert avec le vicomte, les ar-
chevêques étaient parvenus à expulser les
ducs de Narbonne de l'administration de la
ville, & les tentatives d'Alphonse I, lors de
l'avènement d'Ermengarde, au commen-
cement du douzième siècle, n'avaient pas
réussi. Toutefois, grâce à cette usurpation,
les archevêques purent réclamer sans con-
teste le serment des vicomtes, pouvoir dont
ils continuèrent à jouir jusqu'à la réunion
de cette vicomte à la couronne. Lors de l'é-
change de cette seigneurie contre le duché
de Nemours, fait entre le roi Louis XII &
Gaston de Foix, le roi devint vassalde l'ar-
chevêque, mais comme il était de règle,
dans l'ancienne monarchie, que le roi ne
pouvait être le vassal de personne, le pré-
lat perdit par le fait ses droits de suze-
raineté. Au dix-huitième siècle, d'après un
mémoire manuscrit de la Collection de
Languedoc, l'archevêque M. de Beauvau
du Rivau demanda que ce droit honorifi-
que fût échangé contre le droit d'entrée
permanente au Louvre, & le titre de du-
ché-pairie avec séance au Parlement'.
' Voici, au sujet de ces demandes de M. de Beau-
vau, des extraits de ce mémoi re inédit qui se trouve
au tome 40 de la Collection Je Languedoc, f"" 61-64;
ils montrent quelle était l'opinion des juristes du
dix-huitième siècle sur cette question du duché de
Narbonne :
Mémoire pour établir le droit <jue les seigneurs
archevêques de Narbonne ont de prendre le titre de
duc. — L'archevêque, qui est seigneur haut,
moyen & bas justicier de la moitié de la cité & de
la plus grande partie du bourg, & qui jouit du
droit de naufrage & autres grands droits & privi-
lèges, par le don & la concession qui en fut faite
à son église par les roys Pépin, Charles II, Louis
Chapitre de Salnt-Just. — Comme la plu-
part des autres chapitres de la Province,
le Jeune, & confirmée par tous les roys, a eu pour
vassaux les vicomtes de ladite ville qui lui prê-
toient foy 81. hommage pour la portion de justice
qu'ils possédoient dans ladite ville &, par consé-
quent, le titre & la qualité de duc appartient légi-
timement aux archevêques. Aussi Arnaud-Amalry
ayant esté éleu archevêque en I2i3, prit le titre
de duc & fut reconu en cette qualité par Aymeric,
vicomte de Narbonne, qui luy rendit hommage &
luy prêta serment de fidélité.
Le comte Simon de Montfort, prétendant que le
duché de Narbonne avoit été compris dans la don-
nation que le Saint-Siège luy avoit faite du comté
de Toulouse en considération de la guerre qu'il
avoit faite aux hérétiques, eut de grandes contes-
tations avec ledit archevêque au sujet dudit duché,
mais elles furent décidées en faveur de l'arche-
vêque par les bulles du pape Innocent III de l'an-
née 121 5, adressées au comte de Montfort & à
Pierre, diacre-cardinal, légat dudit pape, & par
celles du pape Honorius troisième, successeur d'In-
nocent, adressées au cardinal Bertrand, son légat,
en l'année 1216, qui confirmèrent audit arche-
vêque ledit duché. Il se voit même par ces bulles
que le comte Simon l'avoit reconu & luy avoit
prêté serment de fidélité '.
Dans la suitte les roys Louis VIII &. Louis IX
venant à transiger avec les archevêques, successeurs
dudit Arnaud-Amalry, concernant le droit de com-
mis dans les terres de l'église de Narbonne pour
le crime d'hérésie tant seulement, ils déclarèrent
formellement dans les actes qui furent faits en
octobre 1226 & avril 1260, qu'ils confirmoient à
l'archevêque & à l'église de Narbonne le fief- &
directe qu'ils avoient de tout tems dans la ville,
citté de Narbonne & lieux dépendants de son du-
ché & qu'ils leur donnoient au surplus les châ-
teaux exprimés dans les susdits actes moyenant la
cession dudit droit de comis au profit de la cou-
ronne & un anniversaire que l'église de Narbonne
a depuis religieusement célébré & célèbre encore
pour l'âme desdits seigneurs Roys & moyenant
aussy le serment de fidélité que lesdits archevêques
seroient obligez de prêter au roy pour ladite sei-
gneurie, sans diminution aucune des autres droits,
privilèges, honneurs & dignités dont l'église de
Narbonne jouissoit de tout tems, qui feurent
exprimés & particulièrement réservés, consistant
en la moitié de la seigneurie de la citté & ville de
Narbonne qui étoit en propriété avec toute juri-
diction haute, moyenne & basse, à l'église de Nar-
' Le fait est faux & jusqu'à sa mort Simon porta le titre
de duc de Narbonne, dont son fils hérita après lui (voir plus
haut).
Note
144
Note
'44
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
677
celui de Saint-Just paraît au commence-
ment du dixième siècle, car la réforme des
congrégations cathédrales ne semble pas
s'être introduite beaucoup plus tôt dans les
églises du Midi. Enrichi par les vicomtes
de Narbonne & par les archevêques, il per-
sista dans l'état régulier jusqu'à la Révo-
lution. Il obtint naturellement des Souve-
rains Pontifes de grands privilèges; un des
grands abus pratiqués par la chancellerie
romaine, aux treizième & quatorzième siè-
cles, était de nommer par provision des
personnes étrangères aux premiers bénéfi-
ces vacants dans les églises cathédrales; on
comprend le tort que causait aux chapitres
une pareille manière d'agir : suppression
du droit d'élection, introduction d'étran-
gers dans la communauté, &c. Les papes,
qui avaient plusieurs fois pratiqué cet
usage à Narbonne (Luce III, en 1181), fi-
nirent par y renoncer & déclarèrent qu'on
bonne 8c sur l'autre moitié qui estoit possédée à
foy & hommage de Indite église par les vicomtes,
les archevêques se réservant la dignité temporelle,
qu.i étoit attachée à leur duché.
Lorsque l'a rchevcq_jie faisoit sa première en-
trée dans la ville, le vicomte se présentoit à la
porte de la ville pour prendre le frein de son che-
val & de là l'acompagnoit marchant à son cotté
droit jusqu'à la porte de l'église Saint-Just, & y
étant entrés le vicomte, prosterné à deux genoux
& les mains jointes dans celles de l'archevêque qui
étoit assis sur un fauteuil, luy faisoit hommage
comme à son seigneur féodal & ensuitte luy payoït
l'albergue accoutumée,
Il y a eu à Narbonne successivement des
vicomtes jusqu'au règne de Louis XII, qui réunit
à la couronne la vicomte au moyen de l'échange
qui en fut fait avec le comté de Beaufort & autres
terres du duché de Nemours. Depuis ce tems les
roys ont possédé la portion de justice dont le vi-
comte jouissoit dans la citté & dans le bourg dudit
Narbonne, & les archevêques ont pareillement
continué de jouir de la portion qui leur appar-
tient
Et si depuis la réunion de la vicomte de Nar-
bonne à la couronne, les archevêques ont peu se
conserver le titre de duc, ils ont perdu le droit
qu'ils avoient de recevoir la foy & hommage que
les vicomtes leur rendoient & l'albergue qu'ils leur
payoïent, parce qu'il seroit contraire à la raison, à
la majesté & à la souveraineté royale que le roy
rendît par luy ou par ses procureurs hommage à
son sujet
ne pourrait imposer au chapitre des per-
sonnes étrangères (1245-1246, 1257). Men-
tionnons encore de nombreux privilèges
spirituels : permission de célébrer la messe
en temps d'interdit (bulle de Grégoire IX,
1228) ; défense d'interdire le chapitre, sans
rappeler & confirmer en même temps ses
privilèges (1262); des privilèges tempo-
rels : les clercs & les vassaux du chapitre
ou des chanoines résidants ne pourront
être appelés en justice, hors de la cité ou
du diocèse (1266); tout individu qui aura
battu, même légèrement, un chanoine sera
excommunié ipso facto & ne pourra être
absous que par le pape (1266).
Parmi les anciens dignitaires du chapi-
tre, nous trouvons en 1029 un cabiscol ou
chef de l'école; il avait probablement sous
sa direction de jeunes élèves; en 1262, il y
avait querelle entre ceux-ci & le chapitre
& ils avaient obtenu contre les chanoines
une sentence d'excommunication, qu'Ur-
bain IV fit lever.
Au dix-huitième iiècle, le chapitre était
ainsi composé : cinq dignitaires, qui s'é-
chelonnaient dans l'ordre suivant : grand
archidiacre, archidiacre de Corbières, pré-
chantre, archidiacre de Razès, sous-chan-
tre. Puis venaient le théologal, qui n'était
pas dignitaire; seize chanoines, huit heb-
domadiers, onze conduchers, trente-deux
bénéficiers, vingt vicaires, huit enfants
de choeur, qui devaient fournir le pain
& le vin pour l'eucharistie; enfin une
chapelle de musique. Avant la création
de l'évêché d'Alet, il y avait un quatrième
archidiacre qui s'appelait archidiacre de
Fenouillet.
Les prérogatives du chapitre étaient
les suivantes : il élisait l'archevêque, à
moins de simonie, comme au onzième siè-
cle, & avant le seizième, où les rois de
France s'emparèrent du droit de nomina-
tion; de plus il prenait part avec lui à la
confirmation des évêques suffragants &
députait aux Etats de Languedoc; il nom-
mait le grand archidiacre; les autres di-
gnités étaient à la collation de l'archevê-
que. En 1225, Honorius III approuva la
réduction faite par le chapitre, de concert
avec l'archevêque, du nombre des chanoi-
nes à dix-huit; en i53o, une bulle de Clé-
Note
678
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
ment VII les dispensa de la résidence;
enfin, en i334, une bulle de Benoît XII
leur avait enjoint de chasser du cloître
toutes les femmes suspectes, de mieux
garder à l'avenir la continence & d'assis-
ter régulièrement aux offices divins, sous
peine d'être privés de leurs charges & bé-
néfices.
Parmi les principaux revenus dont le
chapitre de Saint-Just fut doté au moyen
âge, il faut mentionner les salines & les
pêcheries de Narbonne & de Coursan,
dont la dîme leur fut accordée par les
archevêques & les vicomtes en 1048 & 1080
& confirmée en 1212.
Parmi les principaux bienfaiteurs, nous
citerons Bérenger, archevêque de Nar-
bonne, qui, en 1204, établit trois prêtres
dans la cathédrale, pour célébrer une
messe quotidienne dans une chapelle qu'il
venait de faire bâtir & de dédier à la Tri-
nité; cette fondation fut approuvée par
une bulle d'Innocent III, du 8 mai 1206;
en 1288, Philippe IV donna aux chanoines
de Saint-Just un revenu de 20 livres, pour
célébrer un anniversaire pour le salùt de
son père, dont le corps était enterré en
partie dans l'église; il approuva & renou-
vela cette fondation en 1292 (v. st.).
L'église cathédrale de Narbonne fut
construite aux treizième & quatorzième
siècles. Les travaux, commencés en avril
1272, se continuèrent sans interruption
jusqu'en i332; interrompus à ce moment,
ils ne furent repris pour un instant qu'au
dix-huitième siècle, par les archevêques
Le Goux de la Berchère, en 1708, & de
Beauvau du Rivau, en 1722; on peut voir
en note le récit de la cérémonie célébrée
par l'un de ces deux prélats, lors de la
pose de la première pierre des nouvelles
constructions'. Nous donnons ici l'indi-
■ Le récit de cette dédicace se trouve au tome 40
de la Collection de Languedoc, f" 6-11; nous n'en
donnons pas les passages purement historiques,
qui sont tirés de l'histoire de dom Vaissete. En
tête, dans le volume, on lit cette mention : n La
relation suivante est de M. l'abbé Pech, chanoine
de Saint-Paul de Narbonne, officiai primatial dont
le mérite est connu par d'autres ouvrages qu'il a
donnés au public. «
cation sommaire des actes relatifs à la
construction de la cathédrale. Dès 1256,
Cérémonie faite à Narhonne pour mettre la première
pierre de la nef de l'église métropolitaine & pri-
matiale Saint-Just & Saint-Pasteur.
Après avoir rapporté ce qu'on sait déjà de la
construction des treizième & quatorzième siècles,
cette relation continue ainsi : Depuis ce
temps-là, c'est-à-dire depuis près de quatre siècles,
personne n'avoit jamais osé vaincre les obstacles
qui ont si longtemps arrêté la continuation d'une
si auguste bâtisse. Il semble que cette gloire étoit
réservée à l'illustre prélat qui fait aujourd'huy
notre bonheur; dez que la Providence l'eut placé
sur le siège de cette église, il forma le dessein de
continuer un édifice qui fait l'ornement de cette
ville & l'admiration des étrangers qui y passent.
Enfin, ayant pris le dÎK-septième de juin de
l'année 1708 pour bénir & poser la première
pierre de la nef, il voulut que cette cérémonie se
fît avec toute la pompe qui pourroit la rendre plus
solennelle; on avoit fait préparer une grande
pierre quarrée & une plaque de plomb avec l'ins-
cription suivante :
t
D . O . M .
ANNO DOMINI MDCCVIIl'.lMPERil
LVDOVICI MAGKI LXVI -.DIE XVII JVKIl
DOMINICA III POST PEXTECOSTEM CAROLVS
ARCHIEPISCOPVS ET PRIMAS CAPITVLVa
METROPOLITANVM ET PRIMATIALE CIVES Q.VE
KARBONENSES PRIMARIVM HVJVS PERFICIENDI
TEMPI. 1 LAPIDEM POSVERVNT.
Les époques de cette inscription sont d'autant
plus remarquables qu'on y voit la septième dé-
cennale de la vie du roy & la quatorzième quin-
quennale de son règne; on ne pouvoit prendre
une année plus convenable selon l'esprit de l'an-
cienne discipline, que saint Rustique avoit suivy
dans la construction de la première église, dont il
fut le restaurateur; ce grand saint avoit alors posé
une pierre quarrée, & c'est le plus ancien & peut-
être le seul témoignage qu'on trouve dans l'anti-
quité de cet usage que le pontifical prescrit encore
aujourd'huy. On avoit encore coutume d'y mettre
des reliques des saints; Alexandre II en mit dans
les fondemens de l'église du Mont-Cassin, & t^est
sur ces grands exemples que M. l'Archevesque ré- ■
solut d'honorer la fondation de cette nef des reli-
ques de saint Just & saint Pasteur nos patrons.
L'occasion ne pouvoit estre plus favorable; ce
prélat faisant actuellement la visite de son église
primatialle, avoit fait descendre les corps de ces
illustres martirs le 25 mars dernier, dont il pro-
NOTB
144
Note
'44
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
d'après une bulle d'Alexandre IV, le cha-
pitre avait consacré les revenus de plu-
nonça le panégirlque avec cette éloquence & cette
onction qui lui sont naturelles & officia ensuite à
une procession générale en chappe où les châsses
de ces saints furent portées dans la ville; il en
renferma dans une boette d'argent faite en ma-
nière de médaillon pour estre insérée dans la
pierre fondamentale, à la place des médaillesqu'on
jette dans les fondations des édifices prophanes.
Cette boette a pour légende ce passage du pro-
phète Aggée au sujet de la continuation du basti-
ment du Temple :
Suscitavlt Dominus spiritum Jucis JuJa & spiri-
tum sacerjotis magni & spiritum reliijuorum de omni
populo & ingressi sunt & faciehant opus in domo
Domini. (Aggée, I, v, 14.) Dans l'exergue il y a
ces mots : Sancti' Juste & Pastor, oratc pro nobis.
Tout étant donc disposé pour le jour marqué,
M. l'archevêque célébra la messe pontificale,
M' Juif, chanoine & archidiacre, abbé de Saint-
Savin, M' de Sérignan, chanoine de Snint-Just &
abbé de Fontcaude lui servant de diacre & de sous-
diacre d'honneur avec les autres officiers qui ont
accoutumé de l'assister; après la messe, le chapitre
se mit en chappes & M. l'archevêque en mitre &
en pluvial, suivi de M. des Isles, lieutenant du
roy de Narbonne, de M. Daugier, viguier & maire,
des consuls & de tous les gentilshommes de la ville
qu'on avoit invités à cette cérémonie, alla en pro-
cession à l'endroit destiné pour les fondemens du
nouvel édifice, étant précédé de M. d'Hautpoul,
chanoine 8t succenteur, lequel portoit sur un voile
de drap d'or la plaque où étoit l'inscription avec
la boette d'argent où les reliques sont enfermées.
En cet ordre on descendit dans les fossés larges
de trois toises & profonds de trois toises & demy ;
alors les soldats de la garde & ceux de la milice
bourgeoise firent leur première décharge de mous-
queterie, le canon de la place y répondit par une
salve générale, les cloches se firent entendre par
leur sonnerie harmonieuse, l'une des plus belles
du royaume, & ce bruit mêlé aux acclamations &
aux cris de joye réitérés rendit cette sainte céré-
monie plus majestueuse & plus touchante; on se
rangea cependant dans les fossés où tout avoit été
disposé d'une manière convenable, le lieu de la
cérémonie étant couvert de tentes & orné de tapis-
series; les prières du pontifical furent chantées
par le clergé, tandis que M. l'archevesque faisoit la
bénédiction de la pierre fondamentale, & qu'il y
renfermoit la boette des reliques avec la plaque de
plomb enchâssée par dessus; ensuite le prélat posa
la pierre avec les cérémonies prescrites au bruit
des nouvelles salves de mousqueterie & d'artillerie;
après quoy il alla dans tous les endroits destinés
679
sieurs églises aux travaux préliminaires ; en
1292, Nicolas IV permit à l'archevêque de
disposer de cinq années du revenu de tous
les bénéfices vacants en faveur de l'œuvre;
en 1480, l'archevêque Raimond de Bourbon
& le chapitre convinrent d'employer au
même but la moitié de la première année
du revenu de ces mêmes bénéfices; cette
convention fut approuvée par Sixte IV
en 1480 & Alexandre VI en 1496. Men-
pour les piliers & bénit à trois reprises les fossés
creusés pour l'édifice conformément au pontifical.
Le clergé, la noblesse & le peuple étant rentrés
dans le choeur, notre prélat monta en chaire & fit
un sermon sur le sujet dont il s'agit. Il prit pour
texte les mêmes paroles d'Aggée qui sont gravées
sur la boette des reliques, & fit voir avec son élo-
quence ordinaire les raports merveilleux & natu-
rels qu'il y avoit entre la cérémonie qu'on venoit
de faire & tout ce que dit le prophète
Le soir il y eut des illuminations en plu-
sieurs endroits de la ville; la grande tour du pa-
lais archiépiscopal parut tout en feu; on fit quan-
tité de décharges de boettes & de mousqueterie &
les tours de la grande église furent illuminées
jusque bien avant dans la nuit ; ce qui ne pouvoit
faire qu'un très-bel effet à cause de leur hauteur,
qui est de trente toises
Quelques jours après la cérémonie qui donna
lieu à cette relation, les Pères de la Doctrine ch ré-
tienne qui ont le collège de cette ville, pour ne
pas garder le silence dans une joye si générale,
firent à ce sujet & à la louange de M. l'archevêque
une action publique où rien de ce qui peut don-
ner de l'éclat à une feste de collège ne fut oublié,
M. l'évêque d'Alet étoit venu voir M. l'arche-
vêque & ces deux grands prélats voulurent bien
honorer cette feste de leur présence pour donner
du cœur aux écoliers dans leurs exercices de litté-
rature.
Après un fort beau compliment latin, on récita
des vers grecs qui furent estimés de tous ceux à
qui cette langue est aussy familière qu'au sçavant
prélat à qui ils étoient adressés. Suivit un poème
épique en latin où la fiction qui fait la beauté de
cette espèce de poésie fut autant admirée que l'élé-
gance & la noblesse des vers; on déclama ensuite
toute sorte d'ouvrages sur le même sujet & en toutes
langues; odes, sonnets, rondeaux, épigrammes,
tout fut mis en œuvre & d'autant plus estimé
qu'on n'avait eu que huit jours pour se préparer;
l'exécution répondit parfaitement à la beauté des
ouvrages & la grâce avec laquelle ces jeunes en-
fans dirent leurs vers soutint fort bien l'érudition
& la réputation de leur maison.
Note
'44
Note
'44
680
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
tionnons encore des indulgences accordées
par Grégoire IX & Boniface VIII aux bien-
faiteurs de l'œuvre.
Prieuré de La M.ourg;uîer. — Cette an-
cienne église de Narbonne était tombée,
au onzième siècle, entre les mains de laï-
ques & de simoniaques ; Dalmace, arche-
vêque de cette ville, résolut de l'affranchir
de cette sujétion & d'y rétablir la vie ca-
nonique; dans une sorte de petit concile,
tenu en 1086, & auquel assistèrent plu-
sieurs abbés & évèques de la province, il
la soumit à Saint-Victor de Marseille,
dont la prospérité était en pleine crois-
sance & réserva seulement à son église ca-
thédrale une redevance annuelle de trois
livres de cire. Il confirma cette union dans
un nouveau concile tenu en 1088. Une
autre église de Narbonne, Saint-Grisant,
située dans les faubourgs de cette ville,
avait subi le même sort; Dalmace, en 1090,
du consentement de sou clergé & de l'abbé
de Saint-Paul, la réforma de même & la
soumit à Saint-Victor de Marseille; il sti-
pula la reconstruction de l'église & une re-
devance annuelle, consistant en une livre
d'encens. Elle fut immédiatement unie à
Sainte-Marie. Cette église de Saint-Grisant
fut dès lors habitée comme La Mourguier
par des moines ; en 1 1 10, Bernard-Bérenger
de Pierre-Pertuse leur restitua la moitié
de dîmes qui lui appartenaient, & en 1 1 13,
le même seigneur confirma cette donation
en faveur des moines de Sainte-Marie;
en llll, une autre partie de ces dîmes fut
cédée à Garsias, prieur de Sainte-Marie,
par Pierre- Raimond & sa femme Adé-
la'ide. Cette dernière église fut toujours
desservie par des moines & appartint long-
temps à Saint-Victor; elle avait un prieur,
à la nomination de l'abbé de ce monastère.
Au dix-huitième siècle, elle était unie à
la Congrégation de Saint-Maur. Remar-
quons son nom de La Mourguier ou
l'Amourguier, traduction littérale du nom
latin Monachia'.
' Voici une donation intéressante, qui indique
l'existence de ce chapitre de La Mourguier, au
treizième siècle :
1208, 26 mai. — Petrus de Sans, infirmns cor-
pore, mente vero sanus meum facio testamen-
CoUégiale de Saint-Sébastien. — Cette
collégiale existait tout au moins dès le
treizième siècle; elle desservait l'ancienne
église de ce nom; en 1268, plusieurs bour-
geois de Narbonne y instituèrent un prê-
tre pour se conformer aux dernières vo-
lontés de Jean Bistan ; cette fondation fut
approuvée par l'archevêque Maurin. Au
quinzième siècle, l'église fut reconstruite
par l'archevêque Jean d'Harcourt qui y
bénit trois autels dans l'année 1451. En
même temps ce prélat y transporta & unit
au chapitre la collégiale de Saint-Estève
hors les murs; fondée autrefois par l'ar-
chevêque Bernard de Fargues (i33o), elle
résidait dans l'église de Notre-Dame de-
puis 1887. Jean d'Harcourt fonda à Saint-
Sébastien une chapelle dédiée à saint
Etienne & y réunit la paroisse; cette
union fut confirmée par le pape Nico-
las V. Le chapitre de Saint-Sébastien se
composait, au dix -huitième siècle, d'un
prévôt, d'un préchantre, d'un sacristain &
de douze chanoines.
tum Prius autem meipsum corpore & spiritu
reddo Domino Deo, sancte Marie, & mando me
sepeliri in cimiterio Sancti Pauli, in sepulcro pa-
tris mei. Et quoniam semper precedere debent &
pre aliis omnibus poni ea que saluti anime expe-
diunt, idcirco inde curam majorem habens, acci-
pio de bonis meis pro salvanda anima mea D so-
lides Melgorienses, de quibus dimito helemosina
Sancti Pauli \ solidos, duobus capellanis missa-
rum mntutinalium ejusdem ecclesie v solidos Mel-
gorienses, Sancte Marie de Burgo v solidos, hele-
mosine Sancti Justi x solidos, unicuitjuc de iiii'*''
dom'ihus hospitalium & leprosorum civitatis 8c
burgi v solidos Melgorienses. Preterea pro amore
Dei & redemptione anime mee laxo annuatim in
perpetuum unum quarteriLim olei ad lUuminan-
dam larapadem ecclesie Sancti Mathei Misellorum
burgi Narbone, quod utique oleum laudo & as ■
signo eidem ecclesie habere per vinculum expres-
sum super illum ortum meum , quem habeo &
teneo extra portale Sancti Pauli, tenentem se cum
orto GiuUelmi Bardina. Residuum vero totiim
predictorum D solidorum Melgoriensium consti-
tuo & mando dan pro clamoribus meis restitiien-
dis qui de me fient sufficienter poterint probari
per cognitionem matris meae Adalraurs, cujiis fidei
hec omnia exsequenda & complenda comito'
■ Parchemin orlj^iiial; Archives iKitioiiales, S. 485S, n. 74.
Note
'44
NOTB
144
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
681
Dominicains de Narbonne. — Le couvent
des frères prêcheurs de Narbonne est l'un
des plus anciens de la Province; il fut fondé
en juillet I23i par l'archevêque Pierre,
dans le but de résister à l'hérésie par des
prédications parmi les classes populaires;
il lui donna sa bible glosée & plusieurs au-
tres livres, & lui abandonna, en sa qualité
de seigneur, le prix du terrain qui avait été
choisi le long du bourg pour bâtir le cou-
vent; cette donation fut confirmée par le
pape Grégoire IX, au mois de mars de l'an-
née suivante, & quelques jours après, le
légat apostolique, Gautier, évêque deTour-
nai, lui confirma la possession d'une église
& d'un cimetière à lui accordés par le même
archevêque. Celui-ci continua aux moines
sa protection &,en 1 241, il leur donna trois
maisons situées dans le bourg de Narbonne
& leur confirma de nouveau la jouissance
du terrain sur lequel ils avaient bâti leur
couvent. Le pape Innocent IV se montra
aussi leur bienfaiteur & leur accorda deux
bulles en septembre 1 247 ; par l'une, il leur
concédait le droit d'ensevelir les morts laï-
ques dans leur cimetière, droit que leur
contestait le chapitre de Saint-Paul; par
l'autre, il accordait quarante jours d'indul-
gences à ceux qui contribueraient par leurs
aumônes à la construction de l'église de
leur couvent; Alexandre IV confirma cette
dernière bulle & même porta l'indulgence
{[u'elle accordait jus(|u'au chiffre de cent
jours.
En 1258, grâce à l'extension que l'ordre
prenait tous les jours, des querelles s'é-
taient élevées entre les couvents de Car-
cassonne, Narbonne, Castres & Eéziers,
sur les limites respectives de leur prédica-
tion. Un accord de cette année vint y
mettre fin; le couvent de Narbonne obtint
alors une partie du Carcassez, savoir le Val
de Daigne ou vallée de l'Orbieu, moins la
ville de Montlaur, attribuée à Carcas-
sonne; en 1266, un nouvel accord lui fit
perdre la partie orientale du Narbonnais
attribuée au couvent de Béziers, une par-
tie du Minervois & le Razès, donnés à
Carcassonne, & enfin quelques localités
soumises à Castres.
A partir de la fin du treizième siècle, ce
couvent prit une grande importance, à la
suite du choix que les vicomtes de Nar-
bonne en firent comme lieu de sépulture.
Dès 1274, la vicomtesse de Narbonne avait
fait aux religieux des legs importants en
argent; en i3oo, le vicomte Amauri, à l'oc-
casion de la mort de sa mère Sibille, qui
fut enterrée dans leur église, leur donna
sa vie durant dix setiers de froment à pren-
dre chaque année sur la terre de Livoria;
quelques jours plus tard, son frère Pierre,
chanoine de Saint -Just, leur donna un
revenu de dix livres tournois assis sur la
leude de Narbonne. En i33i, nouvelle
donation d'un cadet de la famille de Nar-
bonne, Guillaume, seigneur de Montaigu,
qui fonde un service pour l'âme de ses
parents enterrés dans cette église. Enfin,
en août i337, le vicomte Amauri leur lègue
deux cents livres pour la construction
d'une chapelle dédiée à saint Georges,
dans laquelle il devait être enterré, trente
livres de revenu pour entretenir trois reli-
gieux chargés d'y célébrer à perpétuité une
messe quotidienne pour le. salut de son
âme, & un autre revenu de dix livres, des-
tiné à assurer la célébration de quatre an-
niversaires par an. En 1329, Philippe VI
avait concédé à la congrégation un revenu
de dix livres tournois, & un acte de juin
1441 prouve que le couvent était soumis
immédiatement au Saint-Siège & que les
officiaux de l'évêque ne pouvaient ni en
excommunier les habitants, ni le soumet-
tre à l'interdit.
Frères Mineurs de Narbonne. — L'éta-
blissement des cordeliers à Narbonne dut
suivre de près celui des frères prêcheurs;
en effet, une bulle de la troisième année
d'Alexandre IV les montre ayant déjà un
cimetière que bénit l'archevêque de Nar-
bonne. Plus tard, au commencement du
seizième siècle, nous trouvons dans leur
église une chapelle fondée en l'honneur
des Cinq Plaies du Christ; par acte de
i5i3, Guillaume, cardinal de Préneste &
archevêque de Narbonne, accorda cent
quarante jours d'indulgences à ceux qui
visiteraient cette chapelle.
Augustins de Narbonne. — Nous trou-
vons des augustins établis à Narbonne dès
Note
144
Note
'44
682
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
l'an 1262; à cette date, leur prieur, Ar-
naud, échangea différents cens & rentes
avec le chapitre métropolitain. Plus tard,
en 1528, nous les voyons s'agrandir; Isa-
beau de Corbières, veuve d'Antoine de
Martigni, seigneur de la Garde, leur ayant
donné une maison dans l'intérieur de la
ville, ils y firent construire un nouveau
couvent; de là procès avec les domini-
cains, dont la maison se trouvait dans le
voisinage, & qui soutenaient que l'on ne
pouvait construire de maison religieuse à
moins de trois cents pas de leur couvent
& d'une distance égale de Notre-Dame de
la Mourguier; les augustins finirent par
l'emporter, & des lettres de François I"
autorisèrent cette construction en janvier
1529 (v. st.). En i6i3, Paul V accorda des
indulgences aux membres d'une confrérie
de Notre-Dame de la Grâce avait été fon-
dée dans leur église. Peu après, ayant eu
à subir beaucoup de pertes par suite des
guerres civiles, ils obtinrent du même pape
des lettres d'excommunication dirigées con-
tre les détenteurs de leurs vases, livres, or-
nements & domaines (20 juin 1614).
Hôpitaux & maladreries de Narbonne. —
Comme la plupart des grandes villes du
Midi, Narbonne eut de bonne heure une
maison de santé & une maladrerie; l'ori-
gine de ces établissements y est inconnue.
Faut-il les regarder comme des créations
purement municipales ? Faut-il y voir le
développement & l'emploi par les consuls
des anciennes aumôneries des chapitres?
Il est difficile de se décider pour l'une ou
l'autre de ces opinions; en effet, quoique
les Archives nationales contiennent un bel
ensemble de quatre-vingts pièces inédites,
non employées jusqu'à ce jour, sur ces éta-
blissements, allant du commencement du
douzième siècle au commencement du qua-
torzième siècle, nous n'avons rien trouvé
dans ce fonds, qui nous permette de tran-
cher la question '.
Pourtant l'examen attentif des textes
relatifs à l'hôpital du Bourg permet de
' On trouvera au tome V, au catalogue des actes
relatifs à l'archevêché de Narbonne, le dépouille-
ment de la majeure partie de cette collection.
supposer avec vraisemblance que l'origine
de cet établissement est l'aumônerie de
Saint- Paul; en effet, dans un acte du
10 avril 1220, nous voyons le commandeur
Guillem Tort faire une transaction avec
les exécuteurs testamentaires de Raimond
Amat, bienfaiteur de la maison ; cet accord
fut fait cons'iUo magistri Pétri, ahbatis
S. Pauli & consulum burgi Narbone & alio-
rum proborum hominum ; à cette époque, les
consuls sont maintes fois indiqués comme
étant les administrateurs de la maison; il
est donc probable que l'abbé de Saint-Paul
avait aussi quelque droit à prendre part à
cette administration.
En tout cas, après cette date de 1220,
nous ne voyons plus l'abbé de Saint-Paul
intervenir dans les actes, & l'hôpital aussi
bien que la maladrerie du Bourg est indi-
qué comme étant sub patronatu & regimine
consulum. L'hôpital, qui paraît dès 1172
(reconnaissance d'Arnaud de Berre & de
sa famille), s'appelait spécialement domus
Misellorum, la maison des Mi'^els, &, au
quinzième siècle, on connaissait encore le
clos des Mi'{els, près du Bourg. Dans cet
acte de 1172, on ne voit pas paraître de
précepteur; la reconnaissance de cet Ar-
naud de Berre est faite en faveur des frères
de la maison, parmi lesquels nous en trou-
vons un qui portait le nom singulier de
Oculus Bovis. En 1189, l'église de l'hôpital,
dédiée à la Vierge, venait d'être construite
aux frais du peuple de Narbonne; le cons-
tructeur s'appelait Raimond Lesueur (Su-
tor); le prieur de Sainte-Eugénie de Cor-
bières (V. plus bas), Guillem du Lac, leur
vendit un enclos potager (ferrago), moyen-
nant neuf livres & demie de Melgueil.
Les consuls nommaient & révoquaient
l'administrateur, que les actes appellent
tantôt précepteur, tantôt procureur ou com-
mandeur; tout acte administratif devait re-
cevoir leur approbation ; souvent même
on les voit prendre conseil des jurés de la
ville pour donner un champ à cens, pour
permettre la vente ou l'échange d'une terre
dépendante de l'hôpital. Les précepteurs
étaient choisis par eux parmi les bourgeois ;
nous y voyous un pareur de draps, en i3i i;
soupçonné do gestion infidèle & révoqué
pour ce fait, il s'engagea à réparer les dom-
NoTB
'44
Note
M4
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
683
mages qu'il avait pu causer & à restituer La maladrerie du Bourg, tout en étant
les sommes détournées; il s'appelait Ber- distincte dans sa destination, était admi-
nard Ostal (Hospitalis). Quelquefois aussi nistrée par les mêmes personnes que la
nous trouvons un frère, un donat, qui re- maison des pauvres; comme celle-ci, elle
çoit la commanderie; tel est ce même Ber- était sous le patronage des consuls, & ad-
nard Ostal, qui, étant entré dans la maison ministrée soit par des procureurs, soit par
comme donat en i3o6, en était devenu im- des commandeurs. Nous la voyons s'établir
médiatement précepteur & administrateur
(g-uéerna(or6-praece/)Wr);telestencoreRai- donations personnelles, qui nous semble curieux
moud, damoiseau d'Alzonne, qui se donne à plusieurs points de vue :
pour frère en l3l4, & paraît, en iSzO, ^nno Domini millésime trecentesimo unde-
comme commandeur de la maladrerie. cimo, domino Philippe Francorum rege régnante,
Les domaines consistaient en terres, que tercio idus augusti. Noverint universi & singuli,
les consuls donnaient à cens & acnpte; ces quod ego B. Peremani textor de burgo Narbone,
biens étaient sous la protection du roi & attendens & considerans opéra pietatis & miseri-
ne pouvaient être frappés d'impôts; ce pri- cordie que fiunt cotidie indorao leprosorum burgi
Note
'44
vilége ancien fut renouvelé par Philippe V
vers i320. De plus l'hôpital prenait des ter-
res à bail des particuliers; c'est ainsi que
nous voyons Bérenger Mainard, juriscon-
sulte de Narbonne, lui bailler les champs
d'une bastide possédée par ses neveux &
pupilles; le précepteur dut faire exécuter
cinq labours dans les six ans, & les pro-
duits furent partagés par moitié. A ces res-
sources ajoutons de nombreuses donations
particulières & le produit des offrandes;
tout homme ou femme qui entrait comme
frère ou sœur dans la maison s'obligeait à
l'obéissance & à la chasteté; les gens ma-
riés réservaient leur droit d'user du ma-
riage ordine matrimor.'iaU (acte de 1279). Les
contrats de cette nature sont très-variés;
tantôt un berger donne cinquante bêtes à
laine (acte de i283); mais il a le droit le
garder le reste de son bétail & de le faire
Narbone, cupiens ibidem dies meos (inire Domino
famulando & pauperibus serviendo ejusdem ibi-
dem, idcirco gratis & libero animo reddo me per
fratrem & donatum dicte domus leprosorum dicti
biirgl, flexis genibus & junctis meis manibus inter
manus vestrum dominorum Pétri Hulardi, Pétri
Bonihominis, B' Amandi, Ber. Siguarii, Guillelmi
de Rosticanis, consulum dicti burgi, promitens
vobis dictis dominis consulibus tanquam patronis
& dominis dicte domus leprosorum me toto tem-
pore vite mee in dicta domo caste & honeste vivere,
hobedientiam servando, utilia dicte domus procu-
rando & inutilia evitando, & dono de bonis meis
dicte domui omnes vestes meas & unum lectum
pannis munitum, etiam usu ipsorum railii retento
ad vitam meam, & promito facere unam pitanciam
fratribus & sororibus dicte domus, prout est fieri
consuetumj 8c quod omnia hec universa & singula
suprascripta teneam, servem & numquam contra-
veniam juro gratis super sancta Dei Evangelia
per me tacta. Nos autem prcnominati consules,
inspecta tamen devotione tui dicti Bernardi Pere-
valoir, le tiers des profits appartenant à mani, « in fratrem & donatum domus leprosoru
l'hôpital. Ailleurs, un individu de Castel-
naudari s'engage pour servir de porcher;
il pourra entretenir du menu bétail &
élever deux porcs; les deux tiers des pro-
fits seront pour lui; le reste pour l'hôpital
(acte de 1275). D'autres fois on n'apporte
comme dot qu'une somme d'argent, des
vêtements & un lit garni (acte de 1284);
d'ailleurs, l'hôpital garantissait toujours
l'entretien 8c la nourriture (victum, potum,
vestitum & calciatum) ; ces engagements sem-
blent même avoir été perpétuels. (Voyez
l'acte de 1279, cité plus haut.) '.
predicte recipimus de presenti & panem & aquam
ejusdem domus ad vitam tuam concedimus. Et
nichilominus atenta tua probitate & discretione
ex nunc procuratorem, gubernatorem & adminis-
tratorem domus predicte & bonorum ac jurium
ejusdem te constituimus tenore presentis publici
instrumenti, quandiu nostre ac successorum nos-
trorum consulum dicti burgi placuerit voluntati.
Hujus rei sunt testes Raimundus Marquesi, Ber-
nardus Talayrani, cives Narbonenses & Guillelmus
Ricordi notarius Narbone publicus, qui notam
hujus instrumenti recepit.vice cujus ego Raimun-
dus Ricordi notarius domini Régis Francorum
hec scripsi. Et ego idem Guillelmus Ricordi sub-
scripsi. (5igrtunj notar/i) '. — i3ii, il août.
Nous donnons ici un exemple de ces sortes de
Parchemin original ; Archives nationales, S. 4858.
Note
'44
684
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
dès 1106; un lépreux, nommé Batalla ,
s'étant bâti une maisonnette dans le fossé
du Bourg & l'ayant entourée d'un jardin,
reçut une donation des propriétaires voi-
sins, Hugues Arnaud & sa femme Ber-
narde. La nomination du précepteur ap-
partenait naturellement aux consuls (acte
En i3o8, l'hôpital renfermait cinq sœurs
Hi autant de frères.
Bernard Peremani, août i3ii.
Raimond, damoiseau d'Alzonne, insti-
tué en l3i4, était encore précepteur en
1820.
Pierre Adam, en décembre i3ii, fit
de 1221). En 1266, Guillem Peitavin, le l'inventaire des meubles de la léproserie'
précepteur, avait une contestation avec Bé-
renger Combe, bourgeois du Bourg, pour
le passage de l'eau nécessaire à la mala-
drerie à travers sa propriété; après en-
quête & descente sur les lieux, le viguier
du vicomte déclara le passage permis ;
' i32i ', 16 des calendes de janvier (17 décem-
bre). — F. Petrus Ade procurator seu gubernator
domiis que dicitur Leprosorum hurg'i Narhone, de
novo coristitutus per dominos cons..Ies burgi Nar-
bone, ad jussum dictorum dominoriim consulum
mais les lépreux durent creuser un canal, & ad omnem infamiam tollendam, de bonis ipsius
faire un pont large de cinq palmes, le tout
bâti à chaux & de bonnes pierres, enfin
payer vingt sous tournois; le viguier se ré-
serva de faire contribuer à ces dépenses les
voisins qui profiteraient de la conduite.
Comme l'hôpital, la maladrerie recevait
des frères & des sœurs, personnes pieuses
qui se consacraient au service des malheu-
reux (acte de i3o5). En i3i7, le Bourg
ayant pris une grande extension, & quel-
ques habitants s'étant plaints du voisinage
, ,, 1 ' j. u I 1 n „„„.,.,„ !tern quatuor flaciatas. Item septem pulvinaria
des lépreux, le sénéchal de Larcassonne, ^ . . , . ^ \ ^
. . : , A ■ 111 Item quinque auricularia. Item duo scanna. Iten
Aimeri du Cros, ordonna de les changer
d'emplacement & de les transporter hors
du bourg, en acquérant les terrains les
plus convenables. Une bulle de Nicolas III,
de la deuxième année de son pontificat
(1277), avait déclaré les domaines de cet :iuoquina payrolas. Item duas payrolas parvas.
domus suum fecit inventarium, ut sequitur signo
sancte Cruels preposito ■f. — Primo inveni de
bonis ipsius domus hec que secuntur : in aula
ipsius domus duas tabulas minutas cum quatuor
scannis. Item très caxias parvas. Item unam caxiam
magnam. Item duas scalas. Item duos postes. Item
unam caxiam debilem. Item duas jaras m quibus
tenetur oleum. Item in caméra dicte aule octo
caxias parvas. Item viginti novem instrumenta
quorum primum incipit in secunda linea Navarre
3c finit in eadem sorto Item quinque lectos
fusteos cum suis cossirillis. Item très culcitras,
quinqi
lecem linteamina. Item unum cohopertorium
blaum. Item in caméra coquine quinque cacxie
parve, in qua erant quinque lecti fustei. Item
novem flaciatas. Item decem linteamina. Item sex
pulvinaria. Item quinque auricularia. Item in
établissement inaliénables.
Voici les noms des précepteurs de l'hô-
pital du Bourg, que nous avons pu re-
trouver :
Pierre du Lac, 1177, s'intitule procu-
rator (S. 4858, n. 77).
DoMERGUE, 1208.
BÉRENGER, I212-I214 (S. 4858, n. 78).
Guillem Tort, 1220-1226.
Jean Avm.bert, praeceptor, 1288-39.
Pierre de Caucalerlis, i255.
Guillem Peitavin, 1261-66.
Perpignan, 1272-1279.
Raimond Estève, 1283-86.
Arnaud de Leuc, 1298 (S. 4858, n.6o),
1294.
Guillem Franc, 1298.
Bernard Ostal, institué le i5 décem-
bre i3o6, il dut se démettre en i3i i.
item unam cassam de coyre. Item duas patenas
ferri. Item unam patenam de coyre. Item quosdam
tripodes. Item unam gramulum Q) ferri. Item
unam mathidem piscandi. Item quatuor calhels.
Item quatuor cassas ferri parvas. Item duos ferratz.
Item duas ferrais. Item duos mortarios lapidis. Item
duas cabasses. Item concas fusti. Item unum espal.
Item sex linteamina. Item duos sacos de tralhis.
Item in despessa duas lanternas. Item duas jarras
in quibus tenetur oleum. Item unam cacxiam.
— Item in caméra fratris Raimundi domi-
zelli de Alzona preceptoris dicte domus, primo
unum librum cantus, qui incipit : « Miîsks est
angélus. » Item aliud in quo sunt in principio
ipsius libri kalendaria, & sequitur liber qui inci-
pit : Ai te levavi in nota. Item unum calicem
argenti deauratura cum suo stug corii. Item alium
librum qui incipit : Ex ista <juesimus. Domine. Iiem
alium qui incipit : Ecce nomen Dommi venlt. Item
' Parchemin original; .^rcliivgs nationales, S. 4858. n. 72.
NOTK
'44
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
685
Dans la cité, nous trouvons aussi une administré par les consuls, & les dona-
maladrerie & un hôpital dès le douzième tions qu'on lui faisait avaient lieu devant
siècle. L'hôpital paraît dans les actes dès les probi homines facte de 1200); l'église de
Note
M4
I172; comme celui du Bourg, il était
duos anulos argent!, unus sine lapide 8c alius cum
lapide vitri. Item quatuor libri papiri rationum.
Item duas stolas, duos maniplos parvi valoris.
Item duas mapas altaris. Item unas toalas come-
dendi. Item unum candelabrum de latone altaris.
Item duo pulvinaria. Item duas caxias. Item unam
paneriam. Item unum lectum cum suo cossirillo
& culcitra plume & uno cocxino de tralhis. Item
unum auriculare. Item duo linteamina. Item unam
flaciatam. Item unam capam deauratam de polpra.
Item unam casulam Je bocaram. Item unam albam
munitam. Item unam stolam cum suo manipol de
fustani cum cabeloriis. Item un amict. Item unam
albam fractam. Item quasdam vestes presbiteri
deau ratas mu ni tas cum suisornamentis. Item unam
stolam altaris barratam de filo linido. Item unum
librum qui vocatur Ordo Sacerdotalis, qui incipit :
Porte, Domine, galeam. Item unum salterium cum
breriario se tenentes. Item unum qtiaternum can-
tus, qui incipit : Et factum est. Item plura instru-
menta bastide supra & infra designata. Item unam
vanoam albam.
— Item in cellario dicte domus novem vasa
magna in quibus sunt tria plena vino vel circa.
Item unam pipam duas semais Item unam
tinam. Item unum bolidor. Item unum torcular.
Item duos tinels. Item unam cornudam. Item
unam cacxiam farineriam. Item très semais. Item
quinque jarras, in quibus tenetur oleum. Item
duos ligones. Item unam rabasseriam. Item duas
furcas ferri Item unum ferratum. Item unum dans le Bourg.
lectum fusteum cum suo cossirillo. Item unam fla-
ciatam. Item unum cohopertorium blavum. Item
duos coysinos. Item duo linteamina. Item unam
flaciatam. Item unum calel de fer Item unum lo-
dicem. Item très boves. Item unum mulum hog escur.
Item triginta porcos inter masculos & feraellas.
— Item in caméra ubi jacebant leprosi : primo
la maladrerie était dédiée à saint Laurent
(testament de Pierre d'Armentière , en
1297); cette église était encore en cons-
truction à cette époque, & ce persoiinage,
qui était précepteur de la maladrerie, y fit
construire une arcade & un logement pour
les desservants. En i3i6, Philippe V ac-
corda aux lépreux des lettres d'amortisse-
ment jusqu'à concurrence de cent livres.
Voici les noms des précepteurs & admi-
nistrateurs que nous avons pu retrouver :
GuiLLEM DE Roquefort, chapelain
& procureur en 1200 (v. st.).
Jean Adalbert, précepteur, 1240,
1242, 1247.
Pierre d'Armentière, 1292, 1294, fit
son testament le i3 juin 1297.
Nous connaissons mal l'histoire de ces
établissements, après le milieu du quator-
zième siècle; toutefois, nous savons qu'au
dix-septième, ils partagèrent le sort de
tous les autres hôpitaux de la Province &
furent réunis à l'ordre du Mont-Carmel,
après 1672. En 1679, ils formaient une
direction générale, & l'ancien hôpital de
Caunes y était réuni. Au dernier siècle,
Narbonne comptait quatre hôpitaux géné-
raux : un hôpital dit de la Croix, un de
Saint-Jacques, un de Saint-Antoine & un
L'hôpital de Caunes, qui fut réuni en
1679 à celui de Narbonne, était de fonda-
tion consulaire; ses archives à cette épo-
que ne remontaient pas plus haut que l'an
i55i. Il comprenait une maison à deux
étages, avec un petit jardin & un pâtu-
quatu"o"r""lecios"'cum eô"rum"'c'o"ser.'lhs.""ltem^"duô "8^ ; à côté était une chapelle dont le
cohopertoria blara. Item très lodices. Item decem titulaire était nommé par les consuls; elle
linteamina. Item unam thecam in qua erant illa était dédiée à saint Jacques '. Ce furent des
linteamina. Item unum iajt. Item unos cancf/s de lettres-patentes du roi, données en 1678,
garbis portandis. Item unam taulam comedendl. qui réunirent à l'hôpital de Narbonne tOUS
Item unam culcitram. Item quatuor flaciatas. Item [çg hôpitaux du diOcèse.
unum cohopertorium blaum. Item quatuor coysis,
duo auricularia. Item in bastida unum arter. Item
unam carteriam ad mensurandum bladum. Item
unum espal. Item unas mapas fractas. Item unam
taulam cum uno scanno Acta fuerunt hec in
domo supradicta, in presencia & testimonio Ber-
nard! Hospitalis, Pétri Andrée fratrum dicti hospi-
talis, Guillelmi Roca cultoris Narbonensis, &c.
On comptait encore dans le diocèse les
établissements religieux suivants : à Li-
moux, des doctrinaires, qui tenaient le
collège, des frères prêcheurs, des augus-
' Archives nationales, S. 4914-5; liasse Caunes.
Note
'44
686
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
tins, des capucins, des chanoinesses de
Saint-Augustin, des trinitaires & des sœurs
de.Charitéj à AziUe, des frères mineurs.
A Narbonne même on comptait plusieurs
autres couvents, entre autres des établisse-
ments de trinitaires, minimes, capucins,
carmélites, visitaudines, ursulines, des
pères de la Doctrine chrétienne, qui te-
naient le collège, des missionnaires & des
filles repenties.
Le diocèse de Narbonne comprenait les
monastères suivants : Saint-Paul de Nar-
bonne (V. Note XCVIII), Saint-Pierre de
Cannes (V. No(e LXXXIX), Notre-Dame
de Quarante (V. Noie CX) , Fontfroide
(V. Note CXXVI). Il renfermait en outre
un certain nombre de petits établisse-
ments religieux, dont l'histoire est peu
connue ou qui perdirent de bonne heure
leur indépendance. Dans les paragraphes
suivants, nous avons réuni les princi-
paux faits que l'on connaît sur chacun
d'eux.
Saint-Laurent de Cabreresse. — Cette
abbaye fut fondée par Louis le Pieux, pen-
dant son règne en Aquitaine, au rapport
de l'Astronome; elle est mentionnée par
le capitulaire de 817, comme ne devant à
l'empereur que des prières pour sa pros-
périté & celle de ses Etats. On l'appelait
aussi Saint-Laurent de Niesle, ad Nîgellam,
du nom d'une petite rivière qui la bai-
gnait; elle fut plus tard unie à la Grasse,
mais, pendant longtemps, elle fit partie de
la mense archiépiscopale de Narbonne;
elle lui était déjà unie sous le règne de
Carloman, en 884. Parmi ses possessions, il
faut mentionner Sainte-Marie du Palais,
dans le Narbonnais, qui devait à l'abbé
une albergue de quatre chevaliers, & un
acapte de trente sous de Melgueil. En
1090, Saint-Laurent & cette dernière église,
qu'on appelait aussi Palaciols ou Espalais,
étaient soumises à la Grasse. Au douzième
siècle, un couvent de religieuses fut fondé
à Espalais, sous l'invocation de la Vierge
& de saint Randolin, dont on y conservait
le tombeau. Ce monastère fut plus tard dé-
truit. Outre ce couvent de Saint-Laurent,
il y en avait un autre près de Narbonne
{foris muros), qui devint la propriété de
La Mourguier en 1129'. Voici les abbés
de Cabreresse dont les noms sont connus :
SuNiFRED obtint uii diplôme de Louis
le Pieux.
Tractorius.
David vivait en 836, époque où il plai-
dait par-devant le mîssus Fulcoaldus.
Raimond Ebrin, 1060.
Tassio assista, en 1068, au concile de
Girone, présidé par le légat d'Alexan-
dre II, Hugues le Blanc.
Saint-Martin de Cauchène. — Ce petit
monastère carolingien, situé au sud de
Narbonne, près de l'étang de Sigean, paraît
en 836 dans un plaid tenu en sa faveur
par Fulcoaldus, missus de Louis le Débon-
naire; diverses possessions en Minervois,
qui lui avaient été enlevées par des laïques,
furent restituées à son abbé David. En 844,
il n'était plus qu'un prieuré dépendant de
Saint-Laurent de Cabreresse &, plus tard,
il entra avec ce couvent dans la mense
archiépiscopale. En 1004, l'archevêque Er-
mengaud le céda à Guifred, abbé de Cuxa.
Aujourd'hui la péninsule où il était situé
s'appelle Sainte-Lucie, d'un oratoire dédié
à cette sainte, & construit en 1614 par le
cardinal de Joyeuse, archevêque de Nar-
bonne. On ne connaît pas d'autre abbé de
ce monastère que David mentionné plus
haut.
Abbaye de Sainte-Marie des OUeux. —
Le monastère de Sainte-Marie & de Saint-
Bernard des Olieux, ordre de Cîteaux,
famille de Clairvaux, fut fondé au com-
mencement du treizième siècle, auprès
de Narbonne. Plusieurs actes postérieurs
nomment son fondateur; ce fut Jean Bistan
{Johannes Bistani), bourgeois de Narbonne,
qui vivait du temps de Bernard, abbé de
Fontfroide (i 200-1216). Ce fut en consi-
dération de ce fondateur que, plus d'un
siècle après , les consuls de Narbonne
accordèrent aux religieuses le droit de
bourgeoisie (i320). Au seizième siècle, la
crainte des calvinistes les força à aban-
' Un acte de 1290 mentionne la redevance an-
nuelle d'une vache due par le monastère au cha-
pitre de Saint-Just.
Note
144
Note
M4
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
687
donner le couvent pour se réfugier à
Narbonne, &, pendant près de cent ans,
l'ancien monastère ne fut qu'un prieuré
simple à la collation de l'abbé de Cîteaux;
plus tard, il fut rétabli, puis, en i65o,
transféré à Narbonne. Ce monastère s'ap-
pelait encore Notre-Dame du Lee, & l'abbé
de Fontfroide y avait droit de visite.
Abbesses des OUeux :
I. Ermengarde I Roussette, laSy.
II. BÉRENGÈRE I DE BaGES, 1 201-65.
III. Guillemette des Ortals, 1266-
1270.
IV. PÈLERINE, 1272 ; morte en 1275.
V. Ermengarde II, 1276.
VI. Reine, 1283.
VII. Magne de Montt.aur, i3oo.
VIII. BÉRENGÈRE II DE LA GrASSE
obtint, en 1820, le droit de bourgeoisie des
consuls de Narbonne; en 1 325, elle avait
avec eux une contestation au sujet du droit
de banderage ou réparation des dommages
causés par les bestiaux (tailla); cette con-
testation fut terminée par un accord du
29 décembre de cette année. Bérengère
vivait encore en i328.
IX. Ferrande, i337-38.
X. Ermengarde III, 1 352-57.
XII. Agnès de Montbrun, 1373.
XIII. Ermengarde IV, 1375.
XIV. Braide de Cucugnan, 1398.
XV. Adémare, 1402.
XVI. Béatrix, 1426-1446.
XVII. Isabelle de Saint-Martin,
1452.
XVIII. Jeanne I Rilliote, 1466.
XIX. Jeanne II de Saint-Marcel,
1484.
XX. N. de Narbonne, nièce de Jean,
évoque de Béziers.
XXI.
mendatrice, i5o8-i6; h cette dernière date
elle devint abbesse d'Arpajon, dans le dio-
cèse de Rodez.
XXII. Guicharde, à laquelle succédè-
rent :
XXIII. Anne d'Arpajon, abbesse d'Ar-
pajon, vers 1529, des Olieux, en i535; se
démet de ce dernier siège, en i539, en fa-
veur de la suivante; vivait encore en 1546.
XXIV. Delphine de Mostuéjouls,
Louise d'Arpajon, abbesse com-
1539; quelques années plus tard, l'abbaye
fut ravagée par les religionnaires & devint
un prieuré simple de Cîteaux; cependant,
dès iSSy, on retrouve des abbesses.
XXV. N. Lenoir, vers 1600.
XXVI. Jacqueline de Perrière ou
DE Serguière, 1602.
XXVII. Anne de Roquelaure, 1648;
en l65o, l'abbaye est rétablie sur son an-
cien emplacement; Anne demanda une
coadjutrice en 1661, année de sa mort.
XXVIII. Marie de Grillon, coadju-
trice de la précédente, fut bénie en 1675
par le cardinal de Bonzi , archevêque de
Narbonne.
XXIX. Madeleine de Lucet de Val-
lois ; nommée par le roi le 26 mai 1708;
bénie par l'archevêque de Narbonne en
1711; morte le 3i décembre 1722.
XXX. Marie Islande de Miraillet,
cousine de la précédente, sa coadjutrice
depuis 1717; nommée par le roi en 1728.
XXXI. N. Beausset de Roquefort,
nommée en 1761.
XXXII. N. DE Niquet, 1762.
XXXIII. N. de Monteil, 1771.
XXXIV. N. DE Mundel, 1781.
Sainte-Marie de Cubières. — Ce monas-
tère, que dom Vaissete a identifié, avec rai-
son, croyons-nous (Foyei^ tome I, p. 949),
avec le monastère de Caperia, en Septima-
nie, mentionné par la constitution de 817,
paraît, en 844, dans un diplôme de Charles
le Chauve pour l'abbé Lazare ou Eléazar;
uni sous Charles le Simple à l'église de
Narbonne, ce monastère semble avoir ce-
pendant conservé la dignité d'abbaye, qu'il
avait en 1020, d'après le testament de Ber-
nard, comte de Bézaudun". En 1078, un
seigneur, nommé Raimond-Pierre, restaure
l'église, qui était tombée en ruines; par
suite des malheurs des temps, elle' avait
été sécularisée, & appartenait à ce sei-
gneur par voie d'héritage; le comte de
Bézaudun, son suzerain, consentit à cette
restauration &, avec la permission de Gui-
fred , archevêque de Narbonne, l'abbaye
fut soumise à Cluny & à Moissac. Vers
1200, c'était un prieuré dépendant de
' Marca f/ispanica, c. i 02p.
Note
144
688
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Note
''*'* l'abbé de Moissac, qui eu nommait le époque c'était un prieuré dépendant de
prieur. l'abbaye de la Cluse, en Italie.
Note
'44
Saint-Martin de Montredon, — Le mo-
nastère de Montredon, près l'Orbieu, pa-
raît en 897 ; à cette date, l'abbé Thierry
obtint du roi Eudes un diplôme de pro-
tection & la confirmation de ses posses-
sions. En 1080, l'abbé s'appelait Pons :
donation d'une dame, nommée Ermengarde
& de ses filles, Guile & Ermesinde. Plus
tard, il fut, dit-on, uni à la Grasse. Les
Bénédictins, auteurs du Gallia Christiana,
croient que de ce monastère tire son ori-
gine un autre petit couvent, dédié aussi à
saint Martin, & situé dans le Roussillon,
à sept lieues de Perpignan, monastère qui
existait encore au dix-huitième siècle.
Rien ne prouve cette hypothèse.
Saint-Martin du Puy. — On connaît ce
monastère par une charte de logS; à cette
date, un seigneur, nommé Bertrand de
Durfort, le restitua à l'abbé de la Grasse,
Robert, en reconnaissant qu'il l'avait injus-
tement détenu; en 1099, il paraît encore
dans une charte de Bernard Gratepaille de
Durfort & de sa famille; plus tard, il devint
un prieuré régulier, dont le prieur devait
à l'évêque de Riez une redevance annuelle
de trente sous tournois & de huit livres de
cire; il dépendait de la Grasse.
Sainte-Eugénie de Corbières. — Monas-
tère d'hommes, dans le faubourg de Nar-
bonne, reçut différents biens de l'arche-
vêque Pons, en 1179; à cette époque, ce
n'était plus qu'un prieuré soumis à Saint-
Michel de la Cluse, en Italie. En 1189, le
prieur Guillem du Lac & les cinq frères
qui habitaient alors le couvent, consen-
tirent à son union à Fontfroide. Les Béné-
dictins du Gallia Christiana sont disposés
à tort, suivant nous, à l'identifier avec
Sainte-Eugénie de Villesèque (Villasicca),
qui paraît dans le capitulaire d'Aix-la-
Chapelle de 817, & qui, déjà unie à Mon-
tolieu, ne devait que des prières pour le
salut de l'empereur.
Saint-Jean de Narbonne est mentionné
dans une bulle d'Innocent III; à cette
Saint-Sauveur. — Ce monastère de fem-
mes fut fondé au dixième siècle par la
vicomtesse de Narbonne, Adéla'ide, qui,
par son testament d'octobre 977, remit le
soin d'en achever la construction à ses
sœurs & à la comtesse Arsinde. Oji ne sait
rien de plus sur cet établissement.
Sainte-Marie de Peyrensc (de Lapideto),
monastère de filles de l'ordre de Cîteaux,
fut fondé près de Fontfroide par l'abbé de
ce couvent, en 11 80; uni plus tard à l'ab-
baye-mère, il fut réorganisé en 1264 &
placé sous la règle de Saint-Augustin. Il eut
part aux libéralités faites par Béatrix, vi-
comtesse de Narbonne, dans son testament
de 1377.
Parmi les autres petites abbayes du dio-
cèse de Narbonne, il faut encore indiquer
celle des Olieux, près Montseret, cons-
truite en 1 153 par Rangarde de Montseret,
qui y prit le voile. Le nouveau monastère
fut placé par elle sous la direction de l'ab'-
baye de Fontfroide. En 1178, les religieu-
ses étaient remplacées par des moines, &
l'abbaye était devenue un prieuré; le prieur
s'appelait alors Guillem du Lac. Plus tard
même, ce prieuré, qui dépendait de Font-
froide, cessa d'être habité par des religieux
& ne fut plus qu'un domaine rural.
Mentionnons encore le monastère Pau-
liacense, dédié à saint Sernin, & qui, cité
déjà par Grégoire de Tours ', fut donné
en io85 à Dalmace, abbé de la Grasse, par
Bertrand de Belpuech ; la charte indique
que cette église faisait autrefois partie
d'un monastère (antiquitus monasterii).
Clarisses de Narbonne. — Au treizième
siècle, il exista à Narbonne une maison de
clarisses qui, d'abord située hors de l'en-
ceinte, puis dans l'intérieur de la ville,
dut s'établir vers 1247; en effet, à cette
date, Guillaume de la Brouë, archevêque
de Narbonne, donnait à Françoise, ab-
besse des clarisses damianistes, un terrain
' De Gloria martyrum, p. 48.
Note
'44
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
à l'ouest de la ville, dans la paroisse de
Saint-Félix, pour y construire un monas-
tère & y établir un cimetière. La prise de
possession solennelle eut lieu en 1248.
Plus tard, il paraît que ce couvent fut
transporté à Millau, eu Rouergue, & qu'il
n'eut plus aucun rapport avec Narbonne;
cependant le terrain du premier couvent
resta toujours en sa possession.
Clarisses d'Avilie. — Ce couvent fut fondé
par Isabelle de Lévis, comtesse de l'Isle en
Jourdain, dame de Florensac & d'Azille,
en 1362; on y établit d'abord quatorze
religieuses, une abbesse & quatre frères
mineurs, qui , vers 1420, furent renvoyés,
le couvent ayant alors reconnu la souve-
raineté spirituelle de l'archevêque. L'évè-
que de Saint-Papoul fut chargé de bénir
l'église en 1482 ; elle était dédiée à la Sainte
Trinité, à la Vierge & à sainte Claire. Ce
couvent reçut divers legs de la vicomtesse
de Narbonne en 1377. Les clarisses de
Carcassonne, qui paraissent dans un acte
de i355, furent transportées à Azille en
1478, avec la permission de Guichard,
évêque de Carcassonne.
'V^oici la liste des abbesses de ce monas-
tère d'après le Gallia Christiana.
Abbesses d'A'{!lle :
I. Agnès de l'Isle, fille de la fonda-
trice, i362, date d'une donation du roi
Jean.
II. Delphine d'Erré, 1466.
III. Anne Orre, 1471.
IV. Catherine Houlaguete, i5oi.
V. Elisabeth de Venac, 1509.
VI. Hélène Bringuière, 1542.
Vil. Jeanne I de la Volpilière,
1543.
VIII.N. Planése, 1584.
IX. Charlotte de Plantiers, 1587.
X. N. DE Montalègre, 1601.
XI. Antoinette de Rodez, 1608.
XII. N. Vêle de Volosac, mentionnée
par le nécrologe, mais sans date.
XIII. Alfonsine de Marion, nommée
par le roi Louis XIII en 1634; vivait en-
core en i665.
XIV. N. DE Brette de Tlrin, 1669.
IV.
689
XV. N. DE LA Vergne de Tressan,
nommée le 19 novembre 1670.
XVI. N. de Bérulle, 1684.
XVII. Jeanne II de Mesnier, nommée
en 1724, eut pour remplaçante
XVIII. Madeleine de Martin, nom-
mée en 1726, morte en 1780.
XIX. Henriette de Pardaillan,
nommée par le roi le
vivait encore en 1739.
Note
'44
i5 février 1731.
Clarisses de Léi^ignan, — L'origine du
monastère des clarisses de Lézignan est
inconnue; il ne paraît pas avant le quin-
zième siècle, & à ce moment il devait déjà
être assez ancien, car il avait besoin d'être
réformé, & le pape Martin V, par une
bulle du 4 mai 1430, y introduisit une dis-
cipline plus exacte & une plus rigoureuse
observation de la règle. Le roi de Ma-
jorque, Jacques, fut chargé de le restaurer
avec le consentement de l'archevêque, &
en 1432, l'évêque de Saint-Papoul bénit
solennellement l'église du nouveau monas-
tère. On réserva formellement les droits
du curé de la paroisse de Saint-Félix de
Lézignan, & il fut défendu aux clarisses
d'enterrer dans leur couvent d'autres per-
sonnes que celles qui y auraient fait leur
résidence.
Les abbesses étaient nommées tous les
trois ans & pouvaient être réélues.
Abbesses de Lér^ignan :
I. Jeanne Thévarde, 16 novembre
1499 — 3i août 1504.
II. Marguerite DE la Garde, u jan-
vier i5o6 — i5 septembre i5i3.
III. Jeanne de Castelnau Verdun,
5 septembre i5i8.
IV. Marie Abraham, 27 août 1244.
V. Françoise de Lodève, 18 avril
i56i.
VI. Gabrielle d'Amois, 14 juin i633.
VII. Madeleine de Caumon.
VIII. Anne Dedon, morte en i653.
IX. Marguerite Mercier.
X. Catherine de Qors.
XI. Jeanne de Caumon, morte en 1664.
XII. Louise DE Lanes, morte le 2 juillet
1669.
44
NOTES SUR L'HIÇTOIRE DE LANGUEDOC.
XIII. Germaine de Durban, morte le
4 octobre 1673.
XIV. Catherine de Floris.
XV. Marthe de Barrau.
XVI. Catherine de Floris, de aou-
veaii, morte le 4 septembre 1686.
XVII. Claire de la Prade, morte le
22 mai 1691.
XVIII. Marthe de Barrau, abbesse
de nouveau eu 1679, morte le 1" février
1700.
XIX. Anne de Vicier, 1675, morte le
16 novembre 1676.
XX. Françoise de la Grave de Lanes,
1677.
XXI. Louise de Graffau, 1680.
XXII. Marie de Maurin, i683.
XXIII. Louise de Régis, 1686, morte
le I" octobre 1687.
XXIV. Marie de Maurin, de nouveau,
1688.
XXV. Jeanne de Dones de Martrin,
1690.
XXVI. Marie de Maurin, de nouveau,
1693.
XXVII. Jeanne de Dones de Mar-
trin, de nouveau, 1696.
XXVIII. Marie de Maurin, de nou-
veau, 1699.
XXIX. Jeanne de Dones de Martrin,
de nouveau, 1702.
XXX. Thérèse de Puginier, 1705.
XXXI. Jeanne de Dones de Martrin,
de nouveau, 1708.
XXXII. Marguerite de Bqissière,
1711.
XXXIII. Claire Grandie, 1713.
XXXIV. Hélène d'Hérisson, 1716.
XXXV. Philippine de David, 1721.
XXXVI. Marie Rose de Fontalzène,
1722.
XXXVII. Bonne de Vidal, 1725.
XXXVIII. Claire Grandie, de nou-
veau, 1728.
XXXIX. HÉLÈNE d'Hérisson, de nou-
veau, 1732.
XL. Claire Grandie, de nouveau,
1735.
Les noms des autres abbesses jusqu'à la
Révolution n'ont pu être retrouvés.
[A. M.]
NOTE CXLV
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Etahlissemenîs religieux du diocèse
de Toulouse.
LE diocèse de Toulouse est, de tous ceux
du Languedoc, celui qui a subi les plus
grandes vicissitudes. Fort étendu jusqu'à
la fin du treizième siècle, il comprenait le
Toulousain proprement dit, le Volvestre,
le pays de Foix, & s'avançait, d'une part,
jusqu'aux portes de Castres & de Carcas-
sonne ; de l'autre, jusqu'au cœur de la
Gascogne. Cette grande étendue entraî-
nait certainement des inconvénients nom-
breux : difficultés de surveiller toutes les
parties de ce vaste territoire, impossibilité
pour un seul prélat de diriger ce vaste en-
semble, enfin accroissement exagéré de la
mense épiscopale, ce qui occasionnait les
plus grands désordres. Pour y remédier,
BonifaceVIII en détacha d'abord, en 1295,
le Toulousain méridional (comté de Foix),
& forma le premier diocèse de Pamiers.
Cette réforme ne parut pas assez radicale
au pape Jean XXII, qui, par une série de
bulles de i3i7 & i3i8, remania toutes les
divisions ecclésiastiques de cette partie dji
Languedoc; il conserva, en en changeant
les limites, le diocèse de Pamiers, & créa
de toutes pièces les cinq diocèses de Rieux,
Mirepoix, Saint-Papoul, Lavaur & Mon-
tauban. En même temps, les revenus de
l'archevêque de Toulouse étaient réduits
à dix mille livres tournois, tout juste le
double de ce que recevaient ses nouveaux
suffragants.
Prieuré de Saint- Antoine. — Au mois de
novembre 11 15, le comte de Poitiers, Guil-
laume, qui venait de dépouiller du comté
de Toulouse la famille légitime, convo-
qua dans la ville capitale de ses nouvelles
possessions les principaux dignitaires ec-
clésiastiques des alentours. A cet appel,
chacun des abbés vint en procession, avec
les reliques les plus précieuses de son mo-
NOTE
.45
KOTB
,45
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
691
nastère, & les moines de Lézat y apporté- dans un acte de décembre 1182. Cet acte
rent sur leurs épaules celles de leur saint est une reconnaissance de Raimond de
patron. Tous ces religieux d'ordres divers Roaix, censitaire du prieuré. En juin 1184,
s'établirent autour de Toulouse, sous des Guillem du Pin donne à l'établissement un
tentes élevées hors de l'enCeinte de la demi-arpcnt de terre, moyennant la célé-
ville. bration de l'office des morts & la fonda-
Ce synode demeuré célèbre dans le sou- tion d'un anniversaire perpétuel. En avril
venir des populations du Midi, fut tenu, 1186, la maison obtient de Perrot, fils de
paraît-il, au mois de novembre iii5. Tou-
tefois, depuis quelque temps déjà, depuis
quelques mois tout au moins, les moines
de Lézat n'étaient plus des inconnus pour
la population de Toulouse. Ils possédaient
dans cette ville un petit établissement,
Pons Fusier, un casai situé aux environs
de Sauzat. C'est dans cet acte de donation
que se trouve donné pour la première fois
au prieuré le nom de Saint-Antoine du
Salin, qu'il porta généralement dans la
suite. Au mois de décembre suivant, une
situé hors des murs de l'enceinte, tout veuve, nommée dame Déports, lui assure
près du Château Narbonnais, & qui avait la jouissance de tous ses biens meubles &
rang de prieuré. Au mois d'août iit5, le immeubles, moyennant le yètement & la
comte Guillaume l'avait pris sous sa pro- nourriture, ainsi que- le revenu d'un ar-
tection, & exempté de toute juridiction peut de vigne. Ce contrat prouve qu'à
séculière. Il avait même institué un asile cette époque le couvent de Saint-Antoine,
autour du nouveau couvent. Ceux qui vou- comme la plupart des établissements reli-
lurent s'y réfugier furent assurés d'y vivre gieux du pays, renfermait des soeurs do-
tranquilles, sans avoir rien à payer, sinon nates. A cette époque aussi il avait un
un cens annuel au comte, & sans avoir cimetière, ou plutôt son église en tenait
rien à redouter de sa justice. Quelques an- lieu, & les moines prétendaient avoir le
nées plus tard, le retour à Toulouse des droit d'y ensevelir ceux qui leur en fai-
princes légitimes, après l'usurpation mo- saient la demande. Cette prétention leur
mentanée de Guillaume, ne changea rien attira de longues querelles avec le pré-
à la situation du couvent dont il était en vôt de la cathédrale, Guillem de Cantes.
quelque sorte le fondateur. Le comte Al- Il fallut pour les terminer l'intervention
phonse, redevenu maître de ses états pa- de l'évèque Fulcrand, qui réussit à ac-
trimoniaux, fit une nouvelle donation au corder les deux parties par une conven-
monastère de Saint-Antoine, confirmant tion qui est de mai 1189. Un an plus tard
ainsi implicitement les privilèges accordés (décembre 1190), le prieur Bernard reçoit
par son prédécesseur. une nouvelle donation, faite par Faure,
Dès cette époque, ainsi qu'il a été dit chanoine de Saint-Etienne. Après tous ces
plus haut, cet établissement avait le titre actes qui marquent son passage à la direc-
de prieuré. Toutefois, pendant tout le tion du couvent, on le voit paraître encore
milieu du douzième siècle, son histoire plusieurs fois. C'est en 1 192, en i ig3, an-
est extrêmement obscure. Le cartulaire de
Lézat de la Bibliothèque Nationale ne
contient aucun acte de cette période qui
lui soit relatif. C'est seulement à partir de
l'année ii83 que les chartes de toute es-
pèce deviennent abondantes, & permettent
d'établir d'une manière précise la succes-
sion chronologique des prieurs du couvent.
Voici ceux de ces dignitaires dont il a
été possible de retrouver la trace au moyen
des documents fournis par le cartulaire
indiqué :
Bernard paraît pour la première fois
née où il fait un accensement '. Enfin, il
' Notum sit quod dompmis Berna rdiis, prior
ecclesie Sancti Antonii, coUocavit Petro Fabro &
Vitnii Fabro de Castaneto illam terram quam ha-
bet ad campum AiigeriuiTi inter feodiim episcopi
& feiidiim Giiillelmi de Gamevilla usqiie de isto
festo omnium Sanctorum ad vi annos ad eoriim
voluntatem faciendam per explectare iisque ad
predictum terminum; & Petrus Faber & Vitalis
Faber debent predictam terram laborare bona
fide, & debent reddere prefato priori & successo-
ribus SUIS medietatem de toto fructu qui inde
exierit singulis annis in gnrba vel in grano ad
KOTE
145
Note
145
692 NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC
est mentionné pour la dernière fois en
pour la dernière
mai 1 195.
GuiLLEM, qui lui succède, paraît en
janvier 1196. Il figure encore dans des
actes de 1198, 1200 & de février 1202.
Vidal Portier suit immédiatement le
prieur Guillem. Il avait obtenu de l'abbé
Raimond le prieuré de Saint-Antoine pour
en jouir sa vie durant & sans aucun empê-
chement. C'est ce que prouve un acte du
cartulaire auquel nous renvoyons pour la
justification de ces indications. Ce système
d'abandon des prieurés à des moines à
titre perpétuel fut, à ce qu'il semble, en
grande faveur dans l'abbaye de Lézat, au
début du treizième siècle, & l'abus qu'on
en fit excita plus tard les plaintes du cha-
pitre conventuel.
Quoi qu'il en soit, Vidal conserva ses
fonctions de prieur jusqu'au mois de
mai 1233. C'est de son temps que l'on
trouve mentionné pour la première fois
l'hôpital de Saint-Antoine qui relevait di-
rectement du prieuré, tout en ayant des
maisons distinctes & des règlements à part.
En l'année 1202, le chef de cet établisse-
ment, Raimond Cauvet, y reçut un donat
& une donate, moyennant une certaine
somme d'argent. Le même hôpital paraît
encore dans un acte de 1218; Bernard
Nouel en était alors commandeur. Il fit un
accensement à Raimond de Carcassonne,
suam electionem fideliter absque ulla missione
quam ibi non faciat. Item prefatus prior débet
facere valla circa predictara terrain, & postquam
habuerit illa valla facta, deinde Petriis Faber &
Vitalis Faber debent illa valla curare & tenere
curata dum predictam terram tenuerint. Si vero
infra predictam terram fuerint valla necessaria,
debent illa facere per médium prior & Petrus Fa-
ber 8c Vitalis Faber; & postquam facta fuerint,
debent illa valla curare & tenere curata Petrus
Faber & Vitalis Faber, dum predictam terram
tenuerint. Ita cnim convenerunt Petrus Faber &
Vitalis Faber prefato priori & successoribus suis.
Hujus rei sunt testes Raimundus Armandus & Ber-
nardus ejus filius & Aimericus textor & Arnaldus
Ferrucius qui cartam istam scripsit mense octo-
bris, feria ni'', régnante Filippo rege Francorum
& Raimundo Tholosano comité & Fulcrando epi-
scopo.anno ab Incarnatione Doinini m°c°xc°iii".
— (Lat. 9189, {" 244 i.)
sous la redevance du quart des fruits delà
terre accensée, en y ajoutant une somme
de sept deniers de Toulouse dus à saint
Antoine.
Sanche Anier fut pourvu de la dignité
de prieur de la même manière que le pré-
cédent par l'abbé Bernard, le 20 janvier
1233. Il paraît dans les actes concernant
le prieuré jusqu'en août 1238.
Bernard de Roer (Je Roserils ou de
Roerio) succéda à Sanche Anier, & remplit
les mêmes fonctions du mois d'octobre 1 244
au mois de mars 1246 (v. st.).
Guillem de Dalbs, peut-être parent
de Pierre de Dalbs, abbé de Lézat, figure
dans plusieurs actes de 1247 & 1248.
Les dignitaires qui suivirent ces pre-
miers prieurs du couvent de Saint-An-
toine nous sont inconnus, parce que le
cartulaire de Lézat fut rédigé en 1249, &
que les archives de l'abbaye postérieures à
cette époque n'existent plus aujourd'hui.
Tout ce qu'on sait, c'est que ce couvent,
situé, comme on l'a vu, en dehors des murs
de Toulouse, subit le sort commun de tous
les établissements religieux ainsi placés,
lors de l'expédition du Prince Noir. Rebâti
dans l'intérieur de la ville, après i355, le
monastère y conserva son ancien nom de
Saint-Antoine de Lézat. Au seizième siècle,
on y installa les cordeliers de l'Isle-en-
Jourdain, chassés de leur couvent par les
protestants. Ces nouveaux habitants du
prieuré y demeurèrent jusqu'à la Révolu-
tion.
KeligUux de Saînt-Antoîne du Viennois. —
Les religieux de Saint-Antoine du Vien-
nois s'établirent à Toulouse en 1327. Ils y
restèrent jusqu'en 1777, époque où ils se
fondirent dans l'ordre de Malte, qui les
admit au grand prieuré de Toulouse. De-
puis 1621, une partie de leurs bâtiments
était occupée par les théatins, qui y avaient
construit une église, & qui y demeurèrent
jusqu'en 1790.
Augustlns, — Les pères augustins, appar-
tenant à l'un des quatre grands ordres
mendiants, s'établirent à Toulouse à une
époque incertaine, mais que l'on peut
fixer à peu près à la deux,ième moitié du
Note
145
Note
m5
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
treizième siècle. Leur premier couvent fut
construit hors & près de la porte Monto-
lieu. En i3io, sous l'épiscopat de Gaillard
de Preissac, ils obtiitrent de Clément V
l'autorisation de se retirer dans l'intérieur
de la ville. L'évêque les installa alors sur
la paroisse de Saint-Etienne, ce qui amena
avec le chapitre de cette église un long
procès, qui ne se termina qu'en i326,
quand les religieux eurent promis de par-
tager avec la cathédrale le produit des en-
terrements & de lui payer une rente an-
nuelle de deux florins. L'ancienne église &
le couvent disparurent dans le grand in-
cendie de 1462. Ils furent rebâtis dans les
dernières années du quinzième siècle, & la
reconstruction en fut achevée en 1504. La
ville de Toulouse y a installé le Musée
municipal & l'Ecole des beaux-arts.
Les Augustlns déchaussés, ou Petits Au-
gustins , ou encore Augustins de Saint-
Georges, reçurent l'ancienne église de ce
nom, en l652, du temps de l'archevêque,
Pierre de Marca. Le couvent ne fut cons-
truit qu'après i655. Peu d'années avant la
Révolution (1781-1786), l'église fut re-
construite. Elle a été démolie au commen-
cement de ce siècle.
Augustines. — Les religieuses augusti-
nes ou de la Madeleine furent établies à
Toulouse au commencement du seizième
siècle. Leur couvent recueillait les femmes
& filles de mauvaise vie qui se repentaient.
En i5i6, le P. Mathieu, prédicateur alors
célèbre, leur fit donner un local par la
ville. C'est de là que date véritablement
leur établissement à Toulouse. Leur église
était dédiée à saint Loup évéque. En i56i,
les religieuses ayant apostasie & embrassé
le calvinisme, leur couvent fut fermé.
Bénédictins de la Daurade. — La pre-
mière église de la Daurade, autrement dite
Sancta Maria-Fabricata, était connue vul-
gairement sous le nom de Deaurata, à cause
des mosa'iques dorées qui en ornaient l'in-
térieur; elle était célèbre dès le sixième
siècle dans la Gaule méridionale, comme
un lieu privilégié. C'est là qu'en 585,
Kigonthe, fille de Chilpéric, vint chercher
693
un refuge pour échapper aux menaces du
patrice Munimole'; & ce droit d'asile
qu'elle possédait alors comme toutes les
églises des Gaules, lui fut conservé jus-
qu'au début des temps modernes. Certains
actes prouvent^ en effet, qu'elle le possé-
dait encore au quinzième siècle.
Plus tard, une congrégation de chanoi-
nes semble s'y être établie. C'est, du moins,
ce (jue paraissent indiquer plusieurs docu-
ments du dixième siècle, entre autres le
testament de Raimond, comte de Rouer-
gue, de 961 . Mais le désordre dut se mettre
de bonne heure dans la communauté. Aussi,
pour y rétablir l'observation des règles ca-
noniques, l'évêque Isarn, avec le consen-
tement de Guillaume, comte de Toulouse,
de Raimond, évéque de Lectoure, & des
chanoines de Saint-Etienne, donna en 1077
l'église de la Daurade à l'abbé & aux moi-
nes de Cluny. Il stipula en retour de cette
cession que les religieux prieraient pour
lui, pour les évêques ses prédécesseurs &
successeurs, ainsi que pour le comte. Il
ajouta à cette condition une redevance
annuelle de trois muids de froment. A
partir de cette époque, la Daurade dé-
pendit donc de l'abbaye de Cluny, & sous
elle, de l'abbaye de Moissac. Urbain II,
puis Pascal II, lui permirent d'avoir un
cimetière qui dut servir à la sépulture des
comtes de Toulouse.
Cependant la donation de l'évêque Isarn
n'avait pas été exécutée dans toute son
étendue. Des laïques retenaient une partie
des dépendances de l'église, & refusaient
de céder aux réclamations des moines de
Cluny. En iio5, Pascal II leur ordonna de
se désister de leurs prétentions, sous peine
d'excommunication. Géraud, commandeur
de l'hôpital, obéissant en 1 1 loà ces injonc-
tions de la cour de Rome, remit l'église
de la Dalbade à ses légitimes possesseurs,
Pons, abbé de Cluny, & Ansquilinus, abbé
de Moissac, qui en eurent dès lors le pa-
tronage. Enfin, en l'année 1140, une tran-
saction intervenue entre le prieur Guillcm
& le recteur de l'église Saint-Rémi de Tou-
louse, transaction approuvée par Guiscard
Aiineri, prieur de Saint-Gilles & ministre
' V^oyez tome 1 de cette édition, p. 6i2.
Note
I ^5
Note
.45
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
694
de l'hôpital, termina définitivement cette
affiiire importante.
Au commencement du treizième siècle,
aux églises de la Daurade & de la Dalbade
les religieux ajoutaient la possession de
celles de Saint-Jacques, de Saint-Michel
& de Sainte -Marie de la Grave. C'est ce
qu'indique une bulle de privilèges accor-
dée en 1240 au prieuré par le pape Gré-
goire IX, & dans laquelle sont enumérées
toutes ses dépendances. Quelques années
plus tard, une bulle où le pape Clément IV
prend la communauté sous sa protection
mentionne encore les églises de Saint-
Pierre, de Saint-Martin, de Saint-Nico-
las, &c., comme relevant aussi du monas-
tère comme les précédentes.
A ces possessions les religieux joignaient
certains droits importants. Ainsi, en 1264,
grâce à la cession de plusieurs terres faite -
à Raimond, évêque de Toulouse, le prieur
Bertrand de Montaigu avait obtenu de lui
le droit de présenter des candidats aux
cures des églises dépendantes de la Dau-
rade. A ce privilège ecclésiastique s'en
ajoutait un autre fort considérable : dans
l'intérieur du cloître, le prieur possédait
une certaine juridiction. Le viguier de
Toulouse, Raimond Arnaud, essaya de l'en
dépouiller en i3o6j mais Philippe le Bel,
averti, ordonna de porter l'affaire à Paris,
au premier Parlement.
Pendant ce temps les papes accumu-
laient les privilèges en faveur de l'église
& des abbés de la Daurade. En 1240, Gré-
goire IX, par la bulle plus haut mention-
née, les avait exemptés de la dîme, & leur
avait permis de célébrer les offices même
en temps d'interdit. En 1248, par une bulle
que confirma plus tard Nicolas IV, In-
nocent IV avait accordé quarante jours
d'indulgence à tous ceux qui visiteraient
l'église à certains jours de fête déterminés.
En i363, Urbain V autorisa les prieurs à
porter le bâton pastoral dans les offices
solennels. Le même Urbain V confirma
en i36d, tous les privilèges, libertés &
exemptions accordés aux religieux par ses
prédécesseurs, ainsi que par les rois & les
princes.
Des reliques en grand nombre, déposées
dans l'église de la Daurade, augmentaient
encore la vénération du peuple. En 1241,
l'abbesse & les religieuses de Sainte-Vi-
viane de Rome, de l'ordre de Saint-Benoît,
avaient envoyé à ce sanctuaire des re-
liques célèbres de saints & de saintes.
En i3o4, le prieur alors à la tête de la
communauté avait obtenu des paroissiens
de la Daurade une certaine somme pour
faire fabriquer des reliquaires en argent
destinés à renfermer toutes les reliques
que possédait l'église. C'est là enfin que,
le 25 mai 1418, avait été fondée la con-
frérie des Ames du Purgatoire. Elle était
placée sous la direction de quatre bayles,
qui devaient prêter serment entre les mains
du prieur. Une chapelle, celle de Saint-
Benoît, lui était spécialement affectée. En-
fin, dès i3o3, la communauté avait donné
en quelque sorte la mesure de sa richesse
& de sa puissance par une concession im-
portante. Sur les instances de la reine
Jeanne de France, elle avait concédé l'hô-
pital Saint-Jacques avec les maisons & jar-
dins qui en dépendaient, dans le faubourg
Saint-Cyprien, à vingt-quatre sœurs desti-
nées au service des pauvres. Ces religieuses
devaient, au reste, demeurer dans la dé-
pendance du prieur, qui élisait leur supé-
rieur, & recevait d'elles quinze livres de
pension par an. Leur nom de sœurs de la
Daurade attestait cette dépendance.
Au quinzième siècle, sauf l'institution
de la confrérie indiquée plus haut, il y a
peu de faits à ajouter à ceux qui précè-
dent. En 1441, le prieur était un certain
Raimond d'Arense, longtemps professeur
de droit canonique à l'Université de Tou-
louse. Par une bulle d'Eugène IV, datée de
cette année, il reçut le prieuré de Saint-
Orens d'Auch. Le pape lui renouvela à
cette occasion une dispense dont il avait
eu déjà besoin pour obtenir le premier de
ces deux prieurés. Au seizième siècle, l'évé-
nement le plus notable est la réformation
de la communauté, opérée en i535 par le
chapitre général des moines noirs. Les dé-
finiteurs du chapitre édictèrent de nou-
veaux statuts, dont le plus important fut
qu'à l'avenir le prieur claustral serait ins-
titué &: révoqué par ses supérieurs. Ces
dispositions furent confirmées,-au mois de
juin de la même année, par le roi Fran-
NOTE
145
NOTB
145
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
695
çois I'"'', à la demande du cardinal de Lor-
raine, archevêque de Narbonne, & alors
abbé de Cluny.
En 1703, l'ancienne église restait encore
à peu près entière. A cette époque, des
réparations mal dirigées en compromirent
la solidité. Il fallut la démolir en 1761. La
première pierre du nouvel édifice fut posée
solennellement trois ans plus tard. Inter-
rompue à plusieurs reprises, la construc-
tion n'en est pas encore terminée (septem-
bre iSyS). Quant au cloître, il a disparu
au commencement du dix-neuvième siècle.
Capucins, — L'ordre des capucins fut in-
troduit à Toulouse en i582 par les soins
du président Etienne Duranti. Au moment
où le dix-huitième chapitre général de
l'ordre se tenait à Rome, Duranti y en-
voya un prêtre de Saint-Etienne, Etienne
Rouquette, chargé de s'entendre avec l'ar-
chevêque de Toulouse, Paul de Foix, am-
bassadeur de France auprès du pape, afin
de décider les pères à fonder un établisse-
ment dans la ville. Le général de l'ordre,
un Sicilien, Jean-Marie de Tussa, y con-
sentit, & confia le soin de cette fondation
au père Thomas de Turin, gardien du cou-
vent de Lyon. Celui-ci, pour s'installer à
Toulouse, acquit des pères minimes, au
prix de mille louis d'or, le collège de Ver-
dale dont les élèves avaient été expulsés
par arrêt du parlement. Le général, sur le
rapport de son délégué, lui envoya dix-huit
religieux soigneusement choisis. Un de ces
moines, frère Onofre de Milan, qui s'y
entendait, transforma les bâtiments acquis
par l'ordre & installa tout d'abord une
petite chapelle. C'est là que furent trans-
portées les reliques de saint Hippolyte &
de saint Cassien. Elles avaient appartenu
autrefois au collège de Verdale; mais il
avait fallu les en retirer, à cause des dés-
ordres des écoliers, & les déposer provi-
soirement dans l'église de Saint-Pierre des
Cuisines. Pour suffire à toutes ces dé-
penses, Etienne Rouquette, le promoteur
principal de l'établissement des capucins à
Toulouse, leur fit don d'une somme de six
cents écus, & prit l'habit dans leur cou-
vent, avec un de ses neveux.
Cependant les pères ne tardèrent pas à
se brouiller avec leur ancien protecteur,
le président Duranti. Ils accueillirent des
religieux cordeliers du couvent de Tou-
louse, Les cordeliers se plaignirent; le
président défendit aux capucins de rece-
voir désormais aucun nouveau transfuge.
Le commissaire des capucins n'ayant pas
tenu compte de cette défense, Duranti
commença la guerre contre eux. Il em-
pêcha la fondation d'un couvent de leur
ordre à Muret & d'un autre à Bordeaux.
La plupart des religieux se réfugièrent à
Béziers, auprès de l'évêque, un Italien,
Thomas Bouzi, de Florence, & y créèrent
une maison. En i583, Duranti, toujours
irrité contre eux, fit procéder à une vi-
site exacte de leur couvent. 11 s'agissait
de découvrir des armes qu'on y disait ca-
chées.
Malgré ces démêlés, le couvent des ca-
pucins de Toulouse arrivait à prospérer,
& à prendre racine. En i588, lors d'une
peste qui désola le Languedoc, les reli-
gieux se distinguèrent par leur zèle à soi-
gner les pestiférés, & deux d'entre eux y
perdirent la vie. En iSgô, on rejirésenta
au chapitre général que l'église du cou-
vent était trop petite pour la foule qui s'y
rendait. La reconstruction en fut décidée,
& la première pierre posée, le iSaoût 1597,
par Christophe de Lestang, évoque de Lo-
dève, au nom du cardinal de Joyeuse, ar-
chevêque de Toulouse, en présence du
maréchal de Joyeuse, du président du par-
lement & des capitouls. Ce nouvel édifice
fut achevé en 1599.
En i63o, une nouvelle peste désola Tou-
louse, &, au mois de mars, pénétra dans le
couvent qu'il fallut abandonner. Les pères
furent mis en quarantaine en divers cmi-
droits aux environs de la ville.
C'est à ces faits ou à peu prés que- bu
réduit l'histoire du couvent des capucins
de Toulouse. Ajoutons seulement que ce
fut dans cette ville que se tinrent plu-
sieurs chapitres provinciaux. Tel fut, par
exemple, celui du mois de mai 1649, qui
renouvela les statuts des chapitres précé-
dents, interdisant l'usage des bains aux
religieux dont l'état de santé ne l'exigerait
pas absolument, à cause des mauvaises
liaisons, des familiarités & même des scan-
Note
140
696
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
dales qu'entraînait cet usage. Quand la office de prédicateurs les amenait sans
cesse, les carmes résolurent de se trans-
porter dans Toulouse même. Ils en obtin-
rent l'autorisation tant des capitouls, que
de l'évèque & du pape. On leur céda un
terrain abandonné, où les habitants du
voisinage venaient jeter leur* immondices.
C'est là qu'ils s'établirent « postponans les
plaisirs de leurs sens à l'interest de la gloire
de Dieu ir salut des âmes, « dit leur histo-
rien. La bulle de Clément IV, confirmant
la donation qui leur était faite de cet em-
placement par un certain nombre de bour-
geois de la ville, est du 23 juillet 1264, la
ratification des capitouls & de l'official de
Toulouse du mois de septembre suivant.
S'il faut en croire l'annaliste cité plus
haut, la conversion de tous les juifs qui
résidaient en assez grand nombre dans
cette partie de la ville aurait suivi de près
leur nouvelle installation.
L'église des carmes ne tarda guère à être
achevée. Le 8 janvier 1267, le pape Clé-
ment IV y célébrait la messe, & à l'oc-
casion de cette solennité accordait cent
jours d'indulgence à ceux qui la visite-
raient à diverses fêtes de l'année & parti-
culièrement aux fêtes de la Vierge. Cette
indulgence de cent jours, concédée par
Clément IV, fut portée à un an & quarante
jours par Nicolas IV (1291). Elle devint
indulgence plénière, sous de nouvelles
conditions, par une bulle de Clément VIII
(iSçS). Paul V (1606, 1609), Clément X
(1673), ajoutèrent encore aux privilèges de
ce genre que possédait déjà le couvent &
qu'avaient rappelés & confirmés, au quin-
zième siècle, Innocent VIII en 1484,
Paul III, au seizième, en 1541. ,
D'autre part, les papes Alexandre IV
(1258) & Grégoire X (1273) avaient par
bulle spéciale pris sous leur protection les
carmes & leurs biens; Clément IV leur
avait permis de recueillir tout cens & rente
annuelle établie par testament sans payer
aucun droit de justice ni portion canoni-
que (1205). Dès 1261, Alexandre IV les
avait exemptés des décimes. Boniface VIII
(i3o2) les avait déchargés de toute exac-
tion séculière. Par une bulle d'Innocent IV
(1254) confirmée par une autre d'Alexan-
dre IV (1261), il avait été permis aux su-
communauté fut supprimée, à la Révolu-
tion, elle comptait encore trente mem-
bres, gouvernés par un gardien. Le mo-
nastère a été démoli au début de ce siècle;
l'église est devenue l'Ecole d'artillerie'.
Carmes. — Le couvent des carmes de
Toulouse était assurément l'un des plus
anciens que cet ordre eût en France. Il
devait être de peu postérieur à la pre-
mière croisade de saint Louis. La tradi-
tion était, au dix-septième siècle, qu'il
devait son origine à des religieux que ce
roi avait fait venir de la Palestine, &
dont il avait envoyé quelques-uns à Rai-
mond VII, comte de Toulouse, sur les
instances mêmes de ce prince, ce qui pla-
cerait cette fondation avant l'année 1249,
date de la mort de Raimond. Du reste,
l'inventaire des titres du couvent des car-
mes, conservé aux archives de la Haute-
Garonne, indique la date de 1248.
Quoi qu'il en soit de l'exactitude de
cette tradition, le premier établissement
des carmes à Toulouse se fit un peu en
dehors de la ville, à l'extrémité du fau-
bourg Saint-Michel, au lieu dit le Ferétra,
où ils construisirent une chapelle dédiée à
Notre-Dame. Sur cet emplacement s'éleva
plus tard un édifice religieux consacré à
saint Roch. Quelques années après, se
trouvant trop éloignés de la ville, où leur
' Tous ces détails sont tirés de deux manuscrits
conservés aux archives de la Haute-Garonne. Le
premier, in-4", est de plusieurs mains. Commencé
dès le seizième siècle, il renferme Thisioire du
couvent de Toulouse, avec des notices sur les
principaux couvents de la province. Le second,
in-f", est une histoire pour ainsi dire officielle du
couvent, entreprise en 1694 par le père Gabriel
de Saint-Nazaire, prédicateur & ancien gardien de
la province, sur l'ordre de frère Emmanuel de Bé-
ziers, ministre provincial des capucins de la pro-
vince de Toulouse. Ce dernier auteur a employé le
premier ouvrage, mais en fondant dans le corps
de son récit la plupart des pièces justificatives. Ces
deux volumes contiennent naturellement peu de
détails vraiment historiques. A part quelques dates
& quelques indications utiles, tout le reste est
beaucoup trop particulier pour rentrer dans notre
cadre.
Note
145
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
697
périeurs des carmes de recevoir dans leur
ordre les interdits & excommuniés & de
les absoudre, tandis qu'en i322, le pape
Jean XXII défendait aux autres ordres d'ad-
mettre dans leur sein les religieux sortis de
l'ordre des carmes sans la permission du
père général. Au point de vue judiciaire,
le même Jean XXII, par une bulle de i3i6,
confirmée par une autre de Clément VI
(i336), avait exempté les carmes de la juri-
diction de l'évêque & du juge ordinaire tant
au spirituel qu'au temporel. Clément VI
encore avait déclaré, en 1348, qu'ils ne
pourraient être excommuniés que par les
souverains pontifes. Enfin, en 1594, Clé-
ment VIII leur défendait de reconnaître
d'autre juridiction que celle du pape, sous
peine d'excommunication & de privation
d'office. A ces avantages il faut ajouter la
permission d'avoir trois cloches, une grande
& deux petites, malgré l'opposition de l'évê-
que & du chapitre de Toulouse (bulles de
Clément IV, de 1205, & de Clément VII,
de i53o); la préséance accordée aux car-
mes sur les augustins (sentence de l'official
de Toulouse (i356); l'autorisation d'aller
en procession avec croix, bannières & re-
liques, ainsi que de porter les corps de
ceux qui voudraient être enterrés dans le
couvent des carmes, malgré les défenses de
l'archevêque de Toulouse (bulle de Clé-
ment VII, i523).
Outre les souverains pontifes, qui avaient
épuisé leurs privilèges en sa faveur, le cou-
vent compta encore parmi ses bienfaiteurs
plusieurs rois de France, saint Louis, Char-
les V, Charles VII, Louis XI, François I"^,
des cardinaux, des nobles de haute nais-
sance, de riches bourgeois, des magis-
trats, &c. Il avait de grands revenus, des
reliques célèbres. Son église renfermait de
nombreux autels, dont plusieurs avaient
été consacrés à nouveau ou érigés au sei-
zième & au dix-septième siècles. Elle était
le siège d'une confrérie importante, dite
du Scapulaire, qui obtint des papes, no-
tamment de Clément VIII, en iSçS, divers
privilèges. Démolie au commencement de
ce siècle, avec les bâtiments conventuels
qui s'y rattachaient, elle a laissé libre le
terrain qui est aujourd'hui la place des
Carmes.
En 1791, la communauté comptait un
prieur & trente-six religieux".
Carmes déchaussés. — Ces religieux ré-
formés s'établirent à Toulouse au mois de
juin 1622. Ils s'installèrent hors de la ville,
près de la porte Montgaillard, & y firent
aussitôt construire une église & un cou-
vent. L'église fut consacrée dès l'année
suivante par l'évêque de Rieux, Jean de
Bertier. En 1790, les carmes déchaussés
étaient au nombre de vingt, sous la direc-
tion d'un prieur. Leur église est aujour-
d'hui l'église paroissiale de Saint-Exupère,
Quant aux bâtiments composant le cou-
vent lui-même, ils ont été partagés entre
l'Ecole de médecine & le Muséum d'his-
toire naturelle.
Sainte-Catherine de Langages. — C'était
un couvent de l'ordre de Fontevrault, co-
lonie de l'abbaye de Longages, au diocèse
de Rieux. Il fut établi à Toulouse en i2o3,
dans les dépendances du chapitre Saint-
Etienne, moyennant une rente annuelle
de vingt sous de Toulouse, que les reli-
gieuses s'engagèrent à payer au chapitre,
en retour de la concession qui leur était
faite. La même année, elles furent aussi
autorisées par le même chapitre à avoir un
cimetière particulier. En i525, ce petit
prieuré fut abandonné par les religieuses
qui l'avaient occupé jusque-là, & leur
église, dédiée à sainte Catherine, fut éri-
gée en église paroissiale. Le curé devait
en être nommé par l'abbesse de Longages.
Cette église a disparu au commencement
du dix-neuvième siècle. Quant aux bâti-
ments conventuels, ils devinrent, en iSi%,
' Ces détails sont extraits d'une volumineuse
compilation, qui existe aux archives de la Haute-
Garonne & qui a pour titre : Livre ou inventaire
des titres & documents Je ce grand couvent des Car-
mes de Toulouse, fait en l'an 1676. C'est un volume
in-f". Les actes y sont rangés par espèces : bulles,
indulgences, consécrations, contrats, testaments,
fondations, pièces des procès que soutint le cou-
vent, tables diverses. L'ensemble se termine par
un catalogue alphabétique de toutes les fondations
dont la réduction fut opérée en 1778 par le général
de l'ordre, Joseph-Albert Ximénès, avec l'autori-
sation du pape Sixte VI.
NOTB
.45
Note
145
698
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
l'hôpital de Sainte-Catherine, Cet établis-
sement, supprimé longtemps avant 1789,
avait été destiné primitivement aux gens
atteints du mal de Naples, tout nouveau à
cette époque.
Saînte-Catherlne de Sienne, — Ce couvent
fut fondé en i6o3 par le sieur Bouret, con-
seiller au parlement de Toulouse, & par
sa femme Marie de Costa, qui avaient ré-
solu d'un commun accord de renoncer au
monde, Marie de Costa prit l'habit de reli-
gieuse dans ce monastère, en i6o5, & y
fut bientôt rejointe par sa mère & ses
sœurs. Le couvent fut béni en 161 1; les
religieuses n'y étaient installées que de-
puis l'année précédente.
Chartreux. — Les religieux de Saint-
Bruno, dits chartreux, ne s'installèrent à
Toulouse que fort tard. Ce fut en iSôç,
après le massacre des religieux de la char-
treuse de Saix, près de Castres. Quatre
frères , les seuls survivants du couvent
tout entier, purent se sauver & gagner
Toulouse. Favorablement accueillis dans
cette ville, ils résolurent d'y fonder un
nouveau couvent. Les habitants leur don-
nèrent deux mille livres, & cette somme
leur permit d'acquérir une maison & un
jardin, situés dans la paroisse de Saint-
Pierre des Cuisines. Ils continuèrent, du
reste, à jouir des revenus de la chartreuse
de Saix jusqu'en 1574, date du rétablisse-
ment de ce monastère, par décision du
chapitre général de l'ordre. Quoi qu'il en
soit, la construction du couvent de Tou-
louse, décidée dès l'arrivée des chartreux
dans cette ville, ne fut commencée qu'en
1602, & la première pierre de l'église ne
fut posée qu'en 1607. Cette dernière n'est
pas, d'ailleurs, l'édifice subsistant encore
aujourd'hui, & qui ne fut achevé qu'au
milieu du dix-huitième siècle.
En 1790, la communauté des chartreux
de Toulouse se composait d'un prieur, de
dix-huit religieux & de douze frères con-
vers. Depuis cette époque, les dépendances
du couvent ont été affectées à l'arsenal 8î
au parc d'artillerie. Quant à l'église, elle
est devenue l'église paroissiale de Saint-
Pierre.
Clarîsses de Toulouse. — Il existait à
Toulouse, dès 1254, une abbaye de cla-
risses. On en a la preuve par une bulle du
pape Innocent IV, qui indiqua lui-même
l'habit qu'elles devaient porter. Leur mo-
nastère était situé hors des murs de Tou-
louse, ce qui les exposait à des dangers
continuels toutes les fois qu'éclatait une
guerre civile ou étrangère. Aussi deman-
dèrent-elles à Innocent VI, au mois de jan-
vier i353, l'autorisation de se transporter
dans l'intérieur de la ville. Mais la pau-
vreté des religieuses était grande. Il fallut,
pour qu'elles pussent achever les nou-
veaux bâtiments où elles devaient s'instal-
ler, que le pape Grégoire XI leur permît
de faire une quête.
Au reste, l'histoire de ce monastère est
très-obscure, & les abbesses dont on a
conservé les noms sont peu nombreuses.
Voici les principales :
Claire de Limasse, 1390& iSçi.
Françoise Arnaud del Pont, 16 oc-
tobre 1427.
Messinde de Morlas, 10 février
1433.
Edouarde de Tourneur, 28 février
1435 à 1447.
Arnaudine de Grimoard, 12 mai
1457.
Marguerite de Durfort, 26 mars
1468 à 1483.
Jeanne de Grossols, 18 septembre
1483,
Marie de Grave, 4 mai i5o5.
Fromentine de Caussade, 3i juillet
i5o7.
Charlotte de Minut, i52o.
Clarîsses de la Porte ou de Saint-Cyprien.
— L'établissement de ces religieuses à Tou-
louse ne date que de la seconde moitié du
quinzième siècle. Elles eurent pour pre-
mière demeure un local, situé au faubourg
Saint-Cyprien, & qui avait d'abord appar-
tenu à des religieux de l'ordre de Saint-
Benoît, dépendant du prieur de la Daurade,
Les incursions des ennemis, les inonda-
tions de la Garonne ayant chassé ces an-
ciens habitants, leur maison fut occupée
par les clarisses. La concession, qui leur
en fut faite par Amauri de Senergues, est
Note
145
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
datée dti 20 juillet 1464. Elle fut confirmée
peu de temps après par le pape Pie II. En
i5o7, les religieuses adoptèrent définitive-
ment la règle de Sainte-Claire. Trois ans
plus tard, leur couvent fut réorganisé &
réformé par des sœurs clarisses amenées
d'Albi, Parmi les abbesses de cet établisse-
ment, une seule est connue : c'est Delphine
Pasquet, dont le nom figure dans deux
actes, l'un de i582 & l'autre de i583.
Cordellers. — Le couvent des grands cor-
deliers de Toulouse fut fondé, en 1222,
par dix religieux. Il devint la maison-mère
de la province d'Aquitaine. Son histoire
est assez obscure, ses archives ayant pres-
que entièrement disparu. Ce qui en restait
jusqu'à ces dernières années, c'était la ma-
gnifique église qu'un incendie a fait dis-
paraître en 1871, & qui témoignait mieux
qu'aucun texte de la grandeur & de la
prospérité de la maison. Au mois de dé-
cembre i522, la règle réformée de l'Ob-
servance y fut introduite par Alexandre
Russeti, commissaire apostolique délégué
pour cette réforme, messire Pierre de Saint-
André, premier président du parlement de
Toulouse, & frère Arnaud de Saint-Félix,
ministre provincial. C'est ce que rapporte,
dans ses Mémoires de l'histoire du Langue-
doc,Ca.te\,q\i\ dit avoir eu connaissance de
certaines pièces des archives du couvent.
Cette règle nouvelle ranima la vie & l'éclat
de la maison des cordeliers qui, dans les
années suivantes, s'enrichirent d'un grand
nombre de donations. En i562, le couvent
fut pillé par les religionnaires & dépouillé
de tous les objets précieux qu'il renfer-
mait. Les religieux furent même expulsés
momentanément de la ville. Réinstallés
peu après, ils demeurèrent dès lors paisi-
bles possesseurs de leur établissement jus-
qu'à la Révolution. A cette dernière épo-
que, ils étaient au nombre de cinquante.
Dominicains. — Le couvent des domini-
cains de Toulouse est le plus ancien de
tous (I2i5). En effet, saint Dominique, le
grand fondateur de l'ordre, s'étant rendu
à Rome avec le célèbre évèqqe Foul-
ques, y fut accueilli par Innocent III
avec le plus grand empressement. Domi-
699
nique venait demander au pape, qui tenait
alors le quatrième concile de Latran, de
confirmer la fondation dont il était l'au-
teur & de lui permettre de la répandre
dans toute la chrétienté. Innocent III lui
accorda sa demande & donna au nouvel
ordre une règle, tirée en partie de celle
de Saint-Augustin, en partie de celle de
Prémontré.
De retour à Toulouse en 1216, Domi-
nique, qui avait d'abord installé ses pre-
miers compagnons, au nombre de six, dans
une maison voisine du Château Narbon-
nais, que lui avait cédée un habitant de
la ville, Pierre Cellani, obtint de l'évéque
Foulques un établissement plus spacieux.
Celui-ci lui avait déjà concédé l'année pré-
cédente, avec le consentement de l'abbé de
Saint-Sernin & du prévôt do Saint-Etienne,
une maison près de la porte Arnaud-Ber-
nard. En juillet 1216, il y ajouta la sixième
partie des dîmes de tout le diocèse &, de
plus, trois églises, l'une à Pamiers, l'autre
à Lescure, entre Sorèze & Puylaurens, la
troisième à Toulouse. Cette dernière, qui
dépendait du chapitre de Saint-Etienne,
était dédiée à saint Romain ou saint
Rome, & c'est tout auprès de cette église
que se transportèrent, de la maison de
Pierre Cellani, saint Dominique & ses
compagnons. On les connaissait dès lors
sous le nom de frères prêcheurs, que leur
avait accordé Innocent III. La même an-
née 12 16 (22 décembre), le successeur de
ce pape, Honorius III, confirma la dona-
tion de l'évéque de Toulouse, & plaça en
même temps l'ordre sous la protection du
Saint-Siège, en lui accordant de nouveaux
privilèges.
Les dominicains ne devaient habiter
auprès de l'église de Saint-Rome, leur
seconde résidence à Toulouse, que jus-
qu'en 1229. Cette année-là, en effet, ils
acquirent, au prix de mille deux cents de-
niers toulousains, un vaste jardin, au lieu
des Garrigues, & s'y installèrent dès l'année
suivante, vers la Noël. L'évoque Foulques
bénit le cimetière & posa la première
pierre de l'église. La construction de cette
nouvelle maison marcha rapidement, grâce
aux libéralités considérables dont les reli-
gieux étaient l'objet. Ainsi, Raimond du
Note
.45
Note
145
700 NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Falgar, leur ancien provincial, successeur louse, au nom du roi Philippe le Hardi,
de Foulques dans l'évêché de Toulouse, héritier d'Alphonse de Poitiers, son oncle,
leur donna plus de quatre mille sous tou- En 1273, l'un des témoins de l'acte précé-
lousains pour la salle capitulaire & le dent, Sicard Alaman, qui joua un si grand
cloître, achevés dès 1 233, autant pour les rôle dans le Midi, au treizième siècle,
cellules & le dortoir, autant pour l'église. se fait enterrer dans le couvent, exemple
Les capitouls contribuèrent pour mille qui fut plus tard suivi par une foule de
cinq cents livres. En 1234, on put celé- seigneurs & de riches bourgeois. Sicard
brer solennellement dans l'église, déjà fort Alaman avait même porté le prieur des
avancée, la canonisation de saint Domi- dominicains au nombre de ses exécuteurs
nique. Les papes eux aussi s'occupèrent à testamentaires.
consolider cet établissement définitif des Comblée de privilèges par le Saint-Siège,
frères prêcheurs à Toulouse. En 1245, la communauté obtenait également d'im-
Innocent IV accorda quarante jours d'in- portantes concessions des rois de France,
dulgence à ceux qui leur feraient quelque Ainsi, en 1277, Philippe III permit aux
donation pour achever leur monastère & religieux d'amener à leur couvent l'eau
pour fournir à leurs besoins. Urbain IV, d'une fontaine voisine de la ville,
en 1262, Clément IV par deux fois dans Soutenus de tous côtés, les dominicains
l'année 1265, crurent devoir approuver, pouvaient donc continuer sans peine les
comme leurs prédécesseurs, la translation constructions inaugurées en i23o, & pour
du couvent dans le lieu qu'il occupait de- lesquelles les ordres monastiques eurent
puis près de trente ans déjà. Raimond, en général un goût si marqué. De 129.5 à
évêque de Toulouse, en avait fait autant i3o3, fut édifiée la salle capitulaire. Le
en 1260. réfectoire fut terminé à la fin de 1304.
Les rigueurs de l'inquisition exaspéré- La sacristie fut élevée de i3i2 à i3i5.
rent la population toulousaine & vinrent
arrêter un instant, sinon compromettre
cette prospérité. Chassés de la ville en
1234, ils ne purent y rentrer que deux
ans plus tard, & après de longs débats, qui
appartiennent plutôt à l'histoire générale
qu'à l'histoire monastique. Cependant,
plus heureux que leurs confrères, les frè-
res prêcheurs de Carcassonne & de Bé-
ziers, ils finirent par vivre à peu près en
bonne intelligence avec le peuple de Tou-
louse. Peut-être cela tient-il à la douceur
L'église, achevée vers i385, fut consacrée
l'année suivante par l'évéque de Lesbos,
en présence du duc de Berry, qui en fut
le parrain. Elle était dédiée à Notre-Dame
du Rosaire; mais elle prit aussi poiir pa-
tron saint Thomas d'Aquin, après que la
tête du fameux docteur y eut été déposée,
au mois de janvier 1369, à la suite d'une
procession solennelle où figura le duc
d'Anjou, frère de Charles V. C'était aussi
en quelque sorte l'église paroissiale de
l'Université, qui y faisait chanter, tous les
— — .-_ .,__ _ .- ,j j j - - — —
relative qu'ils mirent, au moins après leur dimanches, une messe en l'honneur de la
_. 1 ^._ -II- j i_ 1 1 \7: _„ rij. ^ \T •.
retour dans cette ville, dans la recherche
des crimes d'hérésie.
En effet, à part ce moment d'arrêt assez
court, la prospérité du couvent s'accroît,
dans la seconde moitié du treizième siècle,
comme elle l'avait fait sans cesse dans la
première. En 1271, il est le théâtre d'une
scène solennelle. C'est dans son cloître
Vierge, coutume que Clément V avait ap-
prouvée, en accordant de plus des indul-
gences à ceux qui assisteraient à cette
messe pendant Pavent & le carême (bulle
du 27 avril i3o6). Pendant ce temps, c'est-
à-dire avant la consécration de leur église,
les dominicains avaient acquis, sur la per-
mission que leur en avait donnée Phi-
que, le 8 octobre, en présence de Sicard lippe VI, en i33o, deux maisons voisines
Alaman , sénéchal d'Alphonse de Poitiers,
du comte de Comminges, des principaux
seigneurs du Midi, des capitouls, Guil-
laume de Cohardon, sénéchal de Carcas-
sonne, prend possession du comté de Tou-
de leur infirmerie. Ce dernier bâtiment
fut réédifié, en 1341, par Dominique Gre-
nier, religieux du couvent, qui fut plus
tard évêque de Pamiers. Enfin, en 1344, la
communauté dont les bâtiments s'étaient
Note
145
Note
145
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
701
trouvés jusque-là en dehors de l'enceinte
de Toulouse, y fut désormais comprise. Ce
fut quand on releva, cette année même,
les remparts de la ville, deux fois démolis
au siècle précédent.
Voisins de Saint-Pierre des Cuisines, les
frères prêcheurs eurent avec cette église,
au commencement du quatorzième siècle,
une longue discussion. Il s'agissait des dé-
pouilles des gens qui se faisaient enterrer
chez les dominicains, en fraudant ainsi les
droits du recteur de la paroisse. Une tran-
saction intervint en iSig; nous la don-
nons en note; elle peut fournir des ren-
seignements curieux'.
' Noverint universi quod qiium tsset quaestio
seu controversia inier dominum priorem fratrum
praedicatoriim Tholosae & conventum eorumdem
fratrum ex parte una, & dominum Raimundum
de Salompniaco monachum monastcrii Moyciaci
& priorem monasterii Sancti Pétri de Coquinis,
& dominum Guillelmum Pétri de Laterrada rec-
torem dictae eccUsia^ Sancti Pétri de Coquinis ex
parte altéra, super his videlicet & de his quae
periinere poterant seu debebant dicto domino
priori & ejus monasterio & praedicto domino
reciori dictae ecclesiae de funeribus quae portan-
tur & sepeliuntur in domo dictorum fratrum
praedicatoriim Tholosae de parrochia dictae eccle-
siae Sancti Pétri de Coquinis, ratione canonicae
portionis praedictae ecclesiae taxatae &ordinatae
& per summum pontificem m décrétait quae inci-
pit Super cathcJram in generali Concilio facto 8c
celebrato Viennae editae & renovntae & alias
quocumque jure constiiutione vel ordinatione ut
ibi dictum fuerit praedictus dominus yrior fra-
trum praedicatorum , 8c frater Poncius Gaufridi
ejusdem ordinis, 8c conTcntus fratrum praedicato-
rum Tholosae scindicus 8c procurator ut asserit
dictorum prions 8* conventus fratrum praedica-
torum pro ee ipsis 8c dicto coiiventu conventu ex
parte una, Se praedicti dominus Raymundus de
Salompniaco prior dicti monasterii Sancti Pétri
de Coquinis 8c dominus Guillelmus Peiri rector
dictae ecclesiae pro se ipsis 8c pro dicto monas-
terio 8c ccdesia praedicta Sancti Pétri ex parte
altéra, gratis 8c ex certa 8c considerata scientia,
unanimiter 8c concorditer venerunt inter se ad
amicabilem composiiionem îc ordin.îtionera in
hune modum qui sequitiir; videlicet quod prae-
dictus dominus prior fratrum praedicatorum 8c
successores ejusdem 8c conventus praedicti dent,
tradant, oc dare 8c tradere teneantitr ratione dicti
juris praedicto domino priori dicti monasterii, 8c
Durant le quinzième siècle, l'histoire du
couvent n'a que peu de faits qui méritent
dicto domino rectori ecclesiae supradictae Sancti
Petri de Coquinis, qui nunc sunt 8c eorum succes-
soribus qui pro tempore fuerint, medietatem om-
nium illorum cereorum 8c pnnnorum aureorum
8c cericorum qui cum funeribus quae ad praedic-
tum conventum de dicta parrochia Sancti Petri de
Coquinis portabuntur ad sepeliendum, videlicet
usquequo dictum funus sit seu intret primam
portam dicti conventus fratrum praedicatorum,
bene 8c fideliter 8c sine fraude 8c quod cum prae-
dicta medietate dictorum cereorum 8c pannorum
aureorum 8c cericorum qui portabuntur cum dic-
tis funeribus usque ad dictam primam portam
dictorum fratrum praedicatorum, absirahendo de
dicta parrochia ut superius est dictum praedicti
dominus prior 8c rector dicti loci Sancti Petri
de Coquinis habeant 81 teneant se pro paccatis 8(
contentis de omnibus funeralibus 81 canonica
portione 8c caetera de omni eo quod ad eumdem
dominum priorem 8c rectorem pertinere poterat,
posset seu deberet, 8c tam ratione praedictae de-
cretalis Super cathedram, quam ratione funera-
lium 8c canonicae portionis in legatis, in lectis
8c equo armato si contingeret ibi esse, 8( in aliis
quae cum praedictis funeribus apportabuntur ad
dictum conventum ad sepeliendum, vel alio quo-
cumque jure 8c ratione praedictae decretalis vel
alia quacumque ratione aut alio quocumque jure
seu titulo pertinentes vel pertinere debenies. Quam
quidem composiiionem 8c ordinationem praedic-
tus dominus prior fratrum praedicatorum pro se
8c toio conventu suo praesenti atque futuro 8c
dictus dominus prior 8c rector dicti loci Sancti
Petri de Coquinis gratis acceptaverunt, 8c ratam,
gratam 8c firmam habuerunt 81 tenuerunt, 8c per
firmam stipulationem ad invicem promiserunt,
quod non contra facient, non venient per se, ncc
per personam seu personas interpositam seu in-
terposiias de jure vel de facto ullo modo; pro-
mittentes etiam ad invicem praedictae partes per
firmam 8c solempnem stipulationem mihi notario
infrascripto stipulant! 8c recipienti nomine om-
nium illorum quorum interest vel interesse potcst
ipsam compositionem 8c ordinationem tenere 8c
servare 8c non contra facere vel venire, durante
praedicta ordinatione, dumtaxat quousquc per
summum pontificem de novo super praedicto arti-
culo aliter duxerit ordinandum. Insuper praedicti
domini prior 8c rector ecclesiae Sancti Petri de
Coquinis absolverunt 8c quittaverunt gratis 8c
bono animo praedicto domino priori fratrum
praedicatorum 8c dicto conventui, 8c singulis fra-
tribus dicti conventus quidquid ad eos pertinebat
Note
145
NOTB
.45
703
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
d'être conservés. Il faut citer seulement la
réclamation faite par la communauté au
sujet du droit d'asile auquel elle préten-
dait & qui avait été violé ', ainsi que la
fondation de la confrérie de Saint-Vincent
Ferrier, faîte dans l'église du couvent par
les marchands de la ville de Toulouse
(1455).
En i5i2, des bourgeois firent réparer
ou donnèrent de nombreux vitraux à ce
même monument; mais, en i562, la com-
munauté éprouva de grands revers. Deve-
nus maîtres de la ville, les protestants
abattirent la flèche du.clocher à coups de
canon, brisèrent les images & pillèrent le
trésor. Les religieux se sauvèrent à demi-
nus. Rentrés peu après, lors du triomphe
du parti catholique, ils devaient voir,
avant la fin du siècle, leur couvent en-
vahi encore une fois. Ce fut lorsque, le
10 février 1689, la populace vint y massa-
crer le président Durant!.
A partir de cette époque, la maison des
dominicains de Toulouse vécut paisible,
& pertinere poterat seu debebat, ratione dictae
canonicae portionis pro funeribiis sepultis in ci-
meteriis dictorum fratrum praedicatorum de dicta
parrochia Sancti Pétri de Coquinis, a tempore dic-
tae decretalis editae usque ad dieni praesentem,
in qua haec carta fuit concessa sine aliqua reten-
tione, modo vel conditione qunm ibi feceriint nec
retinuerunt ullo modo, & recognoverunt & con-
cesserunt dicti dominiis prier & rector ecclesiae
supradictae, quod ad voluntatem eorum de omni-
bus & singulis supradictis plene & intègre per
praedictum domlnura priorem & conventum fra-
trum praedicatorum fuerat eis plenarie satisfac-
tum, renuntiantes super his praedictae partes
omni exceptioni doli mali , & conditioni sine
causa & in factum actioni & omni alii juris &
facti auxilio. Actum fuit hoc quinta die exitus
mensis aprilis, régnante Philippe rege Franciae,
& Joanne archiepiscopo Tholosano, anno ab In-
carnatione Domini millésime trecentesimo decimo
nono. Hujus rei sunt testes frater Bernardus de
Rameta, frater Petrus Ramundi de Orto ejusdem
ordinis & conventus, & Raimundus de Pinhaco,
dominus de Marciho, Guillelmus de Fumello, &
Bernardus Portas Sartor cives Tholosae, & Vitalis
Ruffi publicus Tholosae notarius qui cartam istam
scripsit. — (Doat, •j'i, f™ 408-412.)
■ Archives de la Haute-Garonne, travée 44,
n. I 75.
mais aussi sans jouer désormais le grand
rôle qu'elle avait eu pendant environ qua-
tre cents ans. Ses archives nous la mon-
trent luttant pour la conservation de ses
privilèges. En 1637, elle se composait en-
core de cent vingt religieux, &, à cette
date, elle réclamait du roi soixante cordes
de bois dont elle prétendait avoir été in-
justement dépouillée'. Elle fut supprimée
en 1790. Sa belle église à deux nefs, érigée
en paroisse, l'année suivante, sous le voca-
ble de saint Thomas d'Aquin, abandonnée
en 1794, ntilisée jusqu'à ces derniers temps
comme caserne, a été achetée en 1866 avec
le couvent par la ville de Toulouse. Elle
appartient aujourd'hui au lycée, & lui sert
de chapelle'.
Cordeliers de Saint-Antoine. — Ces reli-
gieux vinrent s'établir en i58o, au nombre
de trente-deux, dans l'ancien prieuré de
Saint-Antoine, qui dépendait de l'abbaye
de Lézat. Ils venaient de l'IsIe-en-Jour-
dain, d'où les avaient chassés les protes-
tants. Au dix-septième siècle, leur mo-
nastère fut considérablement agrandi; ils
firent aussi reconstruire leur église. En
1791, la communauté comptait quinze pè-
res, dirigés par un père gardien.
Religieuses de Lespinasse. — En 11 14,
Philippine, femme de Guillaume IX, comte
de Poitiers, alors maître de la ville & du
comté de Toulouse, créa à Lespinasse, près
de la ville, un couvent pour les sœurs de
Fontevrault, dont le fondateur, Robert
d'Arbrissel, avait toute sa confiance. Ces
religieuses eurent plus tard une maison
dans l'intérieur de Toulouse, avec une pe-
tite église qui portait elle-même le nom
de Lespinasse, le tout sur la paroisse de
Saint-Sernin. Comme toutes les maisons
de l'ordre de Fontevrault, cet établisse-
' Archives de la Haute- Garonne, travée 44,
n. 178.
' En iSya, l'archevêque Geoffroi de Vairols avait
permis aux dominicains de Toulouse de fonder
dans cette ville un couvent de femmes de leur
ordre dans une maison désignée sous le nom de
Maison des Trois- Couronnes, Cette communauté
n'a laissé aucune trace.
Note
145
Note
145
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
7o3
ment était gouverné par une prieure, assis-
tée d'un prieur pour les affaires spirituel-
les, la confession, &c. Mais ces couvents
subirent presque tous une prompte déca-
dence, &, au seizième siècle, le relâche-
ment de la discipline était tel àLespinasse
qu'en i56o les religieuses, au nombre de
vingt, abandonnèrent foutes à la fois la
religion catholique & allèrent se marier à
Montauban, L'église & le couvent furent
fermés par ordre du parlement de Tou-
louse.
FeulUans. — L'abbaye cistercienne de
Feuillans, au diocèse de Rieux, ne devint
chef d'ordre qu'assez tard. Le premier mo-
nastère auquel elle donna naissance fut
celui de Toulouse. Il fut fondé en i53o
par le sieur Dupin, conseiller au parle-
ment, & par sa femme. Les religieux occu-
pèrent cette maison jusqu'en 1598. A cette
date, ils la cédèrent aux feuillantines, &
en firent bâtir une autre qui, commencée
en 1621, fut rapidement terminée. L'évè-
que de Rieux, Jean de Bertier, en consa-
crait l'église dès le mois de janvier 1623.
En 1790,1e couvent renfermait quatre frè-
res & un prieur.
Feuillantines. — Cet ordre de femmes,
qui dépendait du précédent, fut fondé à
Montesquieu en Volvestre par Jean de la
Barrière, réformateur de l'atbaye de Feuil-
lans. Obligées d'abandonner ce séjour, qui
avait été mal choisi, les religieuses vinrent
s'établir à Toulouse, avec l'autorisation de
Clément VIII (1598). On leur avait d'abord
assigné le couvent des Béguins, dans la
paroisse de Saint-Pierre; mais ceux-ci re-
fusèrent d'abandonner leur maison. Alors
les feuillans cédèrent leur premier monas-
tère aux religieuses feuillantines. Agrandi
au début du dix-septième siècle, le couvent
de Toulouse devint la pépinière de l'or-
dre & fournit les premières religieuses de
celui de Paris. A la Révolution, les feuil-
lantines étaient encore au nombre de
trente.
Jésuites, — L'établissement des jésuites
à Toulouse date de i563. Les premiers
pères venaient de Pamiers, d'où ils avaient
été expulsés. Installés d'abord dans le cou-
vent des augustines, qui venaient d'être
supprimées, ils reçurent, en i566, l'hôtel
de Bernuy. Grâce aux progrès rapides
qu'ils firent à Toulouse, ils arrivèrent à
posséder dans la ville jusqu'à quatre mai-
sons : le collège, le noviciat ouvert en
1594, la maison professe ouverte en mars
1622, & le séminaire qui date de 1686. Ces
divers établissements furent tous saisis en
1762, à l'époque de la suppression de l'or-
dre en France. Leur collège fut érigé en
collège royal par lettres-patentes dû 17 no-
vembre 1764.
Religieux Je la Merci. — Le couvent des
pères de la Merci de Toulouse fut fondé
dans le courant du treizième siècle. D'après
l'un des registres concernant ce couvent &
conservé aux Archives de la Haute-Ga-
ronne, c'est l'année 1257 qu'il faudrait ac-
cepter pour date de cette fondation. L'em-
placement primitif en aurait été situé hors
de la porte Arnaud-Bernard. C'est aussi en
1257 que cet établissement paraît pour la
première fois dans un acte du 9 mars de
cette année, par lequel frère Bertrand,
commandeur du monastère, acquiert trois
maisons & leurs dépendances, le tout situé
au faubourg de la porte Arnaud-Bernard,
en dehors de l'enceinte de la ville. Ces im-
meubles, vendus par Guillaume Urset, bour-
geois de Toulouse, étaient grevés de vingt-
deux deniers toulousains d'oubliés & d'un
arrière-acapte, qui furent rachetés par les
acquéreurs. Le contrat de vente n'indique
pas à quel prix. En 1269, par deux actes,
l'un du 3 février & l'autre du 5 mars, ana-
lysés dans les répertoires que l'on décrira
plus bas, le couvent s'accrut de nouveau.
Au mois de février, ce fut de trois maisons
cédées par Arnaud Cabal ; à ces maisons
voisines du couvent s'ajoutaient un verger
& la jouissance d'un puits à roue. Au mois
de mars, frère Pierre de Cervière, prieur
ou administrateur du monastère, acquit
deux nouvelles maisons, toujours avec la
jouissance d'un puits qui en dépendait. Le
vendeur, Raimond Chappelier, avocat,
reçut trois cents sous toulousains.
Au quatorzième siècle, comme dans tou-
tes les autres villes du Languedoc, les cou-
NOTB
704
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
vents & hôpitaux situés hors de l'enceinte
de Toulouse durent se transporter à l'in-
térieur de la ville, pour se mettre à l'abri
des ravages des Anglais. Cependant, s'il
faut en croire les documents cités plus
haut, ce transfert n'aurait pas été accompli
si vite qu'il ne fût précédé de la destruc-
tion des bâtiments du monastère en l'an-
née 1343. Quoi qu'il en soit, la translation
dut avoir lieu en i356, ou même en i355,
en tout cas peu après la grande expédi-
tion du Prince Noir. En effet, un acte du
4 février i356 nous montre une partie de
l'ancien emplacement du monastère, c'est-
à-dire un jardin avec puits à roue & pi-
geonnier, donné à cens à Michel Barrau,
jardinier, demeurant à Toulouse. Le con-
trat est passé moyennant une somme de
dix-sept florins d'or, quarante-deux deniers
toulousains d'oublié annuelle & douze de-
niers d'arriè-re-acapte. Cette oublie an-
nuelle de quarante-deux deniers fut, par
acte du 17 janvier 1417, réduite à deux
livres tournois une fois payées en faveur
de Jacquette, veuve &*héritière de Michel
Barrau.
Le couvent des pères de la Merci ainsi
transféré alla s'établir sur la place Arnaud-
Bernard, entre les remparts de la ville &
la rue dite d'En Foulquier. Ce fut Pons
Barelles, général de l'ordre, qui procéda à
cette nouvelle installation. Le terrain ik
les maisons qu'il acquit alors (i362) dé-
pendaient des religieuses de Sainte-Croix
de 'Volvestre, ordre de Fontevrault. Il y
eut en réalité échange plutôt qu'achat, les
religieuses ayant cédé une portion de leurs
immeubles de la place Arnaud-Bernard en
retour de diverses maisons que les pères
de la Merci possédaient dans l'intérieur de
Toulouse. En effet, outre leurs domaines
situés hors des remparts, ils en avaient un
certain nombre dans la ville même. Une
de ces propriétés nous est connue. C'était
une borde située rue des OuUiers (potiers).
Par un acte du i5 février i359, Bertrand
Lagarde, boucher, reconnaît la tenir en
fief des religieux de la Merci, moyennant
douze sous toulousains d'oublié, payables
à la fête de Saint-Thomas.
Ces dispositions prises, Pons Barelles
procéda à la construction du nouveau
monastère. Il fit édifier successivement
l'église, placée sous le vocable de sainte
Eulalie, patronne de l'ordre, puis le cloî-
tre, qu'il n'éleva pas au delà du premier
étage. Le couvent resta ainsi fort long-
temps incomplet & ne fut terminé qu'au
début du dix-septième siècle, A cette épo-
que, en 1620, le commandeur, Pierre
Mulatier, ajouta deux ailes en forme de
galerie au cloître. Il fit bâtir également
deux rangées de chambres qui composè-
rent le dortoir, ainsi qu'une tour au-dessus
d'une des chapelles de l'église. Dans l'in-
tervalle avaient été construits & achevés,
dans les dernières années du quinzième
siècle, le portail & le clocher de l'église,
avec quelques parties moins importantes
du monastère. C'est ce qu'atteste un pro-
cès-verbal de cette construction, dressé le
18 juillet 1499, par le commandeur & les
religieux de la Merci.
Quant à des protecteurs, le couvent en
avait trouvé de bonne heure dans les rois de
France. Parlettres-patentes du 16 juin i339,
Philippe VI l'avait pris sous sa garde &
l'avait autorisé, en signe de cette protec-
tion, à attacher les panonceaux royaux aux
portes des maisons qui lui appartenaient.
Cette autorisation fut rappelée dans un
procès-verbal du 26 avril 1414, dressé à la
requête du commandeur & des religieux
du couvent. Un siècle & demi plus tard
(février 1564), Charles IX confirma ces pri-
vilèges, en prenant sous sa protection &
sauvegarde tout l'ordre de la Merci, ses
biens meubles & immeubles.
A la fin du quinzième siècle, de longues
discussions s'élevèrent entre les religieux
& l'abbé de Saint-Sernin & son vicaire.
Ceux-ci leur contestaient le droit d'en-
terrer des laïques dans leur cimetière &
essayaient de les faire renoncer à leur
prétention par des persécutions de toute
sorte. L'affaire fut jugée par le parlement
de Toulouse, Si en faveur du couvent. Un
arrêt du 21 juillet 1480 reconnut aux pères
de la Merci le droit d'ensevelir dans leur
cimetière tous ceux qui de leur vivant, &
par-devant témoins, en auraient exprimé
la volonté formelle. Par le même arrêt, la
cour déclara les prendre sous sa protec-
tion spéciale. En 1670 (28 novembre), une
Note
145
NOTB
m5
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
yoS
ordonnance des capitouls &de la police de des jeunes filles. La supérieure de la com-
NOTE
145
Toulouse leur permit de mettre les armes
de la ville sur des murs qu'ils venaient de
faire construire, avec défense à tous de les
souiller, sous peine de cinquante livres
d'amende, attribuées moitié à la ville, un
quart au dénonciateur & le reste aux reli-
gieux.
L'ordre de Notre-Dame de la Merci fut
supprimé, dans le diocèse de Toulouse,
par lettres-patentes du roi du 28 décem-
bre 1785, registrées en Parlement le
27 février 1787. Les bâtiments du monas-
tère, occupés d'abord par un petit sémi-
naire fondé par l'archevêque de Brienne,
furent démolis vers la fin du siècle der-
nier'.
Minimes, — Les minimes s'établirent à
Toulouse dans les premières années du
munauté de Toulouse était renouvelée tous
les trois ans. On les appelait vulgairement
religieuses du sac, à cause de la position
de leur établissement au fond d'un cul-de-
sac, sur. un terrain situé aux confins de la
paroisse de la Daurade & de celle de Saint-
Pierre. Leur couvent, devenu propriété
nationale à l'époque de la Révolution, est
occupé aujourd'hui par l'Hôpital mili-
taire. Il renfermait encore, à cette époque,
soixante religieuses, douze sœurs conver-
ses & quatre-vingts pensionnaires.
Religieux de Saint-Orens. — Les religieux
de Saint-Orens, d'abord appelés religieux
de Sainte-Croix, s'établirent à Toulouse
en 1265. L'abbé de Saint-Sernin leur per-
mit de s'installer sur un terrain dépendant
de son église, dans le faubourg de Poson-
seizième siècle. Ils occupèrent l'ancienne ville {Posonvillanum) . En i356, après l'in-
chapelle de Saint- Roch, construite en
1392. Leur couvent possédait une belle bi-
bliothèque. Il était remarquable par ses
constructions & les peintures qui le déco-
raient. Au début de la Révolution, en 1791,
la communauté comptait vingt & un re-
ligieux, dirigés par un correcteur.
Religieuses de Notre-Dame. — Cet ordre,
qui se rattachait à la règle de Saint-Be-
noît, fut fondé à Bordeaux, en 1606, &
introduit à Toulouse vers 1623. C'est à
cette date que se rapporte un arrêt du par-
lement autorisant les religieuses à s'éta-
blir dans la ville & à y construire un cou-
vent. Le but de leur institution, approuvée
par le pape Paul V, était l'enseignement
■ Tous ces renseignements sont extrnits d'un re-
gistre in-folio conservé aux archives de la Haute-
Garonne. C'est l'œuvre d'un religieux du couvent,
le sous-diacre Antoine Taillefer. Il a pour titre :
Inventaire général des titres exacts du vénérable
couvent de Notre-Dame de la Mercy Je Toulouse,
commencé en aoust 1718. — Les mêmes archives
renferment un registre, partie du quinzième, partie
du seizième siècle, contenant des reconnaissances
consenties au couvent depuis l'année 1493 jusqu'à
l'année 1541. Il est sur parchemin, se compose de
cinquante feuillets & porte pour titre : Recognitio-
nes venerabilis conventus Béate Marie de Mercedc
Tholose.
IV.
vasion du Prince Noir, il leur fallut ren-
trer dans l'intérieur de la ville. On leur
céda, pour ce cliangement de domicile,
une petite chapelle, située près de la
porte Matabiau & dédiée à saint Orens,
évéque d'Auch. Toulouse avait toujours
eu une grande dévotion pour ce saint, à
l'intervention miraculeuse duquel elle at-
tribuait sa délivrance & le gain de la ba-
taille livrée sous ses murs, en 422, par
Théodoric, roi des Visigoths, contre Li-
torius qui l'assiégeait. Les religieux de-
meurèrent dans cet endroit jusqu'en 1770,
époque où ils cédèrent leur maison aux
filles du Bon-Pasteur. Les bâtiments qui la
composaient ont aujourd'hui entièrement
disparu.
Religieuses de Saini-Pantaléon. — Le car-
dinal Jean de Comminges, premier arche-
vêque de Toulouse, mort à Avignon au
mois de novembre 1348, ordonna par son
testament de fonder à ses frais, à Tou-
louse, un monastère de deux cents reli-
gieuses chanoinesses régulières de l'ordre
de Saint-Augustin. La maison devait être
bâtie le plus près possible de la cathédrale.
Les religieuses ne devaient pas avoir plus
de cinq ans au moment de leur entrée dans
le couvent. Elles devaient former quatre
chœurs de cinquante religieuses chacun,
45
NOTB
m5
7 06
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
chargés de célébrer continuellement l'of-
fice divin, avec une communauté de douze
chanoines, prêtres réguliers, qui diraient
la messe à tour de rôle.
Cette fondation fut exécutée deux ans
plus tard, c'est-à-dire en i35o, & confir-
mée par une bulle de Clément VI de la
même année, ainsi que par des lettres de
Jean, roi de France. Les exécuteurs testa-
mentaires du cardinal de Comminges don-
nèrent à ce monastère quelques reliques
de saint Pantaléon, entre autres une coupe
travaillée par ce saint. Cette maison a sub-
sisté à Toulouse, sous le nom qui lui avait
été donné primitivement, jusqu'à la Révo-
lution.
Chanolnesses de Salnt-Sernln. — En i3i6,
un religieux de l'ordre des frères mineurs,
Vidal du Four, ayant fait une prédication
à Toulouse, réussit à convertir plusieurs
femmes de vie peu régulière. Il les rassem-
bla dans une maison de la paroisse du
Taur, qui dépendait du chapitre de Saint-
Serniu. Le nombre de ces pénitentes s'é-
leva bientôt jusqu'à trente-sept, & elles
formèrent une communauté que Raimond,
abbé de Saint-Sernin, soumit à la règle de
Saint-Augustin. Il décida que les nouvelles
religieuses porteraient à l'avenir le nom
de sœurs chanolnesses de Saint-Sernin. Le
pape Jean XXII confirma cet établissement
par une bulle du mois d'août i328, &
donna le titre d'abbesse à la prieure. En
i562, les protestants s'emparèrent du cou-
vent comme de beaucoup d'autres maisons
du même genre de la ville de Toulouse,
& détruisirent les tableaux & les images
de l'église. La congrégation disparut en
1790.
Petit séminaire, — Le petit séminaire de
Toulouse fut institué par lettresT-pateutes
de juillet 1779. Il était fondé pour donner
l'éducation aux enfants sans fortune qui se
destinaient à l'état ecclésiastique. Ces en-
fants devaient y faire leurs études depuis
la cinquième jusqu'à la rhétorique; ils
suivaient les cours des collèges de la ville.
L'établissement était entretenu au moyen
du produit d'un certain nombre de béné-
fices qui lui furent accordés dès l'époque
de sa fondation. La pension était calculée
sur le pied de vingt-sept livres par mois &
par tête', l'habillement non compris. La
discipline intérieure était très-sévère. Cet
établissement fut installé dans les bâti-
ments de l'ancien collège de Périgord, dont
les biens étaient depuis longtemps sous sé-
questre, & où l'on ne donnait plus aucun
enseignement. Le collège de Périgord,
appelé aussi de Saint-Front, datait du qua-
torzième siècle, & ses revenus montaient à
plus de treize mille livres. L'ouverture du
Petit Séminaire eut lieu en 1785'.
Trinltaires. — L'année exacte de la fon-
dation du couvent des pères de la Trinité
de Toulouse est inconnue. Dès le dix-
septième siècle, l'auteur d'un inventaire,
aujourd'hui conservé aux Archives de la
Haute -Garonne, avouait que cette date
était absolument ignorée. Les titres qui
auraient pu l'établir avaient péri, dit-il,
du temps des guerres des Anglais, c'est-à-
dire dans le cours du quatorzième siècle.
Au quinzième, le feu avait enlevé ce qui en
restait encore. Cependant, des indications
que nous n'avons plus lui permettaient de
rapporter cette fondation aux premières
années du pontificat d'Innocent III, & à
une époque assez rapprochée de la dale
de la formation de l'ordre même, qui fut
institué le 28 janvier 1198.
Quoi qu'il en soit, le premier acte qui
mentionne l'existence des trinitaires àTou-
louse est de l'année 1287. C'est un contrat
en vertu duquel les religieux échangent
un arpent de malhol, qu'ils avaient dans
l'enclos Saint- Jean, contre un certain
nombre de maisons & jardins contigus à
leur couvent & appartenant à un bour-
geois de Toulouse. Le couvent des trini-
taires est indiqué dans cet acte comme
situé in pede castri Narbonensis. On y voit
de plus qu'un des religieux, frère Rai-
mond, portait le titre de précepteur & cha-
pelain du comte de Toulouse, ce qui se
' Archives nationales, S. 3 253; dossier avec piè-
ces à Tappui Se volumineuse correspondance des
années lySS & 1784; plan & pièces s'y rapportant.
Il faut y remarquer un règlement imprimé pour
le séminaire.
NoTB
145
Note
143
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
707
continua sous Alphonse de Poitiers, suc-
cesseur de Raimond VII.
Le premier établissement des trinitaires
eu dehors de la ville semble avoir été ma-
gnifique : vastes bâtiments conventuels,
hôpital, four, &c., rien n'y manquait. Il
jouissait d'une véritable prospérité, &
tous les rois de France eurent à cœur
d'exercer leur libéralité à son égard. En
décembre 1268, Alphonse, frère de saint
Louis, donne aux religieux, qu'il appelle
ses chapelains, une pension perpétuelle de
cent sous, qui leur sera payée chaque an-
née par le sénéchal de Toulouse. Cette
rente sera prélevée sur le produit de vi-
gnes appartenant à un hérétique & con-
fisquées au profit du comte. Le même acte
ordonne que le vin de ces vignes serve à
la boisson des religieux. Au mois d'août
1279, Philippe III confirme cette donation
de son oncle & une autre donation anté-
rieure, toute semblable, du même prince.
Trois ans plus tard (février 1282), Phi-
lippe III confirme encore la vente de biens
d'hérétiques tombés en commise, faite aux
trinitaires par son receveur royal. Il auto-
rise en même temps la construction d'un
four auprès de leur couvent. Enfin, en
janvier 1329, Philippe VI, à titre d'au-
mône, pour le salut de son âme, de celles
de la reine & de son fils Jean, accorde aux
mêmes religieux la faculté de prendre cha-
que semaine, à perpétuité, dans sa forêt de
Fousseret, une charrette de bois tirée à
trois chevaux pour leur chauffage ou pour
bâtisse, ou réparation de leur monastère.
A propos de cette permission, une note de
l'inventaire des archives ajoute : u On a
perdu cette faculté faute & pour ne j'en estre
servi que peu de temps. »
Cette prospérité ininterrompue de l'é-
tablissement des trinitaires de Toulouse
devait s'arrêter un moment, dans la se-
conde moitié du quatorzième siècle. En
1 355, lors du passage dévastateur du Prince
Noir, leurs bâtiments furent complètement
détruits, comme tous les édifices situés
hors de l'enceinte des villes. Jean II, vou-
lant réparer ce désastre, leur accorda, le
12 décembre i359, une charte d'amortisse-
ment jusqu'à concurrence de deux cents
deniers d'or. Le couvent fut alors trans-
porté à l'intérieur de la ville, dans la rue
de la Treille. On acheta une maison avec
quatre ouvroirs, située près de l'église
Saint-Victor, Les religieux durent payer
pour cette acquisition, en frais d'amortis-
sement, deux cent quarante florins d'or
(acte du i3 avril i36o. L'église de Saint-
Victor leur fut cédée ensuite par le cha-
pitre cathédral, sous certaines conditions.
D'après cela, il semble que l'établisse-
ment des trinitaires ait vite réparé ses per-
tes, & retrouvé en grande partie sa pros-
périté ancienne. En tout cas, les faveurs
royales lui furent prodiguées comme par le
passé. Le i5 mars 1377, Louis, duc d'Anjou,
lieutenant du roi en Languedoc, permet
aux religieux de faire des acquisitions jus-
qu'à concurrence de quarante livres tour-
nois de revenu annuel, sans payer aucun
droit d'amortissement. Il ne leur demande
en retour de cette concession que de cé-
lébrer à perpétuité une messe du Saint-
Esprit pour le salut de son âme & de
celle de son frère, Charles V. Après la
mort des deux princes, elle doit être rem-
placée par une messe des morts, dite cha-
que jour par un des religieux. La patente
accordée par Louis d'Anjou fut renouvelée
aux mêmes conditions par le roi de France,
l'année suivante (mai 1378).
Mais les pères de la Trinité ne devaient
guère être plus heureux à l'intérieur de
Toulouse qu'ils ne l'avaient été au dehors.
Ruiné par les Anglais au quatorzième siè-
cle, leur couvent fut anéanti de nouveau
par le grand incendie du 7 mai 1463, qui
consuma plus de la moitié de la ville. La
pénurie des religieux fut grande d'abord.
Presque réduits à la mendicité, ils ne pu-
rent rebâtir tout de suite leur monastère.
Des débris que leur avait laissés l'incendie,
ils se firent un cloître avec des chambres
au-dessus. Pour comble de malheur, le feu
qui avait emporté les édifices avait fait
disparaître du même coup les titres des
biens-fonds & des rentes du couvent, de
sorte que les censitaires refusaient tout
argent. Cela dura jusqu'en i534. A cette
date (28 mai), le sénéchal de Toulouse fit
authentiquer par un notaire toutes les
pièces qui restaient encore entre les mains
des religieux, ce qui leur permit de mettre
Note
.45
Note
14J
70
8
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
enfin à la raison leurs débiteurs récalci-
trants. Toutefois, ils n'avaient pas attendu
jusque-là pour rebâtir leur église. Dès le
27 avril l5li, le nouvel édifice avait été
consacré par Eustache, évêque de Saintes.
Il était dédié, non plus à saint Victor, mais
à la Trinité. Au dix-huitième siècle, il
subsistait encore avec le couvent qui s'y
rattachait. L'ordre des trinitaires fut sup-
primé en 1790 comme les autres ordres
existant en France'.
Saint-Germier de Muret. — Au nombre
des saints locaux honorés dans le pays de
' Les Archives de la Haute-Garonne contiennent
plusieurs documents sur le couvent des Trinitaires.
Outre deux registres de reconnaissances allant, l'un
de iSôp à 1455, l'autre de 1488 à 1 534, ^^^" "■"''"
ferment, sous la cote 87, un manuscrit in-f°de la
fin du dix-septième siècle. Ce manuscrit est inti-
tulé : Inventaire & eitat des biens immeubles &
rentes du couvent de la Sainte-Trinité de Thou-
louse. Il est l'œuvre d'un nommé Grégoire Rey-
nès, religieux, prêtre, syndic & organiste du cou-
vent, qui date son travail du 28 octobre 1692, 8c
qui l'a continué dans un second voluine, égale-
ment in-f", coté 86, & daté de i6p3. Voici l'avis
que l'auteur a placé lui-même en tête de son
œuvre. On pourra connaître par là la nature &
la portée de ce travail, auquel ont été empruntées
la plupart des indications de la notice qui précède.
« Le dessain que j'ay en faisant cest ouvrage est
de donner une entière connoissance des affaires de
ce couvent à tous les religieux qui en composent la
communauté. Et, pour l'exécution de ce dessain,
j'ay travaillé longtemps à ranger & vérlffier tous
les papiers & actes quy sont dans les archives pour
en faire l'inventaire que j'ay abandonné plusieurs
fois par la difficulté qut je trouvois d'en venir à
bout Mais enfin, puisque je l'ay entrepris, il
faut m'aquitter de ma parolle & vous faire voir,
dans ce premier livre, tous les biens immeubles &
rentes que ce couvent possède la présente année
1692, à commencé depuis nostre premier establisse-
ment au faubourg Saint-Michel quy feut environ
l'an i2o5; &, sur ce fondement, je mets ensuitte
touttes les donations des roys faites en faveur des
P. religieux, achapts & fondations quy ont estées
employées pour l'agrandissement d'icelluy.
« Apres suit le second establissement fait dans
Toulouse, quy feut lors de la guerre -que la France
avoit contre les Anglois, en i362, & pour s'agran-
dir; je mets touttes les acquisitions qui ont esté
faittes pour cella avec les fondations & rentes quy
y feurent employées u
Toulouse, il faut compter saint Germier
(Geremarus & Germerius) , saint différent
de celui du Nord, auquel était dédiée la
célèbre abbaye de Saint-Germer en Flaye.
Ce saint, évêque de Toulouse, fleurit, dit-
on, à l'époque de Clovis; telle est du
moins la version que fournit une Vie,
dont un fragment existe aujourd'hui dans
le cartulaire de Lézat, à la Bibliothèque
nationale, fragment dont la transcription
est du treizième siècle, mais qui, emprunté
à un recueil de Vies de saints de l'abbaye,
doit dater du onzième ou du douzième siè-
cle. Il faut reconnaître malheureusement
que ce texte n'est rien moins qu'authen-
tique; il paraît avoir subi de nombreuses
altérations, & en tout cas il est impossible
d'y voir autre chose qu'un remaniement,
lin développement d'une Vie plus an-
cienne. En tout cas, voici l'analyse du
fragment qui se rapjiorte tout spéciale-
ment à l'établissement dont l'histoire va
suivre & qui est inséré dans le cartulaire
commï titre de propriété :
Saint Germier se rend dans le nord de
la France, auprès du roi Clovis; instruit
de son approche, le roi envoie à sa ren-
contre des gens de son entourage pour lui
faire honneur & l'amener en sa présence.
Arrivé devant lui, le saint pontife l'étonné
par sa modestie & ses vertus, lui raconte
sa vie & prend part à un festin donné à la
cour; Dieu permet un miracle en faveur
de son saint confesseur, & tous les plats
servis aux convives prennent un goilt ex-
quis. Etonnemcnt, admiration des specta-
teurs. Le roi demande à Germier quelle
grâce il désire de lui ; l'évèque demande la
concession à Doz, dans le pays de Tou-
louse, d'autant de terre qu'en pourra cou-
vrir son manteau, afin d'y faire enterrer
son corps (corpuscuhim), sous l'égide de
saint Sernin. Clovis, plus généreux, lui
donne une étendue de deux mille pas au-
tour de Doz & autant de terre que sept
paires de bœufs en pourront labourer en
un jour; il y ajoute de l'or, de l'argent,
des vases sacrés, des ornements sacerdo-
taux, &c.; enfin, pour rendre sa donation
plus authentique, il en fait rédiger un
acte (cyrog-rapAum) , auquel il appose son
seing & celui des principaux de sa cour.
Note
143
Note
146
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
709
Enfin, au moment de le congédier, il se
recommande à lui par ses cheveux & fait
imiter son exemple par ses seigneurs. De
retour dans le njidi, saint Germier est ac-
cueilli avec joie par son clergé & par le
peuple, fait construire à Doz une église
dédiée à saint Sernin, avec trois autels,
élève une autre église à Rozinhac, celle-là
dédiée à saint Martin, s'établit à Doz, y
transporte toute sa fortune & y fonde un
couvent de moines.
Ce récit, si on l'admettait textuellement,
ferait remonter la fondation de Muret à la
lin du règne de Clovis I (ôoy-Sii); mais le
fcanque absolu de tout caractère ancien
dans la forme du récit, le peu de préci-
sion des détails ne permettent pas de lui
attribuer une date aussi précise; D. Vais-
sete (voir tome I, p. 577) place la Vie de
saint Germier vers 641 ; nous croyons
qu'on peut la reculer un peu plus & que
tout ce qu'on peut induire de ce morceau,
c'est l'ancienneté de l'église de Saint-Sa-
turnin de Muret, qui prit le nom de Saint-
Germier quand elle eut reçu le tombeau
de son saint fondateur.
L'église élevée sur le tombeau de ce saint
prélat tomba par la suite entre les mains
de possesseurs laïques, &, en 948, le der-
nier de ses maîtres, Radveus, la donna à
l'abbé de Lézat, Adazius, avec défense de
jamais l'aliéner. Ainsi redevenue propriété
purement ecclésiastique, cette petite cha-
pelle vit se grouper autour d'elle une po-
pulation de plus en plus nombreuse, grâce
à la sécurité relative dont jouissait son ter-
ritoire. Ce fut là l'origine réelle de Muret.
La majeure partie de cette ville apparte-
nait, en effet, à l'église de Saint-Germier,
& c'était d'elle que les bourgeois tenaient
leurs terres. C'était aussi le prévôt qui
présidait le tribunal communal, & l'auto-
rité des seigneurs, famille pourtant assez
puissante, alliée aux comtes de Commin-
ges, ne paraît pas pendant tout le dou-
zième siècle.
A ce siècle & aux dernières années du
précédent se rattachent un certain nom-
bre de faits, qui permettent de se rendre
compte des rapports qu'entretenaient avec
les seigneurs & les bourgeois de Muret les
prévôts de l'église dont on donne ici la no-
tice. En 1090, le prévôt alors en fonctions
transporte le marché de la ville à l'inté-
rieur des murs. Placé primitivement en
dehors du château, il avait eu à souffrir
des incursions de Guillaume, comte de
Toulouse. Cette translation est apjîrouvée
par l'abbé de Lézat, supérieur ecclésiasti-
que de l'église de Saint-Germier & par les
seigneurs de Muret. L'acte qui en fait
mention indique aussi les villages dont les
habitants devront payer un droit au pré-
vôt pour être admis à ce marché. Le
même dignitaire possédait encore à Muret
une forge, qu'il accensa en 11 20 à deux
frères, Hugues & Arnaud '. Les conditions
imposées aux censitaires font de cet ac-
censement une pièce intéressante.
Un peu plus tard, en ii55, une nouvelle
église fut construite à Muret, tout près du
château. L'ancienne payait divers droits à
l'église épiscopale de Toulouse. Aussi un
accord conclu la même année étendit-il
ces droits à la nouvelle église. Ils furent
fixés à deux sous & quatre deniers de re-
devance annuelle. On régla par la même
transaction le partage entre les deux éta-
blissements des offrandes & dons faits par
' In Christi nomine. Sciendnm est quod Ugo
& Arnaldus frater stius vcnerunt ad prepositum
Odonem S. Germerii, & fecerunt placitum cum
illo de illa forga de Sancio Gerinerlo, quam acap-
daverunt ad feviim & dederiint ei x solides
ut semper ipsa ferrameiita operet de duo pario
boum sine iillo precio, & mittat manus & car-
bonem siiriiliter de omnia opéra que ad ccclesia
pertinet, de ferre & de strals de domo Sancti Ger-
merii sine precio faciat cum suo carbone, simili-
ter de picos de molinos, ut operet unumquemque
annum per xv puneras inter frumento & torca.
Et si prcpositus habuerit querimoniam de fabro,
firmancias inde habeat, & per consilium suum
emendet. Et in festo Sancti Germerii débet reddere
censum annuatim tria paria ferrature equi vel
muli. Quando prior voluerit operari opéra sua,
débet denunciare fabro, & ille complète opère
quod tenet pre manibus, débet statim manum mit-
tere ad opéra prepositi 8t operari ea donec facta
sint, & non ea débet dimittere donec perficiantur
propter opus alicujus alterius hominis, & de omni
opéra ista supranominata quando fecerit, preposi-
tus donet ei comcdere pancm & vinum Mense
januario, feria m", anno ab Incarnatione Domini
M"c''xx°. — (Lat. 9189, C zSo a.)
NOTG
.45
Note
145
710
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
les personnes ensevelies dans leurs cime-
tières respectifs. Enfin, en 11 98, le prévôt
obtint du comte de Comminges une charte
portant sauf-conduit pour tous ceux qui
viendraient à Muret célébrer la fête du
patron de son église. Cet acte prouve que
la constitution municipale de Muret com-
portait une certaine liberté pour les bour-
geois, & qu'ils prenaient part aux résolu-
tions concernant les affaires de la ville, car
le comte de Comminges, leur seigneur, ne
put accorder la charte dont il s'agit, sans
avoir obtenu d'abord l'assentiment des
prud'hommes'.
Comme on l'a vu par ce qui précède,
l'église de Saint-Germier était administrée
par un prévôt. Elle était desservie par des
moines de l'ordre de Saint-Benoît. Le pré-
vôt était nommé par l'abbé de Lézat. Dans
certains actes, on le voit prendre le titre
de prieur. Voici les noms de quelques-uns
de ces dignitaires, avec l'indication des
principaux actes de leur vie.
I. Vézias" achète des serfs d'un certain
■ Sciendum est quod ego Bernardus, Convenarum
cornes dominusque Murelli, amore Dei & remis-
sione meorum peccaminum, per me & per cunctos
meos siiccessores dominos Murelli 8c pro omni meo
ordinio, dono & concedo Deo & ecclesie Sancti Ger-
merii de Murel & Guillelnio ej usdem ecclesje priori
ejusque siiccessoribus, ut omnes hommes ad festum
sancti Germerii convenientes apud Murellum un-
decumque sint, sint omnino liberi & securi, die
vigilie festi sancti Germerii & in festo ejusdem &
in crastinum, infra Murellum & foris a me & a
meis successoribus & ab omni populo de Murello
& ab omnibus meis amicis, nisi homicidium per-
petraverint vel captum tenuerint. Hec omnia, ut
suprascriptum est vel melius intelligi potest, fecit
dominus Bernardus, Convenarum cornes dominus-
que Murelli, consilio & voluntate proborum homi-
num & populi de Murello, scilicet Bernardi Earo-
nis vicarii, & Bernardi de Seises, & Donati de
Turre, & Vitalis Johannis, & Atonis, & Arnaldi,
sacerdotum ecclesie Sancti Germerii de Murello,
qui hujus prescripti doni & cessionis testes sunt, &
aliorum multorum. Facta carta ista mensejunii, fe-
ria m", annoab Incarnatione Doraini M"c''xc°vn°,
régnante Filipo rege Francorum, Raimundo comité
Tholosano, Fulcrando episcopo, — (Lat. 9189,
fi6<)b.)
' Toutes les indications qui suivent sont tirées
du cartulaire de Lézat, tant de fois cité (lat. 9 189).
Guillem Amel de Ox. L'acte d'achat est
du temps de l'abbé de Lézat, Bernard Rai-
mond, évèque de Conserans, & du roi
Philippe I" (io6o-io65).
II. Amels Aton reçoit, dans les der-
nières années du onzième siècle, de Do-
uât Orumbel, une famille de serfs. Il dut
payer en retour une somme de quinze
sous à ce même Donat Orumbel, & de cinq
sous à Pierre-Raimond de Muret.
III. Amels Pierre préside à la transla-
tion du marché de Muret dans l'intérieur
de la ville (1090). La même année, Roger
de Muret & sa femme Sereine lui donnent
l'église de Rozinhac.
IV. Eudes reçoit en nu une donation
de Vacher d'Espereiger.
V. Guillem est prévôt en 1119.
VI. Eudes engage en 1120 à Ug & Ar-
naud la forge de Saint-Germier, moyennant
certaines redevances & certains travaux
manuels.
VII. Aton reçoit, le i" juin iiSy,
d'Amanieu d'Ox, le casai du Lac avec ses
dépendances. La donation fut faite en
présence de Geoffroi de Muret. Aton pa-
raît encore au mois d'août de la même
année.
VIII. Raimond obtient de Pierre d'Ox
l'abandon de différents droits en septem-
bre II 60.
IX. Guillem de Saint-Clar, en jan-
vier ii65 (v. st.), deconcert avec Aton, abbé
de Lézat, donne à un certain Compans le
loyer d'une terre près de Muret, moyen-
nant le payement de la dîme à Saint-Ger-
mier, & avec défense de percevoir les re-
cettes sans l'envoyé du monastère. A la
même époque, Bernard, comte de Commin-
ges, concède à ce prévôt dans le château
neuf de Muret un terrain, franc de toute
redevance, à l'imitation de ce qu'avait fait
l'ancien comte Dodon. En janvier 1176, le
même Guillaume de Saint-Clar obtient de
Pons d'Ox l'abandon de toutes ses préten-
tions sur l'église de Saint-Martin d'Ox '. Au
On trouvera la plus grande partie de ces renvois
justifiés au tome V, Catalogue de l'ahhaye de Lé^at,
' Sciendum est quod Poncius d'Ox amparabat &
contradicebat illam quartam partem ecclesie d'Ox,
quam parentes sui dederant Domino Deo & eccle-
NoTE
145
NOTB
145
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
711
mois de novembre 1177, Bertrand, évèque ledit Bernard. Ce droit n'était pas exprimé
de Toulouse, & le chapitre de cette ville dans la charte d'inféodation; mais il fut
lui confirment la possession pleine & en- concédé. C'est aussi grâce à l'intervention
tière de l'église d'Ox, sauf les droits supé- des prud'hommes de Muret, qui donnent
rieurs de l'ordinaire. En janvier 1182, il leur assentiment, que Guillem de Saint-
obtient qu'Arnaud de Grazac abandonne Clar obtint, en juin 1198, du comte de
au monastère tous ses droits sur l'église de Comminges, Bernard, un sauf-conduit
Montanha. En mars suivant, il s'accorde
avec un certain Bernard Eiz au sujet d'un
terrain situé entre l'égout du prieur & la
maison dudit Bernard. Au mois de no-
vembre 1182, il achète d'Arnaud de Saint-
Amans un casai, situé près de l'ancienne
pour trois jours en faveur de tous ceux
qui viendraient dans la ville le jour de la
fête de Saint- Germier. Enfin, le 23 août
1210, il assiste à un acte d'affranchissement
consenti par Guillem Pons, abbé de Lézat.
X. Pierre de Rieux figure déjà en i23o
église de Saint-Germier. En septembre comme prévôt du prieuré (acte du 22 août).
1194, il recouvre quelques dîmes usurpées En i232 (v. st.), Pierre de Saint-Jean lui
sur sa prévôté. Vers la même époque, il a donne une maison à Muret. U paraît fré-
avec un certain Bernard, fils de Bernard quemment dans les années suivantes jus-
Coxa, un différend terminé par la média- qu'en novembre 1239.
tion des prud'hommes de Muret. Le pré- XI. Guillem de Roer figure dans des
vôt obtint gain de cause. Il s'agissait du actes assez nombreux de janvieri242 (v. st.)
droit de passage sur un fief possédé par à janvier 1248 (v. st.). En 1245, il eut avec
un certain Bonet de Muret une 'contesta-
sie Lesatensi & ecclesie Sancti Germerti, & casalem
Vitalis de Lacu &. nepotum suorum cum omni te-
ncntia corum. Et de ista ampnratione & contradic"
tione venit ad finem 8c concordiam Poncius d'Ox
cum domino Guillelmo abbate Lesatensi & cura
Guillelmo de Sancto Claro priore Sancti Germerii
hoc modo, quod predictus Poncius d'Ox recogno-
vit & concessit & solvit & donavit pro araore Del
& suorum peccatorum indulgentia quicquid ullo
modo Yel uUa ratione petere putabat vel poterat
live justum sive injustum in tota ecclesia Sancti
Martini d'Ox & in toto ecclesiastico. Et recogno-
yit & concessit & solvit & donavit casalem Vitalii
de Lacu & omnem eorura tenentiam Domino Deo
& beato Petro apostolo & domino Guillelmo abbatt
monasierii Lesatensis 81 Guillelmo de Sancto Claro
jriori Sancti Germerii 81 habitatoribus
predicta-
rum ecclesiarum presentibus & futuris. Et si ali-
qui» homo vel femina cum carta vel sine carta
Teniebat contra hanc predictam absolutionem &
donationem aliquo tempore, non débet carta illa
audiri v«l recipi. Et predictus Poncius d'Ox &
suum ordinium debent facere garentiam de om-
nibus amparatoribus 8i clamatoribus domino ab-
bati Lesatensi presenti & futuro & priori Sancti
Germerii presenti & futuro. De liac omni re pre-
scripta sunt testes Compang, 8<. Bernardus de
Saixes, & Guillelmus de Carasils, 8c Arnaldus de
Burnau ambo diachoni, 8c Ato del Fore. Facta
carta feria m>, roense januarii, anno ab Incar-
natione m° t° lxx° vi", Lodovico regt Francorura,
Raimundo comité Tolosano, Bertrando episcopo.
Geraldus scripsit. — (Lat. 9 189, f" zSi c.)
tion assez difficile au sujet de vignes si-
tuées dans le territoire de la ville. On
donne en note l'acte concernant ce débat.
C'est une pièce curieuse à cause des consi-
dérations juridiques qui y sont exprimées".
' Notum sit quod cum controversia diutius verte-
retur, uti ibi fuit dictum, inter Bonetum deMurello
ex parte una 8c Guillelinum de Roeriis priorein
ecclesie Sancti Germerii ex altéra, super illis vineis
cum terris in quibus sunt, quarum una est pro
to quod dictus Bonetus dicebat dictas vineas ess«
de feudo 8c dominio suo 8c ecclesia non poterat
cas aliquo modo lucrari absque ipsius Boneti bene-
placito 8c voluntate, cum ex hoc contingeret eum
ibi amittere jura sua, super hocTholose consuetu-
dinem inducendo, 8c preterea posito quod eccle-
sia posset eas lucrari, id absque consilio ejusdem
Boneti fieri non debuit, qui habet ibi 11 solidos
8c nu"'' denarios 8c obolura Morlanenses oblias
annuatim 8c de quolibet solido vende i denarium
8c de quolibet solido pignoris 1 obolum, 8c quod de
suo consilio fiant, 8c suum retroacapite quando
evenerit, 8c quod non possint dari ad superfeudum,
8c de clamore fidancias 8c suam justiciam. Econtra
vero prior ipse dicebat quod ecclesia utpote que
pre ceteris nationibus plenissima débet libertate
gaudere de jure potest 8c débet indistincte feuda
honorata 8c honesta lucrari 8c possidere, non
obstante consuetudine Tholosana, que nisi esset
introducta de consensu ecclesiarum ibidem existen-
tium, que ideo consenserunt quia ibi habent feoda
Note
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712
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Hôpital Saint- Jacques de Toulouse. —
L'hôpital de Saint-Jacques dépendait, pa-
raît-il, des capitouls, ce qui ferait croire
qu'il avait été dans le principe une fonda-
raient les armes de France & de Toulouse,
accompagnées de divers bas-reliefs, statues
de saints, représentations mystiques, &c.
Quand les. délégués de l'ordre de Saint-La-
NoTB
145
tion municipale. En lôyS, par arrêt de la zare vinrent pour en prendre possession,
chambre de l'Arsenal, il fut concédé à l'or-
dre de Saint-Lazare. Voici les détails que
donne au sujet de cet établissement l'acte
de prise de possession. Situé en face de
l'église du Taur, il existait, s'il faut ajou-
ter foi à d'anciennes traditions, dès 1478,
& dépendait à l'origine de l'ordre du Saint-
Esprit de Montpellier. Il était destiné à
recueillir les enfants trouvés. La maison,
en 1675, paraissait déjà remonter à une
date assez aiicienne. Sur la façade figu-
multa & juridictiones temporales que claustra vo-
cantur, aliquatenus non valeret. Negabat preterea
dictus prier eumdem Bonetum in dictis vineis &
terris in quitus sunt habere jura predicta vel ali-
quid de predictis, prêter oblias duntaxat predic-
tas sine plure, & offerebat inde se stare juri dictus
prior cura esset in possessione dictarum vinearum
ubi deberet. Tandem inter eos amicabilis compo-
sitio intervenit in hune raodum, videlicet quod
dictus Bonetus per se suosque heredes in perpe-
tuum concessit predictas vineas & terras in quibus
sunt habendas & possidendas ab eodem priore &
successoribus ejus & eorura ordinio in perpetuum,
ad omnes eorum voluntates inde faciendas, retentis
ibi predictis il solidis & un"'' denariis obolo Mor-
lanensibus obliarum sine plure, a predicto priore
& suis successoribus eidera Boneto & ejus ordinio
in perpetuum singulis annis in festo Sancte Ma-
rie de augusto solvendis. Et cum predictis obliis
sine plure & omni alio jure & sine retentione
quam ibi non fecit, dictus Bonetus per se suuraque
ordlnium eidem priori & omni ejus ordinio in
perpetuum promisit firmara facere guirentiam de
omnibus amparatoribus ex parte dominationis de
vineis & terris predictis. Hoc fuit factum in pre-
sentia domini Pétri de Daibs abbatis Lezati, qui
predicta voluit & laudavit, & dividuntur de hoc
due carte per alfabetum. Hoc fuit factum ix" die
in exitu mensis septembris, feria vi', anno ab
Incarnatione Domini m°cc°l°v°, régnante Lodo-
vico rege Francorura, Raimundo Tholosano co-
mité, Raimundo episcopo. Hujus rei sunt testes
Vitalis de Cervino, qui tune erat bajuli (sic) Mu-
relli, & Arnaldus de Dobleto juvenis, & Petrus
de Falgare, & Petrus Vitalis qui manet in claustro
Sancti Germerii, & Petrus d'Aran, & Vitalis de
Poncio Geraldo, qui hanc cartam scripsit. —
(Lat. 9189, f" 280 c.)
ils trouvèrent les locaux occupés en partie
par le curé de l'église du Taur, que les
marguilliers de cette paroisse y avaient
installé. Une autre portion des bâtiments
était habitée par un cordonnier, si bien
que la maison, ainsi envahie, avait absolu-
ment perdu le caractère d'asile hospitalier
que lui avaient assigné ses fondateurs'.
Hôpital de l'Ile-en-Jourdain. — Cet éta-
blissement hospitalier apparaît constitué
dans les actes dès i552; à cette date il rece-
vait de nombreuses donations. Ses princi-
pales ressources se composaient des rentes
autrefois établies par divers particuliers.
L'administration en était confiée à plu-
sieurs personnes qui s'intitulaient régents
& administrateurs, se recrutaient parmi les
notables de la ville & avaient un délégué
qui s'occupait des détails de la gestion,
sous la haute surveillance du bureau; il
s'appelait Ao.fp;((i/;er ou gardien. En 1673, il
fut cité par les commissaires députés par
l'ordre de Saint-Lazare pour avoir à rendre
compte de sa gestion & à rendre les reve-
nus des vingt-neuf dernières années. A la
suite de ces premières informations, l'hô-
pital fut réuni définitivement à l'ordre de
Saint-Lazare'.
Hôpital de Corneharrieu, — Il fut réuni à
l'ordre par arrêt de la chambre de l'Arse-
nal, du 28 janvier 16825 si l'on en juge par
divers compoix du dix-septième siècle, il
avait des possessions assez étendues. — A
Portet un établissement hospitalier existait
dès le commencement du seizième siècle; il
paraît dans des chartes de i537 à 1545. — A
Vaquiès, autre hôpital occupé par l'ordre
en 1675-1676. — A Verfeil un établissement
réuni à l'ordre, le 12 janvier 1680'. [A. M.]
'Archives nationales. S, 491 1 .
° Ibid. papiers divers & actes en parchemin sai-
sis lors de l'occupation de l'hôpital par l'ordre de
Saint-Lazare.
'S. 491 I-I2.
NOTB
14a
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
7i3
NOTE CXLVI
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Etablissements religieux du diocèse
d'Agde.
COMME beaucoup d'autres évéques de la
Province, celui d'Agde était seigneur
temporel de sa ville épiscopale. Ce pou- ne donnait lieu à des services effectifs que
voir, qu'il exerça librement jusqu'en 1789, dans des circonstances exceptionnelles.
conserver ni l'une ni l'autre de ces cités.
Celle de Ninies fut cédée par lui à Rai-
mond V de Toulouse, qui l'unit à ses vas-
tes Etats; celle d'Agde fut abandonnée à
l'évèque (il 87). Cette cession complète fut
confirmée la même année par le comte de
Toulouse, qui devint le suzerain immédiat
de l'évèque. A ce fief important, celui-ci
joignit la chancellerie du comte, qui lui
fut inféodée au moins à partir de 1192;
mais cette dignité n'était qu'honoraire &
Note
146
tirait son origine d'un diplôme de Charles
le Chauve de 848. En effet, le 11 août de
cette année, ce roi, à la requête du comte
Apollonius, concéda à l'évèque Dagbert le
tiers des droits domaniaux & comtaux du
diocèse & lui restitua le tiers des domaines
que ses prédécesseurs avaient enlevés à son
église; par ces domaines, le roi entendait,
sans doute, les terres sécularisées au hui-
tième siècle & dont la majeure partie ne
La guerre des albigeois vint encore sim-
plifier la situation; devenu maître de tous
les pays environnants, substitué partout
au comte de Toulouse, Amauri de Mont-
fort régla les contestations qu'il avait avec
l'évèque Thédise; par un accord singulier,
conclu en 1219, ils devinrent vassaux &
suzerains l'un de l'autre, se partagèrent les
fiefs de l'Agadez, & l'évèque dut chaque*
année remettre au comte comme rede-
rentra jamais dans les mains de leurs an- vance un épervier bien dressé. Cet accord
ciens possesseurs. Cette donation rendit les
évèques d'Agde seigneurs de la ville pour
un tiers; & il semble que personne ne
les ait troublés dans la libre possession de
ces droits jusqu'au douzième siècle; à cette
époque, en 1173, ils obtinrent de Louis VII,
qui commençait à rétablir l'autorité royale
dans le Midi, un acte qui confirmait le di-
plôme de 848 & étendait l'immunité qu'il
accordait à toutes les nouvelles possessions
de l'église d'Agde; cet acte reconnaissait
encore à l'évèque le droit d'élever des for-
tifications & de clore les faubourgs, lui
octroyait le tiers des droits sur les trans-
ports, la pêche tant en eau douce que sur
mer, la chasse, les salines, les péages; à ses
vassaux il put rendre la justice civile &
criminelle; enfin le roi le déclara exempt
du droit de dépouilles. A cette époque il
possédait le château de Mèze, nombre de
petites villes, parmi lesquelles Nésignan,
dont les prélats firent plus tard leur mai-
son de campagne, & l'abbaye de Saint-
Sever.
Vers le même temps, & à la suite de
nombreuses vicissitudes, la vicomte d'Agde
était tombée entre les mains du vicomte de
Nimes, Bernard-Aton VI, qui ne pouvait
ne dura pas, & en 1224, Raimond VII étant
rentré dans la ville, l'évèque dut passer un
nouvel acte avec lui, revenir aux anciennes
conditions & se reconnaître son vassal; il
lui fallut prêter hommage & jurer fidélité
à chaque nouveau suzerain ; le compois de
la paix ou pezade fut attribué par moitié
à chacun des deux contractants.
Cependant Louis VIII arrive devant Avi-
gnon ; le Midi se soumet à lui, & partout
le roi, successeur du comte de Toulouse,
renouvelle les anciens accords conclus par
lui avec les prélats. En 1234, le conseil de
Louis IX s'accorde avec le successeur de
Thédise, Bertrand; la convention de 1219
est abrogée; le roi obtient tous les châ-
teaux pour lesquels le comte de Mont-
fort devait l'hommage à l'évèque; celui-ci
lui quitte ses droits sur la chancellerie de
Toulouse & se reconnaît son vassal. A
partir de ce moment, l'évèque & le cha-
pitre possédèrent paisiblement le comté &
la vicomte d'Agde.
Comme seigneur souverain du diocèse,
l'évèque y exerçait un grand nombre de
droits divers. Tel était celui de naufrage
& d'épaves. En 1202, un huissier du roi
d'Aragon reçoit de lui une galère qui
Note
714
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
'■* s'était brisée près de la cité (voyez aussi un cédèrent à Pierre, évéque d'Agde, en 1238,
moyennant deux cents livres de Melgueil
& trois cent vingt setiers de blé ; une suite
d'accords avec leurs coseigneurs, en 1244,
I25i & 1255, assura aux prélats la libre
jouissance de la haute justice, le choix du
bayle, & la haute main sur les affaires mu-
nicipales.
Chapitre cathèdral. — Le chapitre cathé-
dral, dont l'origine est fort ancienne, vit
ces dans l'étendue du diocèse; il faisait dès le douzième siècle le nombre de ses
même respecter les ordonnances royales canonicats fixé à douze; une charte de
défendant l'exportation du blé 8f des autres l'évèque Guillaume, de ii73, assigna à
marchandises (actes de 1278 & de 1281). chacun d'eux une maison suffisante pour
Il partageait la plupart de ses droits sur l'entretien d'un chanoine; les dignitaires
la ville d'Agde avec le chapitre cathèdral; étaient au nombre de c[uatre, l'archidiacre,
acte de 1450). Il possédait la cité & ses
fortifications qu'il donnait à fief (hom-
mage de 1217); personne ne pouvait sans
usurpation y arborer un autre étendard
que le sien ou recevoir le serment des ha-
bitants (acte de 1224); il avait l'adminis-
tration municipale de concert avec les
consuls qui étaient nommés par lui (acte
de 1232). Une sentence de 1262 lui recon-
nut le droit exclusif de percevoir des péa-
un accord de 1236 régla le partage de la
justice entre les deux seigneurs. Cet acte
attribua à l'évèque la connaissance de tous
les crimes entraînant la peine du sang, tels
• qu'homicide, rapt, mutilation, faux, hé-
résie; les meubles confisqués sur les con-
damnés durent être partagés par portions
le sacristain, le préchantre & le camérier;
la nomination à ces quatre dignités ap-
partenait à l'évèque, qui avait rang de
chanoine & entrée au chapitre. Au qua-
torzième siècle, la première dignité, la
prévôté, était à la collation de l'évèque.
Au dix-huitième siècle, outre les douze
égales entre le chapitre & lui. L'évèque chanoines capitulants, le chapitre com-
avait encore l'ost & la chevauchée, le droit
de créer des notaires & de faire faire les
criées ; il réglementait les poids & mesures,
& gardait les clefs de la ville; il instituait
les bandiers, ou officiers chargés de i'aire
respecter le ban; les chanoines ne pouvaient
prenait encore douze hebdomadiers, dont
huit pour les offices de l'année & quatre
pour les obits, trente-deux bénéficiers &
douze festiers. Un accord de 1384 entre
l'évèque & le chapitre porte qu'on en-
tretiendra à la cathédrale huit enfants de
proclamer le banvin dans l'intérieur de la chœur, & qu'il sera fondé trois lampes
ville ; enfin les consuls tenaient de lui tout perpétuelles devant le grand autel; le
leur pouvoir. En 1266, une nouvelle scn- même acte oblige l'évèque à des distribu--
tence porta que sur les six consuls, quatre lions gratuites à certains jours de l'année,
seraient choisis parmi les hommes de l'évè-
que, deux parmi les hommes du chapitre.
En i363, l'évèque, Sicard de Lautrec, & le
chapitre rendirent hommage de concert au
roi de France, & en 1384, la communauté
céda sa part à l'évèque moyennant certai-
nes rentes à Mèze & Florensac.
L'évèque d'Agde était de plus comte de
Cette & possédait la pêcherie des fleuves
& des étangs du bord de la mer. Parmi les
places qui dépendaient de lui, il faut men-
tionner la ville forte de Mèze, qui avait
fait partie, au douzième siècle, des domai-
nes directs des vicomtes de Carcassonne &
de Béziers; confisquée par Simon de Mont-
fort, elle fut inféodée par ce prince à la
famille de Baudac, dont les membres la
Parmi les anciennes abbayes du diocèse
d'Agde, il n'en est que deux qui méritent
une courte mention, ce sont celles de Saint-
André & de Saint-Sever.
Saint-André. — Le monastère de Saint-
André était l'un des plus anciens de la Sep-
timanie. Il aurait, dit-on, été construit
vers l'an 477, sous l'évèque Béticus, par
saint Sever, originaire de Syrie, qui, ayant
abordé en Septimanie, s'y serait consacré
à la vie religieuse. 11 aurait eu dans le
monastère qu'il fit construire jusqu'à trois
cents moines sous sa direction. Ce fut à
lui que le fameux saint Maixeut dut son
éducation religieuse. Au dixième siècle,
Note
.46
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
715
cette abbaye était presque entièrement
ruinée ; elle fut alors donnée à l'évêque
& au chapitre cathédral par le vicomte
Guillaume dans son testament (990). En
1064, à la requête de l'évêque Gontier &
de l'abbé Pons, Roger III, arrière petit-
fils de ce Guillaume, permit l'union du
couvent à Saint-Victor de Marseille. En
II44, ce n'était plus qu'un prieuré, qui
dépendait directement de Saint-Victor.
Sa'int-Sever. — Ce monastère, situé dans
les faubourgs d'Agde, remplaça une an-
cienne église de Saint-Martin, dans la-
quelle avait été inhumé saint Sever, fon-
dateur du monastère de Saint-André plus
haut indiqué. Sur son tombeau, comme
presque partout, s'organisa une congré-
gation, qui avait rang d'abbaye en 844; à
cette date, Charles le Chauve la soumit à
l'évêque d'Agde; cette sujétion fut confir-
mée par Adrien IV en 11 58 8ipar Louis VII
en 1173. Jusqu'à cette dernière époque,
elle avait eu des abbés distincts; mais à
partir de ce moment, les évêques d'Agde
prirent le titre d'abbé. Plus tard, l'église
de Saint-Sever devint une des églises pa-
roissiales de la ville d'Agde.
Voici les abbés dont les noms sont con-
nus :
I. RainAUD, en 955 : vente par Eliarde
d'un alleu situé à Preissan.
II. RosTAiNG, achète une vigne du prê-
tre Pohs en 979.
III. Bernard I, abbé sous le règne de
Henri I & au commencement de celui de
Philippe.
IV. Bernard II était abbé en 1100; à
cette date, il confirme, en même temps que
l'évêque d'Agde du même nom, la donation
de l'église de Saint-Pierre de Bessan à l'ab-
baye de la Chaise-Dieu.
V. Bérenger-Ermengaud, neveu par
sa mère d'Ermengaud, évêque d'Agde, abbé
en 1 149; il est mentionné dans le testament
de cet évèque, daté du mois de septembre
de cette année.
Abbaye de Netloc. — Comme la plupart
des monastères de femmes de l'ordre de
Cîteaux, qui s'élevaient presque toujours
auprès d'un couvent d'hommes du même
ordre, l'abbaye de Notre-Dame de Netloc
(Nitidus locus), située aux environs du châ-
teau de Mèze, semble avoir été fondée par
les moines de l'abbaye voisine de Valma-
gne. Cette fondation eut lieu en 1193 &
grâce à la générosité des seigneurs de
Mèze. Cependant un seigneur du pays,
nommé Guillem de Lodève, est indiqué
comme fondateur par saint Louis, dans des
lettres de 1248, accordant aux religieuses
un revenu de vingt livres pour leur en-
tretien & leur nourriture; ce Guillem de
Lodève fut enterré à l'abbaye; il fit son
testament le 8 septembre 1248; peut-être,
dans l'intervalle, le monastère avait-il été
dévasté par les hérétiques & rétabli par
lui. Parmi les donateurs & bienfaiteurs du
couvent, mentionnons encore la reine
Blanche & Gui de Lévis, seigneur de Mire-
poix ; le pape Innocent IV lui accorda une
bulle de privilèges. En 1490, la maison, qui
était toujours restée sous la dépendance
de Valmagne, fut unie à cette dernière par
l'abbé de Clairvaux; c'est vainement qu'au
dix-septième siècle une religieuse de Cî-
teaux, nommée Félicie, essaya de la rele-
ver; un arrêt obtenu contre elle, en i636,
par l'abbé de Valmagne, la força h renon-
cer à ses desseins.
Abbesses de Netloc :
I. N., en 1295 : hommage à l'évêque
d'Agde pour quelques biens sis à Mar-
seillan, donnés par Guillem de Lodève.
II. Jeanne I, i3oi : nouvel hommage à
l'évêque.
III. Adélaïde, 1849.
IV. Jeanne II, 1391 : hommage à l'évê-
que d'Agde.
V. Marine de Ligons, 1486.
VI. Gauside, 1438.
VII. Marguerite AiMONE, 1452-1477.
VIII. Louise de Panât, destituée en
1490.
Parmi les établissements religieux du
diocèse d'Agde, on peut mentionner les
suivants : à Agde, des cordeliers & des ca-
pucins, installés dans la banlieue en i583,
des filles de Notre-Dame, établies en i63i.
Le séminaire, dirigé par des oratoriens,
datait de i652 j l'hôpital, de i653. En i5oo.
Note
146
716
NOTES SUR ^'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
une collégiale fut fondée par Jean de Vesc
dans l'église paroissiale de Géaésac, dédiée
à saint Jean-Baptiste & à saint Jean Evan-
géliste. A Pézénas, nous trouvons une col-
légiale, des cordeliers & des capucins, des
ursulines & des hospitalières; à Florensac,
des observantines ; à Montagnac, des au-
gustins; enfin à Marseillan, des récollets.
Collège de Pé^énas, — Ce collège' fut
fondé à la requête des consuls de Pézénas,
par lettres patentes de Henri IV d'août
1597; ce fut au duc de Montmorency, gou-
verneur général de la Province, que le
diocèse d'Agde fut redevable de cette créa-
tion. Le roi, pour l'entretien des maîtres,
assigna au nouvel établissement le produit
d'une crue de 12 deniers par quintal de
sel, vendu dans les greniers à sel du Lan-
guedoc. En 1606, le collège fut cède par
les consuls à la congrégation de l'Oratoire;
ce transfert fut approuvé par Louis XIII
en novembre 1619. Un accord de 1623
obligea les oratoriens à y ouvrir cinq
classes. En 1646, le revenu assigné par
Henri IV fut converti en un revenu fixe
de deux mille quatre cent vingt livres,
payable par quartiers par les receveurs
des gabelles du Languedoc. La chaire de
philosophie avait été établie en 1640, & la
municipalité avait assuré au prêtre chargé
de la remplir une rente de deux cent cin-
quante livres; on lui adjoignit un profes-
seur de logique en i665, & son traitement,
d'abord fixé à deux cent cinquante livres,
fut porté à trois cents, en 1676. Le revenu
du collège se montait à deux mille huit
cents livres ; le nombre des professeurs
était de neuf, y compris le supérieur. Le
nombre des élèves variait de deux cents à
' Nous tirons les détails qui suivent d'un mé-
moire du dix-huitième siècle conservé aux Archi-
ves nationales , M. 224; un état fixe ainsi qu'il
suit les charges & revenus de cet établissement en
1753 :
Revenu Syio' 3» 8>l
Charges 3 5o2' 3* 1''
Excédant du revenu sur les charges. 2208' 6' ç''
Dettes actives 11 124' 13"
Dei es passives 2 397' 14"
deux cent cinquante. Dès le dix-septième
siècle, on établit dans le collège une pen-
sion qui en était indépendante & qui de-
vint bientôt célèbre dans tout le Midi.
Enfin l'évéque d'Agde, Louis de Fouquet,
y établit un séminaire pour douze bour-
siers; il fut confié aux prêtres de l'Oratoire
& doté de vingt mille livres; à la suite du
système de Law, les bourses furent rédui-
tes à six, la maison ayant perdu une partie
de son revenu dans des spéculations de
banque. En 1784, l'évéque unit à ce sé-
minaire le prieuré de Saint-Martin de la
Garrigue, dans la paroisse de Montagnac.
Plus tard, M. de Charleval, nouvel évêque,
enleva le séminaire à la direction des ora-
toriens & le transporta ailleurs.
La plupart des maladreries' du diocèse
d'Agde étaient fondées & administrées par
les municipalités. Cependant il faut en ex-
cepter celle de Mèze, qui existait très-an-
ciennement & qui dépendait de l'ordre du
' La plupart des renseignements que nous don-
nons dans cette Note & dans les suivantes sur les
établissements hospitaliers de la Province, provien-
nent des archives de l'ordre de Saint-Lazare, qui
font partie aujourd'hui des collections des Archives
nationales. En effet, à la suite des intrigues de
Louvois, un édit de Louis XIV, rendu en 1673,
unit en un seul ordre tous les anciens ordres mi-
litaires & hospitaliers qui couvraient la France,
& en forma l'ordre de Saint-Lazare du Mont-Car-'
mel. Outre les biens des anciennes maladreries de
Saint-Lazare, on voulut lui adjoindre tous les
établissements hospitaliers du pays. Les détails que
l'on trouvera plus bas dans ce volume montrent
comment il faut juger cet acte qui, en droit, était
d'une injustice criante. Des maladreries, des hô-
pitaux fondés par des municipalités, par des cha-
pitres, par des particuliers, furent usurpés par cet
ordre; beaucoup sans doute étaient en ruine, mais
une surveillance plus exacte du pouvoir central
eiit pu leur rendre leur ancienne utilité ; on aima
mieux les supprimer. Quand, après la mort de
Louvois, cet immense échafaudage succomba aux
réclamations de toutes les parties lésées, on forma
alors des hôpitaux généraux dans les principales
villes du royaume ; mais on ne rétablit pas les
établissements de charité des petites villes & des
bourgades, & c'est ce qui explique pourquoi, jus-
qu'à nos jours, le service de l'assistance publique
dans les campagnes a été si défectueux.
Note
146
Note
ii^6
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
717
Saint-Esprit de Montpellier. Elle paraît
dès 1 198, dans un privilège d'Innocent III ;
elle avait titre de préceptorerie en 1293. Au
dix-septième siècle, lors de la réunion des
maisons hospitalières entre les mains de
l'ordre de Saint-Lazare & du Mont-Car-
mel, la maladrerie de Mèze subit le sort
commun de tous ces établissements, mais
elle était endettée pour le compte de l'or-
dre du Saint-Esprit, &, par contrat du
5 avril 1678, les procureurs du Mont-Car-
niel durent en abandonner la possession
pour trente ans à l'un des créanciers de
cet ordre, messire Jacques-Barthélémy de
Grammont, prêtre, docteur en droit &
protonotaire apostolique. Au dix-huitième
siècle, les biens restés en friche pendant
si longtemps avaient perdu toute valeur,
6 l'intendance les faisait donner à bail
pour obtenir le recouvrement des tailles.
Voici les noms de quelques précepteurs
que nous avons pu retrouver :
i33o. F. Pierre-Mathieu Hugues.
1334. F. Pierre Bertin.
1340. Domergue Richard.
1400. Georges de Perrière.
1436-38. Bastien Pépin.
1519. Raimond d'Agran.
i53o. Antoine Crussol.
i556. Pierre Guili.at.
i632. Lebreton, chanoine régulier'.
Maladrerie de Saînt-Thibéry. — Cet éta-
blissement existait dès le seizième siècle
& devait remonter beaucoup plus haut.
En 1098, il était habité par Antoine
Lhotte & ses enfants, famille de lépreux,
à laquelle les consuls de Lodève délivrè-
rent un certificat de catholicité & de
bonnes mœurs. Un arrêt de la chambre
de l'Arsenal, de 1676, condamna les con-
suls de Saint-Thibéry à rendre à l'ordre
du Mont-Carmel les fruits perçus depuis
vingt-neuf ans".
' Ces indications proviennent du carton S. 481 2,
aux Archives nationales; d'après quelques extraits
contenus dans le même carton, il paraît qu'au
treizième siècle la maladrerie était située un peu
en dehors du terroir de Mèze, au lieu dit Netloc,
près Saint-Martin de Caux.
'Archives nationales, S. 4811; dossier 5ainr-
Thibéry.
Maladrerie de Montagnac. — Cette ma-
ladrerie, qui existait dès le dix-septième
siècle, était consulaire; en i62'4, elle dé-
pendait des magistrats municipaux. Plus
tard, elle fut réunie à l'ordre de Saint-
Lazare, & un accord du 12 septembre 1681
obligea Jean Poitevin, docteur en méde-
cine, premier consul de Montagnac &
procureur de la communauté, à restituer
les fruits perçus depuis vingt-neuf ans & à
réparer les bâtiments jusqu'à concurrence
de la somme de quatre cent cinquante li-
vres ; la chambre de l'Arsenal avait or-
donné la réunion dès 1674'.
Hospice de Florensac. — En 1600, Ja-
quette de Martis, protestante, habitante
du lieu de Florensac, lègue aux pauvres
de l'hospice de la paroisse la somme de
mille écus, soit trois mille livres, dont
moitié pour les pauvres de la religion ré-
formée & moitié pour les pauvres catholi-
ques; la testatrice exigea le placement de
ces sommes de la manière la plus avanta-
geuse, de manière à fonder une rente
perpétuelle à l'usage de cet hospice. Dans
un compois de 1673 nous trouvons qu'il
possédait un grand nombre de terres & de
maisons, tant à Florensac qu'aux envi-
rons'.
Hospice & maladrerie de Loupian. —
Comme beaucoup d'établissements du
même genre, la maladrerie de Loupian
était possédée par un lépreux, qui exploi-
tait les biens ruraux & tenait son autorité
des consuls. En i65o, ceux-ci, vu le décès
du sieur Moïse Rosié, dernier lépreux
possesseur, & l'état de ruine dans lequel
étaient la maison & les possessions rura-
les, les donnèrent, à de nouvelles condi-
tions, à Antoine Sabatier, lépreux, natif
de la maladrerie de Castelnau, près Mont-
pellier, qui, mis à l'essai pendant un an,
avait prouvé sa probité & sa capacité.
Cette maladrerie, en 1674, fut attribuée à
l'ordre de Saint-Lazare, par un arrêt de la
chambre de l'Arsenal, malgré l'opposition
' Archives nationales, S. 48 1 2 ; dossier Monta-
gnac
' Archives nationales, S. 4812; liasse Florensac.
Note
146
7i8
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
des consuls. Deux ans plus tard, l'ordre portés à Alais, sans cependant se confon-
du Mont-Carmel réclama à ceux-ci la drej la préséance appartint toujours aux
restitution des fruits de vingt-neuf an- dignitaires de Psalmodi.
nées, induement perçus par eux, & celle Au dix-huitième siècle, le chapitre était
des impositions mises par la communauté ainsi composé : cinq dignitaires pris parmi
sur les biens dépendants de la maladrerie. les chanoines : prévôt, archidiacre, chan-
Cette maladrerie existait dès le seizième tre, sacristain, sous-chantre j treize cha-
siècle, en i5i8, & semble avoir été fondée noines; douze prêtres; quarante officiers;
par la communauté & les seigneurs de dix-neuf prébendes, y compris le cano-
NOTE
'47
NOTB
'47
Loupian '.
Dans le diocèse d'Agde, outre ces mala-
dreries, on en trouvait encore une à Po-
meyroUes, réunie en 1680, & une autre à
Nésignan-l'Évêque. En 1649, les revenus
de cette dernière ne suffisaient plus à l'en-
tretien & aux réparations du bâtiment, &
on dut aliéner les biens & les réunir à
l'hôpital; l'évéque d'Agde donna son ap-
probation. L'hôpital fut plus tard réuni à l'archidiacre; les canonicats d'Aiguesmor-
l'ordre du Mont-Carmel'. [A. M.] tes valaient douze cents livres; ceuxd'Alais
mille.
nicat de l'évéque. Le roi nommait à la
prévôté; le chapitre à l'archidiaconé; l'é-
véque aux autres dignités; ce dernier nom-
mait encore à un canonicat; un autre était
conféré par l'évéque d'Uzès; deux par le
baron d'Alais; les autres par le roi, le
chapitre & l'évéque, à tour de rôle. A
la même époque, les revenus, peu consi-
dérables, s'élevaient à deux mille livres
pour le prévôt, deux mille deux cents pour
NOTE CXLVII
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Établissements religieux du diocèse
d^ A lais,
L'ÉVÉCHÉ d'Alais fut érigé à la fin du
dix-septième siècle, à la demande de
Louis XIV; il était destiné à rapprocher
des nouveaux convertis des Cévennes l'in-
fluence du haut clergé, trop éloignée à
Nimes. La bulle d'érection est de 1694. La
cathédrale fut l'église de Saint-Jean-Bap-
tiste d'Alais, où résidait une collégiale
depuis le quatorzième siècle; cette com-
munauté, instituée par les seigneurs d'A-
lais, avait été sécularisée en 1472 par le
pape Sixte IV. Pour augmenter ses revenus,
on y réunit l'abbaye de Psalmodi qui, sé-
cularisée en 1537, se trouvait alors à Ai-
guesmortes; la mense abbatiale, qui valait
dix-huit mille livres, devint la mense épis-
copale; & les deux chapitres furent trans-
' Archives nationales, S. 4812; liasse Loupian.
' Archives nationales, S. 4812.
Dans la ville d'Alais, il y avait plusieurs
couvents, savoir : trois d'hommes, domi-
nicains, cordeliers & capucins; deux de
femmes, bernardines & ursulines.
Saint-Etienne de Tournac, ancien monas-
tère soumis, dès 814, par Louis le Débon-
naire à l'évéque de Nimes, lui fut confirmé
en ii56 par Adrien IV & en iiSy par
Louis VII. A cette époque ce n'était plus
qu'un prieuré conventuel de l'ordre de
Cluny, desservi par treize religieux, y com-
pris le prieur. On y réunit le prieuré de
Bussières, desservi par deux religieux; à
ce prieuré, dépendant de Saint-Etienne,
ajoutons ceux d'Anduze, de Saint-Nazaire
des Gardes, de Colombiers, de Soque & de
Vabre. En 1410, Saint-Etienne avait pour
prieur Pierre Gérard, cardinal-évêque de
Tusculum.
Abbaye de Cendras. — Cette abbaye de
l'ordre de Saint-Benoît, autrefois du dio-
cèse de Nimes, fit partie, au dix-septième
siècle, de celui d'Alais; elle était située sur
le Gardon, près de cette dernière ville.
Elle ne paraît pas avant le commencement
du onzième siècle : donnée à Aldebert,
évêque de Nimes, par le pape Innocent II,
NoTB
M7
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
719
elle fut plus tard soumise à Saint-Victor Sorbomie, nommé par le roi le i5 avril
de Marseille par Urbain V, en i366.
Voici les noms des quelques abbés que
l'on connaît :
I. SÉGUIN souscrit, en l'an 1020, une
charte de Bernard Pelet, seigneur d'An-
duze, pour l'église de Nimes.
II. Pierre I, 11435 assista au concile
de Lombers de Ii65 contre les hérétiques
albigeois.
III. Emenon, mort le 20 avril, dit le
nécrologe de Saint-Gillesj l'année est in-
connue.
IV. G., sans autre désignation, s'excusa
de ne pouvoir assister au concile de Bé-
ziers de 1280; on a pensé que ce pouvait
être un abbé Gèraud, dont le nécrologe
place la mort au 10 avril.
V. Jean I députa au concile de Béziers
de i3i7.
VI. Arnaud, nommé collecteur par le
chapitre général des bénédictins de Saint-
Thibéry (1329); il fut président de la
même assemblée.
VII. Pierre II, nommé en i366 par le
pape Urbain V.
VIII. Jean II, nommé visiteur des pro-
vinces de Narbonne, Toulouse & Auch, le
16 mai 1401, par le chapitre général des
bénédictins tenu à Carcassonne.
IX. Pierre III de Gaujeac assiste,
en 1409, au concile de Pise; officiai de
l'archevêque de Narbonne, il permuta avec
Jean, abbé de Caunes, en 1429; Martin V
approuva cette permutation.
X. Jean III de Goses, d'abord abbé de
Caunes (1429).
XI. Jean IV de Sorbières, 1466, périt
le II avril 1480, dans un incendie qui
détruisit la plus grande partie du monas-
tère.
XII. Louis du Poix, d'abord sacristain
de Saint-Guillem du Désert; mort le
22 mars iSgi.
XIII. Henri le Rond, prévôt de la
cathédrale de Montauban, vers i63o.
XIV. Jean V Armand de Rotondis
de Biscaras, successivement évéque de
Digne, de Lodève & de Béziers, abbé en
1680 par la démission de son ojicle qui
précède; mort le i5 février 1702.
XV. Robert Pocquelin, docteur en
NoTB
M7
1702 ; se démit en mars 1709.
XVI. N. Fanti, 5 avril 1709.
XVII. N. de la Brosse, 24 décembre
1710.
XVIII. Honoré-François Casaukon
DE ManibAN, i5 avril 1712; assista à l'as-
semblée générale du clergé de 17 15; évé-
que de Mirepoix, puis archevêque de Bor-
deaux en 1725.
XIX. N. Hardouin, 1743.
XX. N. DE la Gontta, 1761.
XXI. N, DE GuAiN DE Linas, comte-
chanoine de Lyon, 1762.
Abbaye de Saint-Pierre de Sauve. — Cette
abbaye, autrefois située dans le diocèse de
Nimes, fut fondée en 1029 par Garsinde,
veuve de Raimond-Roger, comte de Car-
cassonne, & épouse en secondes noces de
Bernard, seigneur d'Anduze & de Sauve.
Ce monastère fut soumis expresséioent à
Gellone & dut lui payer un cens annuel
de vingt sous. Il fut toujours protégé par
les familles d'Anduze & d'Alais, sans pour-
tant jamais atteindre à un haut degré de
prospérité; il fut érigé en abbaye indé-
pendante par Clément IV, en 1267, &
soumis à Saint -Victor de Marseille en
i366. Il y eut donc des prieurs jusqu'à la
première de ces deux dates & ensuite des
abbés.
Prieurs de Sauve :
I. Géraud de Uglas; nommé dans la
charte de 1029; rappelé plus tard à Gel-
lone, il fut nommé doyen de ce monastère
par l'abbé Geoffroi.
II. Guillaume Pharaldus était prieur
en io52; devenu plus tard abbé de Psal-
modi, il revint mourir dans son ancien
prieuré.
III. Emenon, religieux de Gellone,
puis prieur de Sauve & enfin abbé d'A-
niane; il mourut le 18 avril; l'année est
inconnue.
IV. Pons I Ebi.e, doyen de Gellone,
abbé de Joncels, nommé prieur par Pierre,
abbé de Gellone.
V. Pons II Garnier, nommé en io85;
mourut on ne sait au juste quelle année,
un 21 septembre.
Note
'47
720
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
VI. Ratmond de Brodet, 1090, mort
le I 2 avrih
VII. Rainaud, indiqué par le nécrologe
de Gellone au 6 mai, sans date d'année.
VIII. Guillaume Rostaing, men-
tionné par le nécrologe aux 25 août &
25 septembre.
IX. Pierre I, mentionné en 1162.
X. Hugues, prieur dès le mois de juil-
let de la même année.
XI. Pierre II Raimond, témoin d'une
charte de Bernard d'Anduze d'octobre 1184.
XII. Pierre III de Cervière, 1221-
1229; indiqué par le nécrologe au 8 no-
vembre.
Abbés de Sauve :
I. Frézol de Chavanon, depuis l'érec-
tion en abbaye (1266) jusqu'en 1279.
II. Gui, 1280. Sa mort est indiquée au
18 juillet par le nécrologe de la Sauve-
Majeure.
III. H. DE Tresfons, 1307.
IV. Raimond I prête serment de fidé-
lité au roi, par procureur, en i32i.
V. DÉCAN d'Uzès, abbé de Sauve jus-
qu'en 1324, date de sa nomination à Gel-
lone par Jean XXII.
VI. Raimond II, 1324.
VII. Hugues Séguin, 1372, 5 juin,
translation du corps d'Urbain V à Saint-
Victor de Marseille; encore abbé en 1390.
VIII. Garnier de Corneille, 1416-
1417.
IX. Bertrand de Cadoene, plus
tard évêque in partibus de Paphos, puis de
Saint-Flour & d'Uzès, abbé de Sauve en
1426.
X. Jean I de Roquemaure, 1442.
XI. Rostaing d'Ancezune de Cade-
rousse, évêque de Fréjus, puis arche-
vêque d'Embrun, abbé de Sauve en 1492.
XII. Jean II d'Ancezune de Cade-
ROUSSE, abbé commendataire de i5io à
i5i7.
XIII. Jacques I de Mannes, abbé
commendataire en i5i7; troublé dans la
possession de l'abbaye par un certain
Pierre Cotereau.
XIV. Jean II de Faucon, abbé com-
mendataire de i53o à i533, se démit cette
dernière année.
XV. François de Faucon, i533-i543.
XVI. Jean IV de Pierrevive, 1543-
i553.
XVII. Louis de Crussol; en i558 il
n'avait pas encore ses bulles, & l'abbaye
était en économat.
XVIII. Maurel de Lunel, abbé jus-
qu'en 1589.
XIX. Jacques II Guérin, abbé jus-
qu'en 1640.
XX. David Delmas, abbé commenda-
taire, chanoine d'Agde, assiste à l'assem-
blée générale du clergé de 1645.
XXI. Henri Delmas succéda au pré-
cédent, son parent.
XXII. N. DE Meretz, vicaire général
de l'évèque d'Alais, prévôt du chapitre ca-
thédral, abbé de Sauve le 27 décembre
1712.
XXIII. N. DE Vallory la Pomme-
raie, nommé par le roi en janvier 1721.
XXIV. N. DE LA ViLLEVIEILLE, 177O.
XXV. N. DE Glanderez, 1783.
Fontaine Sainte- Claire d'Alais. — Cette
abbaye de femmes, de l'ordre de Cîteaux,
fut fondée par Pierre-Bermond, seigneur
de Sauve, en 1254; il lui assigna la dixième
partie du péage de la Roque, que saint
Louis transforma la même année en une
rente perpétuelle de trente sous tournois;
elle était soumise à l'abbaye de Mazan, au
diocèse de Viviers; une charte de i5i6 le
prouve expressément.
On ne connaît que les abbesses sui-
vantes :
Agnès de Montpezat, 1309.
Mabilie de Chateauneuf-Randon,
novembre 1443.
Clairmunde Virgilie, 1467-1476.
Jacquette Grégorie, 1483-1493.
Isabelle de Montboissier, i5i6.
Delphine de Ouaillois de Vogué,
1726.
N. d'Avejean, 1732.
N. DE Ganges, 1774.
Maladrerie d'Anduze. — Elle fut fondée
à une époque incertaine par les consuls &
habitants de cette ville, & placée sous le
patronage de la communauté. Au dix-sep-
tième siècle, les chevaliers de Saint-Lazare
Note
'47
Note
'47
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
721
Note
• essayèrent de réunir cette maison à leur
ordre & obtinrent, en 1680, un arrêt qui
leur donnait raison. Les consuls protestè-
rent immédiatement en rappelant que cette
maladrerie, n'étant point de fondation
Note
.48
sa sécularisation par Clément VII; jusqu'à
cette époque, il renferma quatre dignités :
grand-prieuré, archidiaconé, trésorerie &
préchantrerie, huit canonicats & trente
demi-prébendes. L'évèque nommait aux
royale, leur était de tout point soumise & dignités, mais son choix ne pouvait porter
refusèrent de rendre compte de leur admi-
nistration aux délégués de la chambre de
l'Arsenal'.
Maladrerie d'Alaîs. — Elle existait dès
le quinzième siècle au moins, & paraît en
i5o3, dans des reconnaissances faites au
chapitre d'Alais; elle semble avoir joui
d'une grande prospérité &, pendant tout
le seizième siècle, nous la voyons rece-
voir des donations des bourgeois, faire
des acquisitions, recevoir des déclarations
& des reconnaissances. Elle avait une cha-
pelle dédiée à saint Lazare & élait dirigée
par un prêtre qui prenait le titre de recteur
de la chapelle de Saint-Lazare des maladre-
ries d'Alais'. [A. M.]
NOTE CXLVIII
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Etablissements religieux du diocèse
d'Alet.
L'ÉVÈCHÉ d'Alct, créé en i3i8 par le
pape Jean XXI!, fut doté avec les reve-
nus de l'abbaye carolingienne de ce nom,
& la congrégation des moines devint le
chapitre. L'évèque était seigneur temporel
de la ville, qui devait son existence à celle
du monastère. Dédiée autrefois à Notre-
Dame, la cathédrale fut plus tard détruite
par les calvinistes & remplacée par la salle
du réfectoire de l'ancien couvent. Le cha-
pitre resta régulier jusqu'en i53i, date de
' Acte de protestation d'avril 1680; Archives
nationales, S. 4812, liane d'AnJu^e.
' Dan» le carton, S. 4812, aux Archives natio-
nales, voir une série d'extraits de divers actes re-
latifs à cette maladrerie, exiraits faits à la fin du
dix-septième siècle.
que sur des chanoines ; les canonicats
étaient alternativement conférés par l'évè-
que & par chaque chanoine à tour de rôle.
Les chanoines nommaient à douze des
seize demi-prébendes; les quatre autres
étaient à la disposition de l'archidiacre;
ajoutons encore quatre enfants de choeur,
entretenus grâce aux revenus de l'un des
canonicats qui était affecté à la précep-
torerie. La sécularisation de i53i Ae fit
guère que changer le titre de grand-prieur
en celui de doyen & modifier la vie inté-
rieure de la communauté; le nombre des
canonicats resta fixé à douze, celui des
prébendes à seize.
Dans le diocèse d'Alet, il y eut jusqu'à
quatre abbayes, dont aucune ne subsistait
au dix-huitième siècle. Ce sont les abbayes
de Saint-Jacques de Jocou, Saint-Martin
de Lez, Saint-Pierre de Fenouillèdes &
Saiiit-Paul de Fenouillèdes.
Abbaye de Saint-Jacques de Jocou. —
Cette abbaye (S. Jacobus Jocundensis), de
l'ordre de Saint-Benoît, était située dans
le pays de Sault, sur les limites du Rous-
sillon. Elle existait dès 873, date de la con-
sécration de l'église de Notre-Dame de la
Formiguière par l'archevêque Sigebode;
cette église avait été donnée à Jocou par
Wifred le Velu, son frère Miron, Oliba,
comte de Carcassonne, & son frère Ac-
fred , comte de Razès; au onzième siècle,
elle dépendait encore de l'abbaye & avait
titre de prieuré. Saint-Jacques de Jocou
fut soumis successivement à Saint-Michel
de la Cluse, puis à Saint-Victor de Mar-
seille, par le pape Urbain V, en l'Sôj ; il
fut uni à Saint-Paul de Fenouillèdes dans
la seconde moitié du quinzième siècle.
Abbés de Jocou :
I. WuLFARICUS paraît dans l'acte de
consécration de 873.
II. Salomon lui succéda; 884-894.
IV.
46
Note
148
r--
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
m. Benoit, 999.
IV. Eribert fit, en 1018 & 1019, une
nouvelle consécration de l'église de la
Formiguière ; Guifred, archevêque de Nar-
bonne, présida la cérémonie, qui eut lieu
le 6 octobre 1019.
V.Guillaume I, témoin dans une charte
de 1106.
VI. Raimond I, II 12.
VII. Guillaume II, 1114-1123.
VIII. Raimond II, 1126.
IX. Guillaume III, ii33.
X. R., 1154.
XI. Roger, connu par un accensement
de 1195.
XII. R., 1252.
XIII. ErmengAUD, prieur & sacristain
d'Alet, élu le 11 septembre 1253, à Car-
de & est mentionnée, en 966, dans le tes-
tament de Seniofred, comte de Barcelone.
Elle fut soumise, un siècle plus tard, à
l'abbaye de Cluny, par Bernard, comte de
Bésalu; à cette époque, elle était tombée
entre les mains de simoniaques & appar-
tenait au vicomte du pays, Pierre; cepen-
dant, en 1173, un autre vicomte, Arnaud,
en possédait encore une partie. L'abbaye
fut érigée en collégiale en i3l8, par
Jean XXII, & le nouveau chapitre, dirigé
par un doyen, fut chargé, de concert avec
le chapitre d'Alet, d'élire l'évèque du dio-
cèse; ce droit d'élection lui fut enlevé par
Clément VI.
Le chapitre était composé de trois di-
gnitaires : un doyen, un sacristain chargé
de la paroisse & un préchantre, de douze
Note
\ifi
cassonne; il vivait encore en 1256, peut- chanoines & de trente semi-prébendés ;
être même en 1263.
XIV. Arnaud, dont on sait seulement
qu'il eut le suivant pour successeur immé-
diat.
XV. Guillaume IV de Marcan, élu
en i3io, vivait encore en i3i7; devint plus
tard fou & mourut en prison.
XVI. Guillaume V, mort en i36i.
XVII. Guillaume VI lui succéda la
même année.
XVIII. Bernard, nommé, en 1393, dé-
fïniteur, par le chapitre des moines noirs
tenu à Carcassonne; en 1401, il fut nommé
visiteur d'Alet, de Saint-Pons de Thomiè-
res, de Saint-Polycarpe, de Saint-Chinian
& de Saint-Hilaire.
XIX. Raimond III assiste au concile de
Pise de 1409.
XX. Je/. N I, définiteur au chapitre tenu,
en 1433, . la Daurade de Toulouse.
XXI. Jean II de LÉVIS, indiqué comme
administrateur perpétuel de Jocou dans
une bulle de Pie II, de 1459.
Abbaye de Saint-Pierre de Fenouillèdes,
— Elle fut construite, au commencement
du onzième siècle, par Bernard, comte de
Bésalu & de Fenouillèdes, & autorisée par
Serge IV en novembre lOli.
Collégiale de Saint-Paul de Fenouillèdes.
— Cette collégiale eut
d'abbaye; elle existait dès
autrefois titre
le dixième siè-
l'évêque d'Alet & le chapitre nommaient
concurremment le doyen; l'évèque seul
nommait le sacristain & le préchantre.
Pour la collation des canonicats, les onze
premiers étaient successivement conférés
par l'évèque & par le chapitre, & le dou-
zième toujours par celui-ci, sur la pré-
sentation du chanoine ayant le tour de
cheville; il en était de même pour les se-
mi-prébendes. L'abbaye de Jocou fut réu-
nie à Saint-Paul, dans le courant du quin-
zième siècle.
Parmi les doyens, il faut mentionner ^r-
naud de Verdale, docteur en droit, qui paraît
en 1334 & i336; il fut chargé de différen-
tes missions par le pape. En i337, il fonde
le collège de son nom à Toulouse; ce col-
lège était situé sur l'emplacement affecté
dans la suite aux capucins. Plus tard, Ar-
naud devint évêque de Maguelonne. —
Mentionnons encore Géraud de Massot,
vicaire-général d'Hélie de Pompadour, évê-
que d'Alet en 1453.
Dans le diocèse nous trouvons aussi des
dominicains à Quillan, & des augustins à
Caudiez.
Saint-Martin de Le'^. — Cette ancienne
abbaye, située d'abord dans le diocèse de
Narbonne, puis dans celui d'Alet après le
quatorzième siècle, paraît, en 898, avec
le titre d'abbaye, dont elle jouit assez
Note
148
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
-.3
longtemps; elle fut l'objet des libéralités
des comtes de Fenouillèdes & de Bésalu
& eut part aux legs du comte Bernard,
mort en 1020; sécularisée par Guillaume,
fils & successeur de celui-ci, elle devint,
en 1022, un domaine de l'évêque de Car-
cassonne, Guifred. Son église, qui fut,
paraît-il, reconstiuite peu de temps après,
fut consacrée en 1045, par ce même Gui-
fred, à la prière de l'archevêque de Nar-
bonne du même nom; une fois consacrée,
elle fut déclarée inviolable & devint un
asile. Vingt-cinq ans plus tard, en 1070,
le comte de Bésalu soumit Saint-Martin à
Saint-Pons de Thomières, dont la renom-
mée était encore dans tout son éclat'; il
devait garder son titre d'abbaye, mais bien-
tôt ce ne fut plus qu'un prieuré conven-
tuel.
Les abbés de Saint- Martin dont on
connaît les noms sont les suivants ;
l. Basile, 898, première année de Char-
les le Simple après la mort d'Eudes.
n. Sanche, abbé avant çoS.
in. Arnaud I, 928, trentième année de
Charles le Simple.
IV. Eudes I, 936.
V. Arnaud II, 937-941.
VI. S1GIER, 948-949; en 9')4, il obtint
une bulle d'Agapet II; parait encore en
958.
VII. Odevère, 959.
VIII. Raoul, cité dans un jugement de
Seniofred, comte de Barcelone, de 962;
paraît jusqu'en 974.
IX. Eudes II paraît de 978 à 984.
X. Tructerand I, 988-1005; reçut,
en 994, une donation d'Eudes, comte de
Razès.
XI. Bernard, 1009.
XII. Tructerand II, 1023.
XIII. Guillaume, io38.
Après son union à Saint-Pons, l'abbaye
fut gouvernée par des prieurs, dont on
connaît plusieu*, jusqu'en 1204; ce sont
les suivants : Bérard, 1074; Gaucelin, 1076;
Pierre, 1129; Pons, 1145; Pierre J'A-^illan,
1204. [A. M.]
■ Cette union fut confirmée par le pape Luce III,
yen 1 182.
NOTE CXLIX
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Etablissements religieux du diocèse
de Bé-^iers.
Comme un grand nombre d'évêques du
Languedoc, celui de Béziers unissait
à la souveraineté spirituelle la domination
temporelle d'une partie de la ville & jouis-
sait d'un certain nombre de prérogatives
& de droits : leur origine est fort obs-
cure ; nous ne connaissons pas d'acte car-
lovingien concédant à l'évêque de Béziers,
comme à ceux d'Agde ou de Narbonne, la
jouissance d'une partie des droits comtaux ;
il est probable que, comme à Albi, cette
puissance s'est formée peu à peu & par la
seule prépondérance du clergé sur la no-
blesse. Cette prépondérance ne se mani-
feste pas, à Béziers, avant le milieu du
douzième siècle, cependant on peut croire
qu'elle est plus ancienne & qu'elle remonte
à quelques cent ans plus tôt. En effet, l'une
des sources de richesse de l'église de Bé-
ziers fut les biens concédés aux Espagnols
parles premiers Carlovingiens, biens que
ces réfugiés ne tardèrent pas à abandonner
à l'Eglise. Les archives de la cathédrale
contenaient nombre d'actes relatifs à ces
donations, & les diplômes royaux qui y
étaient relatifs en faisaient partie'. Ajou-
tons à cette première source de revenu,
les autres donations fort nombreuses que
Saint-Nazaire, érigée en congrégation ré-
gulière dès la fin du neuvième siècle, reçut
tant des seigneurs des environs que des
simples particuliers. Dès la fin du onzième
siècle, en 1084, l'évêque put s'exempter du
droit de dépouilles, que percevait le comte
de Saint-Gilles, comme marquis de Nar-
bonne & ancien comte de Béziers; enfin,
au commencement du douzième siècle,
nous trouvons toute une partie de la ville
soumise à l'autorité épiscopale & exempte
de la juridiction du comte; h la suite de
différends entre l'évêque Bernard & les vi-
' Voir tome V, Catalogue, aux années 882, 885.
NoTB
149
Note
■49
7 H
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
comtes Roger de Carcassonne & Raimond
Trencavel de Béziers, le comte de Tou-
louse, Alphonse, nommé arbitre, déclara
que l'évèque jouirait des droits de justice
& de chevauchée qu'il possédait de temps
immémorial & qu'on ne pourrait jamais les
lui disputer (Ii3l, 8 mai). La même année,
la vicomtesse Cécile iSf ses deux fils enga-
gèrent à l'évèque, à perpétuité, l'albergue
qu'ils avaient sur l'évtque de Béziers. On
voit, par cet exemple, comment l'Eglise
parvenait presque toujoiirs à s'affranchir
de ces lourdes charges ; elle les rachetait
pour Je l'argent & peu à peu se substituait
à l'ancien seigneur. Le domaine de l'évè-
que, en n3l, ne consistait encore c[ue dans
certains bourgs, construits le long de la
cité proprement dite, bourgs qu'il possé-
dait déjà vers io56, & qu'il engageait à
cette date à un nommé Rainard.
Dès cette époque, l'évèque tient sa cour
(curia, acte de Ii53); il rend la justice;
en Il35, il prononce sur la possession de
deux moulins que se disputaient fiugues
de Paulin, Pierre de Caux & Guillem de
Capestang. Il a son sénéchal (senescallu.O ;
cette dignité donnait droit à certains hon-
neurs, à certaines prérogatives, qu'une
charte de ii53 énumère avec détail; fonc-
tion purement domestique, elle était à
cette ép0([ue inféodée à Pous de Corneil-
lan. L'évêtfue possédait encore une partie
des leudeb de la ville; en 1162, il engage
pour deux ans au préchantre de Saint-Na-
zaire les produits de ces leudes moyennant
mille sous de Melgueil ; dans ce contrat,
dont nous donnons un extrait en note',
' ii(5î, 23 avril. — Ego Guillelmus, episcopus
Bitterrensis, consilio & volumate canonicoriim
Biterrensis sedis ecclesiae Sancti Nazarii & Celsi...
vendo & cum hac carta trado tibi Guillelmo de
Bitterri praecentori praedictae ecclesiae & tibi
Natan Ebraeo, vobis & haeredibiis vestris ad fa-
ciendum vestram voliintatem , ad habendum in
vestrum opus de prima ventura festivitate Sancti
Michaëlis usqiie ad duos annos completos omnes
reddiius & fructus totiiis meae leddae de camino
de Bitterri & omniinn aliarum mearum leddarum,
panis videlicet & de salis & de boiarico & meae
partis de critaturis, & hoc propicr solidos im Mel-
gorienses , quos omnes denarios a vobis h.ibiii &
pleniter recepi , quos omnes dedi in emptione
on voit le préchantre, dignitaire ecclé-
siastique, s'associer avec un juif, Nathan,
pour une affaire de prêt; quelques années
plus tard, en 1180, le frère de ce même
préchantre, Robert, paie ui'.e somme égale
de mille sous de Melgueil le droit de per-
cevoir le tiers que l'évèque prenait de la
leude sur le bois, les bateaux & les mar-
chandises ; les deux autres tiers apparte-
naient au vicomte. Au nombre des droits
que l'évèque possédait encore à cette épo-
que, mentionnons celui d'instituer les ta-
bellions & de garderies sceaux; il parta-
geait ce droit avec le vicomte; en Il83,
celui-ci promit de ne nommer aucun no-
taire sans prendre son avis. On peut voir
dans les preuves plusieurs chartes relatives
à ce droit.
A la fin du douzième siècle, le pouvoir
épiscopal s'accrut encore par suite de cir-
constances toutes fortuites; Roger II allait
mourir, laissant un fils en bas âge, envi-
ronné d'ennemis, & au milieu de dangers
sans cesse croissants; par son testament
de 1193, il remit l'administration de cha-
cun de ses comtés à des personnes diffé-
rentes; le Biterrois fut confié à l'évèque,
Estève de Servian, Elzèar de Castres Si
Daurde de Boussagues; de plus une en-
quête de l'année suivante fit connaître
que le vicomte n'avait sur les hommes des
églises (cathédrale de Saint-Nazaire & col-
légiales de Saint-Aphrodise & de Saint-
Jacques) ni droit de queste, ni droit
d'albergue ; en fait de droit de justice,
il ne se réserva que les cas d'homicide &
d'adultère & l'appliatien des peines corpo-
relles prononcées par les juges ecclésias-
tiques; le vicomte & l'évèque.posséJaient
en commun le droit de chevauchée & re-
cevaient le serment des habitants. Après la
mort de Roger II, le tuteur de son fils,
Bertrand de Saissac, qui était un albigeois
déclaré, dut délaisser encore plus complè-
tement Béziers, & un acte du 4 août 1 194
abandonna à l'évèque & à son conseil le
choix du viguier. A la même époque, l'évé-
quam feci de Petro de Tesano de omni honore,
quam habebat apud Gabianum & in ejus terminus
St de omnt dominatione quam ibi habebat
(Collection Doat, v. 61, {" ziS.)
Note
149
Noi E
'49
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
72D
que achetait le bourg de Maureillan aux
jjarticiiliers qui le possédaient.
La guerre des albigeois ne fit qu'étendre
les droits de l'église de Béziers. C'est ainsi
que, par faveur exceptionnelle, le vicomte
llainiond Trencavel avait permis aux cha-
noines de Saint-Nayaire de faire une porte
dans la muraille de la ville, près de leur
cloître, porte dont ils garderaient la clef
en temps de paix & de guerre, sous la rede-
vance de vingt sous de Melgueil. L'évéque,
pendant la croisade, en profita pour s'empa-
rer des clefs de nombre de portes, nommer
des gardiens, se faire apporter les clefs cha-
que soir, Si ces prétentions donnèrent lieu,
en 1249, à une grande enquête dont nous
ne connaissons pas le résultat; m.iis pro-
bablement ils furent favorables à l'évéque,
ses témoignages étant en apparence beau-
coup plus concluants que ceux que le sé-
néchal pouvait leur opposer. Ce document,
d'une grande étendue, est des plus curieux
pour l'histoire des mœurs & fournit de
nombreux détails sur les événements de la
guerre des albigeois. Gratifié par le comte
de V ntfort d'une partie des dépouilles
des hérétiques, l'évéque vit s'augmenter
à la fois son pouvoir matériel & son in-
fluence morale; en I2i3, révê((ue Ber-
trand acquiert de Bernard de Béziers ses
droits héréditaires sur la chape', la mon-
' Voici un extrait de cette pièce, curieuse à plus
d'un titre :
ture & les ornements de l'évéque lors do
sa première entrée, restes du droit de dé-
pouilles que ce seigneur exerçait, nous
ne savons en vertu de quel titre. L'acqui-
sition du château de Cazouls, donné en
1224 par Amauri, acheté plus tard à ses
divers possesseurs & enfin concédé par
les enquêteurs de 1262, celle d'une partie
des bourgs de Béziers, la confirmation par
Adam de Milli, en l23o, de la possession
des leudes & de la jouissance de la justice;
tels sont les principaux faits qui marquent
l'histoire de cette période. Une sentence
de 1262 nous prouve qu'en dépit de l'op-
position des consuls, l'évéque avait seul
droit de faire les criées &, par conséquent,
seul le droit de ban. En 1274, après une
enquête qui dura plus de huit ans, le
juge royal, Barthélemi de Pennautier, dut
lui reconnaître le libre exercice de la po-
lice de la ville & des marchés, le droit
de surveiller les marchandises & de taxer
les denrées. En cas de conflit, la cour de
l'évéque fut prépondérante; par exemple,
si un malfaiteur banni (banditus) par les
deux cours fournit caution à la cour du, roi
& demande à revenir, la cour épiscopalo
peut s'y opposer.
Cette seigneurie, qui ne relevait même
pas du roi, puisque l'évéque ne devait que
le serment de fidélité (acte de 1329) dura
jusqu'à la Révolution.
L'évéque de Béziers avait certains droits
particuliers sur l'église de Saint-Aphrodisc.
Une première sentence de iiyS porte que
pendant la vacance de l'abbaye, l'adminis-
In nomine Dominijanno Nativitatis ejusdem
M° CC° x" m", régnante rege Philippo, kalendas
januarii. Ego Bernatdus de Biterri per me & per
omnes haeredes & siiccessores meos bona fide tration en appartiendra à l'évéque, dont le
solvo cedo Domino Deo & ecclesiae sanc- consentement sera nécessaire pour confir-
torum martirum Nazarii & Celsi, & tibi Bertrando
nuper consecrato episcopo ejusdem ecclesiae & om-
nibus successonbus tuis episcopis impcrpetuum,
videlicet totum quidquid ego vel antecessores mei
vel aliqua persona pro nobis vel nomine nostro
visi sumus cepisse vel habuisse aliquo modo in
palaTredo seu qualibet equitatura & in capa seu
quolibet indûment© vel ornatu cujuslibei episcopi
Biterris nuper consecrati & primum post conse-
crationem intrantis palatium episcop.ile Biter-
rense Totum hoc fuit faclum apud Salvianum,
in stari ipsius Berna-di de Biterris, in praesentia
& tcstimonio Enge'berti archidiaconi, Beraldi ab-
batis de Caunis, Cuiraudi Jordani, Raimundi de
1er toute nouvelle élection; de plus, à
certains jours de l'année & aux grandes
fêtes, l'abbé & les chanoines devaient se
rendre à Saint-Nazaire pour prendre part
aux offices & processions solennelles. Cette
transaction donna lieu à de vifs débats, en
1263, après la mort de l'abbé R., entre le
chapitre & l'évéque Pons. Celui-ci s'étant
Volcia, Pontii eleemosinarii Sancti Nazarii, Ber-
trandi de Sancto Egidio ecclesiae Magalonensis
canonici, Stephani Sicfredi Sancti Affrodisii ca-
nonici (Collection Doat, v. 62, f" 67.)
niù NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Note ' Note
'•^^ rendu à l'abbaye pour consoler les cba- en étaient séparées. Pendant tout le dou- '^-^
noines de la perte de leur abbé, n'en zième siècle, nous voyons le chapitre ainsi
trouva aucun & dut faire lire sans au- réorganisé prendre part à divers actes d'ad-
diteurs une sentence d'excommunication ministration de concert avec l'évéque, se
qu'il venait de lancer contre le chapitre, faire restituer une grande partie des dîmes
qui refusait de lui laisser exercer les droits occupées par les la'iques, accenser des ter-
stipulés par la transaction de 1175. 11 res & prendre part à la reddition de la
nomma un administrateur du temporel & justice. En ii53, Eugène III lui accorda
requit les membres de la collégiale de se une bulle confirmant ses privilèges & pos-
conformer sans retard à la transaction an- sessions, & lui assurant un droit supé-
cienne ou de s'en remettre au jugement rieur sur le prieuré de Cassan, les abbayes
des prud'hommes de Béziers. Les chanoines de Saint-Jacques & de Saint-Aphrodise ;
répondirent qu'ils en délibéreraient. Du les clercs de ces deux derniers chapitres
reste, la lutte, quoique vive, resta cour- devaient, en signe de soumission, faire
toise, & l'évéque prit soin de faire expé- une procession annuelle à Saint-Nazaire.
dier le testament du dernier abbé & de dé- En 1182, le vicomte Roger II lui accorda
livrer les legs faits par lui au chapitre; une charte d'amortissement, & son fils Rai-
il n'en appela pas moins au Saint-Siège & mond-Roger permit aux chanoines d'entou-
réclania du pape le retour à l'ancien état rer de murailles plusieurs de leurs églises
de choses. L'affaire se termina en mai 1264 (acte de i2o3).
par une sentence arbitrale de Gui, cvêque Nous avons de nombreux statuts relatifs
de Sabine, légat du pape, qui donna raison à l'organisation du chapitre, entre autres
à l'évéque. En 1292, le chapitre de Saint- un de I23l , qui établit qu'à l'avenir il y
Aphrodise avait encore querelle avec le aurait chaque année trois chapitres gèné-
recteur de la Madeleine, qui, chargé par ranx dans l'église de Saint-Nazaire; un de
l'évéque Pons de l'administration de l'ab- 1254, qui fonda une lampe perpétuelle de-
baye, réclamait le remboursement de ses vaut le Saint-Sacrement ; enfin un de 1279,
dépenses. De son côté, le chapitre voulait qui mit à la charge du conducher l'entre-
qu'il rendît compte de son administration tien du sonneur de cloches. En i3i5, on
temporaire. Depuis le treizième siècle, astreignit le chef d'œuvre, l'aumônier &
l'évéque semble avoir paisiblement joui de le bailli à rendre leurs comptes chaque
ses droits supérieurs sur Saint-Aphrodise. année. En i38o, le chapitre comptait treize
chanoines & quatre-vingts bénéficiers; un
Chapitre de Bé-^'iers. — La congrégation statut de cette année régla les distributions
do Saint-Nazaire apparaît dès 897, dans de vin & astreignit les bénéficiers h la pré-
un échange entre l'évéque Fructuaire & sence, sous peine d'être privés de leur dis-
le vicomte Boson. C'est donc l'un des plus tribution.
anciens chapitres réguliers de la Pro- Le chapitre avait l'administration du
vince. Au onzième siècle, ses membres temporel pendant la vacance du siège, &
cessèrent d'observer les règles canoni- le roi ne pouvait y exercer de droits de
ques, & la plupart des dignités capitu- régale; c'est ce que prouve un acte de
laires devinrent la propriété des laïques; i352, portant main-levée de la saisie du
c'est ainsi qu'en 1077, les seigneurs de temporel, effectuée après la mort de l'é-
Faugères possédaient à titre héréditaire vêque Guillaume; l'acte indique expres-
l'archidiaconé & les honneurs qui en dé- sèment que cette main -levée est faite
pendaient; ils s'en démirent à ce moment parce que la saisie était injuste & non pas
en faveur de l'évéque Matfred, auquel re- ])ar suite de l'élection du nouvel évêquo
vient l'honneur d'avoir rétabli la régularité Hugues; cette clause prouve que les offi-
dans le chapitre de Béziers. Ce prélat mit ciers royaux avaient reconnu le bon droit
la dernière main à son œuvre en 1092, en du chapitre.
réunissant au chapitre les nienses du prc- Au dix-huitième siècle, celui-ci était
vôt & du sacrtste qui, depuis longtemps, composé de la manière suivante ; treize
Note
149
NOTES SUR LHISTOIRE DE LANGUEDOC.
727
chanoines, dont le dernier était l'évèque;
sur ces treize chanoines, six étaient des
dignitaires : grand archidiacre, grand
chantre, archidiacre, sacriste, camérier &
sous-chantre. Venaient ensuite vingt-huit
prébendes, dont quatre étaient hebdoma-
diers; vingt-deux demi-prébendés, douze
bénéficiers. L'évèque nommait à toutes les
charges.
Dans la ville de Béziers, on comptait les
couvents suivants : dominicains, augus-
tins, freies mineurs, carmes; on trouvera
plus bas des notices sur ces premiers cou-
vents ; il faut y ajouter les hospitaliers de
Saint-Augustin, établis en 1804, les capu-
cins, introduits en 1694 par l'évèque Tho-
mas de Bonzi, les jésuites introduits par
Jean de Bonzi en 1699, les minimes & les
récollets en 1607, les religieuses hospi-
talières (1646), les pères de la Merci,
les religieuses de Sainte- Marie appelées
de Bordeaux en 1616 & unies aux ursu-
lines; enfin ces dernières, & les pères de
la Doctrine chrétienne qui desservaient
l'une des cinq paroisses. Le séminaire da-
tait de 1699.
Dans le diocèse on trouvait encore des
dominicains à Montseret, à ServianJ établis
sous Clément de Bonzi en 1684, des mini-
mes à Notre-Dame de la Consolation près
Béziers, des cordeliers & des récollets a Gi-
gnac; des capucins à Bédarrieux & à Séri-
gnan, enfin des religieuses de Notre-Dame
installées dans cette dernière ville en 1646.
Dominicains. — L'établissement des frè-
res prêcheurs, à Béziers, date du milieu du
treizième siècle'. Le roi saint Louis, qui
' Voici la charte de fondation de ce couTent, par
le s^néthal de Carcassonne, en 1248 :
NoTerint uniTersi praesentes litteras inspecturi,
quod nos Joannes de Crannis, miles, senescallus
Carcassonne & Biterris, de mandate domini Régis
Franciae nobis facto per Robertum Scancionem
servientem domini Régis, posuimus in possessio-
nem platée castri destructi de Biterri fr.urem Pe-
trum de Arelate & fratrem Bernardum de Rococillo
de ordine Praedicatorum nomine totius ordinis
praedicti, ad faciendum ibi ecclesiam seu monas-
terium & mansionem. In" ciijus rei lestimoniiim
accorda toujours à cet ordre la plus grande
faveur & une active protection, leur céda,
en 1247, le lieu jadis occupé par le château
de la ville, que le sénéchal Jean de Cranis
leur délivra le 25 février de l'année sui-
vante. Comblé de donations, protégé par
les souverains pontifes, ce couvent ne
farda pas à prendre une grande extension;
Alexandre IV lui permit de prendre jus-
qu'à trois cents livres sur le produit des
rapines, usures & biens mal acquis, non
réclamés par leurs légitimes possesseurs.
En 1252, les enquêteurs du roi, Henri de
Vézelay, Nicolas de Cahier & Pierre des
Voisins leur assurèrent la possession du
terrain concédé en 1247. Les actes que
nous avons pu rassembler sur cet établis-
sement permettent de juger jusqu'à quel
point les ordres mendiants poussaient
leurs exigences. Les dominicains, comnie
les autres religieux de la ville de Béziers,
avaient une certaine étendue de terrain
qui leur servait de paroisse & constituait
une partie de leur revenu; ils veillaient
soigneusement à ce qu'aucune église ne
vînt dans l'étendue de ce domaine leur
faire pour ainsi dire concurrence (bulle
de Clément IV). Un champ inculte, situé
près de leur jardin, servait de lieu de réu-
nion aux habitants des environs; le prieur
Etienne Engueneuse demanda & obtint du
sénéchal la clôture de ce lieu, sous prétexte
que les hommes & les femmes s'y condui-
saient indécemment {inhoneste, — acte de
février 1277). Mais ces etcigences se firent
jour surtout au quatorzième siècle, pen-
dant la guerre des Anglais; alors que tou-
tes les villes du Midi déiriiisaient leurs
faubourgs & s'entouraient de murailles,
seuls les dominicains refusèrent de subir
le sort commun des autres habitants. Leur
couvent, placé le long des nouveaux rem-
parts, gênait singulièrement la défense,
empêchait la surveillance de cette partie
de l'enceinte & interrompait les commu-
nications : les consuls prennent sur eux
praesentes litteras sigilli nostri munimine feclmus
roborari. Actum apud Biierras, anno ab Incarna-
tione Domini m" ce" XL" vu", in die sancti Ma-
ihiae apostoli (25 février 1248, n. st.). — (Collec-
tion Dont, V. 6-^, (" .'i^^, d'après l'original.)
Note
149
Note
'49
7.8
NOTES SUil L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
d'en faire démolir une partie; réclama-
tions des religieux qui allèguent leurs
privilèges; ils se plaignent à l'arclievêque
d'Auch, lieutenant du roi en Languedoc,
qui enjoint aux consuls de Béziers de ré-
parer les dommages (acte de 1347). En
même temps ils font éloigner le marché
aux cuirs dont l'odeur les incommodait
(acte de i345) ', supprimer une forge dont
le bruit interrompait leurs méditations
pieuses (acte de i354). Le roi Philippe Vî,
son fils Jean, leur accordèrent des lettres
d'amortissement, & le comte d'Armagnac,
en i357, le duc d'Anjou, en i3-]i, les pri-
rent sous leur protection & sauvegarde".
' Nous donnons ici un extrait de cet acte.
Philippus, &C. vicaiio & judici nostris Biterris
vel eorum loca tenentibus salutem. Aiidita quae-
rela prioris & conventus fratrum Praedicatorum
villae Biterris & vicinorum eorum in hac parte
consortium, super eo quod licet in suburbio ipsius
villae sint satis loca congrua ad portandum & te-
nendum corla bovina & alia causa vendendi die-
bus mercati & aliis, nihilominus coria olentia £i
foetorem magnum de se importantia dictis & aliis
diebus portantur & tenentur in quadam platea
publica sita infra muros dictae villae, in une de
majoribus transitibus gentium ex &
ipsius villae contigua clausurae domus dicti con-
ventus & plurium aliarum domorum quorumdam
habitantium dictae villae, ex quorum coriorum
foetoribus aer ibi inficitur & gentes & animalia
ho
Endommagé pourtant pendant la guerre,
leur couvent avait besoin de réparations;
le même duc d'Anjou leur donna quarante
sous d'or en i366 pour les aider dans cette
entreprise; la vicomtesse de Narbonne,
Tiburgie, leur légua en 1420 cent quatre
setiers de froment & Benoît XIII leur ac-
corda cinq cents florins d'or à prendre sur
les legs restés sans destination dans le
diocèse de Béziers. La dédicace de leur
nouvelle église eut lieu en i453, & qua-
rante jours d'indulgence furent promis à
tous ceux qui la visiteraient à certains
jours de l'année.
fratrum Praedicatorum, cum juribus & bonis suis
universis in nostra salva & speciali gardia exis-
tentes, in signumque salvae gardiae hujusmodi pe-
nuncellis minime in eorumdem domibus & locis
appositis & patenter erectis, quod nonnuUi habi-
tatores villae Biterris & in aliquo spiritu moti ad
domum & loca dictorum conquerentium de nocte
accesserunt, & plures insultus fecerunt; & cum
prior praedictus & quidam alii fratres ad portam
ipsius conventus venissent ad sciendum qui talia
faclebant, tam cito ipsi raalefactores lapides pro-
jicere contra dictes priorem & fratres multipliciter
incoeperunt & aliquos de ipsis fratribus graviter
percusser^mt, nec his contenti multas fractiones
in parietibus aedificiorum dicti conventus fece-
runt, necnon omnes muros & parietes de lapidibus
orti dictorum conquaerentium iisque ad centum
cannas vel circa in longum totaliter diruerunt,
ita quod ad dictum ortum omnes publiée accédant
NoTS
& alia per ipsam plateam transire horres- ^ g.^^^ j^j ^^^j,^^ immunditiae de vilibus perso^
cunt, fratresque dicti conventus & alii vicini
diversis aegritudinibus inficiuntur & scandala sive
dampna plurima patiuntur in ipsorum conquae-
rentium & plurium aliorum non modicum detri-
mentum, sicut fertur, supplicantes sibi super hoc
de remedio provider!. Quare nos talibus periculis
obviare & saluti humani corporis quantum possu^
mus succurrere cupientes, mandamus vobis ves-
trumque cuilibet, &c. Datum Parisius, die xxii"
iunii, anno Domini m" ccc° xi.° v", sub nostro
novo sigillo. — In requestis; signé Genève. —
(Collection Doat, v. 60, l" 356; d'après l'original.)
' Voici une pièce qui prouve que le couvent
était sous la protection & sauvegarde du roi,
mais que cette protection ne pouvait pas toujours
garantir les dominicains des excès de la population
de Béziers :
Philippus, &C. senescallo Carcassonao vel cjus
locum tenenti salutem. Significavit nobis graviter
conquerendo prior & conventus Eiterris ordmis
nis ac etiam malefactoribus. Ipsi portas dicti orti
super quas penuncelli erant erecti bis fregerunt
& secum portarunt & ipsos penuncellos in terra
projecerunt. Et insuper consules dictae villae Bi-
terris aut aliqui alii eorum nomine & mandate
quendam pontem per quem dicti significantes ad
dictum ortum incedebant destruxerunt cum tribus
domibus de lapidibus constitutis, quas dicti sup-
plicantes juxta alias domos & infra eorum septa
habebant cum quibusdam aliis parietibus eorum-
dem (Les consuls ont fait construire, sur le
fonds des dominicains, un mur de vingt cannes
de long, qui les gêne pour aller dans leur jardin
& qui ôte la lumière au dortoir, à la sacristie, à la
salle capitulaire & à la chapelle de Saint-Louis.
Le roi termine en demandant une enquête sé-
vère ) Datum apud nemus Vicennarum sub
nostro magno sigillo, die xiv" februarii, anno Do-
mini M° ccc" XL" vu" (v. st.). [Vidimus du i5 avril
suivant.) — (Collection Doat, v. 60, f 358.)
Note
M9
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
729
CorJeUers. — Nous ignorons à quelle
époque les frères mineurs s'introduisirent
à Béziers, nous savons seulement par une
bulle de Martin V, d'octobre 1423, que
leur couvent auparavant situé hors de la
ville, dans le faubourg Saint-Jacques, avait
été détruit par la guerre; e^ l355, le
pape les autorisa à en bâtir un nouveau
dans l'intérieur de la ville & les continua
dans la jouissance de tous leurs privilèges.
Augustîns. — Nous ignorons aussi à
quelle époque les augustins s'établirent à
Béziers; nous ne les trouvons pas dans les
actes avant l'an 1411; à ce moment, un
premier couvent, établi par eux à une date
indécise dans les faubourgs, avait été dé-
truit pour résister aux attaques des enne-
mis, en i355. Ils résolurent d'en construire
un nouveau dans l'intérieur de la ville, &
le pape Martin V autorisa cette transla-
tion, mais il leur fallut de longues instan-
ces pour vaincre successivement la résis-
tance du roi Charles VII, qui hésitait à
leur accorder des lettres d'amortissement
(acte de mars 1488), & celle des consuls
qui refusaient de leur laisser prendre
possession des maisons concédées au nou-
veau couvent. Enfin Jean Carvoyrol ,
chapelain du pape, décida ceux-ci à tran-
siger, & le couvent put être librement
construit; c'était Charles, duc de Bour-
bon, lieutenant du roi en Languedoc, qui
avait fait donner ce terrain à l'ordre (acte
de mai 1439). Le même couvent avait, en
1411 , obtenu des lettres de sauvegarde &
de privilège du roi Charles VI.
Carmes. — Le même fait se reproduit
pour les carmes. Démoli une première fois
pendant les guerres du quatorzième siècle,
leurcouvent fut reconstruit au quinzième,
près de la porte de la ville, sur un ter-
rain donné par l'évêque Guillaume; les
lettres d'amortissement du roi Charles VII
sont du 2 août 1427. Une bulle d'un pape
Clément, qui peut être Clément IV, Clé-
ment V ou Clément VI, mentionne une
première destruction de cet établissement,
amenée par une crue du fleuve; cette
bulle permet aux religieux de se transpor-
ter dans les faubourgs sans perdre aucun
de leurs privilèges; elle est par suite anté-
rieure à la guerre des Anglais, car on ne
détruisit à cette époque c[ue les couvents
placés hors des murs. L'établissement des
carmes, à Béziers, remontait donc peut-
être au treizième siècle & sûrement à la
première moitié du quatorzième.
Dans la ville ou dans les faubourgs de
Béziers, il faut distinguer plusieurs hospi-
ces & maladreries, qui sont les suivants :
hôpital du Bout du Pont ou de Saint-Julien,
hôpital de Notre-Dame de Lassés ou de Les-
pignan, hôpital de Saint-Aphrodise, hôpital
de Saint-Eutrope. Ce dernier, au dix-sep-
tième siècle, -était réuni à la cure de la
Madeleine; l'ordre du Moiit-Carmel vou-
lut s'en emparer en 1682; pour le con-
server, le curé s'engagea à lui payer une
rente annuelle de deux cents livres. Celui
do Saint-Aphrodise, dont l'histoire est mal
connue, devait pourtant, comme ce nom
l'indique, être l'hospice du chapitre d-e
cette église; ce qui n'empêcha pas l'ordre
de Saint-Lazare d'en prendre possession en
1682. Celui de Notre-Dame de Lassés ou
de Lespignan, dont la première mention
ne remonte qu'à l'an 1487 était, au dix-sep-
tième siècle, usurpé en partie par les jaco-
bins, en partie par des particuliers; les
premiers y avaient construit une partie de
leur cloître; d'autres terres avaient été
usurpées par le chapitre de Saint-Nazaire;
ses revenus, autrefois considérables, ne
montaient plus qu'à mille livres. Il fut
réuni à l'ordre du Mont-Carmel le 2 août
1681.
La maison dite de Saint-Julien ou du
Bout du Pont est assez ancienne; on la
trouve mentionnée dès le commencement
du quatorzième siècle ; en l32l , par ordre
du roi, on dressa l'inventaire des meubles
de la maladrerie, sans y comprendre ceux
du prieur de Saint-Julien. A la fin du
même siècle, on avait institué dans la cha-
pelle une confrérie de Notre-Dame, qui
avait procès avec divers bourgeois de
Béziers, en 1393 (lettre de Charles VI du
23 juin); elle avait encore un autre procès
dont la nature ne nous est pas connue, en
1494. La maladrerie & l'hôpital apparte-
naient aux consuls, qui en étaient encore
NOTR
'49
Note
«49
ySo
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
les administrateurs au dix-septième siècle
(actes de 1611, lôzS, &c.). On l'appelait
communément Vhôpital mage; l'adminis-
trateur portait le nom de bailli.
A la fin du dix-septième siècle, l'ordre
de Saint-Lazare procéda à sa réunion, & à
cette époque on y fit des réparations im-
portantes montant à la somme de deux
mille huit cents livres, qui furent sol-
dées par les consuls, déclarés responsa-
bles en leur qualité d'anciens adminis-
trateurs. L'ordre prit possession dès 1677
& dressa inventaire des ornements sacrés
& des vêtements sacerdotaux de la cha-
pelle. La même année, la maison, con-
sistant « en trois corps de logis, une cour au
milieu, un jardin à costé, &■ une espèce d'ap-
pentis au-dessous de la porte cochère, soub^
lequel il y a ung canal de cheminée, » fut
affermée à Jean Pigeon, hôte des T-ois-
Pigeons, aux faubourgs de Béziers, moyen-
nant une rente annuelle de deux cent cin-
quante livres, dont la première année
payée d'avance.
A côté de cet hospice se trouvait le
prieuré de Saint-Julien, membre dépen-
dant du chapitre; il avait donné son nom
zare s en empara, ses revenus montaient
encore à huit mille livres, sans compter
plus de quatre mille qui avaient été usur-
pées par des particuliers '.
Au dix-huitième siècle, on trouvait à Bé-
ziers les hôpitaux suivants : l'hôpital mage
pour les malades, & l'hôpital Saint-Joseph
pour les pauvres; le premier avait, paraît-
il, été fondé en 1699.
Maladrerie de Thé'^an. — Cet établisse-
ment paraît dans les actes dès le quator-
zième siècle, en i338; il était administré
par les consuls qui en nommaient le rec-
teur & confirmaient les baux & achats faits
par lui. D'autres actes nomment ce per-
sonnage hospitalier (hospitalarius, acte de
i365). La maladrerie fut réunie à l'ordre
de Saint-Lazare en février 1682°.
Hôpital Saint-Antoine de Bé'{iers. — L'or-
dre de Saint-Antoine de Viennois avait à
Béziers, en iSgo, un établissement qui était
probablement beaucoup plus ancien. En
1612, il y avait procès entre le prieur, Ga-
briel Dufaure, & un bourgeois, Bérenger
Rousset,qui lui contestait la possession
Note
M9
à l'hospice, & peut-être le titulaire y rem- du sol sur lequel s'élevait l'église; ce pro-
plissait-il les fonctions de chapelain. En
tout cas, l'ordre de Saint-Lazare, une
fois maître du premier, voulut y joindre
le prieuré, un four à chaux & une tui-
lerie qui en étaient proches. Une des
grandes raisons que ses agents mettaient
en avant, c'était la présence au-dessus de
la porte de l'église de Saint-Julien d'un
saint Lazare sculpté dans la pierre. Après
controverses, on transigea de la manière
suivante : le prieur garda la chapelle Saint-
Julien & rendit le four à chaux & la tui-
lerie, moyennant cinquante livres de rente
(acte du 7 juillet 1687).
Outre l'hôpital de Saint-Julien, il y avait
encore à Béziers un autre hôpital, affilié à
l'ordre du Saint-Esprit & fondé en 1266
par l'évoque Pons de Saint-Just. En iSçS,
il fut donné par Clément VIII aux jésuites
du collège de Béziers, sous réserve d'une
pension pour l'entretien de l'abbé & des
religieux; mais cette réunion ne fut pas
rigoureusement exécutée. Au dix-septième
siècle, à l'époque où l'ordre de Saint-Ln-
cès interrompu quelque temps fut repris
en 1680. Vers la même époque, de i633
à i638, le couvent eut à lutter contre
l'administration consulaire, pour obtenir
d'être exempt de la taille; ces querelles
avaient déjà commencé en iSço'.
Hôpital de Corneîllan. — Cet hôpital
était sous l'invocation de saint Jacques;
nous ne connaissons pas de titres an-
ciens qui s'y rapportent. Il était contigu
' Archives nationales, S. 4829; nous avons em-
ployé surtout un mémoire du dix-septième siècle,
rédigé peu de temps après l'introduction de l'or-
dre de Saint-Lazare à Béziers.
" Archives nationales, S. 4829; dossier Thé^an.
Ce carton comprend la plupart des titres de l'hô-
pital de Thézan, entre autres plusieurs cueillerets
& censiers du quinzième siècle, un grand rouleau
de reconnaissances de l'année i338, qui prouve la
richesse & la bonne administration de la maison,
& un grand nombre de titres du dix-septième
siècle.
' Archives nationales, S. 4829; dossier Béliers,
Note
149
NOTES SUR LHISTOIRE DE LANGUEDOC.
aux fours communs de la ville &, en 1662,
à la requête de plusieurs habitants, on sé-
para les deux terrains par un mur élevé;
l'un fut employé à l'érection d'un hôpital,
l'autre à la réparation & à l'agrandisse-
ment du four; les devis furent approuvés
par le conseil de la communauté le 3 jan-
vier 1662. Quelques années plus tard, l'hô-
pital était devenu une auberge, portant
pour enseigne : Au cheval vert & servant à
recevoir les pauvres paysans; les consuls
furent sommés, en vertu de l'arrêt de 1678,
d'avoir à le racheter & à le remettre aux
commissaires de l'ordre du Mont-Carniel
(acte du 7 octobre 1681) ; il avait été aliéné
pour la somme de soixante livres. L'ordre
en prit possession le 14 novembre de la
même année ; les consuls rendirent les
titres & s'engagèrent à faire les répara-
tions nécessaires l'année suivante. D'après
le procès-verbal de prise de possession, la
maison était à peu près en ruines & ne pos-
sédait aucun mobilier'.
Il existait plusieurs autres maladreries
& hôpitaux dans le diocèse de Béziers,
parmi lesquels nous remarquons celui
de Pouzolles, réuni à l'ordre en 1680,
mais dont les possessions étaient depuis
longtemps aliénées. Chaque année, au
i5 août, les consuls faisaient une dis-
tribution générale à tous les pauvres pré-
sents audit lieu, jusqu'à concurrence de
la somme de huit livres, montant du re-
venu d'un fief noble, tenu par eux direc-
tement du roi. En 1674, l'hôpital avait
été transporté dans l'intérieur de la ville,
l'ancien emplacement étant depuis peu
occupé par un four. Nous trouvons en-
core des établissements de ce genre : à
Gabian, fondé par les seigneurs de ce lieu
& existant dès le seizième siècle; les con-
suls furent expulsés en 1684; àCeilhes,
réuni en 1682 ; à Boujan, en 1680, date de
la réunion à l'ordre, il était en ruines,
sans autres meubles qu'une paillasse, sur
laquelle couchait une femme, seule habi-
tante de la maison; à Casteinau de Guers;
à Boussagucs, réuni eu 1682, & dont les
' Artliives
ne'dlan.
n.'ition.tles , S. 4812 j dossier Cor-
73i
réparations, payées par les consuls, mon-
tèrent à cent cinquante livres; à Nizas,
réuni en 1682; à Saint-Jacques de Maga-
las; celui-ci, auparavant gouverné par
un procureur, fut réuni en 1680; à Lu-
nas; à Lignan, réuni en 1682; à Murviel,
réuni en 1681 ; à Roquebrune , réuni la
même année'.
Parmi les autres hôpitaux du diocèse
de Béziers, dont les actes nous ont per-
mis de constater l'existence, deux surtout
méritent une mention particulière. L'un
est celui du Mas de Gignac, l'autre celui
du Pouget. Le premier existait dès le sei-
zième siècle & possédait une chapelle
dédiée à saint Lazare; il servait de mala-
drerie; de 1598 à 1601 on éleva un nou-
veau corps de bâtiment, qui coûta deux
cents livres, dont les lépreux furent rem-
boursés par les consuls; l'administrateur
de la maladrerie, qui était lui-même un
lépreux, s'appelait majoural. En 1384, on
avait dû reconstruire l'ancienne maladre-
rie, située hors des murs & complètement
tombée en ruines, & les consuls choisirent
pour y habiter une famille de lépreux
nommée Orlius. En 1674, l'ordre du Mont-
Carmel réclama des consuls la remise des
titres & le remboursement des fruits
perçus pendant vingt-neuf ans. A ce mo-
ment, d'après leur déclaration, le bâti-
ment était occupé par une femme & un
homme, nommés Dubois, soi-disant lé-
preux, qui percevaient les revenus sans en
rendre aucun compte. Les procureurs de
l'ordre sommèrent ledit Dubois & sa femme
de se laisser visiter &, sur leur déclaration
qu'ils n'étaient point atteints de la lèpre,
les expulsèrent. A ce moment, d'après la
prise de possession, la maladrerie c con-
cistoit en un corps de logis basty de pierre
à chaux 8f à sable, couvert de thuille,
composé d'un sellier & d'une petite escu-
rie, l'une & l'autre vouttées de pierres au
dessus desquelles il y a une chambre dans
laquelle lui Dubois fait sa demeure & au
dessus d'icelle un grenier, ledit logis es-
tant de contenance de quatre canes de
long & de trois canes de large ou environ,
' Archives n;itionaIes, S, 482p.
Note
149
Note
M9
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
782
au devant duquel il y a eu autrefois une
petite chapelle qui est à présent entière-
ment ruinée, n'y restant que quelques
murailles & fondement , & au devant
d'icelle une croix de pierre; à laquelle
dite chapelle il ce fait annuellement une
procession par l'église dudit Gignac aux
festes de Pasques ik le jour de Quasiraodo
autre procession & prédication à la fin
d'icelle; & à costé de ladite maladrerie &
joignant ledit chemin de Saint-André est
un petit jardin clos de murailles, de con-
cistance d'un carton ou environ, au coin
duquel est un puid garny de sa citerne de
pierre de tailhe à la main gauche en en-
trant dans ledit jardin & tout à tenant
icelluy & joignant ladite maison deux piè-
ces de terre à présent incultes de la con-
tenance de deux septerées ou environ, dans
lesquelz & sur les bordz il y a quelques
arbres plantés. »
La maladrerie du Pouget existait dès le
treizième siècle ; elle était de fondation
municipale; en 1271, elle reçoit une do-
nation de Pierre de Cordurier, habitant
du Pouget. Les consuls avaient de temps
immémorial, au commencement du qua-
torzième siècle, la garde & l'administra-
tion de la léproserie, le droit de choisir
les lépreux & les malades qui l'habi-
taient; ces faits résultent d'une enquête
de novembre i32i, relative à la conduite
des lépreux du Pouget pendant la grande
conspiration attribuée à ces malheureux.
L'hôpital du Pouget fut occupé par l'ordre
de Saint-Lazare en 1675 '•
Prieuré de Cassan. — Ce monastère, de
l'ordre de Saint-Augustin, ne ])araît pas
avant la fin du onzième siècle; un sei-
gneur, nommé Guillem Alquier, qui semble
avoir possédé, à cette époque, une partie
de la ville de Béziers, donna en 1080 aux
chanoines de Saint-Augustin l'église de
Cassan, sur laquelle il avait, paraît-il, quel-
ques droits ; le même seigneur concéda
encore à la communauté, en io83, toutes
ses possessions dans la paroisse de Cassan.
A ce premier bienfaiteur de la collégiale,
ajoutons les vicomtes de Béziers & de Car-
■ Archives nationales, S. 4829.
cassonne, dont plusieurs y choisirent leur
sépulture, entre autres Raimond Trenca-
vel I, & Roger II, qui, en 1194, lui légua
de nombreux bijoux & des meubles pré-
cieux, & dont le testament y fut con-
servé; grâce à ces rapports journaliers,
le nécrologe de l'abbaye devint une vraie
chronique, mentionnant tous les événe-
ments importants de l'histoire de cette
famille. L'église du prieuré fut consacrée
en II i5, en présence des archevêques d'Ar-
les & de Narbonne & d'un grand nombre
d'évéques de la Province. Au dix-septième
siècle, ce couvent était en pleine déca-
dence; au lieu des quatre-vingts chanoines
([ui y résidaient autrefois, il n'en restait
plus que sept; l'abbé de Saint-Ruf essaya
de s'emparer de sa direction; mais les cha-
noines résistèrent &, grâce à de puissantes
protections, ils obtinrent leur union à la
congrégation de France en 1660,
Prieurs de Cassan :
I. Pierre Teudald, nommé dans la
charte de fondation de io83; paraît encore
en 1088 & en 1092, dans une donation de
Matfred, évèque de Béziers.
II. GÉRAUD, vers 1099; plus tard évèque
de Béziers, en 1121; il avait reconstruit
le. monastère, l'avait fait consacrer & y
avait ajo\ité un hospice.
III. BÉUENGER I, prieur jusqu'en 1149,
année où il devint évèque d'Agde.
IV. Jean I, ii5i-ii83; en 1174, le roi
d'Aragon unit au chapitre l'hôpital de Lar-
sac, près Millau. Le nécrologe de l'abbaye
marque sa mort au i3 janvier.
V.Bernard I Scorïa, prieur de ii83
à 1198.
VI. Durand, 1199-1204.
VII.GuillaumeIde FAUGÈRES,prieur
vers 1206; paraît encore en I2i3.
VIII. Raimond de Villeneuve, 1217-
1225.
IX. BÉRENGER II DE L'ÉtANG, I227-
1229; mort le 19 janvier.
X. GuiRAUD Jourdain, i 282-1 240; mort
le 17 avril.
XI. Bernard II Raimond, 1243.
XII. Pons de l'Étang, i 245-1 260.
XIII. Gilbert de Creisselle, 1262;
le prieuré fut profané par les habitants de
Note
'49
Note
149
HOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
733
Gabian, en 1272; Pons, évèque de Béziers,
les en chassa, le premier septembre do
la même année.
XIV. Bernard ou Bertrand, 1293;
en i3o3, il adhère, à Montpellier, à l'appel
au futur concile; il rendit hommage au
roi, comme procureur de Raimond, abbé
de Saint-Thibéry, en i3i6.
XV. Guillaume II Durand, i332.
XVI. Raimond d'Aigrefeuille devint
évèque de Rodez en 1349.
XVII. Guillaume III Gombaut, 1369-
iSyo; mort le 3o octobre.
XVIII. Guillaume IV de Cadoene,
1384; envoie un procureur au concile de
Pise, en 1409.
XIX. Aymon, licencié en droit canon,
nommé évèque de Nice en 1422.
XX. Jean II de la Garde, 1427-30.
Guillaume de Champeaux, évèque de Laon,
revendiqua le prieuré à cttte époque
en vertu d'une bulle d'expectative accor-
dée par le Saint-Siège ; l'affaire traîna
jusqu'en 1439, date de l'élection du sui-
vant.
XXI. Marauld de Condom, élu en
1439, devint évèque de Castres en 1448;
mourut dix ans plus tard.
XXII. Denis de Rieublanc, cité en
1448; il abdiqua avant sa mort, arrivée
après 1473, car
XXIII. Antoine de Balzac fut prieur
de 1466 à 1489; il était en même temps
évèque de Valence.
XXIV. Déodat de Bezuer, 1489-1542.
XXV. Guillaume VVallerv; 1543-
1547.
XXVI. Daidé de Bedenne, i553,
XXVII. François I de Rippe, i56o;
vers cette époque, le prieuré fut ravagé
par les huguenots.
XXVIII. François II Gervaiset, i565-
i58i.
XXIX. Simon Azémar vivait encore en
1616.
XXX. Jean-Baptiste Hillon, 1618-
1649.
XXXI. François III Fouquet, arche-
vêque de Narbonne, réussit à réformer le
prieuré & le fit entrer dans la congréga-
tion de France (avril 1660.)
XXXII. Louis de la Vergne Mon-
TENARD de Tressan, évêqtie du Mans,
pourvu de la commende de 1674 à 1711.
XXXIII. N. deCilly, 1712.
Saint- Génies. — Cette abbaye, située dans
le diocèse de Béziers, n'existait déjà plus
au onzième siècle, époque où elle fut don-
née, par le comte Pierre-Raimond & son
épouse Rangarde, aux chanoines de Saint-
Nazaire (1054); cette donation, confirmée
par le frère de ce comte, Guillaume-Rai-
mond, fut renouvelée par Bernard de Lé-
vezon, en i i3o.
Abbaye de Saint-Nai^aire & Saint-Celse ou
du Saint-Esprit. — Cette abbaye de fem-
mes, soumise à la règle de Saint-Augustin,
fut fondée à la^ fin du treizième siècle, par
l'évêque Bérenger de Frézol, pour servir
de retraite à vingt-quatre chanoinesses.
Le pape Boniface VIII & Philippe le Bel
confirmèrent cette fondation (1299-1300).
En i3o5, on lui unit un hôpital construit,
en 1260, au bout du pont de l'Orb, dans le
faubourg de Béziers, par l'évêque Pons de
Saint-Just; on régla l'état intérieur de la
communauté & on y porta le nombre des
chanoinesses à trente. Ce fut plus tard seu-
lement que le monastère fut transféré dé-
finitivement dans l'intérieur de la ville,
probablement après les grandes invasions
anglaises de i355, qui forcèrent toutes les
villes du Midi à détruire leurs faubourgs.
Par suite d'une mauvaise administration, en
1697, il n'y avait plus dans le couvent que
trois chanoinesses; sur la demande des
jésuites & des dominicains, Henri IV ac-
corda les biens aux jésuites pour servir à
augmenter leur collège, & les bâtiments
aux dominicains, dont l'église avait été
détruite lors de la construction de la cita-
delle. Mais, à la suite d'un examen plus
approfondi, ce projet fut abandonné & le
monastère continua à être habité par des
chanoinesses jusqu'à la Révolution.
Abbesses du Saint-Esprit :
I. Genses vivait en i322, date d'une as-
sociation spirituelle entre son couvent &
l'ordre des carmélites.
II. Olive Barreyre, i357.
III. Marquise d'Alais, morte en i373.
Note
'49
Note
•49
734
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
IV. Adélaïde, élue en mars de la même
année, vivait encore en 1894 & 1399.
V. Philippe Astrebonne, 1425.
VI. Catherine I Guitarde, abdiqua
en 1453.
VII. Jeanne I de Cluys, élue le 22 no-
vembre 1453, se démit plus tard en faveur
de la suivante.
VIII. Françoise I de Neuville.
IX. Jeanne de Cluys, réélue; morte
en 1509.
X. Catherine II de Brinhac, élue le
4 octobre iSog; morte en 1648.
XI. Jeanne II d'Arnoge était abbesse
en i55o.
XII. Françoise II de Plantavit de
Villeneuve, abbesse de 1678 à 1612.
XIII. Marie du Caylar d'Espon-
DEILLAN, nommée par le roi en 161 2,
prit possession en 1614. Pour apaiser les
poursuites des jésuites, qui réclamaient la
suppression du monastère, elle s'engagea
à leur payer 600 livres de rente. Elle mou-
rut en 1660.
XIV. Marthe de Lale, élue en 1660;
le roi ne confirma pas cette élection &
Marthe dut céder la place à
XV. Gabrielle de Lort de Séri-
GNAN, nommée parle roi en 1660; d'abord
religieuse visitandine à Béziers, puis à
Narbonne, où elle avait fondé un établis-
sement de son ordre; elle ne prit pos-
session du Saint-Esprit qu'en i665. Elle
mourut en 1709, à l'âge de quatre-vingt-
dix-neuf ans, après avoir restauré complè-
tement le monastère.
XVI. Charlotte d'Espondeillan,
élue en 1709; non confirmée par le roi.
XVII. Isabelle de Martigni, nièce
de l'abbesse Gabrielle, nommée par le roi
en mai 1709.
Clarhses de Béliers, — Ce couvent fut
fondé vers le milieu du treizième siècle,
hors des murs de la ville, dans le faubourg
Saint-Jacques; son érection fut confirmée
par l'ordinaire en 1259, & par le pape
Alexandre IV en 1260. Au quatorzième siè-
cle, lors des invasions anglaises, il fut com-
plètement détruit, & ce ne fut qu'après
sept ans de tribulations que les religieuses
purent obtenir du pape Urbain V l'autori-
sation de se fixer à l'intérieur de la ville
(1362). Une bulle du pape Grégoire XI,
datée de l373, leur accorda une somme de
600 francs d'or, à prendre sur les legs pieux
du diocèse, pour servir à la reconstruction
du monastère. Pour rétablir la régularité,
on fit venir des clarisses de Lézignan. Au
dix-huitième siècle, le couvent renfermait
vingt-sept religieuses & quatre converses;
leur revenu était des plus modestes.
Abbesses de Sainte-Claire de Béi^iers :
I. Marie I, 1259.
II. AiGLiNE, 1287-88.
III. Garsinde Barthélemi, 1364;
acquit, du chapitre de Saint-Aphrodise, le
nouvel emplacement du monastère.
IV. Françoise I de Bonami, 1491-1518.
V. Alix de Serres, i53o.
VI. Béatrix du Caylar, 1541.
VII. Catherine I de Foulquier, 1554-
1571.
VIII. Marie II Lenoir, i573.
IX. Claire I d'Ajac, 1377.
X. Isabelle I de Pradines, i58o.
XI. Jeanne I de Meilharde, i588.
XII. Isabelle de Pradines, de nou-
veau, 1589.
XIII. Isabelle II de Dunes, 1594.
XIV. Isabelle de Pradines, 1598.
XV. Marie Lenoir, i6o5.
XVI. Antoinette des Oursières,
1607-1610.
XVII. Colette Bretone, i6io-i6i3i
XVIII. Catherine II d'Antoinelle,
Clarisse de la maison d'Arles, réforma la
maison de Béziers, dont elle fut abbesse
pendant dix ans, de i6l3 à 1623.
XIX. Rose de Faucon, 1623.
XX. Catherine d'Antoinelle, re-
nommée en 1626; elle réforma le couvent
de Tarascon.
XXI. Françoise II de Paliers, 1629.
XXII. Cécile I d'Allemand, i635.
XXIII. Victoire I d'Antoinelle de
la Croix, i638.
XXIV. CÉCILE d'Allemand, 1642.
XXV. Victoire d'Antoinelle de la
Croix, 1645.
XXVI. Jeanne II de Bernard, 1648.
XXVII. Victoire d'Antoinelle de
LA Croix, i65i-58.
Note
149
Note
149
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
735
Note
i5o
XXVIII. Thérèse I d'Antoinelle,
i658.
XXIX. Victoire d'Antoinelle de la
Croix, i66i-i665.
XXX. Françoise III de Lacan, i665.
XXXI. Thérèse d'Antoinelle, 1668.
XXXII. Catherine III de Bézard,
1671.
XXXIII. Thérèse d'Antoinelle, 1674.
XXXIV. Françoise de Lacan, i683.
XXXV. Catherine de Bézard, 1680.
XXXVI. Françoise de Lacan, i683.
XXXVII. Agnès I de Fléchier, 1686.
XXXVIII. Angélique de Casalèles,
1689.
XXXIX. Agnès de Fléchier, 1692.
XL. Catherine de Bézard, 1693.
XLI. Claire II de Sorgues, 1696-1702.
XLII. SÉRAPHINE I DE MAFFRE, I703.
XLIII. Marie III d'Isard, 1706.
XLIV. Agnès II d'Autival, 1709.
XLV. Thérèse II de Gautier, 1711.
XLVI. SÉRAPHINE DE MAFFRE, 1714.
XLVII. Thérèse de Gautier, 1717.
XLVIII. Marie IV de Verdery, 1721.
XLIX. Thérèse de Gautier, 1723.
L. SÉRAPHINE DE MAFFRE, I726.
LI. Thérèse de Gautier, 1729.
LU. Marie V de Fayou, 1732.
LUI. Thérèse de Gautier, 1735.
[A. M.]
NOTE CL
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Établissements religieux du diocèse
de Carcassonne.
La ville épiscopale de Carcassonne'
remonte à une haute antiquité; elle
conserve quelques débris de l'époque ro-
' L'histoire de Carcassonne a été, depuis le dix-
septième siècle, l'objet d'un grand nombre de tra-
vaux; en première ligne mentionnons les ouvrages
de Besse [Histoire des comtes de Carcassonne, Béziers,
1645) & de Gérard de Vie {Chronicon episcoporum
Carcassonensium ; 1667, in-f°)) tous deux ont tra-
vaillé sur les notes d'un chanoine de Sain t-Naza ire,
nommé Bernard d'Estellat, & leurs livres, quoique
maine, & les murailles de la cité nous pré-
sentent un des plus beaux spécimens con-
nus de la fortification militaire au moyen
âge. Elle eut aussi autrefois une grande
importance politique & ses comtes d'abord,
puis ses vicomtes, comptèrent parmi les
plus puissants seigneurs du Languedoc.
Ses évêques n'eurent pourtant aucune part
aux largesses des souverains carolingiens,
& aucun acte de ceux-ci ne leur attribua
une partie des droits domaniaux du comté.
Aussi, quand arriva l'époque féodale, l'évê-
que devirvt-il un simple vassal des puis-
sants comtes, & la suzeraineté de l'évêché
passa-t-elle de mains en mains, au onzième
siècle, lors des nombreux partages des
possessions de cette famille. Au douzième
siècle, sous la domination des vicomtes de
la famille de Nimes, il obtint un peu plus
d'indépendance; les dépouilles de l'évèque
mort ne furent plus pillées par le. seigneur
ou par ses officiers (acte de m 3), & les
hommes de Saint-Nazaire furent exemptés
du paiement des leudes & droits de fo-
riscapes (acte de 1146). Quand arriva la
guerre des albigeois, ces prélats, placés au
centre même de la domination des Mont-
fort, ne purent profiter de l'occasion pour
pleins d'erreurs & de fables, sont encore bons à
consulter aujourd'hui. Au dix-huitième siècle, nous
trouvons une bonne Histoire du diocèse & de la ville
de Carcassonne (1740), par le P. Bouges, augustin
du couvent de cette ville, livre méthodique, mais
lourd, 8c conçu dans un esprit d'opposition aux
théories des Bénédictins de VHistoire de Languedoc,
qu'il a évité de citer; la partie la plus utile de cet
ouvrage est celle qui regarde le seizième siècle. En-
fin, de notre temps, on a vu paraître VHistoire du
comté de Carcassonne , par M. Cros-Mayrevielle,
excellent ouvrage plein de choses & fait avec
critique, malgré quelques hypothèses hardies sur
l'âge des monuments de la cité, & le volumineux
Cartulaire du diocèse de Carcassonne, de M. Mahul
(6 vol. in-^°j l'ouvrage complet en aura 7); cet
ouvrage, fait par un homme laborieux & conscien-
cieux, mais peu habitué aux recherches de l'éru-
dition, nous a été d'ailleurs d'une grande utilité;
toutefois, malgré l'immense quantité de choses iné-
dites qu'il contient, le désordre dans lequel elles
sont produites & l'incorrection des textes en ren-
dent l'usage incommode, &, pour ne pas risquer de
se tromper avec l'auteur, il faut connaître à fond
ce recueil 8c l'avoir longtemps pratiqué. [A. M.]
Note
1 âo
Note
i5o
/SÔ
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
s'afîranchir de la suzeraineté féodale, & l'évéque, en 1740, abandonna la cité Si
le roi de France put succéder sans diffi- vint habiter la plaine. Cet abandon porta
cultes à tout le pouvoir des Trencavels. à la cité le dernier coup; aujourd'hui en-
L'évêque n'eut donc jamais à Carcas-
sonne de pouvoir temporel, & la ville
devint de bonne heure une ville royale &:
put jouir de tous les avantages, comme
subir tous les désavantages qu'entraînait
la possession de ce titre.
Avant la guerre des albigeois, Carcas-
core elle s'en ressent & n'est plus guère
qu'une petite commune, de ville forte &
peuplée qu'elle était autrefois.
Dans les paragraphes suivants, après
avoir indiqué quelques rectifications à la
liste des évêques publiée plus haut, dans
sonne était tout entière située sur la rive le présent volume, p. 328 & suiv., nous
méridionale de l'Aude; elle occupait la ferons connaître sommairement, & d'après
les actes, l'histoire des couvents, des cha-
pitres & des différentes communautés des
deux villes.
Èvèques de Carcassonne. — Page 828, il
colline de la cité, étalait sur le revers,
du côté de la rivière & dans la plaine vers
le chemin de Narbonne, ses gros bourgs
de Saint-Michel & de Saint-Vincent. Dé-
truits, l'un en 1209 par les croisés, l'autre
en 1240 par les partisans de Trencavel & est dit que Carcassonne fut érigée en évê-
les troupes du roi de France, ces deux fau- ché au sixième siècle par les Visigoths; il
bourgs restèrent déserts pendant sept ans, vaut mieux dire que cet évéché catholique
jusqu'au jour où, en 1247, saint Louis eût se forma de lui-même à côté du comté vi-
permis aux fugitifs, venus à résipiscence, sigothique, car ces barbares étant ariens
de reconstruire leurs demeures sur l'autre n'ont pu fonder d'évêché catholique. En
rive du fleuve, loin de la cité, que leur tout cas, il est certain que le siège de Car-
trahison avait failli livrer aux ennemis en cassonne date de cette époque; on peut le
1240. Fidèles à leurs souvenirs & engagés prouver par la tradition constante dès le
enverOe roi, les habitants rétablirent dans dixième siècle (translation de 978) d'un
leur nouvelle ville, qu'on appela spéciale- saint Hilaire, évêque de Carcassonne, qui
ment le Boure;, les anciennes églises des aurait vécu « du temps des ariens, » & par
faubourgs démolis & reconstruisirent tous l'exemple de l'église voisine d'Elne, dont
les établissements religieux détruits pen- le premier évêque vivait en 571, au dire
dant les guerres. Construite rapidement, d'un chroniqueur contemporain, Jean,
la nouvelle ville s'entoura de murailles abbé de Biclar.
sous Philippe le Hardi. Au quatorzième IL Sergius paraît, non-seulement dans
siècle, elle eut à supporter le terrible pas- le concile de Tolède de 589, mais encore
sage des troupes anglaises, commandées dans celui de Narbonne, rassemblé en
par le prince de Galles; elle fut complé- vertu des canons du précédent, en 690.
temeut détruite. Si on dut la reconstruire III. Solemnius se fit représenter au
en entier; c'est probablement à cette épo- concile de 633 par l'archidiacre Donellus;
que que le plan de la ville actuelle fut c'est le plus ancien de ces dignitaires de
définitivement arrêté. l'église de Carcassonne, dont nous con-
D'abord inférieure à la ville haute, naissions le nom.
quoique formant un consulat distinct, la V. ETIENNE; un grand nombre d'au-
ville basse ne tarda pas à la dépasser; tan- teurs locaux ont identifié cet évêcfue avec
dis que l'une, ville de clergé & de noblesse, un certain saint Stapin que des tradi-
sans industrie & sans commerce, s'appau- tions anciennes nous donnent pour un
vrissait à mesure que la forteresse perdait évêque de Carcassonne. Philologiquement
son importance, l'autre, se développant parlant, le changement de Stephanus en
sans cesse, gagnant chaque jour eu pros- Stapinus est difficile à admettre, la véri-
périté commerciale, attirait à elle les ma- table forme de Stephanus dans la langue
gistrats & les prêtres; tous descendirent méridionale étant £^iève. Toutefois, l'iden-
successivement de la colline; le dernier, tité de ce saint & de l'évéque du septième
Note
i5o
Note
i5o
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
737
siècle nous semble à peu près certaine.
Voici les principales raisons qu'on a fait
valoir; dès le dix-septième siècle, date des
travaux des BoUandistes, & même dès le
seizième (liste des évéques de i552), on re-
gardait cette assimilation comme certaine;
de plus, l'église de Ventenac-Cabardès,
aujourd'hui dédiée à saint Stapin,& vers
laquelle se dirige chaque année un grand
concours de pèlerins, était, au dixième
siècle, dédiée à saint Etienne, & la bulle
d'Agapet II qui la mentionne parmi les
possessions de l'abbaye de Mohtolieu ne
dit pas que ce fût au protomartyr. Enfin un
fait pourrait prouver que l'évèque Etienne
a été béatifié; l'église de Saint-Estève, qui
subsista jusqu'au dix-septième siècle sous
les murs de la cité de Carcassonne, n'était
pas dédiée à saint Etienne, premier mar-
tyr; la fête du patron s'y célébrait le 6 août,
comme aujourd'hui celle de saint Stapin à
Ventenac, & une statue qui en provenait
représentait le saint en habits d'évèque &
non pas de diacre. Nous croyons donc
qu'on peut voir dans l'Etienne du concile
de Tolède le saint Stapin de la tradition;
du reste, tout ce qu'on raconte sur ce saint
local est peu digne de foi & ne repose sur
aucun texte ancien',
VI. HiSPiCiO; il faut remarquer que le
texte du concile de Narbonne dont il s'a-
git, a été certainement remanié; en effet,
on y donne à Charlemagne le titre d'im-
perator (en 79O, & le nom de Félix, évéque
d'Urgel, qui y fut condamné, figure parmi
ceux des évêques qui ont souscrit.
VII. Roger, que quelques autres ap-
pellent Robert, doit être supprimé; il n'est
fourni que par la fausse dédicace de l'é-
glise du monastère d'Aniane & par la chro-
nique de Philomena, roman écrit, d'après
des sources poétiques du Nord, à l'abbaye
de la Grasse, pendant le treizième siècle.
X. Arnulfe; l'existence de cet évêque
est peu certaine & n'est attestée par au-
cun document ancien.
' Voir à ce sujet un mémoire publié à Car-
cassonne par M. l'abbé Rouch ; il ne fait guère
qu'énumérer les miracles arrivés à Ventenac dans
notre siècle, mais contient pourtant quelques re-
marques dont nous avons pu profiter.
XII. S. GlMER OU GUIMERA; le culte
de cet évêque paraît assez ancien dans le
pays, ses ossements furent de tout temps
conservés à Saint-Nazaire &, en 1824, l'é-
vèque Pierre Rodier les enferma dans une
chasse qui existait encore en 1754. Sa fête,
autrefois célébrée le i3 février, fut trans-
portée au i5 mai par M. de Bezons. Il
faut placer sa mort au i3 février 981 &
non 932, car son successeur paraît dès le
mois d'avril suivant; remarquons que le
i3 février de cette année était un diman-
che, ce qui concorde avec la tradition re-
cueillie par de Vie, suivant laquelle Gimer
était mort un jour de dimanche.
XIII. Abbon est évêque dès le 12 avril,
troisième année de Raoul, ce qui, en
comptant les années de ce roi depuis la
mort de Charles le Simple, donne 931.
Avant d'être évêque, il avait été archiprè-
tre (charte de 925).
XIV. GiSANDE, qu'on trouve aussi ap-
pelé Eusandus & Wisandus, était archi-
diacre avant son élection (acte de 925); il
parait dès le 24 mai 934, dans un acte du
comte Acfred.
Entre Gisande & Francon se trouve un
espace de quatorze ans, pour lequel nous
n'avons aucune indication; nous serions
assez disposés à y placer l'épiscopat d'un
certain SimpUcius, qui paraît comme archi-
prètre en 943 & qui aurait été évêque; du
moins de Vie parle d'un ancien nécrologe
qui porterait son nom au 20 octobre &
lui donnerait le titre d'évèque.
XV. Francon vécut jusqu'en mars 978,
si on admet comme nous, avec les Bol-
landistes, que la charte de translation des
reliques de saint Hilaire est du 1" mars
978 & non du 22 février 970'.
XIX-XX. GuiFRED semble avoir vécu
jusqu'en io58; en effet, il paraît dans la
dédicace de l'église d'Elne, datée de la
vingt-huitième année de Henri. Quant à
Pierre I, fils de Roger, comte de Carcas-
sonne, il faut le rayer de la liste des évê-
ques de cette ville; il était évéque de Gi-
rone & mourut à peu près à cette époque;
quand même on admettrait l'existence d'un
Pierre, évêque de Carcassonne, à cette
' Voir au tome V, col. 262.
Note
i5o
IV.
47
Note
i5o
738
NOTES SUR L'HISTOIRE Dû LANGUEDOC.
époque, il faudrait toujours le distinguer
de Pierre-Roger.
XXI. Bernard I, dit de Rochefon ou
Roquefort; ce surnom n'est indiqué sans
preuve que par les frères de Sainte-Mar-
the, dans l'ancien GalUa Chr'istiana.
XXVII. Raimond II, dit de Sorè-^e, nous
ignorons pour quelle raison; en ii32, il
assista à la dédicace de l'église de Creissas
& non de Preissan.
XXVIII. Pons I de Tresmals fut, en
ii5o, choisi comme exécuteur testamen-
taire par le vicomte Roger.
XXIX. Pons II de Brugal était, en
I145, archidiacre de Narbonne & abbé de
Saint-Antonin de Frézelas. Il mourut en-
tre II 66 & 1170.
XXX. OthoN; sur la fin de sa vie, ob-
sédé par les hérétiques, il chercha à se
démettre de ses fonctions épiscopales, dé-
mission qui, paraît-il, ne fut pas acceptée,
malgré ses instances auprès du pape; sa
mort est indiquée au 5 décembre par le
nécrologe de Cassan.
XXXI. BÉRENGER; l'année de sa mort
est inconnue, on ne sait si elle eut lieu
en 1208. (Voir plus bas.)
XXXII. Bernard-Raimond de Roque-
fort était évèque dès mars 1209; il se
qualifiait à ce moment d'évèque élu. La
lettre du pape Innocent III, acceptant sa
démission, est du 17 avril 1210. Il con-
serva le titre d'ancien évèque de Carcas-
sonne, quondam episcopus; il paraît avec
cette qualité dans un certain nombre de
textes. De 1224 a 1226, il profita du retour
des princes albigeois pour reprendre les
fonctions d'évèque, & les habitants le
reconnaissaient pour tel à cette dernière
date; chassé par les Français, il ne mourut
que le 5 juin i23o. Sans partager les opi-
nions des hérétiques, il était dévoué aux
princes albigeois & frère de l'un de leurs
partisans les plus célèbres.
XXXIII. Gui mourut le 23 mars de l'an
1223, moins de deux mois après le départ
d'Aniauri de Montfort.
XXXIV. C1.ARIN ; la date du 26 avril
1248 pour la mort de ce prélat est fournie
par l'histoire de Gérard de Vie; le nécro-
loge de Montolieu indique le 25 avril, &
celui de Saint-Just de Narbonne, le 26 mai.
XXXVI. Guillaume II Raoul (Ra-
dulfi) mourut le i""' octobre 1266; c'est la
date que porte l'épitaphe de son tombeau
dans la chapelle bâtie à Saint-Nazaire pour
le recevoir; il faut donc que la preniière
mention de Bernard de Capendu, son suc-
cesseur, contienne une erreur de date ou
ait été mal comprise.
XXXVII. Bernard de Capendu mou-
rut le 28 & non pas le 18 janvier 1278.
C'est à cet évèque que l'on doit les plus
anciennes constitutions synodales du dio-
cèse que nous possédions; elles ont été
publiées par le P. Bouges, à la fin de son
Histoire, & reproduites par Mahul'; on
rapporte ce texte à Tan 1270 ou environ;
il en existe un manuscrit presque contem-
porain à la Bibliothèque nationale.
XXXIX & XL. BÉRENGER; il faut cer-
tainement supprimer cet évèque, qui n'est
mentionné que par un nécrologe de Nar-
bonne, dont l'époque est inconnue. Quant
à Isarn, son épiscopat, s'il a existé, dut
avoir lieu entre 1285 & 1291; à la pre-
mière de ces dates le siège vaquait; l'exis-
tence de ce prélat est d'ailleurs assez dou-
teuse; il semble qu'on l'ait confondu avec
Isarn, archidiacre de Saint-Nazaire, qui fut
chargé de plusieurs missions diplomatiques
dans le Nord de l'Europe par Boniface VIII
& finit par devenir archevêque de Lunden.
XLII. Jean de Chevri fut nommé par
Boniface VIII vers la fin de 1298; le pape
ordonna à l'archevêque de Narbonne de
le consacrer, par une bulle du 28 octobre
de cette année.
LV. Pierre VIII Gardes ne fut qu'ad-
ministrateur provisoire; il faut donc le
rayer de la liste.
Chapitre de S aint-ïi chaire. — Le chapitre
régulier de Saint-Nazaire de Carcassonne
ne paraît pas avant le commencement du
dixième siècle; c'est sans doute à l'évêque
Gimer, dont le nom est resté célèbre dans
le pays, qu'il faut attribuer son érection
en communauté régulière; ce fut proba-
blement lui qui donna une règle fixe aux
prêtres qui desservaient la cathédrale &
' Cartulnire du diocèse de Carcasionne, t. 5, p. 419
£1 siiiv.
Note
lâo
NoTB
:5o
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
789
qui établit entre les dignitaires une hié-
rarchie définitive. C'est en 925 & g}l que,
dans deux actes d'échange avec Erifons,
abbé de Montolieu, les clercs de Saint-
Nazaire prennent pour la première fois le
nom de chanoines & que l'évèque n'appa-
raît plus que comme le chef de la congré-
gation; enfin c'est à la même époque que
les archidiacres & les archiprêtres se mon-
trent en qualTté de dignitaires d'une com-
munauté. Pendant tout le reste du siècle,
le chapitre paraît dans nombre de chartes
importantes & prend place parmi les éta-
blissements religieux les plus considéra-
bles de la Province; il reçoit des donations
de tout le monde, des particuliers comme
des princes, des comtes de Rouergue & de
Barcelone, comme de la vicomtesse de
Narbonne.
Pendant le onzième siècle, l'histoire de
la communauté est assez obscure, mais, à
la fin de ce siècle, grâce à la réforme opé-
rée dans l'Église par l'énergie du pape
Grégoire VII, la vie régulière y reprit une
force nouvelle, & l'évèque Pierre y réta-
blit les clercs réguliers (,clerici régulâtes);
cette restauration fut sanctionnée par une
bulle d'Urbain II, en 1088; cet acte pré-
sente naturellement comme un fait tout'-
nouveau ce qui, en réalité, n'était qu'un
retour à l'ancien état de choses établi par
le pieux Gimer. A partir de ce moment, le
chapitre recommence à augmenter ses pos-
sessions; c'est de cette époque que date la
construction de l'église cathédrale, c'est
alors que la congrégation reçoit l'église de
Notre-Dame du Lierre, à Mairac, laquelle
devint plus tard l'une de ses meilleures
possessions.
L'avènement de la maison des Tren-
cavels ne pouvait être indifférent au cha-
pitre ; il paraît avoir embrassé le parti
des nouveaux venus; dès io85, Ermen-
garde, vicomtesse de Béziers, fait des
donations importantes à l'église de Saint-
Sauveur qui dépendait de ce chapitre; en
Il i3, il obtient la remise de certains droits
onéreux du vicomte Bernard-Aton qui,
par la ijième charte, renonça à ses préten-
tions aux dépouilles de l'évèque de Car-
cassonne. Un peu plus tard, en ii4fj, le
vicomte Roger exempta à tout jamais de la
leude les hommes & femmes de Saint-Na-
zaire à Carcassonne 8f dans le Carcasses.
Plus tard, le neveu de ce premier vicomte,
nommé aussi Roger, permit, en iiyS, la
construction d'un four appartenant au
chapitre, permission renouvelée par lui
quelques années plus tard. En 1181, Uzal-
ger de Poncian, puissant seigneur du Bi-
terrois, lui fit d'importantes donations, y
élut sa sépulture & lui restitua un hon-
neur qu'il détenait injustement. En même
temps, les terrains jadis possédés par les
chanoines sur le versant de la colline de
la cité, prenant chaque jour plus de va-
leur, grâce à l'accroissement des faubourgs,
ils obtinrent du vicomte la permission de
forcer les tenanciers à payer fidèlement les
dîmes pour ces terrains autrefois incultes
& qui étaient devenus des jardins clos &
bien cultivés (acte de 1191).
Pendant le cours du douzième siècle, en
1154, le chapitre de Saint-Nazaire obtint
encore une bulle t^e protection d'Auas-
tase IV, confirmée la même année par
Adrien IV, son successeur, & l'évèque
Pons de Tresmals lui donna, "en ii56,
l'église de Preixan avec toutes ses appar-
tenances. Cette charte nous indique la
composition du chapitre à cette époque :
nous y trouvons deux archidiacres & un
sacristain, un prieur chargé de l'église de
Notre-Dame du Bourg, trois prévôts &
des enfants élèves des chanoines (scholares
pueri) au nombre de trois.
Comme tous les autres établissements
religieux de la Province, la communauté
Je Saint-Nazaire fut rudement éprouvée
par la guerre des albigeois. Quand les
croisés approchèrent, en 1209, les habi-
tants, pour exhausser leurs murs, prirent
les pierres du cloître des chanoines & les
stalles du chœur, dévastation qui leur at-
tire, de la part de l'irascible Pierre de
Vaux de Cernay, de véhémentes impréca-
tions, & dans laquelle il voit l'une des
causes immédiates de l'insuccès de leur
vigoureuse résistance. D'ailleurs, l'état dé-
plorable dans lequel les incursions des
deux partis mettaient la campagne, la
haine que les hérétiques portaient au
clergé, instigateur de la croisade, tout
concourait à rendre précaire la position
Note
i5o
Note
100
740
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
de la congrégation & à lui enlever ses
ressources ordinaires. Aussi le comte de
Montfort, par la donation de l'église de
Villalier, l'évêque Gui, par celle des égli-
ses de Carcassonne & de sa banlieue, de
Saint-Estève de Cabaret, de Saint-Pierre
de Villalbe, auparavant dépendantes de la
mense épiscopale, essayèrent-ils de lui
rendre un peu de bien-être & de vie; ils y
parvinrent sans aucun doute, & elle put
traverser saine & sauve cette longue & ter-
rible crise.
En 1228, le pape Grégoire IX prit le
cbapitre sous la protection du Saint-Siège,
énuméra ses possessions & confirma ses
privilèges; on voit par cette bulle qu'il
possédait dans la ville & dans le diocèse
près de vingt-sept églises.
Mais sa prospérité, un instant rétablie,
fut de nouveau compromise par l'arrivée
du vicomte Trencavel sous les murs de
la cité, en 1240; en se retirant, les héréti-
ques brûlèrent le bourg & l'église de
Notre-Dame; le maréchal Jean de Beau-
mont, qui arriva du Nord, expulsa les
bouigeois, complices du vicomte, & le
chapitre se trouva dépouillé tant des reve-
nus que lui payaient les habitants disper-
sés que des édifices qu'ils avaient détruits.
Aussi ce fut un peu à la prière des gens
d'église qu'en 1247, saint Louis ra])pela
les Carcassonnais sur les bords de l'Aude;
il leur permit de s'établir de l'autre côté
de la rivière, loin de la cité, à laquelle ils
avaient fait courir de trop grands dangers
en 1240, & une nouvelle ville s'éleva sur
des terrains marécageux, qui portaient
alors le nom d'Aigues-Mortes (Aquae mor-
iuae). Les fugitifs durent réparer tous les
torts causés par eux au chapitre, recons-
truire l'église de Sainte-Marie, restituer
aux chanoines les fours & les coutumes
qui leur appartenaient, enfin payer une
indemnité pour toutes les pertes amenées
par leur absence & par leur révolte; un
accord de 1248 fixa cette indemnité à la
somme de mille livres de Melgueil, paya-
bles par annuités de cent livres.
A partir de ce moment, les chanoines
purent se livrer plus paisiblement à la vie
contemplative, augmenter la mense capi-
tulaire & s'occuper de la reconstruction
de leur église & de leur cloître. En 1279,
l'évêque Gautier accrut les revenus des
dignités devenus trop faibles & dispropor-
tionnés avec ceux du chapitre; à celle
d'archidiacre majeur il unit l'église de
Saint-Etienne de Villemoustaussou ; à celle
d'archidiacre mineur celle de Saint-Etienne
de Palaja; l'archiprêtre majeur reçut Saint-
Germain d'Alairac, & l'archidiacre mineur
Saint-Félix de Mouze. L'histoire du qua-
torzième siècle n'a guère à signaler que
des querelles intérieures & des luttes con-
tre les empiétements des officiers du roi.
En i322, le chapitre se débat avec le pape
Jean XXII pour obtenir l'exécution inté-
grale du testament de Pierre de Roquefort,
dernier évêque décédé; en 1829, il reçoit
du roi Philippe VI des lettres de protec-
tion & de sauvegarde. En i33i, il proteste
contre les officiers de la sénéchaussée, qui
voulaient séquestrer le temporel de l'évê-
que pendant la vacance du siège; le cha-
pitre soutenait que l'évêché de Carcas-
sonne était exempt de la régale de temps
immémorial; nous n'avons absolument que
sa protestation, & nous ne connaissons
pas l'issue de l'affaire qui, pourtant, ne
dut pas être favorable à ses prétentions.
En i33o, est rédigé un statut capitulaire
pour empêcher les clercs ignorants de pré-
tendre aux canonicats; il fut décidé qu'à
l'avenir, les nouveaux chanoines ne joui-
raient, lors des distributions & dans le
chapitre, que de l'autorité & des parts ac-
cordées aux novices, jusqu'au jour où ils
auraient acquis une instruction suffisante.
En 1345, la valeur des revenus diminuant
tous les jours, le nombre des chanoines
fut réduit à trente par le pape Clément VI.
L'amoindrissement perpétuel de la mense
capitulaire fit naître, au quinzième siècle,
le désir de la sécularisation; à cette pre-
mière cause il faut ajouter le dégoût de la
vie du cloître, le désir d'indépendance,
enfin la nécessité de réduire les canonicats
& de laisser aux chanoines le soin de
pourvoir à une partie de leur entretien.
Ce fut à Eugène IV que le chapitre &
l'évêque, tous deux d'accord sur la' néces-
sité d'une prompte sécularisation, deman-
dèrent une enquête en 1438. Le pape se
rendit à leur demande & chargea les évè-
NOTE
i5o
Note
i5o
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
741
ques de Béziers & de Lavaur d'informer
sur tous les faits allégués par les chanoi-
nes (bulle de 1439).
(I Autrefois, dit cet acte, l'église de Car-
cassonne, soumise à la règle de Saint-Au-
gustin, comptait parmi les églises cathé-
drales les plus notables de la province de
Narbonne; par la fortune, la science & la
naissance illustre des personnes qui, en-
flammées d'une dévote ardeur, y occu-
paient les canonicats & y faisaient profes-
sion de la vie régulière, elle avait pris un
tel développement spirituel & temporel,
que la mense capitulaire fournissait an-
nuellement un revenu de six mille livres
de petits tournois j & cependant, depuis
déjà soixante ans, à la suite de la mor-
talité qui a frappé le pays , à la suite de
l'incurie des religieux dont le zèle se re-
froidit, ces revenus sont réduits à deux
mille livres & les dignités ont perdu les
deux tiers de leurs rentes. »
L'enquête donna les résultats suivants :
trente-deux prébendes, dont deux apparte-
naient à l'évoque; les trente autres étaient
des prébendes canoniales; les titulaires,
soumis à la règle de Saint-Augustin, fai-
saient le triple vœu de chasteté, pau-
vreté & obéissance, & dépendaient d'un
prieur nommé par eux & confirmé par l'é-
vêque. Ils portaient le béret & le surplis
de lin blanc; de la Toussaint à la Pàque,
ils se couvraient du rochet & de la cape; de
laPâque à la Toussaint, ils y substituaient
le surplis & l'aumuce; hors de l'église, ils
ne portaient que le rochet. Les dignitaires
étaient au nombre de quatre ; deux archi-
diacres, majeur & mineur; deux archiprè-
tres à Alairac & à Mouze; l'évêque seul
pouvait les nommer; venaient ensuite six
personnats, sacriste, préchantre, camérier,
infirmier, aumônier & ouvrier; neuf pré-
vôtés & cinq prieurés, dont celui de Ber-
riac était conféré par l'évêque. La colla-
tion des canonicats avait lieu par ordre,
c'est-à-dire que chaque chanoine présen-
tait à son tour un candidat au chapitre,
qui décidait de son admission ou de son ex-
clusion. Chaque canonicat donnait droit à
tant de distributions, à tel revenu, auquel
venait s'ajouter celui des dignités, des per-
sonnats, des prévôtés ou des prieurés.
La sentence de sécularisation réserva le
droit pour les anciens chanoines de se
retirer dans des maisons de leur ordre ou
de rester dans le cloître, à leur choix;
elle fixa à trente le nombre des prébendes
canoniales dont les titulaires entrèrent en
fonctions au fur ik à mesure des vacances.
La plus haute dignité fut le doyenné, qui
donna place d'honneur dans le choeur après
l'évêque & voix prépondérante au chapi-
tre; vint ensuite l'archidiaconé, réunion
des anciens archidiaconés majeur & mi-
neur; la trésorerie, troisième dignité du
chapitre; la collation de ces trois dignités
appartint à l'évêque. Le sacristain & le
préchantre, ainsi que tous les chanoines
prébendes, furent nommés par le chapitre.
De nombreux actes vinrent définitivement
constituer la nouvelle congrégation & ré-
glèrent l'attribution des bénéfices & des
domaines à chaque canonicat & à chaque
dignité; enfin le commissaire apostolique
termina sa mission en promulguant de
nouveaux statuts, qui réglèrent dans le
plus grand détail les cérémonies de la ca-
thédrale, le costume des chanoines & les
droits & devoirs de chacun des membres
du chapitre.
Mais les revenus de la communauté sup-
primée ne pouvaient suffire à l'entretien
d'un si grand nombre de prébendes, &,
moins de neuf ans après, le pape Nico-
las VI, à la requête de l'évêque Jean
d'Etampes, dut réduire à dix-huit le nom-
bre des canonicats, dont quinze appartin-
rent à autant de chanoines, deux à l'évê-
que & un à la fabrique. Les quatorze autres
prébendes durent servir à l'entretien des
prêtres auxiliaires, hebdomadiers, chape-
lains & autres qui existaient toujours dans
les chapitres cathédraux, à côté des cha-
noines proprement dits (1448). L'année
suivante, on institua six enfants de chœur,
qui furent placés sous la direction de deux
des prébendes; ceux-ci reçurent, à cet
effet, une légère indemnité annuelle; &
ces jeunes enfants durent, plus tard, four-
nir les chapelains & prêtres inférieurs de
la cathédrale.
A cette époque les prérogatives du cha-
pitre étaient assez étendues; il avait seul
le droit d'élire l'évêque, & ce droit lui
Note
1 ôr
NOTB
I âo
74=
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
resta en fait jusqu'à la fin du quinzième
siècle, & eu droit jusqu'au concordat de
i5i6; en cas de vacance du siège, il admi-
nistrait le temporel de l'évêché, nommait
des vicaires & des officiers pour exercer
les droits qui en dépendaient, & c'était en
son nom que l'official rendait la justice;
de plus une bulle d'Innocent VIII, de 1491,
lui permit de disposer de tous les bénéfices
à la collation de l'évèque, devenus vacants
pendant cet intervalle de temps, en payant
les droits accoutumés à la Chambre apos-
tolique. Vers le mémo temps, en 1476, il
obtint de Louis XI des lettres d'amortisse-
ment pour diverses fondations faites par
l'évèque Tanneguy Duchastel.
Au seizième siècle, le chapitre perdit une
partie de son pouvoir par suite du concor-
dat; ses biens furent ravagés par les par-
tisans, & les exigences financières du pou-
voir le forcèrent à en aliéner une grande
partie. Cependant il continua à tenir une
grande place dans l'histoire de la ville, &
suivit l'évèque à la ville basse au dix-hui-
tième siècle. Il fut supprimé de fait en
1790 8i en droit en 1801.
Église de S aînt-ïi araire. — L'église de
Saint-Nazaire, autrefois cathédrale, est
l'un des monuments les plus curieux du
Midi de la France; sans présenter un en-
semble aussi pur que Sainte-Cécile d'Albi
ou Saint-Sernin de Toulouse, elle offre
cet avantage de réunir deux des systèmes
d'architecture les plus différents; à une
nef romane, basse, sans ornements, du
genre le plus fruste, à peine éclairée, vient
s'adapter un chœur, chef-d'œuvre de l'art
gothique, merveille d'élégance & de légè-
reté, percé de splendides verrières. C'est
de ce contraste que ce monument tire une
grande partie de sa valeur; ajoutons-y
l'avantage d'avoir deux dates certaines
pour fixer l'époque de sa construction ;
d'une part, c'est en 1096 que les premiers
matériaux sont bénis par le pape Ur-
bain II, lors de son passage à Carcas-
sonne; de l'autre, c'est en 1269 que saint
Louis concède le terrain nécessaire à la re-
construction du chevet; on voit, par ces
deux dates, combien sont erronées & l'o-
pinion de M. Cros-Mayrevielle, qui attri-
bue la partie romane au comte Roger le
Vieux, mort vers 1012, & celle de M. Viol-
let le Duc, qui, dans son Dictionnaire
d'architecture, fait du chœur un type de
l'architecture du quatorzième siècle. En
réalité, la majeure partie de cette dernière
portion de l'église appartient bien au style
de la Sainte-Chapelle, plus mûr, plus ac-
centué, & le dessin des fenêtres, finies
probablement un peu plus tard que le
gros de l'œuvre, en fait un monument de
l'école rayonnante".
Commencée déjà en 1096, l'église fut en
construction pendant tout le douzième siè-
cle &, en 1177, l'évèque Othon y consacra
une nouvelle chapelle dédiée à la Vierge;
à cette époque l'église comprenait proba-
blement une abside à trois chapelles & un
transept débordant; divers actes du com-
mencement du treizième siècle mention-
nent, en effet, une chapelle de la Trinité
& une chapelle de Sainte-Croix, autres que
celle de Sainte-Marie, consacrée en 1177;
il devait donc y avoir au moins un autel
dans chacun des bras du transept; de plus
le chœur était un peu plus court que
celui de l'église gothique, puisque saint
Louis dut concéder cinq cannes de terrain
pour reculer le chevet. La construction,
recommencée vers 1270, dura assez long-
temps pour qu'une partie des chapelles
porte aujourd'hui les armes de Pierre de
Roquefort à leur clef de voûte & dans
leurs vitraux; l'une d'elles, dédiée aujour-
d'hui à saint Jean, contient même son
tombeau, chef-d'œuvre de sculpture, plein
de grandeur & d'élégance. A partir de ce
moment, les évêques ajoutèrent de temps
à autre une chapelle à l'œuvre de leurs
prédéceseurs ; vers 1824, Pierre Rodier
construisit la chapelle Saint-Laurent, dont
' Un fait prouve même que In reconstruction tîn
chœur ne fut pas le premier travail entrepris à
Saint-Nazaire pendant le treizième siècle, c'est
l'existence de la chapelle dite de Raoul qui ne
peut être de beaucoup postérieure à 1266, date de
la mort de ce prélat, & dans laquelle on plaça son
tombeau; cette chapelle limitant le transept vers
le sud, le pian devait déjà être arrêté quand elle
fut entreprise; par conséquent, dans son ensemble,
cette partie de l'église est certainement antérieure
au quatorzième siècle.
Note
i5o
Note
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
740
les vitraux portent ses armes. La chapelle
de Saint-Vincent, aujourd'hui de Sainte-
Anne, réparée par l'évêque Pierre d'Auxi-
lion, vers l'an i5oo, & ornée par lui de
vitraux aujourd'hui disparus, existait dès
la fin du quatorzième siècle, antérieure-
ment, en tout cas, à la sécularisation.
La chapelle de Saint-Sernin existait dès
la même époque, & une confrérie, dite
de Sainte-Anne, y fut établie par l'abbé
de Montolieu. Au commencement du
quinzième siècle, d'après un registre in-
titulé Ave Maria, conservé aux archives
du chapitre moderne, l'église comptait
sept autels, plus le grand autel; ils étaient
dédiés aux SS. Germain, Jean, Vincent, &
Michel, à la Vierge, à la sainte Croix & à
la Trinité; il serait probablement difficile
de retrouver la place de tous ces autels; il
pouvait y en avoir un ou deux dans les
bas-côtés ou bien à l'entrée, sous la grande
arcade, au-dessous de l'emplacement actuel
des orgues; nous donnons cette date au
document que nous employons, parce
qu'il parle du cloître & du dortoir com-
mun des chanoines; il est donc antérieur
à la sécularisation qui dispersa ceux-ci &
fit cesser la vie commune.
L'église de Saint-Nazaire, qui eut titre
de cure à partir de la sécularisation. Si
dont le desservant était nommé par le cha-
pitre, resta cathédrale jusqu'à la fin du
dix-huitième siècle; mais, depuis le milieu
ùo ce dernier siècle, elle en avait perdu
les prérogatives à la suite de l'abandon de
la cité par le chapitre & l'évêque M. de Be-
zons. Il avait été question de cette trans-
lation dès 145B, pendant une vacance du
siège épiscopal; ce qui la fit échouer, h
cette époque, ce furent les prétentions
exagérées des chanoines qui réclamaient
de la ville la cession & la jouissance exclu-
sive de l'une des portes !k l'établissement
d'un four & d'une boucherie exempts des
taxes municipales. Les principales cause:;
de ce changement étaient l'insalubrité de
la cité, qui manquait d'eau, le manque de
distractions, enfin son abandon par toute;;
les familles riches & commerçantes; cette
îranslation eut lieu, en dépit de la résis-
tance acharnée des habitants, dont elle
compromit :i tout jamais la prospérité;
mais M. de Bezons, d'ailleurs si zélé pour
le bien de ses ouailles, le sacrifia en cette
occasion à sa commodité personnelle; c'est
de cette époque que date l'évéché de la
ville basse, construction lourde & sans
style; l'ancien évêché, qui occupait une
partie de l'angle de la cité, fut détruit à la
Révolution, ainsi que le cloître gothique
attenant à l'église même. L'évéché bordait
directement les remparts intérieurs de la
cité, & une charte de Philippe III, de
1280, permit l'ouverture de quatre grandes
fenêtres dans les murailles; ces fenêtres
existent encore aujourd'hui.
Eglise de Salnt-Sernin. — Outre la cathé-
drale, la cité renfermait encore une autre
église qui servait de paroisse, Saint-Ser-
nin; l'origine de cette église est incon-
nue; elle semble n'avoir été primitivement
qu'une succursale de la cathédrale; elle
formait paroisse dès le quatorzième siècle
&, en i3o8, l'évêque Pierre de Roquefort
y institua une confrérie de Saint-Louis;
elle devait d'ailleurs exister déjà au siècle
précédent, puisque le roman de Philo-
mena, composé vers cette époque par un
moine de la Grasse, en attribue la fonda-
tion à Charlemagnc. En 1401, une sen-
tence arbitrale fixa l'ordre des processions
tant de Saint-Nazaire que de Saint-Sernin
& obligea le curé de cette dernière église
à assister aux cérémonies célébrées par le
chapitre cathédral; elle fut, à partir du
milieu du quatorzième siècle , le siège de
la célèbre confrérie des Mortes-Payes,
sorte de milice bourgeoise, qui était char-
gée depuis déjà longtemps de la garde de
la cité; elle reconnaissait saint Louis pour
son patron, lui rap])ortait sa fondation &
jouissait de nombreux privilèges, (|ui ne
l'empêchèrent pas de tomber promptement
en décadence. On a vu dans ces soldats,
dont les charges étaient héréditaires, le;;
successeurs des seigneurs estagers chargés,
au douzième siècle, par les vicomtes, de la
garde de la cité; mais l'un est une con-
séquence de l'organisation féodale, dans
laquelle l'cstage était une des formes du
service militaire & l'autre est une corpo-
ration toute spéciale, créée dans un bu'
déterminé & particulière à Carcassonne.
Note
I âo
Note
i5o
744
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Cette erreur a été commise par dom Vais-
sete & à sa suite par tous les historiens
modernes. Pour en revenir à l'église Saint-
Sernin, elle obtint, en 1441, de Char-
les VIT, la permission d'ouvrir des fenê-
tres dans une tour de la cité qui lui servait
de chœur; dès cette époque, cette tour,
qui existe encore & qui date du douzième
siècle, passait pour avoir servi de prison à
saint Sernin & à ses compagnons, lors de
leur séjour à Carcassonne. En i5l8, le
sieur de Basilhac, connétable de la cité,
posa la première pierre d'un nouveau clo-
cher, qui fut achevé dans l'espace de qua-
torze ans. La paroisse Saint-Sernin fut
supprimée & l'église démolie lors de la Ré-
volution; il n'en reste plus que le chœur
qui, comme nous l'avons dit plus haut,
faisait partie des murailles.
Dans l'ancienne cité ou plutôt dans les
anciens faubourgs de Carcassonne, on
comptait quatre églises : Saint-Vincent,
Saint-Michel, Notre-Dame & Saint-Es-
tève. Toutes ces églises dépendaient du
chapitre cathédral de Saint-Nazaire, & on
peut croire que leur première fondation
était l'œuvre de cette congrégation. On
sait que dans la seconde de ces églises,
une congrégation régulière existait en l'an
1004; à cette date, le prêtre Guitard lui
fit donation d'une vigne sise aux envi-
rons.
L'histoire de Notre-Dame, autrement
dite Notre-Dame de l'Abbaye, est un peu
mieux connue. Il semble, d'après des té-
moignages anciens, qu'elle existait dès le
huitième siècle; elle aurait même été pillée
par les Sarrasins qui en auraient, dit-on,
emporté d'immenses trésors. Quoi qu'il en
soit de cette tradition, cette église possé-
dait une organisation régulière, dès 904,
du temps de l'évêque Gimer, à qui l'on
doit vraisemblablement en rapporter la
fondation; elle paraît encore en 932 & en
936; en 956, le testament du comte de
Bésalu , Sunifred , prouve sa sujétion à
Saint-Nazaire. Elle est encore mentionnée
en 1067, dans l'acte de vente des comtés de
Carcassonne & de Razès, faite par la vicom-
tesse Ermengarde au comte de Barcelone.
En 1084, nous voyons Bernard, archidiacre
de la cathédrale, s'intituler prieur de No-
tre-Dame; à partir de ce moment, elle ne
porte plus le titre d'abbaye : ce n'est plus
([u'une simple prévôté dépendant de la
mense capitulaire de Saint-Nazaire. C'est
en cette qualité qu'en io85,elle reçoit d'Er-
mengarde les dîmes de plusieurs villages
du Carcasses; à cette époque, les chanoines
étaient soumis à la règle de Saint-Augus-
tin, comme le chapitre de Saint-Nazaire;
en 1088, elle est mentionnée parUrbain II
comme ayant été réformée par l'évêque
Pierre &, en 1096, elle a l'honneur de voir
officier dans ses murs le souverain pontife.
La Coutume de Carcassonne, rédigée en-
tre 1204& 1209, nous apprend qu'elle avait
son notaire spécial servant aux habitants
du bourg, & les Archives nationales possè-
dent aujourd'hui un registre de protocoles
provenant de cette étude; il date de la fin
du quinzième siècle & ne présente aucun
intérêt historique.
Détruite en 1240 par les partisans de
Trencavel, lors de la levée du siège, l'é-
glise de Sainte-Marie fut reconstruite par
ordre de saint Louis & aux frais des habi-
tants. Les chanoines ne purent s'y réins-
taller que vers 1263, faute d'un local suffi-
sant. Lors de la sécularisation du chapitre
cathédral, le prieuré de Notre-Dame de
Saint-Sauveur fut uni à la dignité de tré-
sorier. Restaurée en 1540, par Martin de
Saint-André, cette église eut beaucoup h
souffrir des guerres de religion; occupée
par les habitants de la cité, elle eut à subir
les attaques de ceux de la ville basse, fut
démantelée, à demi ruinée & souillée;
le trésorier du chapitre l'abandonna, ne
pouvant la réparer, & elle servit, pendant
une épidémie, à loger les pestiférés. Enfin
les capucins, appelés à Carcassonne par le
sieur Bernard Moureau, s'y installèrent
en 1392 & la rendirent au culte. Aujour-
d'hui cette église, devenue méconnaissa-
ble, est dédiée à sainte Gracieuse, & fait
partie d'un couvent de religieuses, vouées
à l'enseignement des jeunes filles.
L'église de Saint-Estève, située au nord
de la cité, sur une petite colline, n'existe
plus aujourd'hui; elle paraît dans les actes
Note
1 5o
Note
i5o
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
745
en 1088; à cette époque, l'évêque Pierre
venait d'y instituer un collège de chatioi-
nes, qui fut confirmé par une bulle d'Ur-
bain II; détruite pendant la guerre des
albigeois, cette église ne fut jamais rebâtie
& resta en ruines jusqu'en 1701, époque
où les capucins obtinrent du chapitre &
de l'évêque la permission d'en employer
les matériaux à la reconstruction de leur
couvent; à cette époque, elle servait de
retraite aux voleurs. Jusqu'à la Révolution,
cette vieille église fut le but de la première
procession faite à l'époque des Rogations
par le clergé de l'église cathédrale & de
la ville basse; on croit que le patron en
était, non pas le protomartyr Etienne,
mais l'évêque saint Stapin ou Etienne du
septième siècle.
Dans la ville basse de Carcassonne on
compte deux églises paroissiales : Saint-
Vincent & Saint-Michel, qui remplacè-
rent, au treizième siècle, les églises du
même nom, situées dans les faubourgs de
la cité ; elles furent construites par les
habitants du Bourg, à leur retour à Car-
cassonne, en exécution de l'engagement
qu'ils avaient pris envers le roi saint Louis
de reconstruire toutes les églises détruites
en 1240 par suite de leur trahison. L'église
de Saint-Michel, dotée en 1283 de quel-
ques revenus sur des maisons voisines,
obtint alors une charte d'amortissement
de Philippe le Hardi; on trouvera en note
ce document, resté jusqu'ici inédit". Le
' De gratta facta per Jominum regem eccîesie
Beau Michallii Carcaisonae. — Phllippus Dei
gratia Francorum rex. Notum facimus iiniversis
tam presentibus quam fuluris, quod cutn nos per-
cipere consueverimus très solides, très denarios &
oboUim annui redditiis in modiim qui sequitur,
supra domos & localia inferius nominata : — vide-
• licet supra domum Raymundi Sabaterii ^ Fonte-
Joncoso de Carcassona, confronta ta de Altano cum
carrairola, de CIrcio cum capite eccîesie parrochia-
lis Sancti Michaëlis Burgi Carcassone, de Aqui-
lone cum via publica, de Meridie cum tenemento
Raimundi de Casilacho & Pétri de Porciano mer-
catorum, novem denarios & obolum Turonenses.
Item supra domum Raymundi de Casilacho & Pé-
tri de Porciano mercatorum predictorum, que con-
frontaïur de Altano cum carrairola, de Meridie
vicaire qui desservait cette église, comme
celui qui desservait celle de Saint-Vin-
cum tenentia Aude mulieris, de Circio cum capite
dicte eccîesie, de Aquilone cum tenentia Raimundi
Sabaterii predicti très denarios Turonenses. Item
supra domum Aude mulieris predicte confronta tam
de Altano cum dicta carrairola, de Mendie cum te-
nentia Amelii de Alairaco textoris de Carcassona,
de Circio cum capite dicte eccîesie & de Aquilone
cum tenentia Raimundi de Casilaco & Pétri de Por-
ciano predictorum, duos denarios Turonenses. Item
supra domum Amelii de Alairaco textoris de Carcas-
sona predicti, confrontatam de Altano cum carrai-
rola predicta, de Meridie cum tenemento Veziane
uxoris condam deffuncti Pontii de Cornezano de
Carcassona, de Circio cum capite dicte eccîesie, &
de Aquilone cum tenentia Aude mulieris predicte,
duos denarios Turonenses. Item supra domum
Vesiane relicte Pontii de Cornezano predicte, con-
frontatam de Altano cum dicta carrairola, de
Meridie cum tenentia Bernardi de Laurano de Car-
cassona laboratoris, de Circio cum cimiterio eccîesie
predicte Sancti Michaëlis, & de Aquilone cum dicta
carrairola, quatuor denarios Turonenses. Item su-
pra domum Bernardi de Laurano predicti labo-
ratoris de Carcftssona, confrontatam de Altano cum
dicta carrairola, de Meridie cum tenentia Guil-
lelmi Arnaldi de Cornezano & Pétri Guillelmi
fratrum, de Circio cum dicto cimiterio & de Aqui-
lone cum tenentia Vesiane mulieris predicte, qua-
tuor denarios Turonenses. Item supra quodJam
locale Aymerici de Manso de Carcassona, confron-
tatum de Altano cum cimiterio dicte eccîesie, de
Meridie cum tenentia Arnaldi de Pinu, de Circio
cum carrairola & de Aquilone cum tenentia dicti
Aymerici de Manso, quinque denarios Turonen-
ses. Item supra aliud locale Arnaldi de Pinu,
confrontatum de Altano cum dicto cimiterio, de
Meridie cum tenentia Raimundi de Casilaco mer-
catoris, de Circio cum carrairola & de Aquilone
cum tenentia dicti Aymerici de Manso, quinque de-
narios Turonenses. Item super aliud locale Rai-
mundi de Casilacho mercatoris, confrontatum de
Altano cum dicto cimiterio, de Meridie cum via pu-
blica , de Circio cum carrairola & de Aquilone cum
tenentia dicti Arnaldi de Pinu, quinque denarios
Turonenses. Nos, intuitu pietatis, 8t ob remedium
anime nostre & animarum inclite recordationis ca-
rissimi domini & genitoris nostri Ludovici, régis
Francorum & aliorum predecessorum nostroriim,
rectoris & parrochianorum ejiisdem eccîesie S.incti
Michaëlis Burgi Carcassone precibus annuentes,
concedimus eisdem quod ipsi domos & localia
predicta acquirere possint ad ecdesiam suam pre-
dictam & ejus cimiterium augmentandum, & pre-
dictos très solidos, très denarios & obolum annui
Note
I 5o
Note
i5o
746
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
cent, était nommé par le chapitre cathé-
dral de Saint-Nazaire, en souvenir de l'an-
cienne sujétion des églises des bourgs du
douzième siècle envers cette communauté.
En l6i5, Paul V accorda des indulgences
aux bienfaiteurs ou visiteurs de l'église.
Au dix-huitième siècle, l'évêque de Be-
zons y transporta la cathédrale ; au-
jourd'hui elle en tient encore lieu. Cette
église date, comme toutes les autres, du
quatorzième siècle; elle est conçue sur
le plan si général dans le Midi d'une nef
sans bas-côtés, avec des chapelles entre les
C'est 'dans cette église qu'on conserve au-
jourd'hui la main de sainte Anne qui a
été longtemps vénérée dans l'église de
Saint-Nazaire.
Outre les églises de Saint-Vincent & do
Saint-Michel, la ville contenait encore,
au treizième siècle, une église dédiée à la
Vierge, construite la première de toutes,
en 1248; peu après, le chapitre l'échangea
avec l'évêque Guillaume-Arnaud contre le
prieuré de Saint-Pierre de Vie &, en i36i,
l'officialité y fut transportée' ; détruite lors
Note
1 5o
arcs-boutants; l'une de ces chapelles, celle de la Révolution, cette église est aujour-
de Saint-Mathias, occupée par la corpo- d'hui remplacée par une halle,
ration des tisserands , fut consacrée en
i383.
L'église Saint-Vincent de Carcassonne
date à peu près de la môme époque; on
la croit de la fin du treizième ou du com-
mencement du quatorzième siècle ; tou-
f'fois, nous avons une charte qui nous
permet de fixer plus exactement cette épo-
c(ue; c'est une lettre d'amortissement de
Philippe IV, datée de l'an i3o8, de terrains
acquis pour servir à la construction du
chœur; nous donnons cette pièce en note '.
censiis, quos percipiebamus supra domos & localia
predicta, ut dietum est, eisdem &. ecclesie predicte
pro nobis & nostris successoribus daraiis perpétue,
remittimus & qiiitaraus. In cujiis rei testimonium
presentibus litteris nostrum fetimus apponi sigil-
lum. Actum Carcassone, anno Dommi millesimo
ducemesimo octogesimo tercio , mense augusto.
(Latin 9996, p. 201 &suiv.J
' Philippus Dei gratia Fraiicorum rex. Notum
facimus iiniversis tam presentibus quam futuris,
quod cura parrochialis ecclesia Sancti Vincentii
de burgo nostro Carcassone adeo sit arcta & mo-
dica, quod parrochiani ejusdem cum numéro quo
deceret & expediret non possunt recipi in eadem
nec sit prope ecclesiam hujiismodi lociis aptus, m
quem cxtendi, dilatari & ampliari valeat ecclesia
ineniorata, preterquam quatuor domunculas, que
nobis in diiobus solidis & in sex denariis Turo-
nensium annui & perpetui censiis onerate consis-
tuntj nos, intuitu pietatis & pro nostre ac quon-
dam consortis nosire canssnne predecessorumque
nostrorum animarum remedio & sainte, ad recio-
ris, juratorum & parrochianorura ecclesie niemo-
rate supplicatlonein, eisdem concedimus per pre-
■.:ntes ut ad opus extensionis, dilatationis &
COUVENTS DE CARCASSONNE
Augustins. — Les Ermites de l'ordre de
Saint-Augustin s'établirent à Carcassonne
en 1283, à l'extrémité du Bourg-Neuf, alors
beaucoup plus étendu qu'aujourd'hui; mais
ils ne tardèrent pas à quitter ce premier
emplacement, &, vers 1295, ils vinrent
s'installer dans le milieu même de la ville,
dans l'emplacement qu'ils occupaient en-
core au dix-huitième siècle; l'église était
déjà construite en i3o5, grâce aux libé-
ralités de Sanche Morlane, archidiacre de
Carcassonne, qui avait payé une partie de
ampliationis ejusdem ecclesie dictas domunculas
possint acquirere & acquisitas convertere in ex-
tensionem, dilatationem & ampliationem predic-
tas dictosque duos solides cum dimidio Turo-
nensium annui & perpetui census in & super
domiinculis predictis nobis debitos dicte ecclesie
sic extense, dilatate & ampliate in perpetuunt re-
mittimus & quictamus; insuper concedentes rec-
tori, juratis & parrochianis predictis ut ecclesiam
ipsam cura de dictis extensa, dilatata & ampliata
domunculis fuerit , liberam & immunem ab annuo
censu predicio & absque prestando nobis aut suc-
cessoribus nostris quamcuraque financiam pro pre-
missis tenere, habere & possidere possint in per^
petuum pacifiée & quiete, salvo in aliis juic
nostro & quolibet alieno. Que ut firma & stabilia
perpetuo persévèrent , présentes litteras sigilli
nostri fecimus appensione muniri. Actam apud
Petramfontem , anno Domini m° ccc" ociavo,
mense octobris. — Per elemosinarium, Maillardus.
(Archives nationales; Trésor des chartes, ]J. J^l',
f» 69.)
■ Bouges, p. 1 84.
Noie
I 5o
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
la construcfioii & garni l'autel de riches
ornements; à cette date, le provincial des
augustins ordonna la célébration perpé-
tuelle d'une messe quotidienne pour le
repos de son âme. En 1829, il était encore
question d'une nouvelle translation; les
religieux avaient reçu diverses maisons
dans l'intérieur du bourg, bien situées, à
distance convenable des autres églises, mais
ces terres étant censives du chapitre cathé-
dral, & celui-ci refusant d'en permettre
l'aliénation, le pape Jean XXII lui écrivit
pour le prier d'y donner son assentiment;
nous ignorons si cette translation put s'ef-
fectuer; le fait nous semble peu probable;
toutefois, remarquons que la même année
Philippe VI ordonnait au sénéchal de faire
une enquête de commodo & incommoda, au
sujet d'une demande d'amortissement faite
par les pères pour ces mêmes maisons; la
lettre d'amortissement est datée de l'an
i335; dans le premier de ces actes, il est
bien stipulé que c'est pour fond<;r un nou-
vel établissement que ces terres ont été
données au couvent. Si la translation eut
lieu , elle fut probablement l'œuvre de
l'évêque Pierre-Jean, pour lequel les au-
gustins instituèrent, en i336, un service
perpétuel dans leur église, service fait par
un prêtre hebdomadier qui portait son
nom.
Le couvent fut vraisemblablement détruit
en l355, lors de l'arrivée des Anglais ; en
effet, dans le cours des années suivantes,
nous voyons les pères occupés à réparer &
à augmenter les bâtiments claustraux; en
i368, ils avaient acheté deux cents livres
une maison que le duc d'Anjou leur amor-
tit; un peu plus tard, en i38i, le duc de
Berry leur permet de prendre trois cents
arbres dans les forêts royales du pays de
Sault, l'our servir à la construction de leur
nouveau couvent. En 1396, le roi Char-
les VI leur accorda une charte générale
d'amortissement, confirmant toutes les
chartes particulières précédemment con-
cédées.
Quelques années auparavant, l'église
avait été profanée par les officiers de jus-
tice de la viguerie de Carcassonne; non
contents de violer le privilège d'asile
pour y chercher un criminel qui s'y était
747
réfugié, ils pillèrent les archives & la
sacristie du couvent, tuèrent un religieux
qui célébrait la messe & en maltraitèrent
plusieurs autres. Poursuivis par la justice
tant séculière qu'ecclésiastique, les au-
teurs de ces violences restèrent impunis,
&, en 1422, Martin V ordonnait encore à
l'official de Narbonne de procéder cano-
niquement contre les malfaiteurs inconnus
qui détenaient les titres & les ornements
religieux des pères augustins; les premiers
faits remontaient à i383.
En i5i6, le couvent ayant besoin de ré-
parations, le pape Léon X lui accorda des
bulles d'indulgence qu'il révoqua quelques
mois après; mais, dans l'intervalle, les
augustins avaient réuni assez d'aumônes
pour pouvoir faire reconstruire leur grand
réfectoire. A la fin du même siècle, l'église,
reconstruite en partie aux frais de la ville,
fut consacrée par Bernard Dupuy, évêque
d'Agde (i585). En 1614, à la suite d'une
grande sécheresse, les consuls y instituè-
rent une confrérie de la Vierge qui ne
dura que quelques années; en 1640, elle
était déjà réunie à celle de Saint-Augusiin
& Sainte-Monique. Aujourd'hui l'église &
le reste des bâtiments, aliéiiés pendant la
Révolution, sont possédés par des particu-
liers & ont perdu tout caractère.
Le Saint-Suaîre des Augustins. — Parmi
les reliques que possédait le couvent des
augustins de Carcassonne, le Saint-Suaire
mérite une mention spéciale On sait que
rien n'est moins rare que la présence dans
les trésors des églises de France de Saints-
Suaires, autrement dit de linges ayant
servi à envelopper le corps du Christ dans
son tombeau. Sans discuter l'authenticité
de toutes ces reliques, c|uesfion que nous
n'avons pas à éclaircir ici, nous rappelle-
rons que le Saint-Suaire, ou un linge qui
passait pour être le Saint-Suaire, élait
conservé à Jérusalem, vers l'an 670,011
Arculf, évêque & pèlerin fij^nçais, put
le voir & le mesurer. La trace de cette re-
lique se perd ensuite; seulement, au com-
mencement du treizième siècle, en 1214,
on voit paraître àCadouin, en Périgord,
un monument qui porte le nom de Saint-
Suaire; il est mentionné dans une donation
Note
i5o
Note
j5o
748
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
de Simon de Montfort à ce couvent cister-
cien. Comment cette relique arriva-t-elle
àCadouin? Par quelles mains passa-t-elle
de 670 à 1214? Nul ne le sait; un auteur
de notre époque a essayé de résoudre ce
problème & de combler la lacune ; malgré
tous ses efforts, il n'a pu arriver qu'à ren-
dre probable la présence de cette relique à
Cadouin dès le milieu du douzième siècle.
La première mention du Saint-Suaire de
Carcassonne est beaucoup moins ancienne
&, par conséquent, son authenticité laisse
beaucoup plus à désirer. Un religieux du
dernier siècle, auteur d'une bonne histoire
de Carcassonne, le père Bouges, essaya,
dans un livre spécial, de prouver cette
authenticité par des documents diplomati-
ques tirés des archives de l'abbaye. La plus
ancienne mention qu'il en put retrouver est
de l'an 1402, lors d'un grand procès dont
nous parlerons plus bas. Il prétend bien
que la destruction du couvent par les An-
glais, en l355, dut faire disparaître les
anciens titres; mais l'existence, aux archi-
ves du département de l'Aude, du chartrier
des augustins complet depuis l'an i3o7,
enlève toute valeur à cette assertion. On
ne peut plus alléguer qu'une vague lé-
gende, d'après laquelle la relique aurait
été laissée dans le couvent de Carcassonne,
en 1298, par deux moines de l'ordre, à leur
retour de Palestine.
Ce fut donc vers le milieu du quator-
zième siècle que dut prendre naissance la
dévotion à cette relique; en 1402, elle
était si ancienne que de mémoire d'homme
on ne savait quand elle avait commencé;
espace de temps qu'on peut certainement
réduire à cinquante ans. Mais les religieux
de Cadouin ne voulant pas laisser perdre
la renommée de leur couvent, intentèrent
un procès aux augustins pardevant Ay-
meri, abbé de Saint-Sernin de Toulouse,
conservateur des privilèges de l'ordre de
Cîteaux. Excommuniés par lui, les reli-
gieux en appelèrent au pape, puis au roi
de France , & Aymeri dut retirer ses ana-
thèmes; la relique reprit toute sa faveur
& les miracles qu'elle opéra se multipliè-
rent tellement que l'official dut commet-
tre un instant un notaire pour les enre-
gistrer. Une confrérie s'y était établie dès
l'an 1390; richement dotée, réorganisée
en 1544, par l'évêque Martin de Saint-
André, elle compta un moment jusqu'à
mille six cent trente-sept membres. En
1640, la relique fut transportée dans une
nouvelle chapelle, construite & ornée à
cet effet; ce fut l'évêque Vitalis de l'Es-
tang qui présida à cette translation. Sauvé
pendant la Révolution, le Saint-Suaire est
aujourd'hui conservé dans la chapelle de
l'hôpital de Carcassonne.
Capucins. — L'établissement des capu-
cins à Carcassonne date de la fin du sei-
zième siècle; ce fut en 1592, au moment où
finissaient les guerres religieuses, que la
charité de quelques particuliers les intro-
duisit dans les faubourgs. A ce moment, le
siège épiscopal était occupé par un prélat
italien, Annibal Ruccelaï, qui ne parut ja-
mais à Carcassonne & fit exercer son au-
torité par un vicaire général; mais le cha-
pitre, qui tenait pour le parti français,
avait nommé de son côté un autre vicaire,
auquel appartenait en réalité l'autorité spi-
rituelle. Toutefois, ces deux pouvoirs en-
nemis surent s'accorder pour permettre
l'établissement des capucins, & ceux-ci eu-
rent soin de demander leur autorisation à
chacun d'eux. Le véritable fondateur du
couvent fut Bernard Moureau, greffier cri-
minel au Parlement de Toulouse & habi-
tant de la cité; il possédait une partie du
versant de la colline entre l'Aude & la
vieille ville, & avait même quelques droits,
paraît-il, sur l'aiicienne église de Notre-
Dame de l'Abbaye, alors en ruines & inha-
bitée. A sa requête, un commissaire de
l'ordre vint examiner les lieux & accepta
ses propositions, après avoir hésité quel-
que temps. L'église fut réparée, nettoyée
& réconciliée; Moureau acheta une maison
contigUe, appartenant à la trésorerie de
Saint-Nazaire, & les pères ne tardèrent pas
à s'y installer, à la fête de Pâques de 1592.
Clément VIII autorisa cette fondation par
bref du 7 juillet iSgS. Dans les années sui-
vantes, nous voyons Moureau compléter
son œuvre, acheter différents terrains des
propriétaires environnants, échanger d'au-
tres terres plus à sa convenance; enfin, en
1601, confirmer & renouveler toutes ses
Note
i5o
NOTB
i5o
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
749
anciennes donations. Conformément à un
privilège du pape Grégoire XIII & par dé-
cision du général de l'ordre, l'autel du cou-
vent de Carcassonne devint un des trois
autels privilégiés de l'ordre, auxquels on
pouvait officier suivant les rites de l'Eglise
romaine (acte de 1596).
Quand le siège épiscopal fut définiti-
vetnent occupé par Christophe de l'Es-
tang, les capucins trouvèrent en lui un dé-
voué protecteurj il consacra leur église le
25 avril 1610 & leur légua le soin de con-
server son cœur. Son neveu & successeur,
Vitalis de rEstang,leur continua son affec-
tion; c'est grâce à lui que le couvent put
s'accroître; en 1629, il leur donna ses jetons
de présence aux Etats de la Province &
fit tant par ses sollicitations que la somme
à eux donnée par cette compagnie monta
à plus de six mille livres. Le courage &
le dévouement que les religieux montrè-
rent eu 1629 & en i652, pendant la peste
qui ravagea alors la ville de Carcassonne,
leur valut la protection de la municipalité
& l'attachement de la population; on leur
accorda de faire des quêtes dans la ville
basse, & leurs aumônes devinrent assez
abondantes pour leur permettre d'acquérir
une source située dans une propriété par-
ticulière, près de la cité, de réparer l'an-
cienne chapelle de Notre-Dame, d'agrandir
leur chœur ik de construire la chapelle de
Saint-Félix; enfin, en 1672, ils entrepren-
nent la reconstruction de leur couvent sur
de plus vastes proportions; cette entre-
prise fut menée à bonne fin & les bâti-
ments étaient achevés en i683.
Au commencement du dix-huitième siè-
cle, l'évêque deGrignan proposa aux pères
de lui céder leur couvent dont il aurait
voulu faire un séminaire & une maison de
retraite pour les ecclésiastiques; il leur
offrait en échange l'église de Notre-Dame
de la Ville-Basse, avec les maisons de l'offi-
cialité, une clôture en bon état & un en-
clos assez vaste ; mais les capucins qui
tenaient à leur résidence refusèrent cet
échange, qui aurait pourtant été assez
avantageux pour eux, car moins de soixante
ans après sa construction, leur couvent,
bâti à peu de frais, tombait déjà en rui-
nes 8c les bâtiments offerts par l'évêque
étaient dans une position infiniment pré-
férable & beaucoup plus solidement cons-
truits.
Le dix-huitième siècle est rempli par de
nouvelles acquisitions, par l'accroissement
& l'arrangement de la bibliothèque, par
une querelle avec le curé de Saint-Sernin
de la cité, pour le droit de faire certaines
cérémonies, & par de nombreux procès
avec les habitants des environs. Protégés
par M. de Rochebonne, peu en faveur au-
près de M. de Bezons, les capucins conti-
nuèrent toujours à prospérer; en dépit de
la mauvaise adgiinistration de la plupart
des gardiens, de 1776 a 1779, ils parvinrent
à faire pour près de cinq mille livres de
réparations & d'acquisitions; en 1762,1e
couvent fut presque entièrement rebâti,
mais la maison était déjà en pleine déca-
dence &, construit pour trente religieux,
le cloître, en 1790, n'en contenait plus que
cinq& trois frères lais. Aliénés en 1791, les
bâtiments & l'église furent rachetés, en
1848, par M'' de Bonnechose, qui y ins-
talla les religieuses de Marie-Thérèse,
vouées à l'enseignement des jeunes filles.
L'église, restaurée & réconciliée, est au-
jourd'hui dédiée à sainte Gracieuse'.
Carmes de Carcassonne. — L'ordre du
Mout-Carmel fonda son premier établis-
sement dans le Bourg de Carcassonne en
1267 ; toujours attentif à subvenir aux be-
soins des ordres religieux, saint Louis lui
fit délivrer un terrain convenable & lui ac-
corda, en 1269, des lettres d'amortissement
pour différentes terres qu'il avait acquises;
ces lettres furent renouvelées par Phi-
lippe le Hardi en 1274. Ce premier éta-
blissement ne tarda pas à s'étendre beau-
coup, grâce aux libéralités des habitants;
l'église fut consacrée en 1297; elle avait
été élevée grâce aux dons de l'archidiacre
Sanche Morlane; en 1297, les frères, au
nombre de douze, y compris le prieur,
' Tous les détails qui précèdent sont tirés d'une
volumineuse histoire du couvent des capucins 8c
de l'église Notre-Dame de l'Abbaye, composée au
dernier siècle par deux religieux capucins; le
manuscrit appartient k M. Cros-Mayrevielle; il a
été publié presque in extvmo dans Mahul, t. 5 &6.
Note
i5o
Note
i5o
75
7DO
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
promirent de dire chaque jour une messe
en son honneur & de célébrer un service
perpétuel au jour de sa mort.
La guerre de cent ans vint troubler le
repos des religieux; en l36o, le pape In-
nocent VI les autorisa à s'établir dans l'in-
térieur de la ville pour éviter les ravages
des ennemis; leur ancien couvent avait
été détruit vers i355, pour les besoins de
la défense. C'est évidemment à cette épo-
que que se rapporte la construction de
leur église, charmant édifice du quator-
zième siècle, conçu dans le même système
que les églises paroissiales^du bourg, dont
l'une tout au moins est à peu près de cette
époque (voir plus haut). La translation du
couvent fut approuvée en i363 par le roi
Jean, qui leur délivra des lettres d'amor-
tissement jusqu'à la valeur de vingt sous,
&en 1369, par le comte d'Anjou, lieutenant peste força les clarisses à venir habiter ces
Il y avait encore, au dix-septième siècle,
un autre établissement de carmes à Mont-
réal ; en 1698, les deux couvents réunis
contenaient vingt-cinq religieux. (Voir
plus bas, p. 760.)
Clarisses. — Le couvent des clarisses de
Carcassonne, qui se rattachaient aux cla-
risses urbanistes est de fondation as?ez
ancienne; il existait déjà en l3lo, date
d'une donation de Philippe le Bel'; la
prieure paraît en i355 dans la supplique
des habitants au prince de Galles, pour le
supplier d'épargner la ville. En i36l,de
grands biens sis à Azille, dans le diocèse de
Narbonne, lui furent donnés par Isabelle
de Lévis, dame de Saissac ; ils pouvaient
suffire à l'entretien de quatorze religieuses
& de quatre frères mineurs. En 1477, la
Note
du roi en Languedoc; en i363, les cons-
tructions étaient déjà commencées, ce qui
donne bien la date de l'église actuelle.
Le couvent des carmes de Carcassonne
fut en grand honneur auprès des riches fa-
milles bourgeoises de la paroisse de Saint-
Vincent, sur laquelle il était situé; leur
église reçut les tombeaux de nombre de
personnages distingués; & la noble famille
de Saint-André y avait sa sépulture; l'un
de ces tombeaux, chef-d'œuvre de sculp-
ture du seizième siècle, est aujourd'hui au
Musée de Toulouse; mentionnons encore
la famille de Bélissens. Plusieurs confré-
ries y furent successivement établies, celle
de Saint-Eutrope en 1393, celle de Notre-
Dame de Cazal, dite de Miraculis, qui exis-
tait déjà en 1497 & durait encore en i6i3;
une autre, dite de Notre-Dame du Scapu-
laire; enfin, plusieurs chapellenies, ap-
pelées Notre-Dame des Anges (i5oo) &
SS. Jean Baptiste & Evangéliste en 1374,
date de la concession de nombreuses in-
dulgences, par plusieurs prélats de la Pro-
vince, à ceux qui visiteraient l'église.
Confisqués en 1792, les bâtiments claus-
traux & l'église servirent à divers usages
jusqu'en l852; rachetés à cette époque, par
propriétés Scelles y restèrent; leur mai-
son de Carcassonne finit par être usurpée
par les cordeliers. Une partie de cet an-
cien couvent, rebâti probablement à la fin
du quatorzième siècle, après le passage des
Anglais, existe encore aujourd'hui; ces bâ-
timents appartiennent à des particuliers".
Dominicains de Carcassonne. — Le cou-
vent fondé à Carcassonne par l'ordre des
frères prêcheurs était l'un des plus im-
portants du Midi; le voisinage de l'In-
quisition, qui pendant plus de deux siècles
eutdans la cité l'un de ses tribunaux les
plus actifs de France, les nombreuses
donations de différents rois, enfin les évé-
nements politiques dont il fut le centre,
telles sont les principales raisons qui en
ont fait le premier établissement de l'or-
dre dans la Province. Une tradition lo-
cale, recueillie par le P. Bouges, dans
son Histoire ecclésiastique, en attribuait la
première fondation à Clarin, & la rap-
portait à l23o; certains même la font
remonter jusqu'à Simon de Montfort. Ni
l'une ni l'autre de ces versions n'est
exacte; Simon de Montfort n'a fondé dans
ses domaines du Midi aucun établissement
la confrérie des carmes réformés de Saint- de frères prêcheurs, & leur couvent n'est
Jean de la Croix, ils forment aujourd'hui
un nouveau couvent; l'église a été restau- ■ jj. ^5, f» 90.
rée avec soin, sinon toujours avec goût. " Mahul, t. 6, p. 446-447. .
Note
lào
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
■j5ï
pas indiqué'en 1240 parmi les monastères
détruits par le vicomte Trencavel, lors de
sou attaque de la cité. Nous en rapporte-
rons donc la fondation à l'an 1247, avec
Bernard Gui, historien du couvent, de peu
postérieur, parfaitement informé & qui a
employé à la fois les chartes de la congré-
gation 84 les souvenirs des plus anciens
frères. En effet, c'est en 1247 que, faisant
reconstruire le bourg de Carcassonne, dé-
truit sept ans plus tôt, le roi saint Louis
ordonna au sénéchal Jean de Cranis d'assi-
gner aux dominicains une place convena-
ble sur ce nouvel emplacement; faute de
mieux, le sénéchal leur donna un endroit
situé entre le nouveau bourg & l'Aude.
Us s'installèrent immédiatement & s'ar-
rangèrent pour avoir le plus de commo-
dités possibles; en 1253, le sénéchal Guil-
laume du Plan leur concéda l'usage d'une
fontaine sise dans la paroisse de Saint-
Vincent, en les autorisant à en amener
l'eau dans leur couvent par tous les moyens
possibles; cette autorisation leur fut con-
firmée l'année suivante par saint Louis
(lettre de juillet 1254); par le même
acte, le roi, qui était patronus Jomus, leur
amortit quelques maisons par eux nou-
vellement acquises jusqu'à concurrence de
douze deniers de reiite. Ces maisons appar-
tenaient à Anseau & Odoard de Moyne-
ville, seigneurs de Pézens. Le couvent était
canoniquement installé depuis le chapitre
provincial de Montpellier de 1255, qui
en avait nommé le prieur & le lecteur'.
Mais la position était mal choisie; elle
était exposée aux inondations; le 29 octo-
bre 1255, l'Aude déborda & chassa les reli-
gieux de leur couvent; sauvés à grand
peine, ils furent recueillis dans le palais
épiscopal de la cité par l'évêque Guillaume
Raoul, depuis le i" novembre 1255 jus-
qu'au carême de 1257. Ce fut encore à
saint Louis qu'ils furent redevables d'un
nouvel établissement; dans la plaine de
l'Aude, près de l'emplacement de la nou-
velle ville, se trouvait un terrain, appelé
Aiguesmortes, qui relevait de la directe du
' Btrnatâ Gu\, Hiitoire du couvent Je Carcassonne,
écrite en i3o5, MahuI, t. 6, p. 466, d'après Mar-
tène, CoUcctio amphssima, t. 5, c, 475,
chapitre; à la demande des dominicains,
le roi ordonna au sénéchal de l'acquérir
par échange ou à prix d'argent (mai 1257);
il fut payé à l'évêque cent trente-trois li-
vres cinq sous tournois, & le prélat se
chargea d'indemniser les autres proprié-
taires; le sénéchal lui donna en outre dif-
férents revenus en nature sur plusieurs
villages du Carcasses. L'ancien emplace-
ment près de l'Aude restait toujours la
propriété du couvent; le roi ordonna de
l'accenser en payant une rente de cent li-
vres aux frères. Mais saint Louis ne borna
pas là ses bienfaits; toujours protecteur
zélé des ordres mendiants, en 1255, il leur
avait assigné un revenu assez considérable
pour payer les tuniques des religieux, &
cette aumône était encore payée réguliè-
rement en i3o5, moment où écrivait Ber-
nard Gui; il leur donna encore, dit-on, de
nombreuses reliques & plusieurs vêtements
précieux, qui servirent plus tard à faire
des ornements ecclésiastiques"; ce serait
aussi à lui que serait due la construction
du cloître du couvent, mais Bernard Gui
ne mentionnant pas cette circonstance, on
peut croire qu'elle n'est pas certaine.
Enrichis par le roi, les dominicains ob-
tinrent encore plusieurs bulles de privi-
lèges; Alexandre IV accorda cent jours
d'indulgence à ceux qui fréquenteraient
leur église, & défendit de bâtir aucune
maison religieuse ou oratoire dans un
rayon de trois cents cannes autour du
couvent. La prédication des frères de ce
couvent s'étendait sur tout le Carcasses,
moins la ville de la Grasse & le Val de
Daigne, qui furent attribués, en 1258, aux
frères du couvent de Narbonne. Pendant
tout le reste du siècle, ils se livrèrent à la
prédication, tant contre les hérétiques al-
bigeois que pour le secours de la Terre-
Sainte; leur sous-prieur centralisait les
legs faits pour la croisade (acte de i285).
A la fin du treizième siècle commen-
cèrent de grandes tribulations pour le
couvent de Carcassonne; protégés jus-
que-là par la crainte des habitants pour
l'Inquisition, qui siégeait dans la cité, les
' Mahul, t. 6, p. 452, d'après le P. Rechac, Vie
ie saint Dominttjue.
Note
lâo
Note
i5o
ySi
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
religieux furent enveloppés dans la même
haine, quand éclatèrent de grandes ré-
voltes contre son autorité. Une première
tentative eut lieu de 1294 à 1299, pendant
les prierais d'Eudes de Consentiaco & du cé-
lèbre Bernard Gui; les frères, dit-il, eurent
à courir de grands dangers personnels, ils
furent insultés, battus, & on eût dit qu'ils
étaient les excommuniés'; mais, un mo-
ment soutenus par Philippe le Bel, les in-
surgés furent bientôt abandonnés à eux-
mêmes & durent faire amende honorable
en 1299. L'inquisiteur Nicolas d'Abbeville
reçut l'humble soumission des consuls &
des principaux habitants & leur imposa,
comme pénitence, de bâtir une chapelle
en l'honneur de Louis IX, nouvellement
canonisé, dans le couvent des frères prê-
cheurs ; la construction fut achevée eu
i3oo &, dans le synode d'hiver de 1299,
Jean de Chevry, évêque deCarcassonne, dé-
clara la célébration de cette nouvelle fête
obligatoire; l'ornementation avait coûté
quatre-vingt-dix livres à la communauté
de Carcassonne*.
Les désordres recommencèrent bientôt;
une nouvelle révolte, en i3o3, amena le
pillage du couvent par une troupe de gens
masqués, & en i3o5, la foule mutinée
brisa les vitraux de l'église, poursuivit &
blessa les frères & détruisit à coups de
pierres le toit du dortoir; les auteurs
de ces désordres furent excommuniés
par l'évêque de Limoges, Raimond, con-
servateur apostolique des privilèges des
frères prêcheurs ; mais une fois encore
l'Église & l'Inquisition triomphèrent; les
insurgés qui, par un imprudent appel à
l'intervention étrangère, s'étaient aliéné
la bienveillance de Philippe le Bel, fu-
rent sévèrement châtiés; Carcassonne per-
dit momentanément son consulat, & une
tombe s'éleva dans le couvent des frères
prêcheurs pour recevoir les ossements
des inquisiteurs de la foi, morts dans
une grande pauvreté au milieu de ces sou-
lèvements '.
Au commencement du quatorzième siè-
' Mahul, t. 5, p. 45i, d'après le P. Bouges.
' Bernard Gui.
' Mahul, t. 5, p. 463 ; acte de 1019.
cle, le couvent touchait du roî un revenu
de cinquante & une livres dix sous, prove-
nant d'une fondation de saint Louis; au-
trefois payé par le salin de Carcassonne, à
raison de vingt sous par semaine, il lui fut
plus tard soldé par le trésorier royal en
une seule fois. Le chapitre de Saint-Na-
zaire, de son côté, fournissait le pain & le
vin nécessaire au couvent un jour de cha-
que semaine; c'était chaque fois un ba-
ril de vin, & cinquante-neuf pains de
moyenne grandeur ou trente grands; les
pains devaient être de la même qualité
que ceux des chanoines; de son côté l'évê-
que faisait la même chose pour deux au-
tres jours de la semaine.
Eprouvés par la peste en 1347, les do-
minicains virent leur couvent détruit en
i355 par le prince Noir, lors de son ex-
pédition en Languedoc. Au seizième siècle,
quand Carcassonne, embrassant la cause
catholique, eut à se défendre contre les
huguenots du voisinage, le couvent qui
gênait la défense de la ville, fut encore
une fois démoli, & la communauté trans-
portée dans l'église de l'officialité. Ils
essayèrent de garder cet établissement,
mais l'évêque s'y refusa & les consuls du-
rent les indemniser des torts qu'ils avaient
soufferts. Une nouvelle chapelle fut cons-
truite assez promptement & bénie en 1674
par l'évêque AnnibaJ de Ruccelaï. Les con-
testations entre les dominicains & la ville
duraient encore en 1664; à cette date, il y
eut une transaction définitive; moyennant
deux mille livres payées comptant, les
religieux renoncèrent à toutes leurs pré-
tentions.
Au commencement de ce même siècle,
la réforme s'introduisit dans le couvent;
malgré la résistance de la plupart des re-
ligieux, les consuls & l'évêque Vitalis de
l'Estang y établirent le nouvel institut en
1629, & en expulsèrent les rebelles.
L'année suivante, en exécution d'un vœu
fait pendant la durée de la peste, les con-
suls payèrent mille cinq cents livres un
nouveau rétable poul' le grand autel &, en
i63i, ils s'engagèrent à y construire une
chapelle dédiée à la Vierge. Le couvent
fut supprimé en 1790.
L'église qui existe encore & qui, pen-
NOTE
1 5o
NoTB
i5o
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
1'
dant quelque temps, a servi de salle de
théâtre, n'a rien de remarquable; elle est
de la fin du seizième siècle, & la première
pierre en fut posée par le maréchal de
Joyeuse en i585; t(\utefois, les religieux
y transportèrent des colonnes de marbre
provenant de leur ancienne église & re-
montant au quatorzième siècle. Au dix-
huitième, le couvent avait une chaire
de théologie ; elle avait été établie par
M. de Grignan, qui lui légua une somme
de mille cinq cents livres en 1722. La bi-
bliothèque n'a laissé que peu de traces;
quelques-uns des manuscrits qu'elle con-
tenait sont aujourd'hui à la bibliothèque
publique de Carcassonne.
frères Mineurs. — De tous les ordres
mendiants, l'ordre des frères mineurs ou
cordeliers est celui dont l'établissement
à Carcassonne remonte le plus haut; ils
étaient installés dans le faubourg de Gra-
veillant, quand, en 1240, Trencavel se pré-
senta devant la cité; leur couvent, qui pou-
vait gêner la défense, fut démoli par ordre
du sénéchal Guillaume de l'Orme, de consi-
lio proborum viVorum. Quand le bourg se re-
leva de ses ruines sur l'autre rive de l'Aude,
ils réclamèrent une indemnité, & en février
1247 (v. st.), saint Louis qui, dès l'année
1243, leur promettait une compensation,
ordonna au sénéchal de leur concéder un
terrain dans la nouvelle ville. Rapidement
construit, le nouveau couvent était entiè-
rement terminé en 1254; à cette date, sur
l'ordre du roi, le sénéchal défendit d'ou-
vrir de son côté ni porte ni fenêtre, d'y
jeter aucune ordure, ou d'y mener aucune
conduite d'eau. Visité en 1847 par la peste
noire, qui enleva tous les religieux, il fut
détruit en i355 par le prince de Galles; re-
construit peu après, il fut démoli de nou-
veau en 1570 par ordre du commandant
militaire de la ville, lors des attaques du
parti protestant; les matériaux en furent
même employés à la construction d'une
partie de l'enceinte. Les religieux habitè-
rent dès lors une maison sise dans l'inté-
rieur de la ville, sur laquelle ils avaient
quelques droits., & qui avait appartenu
aux sœurs clarisses; un arrêt du parlement
Je Toulouse leur en assura la possession
IV.
définitive. C'est sur l'emplacement de ce
petit domaine que s'éleva le nouveau cou-
vent; les cordeliers ne réclamèrent rien
à la ville, pour la démolition de l'ancien,
avant 1661. En 1616, malgré les efforts des
récollets pour y introduire leur réforme,
l'ancienne règle contSiua à s'y maintenir.
En 1622, un grand incendie détruisit en
partie le nouveau bâtiment, qui ne put être
réparé avant 1624; pendant ces deux an-
nées, les religieux avaient vécu à l'Officia-
lité, mise à leur disposition par l'évêque
Vitalis de l'Estang, qui contribua même
pour une forte part à la reconstruction
des bâtiments claustraux. Au dix-huitième
siècle, il y avait dans le couvent une con-
frérie de sœurs du tiers ordre de Saint-
François. Supprimé en 1790, il fut occupé
par le directoire du département, qui en
fit estimer la valeur en avril 1791; elle
montait alors à six mille neuf cent cin-
quante livres; l'église fut provisoirement
conservée pour servir de succursale ou
d'annexé à la paroisse de Saint-Vincent;
aujourd'hui elle sert de magasin à four-
rages; ce monument ne présente d'ailleurs
aucun intérêt archéologique.
Minimes. — Cet ordre religieux fut éta-
bli à Carcassonne, en i63o, par Vitalis de
l'Estang, sur la rive droite de l'Aude, dans
le faubourg de la Trivalle; il cherchait à
s'y introduire depuis 1607; en 1666, il
construisit une chapelle. Le couvent, du
reste, ne dura pas longtemps; au dix-hui-
tième siècle, à la suite d'une décision du
chapitre national, ordonnant la suppres-
sion de plusieurs maisons de l'ordre, celle
de Carcassonne fut condamnée (1769); elle
ne fut supprimée qu'en 1777, par M. de
Bezons; les religieux se retirèrent dans les
autres couvents de l'ordre; le cimetière fut
réuni au cimetière de Saint-Sernin '.
Pères de la Merci. — Le couvent fondé
par ces religieux à Carcassonne date de la
seconde moitié du treizième siècle; on ne
possède plus les titres qui permettraient
de fixer l'époque de cette fondation ; seu-
lement, un inventaire qui en fut dressé
Note
I fio
' Mahul, t. 6, p. 473-4.
48
NOTS
i5o
704
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
en 1780, donne un extrait d'une bulle
de Clément IV, de I257,dans laquelle la
maison de Carcassonne se trouve mention-
née; cette bulle fut renouvelée & confir-
mée par Nicolas IV en 1291. Ce couvent,
comme la plupart de ceux de l'ordre, était
dédié à sainte EulamS; en i355, leur pré-
cepteur se joint aux autres ecclésiastiques
du bourg de Carcassonne pour supplier le
prince de Galles d'épargner la ville. Au
seizième siècle, les bâtiments, qui n'étaient
même pas construits en maçonnerie, tom-
baient en ruines, & les nécessités de la
défense contre les calvinistes les firent
démolir en iSço. La communauté alla s'é-
tablir dans l'ancien couvent de Saint-An-
toine de Viennois, à l'intérieur de la ville.
De là une longue suite de procès, tant
entre les pères de la Merci & la ville, à
laquelle ils réclamaient une compensation
pour la destruction de leur maison , qu'en-
tre eux & l'ordre de Saint-Antoine, qui
refusait de céder son établissement. Le
premier de ces procès fut terminé en i65i;
moyennant le paiement de dix mille livres
& la remise des tailles dues depuis l'année
1 590, montant à mille trois cents livres, les
religieux renoncèrent à leurs prétentions.
Quant au prieur de Saint-Antoine, il aban-
donna ses demandes en i655, moyennant le
payement de deux mille trois cents livres.
Le couvent de la Merci fut supprimé
en J780 par l'évêque de Puységur, & ses
biens donnés au séminaire; seulement
celui-ci dut payer aux religieux dispersés
dans les divers couvents de leur ordre,
des rentes dont le total s'élevait à deux
mille huit cents livres. C'est à l'occasion
de cette réunion que fut rédigé le procès-
verbal dont nous avons parlé plus haut.
Religieuses repenties ou de la Madeleine.
— Une maison destinée à recevoir les filles
débauchées désireuses d'expier leurs dé-
sordres, fut construite à Carcassonne par
quelques bourgeois charitables, au com-
mencement du quatorzième siècle (vers
i3io). Cette maison existait encore en
1340; à cette date, les consuls venaient de
lui donner une maison du bourg, donnant
sur la Vieille-Rue, & devant au roi un
cens de quatre sous quatre deniers, dont
celui-ci accorda perpétuelle remise'. En
i355, la prieure des filles repenties figure
dans la supplique adressée par le clergé
au prince de Galles pour l'engager à épar-
gner la ville.
Ursulines. — Les ursulines furent intro-
duites à Carcassonne par l'évêque Vitalis
de l'Estang, en 1627; cet évèque fit venir
de Bordeaux cinq religieuses de cet ordre
& leur acquit une maison dans la paroisse
Saint-Vincent; grâce à ses libéralités &
aux dots des nouvelles religieuses, le cou-
vent ne tarda pas à être entièrement cons-
truit, & la communauté rendit de grands
services en se livrant à l'éducation des
jeunes filles. Elle eut à se défendre con-
tre des accusations calomnieuses portées
contre elles en 1664; on reprochait aux
religieuses de s'être introduites à Carcas-
sonne sans autorisation & de vivre d'une
manière relâchée; mais elles se disculpè-
rent en montrant l'acte d'établissement de
M. de l'Estang, & les consuls déclarèrent
qu'elles rendaient de grands services à la
ville & ne méritaient que des éloges. Au
dix-huitième siècle, dans leur église, s'éta-
blit une confrérie du Sacré-Cœur, dont les
statuts furent approuvés par l'évêque de
Bezons, & dont un bref de Clément XII
vint consacrer l'existence en 1734. Quand
le couvent fut supprimé, en 1790, la com-
munauté comptait vingt-quatre religieu-
ses, y compris les soeurs converses. Les
bâtiments, aliénés en 1798, ont été rachetés
& servent aujourd'hui au petit séminaire
du diocèse.
Collège de Carcassonne, — Jusqu'au dix-
septième siècle, l'instruction fut donnée à
Carcassonne dans un collège, qui était en-
tretenu par la ville & dépendait des con-
suls. On ne le voit pas paraître avant les
premières années du seizième siècle; mais
la modicité des sommes payées par la ville
pour sou entretien (trois cents livres par
an) & le manque de bons professeurs, ren-
daient cet établissement inutile; en 1596,
on le répara à neuf; en 1602, on tenta de
le rétablir, la subvention annuelle fut por-
' JJ. 72, n" 55f.
Note
i5o
Note
i5o
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
755
tée à trois mille livres & des bâtiments
furent construits auprès du collège, pour
loger les régents; enfin le conseil de la
ville apporta plus de circonspection dans
le choix de ces fonctionnaires. Mais l'ins-
truction que cet établissement pouvait
donner devait être fort défectueuse, & on
chercha bientôt à le remplacer par une
colonie de jésuites.
Les frais de cet établissement devaient
être si élevés, que les consuls hésitèrent
longtemps à les faire; dès i6o5, le con-
sentement du roi était assuré; le P. Cotton
avait lui-même donné son autorisation,
& l'évêque, Christophe de l'Estang, en-
courageait les bourgeois. Il fallait un local
& une rente d'au moins deux mille livres,
pour entretenir trois ou quatre régents;
l'évêque voulait bien y contribuer pour la
somme de mille livres. L'affaire, entamée
en i6o5, ne fut terminée qu'en 1614; dans
l'intervalle , Henri IV avait permis la
fondation du collège par lettres patentes
d'avril 1610; mais de nouvelles dépenses
exigées par les constructions du collège,
qui devaient absorber plus de cinquante
mille livres, les prétentions nouvelles des
pères, qui réclamaient au moins quatre
mille cinq cents livres de rente firent
en-core hésiter longtemps les consuls;
un premier contrat fut enfin signé le 24
septembre 1614, & les cours s'ouvrirent
le mois suivant.
Ce contrat portait que les pères seraient
tenus de faire six classes, dont trois de
grammaire, une d'humanités, une de rhéto-
rique & une de philosophie; cette dernière
fut supprimée dans une nouvelle rédaction
du contrat. L'évêque Vitalis de l'Estang,
neveu de Christophe, s'engageait à leur
donner des bénéfices jusqu'à concurrence
de mille livres de revenu. La municipalité
donna deux mille livres de rente, dont dix-
sept cents assises sur les octrois & trois
cents provenant d'une imposition extraor-
dinaire. Les pères reçurent l'emplacement
de l'ancien collège, mais durent pourvoir
d'ailleurs aux agrandissements & construc-
tions nouvelles qu'ils jugeraient uéces-
■aires.
Le contrat définitif est de juin 1623 ; en
attendant l'achèvement des constructions,
les jésuites résidèrent une année entière
dans le couvent des augustins, qui leur
prêtèrent une chapelle pour y dire la
messe. Une fois installés, ils reçurent plu-
sieurs donations importantes & purent
faire de nombreuses acquisitions; en lôSy,
un bourgeois de Carcassonne, Louis de
Malecoste, leur donna jusqu'à vingt-cinq
mille livres, pour employer à la construc-
tion de leur église, 84 leur assura une
rente de quatre cent cinquante livres pour
servir à des oeuvres pies. En i65i, don de
mille livres par les Etats de Languedoc
pour achever les bâtiments. L'église fut
consacrée en 1666, par les évêques de Mi-
repoix, de Rieux & de Comminges, pendant
la tenue des Etats à Carcassonne. En 1679,
grâce à une nouvelle subvention de mille
livres consentie par la ville, ils purent en-
core ouvrir deux cours, un de philosophie
& un cours de physique. Plus tard, ils fu-
rent chargés de diverses missions, tant dans
les diocèses de Carcassonne & de Mire-
poix que dans la ville basse. Quand l'or-
dre fut supprimé, en 1762, les pères qui
résidaient à Carcassonne crurent devoir
protester de leur attachement aux maximes
de ri'g'ise gallicane & promettre de n'en-
seigner jamais que les maximes de la dé-
claration de 1682; cette protestation fut
naturellement inutile, &, de 1762 à 1764,
on procéda à l'exécution de l'édit de sup-
pression, au règlement de la pension des
religieux, qui fut fixée à dix-huit livres
par mois & par tète, enfin à l'inventaire &
au récolement de leurs biens & de leurs
archives.
Quand il s'agit de remplacer les jésuites
dans l'administration du collège de Car-
cassonne, le maire & les consuls se déci-
dèrent pour les doctrinaires. Des lettres
patentes de 1764 déclarèrent le collège
d'utilité publique, le donnèrent aux doc-
trinaires & fixèrent le personnel ainsi
qu'il suit : un recteur, un préfet, deux
professeurs de philosophie, un profes-
seur de rhétorique & cinq régents; les
pères durent se conformer aux usages &
méthodes suivis par l'Université de Tou-
louse. Les doctrinaires restèrent en pos-
session du collège jusqu'à sa suppression,
en 1791; ses revenus se montaient alors à
Note
i5o
Note
i5o
ySC
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
onze mille neuf cent soixante-dix-sept li-
vres, les dépenses à neuf mille cinq cent
soîxante-seize livres.
L'instruction primaire à Carcassonne
reçut sa première organisation du célèbre
évêque M. de Bezons, dont le zèle & l'ac-
tivité laissèrent tant de traces durables
dans son diocèse. Etablis, en 1743, dans
une maison acquise par lui, les frères des
écoles chrétiennes lui durent leur premier
revenu montant à six cents livres & leur
première installation; la ville n'y con-
courut qu'un peu plus tard. En 1791, les
élèves étaient au nombre de quatre cents.
Séminaire Je Carcassonne. — Le sémi-
naire de Carcassonne fut institué par let-
tres patentes d'octobre 1672, à la requête
de l'évêque de Nogaret de la Valette. Con-
fié d'abord à des prêtres réguliers, il fut
concédé aux jésuites au commencement du
dix-huitième siècle. Dès 1701, à la suite
de la mort du dernier des inquisiteurs de
la cité, l'évêque de Grignan proposait aux
jésuites la cession de la maison de ce tri-
bunal; le séminaire & le collège devaient
être sous la même direction. Ce projet,
qui échoua d'abord, fut repris un peu plus
tard & les jésuites prirent la direction du
séminaire vers 1727. Parmi les clauses du
contrat, il faut en remarquer une qui stipu-
lait que les directeurs spirituels devraient
être agréés par l'évêque; en outre, on y
ouvrit un cours public de théologie. Non
content de ce séminaire, le successeur de
M. de Rochebonne, M. de Bezons, tenta
d'installer une autre maison dans son
château épiscopal du Mas des Cours; mais
cet établissement, qui, paraît-il, était ad-
ministré par les doctrinaires, ne put tenir
& fut supprimé après six ans d'existence.
En 1758, le même évêque unit au sémi-
naire les revenus & les biens de l'abbaye
de Saint-Hilaire. En 1764, à la suite de
l'expulsion des jésuites, le séminaire passa
avec le collège de la direction de ces reli-
gieux sous celle des doctrinaires. En 1780,
il fut transporté dans le bâtiment des pères
de la Merci, dont le couvent avait été sup-
primé par M. de Puységur".
• Mahul, t. 6, p. 483-484.
' Hôpitaux de Carcassonne. — Nous n'avons
que peu de détails sur les anciens établis-
sements hospitaliers de Carcassonne. Les
plus anciennes mentions que l'on en trouve
sont du treizième siècle; il paraît que dans
les anciens bourgs il y avait un hôpital
des pauvres qui fut démoli en même temps
que ces bourgs, vers 1240; il fut rétabli
par ordre de saint Louis, qui lui conserva
le quart d'un four qu'il avait jadis possédé
dans le bourg; ce four était le même que
celui du chapitre de Saint-Nazaire, ce qui
nous ferait penser que cet établissement
hospitalier avait été établi par le chapitre
cathédral;à la même époque, ce dernier
possédait une aumônerie, mais elle ne
devait pas être d'un grand usage.. Un acte
de 1269 énumère les hôpitaux des deux
villes & les dit soumis à l'inspection du
prévôt; c'étaient les hôpitaux de la Made-
leine, maladrerie située hors du bourg,
l'hôpital de Saint-Eloi, situé dans la cité,
& des hôpitaux dans le bourg près Saint-
Vincent; la maladrerie, qui a laissé son
nom à une localité près de Carcassonne qui
s'appelle la Malaudé, obtint, en 1262, des
enquêteurs du roi, une indemnité pour la
perte d'un champ à elle appartenant, qui
avait servi à la construction du bourg neuf.
Au seizième siècle, nous trouvons un
hôpital général, administré par les consuls
& par l'évêque; le chapitre était même
forcé, par arrêt du parlement de Toulouse,
de députer aux assemblées du bureau. En
1646, on résolut de construire un nouvel
hôpital & les pauvres de l'hôpital général
furent transportés à l'hôpital de Notre-
Dame du Bout du Pont. En 1674, Louis XIV
engagea les consuls à établir un hôpital
général analogue à celui qui venait de se
constituera Paris; on se mit immédiate-
ment à l'œuvre & les bâtiments étaient
achevés en 1686; les directeurs furent dé-
signés par les consuls; ils étaient au nom-
bre de quatorze & devaient être renou-
velés par moitié tous les ans. Le règlement
primitif fut emprunté textuellement à l'hô-
pital général de la ville de Lyon; en 1686,
l'Hôtel-Dieu fut réuni à l'hôpital général;
on lui réunit encore, en 1695 & 1697, celui
d'Alzonne. Les lettres patentes du roi con-
firmatives de cette réunion sont de 1688;
Note
lâo
Note
i5o
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
757
elles furent enregistrées l'année suivante
par le parlement de Toulouse; elles por-
tent, entre autres dispositions, que la pré-
sidence du bureau appartiendra de droit à
l'évèque dont, en cas de partage, la voix
En 1790, on y introduisit les sœurs de la
Charité.
Parmi les anciens hôpitaux de Carcas-
sonne, nous en connaissons principale-
ment deux, Notre-Dame de la Santé &
Note
i5o
sera prépondérante; la moitié du produit Saint-Jacques. Le premier de ces établis-
des amendes de police perçues dans la ville
fut donnée aux pauvres; la mendicité fut
expressément interdite, sauf aux ordres
mendiants, & une amende de cent sous fut
imposée à tous ceux qui secourraient un
pauvre, mendiant clandestinement; les di-
recteurs furent chargés de recueillir tous
les pauvres & de les faire enfermer dans
l'hôpital, même de force. En 1695, de nou-
velles lettres patentes unirent à l'hôpital
général l'hôpital Sainte-Croix & la mala-
drerie, ainsi que les hospices de Capendu,
Barbaira, Trèbes & Penautier. En 1709, on
y introduisit des religieuses hospitalières
de Paris qui, depuis l657, desservaient déjà
l'hôpital du Bout du Pont. En 1711, on
établit dans la chapelle de l'hôpital une
confrérie de la Charité, dont l'évèque fut
le président de droit. En 1728, des aumô-
nes abondantes permirent aux directeurs
d'entreprendre la construction de nour
veaux bâtiments, & en 1733, un arrêt du
Conseil d'État autorisa la ville à imposer
extraordinairement la viande de boucherie
pendant six ans, pour aider à l'extinction
de la mendicité dans la ville; cette impo-
sition fut renouvelée pour neuf ans en
1748. En 1759, d'après une lettre patente
de Louis XV, l'hôpital renfermait un pre-
mier bâtiment contenant les malades &
les pauvres de tout sexe & de tout âge,
les enfants trouvés & les orphelins, avec
un quartier pour les femmes & filles
de mauvaise vie; il recevait plus de six
cents personnes, sans compter les secours
à domicile; la seconde maison, dite de
Saint-Jacques, recevait les étrangers & les
passants, & on y renfermait aussi les alié-
nés; la troisième & dernière maison com-
prenait l'hôpital proprement dit avec trois
cents lits, dont beaucoup occupés par les
soldats de la garnison. La chapelle fut
construite en 1772 & consacrée en 1783.
En 1789, les recettes montaient à 32970 li-
vres & les dépenses à 45575 livres; l'excé-
dant de dépenses était Je 12604 livres.
sements existait dès l3l9; à cette date,
Jean Auter, héritier de Raimond Capelle,
notaire de Carcassonne, céda à la confré-
rie une maison sise dans la rue Saint-Mi-
chel, près le Pont de Pierre; cette vente,
faite moyennant cent quarante sous tour-
nois, fut approuvée par le roi & amortie
en mai i322'. Cette maison paraît encore
dans des reconnaissances de i353; en 1627,
un bourgeois lui fit des legs importants
destinés à la construction d'un hôpital
pour les pestiférés. L'église actuelle date
du seizième siècle.
L'hôpital Saint-Jacques, qui était des-
tiné, comme l'indique son nom, à recevoir
les pauvres pèlerins, n'a pas été construit
en 1348, par Isabelle de Lévis, comme l'af-
firme dom Vaissete'; il existait dès i3i6; à
cette époque, il venait d'être fondé par les
consuls & ceux-ci obtenaient de Philippe
le Long, une charte d'amortissement; on
peut voir cet acte en note'; en i335, Phi-
' Lettres de Charles le Bel, Archives nationales,
JJ. 61, P-So.
* Voyez tome IX de cette édition, liv, XXXI,
ad. ann. 1348.
' Philippus, 8tc. Notum facimus universis tam
presentibus qiiam futiiris, qiiod nos considérantes
actencius zelum, pietatem & fervorem devotionis,
quibtis dilecti & fidèles nostri cives mercatores
Carcassenses succensi ciipiunt ut asserunt in burgo
Carcassone quoddam hospitale Sancti Jachobi con-
struere, ubi pauperes peregrini de peregrinatione
Sancti Jachobi ad terras proprias redeuntes & per
locum predictutn transitum facientes & alii pau-
peres & infirmi recipi 8t refici valeant & caritative
tractari, cum non sit nec fuerit in loco predicto
certus locus ad pium usum hujusmodi deputatus,
considérantes etiam ex parte fidelitatis & devo-
cionis constantiam quant ad nos & predecessores
nostros hactenus jiigiter habuerunt, ipsorum sup-
plicationibus favorabiliter inclinati, ipsis utquod-
dam hospicium scu quandain domum que fuisse
dicitur Marqueti Graciani, sitam in burgo pre-
dicto, in opiis hospitalis predicti cum omnibus
pertinentiis suis converteie valeant, aut in domo
predicia dictum hospitale possint construere vel
Note
i5o
758
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
lippe VI remit aui confrères de l'hôpital
un cens annuel de deux sous & un denier
qu'ils devaient au roi". Deux ans plus tard,
le même roi leur accorde une charte d'a-
mortissement pour une chapellenie qui
venait de se fonder dans cette église,
moyennant certains services spirituels'.
Un autre hôpital fut fondé à la même
Villemoustaussou; au commencement du
dix-septième siècle, elle était encore occu-
pée; les lépreux s'y mariaient & étaient
en rapports avec ceux de Narbonne, Tou-
louse & Castelnaudari. En 1696, elle fut
unie à l'hôpital général. Cet établissement
avait autrefois appartenu à l'ordre de Malte
& le chapitre y faisait encore une proces-
NOTE
i5o
époque par la confrérie de la Conception sion annuelle en 1679'.
de la Vierge; cette confrérie, qui devait sa L'hôpital Sainte-Croix fut fondé à la fin
création à Pierre de la Palu, seigneur de du quatorzième siècle par une confrérie de
Varambon, ancien sénéchal de Carcas- bourgeois établie dans l'église Saint-Vin-
sonne, avait été autorisée, en 1842, par cent de la ville basse ; les plus anciens ti-
le roi qui, en même temps, lui accorda la très qui le mentionnent remontent à 1898;
permission de construire un hôpital'; cet cette confrérie avait pour objet la vénéra-
hôpital s'établit près de l'Aude, touchant tion d'un fragment de la vraie croix qu'on
la tête du Pont de Pierre''; en juillet 1348, conservait dans cette église; elle obtint de
le roi amortit une rente de vingt livres
parisis pour servir à l'entretien de deux
chapelains \
A ces hôpitaux il faut ajouter celui de
Saint-Nicolas, qui existait en 1447, fut
ruiné par les guerres civiles & uni, en
i527, à l'hôpital Notre-Dame par sentence
du sénéchal de Carcassonne. Enfin il faut
mentionner la maladrerie de la Madeleine,
près de Carcassonne, dans la paroisse de
fiindaie, vel alias pro fundatione & consecratione
hospitalis predicti disponere & ordinare valeant
de eadem, prout fabrice dicti hospitalis videbitur
expedire, concessimus & coiicedimus de gratia spe-
ciali. Volentes & specialiter concedentcs eisdem,
quod hospiciiim seu domus predicta ipsis quos ad
rependum hospitale predicuim continget de cetero
depiitari, remaneat perpétue ad opiis hospitalis
ejusdem sine coactione dictam domum vendendi
aut extra manum siiam ponendi vel nobis aut
successoribus nostris exmde aiiquam financiam
faciendi, retento tamen nobis & heredibiis nostris
censu un'"' solidorum & viii° denariorum Turo-
nensium, quos nomine census percipimus annua-
tim in & super hospicio supradicto, salvo etiam
in aliis jure nostro & jure quolibet alieno. Quod
ut firmum Scstabile perseveret, presentibus litteris
nostrum fecimus apponi sigillum. Actum Parisius,
anno Domini m" ccc''xvi'', mense februarii. — Per
dominum regem, J. Amenis. — Collatio fit, Lx s.—
(Archives nationales, JJ. 53, n° 33.)
' JJ. 69, n" 265.
' Vincennes, mars 1 BSy ; JJ. 7 1 , n" 2.5.
' JJ. 74, n" i5.
■• lèiJ. n" fj6.
* liU. n» 1 77.
nombreuses indulgences, tant des papes
que des légats & des évéques. En 1669,
elle fut réorganisée & dotée ]de nouveau.
En 1679, l'hôpital fut réuni à l'ordre de
Saint-Lazare, qui en louait les chambres
à différents pauvres moyennant une légère
redevance. En 1682, il fut affermé trente-
six livres à Jean Gil, tisserand de la cité,
& en 1696, on le réunit à l'hôpital général'.
Dans le diocèse de Carcassonne, on
trouve encore des hôpitaux à Capendu,
Trèbes & Barbaira.
Capendu. — Cet hôpital, comme les deux
suivants, appartenait aux consuls, qui nom-
maient les administrateurs & disposaient
des revenus. En 1672, ceux-ci montaient à
trois cent cinquante-deux livres, la dé-
pense était de trois cent quarante-cinq; une
reconnaissance de 1664 mentionne, parmi
les possessions de cet hôpital, un moulin à
huile situé dans les faubourgs de la ville,
& une maison contiguë au château. Il fut
réuni à l'ordre de Saint-Lazare entre 1676
& 1678.
Trèbes. — Est mentionné dès 1646 dans
le testament d'un bourgeois de la ville. Il
était le siège d'une confrérie de la Vierge,
dont les biens se confondaient avec les
siens; réuni bientôt à l'ordre de Saint-
' Mahul, t. 5, p. 760.
' Archives nationales, S. 4835, dossier Hôpital
Sainte-Croix de Carcassonne.
Note
i5o
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
759
Lazare, il était en ruines en 1682, date de
son accensement moyennant une rente an-
nuelle de vingt livres. Il fut, peu après,
réuni à l'hôpital général.
Barhalra. — Administré par les consuls; il
paraît dans un accensement de lôjp; en
1673, ils en possédaient encore l'adminis-
tration. Il fut réuni à l'ordre par arrêt du
23 juin 1676; à ce moment il se composait
d'une maison en pierre, bâtie à chaux & à
sable, couverte en tuiles, & renfermant
trois pièces de plain pied avec un petit
jardin situé derrière; les consuls durent
y était déjà réunie en Iii5 (date de la
bulle de Pascal II); les deux églises pré-
cédentes avaient déjà subi le même sort.
Saînt-Frichoux, — Un monastère existait
dans ce lieu au milieu du huitième siècle;
vers 844, il dépendait du monastère de
Caunes; en 862, il est encore mentionné
dans une donation faite à la même abbaye.
Collégiale Saint-Vincent de Montréal. —
La collégiale de Saint-Vincent fut fondée
par le pape Jean XXII; sans attacher
grande importance à une anecdote d'après
Note
i5o
restituer les fruits perçus depuis vingt-neuf laquelle ce pontife aurait voulu ainsi dimi-
ans. Il fut plus tard incorporé à l'hôpital
général'.
Outre les abbayes de la Grasse, Saint-
Hilaire, Montolieu, Villelongue & Rieu-
nette, sur lesquelles on peut consulter les
hlotes XCII, CVI, LXXXVII, CXXXI &
CXLI du présent volume, le diocèse de
Carcassonne renfermait encore les petits
monastères suivants ;
Sainte-Marie de Barnassonne, — Men-
tionnée vers ICI 2 dans le testament de
Roger le Vieux, comte de Carcassonne,
elle fut plus tard réunie à Montolieu &
ne tarda pas à tomber en ruines; le seul
abbé que l'on en connaisse s'appelait Raoul
nuer les revenus de l'évêque de Carcas-
sonne, il faut remarquer que la dotation
en fut prise sur les rentes de l'évèché,
qui furent amoindries d'autant. La bulle
de fondation remonte à i3i7; elle est très-
longue, & donne de nombreux détails
sur l'organisation intérieure, les statuts
& la composition du chapitre. Il comprit
tout d'abord quinze chanoines, dont trois
étaient dignitaires : doyen, sacristain &
préchantre; trois hebdomadiers, vingt-
trois chapelains, deux diacres & deux
sous-diacres, huit clercs & huit enfants de
chœur. Le revenu fut fixé à deux mille
cent cinquante-cinq livres tournois. Le
doyen était élu par le chapitre auquel, en
cette occasion, l'évêque pouvait assister, &
Siest mentionné par le nécrologe de Mon- celui-ci pouvait toujoursannulerl'élection.
Les autres dignités étaient à la collation
de l'évêque, qui ne pouvait les donner qu'à
des chanoines; les canonicats étaient con-
férés alternativement par le chapitre & par
l'évêque. En i3i8, le paiement des dîmes,
retardé par le mauvais vouloir de l'évê-
que, fut assuré par l'intervention de l'évê-
que de Rieux & du prévôt de Saint-Éticnne
du Tescou, au diocèse de Montauban,
tolieu, au i3 septembre.
Saint-Sépulcre d'Aiguesvives. — Ce mo-
nastère fut fondé, paraît-il, au commen-
cement du onzième siècle par Foulque,
évéque de Carcassonne, en 1028; on n'a
aucun détail sur son existence.
Saint-Estive de Cabarde'^. — Cette abbaye
existait dès 844; à cette époque, elle faisait commissaires apostoliques. En 1343, le
partie des possessions de Saint-Chinian ; chapitre obtint de Clément YI la permis-
elle paraît dans un acte d'environ 1034 sion de percevoir en blé & en vin la moi-
(serment prêté à Pierre, comte de Carcas- tié du revenu assigné par Jean XXII; cette
sonne & évéque de Girone, par son neveu mesure eut sans doute pour cause la rareté
Roger-Bernard, comte de Foix). Plus tard, du numéraire à cette époque; en 1405, il
elle fit partie de la mense épiscopale; elle reçut de Benoît XIII un certain nombre
d'églises rurales. L'avilissement de l'argent
' Archives nationales, S. 4835, dossiers Cdyjf»^», Si les malheurs des temps finirent par ap-
Trèies Si. Bariaira. pauvrir fortement la communauté &, à
Note
i5o
760
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
la fin du dix-septième siècle, ses revenus
étaient trop faibles pour le nombre de ses
membres. L'évêque de Grignan dut suppri-
mer treize des prébendes & les réunir au
resfe'de la mense par voie d'extinction;
cette réduction, approuvée par le parle-
ment de Toulouse en 1687, fut renouvelée
par l'évêque en 1695. En I7i6,à la suite de
querelles avec la communauté de Mont-
réal, le chapitre dut prendre à sa charge,
en sa qualité de gros décimateur, la ma-
jeure partie des réparations de l'églisej
en 1758, il essaya de former une petite
bibliothèque au moyen de dons particu-
liers. En 1771, il ne comprenait plus que
vingt & un bénéficiers,dont treize prében-
des, quatre diacres & quatre clercs.
Frères de la Pénitence Jésus-Christ. — Ces
religieux, qui portaient aussi le nom de
Sachets, n'eurent qu'une existence éphé-
mère; ils furent établis à Montréal en
1264 par le châtelain, Robert de Sens, en
exécution de lettres de S. Louis, de la
même année; par ces lettres, le roi leur
amortissait différents biens jusqu'à con-
currence d'une valeur de vingt livres".
Carmes de Montréal. — L'établissement
des carmes à Montréal date de la fin du
treizième siècle; en 1293 (v. st.), un bour-
geois de cette ville céda à Amels de Brucîa,
prieur du couvent de Narbonne, une mai-
son à lui appartenant, sise près de la porte
de Barcelone. Philippe IV leur accorda
des lettres d'amortissement la même année
(1294), & le nouvel établissement fit de
nombreuses & importantes acquisitions
dans le cours des années suivantes. En
1328, il renfermait quatorze religieux.
Détruit par le prince Noir en i355, il
fut promptement reconstruit, mais on le
transporta dans l'intérieur de la ville, tout
proche de l'ancien emplacement; les let-
tres d'amortissement furent données par
Jean II, à la requête du souverain pon-
tife; elles sont datées de Villeneuvc-lès-
Avignon, i362. Au seizième siècle, en 1529,
le couvent ne comptait plus que sept
religieux; en i55i, ils étaient neuf. En
' Mahul, t. 3, p. 307.
i588, les huguenots occupèrent & sac-
cagèrent Montréal; l'église des carmes fut
en partie briilée, servit de forteresse 8c le
couvent tout entier fut mis dans le plus
pitoyable état. Les consuls, qui se regar-
daient comme les patrons naturels de la
communauté, ménagèrent son rétablisse-
ment, &, dès 1590, les carmes reçurent en
échange de leur ancien couvent une mai-
son sise sur les fossés de la ville; c'est là
qu'ils construisirent leur troisième & der-
nière maison. Ils y étaient au nombre de
sept en 1612; en 1678, les bâtiments & le
mobilier furent entièrement détruits par
un incendie si violent que les religieux
eurent peine à sauver leur vie. En 1700,
le conseil de ville leur céda une ruelle
peu fréquentée pour agrandir leur jardin;
en 1728, les charges du couvent montaient
à trois cent soixante-neuf livres, & les re-
venus seulement à sept cent soixante-dix.
A la fin du même siècle, le couvent eut à
résister à une tentative de l'évêque qui
voulait le supprimer comme inutile; après
plusieurs années de procès, les carmes
avaient fini par l'emporter, grâce au con-
cours des" habitants, quand la Révolution
vint supprimer les ordres religieux".
Chartreuse de la Loubatière, — Cet éta-
blissement, situé au nord de Carcassonne,
dans la forêt de ce nom, fut fondé par
l'évêque Pierre de Roquefort en i3i5; il
revint sur cette fondation par son testa-
ment de i322 & substitua aux chartreux
un collège de treize prêtres séculiers ;
mais cette clause de son testament fut
effacée par le pape Jean XXII, & la char-
treuse échappa à ce premier danger". En
i336, le roi Philippe VI lui accorda des
lettres d'amortissement pour une maison
qu'elle avait acquise à Carcassonne; elle
servait d'auberge & les religieux y des-
cendaient quand ils venaient à la ville'.
Au quinzième siècle, ce couvent fut sup-
primé 8c réuni à la chartreuse de Castres.
[A. M.]
' Mahul, t. 3, p. 308-19.
' Bouges, p. 220.
' JJ. 70, n°2i5.
Note
i5o
Note
i5i
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
761
NOTE CLI
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Établissements religieux du diocèse
de Castres.
L'ÉVÈCHÉ de Castres fut établi au com-
mencement du quatorzième siècle,
aux dépens de celui d'Albi, par le pape
Jean XXII, ce persévérant fondateur de
sièges épiscopaux; il fut installé dans l'an-
cienne abbaye de Saint-Benoît, qui remon-
tait à l'époque mérovingienne. Comme la
ville s'était formée autour du monastère
& à son occasion, l'évéque en était sei-
gneur temporel.
Chapitre cathédral de Castres. — Quand
Jean XXII eut érigé en cathédrale l'abbaye
de Saint-Benoît de Castres, il transforma
sa congrégation de moines en chapitre
régulier, qui continua à suivre la règle de
Saint-Benoît. Cet état de choses dura jus-
qu'au seizième siècle. A cette époque, à la
requête de François I, & sur les instances
de l'évéque Jacques de Tournon & des
dignitaires de la communauté, le pape
Paul III procéda à sa sécularisation (bulle
du 9 juillet i535). Cette bulle donne du
chapitre dans son ancien état le tableau
suivant : il comprenait trente moines, dont
vingt-quatre prébendes; les dignités étaient
à la collation de l'évéque; il faut y ajou-
ter deux chapellenies, dont l'une dédiée à
Sainte-Marie de Bethléem, quatre bénéfices
simples, dits de clergie, & deux prieurés,
l'un dans le diocèse de Vabre, l'autre dans
celui de Lavaur; chaque année l'évéque
donnait à la fabrique une somme de mille
livres, dont deux cents étaient employées
aux réparations des bâtiments dépendants
de sa mense.
réduction du nombre des canonicats. La
sécularisation fut donc décidée sur les ba-
ses suivantes : vingt-quatre canonicats &
prébendes séculières; un prévôt, première
dignité du chapitre, répondant au graiid-
prieur supprimé, un grand & un petit ar-
chidiacres, remplaçant l'aumônier & l'in-
firmier, un chantre, un sous-chantre, au
lieu du sous-camérier, enfin un trésorier,
correspondant à l'ancien sacristain. — Les
moines furent autorisés à rompre leurs
vœux & à rentrer immédiatement dans l'état
séculier. — On institua quatre hebdoma-
diers nommés par le prévôt & par le cha-
pitre. A la place des anciennes chapelle-
nies, on établit deux demi-prébendes, con-
férées par l'évéque, & qui ne durent être
occupées qu'après la mort des derniers
chapelains. — On forma un collège de six
enfants de chœur, dirigé par un lud't ma-
gister, maître de chant & de musique, à
la nomination du prévôt & du chapitre &
révocable par eux, — Le nombre des cha-
noines fut réduit de vingt-quatre à seize;
& quand ils eurent atteint ce chiffre par
voie d'extinction, on dut fonder dix-sept
places de vicaires pour les remplacer eux
& le prévôt au chœur & à l'office.
Le prévôt, premier dignitaire du chapi-
tre après l'évéque, fut nommé par le cha-
pitre général, dans lequel l'évéque ou son
grand vicaire eut deux voix prépondéran-
tes. Les autres dignités furent conférées
par l'évéque seul, dont le choix ne put
porter que sur un chanoine; pendant la
vacance du siège, toutes les dignités purent
être conférées par le prévôt & par le cha-
pitre. Les canonicats étaient donnés alter-
nativement par l'évéque & par le chapitre.
En cas d'absence de l'évéque, le prévôt le
remplaçait à l'église & officiait en vête-
ments pontificaux. — Cette bulle fut exé-
cutée par le doyen du chapitre de Burlas &
par les officiaux d'Albi & de Montauban,
commissaires apostoliques, le ii septembre
i536. La sécularisation fut approuvée par
Note
i5i
Le désordre s'était peu à peu intro-
duit dans la congrégation, les propriétés. Henri II, par lettres données à Saint-Ger
communes avaient été distribuées aux par- main en Laye le 16 mai 1547
ticuliers; abandonnée par les familles
nobles, par les hommes lettrés, elle tom-
bait en décadence, & il ne restait plus
qu'un seul remède, la sécularisation & la
Dominicains. — Le couvent des Domini-
cains de Castres, dont on a attribué la loii-
dation à saint Dominique, fut en réalité
76:
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
établi en 1258 par Philippe de Montfort,
seigneur de cette ville; l'abbé de Castres
céda aux religieux l'église de Saint-Vin-
cent, dont la possession leur fut confirmée
en 1 270 par lui & son couvent. Leur église
contenait les tombeaux de plusieurs mem-
bres de la famille de Montfort. Leur cou-
vent fut détruit, au seizième siècle, par les
religionnaires.
Cordeliers. — Au rapport de Borrel, his-
toriographe de Castres, les cordeliers se
seraient introduits dans cette ville en 1227;
en 1229, le comte de Toulouse leur fournit
les moyens de se construire une maison
hors de la ville, au lieu dit Beîmont; elle
était achevée dès 1280 & pouvait conte-
nir soixante religieux. Au quatorzième
siècle, lors de la captivité du roi Jean, les
religieux de ce couvent se distinguèrent
par leur zèle à fournir les sommes néces-
saires pour sa rançon, ils vendirent leur
argenterie & trouvèrent jusqu'à quarante
mille livres, que le roi leur rendit, en y
ajoutant une rente perpétuelle de quatre-
vingts livres. Ce couvent, fort riche & bien
bâti, possédait une admirable bibliothèque;
Il n'en restait presque rien au dix-hui-
tième siècle; le reste avait été détruit au
seizième, lors des guerres de religion;
l'église contenait des tombeaux nombreux
dont un grand nombre étaient de véritables
œuvres d'art. — Il y avait encore à Castres
une maison de Dames du même ordre, qui
fut détruite à la même époque.
Trlnhaîres, — Une collégiale de chanoi-
nes réguliers de la Sainte-Trinité fut éta-
blie à Castres, vers i25o, en dehors de la
ville; en 1369, ils se transportèrent à l'in-
térieur des murs, sur un emplacement que
leur donna l'abbé de Saint-Victor de Mar-
seille; au seizième-siècle, leur couvent fut
détruit.
Capucins. — Ils furent introduits à Cas-
tres en i63o.
Jésuites. — Ils dirigeaient le collège.
Clarîsses, — Elles avaient deux couvents
à Castres : l'un, où la règle était observée
dans toute sa rigueur; l'autre, où elle était
mitigée; le premier datait de 1484, le se-
cond de i632.
h' Hôpital général fut érigé en 1690; en
1692, Louis XIV lui unit tous les hôpitaux
du diocèse; il était desservi par les sœurs
grises.
A Graulhet il y avait encore un couvent
de capucins.
A Lautrec on trouve une collégiale com-
posée de douze chanoines & d'un doyen, &
des frères mineurs, ainsi que des religieu-
ses bénédictines.
Chartreuse de Belvè'^er. — Cette char-
treuse fut fondée en i359 par un bour-
geois de Castres, nommé Raimond de
Saisse, sur l'Agout, avec le consentement
de l'évêque, Pierre de Bagnac. La char-
treuse de la Loubatière, située dans le
diocèse de Carcassonne, lui fut réunie en
1424, & elle donna naissance à celle de
Toulouse. Elle eut beaucoup à souffrir
des troubles de religion, au seizième siècle.
Dans le diocèse de Castres, il n'existait
en fait d'abbayes que Vielmur, monastère
bénédictin (voir Vote CXX), & Ardorel, mo-
nastère cistercien (voir Note CXXIV). Il
faut cependant y ajouter un établissement
assez important & sur lequel on n'a encore
rien écrit, le .monastère de la Salvetat.
Nous allons donc en donner l'histoire dé-
taillée.
Prieuré de Saint-Pierre de la Salvetat'. —
Situé à quelques lieues de Lombers, ce
petit établissement date du onzième siècle.
Les actes les plus anciens qui permettent
d'y constater l'existence d'une congréga-
tion religieuse, sont de l'an 1090; à cette
date, il était occupé par des moines. A la
requête de l'abbé Matfred & de Bernard
' Nous tirons les indications qui suivent sur le
monastère de la Salvetat d'une volumineuse collec-
'tion de pièces originales, conservée à la Biblio-
thèque nationale, dans la collection de Langue-
doc, sous les n"' lyz & ipS; cette collection, qui
va de l'an 1090 à i56o, comprend notamment un
grand nombre de chartes provençales, qu'il serait
utile de publier pour l'histoire de la langue.
NOTB
lâi
Note
i5i
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
763
Agambert, chevalier, premier bienfaiteur
de la communauté, l'évêque d'Albi, Guil-
laume, & ses chanoines vinrent consa-
crer l'église de Saint-Pierre dit du Puy
iadPug); à cette occasion, les seigneurs
des environs firent de nombreuses dona-
tions au nouveau monastère. La charte
de consécration que nous publions en
note', donne entre autres choses le nom
' Brève memorabile del mas del pug Je Boa
d'Asen de Sancto Ylario, que compred Agamhert
Gauda^ Adalo de Bernard Auret & de sons efants
& de Deusde Sicard de Venenc , & post ecistum
mansum suprascriptum de Boca d'Asen comparavit
& acabtavit Bernardus Agamhertde Gaumberto &
de Ricardo fratres suos & de Seger Emard & de sua
iïlia,& de totos homines & detotas feminas ce dret
i avian Bernardus Agamhert comparavit & acabta-
rit. Facta carta ista, régnante Philipo rege.
Anno m'e-'yii" a Passione Christi, ex rogatu
domni Matfredi abbatisSi Berna rdi Agamberti mill-
tis vel aliorum fratrum «x cenobio Beati Pétri Ro-
das, venit domnusGiUelmus pontifex Albiensiscum
canonicis suis ad consecracionem altario béate Dei
genitricis Marie, qui est edifîcatus in ecclesia Beati
Pétri, quem vocitant ad Pug, qui est cellula Sancti
Pétri Rodas. Et ego igitur Bernardus Agambertus
dono unutn mansum de mea honore Domino Deo
& béate ejusdem Dei genitrici? Marie vel aliorum
sanctorum, quorum ibi reliquie habentur, in expo-
salicium propter remedium anime mee vel geniiori
mec vel génitrice mea; 8c est ipse mansiis supra-
scriptus in pug quem vocant Bocca d'Asen supra
Sancto Ylario, cum omnibus adjacenciis suis. Ego
igitur Bernardus propter hec dono & laudo istum
suprascriptum mansum Domino Deo & béate Ma-
rie, ut abitatores istius loci omni tempore feria 11»
cantent missam (upra istum altarc béate Marie
propter remedium anime mee vel genitori meo vel
génitrice mea 8c omnium fidelium defu[n]ctorum.
Et ego igitur in Dei nomen Willelmus Emiricus
propter remedium anime mee vel parentorum meo-
rum dono Domino Deo 8c béate Marie in exposa-
licium unum aripenuum de vinea , in tali vero
racione ut omni tempore in xL'' habitatores istius
loci illuminent istum supradictum altare de oleo
8c est ipsa vinea in parrochia Sancti Pétri Frigide
Fontis.
(Vient ensuite une donation du 7 juin 1090, 8c
les signatures de l'évêque Guillaume 8c de l'abbé
Matfred, ce qui prouve que, par l'année de la
Passion 1007, on entend la 1090 de l'Incarnation ;
ce style, quoique rare, a été cependant employé
dans certaines parties de la France. — Lang.,
V. 192 , n. 1 ; original.)
ancien de la localité qui s'appelait Sanctus
Petrus ad Rodas, & qui ne prit que plus
tard le nom de Sanctus Petrus de Salvitate,
qui lui vint probablement de l'établisse-
ment d'un asile autour de l'église. La
charte, dont nous possédons l'original, est
datée de l'an loSy a Passione Christi, ce qui
correspond à l'an 1090 de l'Incarnation.
(Lang. 192, n. i.)
Cette communauté de moines dura quel-
que tempsj en 1 100, par acte du i5 novem-
bre, un grand nombre de seigneurs lui
firent de nombreuses & importantes do-
nations; elles sont énumérées dans une
grande charte-pancarte, datée de ce jour.
(Ibid. n. 2.) Un autre acte, rédigé vers la
même époque, rappelle encore les dona-
tions de Amels &de Raimond-Bernard d'Ar-
guitilla, & mentionne un prieur, nommé
Bernard (n. 3). Enfin un acte d'environ
1170, portant donation de la borderie de
la Cassania par Raimond Estève, men-
tionne encore le moine de Saint-Pierre
(.monaco Sancti Pétri de la Salvetat); le soin
de faire exécuter cette donation fut confié
aux chevaliers de Lombers (n, 6).
Un siècle plus tard, ce n'est plus un
couvent d'hommes, mais une communauté
de femmes que nous trouvons à la Salve-
tat; gouvernée par une prieure, elle était
soumise à la règle de Saint-Benoît, & fut
placée par Clément IV sous la protection
du Saint-Siège. (Bulle du i3 janvier 1266;
n. 25.) Elle possédait de nombreux biens
dans les environs de Lombers, sur les rives
du Dadou, petit affluent de l'Agout; mais,
malgré ces possessions, elle n'en était pas
plus riche, & en 1264, les collecteurs des
décimes des exempts, dans les diocèses
d'Albi, de Rodez & de Mende, durent
l'exempter du payement de ces décimes
comme incapable de les supporter. On peut
voir cet acte en note'. En 1290, le viguier
' Noverint universi presens scriptum audituri,
quod nos Rigaldus de Vigilando, prior humili»
de Syoraco Albiensis dyocesis, collecter décime
exemptorum 8c membrorum eorumdem in dyoces-
sibus Albiensi, Ruthenensi 8c Mimathensi , que
auctoritate apostolica moderno tempore in Terre
Sancte subsidium prestatur, ex nostra cert.i scien-
cia, cum hujusmodi decimam in dyocesi Albiensi
Note
i5i
764
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
d'Albigeois, Hugues dé Changy, mit le mo- feudataire; c'est cette redevance qui porte
nastère sous la sauvegarde du roi pour le le nom d'acapte. En 1262, elle donne à
mettre à l'abri des entreprises des habi- Mauri Hanat un cens de trois deniers,
tants de Montdragon & de la Bouterie. assis sur la paroisse de Saint-Martin de
Voici la liste des prieures dont nous Rouffiac. (11, 19.) En 1266, à la requête de
avons pu retrouver les noms dans les actes. l'évêque d'Albi, Riche abandonna à Lam-
I. RiCHEj paraît en mai 1260, dans un bert de Monteil, seigneur de Lombers,
accensement fait par elle à Bernard de la différents biens aux environs de la Sal-
Bossegui; cet acte, que nous donnons en vetat, sur les bords du Dadou. (n. 21.)
note", nous présente un exemple intéres- Vers la même époque, le même Lambert,
sant d'une forme de contra-t fréquente dans comme seigneur suzerain, confirma une
le Midi, le contrat d'acapte; une terre est donation de Matfre Baudrac de Montdra-
donnée à cens, moyennant le payement gon, comprenant une partie des moulins
d'une légère redevance au changement de du Dadou. (Acte du 5 octobre 1266; voir
en note'.) En même temps, le pape Clé-
ment IV accordait une bulle de protection
& de privilèges, qui nous apprend que
exigeremiis per pendentes juxta declarationes sedis
Apostolice & ejus legatorum moniales que de pro-
priis nequeunt vivere siimptlbus, id est reditibus
aut proventibus esse penitus in décima habiles &
a dicte décime prestatione immunes, venerabiles
dominam Richam priorissam de Salvitate, Albien-
sis dyocesis, prope castrum de Lumbers, 8t ejus
conventum ac omnes ecclesias seu bénéficia sua
utpote tanquam ratione predictorum paiiperes,
tenues 8c exhiles, circa soUitionem hujusmodi
décime decernimus in aliquo non teneri nec ali-
quam predictorum occasione ipsas posse... ad sol-
vendum aliquid pecunie memorate. In cujus rei
testimouium ante nathale Domini, anno Do-
mini M" cc° i,x° iv". (Collection de Languedoc,
T. 192, n. 20.)
' Conoguda causa sia que heu Guillem Guor-
gait per na Rica prioressa de la maio de Sant
Peire de la Salvetat & per tôt lo covent de la dicha
maio, doni asses & ad acapte a vos Bernât de Bos-
segui & an Ug de Bosaranda & a vostras moUcrs &
a vostres efans & a totz homes a cui vos 0 volratz,
per far totas vostras voluntntz per totz temps ab
lo lor cosseilh, fora cavalier o clergue, una peza
de terra que la dicha maios a a Combauria ques te
ab la terra Pons Olric Siden R. Guirall, es te ab la
terra Nernaud del Vilar & [a]b lo mas de Bossegui,
es te ab la terra Ner. Amblard, on meilhsab les in-
trars & ab los issirs & ab los albres & ab totz sos
apertenemens, ab i d. R. que lor ne donetz cadans
de ces a la Sant Jolia & la tasca dels blatz, que hom
i fara, & agut l'acapte que men tenc [per pajgualz.
E i se reireacapte i venia qu'en done hom i d. R.
ei se vos no las faziatz que la dona prioressa las
po[gue]s far, e i serei o on guirens ab lors senho-
rias que a retenc. S. Nug Caudieira. S. de Boise-
gui. R. Alba. Eu Bernât eire notaris public
de Lumbers, que aqucsta carta escrius, in mense reig , etc. Actum Albie, in claustro Sancti Sal-
madii, anno Domini m" ce" LX". (Collection de vii, 111° nonas octobris, anno Domini m" ce" LX°
Languedoc, v. 192, n. 17.) sexto... ( Collection de Languedoc, v. 192, n. 23.)
' Conoguda causa sia a totz homes que nos Lam-
bertz del Monteill, seinnher de Lombers per nos e
per totz nostres successors presens & endevenidors
donam e lauzam, approbam e ratificam a vos
dona Rica prioressa de la Salvetat & a las autras
donas morguas del davandig logual & a totz vos-
tres successors del logal davandig & a totz homes
als quais vos o volratz, tota la donatio per entier
quen Matfres Boudrac de Montdrago vos a fâcha
de la part que el avia els molis de Dado, que so
en la riba davas la Salvetat, ni del ces ni de his
seinnhorias ni dels dregz que ell i avia en los digz
molis ni els apartenemens ni e la terrissa ni en las
ribas dels molis sobredigz, los quais molis teno Ber-
natz Fabre fîUs que fo den Daide Fabre de Lom^
bers, en Ramuns Caudieira, los quais lo sobredigz
Matfres ténia de nos, estiers que retenem a nos &
a totz nostres successors en los digz molis & els
apartenemens dels digz molis & el logual en que
50 la seinnhoria, en aissi coma el o ténia de nos,
e retenem i mai totas las justizias, estiers que nos
novollemque per negu forfaig que hom ni femena
fezes en los molis davandigz ni el loc en que so
ni els apertenemens ni en las ribas dels davandigz
molis ni per neguna justicia ni per degu encorre-
ment que a nos ni a nostres successors ni degucs
nin pogues avenir d'aici enant, vos ni las morguas
del davandig logual de la Salvetat aquellas que
aras isso ni per adenant isserau nil lox davan-
digz i poguessetz re perdre el ces d'aquestz molis ni
en deguna causa dels davandigz molis ni de lor
apertenemens, quel sobredigz Matfres Boudrac vos
aia donada ab na Finas sa filla en miels se con te
en la carta de la donatio. E serem von i gui-
Note
i5i
NOTES SUR LHISTOIRE DE LANGUEDOC.
765
le monastère dépendait directement de la
cour de Rome. (Bulle du i3 janvier 1266;
n. 25.) En 1267, Riche donne une terre à
arrière-acapte à Er. Cluzel; la charte datée
du mois de septembre se trouve en note;
elle est curieuse parce qu'elle montre qu'au
treizième siècle, on distinguait nettement
le contrat à acapte dont on a vu un exem-
ple plus haut (voyez p. 764), du contrat
à arrière-acapte; il semble que ce dernier
mot ait spécialement désigné la redevance
payée par le censitaire lors du change-
ment de seigneur". En 1271, la même
' Conoguda causa sia a totz homes que aquesta
carta auzirau que eu na Rica, raorga e prioressa
de la maio de la Salvetat, per mi e per tôt lo co-
Tent présent e endevenidors lauzt per nom de
reireacapte a vos Er. Cluzel & a vostre fralre e als
vostres & a oui que dar, laissar, vendre o em-
peinhorar, estierz cavazer e clergue e lor sirvent
vollatz, la vosira vinha que vos meis tenetz al
Mcrcadil, ques te ab la vinha d'en B. d'Ausac e
d'autra part ab la vinha d'en P. Ciibos e d'autra
part entro e la vinha Nlzarn d'Arassa e ab aquela
d'en Domeinge.e tenet tro elvalat, absos intrars &
ab SOS issirs & ab albres dometges e saWatges, que
aras isso ni per adenant i serau & ab totz sos
autres apertenementz per far totas vostras volun-
tatz per totz temps, salvas nostras senhorias el ces
I* einina de civada a messura mercadal d'AIbi ca-
dantz a la Sant Jolia e de reireacapte viii dîners
Raimondens cant si endevenera. E tenem nos per
pagatz del reireacapte e promeiem von 1 guerentia
de totz homes que rere (sic) vos i demandesso e de
part de senhoria e no la podetz dar a sobreces. —
Horum omnium sunt testei : R. vassal, R. de Caors,
Nlzarn d'Arassa, en R. Pelicier, clergue de Cada-
luein, que en loc dena [sic) Amieill Sicart, public
notari del castel de Cadaluein, e per autoritat de la
cort del noble baro mosenhar Phelip de Montfort
aquesta carta receup e notée e son registre, 11° idus
septemtris , anno Domini m'cc" lx" vu" Incar-
nacionii Christi , Lojovico rege régnante. — Mas
empero davant quel dig R. Pelicier agues messa la
nota predicha e forma publica, a son ofici renun-
ciec de grat & de bona voluntatj per que ieu
Esteve Catala clergue de Cadaluein, en loc de] dig
Amieill Sicart notari davant dig c per autoiitat
de la cort del dig noble fi aquesta carta e la traissi
del papier del dig R. Pelicier ses crcisser e ses
mermar lo fag aqui rcgistrat, idus junii, anno
Domini m" ce" LXX°, & ego dictui Amelius SicarJi
me iuhicriho & signum meum appono, (Collection
le Languedoc, v. 192, n. 27.)
prieure avait querelle avec Bertrand &
Amiel Albert, tuteurs des enfants de feu
Guillem de Gontaut; cette affaire put être
terminée à l'amiable. En 1278, la même
s'accorda , pour l'usage des bois environ-
nants, avec les habitants de Montdragon;
cet accord, qui obtint l'assentiment des
seigneurs de Lombers, fixait soigneusement
les limites du domaine de chacune des par-
ties (actes des mois d'avril & de mai 1278;
n. 32). En 1277, elle fait un accensement
à un certain Jean de Poieto (n. 46) ; elle en
fait encore un autre en faveur de Pierre
& de Robert Andou (n. 89). En 1290, elle
fait une acquisition de Barthélemi de So-
lognac de Lautrec (n.48); six ans plus tard,
elle est encore mentionnée dans un acte
d'Estève, prêtre & procureur du couvent
de la Salvetat (n. 53).
II. BODRACA ou BODRAGA VaSAUDA ;
elle avait remplacé Riche dès 1298, date
de quelques donations faites à son monas-
tère (n.56); elle paraît encore en i3oo. En
i3ii, elle reçoit la déclaration faite par
Guillem de Malhorgues, donat & frère de
la Salvetat, de tous les biens meubles &
immeubles à lui appartenant & donnés par
lui au monastère; cet acte montre en quoi
consistait le mobilier d'un bourgeois à cette
époque, nous en donnons un extrait en
note'. En i3i3, Bodraga fait une donation
' i3ii, !3 janvier. — Bodraca, priorissa mo-
nasterii de Salvetate... precepit in & sub virtute
sancte obediencie fratri Guillelmo de Malhorgiis,
donato & fratri dicti monasterii ut eidem do-
mine priorisse verbo 81 facto revelaret bona sua
tam mobilia quam inmobilia aut per se moventia,
que ad ipsum monasterium devenerunt ratione &
causa donationis, ingressionis aut intracionis per
ipsum Guillelmum factarum in conventu &
ibidem idem frater Guillelmus dixit 8c revela-
vit se habere ea que inferius sunt descripta. —
Primo videlicet in parrochiis quasdam
terras Item dixit quod Johannes de la Vays-
sieira aliter dictus Péri tenet ab eodem XL ani-
malia cum lana vel circa, dequibus magister Er-
mengaudusde Cabrilhano recepit instrumentum...
Item dixit quod Petrus de Malhorgiis frater suus
predictus hnbet duas equns pili hay, in quibus
ipse habet medietatem Item dixit quod in hos-
picio dicti Pétri fratris sui habet unum lecium
garnitum culcitra, pulvinari Se coyssino, lintea-
minibus, vanoa 81 cohopertorio, quod cohoperto-
NoTB
i5i
Note
i5i
766
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
à P. de Gordo (n. 65). Le 12 nir.rs i3i3
(v. s.), elle fait reconnaître pour authenti-
que une charte de Philippe le Bel accor-
dant au monastère exemption de toutes les
finances dues pour les fiefs & arrière-fiefs
acquis par lui dans les domaines royaux;
elle eut à la présenter aux clercs du roi
députés à cet effet, Aymeri du Gros, che-
valier, sénéchal de Carcassonne, & Alain,
évêque de Saint-Brieuc. Elle paraît encore
dans différents actes de l3l5 (n°' 67, 68,
69), & consent, en iBiy, un accensement à
P. d'Aynes de la Martinia (n. 71). Men-
tionnée encore de iSîS à 1826 (n"» 73 à 79),
elle reçoit de nombreuses donations de
plusieurs bourgeois d'Albi en 1826 & 1827;
en 1829, Flors Jutgana, veuve de Berto-
meu Calmexra, s'étant retirée au couvent
de la Salvetat, lui donne dix livres tour-
nois (n. 88). Elle fait encore un accen-
sement au commencement de l'an i83i
(n. 91), mais la suivante l'avait remplacée
peu de temps après".
III. Gaillarde de Monestier était
prieure le jeudi avant la Saint-André i382
(n. 94).
IV. Claire de Salvanhac était prieure
rium est ut dixit Poncii de Valle, filii condam
Arnaldi. Item dixit se habere clavem tache sue
quam habet in doino dicti Pétri fratris sui, in qua
theca simt plura instrumenta debitorum suorura
que sibi debentur. (Collection de Languedoc, v. 192,
n. 64.)
' Voici l'analyse d'un acte qui donne la com-
position de la communauté en i3i 1 :
Bodraga Vassala, priorissa Sancti Pétri de Sal-
vetate... & Grata Ratieira, Ayglina de Murasso sa-
cristana dicti monasterii, Bertranda Baudieira, Be-
rengaria de Pratvielh; Galharda de Monasterio
8c Ticbors de Causac concédant in emphiteosim
Raimundo Johannis de Regalimonte medietatem
omnium molendinorura, quae habent indivise cum
Petro vicecomite Lautricensi, sitorum super flu-
men Dadonis, & concedunt quod possit dictus
Raimundus facere ibi molis e molinas, paradon e
hladien e tornalh ab utroque arripatorura, sub
censu annuo xii sextariorum frumenti ad mensu-
ram de Lumberiis, solvendo in festo Katalis Do-
mini & S. Juliani per medietatem, & sub acapito
XX librarum Turonensium « Actum in dicte
monasterio de Salvetate, anno Domini m" tricen-
tesimo undecimo, xvi° kalendas augusti. » — (Col-
lection de Languedoc, v. 192, n. 63.)
en i835 (n. 95); en i336, elle conseiit un
accensement à B. Pierre de las Fedussas
(n. 97), en 1887, à Guillem del Pueg (n. 98);
elle vivait encore en i838 & 1840 (n"" 100
& 108). En 1887, elle s'était accordée avec
la communauté des habitants de Mont-
dragon, au sujet du droit de domaine &
d'usage dans les bois de la Salvetat; les re-
ligieuses s'engagèrent à établir un fossé
dans l'intérieur de la forêt pour délimiter
exactement leurs possessions (n. 99); cet
accord fut renouvelé & expliqué en 1889
(n. ICI); enfin, en 1840, la même abbesse
achète de Raimond Cat, damoiseau du
Lauragais, un certain nombre de menus
droits & redevances pour la somme de
quarante-deux livres tournois (n, 104).
V. Hélène de Salvanhac, nommée
dans un accensement du il septembre 1841
(n. 106); elle était vraisemblablement de
la même famille que la précédente. Nous
ne savons si ce fut cette abbesse, ou une
autre, qui obtint en 1848 de Clément VI
une bulle pour la restitution des biens en-
levés au monastère ou indûment aliénés.
On trouvera cette bulle en note '.
VI. Gauside Sobirane achète, le 12
octobre 1876, une pièce de terre sise à la
Boutarié, moyennant la somme de six pe-
tits écus d'or, monnaie courante (n. 118).
VII. Marguerite de Lautrec,
prieure en i38o, date de l'accensement
d'une pièce de vigne à Jean Vinha, habi-
' Clemcns episcopus, servus servorum Dei di-
lecto filio Officiali Carcassonensi salutem 8c
apostolicam benedictionem. Dilectarum in Christo
filiarum prioresse 8c conventus monasterii
Sancti Pétri de Salvetate, per prioressam soliti
giibernari, ordinis Sancti Benedicti, Castrensis dio-
cesis, precibus inclinati, preseniium tibi auctori-
tate mandamus, quatinus ea que de bonis ipsius
prioratus alienata invenies illicite vel distracta
ad jus 8c proprietatem ejusdem prioratus légitime
revocare procures, contradictores per censuram ec-
clesiasticam appellatione postposita compescendo.
Testes autem qui fuerint nominati, si se gratia,
odio vel timoré subtraxerint, censura simili ap-
pellatione cessante compellas veritati testimonium
perhibere. Datum Avinione, xi kalendas decem-
bris, pontificatus nostri anno secundo. — (Collec-
tion de Languedoc, v. ipS, n. i 10; original jadis
scellé.)
Note
i5i
NOTB
i5i
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
767
tant de Lombers (n. 119). A ce moment,
les guerres & les malheurs publics avaient
réduit le monastère au plus pitoyable état;
la communauté qui comptait encore dix-
sept membres, dont treize religieuses &
deux donates, plus un chapelain, ne pou-
vait plus rien payer à la chambre aposto-
lique & n'avait plus qu'un revenu modique
de quarante setiers de blé; un acte du vi-
caire de Notre-Dame de la Plate à Castres,
du 22 avril iSçS, exempta le monastère
de toutes les dîmes ou autres redevances
qu'il devait à cette église (n. 121).
VIII. CÉCILE DU PuY; elle & ses reli-
gieuses, réunies en chapitre le 28 février
1431 (v. st.), diminuèrent le cens annuel
dû par un tenancier du monastère moyen-
nant une certaine somme une fois donnée
(n. 123); elle était encore prieure eu 1458
(n. 125).
IX. Gauside Sobirane; mentionnée
en 14^7, dans un acte du syndic de la
communauté, Pierre d'Estrade, confirmant
à Barthélemi Rossinhos, seigneurde Salies,
la possession d'une terre dépendante de
l'abbaye (n. 129). En 1471, le même, au nom
de la même dame, renouvelle un accense-
ment (n. i33). Gauside paraît encore en
1472 (n. 134), en 1477 (n. i37), en 1482
(n. 139), en i5ii (n. 141), enfin eu i5i7
(n. 144). En i5ii, le syndic était un cer-
tain Vincent Sobira, prêtre.
X. Anne Gasca, qui fut probablement
prieure dans un moment où la précédente
avait abdiqué, ou qui fut peut-être sa
coadjutrice; elle paraH le 28 mai & le
18 août i5o4 (.n"' 139 8c 140).
XI. Marguerite de Doucet, prieure
le 8 mars 1541, date d'une lettre de l'abbé
de Joncels, Jacques de Lautrec, déclarant
avoir vu une bulle authentique prouvant
que le prieuré de la Salvetat était gouverné
par une prieure, dépendait immédiatement
du Saint-Siège & suivait la règle de Saint-
Benoît (n. 145).
Hôpitaux. — Dans le diocèse de Castres,
nous trouvons plusieurs hôpitaux & ma-
ladreries, entre autres à Graulhet; celui-
ci fut sur le point d'être réuni à l'ordre
du Mont-Carmel au dix-septième siècle;
mais un arrêt du 12 mai 1687 déclara qu'il
n'était pas sujet à la réunion, l'hospitalité y
étant convenablement pratiquée. — A Lau-
trec existait une commanderie de Saint-An-
toine, qui payait en 1544, à titre de décime,
la somme de quatorze livres cinq sous qua-
tre deniers. — A Roquecourbe, les consuls
installèrent une maladrerie, en i585, dans
une maison achetée à cet effet; elle fut, un
siècle plus tard, volontairement abandon-
née par eux à l'ordre de Saint-Lazare. —
A Vabre existait un ancien hôpital, on n'y
observait plus aucune hospitalité en 1682,
date de sa réunion (arrêt du 23 juillet). —
A Briatexte existait aussi une maladrerie;
en i658, Claude Henri, évêque de Coutan-
ces, demanda au roi de donner ce bénéfice
à Pierre de Dosirat, curé du lieu de Bria-
texte. Les consuls en furent expulsés en
1674; à cette époque le bâtiment tombait
complètement en ruines. — L'aumônerie
de Castelnau de Brassac appartenait à des
protestants & était administrée par des
ministres. Les aumônes des pauvres & les
legs qui leur avaient été faits furent réunis
à l'ordre de Saint-Lazare, & les membres
du consistoire reçurent mandement de se
présenter par devant M. de Turle, con-
seillera Carcassonne,pour justifier de leurs
titres. Ils furent expulsés en 1682. A cette
époque on n'y exerçait plus aucune hos-
pitalité, & les revenus étaient perçus par
les consuls. — A Castres enfin, il y avait
une maladrerie, qui fut réunie en 1682;
elle existait* déjà tout au moins depuis
1573 ■• [A. M.J
NOTE CLII
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Etablissements religieux du diocèse
de Comminges.
LA ville de Saint-Bertrand de Comminges
ne date que du onzième siècle, époque
où l'évéque Bertrand fit reconstruire une
' Tous les détails qui précèdent sont tirés du
carton S. 4835, aux Archives nntionnlesj voir les
dossiers à ces différents noms.
Note
i5i
Note
Note
i5î
768 NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
nouvelle cité sur les ruines de Lugdunum Lézat, dans le diocèse de Comminges, l'un
Convenarum , détruit au sixième par les
troupes de Gontran. Son diocèse com-
prenait deux cent vingt-deux paroisses,
dont vingt-deux, situées dans le val d'Aran,
appartenaient à l'Espagne; les deux cents
autres étaient françaises; cent quatre-
vingt-neuf faisaient partie de la Guyenne,
onze du Languedoc; ces dernières for-
maient le petit Etat de Nébousan; mais,
jusqu'au quinzième siècle, le diocèse tout
entier fit partie du Languedoc.
Le séminaire qui était à Saint-Gaudens
était dirigé par des prêtres séculiers.
Aux établissements religieux dont nous
parlerons plus bas, & aux abbayes cis-
terciennes de Bonnefont, Fabas & Ni-
zors (voir Noiej CXXXII, CXXXVII &
CXXXVIII), il faut ajouter plusieurs an-
ciennes abbayes bénédictines, dont trois
surtout ont laissé des traces de leur pas-
sage, celles de Saint-Frajoul, de Peyrissas
& de Saint-Béat. Dans les pages suivantes,
nous avons essayé de tracer l'histoire de
ces deux dernières d'après un cartulaire
du treizième siècle.
L'ancienne abbaye de Saint-Frajoul pa-
raît dès le milieu du douzième siècle; dans
un acte pour le prieuré de Saint-Laurent,
nous trouvons un abbé du nom de Guil-
laume Arnaud. En 1882, Guillaume d'Espa-
gne, évêque de Comminges, y fonda quatre
chapellenies perpétuelles, dont deux en-
tretenues sur ses biens ou possessions pri-
vées, & deux sur les produits d'anciens
obits restés depuis sans destination. De ces
chapellenies, deux furent placées sous le
patronage des consuls & des bayles de la
confrérie locale du Corps du Christ; les
deux autres étaient sous celui du seigneur
Note
l52
des plus anciens était le monastère de
Saint-Béat, sur la Garonne, à dix lieues
au sud de Saint-Gaudens. On ignore à
quelle époque cette maison, qui eut an-
ciennement titre d'abbaye, fut fondée;
elle est antérieure à l'an ioo3, date de
sa donation par un certain Sulmus à Hu-
gues, abbé de Lézat; à cette église en
était jointe une autre, dédiée à saint Vin-
cent, & située sur l'autre rive du fleuve; à
partir de cette époque, elle eut sans doute
des prieurs; mais auparavant elle avait eu
des abbés, & deux donations anciennes
nous ont transmis le nom de l'un d'entre
eux, Gaston, qui vivait vraisemblablement
vers le milieu du dixième siècle; par l'un
de ces actes, Raimond Eco lui donna le
tiers de l'église de Saint-Georges, au pays
de Comminges, & par l'autre il acheta une
vigne d'Oriol & Oban de Lordex, moyen-
nant une vache & un bélier (Cart." f" 286* ,
288"). On peut rapporter à la même épo-
que plusieurs autres actes qui ne portent
pas de nom d'abbé; tels sont : une dona-
tion datée du règne du roi Lothaire, &
portant abandon par le prêtre Daton à
Saint-Béat, d'une portion de la ville de
Saint-Georges (C. 77 '^), une autre datée
du règne du comte Raimond (fils d'Ar-
naud I), par laquelle Loup Sanche cède
l'église de Saint-Jacques, dans la vallée de
Badorsa, moyennant un cheval & la somme
de cinq sous (C. 289*); enfin, l'abandon fait
par le moine Asnier d'une église du pays
d'Astarac dédiée àffeint Jean, sainte Marie
& sainte Marguerite; la pièce, datée du
règne du comte Arnaud de Comminges,
est vraisemblablement antérieure à 950
(C. 290°), elle nous apprend le nom du
de Montespan; pour toutes, indistincte- second patron de l'abbaye, saint Privât,
ment, l'évêque nommait sur la présenta-
tion du patron. Au quinzième siècle, on
trouve encore un abbé nommé Guillaume,
dans l'acte de la translation du corps de
saint Bertrand. Au dix-huitième siècle, ce
n'était plus qu'une église paroissiale, dont
les revenus, en grande partie, étaient unis
à la mense conventuelle de Fabas.
sans doute le saint martyr du Gévaudan.
Au onzième siècle, l'histoire de Saint-
Béat devient fort obscure; toutefois elle
eut probablement à cette époque le sort
de la plupart des églises du Languedoc &
devint la propriété des seigneurs du châ-
teau voisin; les restitutions d'églises n'eu-
rent guère lieu avant le douzième siècle.
Prieuré de Saint-Béat. — Parmi les prieu- ■ Par ce signe Cart. ou C, nous entendons le
rés soumis à l'autorité du monastère de cartulaire de Lézat, manuscrit latin 9 189.
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC. 760 ""
& une charte de l'ail iio5 prouve que jus- de Lez, & une religieux de race noble, '"^^
qu'à cette époque une partie des posses- nommée Salvia, ayant fait bâtir un moulin
sions de l'abbaye étaient entre les mains
des maîtres de Saint-Béat; c'est l'abandon ecdesie Sancti Beati & inter Amaldum d'Astanos,
par Garmond à l'abbé de Lézat, Séguin, de Vitalem d'Astanos ceterosque fautores & adjutores
l'église de Saint-Vincent & de la moitié de eomm , propter ecclesiam Sancti Juliani de Sa-
Ses dîmes (acte d'octobre II05, C. 74"). En leissa. Itaque Rainerius prefatus & Petriis de Lez,
Ii32, c'est-à-dire vingt-sept ans plus tard, consilio ceterorum clericorum Sancti Beati, vê-
la translation des reliques des patrons du "i^"'" /" presentia dompni Rogeri. Convenarum
, iw . \ r^ • ^ episcopi, conquesti sunt flebili querela, vim atque
monastère par 1 eveque de LommmgeS, .'^. J ' .^? . . .. ^ ^ .
' , '. . . 1 • 1 in uriam sibi faeri dicentes a prelatis vins qiios
Roeer, & la consécration laite par lui ue > . a u o \r- 1 j-a . ,„
n ' >^ " f supradiximus, scilicet Arnaldo & Vitali d Astanos
l'autel de Saînt-Estève, furent l'occasion g^ ^^ adjutoribus eorum de prefata eccles.a Sancti
d'un abandon plus complet de la part du JuHani, quam violenter & injuste his ecclesieque
même seigneur (26 juin); l'église de Saint- Sancti Beati auferebant. Qui accersiens prefatos
Béat & toutes ses appartenances furent violentes vires & hac de causa fidanciis ex utraque
abandonnées cette fois par lui, & c'est parte acceptis, statuta die, auditis causis utrarum-
probablenient de cette époque que date le q"* parcium cum assessoribus suis capto consilio
rétablissement de la régularité dans le mo- adjudicavit quod utraque pars ydonee & decentcr
probaret certo die, qiiod pro prefata ecclesia coram
nastere "iri
^. r 1 • 1, eo allegaverat, secundum quod posset. leitiir assii;-
Ce ne furent pas des moines que Ion ." ^ ^ , r ^.
■' , . ' nata die preiatus episcopus cum deiensorihiis utra-
réinstalla dans 1 abbaye ainsi restaurée, ce _ -, , , ui l
j , rumque parcium causidicis, raultis aliis nobilibiis
furent des chanoines réguliers; en effet, congregatis vins apud Saleissa conveniens, jussit
dans le courant du douzième siècle, tous utnque parti convenientia & ydonea secundum
les actes parlent des clerici & non des mo- suum posse adhiberi testimonia. linimvero Ar.
nachi Sancti Beati, & plusieurs actes men- d'Astanos & Vitalis prefati & adjutores eorum ad-
tionncnt un Pierre de Le^, archidiacre.' Un duxerunt secum Oddonera Sancti Beati & Petrum
acte de 1140 donne au prieur, Rainier, le ^ '^""^ Sancti Beati fratres «jus & Garmundum
•-. 1 i ^n ,Q.,ri\i r\ „ ^„» „^»„ nepoiem eorum causa euirentie, asserentes qiiod
titre de monacAu^ (C 207 "). Dans cet acte, "^ ,
, / . I, 1 transactis aliquot anuis predecessores parentes eo- -
nous trouvons le récit d une longue que- ^ ^ "^ , . "^
• , „ . tV/ o rum acjptaverant prclatam ecclesiam cum suis
relie entre le couvent de Saint-Béat & les p„„„eac.is ab antecessonbus parentibus eorum
seigneurs d'Astanos, au sujet de l'église de gt idcirco eo debere eos guirentes fore. Econtra
Saint-Julien de Saleissa; cette église ré- Rainerius & Petrus de Lerz & ceten eorum fauto-
clamée par les chanoines à ses possesseurs res adhibitis ydoneis testibus, militibus scilicet,
actuels, avait été vendue à ceux-ci par les clericis atque aliis Uonestissimis viris, probave-
seigneurs de Saint-Béat, oublieux de leur nmt coram episcopo prefato & coram ceteris nobi-
abandon de Il32, & les sires d'Astanos Hbus viris qui aderant quod non debebant neque
excipaient de leur bonne foi & rejetaient )"■•= d^^ebant esse guirentes prefati milites Sancti
, , ^ , , . .. Beati, o. scilicet, P., A., & Gar. nepos eorum de
la faute sur les vendeurs; après enquête, ,.■!••■■,,.
1 ,-. . r • ecclesia jamdicia prelatis vins d Astanos, quia non.
Roeer, éveciue de Comminges, lit restituer , . r 1 c
" ' ' " ' multo )ain transacto tempore prelati milites hnncti
l'église aux clercs du couvent. On trouvera g^,.,,, p,,, ,, gt pro suo ordmio coram ipso dompno
en note cet acte, qui montre de quelle fa- Rogeno episcopo qui tune aderat sponte, amore
çon les seigneurs du douzième siècle enten- Dei, non solum eamdem ecclesiam de qua tune ^
daieilt les restitution» de biens ecclésiasti- agebatur, ut & omnes alias quas ipsi vcl patres
ques'. En ll53, le même archidiacre Pierre eorum abstulerant Sancto Beato, reddiderant pre-
faio Rainerio & habitatoribus Sancti Beati pre-
sentibus atque futviris, & hoc fecerant consilio
' En ii5o, un cAanome de Saint-Béat achète un & voluntate ejusdem dompni Rogerii episcopi ,
champ, & cette acquisition amène des difficultés quod cum ydonee decenterque probassent, idipsum
avec les seigneurs de Saint-Béat (C. 760). Rogerius prefatus episcopus hoc ita fore verissime
* In Christi nomine. Hec est carta commémora- cognoscens, consilio suorum adjudicavit prefatam
tionis illius placiti quod fuit inter Rainerium ecclesiam cum suis pertinenciis de cetero debere
monachum clericosque Sancti Beati, scilicet Pe- esse Sancti Beati & clericorum & habitatorum ejus-
trum de Lerz archidiachonum ceterosque clericos dem ecclesie Sancti Beati tam presentium quam
IV. 49
Note
102
770
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
au lieu dit Le Verdier, Oton de Saint-Béat
le réclama comme construit sur son héri-
tage paternel, puis finit par abandonner
ses prétentions (C. yS^ ). Grâce à cette res-
tauration, l'abbaye reprit une certaine vie,
& en ii58 & 1166, l'évêque Arnaud con-
sacra deux des églises en dépendant qui
venaient probablement d'être reconstrui-
tes (C. 286* & 287").
En 1188, Guarmond & Pierre de Saint-
Béat renoncèrent à leurs dernières pré-
tentions sur le prieuré; par acte du i"' avril
de cette année, ils abandonnèrent le droit
de nommer le recteur des églises de Saint-
Béat & d'Arnest; ils ne gardèrent que le
droit de le présenter à la nomination du
prieur (C. 72»). En 1280, nous trouvons
une reconnaissance consentie par Bernard
de Gairauz en faveur de l'abbaye & por-
tant la clause suivante ; il donnera un
repas annuel à deux moines ik au chape-
lain ou curé de Gairauz dans une vigne
appelée la Trîla deu Clo-^ ou el camp del
Arivel; en cas de négligence à accomplir
cette charge, la vigne reviendra aux moi-
nes; la charte indique une donation ana-
logue faite autrefois par Forton Auriol de
Gairauz (C. 77c).
En 1237, lors de la visite de l'abbaye de
Lézat par l'évêque de Toulouse, député
par le légat apostolique, les moines s'étant
plaints de l'administration des revenus, ce
prélat en fit une nouvelle distribution,
& le prieiré de Saint-Béat fut attribué à
la mense abbatiale (C. 290"). En 1245,
Pierre de Dalbs, abbé de la maison mère,
nomma chefs d'œuvre de l'église de Saint-
Béat Raimond de Casais, moine, & Pierre
Lhoste CHospes), frère & donat de Lézat;
il est porté que ces administrateurs ren-
dront compte chaque année des revenus
& des dépenses, & dépenseront les res-
sources avec le conseil des moines & des
prud'hommes du peuple (,bonî vîri populi);
futurorum. Hujiis facti & rei sunt testes V. de
Vestier canonicus, P. d'Amissa canonicus, A. d'Ar-
nesp miles, Ademarius de Fronsag & Johaniies de
Saleissa, Raimundus del Prad & alii quamplures.
Facta fuit hec carta anno ab Incarnatioiie Domini
M" c° XL", feria v», mense aprili. Guillelmus rao-
nachus scripsit (C. 2870).
on voit que c'était là une véritable fabri-
que (C. 72'').
Un acte assez ancien, que l'on trouvera
en note", indique l'étendue des possessions
& énumère les prérogatives du prieuré;
outre la possession d'un certain nombre
d'églises & des dîmes dont les noms s'y
trouvent indiqués, il était le chef d'une
sorte de petit diocèse, embrassant toute la
vallée de Bavartès; seule son église con-
tenait le saint-chrême, seule elle donnait
le baptême, excepté en cas de péril de
mort; à certains jours de l'année, on y
disait des messes solennelles, auxquelles
devaient assister tous les fidèles & tous les
prêtres, tout office cessant dans les églises
voisines. Cet acte remonte probablement
' Memoriale quarumdam ecclesiarum & decima-
rum inonnsterio Sancti Beati vallis Bavartensis
pertmencium & subjectarum 8t ciijusdam consue-
tadinis vallis predicte, videlicet Sancti Vincemii
juxta Sanctum Beatuin, Garonna intermedia ; —
Sancti Antonini de Garauz; — Sancti Stephani
de Lozivertj — Sancti Juliani de Salicianis; —
Sancti Martini de Alias & ibidem ecclesie 8c do-
mus leprosorum Sancti Martini ; — Sancti Naza-
rii de Galier; — Sancti Mameti d'Espust; — Sancti
Jorii de Gaud; — Sancti Jorii de Boz; — Sancti
Pauli d'Artiga de Lusso ; — Sancti Medardi de
Boriaco, & ecclesiarum de Leu 8c de Burnou; —
Sancti Jacobi de Fenera de Barossa ; — Sancti
Johannis 8c Sancte Marie & Sancte Margarite de
Castangolo in Astaraco; — 8c ecclesie cum casiro
8t villa de Portan comitatus de Palhars diocesis
Urgellensis; — Se ecclesiartim de Epila & Berbe-
gal in Aragonia ; — 81 decimarum de Essaun,
Astanos, Bavart, Garanz, Bezins, Boz, & Argut
superiori 8c inferiori, Host, Fos, Arlos, Alias, Ora,
Isaut, Lumbres, Arror, & consuetudinis quam ad
Essaim 8^ supra in tota valle Bavartense usque ad
Scalas de Mêlas, nuUus ibi tenet crisma vel oleum
sanctum nisi in ecclesia Sancti Beati, ubi bapti-
zantur oranes de valle predicta, nisi in pericnlo
mortls; 8c in natale Domini ad matutinas, & in
Ramis Palmarum ad Ramos, Se in Parasceve ad
Crucem adorandam, & in sabbatis Pasche 8c Pen-
tecostenes ad sollempnia baptisraata, 8c in Roga-
tionibus ad processiones alibi non fiunt officia
quam apud ecclesiara Sancti Beati predictam, ubi
conveniunt rectores omnes cum clericis 8c populis
tocius vallis predicte ad celebrandum officia pre-
dicta cum priore Sancti Beati. — (Latin 9189,
f° 291 r"j copie de 1249, d'après un ancien cartu-
laire du douzième siècle.)
NOTP
i5z
Note
l52
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
771
à l'époque de la restauration de l'abbaye,
à l'an 1140 environ, car il existait déjà
dans le cartulaire qui a été recopié par le
scribe du treizième siècle.
Les dîmes que possédait Saint-Béat mé-
ritent une mention particulière, à cause
de la manière dont elles étaient perçues;
elles étaient affermées à des la'iques ou
ecclésiastiques qui payaient tant par an;
mais comme toujours, cela donnait lieu à
des usurpations fréquentes, & ces fermiers
finissaient par considérer comme une pro-
priété héréditaire ce qui n'était qu'une
fonction & causaient ainsi à l'abbaye de
grands torts en se substituant à elle dans
ses droits de propriétaire. Cet état de cho-
ses dura jusqu'à Pierre de Dalbs; cet abbé
entreprenant força tous ces concession-
naires à rendre gorge, & de 1242 à 1249,
la plupart renoncèrent à leur prétention
de posséder héréditairement le droit de
collecte sur les dîmes du prieuré. En juil-
let 1242, il vendit à Azéraar de Birn'os & à
Guillem Aton, tous deux moines de Lézat,
le droit de collecte des dîmes de Saint-Béat,
moyennant une somme de quatre cents
livres payable immédiatement, le rembour-
sement de deux cents livres dues par les
dîmes au dernier abbé & l'entretien de
deux des moines du couvent; au mois
d'août suivant, ces fermiers cédèrent une
partie de leur privilège h un certain Auriol
de Saint-Béat, qui put percevoir les dîmes
jusqu'à concurrence du tiers (C. 72'"-). On
peut voir deux actes de renonciation à la
collecte des dîmes de l'an 1249, dans le
même cartulaire, l'un de Pierre de Roer
(f" 77'^), l'autre de Guillem Benavent, dia-
cre d'Argut (f" 76-*)'.
' Voici un acte d'.iffermage qui peut présenter
un certain intérêt à cause des conditions de l'ar-
rentement :
Notum slt cunctis quod Petrus Major recognovit
& concessit domino Petro de Dalbs, abbati Lesati,
quod ipse est homo ejusdem abbatis, prioris &
ecclesie Sancti Beati & tenet ab eis casalem siium
& coUectionem decimarum d'Argut superiori &
débet inde reddere singulis annis priori & ecclesie
memoraiis x libras seii fogassns tritici bonas 3t
candidas.que possint large sufficere per diein x
monachis & iiii"' bonas galliiias. Et quando prier
Tel ejus nuncii yencriat pro recipiendis ab eo
Voici la liste des prieurs de cette abbaye,
dont nous avons pu relever les noms jus-
qu'à l'an 1249, date du cartulaire de Lézat :
Rainier, prieur du temps d'Aton, abbé
de Lézat (C. 75°), indiqué comme clerc de
Saint-Béat dans une pièce de 1140 (V.plus
haut).
Gautier, 1160; donation (C. 74").
Guillem de Roer se fit céder, en juin
1 193, par Arnaud de Bezins tous ses droits
sur le jardin de l'Anglade (C. 77*^).
Raimond était prieur en i2o3, quand
Pierre de Saint-Béat & ses frères accordè-
rent un sauf-conduit de quatre jours à tout
homme faisant partie de la confrérie dudit
lieu; on trouvera le texte de ce document
en note'.
Arnaud Guillem obtint d'Arnaud do
Bezins les dîmes du lieu de Jeri (juillet
1212. — C. 286':). Au mois d'août suivant,
Pierre de Saint-Aventin, dit de Bise, & sa
famille se démirent de toutes leurs pré-
tentions sur les dîmes d'Aror, moyennant
quatre-vingts livres (C. 289").
Pierre Martin; Auriole de Saint-Béat
lui donne, le i" septembre 1287, pour le
luminaire de l'église un cens annuel de six
.deniers, payable à la Toussaint (C. 72-78).
decimis coUectis, débet eis dare prandium. Actum
est hoc apud villam Sancti Beati, vii° die introitus
mensis aprilis, ferla vi», anno ab Incarnatione
Doraini »i" ce" XL° v", régnante Lodovico rege
Francorum, Raimundo comité Tholosano, Rai-
mundo episcopo. Hujiis rei sunt testes : Ademariiis
prior Berati, Petrus Hospes diaconus, V'italis de
Casalibiis, & Raimundus de Montealto, puplicus
tabellio Salveterre de Sancto Eparcio, qui hanc
cartam scripsit. — (Latin 9 1 89, P" 76 ■> .)
' Notum sit omnibus in Christo credentibus,
quod ego Petrus Sancti Beati, & Petrus Guillelmus,
& Oddo damuJ & concedimus Deo & sancto Rcato
& sanctis omnibus quorum reliquie in hac rc-
quiescunt ecclesia, pro nobis & nostris successori-
bu5, quod si quis ad confratriam Sancti Beati ve-
nerit, snlvus & securus ab omni seculari occasionc
per im'"'Teniat dies & per totidem incolumis re-
yertatur. Hoc fuit factum anno M° cc° 111°, liina
xviii', epacta ix", mense octobrio ; Isparicus Con-
venarum pro episcopo electi:s, Raimundus Lesati
abbas, Raimundus prior; Bernardus cornes. Autem
excepto bomicida & vulneratori corporum domi-
mrum. Si quis hanc fregerit convenientiam, in
eternum peribit. — (Latin 9189, (" 72".)
Note
l52
Note
l52
772
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
R., prieur vers 1240 (C. 73 ^-''). Assuré de cette protection, il régla tous
Jean; 1242, 2 juillet, il engage à Azémar les droits dont ce nouveau personnage de-
de Birnos & à Guillem Aton, moines de vait jouir & lui imposa ses conditions.
Lézat, les dîmes de Saint-Béat pour cinq Tel est du moins le récit que nous a
ans (C. 721^); il paraît encore en 1246 conservé une vieille notice, dont les Béné-
(C. 287"); à cette époque, le monastère dictins rapportaient la rédaction à l'an
possédait un cloître, d'après une inféoda- 1076 ou environ, mais que nous croyons
tion de 1245 (C. 74"). plus ancienne d'un demi-siècle & çontem-
VlUAl, u'ISAOKT acquiert en 1249 de poraine de dissentiments graves qui s'éle-
Guillem Benaveut, diacre d'Argut , ses vèrent, en 1026, entre les abbayes de Lézat
droits à la collecte des dîmes d'Argut & de Simorre (V. plus bas). Il faut se rap-
(C. 76»); voir encore un acte analogue peler que cet acte est inséré dans le cartu-
laire de l'abbaye de Lézat, qui avait intéiét
à affirmer la sujétion de celle de Peyrissas
à son égard. Remarquons que cette notice
est l'œuvre d'un moine de cette abbaye,
qu'on a soin de rappeler que le fondateur
de la même année ({"77'^).
Abbaye de Peyrissas. — Parmi les pos-
sessions de la célèbre abbaye de Lézat, il
faut remarquer un certain nombre d'an-
ciennes abbayes qui, devenues prieurés à de Peyrissas mourut à Lézat, que le vilUcus
des époques diverses, avaient légué leurs devait prêter serment, être l'homme (Aomo)
domaines & leurs droits aux moines de de l'abbé de ce couvent. Toutefois, remar-
Saint-Antoine. De ces établissements, l'un quons aussi que plusieurs actes insérés dans
des plus importants était celui de Peyris- le cartulaire, & cette fois parfaitement au-
sas, qui ne perdit son ancienne indépen- thenticiues, ne semblent pas jjrouver abso-
dance qu'à la fin du douzième siècle, & lument la sujétion de Peyrissas. Tel est un
dont les titres remplissent une bonne part plaid tenu vers l'an 1020 ou 1026, du temps
du cartulaire de Lézat, rédigé en 1249. ^^ l'abbé de Lézat, Aimeri; cet acte, que
Fondée à une époque indécise, mais que nous donnons en note", rappelle com-
l'on peut fixer approximativement à la fin
du dixième siècle, l'abbaye de Peyrissas en
Comminges dut son origine à un vicomte
du pays, nommé Asnier, qui, n'ayant pas en-
core d'enfants, alla à Rome demander con-
' 1020-1025. — Ista est comeinoratio de ipso
placito quem Aimericus abbas ceterique monachi
Sancti Petri Lesatensis cenobii, quorum sunt hec
nomina, Guillelmiis abbas & Vitalis & Benedic-
tus de Saboneras & Benedictus Deodatus & Eer-
éleva un monastère au lieu de Peyrissas, & «ardus & Fredolus habuerunt in atrio San"cti
le plaça sous la protection & sauvegarde du Martini, in villa que dicitur Chereliago, in pre-
COmte de Comminges; plus tard, il alla se sentia Roggarii Amelii & Isamo Amelio & Garsin
seil au Souverain-Pontife; à son retour, il
faire moine à Lézat, devint abbé de ce cou-
vent, & mourut en laissant la réputation
d'un homme saint, d'un bienheureux.
Son fils, Bernard-Eudes, fondateur du
château de Benque, continua sa protection
à l'abbaye naissante; il y choisit sa sé-
pulture & voulut y faire entrer son fils,
Sancione, cum ipsos monachos de Padercanis, id
est Anerio Ordinalas, & Sancio de Elz, & cum
ipsis Raimundus Sancius, & Aicius clericus de
Lenol j in istorum presentia, judicante Roggario
Amelio ceterisque bonis hominibus supradictis
iiniversisque aliis qui aderant adclamantibus,
conligaverunt se Aimericus ceterique monachi ad-
versus ipsos monachos de Padercanis; pro ipsos
nommé Roger. Celui-ci, devenu plus tard fidefecerunt Ato Anerius & Amelius Amaldus, ut
abbé, craignit pour la sûreté du monas-
tère, au milieu des guerres qui désolaient
le pays; il choisit donc un homme ac-
tif & puissant (strenuîss'imum ac potentîssi-
mum), Guillem-Enard de Benque, & en fit
l'avoué de l'abbaye, son viUicus. C'est là
l'origine de cette avouerie, que la famille
ipsam donationem que Anerius abbas fecit sancto
Petro apostolo Lesadensis cenobii antea quam ip-
sam, quam ipsi monstraverunt in ipso loco, non
fecit ad altare de Sancta Maria de Padercanis. Et
pro ipsos fidefecerunt Garsia Sancius & Guillel-
mus Ato de Rivocavo, ut dicant quod non est vera
ipsa donatio quam monstrant abbas & monachi;
& debent dicere ii° homines certatores qui nun-
NOTE
l52
de Benque posséda pendant deux siècles. quam cenassent, & si fecissent, non nisi una a ut
NOTC
l52
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
773
Les derniers titres qui nicntionnoiit des
abbés sont de 1 166; les premiers actes dans
lesquels paraissent des prieurs sont de
1194. C'est dans cet intervalle de vingt-
& à eu prouver la validité par toutes les huit ans que la réduction en prieuré a dû
voies juridiques, y compris le combat judi- avoir lieu.
ment, sur la réquisition des moines de
Peyrissas, l'abbé Aimeri s'engagea à four-
nir le texte de la donation faite par l'abbé
Asnier, à Lézat, de l'église de ChereUagum,
Note
|52
ciaire. Dans cet acte, les deux abbayes pa-
raissent sur un pied de parfaite égalité.
Quoi qu'il en soit, quelques années plus
tard, le même Aimeri obtenait encore gain
de cause contre Eudes, abbé de Simorre,
c[ui lui contestait le protectorat de Pey-
rissas : dans un plaid tenu à Fustignac,
dans le Comminges, en présence des prin-
cipaux seigneurs du pays & de beaucoup
d'abbés des diocèses environnants, Aimeri
prouva victorieusement que son adver-
saire n'avait jamais possédé le monastère,
que Lézat tenait depuis plus de trente ans
Pour se protéger contre les entreprises
des seigneurs voisins, l'abbé Roger avait
confié les intérêts matériels du monastère
à un puissant seigneur, Guilkin-Enard de
Banque : c'était une espèce d'avouerie. La
notice que nous avons citée plus haut
indique avec détails la nature des fonc-
tions & des droits de ce vilUcus. Il est
l'homme, le vassal de l'abbé de Lézat, &
donne une mule du prix de soixante sous
qui appartient à la maison de Peyrissas;
c'est sans doute l'acapte qui lui était impo-
sée.Voici ses fonctions : en cas de rébellion
(ce qui ferait remonter la fondation à 990 d'un sujet de l'abbé envers lui, de refus de
ou environ) ; Eudes ne produisit qu'un acte
suspect (qui est invalidas omnibus modis),
sans nom de roi, sans nom de scribe; il
fut condamné, refusa de souscrire le ju-
gement & par conséquent de l'accepter,
refusa même le combat qu'on lui offrait, &
l'assemblée dut charger le comte Raimond
de Comminges d'exécuter la sentence (mars
102 fi).
Malgré cette demi-union, Peyrissas con-
serva une sorte d'indépendance; elle eut
ses abbés particuliers, fit des acquisitions,
des échanges & des ventes sans l'interven-
tion des moines de Lézat, & régla en toute
liberté ses rapports avec les villici. Parmi
les principales donations qu'elle reçut à
cette époque, citons celle de l'église de
Saint-Michel d'Obarcium, acquise par l'en-
tremise de Bernard, évéque de Conserans,
abbé de Lézat vers io5o; de la terre de
Martignac, qui donnée à l'abbaye par le
comte Arnaud & usurpée sur elle par ses
successeurs, finit par lui être restituée.
dvias vices, sive «rit Eimericus abbns pro Sancto
Pctro, debent vefiire in potestate Sancti Pétri a
LesaJo & debent reddere ipsas auctoritates, que
dicunt se habere de ipso loco & de ipsa terra que
nd ipsum lociim pertinet, si rem habent datiim,
debent tradere, & de ipso loco si rem habent trac-
tiim, debent revertere. — (Cartulaire de Lézat;
latin 9189, f" 69 v°.)
caution ou d'obéissance, si l'abbé se plaint
au villicus, celui-ci doit lui faire rendre
justice. Si c'est une plainte judiciaire,
une rébellion à main armée que tente un
étranger ou un domestique ', le villicus ré-
siste à ses tentatives; trouve, en cas de
plaid, les défenseurs, les juges & les cau-
tions, en cas de duel judiciaire, les com-
battants. Il a la jouissance d'un casai dans
la ville de Peyrissas, du tiers de la justice
& du tiers du guadium. En cas de contes-
tation avec l'abbé, le villicus se débat direc-
tement avec lui, sans intervention de la
justice; si sa plainte est reconnue non
fondée, il paie l'amende fixée par la loi'.
' Dans le sens de familiaris, un sujet de l'ab-
baye.
* Voici cet acte curieux à plus d'un titre :
Guillelmus Enardi de Bcnca acaptavlt villica-
tionem de honon.- béate Marie Patricianis de ab-
bate & clericis ejusdem loci, in tali ut quicumque
post se de suo génère voluerit villicus esse, junctis
ambabus manibus hominem de Lesatensi abbate
se faciat atque mulum vel mulam precio LX soli-
dorum pro villicationis adquisitione donet. De
villicatione vero villicus hoc habere tantum débet :
terclam partem de justiciis unde querimonia ab-
bati vel clericis inibi degentibus facta fuerit &
terciam partem de receptis, terciam partem de gua-
dimoniis, excepto hoc quod si abbas vel claviger
conquestus de aliquo fuerit & pro justiciam de
suo acceperit, villico partem non dnbit, nec de
Note
i5i
774
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Naturellement, comme presque partout,
les seigneurs de Banque oublièrent les
devoirs que leur imposait cette charge &
ne songèrent qu'aux droits qu'elle leur
concédait. Ces fonctions devinrent hérédi-
taires, & nous voyons, en 1194, Raimond-
Guillem de Benque renoncer, à son lit de
mort, à fous les droits injustes qu'il avait
exercés à Peyrissas : casai de Sédelac, vîgue-
rie, produits de la justice, albergues, qu'il
abandonna tous au prieur, espérant ainsi
mériter la miséricorde de Dieu; ses fils,
Raimond -Guillem & Raimond -Bernard,
confirmèrent cet abandon, ainsi que sa fille
Bonnefemme. On peut voir en note cet acte
de délaissement.
Voici les noms des abbés que le cartu-
laire de Lézat a pu nous fournir; il est
difficile de les ranger dans un ordre bien
rigoureux, surtout au onzième siècle, la
plupart des chartes n'étant datées que
d'une manière imparfaite :
Roger, fils de Bernard-Eudes, le cons-
tructeur du château de Benque, offert par
son père tout enfant à l'abbaye, en devint
plus tard abbé. C'est lui qui fit avec Guil-
lem-Enard de Benque, le contrat plus haut
analysé; il devait vivre vers 990 ou 995.
AuRIOLE; indiqué comme abbé dans
le déguerpissement d'un certain Aurîolus
Manclpli, qui ne porte pas de date, mais
qu
doit être de l'an 1020 ou environ.
puis-
qu'on y mentionne un comte Roger le-
quel doit être le comte de Comminges,
qui figure dans le plaid de I025 (Cart.
f° 67 0).
Bernard, évêquo de Conserans & abbé
de Lézat, fut aussi abbé de Peyrissas; du
moins il paraît dans un acte du temps du
roi Henri (Cart. 66 ^ &"),
VeziAS, abbé vers loyS; reçut une do-
nation de serfs de Compan de Benque.
hoc quod nccessitate comestionis sivc vinum sive
friim«ntiiin seu denarios adquisierit. Si quis vero
in aliqua parte tociiis honoris béate Marie maUim
ingesserit, villicus secundum sui posse débet inqiii-
rere, guerram facere, 8c si placitinii contigerit pla-
citare, si necesse fiierit, fidejussores raittere atque
duellum facere, ipsoque die in omni honore béate
Marie non débet comedere nec tempore in ullo
nisi invitatus ab abbate. — (Latin 9 189, f° 68 b .)
AsTARE; dut être abbé dans le courant
du règne de Philippe l.
Gaston, dont nous ne saurions fixer
exactement l'époque, reçut l'église de
Saint-Pierre d'Avon du prêtre Asnier (Car-
tul. 67 c),
Roger était abbé au commencement du
douzième siècle, sous le règne de Louis &
à la fin de celui de Philippe (1100-1120?)
(Cart. 70C & 63<:).
Arnaud, abbé en 1162 : accord avec
l'abbé de Gala pour le service & la jouis-
sance de la chapelle du château de Ben-
que". En 1166, il acquit de A. Bernard Je
Sancta Barda le casai du Four de Sainte-
Marie, à Peyrissas.
Ce fut peu de temps après que l'abbaye
fut entièrement réunie à celle de Lézat &
ne forma plus qu'un prieuré, dépendant
étroitement de celle-ci & soumis à son
obédience. Voici les noms de ses prieurs
antérieurs à 1249, que nous avons retrou-
vés dans le cartulaire de Lézat.
F0RTANIER de Carzac; en septembre
1194, Raimond -Guillem de Benque lui
remit ses droits de viguerie, le tiers des
justices, le casai dit de Sédelac, enfin les
exactions qu'il exerçait sur les clercs & les
laïques. Cet abandon fait par ce seigneur à
son lit demort,fut confirmé par ses enfants;
ce fut la fin de la vîlUcatio de Peyrissas,
qui durait depuis près de deux siècles'.
' In nomi'ne Domini. Hec est carta institutio-
nis & stabilimenti que facta est inter Petrum del
Mas, abbatem ecclesie de Gala, & inter Arnaldiim
de Montias, abbatem ecclesie de Pairicas, consilio
& voluntate monachoriim & clericorum utrarum-
qiie ecclesiarum, videlicet de Gala & de Pairicas,
de capella Sancti Johannis castri de Benca , que
pertinet ad prioratum Sancti Pétri del Pogge, que
institutio talis est : quod predictam capellam cle-
rici Sancti Pétri de! Pogge & clerici de Pairicas
insimul décantent suumque jus de suis parro-
chianis presentibiis & futuris quisque in pacem
habeat, teneat & possideat. Quam institutionem
predictam ego predictus Petrus del Mas abbas ec-
clesie de Gala, & ego Arnaldus de Montias pre-
dictus abbas ecclesie de Pairicas anno
M" c" Lx° 11°. — (Latin 9 1 89, f" 68 0 .)
' Voici cet acte qui complète l'acte d'acquisition
de la yillicatio par Guillem Enard, plus haut cité :
In Christi nomine. Notum sit univcrsis hanc
Note
Note
102
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
775
Pierre Gautier; en mars 1203, il s'ac- Fabas, pour les dîmes du lieu de Lusas; cet
corde avec l'abbaye de Lumière-Dieu ou accord fut conclu avec le consentement de
l'abbé de Lézat (Cart. 59*).
Note
1 52
cartam legentibus vel audientibus, qiiod Raimuii-
dus Guillelmiis de Benca , in iiltima infirmitate
positus, timoré Dei & remissione peccatoriim suo-
riim solvit & dereliquit Dec & béate gloriose vir-
gini Marie Patricianis ecclesie, &. Fortanerio de
Carzac priori ejusdem ecclesie & ejus successoribus
illam vicariasn qiiam in predicta villa tenebat,
& solvit & dereliquit casalein Forcii de Sedelac
cum omnibus suis pertinenciis 8t terciam partem
justiciarum & gadiorum sive refectionem & omnes
forcias quas clericis sive hominibus vel feminis
ejusdem ville habitantibus faciebat. Eodem modo
Raimundi'.s Guillelmus de Beiica & Raimundus
Bernardus& Bonafoemina, filii predicti Raimundi
Guillelmi de Benca , &. Rogerius de Montald vir
predicte Bonefemine pro se & pro omni suo ordi-
iiio, ut siipradictum est, solverunt & dereliqucrunt
Deo & béate gloriose virgini Marie Patricianis ec-
clesie & Fortanerio de Carzac priori ejusdem ecclesie
& ejus successoribus in perpetuum. Hujus rei sunt
testes : Galinus de Benca, A. de Sancta Barza
Sanche Anier de Sarraute; reçut à
titre viager de B., abbé de Lézat, la jouis-
sance du prieuré & de ses appartenan-
ces en 1284 (Cart. 70"). Cinq ans plus
tard, le même abbé, pour payement d'une
somme de cinq cent vingt sous de Morlas
que le monastère devait audit Sancbe, lui
concéda l'usufruit de tous les biens de
Peyrissas, avec permission de les exploi-
ter jusqu'à concurrence de cette somme
(Cart. 70°). Eu avril 1248, nous trouvons
comme sacriste un certain Raimond de
Sarraute (Cart. 65<^).
Bernard JeANj acheta une terre de
Vidal de Sentes, moyennant cinq sous de
Morlas, en juin 1248 (Cart. 70"^).
Hôpital Saint-Julien. — A Saint-Bertrand
de Comminges existait un hôpital dit de
milites, & Vitalis Bassod , & Vitalis de Luza Se Saint-Julien; il était près de la ville, sur le
bord de la route qui monte à Bagnères-
de-Luchon, & rendait de très-grands ser-
vices aux soldats en convalescence &c aux
troupes du pays en cas d'épidémie. Il
n'avait que mille livres de revenu cons-
titué. En 1767, Marans, prêtre bénéficier
de Saint-Bertrand, lui ayant fait donation
d'un pré estimé douze cents livres & que
l'hôpital voulait transformer en jardin po>-
Raimundus de Astanos, & Fortanerius de Carzac
predictus prior, qui hanc cartam scripsit mense
septembris, feria vi^, régnante Filipo rege, & Ber-
natdo comitc Convenarum, & Raimundo Arnaldo
episcopo Convenarum, anno ab Incarnatione Do-
raini M° c" xC nu". — (Latin 9 1 89, C 68 v°.)
Voici encore un acte relatif à ce prieur, qui
doit être un peu antérieur au précédent, puisque
ce Raimond-Guillem de Benque figure parmi les
témoins :
Sciendum est quod Fortanerius, prior ecclesie tager, le roi accorda à ses administrateurs
Sancte Marie de Pairicas, consilio Guillelmi-Gar-
sie & aliorum clcricorum ecclesie predicte, scilicet
P. de Casterar & Vitalis filii ejus, dédit ad feudum
Vitali de Molendino & Pétrone uxori sue & eorum
ordinio molendinariam illius molendini, quod est
subtus castrum Bence per x solides, quartam emo-
lumentorum parlem, id est puneras & duas partes
in farina, acapte Se retroacapte in domini muta-
tione quando evenerit, vi dcnarios Morlanen-
sium vel Tolosanorum, quos habebit prior ecclesie
predicte quicumque sit. Si vendcre vel impigno-
rire Vitalis predictus vel ejus ordinium voluerit
feudum predictum, facict hoc consilio predicti
prioris vel successorum ejus, & si prior vel ejus
s.iccessores vel clerici domus predicte sibi faune
fciidum retinere volucrint per pignus vel per ven-
dam, habebunt illud iinius xii denarios qunm
alter 81 prior predictus habebit de solido vende i
denarium & de solido pignoris i obolum. Et prop-
ter hanc molendinariam Vitalis predictus vel ejus
ordinium debent operari omne opus quod possnit
des lettres d'amortissement, en considéra-
tion des services rendus par la maison'
operari m homines tantum. De omni autem opero
quod III homines tamen operari non possint, fa-
ciet Vitalis vel ejus ordinium quartam partem
bsne. Quod si de aliqua re dominus predictus vel
ejus successores querimoniam moverit de prcdii.lo
Vitali vel de ejus ordinio, cmendabit hoc Vitalis
vel ejus ordinium priori secundum quod laudave-
rint II" sui amici & 11" amici prioris; super hec
Vitalis predictus per se & per suum ordinium
omnem fidelitatem priori predicto de omni re ita
quod iidere 8c redere se & omnia sua cis possit. Et
prior predictus per se & per suos successores man-
davit ei 8c ejus ordinio guiientiam de omnibus
hominibus de predicto feudo. HujuS rei sunt testes
A. Marner, A. de Favars, R. Vassal, R. de Cabatud,
R. Guillcm de Benca. — (Latin 9189, f" 69".)
■ Aichives nationales, S. 4921.
Note
i 02
776
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Dans le diocèse de Comminges existaient
deux chapitres, l'un à Cazeneuve, l'autre à
Saint-Gaudens.
Celui de Cazeneuve fut fondé vers le
douzième siècle sur une terre déserte, don-
née par un certain Sanche Aton.
Le chapitre de Saint-Gaudens fut fondé
vers le milieu du même siècle, par l'évè-
que Bernard; l'église fut dédiée à saint
Pierre & à saint Gaudens; il lui donna
la leude du sel, les offrandes, le cimetière,
les dîmes & ses droits sur le vin; il nomma
un premier abbé, Fortius, mais en décla-
rant qu'après sa mort, ce dignitaire serait
librement élu par les chanoines. Ce cha-
pitre, au dix-huitième siècle, se composait
d'un chef d'œuvre, d'un sacristain, de huit
chanoines; les deux dignitaires étaient
nommés par l'évèque, les chanoines par le
chapitre & par l'évèque, à tour de rôle.
Dans la même ville de Saint-Gaudens on
trouvait des trinitaires, des ursulines, des
religieuses de Notre-Dame, des domini-
cains; ceux-ci s'y étaient établis dès le
treizième siècle, & la fondation du cou-
vent fut approuvée le i5 août 1292 parle
chapitre provincial tenu à Brives; le prieur
nommé alors fut F. Bernard del Camp, de
l'Ile-Jourdain, alors lecteur à Saint-Emi-
lion; le couvent renfermait déjà sept prê-
tres & deux frères lais. Pendant deux ans,
les religieux vécurent dans l'enceinte du
château de Bigordanum; mais à cette épo-
que on acheta le lieu dit de la Planqueta,
sur lequel on bâtit définitivement un cou-
vent, & où un cimetière fut béni dès la
même année.
A Saint-Laurent, dans le même diocèse,
on trouvait un établissement de l'ordre de
Fontevrault; il fut fondé, en ii5i, par
l'évèque Roger, qui donna à dame Lon-
guebrune, prieure, tous ses droits sur
l'église de Saint-Laurent. Cette donation,
un moment contestée par son successeur,
Arnaud Roger, ne tarda pas à être approu-
vée & renouvelée par lui.
On trouvait encore dans le diocèse les
établissements religieux suivants : à l'Isle-
en-Dodon, des frères prêcheurs; ce cou-
vent fut fondé, le 2 janvier 1871, par
Pierre Raimond, comte de Comminges. Au
dix-huitième siècle, il renfermait quatre
religieux prêtres, dont un prieur & neuf
frères lais, treize autres prêtres étaient
dans les missions étrangères; autrefois il
avait renfermé jusqu'à dix prêtres; il avait
quatre mille livres de revenu'; à PoUnîa-
num & Valcabrère, des frères mineurs; à
Aurignac & à Salies, des pères de la Merci;
à Montréal, des augustins. [A. M.]
NOTE CLIII
AJOUTEE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Etablissements religieux du diocèse
Note
i5ï
d'Eln
e ou
de P
erpignan '■
ON est certain que cet évéché n'existait
pas en 5o6, puisque le nom de l'évè-
que d'Elne ne se trouve pas parmi ceux des
pères du concile d'Agde, tenu cette année
& auquel tous les évêques des provinces
gothiques en-deçà des Pyrénées assistèrent
en personne ou par députés.
L'an5i5, sous le roi goth Amalaric, les
évêques de Catalogne & « Oroncio, bîsbe de
la dita IlUberis en Rossello » assistèrent au
deuxième concile de Tarragone'. Pujades
place ce concile en 5i6, & mentionne
comme y ayant assisté le même « Oroncio,
bisbe de IlUberis, »
Ces deux auteurs ont confondu IlUberis,
ancien nom d'Elne, avec IlUberis, ville de
la Bétique. Dans le quatrième siècle, Cons-
tantin le Grand fit restaurer & fortifier
' Mémoire présenté, le 20 décembre 1766, à l'ar-
chevéque de Reims par le prieur, le P. Carrier;
Archives nationales, S. 3 203.
' Les rectifications qui suivent à la liste des évê-
ques d'Elne publiée plus haut dans le présent vo-
lume, pages 339 & suivantes, sont dues à M. Cazes,
ancien notaire à Millas (Pyrénées-Orientales), qui
nous a déjà fourni la Note LXXXVIII, sur le mo-
nastère du Canigou. A la suite nous plaçons un
certain nombre de renseignements sur quelques
monastères & prieurés peu connus du Roussillon,
extraits par nous de mémoires manuscrits que la
même personne a bien voulu nous communiquer.
[A. M.]
^ P. Puiggari, Précis historique sur Elne.
NoTS
i53
NOTB
i53
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
777
IlUberh, & plein de vénération pour sa
mère Hélène, il en changea le nom phé-
nicien en celui de Castrum Hehna; dans le
même siècle, trois historiens sur cinq ne
donnent à cette petite ville que le nom
à'Heîena.
En 571, Elne fut élevée au rang de cité
& érigée en évèché par Liuva, roi des
Visigoths de la Septimanie, laquelle com-
prenait le Roussillon & dont Narbonne
était la métropole.
En 1599, l'évêque, le chapitre de Sainte-
Eulalie d'Elne & celui de Saint-Jean de
Perpignan exposèrent au roi d'Espagne,
Philippe III, que le commerce était entiè-
rement anéanti à Elne; qu'il n'y restait
plus que deux cent quarante maisons, uni-
quement habitées par des ouvriers & des
paysans ; que les principaux & les plus
riches des particuliers avaient tous trans-
porté leur domicile à Perpignan; que de-
puis longtemps les évêques & la plupart
des prébendes qui résidaient dans cette
capitale, y passaient la plus grande partie
de l'année au détriment du service divin';
par ces motifs & d'autres, inutiles à rap-
porter ici, le roi était supplié de deman-
der au Souverain-Pontife que la résidence
de l'évêque & du chapitre d'Elne fût trans-
férée à Perpignan; le pape y consentit par
bulle du i'' septembre 1601, qui reçut son
exécution le 3o juin suivant, & non le
2 juillet, comme l'indiquent quelques au-
teurs.
C'est à tort que, d'après le GaUia Chr'is-
tîana, on a appelé évêques de Perpignan
ceux qui ont siégé depuis le commence-
ment du dix-septième siècle jusqu'.à la
Révolution. Ce n'est pas, en effet, le siège
d'Elne qui fut transféré dans cette ville en
1602, mais seulement la résidence de l'évê-
que & du chapitre. La bulle de translation
est très-formelle sur ce point ; « Civîtate
« £• ecclesia Elnensi quoad nomen , titulum,
« denominationem & exisientiam cathedralis,
K aliisque pristinis juribus prout aniea rema-
« nentibus, » En conséquence, le chapitre de
la collégiale fut incorporé à celui d'Elne,
' A partir de lîSo, les évêques eurent auprès
de l'église de Saint-Jean de Perpignan un palais
qu'ils habitaient plus souvent que celui d'Elne.
les reliques & les objets les plus précieux
du culte furent portés à Perpignan, & les
évêques continuèrent de prendre & de
recevoir le titre d'évêques d'Elne. Le nom
d'eccîesia Elnensis, que porte ce diocèse,
dans la bulle du concordat de 1801 (i5 juil-
let), est encore rendu par celui d'évéché
d'Elne; la bulle de 1817, qui en rétablit
le siège, s'exprime de même, & quoique
la traduction dise Eveque de Perpignan ,
l'évêque, dans ses relations avec Rome,
se conforme encore aux dénominations
consacrées.
L'évêché d'Elne était suffragant de Nar-
bonne; mais l'archevêché de Narbonne
ayant été supprimé, il relève d'Albi d'a-
près la dernière bulle de circonscription
du 8 octobre 1822.
Evêques d'Elne,
I. DoMNUS. Le premier évèque d'Elne
sur lequel on ait des renseignements posi-
tifs est Domnus, mentionné par la chro-
nique de l'abbé de Biclar à l'année 571, en
ces termes : « Domnus Helenensîs ecclesîae
M episcopus clarus habetur. »
La chronique de l'abbé de Biclar s'étend
de l'an 555 de J.-C. à l'an 587. Domnus a
pu vivre encore au temps où finit cette
chronique; mais puisqu'il n'est mentionné
qu'en 571 dans ces annales, il n'est nulle-
ment probable qu'il ait siégé à Elne avant
cette époque.
II. Benenati'S. Se trouva au concile
provincial, célébré à Narbonne le i" no-
vembre 589.
V. Hyacinthus, qualifié d'episcopus
Helenensîs dans le récit de l'expédition du
roi Wamba contre le rebelle Paul. Julien
de Tolède, auteur contemporain & nar-
rateur de cette expédition, n'ajoute pas
Helenensîs à episcopus, & D. Bouquet donne
la leçon episcopus, sans autre indication,
& met Urgellensis en note marginale". Il
est vrai qu'un autre historien, Roderic de
Tolède, dit Helenensîs; mais cet auteur est
du treizième siècle, & n'a fait que copier
le premier.
' D. Bouquet, Recueil des Historiens Je France,
t. 2, p. 717.
Note
i53
Note
i53
778
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
D'autres ont dit encore que le nom
d'Hyacinthus figure à côté de celui d'Elue,
dans la délimitation des évèchés ordon-
née, dit-on, par le roi Wamba. Mais ce
texte ne donne aucun nom d'évèque. C'est
ce qu'on peut voir également dans la
collection précitée, où se trouve cette
délimitation telle que la donnent quatre
manuscrits des églises de Tolède, de Sé-
ville & d'Oviédo, & dans laquelle Elne est
mentionnée quatre fois.
Hyacinthus ne doit donc pas être compté
comme évêque d'Elne.
XVII. BÉRENGER^ Le GaUîa Chrîsùana
attribue à Bérenger I un fait en date de
l'an 1000, qui ne peut appartenir qu'à un
second Bérenger, attendu qu'antérieure-
ment à l'an 1000, il a existé un Frédulon I
qui n'est pas le Frédulon unique placé
après Bérenger I dans la liste des Bénédic-
tins.
Frédulon I. Ce Frédulon ou Frédelon
assista au concile qui fut tenu au Puy en
Vêlai, pour remédier, par l'établissement
de la. paix de Dieu, au désordre des mœurs
& des guerres privées dans tous les dio-
cèses dont les évêques se trouvaient à cette
assemblée qui, d'après D. Mabillon & le
P. Longueval, eut lieu en 994. Le même
évèque figure comme témoin dans un acte
du 22 octobre 995, par lequel la vicomtesse
Ermessinde confie à Aigo, archidiacre de
Narbonne, la surveillance & l'administra-
tion de certains alleux qu'elle donnait au
chapitre métropolitain. Le 9 décembre 996,
Ermetrude & Gérard, son fils, donnent à
Frédulon leur alleu de Villanova, avec l'é-
glise, &c., pour en jouir après leur décès.
BÉRENGER II. En 999, il est témoin
dans un acte passé entre Miron & Sintille,
abbé d'Arles. Le 22 février de l'an 1000,
il fut présent à la donation que Bernard,
comte de Besalu, fit du monastère de Saint-
Paul, dans le Fenouillèdes, à l'abbaye de
Saint- Michel de Cuxa. On le retrouve,
le l"'' novembre de la même année, dans
un plaid tenu au sujet d'un alleu qui fut
adjugé à son église d'Elne. Le i5 mars
looi, le même prélat échangea les églises
de Saint-Etienne de Fontanilles & de Saint-
Martin de Corsavi avec Sintille, abbé
d'Arles, c(ui lui céda, en contre-échange.
les alleux de Montcscot, de Villeneuve-
de-la-Raho & de Finestret. Il figure
encore dans une donation de plusieurs
fonds de terre, faite par Primus, le i5 juil-
let looi. Enfin, le 23 septembre de l'an
ioo3, il souscrivit, avec d'autres évoques,
l'acte de consécration de l'église de Saint-
Pierre de Besalu. Zurita rapporte que Bé-
renger, évêque d'Elne, fut tué l'an ioo3, à
la bataille d'Albesa, où Raimond-Borel ,
comte de Barcelone, vainquit les Maures.
XVIII. Frédulon II. Le 5 décembre
ioo3, Uzalger, prêtre, lui engagea un alleu
à Ortaffa. En 1004, il consentit & apposa
sa signature, avec d'autres personnages, à
l'acte de la cession faite par Ermengaud,
archevêque de Narbonne, à Guifred, abbé
de Cuxa, d'un alleu appelé Cauchène, qui
appartenait à l'abbaye de Saint-Laurent,
unie à l'archevêché. Le 24 janvier 1007,
il autorisa, en qualité d'évèque d'Elne, la
vente d'une partie de l'eau du territoire de
Saint-Jean-Pla-de-Corts à Gaufred , Adal-
bert & autres.
XIX. OlibA. Le Gallia Chrisliana le fait
mourir en ioi3. En 1014, sur la demande
du comte & de la comtesse de Cerdagne,
fondateurs du monastère de Saint-Martin
du Canigou, d'Oliba, abbé provisoire, &
de la communauté de ce monastère, Oliba,
évêque d'Elne, en nomma abbé le moine
Selva, qui avait pris part à la construction
du couvent'.
XX. BÉRENGER III. Appartenait à la no-
ble famille de Sendred de Gurb, château
près de Vie, en Catalogne. En 1019, il fit
partie d'une nombreuse réunion de pré-
lats, qui eut lieu à Girone, pour assujettir
à la vie commune les chanoines de cette
cathédrale. Cette même année, il fit, à la
prière de Pierre, évêque de Girone, la
consécration de l'église de Saint-Martin de
Fontanet. Le 29 mars 1025, il échangea,
avec l'abbé de Saint-Martin du Canigou,
Selva, son église de Saint-Saturnin de Ver-
net, contre celle d'Arria. La même année,
le 16 mai, il consacra l'église du Vieux-
Saint-Jean de Perpignan, que des hommes
' Inventaire des archives de Saint-Martin, dressé
en 1586, par un visiteur apostolique, dom Jean
d'Agullana, n. 3.
Note
i53
NOTB
i53
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
779
pieux avaient édifiée. En 1027, le 16 mai,
en l'absence de Bérenger, Oliba, évèque
d'Ausone & abbé de Saint-Michel de Cuxa,
chargé de l'administration du diocèse
d'Elue, célébra à Tuluges un synode où
furent confirmés les statuts pour la Trêve
de Dieu. Cette trêve, appelée de Dieu ou
du Seigneur, parce qu'elle devait s'observer
le dimanche ou jour du Seigneur, est l'une
des plus anciennes que l'on connaisse.
XXIII. BÉRENGER IV, fils de Guifred,
comte de Cerdagne. Le 12 août io53, Ray-
mond, abbé de Saint-André, lui accorda le
droit d'amener à Elue & partout ailleurs
une dérivation du Tec, à travers les terri-
toires de Saint-André & de Saint-Martin
de Riba. La même année, Bérenger IV
assista à un concile mixte tenu à Elne le
1" décembre, où le chapitre de cette cité
fut indemnisé des spoliations qui l'avaient
ruiné.
XXIV. Artaud, & non pas Arnaud.
Parmi les anciens titres déposés à la biblio-
thèque publique de Perpignan, il existe
un règlement daté du 24 mars loSy, émané
de cet évéque, qui s'y donne lui-même le
nom d'Artaud. Le témoignage de ce docu-
ment suffirait, pensons-nous, pour empê-
cher d'admettre la leçon du Gallia. En
io58, le 18 novembre, Artaud assista à la
consécration de l'église de Barcelone. Le
3 septembre 1061, il consacra l'église Saint-
Quentin-des-Bains d'Arles.
SUNIAIRE III. Cet évèque succéda à
Artaud, comme le prouve une charte du
cartulaire d'Elne du 1" janvier de la
deuxième année de Philippe, soit le i" jan-
vier 1062.
XXVII. Ermengaud. Le 22 avril iio5,
partant pour la Terre-Sainte, il fit don à
neuf sous do Barcelone qu'il lui avait
empruntés pour faire un voyage en Terre-
Sainte. En II 28, il donna l'église & le
village de Marcevol, en Confient, au
Saint-Sépulcre de Jérusalem & à la con-
grégation des chanoines de ce lieu'.
XXX. Artaud II, nommé évèque en
1148. Le 8 octobre ii58, il consacra l'é-
glise de Saint-Martin de Corsavi & en
Il 59, le 16 décembre, celle de Saint-Pierre
de Riuferrer. En 1170, le 22 septembre, il
souscrivit avec Gérard, comte de Roussil-
lon, l'acte d'une donation faite à la milice
du Temple par Bernard, seigneur de la
Roca'.
BÉRENGER V. L'existence de cet évéque
a- été découverte dans une charte de l'ab-
baye de Saint-Martin. 11 consacra l'église
de Saint-Vincent d'Eus, en Confient, le
II février 1187.
XXXII. Artaud III. Cet évéque est
placé par le Gallia entre Guillaume I &
Guillaume II; mais il ne peut plus être
maintenu à cette place, puisque l'acte de
consécration de Ville-Rose, cité pour cons-
tater son épiscopat, est daté du 1 1 mars de
l'an ii5o de J.-C. (1188 de l'ire d'Espagne),
d'où il résulte que ce monument appartient
à Artaud II (XXX), qui occupa le siège
d'Elne de l'an 1148, jusqu'après 1169'.
XXXIII. Guillaume II. Une charte
conservée à la bibliothèque publique de
Perpignan fournit le nom de famille de
l'évèciue Guillaume II. C'est une obliga-
tion faite, le 2 juillet 1ÎI4, & sous l'épis-
copat de Raymond, par le chapitre d'Elne
à Pierre Pauc, d'une somme, dont une par-
tie montant à dix mille sous de Barcelone
avait servi, du temps de Guillaume d'Or-
taffa (XXXVI), à l'achat de la moitié des
NoTfi
i53
son chapitre du tiers de la terre de Tayniè- château & seigneurie de Saint-Cyprien
res avec un moulin. En 1109, le 27 sep-
tembre, il consentit à la donation que fit
Agnès, comtesse de Roussillon, du monas-
tère de Saint-André de Sorède à l'abbaye
de la Grasse, sauf approbation du comte
Gérard, son mari, à son retour de la Terre-
Sainte.
XXVIII. Pierre I ou Pierre-Bernard.
En 1126, il fit son testament, par lequel il
léguait sa chapelle au chapitre d'Elne, en
remboursement de mille deux cent dix-
Le même acte rappelle une autre obliga-
tion consentie au même créancier ou à ses
' ArcliiYCS de Sainte-Anne de Barcelone.
" Cartulaire du Temple Je Perpignan, (° 97. — Ce
document, inconnu jusqu'ici, prolonge d'un an la
durée de l'épiscopat d'Artaud.
' Cette correction est due à M. Fossa, qui l'avait
consignée sur l'exemplaire du Gallia dont il était
possesseur, après avoir attentivement examiné la
date de cette charte.
Note
i53
780
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
auteurs, par feu Guillaume de Céret, évè-
que d'Elue. Or, depuis l'érection du siège
d'Elue, jusqu'à la charte qui vient d'être
mentionnée, on ne trouve que trois évo-
ques du nom de Guillaume : le premier,
décédé le 16 août 11 86 (XXXI), s'appelait
incontestablement Guillaume Jorda, comme
nous l'apprend sonépitaphe; le troisième
s'appelait Guillaume d'Ortaffa (XXXVI) 5
donc, Guillaume de Céret, évèque d'Elne,
mentionné dans l'obligation plus haut ana-
lysée, ne peut être que Guillaume deuxième
du nom.
Guillaume II, le 28 mars 1187, transigea
avec la milice du Temple au sujet d'une
partie de l'étang de Caraig & d'un champ'.
En II 94, le !'■'■ avril, il s'accorda avec le
maître de la milice du Templ.e au sujet de
l'étang de Bages, en Roussillon'. Le i" oc-
tobre 1195, il donna au monastère d'Arles
l'église de Sainte-Marie-Magdeleiue de
Combred, dans la paroisse de SS. Juste &
Ruffine de Prats de Mollo. Le 11 février
1196, il reçut de Pierre I, roi d'Aragon,
le serment accoutumé de fidélité & de pro-
tection.
XXXVI. Guillaume III d'Ortaffa,
de l'illustre famille roussillonnaise de ce
nom. Il passa de la dignité d'archidiacre
d'Elne à celle d'évêque de cette église.
Dans le mois de mars 1202, il donna au
monastère de Fontfroide & à Bernard,
abbé, l'église de Saint-Sauveur de Cana-
mals, avec les dîmes, prémices, &c.
En 1207, le 4 juillet, le pape Inno-
cent III écrivit à cet évêque & à son
chapitre que, lorsqu'ils traiteraient d'af-
faires ecclésiastiques, l'opposition d'un
seul membre ne pourrait prévaloir contre
l'utilité générale, comme c'était depuis
longtemps l'usage dans l'église d'Elne.
XXXVII. RAIMOND II DE VlLLELON-
GUE. Le 27 avril 1212, il consacra l'église
(reconstruite sans doute, voyez Béren-
ger V) de Saint-Vincent d'Eus. Le 9 des
calendes de mai suivant (23 avril I2i3), il
assista au concile de Narbonne dans le-
quel l'archevêque de cette ville Arnaud
donna l'église de Cuxac à son chapitre.
• Cartulaire du Temple, f" 109.
' Ihid. C 56.
XXXIX. Arnaud II, qui porte le nom
de Serrallonga dans le Gallia Chrisiiana, est
appelé de Filella par le père Finestres, dans
son Histoire du monastère de Poblet, dont
ce prélat était abbé avant d'être promu à
l'évêché d'Elne, ce qui eut lieu en 1223.
Le 3o mars de la même année, il acquit
pour son église des droits sur le château
du Soler. Le 16 septembre 1224, il sous-
crivit un acte dressé à la suite du testa-
ment de Pierre Pave '.
XLI. Bernard de Berga. Bernard, né
à Berga (dans la haute Catalogne), fonda
avec son chapitre, le i'' janvier 1240, une
distribution annuelle de cent tuniques de
laine à faire aux pauvres dans le cloître de
la cathédrale, savoir : cinquante la veille
de la Toussaint & cinquante la veille de la
Noël. Le !'"■ mai 1246, le roi Jacques d'A-
ragon lui prête le serment accoutumé de
fidélité & de protection (cartulaire d'Elne).
C'est le dernier de ces serments que l'on
connaisse. En 1258, le 20 avril, Bernard de
Berga fit son testament par lequel il or-
donna qu'après sa mort les cent tuniques
destinées aux pauvres fussent délivrées sur
son tombeau, & il ajouta à cette aumône
une distributioii annuelle de cent chemi-
ses & d'une certaine quantité de toile. Ce
testament, qui existe encore aux archives
de Perpignan, démontre bien par sa date
que Bérenger VI (XLII) & Bernard II de
Argilagueriis (XLIII), ne sont, l'un & l'au-
tre, que de faux noms donnés à Bernard
"de Berga.
XLIV. Bérenger VI de Cantallops
permit, en 1205, de bâtir l'église de No-
tre-Dame-du-Pont de Perpignan'. Le 3
septembre 1270, il renonça par transac-
tion avec les consuls de Perpignan, au
droit d'exiger les lits & les vêtements
des étrangers qui mourraient dans ladite
ville. Le 25 mars 1279, il transigea avec le
roi de Majorque; le 4 mai de la même
année, il assista au concile de Béziers; le
21 janvier 1280, il termina par une tran-
saction les violentes querelles qu'il avait
avec son chapitre, au sujet de la juridic-
' Parchemin de la Bibliothèque publique de Per-
pignan.
' Liber Âureus, (" 9.
Note
i53
Note
i53
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
781 T~~
tioii temporelle de la ville d'Elne. La date . Baixas, prit possession de l'évêché d'Elue
Note
i53
de cette transaction fait supprimer l'épis-
copat prétendu de Bertrand (XLV).
Bérenger VII DE Sainte-Foi. Béren-
ger était déjà en possession, le 10 janvier
1282, époque où fut tenue une assemblée
capitulaire qui nomma des juges pour pro-
noncer sur l'appel fait par les habitants de
Baixas, d'une sentence rendue contre eux
en faveur de l'évéque Bérenger, prévôt
de ce lieu. On retrouve cet évéque, le 14
juillet 1288, souscrivant une transaction
faite au sujet de la collation d'un bénéfice.
Bérenger VII avait cessé de vivre le 11 oc-
tobre 1289, comme le prouve le premier
acte de son successeur.
XLVII. Raimond IV DE Costa. Le
II octobre 1289, en sa qualité de chape-
lain majeur, il confirme la fondation d'une
vicairie perpétuelle dans l'église Saint-Jean
de Perpignan. Après avoir été consacré, il
promit obéissance au chapitre de Narbonne,
sede vacante, le 20 mars 1290.
Bérenger VIII. Ce Bérenger, inconnu
jusqu'ici, inféoda, le 20 avril l3i4, le châ-
teau de Cornella del Bercol à Guilleni
Adalbert qui lui en fit hommage.
LIT. BÉRENGER VIII BAYLE (Bajuli)
fut transféré, en i332, au siège de Major-
que, en remplacement de Gui de Terreua,
appelé à celui d'Elne.
LIV. Pierre II. Le i3 mars 1346, son
vicaire général & officiai, Bertrand de
Combells, ordonna que le produit des
donations faites ou à faire aux prêtres de
Saint-Jean de Perpignan, serait reçu &
distribué par le procureur de cette église,
à l'exclusion de tout autre, sous peine
d'excommunication pour les fransgres-
seurs. Pierre II mourut en 1346, d'après
un acte du i"' juin de cette année, rappe-
lant le décret ci-dessus; cet acte l'appelle
Peirus bonae memoriae Elnensis episcopus.
LVI. Bernard IV Hugues occupait
le siège d'Elne le 20 décembre 1347, sui-
vant un acte daté d'Avignon, par lequel
il renouvelait les indulgences accordées à
ceux qui contribueraient à la construc-
tion de la nouvelle église de Saint-Jean
de Perpignan.
LIX. François I. Le 10 juin i352, Pierre
de Cadella, chanoine d'Elne & prévôt de
en vertu d'une procuration de François,
éveque d'Elne, datée du 20 du mois précé-
dent. Le 18 juillet i353, ce prélat conféra
le titre de sacristain de Saint-Jean à Pierre
Marti, chanoine de cette église. Le i3 mai
1354, le roi d'Aragon, Pierre IV, fit droit
à sa réclamation sur les atteintes que le
chapitre d'Elne portait à la mense épisco-
pale.
LXI. Raimond VI de Salgues se donne
lui-même le surnom de Salgues (Rayinun-
dus de Salguis) & le titre d'évèque d'Elne,
dans une lettre écrite à Avignon le 1 1 sep-
tembre 1357. Le 4 novembre de la même
année, son vicaire général confirma les
statuts faits pour l'église de Saint-Jean ds
Perpignan en i328 par Bernard Hugues.
Par une charte du 10 octobre i357, trouvée
dans les archives d'Elne, Arnaud, chanoine
de Majorque & vicaire général de Rai-
mond, évéque d'Elne, délègue aux hebdo-
madiers de Saint-Jean le soin de mettre
Guillem-Salomon, prêtre, en possession du
bénéfice fondé à Saint-Sauveur par doua
Béatrix de Mosset, qui se trouvait alors
vacant.
Une lettre d'Innocent VI, en date du
5 juillet i36i, adressée à Charles, empe-
reur des Romains, parle de Raimond, évo-
que d'Elne, dans les termes suivants : vîrum
utrique litterarum scientia famosum & alias
muhiplicher expertum, &c.
Suivant le registre d'Urbain VI, il était
alors décoré du titre de patriarche d'An-
tioche, & il reçut en commende l'évêché
d'Agen en 1364; d'après le livre des solu-
tions d'Innocent VI, cet évéque passa du
siège d'Elne à celui d'Embrun en i36i.
LXII. Pierre III de Cima. De cet évé-
que il faut en faire deux du nom de Pierre,
qui se sont immédiatement succédé.
Le premier est Pierre Planella. Il obtint
l'évêché d'Elne le 28 juillet i36i & le con-
serva jusqu'en iSyi, où il fut transféré au
siège de Barcelone.
L'évêché d'Elne passa alors à Pierre de
Cima, ou de Sima, suivant les auteurs.
C'est à lui, & non à Pierre Planella, que
se rapporte cette phrase du Gallia : promi-
sit & recognovit pro Raymundo antepraede-
cessore suo anno 1871, puisque Pierre do
Note
i53
782
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Cima avait succédé immédiatement à Pierre
Plaiiella, successeur lui-même de Raymond.
Reyiiier (CronoZ. Helen. episc.) avait bien
distingué les deux Pierre, mais il a trans-
posé leurs noms de famille. Pierre Planclla_,
ou mieux de la Planella, fut nommé évê-
que d'Elne, le jour même où Raimond fut
transféré au siège d'Embrun. Le 23 juillet
de la même année, il paya les droits apos-
toliques suivant le registre des solutions
d'Innocent VIj le 28 avril i363, il commit
son officiai pour aller visiter l'hôpital de
Malloles; le 2 juillet i366, il nomma offi-
ciai du diocèse Arnaud, abbé de Saint-
Genis; en i368, il assista par procureur au
concile de Lavaur, assemblé le 27 mai,
Pierre de la Planella fut promu, avec
l'assentiment du roi , au siège de Barce-
lone, & frère Pierre de Cima nommé au
siège d'Elne en iSyi. La même année, il
promit de remplir les engagements pris
par son avant-dernier prédécesseur, comme
nous l'avons dit plus haut, d'après le livre
des obligations du Vatican. Mais les édi-
teurs du Gallia, citant ce passage, & tou-
jours dans l'idée qu'il n'y a eu d'autre
Pierre que Pierre de Cima, de i36i à iSyy,
ont cru devoir corriger antepraedecessore
par praedecessore, d'après le livre des solu-
tions d'Innocent YI, où on lit simplement
que Pierre succéda à Raimond.
Pierre de Cima, évêque d'Elne, assista
par procureur, le i5 août i374, au concile
de Narbonne, convoqué par l'archevêque
Pierre de la Jugiej fut transféré au siège
de Majorque, sa ville natale, à ce qu'il
paraîtj son élection fut confirmée par le
pape le 7 août 1377.
LXIII. Raimond VII de las Escalas
(de Escalis). Le 12 mars 1378, il accorda
des indulgences à ceux qui contribueraient
à la construction de la nouvelle église de
Saint-Jean de Perpignan; le 6 octobre
i38i, il transporta le prieur & les cha-
noines réguliers de Notre-Dame d'Espira
de l'Agli, dans l'église de Notre-Dame de
La Real à Perpignan. En même temps, il
nomma premier abbé de cette église Jac-
ques Borro, dernier prieur d'Espira. En
1384, 8i le 17 décembre, avec la permission
des vicaires généraux de l'église de Girone,
il conféra les ordres sacrés dans l'église
paroissiale do Peralada; le 2 avril i386,
étant absent du diocèse, son vicaire géné-
ral fit quelques règlements pour rélablir
la concorde entre les bénéficiers de Notre-
Dame de La Real & les chanoines trans-
férés d'Espira dans cette église. En i386,-
Raimond fut promu au siège de Barcelone,
comme le prouve une bulle de l'antipape
Clément Vil , donnée à Avignon le 12 no-
vembre 1387, & confirmant les règlements
faits l'année précédente par le vicaire gé-
néral de Raimond, alors évêque d'Elne &
maintenant de Barcelone.
On peut mieux voir maintenant combien
se sont trompés MM. de Sainte-Marthe &
les éditeurs du Gallia qui les ont suivis,
en plaçant sous la date de i38o l'évêque
d'Elne, Bérenger de Sainte-Foi (LXIV),
mort en 1290.
LXV. Barthélemi I DE Payro, reli-
gieux carme, natif de Perpignan, nommé
évêque d'Elne par l'antipape Clément VII,
promit de payer les droits le 21 février
1387, ce qu'il n'exécuta qu'en 1391 & 1392.
A cette dernière date & en 1394, il fit di-
vers statuts. En 1398, avec la permission
de l'abbé d'Arles, il donna la confirmation
& la tonsure dans l'église des Bains. Le
i'' février 1402, d'après un ordre du roi
d'Aragon, il décréta que tous les bénéfi-
ciers qui passeraient six mois sans résider
seraient privés de leurs bénéfices. Barthé-
lemi eut, en 1406, un démêlé avec les cha-
noines de Saint-Jean, pour la solution du-
quel Benoît XIII délégua Gui, évêque ^e
Préneste, qui le termina par une transac-
tion; le 28 mai 1407, Barthélemi donne
aux syndics des prêtres de Saint-Jean le
patronage d'un bénéfice qu'il avait fondé
dans cette église; le 22 juin de la même
année, il transige avec les consuls de Per-
pignan pour l'exemption du clergé, à l'oc-
casion d'un droit imposé sur la viande; le
i3 janvier 1408, des procureurs constitués
par lui &: son chapitre nommèrent un juge
du bailliage à Elue.
Voici une nouvelle question sur laquelle
MM. de Sainte-Marthe & les auteurs du
Gallia ne s'accordent point avec dora Ta-
verner. C^ dernier ne reconnaît qu'un
seul évêque du nom de Barthélemi : c'est
Barthélemi Payro, religieux de l'ordre de
Note
i53
NoTB
i53
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
783
Notre-Dame du Mont-Carmel, lequel était
déjà en possession du siège d'Elue en iSSy.
Le nouveau Gaîlia Christiana iait occu-
per le siège d'Elne par Barthélemi Payro,
depuis le 21 février 1887 , jusque vers l'an
1894, & donne pour successeur à ce pré-
lat, sur l'autorité de MM. de Sainte-Mar-
the , frère Barthélemi, religieux carmélite,
déjà évéque d'Elne en 1398 & dont on pro-
longe l'épiscopat, toujours d'après les mê-
mes, jusqu'en 1406. On pourrait induire
de là que les bénédictins de la congréga-
tion de Saint-Maur croyaient, je ne sais
sur quel motif, que le premier de ces deux
évéques était sorti du clergé séculier, ce
qui permettait de le distinguer du second,
qui aurait appartenu à un ordre religieux.
Il n'est pas difficile aujourd'hui de se
prononcer. Un des anciens titres conservés
à la bibliothèque publique suffit pour faire
prévaloir le sentiment de dom Tavcrner;
c'est une sentence rendue entre la commune
de Perpignan & la communauté des prêtres
de Saint-Jean, par Pierre Bonhomme, offi-
ciai de frère Barthélemi, évéque d'Elne, le
24 octobre i388 ; or, la qualification de
frère désignant toujours un religieux, nous
apprend que l'évêque d'Elne auquel on l'a
donnée dans l'acte précité, c'est-à-dire, que
Bartliélemi de Payro appartenait à un or-
dre monastique, indiqué par Taverner, &
le même, en un mot, dont les éditeurs
du nouveau Gallia ont fait un deuxième
Barthélemi. Il n'en faut pas davantage
pour établir que les deux évêques d'Elne
ci-dessus dénommés ne doivent faire qu'un
seul & même personnage.
Raimond VIII Descatlar. Cet évéque
a été omis par le Gallia.
Il était issu d'une noble famille catalane;
étant abbé du monastère de Ripoll, il fut
promu à l'évêché d'Elne en 1408, par
l'antipape Benoît XIII ; il était pourvu le
28 octobre; le 19 décembre de la même
année, il scella les statuts des prêtres de
Saint-Jean de Perpignan avec son sceau
d'abbé, en déclarant qu'il n'en avait pas
encore d'autre. Peu do temps après, il fut
transféré au siège de Girone, dont il prit
possession le 8 janvier 1409, Il mourut à
Valence le i" mars 1413.
LXVII. François II Ximines, religieux
franciscain, natif de Girone, renommé pour
son savoir & sa piété; il reçut de l'anti-
pape Benoît XIII le titre de patriarche de
Jérusalem, le 12 novembre 1408. Ce fut
Jean d'Armagnac, dit le cardinal d'Auch,
qui le consacra. Peu de temps après, il fut
nommé par le même antipape administra-
teur de l'évêché d'Elne, & il l'était, en
effet, le 4 janvier 1409, quand il nomma
deux procureurs fiscaux ou promoteurs à
l'officialité de Perpignan.
Le jour & l'an de sa mort sont fixés par
l'inscription qu'on lit sur son sarcophage,
le 23 janvier 1409, François confia à un
prêtre nommé Arnaud Solera, l'adminis-
tration de l'hôpital du col d'Are, dans la
paroisse de SS. Juste & Rufine de Prats
de Mollo; le i3 février suivant, il déclara
devoir à la communauté des prêtres de
Saint-Jean cent vingt écus d'or, monnaie
de France; le 6 mars, il nomma à la cure
de Saint-Jean d'Albera.
Alphonse d'Exea. Le 17 mai 1409,
Alphonse, évéque d'Elne, confère le nota-
riat de Céret à Bernard Valença, & dans le
même mois, le bénéfice de Notre-Dame du
Volo à Arnaud Marti, prêtre; le 1'' août
de la même année, étant à Barcelone, il
pourvoit Bernard Codina, prêtre, d'un bé-
néfice dans la cathédrale d'Elne; enfin, le
20 mars 1410, son officiai, Jean Gaucelme,
accorde une faveur à Jean Ferrer, hehdo-
madier de l'église Saint-Jean de Perpignan.
Cet évéque est peut-être Alphonse d'Exea,
Aragonais, patriarche de Constantinople,
& administrateur de l'église de Séville, qui
prononça le discours d'ouverture au con-
ciliabule que Benoît XIII tint à Perpignan
en 1408, & fut ensuite l'organe des prélats
qui exhortèrent cet antipape à députer au
concile de Pise, & à se démettre, s'il le
fallait, pour éteindre le schisme.
LXVIII. JÉRÔME D'OcHON, moine béné-
dictin, natif d'Aragon, camérier de Pierre
de Luna, était évéque d'Elne le 4 décembre
1410, date d'une charte qui rapporte que
pendant le séjour en pays éloigné de Jérôme
d'Ochon, évéque d'Elne, son vicaire géné-
ral, Etienne d'Agramont, prieur de Notre-
Dame de Gualter, au diocèse d'Urgel, mit
un prêtre, nommé Rivera, en possession
d'un bénéfice fondé en l'église Saint-Vin-
Noia
i53
Note
i53
784
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
cent deClaira; le 18 mars 141 1, les prêtres
de Saint-Jean de Perpignan présentèrent au
même vicaire général un acte de récusa-
tion; en 1412, 1413, 1414, ce même vicaire
général donne encore quelques actes en
l'absence de l'évêque. Par une lettre datée
de Valence (Espagne), du 3 mars 1415,
Benoît XIII donna pleine faculté à Jérôme
de vendre, engager ou donner à ferme les
droits, obventions ou revenus de la mense
épiscopale; le 23 janvier 1417, cet évé-
que jura, en qualité de chapelain majeur,
d'observer les statuts 8c privilèges du cha-
pitre de Saint-Jean & de garder les secrets
de ce corps. Suivant Rainaldi, Jérôme fut
du nombre des évêques aragonais qui, le
26 décembre 1417, allèrent à Peniscola,
supplier l'antipape de déposer les insignes
pontificaux & d'envoyer les trois cardinaux
de sa faction à Constance, pour concourir
à l'élection d'un pape légitime; en 1420,
Jérôme d'Ochon fit construire à la vieille
église Saint-Jean de Perpignan une cha-
pelle dédiée à saint Benoît, qui existe en-
core dans l'hospice de la Miséricorde. Il
mourut à Perpignan le 16 novembre 1425.
LXIX. Jean de Casanova, nommé le
10 décembre 1426, est encore appelé évê-
nommé cardinal-prêtre par Martin V, il
ne fut plus qu'administrateur de l'église
d'Elne; c'est le titre qu'il porte dans le
registre du Vatican le 6 août de ladite an-
née. Il mourut à Florence le i'''mars 1436.
LXX. Gaucerand Albert, religieux
bénédictin, issu d'une famille noble du
Roussillon. Il paraît qu'en 1426 il avait
reçu du pape Martin l'expectative de l'é-
vêché d'Elne, puisque le 12 octobre de
cette année, Pierre Castillo, bourgeois de
Perpignan, son fondé de pouvoirs, donne
une quittance dans laquelle il le désigne
sous le nom d'évèque élu; le 4 juillet
1427, le même Castillo, dans une autre
quittance pour le même Gaucerand, prend
la qualité de fondé de pouvoirs de Gauce-
rand « Alberti, ehcti £• regentis episcopatum
Helenensem. »
Le 10 août 1431, Gaucerand Albert fut
nommé à l'évêché d'Elne; il en prit pos-
session le I" janvier 1432, & prêta par
procuration le serment d'usage, qu'il re-
nouvela le II du même mois; le 14 mars
1433, il déclara que l'église de Notre-Dame
du Pont dépendait de celle de Saint-Jean;
le i" décembre 1434, il afferma les revenus
de l'évêché pour quatre ans, au prix de dix
Note
i53
que d'Elne le 20 février 1426, dans le mille florins d'or, à son frère Bernard Ai-
registre du Vatican, mais il n'était pas en
possession de son diocèse, le 29 mai, le
19 juillet, ni même le 5 novembre de cette
dernière année, puisque, à ces époques, le
vicaire général du chapitre d'Elne conféra
divers bénéfices sede pastore vacante; le
4 décembre 1427, ce fut le même vicaire
bert, chevalier & seigneur de Saint-Hip-
polyte ; le l5 janvier 1435, il donna quit-
tance aux prêtres de Saint-Jean de la somme
de cent florins; le 9 juin 1441, il accotda
des indulgences à ceux qui subviendraient
à l'œuvre de la nouvelle église de Saint-
Jean; le 21 février 1443, il unit encore à
général qui attacha un canonicat & une cette communauté la cure de Saint-Chris-
prébende à l'office de professeur de phi-
losophie nouvellement institué à Saint-
Jean; enfin, la 24 mars 1428, Jean prêta,
comme ses prédécesseurs, le serment d'u-
sage; le 29 mai suivant, il apposa sa signa-
ture à une copie du testament de Gérard,
dernier comte héréditaire de Roussillon.
Le 9 juillet de la même année 1428, son
délégué, avec l'autorisation du chapitre de
Saint-Jean, érigea en canonicat la dignité
de sacristain de cette église; le 28 du mois
tophe de Vilarnau ; le i5 novembre 1449,
il sanctionna un règlement de la même
communauté; en 1463, le i3 janvier, il
légua aux prêtres de Saint-Jacques cin-
quante livres barcelonaises pour deux an-
niversaires. Peu de jours après, il cessa de
vivre, peut-être le 23 janvier, jour auquel
il était fait mémoire de lui dans les nécro-
loges de l'église Saint-Jean.
LXXI. Jean III Moles de Margarit.
Du 7 février au 7 juillet 1453, on trouve
suivai\t, il termina par une transaction de dans les registres de l'épiscopat différentes
longs procès entamés entre ses prédéces- provisions expédiées par le vicaire général
seurs & le chapitre d'Elne au sujet de leurs du chapitre sede vacante.
droits respectifs; mais en 1430, ayant été Jean III monta sur le siège d'Elne le
Note
i53
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
780
23 mars 1453, & prêta, par procureur, le
serment d'usage au chapitre de Saint-Jean,
le 9 juillet suivant. Il fit son entrée solen-
nelle à Perpignan le 23 août, & le 26 il
célébra la messe dans la nouvelle église
de Saint-Jean qui n'était pas encore ter-
minée; le 4 mars 1458, le roi Jean II
lui le serment accoutur.îé en faveur de
l'église de Saint-Jean; le 29 septembre
suivant, ce prélat fit son entrée solennelle
à Perpignan & y fut reçu avec les cérémo-
nies d'usage; le 12 octobre, il ratifia le ser-
ment prêté par son procureur. Il mourut
le 28 février 1470, dans son palais de Per-
d'Aragon l'envoya complimenter Pie II sur pignan, & fut inhumé à la chapelle Saint-
son heureux avènement au trône pontifical Benoît du vieux Saint-Jean.
& l'assurer de son obéissance; le 10 juillet
1460, il emprunta aux prêtres de Saint-Jean
la somme de cent cinquante livres barce-
lonaises. Transféré au siège de Girone en
1461, il n'en prit pas immédiatement pos-
session, puisque, le 7 février 1462, il per-
mettait d'ériger un autel dans une chapelle
nouvellement construite par Bernard Dau-
der, sur le territoire de Malloles. On le
trouve encore évêque d'Elne le 19 dudit
mois, dans le registre de l'évêché d'Elne,
f 219.
LXXII. Antoine I de Caruona, de
l'illustre maison ducale de ce nom. Il
prêta serment le 8 mars 1462, comme cha-
pelain majeur du chapitre de Saint-Jean
LXXIII. Charles I de Saint-Gelais
prit possession de son siège, par procu-
reur, en 1471, & la même année, le i 2 jan-
vier, il fit son entrée solennelle à Perpi-
gnan; le 4 mai 1472, il unit la cure de
Sainte-Marie-la-Mer à la communauté des
prêtres de Saint-Jean pour augmenter les
distributions quotidiennes; le 14 avril
1475, son vicaire général nomma à la cure
de Rivesaltes.
LXXIV. Charles II de Martigny fit
son entrée à Perpignan le 28 mai 1476,
& fut reçu avec le cérémonial d'usage; le
1" juillet suivant, il prêta serment comme
ses prédécesseurs; le 21 janvier 1478,
Louis XI l'envoya en ambassade auprès
& fit son entrée solennelle à Perpignan le d'Edouard IV, roi d'Angleterre, pour me-
10 du même mois, sans avoir été consacré,
ni même admis à la prêtrise. Le 3o avril
1463, Louis XI lui accorda la confirmation
des privilèges des églises de son diocèse,
& le nomma, le i5 novembre de la même
année, son conseiller avec quinze cents
livres tournois de pension ; le 9 juillet
1467, Antoine I conféra un bénéfice de
Saint-Jean à Arnaud Gazanyola. Il mourut
le II septembre 1467, à Ille, en Roussillon,
& son corps fut transporté à Elne & ense-
veli dans le chœur de la cathédrale.
Jean Pintor, docteur en droit canoni-
que, chanoine de Barcelone, fut du nom-
bre des douze ambassadeurs qu'un congrès
réuni dans cette ville envoya, le 4 décem-
bre 1460, à Jean II, roi d'Aragon, pour lui
demander la liberté du prince de Viane,
ner à bonne fin des négociations délicates;
il l'y envoya de nouveau l'année suivante,
& une troisième fois en janvier 1480. Char-
les fut rappelé en juillet & cité, le 9 de ce
mois, au Parlement comme ayant outre-
passé ses pouvoirs; mais il prouva qu'il
avait agi en habile politique, dans les in-
térêts de son maître, & le Parlement ne
prononça aucun arrêt contre lui. On lit
dans le Gallia, que ce prélat fut chargé
par Louis XI de négocier la paix entre la
France & l'Espagne; mais, suivant Zurita,
cette mission fut confiée à l'évêque de
Lombez & non pas à celui d'Elne. Le re-
gistre de l'évêché le marque absent du dio-
cèse en 1481 & 1482, présent le 22 octo-
bre 1483, absent de nouveau le 17 février
i486; le 4 novembre i486, il bénit Jacques,
son fils, qu'il tenait en prison. Il est qua- abbé de Notre-Dame d'Arles; le 25 mars
lifié évêque d'Elne dans une quittance
de trente-trois florins d'or du 28 janvier
1468, mais il ne prit possession de son
siège que dans le mois de juin de l'année
suivante; le 23 du même mois, Raymond
Pintor indiqué comme son procureur,
dans un acte daté de Tours, prêta pour
1487, il consacra, avec l'assistance des
évèques de Rieux & d'Hippone, Antoine-
Pierre, évêque de Vabre, dans la cathé-
drale d'Elne; la même année, il disputa
à Pierre d'Absac, abbé de la Grasse &
évêque de Lectoure, le droit de patronage
sur les églises de Pezilla & de Cornella ;
NoTc
ir>3
60
Note
i53
786
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
le 16 septembre 1488, dans l'église de No-
tre-Dame del Camp, il bénit Galcerand
de Koca, abbé du monastère bénédictin
de Saint-Cyr de Colera, diocèse de Girone;
le 2 mars 1493, il fit une ordination géné-
rale. Transféré à l'église de Castres, il n'en
prit pas possession immédiatement, puis-
que jusqu'au 25 mars 1495, il figure dans
le registre de l'évêché; mais le siège était
vacant le 3 avril, date de la collation par
son vicaire général du bénéfice de Caixas à
Jean Gazanyola.
LXXVIII. Jacques dk Serra, autre-
ment dit le cardinal d'Arborée, faisait sa
résidence à Rome. Le 20 avril i5o7,
Pierre, évêque de Constantinople , étant
à Ille, donna la tonsure à Guillem-Paul
Davi avec l'agrément de son vicaire géné-
ral. Le 25 janvier i5o8, il permit de trans-
'porter de l'ancienne église de Saint-Jean
de Perpignan dans la nouvelle tous les
objets du culte. Cette nouvelle église fut
consacrée le 16 mai i5o9 par Antoine Gué-
van, évèque de Sébaste, & le clergé s'y
installa le 9 juin i5io. En i5i3, Jacques
de Serra, par une lettre datée de Rome du
i5 janvier, nomma vicaire général Etienne
Crivaller, chanoine hebdomadier de la col-
légiale de Saint-Jean. En i5i5, par une
antre lettre datée de Rome du 26 février,
il institua un autre vicaire général, Fran-
çois Bonet. On trouve encore cet évêque
en i5i5 & au commencement de i5i7. Il
mourut dans le cours de cette dernière
année.
Il y a donc erreur dans le GaU'ia où l'on
donne Jean DE Villalba (LXXIX) pour
successeur de Jacques de Serra en i5i3
& i5i5. Le vrai successeur de celui-ci ne
peut être que Bernard de Mesa.
Jean figure, il est vrai, avec le titre d'é-
vèque d'Elne, parmi les évèques présents
au concile de Latran, en i5i3, quatrième
& sixième sessions. Mais c'est évidemment
une erreur d'un copiste qui aura lu Jean
pour Jacques, nom désigné vraisembla-
blement par la seule initiale /.; de telles
erreurs sont assez communes. En -effet,
Jacques, selon les témoignages précités,
était à Rome en i5i3 & i5i6. C'est bien
lui qui dut souscrire au concile de Latran.
LXXX. Bernard de Mesa 5 le 12 jan-
vier i5i7, il prit possession du siège d'Elne
par procureur. La même année, Jules de
Médicis, archevêque de l'église de Nar-
bonne, obtint du pape Léon X la restitu-
tion de l'église d'Elne à son légitime mé-
tropolitain. Mais cette disposition ne fut
pas exécutée ou n'eut pas de durée. Les
différends qui existaient alors entre la
France & l'Espagne interrompirent de
nouveau les recours à l'archevêché de
Narbonne, & l'évêché d'Elne ne reconnut
plus de métropolitain. Bernard mourut
en 1524, & fut enseveli dans un couvent
de Tolède.
LXXXI. Guillaume V de Vande-
NESSE était frère de Jean de Vandenesse,
surintendant de la maison de Charles-
Quint. Il partageait avec lui la confiance
de ce prince qui le fit son aumônier & le
nomma ensuite évêque de Coria. Appelé
au siège d'Elne, il fit son entrée à Perpi-
gnan le 29 décembre 1527. Le 14 janvier
i528, il réconcilia l'église de Sainte-Marie
de Malloles. Le 2 mars i529, le vice-gé-
rant de l'official de Perpignan, agissant au
nom de Guillaume de Vandenesse, évêque
d'Elne, déclara par sentence que Michel
Ferrer, bénéficier de l'église de Notre-
Dame du Pont, était tenu de payer dix
sous aux prêtres de cette église. Guillaume
se trouve encore mentionné dans les re-
gistres de l'évêché d'Elne jusqu'au mois
d'août de ladite année.
LXXXIV. Jacques Rich, Catalan, abbé
du monastère de RipoU, fut élu évêque
d'Elne le 3 juillet i534, à la place du pré-
cédent, transféré à l'évêché d'Ostende,
d'après les registres du Vatican. Le 21 du
même mois, il prit possession de son siège
par procureur; le 23, il fut installé chape-
lain majeur de la collégiale de Saint-Jean
de Perpignan, & il fit son entrée dans
cette ville le i3 septembre. Le 8 janvier
i535, il ratifia une sentence arbitrale défi-
nitive sur un procès qui divisait le cha-
pitre cathédral & la communauté de Saint-
Jean. Jacques mourut à Perpignan, le
9 octobre de la même année, & son corps
fut porté à Elne.
LXXXV. JÉRÔME III, de l'illustre fa-
mille de Requesens, est mentionné par
les registres de l'évêché en i538 & 1539. Il
NOTB
■ 53
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
787
vint à Perpignan, le 8 avril 1540. Le 18 du
même mois, il donna la tonsure, dans le
village de Saint-Jean-Pla-de-Corts, à An-
toine Joli, chez don Gauderic Pages, sei-
gneur de ce lieu. Le i5 mai suivant, son
vicaire général passa un acte rapporté dans
les archives de Saint-Jean. Jérôme fut
transféré à l'évêché de Tortose en 1542.
LXXXVI. Ferdinand II de Loazès
fut promu à l'évêché d'Elne par bulles da-
tées du 5 mai 1542, prit possession par
procureur le i3 juillet suivant, prêta le
serment d'usage le lendemain & fit son
entrée à Perpignan le 10 juin 1548. Il
figure encore plusieurs fois dans le re-
gistre jusqu'au i3 janvier 1544. Ensuite il
fut nommé successivement aux sièges de
Lérida, de Tortose, de Terragone (i56o),
de Valence (iSôy), & obtint de plus
le patriarcat d'Alexandrie. Il mourut en
i568.
LXXXVII. Pierre IV Augustin prit
possession du siège, par procureur, le
21 janvier 1544, & prêta serment de même,
le lendemain. Le 24 mars de la même an-
née, il fit son entrée solennelle à Perpi-
gnan. Il n'était pas encore consacré & ne
le fut que le 8 février 1645, dans l'église
de Saint-Jean. Cette même année il fut
transféré au siège de Huesca & assista,
comme évêqne de cette ville, au concile
de Trente en i563. Il mourut dans son
diocèse en i 572.
XC. Loup Martinez de Lagunilla
prit possession du siège d'Elne, par procu-
reur, le 4 novembre i558; fut nommé, peu
après, inquisiteur général en Roussillon,
& fit son entrée solennelle à Perpignan,
le 16 avril iSîç. Cette même année, il fi-
gure au concile de Trente. Le 25 août
i56o, il donna la tonsure dans son palais
de la Canorga, à Perpignan. Le i''' no-
vembre i56i, il assista à l'office divin à
Saint-Jean avec les èvêques de Barcelone
& de Tortose. Sommé par Ferdinand de
Loazès, archevêque de Terragone (^Voîr
LXXXVI), de choisir un métropolitain,
d'après le décret du concile de Trente, il
choisit celui de Terragone'. En 1564, un
'L'église d'Elne, primitivement soumise à la
métropole de Narbonne, ne reconnut que la supré-
concile convoqué à Barcelone par l'arche-
vêque de Terragone, Ferdinand de Loazès,
fut présidé par l'évèque d'Elne, à la place
du métropolitain absent; à cette assemblée
se trouvaient les èvêques de Lèrida, d'Ur-
gel, de Girone, de Tortose, & plusieurs
prélats inférieurs. Loup Martinez mourut
le II décembre 1367. On l'ensevelit devant
le maître-autel de l'église de Saint-Jean,
à côté de son prédécesseur.
XCI. Pierre IV Coma, né à Solsone,
fit prendre possession de son siège par un
procureur qui prêta le serment d'usage, le
28 février 1569, & fit son entrée solennelle
à Perpignan, le 12 juin suivant. A sa prière,
Grégoire XIII confirma l'union de l'évêché
d'Elne à la métropole de Terrago.ne par
bulle du 10 mai i573. Le 11 octobre iSyS,
il abolit l'usage du missel & du bréviaire
de l'église d'Elne & adopta le rit de l'Église
romaine, à compter du 26 novembre sui-
vant. Cet évêque se trouvait toujours le
premier à la célébration des offices, afin
d'obliger ses chanoines à la même ponc-
tualité. Il mourut dans un des couvents
de Perpignan, le 5 mars 1578. Son corps
fut transporté h. Elne & enseveli au milieu
de l'église.
XCII. Jean V Térès. Le 25 décembre
i58i, il célébra l'office de Noël en pré-
sence de Marie d'Autriche, veuve de Maxi-
milien II, & de sa fille Marguerite, qui,
échappées a un naufrage sur les côtes de
CoUioure, se rendaient auprès du roi d'Es-
pagne, Philippe II, frère de cette impéra-
trice. Jean figure dans le registre de l'évê-
ché jusqu'au 3o mai i586. Il passa à cette
époque au siège de Tortose, de là à l'ar-
chevêché de Terragone, & fut nommé
chancelier du roi, puis vice-roi de Cata-
logne en 1602. Il mourut à Barcelone, le
10 juillet i6o3.
XCIII. Pierre VII Benoit de Sainte-
Marie fut nommé évêque d'Elne en i586;
le i3 décembre de cette année un ecclé-
matie du SaInt-SIége, depuis i/iii jusqu'en iSiy.
où elle se rendit entièrement indépendante, comme
bien d'autres. En i/ïS^, comme nous venons de le
dire, elle fut soumise à l'archevêque de Terra-
gone; mais, en 1678, l'évêché re-lcvmt, par ordre
du roi, suffragant de Narbonne.
Note
i53
Note
1 53
788
NOTES SUR L'FHSTOIRE DE LANGUEDOC.
siastique, par lui délégué, annula une sen-
tence que le vicaire général du chapi-
tre, jet/e vacante, avait promulguée contre
les prêtres de Saint-Jean. Cet évèque fit
son entrée à Perpignan le i5 février iSSy.
Il y mourut, le il janvier i588, & fut
inhumé, le 3 février, dans l'église de La
Real.
XCIV. François IV Robuster-Sat.a,
né à Reus, en Catalogne, entra à Perpi-
gnan le i" mai loçi. Le 24 octobre, il
érigea en communauté régulière le clergé
de l'église paroissiale de Caiiet. En 1592,
il assista à la dédicace de la nouvelle église
de Notre-Dame de Montserrat. En 1599, '^
fut transféré au siège de Vie, & mourut
dans cette ville le 27 avril 1607.
XCV. Onuphre RÉART, né à Perpi-
gnan le !'■'' novembre l55l ; il était cha-
noine de Barcelone, succéda à François IV
II. François de Véra; nommé au
siège d'Elne par le roi d'Espagne, eu i6i3,
il prêta serment, par procureur, le 27 juil-
let. Le jour de l'Ascension 1614, il excom-
munia le gouverneur & les consuls de
Perpignan, parce qu'ils s'étaient placés,
comme lui, dans le chancel de l'église de
Saint-Jean, vis-à-vis son trône, & avaient
refusé de sortir de ce lieu malgré ses or-
dres réitérés. En vain les docteurs des
facultés de théologie & de droit canon,
consultés par ces magistrats, se prononcè-
rent-ils en leur faveur; l'excommunica-
tion ne fut levée que par suite d'un étrange
excès de zèle de l'official.
VI. François VI Senjust, de la no-
ble famille de Senjust, en Catalogne,
moine bénédictin, prêta serment par pro-
cureur, le 6 novembre 1621, & fit son
entrée solennelle à Perpignan, le 20 dé-
NOTE
15:5
& prit possession de l'èvèché par procu- cambre suivant. Transféré au siège de Ci-
reur, le 4 mai 1599; le lendemain, il prêta
serment de la même mftnière à l'église Saint-
Jean; le 16 août, il fut reçu à Perpignan.
Le 20 septembre i6o3, Onuphre conféra
les ordres sacrés dans l'église paroissiale
de Saint-Jean de Villefranche, en Confient.
En 1608, il assista par procureur au con-
cile provincial de Terragone; le 19 avril
de la même année, il fut transféré au siège
de Vie; en 1612, à celui de Girone, qu'il
occupa jusqu'au 10 janvier 1619. Il re-
nonça alors à cette dignité & vint se reti-
rer dans sa famille, à Perpignan, où la
mort le frappa, le 26 octobre 1622. Il fut
inhumé dans l'église du vieux Saint-Jean,
devant le maître-autel,
Eveques dits de Perpignan.
I. Antoine Gallard, élu évèque
d'Elne le 29 mars 1609; il prêta, par pro-
cureur, le serment requis le 5 juin, & fit
son entrée à Perpignan le 23 août de la
même année. En 1610, il fut appelé au
siège de Vie, mais il n'en prit pas posses-
sion de longtemps, car, dans le mois de
mai 1611, il eut de grandes contestations
avec les chanoines & les bénéfîciers de
Saint-Jean, qu'il voulait obliger à résider
assidûment & à se tenir dans le chœur
tout le temps du service divin.
rone, il fit sa profession de foi, le 23 mai
de la même année, entre les mains d'Onu-
phre.Réart, évèque démissionnaire, alors
résidant à Perpignan,
VIII. François Lopez de Mendoça.
Le 7 février 1629, il avait rendu un grand
service à la ville de Perpignan dans une
circonstance critique ; comme les officiers
royaux voulaient empêcher à toute force
cette ville d'user de son droit de vindicte,
le peuple entra en défiance sur ce qui avait
été délibéré dans le conseil général à ce
sujet; sur les huit heures du soir, au son-
du tocsin, il se rassembla en armes, devant
l'hôtel de ville & dans les rues voisines.
Touché des malheurs qui allaient résulter
de cet état de choses, l'èvêque réunit quel-
ques ecclésiastiques &, le saint-sacrement
à la main, il s'avança processionnellement
à travers cette foule tumultueuse & mena-
çante jusque dans le consulat. Puis se
montrant au balcon, il promit au peuple
de ne point descendre que les conseillers
qu'on venait de ramener brutalement à
l'assemblée, n'eussent pris une décision
telle qu'on la désirait. Cette promesse
produisit tout d'abord quelque effet, &,
comme elle ne tarda pas à se réaliser, le
calme se rétablit.
IX. Grégoire Parcero; à la prière
des consuls & du peuple de Perpignan, il
Note
i33
NOTES SUR L'FIISTOIRE DE LANGUEDOC.
789
décréta, le 3o mars i633, que la fête de
Saint-François de Paule se célébrerait tous
les ans eu mémoire de la cessation de la
peste, obtenue l'année précédente par l'in-
tercession de ce saint, ce qui a été observé
jusqu'en 1760.
XI. François Ferez fut transféré, en
1641, au siège de Cadix, dans le royaume
de Grenade, dont il ne prit pas possession
de quelque temps, car, le 7 mai 1648, le
vicaire général de François, évêque d'Elne,
absent du diocèse, dut ratifier & autoriser
une transaction. François est encore men-
tionné avec son titre d'évéque d'Elne, le
23 août de la même année, dans le registre
de l'évéché.
Dès lors, l'église d'Elne resta longtemps
privée de pasteur. Louis XIII, devenu
maître du Roussillon en 1642, avait bien
nommé, le i3 avril 1643, à la place de
François, le chanoine Du Vivier, qui
était déjà vicaire général du chapitre;
mais cet élu n'ayant pu obtenir ses bulles,
parce que la paix n'était pas encore con-
d'aller, tous les ans, célébrer les offices à
Elne, le 25 juillet & le 7 octobre, au lieu
qu'auparavant tout le chapitre & l'évèque
lui-même étaient tenus à cette obligation,
suivant les actes de la translation de leur
résidence d'Elne à Perpignan, en 1602. Le
9 avril 1777, il défendit, par une constitu-
tion synodale, aux ecclésiastiques, sous
peine de censure, d'aller jouer dans les
cafés & de fréquenter les spectacles.
Monseigneur de Goux finit ses jours à
Espira de l'Agly, dans la maison rurale de
l'évéché, le i" mars 1783, à l'âge de cjua-
tre-vingt quatre ans. Ses entrailles furent
ensevelies dans le chœur de l'église parois-
siale de cette commune. Son cœur fut
porté au château de Goux, en Artois, ik
son corps dans l'église de Saint-Jean de
Perpignan, où il reçut la sépulture, le
6 dudit mois, devant le maître autel, du
côté de l'Epitre.
XIX. Jean-Garriel d'Agens fit son
entrée solennelle à Perpignan, le 3i jan-
vier 1780, jura d'observer les statuts du
Note
i53
due entre la France & l'Espagne, se retira chapitre, mais le premier des évèques de
dans son prieuré de Sainte-Anne, à Barce-
lone, où il mourut.
XII. Vincent ue Margarit. En 1672,
Louis XIV, qui avait nommé jusqu'alors à
la dignité de grand inquisiteur, abolit l'in-
quisition comme incompatible avec les lois
du Royaume. Ce prince & ses successeurs
continuèrent, néanmoins, de conférer le
titre de cette dignité à l'évèque d'Elne,
par un brevet, sans bulles, en vertu du-
quel ce prélat percevait les revenus de l'in-
quisition.
XIII. Jean-Baptiste d'Estampes. Cet
évèque avait intenté un procès au chapitre
pour se faire payer en entier les émo-
luments de deux portions canoniales, à
compter du jour de sa nomination, outre
les distributions quotidiennes. Le chapitre
fut condamné par la grand'chambre du
parlement de Paris, sous prétexte que la
régale s'étendait à tout le royaume.
XVIII. ChARLES-FrANÇOIS-AI.EX ANDRE
de Cardevac Goux. d'Avrincourt. Le
17 juillet 1759, en vertu d'un décret de la
congrégation des cardinaux, inlerprètts du
concile de Trente, il statua qu'à l'avenir,
cin([ clianoinci seulement seraient tcuui
ce diocèse, il refusa d'être admis dans la
communauté des prêtres de Saint-Jean.
XX. Antoine d'Esponchez fit son en-
trée solennelle à Perpignan, ffe i3 mars
1789; député la même année à l'Assemblée
nationale, il fut du nombre des cent trente
évêcjues qui refusèrent de prêter serment
à la constitution civile du clergé.
D'après les observations qui précèdent,
il faut retrancher de la liste des évèques
d'Elne formant la Note LXV :
V. Hyacinthus.
XIX. BÉRENGER II.
XX. Bérenger III.
Ces deux derniers ne doivent en faire
qu'un seul, Bérenger III.
XXXII. Artaud.
XXXV. BÉRENGER V.
XLII. BiRENGER VI.
XLIII. Bernard de Arf^ilapuerUs.
XLIV. BÉRENGER DE SAINTE-FoI, qui
doit être placé à LXV bis.
LXV. Barthéi.eah Payro.
LXVl. Barthélemi II.
Ces deux ne doivent tu faire qu'un seul,
Barthélemi Payro-.
LXXIX. Jean de Vilalba.
NotF.
i53
790
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
D'après les mêmes observations il y au-
rait lieu d'ajouter :
Xyil bis. Frédulon I.
XVII ter. BÉRENGER IL
XXIV bis. SUNIAIRE III.
XXXI bis. BÉRENGER V.
XLV bis. BÉRENGER DE SAINTE-FoI.
XLIX bis. BÉRENGER VIII.
LXI bis. Pierre de Planella.
LXVI bis. Raimond VIII.
LXVII bis. Alphonse d'Exéa.
LXXII bis. Jean IV Pintor.
Vallbona. — Ce monastère était une dé-
pendance du célèbre monastère de Font-
froide, au diocèse de Narbonne ; il fut
construit en 1242, du temps de l'abbé
Pierre-Raimond, sur un fonds apparte-
nant depuis longtemps à l'abbaye; doté de
droits de pâturages par le roi de Majorque
(1293), ce couvent avait été soumis à une
règle sévère en janvier laSy (v. st.), après
une réforme introduite dans la maison
mère; les statuts, promulgués à la même
époque par les réformateurs, prescrivaient
encore la pratique de l'hospitalité & la
manière dont elle devait s'exercer dans les
granges ou maisons rurales dépendant de
Fontfroidè. A la fin du quinzième siècle &
à la suite des guerres de Louis XI en Rous-
sillon, les religieux se transportèrent à
l'hôpital de Saint-Guillaume, à Perpignan,
fondé par eux. Voici les noms des abbés
que l'on a ])u retrouver :
GuiTARD, fondateur de la maison en
1242, était moine de Fontfroidej la charte
de fondation indique comme patron du
nouveau monastère Guillem de Porsella.
Ricard, abbé le 21 juin 1248, date d'une
donation de défens à Corsavi par Ermes-
sinde, dame de Corsavi, & Bernard Hugues
de Serrelongue; cette donation fut ap-
prouvée, en 1416, par Ferdinand 1, roi
d'Aragon".
Guillaume de Sauzet, abbé le 20 sep-
tembre 1258; à cette date l'abbaye obtient
de Pons de Tatzo, reçu comme religieux
dans la maison, une importante donation,
comprenant le château de Tatzo, au dio-
' Actes de importancta, AA, f° 286 ; Perpignan,
Bibliothèque publique.
cèse d'Elne, & de grands bois au sud des
Pyrénées. Cette charte donne la liste des
officiers du couvent à cette époque; c'é-
taient Bernard, prieur, Bernard de Biir-
della cellérier, Martin, sous-prieur, Rai-
mond, sacristain.
Arnaud, abbé en janvier 1263 (v. st.).
Pierre, 1281, 1288, 1293; en i3o3, il
souscrit un diplôme du roi de Majorque
abolissant la redevance du bouage (.buta-
tic um).
Raimond paraît dans deux actes du
16 mars i38i.
Pierre, 25 avril 1418.
Pierre de Campis, abbé le 14 octobre
1463, date de l'exemption de tous droits
pour le passage du Tech en bac; cette
franchise, accordée par le procureur royal,
s'appliquait à tous les habitants de l'ab-
baye.
Pierre de la Roque, 24 juillet i486,
vente d'un hôtel attenant à leur maison
de Saint-Guillaume de Perpignan. Etait
encore abbé en 1490, d'après le Gallia.
Jacques de Peré Martre, 10 décem'-
bre 1499.
Jean d'Ortaffa, administrateur per-
pétuel de Vallbona, en prend possession le
29 août i5i8. Est encore cité en i520,
Michel Figueras, chanoine d'Elne,
administrateur en janvier i535.
François Catorre, indiqué comme
abbé commendataire dans un bail du
18 août 1559.
Antic Tardiu, prêtre & abbé de Vall-
bona, le 20 jnars i562; le i5 mars 1569,
il prend le titre d'abbé commendataire.
Alphonse de Cruyllas, avril 1589.
Joseph Trobat, chanoine & grand sa-
cristain d'Elne, abbé commendataire le
II mai 1682.
Clément de Montesquiou, pourvu
en 1695; était encore abbé en 1780.
N. DE Tord Calvo, 1733.
N. DE Blanes, 1734.
Notre-Dame du Vilar. — Ce petit mo-
nastère, situé près de Villelongue des
Monts, fut fondé dans les premières an-
nées du douzième siècle par quelques ri-
ches particuliers. Il était habité par des
chanoines réguliers qui suivaient la règle
Note
i53
Note
i53
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
79'
de Saint-Augustin & dont le chef s'appelait
prévôt. Il paraît dans une donation faite
le 23 octobre 1117 par Adroarius & son
épouse Véra. Le 16 mars 1142, l'évêque
d'Elne, Uzalger, consacra l'église du Vilar
& la soumit au monastère de Notre-Dame
de Llado ou Lledo, au diocèse de Girone;
mais cette soumission n'ayant poii\t été
constatée par un acte, le successeur d'Uzal.
ger, Artaud III, la ratifia & la renouvela
par un acte solennel du 16 mars ii63, lors
de l'anniversaire de cette dédicace'. Le
même Uzalger avait, par charte du 4 mai
1146, donné à la communauté l'église de
Sainte-Colombe des Alamans, avec ses dî-
mes, prémices & possessions de toute es-
pèce. Autour du petit monastère se forma
un hameau, dont la seigneurie apparte-
nait au prévôt, qui nommait le juge, le
bailli, &c. Un jugement de la Gubernacion,
rendu en 1496, donne au bailli'Su Vilar le
droit de saisir le bétail étranger, trouvé
paissant dans l'étendue de sa juridiction,
pour répondre du dommage causé par lui;
c'est ce qu'on appelait la taille ((a//ia),& la
plupart des actes du Midi, au moyen âge,
contiennent des clauses relatives à ces dé-
gâts causés par le bétail. Au quatorzième
siècle, la prévôté avait comme officiers in-
férieurs un sacristain, un camérier & un
cellérier; appauvrie plus tard, elle fut réu-
nie complètement au chapitre de Llado,
vers le milieu du seizième siècle, à ce qu'il
semble. Les derniers vestiges du monastère
furent vendus en 1802 par le prieur de
Llado, pour la somme de quatre mille
francs. Voici les noms des prévôts que l'on
a pu retrouver :
Pierre-Bernard souscrit, en 1146, la
donation de l'église de Sainte-Colombe,
faite par Uzalger, évèque d'Elne.
Guillaume, pré/ôt lors de la confir-
mation par Artaud, évèque d'Elne, de l'acte
de son prédécesseur, 11 63.
Raimond d'Opol, mort, d'après l'ins-
cription de son tombeau, le j8 août 1243.
Arnaud de Biure paraît dans une vente
en 1277; il vivait encore en 1294 & 1299.
M DE T , prieur le 14 novembre
i38o.
' Archives du chapitre de Llado.
Guillaume, 10 mars i386; reconnais-
sance de Pierre Bonnet de Montesquiu.
F. Agullana, 20 mai 1409.
Jacques Serra, avril 1433.
Jean-Bernard Arnaud, chanoine
d'Elne, prévôt du Vilar le 21 août i536.
Fontclara. — Ce petit monastère, cons-
truit sur les bords du Tech, au pied de la
roche fortifiée de la Brède, était dédié à la
Madeleine. Il paraît dans les actes dès l'an
1201. On a cru longtemps que cette petite
communauté dépendait deSaint-Geniès des
Fontaines, mais plusieurs actes qui s'y rap-
portent prouvent qu'elle n'était pas com-
posée de moines de l'ordre de Saint-Benoît,
mais de chanoines. Le plus ancien acte est
l'achat d'une vigne fait par Pierre Ferrer &
ses confrères à Adalbert de Banyuls.
En 1221, Arnaud, prieur, reçoit de
Guilleni de Montesquiu deux moulins si-
tués au terroir de Saint-Estève d'e Nidolé-
ras. Le même Arnaud paraît encore dans
un acte du 9 mai 1228.
BÉRENGER, prieur, dans une donation
de Pierre Salto & de sa femme, du 18 oc-
tobre 1272. En 1281, il reçoit un serf de
Sybille d'Ortaffa, femme de Guillem de
Durban. Enfin, il paraît encore comme té-
moin dans un acte du 25 mars 1283 & fait
diverses acquisitions en 1286 & 1288, de
concert avec les chanoines de son église.
Arnaud, i3o6, 21 mars, confirme la
vente d'une terre relevant de l'abbaye.
En i3i4, le même ratifie un abandon fait
par un feudataire du chapitre à la maison
du Llado.
Pierre d'Axat, inféodations du i5 août
i322, du 2 octobre 1829 & du 16 avril 1334.
Jean de Bordas, vente du 22 août i35o
& accensement du 6 août 1364.
François Luquesi, inféodation du 14
janvier 1889.
François Mareschot, témoin dans
des actes notariés des 27 mars 1440 & 27
mars 1444.
A partir du milieu du quinzième siècle,
l'histoire de Fontclara devient complète-
ment obscure.
Saînt-Esiève-sur-Tet. — La plus ancienne
mention de cet établissement religieux re-
NoTE
i53
Nori:
i53
79-
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
monte à l'an qdS, date d'un échange entre
l'abbé nommé Fraudalde & Riculfe II, évê-
qiie d'Elne. A cette époque, l'abbaye ren-
fermait douze moines, y compris l'abbé.
Le 18 février 991, acquisition par voie
d'échange de l'alleu de Cavenach, faite par
l'abbé Riculfe de l'évèque d'Elne Aude-
sinde. Tombé entre les mains des laïques
à la fin du dixième siècle, le couvent était
possédé, au commencement du siècle sui-
vant, par le comte de Besalu; il est men-
tionné dans son testament de l'an 1020, au
nombre des possessions transmises par ce
seigneur à son fils Guillaume. Quelques
années après, la régularité ayant été réta-
blie dans plusieurs monastères du pays, ce-
lui de Saint-Estève fut soumis à l'abbaye de
la Grasse; la bulle accordée, en 11 19, par
Gélase II, à cette abbaye, l'énuraère parmi
ses immenses possessions; à cette époque,
il semble n'avoir plus été qu'un simple
prieuré, & la bulle ne l'appelle pas monas-
terium, mais ecclesia.
Guii.LEM, prieur, paraît dans une dona-
tion à titre viager faite à Raimond Casais,
de Perpignan, du consentement de l'abbé
de la Grasse " (2 août 1208).
GuiLLEM D'Alluri, prieur, dans un
accensement du 8 septembre 1236, fait à
Estève Géraud & à sa femme Mathilde.
Jean, prieur, 17 août 1254; il reçoit
comme sœur donate Guillemette Simorra,
de Saint-Estève.
Bertrand de Mii.Ach, prieur, avait
contestation, le i5 janvier 1297, avec
Françoise, fille de Guillem de Villarasa,
au sujet d'un bois situé dans le terroir de
Saint-Mamert.
En i363,le cardinal Nicolas était prieur;
son procureur dut transiger avec le fer-
mier des biens du prieuré, qui ne pouvait
payer la rente de deux cents livres stipu-
lée par le contrat, à la suite des pillages
des gens de guerre; ces derniers étaient
soit les compagnons de Henri de Traus-
tamare, soit les réfugiés politiques du
royaume d'Aragon.
Alphonse de Cruyllas, abbé de Vall-
bona & prieur de Saint-Estève, confirme
une vente le 25 avril 1589.
' Bibliothèque pivblique de Perpignan.
En 1592, une bulle de Clément VIII
réunit le prieuré de Saint-Estève & celui
de la Garriga à Saint-Martin de Canigou;
en 1697, un religieux de la Grasse vint en
prendre possession en qualité de prieur,
nommé par l'archevêque de Bordeaux, abbé
commendataire.
Notre-Dame del Camp, — Ce monastère,
auquel quelques auteurs attribuent sans
preuve une origine carolingienne, semble
avoir été fondé par divers seigneurs des
environs, dans le courant du douzième siè-
cle. C'est ce qui ressort d'un jugement
rendu entre Arna\id II, évêque d'Elne, &
Pierre-Rigal, prieur de Notre-Dame de
Vila-Bertrand, au diocèse de Girone; le
jugement date de 1087 à 1096, l'acte qui l'a
conservé est de 1118. A l'en croire, Rai-
mond-Guillem Rocaberti aurait donné ce
lieu à l'évèque Artaud; celui-ci y aurait
fait installer une communauté de chanoi-
nes par un de ses clercs, nommé Henri;
plus tard, Raimond-Guillem disposa de
nouveau de cette propriété, cette fois en
faveur de Notre-Dame de Vila-Bertrand,
& ce fut alors que l'église d'Elne dut obte-
nir un jugement pour invalider cette se-
conde donation, faite contre ses droits.
Les successeurs d'Artaud, héritiers de ce
patronage, continuèrent à couvrir le nou-
veau monastère de leur protection; une
bulle d'Alexandre III, de l'an ii63, énu-
mère ses nombreuses possessions, parmi
lesquelles plusieurs églises données par
eux dans le courant du douzième siècle.
Les chanoines de Notre-Dame del Camp
élisaient librement leurs prieurs; une des
singularités de leur règle était le vœu de
stabilité; une fois entrés dans le couvent,
ils ne pouvaient plus s'en éloigner sans
une lettre d'obédience du prieur les y au-
torisant.
Voici les prieurs dont on a pu retrouver
le nom :
Henri, qui réunit & organisa la com-
munauté par ordre de l'évèque Artaud,
vers l'an 1070.
Raimond souscrit, le 21 août 11 16-, l'acte
de consécration de l'église de Torderas.
Pons, prieur en 1148. Il obtint, en 1 163,
du pape Alexandre III, la bulle plus haut
Note
i53
Note
i53
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
indiquée, confirmant les possessions de
l'abbaye & renouvelant ses privilèges.
Raimond, 1199, arbitre dans un accord
entre Raimond de Tulujes, ministre de
Sira & Gensane Fine de Vilamulaca.
GuiLLEM fait, en 1204, un échange avec
le commandeur de Mas-Deu.
Pierre, 1248, fait remise de quelques
redevances dues par Saint-Martin du Cani-
gou.
GuiLLEM DE LlAURO, 1 248 ; à cette
époque, le monastère renfermait six cha-
noines.
Bernard, 19 octobre i3oi, ratifie une
vente faite à Bernard Montella.
Dalmace, 29 avril 1895, obtient du juge
royal une sentence qui lui restitue la juri-
diction civile du lieu de Passa.
GuiLLEM Moles, 22 septembre 1480,
règle le paiement des taxes apostoliques.
Raimond Bach, 16 août 1442, témoin
dans un acte notarié.
Raimond de Salvetat, 5 avril 1468,
transige avec la communauté de Saint-Jean
de Perpignan pour la perception des dîmes
de Vilar-Mila. Charles de Martigni, évé-
que d'Elne, bénit l'église del Camp le
16 septembre 1488. Raimond paraît encore
dans un acte capitulaire de i520, qui ne
mentionne que six chanoines dont trois
dignitaires : prieur, camérier & infirmier.
En 1592, Clément VIII sécularisa le mo-
nastère.
Jérôme Ribera, prieur en i6i5.
Aux dix-septième & dix-huitième siècles,
le prieuré fut donné en commende par la
cour de Rome à différents membres de la
famille de Lanti. En même temps, les ca-
nonicats disparaissaient les uns après les
autres; le dernier fut réuni, en 1786, à
Saint-Mathieu de Perpignan, par l'évèque
Jean d'Agay.
Saint-Sàuveur de Sira. — Ce monastère,
situé dans un pays marécageux, vers An-
gyls & Vilamulaca, paraît dans les actes à
la fia du douzième siècle. Soumis à la règle
de Saint-Benoît, il n'eut jamais une exis-
tence très-brillante. En n86, le chef de
la communauté était uif certain Guillem de
Eclei, qui prenait le titre de f;ubernator,
qu'on peut traduire par celui de comiiian-
793
deur. En 1198, il était remplacé par un
certain Raimond de Tulujes, moine & mi-
nistre (monachus &■ minister) ; à cette date,
il reçut une oblate, Estelle, mère de Rai-
mond de Maurellas, qui leur donna une
borde au pays de Céret pour former sa do-t
& promit d'être fidèle à l'abbé & utile à la
congrégation. Le même fit, l'année sui-
vante, une transaction avec Gensane Fine
de Vilamulaca, par l'entremise de Rai-
mond, prieur de Notre-Dame del Camp.
En 1201, il reçut différents biens ruraux
de Hugues de Tatzo.
Dès 1238, la maison, tombée en déca-
dence, dépendait du monastère de Saint-
Sauveur de Bréda, au diocèse deGirone;
une bulle d'Innocent IV, datée du 3 oc-
tobre 1246, indique parmi les possessions
de ce dernier monastère une église de
Saint-Sauveur, dans le diocèse d'Elne, qui
ne peut être que celle de Sira. En i25o,
nous voyons encore paraître un prieur,
Bernard de Pineda, qui consent l'enga-
gement de quelques propriétés du mo-
nastère. En 1258, on trouve une tran-
saction avec la commanderie voisine de
Mas-Deu; à cette époque, Guillem de
Cesponiis était prieur; cet accord fut ratifié
par l'abbé de Bréda. La maison de Sira fut
vendue par l'abbé de ce monastère aux hos-
pitaliers de Mas-Deu, en i373. Ce n'était
plus qu'une ferme, que l'abbé d'Arles se
chargea de remettre aux nouveaux posses-
seurs. Plusieurs actes semblent indiquer
que ce petit monastère de Sira était une
sorte de maison hospitalière, & qu'on y
recevait tant des femmes que des hommes.
Possessions de l'abbaye de Saint-Hilaire
du Lauquet, en Roussillon. — Celle de l'Al-
bère. En 855, Saint-Hilaire y possédait
deux églises, l'une dédiée à saint Martin,
l'autre à saint Jean. Au quatorzième siècle,
chacune de ces églises formait paroisse,
mais elles n'appartenaient plus à Saint-Hi-
laire. — Celle de Nidoléras. Appartenait à
Saint-Hilaire en 855; l'église était dédiée
à saint Etienne. A la fin du dixième siècle,
l'abbaye avait perdu cette possession éloi-
gnée; elle lui fut restituée par Raimond,
comte de Comniinges. Au treizième siècle,
une partie du petit bourg de NiJolér4i fut
Note
i53
Note
i53
794
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
acquise par Saint-Hilaire du seigneur du Garrigue; à cette époque, elle eut débat
Note
i53
lieu (acte de i235); au seizième siècle, Ni-
doléras était réuni à la prévôté de Ganius.
— Prévôté de Garrius. Le lieu de ce nom
ne fut acquis par l'abbaye de Saint-Hilaire
qu'au mois de février 1260 (v. st.), de Rai-
moiid de Pasols, chevalier, moyennant la
avec l'infant d'Aragon, qui prétendait que
cette terre dépendait de son père Jacme I;
l'abbé prouva qu'elle lui avait été donnée
par Ermengaud de Vernet, Guillem de Pia
& les seigneurs de Péracals. En i3o8, le roi
de Majorque permit au prieur de la Gar-
somme de cinq mille six cents sous de Bar. rigue de présenter un candidat à la place
celone. Ce lieu devint une prévôté. En
i320, le prévôt Guillaume reçoit une re-
connaissance; en 1829, il obtient contre
le roi de Majorque le droit de nommer le
bailli, le juge & le camérier. En 1425, nous
trouvons comme prévôt Pierre Arufat; en
1455, Antoine André. A partir de cette
de banîer à la nomination du viguier de
Roussillon. Eu 1875, le prieur Pierre-An-
dré devint abbé de Villelongue. En 1898,
une sentence accorda à Jacques Pallarès,
prieur, la dîme de la pêche à Garrius.
Trois ans plus tard, Jean I accorda à la
communauté la jouissance d'une partie des
époque on ne sait ce que devint cet éta- bois voisins. En 1428, le même Pallarès,
blissement. L'église de Garrius était dédiée
à sainte Cécile.
Possessions de Vahhaye de Fontfro'de en
Roussillon. — La plupart des possessions
de cette abbaye en Roussillon lui furent
données au douzième siècle ou furent ac-
quises par elle dans le courant du trei-
zième. Les principales se trouvaient à Pu-
jols, près d'Argelès. Mais ces possessions
lointaines, exposées aux ravages des armées
françaises & aragonaises, séquestrées par
les baillis de Perpignan à chaque déclara-
tion de guerre, perdirent rapidement leur
valeur &, à la fin du treizième siècle,
c'était à peine si les moines pouvaient en
retirer le tiers des revenus. En i58o, tous
ces domaines réunis ne furent affermés
que trois cents livres de Perpignan; quel-
ques années plus tard, cette somme était
descendue à deux cent quatre-vingts. Font-
froide avait dû en abandonner une partie
dès l'an i565, moyennant la somme de cent
quarante écus d'or; l'acquéreur fut Saint-
Jean de Perpignan; l'abbé se réserva cer-
tains droits de mutation; cette aliénation
fut confirmée par Pie V en i566. En 1786,
ces terrains rapportaient à la communauté
de Saint-Jean sept mille livres tournois de
rente, sur lesquelles il fallait prélever une
redevance annuelle de mille quatre-vingt-
cinq livres due à Fontfroide.
Possessions de Villelongue en Carcasses. —
Cette abbaye possédait, dès 1269, une celle
ou église rurale au lieu dit Masviel ou la
encore prieur, acheta jusqu'à la valeur
de cent dix livres de bois aux environs.
En 1598, Clément VIII unit ce prieuré à
Saint-Martin du Canigou, qui le possédait
encore en 1728. — Saint-Sébastien de Mu~
dagons. Cette petite grange, qui dépendait
directement de la maison précédente, fut
acquise, au commencement du treizième
siècle, par l'abbé de Villelongue, Armand.
Elle comprenait une cure & une chapelle-
nie, qui furent réunies par décision du
concile de Bâle; à cette époque, elle ne
rapportait par an que vingt-cinq livres de
Catalogne.
Notre-Dame de Cornella de Confient. —
Cette collégiale, soumise à l'ordre de Saint-
Augustin, existait dès le mois de mars ioo5,
date de la donation du lieu de Cornella
par l'évêque d'Elne, en échange de l'église
d'Escaro. En 1095, le comte de Cerdagne,
Guillaume-Ilaimond , la recommanda en
mourant à son fils Guillaume- Jourdain &
lui fit de nombreuses donations. Celui-ci
exécuta les volontés dé son père deux ans
plus tard, régla l'ordre des distributions
intérieures & le service des chanoines heb-
domadiers. Il n'oublia pas non plus le
monastère dans le testament qu'il fit en
1102, au moment de partir pour la Terre
sainte. La communauté était administrée
par un prieur, nommé par le comte, en
qualité de patron héréditaire. Une charte
de 1828 nous fait connaître les offices sui-
vants dans le couvent : prévôt, camérier,
sacristain & infirmier, en tout six chanoi-
Note
ià3
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
795
nés dont cinq dignitaires, plus six prêtres
bénéficiers, astreints comme les autres à
la vie canonique, mais n'ayant voix au
chapitre que qi;and il s'agissait d'intérêts
purement matériels. On y comptait encore
trois oblats, remplissant les fonctions de
cuisinier, jardinier & bouvier, plus quatre
serviteurs, un pour chacun des officiers
claustraux. En i368, nous voyons encore
un sous-prieur. A la communauté apparte-
naient les quatre prévôtés de Saint-Pierre
de la Roca, de Saint-Jacques de Camarola,
de Marinyans & d'Auleta; on ne sait pres-
que rien à leur sujet; elles paraissent jus-
qu'au seizième siècle. Déjà sécularisé,
dit-on, vers 1484, Cornella le fut défini-
tivement par Clément VIII, en 1692, en
même temps que tous les chapitres analo-
gues du pays. A la fin du dernier siècle, les
prieurs avaient huit mille livres de rente
& les chanoines de huit à douze cents.
Voici quelques indications sur les prin-
cipaux prieurs du monastère :
Bernard, cité en février ii36; recou-
vra son église de Notre-Dame.
PoNS; on le rencontre depuis août 1173
jusqu'en aoiit 1178.
GisPERT, octobre 1178.
Pons, 3o avril 1186.
Bérenger, avril & octobre 1206.
Bernard, 7 février 1216 (v. st.); reçut,
à cette date, une donation de Nuiîez San-
che, seigneur de Roussillon, Gonflent 8c
Cerdagne, pour restaurer son église.
Michel, i233, fut aussi l'objet des libé-
ralités du même seigneur.
GuiLLEM d'Axat, septembre 1254,
achète la forge de Cornella & plusieurs
droits féodaux de Jacques, roi d'Aragon; il
fut député par lui pour conclure, avec saint
Louis, la paix de Corbeil, en i258.
Bernard, i" janvier 1262. Son épita-
phe, aujourd'hui conservée dans le cloître,
le fait mourir en 1286.
Michel, 1287, achète une terre & un
château de Pierre de Fulla.
Raimond de Céret, septembre i3o3;
dans un acte du roi de Majorque, Jacques,
de i3o5, il transige avec le domaine royal,
au sujet de ses pâturages de Gonflent.
Bernard, mort en 1319, d'après son
épitaphe qui existe encore aujourd'hui.
Bernard de Banyuls, 2 octobre 1328,
règle la distribution des portions canoni-
cales ou prébendes.
Pierre Jaubert, février 1342; en i35i,
il reçut du roi Pierre IV le manoir de Cor-
nella. Il était encore prieur en i36i. En
1370, il fut chargé par le pape de relever
d'excommunication les consuls de Perpi-
gnan.
Arnaud, 17 mai i38o, souscrit les rè-
glements synodaux de l'église d'Elne.
Denis Martin Oller del Pomar,
14 janvier 1426.
Louis de Berga, 1437-1440. Il fut sus-
pendu de l'exercice de ses fonctions par
Gauceran, évèque d'Elne, & remplacé par
l'infirmier.
Bénezet Pallars, curé de Mosset, fut
nommé prieur par Nicolas V en 1448, à la
suite de la démission du précédent, plus
que septuagénaire. Il paraît encore l'an-
née suivante.
Jean Félip, infirmier, régissait, le 21 no-
vembre 1452, le prieuré alors vacant.
Gauderique Colomer, 9 mai 1460 &
16 mai 1467.
Martin de Cessa, 1497-1505.
Pierre Lopez de Arcos, 14 septembre
i5o8.
François Ayxart, i" septembre 1524.
Jean Michel Cahors résigne, le 25
avril i538, en faveur du suivant
Maurice Pujol, février 1539.
Jean Domenech, présenté par le pro-
cureur du roi d'Espagne le 28 février 1539.
Jean Fillols, chanoine de La Real,
agréé par Charles-Quint le 18 juillet 1541.
Baudile Agullana, i566-i574.
N. Sabater, 1584.
HiPPOLYTE FrIGOLA, 1606-1612.
Sébastien Perarnau, 1618-1619.
N. Sanyas, i63o.
François Pastor, i652.
Jean Gelada était morten avril 1664.
François de Sagarra, pourvu en avril
1664, résigna en faveur du suivant, le
29 janvier i68d.
Antoine de Sadorna et de Sagarra,
1685-1712,
Les jésuites obtinrent, à cette époque,
le temporel du prieuré; mais, lors de la
suppression de l'ordre, la dignité de prieur
Note
i53
Note
i53
796
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Note
154
y fut rétablie & DE Montferrier en fut
pourvu. [A. M.]
NOTE CLIV
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Établissements religieux du diocèse
de Lavaur.
LA petite ville de Lavaur, située dans le
département du Tarn, sur les bords de
l'Agout, ne paraît pas avant le milieu du
onzième siècle; à cette époque, elle était
déjà ancienne & formait un castrum de
quelque importance, puisqu'elle avait deux
églises; l'une, dédiée à saint Christophe,
fut donnée à l'abbaye de Conques vers
io65 par un certain Guillaume & ses en-
fants; l'autre, située un peu en dehors de
l'enceinte, était dédiée à saint Alain ou
Elan, Alanus ou Elanus ; elle fut donnée
en 1098 par Isarn, évèque de Toulouse, fils
de ce même Guillaume, à Frotard, abbé
de Saint-Pons de Thomières, qui y installa
un prieuré conventuel; à cette époque,
elle était presque entièrement ruinée.
C'est autour d'elle que s'étendit peu à
peu la ville populeuse & forte dont les
croisés eurent tant de peine à venir à
bout en 1211.
Quelques historiens ont voulu donner
à Lavaur une origine beaucoup plus an-
cienne. Les Bénédictins, rédacteurs du
GalUa Chrîstîana, ont, contrairement à l'o-
pinion de D. Vaissete, prétendu que la Vie
qui attribuait à ce saint Alain la construc-
tion d'un monastère en Albigeois au lieu
de Lavaur était authentique, & ils admet-
tent que le nom de Vera, cité par l'Astro-
nome dans rénumération des monastères
restaurés par Louis le Pieux en Aquitaine,
représente une forme un peu corrompue
de Vaurum. Mais ce dernier argument, pour
commencer par lui, n'a aucune valeur; on
a de très-anciens manuscrits de ce chroni-
queur, qui tous s'accordent pour porter
Vera (c. 19; Pertz, SS. t. 2, p. 617); la
grande étendue du royaume d'Aquitaine,
gouverné à cette époque par le jeune
Louis, ne permet pas d'ailleurs de déter-
miner d'une manière aussi hypothétique
l'emplacement de ce lieu, & une pareille
faute est ina:dmissible de ia jiart d'un his-
torien, particulièrement bien renseigné
sur tout ce qui touche à l'Aquitaine. —
Quant à saint Elan, la question n'est pas
beaucoup plus difficile à résoudre, il suffit
de s'entendre.
Parmi les saints locaux tant du midi que
du nord de la France, un grand nombre
sont longtemps restés sans panégyristes;
peu à peu leur mémoire s'est perdue, on a
oublié l'époque où ils avaient vécu, les
faits intéressants qui avaient signalé leur
existence; en un mot, leur personnalité
s'est effacée; tel est saint Alain ou Elan
de Lavaur, tel est encore saint Béat, au-
quel un ancien monastère du diocèse de
Comminges était dédié (voir plus haut la
Note CLII). Plus tard, quand le monastère,
le prieuré eut pris une plus grande exten-
sion, acquis une certaine célébrité, on
voulut avoir une biographie du saint, pa-
tron de l'église; le cas ne s'est pas pré-
senté pour saint Béat, dont le monastère
n'a jamais eu une grande importance; mais
devenu cathédrale au quatorzième siècle,
Lavaur sentit le besoin de donner un nou-
veau lustre à saint Alain. Par un procédé
littéraire, qui n'avait rien que de légitime
aux yeux des gens du moyen âge, les cha-
noines attribuèrent à ce saint devenu
inconnu, les actions de saint Amand,du
célèbre évêque de Maestricht, abbé d'El-
none, dont, pour des raisons encore inex-
pliquées , la Vie a eu une grande vogue
dans le Midi de la France. Mais comme
au moyen âge on n'avait pas assez de dex-
térité pour cacher complètement ces peti-
tes supercheries, les moines de Lavaur se
contentèrent de copier des fragments de la
vie de saint Amand,en substituant au nom
du saint du nord celui du midi; avec ce lé-
ger changement, ils obtinrent un texte qui
pouvait leur sembler probant. On n'en a
pas agi autrement en Bretagne, pour le
saint Alain dont le culte y est si répandu,
& cette fois encore la vie de saint Amand
a fait les frais de cette nouvelle inven-
tion (voir tome I de cette édition, p. 710,
note I.
Note
I Ô4
Note
i54
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
797
Si nous revenons ainsi sur cette ques-
tion déjà étudiée à propos de saint Amand,
c'est qu'un auteur estimé de l'Albigeois,
M. Crozes, dans un article lu à la Société
archéologique du Midi de la France en
i865, a repris la thèse contraire à l'opi-
nion développée plus haut & soutenu l'.exis-
tence d'un évèque Alain ou Elan qui aurait
vécu au temps du roi d'Austrasie, Sigebert,
par conséquent à la fin du sixième siècle;
mais, malgré tous ses efforts, M. Crozes
n'a pu trouver qu'un texte du quatorzième
siècle à l'appui de son opinion; ce sont les
leçons du missel rédigé en 1391 par ordre
de Gilles de Bellemer, évèque de Lavaur,
& publié à Montpellier en 1668, qui se
rattachent au fragment publié par les Bol-
landistes, tiré par eux d'un manuscrit de
l'église de Lavaur, & visiblement extrait
de la plus ancienne Vie de saint Amand
d'Elnone. Nous nous en tiendrons donc à
l'opinion de D. Vaissete, & tout ce que
nous accorderons à M. Crozes, c'est l'an-
cienneté de l'existence de saint Elan, sur
le tombeau duquel s'élevait une église déjà
ancienne en IC98 & possédée à cette épo-
que par des laïques.
L'église Saint-Alain de Lavaur fut recons-
truite en 1254, avec le produit des amendes
imposées aux habitants par les Inquisi-
teurs. C'est donc un monument gothique
du treizième siècle, sans bas côtés. A peu
près achevée dans ce siècle, elle devint
cathédrale en i3i7, & en i368, ayant be-
soin de réparations, elle obtint des conces-
sions d'indulgences des prélats rassemblés
au concile provincial de Lavaur (Crozes,
ut supra, 25-20). En 1469, la nef fut agran-
die par l'évéque Jean de Viger. Enfin en
i5l4, Simon de Beausoleil, nommé évèque,
fit bâtir, sur le modèle de Sainte-Cécile
d'Albi, le choeur & un jubé aujourd'hui
disparu.
Le prieuré de Saint-Alain de Lavaur,
qui dépendit jusqu'au quatorzième siècle
de Saint-Pons de Thomières, fut érigé en
cathédrale par le pape Jean XXII & placé
par lui sous l'autorité de la nouvelle mé-
tropole de Toulouse. Une bulle du 22 fé-
vrier i3i7 fixa les limites du nouveau dio-
cèse, énuméra les paroisses qui en feraient
partie & déclara qu'en attendant une dé-
cision définitive, l'évéque percevrait les
revenus que l'ancien évèque de Toulouse
levait sur les paroisses qui venaient d'y
être comprises. Le même jour, le pape ins-
titua & organisa le chapitre de la nouvelle
église.
Cet acte nommait douze chanoines, qua-
tre hebdomadiers, vingt-huit chapelains,
deux diacres, deux sous-diacres, huit clercs
& huit enfants de chœur. L'évéque, sans
être chanoine, eut séance & voix au cha-
pitre. Le premier dignitaire fut le prévôt;
vinrent ensuite l'archidiacre, le sacristain
& le préchantre; ce dernier n'était qu'un
simple officier. Le prévôt eut quatre-vingts
livres de revenu en sus du revenu des cha-
noines & les autres dignitaires eurent un
supplément de quarante livres. Les chanoi-
nes avaient trente livres tournois. La rente
canoniale était de quarante livres dix-
huit sous. En i332, une bulle du même
pape vint permettre à la congrégation de
disposer librement des fruits & des biens
dépendants de leur mense capitulaire, &
de les répartir comme elle le jugerait à
propos; c'était détruire tous les effets de la
bulle de i3i7, qui n'avait probablement
pas pu s'exécuter. En i387, le pape Clé-
ment VII unit au chapitre l'église parois-
siale de Saint-Pierre Je Frot-^eno ; elle était
à ce moment possédée par Bertrand, évè-
que d'Ostie, qui l'abandonna moyennant
une pension annuelle de cent cinquante
francs d'or payable par moitié à la Tous-
saint & à l'Ascension (t[uittance de 1390).
Parmi les charges qui pesaient à cette épo-
que sur les gens d'Eglise, aucune n'était
plus lourde que les droits dus à la Cham-
bre apostolique; en 1393, l'évéque lui de-
vait la somme de trois mille deux cent cin-
quante francs d'or qu'il ne pouvait payer;
il dut engager à un marchand de Lucques
les revenus de son diocèse jusqu'à concur-
rence d'une pareille somme (bulle de Clé-
ment VII de 1393).
Ces exactions, les guerres & les mal-
heurs publics finirent par réduire le cha-
pitre à la plus grande pauvreté. En 1419,
pour le relever un peu, le pape Martin V
lui unit l'église paroissiale de Viviès près
Lavaur, afin de réparer les torts causés par
les sécheresses & les épidémies. En i435,
Note
164
Note
164
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
798
le concile de Bâle, procédant à la ré-
forme de l'administration de l'Eglise, sur
la plainte du chapitre de Lavaur & des
autres bénéficiers du diocèse , chargea
l'évèque de Saint-Papoul & les officiaux
de Carcassonne & d'Albi de réduire les
taxes dues à la Chambre apostolique. A
ce moment & d'après l'enquête qui fut
faite, les revenus du chapitre étaient di-
minués de moitié; la taxe fut elle-même
réduite d'autant; le chapitre eut à payer
douze livres quinze sous au lieu de vingt-
sept livres dix-huit sous & l'évèque trente
livres deux sous six deniers au lieu de
soixante-trois livres deux sous tournois
(acte du 2 juillet 1439). En 1445, l'évèque
Jean abandonna à la communauté les
fruits & dîmes de l'église de Jonquières,
moyennant un revenu annuel de vijigt-huit
livres tournois , employées à entretenir
lin prêtre nommé par l'évèque & chargé
de dire une messe quotidienne pour le
salut de son âme, soit dans la chapelle de
l'évêché, soit partout où il plairait à l'évè-
que. En 1463, le pape Pie II réunit à la
mense capitulaire les églises paroissiales
de Saint-Léon & de Saint-Martin de Mas-
sac, à la-suite de pestes & mortalités qui
avaient réduit de moitié les revenus du
chapitre. En 1481 , celui-ci eut des dé-
mêlés avec les consuls pour le paiement
des tailles; après longues contestations,
l'affaire fut réglée par acte du 20 janvier
de cette année; cet accord portait en sub-
stance qu'à l'avenir tout chanoine faisant
résidence pourrait posséder sans avoir à
payer la taille une maison de la valeur de
cent écus avec un jardin d'une émine d'é-
tendue & une séterée de terre; le terrain
dut être mesuré avec la perche (.pagella),
dont la longueur venait d'être arrêtée cette
année même par les consuls. Les prêtres
bénéficiers attachés au chapitre jouirent
du même privilège pour une maison d'une
valeur de cinquante écus & pour un jardin
& un terrain moitié moins étendu. La ré-
sidence fut obligatoire pour les uns comme
pour les autres. On excepta de ce privilège
les maisons situées dans les rues marchan-
des ou habitées par des artisans, tels que
mécaniciens. Les maisons possédées par les
chanoines & gens d'Eglise durent perdre
leur droit à l'exemption, aussitôt qu'elles
sortiraient de leurs mains. Le bedeau du
chapitre fut déclaré exempt à perpétuité
des tailles personnelles (pro capîie). Enfin
les chanoines furent déclarés exempts de
toutes tailles & impôts quels qu'ils fussent,
qui pourraient être établis à l'avenir, quel
que tût leur nom ou leur nature.
En 1484, la peste faisait de tels ravages
à Lavaur que le séjour de cette ville était
devenu extrêmement dangereux; le chapi-
tre prit donc une délibération, approuvée
un peu plus tard par le pape Innocent VII,
& portant qu'à l'avenir les chanoines pour-
raient s'absenter sans cesser de recevoir les
distributions qui n'étaient d'ordinaire ac-
cordées qu'aux membres présents; le même
acte déclara qu'une résidence régulière de
trois mois consécutifs compterait comme
présence; on stipula seulement que les
chanoines résideraient dans le diocèse de
Lavaur. On trouvera en note le préam-
bule de cet acte intéressant'. Le fléau
ayant repris en iSzô, le pape Clément VII
institua dans l'église cathédrale deux nou-
veaux hebdomadiers à la place de ceux que
la contagion empêchait de faire leur ser-
vice.
' In notnine Domini, amen. Noverint univers!
quod cum, sicut Domino placuerit, ingentes ac
graves pestilenciae ac pestiferae mortalitates civi-
tatem Vaurensem priscis temporibus invaserin.t ac
depopiilaverint, aeris intempérie inibi persaepe
vigente , hoc causante hacque de re ecclesiam
^'aurensem infra ambitum illiussitam suis alump-
nis canonicis saepe viduari contigerit, quibus ex
debito offîcii regimen illius est commissum, ex qui-
bus aliqui unde vitam inopem sustentare aliunde
non habentes, praeterquam ex fructibus distribu-
tionum cothidianarum tamtum praesentibus in illa
cothidie dari solitis, periculis pestiferis ac conta-
giosis sponte se exponentes, inraaturae mortis saeva
conditione prevenii gliidio pestifero feriti dies suos
clauserunt in Domino, alii consilio medicorum
ducti per mundum vagantes in opprobrium cleri
ac dictae ecclesiae victum queritando sunt com-
pulsi, aerem illum pestiferum auffiigientes, eccle-
siam ipsam desolatam relinquere obqiie magna
incommoda graviaqiie dispendia tam in spiritua-
libus quam temporalibus, proh dolor, nostris tem-
poribus ipsi ecclesiae provenire possent que gravia,
nisi céleri remedio probe occurreretur eidem, nos
igitur (Collection Doat, v. 81, f° 268.)
Note
164
Note
i54
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
799
Dans la ville de Lavaur on comptait
quatre couvents, savoir : cordeliers, capu-
cins, clarisses, sœurs de la Croix ; ces der-
nières tenaient les écoles de filles & un
pensionnat. L'hôpital était desservi par les
sœurs Grises. La ville renfermait encore
une collégiale, celle de Saint-Paul de Ca-
dajoux, fondée par l'évèque en i363 &
dont Urbain V avait consacré l'existence,
elle se composait du doyen-curé & de six
chanoines.
Dans le diocèse il n'existait qu'une ab-
baye, celle de Sorèze. Celle de La Roue,
qui dépendait d'Ardorel, au diocèse de
Castres, ne formait pas positivement un
monastère indépendant. Après la destruc-
tion d'Ardorel par les protestants, les
religieux échappés à la ruine se réfugiè-
rent à La Roue, membre dépendant de
leur monastère & y fondèrent un petit
couvent, qui fut d'ailleurs toujours re-
gardé comme faisant partie du diocèse de
Castres.
Collège Je Lavaur. — Le collège de La-
vaur était dirigé par les pères de la Doc-
trine chrétienne. Lors d'une visite de ces
établissements, faite sous le règne de
Louis XIV par ordre de l'intendant, M. de
Bezons, il fut reconnu que d'ancienneté
il était entretenu grâce au revenu d'un
canonicat de l'église cathédrale qui lui
était affecté; ce revenu destiné à l'entre-
tien de deux régents ne montait qu'à cent
■vingt livres. Afin de suppléer à cette insuf-
fisance, les consuls & habitants de Lavaur
se cotisèrent pour subvenir à l'entretien
de trois autres régents, & un chanoine de
Saint-Alain donna une maison pour y ins-
taller les écoles; mais ce collège, dirigé à
cette époc[ue par des laïques, finit par
tomber dans le plus grand relâchement.
Enfin l'évèque résolut de s'adresser aux
pères de la Doctrine chrétienne, il s'en-
tendit avec les consuls, & un traité du 12
mai 1641 leur céda l'établissement. L'ordre
dut y entretenir trois régents pour les clas-
ses de cinquième, quatrième & troisième,
& deux pères chargés de l'enseignement de
la doctrine chrétienne tous les dimanches
& de l'accomplissement des devoirs sacer-
dotaux. L'évèque lui donna quelques bé-
néfices, le chapitre souscrivit pour une
somme annuelle de cent livres, & les con-
suls promirent cinq cent quatre-vingts
livres, en exemptant les pères de toutes
tailles, logement des gens de guerre, &c.
Pour augmenter le nombre des classes, on
stipula cent cinquante livres de plus par
chacune. En i653, moyennant une somme
de six cents livres, payée par le diocèse,
deux nouvelles classes furent créées, la
seconde & la rhétorique & les pères s'en-
gagèrent de plus à prêcher une fois l'an la
mission dans tout le pays. En 1664, moyen-
nant autre rente de cent cinquante livres,
fut organisée une classe de sixième, pour
enseigner le rudiment aux jeunes enfants.
La communauté comprit alors douze reli-
gieux, un père lai & un valet; son revenu
s'éleva à deux mille deux cent cinquante
livres. La création de ce collège fut con-
firmée par lettres patentes du roi de 1659,
enregistrées en i66a par le parlement de
Toulouse. Le nombre des écoliers, lors de
la visite que nous indiquions plus haut,
était de cent quatre-vingt-dix. Les bâti-
ments étaient à cette époque des plus mi-
sérables, ne se composaient que de bois &
de torchis & menaçaient ruine'. [A. M.J
NOTE CLV
AJOUTEE PAR LES NOUVEAUX EDITEURS.
Etablissements religieux du diocèse
de Lodève.
L'ÉGLISE de Lodève, qui remonte aux
premiers temps de la Gaule chrétienne,
n'a qu'une histoire assez obscure, malgré
les efforts de deux des prélats qui ont
occupé son siège. Bernard Gui au qua-
torzième siècle, Plantavit de la Pause
au dix-septième, ont rassemblé de nom-
breux documents sur l'histoire de leur
évêché, sans toutefois éclaircir tous les
' Les détails qui précèdent sont tirés du manus-
crit 109 de la Bibliothèque publique de la ville de
Toulouse.
Note
154
Note
i55
Note
800
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
points douteux. Un fait sur lequel ni l'un
iii l'autre de ces écrivains n'a apporté
de renseignements bien clairs, c'est l'ori-
gine de la souveraineté temporelle de la
ville & du comté, qui fut possédée par les
évêques depuis le milieu du douzième siè-
cle jusqu'à la Révolution. En effet, quand
le pouvoir royal cesse, à la fin du neu-
vième siècle, de se faire sentir en Lodé-
vois, ce pays, comme la plupart des autres
comtés du Languedoc, passe au pouvoir
des comtes de Toulouse dont les Etats
comprenaient alors la majeure partie de
cette province; ne pouvant exercer par-
tout directement leur pouvoir, ces puis-
sants seigneurs se font remplacer à Lodève
par des vicomtes; nous connaissons le
nom de quelques-uns d'entre eux, mais
leur suite & leur histoire ne sont pas
encore parfaitement établies. Il semble
qu'après avoir longtemps été possédée par
cette première race de seigneurs, cette
vicomte soit passée dans la maison de
Carlad, puis de Millau, que nous trou-
vons au douzième siècle possédant la vi-
comte de Rodez. Ici donc, comme dans la
plupart des villes épiscopales du Langue-
doc, l'éloignement du suzerain dut faciliter
les usurpations des prélats. Du moins, sans
que rien puisse nous faire conjecturer à
quel titre, nous voyons Louis VII concéder
à l'évêque, en Ii57, puis en 1162, l'exer-
cice des droits régaliens, la possession
des mines d'argent, du château de Mont-
brun, &c. Dans cet acte il n'est plus ques-
tion de vicomte de Lodève. En 1210, Phi-
lippe-Auguste, dans un diplôme célèbre,
rappela & résuma ces donations antérieu-
res; l'évêque posséda dès lors librement
la cité & la viguerie de la ville, eut le
droit d'y battre monnaie, droit qu'il exerça
jusqu'au temps de François I" & celui de
fortifier la ville épiscopale & tous les lieux
du diocèse; il put défendre ou permettre
à son gré d'élever de nouvelles construc-
tions, & l'évêché fut à tout jamais exempt
de la régale. C'est là, pour ainsi dire, la
grande charte des évêques de Lodève, &
c'est l^ aussi leur meilleur titre à la pro-
priété de la vicomte du pays.
Ils continuèrent à en exercer tous les
droits; cependant les comtes de Rodez
n'avaient pas renoncé à leurs préten-
tions; mais ne pouvant les faire triom-
pher, ils préférèrent les vendre; en 1188,
une première vente comprend tous les
droits du comte sur la ville de Lodève
pour la somme de soixante mille sous de
Melgueil; cette vente est renouvelée par
le comte Guillaume en 1204; cependant,
soixante ans plus tard, en 1262, leurs
successeurs possédaient encore quelques
droits sur l'élection des évêques, droits
qui, du reste, allèrent eu s'affaiblissant
toujours & dont cent ans plus tard il ne
restait plus aucune trace; en 1872, l'évê-
que prend pour la première fois le titre
de comte de Lodève. Le siège de sa puis-
sance temporelle était le château de Mont-
brun, situé à cinq cents pas de la ville
épiscopale; tous les nobles du diocèse lui
devaient l'hommage & lui payaient des
droits de relief.
Chapitre de Saint-Geniès. — Le chapitre
cathédral de Lodève, de l'ordre de Saint-
Augustin, se composait de treize chanoines,
dont quatre possédaient les dignités d'ar-
chidiacre, prévôt, préchantre & sacriste.
En 1264, on institua un archipVêtre, &
l'évêque devint alors le premier dignitaire;
avant ii52, il y avait deux archidiacres
dans le diocèse; l'un d'eux, celui de Saint-
Pierre, fut supprimé à cette époque par
Anastase IV, & ses biens furent réunis à la
mense épiscopale. Jusqu'en 1160, la suc-
cession des chanoines appartint à l'évê-
que; à partir de cette date, celui-ci en fit
abandon au chapitre. A la suite des cha-
noines & des dignitaires venaient, à Saint-
Geniès, onze prébendiers, quatre hebdo-
madiers & quatre bénéficiers diacres. Les
dignitaires étaient nommés par l'évêque,
qui devait les prendre dans le sein du cha-
pitre; la collation des canonicats apparte-
nait au chanoine de semaine & à l'évêque,
chacun à son tour.
Dans la ville de Lodève, on comptait
plusieurs établissements religieux : les
cordeliers y furent introduits en 1227 par
l'évêque Pierre, du vivant même de saint
François d'Assise. — Les carmes, établis
vers 1240, auprès du château de Mont-
brun, allèrent s'établir ailleurs en 1359. —
Note
1 55
Note
|55
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
8oi
Les dominicains ne vinrent dans le Lodé-
vois qu'assez tard, en i32i, & s'établirent
à Clermont de Lodève. — Au milieu de la
ville, on trouvait un prieuré de Saint-Mi-
chel, de l'ordre de Grammont y fondé en
1259 par Guillem de Casouls, qui le dota
pour recevoir douze religieux. — Une col-
légiale fut fondée à Gorjan, en 1289, dans
l'église Saint-Etienne, par l'évêque de Lo-
dève, Bérenger Guitard, pour quatre cha-
pelains (voir plus bas). — En 1607, les ré-
collets furent introduits, à Lodève même,
par l'évêque Gérard de Robin, & son suc-
cesseur, Jean de Plantavit de la Pause, leur
fit construire une maison en 1626. — Les
ursulines y vinrent en i65o, sous l'épisco-
pat de François Bosquet; la même année,
ce prélat donna aux pères de la Doctrine
chrétienne la direction du collège.
Près de Clermont de Lodève il existait
des dominicains & des récollets. Au dix-
huitième siècle, on essaya d'y établir une
maison d'éducation pour les orphelins pau-
vres. Un sieur Joseph Rouzier, natif de
cette ville, de retour de l'île de la Gre-
nade, où il avait fait fortune, légua, en
1753, une somme de cent mille livres pour
servir à l'éducation de douze orphelins
pauvres. Ce legs ne put être payé sur-
le-champ, à cause des guerres entre la
France, l'Angleterre & l'Espagne, & ce ne
fut qu'en 1770, que la fondation fut enfin
approuvée par lettres patentes du roi.
L'administration en fut confiée à des da-
mes pieuses nommées par les consuls, &
le choix de la directrice fut donné d'abord
à la sœur du fondateur & après elle à leurs
parents 8c descendants'.
A Lodève, il existait aussi anciennement
une maladrerie dont la réunion fut récla-
mée par l'ordre de Saint-Lazare, par acte
du 23 mai 1681 ; celle de Clermont fut re-
prise peu après, & les consuls de cette ville
finirent par transiger, en 1682. — En 1620
& 1616, les pauvres de la ville épiscopale du monastère & fut nommée, en i36o, par
ne semble donc pas avoir été de création
municipale '.
Dans le diocèse de Lodève, on ne comp-
tait qu'une seule abbaye importante, celle
de Saint-Guillem du Désert, sur laquelle
on peut consulter la Note CV du présent
volume; il faut y ajouter deux établisse-
ments moins célèbres & moins anciens,
dont nous allons donner l'histoire, Gorjan
& Saint-Sauveur de Lodève.
Salnt-Kûenne de Gorjan, — Ce monas-
tère, situé près de Clermont de Lodève,
au pied d'une colline nommée le iMont-
Gorjan, ne date que du quatorzième siè-
cle; au treizième, ce n'était encore qu'une
simple paroisse, quand, en 1289, l'évêque
Bérenger Guitard y fonda une collégiale
composée de quatre chapelains. Engles de
Lauzière, chevalier, obtint de Clément VI
la permission d'y faire construire un mo-
nastère de femmes en i35o; l'évêque de
Lodève donna son consentement, & le fon-
dateur dota le monastère assez richement
pour suffire à l'entretien de huit reli-
gieuses; il se réserva à lui 8e à ses succes-
seurs, à perpétuité, le droit de nommer
l'abbesse. Au seizième siècle, le monastère
fut détruit par les protestants. Réfugiées
dans une maison de la ville de Lodève,
quelques-unes des religieuses tentèrent
de refaire une petite communauté; on
leur donna une abbesse qui y introduisit
la réforme de Saint-Maur. Au rapport de
Percin, historien du couvent des domi-
nicains de Toulouse, cette abbaye ne le
cédait à aucune autre maison du même
ordre pour l'exacte observance de la rè-
gle.
Abbesses de Gorjan.
\. Isabelle DE Mores, d'une ancienne
maison du pays, fut la première abbesse
Note
i55
possédaient plusieurs domaines, notam-
ment une maison, une vigne & une église
(extrait de compoix à ces dates); en 1661,
l'hospice fit un accensement, avec l'auto-
risation du vicaire général de l'évêque; il
Archives nationales, S. SSoy,
IV.
l'évêque Robert, sur la présentation du
fondateur. Elle fut bénie le 24 août de la
même année. Isabelle fut abbesse jusqu'en
i366, date de sa mort. Lors de la cérémo-
nie de consécration, la famille de Lauzière
' Archives nationales, S. 4847.
5i
8o:
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
dota largement l'église d'ornements sacer-
dotaux, de vases sacrés & d'argenterie.
II. Imkerte de Conas, i366-i377.
III. GuiLLEMETTE, abbesse depuis
1378.
IV. GuiLLEMETTE DE LAUZIÈRE , de
la famille des fondateurs du couvent, ab-
besse en 1410. Il faut peut-être l'identifier
avec la précédente.
V. Bertuande, 1447.
VI. Égline de Vissec, d'une famille
noble de Gorjan, nommée en 1480.
VI I.FÉLICIE DE GuERS, abbesse en 1493.
VIII. Vaivre de Roquefeuille, ab-
besse en iSzo & 1524.
IX. Marthe Dupuy, abbesse en 1640;
c'est de son temps que le monastère fut
détruit par les protestants.
X. Liette de Pradines, i58oj fit
construire le nouveau monastère de Cler-
mont.
XI. Louise de Gros, religieuse du
couvent de Sainte-Praxède, de l'ordre de
Saint-Dominique, abbesse en 1597; enne-
mie du maréchal de Thémines, qui domi-
nait dans cette partie du Languedoc, elle
dut résigner sa dignité & retourner dans
son ancienne maison. C'est à elle que Gor-
jan dut en partie sa réforme.
XII. Françoise de Lauzière, de la
maison de Thémines, abbesse de 1600 à
i63i. Elle compléta la réforme du monas-
tère & y ramena l'ancienne régularité.
XIII. Gabrielle de la Vergne de
TressAN, élue le 17 septembre i63i; ab-
besse jusqu'au 3o juin 1672, date de sa
mort. Elle entretint avec soin la discipline
dans la maison.
XIV. Louise de la Vergne de Tres-
SAN, nièce de la précédente, abbesse de
1672 à lyoD.
XV. Catherine de Drouillet, nom-
mée par M. d'Estrées, héritier des droits
de la maison de Lauzière; elle eut une
concurrente dans N. de Gaian d'Aubenas,
nommée par M. de Lauzière, elle n'exerça
aucune autorité & se démit en 1708.
XVI. Anne Polinier, nommée par
M. d'Estrées en 1708.
XVII. N. DE MURVlEL succéda à la pré-
cédente.
XVIII. B. DE Gai.iffet.
Saint-Sauveur de Lodève. — Cette ab-
baye, de l'ordre de Saint-Benoît, était si-
tuée dans la ville même de Lodève; elle
ne paraît pas avant 988, date du testament
de saint Fulcrand, évêque de cette ville,
qui, dans cet acte, s'en prétend le fonda-
teur. La plupart des historiens épiscopaux,
depuis Bernard Gui jusqu'à Bosquet, ont
prétendu qu'il n'avait fait que restaurer
un ancien monastère détruit par le temps;
mais rien dans l'acte en question ne jus-
tifie cette hypothèse, & ce que l'on sait
de la piété 8t de la richesse de ce saint
personnage ne la rend nullement vraisem-
blable. Son testament y mentionne trois
autels dédiés au Sauveur, à l'Ascension du
Christ & à la Croix. En septembre ii23,
Callixte II confirma les biens ik posses-
sions de l'abbaye. Urbain V la soumit, en
i365, à la juridiction de Saint-Victor de
Marseille. Dévasté au seizième siècle par
les religionnaircs, le monastère fut rétabli
& habité de nouveau à partir du dix-sep-
tième.
Abbés de Saint-Sauveur de Lodève.
I. Bermond semble avoir été le pre-
mier abbé du nouveau monastère vers 988.
II. AgelmAR, chanoine de la cathé-
drale, nommé par saint Fulcrand; il sous-
crivit son testament & l'assista h son lit de
mort en 1006.
III. Hugues, io3o, paraît souvent dans
le cartulaire de Gellone, notamment dans
une charte de io33.
IV. Pierre, doyen de Gellone, vivait
vers 1034, devint plus tard abbé de Joncels
& prieur de Sauve.
V. Guillaume, 1066-1099, remplaça
probablement immédiatement le précé-
dent.
VI. Bérenger, abbé vers 1078.
VII. Auger vend des terres à Gellone
en Ï120; obtient, en ii23, une bulle de
Callixte II; assiste, en 1126, à un plaid
tenu à Loupian, dans le Biterrois; reçoit,
en II 28, de Bermond, évêque de Béziers,
l'église de Saint-Félix. En 1129, il assiste à
une assemblée d'évêques tenue à Loupian.
Paraît encore dans divers actes de ii33
à II 38,
Note
i55
NoTB
■ 55
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
8o3
VIII. BÉRENGER succède au précédent
vers 1144; témoin du testament de Guil-
laume, seigneur de Montpellier, en 1146;
il vivait encore en ii5o & ii5i.
IX. Raoul, arbitre dans un accord
passé entre Pierre, évèque de Lodève, &
Raimond, abbé de Gellone, au sujet de
diverses redevances ecclésiastiques, 11 53.
X. Raimond de Cant obtient une
bulle-pancarte d'Alexandre III en 1164;
en 1177, il termine des contestations qu'il
avait avec Perronelle, abbesse de Nonen-
que, au sujet des dîmes & prémices de
Saint-Bausile; en 1182, il fait diverses ac-
quisitions au lieu de Pirest.
XI. AdémAR, religieux d'Aniane, abbé
de Saint-Sauveur en ii83.
XII. A1MERI I, 1187, cité dans un acte
d'Aniane de iiçS. En 1204, il reçoit de
Guillaume, évêque de Béziers, un fief qu'il
tenait de Pons de Lézat.
XIII. Pierre II, élu en 1204, paya
comme droit d'avènement à l'évêque de
Lodève un marabotin d'or. La même année
il échangea avec ce prélat l'église deSainf-
Geniez de Fours & quelques autres pos-
sessions contre celle de Saint-Cyprien de
Serbs, y compris les dîmes inféodées.
XIV. AlMERl II, abbé en 1206.
XV. Dominique de Plantavit, abbé
en 1209.
XVI. BÉGON, abbé élu par Pierre, évê-
que de Lodève. Des commissaires nommés
par le légal Arnaud-Amauri reconnurent
le droit de patronage de l'évêque sur le
monastère. L'élection de Dominique fut
en conséquence déclarée nulle, & Bégon
gouverna au moins jusqu'en 12 19.
XVII. Ra-imond II DE Saint-Jean fit,
en 1241, un traité avec le sacristain de
Saint-Geniez.
XVIII. Pierre III Séguier, abbé en
1244, céda à l'évêque le droit de nommer,
sur sa présentation, le notaire du monas-
tère. Il ménagea un accord entre l'abbé de
Gellone & l'évêque de Lodève en 12J7.
En 1260, il s'accorde avec l'abbaye de Jon-
cels pour les dîmes de Rouerguières ; l'an-
née suivante, l'évêque & le chapitre do
Lodève lui permirent d'amener dans son
monastère les eaux des ruisseaux voisins.
En 1276, il fait un échange avec l'abbesse
de Nonenque. En 1180, il assiste par pro-
cureur au concile de Béziers. Il mourut le
6 d'octobre, l'année est inconnue.
XIX. Ermengaud de Vintron, reli-
gieux de Villemagno & prieur de Redès,
abbé la veille de Saint-Luc 1284, nommé
par l'évêque, malgré les religieux, & con-
formément à la décision de 1209.
XX. Bernard, abbé en 1294, députa
cette année un procureur au concile de
Béziers. En i3o3, il adhère au futur con-
cile contre Boniface VIII.
XXI. Bernard II fait un traité avec
Aimeri en i3i3; il est mentionné en i3i5,
& en i3i6 il rend hommage à l'évêque.
XXII. Jean, 1317.
XXIII. Celvarde I, en 1820.
XXIV. Bernard III s'accorde avec l'é-
vêque de Lodève pour le bois de Marcha-
rosse, en i323. En i326, il fut invité h
assister au concile de Béziers, mais il ne
put s'y rendre.
XXV. Arnaud de Lauzière, nommé
définiteur au chapitre provincial tenu par
les bénédictins, en 1829, à Saint-Thibéry;
prête hommage à l'évêque de Lodève en
i338j abbé de Saint-André d'Avignon en
1341. En i337, il avait été chargé d'une
mission par le pape Benoît XII.
XXVI. Etienne, abbé de 1344 à 1348.
XXVII. Guillaume II, abbé en 1849,
mourut en i36i.
XXVIII. Pierre III, d'abord infirmier
du monastère, nommé par Innocent VI,
en i36i, promit obéissance à l'évêque de
Lodève en 1864.
XXIX. Arnaud II, cardinal de l'Église
romaine, ne fut abbé que quelques mois,
& permuta avec le suivant. On croit que
ce personnage est un certain Arnaud, qui
fut patriarche d'Alexandrie, reçut la pour-
pre du pape Urbain V, & mourut de la
peste en 1369.
XXX. GÉRAUD DE LoupAUT, prieur de
Loubens, au diocèse de Pamiers, permuta
avec le précédent.
XXXI. Bernard IV, abbé en 1879.
XXXII. G.; on ne connaît que l'initiale
de son nom; abbé en 1417.
XXXIII. Celvarde II, abbé en 1423,
eut une contestation avec l'évêque de Lo-
dève pour la visite du monastère.
Note
i55
Note
i55
804
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
XXXIV. Pierre IV, abbé de 1423 à
1430.
XXXV. Guillaume III, 1430-1436.
XXXVI. Pierre V, abbé en 1436 & dans
les années suivantes.
XXXVII. Jean II Bosquet ou Guas-
QUET, prévôt de l'église de Carcassonne,
abbé en 1464, fut élu à cette époque abbé
de Moiitolieu.
XXXVIII. Bertrand de Morillon,
abbé en 1470, se démit en 1496 en faveur
de son neveu.
XXXIX. Antoine de Morillon, abbé
commendataire de Saint-Sauveur en 1496.
XL. Pierre VI, abbé commendataire
de 1496 à i5i6.
XLI. Jean III de Morillon, pourvu
en i5i7, mort le 11 mars 1320.
XLII. Michel Gaucelin, chambrier,
puis abbé de Saint-Sauveur, le 26 mars
i52r.
XLIII. Henri d'Albon, chanoine-
comte de Lyon, grand-prieur de l'Isle-
Barbe, abbé commendataire en i5i5; mort
le 5 janvier i56o.
XLIV. Pierre VI Prudhomme, choisi
en ; il vivait encore en i56i.
XLV. Hector de Neleville ou de
LiGUEViLLE, abbé commendataire de i563
à i566.
XLVI. Guitard DE Rattej né à
Montpellier, conseiller au parlement de
Toulouse, vicaire général de Montpellier,
abbé de Saint-Chinian & du Val-Richer,
évêque de Montpellier en 1597, mort en
1602.
XLVII. Louis de Ratte, neveu du
précédent, chanoine de Montpellier, abbé
commendataire de 1602 à 1647.
XLVIII. Clément de Bonzi, évêque
de Béziers, abbé commendataire de 1647 à
1659.
XLIX. Pierre VII de Bonzi, neveu du
précédent, comme lui évêque de Béziers &
abbé de Saint-Sauveur de 1659 à 1672; à
cette dernière date, devenu cardinal, il se
démit en faveur du suivant.
L. Valentin de Bigorre, 1672-1697.
LI. Jacques-Antoine Phélypeaux,
évêque de Lodève, abbé commendataire de
1697 à 1727.
LU. N. Lenoir, théologal de l'église
de Montpellier, abbé commendataire en
1732.
LUI. N. DE Leyssen, 1770.
LIV. n. Douzanville, 1779. [A. M.]
NOTE CLVI
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Etablissements religieux du diocèse
de Mire poix.
L'église de Mirepoix, ancien prieuré de
Saint -Maurice, fut érigée en cathé-
drale par le pape Jean XXII, en vertu
d'une bulle du 22 février i3i7. Une partie
du diocèse fut prise sur le premier dio-
cèse de Pamiers, formé en 1296 par Boni-
face VIII, une autre sur le diocèse de
Toulouse, & la mense épiscopale fut dotée
de cinq mille livres de revenu à prendre
sur les revenus de celle de Toulouse. Pour
indemniser l'abbaye de Saint-Victor de
Marseille, dont dépendait le prieuré de
Saint-Maurice, on lui donna le prieuré
de Villeneuve-GrauUet , au diocèse de
Rieux. L'église, ainsi fondée, fut toujours
l'une des plus pauvres de France, mais
elle eut pour protecteurs la plupart des
seigneurs de la maison de Lévis, & plu-
sieurs de ses membres en occupèrent SU'C-
cessivement le siège épiscopal.
Le chapitre cathédral fut dès l'abord
organisé par le pa])e, c[ui le composa do
douze chanoines, dont les premiers furent
nommés par lui : les quatre premiers s'ap-
pelaient prévôt , archidiacre, sacristain &
grand chantre. Après eux venaient quatre
chapelains hebdomadiers, vingt-huit cha-
pelains prébendes, deux diacres, deux
sous-diacres, huit clercs mineurs, huit
enfants de chœur, tous à la nomination
du chapitre & amovibles par lui. Les trois
dignitaires & le préchantre étaient nom-
més par l'évêque; les autres bénéfices
étaient conférés alternativement par l'évê-
que & par le chanoine tournaire. En i334,
le chapitre de Mirepoix obtint de Phi-
NOTE
i55
Note
i56
Note
i56
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
8o5
lippe VI une charte de protection &; de dont la France avait alors embrassé la
sauvegarde. Ce privilège donna lieu à cause, accorda au chapitre & au prévôt le
des contestations avec l'évêquej celui-ci se droit de ne pouvoir être cités en justice
plaignit de ce que l'on avait apposé les pa- hors du diocèse & commit plusieurs évè-
nonceaux royaux, qui en étaient la mar- ques pour leur faire restituer leurs biens,
que, sur l'église de Troya , dont la moitié
lui appartenait. Il obtint un acte qui lui Le diocèse de Mirepoix renfermait en-
garantissait la propriété & la jouissance core \è% établissements religieux suivants :
delà moitié des fruits, dîmes & prémices à Mirepoix, des cordeliers & des trinitaires
de cette paroisse, malgré l'apposition de ou mathurins; le premier de ces deux
ces panonceaux. En i336, la communauté couvents existait dès i 291, date d'une bulle
obtint encore une bulle de Benoît XII, de Nicolas IV accordant diverses indul-
ordonnant aux évêques de Saint-Papoul & gences à ceux qui visiteraient leur église
d'Alet de la secourir contre tous laïques après s'être confessé & avoir communié à
qui l'attaqueraient, avec autorisation de certaines fêtes do l'année; à Fanjaux, on
recourir au bras séculier; en 1347, Clé- trouvait des dominicains; à Mazèrcs, des
ment VI ordonna de lui restituer tous les frères du tiers-ordre de Saint-François, &
biens qui lui avaient été enlevés. Dans les un séminaire dirigé par des prêtres sécu-
NOTE
i56
années suivantes, les guerres, les ravages
de la peste & les stérilités qui s'ensuivirent
lui enlevèrent, comme aux autres congré-
gations du Languedoc, une bonne partie
de ses revenus. Le pape Grégoire XI vint à
liers; à Chalabre, des capucins.
Enfin, quand, au seizième siècle, les pro-
testants vinrent détruire les établissements
religieux de la ville épiscopale, elle renfer-
mait encore un monastère de religieuses de
son secours & décida que les taxes qu'elle l'ordre de Cîteaux, dites de Beaulieu. On
devait à la Chambre apostolique seraient ignore son origine, l'époque de sa fonda-
réduites de moitié. On trouvera en note
cette bulle qui prouve une fois de plus
combien étaient lourdes pour les églises
françaises les impositions de la cour de
Rome'. En 1404, l'antipape Benoît XIII,
' Gregorius episcopus, servus servorum Dei , ,id
perpetuam rei memoriam. Ex paternae caritatis
oflîcio ecclesiarum eccleiiasticarumque pcrsona-
rum libenter subvenimus incommodis, eisque in-
cumbentia ontra quantum cum Deo possumus
sublevamus. Nuper siquidem pro parte venerabilis
fratris nostri episcopi & diUctorum filiorum capi-
tiili Mlrapisccnsis ac totius cleri civitatls & dio-
tesis Mlrapisccnsis fuit expositiim coram nobis,
quod tam ecclesia Mlrapisccnsis quam aliae eccle-
siae necnon monasteria 8c quaelibet alla bénéficia
ecclesiastica tam secularia quam regularia, 8c etiam
pia loca in civitate& diocesi Mirapiscensi consis-
tentia adeo propter guerras 8c mortalitatum pes-
tes, que maxime partes illas permittente Domino
longevis temporibus concusserunt, sunt in suis
fructibus 8c rcdditibus diminuta, quod tam idem
episcopus quam alii eorumdem ecclesiarum, monas-
teriorum 8c locorum praelaii, rectores ac personne
incumbcniia cis oneta commode siipporiare non
possiint; quare pro parte dictorum exponentium
nobis fuit humiliter supplicatum ut providerc cis
de aliqua rclevatione Ipsorum, 8c praescitim ciica
moderationem taxationis decimae de benignitate
apostolica dignaremur. Nos itaque praeraissa quae,
proh dolor, notoria sunt paterna compassione pen-
santes hujusmodi in hac parte supplicationibus
inclinaii, taxationem decimae ecclesiarum, mo-
nastcriorum 8c locorum praedictorum omniumque
reddituum 8c proventuum ecclesiasticorum in civi-
tate 8c diocesi praedictis consisientium, secundum
quam idem episcopus aliique piaelati, rectores 8c
pcrsonae in iisdem civitate Se diocesi redditus 8c
proventus ecclesiasticos obtinentes consueverunt
imposita eis quaecumque onera supportare, nd ip-
sius taxationis mtdictatem tenore prnesentium au-
thoritate aposiotica reducimus 8c reducta ex nunc
baberi volumus 8c etiam ordinamus tenore prae-
sentiumj statuentes quod deinceps hujusmodi me-
dietas pro intégra 8c vera taxatione sive décima
in eisdem civitate 8c diocesi perpetuis futuris
temporibus habeatur 8c reputetur 8c intégra dé-
cima nominetur, ita quod quandocumque 8c quo-
ciescumque in ipsis civitate 8c diocesi décima pro
apostolica caméra vel alias imponi seu concedi
contingct aut ipse episcopus alliquc praelati ac
rectoies Se person.ie secundum dccimam aliqua
oncra apostolica vcl alla quavis authoritatc aut
concessione aut quacumque occasionc, 8cc. Datum
Avinionc, v" idiis novembris, pontificatus nostri
anno tettio. — (Doat, v. 82, f" 348.)
Note
i56
806
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
tioii & les noms de ses fondateurs. En i33o,
Constance de Foix y établit une chapel-
lenie pour laquelle elle & son fils Jean de
Lévis, seigneur de Mirepoix, assignèrent
une rente de dix-huit livres sur divers
lieux du diocèse. Le monastère renfermait
à cette époque quinze religieuses, & Azé-
mare de Lissac en était abbesse. Ruinée au
seizième siècle, cette communauté ne fut
jamais rétablie.
Le diocèse de Mirepoix ne renfermait
qu'une abbaye : celle de Boulbonne, de
l'ordre de Cîteaux ("voir Note CXXIII); on
y trouvait, en outre, un prieuré conven-
tuel, celui de Camon, sur lequel voici
quelques détails.
Prieuré de Camon. — Ce monastère, de
l'ordre de Saint-Benoît, situé sur les bords
de la rivière du Lhers, était dédié au Saint-
Sauveur & à la Vierge. 11 existait dès le
commencement dii dixième sièclej la pre-
mière année du roi Raoul (929), il reçut
une donation de Teudard & de Béliarde,
son épouse; à cette époque, il était gou-
verné par l'abbé Sulpice, auquel apparte-
nait le fonds sur lequel il avait été cons-
truit. Ce même Sulpice le soumit, en 948,
à l'abbaye de la Grasse; il y mit pour
condition qu'il jouirait, sa vie durant, du
couvent, sous l'autorité de l'abbé de ce mo-
nastère; après sa mort, son neveu Bernard
devait le régir de même, & après celui-ci un
autre Sulpice; ils devaient d'ailleurs em-
Ijrasser & professer exactement la règle de
Saint-Benoît. Après leur mort à tous trois,
le pouvoir de l'abbé de la Grasse dut être
absolu & il n'y fut mis aucune restriction.
En 1084, lors du partage entre Pierre-
Roger, évèque de Girone & comte de Car-
cassonne, & Roger-Bernard, comte de
Foix, Camon avait encore titre d'abbaye;
l'évêque se la réserva avec celle du Mas-
d'Azil. En 1068, date d'une donation du
comte de Foix, ce n'est plus qu'une pré-
vôté dépendante de la Grasse; en 1118,
elle est mentionnée parmi les possessions
de cette abbaye (bulle de Gélase II). En
érigeant l'évêché de Mirepoix, le pape
Jean XXII fixa à douze le nombre des re-
ligieux & enjoignit à l'abbé de la Grasse
d'avoir à compléter ce nombre ; pour
augmenter les revenus de la mense con-
ventuelle, il lui unit le prieuré de Pierre-
fitte (bulle du 17 août i3i8). En 1494, le
manque de ressources força les religieux à
abandonner le monastère, où il ne resta
que le sacristain. Informée de cet état de
choses, le parlement de Toulouse inter-
vint, séquestra les revenus, fit reconstruire
les lieux réguliers, & força l'abbé de la
Grasse à y installer six religieux qui y
restèrent jusqu'en i6o8. A cette époque,
le couvent fut de nouveau abandonné;
les prieurs continuèrent à en toucher les
revenus, & la régularité n'y fut rétablie
qu'en 1699, longtemps après l'union de la
Grasse à la congrégation de Saint-Maur.
Prieurs de Camon.
I. Etienne, mentionné dans un acte
de 999 qui nous apprend que le monas-
tère renfermait alors douze religieux dont
il nous donne les noms.
II. Arnaud, prieur lors de la donation
du comte de Foix.
III. RiGAUD, de 1076 à 1104.
IV. BÉRENGER, Il 14.
V. Raimond Padron, iii5.
VI. Bertrand de Villemur, 1172;
plus tard évêque de Toulouse.
VII. Pierre de Clermont, 1180-
1190.
VIII. Palassin, 1221-1227.
IX. GuiLLEM DE Tourouzelle avait
des différends, en 1287, avec les seigneurs
de Lordat & de Mirepoix; vivait encore en
1246.
X. Peitavin, 1247-1251.
XI. Pons du Vilar, 1272.
XII. Bertrand de Castelnau, reli-
gieux de la Grasse, 1296-1298.
XIII. Jourdain de Roquefort, i3i6-
1328.
XIV. Rainaud Foucaut, chapelain
du roi, i35i; l'année suivante, il avait
querelle avec François & Pierre de Lévis,
qui avaient tué trois vassaux du monas-
tère.
XV. Guillaume Folcrand, i366.
XVI. Olivier de Pompilin, 1396-
1401.
Note
i56
NOTB
iS6
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Note
i57
XVII. Bernard Laroque, 1420.
XVIII. Bernard de Queysses, 1470-
1481.
XIX. AuDouiN d'Abzac, 1482.
XX. Philippe de Lévis l'emporte de-
vant le parlement de Toulouse sur son
compétiteur Guillaume de la Douze (1504).
XXI. Charles Hémard d'Enonville,
cardinal-évéque de Màcon, avait procès
avec Jean, cardinal de Lorraine en i538.
XXII. Georges d'Armagnac, cardi-
nal-archevêque de Toulouse, i53i-i56o.
XXIII. Jacques de Yillemur, i58o,
résigna en faveur de son neveu, qui suit :
XXIV. Jacques de Villemur, 1600-
i6o3.
XXV. Jacques-Philibert de Ville-
mur, par suite de la résignation du précé-
dent, de i65o à 1712.
XXVI. Georges de Villemur, 1712-
1718.
XXVII. Thomas Lavaur, 1720.
[A. M.]
NOTE CLVII
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Etablissements religieux du diocèse
de Montauhan.
LA ville' actuelle de Montauhan ne date
que du milieu du douzième siècle. C'est
à cette époque seulement que, grâce à
l'intervention du comte de Toulouse, une
nouvelle cité s'éleva à côté de l'ancien
Montauriol. Sans reporter trop loin les
origines de cette dernière localité, il est
certain qu'au commencement du douzième
siècle 8c même hien avant, à côté de l'ah-
b.iye de Saint-Théodard, qui remonte au
neuvième siècle, existait une aggloméra-
tion d'habitations qui paraît avoir été
' Consulter sur l'histoire de Montauhan , outre
les .nncicns traraiix du dix -septième siècle, les
nombreuses publications de M. Devais, & not.im-
ment son excellente Histoire de Montauhan, in-8°,
iCJô, dont le premier volume seul a été publié.
807
entièrement soumise à la domination ec-
clésiastique, &, malgré les assertions des
historiens modernes, ne semble avoir joui
d'aucune liberté. Les exactions que cet
état de choses entraînait naturellement, &
principalement les taxes prélevées par les
moines sur les testaments, ces exactions,
disons-nous, & aussi, paraît-il, le besoin
de fortifier la ville contre les invasions
répétées du roi d'Angleterre, telles furent
les causes réelles de la révolution de 1144.
Soutenus contre la colère de l'abbé par le
comte de Toulouse, Alphonse, les habi-
tants de Montauriol allèrent s'établir un
peu plus loin, dans un fief de l'abbaye, & y
élevèrent les premières maisons de ce qui
devint plus tard Montauhan. Les privilè-
ges, la protection assurée aux habitants de
cette nouvelle cité, tout contribua à lui
donner un rapide développement. L'abbé
de Saint-Théodard eut beau excommunier,
faire intervenir le pape, & employer les
foudres de l'Eglise, la révolution était bien
consommée; la ville nouvelle échappa pour
un temps à sa domination, & l'abbé Amiol
dut, en 1149, accepter le don que voulut
bien lui faire le comte Raimond V de la
moitié de la ville & de ses droits. Mais un
autre événement vint bientôt enlever au
monastère cette partie même qu'il avait si
difficilement acceptée; la guerre des albi-
geois lui fit perdre tous ses droits sur Mon-
tauhan, dont le comte s'empara, & ce ne
fut qu'en 1229 & 1281 que, grâce au traité
de Paris, l'abbé put recouvrer une partie
de ces droits & le quart du domaine de la
ville. Cette transaction fut plus tard con-
firmée par le comte Alphonse de Poitiers
(juin 1270),
Chapitre cathéJral. — L'histoire du cha-
pitre de Saint-Théodard ou Saint-Audard
de Montauhan se divise en trois périodes
bien tranchées : avant l'érection de cette
abbaye en évêché (i3i7); antérieurement
à la bulle de sécularisation de i525, &
postérieurement à cette même bulle. —
Avant la bulle de Jean XXII créantà Mon-
tauhan une nouvelle cité, les moines de
Saint-Théodard vivaient sous l'administra-
tion d'un abbé & d'officiers claustraux,
dont le nombre & la qualité variaient à
Note
,57
8o8
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
cette époque de couvent à couvent. Us
avaient déjà eu part aux privilèges du
Saint-Siège, & une bulle d'Alexandre IV
avait accordé à la communauté le privilège,
qu'aujourd'hui nous trouverions exorbi-
tant, de ne payer ses dettes qu'autant que
les créanciers prouveraient que leur ar-
gent avait été employé au bien commun;
il est vrai que, grâce à ces précautions,
on pouvait empêcher un abbé prodigue ou
bâtisseur de satisfaire ses goûts en ruinant
sa congrégation. Entre autres officiers
claustraux, l'abbaye avait un aumônier
possédant une mense particulière qui de-
vait suffire à de nombreuses aumônes; en
i3o3, l'abbé Austorg & le chapitre décidè-
rent qu'à l'avenir on nourrirait tous les
jours dans le monastère jusqu'à treize pau-
vres, qui recevraient le pain, la viande &
le vin, en quantités égales aux portions
des religieux. L'aumônier dut supporter
une partie de cette nouvelle charge; la
congrégation se chargea du reste.
Quand l'abbaye devint église cathédrale,
la première dignité du chapitre fut donnée
à un prieur-mage (ma/or) ; en ï5i5, lors de
la sécularisation, il était nommé & révo-
qué par l'évêque; mais au quatorzième
siècle, d'après une transaction confirmée
par le pape Clément VI, il semble avoir
été nommé par l'évêque & le chapitre de
concert. Ce dignitaire qui, par sa position,
par les privilèges attachés à sa charge &
par le pouvoir dont il était revêtu, était
certainement le second personnage de la
communauté, eut avec l'évêque de nom-
breux démêlés, notamment pour le droit
de punir les excès & les fautes des mem-
bres du chapitre. Ce droit de punition &
de première connaissance lui avait d'abord
été assuré par un acte de l'évêque Guil-
laume (octobre i332); ce prélat avait dé-
claré formellement que, à moins de crime
énorme commis par un des religieux de
Saint-Théodard , son officiai ne pourrait
juger qu'en cas d'appel; mais, malgré cette
concession, ce privilège fut toujours con-
testé par les évêques aux quatorzième &
quinzième siècles & donna lieu à des que-
relles fréquentes, qui amenèrent naturel-
lement de nombreuses transactions, tou-
jours inexécutées & toujours renouvelées.
C'est ainsi qu'un accord de i35o, restrictif
de celui de i332, déclara que le prieur
n'aurait droit de juridiction & de correc-
tion que dans certains cas, l'évêque se ré-
servant toujours le droit d'appel. Du reste,
le même acte accordait à ce dignitaire
d'autres privilèges : présidence du synode
en l'absence de l'évêque, droit d'y faire
des ordonnances & des statuts, usage des
vêtements sacerdotaux, &c. — Au-dessous
du prieur-mage était le prieur claustral,
nommé & révoqué par l'évêque (d'après la
bulle de i525). — Les officiers claustraux
étaient le camérier, le sacristain, l'aumô-
nier, à la charge duquel on unit, en 1410,
le prieuré de Montalzat qui en dépendait
depuis longtemps, l'infirmier, le préchan-
tre & l'ouvrier. — Quant aux religieux
(car le chapitre resta soumis à la règle de
Saint-Benoît jusqu'à sa sécularisation), un
acte de l'évêque Guillaume, d'octobre i332,
en fixa le nombre à trente; cette décision
fut approuvée par le pape Clément VI.
Mais, plus tard, la diminution des revenus
de la mense capitulaire ampna à Monfau-
ban, comme dans toutes les églises cathé-
drales du Languedoc, la réduction de ce
chiffre; au commencement du seizième
siècle, la portion canoniale était fixée à
un minimum de soixante ducats, & dans
ce cas, le nombre des religieux ne pouvait
être supérieur à vingt. En i5i2, il fallut
que Léon X chargeât, par un bref, l'arche-
vêque de Toulouse d'empêcher l'évêque de
Montauban de transgresser ce règlement.
— Enfin le personnel du chapitre se com-
])létait, avant i525, par dix chapelains,
présentés par le chapitre & nommés par
l'évêque.
En i525, date de la sécularisation de la
communauté, elle avait subi une grande
décadence. L'agrandissement des villes,
qui rendait la vie contemplative difficile
à pratiquer au milieu de quartiers popu-
leux & bruyants, l'état matériel des bâti-
ments claustraux qui, faute d'espace, ne
pouvaient plus être ni agrandis ni recons-
truits, enfin l'insuffisance des revenus qui
forçait les religieux à demander à leur for-
tune personnelle une partie de leur sub-
sistance, tels sont, pour Montauban comme
pour kl plupart des autres cathédrales, les
NOTB
157
Note
137
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
principaux motifs allégués par la bulle de
sécularisation; il faut y ajouter le relâche-
ment de la discipline, le dégoût de la vie
régulière qui avait envahi les églises ca-
thédrales tout autant que les abbayes.
Cette réforme, réclamée par le chapitre
& par l'évèque, était souhaitée par le roi,
& François I" autorisa, en 1524, deux des
religieux à aller en chercher la bulle à
Rome, malgré les défenses expresses por-
tées par lui-même. A partir de cette épo-
que il y eut donc, à Montauban, deux
dignitaires, le prévôt 8c l'archidiacre ma-
jeur, deux personnats, l'archidiacre mineur
& le préchantre. Au-dessous, vingt, puis
bientôt douze prébendes, dont quatre ap-
partiennent aux officiers, vingt-quatre
chapelains, un maître de chant & un
chœur de musique, six enfants de chœur
& un bedeau. En i552, la collation des
huit canonicats simples fut attribuée, pour
les quatre de la gauche du chœur (côté
de l'évèque), à celui-ci, pour les quatre de
la droite (côté du prévôt), au chapitre, sur
la présentation du chanoine de semaine.
Les dignités & les personnats durent être
conférés par l'évèque seul.
Saint-Etienne du Tescou, — Sur l'empla-
cement de cette église existait, au trei-
zième siècle, un hôpital administré par
l'évèque; en 1248, l'évèque de Toulouse,
Raimond, en nomma administrateur un
certain Guillem Turtone, qui promit, à
genoux, d'agir avec fidélité & de garder
envers lui une exacte obéissance. En 1260,
il est encore mentionné; mais l'absence
de documents originaux ne permet de rien
savoir de plus sur cet établissement pen-
dant le reste du siècle. Enfin, au quator-
zième siècle, il reparaît, & une bulle de
Jean XXII, du 8 août i3i7, l'unit à la
mense épiscopale du nouvel évêché de
Saint-Théodard. Cette bulle le cite encore
comme une église dépendante de l'évêché
de Toulouse. Le 18 février suivant, elle
est érigée par le même pape en collégiale,
&, quatre jours plus tard, un dernier acte
règle l'organisation du nouveau chapitre.
Voici quelques détails à ce sujet, tirés de
la bulle elle-même : il lut composé de
douze chanoines ayant entrée ik voix dé-
809
libérative au chapitre; les trois premiers
s'appelèrent doyen, sacristain & préchan-
tre; les deux premiers étaient dignitaires,
le dernier, officier; venaient ensuite trois
hebdomadiers, vingt-quatre chapelains,
deux diacres, deux sous-diacres, six clercs
mineurs, six enfants de chœur à la nomi-
nation du chapitre & révocables par lui.
Les douze chanoines ont entrée aux as-
semblées du chapitre de Saint-Théodard,
quand il s'agit d'élire l'évèque. Le doyen
de Saint-Etienne est nommé par le cha-
pitre, l'évèque peut y émettre son vote,
sans jouir d'aucun privilège; le sacristain
& le préchantre sont nommés par l'évèque
seul; enfin les canonicats sont conférés
tour à tour par lui & par le chapitre.
Grâce aux églises que Jean XXII unit tout
d'abord à sa mense, le chapitre possédait
deux mille livres de revenu, sur lesquelles
le doyen percevait deux cent soixante li-
vres, le sacristain & le préchantre soixante-
dix, chaque chanoine trente livres; il y
avait de plus de nombreuses distributions
à dates fixes, dans lesquelles le doyen avait
droit à une part double de celle des sim-
ples chanoines.
Cette situation privilégiée des chanoi-
nes de Saint-Etienne ne fut pas sans exci-
ter des jalousies & des querelles. Quelques
mois à peine après son organisation, le
pape Jean XXII est obligé d'intervenir au-
près de l'évèque Guillaume pour l'empê-
cher d'inquiéter le chapitre dans la pos-
session de certaines maisons voisines do
son église, données puis enlevées par le
pape au dernier évèque, Bertrand, !k une
bulle de Clément VI vint, quelques an-
nées plus tard, lui enlever le privilège
de prendre part à l'élection de l'évèque.
Du reste, cette réforme ne se borna pas
à l'église de Montauban; la même bulle
enleva un privilège analogue à diverses
collégiales érigées par le pape Jean XXII
dans les diocèses de Castres, Saint-Pa-
poul & Sarlat. Un autre sujet de querelle
avec le cha]>itre cathédral était la pos-
session par Saint-Etienne du Tescou de
l'église paroissiale de Saint- Jacques de
Montauban; cette possession assujettissait
notamment ses chanoines à une procu-
ration annuelle envers l'évèque, procura-
NOTB
157
8io
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
tioii dont l'évêque Guillaume les ex.empta
par actes de 1344 & 1348. Mais, malgré les
efforts d'Arnaud, patriarche d'Alexandrie
& administrateur perpétuel de l'évêché
de Montauban, qui essaya, en i363, de
réglementer la matière, eu 1392 une que-
relle sérieuse s'éleva entre les deux cha-
pitres; il s'agissait de savoir de quelle
façon seraient partagées les dépouilles des
paroissiens de l'église Saint-Jacques qui
se feraient enterrer à Saint-Etienne du
Tescou; Pierre Vidal, abbé de Saint-Ser-
nin de Toulouse, choisi pour arbitre, dé-
cida que le quart des sommes payées ap-
partiendrait au chapitre cathédral auquel
il faudrait toujours demander l'autorisa-
tion de les inhumer; au-dessous de qua-
torze ans & de douze, suivant le sexe, les
personnes enterrées ne donnèrent lieu qu'à
une taxe, toujours la même, de deux de-
niers par tète.
En 1326, le roi Charles le Bel avait pris
le chapitre sous sa protection; cela ne
l'empêcha pas de se ressentir de tous les
malheurs que la France & particulière-
ment le Languedoc eurent à souffrir pen-
dant la dernière moitié du quatorzième
siècle : passage des troupes, invasion an-
glaise, ravages des routiers, pestes & fa-
mines. Eu 1417, le revenu ne se montait
plus qu'à six cents livres tournois, &, pour
remédier un peu à cette détresse, l'évêque
Raimond dut unir à la mense capitulaire
la charge de sacristain; en même temps la
congrégation, par une meilleure distri-
bution des revenus, essayait d'éviter les
pertes. Les papes vinrent eux-mêmes au
secours du chapitre ; Martin V chargea
l'official de Montauban de lui unir défi-
nitivement l'église paroissiale de Saint-
Jacques qui, jusqu'alors, n'en dépendait
que d'une manière indirecte; la vicairie
perpétuelle de cette église fut dès lors sup-
primée, & une autre bulle du même pape
décida que le titulaire actuel, Jean Bajaiis,
percevrait sa vie durant une pension an-
nuelle de dix livres tournois, payée par les
doyen & chanoines du Tescou. L'union de
la charge de sacriste à la mense capitulaire
fut elle-même confirmée par Nicolas V,
& Pie II, en 1458, accorda aux doyen &
chapitre le droit do correction sur les
prêtres & clercs inférieurs de l'église;
cette même bulle nous prouve que le cha-
pitre & tous ses membres étaient exempts
de la juridiction épiscopale & dépen-
daient immédiatement du Saint-Siège.
Cette déclaration d'indépendance fut re-
nouvelée, en 1461, par Antoine Mour-
gues, chanoine de l'église cathédrale de
Maguelonne, visiteur apostolique des pro-
vinces de Narbonne, Toulouse, Auch &
Bordeaux. Le même privilège reçut une
nouvelle sanction en i520; par acte du
10 septembre de cette année, Laurent Ala-
mand, évéque de Grenoble & abbé de
Saint-Sernin de Toulouse, juge apostoli-
que de Saint-Etienne du Tescou, défendit
aux officiers royaux des sénéchaussées de
Cahors & de Montauban de citer parde-
vant eux les chanoines de cette église, qui
étaient directement soumis au Saint-Siège.
Ce privilège fut définitivement supprimé
par un arrêt du parlement de Toulouse de
i533.
Presque entièrement ruiné par les guer-
res de religion, Saint-Etienne du Tescou
fut, pour ainsi dire, supprimé au dix-sep-
tième siècle. En 1667, l'évêque réunit ce
chapitre à celui de la catliédrale & les deux
congrégations furent confondues, mais les
revenus de chacune d'elles restèrent tou-
jours séparés. Les dignités du nouveau
chapitre comprirent alors un prévôt, un
doyen, un grand-archidiacre & un second
archidiacre, tous quatre dignitaires; un
grand-chantre, un sacristain & un chantre,
personnats; à la suite dix-sept chanoines,
huit hebdomadiers, cinquante-deux pré-
bendes des différents ordres, deux bedeaux.
Les dignitaires, sauf le doyen, étaient
nommés par l'évêque; le doyen, seul élu
par ses collègues, lui demandait seulement
sa confirmation. Les canonicats du côté
de la chaire épiscopale, étaient conférés
par lui; ceux de l'autre côté, par le cha-
noine de semaine; enfin, les officiers du
bas-chœur étaient nommés par le chapi-
tre. En un mot, sauf pour le prévôt, les
deux chapitres réunis se conformaient aux
dispositions de la bulle de sécularisation
de i525.
Au dix-huitième siècle, de l'église du
Tescou il ne restait plus que des ruines.
Note
107
Note
i57
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
8ii
Hôpitaux de Montauban. — Au seizième
siècle, la plus grande partie des titres
concernant les anciens hôpitaux de Mon-
tauban disparurent; nous allons donner,
en les abrégeant, les quelques renseigne-
ments que les Tiistoriens de cette ville, au
dix-septième siècle, ont pu récolter çà &
là. — C'est surtout au treizième siècle que
l'hospitalité se développa à Montauban.
En 1266, Guillem Amiel, qui venait de
fonder l'église des cordeliers, établit un
hôpital dans le faubourg de ce nom; en
1278, Estève I.a Porte institue l'hospice
de Saint-Barthélemi, près la chapelle de
ce nom & vis-à-vis les clarisses; un troi-
sième hôpital fut fondé, en 1290, par Ar-
naud de Parias, dans une maison à lui
appartenant, sur l'emplacement où s'éleva
plus tard le collège; en i354, on trouve
une chapellenie fondée dans cet hôpital
par un certain prêtre, nommé Pierre Ro-
que; quelques années plus tard, en 1292,
un nouvel hospice s'élève dans la grande
rue de la ville. D'autres maisons, qui da-
tent peut-être de la même époque, ne pa-
raissent que beaucoup plus tard dans les
textes; tel est l'hospice de Saint-Biaise,
situé près la porte des Carmes, dont l'offi-
cial permit de changer l'orientation en
1453. L'hospice Saint-Lazare, destiné aux
lépreux, comme l'indique son nom, qui
possédait une église & de grands bâti-
ments, & était desservi par un chapelain;
il fut plus tard démoli &, sur son empla-
cement, s'élevèrent des maisons particu-
lières. Celui de Saint-Eutrope, situé hors
de la ville, près du couvent des carmes
auxquels ou le donna, en 1488, pour
agrandir leur couvent. Celui de Notre-
Dame de Montauriol, voisin de la cathé-
drale de Saint-Théodard, fut plus tard spé-
basses pour le salut des malades. Mention-
nons en dernier lieu l'hôpital de la Lau-
tié, ainsi nommé d'une tour qui y était
attenante; il fut fondé, en iSyS, par acte
de dernière volonté de Navarre de Mon-
taut, femme de Raimond de Folaudy &
dame de Bressols; deux chapelains le des-
servaient & le régissaient, sous le nom
d'administrateurs perpétuels.
En 1548, les revenus de tous ces hôpi-
taux furent réunis; un peu plus tard, l'hô-
pital de Parias fut transformé en collège;
& les hommes habitèrent l'hôpital de la
Lautié, les femmes celui de Notre-Dame.
De i56i à i6i5, l'hôpital de la Lautié fut
occupé par les réformés; en i6i5, on y
construisit un temple qui ne fut démoli
qu'en l665.
Dominicains. — Ces religieux vinrent
s'établir à Montauban dès I25i; bien ac-
cueillis, ils s'installèrent d'abord dans le
faubourg de Saint-Etienne, près de l'église
du Tescou; mais chassés en 1270 par un
débordement du Tarn, ils se réfugièrent
dans l'intérieur de la ville & s'établirent
dans le faubourg de Saint-Antoine. Il leur
fallut pour cela la permission du couvent
de Saint-Théodard, dont dépendaient tous
ces terrains; ils l'obtinrent, mais sous cer-
taines restrictions que nous allons indi-
quer & qui prouvent que les moines crai-
gnaient les empiétements de ces religieux &
entendaient faire constater formellement
leur suprématie. Un privilège, fort envié
des couvents des ordres mendiants, était
celui de faire des processions dans la ville,
source abondante d'aumônes 8c occasion
de rivaliser d'éclat avec les autres églises;
ce fut seulement après de longues discus-
sions, que cette permission fut accordée
Note
.57
cialement réservé aux femmes; l'époque aux dominicains ; par acte de mai i36o, il
de sa fondation est inconnue. Un hôpital
pour les pestiférés fut établi, en i5i8, par
l'évèque Jean d'Oriole, hors de la ville,
sur l'emplacement occupé plus tard par le
couvent des capucins; en iSîB, le chapitre
régla le service religieux de cet établisse-
ment; on y bénit un cimetière; les offices
divins durent y être célébrés sans surplis
ni vêtements sacerdotaux; en temps de
peste, il fut permis d'y dire des messes
fut décidé, contrairement aux prétentions
du chapitre cathédral, que les frères prê-
cheurs auraient le droit de porter la croix
aux enterrements, tant dans la ville que
dans les faubourgs de Montauban, à con-
dition d'en demander la permission chaque
année au prieur-mage, le jour de la fête de
saint Théodard, pendant la célébration de
la grand'messe. Cet usage était encore ob-
servé en 1413. — Ruinés par les religion-
Note
107
81;
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
naires au seizième siècle, les dominicains
furent rétablis en i632 & reconstruisirent
leur église, en 1661, sur les fondements de
l'ancienne; celle-ci avait été commencée
en 1278, & consacrée en i3o3.
Augusllns. — Ces religieux vinrent de
Toulouse à Montauban en 1349; ils se
firent autoriser par le Saint-Siège, mais le
chapitre cathédral fit des difficultés pour
les laisser s'établir. Ils demandaient à cons-
truire un couvent, à installer un cime-
tière; après débat, le chapitre donna cette
autorisation en fixant l'emplacement sur
la paroisse de Saint-Orens, & en y met-
tant comme condition la célébration d'une
messe quotidienne pour le repos des âmes
de l'évêque & des religieux, & moyen-
nant une redevance annuelle de deux de-
niers d'or, payable le jour de l'Assomption
par le prieur lui-même au prieur-mage,
le tiers des offrandes & le huitième des
legs faits par ceux qui y éliraient leur
sépulture. En 1416, le chapitre leur ac-
corda encore la permission de faire cha-
que année, le jour de la fête de saint
Théodard, une procession dans la ville
avec la croix. Chassés par les réformés en
l562, les augustins ne furent rétablis qu'en
1667, par arrêt du conseil d'Etat.
Cannes. — Les carmes s'établirent à
Montauban en 1280; plus dociles que
les autres ordres religieux, ils acceptèrent
les conditions que l'abbaye mit à cet éta-
blissement; une sentence du 3o novembre
1280, approuvée par Pierre de Milhau,
général de l'ordre, & par Bernard Cata-
lan, provincial, décida que ces religieux
pourraient bâtir une église & un couvent,
& avoir un cimetière, dans lequel ils don-
neraient la sépulture aux membres de leurs
familles 8c à tous autres, moyennant le
tiers des legs & dons & la moitié des of-
frandes; en i320, une nouvelle transaction
changea cette redevance en une autre de
deux pièces d'or, que les religieux durent
faire déposer chaque année, le jour de la
Saint-Martin d'hiver, sur l'autel de Saint-
Martin, pendant la messe & après l'offer-
toire; il fut de plus décide que les carmes
célébreraient à perpétuité une messe quo-
tidienne dans leur église pour le salut de
l'évêque & des prêtres de la cathédrale.
En 1384, le chapitre cathédral autorisa le
couvent à porter la croix aux funérailles,
à condition de demander cette permission
chaque année au prieur-mage, le jour de
Saint-Théodard, pendant la célébration
de la grand'messe. En i568, l'église des
carmes fut complètement détruite; elle
fut rétablie en i632; ils commencèrent par
construire une petite chapelle, qu'ils n'a-
grandirent que peu à peu.
Frères mineurs. — Cet ordre essaya de
s'introduire à Montauban dès i25i, mais
les religieux ayant refusé d'accepter les
conditions que voulait leur imposer l'ab-
baye de Saint-Théodard, ils furent expul-
sés par sentence de l'évêque d'Agen, délé-
gué du Saint-Siège; l'acte du légat leur
défendait de donner la sépulture à des
paroissiens de Montauban & d'usurper les
fiefs de l'abbaye. Mieux conseillés, ils re-
vinrent"en 1274, & protégés par le vicomte
de Montclar, ils s'établirent en observant
les conditions que l'abbaye leur imposa.
Un de leurs premiers bienfaiteurs fut un
bourgeois de la ville, Guillem Amiel, qui
les aida à fonder leur église. En 1348, ils
transigèrent avec le chapitre cathédral, &
s'engagèrent à lui payer la portion cano-
nique, soit le quart de toutes les oblations
& le dixième des legs que leur feraient les
gens enterrés dans leur couvent. En i36ij
ils obtinrent du même chapitre cathédral
la permission de porter la croix aux en-
terrements dans l'intérieur de la ville; il
fut soigneusement stipulé que cette per-
mission ne serait jamais valable que pour
un an & devrait être renouvelée par le
prieur-mage à chaque nouvelle fête de
saint Théodard. Chassés par les protes-
tants, en i562, ils furent rétablis par un
arrêt du conseil en i63i, à la place des
récollets, qui déjà s'étaient emparés du
couvent. Un peu plus tard, leur couvent
fut reconstruit.
Commanderle de Saint- Antoine. ■ — Les
frères de l'ordre de Saint-Antoine vinrent
s'établir à Montauban en 1346, avec l'au-
torisation du pape; ils occupèrent l'an-
NoTE
167
Note
1J7
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
8i3
cien hôpital de Villenouvelle ou du Fossat,
& obtinrent du chapitre cathédral la per-
mission de construire une cliapelle, un
couvent & de faire un cimetière, moyen-
nant l'hommage, une redevance annuelle
de trois florins payable à la Purification,
la célébration de messes pour le salut des
membres de la cathédrale, &c.; cette rede-
vance était encore payée en 1416.
Clarlsses. — Le premier établissement
des clarisses à Montauban date du temps
d'Alphonse de Poitiers. Installées d'abord
en dehors de la ville, elles furent forcées
d'y rentrer à l'époque de la guerre des
Anglais. En l368, elles acquirent d'un cer-
tain chevalier, nommé Géraud Molinier,
une maison, dans laquelle le chapitre ca-
thédral, toujours jaloux de ses droits de
prééminence, leur permit d'avoir seule-
ment une petite cloche intérieure & un
autelj elles ne purent y célébrer certains
offices, ni y bâtir d'église ou établir de
grosse cloche; enfin il fut stipulé, qu'aus-
sitôt la guerre finie, elles retourneraient
dans leur ancien monastère. L'abbesse
s'appelait à cette époque Marie de Penne.
Comme les autres communautés religieu-
ses de la cité, le couvent des clarisses de-
vait une redevance annuelle de deux livres
tournois au chapitre de Saint-Théodard
pour prix du terrain qui lui était alloué,
& cette redevance était encore acquittée
en 1415. Appauvri par les malheurs de la
fin du quatorzième siècle, le couvent eut
recours à des réunions & obtint de Gré-
goire XII celle du prieuré de Montech.
Chassées en i56i par les religionnaires,
les clarisses revinrent en i63i & s'instal-
lèrent d'abord dans la maison occupée
ensuite par les carmélites; un peu plus
tard, l'ancien couvent fut rebâti sur de
vastes proportions; il pouvait contenir de
trente à quarante religieuses.
Capucins. — Ils étaient établis dans le
faubourg de Montmirail; venus pour une
mission en 1629, ils furent chassés par la
peste; en i63o, cet emplacement leur fut
donné par le roi; en l63i, le duc d'Éper-»
non leur donna huit mille livres tournois
pour aider à la construction des bâtiments.
Comme toutes les autres coii£;régations, ils
étaient soumis au chapitre cathédral.
Carmélites. — Elles s'établirent en 1634,
avec le consentement de l'évêque & des
habitants ; ces religieuses pouvaient être
de trente à quarante.
Les ursulines dataient de 1639; ^^^ filles
de l'Enfant-Jésus , chargées de l'éducation
des nouvelles catholiques, s'installèrent
vers 1675.
Le séminaire du diocèse fut d'abord éta-
bli à Castelferrus ; fondé par un prêtre,
en i655, il fut autorisé par lettres patentes
de i656, & transféré à Monta i»ban en 1660;
il était dirigé par les prêtres de la Mis-
sion. [A. M.]
NOTE CLVIII
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Etablissements religieux du diocèse
de Montpellier.
L'ancien siège épiscopal' de Mague-
lonne, transféré au seizième siècle
dans la ville de Montpellier, date d'une
haute antiquité. Un peu plus loin, nous
rappellerons les vicissitudes subies par
l'ancienne cathédrale & son chapitre de-
puis les dévastations de Charles Martel
jusqu'aux démolitions de Louis XIII; il
nous faut, pour le moment, indiquer som-
mairement & d'après des travaux plus mo-
dernes que ceux des Bénédictins, la situa-
tion des évêques de Maguelonne dans cette
ville de Montpellier, dont l'importance
finit par devenir prépondérante.
On sait que la ville de Montpellier, qui
' Nou« aroni principalement employé, dans les
notices qui suivent, l'excellent travail de M. Ger-
main sur Maguelonne sous ses évétjues^ VHistotre
de la commune de Montpellier, du même auteur, &
pour les établissements de moindre importance,
l'Histoire de d'Aigrefeuille, publiée au siècle der-
nier.
Note
167
NOTB
i58
Note
lâS
814
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
comprenaît alors deux cités distinctes, dé-
pendait directement de l'évèque pour une
partie, appelée Montpellieret, & relevait
de lui pour l'autre, inféodée à la puissante
famille des Guillem. Malgré des difficultés
sans cesse renouvelées, malgré les causes
de discorde que fit naître, au douzième
siècle, l'établissement de la commune, tant
que l'évèque n'eut en face de lui qu'un
simple seigneur, il put maintenir & faire
respecter sa suzeraineté temporelle. Mais
lorsqu'aux Guillem eurent succédé les prin-
ces d'Aragon, & surtout quand la seigneu-
rie de Montpellier fut tombée entre les
mains de Jayme I, les difficultés devinrent
de plus en plus grandes. Incessantes dis-
cussions, querelles quotidiennes soulevées
par les officiers des deux juridictions, em-
piétements de celle du roi sur le domaine
de l'évèque, tel est le tableau que présente
l'histoire de Montpellier pendant plus de
quarante ans. La suzeraineté de l'évèque
devient illusoire & Montpellieret lui-
même menace de lui échapper.
Il eut alors recours à un moyen ana-
logue à celui qu'employait au même mo-
ment l'abbé de Pamiers contre le comte
de Foix : il appela à son aide le roi de
France & lui céda des droits qu'il ne pou-
vait défendre. Dès i255. Gui Foucaud avait
amené Pierre de Conques à se reconnaître
vassal de la couronne pour la ville de
Montpellier & ses dépendances; en 1260,
le roi d'Aragon se reconnaît vassal de
l'évèque, par conséquent arrière-vassal du
roi; à partir de cette époque, la puissance
royale entre à Montpellier; par le droit
d'appel, largement pratiqué par les séné-
chaux de Carcassonne & de Béziers, par
des réclamations toujours nouvelles, elle
finit par s'imposer aux deux parties. Bien-
tôt, à la suite de violents démêlés avec
l'administration consulaire pour la per-
ception des tailles, l'évèque Bérenger de
Frézol prend une grande résolution &, par
acte de mars 1293, Philippe IV devient
maître de la ville de Montpellieret, du châ-
teau de Lattes & suzerain de Montpellier.
Le roi de Majorque devenait ainsi vassal
du roi de France, & c'est de cette époque
que date réellement la réunion de cette
ville à la couronne; la confiscation de Phi-
lippe VI ne fut que la consécration d'un
iait accompli.
Chapitre de Maguelonne. — Par suite de
l'abandon de l'île de Maguelonne par le
clergé, à cause des déprédations de Char-
les Martel, le service divin y était resté
plusieurs siècles à peu près complètement
négligé; en vain, vers io33, Jean XIX
avait-il essayé de ranimer le zèle des fidè-
les & de ramener à Maguelonne les cha-
noines retirés soit à Villeneuve, soit à
Substantion, rien n'avait pu réussir dans
ce sens quand le célèbre évêque Arnaud
vint tenter de fixer à jamais la congré-
gation cathédrale dans cette île déserte.
Nous n'avons pas à raconter dans tous
ses détails l'histoire de cette restauration;
d'autres, plus habiles que nous, ont déjà
étudié cette restauration, dont les chartes
& deux chroniques puisées aux sources les
plus authentiques permettent de donner
une histoire complète & claire. L'évèque
Arnaud, par une série de donations, assura
la subsistance de sa congrégation réformée,
ferma le canal qui servait de route aux pi-
rates sarrasins, entoura l'île de murailles
pour y ramener la sécurité & relia l'île à
la terre ferme par une solide jetée.
Continuée par Godefroid , successeur
d'Arnaud, cette œuvre de restauration était
achevée à la fin du même siècle, & eu 1093,
Urbain II confirma l'établissement de la
vie régulière à Maguelonne, le droit aux
chanoines d'élire l'évèque & de gouverner
le diocèse pendant la vacance du siège &
constitua, à côté de la mense épiscopale,
une mense capitulaire absolument indé-
pendante. En même temps, par suite de la
donation du comté de Melgueil à l'Eglise
romaine, l'évèque & le chapitre de Mague-
lonne voyaient s'éloigner le seul pouvoir
séculier qui pouvait leur faire ombrage, se
trouvaient dès lors placés sous la dépen-
dance immédiate du Saint-Siège & tiraient
de nouveaux revenus de la ville de Mont-
pellier, sans cesse grandissante.
Au douzième siècle, la communauté ob-
tint la confirmation de ses privilèges & de
ses possessions; en ii55, Adrien IV, en
ii55 & ii56, Louis VII, lui assurèrent la
jouissance de nombreux domaines; leurs
Note
iâ3
Note
i58
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEnOC.
8i5
actes énumèrent parmi ces domaines l'île
de Maguelomie avec ses dépendances, Vil-
leneuve, Gigean, Ganges, Montpellier, &c.
Mais cette prospérité toujours croissante,
la position exceptionnelle de Maguelonne
& de Montpellier, centres de la résistance,
puis de la réaction catholique pendant la
domination des Montfort, amenèrent aussi
le relâchement dans la discipline & dans
le régime intérieur du chapitre; les que-
relles entre les différents dignitaires de-
vinrent de plus en plus fréquentes, les
rapports avec l'évêque plus teudus; l'épis-
copat de Jean de Montlaur ne fut guère
qu'une longue lutte entre lui & le prévôt,
lutte dans laquelle le Saint-Siège dut plus
d'une fois intervenir; Alexandre III, puis
Célestin III durent à plusieurs reprises
empêcher le prélat de s'immiscer dans l'ad-
ministration intérieure de la communauté
& séparer de plus en plus la mense capi-
tulaire de celle de l'évêque. Toutefois, loin
de nuire à la fortune du chapitre, ces divi-
sions semblent au contraire l'avoir favori-
sée, en forçant les prévôts à rendre leur
administration plus exacte, à prendre un
soin plus scrupuleux des intérêts temporels
des chanoines pour éviter les reproches de
leurs éternels ennemis. En 1208, Philippe
Auguste, en 1228, Grégoire IX, confirment
les dernières acquisitions du chapitre, &
un des résultats de la guerre des albigeois
est de lui assurer la possession définitive
du comté de Melgueil.
Pendant le treizième siècle, la décadence
de la congrégation devient de plus en plus
évidente; dissensions intérieures, querel-
les pour les élections, intervention perpé-
tuelle des papes, qui sont souvent forcés
de mettre fin à des discussions scanda-
leuses, tel est le tableau que présente son
histoire à cette époque; au commencement
du quatorzième siècle, ces discordes inté-
rieures cessèrent, & les statuts de i33i,
publiés de nos jours, vinrent régler les
devoirs & les droits de chacun.
Ce^ statuts, les plus complets que l'on
ait pour une époque aussi ancienne, rè-
glent dans le plus grand détail les devoirs
de chacun des officiers du chapitre; ils
indiquent, avec un luxe inouï de pres-
criptions, les redevances Ik services dus
par chacun d'eux. A la tête, au-dessous de
l'évêque, nous trouvons le prévôt, admi-
nistrateur suprême du temporel de la
maison; en 1161, une transaction, confir-
mée par Alexandre III, lui attribue la
nomination du cellérier & la garde des
prieurés vacants; d'autres actes un peu
postérieurs règlent la nomination des ar-
chidiacres & des prieurs, nomination dans
laquelle le premier rôle lui revenait. Son
élection appartenait au chapitre, & l'évê-
que ne pouvait l'excommunier ou le sus-
pendre que du consentement des chanoi-
nes (bulles d'Alexandre III du 22 juin 1164
& du 12 février ii65-6). Le même pape,
par diverses autres bulles, chercha à régler
d'une manière définitive les rapports de ce
fonctionnaire avec l'évêque & avec le cha-
pitre, lui donna le droit de régir les do-
maines de la congrégation, sans pouvoir
toutefois les aliéner, le rendit indépendant
de l'évêque, en ne le soumettant qu'à la
double juridiction de celui-ci & du chapi-
tre, tout en l'obligeant à leur rendre an-
nuellement compte de sa gestion. Enfin un
compromis, amené par le cardinal-évêque
d'Albano, Henri, légat du pape contre les
hérétiques albigeois, lui accorda au sein
du chapitre l'autorité spirituelle, sous la
surveillance de l'évêque, & en remplace-
ment du prieur majeur, dont la charge de-
meura supprimée. (Confirmé par le Saint-
Siège en 1188 & 1193.)
Les statuts de Jean de Vissée, de i33i,
pour le prévôt comme pour les autres di-
gnitaires du chapitre, ne changèrent rien
ou presque rien à son pouvoir spirituel,
ils ne firent guère que déterminer exac-
tement les charges & fonctions intérieures
auxquelles il dut suffire. Attentifs princi-
palement au bien-être des chanoines & à
la bonne administration des revenus, ils
fixent exactement la qualité du pain que
le prévôt devra livrer au chapitre, en vertu
de sa charge, le nombre des plats qui figu-
reront aux repas solennels qu'il lui doit
aux différentes époques de l'année, les ré-
parations qu'il devra faire à l'église & aux
lieux réguliers; ils stipulent les meubles
& objets de toute espèce dont l'entretien
lui incombe. A lui le soin de recevoir les
lépreux venus dans l'île, de teiyr un ser-
NOTE
Note
i53
8i6
NQTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
viteur toujours prêt à recevoir charita-
blement les pauvres & les personnes né-
cessiteuses; enfin, c'est encore à lui qu'on
demande le plus de ces miserîcordiae ou
pitances qui, à certains jours de l'année,
venaient s'ajouter à l'ordinaire des chanoi-
nes, jugé trop exigu.
Sous le prévôt étaient deux officiers, le
cellérier & le réfectorier ; le premier,
nommé par le prévôt, nommait le second j
ils avaient l'intendance de la domesticité
& des officiers inférieurs, & remplaçaient
le prévôt dans l'accomplissement de ses
fonctions.
Le prieur claustral fut créé en 1187 par
Urbain III, pour remplacer l'ancien prieur
majeur, dont l'existence avait amené de
longues luttes avec l'évèque pour la juri-
diction spirituelle, avec le prévôt pour la
juridiction temporelle. Le prieur claustral
ne fut (|u'un intendant, ne posséda aucune
juridiction spirituelle, & l'accord put se
rétablir.
Le précenteur fut créé, en 1197, par
bulle de Célestin III, qui donna au prévôt
le droit de l'instituer en prenant l'avis du
chapitre & de l'évèque; ce nouveau digni-
taire eut place dans le chapitre immédia-
tement après les archidiacres & le sacris-
tain. Le prévôt fut chargé de lui composer
un revenu suffisant.
Le chanoine bibliothécaire, mentionné
par les statuts de i33i, avait la garde de
la bibliothèque & devait l'entretenir de
livres & de reliures; sous lui étaient un
scribe & un relieur. Le même officier
devait fournir les chanoines de papier &
d'encre & généralement de tous les menus
objets en parchemin.
Le chanoine cuisinier était chargé de
l'approvisionnement de la table canoni-
cale & du soin de régler le menu.
Les statuts de i33i donnent aussi avec
des détails réellement excessifs le menu
de chaque jour & de chaque époque de
l'année, preuve de la décadence de cette
congrégation, pour laquelle l'intérêt ma-
tériel, le soin du bien-être devenait la
chose importante. Le chanoine cuisinier
acquérait & entretenait le mobilier de la
cuisine.
Le vestiaire, avant 1247, était le titre
canonical du prieur de Saint-Firmin de
Montpellier; l'importance de cette charge
ayant amené des querelles intérieures, l'é-
vécjue Rainier en fit une charge spéciale,
conférée par le prévôt. Comme son nom
l'indique, cet officier était chargé de l'ha-
billement des chanoines, qui pouvaient, à
leur gré, le recevoir en nature ou en ar-
gent, de l'entretien de la buanderie, de
celui du coureur chargé d'annoncer dans
toutes les églises du diocèse la mort de
chaque chanoine du chapitre, 8c enfin de
l'entretien des ensevelisseurs.
L'infirmier veillait, comme l'indique son
nom, à l'entretien des chanoines malades,
aux aliments, aux remèdes, &c., qu'il leur
fallait, ainsi qu'à l'entretien d'une partie
des bâtiments claustraux.
L'aumônier est chargé du service des
pauvres; il rassemble les restes qu'il doit
leur donner, & les vêtements & autres
objets dont on leur fait aumône. Enfin, il
prépare tout ce qu'il faut pour la cérémo-
nie du mandatum ou lavement des pieds.
L'ouvrier était chargé de l'entretien de
l'église cathédrale & de tous les bâtiments
situés en deçà de ce qu'on appelait les
Portes de Fer; les bâtiments situés hors de
cette enceinte étaient réparés par le pré-
vôt & par les autres officiers.
Le sacristain a l'entretien du mobilier
ecclésiastique, la fourniture des cierges,
le soin de conserver en bon état les livres
de chœur.
Le pontonnier, huitième & dernier di-
gnitaire du chapitre, qui n'existait que
dans celui de Maguelonne, était chargé de
l'entretien du grand pont qui reliait l'île à
la terre ferme; il touchait à cet effet des
redevances en nature de la plupart des
prieurs dépendants de la mense capitu-
laire.
Le chapitre, outre les dignitaires, com-
prenait trois séries de personnes : les cha-
noines, admis au chapitre, prenant leur
part de toutes les miséricordes & jouis-
sant de tous les privilèges; les convers
dits de la soutane; enfin les donats de la
communauté. Ces donats, comme leur nom
l'indique, étaient des laïques qui se don-
naient à la communauté, corps & âme, &
lui assuraient quelquefois la possession
Note
1Ô8
Note
108
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
817
immédiate, le plus souvent la propriété
éventuelle de leurs biens. Plus une com-
munauté était puissante, plus les donats
y étaient nombreux; pour les espèces di-
verses de ces donations qui, à la longue,
prirent la forme de vrais contrats, nous
renverrons à la Note sur le diocèse de Nar-
bonne où, à propos de l'hôpital de cette
ville, nous en donnons de nombreux exem-
ples.
Tel était, au quatorzième siècle, l'état
de cette grande communauté, d'après les
statuts de i33i, publiés par M.Germain,
On y voit le chapitre déjà arrivé à cette
décadence qui devait amener la chute &
la ruine définitive des chapitres réguliers :
querelles intestines perpétuelles, en dépit
de règlements toujours renouvelés, riches-
ses & bien-être extrêmes entraînant le re-
lâchement de la discipline, chez beaucoup
la dissolution des mœurs. Ajoutons-y la si-
tuation particulière du chapitre de Mague-
lonne, c|ui, habitant une île isolée, n'avait
ni les distractions qu'entraîne avec soi une
grande ville, ni la surveillance salutaire
que la population peut souvent exercer.
De là des désordres & des scandales que
l'on ne put faire cesser que par une dou-
ble mesure : translation du chapitre à
Montpellier, depuis longtemps véritable
métropole du diocèse, & sécularisation.
Les deux mesures furent prises en même
temps, à la requête de François I, qui,
dans un voyage en Languedoc, avait été
frappé de l'isolement de l'île de Mague-
lonne, de l'incommodité c|ui en résultait
pour les chanoines & le clergé du diocèse,
des dangers que les incursions des pirates
leur faisaient courir. On résolut d'établir
la cathédrale dans l'ancien collège Saint-
Germain, qui dépendait de Saint-Victor de
Marseille; l'abbé de ce dernier monastère
y consentit sans trop de difficulté, à la re-
quête du chancelier Duprat,&le 27 juillet
i536, Paul III décida tout à la fois la
translation du chapitre & sa sécularisa-
tion.
Le nouveau chapitre comprit quatre di-
gnités : prévôté, grand-archidiaconat, ar-
chidiaconats de Valence & de Castries;
quatre personnats : sacristie, aumônerie,
ouvrerie & chant; seize chanoines ma-
jeurs & trente-deux mineurs disparaissant
par voie d'extinction. L'évéque conserva
voix préopinante & jouit d'une double
prébende. La collation de la prévôté, des
différentes dignités & des personnats ap-
partint au chapitre, sauf quelques tours de
faveur réservés au prévôt & à l'évéque.
A partir de ce moment, Maguelonne fut
absolument abandonnée; on y conserva
bien pendant quelque temps un chanoine
chargé d'y célébrer le service divin; mais
sa constance finit par se lasser; les guerres
de religion 8/ les luttes qui déchirèrent
Montpellier la firent déserter. Enfin, dans
l'année i632, Louis XIII, craignant de voir
cette île fortifiée devenir soit un lieu de
descente pour les ennemis extérieurs, soit
une citadelle pour les rebelles de l'inté-
rieur, en ordonna la destruction & com-
pléta ainsi l'œuvre commencée neuf cents
ans auparavant par Charles Martel, inter-
rompue heureusement par les chanoines
& les évêques du moyen âge.
/■églises paroissiales de Montpellier. —
Elles étaient au nojubre de trois, depuis le
treizième siècle : Saint-Firmin, Saint-Denis
Ik Notre-Dame des Tables; nous allons don-
ner quelques détails sur chacune d'elles,
en indiquant les principales annexes qui
en dépendaient.
Saint-Firmin. — Église primitive de
Montpellier. On attribue son érection en
paroisse à l'évéque de Maguelonne, Arge-
mire, qui vivait dans les premières années
du règne de Louis le Pieux. Le prieur qui
la desservait était toujours pris parmi les
chanoines de Maguelonne. Plus tard, à
cause de l'accroissement extrême de la
population, on fonda des annexes à cette
paroisse, annexes qui dépendirent tou-
jours étroitement de l'église mère. Les
desservants de ces annexes, ainsi que ceux
de différentes chapelles des faubourgs de
la ville, étaient tenus envers Saint-Firmin
& son prieur à certains devoirs honorifi-
(|ues, à des marques de respect & de sujé-
tion lors des grandes fêtes & des proces-
sions solennelles de l'église. Le prieur
avait, comme l'évéque, un officiai qui ju-
geait pendant six mois de l'année, l'official
Note
JV.
Note
i5$
8l8
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
de l'évêque jugeant seul pendant les six
autres mois. L'église fut détruite durant le
seizième siècle, & il n'en reste plus que
des débris.
Les annexes de Saint-Firmin étaient :
Saint-Paul, dont la fondation remonte,
d'après d'Aigrefeuille, au onzième siècle.
Au quatorzième siècle, le vicaire, devenu
perpétuel & non plus amovible, prit le ti-
tre de prieur. Cette église fut, après la des-
truction de i562, occupée d'abord parles
observantins, ensuite par les trinitaires. —
Saint-Mathieu; on rapporte aussi sa fon-
dation au onzième siècle. Les religioniiai-
res s'en emparèrent dès iSSg; les domini-
cains s'y installèrent lors de leur retour à
Montpellier, de 1617 à 1626. — Saint-Tho-
mas date à peu près de la même époque que
les précédentes. — Saint-GuiUem, construit
au douzième siècle par les seigneurs de la
ville; destiné d'abord au service d'un hô-
pital, il servit d'annexé quand les biens
de cet hôpital eurent été donnés par le roi
Jayme I aux religieuses de Saint-Félix de
Monseau; l'église, du reste, servait à ces
dernières. Elle fut démolie en i56o, & ne
fut pas reconstruite. L'emplacement ap-
partenait aux religieuses de Prouille.
Saint-Denis. — C'était la paroisse de
Montpellieret. Elle existait dès le onzième
siècle & est mentionnée par l'évêque Gode-
froi en 1080. Comme celui de Saint-Firmin,
le prieur en était pris parmi les chanoines
de Maguelonne. Elle fut détruite par les
religionnaires; les biens de la mense cu-
riale & priorale furent réunis plus tard à
celle de Notre-Dame des Tables.
La principale annexe de Saint-Denis
était l'église de Sainte-Foi; elle servit aux
paroissiens de Saint-Denis habitant l'inté-
rieur de la ville jusqu'à l'érection de Notre-
Dame des Tables en paroisse; elle y fut
réunie par Grégoire IX; mais cette union
ne fut définitive que beaucoup plus tard.
De prieuré, elle devint une simple cha-
pelle, desservie par quatre chapelains &
dotée par les consuls. Le service y fut in-
terrompu par l'arrivée des religionnaires,
comme partout à Montpellier, & ne fut
repris que plus tard; une confrérie de
pénitents finit par s'y établir.
Notre-Dame des Tables. — Cette église,
dont l'origine est inconnue & qui ne pa-
raît pas avant 1143, était proprement la
chapelle consulaire, l'église de la com-
mune. C'est dans son enceinte que se pas-
sèrent la plupart des actes importants de
la vie municipale de Montpellier; c'est IJ»
que les consuls vinrent rendre grâces de
tous les événements heureux, faire des
vœux & des processions pour détourner
de la ville les pestes & les fléaux. Il s'y
tint un grand concile en 1214, & elle fut
longtemps célèbre comme lieu de pèleri-
nage; les inquisiteurs y envoyaient les hé-
rétiques repentants auxquels on imposait
de petits pèlerinages. En 1216, de simple
chapelle elle devint paroisse, & la consé-
cration en fut effectuée par une réunion
d'évèques & d'ecclésiastiques, en 1280, au
milieu d'un concours de pèlerins. Le des-
servant s'appelait prieur & était pris parmi
les chanoines de la cathédrale. Comblée de
privilèges spirituels & temporels par les
papes, enrichie de reliques & de merveil-
leux ouvrages d'orfèvrerie par la dévotion
des consuls & des habitants, elle était la
première église de Montpellier quand les
religionnaires arrivèrent, en i56i. Dé-
truite presque entièrement, dépouillée de
ses trésors, elle fut complètement renver-
sée au siècle dernier, & il n'en reste plus
que de rares vestiges. Le culte y avait été
rétabli dès 1602; en i655, la nouvelle église
avait pu être dédiée & consacrée. Elle rem-
plaça dès lors les paroisses de Saint-Firmin
& de Saint-Denis & on y réunit, en i658,
les biens de ces diverses églises.
Outre ces trois églises & leurs annexes,
la ville de Montpellier renfermait encore
quelques établissements religieux de moin-
dre importance, sur lesquels nous allons
dire quelques mots. — Sainls-Côme & Da-
mien, chapelle mentionnée dès 1144, & qui
servait de lieu de réunion à la corporation
des chirurgiens. — Saint-Nicolas est indi-
qué par des actes des années iio3, 1118,
1139, li5o. Le chapelain, qui prenait le
titre de prieur, dépendait de Saint-Firmin;
cette église fut démolie au seizième siècle.
— Sainte-Croix; elle fut construite dans le
cours du douzième siècle par Guillem, fils
Non
■ 58
Note
108
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC. 819
d'Erniesslnde; il lui donna de nombreuses une confrérie sous l'invocation de saint
reliques qu'il avait rapportées de la Terre Onufre, Louis XII lui accorda des lettres
Note
ifjâ
de jîrotection en i5lo, & décida qu'à l'ave-
nir les réparations & le service de cette
église seraient payés par le trésor royal.
Elle fut détruite au seizième siècle &,
pendant soixante ans, les chapelains ne
touchèrent rien; ce n'est que plus tard
qu'ils purent rassembler quelques débris
de leurs anciens revenus'.
La Trinité. — Cette église fut fondée par
le cardinal Raimond de Canlllac, ancien
prévôt de l'église de Maguelonne, & son
existence fut confirmée par Grégoire XI,
en 1872. Mort avant d'avoir pii compléter
son œuvre, le fondateur laissa ce soin à ses
successeurs, qui choisirent un emplacement
convenable dans l'île de Maguelonne, près
la cathédrale, & y construisirent des bâti-
ments suffisants pour douze chanoines,
avec un cimetière & une église. Le chef
du chapitre, seul dignitaire, portait le
nom de doyen, & devait être choisi parmi
les chanoines de l'église cathédrale; les
deux autres officiers étalent le sacristain
& le préchantre. Les chanoines s'appe-
laient chapelains. En cas de vacance du
doyenné, le successeur était nommé par
le prévôt de Maguelonne & le prieur de
Saint-Firmin. Les chapellenies étaient con-
férées tour à tour par le prieur de Salnt-
Firmin & par le baron de Canlllac, comme
représentant du fondateur; cette collation
Notre-Dame du Palais. — Cette église fut devait se faire dans le mois qui suivait le
construite entre 1 141 & 1146, par Guil- décès, sans quoi le prévôt de Maguelonne
lem, fils de Sibllle, seigneur de Monfpel- avait le droit de nomination. Le sacristain
lier; elle fut consacrée, à cette dernière & le préchantre étaient nommés par le
date, par Raimond, évéque de Mague- chapitre. Ces statuts sont de 1376.
lonne; en ii6î, Alexandre III, alors de
passage à Montpellier, l'exempta de la ju-
ridiction épiscopale 8i de l'effet des sen-
tences d'interdit & d'excommunication. En
1102, elle était desservie par un chapelain
majeur, un sacristain & plusieurs clercs;
par son testament de cette même année,
Cniillcm VIII y. ajouta un chapelain, un
diacre, un sous-diacre & un sonneur de
Sainte (1146). L'église, desservie par un
chapelain & son clerc & suffisamment do-
tée par le fondateur, fut consacrée en
1200 par le légat apostolique, cardinal de
Sainte-Prisque. La collation appartint au
prieur de Saint-Firmin, à partir de iiJi.
Démolie en i562. Sainte -Croix fut re-
bâtie en 1607 par la confrérie des péni-
tents, & bénie en 1609; mais elle fut de
nouveau pillée par les protestants, en
1621, & ne fut plus reconstruite. — Saint-
Pierre de la Salle faisait partie du palais
épiscopal de Montpellier & était contiguë
à la grande salle, d'où son nom. Elle fut
démolie par les protestants. L'emplace-
ment en fut d'abord donné au collège des
jésuites; plus tard, en 1680, il fut vendu &
employé à des constructions particulières.
— Sainte-Marie de Lèches, église des tem-
pliers, au lieu dit le Grand-Saint-Jean,
consacrée par l'évèque Gautier, au com-
mencement du do\izième siècle; détruite
en i562. — Saint-Martin de Prunet existait
dès le douzième siècle; en iiSg, Guillem,
fils d'Ermessinde, lui fit rendre des bois de
charpente qu'il y avait enlevés pour s'en
servir pendant le siège de la ville. Le
prieur de Saint-Firmin nommait le cha-
pelain; détruite en i562, elle ne fut pas
reconstruite & devint une ferme du cha-
pitre cathédral.
La collégiale de la Trinité subsista jus-
qu'au seizième siècle; restée dans l'île de
Maguelonne, après l'émigration de l'évè-
que & du chapitre cathédral, elle échappa
h la destruction de i562, pour être atteinte
en i568, date de la prise de Maguelonne
par les religionnaires. Le service divin fut
interrompu jusqu'en 1622, & le temporel
usurpé par l'évèque, qui prit le titre de
cloches ou esealopier. Erigée en collégiale, doyen. Aussi dut-on, plus tard, réduire h
gr.ice à Jayme le Conquérant, elle devint
la Sainte-Chapelle de Montpellier; en • Voir M. Gstmam , Hhtdre de ta commune Je
i365, les consuls de la ville y fondèrent Montpellier, t. 3, pp. SoS-Sop.
■" 820 NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC. '
Note Note
six le nombre des chanoines, y compris qu'on y recevait. La maison fut démolie '
le prévôt. En 1648, le chapitre était à au seizième siècle, pendant l'un des sièges
l'église de la Loge, plus tard il alla à de la ville; revenus sous Louis XIII, les
celle de Sainte-Anne, à la reconstruction prêtres furent unis aux collégiales de
de laquelle il contribua. Enfin, en 1687, Sainte-Anne & de la Trinité, & se cotisè-
sur l'invitation qui lui en fut faite par rent pour relever l'église de Sainte-Anne.
révêc[ue, il alla siéger à la cathédrale, & En 1687, l'évèque les incorpora au cha-
la collation du doyenné fut donnée nu pitre cathédral; mais leur raense continua
prévôt de Saint-Pierre & au chanoine de à être distincte,
semaine.
Saînt-Ruf. — Cette collégiale fut fondée
Sainte-Anne. — De simple chapelle, cette en i368 par le cardinal Anglic, qui voulait
église fut érigée en collégiale à la fin du renouveler l'exemple du pape Urbain V,
quinzième siècle par le prieur Pierre Aris- son frère; il en confia le soin à des moi-
tète (1496). Il demanda la permission d'y nés de l'ordre de Saint-Ruf, dans lequel
installer un chapitre, composé de quatre il avait commencé sa carrière ecctésiasti-
personnes : un prieur, un sacristain & que. Elle était destinée à dix-huit jeunes
deux chapelains. La collation de la charge chanoines, qui devaient étudier à Mont-
de prieur fut donnée au prieur de Saint- pellier le droit ou la médecine & des-
Firmin; celle du sacristain & des deux servir l'église, le tout sous la surveillance
chapelains à l'évèque de Maguelonne. Con- d'un prieur annuel, nommé par l'abbé
tinué jusqu'en i562, le service religieux de Saint-Ruf. Cette fondation fut confir-
fut interrompu à cette époque pour n'être niée, en i368, par le pape Urbain, & son
repris qu'en 1622; à cette époque, les cha- auteur Anglic lui légua la plus grande
noines s'unirent aux chanoines de la Tri- partie de son mobilier, son écurie & des
nité & de Saint-Sauveur, & reconstrui- biens importants & considérables. Expulsés
sirent leur église; en 1687, tous furent en 1^62, les chanoines ne revinrent qu'en
transférés dans l'église cathédrale. 1627. Entre cette date & l'an 1645, on
construisit le nouveau couvent. Au dix-
Saint-Jean. — Ce collège de chanoines huitième siècle, il n'y avait plus à Mont-
fut fondé dans l'ancienne église de Saint- pellier qu'un prieur, un sacristain & trois
Jean, qui appartenait aux chevaliers de chanoines; les étudiants faisaient leurs
Saint-Jean de Jérusalem, & qui était le études à Valence, dans la maison mère,
siège de leur premier établissement à. En 1727, l'abbé général de Saint-Ruf es-
Montpellier, par Mérauld de Masses, en saya de réunir cette maison à la maison
1345. Il se composait de quatre prêtres & mère; il dut renoncer à mettre ce projet à
d'un clerc, y compris le sacristain du exécution devant les protestations qu'il
Temple. Détruite en i562, cette église fut souleva,
reconstruite sur de plus petites dimen-
sions, en 1622, & les chanoines rétablis Sa'int-Germaîn Je Montpellier. — UrbaînV,
continuèrent à y célébrer le service divin. élu pape en i362, né dans le diocèse de
Mende, avait longtemps professé le droit
Saint-Sauveur. — Commencée par le car- dans la ville de Montpellier & en avait
dinal Imbert Dupuy, natif de Montpellier, gardé le meilleur souvenir; il résolut d'y
la construction de cette collégiale fut fonder un établissement scientifique digne
achevée par ses exécuteurs testamentaires, de lui; les travaux commencèrent dès 1364,
auxquels il avait laissé ce soin. Cette fon- & la première pierre fut posée solennelle-
dation fut confirmée par Clément VI, en ment, le 1" octobre de cette année, par
1349. On y institua douze chapelains, dont les consuls, l'abbé d'Aniane & les officiers
les deux premiers étaient dignitaires, l'un royaux. Poussée rapidement, la construc-
prieur, l'autre sacristain; ils avaient à tion était assez avancée dix-huit mois plus
prendre soin de l'hôpital 8c des pauvres tard pour que le pape jugeât à propos de
Note
i58
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
821
la visiter & d'en faire la dédicace. Après
s'être fait précéder par de magnifiques pré-
sents, Urbain V fit une entrée triomphale
à Montpellier, le 9 janvier i367; il y sé-
journa deux mois; le Thalamus enregistre
soigneusement tous les incidents de ce sé-
jour, & ceux qui marquèrent la dédicace
de la nouvelle église, qui eut lieu le 14 fé-
vrier suivant. Il ne quitta la ville que pour
rentrer à Rome d'où les papes avaient été
exilés depuis plus de soixante ans, mettant
ainsi fin à la captivité de Babylone. Le
soin d'achever le monastère fut laissé au
cardinal-légat Anglic, qui consacra la nef,
le II septembre i3j3. Occupé par des
moines de l'ordre de Saint-Benoît, le mo-
nastère de Saint-Germain devait toujours
renfermer, d'après la bulle de fondation,
vingt moines conventuels, seize prêtres
remplissant les fonctions ecclésiastiques,
& seize moines profès, choisis par l'abbé
de Saint-Victor de Marseille, supérieur du
prieuré; ces derniers devaient étudier la
médecine & le droit. La moitié de ce
nombre devaient être natifs du diocèse de
Mende, patrie du fondateur. A partir du
seizième siècle, l'église Saint-Germain ser-
vit de cathédrale'.
Augustins. — On ne sait à quelle époque
cet ordre mendiant s'introduisit à Mont-
pellier; ce fut probablement vers la fin du
treizième siècle, puisque en 1824 on tint
dans leur couvent un chapitre général de
l'ordre; des réunions semblables y eurent
encore lieu en i357 & 1430. En i35o, on
les voit faire un échange avec l'évêque de
Maguelonne, Arnaud de Verdale. En 1367,
le pape Urbain V, venant à Montpellier,
y séjourna avant de faire dans la ville son
entrée triomphale. Le couvent des augus-
tins fut de tous ceux de Montpellier le
premier détruit par les protestants; ils
l'envahirent dès i56i. Les premiers aussi,
ces religieux y rentrèrent en 1624; ils ten-
tèrent d'abord de reconstruire leur couvent
sur son ancien emplacement même, mais,
ayant échoué pour différentes raisons, ils
' Nous empruntons «s détails à l'excellent ou-
vrage de M. Germain, Histoire Je la commune Je
Montpellier, t. 2, pp. i65 81 suiv.
s'établirent au centre de la ville; leur église
fut construite en 1680.
Capucins. — Les capucins furent d'abord
installés à Montpellier en 1609; l'évêque
Pierre de Fenouillet leur donna un ter-
rain convenable, dont ils ne purent pren-
dre possession à cause de l'opposition des
consuls, qui se fondaient sur ce qu'avant
les troubles de religion il n'y avait pas de
couvent de cet ordre dans la ville. En
1622, nouvel établissement, qui paraît
d'abord plus heureux; la ville les accepte,
leur accorde une indemnité, & ils acquiè-
rent une maison. Chassés peu après, lors
de la rébellion de la ville, ils y rentrent
après sa réduction par Louis XIII &, dès
1624, ils achètent d'autres maisons & cons-
truisent leur église, que l'évêque consacre
l'année suivante. Dans le courant du siè-
cle, ils parvinrent encore à accroître leur
couvent, grâce à de nombreuses & utiles
acquisitions.
Carmes. — L'établissement des carmes
à Montpellier date du milieu du treizième
siècle; ce couvent, construit probable-
ment grâce aux libéralités de Jayme I, roi
d'Aragon, eut au moyen âge une certaine
importance; il s'y tint, aux treizième &
quatorzième siècles, quatre chapitres gé-
néraux de l'ordre, dans l'un desquels le
costume fut réformé. A la même époque,
les études y étaient assez florissantes; en
1364, au dire du pape Urbain V, l'école
était déjà ancienne, & au quinzième siè-
cle on y compta jusqu'à six maîtres en
théologie. En i36i, l'approche des An-
glais ayant forcé les habitants de Mont-
pellier à se mettre en état de défense, le
couvent des carmes fut sacrifié; il était,
à cette époque, situé en dehors des rem-
parts, conformément à la règle des ordres
mendiants, & la grande hauteur de son
église faisait craindre pour la sûreté des
murailles en cas d'attaque des ennemis.
L'église & le clocher furent donc démolis,
& ce fut seulement six ans plus tard, en
1367, que le pape Urbain V obtint des con-
suls la permission de les faire reconstruire,
mais moins hauts qu'auparavant; lui-même
couvrit une partie des frais, &, dès 1069,
Note
1Ô8
Note
823
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
un nouveau chapitre général put être tenu
dans le couvent ainsi restauré. A Cette
époque, le nombre des habitants de ce
couvent l'avait fait surnotiimer le couvent
des cent frères. En i562, le couvent & l'é-
glise furent entièrement détruits & il n'en
restait que des débris informes du temps
de d'Aigrefeuille. Expulsés de la ville, les
carmes n'y rentrèrent qu'en 1627 & ne
purent acquérir un local convenable que
douze ans plus tard, en 1689. Dans la suite,
ayant cédé à l'hôpital général leur ancien
enclos, ils purent acquérir des terrains
plus vastes & se bâtir une église & des
lieux réguliers convenables.
Clarîsses de Montpellier. — Le monastère
des clarisses de Montpellier ou de Notre-
Dame de Paradis fut fondé dans le courant
du treizième Siècle; il fut peuplé de reli-
gieuses damianistes. Cette fondation fut
confirmée par le pape Innocent IV, par
bulle du 9 février laSi. En 1254, Pierre
de Conques, évèque de Maguelonne, lui
concéda d'importants privilèges; l'abbaye
fut dès lors exempte de la juridiction épis*
copale, sous la redevance annuelle d'une
livre de cire, & il permit aux religieuses
de demander les sacrements à tout évèque
catholique fidèle au pape. Le monastère
obtint une nouvelle bulle d'Alexandre IV
en 1254; en 1267, Clément IV, en 1291,
Nicolas IV attachèrent à la visite de
l'église des indulgences étendues. Après
i55o, le monastère ayant été détruit ne
fut jamais rétabli; les biens qu'il avait
possédés furent donnés plus tard aux reli-
gieuses de la Visitation.
Abbesses,
I. Marie de Terine, abbesse vers 1 290.
Elle fut appelée à Millau par Rainiond,
évèque de Rodez, pour y fonder un mo-
nastère de son ordre. Elle eut querelle à
cette occasion avec le provincial d'Aqui-
taine, fut excommuniée par lui & dut en
appeler au pape.
II. Douce Ai.AINE, est mentionnée en
1437.
III. Constance Anseaume, abbesse en
1491 & 1499.
IV. Catherine de Monthalat, citée
en i5o5 & en i52i.
Dominicains. — Le couvent des frères
prêcheurs de Montpellier fut le troisième
de cet ordre en France; il suit de près
ceux de Toulouse & de Limoges & date
de 1220. Les constructions qui le compo-
saient étaient tellement vastes, leur arran-
gement intérieur tellement luxueux, que
les religieux purent y loger des princes
sans la moindre gêne; détruit par les reli-
gionnaires au seizième siècle, il laissa de
longs souvenirs dans l'esprit des derniers
qui le virent. Cinq chapitres généraux s'y
tinrent dans l'espace d'un siècle, de 1225
à i3i6, & il renferma jusqu'à vingt-quatre
religieux de tous pays, pour y apprendre
la pharmacie; on peut juger par là du
nombre des habitants de ce couvent &
de l'impulsion qu'y recevaient les études
monastiques. En 1377, on y apporta une
relique de saint Thomas d'Aquin, dont la
garde fut remise par les consuls aux reli-
gieux; la fête de la translation de cette
relique donna lieu à une cérémonie an-
nuelle, à laquelle devait assister l'Univer-
sité. Réformés en i5o3, les religieux fu-
rent expulsés en i562 & leur couvent fut
alors détruit par les protestants. Ils n'y
rentrèrent que plus tard & s'établirent
provisoirement dans leur ancienne maison
du vestiaire. En 1617, ils reçurent d'un
particulier l'église de Saint-Mathieu & s'y
établirent. Chassés dès 1621 par les prépa-
ratifs du siège de Montpellier, ils n'y ren-
trèrent pas avant 1626, où le maréchal de
Lcsdiguières les réinstalla & leur donna
quelques biens confisqués sur les rebelles.
Dominicaines, — La fondation d'un cou-
vent de dominicaines à Montpellier fut
décidée par le chapitre provincial de l'or-
dre des frères prêcheurs, tenu à Avignon
en 1294. Installé sur le chemin de Celle-
neuve, un peu au-dessus du couvent des
dominicains, ce monastère, dont l'église
fut consacrée, en 1296, par Bérenger de
Frézol, évèque de Montpellier, compta
bientôt jusqu'à trente-quatre religieuses.
En I 296, Jacques II, roi de Majorque, leur
permit d'acquérir des terres dans les fiets
Note
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
823
tenus de lui, jusqu'à concurrence de la
valeur de deux cent cinquante livres de
Meigueil; en même temps, le roi Philippe
le Bel leur accordait des lettres semblables
pour une valeur de deux cent cinquante
livres tournois. Craignant les entreprises
des grandes compagnies, elles demandè-
rent à la ville, par l'entremise du cardinal
Anglic Grimoard, un emplacement à l'in-
l'opposition de son père empêcha ce pro-
jet d'aboutir. En i366, Urbain V donna
au couvent le bras droit de saint Louis de
Marseille, & en 1346, la reine de Major-
que, Marie, y fut enterrée; on lui éleva
dans l'église un somptueux mausolée. En-
fin un nouveau chapitre général de l'ordre
y fut tenu en iSçi.
Mais, avec le temps, la discipline ne fut
Note
■ 58
térieur de Montpellier; les consuls leur plus observée dans le monastère avec la
cédèrent l'hôpital de Saint-Guillem (i38i);
la ville, en retour, n'exigeait que des ser-
vices spirituels, prières & bonnes œuvres.
Dès le lendemain, les religieuses prirent
possession de leur nouveau couvent. Au
commencement du quinzième siècle, les
religieuses cisterciennes de Vignogoul
voulurent s'unir aux prouillanes & vinrent
demeurer dans leur couvent; mais elles
durent bientôt se séparer, & une transac-
tion de 1466 régla le partage des biens &
des apports respectifs. Au seizième siècle,
les prouillanes furent chassées de la ville
par les religionnaires. Elles y rentrèrent
en 1635, sous la conduite de madame de la
Chaise, tante du confesseur de Louis XIV.
Ce ne fut qu'après de longues pérégrina-
tions qu'elles parvinrent à se faire resti-
tuer leur ancien emplacement; elles y
firent reconstruire un vaste couvent, pou-
vant contenir un grand nombre de reli-
gieuses.
Friret mineurs. — L'établissement des
franciscains à Montpellier date de la même
époque que celui des frères prêcheurs.
C'est en 1220 que Jacques I, roi d'Aragon,
ou plutôt ses tuteurs jetèrent les fonde-
ments d'un vaste couvent de cet ordre,
situé près de la porte de Lattes; les cons-
tructions étaient terminées en i23o. L'é-
glise fut consacrée en 1214 & un chapitre
général y fut tenu en 1287. Par sa grande
étendue, par la beauté de son architecture,
ce couvent était l'un des plus remarqua-
bles de l'ordre. Saint Antoine de Padoue
y commenta les Ecritures saintes, dans les
premières années de sa vie, & en 1296,
y vint demeurer saint Louis, évêque de
Toulouse, fils de Charles le Boiteux, roi
de Naples. Ce prince voulait y recevoir
l'habit de l'ordre de Saint-François, mais
même rigueur, les mœurs monastiques se
relâchèrent, & en i525, François I & Clé-
ment VII s'accordèrent pour remplacer les
anciens frères par des frères de l'Obser-
vance. Dès 1438, cet ordre réformé avait
un couvent à Montpellier, dans le fau-
bourg de la Saunerie ou de Villeneuve. La
bulle de Clément VII les substitua aux
conventuels dans les couvents des villes
suivantes : Montpellier, Narbonne, Bé-
ziers, Limoux, Nimes & Lunel. Les cla-
risses, en revanche, occupèrent l'ancien
couvent des observantins. La maison des
frères mineurs fut entièrement démolie en
1562. Malgré plusieurs tentatives, ils ne
purent rentrer dans la ville qu'après sa
soumission par Louis XIII; la première
pierre du nouveau cloître fut posée, en
i63i, par le père Antoine Chrétien.
Ordre Je Grammont. — Un monastère de
l'ordre de Grammont fut fondé, au dou-
zième siècle, dans le voisinage de Mont-
pellier, au lieu de Montauberon. En 1190,
le seigneur de Montpellier, Guillaume,
fils de Mafhilde, lui donna le four du
Château (.Jel Castel), dans l'intérieur de la
ville, ne gardant que le droit de faire cuire
le pain nécessaire à sa maison. Cette do-
nation fut confirmée en 1265, par Pierre
d'Aragon & son épouse Marie. Jusqu'en
i3i7, les religieux de Montauberon furent
gouvernés par un supérieur nommé cor-
recteur ou curieux ; quand, en i3l7, le pape
Jean XXII eut érigé Xt monastère de Gram-
mont en abbaye & réformé l'organisation
intérieure de l'ordre, l'établissement de
Montpellier devint un des trente -neuf
prieurés de l'ordre, & on lui unit trois
autres maisons des diocèses de Cahors,
Rodez & Avignon. Jamais il ne jouit d'un
grand éclat; les guerres du quatorzième
Note
■ 58
824
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
siècle renipèchèront de s'accroître & il eut
peine à traverser la fatale crise de i562.
De i58o à 1701, il fut possédé en com-
niende par divers titulaires. A cette der-
nière date, il fut uni parle roi au sémi-
naire du diocèse, sous réserve du droit de
faire entretenir gratuitement dans ce der-
nier établissement un jeune enfant.
Pères de la Merci. — Cet ordre, fondé
en 1218 par saint Pierre Nolasque, ne
tarda pas à s'introduire à Montpellier. En
1240, le fondateur fait un voyage dans
cette ville, & dès cette époque le couvent
dut être commencé, car, neuf ans plus
tard, le second grand maître, Guillaume le
Bas, passant par sa ville natale, — il était
de Montpellier, — cherchait à en activer la
construction. Il acquit alors une certaine
importance; en 1261, Urbain IV, en 1267,
Clément IV, en 1291, Nicolas IV, lui ac-
cordèrent des bulles de privilèges & de
protection & il devint le collège général
de l'ordre en France. Ce monastère fut
célèbre par l'étude du droit, & aux trei-
zième, quatorzième & quinzième siècles, il
produisit plusieurs juristes & théologiens
distingués. Comme toutes les églises de cet
ordre, celle de Montpellier était dédiée à
sainte Eulalie; elle servait de chapelle à la
Faculté de droit. L'arrivée des protestants
interrompit l'enseignement, les bâtiments
furent entièrement détruits & les religieux
périrent ou furent expulsés. Ce ne fut que
vers le milieu du siècle suivant qu'ils y
rentrèrent, sous l'épiscopat do Pierre de
Fenouillet. Les constructions, commen-
cées immédiatement, ne furent achevées
que dix ans plus tard & les pères ne s'y
réinstallèrent qu'en i663.
Récollets. — Les récollets, introduits en
France en 1592, arrivèrent à Montjjellier
à la suite de l'armée du roi Louis XIII, à
laquelle ils servaient d'aumôniers. En i633
on les établit à la chapelle de la citadelle,
dont ils furent les aumôniers, & dès lors ils
cherchèrent à pénétrer dans la ville. Après
avoir vainement tenté de s'installer dans
l'ancienne maison des clarisses, ils reçu-
rent de M. de Sartre, conseiller à la cour
des comptes Se des aides de Montpellier,
un jardin situé dans les faubourgs (i663).
Les constructions, commencées l'année
suivante, furent terminées en 1666. La bé-
nédiction en fut faite par l'évêque, au mi-
lieu d'une pompe magnifique. Des lettres
patentes de Louis XIV vinrent, en 1669,
régulariser leur position & leur assurer la
libre possession du terrain qu'ils occu-
paient. Les bâtiments furent achevés dans
les dernières années du dix-septième siècle
& leur ensemble forma un couvent de
grande importance.
Carmes déchaussés. — Cet ordre réformé
fut introduit en 1662 & i663, par l'évêque
François Bosquet, avec le consentement &
l'appui du conseil de la ville. Installés pro-
visoirement dans une maison particulière,
dont une chambre leur servit d'abord de
chapelle, les religieux obtinrent ensuite
l'ancien cimetière de Saint-Barthélemi, si-
tué dans un quartier tranquille; cette do-
nation fut le fait du chapitre cathédral,
des consuls & de divers particuliers. La
première pierre des bâtiments fut posée le
3o novembre i663. L'église, assez somp-
tueuse, fut consacrée par l'évêque Colbert,
en 1707.
Religieuses de Saint-Gilles ou de Sainte-
Catherine. — Ces religieuses, qui obser-
vaient la règle de Saint-Augustin & prati-
quaient la clôture, étaient installées long-
temps avant le quatorzième siècle sur la
paroisse Saint-Denis, dans le faubourg de
Saint-Gilles; mais on ignore la date exacte
de la fondation du monastère. En 1348,
leur monastère ayant été détruit par les
gens de guerre, fut reconstruit, grâce à
un legs de trois mille cinq cents livres,
fait par un bourgeois de Montpellier, Bé-
renger de Mairose, pour servir à la fonda-
tion d'un couvent d'hommes ou de fem-
mes. Elles furent établies près de la petite
chapelle de Sainte-Catherine, d'où leur
vint leur second nom. A cette époque,
elles n'étaient plus que six. Elles furent
installées par l'évêque, qui bénit & consa-
cra leur autel & leur donna de nouveaux
règlements; il fixa leur nombre à vingt &
détermina leur vêtement qui de blanc de-
vint noir. La prieure fut élue par le cha-
NOTE
■ 58
Note
i53
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
825
pitre & confirmée par l'évèque, qui eut sur
elle-droit de suspension & de destitution.
Toute religieuse dut apporter une dot de
dix marcs, une rente de vingt livres & un
trousseau convenable. La prieure dut payer
annuellement au prieur de Saint-Denis une
redevance de quatre livres, en signe de
soumission, & le confesseur du couvent
fut tenu d'assister aux processions de cette
dernière paroisse. Expulsées de Montpel-
lier au seizième siècle, ces religieuses n'y
revinrent pas; leurs biens furent donnés
aux dames de la Visitation & l'emplace-
ment même du couvent fut vendu par cel-
les-ci aux ursulines, qui l'agrandirent de
différents côtés.
TrînUahes. — Fondé à la fin du douzième
siècle, cet ordre religieux s'introduisit à
Montpellier moins de vingt ans plus fard ;
en 1216, il y était déjà établi, & Hono-
rius m écrivait en sa faveur aux consuls
& aux habitants de la ville. Leur maison
était située un peu en dehors de Montpel-
lier, dans la paroisse de Saint-Denis. Ils
transigèrent avec le prieur de cette église,
en 1225, & obtinrent la permission d'avoir
Dame des Tables; après quatre années de
séjour & de succès, elles achetèrent, des
religieuses de la Visitation, l'ancien cou-
vent de Sainte-Catherine & Saint-Gilles.
Dès lors, malgré la mort de révèc|ue, leur
protecteur, elles parvinrent à s'agrandir &
leur utilité évidente, les services qu'elles
prodiguaient à la population pauvre de
Montpellier, rendirent leur position de
plus en plus sûre.
Quelques années après cet établissement,
l'évèque de Montpellier, François Bos-
quet, successeur de Pierre de Fenouillef,
voyant les services rendus par ces reli-
gieuses dans sa ville épiscopale, résolut de
les introduire à Lunel; secondé par le
conseil de ville, il fit venir le personnel
enseignant de Lodève. Elles arrivèrent à
Lunel en décembre 1664. Elles prospérè-
rent d'abord d'une laçon remarquable;
mais des maladies successives, le trouble
apporté par le passage des gens de guerre
& peut-être aussi les affaires des réformés,
tout cela décida Charles de Pradel, succes-
seur de l'évèque Bosquet, à les transporter
.T Montpellier, où elles s'installèrent dans
la rue de la Blanquerie, vis-à-vis le cou-
NOTE
un oratoire dédié à saint Maur & desservi vent de la Visitation (1679). Elles s'y adon-
par un prêtre de leur ordre, moyennant
le paiement des dîmes de toutes leurs fer-
res à l'église de Magueloniie. Dès cette
époque était annexé à leur établissement
un hôpital dédié à la Trinité. En i562, le
couvent fut envahi par les protestants & il
y eut, paraît-il, vingt religieux massacrés.
De tous les religieux chassés à cette épo-
que, les trinitaires revinrent les premiers ;
dès 1623, ils occupèrent la vieille é^;lise
Saint-Paul, qui leur fut donnée par l'évè-
que; ils y bâtirent un cloître, une église
voûtée & une maison suffisante.
Ursulines. — Ces religieuses furent ap-
pelées du couvent de Pézénas par l'évèque
Pierre de Fcnouillet. Etablies d'abord dans
un local trop étroit, près de la porte de la
Blanquerie, elles ne purent, pendant plu-
sieurs années, va((ucr à leur mission, l'édu-
cation des jeunes filles pauvres. Exposées
par là au dénigrement public, elles obtin-
rent enfin de l'évèque une maison spa-
cieuse 8c commode, située près de Notre-
nèrent surtout à l'instruction des nouvelles
converties. En 1589, elles allèrent s'instal-
ler près de Saint-Pierre, dans une grande
maison appartenant à M. de Brissac; leur
couvent fut dédié à saint Charles. Leur
première demeure, qu'on appelait maison
de la Providence , leur resta toujours &
leur servit à donner des leçons publiques.
Visitandines. — Cet ordre de religieuses
fut introduit à Montpellier par l'évèque
Pierre de Fenouillet qui, pendant toute sa
vie, avait été étroitement lié avec le fon-
dateur, saint F'rançois de Sales. La pre-
mière colonie, partie d'Annecy en i63i,
ne se composa guère que de personnes des
familles de Savoie & eut pour supérieure
Louise Dorothée de Marigny, parente du
fondateur. Logées d'abord dans une maison
particulière, p.ndant cinq ans, elles fini-
rent par recevoir de Louis XIII le couvent
des clarisses & celui des religieuses augus-
tines de Saint-Gilles St Sainte-Catherine;
l'évèque leur fit construire un vaste cou-
NoTS
158
826
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
vent dans la rue de la Blanquerie, Dans
l'intervalle, leur nombre était monté à
vingt. Leur installation eut lieu en i636.
La même année, la maison de Montpellier
fut visitée par madame de Chantai, amie
du célèbre fondateur. Leur églis^, com-
mencée seulement en 1646, ne fut achevée
qu'en i655; elle fut consacrée, le 24 fé-
vrier de cette dernière année, par l'évêque
de Comminges.
Outre l'abbaye d'Aniane (voir Note
LXXXV), le diocèse de Montpellier ren-
fermait encore les établissements sui-
vants :
Abbaye Je Saint-Geniès, — Cette abbaye
de filles, située à deux lieues au notd de
Montpellier, sur les confins du diocèse de
Nimes, fut fondée en 1019 par Goderan,
seigneur du comté de Substantion; elle fut
soumise à la règle de Saint-Benoît & placée
sous la dépendance de Psalmodi; mais les
religieuses purent librement élire leurs
abbesses. De ce monastère dépendait celui
de Gallargues, fondé dans le voisinage par
un seigneur nommé Rostaing, en 1027. La
première abbesse élue le fut en ioîS, dans
une assemblée solennelle de seigneurs &
d'ecclésiastiques; le choix des religieuses
tomba sur Judith, fille du fondateur. La
prospérité de ce monastère, loin de s'a-
moindrir par la suite, ne fit que s'ac-
croître, & Pierre, évêque de Maguelonne,
dut, au commencement du quatorzième
siècle, fixer à cinquante le nombre des re-
ligieuses. En 1622, l'abbaye fut démantelée
par le duc de Rohan, chef des religionnai-
res de la province. Le monastère, dès cette
époque, était eu décadence.
Abbesses de Satni-Genxès.
I. Judith, élue le 29 novembre io?5.
II. Ai.iMBURGE, nièce de la précédente,
lui succède en 1042 ; elle reçut la bénédic-
tion des mains d'Arnaud, évêque de Ma-
guelonne.
III. BoNAFUSSE, abbesse élue vers io5o,
vivait sous le règne de Philippe I.
IV. Stéphanie, connue par un accord
de 1099.
V. Gallicienne, ii3o.
VI. GUILLEMETTE DE PRADELLES, Ci-
tée en 1134 & 1140. En ii55, elle transige
avec le prieur de Saint-Martin de Gallar-
gues, au sujet de la chapelle du Pont-Saint-
Ambroix ; la transaction fut approuvée par
Adelbert, évêque de Nimes. Guillemette
est mentionnée jusqu'en 1168.
VII. Ermengarde I, II75; elle mourut
le 29 juillet (nécrologe de Cassan); l'année
est inconnue.
VIII. Ediarde, nommée en 1200.
IX. Ermengarde II, laoS.
X. Ermengarde III de Montdésir,
mentionnée en 1235 & 1236.
XI. Bourguignone de Saint-Jean,
1262-1265.
XII. Florence Auruface I, ia8a-i3oo.
XIII. Alberisse, élue en i3o2.
XIV. Adélaïde I Coronate, abbesse
en i3o8.
XV. Adélaïde II, bénie en i32i.
XVI. Ermessinde; son nom de famille
est inconnu; elle fut abbesse de iSzS à
1343.
XVII. Florence Auruface II, i35o-
1389.
XVIII. Jeanne de Vias, 1390.
XIX. SiBiLLE de Tarascon, iDorte en
1436.
XX. Marguerite d'Agarne, élue le
18 février 1436; abbesse jusqu'en 1484,
date de sa démission.
XXI. Catherine Molette, élue ie
29 août I484; abdiqua en ijiy.
XXII. Maragde de Malkesc, i5i7-
1549.
XXIII. Anne Molette, i568; morte
en i582.
XXIV. Anne Brigikr de Malbksc,
pourvue par Grégoire XIII en i582; morte
en 1596.
XXV. Antoinette de Bertrand de
Fayet obtint un brevet du roi en 1596;
elle vivait encore en i636.
XXVI. Gabrielle de Bertrand de
Fayet, 1648, 1654; morte en 1672.
XXVII. Louise-Thérèse de la Croix
de Castries, d'abord religiejise visitan-
dine, nommée à la fois par le roi & par le
pa])e en 1672; bénie en 1673, par Armand-
Jean de Biscaras, évêque de Béliers; morte
Note
tr>3
NOTS
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
8î7
eu lyoS. Elle avait reconstruit son monas-
tère.
XXVIII. Marie ue la Croix de Cas-
TRIES, sœur de la précédente, brevetée du
roi & du pape en i7o5; prit possession en
1706.
XXIX. N. DE LA Marre TornAc Vil-
LARS.
XXX. Renée-Angélique de la Croix
DE Castries, nommée en 1723.
Prieuré de Bonlieu ou Je Fignogout. —
Ce prieuré de femmes, de l'ordre de Cî-
teaux, appartint d'abord à l'ordre de Saint-
Benoît; il existait dès l'an li3o. Dédié
d'abord à Notre-Dame, il le fut ensuite à
la Madeleine. Au treizième siècle, par
suite du trop grand nombre de religieuses,
les revenus étaient insuffisants & ne pou-
vaient couvrir les frais de la reconstruction
du monastère qui tombait eu ruines; il
obtint de R., évèque d'Uzès, légat aposto-
lique, des lettres circulaires pour inviter
les fidèles à lui faire des aumônes. Jus-
qu'en 1245, le monastère eut des prieures,
& après cette date, des abbesses; c'est à
cette époque qu'il devint cistercien, sous
la dépendance immédiate de Valmagne.
Prieures de VignogouL
I. Ermengarde, 1181-1111; la lettre de
R., évèque d'Uzès, est de cette dernière
année»
II. Marguerite de Frézol, élue en
1211.
III. BÉATRix, 1219-1139.
IV. Èqline, 1241.
Abbesses.
I. ELISABETH, prieure de I243 à 124'),
date des lettres d'Innocent IV érigeant le
monastère en abbaye cistercienne; elle
prit alors le titre d'abbesse & vécut jus-
qu'en i25o.
II. Guillemette Déodate ou Dau-
deze, 1 259-1 278.
III. Gausionde d'Avene, 1 279-1309.
IV. Jausimonde d'Ai'Riac, i3i3-i320.
V. Huguette de Montdésir, 1324-
1328.
VI. Tikurge, 1 343-1347.
VII. Yolande, 1356-1369.
VIII. Béatrix de Combret, 1364-1370.
IX. Béatrix Bérengère, 1390-1392.
X. SiBiLLE d'Alèse, 1407-1413.
XI. Marguerite d'Araimonies, J429.
XII. Marguerite de Panât, 1447.
XIII. Marguerite d'Auriag, 1465-
1473.
XIV. Marguerite Allemand, 1480-
1485.
XV. Marguerite Alamande, 1604-
i5i7.
XVI. Jeanne Allemand, 1527-1548;
résigna en faveur de la suivante.
XVII. Françoise Allemand, 1548.
XVIII. Jeanne Allemand, 1557.
XIX. Jeanne AzémARE, 1575 ; démis-
sionnaire en i586; vivait encore en 1589.
XX. Jeanne Claret ou de Saint-Fé-
lix, pourvue en cour de Rome en i586;
vivait encore en 1609.
XXI. Jeanne de Montenard, coadju-
trice de la précédente en 1609, abbesse
plus tard; mourut en 1622.
XXII. Claudine de Saint-Bonnet de
ThoirAS, avait sept ans en 1622, quand
elle reçut du roi le brevet d'abbesse; pour-
vue du pape en 1643; prit une coadjutrice
en 1664; morte après 1680.
XXIII. Tiphanie Françoise, sœur de
la précédente, sa coadjutrice à partir de
1664; morte après 1711.
XXIV.N.DeBérard de BerniS, coadju-
trice de la précédente en 171 1, lui succéda.
XXV. N. DE Vestrie de Montalet,
nommée par le roi en 1737.
XXVI. N. DE Foresta de Colongue,
1768.
Saint-Félix de Monseau ou de G'igean. —
Ce monastère de filles, de l'ordre de Saint-
Benoît, fut fondé au commencement du
douzième siècle par Bermond de Lévezon,
évèque de Béziers (1128-1152); la fondation
en fut confirmée par le pape Alexandre III
en 1162. On le voit recevoir des donations
importantes des seigneurs des environs en
1 149, 1 178 & 1 188. Il ne fut pas oublié par
la reine d'Aragon, Marie de Montpellier,
qui, par son testament de I2i3, lui légua
le château de Mirevaux; mais il ne put
N0T8
1S8
Note
i5i
5:8
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
entrer immédiatement en possession de
cette place; Grégoire IX dut intervenir en
1228, & ce fut seulement plus tard que les
officiers du roi d'Aragon parvinrent à faire
accepter aux religieuses les anciennes pos-
sessions de l'hôpital de Saint-Guillem en
échange de cette terre (1238); c'est ainsi
qu'elles devinrent suzeraines de cet hôpi-
tal, dont les administrateurs devaient leur
prêter serment de fidélité. On voit, par
une bulle du pape Innocent IV de 1253,
que ce couvent possédait alors de nom-
breuses maisons à Montpellier, avec un
moulin près le pont de Juvénal & la pa-
roisse de Sainte-Christine à Melgueil. Vers
la même époque, elles quittèrent la règle
de Saint-Benoît & embrassèrent celle de
Cîteaux; le pape parle de ce changement
dans sa bulle; elles réunirent aussi à leur
couvent celui de Saint-Germain de Mont-
laur, fondé quelques années auparavant
par Bernard de Mèze; l'abbé de Valmagne
fut chargé de la visite du couvent. A la fin
du quinzième siècle, il cessa d'être soumis
directement à Cîteaux & reconnut dès lors
l'autorité de l'ordinaire. En dépit de la ré-
sistance d'abord de l'abbé de Cîteaux, chef
d'ordre, puis de celui d'Eaunes, son suf-
fragant, le parlement de Toulouse, par ar-
rêt de i5o7, maintint la juridiction supé-
rieure de l'évêque de Maguelonne. En
1429, on lui avait réuni le monastère de
Saint-Léon, fondé en 1223 par Jean de
Montlaur, alors grand vicaire de l'évêque
de Maguelonne. Cette union fut confirmée
tn 1432, par Eugène IV; avec ce prieuré
entrèrent dans la mense conventuelle les
prieurés de Saint-Bausile de Montmel &
de Saint-Germain de Fournez, qui en dé-
pendaient. Au seizième siècle, le monas-
tère fut transféré dans la ville de Gigean ;
cette translation fut autorisée par Léon X
en 1314. Il y était encore au dix-huitième
siècle; jusqu'à Clément VIII, il fut gou-
verné par des prieures qui ])rirent le titre
d'abbesses à partir de cette époque.
Prieures de Saint-Félix.
I. POULSE, I 129-1158.
II. Kaimonde, 1162, date d'une bulle
d'Alexandre III en faveur du monastère.
III. Ermengarde de Faugères, 1182-
1184.
IV. Lombarde, i 188-1 190.
V. SiBENDE, 1208.
VI. Marsibile, 1223-1224.
VII. Marie H\tère, 1238-1248.
VIII. GuiLLEMETTE DE LUNEL.
IX. Marie de Lunel, 1261.
X. Marie de Corconne, 1268.
XI. GuiLLEMETTE DE SuRiECH, pricure
jusqu'en 1282.
XII. Alasace, 1282-1286.
Xm. Marie Rogier, 1294-1296.
XIV. SicARDE DE Montlaur, i3oi.
XV. Bérengère de Suriech, i3o3-
1309.
XVI. SicARDE DE Montlaur, 1309.
XVII. CÉCILE du Puy, i3i4-i3i5.
XVIII. Marie de Cadolle, 1319-1324.
XIX. Jeanne de Montolieu, i335.
XX. Cécile de Lauzière, 1339.
XXI. Douce Gaucelme, 1347.
XXII. Alisette de Poupian, i352.
XXIII. Anne de Saint-Privat, 1357-
1359.
XXIV. Admède du Puy, i375.
XXV. Cécile de Bourdeilles, i386-
1399.
XXVI. Jeanne de Montlaur, 1421-
1457; à cette dernière date, elle se démet
en faveur de la suivante.
XXVII. Marie-Raimonde; se démit en.
1459.
XXVIII. Marie des Portes, nommée
à l'âge de vingt-deux ans; mentionnée en-
core en 1468.
XXIX. Jeanne Garsabalde, 1492-1517.
XXX. Anne Garsabalde, élue le 9 mai
l5i7; administrait encore en i545.
XXXI. Marguerite Garsabalde de
Raccolles, de 1545 à i566.
XXXII. Isabelle de Roquefeuille,
prieure peu après cette époque.
XXXIII. Madeleine de Roque-
feuille, sœur de la précédente, 1590.
Abbesses.
I. Jeanne de Carcassonne de Sou-
BEZ, nommée abbesse par Clément VIII,
après avoir été prieure; vivait encore en%
1606.
Note
i58
Note
i63
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
829
II. Marie de Bournet de Marignac,
1642-1667; elle prit successivement pour
coadjutrices Jeanne, puis Louise de Fabre
(i656 & 1662).
III. Louise de Fabre de Marignac,
abbesse de 1671 à 1674.
IV. Catherine de Joi.y, religieuse
ursuline, élue en 1677.
V. Renée-Angélique de la Croix de
Castries, nommée en 1692.
VI. N. DE ViLLARS La Fare, religieuse
ursuline de Sommières, nommée le 3o
avril 1722.
Prieuré de Sauret. — Ce prieuré, de l'or-
dre de Cluny, fut fondé au commencement
du douzième siècle, par Guillaume VI, sei-
gneur de Montpellier, près du lieu de
Sauret, sur le Lez; le fondateur stipula
que jamais on n'y établirait village ou châ-
teau, qu'il n'y serait jamais institué de
foire, & qu'il n'y pourrait habiter que les
moines & leurs gens. Cette fondation fut
confirmée par le pape 1-niiocent II, par
bulle d'avril ii38. L'immunité dont jouis-
sait cette maison comme membre dépen-
dant de l'abbaye de Cluny, la fit attaquer
vivement par le chapitre cathédral de Ma-
guelonne, & la querelle fut portée, en
ii63, devant le célèbre concile de Tours,
tenu parle pape Alexandre III; le débat
roulait principalement sur le partage des
offrandes & des donations faites au lit de
mort; par leurs agissements, les moines
causaient au chapitre, à ce point de vue,
un grand préjudice, & il leur fut interdit
d'aller visiter les malades ou de les en-
terrer dans leur église, sinon sur leur de-
mande expresse. Il fut interdit aux clu-
nisiens d'être plus de deux à la fois dans
le prieuré. Peu après, ils construisirent à
Sauret un oratoire, qu'ils cédèrent plus
tard aux trinitaires, lors de leur introduc-
tion à Montpellier. En 1867, au moment
de la construction du monastère béné-
dictin de Saint-Germain, le couvent de
Sauret fut définitivement cédé à ces re-
ligieux. Ce prieuré était dédié à saint
Maurice; détruit pendant les guerres de
religion, il se trouvait au dix -huitième
«iècle uni à la collégiale de Sainte-Aune
de Monipellier.
Hôpital de Castelnau. — Cet hôpital fut
fondé en ii38 par Guillaume VI, près du
pont de Castelnau, dont il tira son nom;
c'était spécialement une maladrerie. Cet
établissement fut toujours l'objet de la
sollicitude des seigneurs de la ville; en
1146, par son testament, le fondateur lui
donna un moulin, situé près de la mai-
son; en 1202, Guillem VIII lui donna
aussi, par testament, une somme d'argent
considérable, & sa fille Marie imita son
exemple un peu plus tard. Les premiers
règlements de la congrégation datent de
ii38, & sont l'œuvre de l'évêque de Ma-
guelonne, Raimond '. Les lépreux n'é-
taient reçus qu'après neuf jours d'essai &
devaient remettre tout leur argent aux
administrateurs. Ces règlements furent ob-
servés à Castelnau jusqu'à la fin du dix-
septièn\e siècle. Les pajies Grégoire IX &
Urbain V (i236 & i363) prirent l'hôpital
sous leur protection , & Philippe VI, en
1334, Charles VI, en 1364, lui permirent de
se mettre sous la sauvegarde du panonceau
royal. Le commandeur, chef de la maison,
était un simple économe nommé & révoca-
ble par les consuls; en i334, ils exigèrent
la retraite d'un commandeur, sans même
donner de raisons. L'inventaire, dressé à
cette occasion, prouve la richesse de la
maison à cette époque. Sous le comman-
deur était un aumônier. Lors de la forma-
tion de l'ordre de Saint-Lazare, la mala-
drerie ùit confisquée, & sa ruine bientôt
consommée; l'hospitalité cessa d'y être
pratic(uée, le service divin d'y être célé-
bré, & l'église dut être murée. En 1695,
elle fut réunie à l'hôpital général avec les
autres domaines de l'ordre, &, en I7i3, un
nouvel arrêt du Conseil vint forcer tous
ses débiteurs censitaires à s'acquitter exac-
tement envers l'hôpital.
Hôpital Saint-Guillem. — Cet hôpital fut
fondé par les Guillems, seigneurs de Mont-
pellier, comme son nom l'indique. En 1 189,
' Les statuts de Rnimond lont traduits dans
l'ouvrage de M. Germain sur la Charité pukliijue à
Montpellier, pp. 8-IO du tirage à part. L'auteur
fait remarquer que c'est sans preuve que d'Aigre-
feuille les date de 1 1 53.
Note
i58
"~ 83o NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC. T
NoTR Note
' Guillem VI , fils d'Ermessinde, récemment un certain nombre d'habitants de Mont-
revenu d'Espagne, lui donna cent sous de pellier. En 1694, la haute direction fut
cens. Cet acte nomme comme fondateurs donnée au clergé, & l'évêque de Montpel-
de l'hôpital, Guillem V & sa femme Ernies- lier devint président-né du bureau d'.idmi-
sinde; Guillem V fut seigneur de Mont- nistration.
pellier de 1068 à 1121. En i238, Jayiiie I
le donna aux religieuses de Gigean, en Hôpital du Saint-Esprit, — Cet hôpital,
échange de la ferre de Mirevaux. En 1 323, chef d'un ordre destiné au soulagement
il renfermait trente-six lits. Le prieur de des malades & au soutien des pauvres, fut
Saint-Firmin ne tarda pas à en faire une fondé, à la fin du douzième siècle, par
succursale de sa paroisse; mais, en i38i, F. Gui, que quelques-uns ont voulu ratta-
le cardinal Anglic Grimoard donna cette cher à la famille des seigneurs de Mont-
église aux religieuses prouillanes ou do- pellier". La fondation en fut approuvée
minicaines, qui s'y installèrent, sans qu'elle par une bulle d'Innocent III, de 1198. Il
cessât, d'être une annexe de Saint-Firmin. fut construit sur un terrain donné par
Cet hôpital fut complètement détruit en Bertrand de Montlaur & par son épouse
l562 ', Marie deFabrègues; d'autres particuliers
donnèrent le bois nécessaire à sa construc-
Hôpiial Saint-Elotow de Lattes. — Cette tion, & Guillaume, évêque de Mague-
maison hospitalière fut, paraît-il, fondée lonne, ainsi que le seigneur de Montpel-
en ii83, par un certain Robert Pellier, lier, Guillem, fils de Mathilde, remirent
d'où le nom A' hôpital Kobert, qu'il porte au fondateur tous leurs droits supérieurs
quelquefois dans les titres. Il reçut, dans sur le terrain ainsi concédé. L'ordre ne
les premières années du treizième siècle, tarda pas à s'étendre; dès 1198, il avait des
d'importantes donations; l'administrateur, maisons dans plusieurs villes de France,
à cette époque, s'appelait commandeur (do- entre autres à Marseille, à Troyes, à
nation de Gui de Beaulieu vers 1228). La Brioude, à Largentière, à Mèze, au diocèse
haute surveillance de l'hôpital appartenait d'Agde; enfin Innocent III voulut en éta-
à l'évêque de Maguelonne &, sous lui, au blir une à Rome même. Tous ces hôpitaux
prieur de Saint-Firmin; les clefs étaient étaient étroitement unis à la maison-mère
remises à ce dernier, à la mort de chaque & reconnaissaient son supérieur comme
directeur. Longtemps situé en dehors de leur supérieur immédiat. En laoî, F. Gui
la ville, il fut transporté à l'intérieur au alla à Rome réformer l'hôpital de Sainte-
seizième siècle, & finit par occuper l'em- Marie /n 5axfa, & y mourut en 1208. De là
placement de l'ancienne Ecole-Mage. Les de longues hittes entre les deux hôpitaux
nouveaux bâtiments commencèrent à être au sujet de la grande maîtrise que chacun
construits vers 1600. A la suite des guerres d'eux prétendait posséder exclusivement,
de religion, la plupart des autres hôpi- luttes que vinrent encore envenimer les
taux des faubourgs ayant été détruits, les décisions des papes, souvent contradictoi-
consuls en réunirent tous les revenus à res. Honorius III, en 1226, désunit les deux
ceux de l'hôpital Saint-Eloi, qui devint de maisons unies par Innocent III, & donna
la sorte une espèce d'hôpital général. Ils à celle de Montpellier la supériorité sur
en prirent alors l'adiiiinistration ; quel- tous les établissements de France, d'Es-
ques années plus tard, on leur adjoignit pagne & d'Allemagne. Grégoire IX soumit
Montpellier à Rome. Nicolas IV, en 1291,
' M. Germain (Mémoire précité, p. 19), attribue
avec gr.nide vraisemblance la rareté des renseigne- ' M. Germain {Mémoire ptécité, p. 22, note 2),
jnents & des documents diplomatiques sur ce celé- semble assez disposé à se ranger à cette opinion,
bre hôpital de Saint-Guillem à un grand incendie, & ses arguments nous paraissent très-concluants,
qui est mentionné par un acte de 1^64, comme Reuiarquons, d'ailleurs, que ce nom de Gui a été
venant de détruire nombre d'actes & de privilèges porté par plusieurs membres de la famille des
relatifs aux hôpitaux de la ville. Guillems.
Note
|58
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
83 1
confirma cette sujétion Si fixa à trois flo-
rins d'or la subvention annuelle due par
le premier au second. Cette subordination,
atténuée par Paul V & Grégoire XV, fut
cien emplacement de leur couvent était
eu culture au dix-huitième siècle.
Hôpital S aini-Barthéhmi. — Cet hôpital,
supprimée par Urbain VIII, qui déclara la situé dans le faubourg de la Saunerie, exis-
maison de Montpellier absolument indé-
pendante (1025). De là, au commencement
du dix-septième siècle, une longue que-
relle assez scandaleuse, qui ne fut apaisée,
une première fois, qu'en i65j, recommença
moins de trois ans après & enfin ne put
être terminée que par l'arrêt de réunion
à l'ordre de Saint-Lazare en 1672. Les an-
ciens compétiteurs \\en continuèrent pas
moins à se débattre, & ces nouvelles con-
testations durèrent jusqu'en 1690.
tait dès 1167; à cette époque, il possédait
un cimetière. On y trouva plusieurs fois
des tombeaux de ce siècle. L'hôpital qui
joignait le cimetière, & auquel l'église
donnait son nom, est encore cité en i373,
date de l'entrée de la reine de Navarre à
Montpellier. En 1481, on construisit une
chapelle, dédiée à la Vierge, près de ce
cimetière; elle fut nommée tiotre-Dame
du Charnier & consacrée la même année
par l'évèque de Mnguelonne, Jean Bonal;
Peu après, Louvois, auteur de la réunion les frais de la construction avaient été
à l'ordre de Saint-Lazare, vint à mounr.
Les chevaliers & les religieux intriguèrent
&, en 1691, l'ordre fut rétabli & un grand
maître nommé. Alors éclatèrent des luttes
intérieures entre les religieux & les che-
valiers, ceux-là soutenant avec raison que
les chevaliers étaient de création récente
& contraire à l'esprit des statuts; ceux-ci,
de leur côté, se prétendant plus anciens
que l'ordre & s'appuyant sur des titres
faux. Décidée, dès 1700, en faveur des re-
ligieux, l'affaire traîna jusqu'en 1707 & ne
couverts par les membres des deux con-
fréries de Saint-Barthélemi & de Saint-
Claude, qui avaient à cette époque leur
siège dans l'église de cet hôpital. En i663,
le terrain de cette maison fut concédé aux
carmes déchaussés par la ville, & la con-
frérie de Saint-Claude, seule subsistante,
fut désintéressée de ses droits sur cet em-
placement. L'église de Saint-Barthélemi fut
longtemps le but d'une procession an-
nuelle faite par les consuls & le prieur de
Saint-Firmin, dans laquelle on apportait de
fut ]ias décidée avant 1708,011 un nouvel Saint-Firmin les reliques de saint Cléophas.
arrêt du Conseil vint confirmer la déclara-
tion de 1700.
Toutes ces querelles étaient peu favo-
rables à la prospérité de l'ordre; démolis
en i562, les bâtiments ne purent pas être
reconstruits avant 1666, & restèrent ina-
chevés. Les biens disparurent &, au dix-
huitième siècle, l'hospitalité n'y était plus
exercée.
Commandent de Saint- Antoine.
établissement fut fondé, en i320, par San-
che, roi de Majorque, pour recevoir les
malheureux attaqués du feu Sninf-Antoine
ou mal des ardents. Il céda à cet effet, à
l'ordre du Viennois, une maison, à lui
appartenant, située dans le faubourg de
Villefranche. Détruite par les protestants.
Hôpital de Saint-Jacques. — Cet hôpital,
destiné à recevoir les pèlerins allant à
Saint-Jacques de Galice ou en revenant,
fut fondé au commencement du treizième
siècle, par un bourgeois de Montpellier,
Guillem de Péréfixe {de Petrafxa) (1220).
Il fut, comme la plupart des autres hôpi-
taux de Montpellier au moyen âge, bâti
en dehors de l'enceinte, près de la porte
Cet des Cannes. On le nomma, paraît-il, hôpi-
tal de i>aint-Jacques, en l'honneur du roi
Jayme I, encore plus qu'à cause de sa des-
tination, & il donna lui-même son nom au
faubourg où il se trouvait, faubourg Saint-
Jaume'. Au point de vue spirituel, l'admi-
nistrateur de l'hôpital Saint- Jacques dé-
pendait du prieur de Saint-Firmin. Détruit
en i56o, elle ne fut jamais rétablie; les pendant les guerres de religion, rhôi)ital
titres ayant été entièrement dispersés &
aliénés, les religieux de Saint-Antoine ne ■ m. Germain, h'htdirc ii U commune df Mont-
firent jamais aucune réclamation. L'an- pelllcr, t. V, p. .'538,
NOTB
■ 58
"~ 832 NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC. ■" —
Note Note
' Saint-Jacques resta longtemps en ruines. Hôpital de Saint-Julien de Tournefort. —
Après l'apaisement des guerres civiles, il Cet hôpital s'appelait ainsi à cause de son
fut remplacé par une confrérie des pèle- fondateur, Guillem Tournefort, qui l'éta-
rins de Saint-Jacques, qui firent bâtir, en blit peu avant 1400. Charles VII lui accorda
i65o, une chapelle sur son ancien empla- des lettres d'amortissement en 1434. Il était
cément. Mais la confrérie ayant perdu de destiné à recevoir & à soigner les pèle-
son importance, la chapelle resta inache- rins à leur passage à Montpellier, & ren-
vée; la confrérie finit même par disparaî- fermait une douzaine de lits. Il fut réuni à
tre entièrement. Les biens de cet hô])ital l'hôpital Saint-Eloi a. la suite des troubles
furent réunis, au dix-septième siècle, par de religion de i56i.
les consuls à l'hôpital Saint-Eloi'.
Hôpital des Teutons. — D'Aigrefeuille
Hôpital de la Madeleine. — Cet hospice attribue la fondation de cet établissement
fut fondé, en l328, par un bourgeois de à l'ordre teutonic|ue; il est plus probable
Montpellier, Pierre Causit. Il y construi- qu'il aura été fondé pour & par des Alle-
sit un oratoire que le prieur de Saint-Fir- mands, au treizième siècle, pour faciliter
min lui permit de garnir de deux cloches le voyage à Saint-Jacques de Compostelle,
& de faire desservir par un prêtre, qui, en & leur donner ainsi l'occasion de se re-
signe de soumission au clergé de cette pa- poser au cours de ce long pèlerinage. Eu
roisse, prêterait au prieur le serment de 1848, Imbert du Puy, cardinal, acheta la
fidélité accoutumé, & lui paierait une re- maison, & l'érigea en une collégiale desser-
devance de vingt sous ou d'un florin. Le vie par douze chanoines; cette fondation
premier chapelain fut nommé, en i33o, fut approuvée par le pape Clément VI en
par le prieur, sur la présentation du fon- 1349. Mais l'hospitalité resta l'un des de-
dateur. Plus tard le bâtiment fut cédé aux voirs de cette communauté qui dut rece-
fiUes repenties. voir la nuit les pauvres sans asile & main-
tenir en tout temps un hospitalier chargé
Hôpital Sainte-Marthe. — Situé dans le de veiller à leurs besoins. L'hôpital fut
faubourg de la Saunerie, vis-à-vis l'église défruit avec le faubourg, quand les reli-
du Saint-Sauveur, cet établissement- fut gionnaires menacèrent la ville d'un siège;
fondé par un autre bourgeois de Montpel- en 1622, la collégiale se fondit avec celles
lier, Pierre Gras, qui lui légua tous ses de la Trinité & de Sainte-Anne, qui se
biens en iSyo. Il y installa un chapelain réinstallèrent dans l'église de cette der-
chargé d'y dire une messe basse quoti- nière, reconstruite à cet effet. L'église des
dienne, le choix de cet ecclésiastique dut Teutons était dédiée au Saint-Sauveur'.
appartenir à ses exécuteurs testamentaires
&, plus tard, aux administrateurs de l'hô- Hôpital de Saint-Maur. — Cet hospice
pital. Fondé en premier lieu dans l'inté- fut établi en même temps que le couvent
rieur de la ville, il fut transporté au dehors des trinitaires dont il faisait partie, c'est-
par suite de l'opposifion des officiers du à-dire dans les vingt premières années du
roi Charles V. Epargné d'abord par les re- treizième siècle. Il existait encore au quin-
ligionnaires, lors de leur invasion de i562, zième siècle & possédait, à cette époque,
il ne fut détruit qu'un peu plus tard, pour un cimetière servant exclusivement aux
ne pas gêner la défense de la ville. Il était pauvres de l'hôpital & aux religieux du
destiné aux femmes ou jeunes filles ma- couvent.
lades.
Hôpital de la Miséricorde. — Il fut fondé
... , . • , • , en i3oQ par un ermite, Jacques de Rome,
' Au quatorzième siccU, cet hôpital, qui renfer- ' ' . , , ,. ., ,■
- , ■ 1 /■_ . •. pour recevoir les enlants orphelins; il fut
mait un quartier sépare pour les lemmes, n avait » ' '
guère plus de vingt à trente lits, & tirait ses plus
grandes ressources d'aumônes particulières. (Voir ' L'hôpital des Teutons était dédié à la fois r
M. Germain, Mimoire précité, p. 38.) sainte Marie & à saint Martin.
Note
i58
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
833
dès son origine, mis sous la protection du
Saint-Siège par le pape Clément V (bulle
du 23 juin iSoç) & protégé par l'évèque
Jean de Comminges. Mais il ne dura que
peu de temps, & les aumônes qui faisaient
sa seule ressource lui ayant sans doute
manqué, il disparut rapidement.
Il en est de même de l'hôpital de Gautier
Compaigne ou de Saint-Martial, fondé en
i3io pour le secours des voyageurs blessés
ou malades, & sur lequel on ne connaît
rien de plus.
Hôpital des pestiférés. — Les consuls de
Montpellier ne songèrent qu'assez tard à
se prémunir contre les ravages de la peste.
Malgré quelques tentatives individuelles
en 1493-1494 & i520, ce ne fut qu'en i53i,
qu'on établit un hôpital dédié naturelle-
ment à saint Koch & destiné au soulage-
ment des pestiférés. L'emplacement fut
choisi en dehors de la ville, pour éviter la
contagion & sur un terrain appartenant à
un noble milanais, habitant de Montpel-
lier'.
Hôpital de la Charité. — Cet hôpital doit
son origine à une association des princi-
paux habitants de la ville, tant magistrats
qu'ecclésiastiques, qui s'établit, en 1396,
& décida la nomination de six procureurs
des pauvres, chargés de quêter dans les
églises de la ville pour les pauvres catho-
liques. L'une de ces personnes s'appelait
le receveur, une autre le contrôleur des
aumônes, & ils durent tenir chaque se-
maine deux assemblées pour régler tous
les points en litige. L'évèque, le chapitre
cathédral de Montpellier, & les différen-
tes collégiales de la ville souscrivirent pour
une certaine somme à payer chaque se-
maine, & tous les catholiques marquants
tinrent à honneur de suivre cet exemple
& firent à ce bureau des legs importants &
nombreux. Réorganisée en 1627, après la
soumission de Montpellier, cette associa-
tion prit de jour en jour plus d'impor-
tance &, en 1629, grâce à la protection du
cardinal de Richelieu, fut fondé l'hôpital
de la Charité dans plusieurs maisons du
' Voir M. Germain, Mémoire priciti, pp. 49-51.
IV.
faubourg Saint -Gilles. Les invalides, les
vieilles femmes, les enfants y furent reçus
& furent employés soit à différents mé-
tiers, soit aux travaux intérieurs de l'éta-
blissement. En i652, on y ajouta les enfants
trouvés, & on perfectionna l'administra-
tion de l'établissement. L'organisation in-
térieure en était assez bonne pour que,
en créant son Hôpital général, en 1678,
Louis XIV la donnât pour modèle au nou-
vel établissement.
Hôpital général. — La création d'un hô-
pital général dans chaque diocèse du
royaume avait été déjà décidée depuis
longtemps par Louis XIV, quand ce prince,
en 1676, s'enquit des conditions dans les-
quelles on pourrait en établir un à Mont-
pellier. Après recherches & renseigne-
ments pris sur les lieux, il rendit, en 1678,
un édit unissant à la nouvelle maison la
maison de la Charité, & tous les autres
hôpitaux du diocèse, sauf celui de Saint-
Éloi, qui servait alors aux pauvres mala-
des. Installé provisoirement au faubourg
de la Saunerie, dans de grandes maisons
que l'on appropria tant bien que mal à
cet usage, il fut plus tard transporté sur
le terrain de l'ancien couvent des Carmes,
qui avaient abandonné toute idée de le
reconstruire, & en 1680, l'évèque de Mont-
pellier posa la première pierre des cons-
tructions. Elles comprirent deux vastes
bâtiments, l'un pour les hommes, l'autre
pour les femmes, une cour spacieuse, de
grandes dépendances & des jardins assez
étendus. La maison recevait les vieillards
des deux sexes, les enfants exposés, les or-
phelins; l'hôpital pouvait contenir plus de
six cents personnes & donnait des secours
à l'extérieur à un nombre de familles pres-
que égal.
L'administration fut expressément la
même que celle de l'hôpital de la Charité,
& le bureau de charité fut composé de la
même façon. Elle fut remaniée en 1694, &
en 171 1 on établit un intendant trésorier,
choisi par le bureau & chargé de fous les
frais & de toutes les avances; ces dernières
lui étaient remboursées par l'hôpital quand
on le changeait. L'hôpital, comme tous
les établissements de cette nature, était
53
Note
i58
Note
i58
834
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
exempt des impositions ordinaires & extra-
ordinaires, avait droit d'usage dans les fo-
rêts de Vaienes, appartenant aux consuls,
& l'acte de fondation lui avait uni toutes
les aumônes, tant en nature qu'en argent,
dues par les abbayes & prieurés du dio-
cèse. Les aumônes levées sur les membres
des cours souveraines de Montpellier lui
appartenaient encore; enfin le diocèse &
la ville étaient extraordinairement impo-
sés en sa faveur, l'un de quinze cents li-
vres par an, l'autre de deux deniers par
livre de viande vendue, tant à Montpel-
lier qu'à Boutonet 8c Castelnau.
Notre-Dame du Refuge, — Cette maison,
destinée à servir de retraite aux femmes
de mauvaise vie repentantes & à l'incar-
cération de celles que l'évèque aurait à
désigner fut instituée en 1676 par !a du-
chesse de Verneuil, 8c autorisée par l'évè-
que Charles de Pradel, en février 1677. En
moins d'un an, cette maison renfermait
déjà, paraît-il, vingt femmes repenties.
Elles reçurent quelques maisons dans la
ville, notamment la maison de la Pénitence
des dames de Saint-Charles, 8c purent cons-
truire une maison spacieuse 8c appropriée
au logement d'un nombreux personnel.
La Maison du Bon-Pasteur, espèce d'hos-
pice, fut fondée en 1696 8c servit à enfer-
mer les femmes de mauvaise vie. Elle était
administrée par des personnes séculières,
8c la communauté vivait en partie des sub-
ventions de la ville, en partie du travail
des femmes qui y étaient enfermées. Il y
en avait toujours environ une quarantaine
qui étaient désignées par le conseil de
ville.
Hôpital des Petites-Maisons. — Il fut
établi en 1716, à l'hospice Saint-Éloi,
pour renfermer les fous, qui, jusque-là,
n'avaient pas été enfermés à Montpellier
8c jouissaient même de toute leur liberté.
L'hôpital accepta les offres du conseil de
ville, qui consistaient dans une pension
de deux cents livres par pensionnaire 8c le
payement d'une partie des nouvelles cons-
tructions. Le diocèse de Montpellier suivit
l'exemple de la ville, 8c on bâtit en tout
treize petites loges servant aux aliénés de
tout le pays. Le service intérieur était fait
par des soeurs de la Charité. [A. M.]
NOTE CLIX
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Etablissements religieux du diocèse
de Nimes.
VOICI quelques rectifications proposées
par M. Germer-Durand à la liste des
évêques de Nimes la plus consultée, à celle
du Gallia Christiana (voir plus haut, pp. 274
8c suiv.).
XXII. Frotaire II; il paraît, avec le
titre d'évêque, dans un acte de l'an 1068;
acte cité par M. Cros- Mayrevielle dans
son Histoire du comté de Carcassonne, do-
cuments, p. 62.
XXIV. Pierre Ermengaud. L'admi-
nistration de cet évêque commence en
1084, suivant Ménard, en 1080, suivant le
Gallia Christiana; un acte du cartulaire de
Saint-Victor de Marseille (n, SSg), la fait
commencer tout au moins à 1082.
LV. Geoffroi FloreAU. Ici il faut
corriger une erreur universelle; ce prélat
s'appelait non pas Floreau, mais Soreau
ou Sorel Si. était oncle de la célèbre Agnès
Sorel. Il dut son siège à la faveur dont sa
nièce avait joui. Il mourut en 1483, évé-
que-comte de Châlons, pair de France 8c
abbé de Saint-Germain des Prés.
Chapitre cathédral. — Le chapitre cathé-
dral de Nimes n'apparaît pas dans les actes
avant la dernière moitié du neuvième siè-
cle, 8c d'après les indications que fournis-
sent les documents, c'est probablement à
l'évèque Gilbert qu'il faut attribuer son
organisation. Ce n'est qu'à cette époque
que le prélat est indiqué comme adminis-
trateur des biens de la communauté'. Pen-
dant longtemps elle vécut sous la règle
' Grex nohiliam, M. Germer-Durand, Cartulaire
Je Notre-Dame de Nimes, ■p. 8.
Note
i58
NOTB
■ 59
NOTB
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
83:
des chanoines de Metz, règle réformée &
renouvelée par le concile d'Aix-la-Clia-
pelle en 817. Mais, au milieu du onzième
siècle, elle fut réformée, en même temps
que la plupart des autres chapitres de la
Province, & embrassa la règle de Saint-
Augustin; c'est alors que les clercs de la
cathédrale cessent de posséder des biens
en propre, que la vie commune dans le
cloître leur est définitivement imposée. Ce
fut en 1078 que cette réforme eut lieu,
de deux siècles & construisirent une nou-
velle abbaye. Protégé par les rois francs &
par les évèques d'Auxerre, ce sanctuaire
devint bientôt célèbre. A la fin du neu-
vième siècle, les reliques du saint patron,
précieusement enfouies par le saint abbé
Romule, lors de la fuite des religieux,
furent soigneusement recherchées, & les
religieux de Saissi en emportèrent une
partie dans le nord de la Gaule.
Cependant l'église de Saint-Bausile de
Note
139
grâce aux efforts de révéc[ue Auphant & de Nimes, abandonnée de la sorte par ses re-
son coadjuteur Pierre Ermengaud. Le cha- ligieux, avait été donnée par le pape Nico-
pitre renfermait alors les dignités suivan- las I", puis confirmée par le pape Sér-
ies : un prévôt, plusieurs archidiacres (jus- gius III aux évèques de Nimes (860 & 909);
qu'à quatre en lojo), un écolâtre (capiscol), pendant longtemps elle resta ainsi dans un
un trésorier, un sacristain & seize cha- élat de grande sujétion, bien qu'elle pa-
noines. Le cartulaire publié par M. Ger- raisse avoir encore eu des abbés, notam-
mer-Durand a permis à ce savant de dres-
ser de fous ces dignitaires une liste exacte
que l'on peut voir dans son introduction,
p. XV & suivantes. La charge de capiscol
ne paraît pas antérieure aux premières an-
nées du douzième siècle; elle fut sans
doute établie à l'occasion de la réorgani-
sation de l'école capitulaire. Une autre di-
gnité, qui disparut de fort bonne heure,
est celle de cancellarius , chancelier, qui
n'est mentionnée que jusqu'en 921; cet
officier était chargé de la garde des archi-
ves & de la rédaction des actes; ces fonc-
tions furent remplies plus tard par un
chanoine du chapitre pris au hasard. L'au-
mônerie de la communauté apparaît dès la
fin du dixième siècle; en 982, un certain
Pierre-Bernard lui abandonne un jardin
sur lequel le chapitre dut construire une
maison de charité & un cloître; cet em-
placement fut plus tard occupé par le ci-
metière de la cathédrale.
Abbaye de Saint-Bausile, — Ce célèbre
martyr nimois avait un sanctuaire dans la
ville, dès le temps de Grégoire de Tours,
qui mentionne son église & rapporte h. ce
sujet une apparition miraculeuse. Le mo-
nastère de Saint-Bausile est donc extrême-
ment ancien; abandonné par les religieux
lors des invasions sarrasines, le corps de
saint Bausile fut caché par eux, & ils se
transportèrent à Saissi, dans le diocèse
d'Auxerre, où ils s'établirent pour plus
ment un nommé Pierre, sous le règne de
Henri I. Enfin, en 1084, a. la prière de la
vicomtesse Ermengarde & du comte Rai-
mond de Saint-Gilles, elle fut donnée à
Séguin, abbé de la Chaise-Dieu, par l'évê-
que de Nimes, Pierre-Ermengaud. Elle
forma alors un prieuré conventuel qui ap-
partint à cette abbaye jusqu'à la Révolu-
tion. En 1099, l'abbé de la Chaise-Dieu &
l'évèque s'accordèrent au sujet do la pos-
session d'un certain nombre d'églises dé-
pendantes de celle de Saint-Bausile; parmi
ces églises, il faut remarquer plusieurs cha-
pelles & paroisses de la ville.
Grâce aux efforts des religieux de la
Chaise-Dieu, le monastère de Saint-Bausile
vit sa prospérité renaître. Les lieux claus-
traux réparés ou reconstruits, la régularité
rétablie, tels furent les principaux résul-
tats de leur administration pendant cin-
quante ans. En 1149, l'évèque de Nimes,
Aldebert, essaya vainement de remettre lo
prieuré sous son pouvoir, la résistance
énergique de la papauté & des abbés de
la Chaise-Dieu fit échouer ce projet. Au
treizième siècle, il renfermait cinq moines
& un prieur, outre un certain nombre de
prêtres oblats, auxquels on donnait en
commende les églises rurales dépendantes
du monastère; au commencement du qua-
torzième, fut prieur à Saint-Bausile Im-
bert du Puy, né à Montpellier, créé plus
tard cardinal par Jean XXII & qui conserva
ce bénéfice même après son élévation à la
Note
I 59
836
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
pourpre. A ce prieur succéda immédiate-
ment (vers i332) Pierre Roger, archevêque
de Sens & de Rouen, cardinal, enfin plus
tard pape sous le nom de Clément VL
Possédé ainsi par des commendataires, ce
prieuré finit par tomber complètement
eu décadence, & à la fin du dix-septième
siècle, il ne contenait plus un seul reli-
gieux. A cette époque, il fut rebâti par
ordre du grand conseil & aménagé pour
quatre religieux, venus de la Chaise-Dieu.
Abandonné peu après, à cause de l'in-
suffisance des revenus & des bâtiments,
il fut repeuplé par les soins des prêtres
des missions & installé dans l'ancien pa-
lais épiscopal. Déserté une dernière fois,
il fut restauré par ordre de Fléchier &
du roi, & occupé par des religieux de la
congrégation de Saint-Maur, qui y ra-
menèrent l'observation de la discipline &
la pratique de toutes les vertus monas-
tiques.
Outre les monastères de Saint-Gilles
(Note CI) & de Psalmodi (No(e XCIX),
le diocèse de Nimes renfermait encore un
certain nombre de petites abbayes qui
n'eurent qu'une existence éphémère. — Le
couvent de Saint-Fausûn fut fondé vers 419
par saint Castor, plus tard évêque d'Apt,
& soumis par lui à la règle de Cassien,
abbé de Marseille. Il ne dura d'ailleurs
que quelques années. — Saint-Saturnin de
îiodels, près d'Aimargues, uni dès le règne
de Charlemagne à l'abbaye de Psalmodi,
en partagea toutes les vicissitudes. — Près
à'Andw^e exista, au commencement du neu-
vième siècle, un petit monastère de fem-
mes; il est connu par une donation de son
abbesse Autscinde à Aniane. — Saint-Ro-
main d'Aculeia, sur la rive droite du Rhône,
près de Beaiicaire; uni en 1102 à Psal-
modi, cet établissement devint dès lors un
prieuré conventuel, qui fut cédé plus tard
aux seigneurs du château voisin. — Enfin,
en 1027, un seigneur du pays, nommé
Rostaing, fonda à Gallargues un monas-
tère de filles, qui fut mis sous la dépen-
dance de Saint-Geniès, au diocèse de Ma-
guelonne.
Abbaye de Notre-Dame de la Font. —
Cette abbaye de femmes fut fondée à la fin
du dixième siècle, en 991, par l'évoque Fro-
taire; elle fut florissante dès son origine;
placée d'abord sous la suprématie de l'ab-
baye de Saint-Bausile, elle passa en 1140,
avec ce monastère, sous l'autorité de la
Chaise-Dieu; mais elle n'y demeura que
quelques années & fut unie, par Inno-
cent II, à la mense épiscopale, sans toute-
fois perdre absolument son indépendance.
A cette époque elle comptait certainement
un grand nombre de religieuses, & son or-
ganisation intérieure, le nombre de ses
officières claustrales (abbesse, prieure, sa-
cristine, véturière, infirmière & pitan-
cière), prouvent de quels revenus consi-
dérables elle devait disposer. Situé près de
l'ancienne fontaine sacrée de Nimes, & du
temple de Diane converti en église chré-
tienne, le monastère acquit en 1166 tous
les droits possédés par Bertrand d'Estrénes
sur cette même fontaine, ses moulins & ses
écluses. En 1209, le comte de Toulouse,
Raimond VI, lui donna le village de Saint-
Paul, près Beaucaire, avec les marais avoi-
sinants; il se réserva la justice criminelle
& civile, & le droit de mettre le lieu en
état de défense quand il en éprouverait le
besoin; il reçut des religieuses une somme
de trois cents sous pour prix de cette do-
nation. En 1430, le pape Martin V accorda
à l'abbesse une bulle d'excommunication
contre les détenteurs des biens de son mo-
nastère.
Au seizième siècle, celui-ci se trouvait
dans un grand état de relâchement; les
abbesses qu'on y élisait avaient presque
toutes mauvaise réputation; le conseil de
ville & l'évéque s'unirent pour en deman-
der la réformation, mesure qui ne put
s'accomplir entièrement, malgré des arrêts
conformes rendus par le parlement de
Toulouse. Les opinions calvinistes fini-
rent par pénétrer dans le couvent, & quel-
ques religieuses en firent publiquement
profession.
Expulsées à cette époque, les autres re-
vinrent un peu plus tard, puis furent de
nouveau chassées, en 1362, & se retirèrent
d'abord à Sedenon, prieuré dépendant de
leur mense, puis, pour plus de sûreté, h
Beaucaire, & ne recouvrèrent leur abbaye,
ruinée & dévastée, qu'en 1680.
Note
,59
NOTB
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC
Abbesses de la Font de Nimes.
837
l. GiLBERGE, 1114; en 1127, elle accense
une terre à un certain Bernard Bolgarelle,
IL Raimonde I, 1138-1142; à la pre-
mière de ces dates, elle obtint la restitu-
tion d'un fief, situé près de Calvissoii,
dans la Vannage.
III. Odile, ii56, date de l'acquisition
par le monastère d'une maison située près
des bâtiments claustraux & qui appartenait
à un potier; en 1 161, elle fait un accen-
sement; en 1162, elle achète de Guillem
Céleste, moyennant cent quarante sous de
Melgueil, la moitié des droits de mouture
qu'il possédait sur le premier moulin de
la fontaine pendant vingt-quatre heures,
du vendredi au samedi de chaque semaine.
Odile vivait encore en ii66.
IV. Aybline, 1169.
V. Guiraude ou GÉRAUDE; s'accorde,
en 1199, avec le prévôt de l'église cathé-
drale pour la possession de quelques dî-
mes.
VI. Béatrix I, octobre 1 199-1206.
VIL Marie I de Montolieu, 1206-
1218,
VIII. Ponce de Capdueil; abbesse en
1228 : transaction avec les héritiers de
Ponce de la Tour, qui avait donné tous
ses biens à l'abbaye.
IX. Marie II Amauri, octobre 1287;
elle inféode à titre viager les droits de
toute espèce qu'elle percevait sur le vil-
lage de Saint-Paul.
X. Guillemette I DE Mascaron ,
1240-1243.
XL Ermessinde I d'Avremont, 1244-
1249.
XII. Guillemette II de Mascaron,
peut-être la même que l'avant-dernière,
1249-1255.
XIII. Béatrix II de Blanzac, i255;
à cette époque entra au monastère Cécile,
fille de Gui Foucaut, plus tard pape sous
le nom de Clément IV. L'année suivante,
l'archevêque d'Arles céda au couvent une
maison auparavant occupée par les filles
repenties dans le château de Beaucaire.
Béatrix mourut en 1261.
XIV. BÉATRIX III DE Mirabelle,
1261-1274.
XV. Alixende, abbesse en 1274.
XVI.Nilie, 1275.
XVII. Ermessinde II de Montpezat,
1276-1295.
XVIII. Guillemette III Cadelle,
i295-i3i5.
XIX. Raimonde II Amauri, i3i6-i322.
XX. BÉATRIX IV de Mascaron, i322-
1329.
XXI. Bérengère I d'Aramon, i33o-
1340.
XXII. Arnaude de Capière, 1342-
1348.
XXIII. Adélaïde, 1349-1352.
XXIV. Dragonete d'Ancezune, nom-
mée par Jean, évèque de Nimes, en i352;
vécut jusqu'en i357.
XXV. Aldeberte d'Aramon, i36o-i38o.
XXVI. BÉRENGÈRE II DE GeNESTOUX,
1380-1400.
XXVII. PeRRONELLE DE POSQUIÈRES,
I4OO-I409.
XXVIII. Isabelle I de Pichon, 1410-
1428.
XXIX. Catherine I de Roquefort,
nommée par Martin V le 24 avril 1428.
XXX. Catherine II d'Aube de Ro-
quemartine, 1468-1480.
XXXI. Catherine III de Pinet, 1480-
i5oo.
XXXII. Marguerite I Trencard,
i5oo-i5i3.
XXXIII. Blanche d'Albignac, i5i3-
l522.
XXXIV. Isabelle II de Rovery, i522-
1626.
XXXV. Guillemette IV de Repos,
i526-i56o.
XXXVI. Catherine IV de Bornjuif",
1560-1576.
XXXVII. Claudine de Cubière, 1576-
1596.
XXXVIII. Marguerite II de Murot,
1596-1617.
XXXIX. Marguerite III de Rodolfe,
1617-1652.
XL. Armande de Véraire, i655-i68o.
' a partir de i5Û2 ou environ, le couvent fut
transféré à Saint-Sauveur de Beaucaire, où se
continua la série des abbesses de Saint-Sauveur
de la Font.
Note
Note
838
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
XLI. N. DE Raouhel, morte en 1693.
XLII. N. DE Georges Taraut de
Laugnac, nommée par le roi le 8 sep-
tembre 1693.
XLIII. N. DE i,A Fare, nommée le
23 mai 171 1.
Frères mineurs, — Le couvent des frères
mineurs de Nimes fut construit en 1222,
grâce aux libéralités des habitants, d'après
une inscription rapportée par Ménard ;
on le trouve mentionné dans plusieurs
actes privés en 1247 & 1248, & saint Louis
accorda aux frères une rente hebdoma-
daire de cinq sous pour leur nourriture
& cinquante sous par an pour leur ves-
tiaire. En i3o7, ce couvent fournissait de
nombreux missionnaires chargés d'aller
prêcher la foi chrétienne dans l'empire
mongol, & Philippe le Bel allouait à cha-
cun d'eux une somme de cent sous tour-
nois. En 1373, il s'y tint un chapitre pro-
vincial, à l'occasion duquel la ville donna
trente florins d'or, en échange de prières
pour sa prospérité; sept ans plus tard, les
consuls y reçurent le général de l'ordre.
En mai 1474, il s'y tint un chapitre géné-
ral de l'ordre auquel assistèrent cinq à six
cents religieux; la ville contribua en par-
tie à leur subsistance, & une procession
générale eut lieu à cette occasion, dans
laquelle les membres du chapitre allèrent
successivement visiter tous les couvents
de la ville. En 1609, nouveau chapitre,
cette fois provincial; la ville contribua
aux frais pour dix livres tournois. En i5i9,
les frères avaient procès avec les consuls
pour la propriété de quelques tuyaux de
plomb trouvés dans un ancien aqueduc;
ils finirent par en venir à une transac-
tion : les consuls gardèrent les tuyaux &
leur en payèrent la valeur pour servir à la
réparation du chœur de leur église. En
i52i, les observantins ou franciscains ré-
formés voulurent s'établir à Nimes, malgré
la résistance des anciens frères; il y eut
pendant près d'un an lutte à main armée;
ils furent chassés en i522 du couvent, de
la ville en 1524 & i525, & défenses furent
faites à toutes personnes d'entretenir avec
eux aucunes relations, sous peine des galè-
res. En 1545, les frères mineurs perdirent
la direction du couvent des clarisses. En
i56i, le consistoire de Nimes leur fit pro-
poser de partager l'usage de leur église
avec les pasteurs protestants, leur promet-
tant sa protection au cas où ils voudraient
rester; mais ils préférèrent abandonner
leur couvent & furent recueillis par les
chanoines de la cathédrale; réinstallés un
instant en i562, ils ne revinrent définiti-
vement qu'en 1564, mais ils ne purent
rien obtenir de la ville alors trop appau-
vrie. En 1569, lors de la seconde prise de
la ville par les réformés, huit religieux de
ce couvent perdirent la vie pendant les
premiers désordres".
Carmes. — Les carmes étaient déjà ins-
tallés à Nimes en mars 1264, date du testa-
ment de l'un de leurs bienfaiteurs, Guillem
Andié, bourgeois de cette ville. Ce ne fut
toutefois qu'après 1270 qu'ils s'établirent
définitivement au lieu qu'ils occupaient
encore au dix-huitième siècle, un peu
en dehors de la ville, près de la porte de
Rodez, qui ne tarda pas à prendre le nom
de ^orte des Carmes. Le couvent était im-
portant, la communauté nombreuse, & en
i333 i! s'y tint un chapitre général de l'or-
dre. En i337, on y comptait dix-neuf reli-
gieux ayant la qualité de prêtre & plus de
cinq ans de profession; on y avait aussi
établi une école importante où l'on entre-
tenait deux lecteurs en théologie. En i36-2,
il s'y tint un nouveau chapitre général de
l'ordre, aux dépenses duquel les consuls
de la ville contribuèrent pour la somme
de vingt-cinq florins; ils renouvelèrent
ces libéralités lors d'un troisième chapitre
général tenu au même lieu en 1498; cette
dernière fois ils firent présent de cin-
quante livres tournois. Les grands jours
de Nimes de 1541 ordonnèrent la réforma-
tion du couvent, à la requête des consuls,
& on voulut d'abord les forcer à vendre les
biens immeubles qu'ils possédaient contre
la règle de leur institut, pour le produit
en être employé à la réparation de leur
couvent. La même mesure s'appliqua aux
' Cette notice, ainsi que les suivantes sur les
autres couvents de Nîmes, est tirée de l'histoire de
Ménard.
Note
i5<)-
Note
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
839
autres maisons d'ordres mendiants existan-
tes à Nîmes à cette époque. Chassés par
les religionnaires, les carmes rentrèrent à
Nimes après l'édit de pacification de 1396.
Pendant ce temps, leurs biens avaient été
occupés par les réformés, le cimetière,
après avoir longtemps servi à ces derniers,
était devenu un champ & l'église une ber-
gerie. Ils ne purent pas rentrer en pos-
session de leur ancien emplacement &, en
1621, le baron de Brisson, gouverneur
protestant de Nimes, fit détruire les restes
de leur couvent pour fortifier la ville. Ce
fut seulement en 1679 que les religieux
purent commencer la construction d'une
nouvelle maison au même endroitj les tra-
vaux étaient achevés en i685. En 1694, le
conseil de la ville & l'évêque leur donnè-
rent un cimetière. En^iyiS, on commença
la construction de la nouvelle église 5 elle
ne fut achevée & consacrée qu'en 1747.
Jusque-là une salle basse du nouveau cou-
vent avait servi de chapelle.
Augustîns. — Les augustins s'établirent
assez tard à Nimes, & Ménard croit qu'on
ne peut regarder la fondation de leur cou-
vent comme antérieure au milieu du qua-
torzième siècle; un historien monastique,
du seizième siècle il est vrai, le P. Sim-
plice Saint-Martin, dit que le monastère
existait avant l'an 1364; il est certain que
dès l'an i355, on connaît dans l'enceinte
de Nimes une porte dite des Augustîns.
Comme tous les autres couvents d'ordres
mendiants à Nimes, celui des ermites de
Saint-Augustin était situé hors de la ville,
près de la commanderie de Saint-Jean de
Jérusalem. En i363, il s'y tint un cha-
pitre général de l'ordre, à l'occasion du-
quel les consuls donnèrent une somme de
douze florins 8c demi pour subvenir aux
dépenses faites par le couvent. Le même
fait se renouvela en i383, & cette fois la
ville donna huit setiers de froment, une
pièce de vin & quatre francs; elle leur
demanda en échange des prières pour la
prospérité du roi & la tranquillité de la
ville. En i393, d'après l'acte d'exécution
du testament de Geoffroi Paumier, avocat
du roi en la sénéchaussée de Beaucaire, la
communauté se composait de dix religieux
capitulans dont l'un portait le titre de
lecteur. En 1624, nouveau chapitre géné-
ral, pour lequel le chapitre cathédral fit
aumône aux religieux de deux pièces de
vin & de deux charges de blé. En 1541,
lors des grands jours tenus à Nimes, le
couvent fut menacé de réformation, à
cause des plaintes des consuls & des ha-
bitants. En décembre i56i, sur la pro-
position de Bernard Barrière, procureur
du roi à Nimes, & à la demande des reli-
gionnaires, l'église des augustins fut aban-
donnée au parti protestant & le premier
prêche y fut prononcé le 19 de ce mois.
En 1621, les restes du monastère furent
détruits par le gouverneur réformé de la
ville, parce qu'ils se trouvaient sur l'em-
placement de fortifications projetées par
lui. Quand la tranquillité eut été rétablie
à Nimes, les religieux assignèrent les con-
suls & exigèrent la restitution de leur
enclos & la reconstruction de leur cou-
vent. A la suite d'un arrêt du Conseil fa-
vorable à leurs prétentions, les consuls
s'engagèrent, par acte du 3 juillet 1637, à
leur rendre leur jardin & leur maison dans
les dix ans & à leur payer en outre une
rente annuelle de cent soixante livres
pendant tout ce temps. En 1642, les con-
suls réglèrent définitivement leur dette
& furent déclarés quittes, moyennant une
somme de treize mille livres une fois
payée. En 1660, les augustins se chargè-
rent du service spirituel de l'église de
Saint-Bausîle, moyennant une rente de
deux cents livres payée par le prieur de
cette église. En 1670, ils acquirent la Mai-
son-Carrée pour y installer leur nouveau
couvent; après de longues contestations
avec les intendants, qui soutenaient que
cet édifice faisait partie du domaine,
il leur fut définitivement concédé par
Louis XIV, en 1673.
Clarisses. — Le couvent de Sainte-Claire
de Nimes fut établi du vivant même de la
fondatrice de l'ordre, vers 1240, par les
habitants & les consuls de Nimes, qui se
chargèrent de la construction des bâti-
ments claustraux. Il prit une certaine
extension au quatorzième siècle; dès les
premiers temps de sa fondation, il avait
NoTB
.59
Note
169
840
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
obtenu des bulles de privilège d'Alexan-
dre IV & d'Urbain IV; Jean XXII leur en
renouvela la jouissance en 1328 & iSzç;
ces privilèges étaient identiques à ceux du
couvent d'Avignon. Mais la discipline se
relâcha bientôt dans le monastère & l'ab-
sence de clôture rendit cette décadence
d'autant plus rapide. Aussi, au seizième
siècle, sentit-on le besoin de l'établir; elle
fut rendue complète en i520, grâce aux
subventions accordées par la ville. En 1645
la réforme fut terminée, la direction du
couvent enlevée aux observantins & une
nouvelle abbesse vint d'Avignon en pren-
dre l'administration. En i565, le monastère
fut employé pour loger les pestiférés hors
de la ville, lors d'une grande épidémie qui
désola Nimes 8c ses environs. La ville loua
les bâtiments & paya une indemnité pour
la dévastation du jardin des religieuses.
Cette circonstance heureuse de servir d'in-
firmerie préserva quelque temps le monas-
tère des attaques des huguenots; mais en
1567, le jour de la Saint-Michel, il fut
entièrement détruit, les titres dispersés 8t
les religieuses expulsées. Aussi ne connaît-
on qu'un petit nombre des abbesses, ce
sont les suivantes :
Paule de Codols, abbesse en iSiô;
elle est nommée dans un acte de vente
consenti à cette date par une religieuse
du monastère.
LouQuiNE vivait en i362.
Françoise Merchie, mentionnée en
i565, dans une procuration pour la vente,
l'échange & l'aliénation des biens de l'ab-
baye ; à ce moment celle-ci renfermait
huit religieuses.
Capucins, — Les capucins furent intro-
duits à Nimes par Louis XIII, qui voulait
s'en servir pour soumettre les protestants
rebelles & faire des prosélytes parmi eux.
Le brevet d'établissement est du i5 juillet
1629; le roi prit le couvent sous sa pro-
tection & enjoignit aux consuls d'avoir à
lui fournir une maison convenable, en
attendant la construction d'un couvent
définitif. Mais les pères éprouvèrent di-
verses difficultés qui retardèrent encore
leur établissement plusieurs années, & ce
fut en 1634 seulement qu'une nouvelle
lettre de Louis XIII vint le rendre défini-
tif. L'évêque Cohon accorda à son tour son
autorisation, en y mettant pour condition
que les religieux observeraient toutes les
fêtes du diocèse & assisteraient à toutes
les processions & cérémonies publiques.
Enfin, en i638, après avoir fait enregistrer
les lettres du roi, ils obtinrent des consuls
la concession d'une maison spacieuse & en
acquirent une autre dans la rue du Marché.
Jésuites. — L'établissement des jésuites
à Nimes n'eut pas lieu sans de grandes dif-
ficultés. Dès 1596, ils avaient une petite
maison dans cette ville & le père Cotton,
plus tard confesseur de Henri IV, vint lui-
même chercher à rendre leur situation
plus stable. En 1609, après s'être long-
temps occupés uniquement de controver-
ses religieuses, ils voulurent ouvrir des
cours d'instruction; mais ce projet sou-
leva contre eux tous les religionnaires, &,
après de longues discussions, le conseil
de ville, se basant sur les articles de l'édit
de Nantes, pria le seul jésuite alors rési-
dant dans la ville de s'en éloigner sur-le-
champ, en lui offrant du reste telle escorte
qu'il jugerait nécessaire pour sa sûreté.
Les jésuites ne rentrèrent à Nimes que
quelque vingt ans plus tard; en 1634, on
leur confia la moitié des chaires du collège
de la ville, jusque-là toutes occupées par
des professeurs protestants. En 1637, l'évê-
que de Nimes leur accorda le prieuré de
Parignargues, situé à deux lieues de Ni-
mes, & rapportant cinq cents livres de re-
venu annuel. En 1667, le même leur donna
encore le prieuré de Magencoules, près du
Vigan, dont les revenus s'élevaient à seize
ou dix-huit cents livres. L'église ne fut
bâtie qu'un peu plus tard; la première
pierre en fut posée par l'évêque Séguier,
le 23 octobre 1673.
Hospitalières de Saint-Joseph. — Ces reli-
gieuses furent introduites dans l'hôpital de
la ville par l'évêque Cohon, en i663, à
la suite d'un traité conclu entre elles & le
conseil. Le roi autorisa leur établissement
par lettres patentes de décembre 1667. La
première pierre de leur couvent fut posée
en 1669.
Note
.59
NOTB
.59
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
841
Vls'itandînes. — Elles furent installées à
Nimes par l'évêque Cohon, à la requête
de la reine Anne d'Autriche; la ville con-
sentit à leur établissement, le 27 juin 1664,
& Louis XIV le confirma par lettres pa-
tentes de novembre 1666. Le couvent fut
construit en dehors des murs, près de la
porte de la Madeleine,
Notre-Dame du Refuge. — Cette maison
fut fondée à Nimes en i683, pour servir
de maison de retraite aux filles repenties;
la ville donna aux religieuses son ancien
hôtel de ville, & le roi Louis XIV leur
accorda des lettres patentes en 1686. Mais
à la suite de plusieurs abus & vu l'état de
ruine de leur maison, les revenus qui leur
avaient été concédés furent unis à l'hôpi-
tal général en 1746.
Ursulines. — Ces religieuses avaient à
Nimes deux couvents : le premier fut fondé
en 1637, grâce à la protection active de
l'évêque Cohon; en 1640, celui-ci leur
concéda les revenus de l'ancienne lépro-
serie de Nimes, concession confirmée par
lettres patentes de l'année suivante. En
1714, elles posèrent la première pierre de
leur église.
Le second couvent fut fondé par le
même évèque Cohon, en 1664, la même
année que celui des visitandines; il fut
occupé par une colonie du précédent.
L'évêque lui donna une maison sur les
fossés de la ville, plusieurs domaines &
vingt mille livres à employer en acquisi-
tions de rentes.
Frères prêcheurs. — Le couvent des frères
prêcheurs de Nimes ne date que de l'an
1263 ; c'est du moins la date fournie par le
célèbre Bernard Gui dans son Histoire des
couvents dominicains ; il donne le nom du
premier prieur, F. Pierre-Jean. Leur mo-
nastère, au rapport de Ménard, ne fut pas
construit avant l'année 1270; une porte
de la ville, qui était tout proche & qui
prit le nom de porte des Frères-Precheurs,
portait encore à cette époque celui de
porte du Chemin. Au quatorzième siècle,
le couvent était considérable; en 1392,
il renfermait dix-neuf religieux & l'école
en était assez florissante pour compter
un professeur de scolastique Onagîster na-
turarum) & deux professeurs de théolo-
gie. En 154.1, conformément à un arrêt
rendu par les grands jours, le vicaire gé-
néral de l'évêque entreprit leur réforma-
tion. En 1562, le couvent fut occupé par
les religionnaires, les religieux expulsés;
ils n'y rentrèrent que plus tard, quand, en
1629, Louis XIII eut permis aux domi-
nicains réformés de s'établir à Nimes 84
d'occuper les biens jadis possédés par les
religieux de leur ordre. Il leur fallut de
longues instances pour obtenir un empla-
cement; ce ne fut qu'après six ans de solli-
citations & de peines, que le terrain de
l'ancien château royal leur fut définitive-
ment concédé (i635); le roi n'y mit pour
condition que la construction d'une cha-
pelle en l'honneur de saint Louis; la cour
des aides de Montpellier y ajouta une cen-
sive annuelle. La construction de la nou-
velle église des dominicains fut commen-
cée en 1714.
Hôpital Saint- Antoine, — Fut établi à
Nimes dans le cours du treizième siècle;
à la fin de ce siècle, l'ordre religieux qui
l'avait fondé possédait déjà un couvent &
une église, à laquelle Estève-Azémar fit
diverses donations en 1270. Au seizième
siècle, les bâtiments furent détruits & ne
furent jamais rétablis; les possessions de
la commanderie furent dès lors données à
bail par les titulaires.
Hôpital Saint-Jacques. — Cette maison,
destinée aux pèlerins, date au moins du
quatorzième siècle; en i33o le prieur Ber-
nard-Salomon percevait une censive de
quatre sous de petits tournois assise sur
trois vignes au terroir de Nimes. Elle était
régie par quatre prieurs, dont l'un était
prêtre. Plus tard elle fut unie à l'Hôtel-
Dieu, situé dans la ville, près de la porte
Saint-Antoine; ce n'était plus qu'une hô-
tellerie au dix-huitième siècle.
Hôpital Saint-Marc. — Situé à l'inté-
rieur de la ville, près de la porte des
Carmes, il était consacré au service des
pèlerins qui allaient à Saint-Jacques de
NOTR
Note
169
842
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Compostelle. On ne connaît pas l'époque
de sa fondation; cet hôpital était admi-
nistré par les chanoines de la cathédrale
qui devaient subvenir aux dépenses; en
1540, ils le cédèrent aux consuls, qui en
utilisèrent plus tard l'emplacement pour
la construction d'un collège.
Pères de la doctrine chrétienne. — Ils fu-
rent installés à Nimes, en 1642, par un
chanoine de la cathédrale, nommé Hospi-
taleri; il fit avec la maison d'Avignon un
traité qui portait qu'elle enverrait à Nimes
deux prêtres & un clerc pour exercer la
prédication, & ce pour la somme de onze
mille livres. Mais des difficultés imprévues
s'étant présentées, ils ne purent exécuter
immédiatement le contrat & le résilièrent
en 1646. En i652, il fut renouvelé & cette
fois exécuté, & les religieux s'établirent
dans une maison par eux acquise dans le
faubourg des Frères-Prêcheurs. En 1666,
l'évèque Cohon les chargea du service spi-
rituel de l'église de Saint-Bauzile, dont les
augustins s'étaient, paraît-il, mal acquittés.
En 1668, ils obtinrent la direction du sémi-
naire, fondé à Nimes par le même évoque,
moyennant une pension de deux cents livres
payée par le clergé du diocèse.
Hôpital des Chevaliers. — Cet établisse-
ment, qui était le même que l'Hôtel-Dieu,
fut fondé en i3i3 pour suppléer au man-
que d'hôpitaux & de maisons de secours,
les anciens étant tous tombés en déca-
dence. Son fondateur fut Raimond Ruffi,
bourgeois de Nimes, qui, par son testa-
ment, daté de cette année, donna une mai-
son à lui appartenant, située près de la
Porte-Couverte, avec des rentes suffisantes
pour l'entretien de douze lits. Il en confia
l'administration à ses exécuteurs testamen-
taires & à ses héritiers, qui eurent toute
liberté pour percevoir les revenus & les
employer, & n'en durent de compte qu'aux
pauvres eux-mêmes; il défendit à personne
de se mêler de cette administration. Le
service intérieur fut fait par deux femmes,
choisies & payées par ses héritiers. Cet
établissement resta dans la famille du fon-
dateur jusqu'en i585; à cette date, Guil-
laume du Pont, son dernier héritier, le
vendit aux consuls pour la somme de
soixante-quinze livres, à la charge de con-
tinuer à y entretenir douze lits; les con-
suls y installèrent les pestiférés. Cette
maison ayant été rasée pendant les guerres
de religion, le conseil de ville résolut de
la faire reconstruire en 1592. En 1614,
Louis XIII la confirma dans la jouissance
de tous les droits seigneuriaux qu'elle pos-
sédait dans le territoire de Nimes. Elle
existait encore du temps de Ménard.
Hôpital Saint-Jacques & Saint-Philippe,
— Cet hôpital, situé dans le quartier de
Nimes appelé Porte-Couverte, existait dès
1270, d'après le testament d'un bourgeois
de Nimes, daté de cette année. Il existait
encore en 1479, &, à cette date, les con-
suls y faisaient célébrer un service annuel
le 1" mai, jour de la fête des SS. Jacques
& Philippe.
Hôpital de Notre-Dame de Méjan. — Cet
hôpital tirait son nom du quartier de la
ville où il était situé. Il paraît, en 1270,
dans le testament d'Estève-Azémar, plus
haut indiqué. La collation de cet hôpital
était faite par l'évèque & le nouveau rec-
teur prêtait serment entre ses mains; en
1418, l'évèque Gilles de las Courts le con-
férait à un certain Jacques de Nimes, prê-
tre. Cet hôpital fut vendu en même temps
que ceux de Saint-Antoine, de Saint-Jac-
ques & de la Madeleine, pour servir à
l'acquisition de celui des Chevaliers.
Hôpital Saint-Lazare. — Cet hospice, qui
servait de maladrerie & ne recevait que
des lépreux, était situé hors des murs, près
de la porte dite la Porte-Couverte. Il était
administré par un recteur, sous la surveil-
lance des consuls. Ceux-ci décidaient de
l'admission ou de l'expulsion des pauvres;
en 1403 on les voit admettre un lépreux
de Villeneuve-lès-Avignon, qui, pour ne
pas être à charge à l'établissement, appor-
tait avec lui son lit & divers objets mobi-
liers, valant de vingt à vingt-cinq florins;
on le reçut sur la promesse qu'il fit de
laisser tous ces objets à l'hospice. En 1487,
les lépreux furent assujettis par les con-
suls à un nouveau règlement.
Note
169
Note
1Ô9
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
843
Note
160
Collège des arts. — Le collège des arts
& université de Nimes fut fondé par Fran-
çois I", en 1539, à la requête des habitants
de Nimes & des consuls; le même roi écri-
vit au pape Paul III en 1542, pour faire
confirmer cet établissement, & la reine de
Navarre intervint auprès des évéques d'U-
zès & de Nimes pour lui faire concéder
deux bénéfices de deux cents livres de
rente. L'un des premiers professeurs en
fut Claude Baduel, professeur à l'univer-
sité de Paris, natif de Nimes, qui y fut
amené dès iSSç & y accepta un traitement
qui n'était que la moitié de celui qu'il re-
cevait à Paris. Le collège fut établi dans
l'ancien hôpital Saint-Marc, cède par le
chapitre cathédral (voir plus haut).
Récollets, — Ces religieux s'établirent à
Nimes en i6i5; ils occupèrent remplace-
ment de l'ancien couvent des cordeliers &
vinrent y remplacer les observantins. Ils
furent expulsés de leur église & de leur
couvent par les consuls protestants, en
1621, & durent se retirer dans des maisons
particulières pendant cette persécution.
Deux mois plus tard, expulsés de nouveau,
ils virent leurs bâtiments démolis & rem-
placés par un bastion, l'argenterie & les
meubles pillés, & les fondements de leur
nouvelle église renversés; les pertes mon-
taient à plus de quarante mille livres. En
1623, à la suite de décisions judiciaires fa-
vorables à leurs réclamations,' les récollets
furent indemnisés par les consuls qui leur
achetèrent un grand terrain pour rempla-
cer celui sur lequel le bastion avait été
élevé. [A. M.]
NOTE CLX
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Établissements religieux du diocèse
de Pamiers.
L'ÉGLISE de Pamiers, dont le diocèse
comprenait tout le Toulousain méri-
dional ou comté de Foix, fut fondée à la
fin du treizième siècle par le pape Boni-
face VIII.
Ce fut le 23 juillet 1295, qu'une bulle
de ce pape vint créer ce nouvel évêché.
Avant de devenir cité épiscopale, Pamiers
n'était qu'une ville importante du pays,
appartenant à deux seigneurs : l'abbé de
Saint-Antonin & le comte de Foix; le
partage de cette seigneurie fut, pendant
tout le treizième siècle, l'objet de luttes
acharnées, dans lesquelles l'intervention
royale joua un grand rôle &c dont l'his-
toire ne laisse pas de présenter un grand
intérêt. C'est de l'histoire de cette lutte
que nous voulons présenter un court pré-
cis; dora Vaissete n'a pu en donner un
tableau d'ensemble, n'ayant point connu
tous les actes aujourd'hui mis en lumière.
C'est à l'aide d'un excellent article pu-
blié il y a déjà quelques années', à l'aide
aussi des utiles indications contenues dans
un essai sur l'histoire de Pamiers', que la
notice suivante a été rédigée.
On a voulu pendant longtemps, sur la
foi de légendes, dont les plus anciennes
rédactions remontent à peine au commen-
cement du quatorzième siècle, faire dater
l'abbaye de Saint-Antonin de Frézélas' de
la fin du cinquième siècle^; elle aurait été
le chef-lieu d'un royaume fabuleux qui n'a
jamais existé que dans l'imagination des
notaires du moyen âge; donné à Frédéric,
fils de Théodoric I", roi de Toulouse, par
son frère Thorismond, ce pays aurait été
' Bihlioth'eque de l'École des Chartes, année rSyt,
p. I; article de M. de Rozière.
* Oiirgaud, Notice historique sur lu ville & le
pays de Pamiers; Pamiers, i865, in-S". Ouvrage
tans critique, mais utile à cause des pièces justifi-
catives que l'auteur a publiées & des sources qu'il
a connues.
' Nous disons Frézélas & non pas Fridélas, la
première forme étant celle de la langue vulgaire.
'' La plus ancienne de ces légendes est indi-
quée par les pièces d'un procès soutenu par les
consuls de Pamiers en iSojj. Cette tradition ne
repose d'ailleurs sur aucun fait historique positi-
vement connu. Elle semble être l'invention de
quelque moine érudit, compositeur de vies de saints.
On ignore même si le saint Antonin vénéré à Pa-
miers est bien un saint du pays ou si ce n'était
pas plutôt un saint d'origine orientale.
Note
160
NOTB
160
844
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
transmis par lui à son fils Antonin, qui,
revenu au catholicisme, aurait fondé l'ab-
baye de Frézélas & aurait fini par subir
le martyre. En réalité, Saint-Antonin de
Frézélas n'apparaît pas avant le célèbre
codicille de Raimond, comte de Rouergue
& marquis de Gothie; cet acte, qui est
d'environ 961 , indique plusieurs alleux
légués à l'abbaye par ce prince. A cette
époque, elle faisait partie, ainsi que tout
le pays environnant, des domaines des
comtes de Carcassonne & de Comminges,
qui en avaient l'avouerie & prélevaient
les droits dus au suzerain (testament de
Roger I, 1002; partage de 1084 entre
Pierre, évéque de Girone, & Roger-Ber-
nard, comte de Foix).
Ce fut au milieu du onzième siècle que
la suzeraineté du pays environnant Pa-
niiers appartint définitivement aux comtes
de Foix; c'est aussi à cette date que re-
montent leurs premières usurpations du
domaine de l'abbaye. Comme toujours, la
protection due par eux au monastère de-
vint l'occasion d'excès, d'occupation de
terres, & pendant cinquante ans Frézélas
ne fut pas dans un meilleur état que les
autres abbayes du Languedoc à la même
époque. Les efforts de Grégoire VII &
de ses légats, le passage d'Urbain II dans
la Province, enfin l'effervescence reli-
gieuse due à la prédication des croisades,
telles furent les trois causes principales
qui amenèrent la grande restitution des
biens ecclésiastiques qui signala les pre-
mières années du douzième siècle. En
iiii, le comte Roger II, frappé d'excom-
munication par le souverain pontife &
par le légat Gautier, se décida à suivre
cet exemple & transigea avec le chapitre.
Il ne fit pourtant pas une restitution com-
plète; il se contenta de partager la sei-
gneurie. De là tous les débats qui signalè-
rent le treizième siècle. Les principales
dispositions de cet acte sont les suivantes :
abolition des mauvais usages établis dans
la ville par lui & les comtes précédents;
restitution à l'abbé de tous les droits qu'il
possédait jadis, qui sont les leudes, les jus-
tices de sept sous moins une obole, la feda
ou infraction à la paix, & en général tous
les droits dont une enquête pourra faire
constater l'existence". En outre, Roger
reconnut qu'il était tenU'à une redevance
annuelle d'un demi-muid de froment, d'un
muid de vin, d'une vache grasse, de quatre
porcs & de quatre sous, le tout livrable le
jour de la fête de Saint-Antonin. En retour
de ces concessions, le prieur Isarn, du
consentement de ses clercs, lui remit le
château de Pamiers, avec toutes ses forti-
fications, en le constituant défenseur &
gardien de la ville de Frézélas. Pour prix
de cette protection, il reçut la moitié des
leudes & autres droits possédés par l'ab-
baye; le droit de procuration & de réqui-
sition (manulevatio cîborum & vestimentorum
in castello &■ in villa, sicut usus est, per unum
mensem), avec la moitié du cens sur les
nouvelles maisons du château. Le bailli
(jninistralis) du comte ne pourra être insti-
tué que du consentement de l'abbé, devra
lui jurer fidélité, donner caution si l'abbé
l'exige, ne rien lever par lui-même, sauf
la manulevatio, & recevoir toutes les re-
cettes des mains du bailli de Saint-Anto-
nin. Enfin cette concession fut déclarée
viagère &, par conséquent renouvelable.
Ce fut ce qu'on appela l'acte de paréage;
malgré son apparente infériorité, le comte
de Foix avait su s'y tailler la part du lion;
protecteur de l'abbaye, dont tous les do-
maines étaient soumis à son action di-
recte, possesseur de la moitié des justices
& de la seigneurie, il devait avoir & il eut
en fait une influence prépondérante à Pa-
miers.
Pendant tout le douzième siècle, l'ac-
cord put se maintenir entre les deux co-
seigneurs, & les actes n'ont conservé le
souvenir d'aucun dissentiment entre eux.
Mais quand vint la guerre des albigeois, la
position fut sensiblement modifiée. Il y
avait de graves reproches à faire au comte
Raimond-Roger : il avait chassé l'abbé,
avait souillé le monastère, y avait intro-
duit des courtisanes; tels sont du moins
les principaux griefs indiqués par les chro-
niqueurs catholiques; aussi, dès 1200, quel-
' Et aln yui a cîer'icis & laicis memor'tter retinen~
îur. Ce qui prouve que l'usurpation rie remontait
pas tellement haut qu'elle ne pût donner lieu à
des témoignages oraux.
Note
160
NOTB
i6o
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
845
ques semaines à peine après la prise de
Carcassonne par les croisés, voyons-nous
l'abbé rompre le paréage & en conclure
un tout semblable avec Simon de Mont-
fort, qui s'installe alors à Pamiers, y tient
sa grande assemblée de 1212 & lègue à son
fils Amauri le paréage, avec toutes ses pos-
sessions, en 1218; l'acte en fut renouvelé
à cette époque avec le nouveau seigneur.
Mais l'avantage n'était plus aux croisés,
dont chaque jour les domaines s'amoin-
drissaient, & Pamiers rentra sous la do-
set, attaché à ses intérêts & à ceux de
l'Eglise, & prêt à les défendre par tous les
moyens possibles. Dans cette lutte il eut'
pour premiers alliés les habitants de Pa-
miers, qui se soulevèrent contre Roger-
Bernard, l'assaillirent un jour qu'il était
venu à Pamiers & mirent ses jours en
danger. Punie rigoureusement, cette ré-
volte servit les intérêts de l'abbé qui,
bientôt, abandonnant toute idée de conci-
liation, rompit le traité plus que sécu-
laire qui liait l'abbaye aux comtes de
Note
160
mination du comte de Poix; dès 1222 il y Foix, & offrit le paréage au roi de France
faisait de nouveau sa résidence. Son fils,
Roger-Bernard, lui succéda dans cette
possession &, en 1223, il arracha aux cha-
noines une reconnaissance, évidemment
forcée, qui porte que l'emplacement de
l'abbaye & de la ville de Pamiers a jadis
été donné à l'abbaye par les anciens comtes
de Foix, qui en ont conservé le domaine;
que c'est pour le rachat de leurs péchés,
que ces mêmes comtes se déclarèrent les
vassaux de l'abbaye & voulurent se sou-
mettre à sa seigneurie (dominium); enfin.
(1269). Cette démarche décisive laissa le
comte sans appui; ses intrigues avec l'Ara-
gon, ses prétentions à l'indépendance, en-
fin ses attaques contre l'autorité royale ne
tardèrent pas à amener le roi Philippe III
dans le Midi; fait prisonnier par l'armée
royale, il fut enfermé deux ans dans les
tours de Carcassonne, & Bernard Saisset
put se croire définitivement délivré de
son adversaire. A peine remis en liberté,
le comte alla se faire prendre encore une
fois par le roi d'Aragon, &, grâce à tous
par le même acte, l'abbé s'engageait à faire ces incidents, l'abbé obtint du roi, en
jouir Roger-Bernard de tous les droits 1280, le renouvellement du paréage pour
portés par le paréage conclu avec l'ancien dix ans.
comte Bernard-Roger. Mais la fortune allait tourner contre
L'arrivée du roi en 1226 aurait pu ame- lui; rendu à la liberté en 1284, Roger-
ner quelque changement dans cet état de Bernard prit une part si brillante à l'expé-
choses; mais le traité de Melun (1229) res- dition d'Aragon de 1285, sut si bien gagner
titua tous ses domaines au comte de Foix,
& l'abbé dut accepter définitivement le
paréage en 1282; le comte indemnisa l'ab-
baye de foutes ses pertes & promit de gar-
der fidèlement à l'avenir les clauses du
contrat; les consuls de Pamiers se firent
cautions de l'exécution de cette promesse.
Malgré une tentative de la jiart des cha-
noines pour rompre l'accord en 1241, les
relations entre les deux pouvoirs restèrent
assez bonnes jusqu'à la mort de Roger, fils
de Roger-Bernard (i265). Mais à ce mo-
ment commença une lutte terrible, pleine
d'incidents, 8c qui devait durer plus de
trente ans.
les bonnes grâces du roi, que celui-ci,
quelques jours avant sa mort, lui restitua
le paréage de Pamiers (21 septembre 1285);
cette restitution fut confirmée par Phi-
lippe IV, le 26 octobre suivant. Le comte
se rend alors à Pamiers, se fait reconnaître
par les habitants devenus plus fraitables
pour leur coseigneur & essaie de fléchir
l'abbé; celui-ci résiste, traîne en longueur,
profite adroitement de toutes les fautes de
son adversaire, & ce n'est qu'en 1294 que
le roi emploie définitivement son autorité
pour amener un accord devenu absolu-
ment nécessaire. Voyant l'abbé toujours
obstiné, il ordonne au sénéchal de Car-
Les deux adversaires n'étaient pas de cassonne de faire évacuer le château de
même force; l'un, le comte de Foix, carac- Pamiers par les officiers royaux & de le
tare aventureux & imprudent, perpétuel- remettre au comte de Foix (février 1295).
lement à la recherche d'aventures, l'autre, C'est alors que le pape intervient. Ber-
le nouvel abbé de Pamiers, Bernard Sais- nard Saisset est allé porter ses plaintes à
KOTB
«46
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Boniface VIII, s'est plaint amèrement des
exactions & des entreprises du comte de
Foix. Le pape s'empare de la question,
somme celui-ci de restituer la ville à l'ab-
baye, &, ne recevant pas de réponse, il le
frappe d'excommunication & met la ville
de Pamiers en interdit (juillet 1295). La
lutte en était, on le voit, arrivée au plus
haut point de violencej mais, par un re-
tour inattendu, elle s'apaisa presque aus-
sitôt; l'érection de Pamiers en cité épisco-
pale (22 juillet 1295) fut le signal de cette
détente, & Bernard Saisset semble être
allé lui-même au-devant d'un accord; il
fut arrêté, le 7 novembre 1297, par Gui
de Lévis, maréchal de Mirepoix, arbitre
élu par les deux parties.
Cet accord commence par rappeler la si-
tuation, les violences commises de part &
d'autre, expose la nécessité pour Pamiers
de rechercher l'appui d'un bras séculier
pour se bien gouverner, l'abaissement de
ses revenus, qui ne s'élevaient plus qu'à
deux mille livres de petits tournois, l'éten-
due des possessions du comte dans la ville,
possessions qui donnent un revenu annuel
de deux cents livres. Le château est remis
au comte, qui cède à l'évèque la tour
neuve qu'il vient de coristruire. La juri-
diction haute, moyenne & basse est par-
tagée également entre les coseigneurs, les
revenus des encours, des moulins, des
fours, &c., sont partagés de même. La cité
sera gouvernée par un châtelain prêtant
serment à l'évèque & au comte; les reve-
nus seront perçus par un viguier commun,
rendant ses comptes aux deux seigneurs.
La justice est confiée de même h un juge
commun. Le comte tiendra le château en
fief de l'évêché, prêtera serment de fidélité,
& en fera la remise chaque année, le jour
de la fête de saint Antonin. Pour indem-
niser l'évèque de ses pertes & de la part de
seigneurie qu'il abandonne, le comte devra
lui assigner mille livres de rente aux envi-
rons de la ville, ou lui payer une somme
de vingt mille livres. Cet accord, est déclaré
obligatoire, sauf l'approbation du pape,
quf les deux parties s'engagent à envoyer
demander à Rome. L'approbation ne fut
donnée qu'en 1299, 8c les derniers actes
de la réconciliation eurent lieu en i3oo.
A partir de ce moment, les coseigneurs
semblent avoir paisiblement possédé la
ville de Pamiers, du moins les actes ne
portent plus trace de nouveaux débats. Au
quatorzième siècle, ils s'unirent pour se
faire concéder le consulat de la ville par
le roi de France & ne paraissent pas
avoir renouvelé à ce sujet leurs anciennes
luttes.
Chapitre cathedra!, — Comme dans toutes
les nouvelles églises épiscopales fondées
par Boniface VIII & par Jean XXII, le
chapitre de Pamiers ne changea ni de règle
ni d'institut, en devenant cathédral; ce
fut toujours un chapitre de chanoines de
l'ordre de Saint-Augustin, & les dignités
en restèrent les mêmes. Seulement, les
rapports entre l'évèque & les chanoines
étaient plus difficiles que ceux qui exis-
taient tout naturellement entre l'abbé &
le chapitre conventuel; l'autorité de l'un
s'étant accrue, les autres avaient besoin de
plus de garanties contre les excès de pou-
voir. Dès i3i5, une querelle s'éleva entre
l'évèque Pillefort & la communauté; des
deux parts les griefs étaient nombreux &
presque tous avaient leur origine dans
l'érection en cathédrale de l'abbaye de
Saint-Antonin; ou remarquait parmi ces
griefs les contestations relatives à la sépa-
ration des deux menses, la collation des
bénéfices, l'institution des chanoines & la
nomination du cellérier, le règlement des
frais causés au chapitre par les longs débats
avec le comte de Foix & le roi de France
au sujet du paréage; la création des offi-
ciers temporels de la justice épiscopale &
capitulaire; la perception des revenus de
la temporalité, les procurations dues par
deux églises de Pamiers, celle del Camp &
celle del Mercadal, la correction des cha-
noines & l'administration des biens dépen-
dants de la mense capitulaire. Après pour-
parlers, actes contradictoires, &c., les
parties élurent trois arbitres qui terminè-
rent tous les différends par une sentence
prononcée solennellement dans le couvent
des frères mineurs de Carcassonne. L'acte
de compromission portait que les parties se
soumettraient sans résistance à la décision
des arbitres, sous peine d'une amende,
Note
160
Note
160
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
847
payable à l'œuvre du pont de pierre de
Carcassonne'. Nous ne pouvons pas entrer
dans le détail de cette volumineuse tran-
saction; voici seulement de quelle ma-
nière furent résolues les questions les plus
importantes. Les frais du procès du pa-
réage furent amortis au moyen d'une taxe
spéciale du tiers du revenu prélevée sur
les bénéfices à la nomination du chapitre;
quatre chanoines, installés dans le cha-
pitre avec le consentement de la commu-
nauté par l'évêque précédent & chassés par
le nouveau prélat, recouvrèrent leurs pré-
bendes; le prieur claustral fut nommé par
le chapitre & institué par l'évêque, il eut
dont les maîtres étaient toujours en guerre,
célèbre par les objets précieux qu'elle ren-
fermait, elle était pour les gens d'armes &
les brigands {armîgeri & praedones) une
proie facile & séduisante; maintes fois, ils
l'occupèrent, en expulsèrent les chanoines
& pillèrent le trésor & la sacristie. La
plupart des fiefs & des autres possessions
territoriales du chapitre étaient aux mains
des barons voisins, auxquels les chanoines
n'osaient les réclamer, sentant que leur
vie était entre les mains de ces redouta-
bles adversaires. Enfin, par suite des inon-
dations & des incendies, par suite aussi de
leur vétusté, une partie des bâtiments
double prébende & partagea le droit de claustraux, le clocher & quatre chapelles
correction sur les chanoines avec l'évê-
que. A cette époque, d'après cet acte, le
chapitre comptait les dignités suivantes ;
archidiaconé, trésorerie, sacristie, infir-
merie, ouvrerie & aumônerie.
La guerre de Cent ans & tous les mal-
de l'église se trouvaient complètement
ruinés. « Depuis déjà longtemps, ajoute la
bulle de 1499 qui rappelle tous ces faits,
une partie des chanoines, bravant les cen-
sures ecclésiastiques, devenues impuissan-
tes, se sont transportés à Pamiers même.
heurs qu'elle entraîna pour le Languedoc, où ils habitent des maisons qui leur ap-
n'épargnèrent pas plus le chapitre de Saint- partiennent, & célèbrent l'office divin sans
Antonin que les autres communautés de la être inquiétés. » Voulant parer à cet état
France; ses revenus diminuèrent rapide- de choses & le régulariser, le pape Alexan-
ment; en iSyi, l'évêque dut demander au dreVI transporta donc le chapitre de Saint-
pape Grégoire XI de réduire le nombre Antonin en l'église du Mercadal, & les
des prébendes à dix-huit; mais cette me- chanoines s'y installèrent aussitôt. Ce ne
sure ne suffit pas, &, en 1437, Eugène IV
dut, tout en rappelant la mesure prise par
son prédécesseur, la reconnaître insuffi-
sante & faire descendre ce chiffre à douze.
Tout le reste du quinzième siècle est mar-
fut, toutefois, que beaucoup plus tard, en
1544, qu'une transaction avec les consuls
régla leurs relations réciproques & la part
des nouvelles charges afférente à chaque
partie. Le chapitre eut autant de pouvoir
que par une décadence de plus en plus au Mercadal qu'à Saint-Antonin ; il reçut
grande; d'ailleurs, à Pamiers, cette déca-
dence tenait aussi à des causes toutes spé-
ciales. L'église abbatiale de Saint-Antonin,
située hors des murs de la ville proprement
dite, à près d'un mille de ses fortifications,
était dans une position difficile. Placée
sur les limites de plusieurs seigneuries
' Sans sortir de notre sujet, rappelons que le
pont en question est le vieux pont de la Cité;
beaucoup d'auteurs en faisaient remonter la cons-
truction jusqu'au douzième siècle, à cause d'une
charte de 1184'. Cette mention donne raison à
M. Cros-Mayrevielle, qui y voyait un monument
du treizième siècle*.
■ Voyez tome VIII de cette édition, Preuves, n« XXXVI,
• Voir MahuI, Cartulaire dt Carcastonne, t. 5, p. 753.
en garde tous les reliquaires, vêtements &
ornements sacerdotaux appartenant à l'é-
glise; seulement tous ces objets du culte
furent renfermés dans un coffre à deux
clefs, dont il eut l'une & dont l'autre fut
confiée à deux paroissiens intègres. Le
mobilier de l'église fut entretenu à frais
communs; les réparations des bâtiments
durent être payées par l'évêque; les fon-
dations pieuses faites au Mercadal furent
acquittées parles chanoines, 8t la recfo-
rerie fut unie à la mense.
Voici l'état du chapitre en i58i : il se
composait de douze prébendes conférées
alternativement par l'évêque & par la
communauté; quatre dignitaires ; archi-
diacre, archiprêtre, sacristain, préchantre,
Note
160
Note
i6o
848
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
tous nommés par l'évêque, jouissant de
bénéfices réguliers & choisis parmi les
chanoines; deux officiers : infirmier &
aumônier, présentés par le chapitre, nom-
més par l'évêque; douze prébendes sécu-
lières, réservées aux hebdomadiers & don-
nées parle chapitre. Au dix-septième siècle
la régularité n'y était presque plus obser-
vée; le chapitre végéta dans cet état misé-
rable jusqu'en 1745, année où Benoît XIV,
à la demande du roi Louis XV, vint l'af-
franchir de règles depuis longtemps non
observées & prononça sa sécularisation.
Dans la ville de Pamiers, on comptait
plusieurs établissements religieux. Les do-
minicains y existaient dès le milieu du trei-
zième siècle; en 1269, saint Louis leur fit
différentes aumônes; les frères mineurs fu-
rent aussi l'objet des largesses du même
prince à la même époque, ainsi que les
carmes & les augustins. Ceux-ci construisi-
rent leur couvent un peu en dehors de la
ville, au quartier dit de Loumet, au com-
mencement du quatorzième siècle, peu
après l'érection de Pamiers en église ca-
thédrale; ils devaient au chapitre, en si-
gne de sujétion, un demi-écu d'or payable
chaque année, le 19 juin, jour de la trans-
lation de saint Antonin. Ce couvent ren-
ferma jusqu'à quatre-vingt-dix religieux &
posséda jusqu'à douze mille livres de rente.
En 1461, il s'y tint un chapitre général de
l'ordre. L'église était grande & magnifi-
quement ornée, la sacristie bien munie
d'objets en métaux précieux, & les bâti-
ments claustraux dignes de l'église; tout
cela disparut lors du passage des calvi-
nistes, en i56i, & plusieurs religieux y
trouvèrent la mort. Avant l'arrivée des
protestants, les pères tenaient le collège
de la ville. Le couvent fut reconstruit au
dix- septième siècle, à partir de 1654'.
Nommons encore les clarisses, les jésuites,
qui, arrivés en i559, furent expulsés en
i56i & ne purent revenir qu'au dix-sep-
tième siècle.
La collégiale de Notre-Dame del Camp
fut établie par Barthélemi, évêque de Pa-
miers, en 1466; il la composa de huit prê-
' Ourgaud, pp. loz & suiv.
très sous la direction d'un primicier; la
nouvelle communauté fut placée à perpé-
tuité sous la surveillance de l'évêque, on
lui unit la vicairerie de l'église, & on lui
céda le produit du bassin & des anciens
obits.
Il n'y avait dans le diocèse de Pamiers
qu'une seule abbaye, celle de Saint-Volu-
sien de Foix, sur laquelle les renseigne-
ments manquent presque entièrement, les
archives ayant aujourd'hui disparu". Sui-
vant une ancienne tradition, qui du reste
n'est confirmée par aucun texte, cette ab-
baye aurait été fondée par Charlemagne à
la fin du huitième siècle, en reconnais-
sance de ses victoires sur les Sarrasins. La
première mention, réellement historique,
qu'on ait sur elle, est de 870; un plaid
tenu cette année par le comte Bernard,
marquis de Septimanie, en parle comme
d'un domaine dépendant de l'abbaye de
Saint-Thibéry, donné à cette dernière par
le roi Charles, & ce roi Charles, d'après le
texte du jugement, ne peut être que Char-
les le Chauve, car on en parle comme du
roi régnant (Jomnus noster)' ; la donation
avait dû avoir lieu en 858. A cette époque
c'est une abbaye déjà dédiée à saint Volu-
sien, dont les laïques s'étaient emparés;
l'abbé de Saint-Thibéry en obtint sans
peine la restitution. Après ce premier té-
moignage, nous trouvons une lacune de
près d'un siècle; en 961, Saint-Volusien
reparaît dans le testament de Rainiond,
comte de Rouergue & marquis de Gothie.
En 988 & ICI 2, d'après des actes aujour-
d'hui perdus, Roger, comte deCarcassonne,
& sa femme Adélaïde lui font plusieurs do-
nations. Au onzième siècle nouvelle la-
cune; la liste des abbés ne commence qu'en
iioi. On prétend que la restauration du
monastère & l'installation des chanoines
' Il n'existe rion à Foix sur, cette abbaye; à
peine pourrait-on glaner quelques indications
dans les archives municipales encore en désordre;
quant au Tolume 96 de la collection Doat, relatif
i l'abbaye & à la ville tout ensemble, il a été em-
ployé par les bénédictins du Gallia Christiena
(t. XIII), & avant eux par D. Vaissete.
' Voyez tome II de cette édition, Preuves, c. 356.
Note
160
Note
160
NOTES SUPx L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
réguliers de Saint-Augustin, furent l'œu-
vre de Raimond de Saint-Gilles; en tout
cas, les comtes de Foix semblent aussi y
avoir eu une grande part. Pillée au sei-
zième siècle par les protestants, l'abbaye
fut agrégée au dix-septième à la congré-
gation des chanoiiles réguliers ou congré-
gation de France.
Abbés de Foix.
I. AmÉLIUS, abbé de Foix & prieur de
Frézélas, souscrit un acte de Bertrand,
comte de Toulouse, en iioi.
II. Hector de Mazernes, 1104, dona-
tion de Roger, comte de Foix. En 1108,
Guillaume, prieur de l'abbaye, est men-
tionné dans une charte du comte de Foix.
III. Roger, prévôt en 1104; indiqué
comme abbé dans une charte du Mas-d'Azil
de 1124.
IV. Bernard I, 1145, charte de restitu-
tion de Roger, comte de Foix.
V. Pierre I de l'Herm, août 1168, fait
paréage avec le comte Roger-Bernard; par-
tage avec lui la justice & le marché de
Foix; renouvelle ce paréage avec Rai-
niond-Roger en 1188.
VI. Jourdain, 1192.
VII. Robert obtient, en 1224, une
bulle de privilèges du pape Honcfrius III,
confirmant l'adoption par le oouvent de la
règle de Saint-Augustin.
VIII. Guillaume I Athon de Dur-
ban, 1229, assiste au concile de Saint-Jean
des Verges; I23i, paréage avec le comte
Roger-Bernard; paraît jusqu'en 1252.
IX. Sanche Morlane, 1236, assiste à
une transaction entre Maurin, abbé de
Saint-Antonin, & Adémar, abbé de Boul-
bonne. Il eut avec le comte de Foix des
querelles à la suite desquelles il frappa ce
prince d'excommunication.
X. Arnaud était abbé en 1259. En 1261,
l'archevêque de Narbonne & Roger, comte
de Foix, le choisissent pour arbitre. En
1271, l'évèque de Toulouse, à sa requête,
excommunie le comte qui détenait une
partie des possessions du monastère.
XI. Guillaume II, août & septembre
1271.
XII. Othon assiste par procureur au
IV.
849
concile de Béziers en 1280. En 1288, il fait
une association de prières avec Roger, abbé
de la Grasse. Paraît encore en 1294.
XIII. Geoffroi de Cruilles, archi-
diacre du Savartez, 1296-1298. En 1299, il
passe marché pour la construction d'un
pont de pierre à Foix. En i3i2, il com-
promet avec les habitants de Saurat. En
i3i5, Gaston de Foix, partant pour la
guerre de Flandre, lui confie l'adminis-
tration de son comté. En i322, il approuve
la fondation d'une nouvelle prébende dans
son église, prébende dont la collation est
attribuée aux consuls de Foix.
XIV. Pons, qu'on trouve aussi sous le
nom de Pierre Ferréol, paraît en i323 dans
une transaction du clergé du diocèse avec
le comte Gaston. En i337, il fait un accord
avec les consuls de sa ville abbatiale au
sujet des fontaines & des conduites d'eau.
XV. Hugues, 1384, date d'une attesta-
tion relative au martyre de saint Volusien,
accordée par lui aux consuls de Foix.
XVI. Bernard II mentionné en 1391
dans une concession de privilèges à la
ville de Foix.
XVII. Guillaume III fait échange avec
les consuls en 1403 ou 1409.
XVIII. Pierre II de Cos, évéque d'Al-
bano, abbé commeadataire; arbitre entre
le comte de Foix & l'évoque de Pamiers
en 1428. En 1440, le nombre des chanoi-
nes est réduit par Eugène IV de dix-huit
à douze.
XIX. Jean I, 1448, cité dans une confir-
mation des privilèges de Foix par le comte
Gaston.
XX. Barthélémy Dominique du
Mont, 1462 & 1472.
XXI. Jean II d'Aule, 1477 & 1487.
XXII. Raimond Roger de Commin-
GES fait une inféodation en 1495.
XXIU. Jean Roger de Comminges,
i5io; en i5i6 il s'accorde avec le chapitre
pour la nomination du vicaire général de
l'abbé & l'observation des anciennes cou-
tumes de l'abbaye.
XXIV. Bertrand de Lordat, évéque
de Pamiers, i520.
XXV. Paul de BéARN, évéque de Les-
car, i533.
XXVI. Jacques I, bâtard de Foix, évê-
«4
Note
Note
160
85o
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
que de Lescar, vice-roi de Béarn & abbé
de la Réole, i535. Eu 1548 il fait avec son
chapitre le partage des deux menses & des
bâtiments claustraux.
XXVII. Nicolas I d'Angu, abbé de
Saint-Savin, évêque de Séez, puis de
Mende, i555. Il vit occuper la ville & l'ab-
baye par les huguenots en i562, & mourut
en 1567.
XXVIII. Paul I de Foix, archevêque de
Toulouse, i58o. En i582, nouvelle occu-
pation du monastère par les réformés qui
le détruisent, pillent le trésor & brûlent
les ossements de saint Volusien. Paul
mourut à Rome en 1584.
XXIX. Nicolas II de Pellevé, cardi-
nal-évèque de Sabine, nommé par Sixte IV,
conformément au concordat de i5i6 (i585).
XXX. Eudes de Ferrouil, nommé par
le roi en iSçi, ne put jamais obtenir ses
bulles, céda au suivant en 1604.
XXXI. Jean IV de Cohen, clerc de
Tours, 16045 c'est alors qu'a lieu la réunion
des chanoines & la reprise du service divin.
XXXII. Pierre III de Caulet, abbé
du Mas-Garnier, 1606; reconstruit l'église
dont la première pierre est posée en 1609.
En i6i5, un arrêt du parlement de Tou-
louse lui rend la justice haute, moyenne &
basse de la ville de Foix. Mort en 1617.
XXXIII. BONAVENTURE DE LA FoNiT,
162O-162I.
XXXIV. François-Étienne de Cau-
let, neveu des deux précédents, nommé
en 1627, à l'âge de dix-sept ans; s'occupa
avec zèle de la réforme de l'abbaye; en
1644, devenu évêque de Pamiers, il se dé-
mit en faveur du suivant.
XXXV. Jacques II de Montrouge,
1644, continue les démarches pour la ré-
forme; nommé évêque de Saint-Flour en
1647.
XXXVI. François d'Escopérier de
LA Gardie de Pouzols, i652-i653, ad-
versaire obstiné de toute réforme.
XXXVII. N., cardinal d'Esté, prince de
Modène, 1657.
XXXVIII. Louis de Bassompierre,
évêque de Saintes, i658. Il introduisit
dans l'abbaye les chanoines réguliers de
France, & restaura complètement l'abbaye.
Mourut en 1676.
XXXIX. Jean III, comte de Gournay,
1677.
XL. N. le Tonnelier de Breteuil,
1743, nommé en remplacement du précé-
dent.
XLI. Charles -Antoine - Gabriel
d'Osmond de Médavy, chanoine-comte
de Lyon, 1763; il fut nommé évêque de
Coniminges en 1764. [A. M.]
NOTE CLXI
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Etablissements religieux du diocèse
de Rieux,
Chapitre de Rieux. — Quand le pape
Jean XXII eut érigé en église épiscopale
la petite paroisse de Sainte-Marie de
Rieux, il songea à y établir un chapitre
cathédral. Une bulle du 1 1 juillet i3i7 ins-
titua douze prébendes possédées tant par
les dignitaires que par les simples cha-
noines; les premiers étaient au nombre de
quatre : prévôt, archidiacre, sacristain &
préchantre; les autres prébendes étaient
simplement canoniales. Le prévôt était élu
par le chapitre & confirmé par l'évêque;
les autres dignitaires étaient nommés par
l'évêque, qui devait les choisir parmi les
chanoines de la cathédrale. Le même con-
férait les canonicats du côté de l'épître.
Le chapitre conférait les canonicats du
côté de l'évangile, sur la présentation du
chanoine de semaine. Outre ces canoni-
cats, le chapitre comptait encore quatre
hebdomadiers, deux sous-diacres, vingt-six
prébendes & trois enfants de choeur.
La ville de Rieux renfermait un grand
couvent de dominicains avec une belle
église; ce oouvent datait du milieu du
treizième siècle, & reconnaissait pour ses
fondateurs un comte de Foix, le baron de
Thésac & la communauté du lieu de Rieux;
cette maison était en pleine décadence au
dernier siècle. A côté était un couvent de
frères mineurs, qui datait de i3i3 & devait
son origine h un seigneur de Léyis, de la
NOTB
160
Note
161
Note
i6i
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
85 1
branche do Léran; il y avait aussi à Rieux
un couvent de capucins.
Dans le diocèse on comptait encore une
maison d'augustins à Marquefave, des ca-
pucins à Cazères; à Longages, à La Grâce-
Dieu & à Cazères des établissements de
l'ordre de Fontevraultj la première de ces
trois maisons devait son origine à celle
d'Espezès ou de l'Espinasse, fondée en 1114
par la comtesse d'Aquitaine, Philippe. A
Montesquieu-Volvestre était un couvent
de feuillantines établi en i588 par l'évè-
que du Bourg, à la demande du fonda-
teur de l'ordre, Jean de la Barrière. A
Saint-Ybars, ville autrefois dépendante do
la mense abbatiale de Lézat, existait une
collégiale fondée en 1627 par l'évêque
Jean de Pins & placée sous le patronage
de saint Brice. Elle se composait d'un
doyen, d'un préchantre, tous deux digni-
taires, de dix chanoines & d'un curé. La
collation des deux dignités appartenait
à l'évêque, qui conférait aussi la moitié
des canonicafs, dont l'autre moitié était
à la discrétion du chapitre.
Le séminaire, à partir de 1673, fut admi-
nistré par les oratoriens.
Outre les abbayes de Lézat (Note XCIV),
Feuillans (Note CXXXIV), Calers (Note
CXXVII) & du Mas-d'Azil (Note XCVI),
le diocèse de Kieux renfermait encore un
établissement qui eut autrefois une cer-
taine importance, nous voulons parler de
l'abbaye de femmes de Valnègre. Ce mo-
nastère, de l'ordre de Cîteaux, fut fondé
probablement vers la fin du douzième siè-
cle par les seigneurs de Lissac; il dut son
origine à l'abbaye de Boulbonne qui s'oc-
cupa toujours activement d'introduire la
règle de Cîteaux dans les diocèses voisins.
Cette maison dépendit étroitement de
cette abbaye jusqu'en 1432. A cette date
les guerres civiles & nationales l'avaient
tellement ruinée que l'abbé de Morimont,
Gui, l'unit à la maison mère, c'est-à-dire à
Boulbonne, & prononça par cela même sa
suppression. L'abbesse & les religieuses
résistèrent énergiquement, mais le temps
éteignit leurs plaintes, & l'union finit par
avoir tout son effet. Au dix-huitième siè-
cle, il ne restait plus que des débris de-
ce couvent qui, à un certain moment, avr.".t
eu jusqu'à c[uarante religieuses'.
Toutefois Boulbonne ne paraît pas avoir
eu seule part à la fondation de cette
abbaye qui semble avoir été un instant
soumise à celle de Fondouce, de l'ordre de
Cîteaux, en Saintonge, dont l'abbé Guil-
laume, vers 1225, abandonna à l'abbé de
Boulbonne tous ses droits. Comme supé-
rieur ecclésiastique, l'abbé de Boulbonne
avait sur Valnègre le droit de visite, & à
chaque visite nouvelle, il pouvait promul-
guer de nouveaux statuts; c'est ce qui eut
lieu en i35o & i35i, à la suite d'un ordre
formel de l'abbé de Cîteaux, supérieur de
l'ordre; il avait encore la police intérieure
& la surveillance de la communauté; en
1201, à la suite de rixes & de querelles
scandaleuses, il avait dû excommunier les
religieuses; elles purent se disculper ou
firent pénitence, & le cardinal de Saint-
Martin des Monts (in Montibus) fit lever
l'excommunication.
Abbesses de Valnègre.
\. JouRnAiNE, abbesse en 1206,
II. Mabilie I, I23o.
III. Mabilie II, 1267-1277.
IV. BrAIDE I, 1280. En 1284, Roger,
comte de Foix, lui accorde des lettres d'a-
mortissement pour une terre acquise par
elle & valant mille sous de Toulouse,
Braide vivait encore en 1288 & 1290.
V. Mabilie III, élue en 1291.
VI. Braide II d'Asouaire, élue en
1291. En i3o2, Agnès, comtesse de Foix,
lui donna un psautier orné de plaques d'ar-
gent; on peut lire en note la description
de ce beau volume'. La même comtesse
' La communauté dut se dissoudre quelque dix
ans après l'acte d'union à Boulbonne; du moins
les archives de cette abbaye renfermaient, sous la
date du 10 octobre 144/I, l'acte de la vente faite
par les religieuses de Valnègre au prieur de Boul-
bonne de tous leurs biens meubles, moyennant
la somme de cinquante moutons d'or. — (Doat,
V. 86, f» 280.)
' Cessit... quemdam librum Psalterium vocatum,
in pellibus edinis scriptum, in se triginta sexter-
nos continentem interpostesque seu tabulas argen-
teas seu platis argenteis coopertas & ornatas, liga-
NoTE
161
Note
i6i
85:
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Note
162
laissa, en iSoç, à l'abbaye un certain nom-
bre d'objets d'argent dont l'inventaire fut
dressé la même année par l'abbé de Boul-
bonne; ces objets devaient être employés
à l'acquisition de rentes'. En i3l6, le
nombre des religieuses de Valnègre fut
fixé à quarante.
VII. Sanctimonde de Gaudin suc-
cède à la précédente en 1819.
VIII. Gaillarde d'Aure, 1321-1348.
IX. GÉRAUDE, 1897.
X. Braide III, 1401.
XI. Marthe Marline, 1432; elle con-
sentit à la suppression de son abbaye & à
son union à Boulbonne. [A. M.]
NOTE CLXII
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Etablissements religieux du diocèse
de Saint-Papoul.
L'ANCIENNE abbaye bénédictine de Saint-
Papoul fut érigée par le pape Jean XXII
en évêché par bulles de iSiy & i3i8. Le
tum a parteqiie exteriori signatum decem scutis
ibidem bornatis & sculptis [Suit la description de
ces armoiries & l'indication des offices contenus dans
le manuscrit). — Doat, v. 85, f" 174 r°.
' En voici les articles les plus curieux :
XX scutellns ponderis triginta marcharum.
XIV sciitellas ponderis sexaginta marcharum.
X & vni Tpeùai de tal/iadors ponderis quinqua-
ginta quatuor marcharum.
im petias de haers ponderis decem & octo mar-
charum.
11 petias de haers pro aqua ponderis tredecim
marcharum.
XXIIii petias de grasalets ponderis duodecim
marcarum minus quatuor uncias.
XIII tasas ponderis decem & novem marcharum
& medii.
I cifum cum sohrccop ponderis quinque marca-
rum minus quatuor uncias.
XXXVI culhcrs ponderis trium marcarum minus
duas uncias.
II lampades quas dimisimus sacristanae pro il-
luminando altare, ponderis quatuor marcharum.
— (Doat y. 85, f" 317.)
nouveau diocèse, pris sur l'ancien dio-
cèse de Toulouse, fut en majeure partie
composé du pays de Laurac; Saint-Pa-
poul, le chef-lieu, n'en était pas de beau-
coup la ville la plus importante, Castel-
naudary, chef-lieu de la circonscription
civile & administrative, comptant beau-
coup plus d'habitants. La seigneurie de
la ville cathédrale appartenait à l'évé-
que.
Comme dans les autres abbayes érigées
en évèchés par Jean XXII, le chapitre ca-
thédral de Saint-Papoul fut d'abord com-
posé de moines, soumis comme auparavant
à la règle de Saint-Benoît. Rien ne fut
changé dans son organisation intérieure &,
jusqu'au seizième siècle, personne ne sem-
ble en avoir senti la nécessité. Mais, à cette
époque, le relâchement de la discipline, la
diminution des revenus, qui ne permettait
plus d'entretenir des religieux sans for-
tune personnelle, amenèrent i'évéque De-
nis de Bar & son chapitre à commencer
de concert, en i525, les démarches néces-
saires pour la sécularisation. Il adressa
successivement deux suppliques au pape,
suppliques restées d'ailleurs inutiles, &
sa mort, arrivée peu après, arrêta toutes
les démarches. Un autre évêque, Bernard
Salviati, d'origine italienne, s'y prit autre-
ment, &, à la requête de son chapitre, ou-
vrit une enquête de commodo &■ incommodo,
qui ne fut terminée qu'en i559, date de sa
présentation au procureur royal en la sé-
néchaussée. Cette enquête constatait l'in-
curie des moines, leur petit nombre qui
les forçait à recourir à des prêtres auxi-
liaires pour la célébration des offices; mal-
gré l'augmentation des revenus des prieurés
dépendants de la mense capitulaire, aug-
mentation due à la cessation momentanée
des guerres locales, il devenait impossible
de recruter la communauté, & l'inobser-
vance des règles monastiques ne pouvait
être poussée plus loin.
A ce moment le chapitre avait sept offi-
ciers : le prieur-mage, première dignité
après I'évéque, le préchantre, le caméiier,
l'infirmier, le sacristain, le chef d'œuvre,
l'aumônier. Les revenus de la mense ne
s'élevaient plus qu'à soixante livres; les
bâtiments claustraux tombaient en ruines.
Note
16»
Note
162
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
853
il n'y avait plus de jardin, le puits était une bulle du i" octobre 1670 la prononça
comblé, &c. définitivement.
La supplique, dressée à la suite de cette Cet acte créait douze canonicats, sous la
enquête par les moines, demandait la se- direction d'un prévôt, avec quatre prében-
cularisation, avec un prévôt, un chantre diers & deux prêtres de chœur; la prévôté
& treize prébendes, dont une à l'évêque, était conférée par l'évêque; les canonicats
deux au prévôt, la réunion des prieurés à tour à tour par lui & par le chapitre, dans
la mense capitulaire. La prévôté & la chan- l'ordre suivant : première prébende, l'évê-
trerie seraient à l'élection du chapitre,
qui nommerait en outre six prébendes in-
férieurs chargés du chant. Ce fut sur ces
bases que la sécularisation fut demandée
tant au pape qu'au roi de France; auto-
risée par celui-ci en i562, elle allait être rais. Quant aux autres conditions de cette
accordée par le pape, quand la mort de sécularisation, elles ne présentent rien de
Salviati & les troubles religieux, qui agi- particulier & la bulle est exactement con-
tèrent si longtemps le pays, vinrent cou- çue dans les mêmes termes que celles qui
per court aux négociations, qui ne furent avaient changé l'état des autres chapitres
pas reprises. En i565, la prise de la ville cathédraux de la Province',
par les réformés & la dispersion des reli-
NOTE
162
que; deuxième, le prévôt; troisième, l'é-
vêque; quatrième, le plus ancien cha-
noine; cinquième, l'évêque; sixième, le
deuxième chanoine; septième, l'évêque;
huitième, le seigneur de Lanta & de Fer-
gieux semblèrent mettre fin à tous ces
projets.
Mais les causes qui avaient rendu la sé-
cularisation désirable n'en subsistaient pas
moins. Aussi, dès i655, en fut-il do nou-
veau question. Abandonné un instant, à
cause des événements politiques, ce nou-
veau projet fut repris en 1667, & le 12 mai
1667, un brevet royal permit de faire
toutes les démarches nécessaires en cour
de Rome. Le roi écrivit même au pape", &
' Très-Saint Père, plusieurs bonnes considéra-
tions nous ayant conviés de consentir &. accorder
la sécularisation de l'église cathédrale & chanoi-
nes réguliers de Saint Benoît de Saint-Papoul, en
notre province de Languedoc, & comme la plus
forte & principale est celle de la gloire de Dieu,
& de voir que par cette mutation les offices divins
seront désormais plus dignement célébrés en cette
église; nous supplions, Très-Saint Père, Vostre
Sainteté, par celte lettre, d'avoir aussi agréable
l'acte de la sécularisation pour ladite église & cha-
noines. Et comme le nombre de douze religieux
chanoines dont est composé ce chapitre n'est p;)s
suffisant pour y célébrer le service divin avec la
dignité qu'il convient dans une église cathédrale,
nous avons aussy consenti qu'immédiatement après
ladite sécularisation obtenue de Voire Sainteté,
lesdits chanoines ajoutent pour le service de cette
église deux prêtres qui entendent le plain-chant &
la musique, & quatre enfans de choeur, qui seront
enseignés & gouvernés tant en la musique que
autres choses par l'un desdits prêtres, tel qu'il soit
Dans le diocèse de Saint-Papoul, il n'y
avait aucune abbaye; mais en revanche,
il renfermait un des établissements reli-
gieux les plus célèbres du Midi, le fameux
prieuré de Prouille, berceau de l'ordre de
Saint-Dominique'.
choisi par l'évêque & chapitre, & lesquels prêtres
seront institués & destitués par l'un ou par l'autre,
pourvu, toutefois, que ledit sieur évêque de Saint-
Papoul consente à ladite transaction. Et ce fai-
sant, Vostre Sainteté aura agréable d'en octroyer
& faire expédier toutes les bulles & provisions
apostoliques nécessaires, suivant les mémoires 8t
supplications qui en seront présentés à Vostrs
Sainteté & sur ce que luy en dira plus particuUiè-
rement de notre part notre ambassadeur, sur lequel
nous nous en remettons. Nous prions Dieu, Très-
Saint-Père, TOUS vouloir longuement 81 heureuse-
ment conserver au bon règne & gouvernement de
la Sainte Église. Escript à Saint Germain en Laye,
le douzième jour de may mil six cent soixante-
sept. Votre dévot fils le roy de France & de Na-
varre, Lotis. — (^Collection Je Languedoc , v. ^4,
{• 43-)
' Tous ces détails sont tires de mémoires ma-
nuscrits avec longues pièces justificaiives commu -
niques aux continuateurs de l'Histoire de D. Vais-
sete ; ils sont conservés dans le tome 44 de la
Collection Je Languedoc, à la Bibliothèque natio-
nale.
' Nous avons employé pour rédiger cette notice
le livre du P. Percin, Monumenta conventus Tholo-
sani Praedicatorum, & les chartes contenues dans
Note
161
854
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Dans les derniers jours de juillet 1206,
arrivèrent à Montpellier Diego, évêque
d'Osma, & le sous-prieur de sa cathédrale,
Dominique ; ils venaient de remplir en
Danemark une mission dont les avait char-
gés le roi d'Aragon, & se préparaient à re-
gagner l'Espagne. A Montpellier, ils ren-
contrèrent les trois légats apostoliques,
Arnaud, abbé de Cîteaux, Pierre de Cas-
telnau & Raoul, qui parcouraient le pays
en prêchant contre l'hérésie albigeoise,
alors toute puissante. Séduits par l'idée de
prendre part à cette prédication, Diego &
Dominique suivirent les légats & parcou-
rurent avec eux une partie du bas & tout
le haut Languedoc. Mais la mort de Diego,
arrivée au commencement de 1207, la dis-
persion des légats, appelés ailleurs par des
affaires importantes, laissèrent bientôt
Dominique seul dans le pays; il s'établit
alors dans le Lauragais, aux environs de
Fanjeaux, & y continua ses prédications.
Le succès 110 tarda pas à couronner ses
efforts; par la prédication, il regagna au
catholicisme une partie de la noblesse des
environs, principalement des femmes, &
résolut de créer un ordre particulier qui
se consacrerait à la prière & à l'éducation.
11 mit promptement cette idée à exécution,
& dès août 1207, les actes mentionnent la
nouvelle congrégation; à cette époque, elle
n'était pas encore définitivement fixée à
Prouille; une partie habitait à Fanjeaux &
une autre partie à Prouille même; c'est ce
que prouve l'acte do donation de l'église
de Limoux, fait en 1208 par l'archevêque
de Narbonne. Ces premières religieuses
étaient au nombre de neuf, toutes femmes
hérétiques, originaires de Fanjeaux & con-
verties par saint Dominique.
Ces commencements étaient bien hum-
bles pour une maison qui devint plus tard
si puissante. La règle qui fut imposée aux
nouvelles religieuses comportait les trois
vœux de chasteté, obéissance & pauvreté;
saint Dominique en ajouta un quatrième
le tome 98 de la collection Dont. Une partie des
archives de Prouille a été retrouvée dans ces der-
niers temps & est déposée aujourd'hui à Carcas-
sonne, au dépôt de la préfecture; malheureusement
elles sont encore dans le plus grand désordre.
approprié à la nature du couvent, celui de
clôture; la règle, qui un peu plus tard fut
imposée aux frères prêcheurs, était imitée
de celle de Saint-Augustin. Destinée à en-
courager la prédication contre les héréti-
NOTE
1O2
ques,
la nouvelle maison était certaine-
ment en grand danger, mais la croisade
arriva fort heureusement avec Simon de
Montfort & lui permit de se développer
rapidement. Le nouveau prince du pays
ne manqua pas de lui faire des largesses
avec les biens confisqués sur les héré-
tiques; le i5 mai 1211, il lui concède
toutes ses possessions à Sauzens & une
vigne qui avait appartenu à Bertrand de
Saissac, dans le terroir de Fanjeaux; en
juillet 1212, il ratifie une donation de son
fidèle Robert Mauvoisin; en i2i3, une
autre d'Hugues de Lascy, nouveau sei-
gneur de Laurac & de Castelnaudary. En
1217, il la prend sous sa spéciale protec-
tion & recommande à ses sénéchaux de la
préserver de toute vexation. Continuateur
des traditions de son père, Amauri fait en-
core une donation en 1221 & remet à l'ab-
baye tous ses droits sur une vigne donnée
par Pierre Isarn.
Ces largesses des comtes de Montfort
eurent pour imitateurs tous les chevaliers
français venus à leur suite dans le Midi,
& dotés par eux des dépouilles des vain-
cus. Les archives de Prouille renfermaient
nombre d'actes de ces personnages; voici
l'indication des principaux. En 1211, un
certain Frémis, qui se dit Francigena,
donne à Dominique une partie de la terre
à lui assignée par Simon de Montfort;
l'année suivante, Guillaume des Essarts
{Francigena), chevalier & seigneur de Vil-
lesiscle, donne à son tour une séterée
de terre, qui avait la même origine; la
même année, Enguerrand de Boves, celui
que Simon de Montfort avait gratifié d'une
partie du comté de Foix, cède à l'ab-
baye un moulin, qu'il venait de recons-
truire, situé près de Gramazie. En 1214,
le nouveau seigneur de Montréal & de
Bram, Alain de Rouci, donne un Heu,
sis à Bram, pour jardin, aire & maison;
enfin, en 1216, Pierre de Vit, un autre
Français, octroie à Noël, i^rieur du mo-
nastère, la ville de la RcJorte, ])rès Sainte-
Note
i6z
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
855
Colombe-sur-Guette, avec droit de pà- Déjà renommé pour sa sainteté & son
ture dans le Chercorbes; tous ces biens exacte observance des règles monastiques,
avaient été jadis possédés par le vicomte Prouille recevait en même temps de nom-
de Béziers; cette charte fournit donc un breuses donations personnelles j nous en-
nouvel exemple des concessions territo- tendons par là l'acte d'un laïque qui se
riaies faites par les conquérants. Non con- donne à une maison religieuse cor^js &
tant de disposer des biens des simples âme, qui y entre en qualité de donat,
chevaliers, Simon de Montfort, pour se C'était généralement dans les années qui
faire des partisans, aliénait jusqu'à l'an- suivaient leur naissance que les établisse-
cien domaine privé de ses prédécesseurs'. ments religieux du moyen âge recevaient
le plus de ces offrandes. Elles étaient
d'ordinaire accompagnées de l'abandon
des biens meubles, quelquefois immeu-
bles, pour en jouir tantôt immédiatement,
tantôt seulement après la mort du dona-
teur. Un de ces contrats, celui de Ber-
NOTE
162
' 21 avril 1216. — Notum sit omnibus homi-
nibus haec audientibus sive hanc cartam legeati-
bus, quod ego Petrus de Vit, per me & per oranes
successores meos, bono animo ac spontanea volun-
tate, motus amore Dei, dono & trado in perpetuum
pro pura eleemosina Deo & Sanctae Mariae de nard -Catholique de Barsa (7 mai I2I2),
Prolano & loco ipsius & priori Natali ejusdem p^^te que si le donateur & ses fils veulent
loci & Dominico Oxomensi canonico & cunctis prendre l'habit monastique, ils devront
fratribus & sororibus praesentibus & futuris ibi-
dem manentibus & cunctis aliis locis domui Sanc-
tae Mariae de Prolano respondentibus & servien-
tibus, pro anima fratris mei Philippi de Vit, ut
Deus dimittat sibi omnia peccata sua si placitum
illi fuerit, videlicet totam villam de la Redorta,
quae est tub Sancta Columba cum omnibus suis
terminiis &c... & cum ista praesenti carta in bo-
nam & firmam possessionem semper valituram lo-
payer cent sous de Melgueil & promettre
l'obéissance la plus absolue; moyennant
ces conditions, ils pourront participer aux
prières faites par la congrégation. On peut
voir dans le volume de la collection Doat,
plus haut indiqué, d'autres actes analogues
des années 1207, 1211, 1212, I2i3, 1218.
Une autre source de richesses pour l'ab-
cum Sanctae Mar.ae de Prolano & pr.orem & j^ ^j^jj ,^3 bénéfices dont elle pouvait
fratrem Dominicum & omnes fratres & sorores . . , >/ •» 1
-, n j T' j aiouter les revenus a sa mense; c était des
praesentes & luturos ego Fetrus de Vit praedictus, ' • , , \
j • , j o . ,« k.o ™;..« ,j !.. i,.„j ~ Q, . évêques qu elle les tenait, les éveciues, a ce
dominus de C^uercorbes, mitto ad babendum & te- 11 ? 1 )
nendum & semper possidendum ad suam volun- moment & surtout après la conquête par
tatem semper ibi faciendam pro anima fratris mei les gens du Nord, étant les Seuls dispen-
Philippi de Vit. Et ultra haec dono in perpetuum sateurs des biens ecclésiastiques. Dè5 1207,
fratribus 8c sororibus praesentibus & futuris Sanc- elle reçut de l'archevèque de Narbonne
tae Mariae de Prolano & priori ejusdem loci per l'église paroissiale de Saint-Martin de Li-
totam meam terram de Quercorbes paixivum ani- ^OUX; cette donation, confirmée successi-
vement par deux légats, en 1223, par Con-
rad, cardinal-évéque de Porto, en 1229,
par Romain, cardinal de Saint-Ange, donna
lieu à de longues discussions avec l'abbayo
voisine de Sainf-Hilaire, qui avait, pa-
raît-il, quel(|ucs droits sur ce bénéfice. En
tout cas, l'abbé & ses religieux s'y pri-
rent assez mal pour faire valoir leurs pré-
tentions, justes ou non; en 1218, ils en-
malibus suis, &c... & ego ac mei successores eri-
mus semper de omnibus praedictis boni guirentes
de omnibus amparatoribus, bona fide & sine omni
dolo. Haec autem omnia praedicta dono & trado
in perpetuum &c... Sanctae Mariae de Prolano...
& pro anima fratris mei sicut melius habuit &
tenuit vicecomes Biterris & illi periinuit ac perti-
nere debuit aliquo jure seu aliqua ratione sive
voce vel consuetudine. Et ego Naialis prior Sanc-
tae Mariae de Prolano, per me, &c... recipio ani-
mam fratris vestri PhU.ppi de V.t & vos ipsum ^ahircnt l'église & ses dépendances, en
Petrum de Vit 8c aniecessores vestros m omnibus
orationibus nostris, 8c bonis quae ibi fiunt 8c sem-
per fient. Testes hujus rei sunt Bodovinus, capel-
lanus de Podio Viridi, Amelius de Lerano, diaco-
nus, Gualerannus, frater domini Pétri de Vit,
Bernardus Barba Dixosas, Raimundus Bcrtranni
Dixosas. Fatta carta ista undeciino kalendas maii,
feria quarla, anno ab Incarnalione Christi mille-
simo ducenicsimo decimo sexto, régnante Philippo
rege Francorum. Arnaldus Sancii de Lauraco scrlp-
tor publicus de Fanojovis in Castro de Podio
Viridio scripslt. — (Doat, v. 98, f" l'i y".)
Note
162
856
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
chassèrent les moines de Prouille & s'y
installèrent à leur place. L'archevêque de
Narbonae fit rétablir les choses dans leur
ancien état; mais les dissensions recom-
mencèrent, moins brutalement il faut l'es-
pérer, & une sentence donna gain de
cause à Prouille en 1222. Non contentes
de ce premier succès, les religieuses de ce
dernier couvent voulurent se soumettre
l'abbaye même de Saint-Hilaire; de là de
nouvelles disputes, qui durèrent encore
deux ans & ne furent définitivement arrê-
tées qu'en 1224 (v. st.); R-, abbé de Saint-
Polycarpe, & Isarn d'Aragon, archidiacre
de Carcassonne, arbitres élus par les deux
parties, maintinrent aux dominicaines la
possession de l'église de Saint-Martin, mais
repoussèrent toutes leurs autres préten-
tions. Cette dernière sentence fut confir-
mée, le 25 mai 1282, par Grégoire IX. La
possession de cette église de Limoux don-
nait aux dominicaines une certaine supré-
matie sur cette ville & ses environs; en
1234, leur consentement fut nécessaire
pour permettre aux trinitaires de cette
ville la construction d'un oratoire ; ces
religieux s'engagèrent à respecter tous les
droits tant spirituels que temporels de
Saint-Martin, ne purent avoir que deux
cloches & un autel portatif, & promirent
de donner une partie des dépouilles des
paroissiens enterrés dans leur chapelle'.
' Cette interdiction de construire des oratoires
ou .Tutres bâtiments religieux auprès de Saint-
Martin de Limoux fut renouvelée par Clément IV
par la Bulle suivante, datée du 11 octobre 1266 :
Clemens episcopus servus servorum Dei, dilectis
in Christo filiabus priorissae & conventui monia-
lium inclusarum monasterii Beatae Mariae de Pru-
liano, ordinis Sancti Augustin 1, Tholosanae dioce-
sis, s;ilutem 8c apostolicam benedictionem. Paci &
tranquillitati vestrae paterna volentes in posterum
sollicitudine providere auctoritate praesencium dis-
trictius inhibemus, ut infra fines parrochlae par-
rochialis ecclestae Sancti Martini de Limoso Nar-
bonensis diocesis, quam per annos quinquaginta
in usus proprios obtinuistis, ut asseritis & etiam
obttnetis, nullus cujuscumque prcfessionis vel dig-
nitatis audeat in vestrum praejvidicium capellam
seu oratorium sine vestro consensu edificare de
novo, non obstantibus aliquibus apostolicis litteris
concessis vel concedendis aliquibus locis religio-
sis vel domibus, de construendis taliter oratoriis
Non moins généreux que l'archevêque
de Narbonne, les évêques de Toulouse se
plurent à assurer les moyens d'existence
du couvent.
Dès 121 1, le célèbre Foulques, du con-
sentement du prévôt de la cathédrale de
Saint-Etienne, lui cédait l'église parois-
siale de Bram, à condition d'y célébrer
exactement le service divin; cette dona-
tion fut confirmée par son successeur R.,
évêque de Toulouse, en 1234. Le même
Foulques, en i23o, fit encore donation
de l'église de Notre-Dame de Fanjeaux,
conformément à la licence dont jouissent les
évèques, d'après les canons, de faire des lar-
gesses aux monastères fondés par eux; cette
phrase prouve que ce prélat se considérait
un peu comme l'un des fondateurs de l'ab-
baye; il l'avait au moins protégée dès l'ori-
gine.
Cette donation fut confirmée, en 1261,
par R., évêque de Toulouse, en i23i, par
Grégoire IX, en i25o, par Innocent IV, &
en 1257, par Alexandre IV.
Le 25 avril 1265, nouvelle donation par
Raimond, évêque de Toulouse, de l'église
de Saint-Sernin de l'Ile, près Fanjeaux,
donation confirmée l'année suivante par
Clément IV.
A la protection de ces évêques ajoutons
celle des papes qui ne pouvait manquer à
un établissement aussi important pour la
restauration du catholicisme dans le midi
de la France. Dominique, lors d'un voyage
qu'il fit à Rome, en 1214, obtint une pre-
mière bulle d'Innocent III, par laquelle
ce pontife assurait à Prouille la jouissance
de ses biens & la confirmation de ses pri-
vel capellis nisi eaedem concessae de inhibitione
hujusmodl 3c ordine ac monasterio vestris expres-
sam 8c specialem mentionem fecerint 8c per quas
possit huic graciae quomodolibet derogari. Nos
enhn decernimus irritum 8c inane, si secus contra
inhibliionem ipsam a quoquam fuerit attempta-
tum. NuUi ergo omnino hominura liceat hanc
paginam nostrae inhibitionis 8c constitutionis in-
fringere vel ei ausu temerario contraire. Si quis
autem hoc attemptare praesumpserit, indignatio-
nem omnipotentis Del 8c beatorum Pétri Se Pauli
apostolorum ejus se novent incursurum. Datum
Viterbii, quinto idus octobris, Pontificatus nostri
anno secundo. — (Doat, v. 98, f" i3i.)
Note
162
NOTB
i6i
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
857
V Y
viléges ; elle est du 8 octobre 1214. En virent imitèrent cet exemple; en 1257,
1217, la règle fut définitivement établie, Alexandre IV décide que ni les religieuses
le pape plaça le monastère sous la pro- ni leur procureur ne pourront être cités
tection spéciale de l'évéque d'Albi, &, en justice en dehors du diocèse; en 1273,
dès l'année suivante, il fit venir huit des Grégoire X ordonne à l'archevêque de
sœurs à Rome pour imposer le nouvel Narbonne de protéger tout spécialement
institut aux religieuses qu'il avait établi le couvent & de lui faire restituer les do-
à Saint-Sixte. En 1238, la direction spi- maines qui lui avaient été ravis; le même
rituelle des sœurs fut confiée exclusive- met, en 1274, ses privilèges sous la garde
ment aux seuls frères de Saint-Domini- de l'évéque de Toulouse; enfin, en 1281,
que; en 1249, Innocent IV leur accorda Martin IV commet de nouveau ce soin à
une nouvelle bulle portant confirmation l'abbé de Saint-Aphrodise.
de leurs constitutions '. Les papes qui sui- Successeurs des Montfort dans le midi
de la France, les rois de France couvri-
' 27 aTril 1249. — Innbcentius episcopiis servus rent l'abbaye de Prouille d'une protection
serYOrum Dei, dilectis in Christo filiabus prioris- constante; dès aOÛt I226, encore OCCUpé
sae & conventui monasterii de Pruliano, ordinil au siége d'Avignon, Louis VIII mandait à
Sancti Aiigustini, Tholosanae diocesis, saliitem & jon lieutenant, Eudes Lecoq, de la main-
NOTE
162
apostolicam benedictionem. Apostolicae sedis be-
nignitas prudentes virgines, qiiae se parant accensis
lampadibiis obriam ire sponso, tanto propensiori
débet studio proseqtii charitatis, quanto majori
propter fragiliiatem sexus indigere sufragio dig-
noscuntur. Cum igitur tient ex parte restra fuit
propositum coram nobis, vos inclusae corpore in
castris clausiralibus mente tamen libéra dévoie
Domino famulantes de institutionibus ordinis fra-
trum Praedicatorum illas quac vobis competunt
laudabiliter hactenus duxeritis observandas & co-
mitti magistro 8c priori provincial! provinciae
ipsius ordinis affectetis, nos pium vestrum pro-
positum in Domino commendantes, devotionis ves-
trae precibus inclinati, vos & monasterium ves-
trum aucthoritate praesentiiim magistro & priori
committimussupradictis, eadem aucthoritaie nihil-
ominus statuentes, ut sub magisterio & docirina
magistri & prioris provincialis provinciae, .qui pro
tempore fuerint, debeaiis de caetcro permanere,
illis gaudentes privilegiis, quae ordini praedicto
ab Apostolica sede concessa sunt vel in posterum
concedentur; ipiique magister & prior contraria
consuetudine ipsius ordinis nonobstanie anima-
rum vestrarum sollicitudinem gerenies & curam,
ac vobis de institutionibus ejusdem ordinis illas
quae vobis competunt exhibentes monasterio ves-
tro per se vel alios fratres ipsius ordinis, quos
ad hoc idoneos viderint, quoties expedierit, offi-
cium visiiationis impendant, corrigcndo & refor-
mando ibidem lam in capite quam in membris,
quae correciionis & reformationis officio viderint
indigere, nihilominus instituant & destituant,
mittant & ordinent, prout secundum Denm no-
verint expedire, confessiones vestras audiant &
ministrent vobis ecclesiasiica sacramenta; ad haec
liceat vobis redditus & possessiones recipere ac ea
libère retinere, nonobstante contraria consuetu-
tenir dans la possession des biens que lui
avaient donnés Simon & Amauri, & de
lui faire restituer ceux de ces biens dont
elle aurait été dépouillée; saint Louis re-
nouvela cet ordre en 1258 & en étendit
les effets à toutes les possessions passées,
présentes & futures de la congrégation.
Le frère de ce roi, Alphonse de Poitiers,
suivit cet exemple, & Prouille, dont les
possessions étaient situées en partie dans
les États de ce prince, n'eut qu'à se louer
de sa générosité. En 1261, elle en reçut un
revenu de dix livres de Toulouse, assis sur
les montagnes de Saissac; en 1269, elle
obtint une confirmation générale de ses
biens & seize séterées de terre à prendre
dans la forêt de Valeriae. Enfin, en i3oo,
le roi Philippe IV plaça Prouille sous la
sauvegarde & la protection royale.
Malgré toutes ces donations, malgré ces
privilèges, l'abbaye n'en était pas plus ri-
che, & il lui était impossible d'acquitter
les contributions prélevées sur les ecclé-
siastiques du royaume. En 1256, Alexan-
dine vel statuto ipsius ordinis, confirmatione sedis
Apostolicae vel quacumque firmitate alia roboratis.
Nulli crgo omnino hominum liceat haiic paginam
nostrae commissionis & constitutionis infringere
vel ei ausu temerario contraire. Si quisautem hoc
atiemptare praesumpserit, indignationem omni-
potentis Dei & beatorum Pétri & Pauli apostolo-
rum ejus se noverit incursurum. Datum Lugduni,
quinto kalendas maii, pontifîcaïus nostri anno
sexto. — (Doat, v. 98, t° 89.)
Note
162
858
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
dre IV l'exempte de toutes les impositions
levées dans la Province par l'archevêque
de Narbonne; cette exemption est motivée
par l'exiguité des ressources du monastère;
en 1267, Clément IV l'affranchit du dé-
cime levé sur le clergé de France pour le
secours de la Terre-Sainte; en 1273, Gré-
goire X accorde un privilège analogue;
enfin, en 1285, Honorius IV écrivit à ce
sujet au roi de France une lettre très-
pressante. On peut voir en note cette der-
nière bulle'.
' 17 juin 1285. — Honorius episcopus servus
servorura Dei, carissimo in Christo filio régi Fran-
ciae illustrl salutem &apostolicam benedictionem.
Considérantes, fili carissime, quod clara progeni-
torura tuorum vestigia laudabiliter imitaris, per-
sonas Christi obsequlo deputatas benigno favore
prosequeris, te ipsis benivolum & propitium exhi-
bendo, Celsitudinem regiam confidenter pro illis
nostris precibus excitamus, sperantes quod eis
tanto promptius acquiesces, qiianto propensius in
his, quae superni Régis accepta sunt oculis delec-
taris. Ex parte siquidem dilectarum in Christo
filiarum priorissae & conventus sororum inclusa-
rum monasterii Beatae Mariae de Pruliano, ordinis
Sancti Augustini, Tholosanae diocesis, secundura
instituta fratrum ordinis Praedicatorura viventiura
propositum extitit coram nobis,quod felicis recor-
dationis Cleraens papa praedecessor noster néces-
sitâtes ipsarum non modicas pia meditatione reco-
gitans, eas a praestatione decimae, quam Apostolica
sedes inclitae memoriae L. patri tuo pro subsidio
Terrae Sanctae concessit, duxit inisericorditer exi-
tnendas. Piae quoque memoriae G. papa deciraus
praeflecessor noster universis priorissis & conven-
tibus monasteriorum praedicti ordinis Sancti Au-
gustin! secundum instituta praedicta viventibus
bénigne indulxit, ut ad solutionem decimae per
eum subventioni ejusdem Terrae concessae in con-
cilio Lugdunensi minime tenerentur. Quare prio-
rissa & conventus praedictae nobis humiliter
supplicarunt ut statui compatientes earum a
praestatione decimae tibi a felicis recordationis
Martino papa praedecessore nostro pro negotio
Aragoniae prosequendo concessae ipsas reddere dig-
naremur exemptas. Nos autem sollicite attenden-
tes , quod magnitudinl regiae jus est in eadein
décima per factam tibi concessionem hujusmodi
acquisitum, priorissam & conventum praefaïas ad
te decrevimus remittendas; regalem itaque magni-
ficentiam pietatis intuitu rogandam duximus &
hortandam, quatinus pro divina Se Apostolicae se-
dis reverentia praedictas priorissam & conventum
'•ib.ns benignius commendatas, pensatis neccssi-
Au quatorzième siècle, l'histoire de la
congrégation devient tout à fait obscure;
elle paraît avoir beaucoup souffert des
guerres & des fléaux de toute espèce qui
ravagèrent le Languedoc à cette époque;
mais les chartes font défaut & il est diffi-
cile de savoir à quoi s'en tenir. Toutefois,
deux documents que nous publions en
note montrent que, dans leurs rapports
avec l'autorité royale, dont ils étaient
pourtant les protégés, les agents du mo-
nastère ne se conduisaient pas toujours
avec la modération désirable. Le premier
acte", lettre de rémission accordée par le
tatibus earumdem circa praedictam decimam, in
quantum eas contingere noscitur, sic bénigne agas
& gratiose cum eis, quod ipsarum compatiens pau-
pertati proinde illum, qui extitit simul in unum
dives & pauper, tibi constituas magis ac magis
propositum 8t benignum, ac eaedem priorissa
& conventus divina quibus immorantur obsequia
coramodius prosequantur, nosque munificentiara
regiam dignis exinde in Domino laudibus atiolla-
raus. Datum Romae apud Sanctum Petrum, decimo
quinto kalendas julii, pontificatus nostri anno
primo. — (Doat, v. 98, f° lyS.)
' 1'''' mars 1 365 (v. st.). — Ludovicus, régis quon-
dam Francorum filius, domini nostri Régis germa-
nus ejusque locumtenens in partibus Occitanie,
dux Andegavie, comesque Cenomanensis, notum
facimus universis tam presentibus quam futuris,
nobis pro parte prioris & procuratoris monasterii
Prulliani significatum extitisse, super eo quod
cum prior & procurator aliique ministri, officia-
les & servitores monasterii Pruliani accusentur in
curia senescalli Carcassone, super eo quod, cum
Petrus Oti, domicellus, capitaneus fuisset institu-
tus in loco seu fortalitia de Fenolheto, sub alta
jurisdictione in solidum dicti domini nostri Régis
& sub bassa jurisdictione dicti monasterii per
castellanum Montisregalis seu ejus locumtenen-
tem, virtute litterarum curie dicti senescalli in
quibus erant inserte litere quedam nostre & ut
capitaneus receptus per illos qui tune in dicto
loco de Fenolheto existebant, nomine dicti mo-
nasterii, nihilominus nocte illius diei qua dictus
Petrus Oti fuit capitaneus institutus, vcnerint in
dicto loco prior 81 procurator Pruliani cum vi-
ginti sex & ultra de conversis dicti monasterii &
nonnuUis nliis cum armis 8c dictum capitaneum
& duos vel très alios de sua comitiva aut armata
infra dictusn fortalicium intrando per hostium,
cujus fortalicii claves dictus capitaneus noviter
institutus nomine Régis in dicto loco de Fenolheto
Note
162
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
859
lieutenant général du roi en Languedoc, prieur & procureur de Prouille prenant
Note
162
Louis, duc d'Anjou, nous montre les
grato & liberali animo tradiderat custodiendas
grangerio ejusdem loci de Fenolheto pro dicto
monasterio, invaserunt, percusseriint & vulnera-
verunt & de dicto fortalicio per vim ejecerimt seu
expulcrunt cura ejus bonis & comitlva & alias
diverïimode in premissis & circa premissa delin-
querunt, propter quod curia senescalli Carcasson-
nensis magnas super hoc fieri fecit informatio-
nes, vigore quarum vocatis priore & procuratore
dicti monasterii ad jura curie dicti senescalli
oportuit dictum inonasterium per sindicum seu
procuratorem ad hoc légitime institutum gagiare
emendam in curia senescalli memorati, &. super
predictis diversos processus fecit sive egit, super
quibus prefati prior & procurator pro se & aliis
ministris, officiariis & servitoribus dicti monaste-
rii piam supplicationem nobis duxerunt proro-
gandam, ut cum eisdem super premissis vellemus
misericorditer dispensare. Nosque attendentes de-
TOtionem & tinceram dilectionem, quam sollicite
bone memorie dominus progenitor noster habuit,
atque dictuj dominus noster rex & nos habemus
erga dictum monasterium, fratrumque & sororum
ejusdem orationem, premissis attentis & conside-
ratis, bono compatientes affectu, super premissis
Tolentes dictis priori, procuratori & aliis minis-
tris, officiariis & servitoribus dicti monasterii
gratiam facere specialem, factum predictum &
quicquid ex eo sequutum extitit omnemque pe-
nam & emendam criminalem & civilem, quam
premissorum occasions erga dictum dominum nos-
trum Regem seu nos potuerunt quovismodo incur-
risse, eisdem sororibus, priori, procuratori, mi-
nistris, officiariis & servitoribus dicti monasterii
& ipsi monasterio, etiamsi in pr»dictis & circa
predicta gravius commiserint, remisimus & quit-
tavimus, remittimusqiie & quittamus per présentes
de nostris certa scientia authoritateque regia qua
fungimur in hac parte & gratia speciali. Quos-
cumque vero processus &c annullamns & ipsos
ad eorum bonam famnm, la rem &domicilium atque
bona sua undecumque propier hoc occupata aut
impedita reducimus & restituimus integraliter &
ad plénum, salvo jure partis civilis dumtaxat, si
& quando voluerit contra dictos priorem, pro-
curatorem &c.... experiri, procuratori regio super
his perpetuum silentium imponendo, senescallo &
thesaurario Carcassonensi ceterisque jusiitiariis 8c
officiariis regiis ejusdem senescallie vel eorum lo-
catenentibus & eorum cuilibet mandantes, qua-
tinus sorores, priorem, &c dicti monasterii
nostra presenti gratia uti faciant & gaudere. Et
ut premissa perpétue stabiliiatis robur obtineant,
présentes literas sigilli secreti nostri appensione,
les armes contre un officier royal, le capi-
taine du lieu de Fenouillet, dont Prouille
possédait la basse justice, abusant de la
confiance de cet officier & l'expulsant de
la forteresse qu'il devait garder. L'autre
texte, plus récent de quelques années",
nostro magno sigillo absente, munimine fecimus
roborari, &c Datum Carcassonne, prima die
martii, anno Domini raillesimo trecentesimo sexa-
gesimo quinto. — (Doat, v. 98, f° 225.)
' Février 1872 (v. st.). — Ludovicus, régis quon-
dam Francorum filius, domini mei régis germanus
ejusque locumtenens in partibus Occitanis, dux
Andegavensis & Turonensis comesque Cenomanen-
sis. Regalis clementia nos admonet gratiose agere
cum viris religiosis, dum per inadvertentiam vel
alias in aliquo deliquerint de nostra gratia & li-
bertate sentiant se adjutos, ut melius & ferventius
circa divina seryicia vacare valeant atque possint.
Notum igitur facimus universis tam praesentibus
quam futuris nobis pro parte prioris & priorissae
ac sindici monasterii Beatae Mariac de Proliano,
judicaturae Lauraguesii, expositum fuisse, quod
cum lempore jam elapso frater Bernardus de Ho-
nosio, commissarius & procurator dicti monasterii
ivisset & accessisset cum aliis tribus conversis ejus-
dem monasterii ad locum de Cassanea, & dum
fuit ad dictum locum ipse maliciose quendam la-
pidera, ubi signum Se arma dicti domini mei &
flores lilii erant sculpta & affixa in turre dicti
loci a parte Circi amovit de loco ubi erant appo-
sitae & ex post fecit seu fieri fecit très flores lilii
in una petra, cura signo raonasterii Proliani, una
cum uno scuto albo ibidem facto in dicta petra &
turri reponi fecit. Et etiam cum duo servientes
regii judicaturae Lauraguesii pridem de nocte seu
hora tarda magistrum Vitalem notarium dicti mo-
nasterii cepissent prope locum de Podio Siurano
8c cum nisi fuissent in carceribus ducere. ipseque
frater Bernardus de Honosio homo simplex & more
laicus una cum uno alio fratre ifui erat cum eo &
cui videbatur quod servientes praedicti cnpiebant
dictum notarium hora tarda & suspecta eisdem ser-
vientibus abstulit, & tantum fecit quod dictus no-
tarius a manibus dictorum servientium maliciose
evasit. Pro quibus factis dictus frater Bernardus
fuit per officiales regios accusatus & de istis eau-
sis monasterium praedictum multas sustinuit ex-
pensas & dubitat imposterum majores sustinere,
vcxarique molestari ac laboribus & expensis f.nti-
gari, nisi per nos eisdem provideretur de remedio
gratioso; quare nobis humiliter supplicant, ut
jamdictis monasterio & fratri Bernardo & ejus
tonsortibus ob favorem monasterii praedicti gra-
Note
i6i
860
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
n'est pas moins intéressant; c'est le récit
d'un crime de lèse-majesté, commis par les
mêmes agents qui osent, sur une pierre,
remplacer par les armes de Prouille les
armes royales qui y étaient gravées, crime
énorme à l'époque & qui pouvait entraî-
ner les suites les plus graves; le même
prince accorda encore une lettre de ré-
mission; inutile d'ajouter que ces grâces
apparentes n'étaient jamais accordées sans
conditions, principalement pécuniaires.
Au dix-huitième siècle, Prouille fut le
théâtre d'une tentative de réforme qui
semble n'avoir pas abouti. Les bâtiments
claustraux avaient été détruits par un
tiam nostrnm impertiri dignaremur. Nos eniin eo-
rumdem supplicationi favorabiliter annuentes, de
nostris certa scientia authoritateque regia qua
fungimur in hac parte & gracia speciali factiim
praedictum ciim omni poena & einenda corporali,
criminali & civili, qiiam seu quas erga dictiim do-
minum nostrum seu nos incurrerunt seu incurrisse
potiierunt quoquomodo occasione prnemissorum ,
remisimus & quittavimus & adhiic remittimus 8c
quittamus per praesentes, processus, informationes
& inquestas contra ipsum fratrem Eernardum seu
contra dictum raonasterium in qiiocumque statu
8c cujuscumque tenoris existant qualitercuinqtie
factas penitus anullando, irritando 8c cassando,
procuratorique 8c advocato regiis 8c aliis officia-
libus quibuscuTnque silentium perpetuum impo-
nendo, senescallis Tholosae 8c Carcassonnae, judi-
cique Lauraguesii 8c procuratori regio, caeterisque
justitiariis 8c officiariis dictl domini mei 8c nostris
praesentibus 8c futuris 8c eorum cuilibet, prout ad
eum pertinuerit, vel eorura locatenentibus dantes
tenore praesentium in mandatis quatenus dictes
Bernardum 8c ejus consortes, monasterium atque
sindiciim praedictos nostra praesenti gratia 8c re-
nissione uti 8c gaiidere faciant 8c permittant ip-
sumque in cor^trarium nullatenus impediant,
vexent aut molestent in corpore sive bonis, aut
impediri , vexari aut molestari per aliquem per-
mittant, directo Tel indirecto aut aliquo ingenio,
sub umbra subreptionis vel obreptionis aut alia
via quavis; sed si quid in contrarium factiim fue-
rit, id ad statum pristinum reducant seu reduci
faciant indilate, libère 8cc. Quod ut firmum 8c
stabile permaneat in futurum, sigillum nostrum
in absentia magni praesentibus litteris diiximiis
apponendum, salvo in aliis jure regio 8c in om-
nibus quolibet alieno. Datum Carcassonae, anno
Domini millesimo trecentesimo septuagesimo se-
cundo, mense februarii. — (Doat, v. 98, {" 229.)
grand incendie en 171 5; en 1754 la prieure,
Françoise de Bellegarde, résolut de les
relever & obtint pour ses plans l'appro-
bation d'Antonin Brémond, supérieur de
l'ordre des dominicains. Pour y attirer des
novices on décida qu'on n'exigerait pas
de dot des religieuses qui y entreraient;
les nouveaux bâtiments furent commencés
en 1767. Tout cela se faisait avec l'appro-
bation du roi & sous sa surveillance ; en
1768 & 1769, on le voit essayant d'im-
poser aux religieuses l'obligation de tenir
un pensionnat de filles nobles pauvres;
Louis XV aurait voulu en faire une espèce
de Saint-Cyr du midi. Les religieuses ob-
jectaient leur incapacité & l'interdiction
d'enseigner, portée par les statuts de leur
ordre. Nous ne connaissons pas l'issue du
débat".
Outre le prieuré de Prouille; il y avait
encore dans le diocèse de Saint-Papoul les
établissements religieux suivants : à Cas-
telnaudary, une collégiale érigée dans l'é-
glise Saint-Michel par le pape Jean XXII,
le 22 février i3i8; elle se composait d'un
doyen & de onze chanoines, dont l'un
portait le titre de sacristain-curé & l'autre
celui de préchantre. Le doyenné était à la
collation du chapitre; l'évéque confirmait
l'élection; le même conférait la préchan-
trerie & la sacristie; un des neuf canoni-
cats était conféré par le chapitre, les huit
autres alternativement par lui & par l'évé-
que. Dans la même ville de Castelnaudary
existaient des couvents de carmes, de cor-
deliers, de capucins & de religieuses cha-
noinesses de l'ordre de Saint-Augustin. Au
Mas-Saintes-Puelles, des religieux de la
Merci; aux Cassés, des clarisses. A Castel-
naudary, un hôpital dirigé par l'évéque ou
ses grands vicaires. Le collège avait été
fondé en i572 & fut confirmé en 1627; en
1663, la direction en fut remise aux pères
de la Doctrine chrétienne. [A. M.]
' Ces derniers détails sont tirés du manuscrit
français 1 1 800, qui contient à ce sujet une cer-
taine quantité de pièces originales 8c de copies,
toutes du dix-huitième siècle.
Note
162
NOTB
■ 63
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
86i
NOTE CLXIII
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Etablissements religieux du diocèse
de Saint-Pons.
terminé de moines, plus cinq officiers,
aumônier, sacristain, préchantre, infir-
mier & ouvrier, fous élus par le chapitre
conventuel ; à partir du quatorzième siècle,
il y eut un prieur remplissant une partie
des anciennes fonctions de l'abbé devenu
évèque. La destruction des bâtiments claus-
traux par les réformés a obligé les reli-
gieux à habiter des maisons particulières
de la ville, à accommoder tant bien que mal
aux exigences du service divin une partie
de l'ancien dortoir; la nécessité de con-
verser & de vivre avec des personnes du
siècle, les procès à soutenir, tout s'est uni
Note
i63
Chapitre de Saint-Pons. — L'ancien cha-
pitre monastique de Saint- Pons avait,
malgré l'érection de cette abbaye en évê-
ché par Jean XXII, conservé la règle de
Saint-Benoît & son organisation monasti- pour relâcher les liens de la discipline
que. Mais peu à peu cette règle avait subi Le pape, procédant a. la sécularisation, fit
de nombreuses modifications & perdu son donc unir à la niense capitulaire tous les
austérité primitive; l'amoindrissement des bénéfices, prieurés, &c., qui en dépen-
revenus, le dégoût de la vie monastique, daient & délia les religieux de leurs vœux
l'impossibilité de recruter les moines dans monastiques. Pour les offices, il trans-
ies classes élevées, tout s'unissait pour ren- forma le prieuré en archidiaconé, seule
dre nécessaire une prompte réforme, quand dignité élective comme celle qui l'avait
au seizième siècle, une grande catastrophe précédée. Les autres offices, aumônerie
vint frapper la ville de Saint-Pons; en 1567, & préchantrerie, furent à la nomination
les religionnaires s'en emparèrent, rasè-
rent l'église, le cloître & les bâtiments
claustraux, pillèrent le trésor & détruisi-
rent une partie des archives. A leur retour,
les religieux furent contraints de se loger
dans la ville & cessèrent absolument d'ob-
server la règle de Saint-Benoit. Après de
longues années passées dans cet état dé-
plorable, ils demandèrent au roi la sécu-
larisation comme remède unique à leur
état. Dès 1608, Henri IV avait donné son
autorisation; Louis XIII & la reine-mère
de l'évêque. Le chapitre fut réduit à qua-
torze chanoines prébendes, nommés à tour
de rôle par l'évêque & par le chapitre, ce
dernier se faisant représenter par le cha-
noine tournaire ou de semaine au mo-
ment de la vacance. Pendant la vacance du
siège épiscopal, la collation des bénéfices
dépendants de sa mensc appartint aussi au
chapitre.
Cette bulle fut fulminée le 22 octo-
bre 1616 par Charles de Cazalets, grand
archidiacre de Narboniie, commissaire
la renouvelèrent en j6io; l'une des raisons apostolique en cette partie, acceptée par
invoquées par les moines dans leur suppli- le roi le 5 octobre 1629 & enregistrée au
que était la différence de leur costume parlement de Toulouse le 16 mai i63o. Ce
avec celui de l'évêque & du clergé sécu- long retard avait été causé par les récla-
lier, différence qui enlevait au service di- mations du chapitre provincial des moines
vin une partie de sa solennité. Le roi se de Saint-Benoît, qui avait protesté tant
chargea, à leur requête, d'intercéder au- contre la sécularisation du chapitre, que
près du pape & d'en obtenir la séculari-
sation.
L'affaire traîna cinq ans en cour de
Rome, 8{ ee ne fut qu'en i6i5, que le pape
Paul V prononça enfin la sécularisation.
Dans cet acte, le pape rappelle la fonda-
tion de Saint-Pons, par le comte de Tou-
louse, Kaimond Pons, en 987 ; à ce moment
le monastère renfermait un nombre indé-
confre l'union à la mense des bénéfices ré-
guliers '.
Une preuve de la prospérité de l'abbaye
de Saint-Pons au tPeizième siècle est l'im-
portance qu'avait prise sa bibliothèque à
' Collection ite LangueJoc, v. 40, f" 170, recueil
de pièces imprimé» du dix-septième siècle.
Note
iâ3
863
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
cette époque. Le catalogue' en fut rédigé
6111276; il est extrêmement curieux à tous
les points de vue. Rangé dans un ordre
méthodique, cas fort rare dans les docu-
ments de ce genre, il donne une idée
exacte d'une bibliothèque monastique au
moyen âge. Naturellement il ne faut pas
s'attendre à y trouver beaucoup d'ouvra-
ges historiques ou purement littéraires;
comme de juste ce sont surtout des ou-
vrages de liturgie, des textes sacrés, des
œuvres des Pères, lettres, traités & com-
mentaires. L'auteur, qui du reste ne se
nomme pas, commence par ces deux vers,
dont nous ignorons l'origine, mais qui
sont évidemment d'un auteur chrétien :
Disce vacans studio quasi numijuam sis moriturus,
Sive vacans viîio cjuasi viîa cras canturus.
Il exhorte ensuite dans un court préam-
bule ses frères en religion à l'étude des
lettres; ils y trouveront une occupation
salutaire; ils y prendront l'amour du vrai,
l'horreur du mal & des fausses doctrines &
connaîtront à fond la doctrine chrétienne.
En tête sont réunis tous les manuscrits
assez nombreux qui contiennent en entier
ou en partie le texte de l'Écriture {De
textu Bibliae). Viennent ensuite les pères,
saint Grégoire, saint Augustin, saint Jé-
rôme, saint Bernard dont le monastère
renfermait un recueil de lettres, Isidore
de Séville, entre autres la chronique qui
porte son nom, les ouvrages de Burchard
de Worms sur la discipline ecclésiasti-
c|ue & les lettres du même; les travaux de
Bède; une Explanatio in iiiV" lîbrîs Kegum
dédiée à Théodemir, abbé de Psalmodi,
par Claude, évêque de Turin; l'histoire
des Juifs, de Josephe, un Gratien, la com-
pilation attribuée au pape saipit Clément,
une passion de Saint-Pons. Viennent en-
suite différents volumes, rangés dans un
ordre assez défectueux , parmi lesquels
nous avons relevé les sermons du pape
Innocent III, plusieurs volumes de Vies
de saints, la règle monastique de Sma-
ragdus, disciple de saint Benoît d'Aniane,
' Il a été copié par Bahize, Armoires^ v. 87,
C II; une autre copie assez défectueuse se trouve
dans Doat, v. 72.
deux volumes composant le cartulaire de
l'abbaye (Juo volumina registrorum in qui-
tus sunt privilégia & instrumenta), manus-
crits aujourd'hui perdus; deux recueils de
Vies de saints, signalés comme inutilia &
mendosa, un autre qui contenait une sorte
de concordance des Deux Testaments, inti-
tulé ; Breto sive diccionarius in quo omnes
dictiones Bibliae exponuntur per alphabetum
divisae. — Commencent alors immédiate-
ment les livres relatifs à Vars grammatica;
c'est dans cette division qu'ont été placés,
outre les ouvrages proprement grammati-
caux tels que Marcien & Priscien, les
manuscrits des auteurs anciens : Virgile,
Salluste, Horace, Sédulius, Perse, Juvénal,
Térence, Cicéron, Lucain, Ovide; une dé-
fense de Rufin, dirigée contre Claudien
(Anti-Claudianus) , un liber Homeri gram-
matici, un Homerus Smirnensis, un Fortu-
nat, &c.
Les trois dernières divisions du catalo-
gue sont occupées par les livres de logi-
que (Boëce, Commentaires sur Aristote Se
sur Porphyre), de rhétorique, ouvrage de
Cicéron à Herennius, de médecine, trai-
tés de Galien. Le catalogue se termine par
la liste des ouvrages non retrouvés & qui
doivent (debeni) être entre les mains de
telle ou telle personne, & par celle des
ouvrages de chœur qui restent à l'église.
Certains détails prouvent qu'il y avait
même un prêt organisé au dehors; plu-
sieurs manuscrits sont dits prêtés à divers
moines des environs & de l'abbaye; l'un
d'eux est entre les mains de Hugues des
Deux-Vierges (peut-être un laïque), un
autre est détenu par l'abbé de Saint-Guil-
lem, qui doit le garder jusqu'à sa mort.
Nous avons insisté sur ce catalogue, à
cause de l'intérêt tout particulier qu'il
présente; ce document est pour ainsi dire
unique pour le midi de la France, &
malheureusement il ne semble pas que
beaucoup de monastères du Languedoc
aient suivi l'exemple de Saint-Pons & con-
sacré une partie notable de leurs grandes
richesses à la formation & à l'entretien
d'une bibliothèque religieuse & histori-
que.
Outre l'abbaye bénédictine de Saint-
Chinian (Voir Note CIII), le diocèse de
Note
i63
Note
i63
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
863
Saiiït-Pons renfermait encore l'abbaye de
Fontcaude, ordre de Prémontré, dont voici
l'histoire abrégée.
Elle dut son origine à une donation
des trois puissantes familles de Durfort,
Rochefort & Clermont qui, en 1164, se
réunirent pour donner à Guillem Nant,
religieux de Valcrose, au diocèse de Ma-
guelonne, le lieu de Fontcaude, diocèse
de Narbonne, comté de Béziers. L'arche-
vêque de Narbonne, Pons, puis, à deux re-
prises différentes, le pape Alexandre III,
ratifièrent cette donation. L'église & le
monastère étaient dédiés à la Vierge. Les
religieux de Valcrose, ayant déplu aux fon-
dateurs, ceux-ci leur enlevèrent la terre
cédée par eux & la donnèrent à l'abbaye .1290 a i3i5.
VI. Bérenger I vend, en 1228, plu-
sieurs terres à l'archevêque Pierre Ameil,
pour la somme de cinq cents sous de Mel-
gueil; mort après i23i.
Vil. Guillaume David, indiqué
comme ayant précédé le suivant.
VIII. Pierre II, i238.
IX. François I de Borie; en 1247,
Raimond de Vallauquès, évêque de Bé-
ziers, Si Guillem de Cazouls, coseigneur
de Cazouls, lui donnent trois cents séte-
rées de terre dans le terroir de cette viîle.
X. Jean II de Cerz, i256.
XI. Sanche II, moine de Combelongue,
abbé de Fontcaude en 1280.
XII. BÉRENGER II DE Bessan, abbé de
Note
i63
de Combelongue, ordre de Prémontré. Le
pape dut intervenir; de 1167 à 1179, eu-
rent lieu de longs pourparlers qui se ter-
minèrent par une transaction dans laquelle
Combelongue obtint en somme l'avantage.
Deux fois détruite pendant les guerres de
religion par les calvinistes (1567 & 1569),
l'abbaye de Fontcaude parvint pourtant à
se relever de ses ruines, & tous les lieux
réguliers furent reconstruits dès le com-
mencement du dix-septième siècle.
Abbés de Fontcaude.
I. Bernard I, que l'on regarde comme
le premier abbé, paraît dès 1171. Il est
témoin d'une donation faite à Aniane en
I182. En ii83, il assiste à un accord entre
les abbés de Vajal & de Combelongue. En
1184, l'abbaye est soumise à la juridiction
archiépiscopale de Narbonne par Luce III.
C'est ce Bernard qui écrivit un des plus
anciens traités théologiques que nous pos-
sédions contre l'hérésie albigeoise.
II. Pierre I Géraud, 1193, prête ser-
ment vers cette époque |à l'archevêque de
Narbonne.
III. Jean I du Puy, i2o5. En 1207,
Alexandre de Villespassans lui lègue un
fief, situé à Capestang.
IV. Sanche I, 1212.
V. Raimond I s'intitule ancien abbé de
Fontcaude en souscrivant une donation
faite parAimeri, archevêque de Narbonne,
à son chapitre cathédral, en 1219.
XIII. Marc, i3i5. Il reçoit, en 1327,
une donation de Guillem de Minerve.
XIV. Jean III; en i333, la vicomtesse
de Narbonne lui cède des droits de pacage
dans le terroir de Puissourgiiier. En i335,
il assiste à la visite du monastère de Saint-
Chinian par l'ordinaire. Vivait encore en
1341.
XV. Raimond II Forestier, 1844-
i36o.
XVI. Pierre III de Marseillan, i36o.
XVII. Hérimagne, 1370.
XVIII. Raimond III, 1877.
XIX. Bérenger III d'Olonzac, indi-
qué comme prédécesseur de
XX. Jacques I Carret, nommé admi-
nistrateur perpétuel en 1400. Mourut en
1407 après avoir rétabli la régularité dans
le monastère & avoir fort augmenté le
nombre des religieux.
XXI. Jacques II de Saint-Julien,
1407-1414.
XXII. Joseph I de Cerz, abbé de
Fontcaude pendant vingt ans, de 1414 à
1434; suivant quelques-uns il aurait été en
même temps abbé de la Chaise-Dieu.
XXIII. Pierre IV, mort le 27 août
1440.
XXIV. Joseph II, indiqué parle nécro-
loge.
XXV. Bertrand I du Mas prit pos-
session en 1460; se démit en 1483.
XXVI. Bertrand II du Mas, neveu
du précédent, élu en 1483; mourut en
i5ii.
Note
i63
864
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Note
164
XXVII. Bernard II, i5ii-i539.
XXVIII. Jean IV du Mas, nommé par
le roi & confirmé par le pape en iSSg. Le
monastère fut brûlé pendant son adminis-
tration, & c'est à lui que revient le mérite
de l'avoir restauré. Il mourut en 1578.
XXIX. Barthélemi du Mas, neveu
du précédent, nommé par bulle d'octobre
1578; se démit en faveur de son neveu qui
suit.
XXX. François II Rouet, nommé par
le'pape (1600).
XXXI. Hercule de l'Ort de Séri-
GNAN, présenté par le roi au pape (i638).
XXXII. François III de l'Ort de
SÉRIGNAN paraît en 1678; en 1674, il se
démet en faveur du suivant.
XXXIII. Gabriel de l'Ort de Séri-
GNAN, neveu du précédent, 1674-1724.
XXXIV. Louis-César de l'Ort de
SÉRIGNAN, neveu du précédent, 1724-1728.
XXXV. N. Marin de Kerbringal,
juin 1728.
XXXVI. Salvan d'Auterive, d'abord
prieur, puis abbé régulier, breveté du roi
en août 1784. [A. M.]
NOTE CLXIV
ajoutée par les nouveaux éditeurs.
Établissements religieux du diocèse
d'U-^ès.
RECTIFICATIONS A LA LISTE DES ÉVÊQUES d'uZÈS,
P. 298 ET SUIVANTES :
IX. Il faut retrancher de l'article d'Au-
doin tout ce qui y est dit de l'évêque
Mummole, cité par la Vie de Saint-Amand;
nous avons démontré dans une note du
tome I, p. 708, & dans la î^ote CLV de ce
présent tome, que cet évêque Oydiensis
devait être cherché dans le nord de la
France & non pas du côté de l'abbaye de
Nant, en Kouergue, dont la fondation est
beaucoup moins ancienne.
XI. Avant Elefant, M. Charvet place
un évèque, Amélius I, qui aurait vécu de
823 à 835, & sous lequel auraient eu lieu à
Uzès de faux miracles sur lesquels Agobard,
évèque de Lyon, fut chargé d'informer'.
XIV. Amélius I devient donc Amé-
lius II.
XXI. Bertrand I devint évèque en
io83 suivant les Bénédictins; en 1088 sui-
vant Ménard.
XXII. Guillaume I de Vénéjan; on
croit qu'il était de la maison de Sabran.
Ce fut en 1204 qu'il fonda la chartreuse
de Valbonne & se retira dans ce monas-
tère. Jusqu'à sa mort (1214) il conserva le
titre de quondam episcopus Uticensis,
XXV. Raimond IV DU Mas d'André;
la charte de Simon de Montfort, de I2i5,
permet de le distinguer de son prédéces-
seur de même nom; elle parle des conven-
tions faites entre feu Raimond, évèque
d'Uzès, & Raimond, comte de Toulouse.
XXVII. Pons de Bécanils; il faut lire
DE Bécunil. C'est un acte de l'an 1280
qui lui donne le surnom DEL PoNT (de
Ponte), parce qu'il fut l'un des promoteurs
de la construction du pont Saint-Nicolas.
XXVIII. Bertrand II Arnaud; élu le
3i mai 1249 & non le 3i mars; voir l'ar-
ticle du précédent. Il compléta une partie
des acquisitions faites par son prédéces-
seur; il finit de la sorte par posséder le
quart de la seigneurie de la ville d'Uzès.
XXXI. Guillaume de Mandagot ou
plutôt de Mandagout, mourut en 1344
& non pas en 1244, comme on l'a imprimé
p. 3oi, col. 2.
XXXIX. Guillaume IV; suivant
M. Charvet, cet évèque n'existe pas réel-
lement & sa mention est le résultat d'une
erreur. A moins de pouvoir vérifier sur
les textes originaux, il est difficile de se
prononcer.
XLI. Pierre IV Soibert. La bulle de
Martin V, qui le nomme au siège d'Uzès,
est de 1426 (v. st.).
XLII. Bertrand III de Cadoene est
mentionné jusqu'en 1441.
XLIV. Nicolas I Maugras ou Mal-
gras ; il existe de ce prélat une médaille
de bronze reproduisant ses traits.
LI. Jean II de Saint-Gelais embrassa
ouvertement le calvinisme en 1546; fut
' Charvet, La première maison d'V^èSj p. io5.
Note
164
NOTF
164
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
865
excommunié par le prévôt de son chapitre
en i56i, finit par épouser une abbesse, fut
déposé par le pape, puis rétabli par Char-
les IX en i566, enfin remplacé en 1370.
LII. Robert de Girard; suivant
M. Charvet, il mourut en iSgi & fut im-
médiatement remplacé par le suivant.
LXI, BoNAVENTURE Banyn- mourut le
16 octobre 1779.
LXII. Henri-Benoit-Jui.es de Bé-
THISY DE MÉZIÈRES émigra deux fois &
mourut à Londres en 1817.
Les évéques d'Uzès, dans le courant du
moyen âge, parvinrent, à l'exemple de
ceux de Narbonne, d'Agde & de Béziers,
à fonder un pouvoir temporel & féodal
extrêmement fort qui, toutefois, ne dura
pas longtemps. L'origine de ce pouvoir
est, comme toujours, une concession des
rois carolingiens. Mais ici ce fut Louis,
roi de Provence, fils de l'usurpateur Bo-
son, qui lui donna sa première sanction;
par un diplôme de 896, il restitua à l'évê-
que Amélius un grand nombre d'églises
& de villages que lui avaient ravis des
liens : il frappe monnaie, rend la justice à
tous les degrés, & perçoit le compois de la
paix, tribut payé par les habitants du pays
pour empêcher les guerres privées & les
brigandages. En 1207 & 1208, deux actes
d'Elzéar de Sabran & d'Elzéar d'Uzès re-
connaissent à l'évèque le droit de réprimer
les excès commis à l'intérieur de la ville
par un des coseigneurs, de lever sur leurs
domaines les troupes nécessaires à la dé-
fense de son église, de faire la police des
grandes routes, d'exiger le serment de fous
les habitants du diocèse âgés de plus de
quatorze ans, enfin d'exercer la justice sur
leurs propres domaines, ipsa mediante au-
thoritate rei^ia. En 1210, Philippe-Auguste
renouvelle le diplôme de son père & étend
les privilèges qu'il concédait aux posses-
sions nouvellement acquises par l'évèque.
Telle était la puissance temporelle des
évéques d'Uzès au moment où la guerre
des albigeois éclata. Comme pour la plu-
part des autres prélats du Midi, cette ter-
rible lutte ne fit qu'étendre leur autorité.
Fidèle au parti de Simon de Montfort,
Note
164
la'iques, & qui composèrent ainsi la pre- qu'il soutint même contre l'archevêque de
mière dotation de la cathédrale de Saint-
Théodorit. En 908, Louis l'Aveugle, em-
pereur & roi de Provence, lui fait une
nouvelle donation. Quant à la manière
précise dont cette domination s'est établie,
on peut s'en faire une idée en remartjuant
l'importance, la grande étendue des terres
possédées par l'église d'Uzès; à une époque
où la propriété territoriale était la seule
source de puissance, il y avait là matière
à une influence tout à fait extraordinaire.
Aussi peu à peu les évéques augmentent
leurs privilèges & étendent leurs attribu-
tions. Dès le milieu du douzième siècle, les
Narbonne, légat apostolique, l'évèque Rai-
mond y trouva son avantage & sa récom-
pense. Le 6 mars I2i5, Simon lui cède
toutes les possessions de Raimond VII
dans le diocèse, en se réservant seulement
la haute, moyenne & basse justice de quel-
ques-unes de ces terres, & notamment la
viguerie d'Uzès, que le seigneur de cette
ville tenait autrefois du comte de Tou-
louse; la plupart de ces domaines restè-
rent d'ailleurs aux mains du conquérant,
mais à titre de fiefs relevant de l'évêché.
Cette transaction fut confirmée dans tous
ses articles par les rois Louis VIII (1226)
seigneurs d'Uzès, dans la personne de Ber- & Louis IX (1254), & l'évèque y fit ajou-
nard I, se reconnaissent vassaux de l'évêché
pour leurs possessions, tant à Uzès qu'aux
environs (hommage de 1144), & l'occupa-
tion successive du siège épiscopal par plu-
sieurs membres de la famille seigneuriale
ne fit que rendre ce pouvoir plus incon-
testé. En ii56, Louis VII vient donner à
cette nouvelle puissance l'appui de la
royauté qui reprenait déjà de la force
dans le midi de la France; désormais l'évè-
que possède la plupart des droits réga-
IV.
ter le dixième de tous les péages du diocèse,
plus la neuvième partie de ces mêmes péa-
ges, à titre de seigneur spirituel & de sei-
gneur temporel. Dès lors, les évéques n'au-
ront plus en face d'eux que les seigneurs
d'Uzès & pourront longtemps maintenir
contre eux leur suprématie temporelle.
Au quinzième siècle, la transmission des
domaines de la maison d'Uzès à la faniile
de Crussol, beaucoup plus puissante &
beaucoup plus en crédit à la cour, au soi-
65
■" 866 NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC. "T
Note Note
' ^ zième siècle la longue interruption causée min. Il rédigea une règle spéciale pour les ' "^
dans la suite des évoques par les guerres religieuses qu'il y établit; du reste on ne
de religion & les afftires du protestan- sait rien de plus sur ce petit établissement;
tisme, enfin l'érection du duché d'Uzès en le diplôme de ii56 le mentionne comme
duché-pairie, tels sont les trois faits qui existant encore sous la dépendance de l'é-
amenèrent l'affaiblissement de la puis- vêque dans la ville d'Uzès.
sance épiscopale, au profit de la puissance
seigneuriale. De là une longue série de Saint- Julien, dans la ville d'Uzès; on
procès qui remplissent tout le dix-sep- ignore l'époque de sa fondation & le nom
tiènie & les premières années du dix-hui- de son fondateur. On ne connaît qu'un
tiènie siècle. Repris plusieurs fois, tantôt seul de ses abbés, Witard, qui assista,
à l'occasion d'un fait particulier, tantôt à en 897, au concile de Port, en Septi- -
propos de titres contestés ou usurpés par manie,
les deux parties, ils ne cessèrent qu'à la
mort de l'évèque Michel de la Rivière Sa'int-Sulpîce, dans la ville d'Uzès; cette
(1728). Malgré les titres authentiques pro- abbaye n'est mentionnée que par le di-
duits par ce prélat, malgré les preuves plôme de Louis VII.
qu'il entassa dans de volumineux mémoi-
res, il ne put l'emporter sur le crédit du Saint-Prîvat de Gers {de Garcîo), men-
duc d'Uzès, de plus en plus prépondérant, tionné par le même acte. En 1132, l'abbé
& ses successeurs ne jugèrent pas à pro- Raimond est témoin d'une donation de
pos de reprendre une cause condamnée Raimond II, évêque d'Uzès, à Saint-Gilles;
trois fois parle parlement de Paris & par en 1164, un autre abbé de Saint-Privat,
le conseil d'Etat". Robert, assiste à un échange entre l'évè-
que d'Uzès Si l'abbaye de Saiiit-Aiidré
Le diocèse d'Uzès ne renfermait aucune d'Avignon,
abbaye véritablement importante; mais on
y trouvait en revanche une multitude de Saint-Ètîenne, mentionné en n56,
petits établissements qui méritent presc|ue
tous une mention spéciale, à cause du rôle Goudargues. — L'abbaye de Goudarguos
important qu'ils ont joué dans l'histoire ou Caseneuve existait dès la seconde an-
du pays; c'est à l'étude succincte do ces née du règne de Louis le Pieux (8i5); d'a-
petits centres monastiques que nous con- près un diplôme de ce prince pour l'ab-
sacrerons les lignes suivantes : baye d'Aniane, c'était une abbaye fondée
par le comte Guillaume, sur les bords de
Abbaye de Saint-Firmîn, — Ce monastère la Lèze, richement dotée par son fonda-
est mentionné par le diplôme de Louis V II teur & soumise par lui à l'autorité impé-
en ii56; à cette époque, il appartenait à riale. Ce diplôme distingue l'abbaye de
l'évèque; on suppose, à cause du nom Caseneuve & le prieuré de Goudargues;
qu'il porte, qu'il a pu être fondé par saint celui-ci fut donné à l'abbaye d'Aniane.
Firmin, évêque d'Uzès au sixième siècle, Cette distinction entre les deux couvents
ou du moins peu après sur le tombeau de subsista quelque temps; en 821, en 887,
ce prélat. on en trouve encore la trace; en 8Î2,
(thalles le Chauve les mentionne tous les
Saint-FerréoL — Fondé par l'évèque de deux. Ce fut peu de temps après que Gou-
ce nom, successeur de son oncle saint Fir- dargues échappa à l'abbaye d'Aniane &
tomba sous la suprématie des archevêques
, 1.1 • j . j' -1' d'Arles. En g33, étant encore dans cet
' Consulter sur 1 histoire de tous ces demelcs : ' '
I ■• i-TT-, „,. r ri,..,.,». Ai,;c état, elle reçoit une donation de terres
La première maison a V\cs, par \j. Charvet, Aiais, ^ i . , v- ^
1870, & une requête présentée au parlement par situécs dans le diocèse de Die. En Io65,
l'évèque de la Rivière St contenant nombre de do- pour faire revivre la règle de Saint-Benoît
cnments parraitc;r.cni authentiques. dans le prieuré, où elle n'était plus obser-
NnT«
164
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
867
vée, le comte de Roiiergiic, Raiiiiond, lo
soumit à Cluny &, sous lui, à Saiiit-Sa-
turiiin du Port, prieuré du même diocèse,
qui venait d'être rattaché à cet ordre. Mais
Cluny ne le garda pas longtemps; il passa
peu après à la Chaise-Dieu, qui le pos-
séda paisiblement jusqu'en loçS. A cette
époque, Aniane fit revivre ses droits; re-
poussées en 1095, en 1107 & en 1114, ses
léclamations firent naître de nouvelles
prétentions de la part de l'archevêque d'Ar-
les, qui présenta une donation de Louis
l'Aveugle, roi de Provence; s'appuyant sur
celle de Louis le Pieux, Aniane parvint à
l'emporter sous Calixte II. Le prieuré dé-
pendit longtemps de celte abbaye, mais
finit par ne plus être habité par aucun re-
ligieux & par devenir un bénéfice simple.
Abbés de GouJargues,
I. RoSTAiNG, archevêque d'Arles, con-
serva les abbayes d'Aniane, de Goudargues
& de Cruas qu'il possédait avant son élec-
tion. Il fut abbé de Goudargues de 866
à 900.
II. Manassé, archevêque d'Arles, pos-
séda ces trois mêmes abbayes en vertu
d'un diplôme de Louis, fils de Boson, roi
de Provence (921).
III. Itieh, aussi archevêque d'Arles, fait
donation de quelques terres appartenant
à Goudargues, à Theutbert, son vassal
(937).
Prieurs Je Goudargues,
I. Bertrand, iij2, eut différend avec
l'évéque d'Uzès pour la possession de plu-
sieurs églises.
II. Bernard Cauvet, religieux d'A-
niane, 1187.
III. Gaucelin, abbé d'Aniane, se qua-
lifie de prieur de Goudargues en i2o3.
IV. Raimond fait en 121 2 un échange
avec le prieur de Valbonne.
V. Raimond de Sérinhac, abbé do
Saint-Guillem & prieur de Goudargues,
i336.
VI. Jean Péniqaud, chanoine de Saint-
Gatien de Tours, obtient le prieuré de
Girard Lerouge en 1467.
VII. Déodat de Narbonne, abbé de
Sorède, prieur en 1492.
VIII. Jean Le Rouge, nommé cett3
année même par l'abbé d'Aniane,
IX. Bernardin de Roch, i533',
Sa'int-Sernin du Port ou le Pont-Saint-
Esprit, — Ce monastère, de l'ordre de
Cluny, fut fondé en 948 par Guiraud, ar-
chevêcjue d'Aix, qui donna à l'abbayo de
Cluny l'église de Saint-Saturnin avec tou-
tes les îles, terres & champs qui en dépen-
daient. Cette fondation & la donation du
prélat furent confirmées par Agapet II eu
949. L'achèvement du monastère fut l'œu-
vre de saint Odilon, abbé de Cluny. En
1164, une transaction intervenue entre
Raimond V & les moines partagea égale-
ment les droits utiles de la ville, établit
des foires & des marchés & consacra les
privilèges de l'abbaye. En 1202, une nou-
velle transaction passés entre l'abbé de
Cluny, Hugues, & Raimond VI, reconnut
les droits de celui-ci à la jouissance d'une
albergue annuelle & lui inféoda un em-
placement dans la ville, emplacement sur
lequel il avait commencé à bâtir une tour.
Le comte reconnut devoir au ])rieur l'hom-
mage & une acapte d'un marabotin d'or.
Au treizième siècle, la construction du
célèbre pont Saint-Esprit vint changer lo
nom de la ville & augmenter son impor-
tance. La première pierre en fut posée le
12 septembre 1265 par le prieur de Saint-
Saturnin, & le couvent prit une grande
part à l'achèvement de cette oeuvre vrai-
ment colossale pour le temps. Mais la
construction près du nouveau pont d'un
hôpital & d'une chapelle, que l'on donna
à des frères de Saint-Béuézet ou pontifes,
vint enlever à Saint-Saturnin une partie
de ses domaines, & cet hôpital passa sous
l'autorité immédiate des habitants.
Le monastère de Saint-Saturnin devait
renfermer, d'après la bibliothèque de
Cluny, trente religieux, dont le prieur &
les officiers claustraux suivants : sacris-
' En 1198 & rzot, il y avait nu lieu de Bou-
dillon, tipparienant à Goudargues, des religieuses
probablement bénédictines & soumises aux moines
du prieuré.
Note
868
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
tain, infirmier, hôtellier, réfectorier &
chantre.
Prieurs Je Salni-Saturnin,
I. Guillaume I, religieux de Liicqnes,
en Italie, suivit saint Maieul, abbé de
Cluny, à son retour en France vers 987. Il
fut prieur de Saint-Saturnin pendant six
mois seulement 8c alla ensuite à Saint-
Bénigne de Dijon & à d'autres monastè-
res, qu'il réforma.
II. Pierre I, prieur vers 1 100.
III. Guillaume II fait un échange
avec Raimond II, évèque d'Uzès, en 1162.
IV. Raimond de Brouzet approuve
l'accord conclu en 1202 entre le comte de
Toulouse & l'abbé de Cluny.
V. Pons Raimond eut, en 1224, des
démêlés avec les habitants de la ville, au
sujet de la construction des murs, de l'en-
tretien des fossés & de la garde des clefs.
Ils furent réglés en faveur du prieur par
le sénéchal de Beaucaire & l'évêque de
Nimes.
VI. Guillaume II! fait, en 1224, le
partage de quelques prairies avec le prieur
de la chartreuse de Valbonne.
VII. Donadieu, prieur, & son clrapi-
tre consentent à un échange d'églises fait
entre Raimond de Barriac & Aimon, évè-
que de Viviers.
VIII. Jean I de Thianges ou Tyran-
GES posa la première pierre du pont Saint-
Esprit en 1265.
IX. RoSTAiNG I DE Saint-Jal transige,
en 1274, avec les habitants au sujet des
fours banaux.
X. Thomas I approuve une donation
faite à l'abbaye en 1281; il fait reconnaître
parle sénéchal de Beaucaire, en 1289, ses 1436 à 1448
])our tout le couvent le jour de Saint-
Saturnin.
XIV. Jean II de Feutière, prieur dès
i3i 3, fonde, en i3i8, un anniversaire pour
l'ànie de l'un de ses parents, abbé de Cluny.
XV. Bernard de Capelle, chapelain
du pape Jean XXII, prieur dès i32i ; com-
mis par bulle du 8 avril i325 pour perce-
voir le vingtième apostolique sur certains
bénéfices de l'ordre de Cluny.
XVI. Guillaume IV de Poitiers rem-
place le précédent en l33o; en i333, il
fonde l'office d'hôtelier, qui reçoit de lui
le prix des lits de tous ceux qui mour-
raient dans la ville.
XVII. Gualkert de Serres achète
divers droits de suzeraineté en i335.
XVIII. Etienne de Vassignac ratifie
en i3:")i une transaction passée entre l'hô-
telier & les consuls de la ville; la rede-
vance des lits est remplacée par une rede-
vance annuelle de trente florins.
XIX. Déodat de Vissec, i357; en i363
il devient évéque de Castres & se démet
du prieuré en faveur du suivant.
XX. Pierre II de Thury, cardinal de
Sainte-Suzanne, premier prieur commen-
dataire de Saint-Saturnin, prend posses-
sion en i385, fait une inféodation au dau-
phin de Viennois en 1418.
XXI. Henri I, cardinal de Sainte-Sa-
bine, prieur commendataire en 1421.
XXII. Thomas II de Pile, camérier
du pape, protonotaire apostolique (1427).
Mort en 1431. Eugène IV donna alors le
prieuré au cardinal Lecomte, qui résidait
à Rome, ce qui amena des contestations
entre la cour de France & le Saint-Siège.
XXIII. Guillaume V de Champeaux,
évèque de Laon, administre le prieuré de
Note
164
droits sur un domaine qu'on lui réclamait.
XI. Thibaud, prieur en 1298.
XII. Gui de Clermont fait paréage
avec le roi Philippe IV pour la ville de
Saint-Saturnin (i3oo-i3oi). Fait une acqui-
sition du seigneur d'Orange en i3o2.
XIII. Hugues de Montouvel fait bénir
la chapelle de l'hôpital du pont (i3ii).
En i3io, il avait obligé le prieur do
Saint-Jean de Todon, bénéficier relevant
du monastère, à une pitance annuelle
XXIV. Olivier du Chastel pourvu
en 1444; nommé évèque d'Uzès en 1446;
fait la visite du prieuré en 1447.
XXV. Alain de Coétivy, archevêque
d'Avignon, prieur en 1448.
XXVI. Jules de la Rovère, plus tard
pape sous le nom de Jules II, prieur en
1465; unit au vestiaire de la mense con-
ventuelle l'office de prieur.
XXVII. Amanieu d'Albret, cardinal-
évèque de Pamiers, i5o3.
Note
164
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
XXVIII. RosTAiNG II d'Ancezune, ar-
chevêque d'Embrun, iSoy.
XXIX. Jean III d'Ancezune, abbé de
Sahit-Ruf, i5io-i554.
XXX. Nicolas de Pellevé, évêque
d'Amiens & cardinal, 1554.
XXXI. Alexis de Pagannes de Fer-
rare, 1557-1559. En i557, destruction du
monastère & dispersion du chartrier par
les religionnaires.
XXXII. CÉSAR de Brancas, iSyi.
XXXIII. Charles I de Mainteter-
nes, iSyS.
XXXIV. Louis Hervé, 1574.
XXXV. Pierre III Fabre, protono-
taire apostolique (iSyy); fait, l'année sui-
vante, un traité avec les religieux.
XXXVI. Elzéar de Rastellès, évê-
que de Riez, 1579.
XXXVII. Charles de Saint-Sixte,
évêque de Riez, i58i; restaura l'église pa-
roissiale & le prieuré.
XXXVIII. François I de Lacour,
1614.
XXXIX. Claude de la Motte, élu
par le chapitre en i6i5.
XL. François II Dauvet Desmarets,
nommé à l'âge de neuf ans, sur la démis-
sion du précédent en i6i5, conserva ce
bénéfice jusqu'en 1695, année de sa mort.
XLI. Henri II Oswald de la Tour
d'Auvergne, nommé par son oncle, abbé
de Cluny & cardinal de Bouillon, en 1696;
plus tard abbé de Cluny, nomma son frère
au prieuré.
XLII. Frédéric-Constantin de la
Tour d'Auvergne, 1708-1732.
XLIII. François III Auguste, prince
de Rohan, comte de Venfadour, chanoine
de Strasbourg, nommé par l'abbé de Cluny
en 1732.
Valsauve ou Bagnols. — Le monastère
de filles de Valsauve, ordre de Cîteaux,
fut fondé à une époque indécise; mais il
est certain qu'il existait dès le premier
quart du treizième siècle; en 1217, Rai-
mond le jeune, fils de Raimond VI, le prit
sous sa protection & sauvegarde (11 mai);
en 1254, Elzéar, seigneur d'Uzès, venait Je
lui léguer trente livres tournois; enfin en
1283, la prieure, Marie Finiiin, fonda un
869
anniversaire pour le salut de l'âme de
Bertrand-Armand, évèqiie d'Uzès, nouvel-
lement décédé, & auquel le monastère de-
vait la construction de son église. Celle-ci
était dédiée h la Vierge. En 1293, le roi
Philippe IV prit à son tour la congréga-
tion sous ses protection & sauvegarde. En
i3i9 fut construite une partie du cloître,
grâce aux libéralités d'un certain Adémar
Audiguier du Bourg-Saint-Andéol.
En 1375, le monastère venait d'être
transporté au lieu de Bagnols; le pape
Grégoire XI approuva cette translation
par bulle de cette année. Il restait pour-
tant quelques religieuses à Valsauve, où
plusieurs furent tuées lors des premières
guerres de religion; à partir de cette der-
nière époque, le premier monastère fut
entièrement délaissé. Jusqu'en i375 le mo-
nastère n'avait eu que titre de prieuré; il
fut érigé en abbaye à cette époque.
Abbesses de Bagnols.
I. BéAtrix de la Pierre; elle paraît
dès l'an 1375 dans un acte de procuration.
II. Marguerite I de la Baume,
29 mai i38i; reçoit à cette date une dona-
tion d'un certain Jacques Adhagat.
III. Raimonde de Gaujac, 27 mars
1454.
IV. Jeanne I Maoselle ou Mau-
RELLE, dans un acte du 12 juin 1467.
V. Jeanne II de l'Ile se démit en fa-
veur de la suivante,
VI. Jeanne III Maurelle, peut-être
la même que l'avant-dernière. Instituée
])ar Innocent VIII, elle prend possession
le i3 avril 1485.
VU. Catherine Maurelle, instituée
de même par le pape.
VIII. Anne de Montdragon prend
possession en 1524; vivait encore en i533.
IX. Marguerite II d'Albert, nom-
mée par Paul III en i537; prend posses-
sion en i538.
X. Jeanne IV d'Audibert de Lussan,
nommée par le pape (1601).
XI. Esther de Lussan, sœur de la
précédente, lui succéda en i6o5. Fut ab-
bcsse pendant soixante-cinq ans, !k res-
taura le monastère de fond en comble.
Note
164
Note
164
870
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Plus fard, oUo prit pour coatijutrice sa
sœur cadette, P'raiiçoise d'Audibert de
Lussan, qui mourut en 1671. Esther se dé-
mit, avec l'agrément du pape, en faveur
de la suivante, sa nièce.
XII. Marie de Lussan, 28 avril 1672.
Elle continua l'œuvre de sa tante & diri-
gea le couvent jusque vers 1712.
XIII. N. DE Clesmes, nommée par ie
roi en 1715.
XIV. N. DU PUY MONTBRUN, I761.
XV. N. DE PlÉGON, 1773.
Religieuses de Notre-Dame de Saur^et. —
Ces religieuses avaient leur couvent tout
près de Nimes, sur les confins du diocèse
d'Uzès. Au derjiier siècle, il était détruit
depuis longtemps. Il était situé près de
belles & abondantes fontaines. Les reli-
gieuses suivaient probablement la règle
bénédictine ; plus tard l'abbaye devint
prieuré simple. En juillet i358, on les voit
réclamer une indemnité aux consuls de
Nimes pour une certaine quantité de ma-
tériaux qui avaient été enlevés dans des
maisons de Nimes à elles appartenant.
Leur réclamation fut admise.
Dominicains de Genolhac. — Ce couvert
fut fondé en 1298 par des membres de la
famille de Polignac, qui le dotèrent riche-
ment} il fut aussi l'objet des largesses de
toute la noblesse du pays, notamment des
vicomtes d'Alais. Les guerres de religion
l'atteignirent cruellement; il fut réduit en
cendres, les titres disparurent & ses biens
furent usurpés; le prieur, le père Junius,
fut même massacré. Relevé au dix-septième
siècle, il subit le même sort pendant la
guerre des camisards; le couvent fut de
nouveau incendié & le prieur faillit être
massacré. L'évêque de Mende offrit un
asile aux religieux; mais Poncet de la Ri-
vière, évêque d'Uzès, rassembla les reli-
gieux & les rétablit à Genolhac même, où
ils furent protégés par les seigneurs de ce
nom, & plus tard par la maison de Conti.
Au dix-huitième siècle, la maison possédait
mille deux cents livres de rente en biens
anciens, sur lesquelles il fallait prélever
les charges montant à cent soixante-huit
livres; il restait mille trente-deux livres
pour l'entretien de la congrégation qui se
composait de trois prêtres, trois religieux
& un frère convers.
Outre les établissements plus haut indi-
qués, le diocèse d'Uzès renfermait encore
nombre de couvents des différents ordres;
en voici un tableau sommaire que nous
avons lieu de croire à peu près complet :
A Uzès, des cordeliers, des capucins &
des religieuses dites de Notre-Dame.
Au Pont-Saint-Esprit, neuf clercs dits
agrégés à la paroisse, qui était dédiée
à sainte Catherine; à l'église du Pont,
d'abord des frères pontifes de Saint-Béné-
zet, plus tard des chanoines bénéficiers
dits de l'Aumusse; des dominicains, des
minimes, fondés en i6o3, des capucins, des
ursulines, des visitandines, des religieuses
de Notre-Dame, établies en 1671; trois
hôpitaux : des enfants perdus, des femmes
veuves & des pauvres, ce dernier desservi
par des sœurs hospitalières.
A Cassan, en 1424, un ermitage. — A
Bagnols, des missionnaires dits de Saint-
Joseph, à la paroisse & au collège; des
carmes, des cordeliers, des récollets, des
bernardines & des ursulines. — A Aramon,
des récollets Sk des ursulines. — A Barjac,
des capucins. — A Rivière, des religieuses
hospitalières. — A Campagnac, des cha-
noines de la congrégation de France. — A
Valbonne, une chartreuse célèbre, fondée
en 1204 par Guillaume de Vénéjan, évêque
d'Uzès, qui lui donna plusieurs églises;
l'abbé d'Aniane & le prieur de Goudargues
prirent part à cette fondation. Elle fut
protégée dans la suite par les seigneurs
les plus importants du pays. [A. M.]
NOTE CLXV
AJOUTEE PAR LES NOUVEAUX EDITEURS
Établissements religieux du diocèse
de Rode-^.
DE tous les pays limitrophes du Langue-
doc, il n'en est pas dont l'histoire soit
plus intimement liée à celle de cette der-
NoTE
16/.
Note
i(>5
NOTK
i65
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
871
nière province, que le Roucrgue. Aussi
avons-uous jugé utile de donner c[uclc[ues
notices sur les principaux établissements
religieux de ce pays, d'autant plus que
nous avions l'assurance de pouvoir réunir
sur ce sujet nombre de faits intéressants &
de documents inédits. Toutefois nous avons
laissé de côté les abbayes proprement dites,
dont l'histoire nous aurait entraîné trop
loin, & nous nous sommes bornés aux évé-
ques & à quelques grands établissements
dont la place était tout naturellement in-
diquée dans une note de cette nature'.
La puissance temporelle des évêques de
Rodez ne date pas de l'époque carolin-
gienne; à cette époque & dans les siècles
Immédiatement suivants, ces prélats n'eu-
rent que l'influence légitime qui leur ap-
partenait grâce à leurs possessions terri-
toriales. Pour leur donner un pouvoir
véritablement politique, pour les faire en-
trer dans la hiérarchie féodale du pays, il
fallut que l'autorité des comtes de Tou-
louse, maîtres du pays depuis le dixième
siècle, cessât de s'y exercer d'une manière
directe & qu'une dynastie nouvelle, moins
puissante, vînt les remplacer. Ce fait se
produisit au commencement du douzième
siècle. Raimond de Saint-Gilles, héritier comte en ferait frapper; il eut la posses-
du comté de Toulouse, avait quitté Rodez, sion de la cité, mais le comte en eut la
qui jusqu'alors avait été la capitale de ses propriété; à chaque nouvel avènement la
Etats; suivant l'habitude du temps, il éta- ville dut être rendue au comte avec ses
blit dans ses premiers États un nouveau fortifications & les clefs de ses portes &
feudataire, auquel il engagea les domaines pendant trois jours il put y faire flotter
utiles, sous réserve toutefois de la suzerai- son étendard & y faire rendre la justice en
neté & de l'hommage. Son choix tomba sur son nom. On voit par cet accord que la
le puissant vicomte de Cariât, Richard de position des deux parties était des plus
Millau, & dès 1096 la nouvelle maison fut singulières; obligées l'une envers l'autre
l'cxeiiiplo des comtes bénéficiaires de
répoc(ue carolingienne & s';ippro]irièrent
le fief dont ils n'avaient que la jouissance.
Dans cette usurpation, ils recherchèrent
l'appui de l'Eglise, qui seul pouvait assu-
rer leur succès & de là pour les évêques
de Rodez une première occasion de fon-
der leur pouvoir temporel.
Ce fut en ii56 que cette occasioji se
présenta; le comte désirait recevoir de
l'évèque une sorte de consécration, d'in-
vestiture du comté; il voulait une espèce
de sacre, analogue à celui, que les arche-
vêques de Reims accordaient aux rois de
France. Mais en retour de cette conces-
sion l'évèque réclamait un certain nombrer
de prérogatives, ce qui rendait la ques-
tion difficile à régler. Ces querelles furent
pourtant terminées en 1161 par plusieurs
seigneurs du pays, choisis pour arbitres
& assistés d'un jurisconsulte, Hugues de
Montferrand. Il fut décidé que le comte
recevrait la couronne comtale de l'évêquo
& ferait à cette occasion, non pas un acte
d'hommage, mais un simple serment do
fidélité par lequel il s'engagerait à res-
pecter les droits & privilèges du prélat;
celui-ci eut aussi douze sous par semaine
sur le produit des monnaies, quand le
NoTK
i65
installée dans ces domaines. Mais comme
toujours, éloignés de leur suzerain im-
médiat, les nouveaux comtes imitèrent
' Les sources employées ont été : cle Gaujnl,
Etudes sur le Rouergue, tome II, renferm.int les
.innales de la province; un opuscule de M. le
docteur Viallet sur Vf/6pital Saint-Jacques Je
Rode^, 1864, RoJezj & les volumes suiv.Tnts de la
collection Doat : lîî, ville & établissements reli-
gieux de Rodez; i33, cathédrale de Rodez; 1.34-
i36, Aubrac; 145, Millau; 146, Saint-Antonin ;
147, Villefranche.
à certains devoirs de vassalité, serment de
fidélité ou reddition de la place, elles
étaient à la fois inférieures & supérieures
l'une à l'autre, position difficile & qui
devait amener maintes fois des conflits.
Des querelles ne tardèrent pas à éclater;
dès 1214 on les voit naître; à ce moment
il s'agissait des châteaux deCoupiac, Cays-
tord 8d Combret, tenus par le comte & pour
lesquels l'évèque exigeait un hommage di-
rect de vassalité. Reconnu à cette époque
par le comte Uenri I, ce droit supérieur
fut contesté par son fils, Hugues IV, en
Note
i6â
872
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
1222; la querelle dura longtemps & le
comte dut eu 1208 céder ses droits de feu-
dataire à Archambaud de Panât contre la
ville de Marcillac & le château de Salles-
Comtaux; l'évéque put d'autant plus iaci-
lement obtenir l'hommage d'un vassal
moins puissant.
Peu d'années après, le siège épiscopal
était tenu par Vivien de Boyer, ancien
cordelier, qui ne cherchait qu'une chose,
à rendre complète l'autorité dont il jouis-
sait sur la cité. S'appuyant sur les habi-
tants, auxquels en i25o, il concéda d'impor-
tants ]5riviléges, il commença par réclamer
le droit de percevoir seul la leude des mar-
chandises entrant dans la ville & des deux
foires annuelles qui s'y tenaient. Le comte
alléguait une possession traditionnelle;
mais Vivien, pour compliquer la situation,
en appela au pape; sans s'arrêter à cet
appel, le comte tint bon, & le 23 novem-
bre de la même année, une sentence arbi-
trale lui adjugea la possession provisoire.
Il dut même faire reconnaître pleinement
la légitimité de ses droits, car en 1254 une
nouvelle sentence, cette fois définitive &
rendue par un chapelain du pape, lui con-
céda le droit de leude sur toutes les den-
rées apportées & mises en vente dans la
ville par des étrangers; comme cette sen-
tence ne reconnaissait pas au comte le
droit de lever la leude en général sur toute
marchandise entrant dans la ville, l'évéque
en prit occasion pour renouveler ses ré-
clamations quelques années plus tard.
Battu pourtant à propos des leudcs, l'évé-
que porta ailleurs ses prétentions & son
activité inquiète, mais menacé d'un procès
criminel par-devant l'inquisition en 1266,
attaqué par les seigneurs de Séverac en
1260, il dut abandonner toutes ses préten-
tions.
Plus habile que Vivien, son successeur
sur le siège épiscopal, Raimond de Cal-
mont d'Olt, reprit toutes ses prétentions.
Ce n'était plus seulement la leude qu'il
réclamait, c'était la police des foires te-
nues dans la ville, police exercée jusque-
là par les comtes; c'étaient encore les
fossés entre la cité & le bourg, qu'il pré-
tendait lui appartenir. Enfin il revenait
sur la cession de 1238 & prétendait que
le droit de suzeraineté des évèques avait
été lésé par la substitution des seigneurs
de Panât aux comtes de Rodez dans la
possession des châteaux de Coupiac, Cays-
tord, &c.
Ces réclamations devinrent le signal
d'une petite guerre, dans laquelle il y
eut mort d'hommes, incendies, violen-
ces, &c. ; l'évéque employa l'excommu-
nication pour appuyer ses demandes. Une
sentence provisoire du sénéchal de Rouer-
gue en 1277 donna raison au comte & le
maintint en possession de tous les droits
contestés. L'affaire avait été portée au
parlement de Paris, mais cette cour n'eut
pas à la juger, car une sentence arbitrale
de l'évéque & du sénéchal de Toulouse,
Eustache de Beaumarchais, vint l'année
suivante terminer le conflit. La transac-
tion de ii56 & celle de 1264 furent plei-
nement confirmées; le bourg de Saint-
Etienne fut cédé à l'évoque, ainsi que le
faubourg d'Albespeyres; le droit de forti-
fier la cité fut accordé au comte & aux
habitants, sauf les environs du faubourg
Saint-Etienne, par lequel communiquaient
les deux parties de la ville. Au sujet des
châteaux de Coupiac & Caystord, la pré-
tention de l'évéque fut admise & le comte
dut racheter ces deux châteaux pour les
tenir en fief de l'évéque, ou se recon-
naître son vassal pour une quantité de
terre équivalente.
Mais les querelles n'étaient pas finies;
elles reprirent en 1293, à l'occasion des
marchés, que l'évéque défendit de tenir
dans le bourg, malgré la coutume suivie
de toute antiquité. Apaisées à ce moment
par les officiers royaux, elles se renouve-
lèrent en i3i5 & amenèrent des troubles
& des luttes à main armée, dans lesquelles
les partisans de l'évéque n'obtinrent pas
l'avantage. Fatiguées de ces éternelles dis-
cordes & craignant peut-être aussi l'in-
tervention royale, les parties se décidèrent
enfin à une transaction définitive, Guil-
laume Durand, évéque de Mende, fut
chargé d'en rédiger les articles, avec le
concours d'un commissaire royal & du sé-
néchal de Rouergue; elle est datée de i3i6.
Elle fit disparaître tout sujet de querelle
en établissant une cour de paréagc ijui
HoTS
i65
Note
i65
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
873
jugeait les affaires en commun & parta-
geait également les recettes.
Dès lors, la puissance de l'évêque de
Rodez ne fit guère que s'augmenter d'une
façon constante & pacifique. Suzerain des
comtes d'Armagnac, qui tenaient de lui
plusieurs châteaux du pays, président des
Etats de la province, levant dans ses terres
le commun de la paix à partir de 1419, il
finit, à l'avènement de la maison d'Albret,
par devenir gouverneur du comté, & en
1676, après avoir jusque-là porté le titre
de seigneur de Ro(/«^, il reçut de Louis XIV
celui de comte, qu'il devait garder jusqu'à
la Révolution.
Évèques de Ro</«^.
Pendant tout le moyen âge les évèques
de Rodez ont joué un tel rôle dans l'his-
toire du Languedoc que nous croyons
utile de donner ici une liste des évèques
de Rodez, celle du Gallîa Christiana, pu-
bliée dans le tome premier de ce grand
ouvrage, étant très-défectueuse & ne pou-
vant servir à rectifier les erreurs commises
par D. Vaissete. Nous suivrons presque
toujours dans ce travail M. de Gaujal, au-
teur des Eludes historiques sur le Rouergue,
qui, ayant consulté à peu près tous les
documents diplomatiques existants &, de
plus, certains travaux manuscrits conservés
à Rodez, a pu composer une liste beaucoup
mieux établie que celles de ses prédéces-
seurs, liste dont nous nous écarterons le
moins possible.
Nous y avons ajouté un excellent article,
publié par M. Desjardiiis, archiviste de
l'Aveyron, sur les évèques des neuvième
& dixième siècles '.
I. Saint-Amans çAmantius), évéque de
415 à 450.
II. S. EusTACHE, martyrisé en 475.
III. S. QuiNTlEN, 5o2-5i6; à cette der-
nière date il devint évéque de Clermont.
IV. S. Dalmacr; sacré en 5i6. C'est à
lui qu'on devait la construction de la ca-
thédrale de Rodez, longuement décrite par
Grégoire de Tours & détruite au treizième
' BiilioiHèjue de l'Ettle Jes Charles, t. 24, p. 146
& suiv.
siècle. Grégoire de Tours fait le plus grand
éloge de ses vertus apostoliques.
V. Théodose, archidiacre, puis évéque
de Rodez, nommé en 58i par Childe-
bert II sur la recommandation du précé-
dent.
VI. Innocent, comte de Gévaudan,
SSd-Sço.
VII. Deusdedit I acheva l'église com-
mencée par Dalmace. On conserve encore
à Cantobre un autel construit par son or-
dre & portant une inscription commé-
mora tive.
VIII. VÉRUS assista au concile de Reims
en 625; vivait encore vers 670,
IX. Arédius, 670.
X. Farald, 838. Sous son épiscopat,
l'évèché d'Arisitum, qui avait été séparé de
celui de Rodez au sixième siècle, lui fut
de nouveau & définitivement réuni.
XI. RamnolenuS; son nom se trouve
mentionné dans trois chartes, en 848, 856,
861.
XII. Élizachar, 862.
XIII. Adémar ou Hacmar I, assiste à
l'assemblée de Pontion en 864, reçoit une
lettre du pape Jean VIII en 879.
XIV. Frotard, 887.
XV. S. Gausbert, vers 900.
XVI. Adémar II, 91 1. Son nom est dans
quatre chartes inédites, en 909, 910, 912.
XVII. Deusdedit II, 920, 922, 924.
XVIII. JoRius ou Georges, 933.
XIX. Adémar III, 935.
XX. Deusdedit III, mentionné dans
une charte de 936.
XXI. Mainfroi, 937.
XXII. Deusdedit IV, 960-1004'.
XXVIII. Arnaud, 1028-1031; en 1028,
il va à Limoges prendre part à la consé-
cration de l'église Saint-Martial & parti-
ciper aux travaux du concile ([ui admit
l'apostolicité de la mission de ce saint.
XXIV. GÉRAUD, 1032-1037. Peut-être
y eut-il un intervalle entre lui & le sui-
vant.
XXV. Pierre I, fils de Bérenger, vicomte
' La plupart des niitcurs coupent en deux l'épis-
copat de Deusdedit IV' & ajoutent, à la liste des
évèques de Rodez, Bégon & Etienne, qui ont été
évèques de Clermont & abbés de Conques.
Note
i65
Noin
i65
874
HOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
de Narbomic, û. èque après 1048 & avant
io53; devint archevêque de Narboniie en
107g.
XXVI. Pons Etienne, élu en 1079, as-
siste au concile de Rome en io8ij mort
après mars 1095.
XXVII. Raimond Frotard assiste, en
1095, au concile de Clermont, tenu par le
pape Urbain II, qu'il accompagna ensuite
dans ses voyages.
XXVIII. Adémar IV, J099-1144.
XXIX. Guillaume I", mentionné plu-
sieurs fois dans les lettres de saint Bernard ;
fut déposé par le pape Eugène III à cause
de ses mauvaises mœurs (1144-1146).
XXX. Pierre II, 1146-1165.
XXXI. Hugues I, de la famille des
comtes de Rodez, 1166-1211; il se démit
avant sa mort, arrivée en 1214. Fut enterré
dans l'abbaye de Bonnecombe qu'il avait
fondée.
XXXII. Pierre III Henri de la
Treille, élu en 1211, mort en 1234. Il
était du Roucrgue & reçut en 1219, du
comte de Rodez, l'administration du comté
au moment où ce prince allait partir pour
la Terre sainte.
XXXIII. Bertrand I, 1234-1235,
XXXIV. A., élu en 1247.
XXXV. Vivien du Boyer, 1247, cor-
delier, notaire apostolique; il divisa le
diocèse en quatre archidiaconés : Rodez,
Conques, Millau & Saint -Antonin. Il
mourut en 1274 & fut enterré dans l'église
des cordeliers.
XXXVI. Raimond II de Calmont
D'Olt, d'une famille noble du Rouergue,
élu en 1274; commence, en 1276, la re-
construction de la cathédrale, fait fondre,
en 1283, la grosse cloche de l'église. Mou-
rut en 1298J il avait assisté aux conciles
provinciaux de Bourges (1286) & d'Aurillac
(1278 & 1294).
XXXVII. Bernard du Monastier,
1298.
XXXVIII. Gaston du Cornet, né en
Gascogne, élu en i3oo, mort en i3oi. Il
fut enterré dans sa cathédrale.
XXXIX. Pierre IV de Pleine Chas-
' Une charte inédite a fourni son nom à M. Des-
jardiiis.
SAIGNE, nommé par Boniface VIII, auquel
le chapitre s'était adressé, vers i3oi. Il
devint plus tard légat aspostolique & pa-
triarche de Jérusalem. Il mourut en iSig
& fut enterré dans la chapelle de Saint-
Paul, à la cathédrale de Rodez.
XL. Pierre V de Castelnau de Bre-
TENOUS, petit neveu de Raimond de Cal-
mont d'Olt, élu par le chapitre, confirmé
par Jean XXII. Il mourut à Paris en i334,
fut enterré dans le couvent des domini-
cains de Paris, & plus tard transporté dans
celui du même ordre à Rodez.
XLI. Bernard II d'Albi, né à Saver-
dun, fut nommé par le pape Benoit XII,
chargé par lui d'une mission apostolique
en Espagne, nommé cardinal de Saint-Cy-
riaque en i338; il se démit alors de son
siège, & mourut en i35o. En i336, il avait
assisté au concile provincial de Bourges.
XLII. Gilbert de Cantobre, né dans
le Rouergue, abbé de Saint-Gilles, puis de
Saint-Victor de Marseille, nommé évèque
de Rodez par Benoît XII en 1339. Il testa
en faveur des pauvres en mars 1348, &
mourut un mois après. Il fut enterré dans
la cathédrale de Rodez.
XLIII. Hugues II Roger, frère de
Clément VI, évéque de Tulle, cardinal en
1342, eut l'administration de l'évéché après
la mort de Gilbert; la céda peu après au
suivant.
XLIV. Raimond III d'Aigrefeuille,
parent du précédent, abbé de la Grasse,
fut nommé par Clément VI, le i3 juin
1349; il mourut en i36i. Il fut enterré
dans une chapelle de la cathédrale.
XLV. Faydit d'Aigrefeuille, frère
du précédent, administrateur apostolic[ue
de i36i à 1371; plus tard évèque d'Avi-
gnon, cardinal en i3l83; fut enterré à
Saint-Martial de Limoges.
XLVI. Jean I de Cardaillac, patriar-
che d'Alexandrie, administrateur de 1371
à 1379.
XLVII. Bertrand II de Raffin, natif
du Rouergue, clerc du diocèse de Tulle,
nommé par l'antipape Clément VII. Il
donna sa démission avant sa mort, arri-
vée à Avignon en 1389.
XLVIII. Henri de Sévery, né en
Savoie, partisan de l'antipape Clément,
Note
i65
NOTK
i6j
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
875
nommé par lui. Il fut ceitaiuement nommé
dès i386, & non pas seulement en 1396. 11
mourut à Avignon cette dernière année.
XLIX. Guillaume II d'Ortolan, né à
Moissac, nommé par Benoît XIII en iSçô,
prit possession en 1397. Il s'occupa acti-
vement de l'achèvement de l'église cathé-
drale & abandonna à l'oeuvre ses droits
d'annate sur les bénéfices du diocèse. Il
eut avec son chapitre de graves démêlés,
en 1404, & fit emprisonner plusieurs cha-
noines. Aussi appuya-t-il la réforme de
cette congrégation exigée par le comte
d'Armagnac en 1409. Cet évéque mourut
en 1416.
L. Vital de Mauléon, patriarche
d'Antioche, d'origine gasconne, assiste en
1416 au concile de Constance; se démet
en 1428 de son double titre en faveur du
suivant. Il devint plus tard patriarche
d'Alexandrie & administrateur perpétuel
de l'évèché de Saint-Pons de Thomières.
LI. Guillaume III de la Tour u'O-
LIERGUES, de la famille de la Tour, cha-
noine de Lyon & de Clerraont, doyen de
Saint-Pierre de Clermont, archidiacre de
Saint-Flour & prévôt de la cathédrale de
Clermont, nommé évéque de Rodez en
1429 par Martin V. Le chapitre, de son
côté, élut Pierre d'Estaing, archidiacre;
Guillaume ne put prendre possession qu'en
I432. Il assista au concile de Bàle en I434,
activa la construction de son église cathé-
drale & se démit en 1457 en faveur de sou
neveu, Bertrand de Chalençon. Il conti-
nua à habiter le Rouergue & mourut en
I470; il fut enterré dans la chapelle des
Trois-Rois qu'il avait fait construire.
LU. Bertrand III de Chalençon, do
la famille de ce nom 8c du Vêlai, patriar-
che d'Antioche & évéque de Rodez comme
le précédent, fit continuer la construction
de la cathédrale 8t remit de l'ordre dans
l'administration du temporel de son église.
Il prit pour coadjuteur son neveu, Ber-
trand de Polignac, en 1478, lui céda le
titre d'évêque en 1494, mais garda le pou-
voir jusqu'à sa mort arrivée en i5oi. Il fut
enterré dans son église, sous le jubé qu'il
avait fait construire. Ce monument existe
encore aujourd'hui.
LUI. Bertrand IV de Polignac
mourut neuf jours après son oncle, le
2 mars i5oi, & fut enterré à côté de lui;
son épitaphe rappelle cette circonstance
de ces deux morts consécutives.
LIV. François I d'Estaing, élu par
le chapitre en novembre i5oi, eut pour
compétiteur Charles deTournon, nommé
par le pape, & qui fit valoir ses droits les
armes à la main; ce compétiteur mourut
en 1504. François acheva la cathédrale
& construisit le clocher; ses vertus lui
valurent le surnom & la renommée de
Bienheureux, Il mourut le 1" novembre
1529 & fut enterré dans le chœur de son
église.
LV. Georges II d'Armagnac, né en
i5oi, nommé par le roi; le chapitre élut
de son côté Jean d'Estaing, neveu du der-
nier évéque; mais celui-ci dut abandonner
ses prétentions. Georges était bâtard d'un
bâtard d'Armagnac; il mourut en i585,
après avoir rempli toutes les fonctions
ecclésiastiques depuis celles de dom d'Au-
brac, jusqu'à celles de légat; il avait dé-
buté par la carrière militaire. Jusqu'en
l553, il eut la surintendance du comté de
Rodez, au nom de Henri d'Albret & de
Marguerite de Valois. En i56o, il aban-
donna l'évèché de Rodez à son neveu qui
suit, auquel, dès i353, il avait résigné
l'évèché de Vabre.
LVI. Jacques de Corneili.an avait
été nommé évéque in partibus par le pape
Paul III dès 1544; évéque de Vabre, puis
de Rodez, sur la démission de son oncle,
il prit possession de ce dernier siège, le
16 mai 1362. De i553 à i582, il fut surin-
tendant du comté de Rodez & des quatre
chàtellenies du Rouergue pour le roi de
Navarre. 11 mourut en i582 & fut enterré
à côté de François d'Estaing,
LVII. François II de Corneillan,
neveu du précédent, était son coadjuteur
dès i58i. Il fut longtemps ligueur acharné
& essaya même de se rendre indépendant.
Il mourut en 1614, en se rendant aux États
généraux. 11 fut enterré à côté de son
oncle & prédécesseur.
LVIII. Bernardin de Corneillan,
neveu !k coadjuteur du précédent, fut évé-
que jusqu'au 8 septembre 1645.
LIX. François III de Corneillan
NOTS
i6j
Note
i6S
876
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
MONDENARD, cousiii & coadjuteur du pré-
cédent, ne fut évêque que quelques mois.
LX. Charles I de Noailles, abbé
d'Aurillac & prieur de la Valette, évêque
de Saint-Flour, nommé à Rodez en 1646,
prit possession en 1647. 11 mourut en mars
1648.
LXI. Hardouin de Péréfixe de
Beaumont, précepteur de Louis XIV en
1647. Il fut nommé en juin 1648, mais ne
résida pour ainsi dire jamais. Il devint
plus tard archevêque de Paris & mourut
en 1671. Il était de l'Académie française,
& a écrit une histoire d'Henri IV qui n'est
point sans valeur.
LXII. Louis Abelli, nommé évêque de
Rodez en 1662; il avait d'abord été curé
de Saint-Josse, à Paris, & confesseur de
Mazarin. Il se démit en 1666 & se retira
chez les prêtres de Saint-Lazare, où il
mourut en 1691. On lui doit un certain
nombre d'ouvrages religieux.
LXIII. Gabriel de Voyerde Paulmy
nommé en 1666 & sacré en 1677. Il fonda
l'hôpital général & le séminaire de Rodez.
Il mourut le 6 septembre 1682, & fut en-
terré dans le sanctuaire de la cathédrale.
LXIV. Paul-Louis-Philippe de Lu-
SIGNAN-Lézay, nommé en 1684, n'obtint
ses bulles qu'en 1693. Jusqu'à leur obten-
tion il ne prit que le titre de vicaire géné-
ral du chapitre. Il mourut en 1716; il prit
une grande part aux affaires de la révoca-
tion de l'édit de Nantes, & ie signala par
son zèle contre les calvinistes.
LXV. Jean II Armand de la Vive de
TouROUVRE, né en Normandie, nommé
en mai 1716; les affaires de la bulle Uni-
genitus l'empêchèrent d'obtenir ses bulles
avant 1718. En 1723, il devint conseiller
au parlement de Toulouse & mourut en
septembre 1733. Il était fougueux jansé-
niste & censura sévèrement les propos de
plusieurs jésuites de Rodez.
LXVI. Jean III d'Ize de Saléon, évê-
que d'Agen, nommé évêque de Rodez en
1735; en 1746, il devint archevêque de
Vienne. Ce fut lui qui introduisit à Rodez
& à Millau les frères de la Doctrine chré-
tienne.
LXVII. Charles II de Grimaldi
d'AnTIBES, de la famille des princes de
Monaco, aumônier du roi, nommé évêque
de Rodez en septembre 1749. "^ mourut à
Ollioules en 1770.
LXVIII. Jérome-Marie Champion de
CiCÉ, agent général du clergé; il fut mis
en 1779 à la tête de l'administration de la
haute Guienne. En 1781, il fut nomn)é
archevêque de Bordeaux, & alla aux Etats
généraux en 1789. Partisan des réformes,
il fit partie du cabinet Necker, devint
ga,rde des sceaux & promulgua la consti-
tution civilej il dut émigrer plus tard,
rentra lors du concordat, devint archevê-
que d'Aix & mourut en 1810.
LXIX. N. DE Seignelai de Colbert,
nommé en 1781; député à l'Assemblée na-
tionale en 1789. Il émigra & mourut en
Angleterre où sa famille s'était établie.
Uni à celui de Cnhors en 1802, le siège
de Rodez a été rétabli en 1822.
Chapitre cathédral de Kode^. — Le cha-
pitre cathédral de Rodez ne paraît pas
avant la fin du onzième siècle; depuis déjà
longtemps, il est vrai, les clercs desservant
la cathédrale formaient une véritable con-
grégation religieuse soumise à des devoirs
communs; mais c'est à ce moment que l'é-
vêque Adémar imposa à cette corporation
la règle de Saint-Augustin & l'astreignit
à des offices réglés & à la vie commune.
Cette réforme fut approuvée en 1099 jar
le pape Urbain IL La vie de la corpora-
tion ainsi réorganisée ne présente d'ail-
leurs que peu de faits saillants. Querel-
les avec les églises de la ville, désordres
intérieurs, débats avec l'évêque, tel est en
résumé le spectacle qu'elle nous présentj
pendant plusieurs siècles de son existence.
C'est ainsi qu'en 1140 elle eut à régler de
graves affaires d'intérêts avec le chapitie
de Saint-Amans dépendant de Saint-Vic-
tor de Marseille. En 1120, en réorgani-
sant le corps des clercs de cette église, en
le soumettant à la célèbre abbaye béné-
dictine, l'évêque Adémar avait réglé l'im-
portante question des cimetières, source
inépuisable de désaccords entre les églises
d'une même ville; il avait décidé que les
chanoines de Saint-Amans auraient un ci-
metière particulier, dans lequel ils donne-
raient la sépulture à ceux qui auraient
NoTB
i05
Note
i65
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
877
tels que le comte d'Armagnac se crut
obligé d'intervenir. En 1409, il écrivit à
l'évêque pour lui rappeler les désordres
des clercs de sa cathédrale, lui exposer le
tort qu'ils causent à la religion, & l'enga-
ger à y apporter les remèdes convenables,
sinon il cessera de conférer à des membres
du chapitre les bénéfices dont la disposi-
tion lui appartient. Loin de nier les griefs
imputés à ses chanoines, l'évêque les re-
connut vrais, & dans sa réponse au comte
il lui déclare que cette réforme, impossible
à fout autre, pape, cardinal, archevêque
ou évoque, doit être conduite par lui-
même, comte; car, ajoute-t-il, nous autres
clercs nous préférons les biens temporels
à la grâce de Dieu & au salut de notre
âme. Sur cette réponse, le comte admo-
nesta le chapitre, & chargea Raton de Fe-
nayrols, sénéchal du comté, & Guiral du
Puch, son confesseur, de procéder aux ré-
formes les plus urgentes. Les principaux
défauts intérieurs dont l'existence fut alors
reconnue étaient l'irrégularité dans l'as-
sistance aux offices, la dilapidation des re-
venus, l'aliénation du mobilier de l'église,
même des reliquaires; de plus, leS hebdo-
madiers !k autres prêtres inférieurs de la
cathédrale joignaient à leurs prébendes
d'autres ressources, & négligeaient natu-
rellement ce qui aurait dû faire leur prin-
cipale & même leur seule occupation. Pour
remédier à fous ces maux, il fut fait quel-
l'année, le chapitre était dans l'habitude ques règlements intérieurs (9 avril 1409) :
revêtu l'habit de chanoine en état de santé
& l'auraient porté une année entière;
c'était exclure tous ceux qui n'auraient
pris cet habit qu'à l'article de la mort pour
avoir le privilège d'une sépulture plus ho-
norable. Mais résister aux réclamations
d'un corps comme ce chapitre régulier,
appuyées par la puissante abbaye de Mar-
seille, était chose difficile, & en 1140,
vingt ans par conséquent après le premier
règlement, il fallut abolir la restriction
établie par l'évêque Adémar.
En 1276, l'ancienne cathédrale, qui da-
tait de l'époque mérovingienne, s'écroula
subitement pendant la nuit du ï6 fé-
vrier; on se mit immédiatement à l'œuvre
pour la relever, & l'évêque, Raimond de
Calmont d'Olt, institua à cette occasion,
dans le sein du chapitre, un chanoine ou-
vrier qui devait surveiller la construction;
elle ne fut achevée qu'au seizième siècle.
En iSgS, pour activer les travaux, l'évê-
que, Guillaume d'Ortolan, céda à l'œuvre
ses droits d'aniiate sur tous les bénéfices
du diocèse; quelques années auparavant,
en i386, l'évêque Henri avait donné au
chapitre quatre cents francs d'or, prix de
quatre messes annuelles & perpétuelles
pour le salut de son âme & celui de ses
parents.
La môme année, iBgS, furent réglées les
aumônes du carême; à cette époque de
NOTB
i65
de faire des largesses aux pauvres trois
jours par semaine. Aimeri du Marché, doc-
teur en décrets, établit une autre distri-
bution pendant les trois autres jours de la
semaine, à raison d'un quintal de blé par
jour; il donna au chapitre sa terre de
Pruines. Le soin de régler toutes les af-
faires intérieures relatives aux fondations
faites dans le chapitre était confié, à cette
la pointe fut rétablie pour constater la
présence effective au chœur, l'aliénation
des biens de la cathédrale interdite; les
mœurs inférieures qui laissaient à désirer
réformées, & les hebdomadiers mis en de-
meure d'opter entre des occupations étran-
gères à la cathédrale ou leur prébende.
En 1482, le chapitre, qui avait soutenu
contre l'évêque Guillaume de la Tour
époque, à plusieurs chanoines qui s'appe- d'Oliergues son compétiteur Pierre d'Es-
laient bayles des anniversaires; en 1324,
Henri de Castelmaurin donne au chapitre
un cheval noir, & aux bayles une somme
de vingt livres, comme arrérages de l'anni-
versaire fondé dans la cathédrale par son
frère, Robert de Castelmaurin.
Cependant les plus grands désordres ré-
gnaient dans la congrégation, désordres
taing, eut avec lui une contestation assez
violente. Extension à tous les ecclésiasti-
ques d'une imposition établie pour subve-
nir aux frais des fortifications de la ville,
transport à Villefranche du tribunal de
l'officialité, tels en étaient les motifs. Por-
tée au concile de Bâle, l'affaire traîna jus-
qu'en 1488; à cette date, une sentence des
NoTg
i6j
878
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
commissaires de cttte assemblée, (ont en
reconnaissant la valeur des faits accomplis,
enjoignit à l'évêque de respecter à l'avenir
les privilèges de son chapitre. En 1456,
cette question des exemptions financières
se représenta, ce fut à propos des tailles
que, à Rodez, comme partout ailleurs à la
même époque, les consuls essayèrent d'im-
poser aux membres du chapitre; l'évêque
fut nommé arbitre, & décida, après longs
débats, que les maisons appartenant à des
membres du chapitre & situées dans cer-
taines rues de la cité, jouiraient de cette
exemption; mais il fut stipulé que ce se-
rait seulement à titre de possessions ecclé-
siastiques & que, une fois vendues à un
tiers, elles seraient de nouveau soumises à
la taille.
Au commencement du seizième siècle^
un peu plus de cent ans après la réforme
de 1409, les désordres avaient repris avec
une nouvelle force dans la cathédrale &
il fallut l'autorité de l'évêque François
d'Estaing, célèbre par son austère piété,
pour en arrêter les progrès (i5i3). D'après
des statuts de cette année, en dehors de
l'église, les chanoines portaient ordinai-
rement l'habit séculier & ne prenaient
l'habit religieux qu'aux heures des offices.
Le service divin était dit à des heures tout
à fait irrégulières & quelquefois avec une
précipitation indécente; l'église servait de
lieu de promenade & d'entretien, même
pendant la consécration; enfin l'adminis-
tration de la mense capitulaire laissait fort
à désirer. Le même évêque, si zélé pour le
rétablissement de la discipline, laissa en
Diourant à la cathédrale sa crosse, sa mitre
& son anneau pastoral, & pour le grand
autel une croix de fonte dorée & un ci-
boire d'argent. En 1465, elle avait reçu de
Jean, vicomte d'Armagnac, une relique
dite le Saint-Filet, tissé par la Vierge; à
celte occasion le chapitre s'était engagé à
dire annuellement une messe pour le sa-
lut de ce prince & en l'honneur de cette
relique.
Cordelîers de RoJeif. — Les frères mi-
neurs s'établirent à Rodez en 1282, c'est
du moins la date que donne la chronique
du monastère; un certain Déodat Ger-
main leur céda l'emplacement sur lequel
étaient situés le cloître, le cimetière, l'in-
firmerie, le dortoir & une partie du réfec-
toire. Le comte Hugues IV fut un de leurs
principaux bienfaiteurs, il leur donna un
jardin situé près de l'infirmerie & leur céda
un cens annuel de deux sous. En 1246, date
de ces notes historiques, la plus grande
partie des bâtiments claustraux étaient
presque entièrement achevés. En 1263, le
comte Hugues leur donna de nouveau un
petit cens; &, en 1294, Henri leur assigna
par semaine une somme de vingt sous de
Rouergue, à prendre sur le péage du bourg
de Rodez. Au quatorzième siècle, la pro-
tection de la famille comtale continua à
leur être assurée; leur église devint le lieu
de sépulture des princes & princesses de
cette famille, & en 1826, les comtesses
Masquerose & Cécile & le frère de celle-
ci, Hugues, y furent transportés. En i333,
un chapitre provincial de l'ordre y fut
tenu & grâce à des donations toujours plus
nombreuses, leurs acquisitions purent s'é-
tendre chaque jour. En i335, ils venaient
d'acquérir une rue proche le couvent, &
ils durent recourir à l'autorité civile pour
faire expulser des femmes de mauvaise vie
qui s'étaient établies devant leur église;
Roger d'Armagnac, seigneur de Mauléon &
de Villefranche, gouverneur des terres de
Jean, comte d'Armagnac, écrivit à ce sujet
au juge de Rodez'. En 1843, Guillaume de
' Rogerius de Armaiiiaco, dominus baronlae
Malileonis & ViUefranchae, regens terram egregii
& spectabilis vlrl domini Johannis, Dei gratia
comitis Armaniacl, Fesenciaci & Riithenae, nepotis
nostri , in remotis agentis, discrète viro domino
Bertrando deU Canieh, utriusque jiiris professori,
judici appellationiim dicti nepotis nostri in suo
coinitatu Ruthenae, salutem & dilectionem. Que-
rimoniam religiosorum virorum conventus fratrum
minorum burgi Ruthenae accepimiis continentem,
qiiod nonntiUe mulieres inhoneste ante hostium
inonasterii seu domus & ecclesie ipsorum & etiam
prope locum & carreriam per eosdem fratres acte-
niis acquisitam habitant & inulta illicita 8c inho-
nesta committunt, quae non possunt nec debent
per fidèles Altissimi sustineri, unde nobis suppli-
carunt, qiiod eis providere vellemiis de remédie
oportiino. Qiiare cum ad nostrum statiim & offi-
cium pertlneat ordines approbatos pro yiribus
NOTII
i65
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
879
Cardaillac, évèqiie de Saiiit-Papoul , bénit disposition de l'intérieur de l'église. Ayant
N0T3
i65
I
le cimetière du couvent; en i33i, révèc[ue
de Rodez consacra huit nouveaux autels
dans l'église & accorda quarante jours
d'indulgences pour les huit jours suivants,
à tous ceux qui la visiteraient; en effet, dès
1324, on avait fait de nombreux remanie-
ments dans le couvent; l'ancienne église
avait été transformée en réfectoire; & un
nouveau cloître dit de Sainte-Claire avait
été commencé; la première pierre fut po-
sée par Amauri de Narbonue, oncle du
comte de Rodez. En i359, Jean, comte de
Poitiers, fils de France, épousa dans cette
église Jeanne, fille du comte d'Armagnac.
Au quinzième siècle y fut enterrée Bonne
de Berry, comtesse de Rodez, qui laissa
derrière elle de longs souvenirs de piété;
un somptueux tombeau lui fut élevé dans
le chœur &i des miracles signalèrent,
paraît-il, sa présence dans le sanctuaire.
Mais au commencement du règne de
Charles VIII, une difficulté imprévue se
produisit; le couvent venait d'être réformé
par les soins de Sixte IV & de la reine
de France; la règle de l'étroite observance
venait d'y être introduite, malgré la résis-
tance opiniâtre & les violences des anciens
religieux; les biens & objets mobiliers alié-
nés par les religieux ou qui leur avaient
été ravis venaient d'être restitués'; mais
la nouvelle règle exigeait une nouvelle
defTensare 8c maxime conventum pracdictum, qui
per praedecessores dicti nepotis nostri ad honorcm
Altissimi est fundatus, & lupanare non sit susti-
nendum in praesentia & conspectii taliiim reli-
eiosorum, hinc est quod vobis districte praecipi-
mus & mandamiis, qiiatenus tam ob honorem Dei
quam rei publicae taliter super prnedictis provi-
deatis, quod de ceiero querela per ipsum conven-
tum ad nos minime referatur, mandantes omnibus
fubditis nepotis nostri praedicti ac officialibus &
icrvientibus, ut in praemissis 81 ea tùngentibus
vobjs pareant 8t intendant, taliter ut per fratres de
caetero non valeatis accusari. Daium Ruthenae,
in praedicto conventj, xvii" die mensis madii,
anno Domini m" r.cc" x\x" v". Per dominum rc-
çentem, J. de Gg». — Rcddatis litteras, ipsis visis,
dictis fatribus, copia retenta. — (Doat, v. |32,
f 253.)
' Monitoire de Jean Prieur, chapelain du pape
& auditeur général en la chambre apostolique, du
i3 avril i^Si, — (Doat, v. i32, f" 2Jç;.)
besoin de déplacer le tombeau de Bonne
de Berry, les cordeliers demandèrent suc-
cessivement l'assentiment de tous les des-
cendants de cette princesse; Charles VIII
le donna par lettres de juin 1489, René,
duc d'Alençon, en 1490, & Alain, sire d'Al-
bret en 1494. Voici un extrait de la lettre
royale, qui permet de comprendre la dis-
position ancienne de l'église & les chan-
gements qu'on y voulait apporter. Le roi
expose qu'il a reçu une supplique des frè-
res mineurs de Rodez « contenant que
0 feue dame Bonne de Berry, nostre grant
« ayeule, par son testament & ordon-
« nance de dernière voulenté, esleut au-
V dit couvent sa sépulture pour la singu-
« lière affection qu'elle y avoit & après
« son trépas elle fut ensepulturée au
« milieu de la nef d'iceluy, ou depuis
« Nostre-Seigneur à la prière d'icelle à
« fait & fait de présent plusieurs grands
(I 8c évidents miracles, & à ceste cause
« dès longtemps y a esté faite dessus & à
« l'entour du tombeau une closture de
« treillis de fer en manière de chapelle,
« en laquelle y a ung autel où avoit
« accoustumé de chanter communément
« avant que ledit couvent feust refformé.
Cl Et pour ce que depuis ladite refforma-
u tion a esté faite une closture & ferme-
« ture par le travers de ladite église, hors
« & près du cueur d'icelle dite chapelle
« entre ledit cueur & ladite closture,
« ainsi que aux autres couvens de l'ob-
« servance & que il n'est permis selon
« la règle de ladite observance aller hors
« de ladite closture célébrer & dire messe
u ne par conséquent en ladite chapelle
u qui est au milieu de ladite nef comme
« dit est, dont par plusieurs & diverses
« gens sont requis, & aussi que en faisant
« les prédications ladite chapelle empêche
« fort l'auditoire; à ceste cause lesdits
« suppliants ont advisé que pour le même
« il seroit expédient & chose bien con-
te venable de démolir ladite chapelle &
M icelle transporter & ériger au lieu des-
« dites chapelles, ainsi de nouvel faites
« entre le cueur & ladite closture, &
« pour plus faire ladite chapelle solen-
V ncjle & ample le passage du dortoir ik
Note
i65
880
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
« à la sacristie abréger & estressir ledit condition de remplacer cet hôpital par un
« cueur qui est spacieux en longueur & petit Hôtel-Dieu dans lequel s'exercerait
« largeur de deux chaires & avecque ce l'hospitalité; cette condition n'ayant point
« translater & transpourter le corps de été remplie, il s'ensuivit un long procès
« ladite feue dame Bonne dessous l'autel qui commença en 1637.
(I qui sera fait en ladite chapelle entre
« ladite closture & le cueur, lesquelles Dominicains de Rode'{. — Le couvent des
K démolitions & constructions ils ne fe- dominicains de Rodez fut autorisé en 1284,
« roient ne vouldroient faire, attendu que à la suite d'une décision du chapitre pro-
« ladite feue dame Bonne est comme dit vincial de Perpignan; depuis déjà deux
u est nostre ayeule matternelle, sans pre- ans les pères l'occupaient. Le principal
« mier nous en advertir & sur ce obtenir honneur de cette fondation revient certai-
« nos congé & licence, fi comme il doit, nement aux comtes de Rodez, dont l'ac-
« humblement requérant iceux'. » tive protection ne cessa de s'exercer sur
En i633, les cordeliers reçurent de Ga- ce couvent, qui fut longtemps dans l'état
briel-Barthélemi de Grammond, président
à la chambre des enquêtes de Toulouse,
l'Hôtel-Dieu de Mur de Barrez, fondé en
le plus florissant. En faisant son testa-
ment, en 1292, le comte Henri n'eut garde
de l'oublier; en sa qualité de patron de
l555 par Jean de Barthélemi; il y mit pour la congrégation, il lui légua dix livres
du Rouergue pour les vêtements des reli-
,,,..,, .^ j, , ,• j I 1 .. . . i„ cieux & ordonna de leur donner un repas
' Voici In lettre d exécution de la lettre royale " 1
solennel & une somme de cinquante livres
pour leur église quando fiet; ainsi l'éta-
blissement des moines n'était pas complet,
puisqu'ils n'avaient pas encore d'église. En
i3o5,le même comte, renouvelant son tes-
tament, leur fait don d'un calice en argent,
jjesant un marc, & d'une certaine quantité
ainsi analysée :
Gui de Louzière, chevalier, seigneur de Montes-
quieu, de Pezenc 8t de la Chapelle, conseiller,
chambellan, maistre dostel ordinaire du Roy nos-
tre sire, & son sénéchal en Quercy, commis par
ledit seigneur au régime & gouvernement des per-
sonne, terres & seigneuries de messire Charles d'Ar-
mapnac, veues par nous les lettres patentes du Roy , . ^ li • •• \ii •
magnai., y , „ , ' ÙQ vetemeuts ecclésiastiques. Mais cette
notredit seigneur, impetrees & obtenues par nos
très chers & bien aînés orateurs les frères mineurs
sous l'observance régulière du couvent de Roddez,
ausquelles ces présentes sont attachées, par les-
quelles & pour les causes contenues en icelles,
ledit seigneur a donné & octroie à iceux supplians
congié, permission & licence en tant que à luy
protection princière ne suffisait pas pour
épargner aux dominicains des attaques &
des violences pareilles à celles qu'ils su-
bissaient, vers la même époque, à Béziers
& dans d'autres villes. Qu'on en juge par
le fait suivant : une bande d'hommes armés
touche, qu'ils puissent & leur loise de faire es- attaque le couvent, renverse les murs de
n _1 1. _ _. J- 1 '-i:,. J- J ^ _ . - .
tressir & abréger le cueur de leur église de deux
ou trois chaires, ainsi que bon leur semblera &
aussi de démolir une chapelle assise au milieu de
la nef de ladite église, en laquelle est ensepulturée
feue dame Bonne, grant ayeulle maternelle du Roy
nostre dit seigneur & icelle sépulture, ensemble
les osscmens de ladite feue dame Bonne de illcc
transporter & mettre en autre lieu en ladite église,
ainsi qu'ils aviseront estre à faire pour le mieulx
consentons en tant que à nous est & que nous
touche es choses dessusdites & à l'accomplissement
d'icelles, tout ainsi & par la forme & manièrequ'il
est contenu es dites lettres & que le Roy nostre
dit seigneur le veult & mande. Donné aux Mon-
tils les Tours, sous nostre scel & seing manuel, le
seizième jour de juillet, m cccc iiii^'s & x. G. de
Louzière. Pa r commandement de Monsieur le Gou-
verneur, Guillaume. — (Doat, v. iSz, f° 267.)
clôture, pille l'établissement, tue un hôte
& bat les serviteurs en menaçant des plus
terribles représailles celui qui aurait l'au-
dace de porter plainte. Le sénéchal in-
forme, mais si mollement, que les religieux
sont forcés d'aller trouver le roi, occupé en
ce moment au siège de Lille, pour le sup-
plier d'activer le zèle de ses officiers. On
trouvera tous ces faits relatés avec détails
dans le mandement royal, que nous don-
nons en note'. Ce fut probablement pour
' Philippus, &c., senescallo Ruthenensi salu-
tem. Frequens ad nos produxit relatio
qiiod nonnulli iniquitatis (ilii nuper cum
multitudine armatorum copiosa altos parietes seu
Note
105
Note
i65
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
88 1
empêcher le retour de pareilles scènes
que, quelques années plus tard, le roi prit
le couvent sous sa toute-puissante pro-
tection & enjoignit au sénéchal de Rouer-
gue de le maintenir dans la jouissance
de tous ses biens & privilèges'. En iSçS,
nous trouvons encore des lettres d'amor-
tissement octroyées par le comte Bernard
d'Armagnac, pour une chapellenie, fondée
dans leur église par un certain Jean Ra-
Saint-Amans de Kode^. — L'ancienne
confrérie de chanoines réguliers de Saint-
Amaus de Rodez était arrivée, au milieu
du onzième siècle, à un état de décadence
déplorable; l'irrégularité & le scandale
de leur vie avaient forcé le légat, Hu-
gues, évèque de Die, à les excommunier.
Voulant les réformer, le comte Raimond
de Saint-Gilles appela des religieux du
chapitre de Montsalvi, qui venait d'être
NOTB
lier; elles furent probablement accordées fondé {voir p, 887); mais, malgré tous
à la requête de Pierre Aldebert, prieur
provincial de Toulouse, tout-puissant au-
près du comte, dont il était le confesseur;
il avait débuté à Rodez dans la carrière
monastique & revint y finir sa vie; c'est à
lui que l'on doit la plupart des bâtiments
claustraux". En 1455, l'évêque Guillaume
de la Tour fonda dans leur église une
chapelle dédiée à saint Vincent; il leur
donna à cet effet une somme de cent écus
d'or; les religieux s'engagèrent à dire deux
messes par jour.
altas claiisuras domus fratrum praedicatorum Rii-
thcnae more hostili cum maximo impetu & vio-
lentia siibintrantes, dictis clausuris primitus ab
eis dirutis Scdestruciis, Petrum de Naucela ho-
minem bonae famae boniqiie nominis in dicta
iomo cum ipsius domus famulo dormientem in
lecto inhumaniter cum gladio, securi & ascia tru-
cidarunt 8c interfecerunt ferociter ibidem & lania-
runt ac dissipaverunt membra ejus, & mala malis
accumulantes iinum de donniis dictae domus gla-
diis Tulnerantes, multa de bonis domus ejusdem
rapicntes vel rapta secum asportantes, adjunctij
lerribilibus minis fratribus & familiae dictae do-
mus, quod eis oculos eruerent si de praedictis aliqua
loquerentur, libertatem & immunitatem ecclesine
& domus nequiter violando. Unde vobis mandamus
quatenus vocatis erocandis super hujusmodi (acto
detestabili, quod cordi nobis est, inquiratis cum
qua poteritis diligentia & celeritate veriiatem,
inquestam quam inde feceritis nobis sub uno mit-
tentes fideliter inclusam sigillo. De culpabilibus
& suspectis )uri super his parituris cum bonis
eorum omnibus, vos intérim sic teneatis securum
& saisitum quod de ipsis possit jusiitia exhiberi.
Actura in obsidione Insulae, die mercurii post
festum beatorum Egidii & Li^i, anno Domini
«"ccc'iv". — (Doat, V. i32, f" 194.)
' Lettre de Philippe VI, de février i333(v. $t.)j
Doat, T. i32, f° ipâ.
" Doat, T. i32, f" 199; de Gaujal, t. i, p. i32,
IV.
les efforts de l'évêque Pons Etienne, cette
réforme ne put avoir lieu, & le saint fon-
dateur, Gaubert, se vit obligé de retour-
ner dans son couvent. L'évêque s'adressa
alors à Saint-Victor de Marseille, célèbre
parla rigueurde sa discipline monastique,
& soumit le couvent à l'abbé Richard de
Milhau, qui avait avec le Rouergue des
rapports si nombreux. Ce n'était là que
confirmer une donation faite vingt ans
plus tôt, en 1080, par le comte d'Auver-
gne, Robert, au précédent abbé Bernard.
En 1140, la communauté ainsi réformée
eut des démêlés avec le chapitre cathédral
relatifs au droit de sépulture dans son
église, discussions dont on trouvera plus
haut l'analyse. En 1283, le prieur, Alziard
de Séverac, eut des contestations avec les
consuls du bourg au sujet de quelques
droits dus à son église lors des funérailles
des prêtres décédés dans l'étendue de sa
paroisse; les consuls demandèrent seule-
ment qu'on exceptât les clercs mariés &
ceux qui exerçaient des états manuels; le
prieur décida que ceux-ci ne seraient
considérés que comme de simples la'iques.
En 1489, le prieur commendataire était
l'abbé même de Saint -Victor, Ogier de
Langlure; il paraît que les moines avaient
beaucoup à se plaindre de son adminis-
tration ; la nourriture notamment laissait
fort à désirer; il leur arrivait au réfec-
toire de ne trouver rien de préparé; d'au-
tres fois manquait un des éléments les
plus essentiels du repas; enfin les aliments
servis étaient souveiit de mauvaise qua-
lité. Une transaction définitive fixa d'une
manière précise la quantité & la qualité
de la nourriture nécessaire à chaque re-
pas. Cette communauté était extrêmement
riche; un inventaire des reliques & des or-
Note
1(33
88:
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
nenients sacerdotaux de son église, dont
nous donnons en note quelques extraits,
peut servir à en donner une idée précise'.
Hôpitaux de Rode'^. — Le plus ancien
hôpital de Rodez était l'hôpital dit du
Pas, ainsi nommé à cause de sa position
entre la cité & le bourg. Il paraît pour
la première fois en 1190; une charte du
comte de Rodez, de cette date, lui donne
une albergue de cinq cavaliers, assise sur
la maison & le jardin d'un nommé Ug
Pons. En 1197, une autre charte du même
prince l'exempte des droits de leude sur
les fruits à l'entrée de la ville. L'année
suivante, le comte Hugues & son fils GuHt-
laume lui concèdent une mesure de vin
' Quadraginta duas capas processionales, qiiae
qiiidem omnes sunt de pannis aureis vel cericis
vel mcjanels. Item quinque casulas aureas, una
vero ipsarum est compléta dalmatica, tunica, sto-
lis, manipulis , & colaribus. Item duas casulas
purpurarum operis Veneciae... Item duas corti-
nas de syndone quae apponuniur ab utroque
latere majoris altaris, quae dicuntur esse de syn-
done 8c purpura Item stolam & manipulum
bene & egregie diversis coloribus sutum cum acu
de serico nigro foliaratum Item duo pulvi-
naria sive aurealia parva, quae apponuntur super
altare ad librum sustentandum... Item expositio-
nes Evangeliorum, de littera antiqua multum...
Item & invertit dictus sacrista in armario the-
sauri & reliquiarum crucem magnam argenteam
& in aliqua sui parte deauratam, in qua est de
ligne dominicae Crucis & etiam multi veri lapi-
des preciosi diversorum colorum incastrati debito
ordine in eadem. Item duos testes aureos cum
miiltis lapidibus preciosis infixis & situatis in eis-
dem. Item quoddam caput argenteum in quo dici-
tur esse magna portio capitis beat! Laurencit
martiris. Item costam beati Pétri. Item brachium
beati Honorati in brachio argenteo incastratum.
Item très cruces argenteas. Item dentem beati Ja-
cobi a'postoli in quodam cristallo. Item scaque-
rium deauratum cum familia de bericle... Item
in quadam capsa eborea très dentés beati Lau-
rencii. Item in quadam ampulla vilrea de lacté
beatae Mariae... Item invenit quasdam alias re-
liquias in capsa lignea quae fuerunt inventae in
altari beati Pétri, in qua quidcm capsa erat cul-
tellus quidam cum frustoiio de samilto intincto
sanguine & partem sanguinis pulverisati, ut ma-
nifeste apparebat. Item unum cornu eboris divi-
sum in très partes. — (Doat, v. i32, f" 122.)
sur chaque sauméc apportée à Rodez, &
la même année, ils lui cèdent tous leurs
droits sur le village de Salars. Cet hôpital
dépendait de celui d'Aubrac, il avait même
règle & même institut; il était dirigé par
un dom & habité par des crosats, prêtres
chargés de desservir les chapelles qui en
dépendaient, par des donats & par des
femmes, qui furent supprimées dans la
suite, mais y existèrent jusqu'au commen-
cement du quatorzième siècle; en 1329,
l'tine d'elles n'était rien moins que la
noble dame de Creissel, de l'une des meil-
leures familles de Rouergue; à cette date,
Amauri de Narbonne, baron de Talairan,
régent du comté de Rodez, lui permit
d'élever une chapelle auprès de l'une des
tours de la ville, en se réservant expressé-
ment le droit de la démolir en temps de
guerre. En 1266, le comte Henri de Rodez
avait déjà abandonné à l'hôpital plusieurs
terres qui en étaient voisines & notam-
ment une partie des fossés, dont il put
librement user; toutefois il fut stipulé
qu'en cas de guerre, le comte pourrait les
reprendre, & que les religieux devraient
les revêtir d'un mur suffisamment fort. En
i322, l'organisation intérieure de cet éta-
blissement & ses rapports avec l'ordinaire
furent définitivement réglés; il fut décidé
que la nomination du dom n'appartien-
drait ni à l'évéque, ni au comte, ni aux
consuls du bourg ou de la cité, mais aux
frères & donats; l'élection dut se faire à la
pluralité des suffrages & un mois après
la vacance. Si l'élection n'a pas lieu dans
ce délai, la nomination sera faite par le
comte ou par ses officiers, de concert avec
l'évéque. Une fois élu, le dom devra prêter
serment sur les saints évangiles & rendre
fidèlement ses comptes tous les deux ans
aux consuls du bourg & de la cité, sous
peine de destitution. La présentation aux
cures & chapellenies dépendantes de l'hô-
pital fut donnée à la congrégation, l'évéque
gardant toujours le droit d'institution. Le
nombre des frères fut fixé à neuf, outre le
dom & les prêtres nécessaires pour rem-
plir le service divin. Le costume fut fixé
en même temps & dut se composer notam-
ment d'un manteau, chargé d'une croix
bleue.
NOTB
i65
Note
i65
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
883
De l'hôpital du Pas dépendait un hôpital
au lieu de las Valz, qui était administré par
un commandeur; l'un de ces dignitaires,
Durand Niel, obtint, en 1233, une charte
d'amortissement de Bernard, seigneur de
Lévezon. L'hôpital du Pas subsista jusqu'à
la fin du dix-septième siècle; en 1677, son
emplacement fut occupé par le séminaire
diocésain, dirigé par les prêtres des Mis-
sions. Cet hôpital & ceux de Sainte-Cathe-
rine du Bourg & de Sainte-Marthe, sup-
primés à la même époque, furent réunis à
l'hôpital général par les soins de l'évêque
Gabriel de Voyer de Paulmy.
h'hâpîtal Saint-Jacques de Rodez fut
fondé en 1346 par Bérenger Barrata, prê-
tre du diocèse de Cahors, originaire du
bourg de Rodez, qui par son testament
lui légua tous ses biens. Il fonda cet hô-
pital pour douze lits, & lui donna une
maison située dans le bourg de Rodez. Il
en confia l'installation à ses exécuteurs
testamentaires & chargea de l'adminis-
trer à l'avenir les consuls du bourg de
Rodez. Cette maison se soutint dans un
état assez prospère jusqu'au milieu du
dix-septième siècle; à cette époque l'or-
dre de Saint-Lazare voulut s'en emparer,
contrairement aux intentions des fonda-
teurs. Il venait de résister aux tentatives
faites en 1668 pour le réunir à l'hôpital
général; il échappa encore une fois, un
arrêt du conseil de 1696 déclara l'hôpital
do Saint-Jacques absolument indépendant
de toute autre maison & le roi lui unit
les deux maisons de Combecrose & de
Saint-Cyrice. A partir de ce moment &
jusqu'à nos jours il a servi au soulage-
ment des personnes pauvres de la classe
ouvrière.
Ville de Millau. — La principale église
de la ville de Millau était celle de Notre-
Dame, dite de l'Espinasse. Le plus ancien
témoignage (ju'on ait de son existence re-
monte à l'an 1070. A cette date, le vicomte
Bérenger II la soumit à Saint-Victor de
Marseille, qui commençait à prendre, dans
le Midi, la grande influence que lui va-
laient la rigueur de sa discipline & la
îainteté de ses religieux; cette église de
Millau avait été, comme tant d'autres,
usurpée par les a'ieux du vicomte de Gé-
vaudan, & celui-ci crut devoir réparer
leur injustice en y rétablissant le service
divin. Cette donation fut confirmée par
l'évêque Pons Estève, à son retour de
Rome, en 1082, quand il assura à Saint-
Victor la jouissance de foutes les églises
qu'il possédait dans son diocèse. Elle fut
encore confirmée, en 1175, à l'abbé Ri-
chard, par Alfonse, roi d'Aragon, comte
de Barcelone & marquis de Provence. Au
douzième siècle, elle fut érigée en paroisse
par le pape Adrien IV, qui y établit quatre
religieux, soumis à la règle de Saint-Benoît,
quatre conduchers & un chapelain mage.
Elle fut toujours protégée par les rois
d'Aragon pendant leur domination en Pro-
vence; Alfonse II défendit à ses sergents
de loger des gens de guerre ou autres dans
son cloître"; en ii83, Sanche, comte &
marquis de Provence, décida qu'à l'avenir
nul, soit hospitalier, soit religieux, ne
pourrait construire de chapelle ou d'ora-
toire dans les limites de sa paroisse; enfin,
Pierre II la prit sous sa protection. Dès
cette époque, elle renfermait une confré-
rie, à laquelle le roi Alfonse donna, en
1 194, un demi-muid de blé. En 1284, cette
église était gouvernée par un prieur. Au
commencement du quatorzième siècle, il
y eut, à son sujet, de graves démêlés; les
consuls prétondaient, malgré la résistance
des religieux, avoir le droit de nommer
' Vers II 80. — Ildefonsus, Dei gratia rex Ara-
gonensis, cornes Barchinonensis & marchio Pro-
vinciae, P. Martinits & Uxoaldolit & Rodigo
salutem. Audivimus quod postqiiam P. prior dilcc-
tus 8c fidelis noster recessit a partibus illis, per
TÏm volebatis hospitare in clausfro Amilhiavi,
quod quidem grave nobis est, qiioniam ecclesia
Amilhiavi francam & liberam & inmunem ab
omni exactione & servitio voliimiis teneri et ha-
beri , sicut hucusque fuit, idcoqiie mandamus &
mandando vobis firmiter praecipimiu, ut per
fidem quam nobis debeds ecclesiam praedictam
& priorem praedictum & clericos 8c res eoriim
tanquam nostras proprias mnnutencatis 8c deffeii-
datis ab omnibus 8< per vos ipsos nihil demandetis
aut nullum malum, forciam aut contrarictatem
ibi supra inducatis. Datum apud Fragam, prima
dominica junii. — (Doat, v. 14.5, 1"° 9-) »
NoTB
■ 65
Note
1Û5
884
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
le chapelain, & le pape Clément V dut,
en i3o5, déléguer des juges investis de
toute son autorité pour décider de la jus-
tice de cette demande. Quelques années
plus tard, nouvelle querelle, cette fois
avec le chapitre lui-même, que les mêmes
consuls voulaient obliger à supporter une
partie des frais causés par l'agrandisse-
ment de l'église; ces nouveaux débats
donnèrent lieu à une nouvelle délégation
de juges apostoliques". En i363 eut lieu,
dans cette église, l'érection d'un nouvel
autel, consacré à saint Jean l'Èvangéliste;
à l'occasion de sa consécration, Guil-
laume, évêque Fadensis & vicaire de l'é-
' 28 juillet i3ii. — Clemens episcopus, servus
servorura Dei, dilectis filiis praecentori & Guil-
lelmo de Cluions ac Raimundo de Canillaco,
canonicis ecclesiae Mimatensis, salutem & aposto-
licam benedictionem. Sua nobis univers! parro-
chiani ecclesiae prioratus de Amiliavo, ordinis
Sancti Benedicti, Ruthenensis diocesis, petitione
inonstraverunt, quod licet dicta ecclesia, quae
adeo arcta & brevis existii, quod ipsi parrochiani,
qui nunc , multiplicante Domino, augraentati
non possunt commode recipi in ecclesia prae-
libata, necessariae ampliationis & reparationis
auxilio indigere noscatur, ipsique parrochiani ad
ampliationem & reparationem hujusmodi manus
adjutrices juxta suarum exigentiara facultatura
porrigcre sint parati, tamen prior ejusdem prio-
ratus, qui ecclesiam ipsam in usus proprios cano-
nice obtinere dicitur, in eadem arapliatione &
reparatione cum eisdem parrochianis contribuere
sine causa rationabili denegat minus juste, in par-
rochianorum praefatorura non modicum praejiidi-
cium & gravamen , quamquam dicta ecclesia sit
in temporalibus opulenta idemque prior cum in-
tegritate percipiat illius fructus & proventus. Cum
autem dicti parrochiani, sicut asserunt, ipsius
prioris potentiam merito perhorrescentes, eum in-
fra civitatem & diocesim Ruthenensem nequeant
convenire secure, discrétion! vestrae per apostolica
scripta raandamus quatenus partibus convocatij
audiatis causam & appellatione remota fine debito
decidatis, facientes quod decreveritis per censuram
ecclesiasticara firmiter observari, testes autem qui
fuerint nominati si se gratia , odio vel timoré
subtraxerint censura simili, appellatione cessante,
cogatis veritati testimonium perhibere. Quod si non
omnes his exequendis poteritis interesse, unus aut
duo vestrum ea nihilhominus exequantur. Datum
Avinione, quinto kalendas augusti, pontificatus
npstri anno septimo. — (Doat, v. 146, i^ ii3.)
vêque de Rodez, concéda de nombreuses
indulgences.
Le premier de tous les ordres mendiants
établi à Millau fut celui des frères mi-
neurs; il y était dès 1278; à cette date,
le gardien, s'appuyant sur les privilèges
concédés à l'ordre par le pape Clément IV,
défendait aux frères prêcheurs de cons-
truire un couvent & un oratoire dans l'in-
térieur de la ville. En 1286, cette défense
fut renouvelée par Philippe IV, à la re-
quête des consuls & des habitants; deux
ans plus tôt, le roi Philippe III avait per-
mis cette construction. Le couvent descor-
deliers changea d'emplacement à la fin du
treizième siècle & alla s'établir dans un
autre endroit, où le monastère fut recons-
truit sur de plus vastes proportions. Il
renferma jusqu'à cent cinquante religieux.
Au quatorzième siècle, pendant la domi-
nation anglaise, le sénéchal, Thomas de
Wittenhall, ordonna la destruction de leur
église & de celle des chevaliers de Saint-
Jean de Jérusalem, ces deux églises pou-
vant nuire aux fortifications & donner
prise aux routiers qui couraient le pays.
Les dominicains cherchèrent donc à
s'établir dans cette ville dès 1278; mais
les efforts des frères mineurs retardèrent
jusqu'en 1280 la décision de leur chapitre
provincial, & ce ne fut qu'à cette date
que la fondation de ce nouveau couvent
fut définitivement autorisée par lui. En
1872, Jean d'Armagnac, vicomte de Creis-
sel & baron de Roquefeuille, fonda dans
cette maison une messe annuelle qu'un
frère devait venir dire à Creissel même,
moyennant une rente perpétuelle de dix
livres tournois. En i453, il s'y tint un cha-
pitre général de l'ordre. La ville hébergea
les religieux le dimanche 3 juin de cette
année; les convives étaient au nombre de
deux cent cinquante; il fut payé pour ce
repas vingt & une livres quinze sous. En
novembre i567, l'église fut prise par les
calvinistes, qui y installèrent un prêche;
quelques jours après, les religieux furent
expulsés, en même temps que tous les
moines & ecclésiastiques. Ils ne revinrent
qu'au siècle suivant , après la soumission
définitive de la ville sous le roi Louis XIII;
ils rebâtirent ensuite leur église & leur
Note
i65
Note
i65
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
885
couvent, qui fut terminé en 1682; leur seizième siècle, les religieuses furent ex-
NOTB
■ 65
clocher fut construit la même année.
Les clarisses arrivèrent à Millau en
1291 ; les premières religieuses qui vinrent
s'y établir étaient du couvent de Montpel-
lier; l'abbesse de ce dernier couvent vou-
lut exercer tous ses droits de supérieure
à Millau & donna l'habit à Tiburge de
Saint-Maurice & à Tiburge de Cantobre.
Le prieur provincial des frères mineurs
d'Aquitaine s'opposa à cette prétention,
& malgré l'appel interjeté par l'abbesse
au pape, se mit en devoir de réinstaller
le couvent & le soumit à celui de Cahors,
qui faisait partie de cette province. En
1299, le comte de Rodez, Henri, confirma cationi inclmati, locum praefatum dicti ordinis
puisées, en même temps que tous les au-
ordinis de Sacco, dicti alias de Poenitentia, in villa
cadeni sitiiatum & a multis annis desertum, cujus
loci dispositio & ordinatio jiixta statuta Lugdu-
nensis concilii ad sedem Apostolicara noscitur
pertinere, com ejus oratorio ac omnibus juribus
& pertinentiis suis auctoritate Apostolica eis
gratiose donare & concedere in perpetuum dig-
naremur. Nos itaque de valore & conditione dic-
torum locorum ac necessitate earum & aliis su-
pradictis plenius informât!, hujusmodi periculis
quantum cum Deo possumus occurrere earumdem-
que abbatissae & conventus necessitatibus bénigne
in hac parte providere volentes, ipsarum suppli-
nux religieuses une donation de Bertrand
de Soubers, capitaine, 8c de son fils, com-
prenant fous les cens & rentes qu'ils pos-
sédaient à Creissel. En i3i2, le même
leur lègue soixante-douze setiers de fro-
ment, pour servir à l'entretien de douze
religieuses. A cette époque, le couvent
était situé entre le Tarn & la ville, &
quondam de Penitcntia cum ejus oratorio, cimi-
terio, domibus, officinis, ortis ac omnibus bonis,
juribus & pertinentiis tuis eisdem abbatissae &
conventui auctoritate praedicia in perpetuum de
speciali gratia concedimus & donamus, transferendi
quoque ex nunc ad dictum locum de Penitentin 81
apprehendendi auctoritate propria possessionem
corporalem ipsius & degendi perpetuis futuristem-
poribus in eodem & dictum primum locum earum
par suite, exposé à de fréquentes inon- cum ejus juribus & pertinentiis vendendi & alie-
dations; en 1827, le pape Jean XXII, à la nandi ac precium quod eas ex ipso priori loco
requête des religieuses, leur permit d'alié- continget rec.pere in reparationem & utilitatem
ner cet emplacement & d'employer l'ar- ?".'^'" •'''""'"* "'^""'*'. '°';' '"•" """rtendi,
di . ■ .• 1» felicis recordationis Bonifacii papac octavi prae-
e la vente aux réparations d un , . „ "^ T . v
",,.,, , 11. . decessoris nostri & quncumque alia constitutione
local quil leur donna, local qui avait , ' . j- ■
" ) M •• contraria non obsfante; exhumandi etiam cum
appartenu aux frères de la Pénitence. honestate débita de dicti prioris loci cimiterio ossa
Le pape leur permit en même temps d'y &corpora deffunctorum imbi sepultorum eaquead
transporter les ossements de leurs sœurs dicti secundi loci cimiterium transferendi inihi
enterrées dans l'ancien cimetière". Au tumulanda eisdem abbatissae & conventui tenore
' 1" mai i3i7. — Johannes, &c. Ad perpetuam
rei memorinm. Quia personas religiosas eo majori
favore debemus prosequi, quo devotiori placerc
ftudent Domino famulatu, libenter eis illa solli-
citudine paterna concedimus, per quae ipsarum
religio laudabile suscipere valeat, auctore Domino,
incrementum. Sane oblata nobis, pro parte dilec-
tarum in Christo filiarum abbatissae & conventus
monasterii deAmeliavo, ordinis Sanctae Clnrae,
Uuthenensis diocesis, petitio contincbat, quod
dudum propter inundationem cujusdam fluvii de-
iluentis prope locum earum juxta villnm de Ame-
liavo dictae diocesis consistentem , eis submer-
sionis periculum saepius formidantibus tandem
gravissima inundatione ejusdem fluminis occur-
rente eas nccessariodeserere oportuit locum ipsum.
Quaro pro parte ipsarum nobis extilit humililer
supplicatum, ut locum qui fuit liactenus ftatrum
praesentium plenam & liberam licentiam imperti-
mur, ecclesia tamen seu oratorio ac cimiterio dicti
loci prioris cum decem cannis terrae quadratis ab
eadem ecclesia seu oratorio vel cimiterio mensu-
randis dumtaxat excepiis; quam quidem eccle-
siam & oratorium cum cimiterio ac dtcem cannis
terrae praedictis prioratui ecclesiae de Amiliavo,
ordinis Sancti Benedicti, dictae diocesis, in cujus
parrochia praedictus prior locus situatus' esse dig-
noscitur auctoritate eadem imperpetuuni tenore
praesentium concedimus, conectimus & unimus,
volentes quod prior prioratus ejusdem possit cor-
poralem possessionem dictorum ecclesiae seu ora-
torii & cimiterii cum cannis praedictis per se vel
alium seu alios post translationem hujusmodi auc-
toritate propria libère apprehendere & licite re-
tinere, cujusquam licentia minime requisita, ita
tamen quod ipse prior qui est & erit pro tempore
dicti prioratus hujusmodi ccclesiam seu oratoruim
ac cimiterium dicti loci prioris mnnutcnere de-
Note
i65
886
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
très clercs & moines, par les calvinistes
(novembre i56i). L'année suivante, au
mois d'octobre, on mit le feu à leur cou-
vent, pour dégager les abords de la place.
En 1297, fut encore fondé à Millau un
grand couvent, qui porta plus tard le nom
d'Arpajonie; il fut établi par Hugues d'Ar-
pajon & soumis à la règle bénédictine.
Le fondateur avait acquis l'ancienne mai-
son des frères mineurs, qui comprenait
une église, un cloître & un réfectoire j la
maison fut fondée pour dix religieuses,
dont l'une, élue par ses sœurs, s'appelait
majorlssa&c était confirmée par l'ordinaire;
celui-ci possédait la juridiction à lui attri-
buée par les canons. Les patrons perpé-
tuels du monastère furent les sires d'Arpa-
jon, qui purent nommer jusqu'à cinq des
religieuses. Au seizième siècle, celles-ci
furent expulsées par les protestants & le
couvent fut incendié (i56i).
Il y avait encore à Millau une commu-
nauté de carmes, qui furent expulsés en
i563; leur couvent fut détruit l'année sui-
vante, parce qu'il gênait les fortifications
projetées par les réformés.
Au quatorzième siècle, pendant la guerre
de Cent ans, Millau, ville déjà forte, de-
vint l'asile d'une multitude de religieux,
chassés des villages voisins par les incur-
sions des routiers & des hommes d'armes;
une fois la paix faite, ils menaçaient de s'y
établir. Les consuls les avaient volontiers
reçus, mais ils craignaient de voir se mul-
tiplier une population de clercs, qui ne
center ac singiilis dietus domitiicis & festis prae-
cipuis in eadetn ecclesia seu oratorio dicti loci
prioris per sacerdotem idoncnm missam celebrari
facere perpétue teneatur. Ad quorum observan-
tiam per ordinarium loci voUiimus priorem qui
est & erit pro tempoce prioratus praedicti si opus
fuerit per censuram ecclesiasticam , appellatione
cessante, praefata auctoritate compelli, non ob-
stante si priori dicti prioratus. qui est vel erit pro
tempore vel aliquibus aliis communiter vel divi-
sim a sede sit indultum praefata, quod interdici,
suspend! vel excommunicari non possint perlitte-
ras apostolicas non facientes plenam & expressam
de verbo ad verbum de indulto hujusmodi men-
tionem. NuUi ergo, &c. Si quis autem, &c. Datum
Avinione, kalendis maii, pontificatus nostri anno
imdecirao. — (Doat, v. i-^S, f" 107.)
supportaient qu'une faible part des char-
ges communes; pour se débarrasser de ces
hôtes, devenus incommodes, ils s'adressè-
rent au prince de Galles, duc d'Aquitaine,
qui manda au sénéchal de Rouergue de
faire droit aux réclamations des consuls.
Nous donnons en note ce curieux mande-
ment'.
' 19 janvier |363. — Eduardus, illustrissimi
domini E. Dei gratia régis Angliae primogenitus,
princeps Aquitaniae & Walliae, dux Cornubiae
& cornes Cestriae, senescallo Ruthenensi vel ejus
locumtenenti salutem. Dilecti nostri consules vel
communitas villae nostrae Amiliavi fecerunt nobis
significari, quod cum guerrarum regiarum proxime
praeteritaruin tempestate durante, necnon dis-
cursibus aggressorum itinerum & latronculorum
de comitivis malis in illis partibus incedentium
patrias vorando & depopulando, quamplures 8c
diversae gentes, inter alias viri ecclesiastici reli-
giosi in multitudine magna, discursus & forefacta
dictorum hostium merito perhorrescentes, ne ab
eis captivarentur & depraedarentur ad dictam
villam Amiliavi undique confluerint , salvum &
securum reductum requirentes, ibi receptati sa-
lubriter per consules & communitatem praedic-
tos, qui in casu necessitatis hujusmodi erga ipsos
religiosos & alios viros ecclesiasticos praedictos
caritatibiliter se habentes, ut essent in eadem villa
placibiliter hospitati se ipsos in suis ibi habi-
tationibus restrinxerunt, gravamina in se & suis
familiis propter hoc sustinendo dictorum religio-
sorum intuitu. Qui nunc pacis praesentis tempore
cum deberent ad suas ecclesias & ecclesiastica loca
sua redire, moraturi ut prius & Domino famula-
turi, ibidem complacentiis beneficiis ab eis in dicta
villa receptis incrassati voluptuosead hoc aut alias
necessitate cessante moti, divitiis abundantes, do-
mos quamplures & habitationes pro fundandis ibi
novis ecclesiis aut domibus & aedificiis magnis
spatiis acquirere titulo emptionis aut alias se jac-
tant & nituntur ibidem perpetuo possiderc, quod
esset in nostri juris praejudicium, cum non lice.it
infra villam nostram praedictam sine nostra aut
domini genitoris nostri licentia speciali... de ju-
ribus patrimonialibiis nostrorum subditorum ibi
secularium existentium in manum transferre mor-
tuam per eandem perpetuo possidendis, dictorum-
que dicentium se propter loci paucitatem &
popularium multitudinem esse ibi nimium con-
culcatos & successorum suorum taedium, gravamen
& praejudicium... sicut dicunt. Qiiocirca nostro su-
per his remedio implorato, praemissa si vera sint
nolentes in tam évident! juris nostri praejudicio
& dictorum subditorum luicoriim tolerari grava-
NOTE
i65
NOTB
i65
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC. 887
En 1633, les capucins vinrent s'établir de cette sujétion, il devint, en 1725, hôpi-
à Millau; ils occupèrent l'ancien enclos tal général, avec les hôpitaux de Creissel
des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem. & de Compeyre.
En i663, ils furent insultés par les calvi-
nistes & l'affaire fut même, paraît-il, assez
grave; l'intendant procéda à une enquête,
punit sévèrement les coupables & plaça à
la porte de l'église une plaque commémo-
NOTE
i65
Fille de Villefranche, — La ville de Ville-
franche renfermait un certain nombre de
couvents; le plus anciennement construit
était celui des cordeliers ; les premières
rative de l'outrage & de la réparation qui mentions remontent pour cette maison à
en avait été faite.
Dès 1164, il existait à Millau un hôpi
tal; il semble même avoir été fondé près
d'un siècle auparavant; du moins c'est de
lui que paraissent être sortis les religieux
qui allèrent habiter l'hôpital fondé, en
l'an 1232, mais d'anciens actes & la tradi-
tion du pays prétendent qu'elle fut fondée
du vivant même de saint François d'Assise,
c'est-à-dire avant 1226; cette opinion n'a
rien que de vraisemblable, mais ne s'ap-
puie pas sur des documents assez certains
1108, sur le Larzat, par Gilbert, vicomte pour être adoptée déftnitivement. En 1488,
de Millau. En 1178, à cet hôpital, qui un chapitre général de l'ordre se tint à
prit plus tard le titre d'hôpital mage, était Villefranche ik, à cette occasion, le conseil
annexée une maladrerie dite de Saint-Tho- de ville donna aux religieux une somme
de vingt livres tournois. En i56i, les cal-
vinistes s'emparèrent du couvent, arrêtè-
rent les religieux & se servirent des bâti-
ments pour deux prêches. En 1451, se fond.i
à Villefranche une chartreuse; elle fut éta-
blie par des religieux venus de Castres, sur
un emplacement donné par les consuls.
mas, située sur la rive méridionale du
Tarn; elle fut détruite pendant les guer-
res de religion; sur son emplacement fut
construite, en 1664, une chapelle dédiée à
saint Thomas. En 1299, on réunit à l'hô-
pital mage les biens d'une confrérie de
Saint-Jacques, qui avait un hospice à
Millau; les administrateurs du grand hô-
pital s'engagèrent à nourrir pendant trois
jours tous les pèlerins qui traverseraient
la ville. En i683, l'hôpital fut réuni h
l'ordre de Saint-Lazare; affranchi plus tard
A Saînt-Antonin, les consuls appelèrent
les carmes en iSoo, & leur donnèrent un
emplacement pour la construction de leur
couvent. En iSio, les mêmes y fondèrent
une chapellcnie, dont ils se réservèrent le
mine, mandamus Tobi» firmiter injungendo qiia- patronage. En 1389, le roi Charles VI ac-
tinus si ita sit inhibeatis ex parte nostrn nostris corda au couvent des lettres de sauvegarde
lubditis suprndictis sub poenis, de quibus vobis
»idebitur expedire, ne absque nostri aut praedicti
dotnini genitoris nostri licentia speciali domos,
habitationes aut alias possessiones infra dictnm
villam & in suburbiis ejusdem situatas venditionc,
permutatione aut alio quocumque titulo in prne-
dictos religiosos & viros ecclesiasticosad perpetuum
transferre praesiimant, consimilein nihilominus
eisdem religiosis & viris ecclesiasticis inhibitionem
(acientes, ne talia emere vel occiipare presumnnt
absque licentia supradicta, nec vos permitaiis
quidquam contra hanc inhibitionem hujusmodi
ab aliquo fieri Tel etiatn attemptari , litteris su-
brepticiis in contrarium nonobsiantibus quibtis-
cumque. Teste me ipso apud Agennum, die décima
nona mensis)anuarii,anno Domini m"ccc''lx"iii''.
— (Doat, ▼. 141, {*' 141; fiJimus donné par Guil-
laume Vassal, seigneur de Fraiisinct , juge-mage de
la sénéchaussée de Rode^. Ce yidimus est da 1 1 fé-
vrier suivant, j
& de protection. Au seizième siècle, il fut
occupé & pillé par les calvinistes; ce fut
le seigneur de Las Ribes nommé gouver-
neur de Saint-Antonin par l'assemblée ré-
formée du Querci & du Lauragais, qui
voulut de la sorte venger le massacre de la
Saint-Barthélemi. Douze religieux perdi-
rent la vie dans Cette affaire.
A IVlonisalvi, dans le pays de Cariât, fut
fondé en 1075 un chapitre régulier de cha-
noines parsaintGaubert, prêtre deThiers;
cette moiitagne, auparavant déserte ou ha-
bitée par des voleurs, fut dès lors peuplée
& devint un lieu d'hospitalité, de salut. Le
vicomte de Cariât & de Millau, Bérongcr,
donna à saint Gaubert une grande ctenduo
de terrain autour de cette enceinte &: lui
Note
i65
888
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
permit d'y construire tels bâtiments qu'il
voudrait^ il ne se réserva que l'hommage
& ses droits de juridiction supérieure;
ces réserves furent confirmées par deux
transactions postérieures, en 1270 & en
1325.
Hôpital d'Auhrac. — L'hôpital ou dome-
rie d'Aubrac remonte probablement aux
premières années du douzième siècle; c'est
du moins la seule date que l'on puisse ac-
cepter. La chronique de cet établissement',
rédigée bien postérieurement, semble in-
diquer une époque plus ancienne, puis-
qu'elle la place sous l'épiscopat d'Arnaud
de Rodez, qui mourut en io3i, mais l'ab-
sence de tout document qui la mentionne
dans le cours du onzième siècle, & ce fait
que le premier pape qui l'ait protégé est
Alexandre III ne permettent pas de recu-
ler la date de cette institution plus haut
que le premier tiers du douzième siècle.
Adalard, vicomte de Flandre, était allé
faire un pèlerinage à Saint-Jacques de
Compostelle; à son retour, il traversa
d'horribles déserts qui s'étendaient au
nord & à l'est du diocèse de Rodez &
qui avaient la plus triste renommée; ca-
chés dans des bois épais & sauvages, des
brigands massacraient & dépouillaient les
voyageurs qui se hasardaient dans ces pa-
rages & suspendaient leurs têtes aux bran-
ches des arbres. Touché de ces misères, le
pieux vicomte voulut rendre la sécurité à
cette route, & décidé, dit-on, par une ap-
parition miraculeuse, il abandonna toutes
ses dignités & revint de Flandre à Aubrac
se consacrer tout entier à cette rude tâche.
Il détruisit les repaires de brigands, dé-
fricha le sol & forma là un grand centre
d'hospitalité, dans lequel étaient accordés
des secours à tous les pèlerins en général &
aux pauvres voyageurs. Il éleva une église
' Cette chronique mérite peu de confiance, au
moins pour les détails; elle parle de la séné-
chaussée de Rouergue, du pape Eugène IV, elle
est donc tout a» plus du milieu du quinzième
siècle, & ne doit être suivie que quand elle est
confirmée par des documents diplomatiques ou
quand elle n'est pas en contradiction directe avec
eux.
& d'autres lieux réguliers, convenablement
fortifiés contre les ennemis extérieurs 8c
les incursions des brigands.
Cet établissement, dont on va lire l'his-
toire détaillée, renfermait des chevaliers,
des soeurs & des frères, dirigés par un
supérieur, appelé le dom (dominus); les
religieux prêtaient le triple vœu de chas-
teté, pauvreté & obéissance; ils étaient
astreints à la fréquentation exacte des of-
fices religieux. Leur première règle leur
fut donnée en 1162 par Pierre, évêque de
Rodez; un siècle plus tard, le pape Clé-
ment IV dut renouveler l'acte de ce prélat,
à cause de la disparition ou plutôt de
l'usure du sceau. Nous donnons cette der-
nière pièce en note"; voici en outre l'ana-
lyse sommaire de la règle originale :
« C'est la règle des religieux, frères &
sœurs de l'hôpital & couvent de Sainte-
Marie d'Aubrac, de l'ordre de Saint-Au-
gustin, conforme en tous ses chapitres à
la règle de ce même saint Augustin, de la-
quelle elle a été extraite :
' Clemens, &c.,'dilecto filio abbati monasterii
Bonevallis, Cisterciensis ordinis.Ruthenensis dio-
cesis, salutem & apostolicam benedictionem. Ex
parte dilectorum filiorum dompni & fratrum hos-
pitalis de Altobraco, Ruthenensis diocesis,fuit pro-
positum coram nobis, quod bonae memoriae Petrus,
Ruthenensis episcopus, fratribus qui essent in
hospitali praedicto pro tempore certam regulam
constituit & vivendi formam expressam concessit
eisdem, prout in liiteris episcopi memorati exinde
confectis suoque sigillo munitis plenius dicitur
contineri. Quam regulam praenominati dompnus
& fratres per sedem Apostolicam suppliciter petie-
runt confirmari. Nos itaque discrétion! tuae, de
qua fiduciam in Domino gerimus pleniorem, per
apostolica scripta mandamus, quatinus praedictis
litteris episcopi memorati, tibi a praefatis dompno
& fratribus exhibendis, nonobstante quod praeli-
bntum sigillum illis appositum pro parte ob vetus-
tatem nimiam corrosum dicitur, dummodo alias
tam illud quam ipse littere suspitione careant,
diligenter inspectis, praedictam regulam, si consi-
deratis debitis circumstantiis universis, quae circa
hoc fuerint attendendae, illam honestam videris
& saluti ac digno praedictorum fratrum statui
convenire, auctoritate nostra studeas confirmare,
in hospitali predlcto perpetuis futuris temporibus
observandam. Datum Viicrbi, v° kalendas aprilis,
pontificatus nostri anno tertio. — (Doat, v. i3^,
r".6i.)
NoTB
i65
NoTB
i6b
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
889
« L'an du Seigneur mil cent soixante- rieur, chasteté & renoncement à la pro-
deux, messire Pierre, vénérable évèque de priété personnelle. Ceux qui enfreignent
Rodez, avec les prudents conseils des clercs l'un de ces vœux sont écartés de l'église
KOTE
i65
& laïques, frères & sœurs de l'hôpital, sis
à Aubrac, a établi & ordonné d'observer la
règle suivante :
« Avant tout il faut qu'ils considèrent
que réunis dans la demeure des pauvres &
pour les servir, ils ne doivent point, sem-
blables à des voleurs, à des bandits, dépen-
ser en festins, en boissons, des choses qui
ne leur appartiennent pas, & qu'ils ne doi-
vent pas y chercher le pouvoir, mais la ser-
vitude. Car l'honneur & l'injure faits à un
pauvre s'adressent à Dieu même.
M De l'humilité envers les pauvres. — Qu'ils
jurent & promettent de faire toujours pas-
ser les pauvres avant eux dans l'usage des
biens de la maison, car ils sont seigneurs
& eux ne sont que les serviteurs.
« De la modestie dans la nourriture, le vête-
ment, &■ la charité. — Ils doivent rechercher
la simplicité dans les mets, dans les vête-
ments, fuir tous les excès, avoir un main-
tien modeste, garder le silence, pratiquer
la charité, source de toute miséricorde,
fuir l'orgueil, source de tous les vices.
« De la décence dans le costume, — Aussi-
tôt qu'un frère ou une sœur aura été reçu
dans la maison, qu'il renonce dès lors aux
vêtements précieux, qu'il se contente de
vêtements de laine, blancs, gris ou noirs,
de tissus de lin, ni trop épais, ni trop fins.
Qu'ils n'aient pas un trop grand nombre
de vêtements, qu'ils se conforment en cela
aux conseils du maître, aux ressources de
la maison. Qu'ils ne dédaignent pas les
peaux de bêtes fauves.
« De la sobriété, de la tempérance, de la
modestie à table. — Défense d'aller manger
au dehors sans la permission du maître.
Ordre à suivre dans le repas.
(I Des jeûnes &■ abstinences. — Ils doivent
s'abstenir de chair & de sang les mercredi,
vendredi & samedi; le samedi, jeûne à
moins de grande fête ou d'empêchements
personnels, travaux, chaleur, infirmité,
maladie. Abstinence de viande pendant
tout le carême 8c pendant l'avent.
« Du coucher. — Séparation des deux
•sexes, un seul lit pour chaque personne;
«( Les trois vœux; obéissance au supé-
pendant quarante jours, mangent leurs re-
pas à terre; au pain & à l'eau tous les
vendredis; dans leur lit ils n'auront point
de draps; il dépendra du maître d'adoucir
la peine.
« Ils doivent éviter les mauvaises con-
naissances & les familiarités.
i( Conclusion contre les contrevenants à la
règle. — Ceux qui refuseront d'observer la
règle susdite ou qui après avoir enfreint
une de ses dispositions refuseront de faire
pénitence seront expulsés de l'hôpital,
sans pouvoir recouvrer les biens donnés
par eux aux pauvres. »
On voit que le rédacteur de cette règle,
en grande partie empruntée à celle de
Saint-Augustin, n'avait pas moins cherché
à mettre les religieux en garde contre les
vaines recherches d'austérité, que contre
le relâchement de la discipline; les deux
extrêmes étaient l'un & l'autre difficiles à
éviter. Un passage curieux d'une bulle
d'Honorius III, de l'an 1216, nous montre
comment était fait le service intérieur de
l'hôpital; à leur entrée, les pauvres sont
reçus par le minister major (le dom?), qui
leur lave les mains & veille à ce qu'ils ne
manquent de rien; les sœurs s'occupent
de la nourriture, font les lits, nettoient
les habits & détruisent la vermine qui les
souille (pediculi); les frères servent à table
& soignent les malades; à l'époque du pape
Honorius, il y avait déjà plus de trente
femmes, des plus hautes familles, qui ve-
naient par humilité remplir les plus rebu-
tantes fonctions.
Le couvent resta toujours soumis à cette
règle; ce ne fut pas sans peine, car la ri-
chesse & l'importance de cette maison ten-
tèrent plus d'une cupidité, & chacun cher-
cha à s'en assurer la possession. Ceux qui
montrèrent le plus d'acharnement furent
les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem,
qui, dès l'avènement de Boniface VIII,
obtinrent une bulle soumettant l'hôpital à
leur autorité; ils avaient invoqué le falla-
cieux prétexte de la communauté début;
mais cette réunion souleva tant de rocla-
Note
i6â
890
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
mations & donna lieu à tant d'inconvé-
nients que, peu après, ce même pape
commit Gaucelin, évêque de Maguelonne,,
pour faire cesser cette union éphémère &
remettre la maison sous la règle de Saint-
Augustin. L'acte d'exécution de cette com-
mission est de fin décembre 1297. Mais
l'ordre de Saint-Jean ne se tint pas pour
battu; quelques années s'écoulent & nous
le voyons renouveler ses prétentions. En
i3io, Clément V s'efforce de donner l'ad-
ministration à un templier, Olivier de
Penne; émus, les abbés & les principaux
seigneurs de la Province se réunissent à
Aubrac & protestent contre cette me-
sure au nom de l'intérêt de tout le pays;
ils adressèrent simultanément leur protes-
tation au papa, à Guillaume des Duns,
commissaire royal en Auvergne, & aux
deux légats apostoliques, Bérenger. évo-
que de Tusculum, & Pierre, évêque de
Préneste. Mais cette protestation ne sem-
ble pas avoir produit grand effet; car, en
i3i7, nous voyons l'hôpital définitivement
possédé par ce même Olivier de Penne,
devenu chevalier de Saint-Jean depuis la
suppression du Temple. Espérant plus de
justice du nouveau pape Jean XXII, les
mêmes personnages s'adressent à lui &
réclament contre le maintien de cette me-
sure. Nous ne connaissons pas d'ailleurs
les suites immédiates de cette démarche; ce
qui paraît probable, c'est qu'elle réussit,
car l'indépendance de l'hôpital d'Aubrac
paraît avoir été dès lors pleine & entière.
Tous ces documents montrent l'impor-
tance de ce riche établissement, tant par
les convoitises qu'il excitait que par l'inté-
rêt que lui portait tout le pays; au nombre
des signataires de ces protestations figu-
rent, non-seulement les principaux per-
sonnages de la noblesse du Rouergue, mais
encore plusieurs seigneurs du Languedoc'.
' Voici l'analyse de la supplique adressée au
pape Clément V en novembre i3io :
Sanctissimo, &c. Ejus devoti, fidèles & humiles
filii, quorum sigilla inferiiis sunt appensa ciim
expressione nominum eorumdem, pedum oscula
beatorum. Cum religiosam vitam eligentibus con-
grua beatitudinem vestram oporteat, pater sanc-
tissime, consideratione prospiceie, ne cujusdiim
La règle imposée à Aubrac en 1162, par
l'évêque Pierre, eut l'honneur d'être con-
necessitatis occasio aut desides faciat, &c. Noscat
itaque beatitudo vestra, pater sanctissime, ad nos-
trum & pêne omnium compatriotarum nostrorum
pervenisse auditum, fratres hcspitalis Sancti Jo-
hannis Jerosolimitani quemdam mllitem Tem-
plariorura vestrae clementiae cum instantia suppli-
casse, ut de ordine Templi ad ordinem Hospitalis
Beatae Mariae pauperum de Altobraco, ordinis
Sancti Augustin!, Ruthenensis diocesis, transfera-
tis eandem administrationem & regimen dicti hos-
pitalis committendo eidem, amoto exinde dompno
per quem in praesentiarum hospitale regitur me-
moratura. Verum quamquam nos & caeteri
Sanctitatem vestram supplicationem dicti fratris
Olivarii adraissurara, nihilominus tamen ne sug-
geri possit talis falsitas vel supprimi veritas, ex
qua clementiae vestrae animus ex facti posset
ignorantia circumduci, significare curamus dictum
hospitale situra esse in montuosa, frigida ac so-
litaria regione, per quam frequens & continuus
habetur transitus peregrinorum & pauperum no-
bilium & aliorum, quibus de bonis hospitalis
praedieti secundum status eorum exigentiam abs-
que delectu largiflue providetur. Quam quidem
provisionem refugere nequeunt, cum in convicino
victualia & locum alium, in quo caput reclinare
valeant nequeant reperire. In ipso etiam hospitnli
degunt circa sex viginti fratres tam milites quam
alii, qui ut in pluribus, cum in eorum patria 8c
inter eorum amicos propter diverses fortunae
eventus convenienter vivere nequeant & mendi-
care erubescant & probatae vitae existant, pie-
tatis intuitu aluntur, recipiuntur & sustentantur
ibidem, & consimile in sororibus nobilibus &
aliis non suspectis honesteque conversationis,
quae seorsum commorantur a fratribus, observatur
ibidem, omnesque fratres & sorores praedieti victu
& vestitu simplici secundum conditionem patriae
sunt contenti. Quidquid ex laboribus & industria
eorumdemque nutrimentis animalium possunt ac-
quirere hospitali accumulantes praedicto, in usus
hospitalitatis praemissae, prout antiquitus serva-
tum est, expeditur a superiore eorum qui dompnus
est vulgariter appellatus, & est presbiter, curam
& administrationem gerens fratrum, sororum &
hospitalis praedictorum & eorum quae ad ipsum
hospitale spiritualiter & temporaliter pertinere
noscuntur. Et quamquam hactenus multi fuerint
boni gubernatores hospitalis praedieti, religiosus
vir dominus Bernardus de Senareto presbiter, in
ipso hospitali ab infante nutritus, vir simplex &
rectus ac timens Deura, cui vitae honestne, con-
versationis & competentis scientiae ac alia probi-
tatis mérita suffragantur, qui ex nobili prosapia
NOTB
i65
NOTB
i65
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
891
firmée à plusieurs reprises par les papes Innocent III & Honorius III voulurent
en 1162, 1181, 1216, &c., & Alexandre III, même devenir confrères de l'hôpital. Tous
les papes d'ailleurs, jusqu'au seizième siè-
est exortus, in spiritualibus & temporalibus plu- cle, Se firent un devoir de confirmer ses
rimum circumspectus.a tota patria dilectus &con- privilèges & immunités & de le prendre
gregatione dicti hospitalis tanquam sufficientior sous leur protection. NoUS citerons nO-
electus & per suum ordinarium confirmatus non tamment deux bulles de Nicolas IV, de
minus est ejus antecessoribus commendatus, née juillet 1289, par lesquelles ce pape con-
minus reputatur utilis & sufficiens gubernationi ^^^^ ^^^^^^ ^^^ possessions des doms, &
NOTS
i65
& rcgimini hospitalis praefati. Cujus amotio &
antiqui status & soliti hospitalis praedicti immu-
tatio, quae totam patriam contingere noscitur,
magnatn, pater sanctissitne, procul dubio in ipsa
patria commotionem non sedandam de facili &
scandalum generaret, maxitne propter conditio
renouvelle leurs privilèges. Le premier
de tous, & de beaucoup le plus impor-
tant, était l'exemption de la juridiction
èpiscopalej placé directement sous la dé-
pendance du Saint-Siège, Aubrac n'avait
nem fratris Olivarii supradicti, qui contra se & à acquitter aucun des droits épiscopauX
ordinem Templi tam nefanda & horribilia coram & constituait dans le diocèse de Rodez
Sanctitatis vestrae praesentia sponte & Yoluntane u„e sorte de principauté ecclésiastique
ac solempniter est confessus, prout fere ad om- indépendante. Elle ne payait pour un pri-
nium iiacionum notitiam deductum est, ejus sus- .• , . . . . • -x o . » i-
„ ,._ ,. vilége SI important, SI envié & tant prodi-
pectum « diftamatum consortium, taliter mu- ,1 . ,
I . . . o j- .• j- T 1- _ j gué par les papes au moyen use, qu une
tante statu suo & dicti ordinis TempIi nundum ni i r j h 1 1
hospitale hujusmodi & montana, verum etiam
totam patriam conricinam Templariorum labe in-
ficere crederetur, & maximum in cordibus om-
nium fidelium scandalum generaret, nec nutrita
in pompa Templariorum ejus nobilitas cum sim-
plicitate & duritate fratrum & sororum hospitalis
hujusmodi concordaret, neque successus parare
prosperos crederetur. Quin imo ex toto fidelium
devotio, religionis & hospitalitatis observatio ac
nerYus disciplinae ecclesiasticae protinus, prout
firmiter credimus, sub ejus regimine & consortio
dépérirent, & nominis vestri atque sacrosanctae
Romanae ecclesiae immaculata gratia ac paterna
providentia ex provisione hujusmodi foedare-
tur, &c. Quamobrem, pater clementissime, solitam
vestram clementiam quanta devotione ac affectione
possumus, flagitamus, communi omnium voto de
patria proloquentes, quatinus dicti fratris Olivarii
supplicatione rejecta praefatum hospitale permit-
tatis per dictum fratrem Bernardum in statu solito
antiquo & debito salubriter gubernari, religiosam
Titam in ipso hospitali ducentibus in hoc paterna
sollicitudine providentes, plantatamque in ipsis
religionem forentes, ne immutatio dexterae exceisi
desides in divino obsequio eos faciat, aut robur
conversationis & fidei eorumdem infringat, ad
instar Patris misericordiarum, cujui yicei in
terris geritis, simplicitati nostrae & imperitiae
ignoscentes, qui & dicti loci ex praedecetsorum
nostrorum opibus fundati utilitatem, urgente de-
votione ac cujuscumque nostrum conscientia, talia
vestrae celsitudini, quam conservet Altissimus,
praesumpsimus intimare. Datum mense novem-
bris, anno Domini m" occ° x''.
Parmi les signataires, on remarque ; le comte
faible redevance annuelle d'un besan d'or.
Encore cette redevance n'était-elle pas
payée d'une manière bien règulièrej les
doms la laissaient volontiers s'accumuler;
en 1274, leur procureur règle d'une seule
fois le compte de huit années; en i334, de
dix-sept années; en i363, de trois années.
Régulièrement le dom lui-même ou son
procureur devait chaque année apporter
cette somme à la chambre apostolique;
tant que les papes résidèrent à Avignon,
d'Armagnac, sa femme la comtesse Cécile, le cornt»
de Comminges, le vicaire général de l'évêque dt
Rodez, l'abbé de Bonnecombe, le chapitre 'cathé-
dral de Rodez, les seigneurs de Séverac, Salmiech,
Estaing, Cardaillac, Capdenac, Caslus, Canilhac,
les abbés de Bonneval, de Conques & du Loc-
Dieu. — Les officiers royaux approuvèrent daru
les termes suivants : Et nos senescallus Ruthenae,
fama publica referente & opinione baronum &
nobilium Ruthenae intellecta, sigillavimus in
testimonium pr.iemissorum. — Et nos judex major
Ruthenae domini nostri Régis, attentis his quaa
publiée dicuntur de praemissis, sigillavimus in
testimonium eornmdem. — Guillelmus de Dumis,
canonicus Bituricensis, clericus Domini nostri
Régis, ad partes Alverniae & Ruthenae pro refor-
mationc patriae per dictum dominum nostrum
Regem destinatus. — (Doat, 184, f" 60.) — Lettre
des mêmes a Guillaume des Duns , clerc du roi, en*
quêteur en Auvergne (f" 67), a Philippe IF (f" 73).
— La plainte fut renouvelée en juillet i3i7, auprès
du pape Jean XXII ((" 83).
Note
i65
89-
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
ce fut dans cette ville qu'ils allèrent la
payerj mais quand la captivité de Baby-
lone eut pris fin, il fallut retourner à
Romej en 1476, Guillaume Ginestoiis, cha-
noine d'Aubrac & procureur du dom, en-
voyé par Jean d'Estaing, tomba malade à
Rome & dépensa pendant son séjour l'ar-
gent qu'il devait payer au pape; il dut faire
dresser procès-verbal de son dénûment &
regagner la France sans avoir liquidé les
comptes du monastère. Ces embarras étaient
une suite de ce singulier système financier
de la cour de Rome, qui forçait les contri-
buables à venir payer leurs impôts à quel-
ques centaines de lieues de leur pays.
Ce privilège, avons-nous dit, entraînait
l'exemption de la juridiction épiscopale;
mais ce ne fut pas sans lutte que les doms
d'Aubrac parvinrent à se le faire re-
connaître. Les rapports entre l'autorité
diocésaine & les doms furent réglés une
première fois par un acte de 1279; les re-
ligieux produisirent par-devant les arbitres
les actes pontificaux constatant leurs pri-
vilèges. Le premier de tous était le droit
d'élire librement le dom; il devait toute-
fois, conformément aux canons, être né
de mariage légitime, suffisamment instruit
des devoirs de sa profession, en un mot
idoïne; de plus il devait être prêtre ou
dans une situation telle qu'il pût être or-
donné dans l'année de son élection. Une
fois élu, le dom demandera à l'évêque la
confirmation de son élection, sommation
respectueuse', à laquelle le prélat devra
obtempérer dans le délai d'un mois, compté
du jour de sa signification, à moins d'em-
pêchement légitime qu'il devra indiquer;
s'il refuse la confirmation sans fournir de
prétexte acceptable, l'élection sera valable
ipso facto. En cas d'absence de l'évêque, le
dom s'adressera à son vicaire. Le dom
possède la cura anîmarum des sœurs & des
frères de l'hôpital, & leur administre lui-
même les sacrements ou les leur fait admi-
nistrer par un vicaire nommé par lui. Il
est tenu d'assister au synode diocésain
ou, en cas d'empêchement légitime & dû-
ment constaté, d'y envoyer un vicaire
muni d'un sceau ad exequenda mandata;
il possède tous les droits de juridiction
ecclésiastique sur ses religieux; il a droit
de correction & de visite sur les membres
dépendants de la mense.
Cette transaction fut assez longtemps
observée &, en mai 1487, nous voyons en-
core le sacristain & le chapitre d'Aubrac
supplier Guillaume, évêque de Rodez,
d'approuver l'élection du nouveau dom,
Pierre d'Estaing, archidiacre de Conques;
les mêmes adressèrent le même jour une
supplique analogue au pape Eugène IV,
Mais la situation fut compliquée en 1448
par les débats qu'entraînait l'exécution de
la pragmatique sanction de Bourges. Le
Parlement, animé d'un esprit foncièrement
gallican, vint en cette circonstance porter
secours aux évêques dans leur lutte sécu-
laire contre les exempts. En 1448 com-
mença un long & difficile procès entre
l'évêque de Rodez & le dom, au sujet de
l'exemption de la juridiction épiscopale,
procès qui dura assez longtemps pour que
le parlement de Toulouse, installé en
1453, ait pu s'en mêler & défendre aux
commissaires apostoliques de continuer
les enquêtes qu'ils avaient commencées.
L'affaire dura donc de longues années; ce-
pendant le pape Nicolas V, en 1449, puis
Paul II, en 1466, confirmèrent les exemp-
tions de leurs prédécesseurs & soutinrent
ainsi énergiquement les prétentions des
religieux. L'accord entre les deux pouvoiis
ne put pas s'établir avant 1471. Une tran-
saction, cette fois définitive, décida que le
dom & ses successeurs payeraient le droit
de procuration réclamé par l'évêque & se
rendraient régulièrement au synode; ils
auront l'exercice de la juridiction pleine
& entière; en cas d'appel, les parties au-
ront recours à l'official de Rodez, qui sera
constitué juge apostolique à cet effet.
En somme c'était à l'évêque que la vic-
toire était restée; il avait fait reconnaître
tous ses droits légitimes, & ce n'était que
grâce à une fiction de droit que les pré-
tentions de l'hôpital avaient pu se faire
respecter.
Outre ce privilège & ces exemptions,
l'hôpital d'Aubrac en possédait encore plu-
sieurs autres assez importants & qui lui
venaient, les uns des souverains pontifes,
les autres des rois ou princes féodaux. Le
chapitre conserva toujours son droit d'é-
NOTE
i65
NoTS
i65
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC. 898
lire les doms, même après le concordat de exacte l'observation de la règle, ordonna
i5i6, qui avait pourtant enlevé ce droit à de tenir chaque semaine trois assemblées
la plupart des communautés religieuses de capitulaires.
France, &, en 1598, Henri IV le lui recon- Payant une redevance, minime du reste,
nut d'une manière expresse. Clément IV au Saint-Siège, Aubrac était, par cela
lui permit de présenter aux cures dont il même, considéré comme exempt de toute
avait le patronage les religieux de l'hôpi- autre imposition, quelle qu'en fût la na-
tal, moyennant le consentement de l'ordi- ture. En 1280, Philippe III reconnaît im-
naire; il autorisa le dom à se saisir, en plicitement ce privilège en le déchargeant
quelque lieu qu'ils fussent, des apostats & de fous les subsides levés pour la défense
relaps échappés du monastère, & ce sans de la Terre sainte. Nous ne savons si l'hô-
pital jouit de ce privilège vraiment exor-
bitant pendant tout le quatorzième siècle,
époque où les habitants de toute la France
furent assujettis à tant & de si pesantes
charges; mais au commencement du quin-
zième siècle, il le revendiquait avec succès.
pape Urbain V, qui autorise les religieux En 1407, le Saint-Siège venait d'accorder
à se faire enterrer avec leur habit monas- au dauphin & au duc d'Orléans un décime;
tique"; le même pontife, pour rendre plus le collecteur chargé de le percevoir dans le
Rouergue voulut le répartir sur les terres
Note
i65
encourir la peine d'excommunication'. Le
même exempta le monastère du payement
de tout péage pour le blé, l'huile, le
vin, &c., achetés pour l'usage personnel
des membres de la communauté. Au qua-
torzième siècle, nouveaux privilèges du
' 29 avril 1267. — Clemcns, &c. dilectls filiis
dompno & fratribus hospitalis de Altobraco, Ru-
thenensis diocesis, salutem & apostolicam bene-
dictionem. Ut fugitiTorum de hospitali vestro fra-
trum femerltas repriraatur, & alii eorum exemple
perterriti a praesumptione simili arceantur, vestris
precibus annuentes, capiendi citra excommunica-
tionis poenam hospitalis ejusdem apostatas ubi-
cumque inventi fuerint tibi, fili dompne, ac suc-
cessoribus tuis dompnis hospitalis ejusdem qui
pro tempore fuerint plenam 8c liberam auctoritate
praesentium concedimus facultatem. NuUi ergo
omnino hominum liceat hanc paginam nostrae
concessionis infringere vel ei ausu temerario con-
traire. Si qiiis autem hoc attemptare praesump-
terit, indignatidnem omnipotentis Dei & beato-
rum Pétri 8t Pauli apostolorum ejus se noverit
incursurum. Datura Viterbii, tertio calendns maii,
pontificatus nostri anno tertio. — (Doat, v. 134,
r- .72.)
' 14 mars i3(56. — Urbanus episcopus serviis
tervorum Dei, dilectis filiis Petro Magistro dompno
nuncupato & fratribus hospitalis beatae Marine
de Altobraco, ordinis Sancti Augustini , Ruthe-
nensis diocesis, salutem & apostolicam benedic-
tionem. Sincerae devotionis affectus, quem ad nos
& Romanam ecclesiam geritis, promeretur, ut votis
vestris quantum cum Deo possumus favorabiliter
annuamus. Cum itaque sicut exhibita nobis vestra
petitio continebat corpora deffunctorum , illorum
videlicet qui sancti Augustini, sub cujus observan-
tia devotum exhibetis Domino famulatum, &alio-
rum approbatorum ordinum professores existunt,
cum habiiu ipsorum tradi consueverint ecclesias-
d'Aubrac; le chapitre interjeta appel &
produisit ses titres. La plupart de ces do-
cuments, du reste absolument probants,
étaient des actes des collecteurs des dé-
cimes accordés aux rois de France pendant
les treizième & quatorzième siècles par les
souverains pontifes, tous constatant les
droits d'Aubrac à la jouissance de cet im-
portant privilège. Le collecteur, examen
fait de tous ces titres, reconnut la légiti-
mité des prétentions d'Aubrac.
Dès son origine, Aubrac fut placé par
ticae sepulturae; nos laudabilem consuetudinem
hujusmodi commendantes , vestris in hac parle
supplicationibus inclinati , volumus & vobis auc-
toritate praesentium indulgemus, ut cum aliquem
vel aliquos de fratribus vesiri hospitalis tacite vel
expresse professes praesertim in sacris ordinibus
constitutos in eodem hospitali vel alibi decedere
contigerit, corpora decedentium hujusmodi possint
&debeantcum eorum habitu libère tradi ecclesias-
ticae sepulturae, non obstantibus statutis 8c con-
suetudinibus dicti hospitalis 8c aliis contrariis
quibuscumque. NuUi ergo omnino hominum liceat
hanc paginam nostrae voliintatis 8c concessionis
infringere vel ei ausu temerario contraire. Si quis
autem hoc attemptare praesumpserit, indignatio-
nem omnipotentis Dei 8c beatorum Pétri & Pauli
apostolorum ejus se noverit incursurum. Datum
Avinione, 11 idus martii, pontificatus nostri anno
quarto. — G. Mercaderii. — (Doat, v. i35, f" lô^.)
KOTE
|6J
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
^94 f^j^^
les souverains du pays sous leur protec-
tion & sauvegarde spéciale. En 1221, Rai-
niondjfils du comte de Toulouse, plus tard
comte sous le nom de Raimond VII, ac-
corde au dom une charte à cet effet &
défend à tous ses officiers de lui faire
injustice ou de le molester. En 1246, le
même, cette fois en qualité de comte, re-
nouvelle les clauses de ce diplôme. Succes-
seurs des comtes de Toulouse, les comtes
d'Armagnac & de Rodez se montrèrent à
leur tour les protecteurs zélés du monas-
tère, &, en 1402, le comte Bernard prit le
dom Guibert Robert sous ses protection
& sauvegarde. Pour les rois de France, le
plus ancien acte de cette espèce que nous
ayons est une charte de Philippe IV, de
juin i3o7, confirmée & renouvelée par
Charles IV en 1827. Le premier de ces
deux rois mit pour unique condition à la
jouissance de ce privilège, la céléuration
d'une messe perpétuelle pour le salut de
l'âme du roi & de celles de ses prédéces-
seurs, & la prospérité du royaume. Cette
messe devait être dite dans une chapelle
qu'on était sur le point de construire dans
le monastère & qui allait être dédiée à
saint Louis. Ces lettres furent renouve-
lées à deux reprises par Charles VII, en
1418, en qualité de dauphin & de régent
du royaume, en 1446, par le même comme
roi. En 1199, le comte de Rodez, Hugues,
& l'évèque de cette ville, de même nom,
l'avaient exempté de l'imposition de la pe-
zade qui se levait dans le diocèse". Cette
' 1199. — Anno dominicae Incarnationis
si" c° xc° ix°. Sit notum omnibus hanc cartara
audientibus, qiiod ego Ugo, episcopus Ruthenae,
& ego Willelraus cornes Ruthenensis, nos par nos
& per omnes successores nostros, bona fide & pie-
tatis intuitu donamus & solvimus donoque in
perpetuum valituro concedimus Deo & hospitali
d'Albrac & aliis domibus ad eam pertinentibus,
quae in terra nostra sunt, ut liberae sint prorsus
& absolutae a communia & ab omni exactione
quae a saecularibiis ad faclendam pacem vel pacis
occasione quoquomodo exigltur. Ut autem istud
semper firmum & ratum permaneat, nuUusqiie
posterorum huic justae concession! obviare prae-
tumat, cartulam istam sigillorum nostrorum mu-
nimine roborari voluimus. Hoc idem donum &
hanc concessionem facio ego Ugo cornes senior
imposition, qui se percevait uniquement
sur les biens territoriaux, aurait pesé d'au-
tant plus lourdement sur l'hôpital à cause
de ses grandes propriétés. Enfin en 1596,
Henri IV, en reconnaissance des services
que lui avaient rendus l'abbé & le père de
l'abbé, de Sourdis, exempta le monastère
& les membres qui en dépendaient du
logement des gens de guerre; on sait
combien cette obligation de défrayer des
troupes, presque toujours indisciplinées,
était lourde & onéreuse'.
domui hospitalis i'Alhrac & aliis omnibus ad eam
pertinentibus. Quod ut melius credatur & firmius
teneatur, praesentem paginam sigiUi nostri ira-
pressione volui praemuniri. Hujus doni testes
sunt magisterWuillelmus archidiaconus, Ricardus
& Bernardus d'Arpajon, en Beguo del Calmont, en
Solatgue, en Ugo Senorel, en Raimont Guiriert. —
(Doat, V. i34, fo 3o.)
' 9 septembre lôçô. — Henry, par la grâce de
Dieu roi de France & de Navarre, à tous nos
lieutenans généraux, gouverneurs de nos provin-
ces, mareschaux & maistres de camps, colloniels,
capitaines, chefs & conducteurs de nos gens de
guerre, tant de cheval que de pied, de quelque
langue, qualité, nation & condition qu'ils soient,
mareschaux des logis, fourriers, commis 81 à com-
mettre à les faire & establir, & à tous nos autres
justiciers, officiers & subjets qu'il appartiendra,
salut. Nous désirans que l'abbaye d'Obrac soit
conservée le plus paisiblement que faire se pourra
tant en faveur de l'abbé d'icelle, qu'en considéra-
tion des bons & agréables services que nous fait 8c
continue chacun jour le sieur de Sourdis son père,
vous deffendons très-expressément qu'en ladite
abaye d'Obrac , maisons, terres & maisterles qui
en dépendent vous n'aies à loger, souffrir ne per-
mettre estre logés aucuns des susdits gens de guerre
ni en icelle estre pris fourrages ni emporté aulcuns
bleds, vins, pailles, foins, avoines, bestiaux ni
aultres choses, meubles ou commodités quelcon-
ques, sinon en payant raisonnablement &. du gré
& consentement desdits abé, religieux 81 couvent,
que nous avons à ceste fin, ensemble leurs fer-
miers, sujets, mestiers, gens 8c serviteurs avec
leurs biens 8c famille pris 8c mis, prenons Se met-
tons par ces présentes, pour ce signées de nostre
main, en nostre protection 8c sauvegarde spéciales
8c à eux permis en signe d'icelle apposev es lieux
les plus éminans desdites abbaye, maisons, fermes
8c mestairies nos panonceaux 8c armes à ce que
nul n'en prétende cause d'ignorance. Et si aul-
cuns de nos dits gens de guerre estoient si osés 8c
hardis que d'enfreindre nostre présente sauvegarde.
Note
i6J
NOTB
i65
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
895
Les possessions de l'hôpital d'Aubrac justice s'exerçait au moyen de juges nor
Note
i65
étaient de plusieurs espèces; elles s'éten-
daient sur une partie du diocèse de Rodez
& même dans les diocèses limitrophes de
Clermont & du Puy. La plupart consis-
taient en églises, données généralement
mes & révoqués par le dom; ces juges ren-
daient la justice & jouissaient des droits
de juridiction gracieuse attachés à leur
charge; c'est ainsi qu'ils donnaient des tu-
teurs aux mineurs orphelins & gux inca-
par les évèques de Rodez, en villages & pables. En 1287, on présenta à l'un d'eux
en châteaux concédés par les seigneurs de
Peyre & les comtes de Rodez. Dans la plu-
part de ces domaines les doms possédaient
la justice haute, moyenne & basse; ail-
leurs ils la tenaient en paréage avec les
diverses familles du pays,& dans plusieurs
châteaux ils l'exerçaient à titre de fief re-
levant des comtes de Rodez. Un des droits
entraînés par l'exercice de la haute justice
était celui d'élever des piloris & fourches
patibulaires. Ce droit fut formellement
reconnu aux doms d'Aubrac, en 1892, par
Bernard, comte de Rodez & d'Armagnac,
& en i5ii, par Louis XII'. Cette haute
nous voulons par les prévôts de nos très chers &
bien aimés cousins les inareschaux de France ou
autres lieux, en estre fait telle & si rigoureuse
punition que l'exemple en demeure aux autres.
Et d'autant que de ces présentes l'on pourra avoir
à fairt en divers lieux, nous voulons qu'aux viJi-
mus d'icelles, faits soubs scel royal ou collationés
par l'un de nos amés & féaux notaires & secré-
taires, foy soit adjoustée comme au présent origi-
nal, car tel est nostre plaisir. Donné à Monceaulx,
le neufviesme jour de septembre, l'an de grâce mil
cinq cent quatre-vingt-seize, & de nostre règne
le huictiesme. Hexry. — Par le Roy : de Nei-fvili.e.
— (Doat, V. i36, ^ 123.)
' i5 juillet 1392. — Bernardus, Dei gratia cornes
Armaniaci, Fesenciaci, Ruthenae & Kadrellensis,
vicecomesque Leomanniae & Altivillaris, ac domi-
nas terrarum Rippariae & montanarum Ruthe-
nensium, dilectis &. fidelibus nostris senescallo &
judici nostris dictorum comitatus & montanarum
Ruthenensium. Cum pro parte reverendi patris
domini Bernardi, dompni 8c magistri hospitalis
pauperum Beatae Mariae de Altobraco, fuerit nobis
supplicatum, quathenus in loco de Altobraco, ubi
asserit se habere altam, mediam 8c bassam juridic-
tionem, ac merum 8c mixtum imperiuin, quamvis
in dicto loco non fuerit neque esse consueverit
spillorium, licentiam apponendi 8c de novo spil-
lorium sive pastel faciendi 8c erigendi ac erectum
perpétue tenendi eidem concedere 8c de nostra spe-
ciali gratia donare dignaremur; nos igitur ejus
supplicaiioni favorabiliter inclinati, vobis 8c cui-
un certain Jourdain de Saint-Jory, frère
de Pierre de Saint-Jory, sourd-muet de
naissance &, par conséquent, regardé
comme imbécile. Ses parents requirent le
juge de remettre le soin de sa personne &
l'administration de ses biens à son plus
proche parent; le juge y consentit & de-
manda le consentement du malheureux,
qui le donna comme il put, per nutus &
signa, sans certainement comprendre ce
dont il s'agissait.
Toutes ces possessions, sans cesse ac-
crues, donnaient lieu à des chartes d'a-
mortissement des rois & seigneurs sou-
verains. En 1270, Alfonse de Toulouse &
sa femme Jeanne permettent au dom d'ac-
quérir jusqu'à dix livres de revenu dans
les domaines tenus d'eux ou qu'ils pos-
sèdent directement; en 1290, Philippe IV
lui remet une somme de deux cent cin-
quante livres qu'il lui devait pour diverses
acquisitions; enfin le duc de Berry accorda
de nouvelles lettres d'amortissement en
1402; à ce moment la communauté se
composait de trente prêtres & de trois
cents frères.
Outre ses possessions territoriales, la
libet vestrum in solidum committendo mandamus,
quatenus vocaio procuratore nostro seu ejus sub-
stituto praefato domino dompno de Altobraco detis
8c concedatis licentiam 8c authoritatem ex parte
nostra faciendi, apponendi 8c erigendi 8c perpetuo
renovandi ac erectum tenendi spillorium sive
pastel in loco praedicto de Altobraco 8t malefac-
tores causa punitionis 8c correctionis ibidem ap-
ponendi 8c tenendi. Quam licenciam nos eidem
8c successoribus suis tenore praesentium conferi-
mus 8c donamus de nostra certa scientia 8c gratia
speciali, salvo alias jure nostro 8c in omnibus
quolibet alieno, mandantes omnibus nostris sub-
ditis, ut vobis 8c vestrum cuilibet in praemissis
8c ea tangentibus pareant 8c intendant. Datum
Ruthenae, die décima quinta mensis Julii, anno
Domini m° ccc° xc° 11". — Per.dominum comité»,
Roëti. — (Doat, v. i35, f 171.)
Note
l65
896
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
maison d'Aiibrac avait encore sous sa di-
rection un certain nombre de maisons
analogues, qui dépendaient d'elle pour
la règle, l'institut & l'habillement. Dès
1245, date d'une bulle de privilèges du
pape Innocent IV, elle possédait des mai-
sons de cette espèce à Najac, Chirac, Ro-
dez, Millau, &c. En 1281, Henri, comte
de Rodez, lui unit l'hôpital de Saint-
Georges de Bradon, à la charge pour le
dom d'Aubrac de lui présenter le com-
mandeur, qui sera un prêtre & lui rendra
hommage j de plus il dut y installer un
chapelain pour y dire chaque jour une
messe en faveur de l'âme du comte. Enfin
en 1299, Bernard, comte de Comminges,
confirma la donation faite précédemment
à Aubrac par un de ses prédécesseurs,
de l'hôpital de l'Ile-en-Dodon, au dio-
cèse de Comminges, pour le tenir aux
mêmes conditions que celui de Bradon &
y installer un chapelain qui prierait pour
le repos de l'âme des comtes de Com-
minges'.
' 5 mars 1199 (▼. st.). — Nos Bernardus, Del
gratia cornes Convenarum, notum facimus, &c.,
quod cum inclitae recordationis quondam domiaiis
B., pater noster, cornes de Convenis, in bona sua
memoria ac vita dedisset donatione inter vives a
se facta irrevocabili religioso hospitali de Alto-
braco Ruthenensis diocesis, ad honorem Dei &
beatae Mariae sanctae matris ejus & omnium sanc-
torum, locura & domum sive hospitale voeatum
hospitale de Insula Dosonis, situm in diocesi de
Convenis, ubi sunt domus & edificia, orti &.
vineae & prata & terrae aliae limitatae usqiie ad
triginta sestariatas terrae, extra terras tamen ali-
cujus manerii sive loci ubi dictum situm est hos-
pitale, eidem hospitali contiguas & vicinas, quae
triginta sestariatae olim fuerunt [donatae] ab As-
sauto, filio Jordani de Anajano & bolatae & per-
gatae per Guillermum de Mongalhart, pergatorem
juratura nostrum, tempore dicii patris nostri, ipsi
hospitali habendae perpétue ipsae terrae & alia
dicta superius per ipsum & dompnos & hospitale
de Altobraco praedictos in perpetuum Et nos
idem comes dictam donationem dictis dompno 81
hospitali de Altobraco factam, ut dictum est, gra-
tam & ratara habentes, concessimus dicto hospi-
tali dictae Insulae Dozonis, diocesis Convenarum
praedictae, ut cum cabatio hostiatim (!") quaerere
praeceptor seu ejus nuncii dicti hospitalis de In-
sula Dozonis in terris nostris & hominibus sisten-
Une des grandes richesses de la maison
d'Aubrac se composait aussi d'une grande
quantité de bestiaux qui, l'été, allaient
paître dans les hautes montagnes & l'hiver
tibus in eisdem ad sustentandum se & hospitali-
tatem ibi, juxta quod inde facultates subpetent,
utcommodius poterit fieri faciendum. Dictam do-
nationem & alia omnia contenta superius vobis
dilecto nostro religioso viro, frater B. de Senareto
ipsius ordinis de Altobraco, recipienti pro dompno
& hospitali de Altobraco suprascriptis & ad opus
eorumdem etiam & ipsius Insulae Dozonis supra-
dicti, nunc & in perpetuum donamus laudamusque
firmiter ac etiam perenniter cum omni efficacia
confirmamus, hoc adjuncto quod dictum hospitale
de Altobraco & dompnus semper unus post alium
consécutive, qui nunc sunt & qui pro tempore
fuerint, debent in ipso hospitali dictae Insulae
Dosonis unum fratrera vel donatum suum tenere
in ipso loco capellanum, qui ibi celebret pro
nostra 81 dicti domini patris nostri & aliorum pa-
rentum nostrorum animabus, prout sibi Deus de-
derit, horis canonicis assuetis, ita videlicet quod
si per dictum hospitale de Altobraco obmutatur, id
fieri qiiod tune post monitionem nostram quam
dictis dompno & hospitali de Altobraco faceremus
& inde facere deberemus, post annum unum post
ipsam monitionem nostram completum, quod ex
tune per manus nostrae in praemissis ex hoc fa-
ciendam appositionem possimus Stdebeamus nos &
nostri successores dictum hospitale & dompnum
de Altobraco praedictum distringere in dictum
capellanum tenendum ibidem 8c dictum divinum
officium tam pro vivis quam defTunctis ut dictum
est devotlssime celebrandum. Quod si hoc erat
quod per quatuor annos a tempore nostrae seu
tempore successorum nostrorum manus praedictae
impositionis faciendae computandos, quod non
credimus, a dictis dompno 8c hospitali de Alto-
braco obmitti contingeret dictum capellanum
suum in ipso hospitali Insulae Dosonis nunc &
pro tempore tenere ut dictum est vel donatum
adjecimus, quod post dictos quatuor annos légi-
time complètes nos vel nostri successores comités
possemus dictum hospitale Insulae Dosonis ex
tune ad manum nostram redducere plenissime 8t
habere. In quorum fidem & testimonium omnium
praemissorum vobis dicto fratri B. de Senareto &
per vos dictis dompno & hospitali de Altobraco
praedictis, nos idem comes Convenarum praesentes
litteras perpetuo valituras concedimus & tradiraus
sigillo nostro sigillatas. Actum 8c datum apud
Montemrosarium , Ruthenensis diocesis praedic-
tae, die lunae ante festum beati Gregorii, anco
Domini m" cc° Lxxxx" ut°. — (Doat.vol. i3j,
fo 29.)
Note
i65
Note
i65
NOTES SUR L'filSTOIRE DE LANGUEDOC.
897
redescendaient sur les plateaux inférieurs. La guerre de Cent ans vint fortement
En temps de guerre, ces transmigrations atteindre cette prospérité; situé dans un
donnaient naturellement lieu à des pille- pays montagneux qui servait de passage à
ries & à des pertes. Dès i33i, avant même tous les gens de guerre, Aubrac y perdit la
la guerre des Anglais, Raimond de Jer- plupart de ses domaines & fut dépouillé
mola, bailli du Rouergue, dut défendre à plusieurs fois de son trésor; Grégoire XI
tous les baillis, sergents & jiotaires de son dut charger l'abbé de Bonneval de lui faire
ressort de lever aucune taille & d'exercer restituer les dîmes, cens, rentes, titres &
Note
aucunes exactions sur ces troupeaux. Pen-
dant la guerre de Cent ans, les Anglais
enlevèrent tous les bestiaux & retinrent
leurs gardiens prisonniers; ce fut à un
partisan, Bertitgat d'Albret, que revint
l'honneur de cette singulière expédition.
Pour recouvrer leur bétail, les religieux
durent entrer en négociation avec les en-
nemis, & le capitaine de la troupe con-
sentit à faire restitution moyennant une
somme de mille florins d'or, huit marcs
d'argent & le don d'un coursier; la prise
valait de cinq à six mille florins. Cette
convention fut approuvée par le roi Jean,
en juillet i36o, 8c ces lettres autorisèrent
le dom d'Aubrac à lever la somme sur les
personnes auxquelles appartenait une par-
tie des bestiaux enlevés. Quand, quelques
argenterie, bestiaux, ornements & livres
ecclésiastiques qu'il avait ainsi perdus. Eu
1408 on fut forcé de réduire à soixante-dix
le nombre des religieux; à cette époque,
l'usurpation des biens, leur répartition en-
tre chaque religieux, avaient amené une
décadence prématurée; il fallut défendre
de répartir à l'avenir entre les divers mem-
bres de la communauté les biens & les
bénéfices. En 1468, Paul II chargea l'ar-
chevêque d'Arles, l'abbé de Bonneval &
l'official de Mende de faire de nouveau
restituer les biens de l'abbaye qui étaient
injustement détenus.
En 1095, l'hôpital fut envahi par Fran-
çois de Montmorenci, baron de Fossense,
sénéchal du Rouergue, qui pillait la Pro-
vince; il s'empara de la ville & s'y installa
années plus tard, le Rouergue fut passé avec deux mille hommes & plusieurs pièces
sous la domination anglaise, Edouard,
prince de Galles & duc d'Aquitaine, ac-
corda à Pierre, dom d'Aubrac, une charte
de protection & de sauvegarde; ce qui
n'empêcha pas le monastère de prendre,
peu de temps après, une part des plus
actives à l'expulsion des ennemis.
Enrichi au treizième siècle par tous les
princes du pays, l'hôpital d'Aubrac, au
quatorzième, s'occupa principalement de
l'administration de ses biens & de leur
défense contre les tentatives des ennemis
du dehors & des partisans des environs.
En i3io, le chapitre décide qu'à la mort
du dom seraient célébrés un office so-
lennel & des messes pendant sept jours;
durant cette période, huit pauvres rece-
vront chaque jour une réfection sembla-
ble à celle des clercs; à la mort d'un
frère, il y aura une messe & une réfec-
tion pour huit pauvres. Chaque année,
après la quinzaine de la Pentecôte, on
dut célébrer un office solennel pour les
d'artillerie. Il y resta plus de trois mois &
ne rendit la place qu'à François de Sola-
ges, baron de Tholet, sénéchal du comté,
chargé de traiter de la reddition de cette
place par les Etats de la Province.
Au dix-septième siècle, le désordre était
à son comble dans la communauté, la plu-
part des religieux qui y entraient, loin
de vouloir remplir les devoirs marqués
par leur règle, ne voulaient plus prêter
de serments solennels & se regardaient
comme possédant des bénéfices simples.
Louis XIV chargea, en 1694, M. de Lusi-
gnan-Lezay, évéque de Rodez, de procéder
à une réforme. En 1696, M. de Noailles,
évéque de Chàlons-sur-Marne, qui pos-
sédait l'hôpital en commende avec le titre
de dom, fit un accord avec la congréga-
tion de France pour l'introduction à Au-
brac des chanoines de Sainte-Geneviève.
Cette première tentative échoua, mais en
1697 se conclut un nouveau concordat
avec l'abbé de la Chancelade, accord qui
frères ik pour les bienfaiteurs du couvent fut homologué par le parlement de Tou-
& donusr une réfection à huit pauvres. louse en 1699. A cette époque, il ne res-
IV.
57
Note
i65
898
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC,
Note
166
tait plus que vingt-deux hospitaliers & un
chevalier; on leur fit une pension; depuis
déjà longtemps il n'y avait plus de sœurs.
Les chevaliers avaient d'abord été au nom-
bre de douze, puis de quatre, puis de
deux, puis de un. En 1697, les aumônes
s'élevaient annuellement à la somme de
six mille livres; le reste, une fois les char-
ges acquittées, se divisait par portions éga-
les entre le dom & les religieux.
En 1760, Louis XV voulut réunir les
revenus d'Aubrac à l'Ecole militaire; le
clergé de la Province y mit opposition;
mais le conseil d'Etat repoussa ses préten-
tions; l'union resta d'ailleurs inexécutée.
En 1785, les revenus étaient administrés
par un économe. [A. M.]
NOTE CLXVI
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX ÉDITEURS.
Établissements religieux du diocèse
de Viviers.
L'ÉVÈQUE de Viviers, comme la plupart
des évêques du Languedoc, possédait
la suzeraineté temporelle de sa ville épis-
copale. Il s'intitulait comte de Viviers,
prince de Donzère & de Châteauneuf sur
le Rhône, baron de Largentière, seigneur
de Saint-Andéol. Placée sur les limites des
terres d'Empire & du royaume de France,
cette seigneurie se vit disputée pendant
longtemps par ses puissants voisins, & ce
n'est qu'au commencement du quatorzième
siècle qu'elle devint définitivement partie
intégrante du royaume capétien.
Dès le neuvième siècle, l'église de Vi-
viers, qui s'appelait encore d'Albe, malgré
la translation du siège déjà ancienne à
cette époque, était l'objet des libéralités
des souverains carolingiens; en 8i5, Louis
le Pieux, en 85o, Lothaire, empereur, en
877, Charles le Chauve la prennent sous
leur protection & lui confirment la pos-
session de tous ses domaines. Parmi ceux-ci
il faut remarquer l'abbaye de Donzère, sur
la rive gauche du Rhône, qui, restaurée
par Louis le Pieux, resta une des meilleu-
res possessions de la mense épiscopale jus-
qu'en 1789; unie en 887 à Tournas, par le
roi de Provence, Louis, fils de Boson, elle
fut rendue à Viviers en 1374.
Pendant deux siècles, à la suite du dé-
membrement du royaume de Provence, les
évêques de Viviers restèrent sujets de la
maison de Toulouse; mais en 1149 l'évê-
que Guillaume, profitant de la jeunesse de
Raimond V, & s'appuyant sur l'empereur
Conrad, dont il était proche parent, s'af-
franchit de cette gênante suzeraineté &
reconnut celle de l'Empire. Il y avait déjà
longtemps que les embarras qu'avait traver-
sés, les dangers qu'avait courus la maison
de Toulouse, avaient amené une tentative
semblable; mais l'évéque Guillaume alla
plus loin & s'érigea en suzerain de la ville
de Viviers. L'empereur, par un diplôme
donné à Vienne en 1149, autorisa cette
usurpation & céda à l'évéque ses droits
régaliens sur la ville, le droit de battre
monnaie, la police & la justice des grands
chemins du diocèse & du Rhône, & le
château de Donzère. Dès lors le Vivarais
échappa pour un temps à la suzeraineté
de la France. En Ii57, Frédéric Barbe-
rousse accorde un diplôme aux habitants
de Viviers, preuve que l'évéque continuait
à reconnaître ce nouveau souverain. Vingt
ans plus tard, le même prince confirmait
le diplôme de Conrad III. Cependant les
comtes de Toulouse avaient énergiquer
ment réclamé; malgré leur désir de ne
rien céder, les évêques durent rabattre
quelque chose de leurs prétentions. En
1193, un premier accord est conclu par
l'entremise de l'archevêque de Vienne; le
comte dut renoncer à tous ses droits sur
la ville de Viviers, promettre de ne récla-
mer aucun domaine ou droit utile dans les
domaines épiscopaux, sans le consente-
ment de l'évéque; celui-ci, en retour, lui
restitua deux châteaux qu'il lui disputait.
La question de la suzeraineté du Vivarais
ne fut même pas discutée. En 1198, à la
suite d'événements mal connus, mais qui
furent certainement accompagnés d'une
guerre civile, un nouvel accord fît chan-
ger la question de face. Le château de
Largentière f\it inféodé au comte avec la
NoTB
16Û
Note
166
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
899
moitié des droits qui eu dépendaient; il
prêta serment de fidélité à l'église de Vi-
viers, & promit de la protéger fidèlement.
L'hommage du reste ne devait pas être
prêté à l'évêque, mais à saint Vincent, pa-
tron de l'église cathédrale de Viviers.
Cet accord fut renouvelé en 1214 avec
le conquérant, Simon de Montfort, héri-
tier de tous les droits & de toutes les pré-
tentions des comtes de Toulouse.
Après de nouvelles discussions, en 1224,
le Vivarais finit par être cédé au roi en
1229. Dès lors commence une lutte sourde
entre les officiers de ce nouveau pouvoir
& les évéques; ceux-ci font inutilement
intervenir la papauté; saint Louis & son
conseil se montrent très-fermes & refusent
d'admettre pour valables les accords passés
doute un peintre décorateur comme l'Ita-
lie en produisait tant à cette époque. En
1610, après la mort d'Henri IV, on cons-
truisit les murs extérieurs du château.
Le chapitre cathédral se composait d'un
prévôt, d'un archidiacre, d'un préchantre,
d'un sacristain, d'un archiprêtre Se d'un
théologal; il avait en outre un viguier
chargé d'exercer la justice en son nom.
En 1624 fut fondé, à Viviers, un cou-
vent de religieuses de Sainte-Catherine de
Sienne, dans le faubourg de Notre-Dame
du Rhône; il occupa d'abord une maison
particulière. Le couvent fut commencé
peu de temps après & la première pierre
en fut posée par l'évêque Louis de Suze;
le chapitre avait pris une part active à
cette fondation. Les religieuses appelées h
Note
i6û
avec les empereurs d'Allemagne au dou- Viviers venaient du Puy'.
zième siècle. Enfin, en i3o7, un accord
solennel vient régler les prétentions des
deux parties & consacrer la suprématie
royale. Avant tout, ce qui était l'impor-
tant, l'évêque & son chapitre reconnais-
saient que le Vivarais faisait partie du
royaume de France, & promettaient de
prêter au roi le serment de fidélité; les
droits de haute, moyenne & basse justice
de l'évêque furent reconnus; il put faire
frapper de la monnaie ayant cours dans
tout le royaume. Lui & ses vassaux durent
le service militaire en cas de convocation
Nous extrayons quelques notes complé-
mentaires, sur le diocèse de Viviers, d'un
tableau dressé en 1673 par l'intendant
d'Aguesseau & publié dans les Chroniques
de Languedoc (Montpellier, 20 décembre
1875).
Au Caylar, il y avait, avant la réforme,
une église collégiale qui fut ruinée par les
guerres de religion; au dix-septième siècle,
il n'y restait plus qu'un doyen, que nom-
maient alternativement l'évêque & le comte
de Brion.
A Aubenas, des clarisses de la branche
générale des forces du royaume. Cet ac- des Urbanistes, couvent fort pauvre qui
cord régla les rapports des deux pouvoirs n'avait que six à sept cents livres de re-
jusqu'à la Révolution. venu.
L'église cathédrale de Viviers était dé- Auprès de Privas, un prieuré de chanoi-
diée à saint Vincent; elle fut détruite en «es, nommé Charaix; dispersés par les
1567 par les protestants, & fut rebâtie en guerres de religion, les religieux n'obser-
i599 par les soins de l'évêque Jean de valent plus la vie commune, à cause de la
l'Hostel, & du chapitre; la nouvelle cons- destruction des bâtiments. Revenu, deux
traction fut dirigée par François Mon- mille livres.
nier, chanoine-préchantre & ouvrier de la Prieuré conventuel de religieuses béné-
congrégation (1598-1599); il prit à son dictines à la Villedieu, près Aubenas, dé-
compte une partie de la dépense & fit pendant de Cluny ; transporté plus tarda
notamment construire la chapelle dite des Aubenas.
Corps-Saints, où il voulut être enterré. Il
mourut en 1618. En 1567, tous les édifices
religieux avaient été détruits. En 1609, fu-
rent construits les orgues avec peintures
de Bernardino Rodario, peintre milanais,
alors établi à Viviers, & qui devait y mou-
rir quelques années plus tard; c'était sans
A Viviers, un couvent de dominicains.
' Voir à la Bibliothèque nationale, le manus-
crit français, nouv, acq. 887, du commencement
du dix-septième siècle, contenant une courte chro-
nique du pays écrite de lôi? à 16.J0 par un cha-
noine de la cathédrale de Viviers.
Note
166
goo
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Note
167
Au Bourg-Saînt-Andéol, des récollets,
des barnabites, des ursulines, des visitau-
diaes.
A Villeneuve-de-Berg, des capucins.
A Aubenas, des jésuites, des cordeliers
de l'étroite observance, des dominicains,
des religieuses bénédictines & des cla-
risses.
Sébastian de Victoria Emparan y Loyola,
évêque d'Urgel. Conformément à l'usage
espagnol, nous désignerons ce catalogue
sous le nom de Sinodales. Dans les tomes IX,
X, & XI de son Viaje Uterario a las Iglesias
de Espana, Villanueva a abordé le même
sujet, avec une grande supériorité d'in-
formations & de critique. Ici, comme sur
A l'Argentière, des cordeliers observan- bien d'autres points, Villanueva a rectifié
tins, des récollets, des religieuses de No-
tre-Dame.
A Joyeuse, des oratoriens.
A Pradelles, des jacobins réformés, des
religieuses de Notre-Dame.
A Privas, des récollets.
A Viviers, un hôpital régi par le châ-
les erreurs & réparé les omissions que
Marca, Baluze, & les historiens du Lan-
guedoc devaient forcément commettre par
suite de l'inexactitude & de l'insuffisance
des renseignements dont on disposait à
leur époque.
Villanueva sera donc notre guide prin-
pitre cathédral, dont l'un des chanoines cipal, pour la rédaction de cette No/e, où
s'appelait le recteur de l'hôpital. [A. M.]
NOTE CLXVII
AJOUTÉE PAR LES NOUVEAUX EDITEURS,
Église d'UrgeV.
LES rapports multipliés du diocèse & du
comté d'Urgel avec le Languedoc & les
autres provinces du midi de la France,
pendant le moyen âge, sont souvent rap-
pelés par l'Histoire de Languedoc. 11 im-
porte donc de consacrer une Noie à l'Église Néanmoins, ces recherches nous oblige.
d'Urgel. ront plus d'une fois à nous séparer de nos
Aucun travail de ce genre n'a été encore prédécesseurs, sur divers problèmes d'his-
publié en France. Nous parlons, bien en- toire & de chronologie.
se trouvent généralement résumées, sur les
évêques d'Urgel, les recherches de ce sa-
vant, dont les ouvrages sont malheureuse-
mejit trop peu consultés en France. Ceux
qui veulent en savoir plus long que nous
n'en pouvons dire ici, feront bien de re-
courir aux trois volumes précités. Notie
intention se borne à fournir, sur chaque
prélat, des renseignements suffisants, & à
rectifier les erreurs ou à combler les lacu-
nes des historiens plus haut nommés. In-
dépendamment du Fiaji Uterario, il a paru
en Espagne, depuis quarante ans, divers
travaux recommandables, & dont il y a
lieu d'ajouter le résultat au modeste con-
tingent de nos recherches personnelles.
tendu, d'un travail d'ensemble; car, pour
certaines époques, les indications abon-
dent dans le Marca Hispanica & dans le
cours de cette histoire. Bon nombre d'an-
nales & de chroniques imprimées en Es-
pagne nous fournissent aussi de précieux
renseignements sur le même sujet. Néan-
moins, on n'a rédigé jusqu'à présent, dans
ce royaume, que deux listes d'évêques ré-
putées complètes. La première se trouve
à la suite d'un recueil d'ordonnances syno-
Comme Villanueva, nous avons exploré
les archives épiscopales & capitulaires de
La Seo d'Urgel, & compulsé le fonds Baluze
à la Bibliothèque nationale. Nous avons de
plus pris connaissance de toutes les pièces
relatives à i\otre sujet qui se trouvent, soit
aux Archives nationales, soit dans divers
dépôts publics de France, d'Espagne & de
la Vallée d'Andorre. On sait que, depuis
1278 jusqu'à la Révolution, l'Andorre a
formé une seigneurie indivise, & tenue en
dales, publié en 1747, par ordre de fray paréage par les comtes de Foix ou leurs
ayants droit, & par les évêques d'Urgel, qui
■Nous devons la Note CLXVII, sur l'Église maintenant jouissent à peu près des mêmes
d'Urgel, à l'obligeance de M. J.-F. Bladé. prérogatives. Nos recherches sur l'histoire
Note
167
Note
.67
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
ÎOI
& les institutions andorranes nous ont
mis à même de recueillir, sur les évêques
d'Urgel, certains renseignements inconnus
à nos devanciers; mais, sauf une exception
importante, nous ne dirons rien ici de ces
prélats considérés comme coseigneurs des
Vallées.
Nos explorations dans les archives de
l'Andorre ont été, du reste, facilitées par
deux ouvrages manuscrits conservés dans
ce dépôt, & rédigés au siècle dernier. L'un
de ces manuscrits a pour titre : Manual
Digest de las Valls de Andorra, & pour au-
teur Don Anton Fiter y Rossell. L'autre
n'est que l'abrégé du premier, il se nomme
le Polilar Andorra, & nous le devons à Don
Pare Puigt, prêtre des Escaldas. Tous deux
contiennent la série des évéques de La Seo,
avec une notice sur chacun d'eux, & leurs
actes y sont étudiés surtout au point de
vue des Vallées d'Andorre. Cette portion
des deux manuscrits laisse beaucoup à dé-
sirer, de même que la liste des Sinodales.
Il y a des doubles emplois, des inter-
versions, des anachronismes, des omis-
sions, &c., contre lesquels on ne saurait
trop être en garde. Tout n'est pourtant
pas à rejeter, & les deux manuscrits an-
dorrans contiennent des indications qu'il
est impossible de trouver ailleurs.
On a proposé, sur le nom du pays d'Ur-
gel, plus d'une étymologie qui ne mérite
pas d'être discutée. Certains veulent trou-
ver Urgel dans l'antique Vergi, dont saint
Ctésiphon fut évêque; mais on a démon-
tré que Vergi correspond au bourg de
Berja, près d'Andral, dans les Apulajarras.
La vérité est qu'Urgel est l'ancienne cité
d'Orgia ('QfY'-ï)> ^ue Ptolémée place chez
les llergètes, & qui était la capitale des
Cerretani Augustales. Au neuvième siècle,
on désignait la ville de La Seo d'Urgel sous
le nom de Vicus Urgelli, & même Vkus
Sanctae Mariae, à cause de l'église cathé-
drale qui fut alors restaurée. Il résulte du
testament d'Ermengaud III, comte d'Urgel,
que le nom de Vicus était encore employé
en 1048 : in sede bealissimae Mariae Or-
gelUtanensîs, qui ab incolis hujus loci appel-
lalur Vicho. Ce nom de Vicus, que garda
l'antique Ausona, finit par se perdre dans
le pays d'Urgel, dont les documents du
dixième siècle désignent déjà la capitale
sous le nom de Sedes Urgelli, en catalan La
Seii de Urgel, en castillan La Seo de Urgel.
Le Système généralement adopté sur l'o-
rigine des évêchés, permet de croire que
celui d'Urgel existait déjà sous la domina-
tion romaine en Espagne; mais il n'en
existe pas de preuves directes. Si cet évê-
ché était déjà établi, il ne pouvait relever
que de la métropole de Tarragone. Quand
cette ville fut ruinée par les musulmans,
au huitième siècle, les prélats de La Seo,
ainsi que ceux des autres diocèses de la
Marche d'Espagne, furent soumis à la su-
prématie des archevêques de Narbonne
jusqu'en 1190, date du rétablissement de
l'archevêché de Tarragone.
On a beaucoup discuté sur les origines
de l'église d'Urgel, & plusieurs écrivains en
attribuent la fondation à saint Ctésiphon,
l'un des sept varones apostolicos , comme
on dit en Espagne. Cette opinion n'est ni
prouvée, ni même probable. Il en est de
même de celle de Marcillo (Crlsis de Cala-
luna) & d'Argaiz {Anales), qui présentent
comme successeur de saint Ctésiphon le
martyr Urbicius, dès la cinquante-deuxième
année de notre ère. Ils auront certaine-
ment été trompés par la ressemblance
de nom d'Orgellum & de Vergi, dont il
vient d'être parlé. Un personnage du nom
d'Urbicius fut bien martyrisé à Sarrateix,
dans le diocèse d'Urgel; mais Villanueva'
a prouvé que cet événement n'eut lieu
qu'au septième siècle. Ce savant a publié',
d'après les archives du monastère de Gerri,
une liste d'évêques rédigée au douzième
siècle, & comprenant une série de vingt-
sept prélats, avec l'indication de la durée
de leurs fonctions. Cette pièce laisse beau-
coup à désirer. Elle commence à Egianus
& finit à Petrus. Quoi qu'il en soit, voici
la série des évêques d'Urgel, dressée d'a-
près les titres & monuments authentiques.
I. Saint Just était évêque d'Urgel
avant 527 8c après 546. Il était frère de
Jusfinianus, évêque de Valence, de Nebri-
dius ou Nefridius, évêque d'Egâra (main-
tenant Terrasa), & d'Elpidius, évêque d'un
' V'ia'je lit. viii, p. 125 & siiiv.
' Viaje lit. X, append. 1.
Note
.67
Note
.67
902
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
siège inconnu. Il souscrivit, en 527, au
second concile de Tolède, & assista à celui
de Lérida, daté par les uns de 524 & par
les autres de 546.
II. SiMPLicius assista au troisième con-
cile de Tolède en 589, à celui de Saragosse
en 592, & à celui de Barcelone en 599. Les
Sînodales placent après lui Gabila & Leu-
dericus; mais Villanueva prouve qu'il faut
les effacer de la liste des évèques d'Urgel.
III. Ranarius, vivait en 633.
IV. Maurellus, & non Marcellus,
comme on l'a écrit parfois, occupait le
siège en 653 & 655, date des huitième &
neuvième conciles de Tolède. Rien ne
prouve que Maurellus ou ses prédéces-
seurs aient été présents aux cinquième,
sixième & septième conciles tenus dans
la même ville. Les Sînodales fixent, sans
preuves, à 670 la mort de Maurellus. En
ce cas, comme il n'est question de son
successeur Leubericus qu'en 683, ce serait
peut-être le moment d'intercaler Jacin-
thus, qui prit le parti du tyran Paul con-
tre le roi Wamba, & fut fait prisonnier en
défendant le château de Livia. Cela irait
d'autant mieux, que Wamba régna de 672
à 680. Néanmoins, il n'y a pas de certi-
tude que Jacinthus ait été évêque d'Urgel,
comme l'indique Marca'. Jacinthus n'au-
rait-il pas eu son siège dans une autre
ville de la Narbonnaise où commandait
Paul? Julien de Tolède, qui seul a raconté
l'expédition de Wamba, fait bien de Jacin-
thus un prélat, mais il ne dit pas de quel
diocèse. La situation de Livia, dans l'èvê-
ché d'Urgel, ne prouve pas que le partisan
de Paul fût évêque du pays.
V. Leubericus, ou Leoberîcus, était en
fonctions en 683 & 693. Il n'assista point
au onzième concile réuni à Tolède en 674,
& ne souscrivit pas non plus au douzième.
En 682, un prêtre nommé Florentinus le
représenta au treizième. Leubericus en-
voya aussi un mandataire au quinzième,
rassemblé en 688, mais il assista au seizième
l'an 693.
Les Sînodales lui donnent pour succes-
seurs : Urbicius (martyr), de 700 à 704;
Marcellus, de 7o5 à 721 j Justus, de 722 à
' Marca fiisp. c. 62.
733; Leudericus, Je 735 à 754; Stephanus,
de 755 à 765; Dotila, de à 773. Villa-
nueva fait observer avec raison que rien
n'établit que ces six personnages aient
occupé le siège d'Urgel, qui cependant ne
dut être vacant que fort peu de temps, lors
de l'occupation de l'Espagne par les Sar-
rasins. Nous savons, en effet, qu'en 786,
les chrétiens de la région dans laquelle se
trouvait englobé le pays d'Urgel obéis-
saient à un chef nommé Chintila, & nous
trouvons Félix, évêque, dès 783. Tout porte
donc à croire que les musulmans ne s'éta-
blirent pas, à proprement parler, dans cette
région montagneuse, ou que du moins leur
domination y fut de courte durée.
VI. FÉLIX était déjà évêque d'Urgel en
783, & il le fut jusqu'en 799. Nous se-
rons d'autant plus bref à propos de ce
personnage, que la plupart des recueils
biographiques lui consacrent des notices
plus ou moins détaillées. Félix, qui comp-
tait parmi ses disciples Elipand, évêque de
Tolède, prétendait que Jésus-Christ n'est,
selon la nature humaine, que le fils adoptif
& nuncupatif de Dieu. Cette doctrine fut
condamnée par les conciles de Narbonne
& de Frioul en 791, par celui d'Aquilée
en 792, par celui de Francfort en 794, &
par celui d'Aix-la-Chapelle en 797. Félix,
dont les erreurs furent réfutées par Alcuin,
retirait constamment les abjurations qu'il
avait d'abord faites. Il fut de nouveau con-
" damné à Rome, par le concile convoqué,
en 799, par le pape Léon III, & déposé, à
cause de ses apostasies fréquentes, par une
assemblée d'évêques & de seigneurs tenue
la même année à Aix-la-Chapelle. Relégué
à Lyon où il mourut, Félix écrivit à son
Eglise une lettre repentante. Cependant le
P. Madrisius, éditeur recommandable des
œuvres de saint Paulin d'Aquilée, prétend
que l'hérésiarque persévéra dans ses erreurs
jusqu'à la fin.
Villanueva admet, comme simplement
probable, l'existence d'un prélat nommé
Radulfus, en 792 ou 796. En ce cas ce Ra-
dulfus aurait régi le diocèse pendant que
les pouvoirs de Félix étaient suspendus.
VII. Leideradus. L'existence de cet
évêque n'est pas absolument certaine. Il
serait possible qu'après la déposition de
Note
1Û7
Note
167
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
Félix, ou même quand ce personnage était
déjà suspect, le diocèse d'Urgel ait été
réellement confié à un personnage du nom
de Leideradus, dont il est question dans le
cartulaire de San-Saturnino de Tabernoles
qui date du douzième siècle. Villanueva se
livre à une longue dissertation en faveur
de Leideradus, & ses arguments nous pa-
raissent admissibles.
■ VIIl. PossiDONlUS. Villanueva, & avant
lui Baluze, placent après Leideradus les
quatre prélats suivants : 1° Possidonius I,
qui vivait en 8i5; 2° Sisebutus I, évêque
de 819 à 823; 3° Possidonius II, qui était
en exercice en 823; 4° Sisebutus II, qui
aurait occupé le siège d'Urgel de 823 à
840. Voyons ce qu'il faut croire au sujet
de ces quatre personnages.
Et d'abord cet entrelacement de deux
Possidonius & de deux Sisebutus a quel-
que chose de si insolite, que l'on est déjà
autorisé à se demander si ce n'est pas le
résultat d'une confusion qui a engendré
quatre personnages au lieu de deux. Sise-
butus se trouve désigné, comme évêque
d'Urgel, dans l'acte de consécration de la
cathédrale de ce diocèse, que Baluze a
publié' d'après une copie si défectueuse,
que Villanueva s'est cru obligé de le réé-
diter plus correctement'. Les deux textes
portent que la consécration dont il s'agit
eut lieu le jour des kalendes de novembre,
sixième année de l'empire de Louis le Dé-
bonnaire, ce qui correspondrait à 819 :
die kal. novembris, quod est omnium sancto-
rum festivitas, anno VI régnante serenissimo
augusto Ludovico imperaiore. Il est ques-
tion dans cette pièce d'un comte Sunie-
fred, représentant de l'empereur à cette
cérémonie, où fut aussi rétabli le diocèse
d'Urgel, après l'expulsion des Sarrasins.
Baluze a également imprimé' un autre di-
plôme dans lequel lesdits Sisebutus, évé-
quo, & Suniefredus, comte, se trouvent
nommés. Ce titre, où sont rappelées la
destruction & la consécration de l'église
d'Urgel, mentionnées dans le diplôme pré-
cédent, porte donation en faveur de ladite
' Marca Hisp, append. i,
' Fiaje lit. ix, append. 17.
' Maria Htsp. append. 2.
église de deux biens fonds, situés sur le
territoire propre d'Urgel, & Suniefred est
l'auteur de cette libéralité, datée du m des
nones de janvier, vingt-sixième année de
l'empire de Louis le Débonnaire : die m
non. jarMarii, anno vicesimo VI imperante
domno nostro Hludovico imperatore.
Les circonstances que nous venons do
relever tendraient à prouver, à elles seu-
les, que les deux actes sont de la même
date, & probablement du même jour. Cela
se produit assez souvent à cette époque,
ainsi qu'on peut le voir notamment dans
l'acte de consécration de l'église d'Elne'»
Baluze comprend cela si bien, que se trou-
vant embarrassé par une date différente
pour chaque pièce, il se décide, sans dire
pourquoi, en faveur de la première, & ra-
mène en marge la seconde à 819, malgré"
l'indication contraire du texte par lui pu-
blié. Villanueva' en a fait la remarque
fort judicieuse. Baluze, dit-il, a eu tort de
ramener à 819, cette date du III des nones
de janvier de la vingt-sixième année du
règne de Louis le Débonnaire, qui corres-
pond bien à l'année 840 de notre ère. Le
judicieux BofarulP se range à l'avis de
l'auteur du Fiaje literario. Ce dernier a
donc eu tort de ne pas suivre sa première
& bonne inspiration, & de ne pas ramener
à la vingt-sixième année de l'empire de
Louis le Débonnaire l'acte de consécration
de l'église d'Urgel.
Il importe, en outre, de remarquer qu'il
n'est guère possible de faire de Suniefre-
dus un comte bénéficiaire d'Urgel que vers
839 ou 840, ou trois ou quatre ans aupa-
vant. Villanueva a publié*, en effet, un
acte de 8i5 dans lequel il est question
d'un Possidonius, évêque d'Urgel, & d'un
personnage nommé Fredelo, remplissant
les fonctions de comte bénéficiaire de Cer-
dagne & d'Urgel, lequel fait une donation
en faveur du monastère de San-Saturnino
de Tabernoles. Baluze a imprimé' un di-
plôme de 823, qu'il suffit de lire attentive-
' Marca Hisp, append. 6ô & 66.
' Viaje lit. X, 59-6 1 .
' Los Conies de Barcelona, i, 72, note 1.
* Via'ie lit. X, append. 5.
'■' Marca Hisp. append. 4,
Note
.67
904
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
ment pour comprendre que le comte Mat-
fred remplissait alors les mêmes fonctions.
C'est un privilège en faveur du monastère
de Santa-Grata, dans le diocèse d'Urgel,
où il est dit que Possidonius était alors
évêque. Suniefred est tout à fait inconnu,
avant 840, dans les actes de cette partie de
la Marche d'Espagne; & cependant, d'après
la façon dont sont datés les deux actes de
l'appendice du Marca Hîspanîca, le même
comte aurait été en fonctions dans le pays
d'Urgel, de 819 à 840 & au delà.
La date de la consécration de l'église
d'Urgel doit donc être ramenée à 840,
époque où il existait réellement un évê-
que nommé Sisebutus. La rectification
que nous venons d'opérer a une grande
importance; & il est utile que les futurs
historiens de Catalogne en tiennent
compte, sous peine de tomber dans la
même confusion que leurs devanciers.
Possidonius était donc évêque en 8i5 &
823, ainsi qu'il appert des diplômes déjà
signalés; & c'est uniquement parce que
l'on croyait que la consécration précitée
était de 819, que l'on a intercalé entre les
deux premières dates un prélat du nom de
Sisebutus I.
Baluze' prolonge jusqu'en 836 l'épisco-
pat du prétendu Possidonius II, lequel se
confond, en réalité, avec le seul person-
nage de ce nom. Cette affirmation repose
sur un diplôme daté de Lyon, le XII des
kalendes de janvier vingt-deuxième année
de l'empire de Louis le Débonnaire'.
Il est inutile de résumer ce document
où Possidonius se trouve nommé, & sur la
date duquel il y a beaucoup à dire. Baluze
lui-même fait remarquer, à bon droit', que
le XII des kalendes de janvier & durant la
vingt-deuxième année de son empire, Louis
le Débonnaire avait quitté Lyon pour se
rendre à Aix-la-Chapelle, où il passa l'hi-
ver, & célébra les fêtes de Noël & de Pâques.
Ce n'est pas tout. Les éditeurs du Recueil
des historiens des Gaules* constatent, avec
raison, que la formule d'invocation est in-
■ Marca Hisp. c. 35l-52.
' Marca Hisp. append. 1 1.
' Marca Hisp, c, 352.
* T. VI, 509, note 6.
solite, & ne convient pas aux diplômes de
Louis le Débonnaire. Voilà pourquoi le
P. Pagi a proposé de substituer xii kalend-
junias, tndictione XIII. Il résulte d'ailleurs
de la dédicace de l'église de Santa-Maria,
San-Pedro, & San-Juan Bautista in castra
Lilieto, que Sisebutus était évêque d'Urgel
en 833 : XV kalendas junias, anno vicesimo
imperatoris nostri Hludovicï augusti. Ce der-
nierdocument a été publié parVillanueva".
IX. Sisebutus. Nous venons de voir
qu'il était évêque dès 833. C'est lui qui
consacra l'église d'Urgel en 840. Villa-
nueva a publié' le testament de ce prélat
daté du V des kalendes d'avril de l'année
839. Dans la notice consacrée à Sisebutus,
Villanueva dit qu'on ignore la date de la
mort de ce personnage, & affirme que le
comte Suniefredus vécut jusqu'en 844.
Si notre argumentation ne prête point
à la critique, il n'y aurait donc eu, sur
le siège d'Urgel, qu'un Possidonius & un
Sisebutus, & non pas un Sisebutus I, un
Possidonius I, un Sisebutus II, & un Pos-
sidonius II.
X. Beatus était évêque en 85o.
XL WlSADUS I, sur lequel les Sinoda-
les contiennent bien des erreurs réfutées
d'avance par Marca, & que rectifie égale-
ment Villanueva. Cet érudit prouve que
Wisadus occupait le siège en 860 & 872,
après quoi, il existe une lacune dans la
série des évêques d'Urgel jusqu'en 885.
XII. Ingobertus apparaît en 885. A
cette époque, les infirmités de ce prélat
l'empêchèrent de se rendre à Narbonne,
pour y assister à l'intronisation de Théo-
dard, successeur de Sigebodus à l'arche-
vêché de Narbonne.
Dans le Marca Hîspanîca, Baluze, &
après lui les auteurs de VHistoîre de Lan-
guedoc, racontent qu'un clerc nommé Selva
profita de la maladie d'Ingobertus pour
usurper les fonctions épiscopales. Le fond
de ce récit est vrai, mais Villanueva a rec-
tifié certaines erreurs de détail. Le pré-
tendu Selva se nommait en réalité Sclua.
Suniarius, dont il est question dans ce
récit, & dont on fait un comte d'Urgel,
' Vlaje lit. X, append. 6,
' Viaje lit. x, append. 7.
Note
167
Note
■ 67
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
était eii_ réalité comte d'Empurias. Celui
d'Urgel se nommait alors Borrell. Baliize'
a relevé diverses invraisemblances qui lui
font suspecter intégralement la narration.
Les quatres sources où Baluze a puisé sont :
1° la vie de saint Théodard; 2° une lettre
du pape Etienne IV; 3" les actes du con-
cile de Fontavis, en Roussillon; 4° une
bulle du pape Romain à Servus-Dei, évé-
que de Gérone.
Les trois premiers documents sont cer-
tainement postérieurs au fait dont s'agit,
& leurs textes ne sont pas à l'abri de la cri-
tique; de sorte qu'il ne demeure, en réa-
lité, que la bulle du pape Romain. Baluze
dit que l'indiction en est fautive, & qu'en
substituant quarta à prima, elle demeure
ramenée à l'an 900 qu'il accepte comme la
date véritable. Mais l'original de cette
bulle est à Gérone, & on y lit parfaite-
ment/r/ma & non quarta. Le pape Romai]i
n'atteignit pas même la quarta en 900. La
première année de ses fonctions est, en
effet, 897-898, & c'est à partir idu i" sep-
tembre de cette année-là que l'on com-
mença à compter l'indiction i, selon la
coutume impériale. Il est donc impossible
d'admettre le raisonnement de Baluze.
Dans la bulle en question, le pape par-
lant à l'évéque de Gérone, Servus-Dei, dit :
Expulse deinde (Gerundae) Hermomiro, de-
posito & excommunicato. Il n'est donc pas
permis de douter que l'intrusion d'Her-
momire n'ait été réprimée. Tout porte à
croire qu'il dut y avoir une bulle sembla-
ble pour traiter Sclua de la même façon.
heMarca Hispanica' contient une dédicace
d'église, faite par Sclua, le 29 octobre 890.
Villanueva donne' une autre pièce du
9 janvier de la même année, & dans la-
quelle l'évéque susnommé consacre l'église
de San-Clemente, à Ardocale. En 893, il
consacre encore l'église de Santa-Maria de
Merles. Ce prélat dut mourir peu de temps
après.
Le R. P. Masdeu'', ne croit pas qu'il ait
été tenu un concile à La Seo d'Urgel, en
' Marca Hisp. c. 368 8c suiY.
' Append, 52.
' Fiaje lit. X, append. ii.
* Histor. crit, de Espana, t. XV, illustr. 20.
go5
892, & repousse, comme fausse, la bulle
adressée à Servus-Dei. D'après ce savant
jésuite, ces pièces auraient été fabriquées
en France à une époque bien postérieure
à celle des documents qu'il suspecte, &
dans le but évident de justifier les droits
de métropolitain exercés, en effet, jus-
qu'en 1090 par les archevêques de Nar-
bonne sur les évêchés de Catalogne. Cette
assertion ne saurait résister un instant aux
preuves fournies par Villanueva en faveur
de l'existence de Sclua, dont le nom s'écrit
aussi Esclua & Exclua. Ce sont : 1° un in-
ventaire de toutes les pièces existant en-
core au quinzième siècle dans les archives
épiscopales de La Seo, & où il est dit :
Item, la purgacîo fêta per Sclua, anno Incar-
natïonis Dominî nostri Jesu Christi sub Era
D CGC LXXXXIII. Dans le nom de Sclua,
Marca a pris le c pour un e; 2° le testa-
ment d'un évêque nommé Sclua ou Scluva
& publié dans le Fiaje Uierario' ; 3° un do-
cument rédigé vers 948, & où sont men-
tionnés cinq évêques de la fin du neuvième
siècle & du commencement du dixième,
savoir : Goldericus, Sclua, Nantigisus, Ra-
dulfus & Visadus; 4" la liste conservée aux
archives conventuelles de Gerri, & por-
tant : Selva anno I S- semis, & postea perdidit
episcopatum. Villanueva se demande si ce
Selva est le même que Sclua.
XIII. Goldericus, nommé aussi Gol-
denchus, peut-être par erreur de copiste.
Villanueva n'est pas très-sûr de l'existence
de ce prélat, nommé dans le document de
948, déjà signalé, & dans un catalogue de
paroisses". Peut-être même y a-t-il eu équi-
voque, & a-t-on écrit Goldericus pour In-
gobertus.
XIV. Nantigisus, évêque avant 900,
l'était encore en 914. Nantigisus archipres-
byter souscrivit au concile de Port, tenu
en 897. Il aurait donc été fait évêque plus
tard. En 900, ce prélat dédie l'église du
monastère de Matta, dans le territoire de
Cardona, & le 14 juin 906 celle de San-
Jaime de Frontina. La date de la mort de
ce prélat n'est pas certaine, & plusieurs la
croient antérieure à 912; mais il résulte
' T. X, append. 12.
* Viaje lit. X, append. |3.
Note
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Note
.67
906
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
d'un titre publié par Villanueva' que Naii-
tigisus vivait encore en 914.
Les Sinodales placent après ce prélat un
certain Engilberto dont rien ne prouve
l'existence.
XV. Radulfus est compris par le R. P.
Florez' parmi les évèc[ues de Vich; mais
Villanueva a réfuté cette erreur'. La no-
tice consacrée à Radulfus par cet érudit,
est notablement dépassée & surpassée par
ce que BofaruU nous apprend sur le même
personnage dans Los Condes de Barcelona,
tome I, p. 1-46. Voici le résumé des re-
cherches de Villanueva & de BofaruU.
Radulfus était fils de Wifred, dit le Velu,
comte de Barcelone, & de Winidilda ou
Guinidilda. Le XII des kalendes de mai
888, Radulfus encore enfant fut offert par
ses père & mère au monastère de Santa-
Maria de Ripoll, pour y être élevé par
l'abbé Daguin. Radulfus était très-proba-
blement l'aîné des fils de Wifred; mais
rien ne prouve qu'il ait été moine & abbé
de Ripoll, bien que l'on ait affirmé le con-
traire. Radulfus prend, en effet, le titre de
prêtre dans des actes d'achat de terres datés
de 908, 911, 913, & dans quelques autres
pièces. Villanueva ne doute pas que ce
personnage ne soit le successeur de Nan-
tigisus comme évêque d'Urgel, & déclare
qu'il gouvernait ce diocèse dès 919 & 922;
mais BofaruU, s'appiiyant sur un document
des archives de l'abbaye de Ripoll, prouve
que, dès 916, Radulfus exerçait les fonc-
tions épiscopales. Il résulte de divers titres
que Radulfus était marié à une femme
nommée Guillia, dont il eut un fils nommé
Cliva, qui lui-même épousa la comtesse
Elo. En 980, Radulfus consacra diverses
églises & assista en 935 à la seconde con-
sécration de celle de Ripoll. Il reçut, en
940, d'importantes libéralités de Miron &
de sa femme Matildis; & nous le voyons
encore, le 4 mai 943, acheter certaines
terres situées à Buatella. Baluze'' suppose
que Radulfus vivait encore en 948, mais
il dit, dans la colonne précédente, que
' Viaje lit. X, append. i5.
° Espana sagrada, t. xxviil.
' yiaje lit. VI, 147 & i5i.
' Marca Hisp. col. 392.
Wisadus lui avait déjà succédé à cette épo-
que. Il résulte d'un titre découvert & visé
par BofaruU, que Radulfus était déjà mort
le 6 septembre 945.
XVI. Wisadus II. On a contesté l'exis-
tence de ce prélat; mais elle est établie
depuis avant 942 jusqu'en 978. Un docu-
ment de 1024 distingue, en effet, le Wisa-
dus priscus du TVisadus modernus. Ce der-
nier avait deux soeurs, Elo & Auria, qui
vivaient en 975. Son pontificat dut com-
mencer au plus tard en 942. Ce prélat est
nommé pour la dernière fois dans un titre
de 978.
XVII. Salla ou SanlA, que nous trou-
vons évêque avant 981, l'était encore en
loio. Son père se nommait Isnardo, sa
mère Ranlo; & son frère Bernardo, vi-
comte de Confient, fut père d'Ermengol,
neveu & successeur de Salla à l'évéché
d'Urgel. Salla était déjà archidiacre de ce
diocèse le 6 novembre 960, & se trouvait
momentanément à cette époque au mo-
nastère de San-Pedro de las Escalas. On
ignore la date précise où Salla fut promu
à l'épiscopat; mais Villanueva cite un
texte', d'où il résulte que ce personnage
n'était point encore en fonctions le 2 no-
vembre 981. Baluze s'est donc trompé', en
faisant Salla évêque dès 978. Cette erreur
pouvait être d'autant plus facilement évi-
tée, qu'à la colonne suivante Baluze af-
firme que Wisadus était évêque d'Urgel
en 974. Villanueva cite un titre de 981 où
Salla est mentionné pour la première fois
comme évêque, c'est la dédicace de l'église
de San-Llaurens, dans le comté de Berga.
Le nécrologe de Solsona fixe au 3 septem-
bre 1010 la mort de Salla.
Jusqu'ici, nous avons généralement
donné, sous la forme latine, les noms
des évêques d'Urgel; nous les donnerons
dorénavant sous la forme castillane.
XVIII. Ermengol. Il était archidiacre
de l'église d'Urgel en 1001, à la mort de
son père Bernard, vicomte de Gonflent,
& frère de i'évéque Salla, comme nous
l'avons déjà dit. Guisla ou Wisla, mère
d'Ermengol, était fille de Seniofredo de
' Viaje lit. X, p. I 14.
' Marca Hisp. col. 40.').
KoTE
167
Note
«67
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
907
Llusn, ainsi qu'il résulte d'un document
rapporté par Villanueva'. Baluze s'est donc
trompé en affirmant' que Guisla était la
sœur d'Ermengol.
Les origines du pontificat de ce person-
nage sont fort obscures. On suppose géné-
ralement qu'Ermengol fut coadjuteur de
son oncle Salla, avec succession future.
Cela semblerait résulter d'un acte relatif au
chapitre d'Urgel & dans lequel Ermengol
dit : Salla avunculus meus ad însiltuendam
vitam canonîcam in nunc meo ep'iscopio dere-
lîquit. Villanueva a trouvé un texte décisif.
C'est un acte dans lequel Ermengol I, dit
le Cordouan, comte d'Urgel, fils du comte
Borrell & de Ledgardis, comtesse de Bar-
celone, s'engage, dès qu'il en aura reçu
avis, à faire reconnaître pour évèque d'Ur-
gel Ermengol, neveu de Salla. Il donnera
aide à ce dernier, s'il veut de son vivant
ordonner Ermengol. En ce cas, le comte
d'Urgel recevra, dans le délai de soixante
jours à partir de l'ordination, cent pièces
d'or ou une valeur égale, payables par son
frère le comte Bernard, ou les autres pa-
rents & amis d'Ermengol. Dans le cas où
l'ordination n'aurait point lieu avant la
mort de Salla, les cent pièces d'or seront
fournies par les parents & amis d'Ermen-
gol. La pièce publiée par Villanueva' est
antérieure à looi, date de la mort du vi-
comte Bernard, frère d'Ermengol. Certains
passages de ce document prouvent, en effet,
que le vicomte vivait encore, & Ermengol
y est qualifié de clericus & d'archilevita,
dignité qu'il avait en 1001. Ainsi, plus
de dix ans avant la mort de Salla, Ermen-
gol était déjà désigné comme son suc-
cesseur; mais on ne sait pas par qui il
fut ordonné. Néanmoins le catalogue de
Gerri donne à penser que ce fut par Salla.
Ce catalogue donne, en effet, à Ermen-
gol trente-cinq ans de pontificat, & lo
fait mourir le 3 novembre io35. Ermengol
aurait donc été ordonné du vivant de son
Oncle.
XIX. Eriballo, nommé dans diverj
textes Heriballus, Eribaldus, Erimbaldus,
& même Ariballus, avait pour père Ra-
mon, vicomte de Cardona; sa mère se
nommait Egunciaj ses frères s'appelaient
Beremundo, Fulcon & Ramon. Il fit avec
eux, en ioi5, une donation en faveur de
l'église de San-Vicente. Le vicomte Bere-
mundo étant mort en 1029, pendant qu'Eri-
ballo était déjà archidiacre, la vicomte de
Cardona passa au neveu de ce dernier,
nommé Ramon Folch, fils de Folch, frère
puîné d'Eriballo. Il est prouvé par des piè-
ces authentiques, citées par Villanueva,
que le pontificat d'Eriballo, commencé en
io36, finit en 1041. Baluze a donc commis
Une erreur' en fixant à 1042 la date du
décès de ce personnage.
XX. GuiLLEP.nio GuiFREDO. Il résulte
d'un document de 1046, cité par Villanueva,
que ce personnage était fils de Guifredo,
comte de Cerdagne, & de sa femme Guilla
ou Guisla, appelée aussi Ermengarde. Ce
devait être la troisième épouse du comte,
car nous le trouvons auparavant marié à
Dulcia, & ensuite à Isabel. Les frères de
Guillermo Guifredo furent Ramon Gui-
fredo, comte de Cerdagne après son père,
Guifredo, archevêque de Narbonne, Be-
renguer Guifredo, évoque de Gérone,
Bernardo Guifredo, comte de Berga, & Ar-
doino. Les Bénédictins* nous apprennent
comment Guifredo obtint l'archevêché de
Narbonne, & les moyens employés par lui
n'avaient malheureusement rien de con-
traire aux habitudes du temps. Baluze' sup-
pose qu'Eriballo était mort en 1042, & dit
que son successeur fut élu la même année.
Cette erreur a été réfutée par Villanueva,
qui prouve, par un document irrécusable,
qu'Eriballo mourut le 19 décembre 1041;
mais il n'existe aucune preuve que ce pré-
lat ait été remplacé dans les douze jours
nécessaires pour compléter l'année. La
chose est même tout à fait invraisembla-
ble. Mais Guillermo était évêque en 1042,
ainsi qu'il résulte de l'acte de consécration
de l'église de San-Estevan de Guils. Ce
prélat vivait encore en 1075.
XXL Bernardo Guillem, successeur
Note
■ 67
• Viaje lit. X, append. 24,
* Marca fi'tsp. col. 409.
' Vtaje lit. x, append. 2.J.
' Marca Hisp. col. 441.
' Tome III de cette édition, p. 249.
' Marca Hup. col. 441.
Note
167
908
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
immédiat du précédent, occupa le siège de
1076 ou 1077 à 1092. ■
XXII. FULCO était de la famille des vi-
comtes de Cardona & cousin de l'évêque
Eriballo, étant second fils de son frère
Fulco & de Guisla. Il y a des preuves de
son épiscopat de 1092 à 1095.
XXIII. GUILLERMO ARNALDO DE
MoNTFERRER. La liste des Sinodales
fait durer son pontificat de 1076 à 1082.
Nous savons qu'à la première de ces deux
dates Bernardo Guillem était évèque. Guil-
lermo Arnaldo était encore archidiacre
d'Urgel en 1087, époque où il fit son tes-
tament Se légua divers alleux à cette église.
Son avènement à l'épiscopat eut probable-
ment lieu vers 1092, dans des circonstances
que nous ignorons. On peut supposer que
l'élection fut contestée par Fulco, vicomte
de Cardona. Ce dernier prenait, en effet,
le titre d'évèque d'Urgel, & il vivait loin
de La Seo, où Guillermo résida & mourut
en 1095.
XXIV. San Odon ou Oton, communé-
ment désigné dans la Catalogne sous le
nom de San Ot. Il était fils d'Artal, comte
de Palhas, & de sa femme Lucia ou Lu-
ciana. Il gouverna l'église d'Urgel de 1095
à 1122.
XXV. Pedro-Berenguer, évèque de
1123 à 1141.
XXVI. Bernardo Sanz ou Sancho
exerça les fonctions épiscopales de 1142
à 1162.
XXVII. Bernardo -Roger occupa le
siège d'Urgel de ii63 à 1166.
XXVIII. Arnaldo de Perexens, Pe-
rexels ou Perexene était un des archi-
diacres de l'église d'Urgel, avant de la régir
comme prélat, de 1167 à 1195.
XXIX. Bernardo de Castello, évè-
que de 1195 à 1198.
XXX. Bernardo de Vilamur, évèque
de 1 199 à i2o3.
XXXI. Pedro de Puigvert, évèque de
1204 à i23o.
XXXII. Ponce de Vilamur, de la fa-
mille vicomtale de ce nom, était cousin de
Berenguer de Eril, évèque de Lérida, & de
Bernardo de Vilamur, évèque d'Urgel déjà
nommé. A l'âge de quatre ou cinq ans,
Ponce fut fait chanoine par Bernardo, &
il n'en avait guère plus de trente-quatre,
quand il fut élu évèque en i23o. Cette
élection lui fut vivement disputée par le
sacristain de l'église d'Urgel. On trouvera,
dans un des volumes suivants', le détail
des poursuites exercées par ce prélat con-
tre les hérétiques albigeois, ainsi que la
narration détaillée des querelles soutenues
par lui contre le comte de Foix. Villanueva
fournit à ce sujet plusieurs pièces nouvel-
les & fort intéressantes. Cet évèque mourut
en 1257.
XXXIII. Abril, archiprètre de Salaman-
que, & chapelain du pape Alexandre IV,
gouverna le diocèse de 1267 à 1269.
XXXIV. Pedro de Urg, archidiacre de
Prats, fut élu évèque d'Urgel le 3 novem-
bre 1269. Le 25 mars 1270, ce prélat se"
trouvant au monastère de Bellpuig de las
Avellanas, confirma, en faveur de cet éta-
blissement, les donations faites en 1248
par Ponce de Vilamur. Pedro assista aux
conciles provinciaux de 1272 & 1279, ^^
l'on résolut de faire des démarches auprès
du pape pour obtenir la canonisation de
saint Kaimond de Penafort. Le 3o septem-
bre 1278, il intervint entre Pedro & Ro-
ger-Bernard, comte de Foix, une sentence
arbitrale réglant les droits indivis que ces
deux personnages avaient sur les vallées
d'Andorre, de Cabaho, de San-Juan, sans
préjudice de ce qui fut ordonné pour quan-
tité d'autres lieux. Voici le résumé de la
portion de la sentence relative à l'An-
dorre.
Une année sur deux, l'évêque percevra,
dans les Vallées, un tribut ou quête de
4,000 sols melgoriens. L'année suivante,
le comte de Foix lèvera ladite quête à dis-
crétion. La haute, moyenne & basse justice
de l'Andorre seront administrées en com-
mun par les viguiers des deux seigneurs. Si
l'un de ces viguiers est absent, l'autre agira
seul. Le comte aura les trois quarts du pro-
duit de la justice, & l'évêque un quart.
Pedro de Urg célébra deux synodes, l'un
le 19 octobre 1276, & l'autre le 21 mars
1286. Le i5 mars 1291, il assista au concile
' Voir tome VI de cette édition, 1. XXV, ce. xvi,
XXXIII, 8cc. — Cet évèque est nommé Pons par les
Bénédictins.
Note
167
Note
167
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
909
provincial de Tarragone, convoqué par
l'archevêque Rodrigo Tello.
Ce prélat eut avec le comte de Foix de
longs débats.
XXXV. Guu.LERMO DE MoNCADA, re-
ligieux dominicain, succéda au précédent
en 1293, & mourut à Guissona en i3o8. A
son décès, le siège vaqua deux ans.
XXXVL Raimundo TreyballA, moine
bénédictin, fut à la tête du diocèse de 1809
à i326.
XXXVn. Arnaldo de Lordato, évo-
que de 1326 à 1341.
XXXVin. Pedro de Narbona, élu en
1341, vivait encore en i35o.
XXXIX. NicoLAO Capoci, né à Pérouse,
en Italie, fut fait évêque en i35o.
XL. Hugo Desbach {de Bacho), moine
bénédictin & abbé de RipoU, succéda au
précédent en l35l, & fut évêque jusqu'en
i36i.
XLI. GuiLLERMO Arnaldo de Patau
régit le diocèse de i36i à 1364.
XLII. Pedro de Luna, issu d'une
illustre famille aragonaise, devint évêque
d'Urgel en i36r>. Après la mort de l'anti-
pape Clément VII, Pedro fut choisi pour
lui succéder par la faction avignonaise des
cardinaux, 8c prit le nom de Benoît XIII.
Ce choix eut lieu le 28 septembre 1894.
Nous n'avons pas à consigner ici les actes
de cet antipape, sur lequel il existe uji
grand nombre de notices. Il mourut à
Peniscola, le 17 novembre 1424, à l'âge de
quatre-vingt-dix ans.
XLIII. Berenguer de Eril, d'une no-
ble famille de Catalogne, succéda à Pedro
de Luna en 1871, & fut fait cardinal par
le pape Urbain VI en i388. Il mourut en
1391.
XLIV. Galceran de Villanova était
archidiacre de Besalu, dans le diocèse de
Gérone, avant de succéder à Berenguer de
Eril sur le siège d'Urgel, en i388. Ce fut
un des chefs qui résistèrent le plus vigou-
reusement aux entreprises du comte d'Ur-
gel, qui voulait s'emparer du comté de
Palhas. Galceran termina la cathédrale de
La Seo, & mourut en 1415.
XLV. Francisco de Tovia était, en
1396, archidiacre de Cerdagne, chanoine
de Lérida en 1404, & chanoine de Gérone
en 1405. Il succéda, en 1416, à Galceran de
Villanova.
Villanueva fait mourir Francisco le 14
avril 1436, & déclare que la date de l'élec-
tion de son successeur est inconnue. Le
Manual Digest & le PoUtar Andorra don-
nent pour successeur à Francisco, Miguel
Epila, religieux de l'ordre des frères prê-
cheurs, dont il avait pris l'habit dans un
couvent de Saragosse. Peut-être ce per-
sonnage a-t-il réellement gouverné le dio-
cèse d'Urgel entre Francisco de Tovia &
Arnaldo Roger de Palhas; mais il n'en
existe pas de preuves certaines. Si cer-
tains auteurs admettent Epila parmi les
évéques de La Seo, ce ne peut être que
sur l'affirmation de Diago ', qui, d'après
un nécrologe du couvent de Saragosse, fait
mourir ledit Miguel Epila, évêque d'Urgel,
à la cour du roi d'Aragon, le 14 décem-
bre 1457. Epila n'est pas compris dans le
catalogue des Sinodales , & il est certain
qu'Arnaldo Roger de Palhas occupait le
siège de La Seo en 1457.
XLVI. Arnaldo -Roger de Palhas
était fils de Hugo, comte de Palhas. En
1 420, Arnaldo était archidiacre d'Ampurias,
dans le diocèse de Gérone, quand il fut
pourvu par le pape Martin V de deux ca-
iioiricats, l'un à la cathédrale de Lérida &
l'autre à celle de Valence. Le chanoine
n'avait alors que douze ans. On ignore à
quelle époque exacte il devint évêque
d'Urgel, mais c'était chose faite en 1443.
Il accorda divers privilèges au chapitre de
La Seo le 12 mars i45o, & devint, dit-on,
patriarche d'Alexandrie. Il mourut le 16
août 1461.
XLVII. Jaime de Cardona avait été
tour à tour abbé de Solsona, évêque de
Vich & de Gérone. Rien ne prouve qu'il
eût encore obtenu la dignité de cardinal ,
quand il prit possession du siège d'Urgel
en 1462; mais il avait certainement la
pourpre le 21 mars 1464. Jaime mourut en
1466, & l'évéché demeura vacant jusqu'en
1472.
XLVIII. Pedro de Cardona était le
fils du dernier comte de Cardona, & le
frère du premier duc du même nom. Sur
' H'tsî. Prov, -^ritg, fol. 44.
Note
167
Note
167
gio
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
les instances du roi d'Aragon, le pape
Sixte IV nomma Pedro évêque d'Urgel, en.
1472. Pedro fut transféré à l'archevêché
de Tarragone en i5i5.
XLIX. Juan Despes, né à Huesca, avait
été fait évêque de Gérone en l5o6, & s'était
démis deux ans après. 11 prit possession du
siège d'Urgel le 16 juin i5i5, & mourut
dans la ville de Pons le 24 octobre i53o.
Après son décès, le siège vaqua plus d'un
an & demi.
L. Pedro Jordan de Urries, abbé de
Montarago, près de Huesca, devint évêque
en l533, &: mourut l'année suivante.
LI. Francisco de Urries était évêque
de Patti, en Sicile, avant d'être mis, en
1534, à la tête du diocèse d'Urgel", dont il
réforma le bréviaire. Il fut transféré à un
autre siège, mourut à Huesca le 26 octo-
bre i55i, & fut enseveli à Ayerve, en Ara-
gon.
LU. Miguel Despuig occupait le
siège d'Elne avant d'être pourvu de celui
d'Urgel, en i553. Il fut transféré à Lérida
en i556.
LUI. Juan Perez Garcia de Olivan,
abbé du monastère de Montearago ou
Alaon, devint évêque en i556, & mourut
en i56o.
LIV. Pedro de Castellet, issu d'une
noble famille, était chanoine & sacristain
de Tarragone, avant de devenir évêque
d'Urgel en i56i. Il mourut en iSyi.
LV. Juan Dimas Loris. Il fut promu
an siège d'Urgel en i572, & devint évêque
de Barcelone en lôyô.
LVI. Miguel Geronimo Morell, né
à Valence, succéda au précédent en lôyS,
& mourut à Balaguer en 1679.
LVII. Hugo Ambrosio de Moncada,
de la maison d'Aytona, religieux de l'or-
dre des chartreux, fut pourvu de l'évêché
d'Urgel, dont il prit possession le 9 juillet
i58o. Il mourut au village del Pla de San-
Tirso, le 8 octobre i586.
LVIII. Andres Capella, & non Ca-
pilla, d'abord jésuite & ensuite chartreux,
prit possession de l'évêché d'Urgel le 12
avril i588. Il fonda, à La Seo, un collège
de jésuites, placé sous l'invocation de saint
André, son patron, & un séminaire. Il
établit aussi un collège de chartreux dans
le royaume de Valence. Capella mourut à
Sanahuja, le 22 septembre 1609.
LIX. Bernardo de Salva, religieux
franciscain, prit possession de son évêché
le 7 juillet 1610. Il mourut, le 24 février
1620, dans une maison de son ordre située
dans un faubourg de Barcelone, & appelée
le couvent de Jésus.
LX. Luis Diaz Aux de Armendariz,
appartenant à la famille navarraise des
marquis de Cadreyta & religieux cister-
cien, était abbé du monastère de La Oliva
quand il fut fait évêque d'Urgel. Sa prise
de possession est du 22 octobre 1622. Il
mourut à La Seo, le 3 janvier 1627.
LXI. Antonio Perez, général de l'or-
dre de Saint-Benoît, succéda au précèdent
en 1627. Il réunit un synode cette année-
Là, & en convoqua un autre à Balaguer en
1628. Par ses ordres furent imprimées les
ordonnances synodales des quatre prélats
qui précèdent. Le 18 février i633, cet évê-
que fut transféré au siège de Lérida, en-
suite à celui de Tarragone, & enfin à celui
d'Avila.
LXII. Pablo Duran, né de pauvres
parents de la Casa Esparraguera, en Cata-
logne, se distingua dans les lettres, & de-
vint auditeur de rote. Il prit possession de
l'évêché d'Urgel le 7 mai 1634, & mourut
le 16 février 1644. A son décès, le siège
vaqua neuf ans.
LXI II. Juan Manuel de Espinosa
entra dans l'ordre de Saint-Benoît & de-
vint abbé de Montserrat. Il fut fait évêque
d'Urgel en i652, & fut transféré au siège
de Tarragone en février 1664, Espinosa fut
général de son ordre.
LXIV. Melchior Palau, originaire de
Mataro, fut successivement archidiacre
majeur de Vich , inquisiteur de Barcelone,
archidiacre de la même église, & évêque
d'Urgel. Il prit possession de son siège le
9 septembre 1664, & mourut le 9 avril
1670.
LXV. Pedro de Copons, né à Vila-
franca, en Catalogne, prit possession le
5 mai 1670, & mourut à Balaguer, le 16
mars 1681.
LXVI. Juan Bautista Desbach, ori-
ginaire de l'île de Majorque & chanoine
de l'île de Palma, prit possession de l'évê-
NoTE
167
Note
.67
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
911
ché d'Urgel le i3 juin 1682, & mourut
villa de Areny, le 16 août 1688.
LXVII. Olaguer de Monserrat, fils
d'un avocat de Barcelone, fit de brillantes
études, fut pourvu de bonne heure de la
cure del Vilar, dans le diocèse de Vich. Il
devint ensuite archidiacre majeur & vi-
caire général de Tarragone pendant douze
ans, juge des brefs & chancelier de Cata-
logne. Olaguer accepta, presque malgré
lui, les fonctions d'évéque d'Urgel, & prit
possession le 8 juillet 1689. Ce prélat,
vénéré de ses diocésains, convoqua un
synode à Guissona, & y mourut le 19 oc-
tobre 1694, en odeur de sainteté.
LXVIII. JULIAN Cano, originaire de
Valdemoro, dans le diocèse de Tolède,
était entré dans l'ordre des carmes chaus-
sés, où il obtint plusieurs dignités, en at-
tendant d'être fait évêque d'Urgel en 1694.
Quand les armées françaises entrèrent en
Catalogne pour soutenir Philippe V, Cano
se réfugia à la cour de Madrid, laissant à
La Sec un vicaire général nommé Fout-
llonga. Ce prélat fut transféré à l'évéché
d'Avila le 17 janvier 1714.
LXIX. SlMEON DE GUINDA Y APEZ-
TEGUI, né à Esparza, village de Navarre,
devint tour à tour chanoine de Roncevaux,
abbé de San Isidore de Léon, & évêque
d'Urgel en 1714. Un des premiers actes de
son pontificat fut de changer le rituel du
diocèse. Il soutint de nombreux procès
contre son clergé, convoqua un synode à
La Sec en 1716, & mourut, le 27 août 1737,
à San Julia, village de la vallée d'Andorre,
où il se trouvait en visite pastorale.
LXX. Jorge Curado y Torreblanca,
natif de Lucena, en Andalousie, était fils
du marquis de ce nom. Il étudia à Sala-
nianque & à Cuença, devint professeur à
l'université de Grenade, inquisiteur de la
même ville & enfin évêque d'Urgel en 1788.
La santé chancelante de ce prélat le força
d'abandonner la direction de son diocèse
au chanoine Miguel Pujol & à Antonio
Fortunio, vicaires généraux. Il se retira
à Lucena, dans sa famille, & mourut le
5 juillet 1749. Torreblanca s'était démis
de ses fonctions épiscopales.
LXXI. Sébastian de Victoria Em-
paran y Loyola, natif de Biscaye &
religieux de l'ordre de Saint-Jérôme, avait
rempli diverses fonctions monastiques, &
notamment celles de prieur de l'Esciirial,
avant d'être fait évêque en 1747. Il mou-
rut à Guissona, le 2 octobre 1756.
LXXII. Francisco Josep Catalan de
OcoN, fut d'abord chanoine de la collé-
giale del Sacraraento, à Grenade, & ensuite
vicaire général de Curado, évêque d'Urgel.
Il retourna à Madrid après la mort de ce
prélat, & fut chargé par Ferdinand VI de
classer les titres relatifs aux propriétés
royales. Il prit possession du siège d'Urgel
le 6 mai 1757, par l'intermédiaire d'un dé-
légué, & mourut le 8 septembre 1762.
LXXII I. Francisco Fernandez de
Jativa, curé de Saint-Just, à Madrid, prit
possession du diocèse d'Urgel le 6 mai
1763.
LXXIV. JOAQUIN DE SaNTIYAN Y VaL-
DIVIESO prit possession du siège épiscopal
le 7 janvier 1772, & devint plus tard évê-
que de Tarragone.
LXXV. Juan Garcia Monténégro,
curé de Santa Cruz, à Madrid, prit pos-
session le 27 novembre 1780.
LXXVI. José de Boltas, né à Oran,
était religieux de l'observance régulière
de Saint-François. Il prit possession le 3i
mai 1785.
LXXVII. Francisco Antonio de la
DuENA Y CiSNEROS, natif de Villanueva
de la Fuente, devint doctoral à Salaman-
que, & ensuite évêque d'Urgel. Sa prise de
possession eut lieu le 28 novembre 1797.
[J.-F. B.J
Note
'67
[ADDITION A LA Note LXVIII.]
Eglise de Lectoure.
Nous devons à M. J.-F. Bladé les rectifications
suivantes la liste plus haut publiée des évéques
de Lectoure; elles sont d'autant plus importantes
qu'elles s'appuient sur des documents absolument
inédits.
Addi-
tion ù la
Note 68
OS recherches aux archives municipales
de Lectoure nous ont mis à même de
compléter & de corriger la Note LXVIII
N
Addi-
lion à la
Note 68
)I2
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC.
sur l'église de Lectoure, insérée dans ce
volume, pp. 366-370.
GÉRAUD DE Grassio. Le Gallia Chrîs-
tïana & M. Mabille s'accordent à prolonger
jusqu'en i3o7 l'épiscopat de Rainiond II,
bien qu'il n'existe, au delà de i3o4, aucune
mention de ce prélat, auquel ils font suc-
céder Guillaume III de Bordes. Ce dernier,
disent-ils, est mentionné dans une bulle
de i3o6 ou i3o7, donnée par le pape Clé-
ment V en faveur de l'église de Toulouse.
Nous avons vainement recherché cette
bulle. Si on la retrouve jamais, il impor-
tera d'en bien examiner la date. En atten-
dant, il résulte d'un inventaire des archi-
ves de Lectoure, dressé en iSçi, & actuel-
lement conservé à la mairie de cette ville,
que le siège épiscopal était occupé, le
10 juin i3o9, par Géraud de Grassio. L'in-
ventaire signale, en effet, à cette date, une
sentence arbitrale rendue par ledit Géraud
de Grassio & Arnaud-Garsie de Gouth, frère
du pape Clément V, & vicomte de Lomagne
& d'Auvillars. Cette sentence, dont le texte
est perdu, mit fin à de vives querelles en-
tre le chapitre de Lectoure & le syndic de
cette ville relativement aux droits funérai-
res. Arnaud-Garsie était vicomte de Loma-
gne depuis le 14 décembre i3o5, époque où
Philippe le Bel le gratifia de ce fief, qui
passa aux comtes d'Armagnac par le ma-
riage de Régine, fille du vicomte susnommé,
avec le comte Jean I. L'article de l'inven-
taire se trouve donc confirmé, en ce qui
touche Arnaud-Garsie, par ce que nous
savons sur l'époque de son avènement à
la vicomte de Lomagne. L'inventaire pré-
cité a d'ailleurs été rédigé d'une façon fort
exacte, ainsi qu'il résulte des titres encore
existants & mentionnés dans ce travail.
Cela donne, pour les autres, une présomp-
tion à peu près équivalente à la certitude.
Nous pouvons donc compter Géraud de
Grassio parmi les évéques de Lectoure
& le classer entre Raimond II & Guil-
laume III de Bordes.
Raimond. Ce personnage est désigné
comme évéque de Lectoure, dans un acte
d'hommage qui se trouve aux archives de
cette ville, & qui porte la date du 10 no-
vembre 1343. Raimond doit donc être placé,
dans la série des prélats, entre Roger d'Ar-
magnac, évéque dès i33o, & Arnaud III
Guillaume de la Barthe, qui occupait le
siège de Lectoure le 14 mai 1354.
Raimond III de Cambanilha. L'avè-
nement de ce prélat est fixé par erreur à
13955 les archives municipales de Lectoure
contiennent la preuve qu'il était évéque
dès i388.
Martin Guitteria n'aurait été évéque
de Lectoure qu'en 1428; les archives de
cette ville attestent que Martin exerçait
déjà les fonctions épiscopales en 1427.
Hugues. Pierre V d'Abzac, évéque de
Lectoure, aurait été créé archevêque de
Narbonne en 1494. Il résulte d'une re-
connaissance de fiefs du i" février 1493,
conservée aux archives municipales de
Lectoure, que le siège épiscopal de cette
ville était occupé par Hugo ou Hugues,
dont il n'est question dans aucune liste
d'évèques. Ce prélat, sur lequel nous ne
savons pas autre chose, doit donc être
placé entre Pierre V d'Abzac & Louis I
Pot, puisqu'il n'y a pas à compter le car-
dinal Antoine, dont il n'est question que
dans dom Martène. [J.-F. B.]
Addi-
tion à la
Note 01
v
i^^mmmjmmm
TABLE GÉNÉRALE
DES NOMS ET DES MATIERES
A., évêque de Rodez, p. 874.
A., abbé de VilUmagne, p. 578.
ABADIE (B. d'), prieur de Saint-Genis-des-Fon-
taines, p. 535.
ABBON, archiprêtre, puis évêque de Carcassonne,
pp. 56, 329, 737.
ABBON, évêque de Maguelonne, p. 3i3.
S. ABBON, abbé de Fleuri, p. 44.
ABBON, maire, p. 539.
Adondance-Dieu ou SALEîiQtES, abbaye, pp. 598,
<5z2, 637, 644.
ABRAHAM, abbé de Cruas, p. 574.
ABRIL ou AVRIL, archiprêtre de Salamanque,
évéqiie d'Urgel, pp. 476, 908.
Absie, abbaye, p. 304.
Atstinenti (congrégation des), p. 6o5.
ACATMEIRUS ou XATMAR , abbé de Sorède,
p. 562,
ACFREU I, abbé de Vabre, p. 567.
ACFRED n, abbé de Vâbre, p. 567.
ACFftED, comte de Razès, Se de Carcassonne, sui-
vant dom Vaissete, pp. 456, 721.
ACHIDIUS, évêque de Die, p. 571.
ACILICINE. Foir GARSINDE.
AUALARD, évêque du Puy, p. 400.
ADALARU I, abbé de Vieux, pp. 384, 664,
ADALARD n, abbé de Vioux, pp. 43, 664.
ADALARD, vicomte de Flandre, fondateur d'Au-
brac, p. 888.
ADALARIC, abbé de la Grasse, p. 478.
ADALBERT, évêque de Carcassonne, p. 329.
ADALBERT ou ALBERT, abbé de Castres, p. 433.
ADALBERT, marquis de Lucques & de Toscane,
p. lâ.
ADALBERT DROGON DE PONTPEIRENC, abbé
de Caunes, p. 469.
ADALELME, évêque d'Eause, p. 245.
AUALGÉRIUS, évêque d'Autun, p. 246.
ADALGÉRIUS, abbé de Conques, p. 472.
ADALGISE, abbé de Paunat, fondateur du monas-
tère de Vabre, p. 567.
ADALMUS, prétendu évêque de Nimes, p. 97.
ADALTRUDE, vicomtesse, en Cerdagne, p. 47.5.
ADAiM DE HEURTELOU, évêque de Mende, p. 396.
ADAULFE, abbé de Saint-Jacques, p. 584.
ADAZIUS, ADASIUS, abbé de Lczat, pp. 127, 489,
709.
ADBERT, p. 592.
ADDALA, abbé de Sorède, p. 56f.
ADDOLENUS, ADOLÈNE, évêque d'Albi, pp. |3,
47, 384.
ADÉLAÏDE, abbcsse de la Font, p. 837.
ADÉLAÏDE, abbesse de Netlcc, p. 715.
ADELAÏDE, abbesse du Saint-Esprit de Eéziers,
p. 734.
IV.
i»
914
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES.
ADELAÏDE I CORONATE, abbesse de Saint-Gc-
niès, p. Si6,
ADÉLAÏDE II, abbesse de Saint-Genics, p. 826.
ADÉLAÏDE 011 ALIX D'ANJOU, surnommée Blan-
che, seconde femme de Guillaume I, duc de Pro-
vence, p. 61.
ADÉLAÏDE, femme de Guillaume le Gros, comte
de Bésalu & de Fenouillèdes, p. 144.
ADELAÏDE, femme de Roger I, comte de Carcas-
sonne, pp. 1 13, 465, 848.
ADÉLAÏDE DE CARCASSONNE ou Sanclcz, femme
de Guillaume -Rahnond, comte de Cerdagiic,
pp. Il 3, 144.
ADÉLAÏDE, comtesse de Comminges, p. 1 i3.
ADÉLAÏDE, femme de Guillaume-Bertrand II,
comte de Forcalquier, p. 61.
ADÉLAÏDE D'ANJOU, femme d'Etienne, comte de
G'vaudan, pp. 3o, 139, 400.
ADÉLAÏDE, ADÉLAYS, femme d'Ermengaud.
comte de Rouergue, pp. 3o, 38.
ADÉLAÏDE, femme de Raimond-Trencavel, vi-
c^mte de Béziers, pp. 102, io5, 465, 617.
ADÉLAÏDE, de la famille des Trencavels, femme
de Sicard, vicomte de Lautiec, p. io5.
ADÉLAÏDE, fille de Borrel & d'Arsinde, femme de
P/iatfred, vicomte de Narbonne, pp. 5z, Sjy,
53i, 595,688.
ADÉLAÏDE, femme d'Armand III, vicomte de Po-
li.'::nac, p. 5o.
ADÉLAÏDE, femme d'Ebles, vicomte de Venta-
dour, p. 1 84.
ADÉLAÏDE, de la famille des comtes de Subst:in-
tion, p. 178.
ADÉLAÏDE, fille de Raimond V, comte de Tou-
louse, p. io5.
ADÉLAÏDE, de la famille des seigneurs de Mont-
pellier, p. 184.
ADÉLAÏDE, femme de Bérenger de P/Iontseret,
p. 564.
ADELBERT, évèque d'Agde, p. 3o6.
ADELBERT, évéque de Nimes, p. 826. Voir AL-
DEBERT.
ADÈLE, femme de Bérenger II, vicomte de Millau,
p. i3i.
ADÈLE, femme de Bernard III, comte de Substan-
tnn, p. I 78.
ADÈLE, femme de Pierre du Puy, pp. 178, 180.
ADÈLE, femme de Pierre-Raimond du Puy, p. 236.
ADELGAIRE, évèque d'Albi, p. 385. Voir ALDE-
GAIRE.
ADELME, coadjuteur de Frotaire I, évéque de
Nimes, p. 276,
ADELMUS, abbé de Castres, p. 433.
ADELPHIUS, abbé de Manlieu, p. 492.
ADÉMAR ou HACMAR I, évêque de Rodez, p. 873.
ADÉMAR II, évêque de Rodez, p. 873.
ADÉMAR III, évêque de Rodez, p. 873.
ADÉMAR IV, évêque de Rodez, pp. 568, 874, 876.
ADÉMAR, abbé de Bonneval, p. 473.
ADÉMAR I, abbé de Boulbonne, pp. 61 3, 849.
ADÉiMAR II, abbé de Boulbonne, p. 6i3.
ADÉMAR, abbé de Joncels, p. 487.
ADÉMAR, abbé de Saint-Salvi, p. 682.
ADÉMAR, abbé de Saint-Sauveur de Lodève,
p. 8o3.
ADÉMAR I, abbé de Saint-Thibéry, p. 558.
ADÉMAR II, abbé de Saint-Thibéry, p. 559.
ADÉMAR, abbé de Vabre, p. 568.
ADEMAR, abbé de Valmagne, p. 618.
ADÉMAR, abbé de Villelongue, p. 632.
ADÉMAR-GUILLAUME, prévôt de Sainte-Cécile
d'Albi, p. 657.
ADÉMAR, mari de Rotille, p. 478.
ADÉMARE, abbesse des Olieux, p. 687.
ADENULFE D'AGUANIE, prévôt de Saint-Omer,
p. 253.
ADHEMAR, évéque d'Agde, p. 3o6.
ADHÉMAR ou AIM AR, évêque de Clermont, p. 493.
ADHÉMAR DU CHATEL, évéque de Comminges,
p. 374.
ADHÉMAR ou AYMAR DE MONTEIL, évêque du
Puy, pp. 89, 147, 402. 571.
ADHÉMAR, abbé d'Aniane, p. 449.
ADHÉMAR, abbé de Castres, p. 434.
ADHÉMAR D'AURE, abbé de Saint-Paul de Nar-
bonne, p. 504.
ADHÉMAR, abbé de Saint-Pons de Thomiêres,
p. 419.
ADHEMAR, premier abbé de Salvanès, p. 602.
ADHEMAR DE POITIERS, comte de Valentinois,
p. 404.
ADHÉMAR GAUZBERT, p. 385.
ADO, vicomte de Lodève, p. 539.
ADOLÈNE, évêque d'Albi. ToiV ADDOLENUS.
ADOLFUS, abbé de Saint-Genis, p. 535.
ADREBALDUS, abbé de Saint-Thibéry, p. 557.
ADRIEN GOUFFIER DE BOISSY, évêque d'Albi,
p. 389.
AFANNUS, évêque de Cavaillon, p. 629.
Agadez, p. 7i3.
AGAMBERT, évêque, p. 24.
AGATULUS ou ACUTULUS, évêque d'EIne, p. 340.
Agaune, p. 322; corrige^ Gances (latin Aganticum)
[Hérault), arr. Je Montpellier.
N. D'AGAY DE MION, abbé de Sorèze, p. 514.
Agde (histoire du pouvoir temporel des évéques d'),
p. 7i3.
— (église d'), p. 304.
— (chapitre cathédral d'), p. 714.
— (vicomte d'), p. 713.
— (vicomtes d'), p. 102.
— (petits couvents, séminaire & hôpital d'), p. 716.
— (les capucins sont introduits dans le diocèse
d'), p. 3io.
— (prêtres de l'Oratoire, dirigent le sérainaired'),
p. 3 I I .
— freligieuses de Notre-Dame, sont appelées de
Béziers dans le diocèse d'), p. 3 10.
— (concile d') en 5o6, pp. 244, 286, 3ii, 35i,
366, 379, 776.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
)i5
AGDE (Bermond d'), p. 473.
AGELARD ou ANGELARD, évêque de Nimes, p. pS.
AGELMAR, abbé de Saint-Sauveur de Lodève,
p. 802.
Agem (salin d'), p. 607.
— (consuls d'), p. 608.
— (Saint-Capbais d'), prieuré, p. 441.
AGENULFE, évêque de Gévaudan, p. 392.
AGILA, abbé de la Grasse, p. 478.
AGILBERT ou GILBERT, évêque de Béziers,
pp. 246, 262,
AGIO ou AGIUS, archevêque de Narbonne,
pp. 23, 5i, io3, 246.
AGIO ou AIGO, abbé de Vabre, p. 557; peut-itre
le même que le précédent,
AGIl'LPHE, archevêque de Bourges, p. 245.
AGIOS, abbé de Saint-Paul de Narbonne, p. 5oi.
AGNÈS DE MONT.A.UT, abbesse de l'Abondance-
Dieu, p. 646.
AGNÈS DE MONTPEZAT, abbesse d'Alais, p. 720.
AGNÈS DE MONTBRUN, abbesse des Olieux,
p. 687.
AGNÈS DE LAUTREC, abbesse de Vielmur, p. 600.
AGNÈS, comiesse de Foix, p. 85i.
AGNÈS, comtesse de Rouergue, p. 641.
AGNES, comtesse de Roussillon, pp. 479, 55i,
779-
AGNÈS DE MORTAING, seconde femme de Guil-
laume IV, comte de Toulouse, p. 3i.
AGNÈS, femme de Guillaume VIII, seigneur de
Montpellier, p. 1 84.
AGNÈS, fille naturelle d'Alphonse Jourdain, p. 3i.
AGNÈS BARON, p. 5fi2.
AGNÈS SOREL, p. 834.
AGNUS ou ANNON, vicomte de Polignac, p. 49.
AGOBARD, archevêque de Lyon, pp. 448, 8Û4.
AGOBARIJ, abbé d'Arles, p. 4.03.
AGOMESINDUS, abbé d'Arles, p. 4:^3.
AGON (Pons d'), p. 540.
S. AGRÈVE, évêque du Vêlai, p. 400,
AGRICOLE, évêque de Gévaudan, p. 391.
AGRITPANUS, évêque du Vêlai. Voir S. AGRÈVE.
AGRIPPIN, évêque de Lodève, p. 286.
AGUILAR (marquis d'), p. 347.
AIGBRAND, p. 436.
S. AIGNAN, évêque d'Orléans; dont on a fait
saint Chinian, p. 023.
AiGUEBELLE (abbé d'), p. 649.
AiGtES-MORTES, pp. 447, 5o6, 5o8 {Gard), arr. de
Nimes.
— (canonicats d'), à Alais, p. 718.
AiGUESvivES (S. SÉpticnE d'), abbaye, pp. 329, 7J9
{Aude), arr. de Carcassonne.
Aiguille (pic de 1'), dans le Vêlai, p. 401.
AIGUILLON, abbé de Lczat, p. 490J eVjr plutôt
Aiguille (latin Atulcus).
AiLLiÉRES, paroisse, p. 214 (Atiége), arr. de Foix.
AIMAR, abbé de Belleperche, p. 627.
AIMERADUS, oncle d'Agio, p. 567.
AIMERI, archevêque de Narbonne, pp. 24, 29,
247, 418, 5oi .
AIMERI DE SAINT -SÉVERIN, évêque d'Agde,
p. 3 10.
AL'MERI NADAL, évêque de Castres, p. 434.
AIMERI DE ROQUEMAURE, évêque de Montau-
ban, p. 426.
AIMERI, abbé d'Arles, p. 453.
AIMERI I, abbé de Calers, p. 621.
AIMERI II DE BRASSOLES, abbé de Calers, p. 621.
AIMERI, abbé de Candeil, p. 624.
AIMERI, abbé de Grandselve, p. 608.
AIMERI, abbé de Lézat, pp. 489, 772.
AIMERI DE MONTAIGU, abbé du Mas-Garnicr,
p. 539.
AIMERI DE PEYRAT, abbé de Moissac, p. Û28.
AIMERI, abbé de Montolieu, p. 4J7.
AIMERI, abbé de Saint-Jacques, p. 584.
AIMERI I, abbé de Saint-Pons de Thomières,
p. 419.
AIMERI n, abbé de Saint-Pons de Thomières,
p. 419.
AIMERI I, abbé de Saint-Sauveur de Lodève,
pp. 449, 8o3.
AIMERI II, abbé de Saint-Sauveur de Lodève,
p. 8o3.
AIMERI, abbé de Vajal, p. ûi5.
AIMERI, seigneur de Montréal, p. 612,
AIMERY DE CASTRES, abbé de Sauve-Majeure,
p. 483.
AIMOIN, religieux de Saint-Germain des Prés,
p. 299.
AIMON NICOLAI, évêque de Saint-Pons de Tho-
mières, p. 420.
AIMON, administrateur perpétuel de Saint-Pons
& de Carcassonne, p. 420.
AIMON, évêque de Viviers, pp. 414, 863.
AIMON I, abbé de Feuillans, p. 636.
AIMON n, abbé de Feuillans, p. 636.
AIMON III, abbé de Feuillans, p. 636.
AIMON, abbé de Manlieu, p. 493.
AINARD ou AIMARD, évêque du Puy, p. 403.
AINARD, abbé de Clairac, p. 589.
AINARD, abbé de ViUelonguc, p. 632.
AIRADUS, abbé de Conques, p. 472.
AIRARD, archevêque d'Auch, p. 379.
AIRARD, abbé de Manlieu, p. 493.
Aix-LA-CuAPELLE (concile d'), en 817, p. 835.
ALACIP ou MASSIF, abbé du Mas-Garnier,
pp. 588, 607.
S. ALAIN DE LAVAUR (discussion sur), p. 796.
ALAIN DE COÈTIVY, cardinal-archevêque d'Avi-
gnon, évêque d'Uîès, prieur du Pont-Saint-F.s-
prit, pp. 281, 3o2, 868.
ALAIN, évêque de Saint-Brieuc, clerc du roi dans
le Languedoc, p. 766.
ALAIN, sire d'Albret, p. 879.
Amr.Ac (Saikt-Gei\main d'), église, p. 740 {Aude),
arr. de Carcassonne.
— (archiprêtré d'), p. 741.
9i6
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
Ams, p. 446 (GarJ).
— (évêché d'), sa fondation, pp. 285, 718,
— (église d'),'p. 446.
— (chapitre cathédral d'), p. 718.
— (Saim-Jean-Baptisie, collégiale d'), pp. 446,
5o6.
— (petits couvents de la ville d'), p. 718.
— (maladrerie d'), p. 721.
— (vicomtes d'), p. 870.
ALAMANDE, de la famille des seigneurs d'Uzès,
p. 228.
Alan, château, pp. ijS, 376, 877 (Haule-Ga-
ronne), arr. de Saint-Gaudens.
Alaon, monastère du diocèse d'Urgel, p. 23.
— (fausses chartes d'), p. 23.
ALARIC, évèque d'Agde, p. 4.
ALARIC, évéque de Béziers, p. 262.
ALARIC, vidarae de Narbonne, p. 5i.
Alayuac (Saint-Maktin d'), prieuré près d'Agen,
p. 370.
Alba Helv'iorum, p. 411,
Alge ou Alps, village, p. 411,
Albèee (celle de 1'), en Roussillon, p. 793.
Aleeron, mont situé dans le voisinage de Cavail-
lon, p. 77.
ALBÉRIG TAILLEFER, fils de Raimond V, comte
de Toulouse, p. 3i.
— comte de Saint-Gilles, p. 224,
ALBERIC, vicomte de Narbonne, hérite du comté
de Bourgogne, p. 5i.
ALBERISSE, abbesse de Saint-Geniès, p. 826.
ALBERT. Voir ADALBERT, évéque de Carcas-
sonne, p. 329.
ALBERT, évéque de Nimes. Voir ALDEBERT.
ALBERT DE NOBLES, abbé de Calers, p. 622.
ALBERT, abbé de Feuillans, p. 637.
ALBERT, abbé de Saint-Paul de Narbonne, p. 304.
ALBERT I, abbé de Saint-Théodard, p. 425.
ALBERT II, abbé de Saint-Théodard, p. 425.
ALBERT m AUREILHE, abbé de Saint-Théodard,
p. 425.
ALBERT, abbé de Vabre. Voir BENOIT.
ALBERT (Thomas d'), bailli de Vivarais, p. 416.
Aldi, p. 58i .
— (évêché, piii» archevêché d'), pp. 652 & suiv.
— (église d'), p. 383.
— (chronologie des évoques d'), pp. 383 & suiv.;
époque de l'épiscopat de quelques-uns d'entre
eux, p. 47.
— (évêques d'), histoire de leur pouvoir tempoiel,
pp. 653 & suiv.j analyse de l'accord de i264,
p. 655.
— (évéque d'), p. 857.
— (églises paroissiales d'), p. 669.
— (Sainte-Cécile, cathédrale d'), pp. 383, 385,
664; histoire de sa construction, p. 660.
— (SaintE-Mai\tia.\e d'), son histoire, pp. 582,
Alci (palais épiscopal d'), époque de sa construc-
tion, p. 660.
— (pont d'); date de sa construction, p. 276.
— (chapitre de Sainte-Cécile d'); son histoire,
pp. 657 & suiv.; sa sécularisation, p. 658; sa
composition au dix-huitième siècle, p. C^^,
— (Annonciades d') ; leur histoire, pp. 387, 666.
— (AuGLSTiNES d') ; histoire de leur couvent,
p. 666.
— (Carmes d'); histoire de leur couvent, pp. 386,
666.
— (sœurs de la Conception d'); histoire de leur
couvent, pp. 387, 669.
— (religieuses Colettes d'), p. 669.
— (Dominicains d'); histoire de leur couvent,
p. 665.
— (frères Mineurs d'); histoire de leur couvent,
pp. 386, 665.
— (Jésuites d'); leur installation, p. 669.
— (religieux de I'Ouservance de Sai.nt-Fran-
çois d'), p. 388.
(ViSITANDINEs), pp. 390, 669.
— (prieuré de Fargle à); son histoire, pp. 667,
668; inventaire de ses reliques, pp. 668, 669.
— (SAiNT-ArrRigiE d'), prieuré, p. 383.
— (confrérie instituée à) contre les hérétiques,
p. 386.
— (confrérie de Saint-Louis à), p. 656.
— (hôpital de Saint-Antoine à), p. 664.
— (hôpital d'), pp. 383, 390.
— (maladrerie d'), p. 664.
— (séminaire d'), érigé en 1684, p. 383.
— (collège d'); son histoire, pp. 383, 669.
— (concile d'), en 1072; sa composition, p. 657.
— (coutumes & libertés d'), pp. 654 &. suiv.
— (boucherie d'), p. 654.
— (leudes du vicomte à), p. 654.
Aldigeois, pp. 354, 38o.
ALBIN, évéque d'Uzès, p. 298.
Aluon (concile d'), en 5 17, p. 412.
ALBOIN, abbé de Saint-Hilaire, p. 646.
ALBRET (Bertitgat d'), partisan, p. 897.
ALCUJN, p. 902.
ALDANE, femme de Roger II, comte en partie de
Comminges, p. 1 i3.
ALDÉARDE ou ADÉLAÏDE, femme de Guillaume-
Bertrand I, comte de Provence, p. 61.
ALDEBERT I DE PEYRE, évéque de Mende,
p. 392. ^
ALDEBERT II DE PEYRE, évéque de Mende,
p. 392.
ALDEBERT III DE TOLRNEL, évéque de Mende,
pp. 092, 639.
ALDEBERT ou ALBERT IV DE LORDET, évé-
que de Mende, p. 394.
ALDEBERT V DE PEYRE, évéque de Mende,'
p. 394.
ALDEBERT VI DE PEYRE DE MARCHASTEL,
évéque de Mend«, pi 395.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES.
917
ALDEBERT, ADALBERT 00 ALBERT DE POS-
QUIÈRES, coadjuteur de Guillaume, évèque de
Nimes, puis son successeur, pp. 227, 228, 277,
288, 3oo, 448, 540, 629, 718, 835.
ALDEBERT DE PEYRE, évêque de \'iviers,
pp. 41 5, 6o3.
ALDEBERT, abbé de Psalmodi, p. 5o7.
ALDEBERT, abbé de Saint-Paul de Narboiine,
p. !>oi.
ALDEBERTE D'ARAMON, abbesse de la Font,
p. 837.
ALDEGARIUS ou ALDEGAIRE, évéque d'Albi ,
pp. 48, 576, 577. Toir ADELGAIRE.
ALDRIC, archevêque de Sens, pp. 240, 262.
ALDRIC, abbé de Boulbonne, p. 621.
Alet, ville; est entourée de murs, p. 422 (AuJe),
arr. de Limoux.
— abbaye; sa fondation par Béra, p. 422.
— église, p. 422.
— évèché, pp. 420, 721.
— chapitre caihédral, p. 721.
— lacunes existant dan» la liste des abbés, p. 422.
— (Notre-Dame ou Saint-Pieebe d') , église du
monastère de ce nom, p. 422; sa destruction par
les religionnaires, p. 422.
ALETIUS, évéque de Lectoure, p. 366.
ALEXANDRE DE lOUANNE DE SAUMÉRY, évo-
que de Rieux, p. 443.
ALEXANDRE DE BARDIS , évéque de Saint-Pa-
poul, p. 446.
ALEXANDRE FARNÈSE, évéque de Saint- Pons
de Thomiéres, p. 421.
ALEXANDRE LE FILLEUL DE LA CHAPELLE,
évéque de Vabre, p. .069.
ALEXANDRE FARNÈSE, évéque de Viviers, p. 417.
ALEXANDRE DE CARET, abbé de Bonnecombe
& de Conques, pp. 474, 642.
ALEXANDRE DE BORDES, abbé de Bonnefont,
p. 634.
ALEXANDRE DE CASTELNAU DE CLERMONT,
abbé de Candeil, p. 626.
ALEXANDRE ROUSSET, abbé de Cruns, p. 57.'i.
ALEXANDRE DE FRÉGOSE, abbé de Fonifroide,
p. 620.
ALEXANDRE I, abbé de Grandselve & d= Candeil,
pp. 606, 624.
ALEXANDRE II FARNÈSE, abbé de Grandselve;
SCS autres titres, p. 610.
ALEXANDRE ZERBINATIS , vicaire général de
Narbonne, p. 268.
ALEXIS, évéque de Plaisance, p. 322.
ALExfs PRATI DE FONTAINE, abbé de Nizors,
p. 643.
ALEXIS, vicaire perpétuel du prieuré de- Saint-
Amant, p. 467.
Alit.gar (Saint-Maktin d'), monastère à Sara-
gosse, p. .'162.
ALFIER (Hugues d'), sénéchal de Toulouse, p. 3i.
ALGEMONDE, femme d'Etienne, vicoii.te de Gs-
vaudan, p. 41 3.
ALIARD, p. 448.
ALIBERT (Pierre), vlguier de Caunes, p. 470.
ALIGNE (Bernard d'), p. 084.
ALIMBURGE, abbesse de Saint-Geniès, p. 826.
ALINARDUS, abbé de Saint-Guillem, p. 539.
ALIPHIA, abbesse de Sainte-Sigolène, p. 663.
ALIX, de la maison de Toulouse, femme de Roger,
vicomte de Béziers, p. 3i. /'oir ADELAÏDE,
ALIXENDE, abbesse de la Font, p. 837.
ALLIDULFE, commissaire du roi, p. 275.
ALMERADE, évèque d'Elne, p. 22.
ALMERADE, p. 104.
AL;\10DIS de la marche, seconde femme de
Pons, comte de Toulouse, pp. 3o, 6r, i6ô.
— comtesse de Rouergue, pp. 3oo, 067.
ALMODIS, femme de Raimond-Pierre, comte de
Melgueil, pp. 3i, 14,5, 178.
ALONZO MELENDEZ, abbé désigné de Saint-Ge-
nis, p. 537.
ALOYS, dit le CarJmal d'Aragon, abbé commen-
dataire du Canigou, p. 694.
ALOYSIUS D'EST, cardinal de Ferra re, archevêque
d'Auch, abbé de Boulbonne, p. 6i5.
ALPHONSE, archevêque de Lyon, p. 284.
ALPHONSE I D'ELBHNE, évèque d'AIbi, prévôt de
Saint-Salvi, pp. 390, 084, 671.
ALPHONSE II D'ELBÈNE, évèque d'AIbi, prévôt
de Saint-Salvi, pp. 390, 396, 584, 667.
ALPHONSE D'EXÉA, évèque d'Elne, p. 783.
ALPHONSE VERCELLI, évèque de Lodève, p. 295.
ALPHONSE, évèque, p. 24.
ALPHONSE DE LANSAC, abbé de Bonnefont,
p. 634.
ALPHONSE, abbé de Castres, p. 433.
ALPHONSE, abbé de Feuillans, p. 636.
ALPHONSE, abbé de Montolieu, pp. 247, 4.';6.
ALPHONSE DE SIMIANE DE LA COSTE, abbé de
Saint-Chinian, p. 534.
ALPHONSE I DE HARANDA, abbé temporaire de
Saint-Genis, p. 536; élu de nouveau en 1621,
p. 537.
ALPHONSE II GOMEZ, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. 537.
ALPHONSE DE CRUYLLAS , abbé de Vallbona,
p. 790.
ALPHONSE, roi d'Aragon, p. 480.
ALPHONSE, roi de Castille & de Léon, p. 219.
ALPHONSE, roi de Castille, p. 609.
ALPHONSE I, duc de Ferrare, p. 257.
ALPHONSE I JOURDAIN, comte de Toulouse &
marquis de Provence, pp. 3p, 61, 75, 190, 195,
217, 249, 353, 6o5, 664, 676, 691, 724, 807.
ALPHONSE II, comte de Poitiers & de Toulouse,
pp. 3i, 38o, 486, 588, 609, 6i3, 627, 656,
671, 707, 807, 8i3, 857, 895.
ALPHONSE, fils d'Alphonse Jourdain, pp. 3i, 226.
ALQUIER, abbé de Bellcperchc, p. 627.
ALTtJUS ou ALTEJAN (Emerade ou Émerie d'),
construit le monastère de Saint-Orcns, pp. 353,
600.
9i8
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
ALTRUDE, femme d'Eudes, comte de Razès, p. 1 13.
AI.ZIARD, abbé de Castres, p. 434.
ALZIARD DE SÉVERAC, prieur de Saint-Amans
de Rodez, p. 881.
Ai.7.0NXE (Notre-Dame d'), p. ^^2.
S. AMAND, évèque de Maëstricht; on attribue une
partie de ses actes à saint Alain ou Elan de La-
vaur, pp. 796, 797.
AMANIEU, cardinal d'Albret, nommé évèque de
Comminges, évèque de Pamiers, évèque de Bazns,
abbé de Lézat & du Mas-d'Azil, prieur du Pont-
Saint-Esprit, pp. 376, 43i, 491, 495» 868.
AMANIEU ou AMÉUÉE DE FOIX, évèque de Ma-
çon, de Carcassonne & de Bnzas, abbî commen-
dataire de Villemagne, abbé de Boulbonne,
pp. 58o, 61 5.
AMANIEU, sire d'Albret, p. 6o3.
AMANIEU D'ALBRET, sire de Lesparre, p. 610,
S. AMANS, évèque de Rodez, p. 873.
S. AMARAND, patron de Vioux, pp. 656, 663.
S. AMARAND, évèque d'Albi , abbé de Moissac,
pp. 384, 6.06.
Ar.lAT, AMÉ, évèque d'Oloron , pp. 189, 341,
419; archevêque de Bordeaux, p. 191.
AMAT DU NOZET, abbé de Nizors, p. 643.
AMAURI, évèque de Lectoure, p. 369.
AMAURI DE SENERGUE, abbé de Montolieu,
p. 461.
AMAURI, roi de Jérusalem, p. 234.
AMAURI, vicomte de Narbonne, pp. 647, 681,
879.
AMAURI DE NARBONNE, baron de Talairan, ré-
g.;nt du comté de Rodez, p. 882.
AMAURY, vicomte de Narbonne, p. 5o3.
Amuert (Saint-Mabtin d'), prieur, p. 409,
AiMBiALET, vicomte, p. io5.
AMBLARD, évèque d'Albi, p. 384.
AMBLARD, évèque de Cahors, p. 106.
AMBLARD, abbé de Bonnecombe, p. 641.
AMBLARD DE ROLLANDS, abbé de Saint-Chaf-
fre, p. 572.
AMBOISE (Catherine d'), p. 579.
AMBOISE (Charles d'), gouverneur de Champagne
& de Bourgogne, p. 388.
AMBOISE (Georges-Pierre d'), p. 206.
AMBRES, branche de la famille des vicomtes de
Lautrec, p. 268.
AMBROISE, évèque d'Albi, p. 383.
AMBROISE DE CAMBRAI, évèque d'Alet, p. 423.
AMBROISE LE VENEUR, abbé de Caunes, p. 469.
AME, archevêque de Bordeaux, f^oir AMAT.
AME, évèque d'Oloron. Foir AMAT.
AMÉDEE I, abbé de Valmagnc, p. 617.
AMÉDEE II, abbé de Valmagnc, p. 617.
AMÉDÉE III, abbé de Valmagne, p. 618.
AMÉDEE BARONAT, chanoine de Lyon, p. 499.
AMEIL. KoiV AMÉLIUS.
AMEIL ou HAMELIN DE LAUTREC, évèque de
Conserans. Foir AMÉLIUS.
AMEIL HUGUES, abbé de Castres, p. 434.
AMELIE I ou JEANNE AAlÉLIE, abbesse de Rieu-
nette, p. 647.
AMELIE II, abbesse de Rieunette, p. 647,
AMÉLIE, fondatrice du Mas-Garnier, p. 586.
AMÉLIUS, évèque d'Agde, p. 3o6.
AMÉLIUS ou AMEIL I, évèque d'Albi, p. 384.
AMEIL II, évèque d'Albi, pp. 384, 600, 653.
A".IÉLIUS DE LAUTREC, évèque de Castres, abbé
de Saint-Sernin, pp. 434, 526.
AJÎÉLIUS DE LAUTREC, évèqt.e de Comminges
& de Conserans, pp. 376, 38 1.
AMÉLIUS RAIMOND DU PUY, évèque de Tou-
louse, abbé de Foix, prieur de Frézelas, pp. 99,
102, 218, 353, 429, Oo5, 849.
AMÉLIUS I, évèque d'Uzès, p. 864.
AMELIUS II, évèque d'Uzès, ancien Amélius I,
pp. 21, 299, 864, 865.
AMELIUS III, évèque d'Uzès, ancien Amélius II,
pp. 247, 299.
AMÉLIUS, abbé de Cuxa, p. 477.
AMÉLIUS, abbé de Lézat, p. 489.
AMÉLIUS, AMIEL, abbé de Saint -Théodard ,
pp. 425, 807.
AMÉLIUS SIMPLICIUS, comte ou marquis en par-
tie de Comminges, p. ii3.
AMÉLIUS, p. 436.
AMELS VASSAL, prévôt de Saint-Salvi, p. 583.
AMELS ATON, prieur de Saint-Germier de Muret,
p. 710.
AMELS-PIERRE, prieur de Saint-Germier de Mu-
ret, p. 710.
AMELS Je Brucia, prieur du couvent des Carmes
de Narbonne, p. 760.
AMI (Géraud d'), p. 228.
AMIAN, abbé d'Aniane, p. 449.
AMICA, femme de Roger II, comte de Foix, p. i i3.
AMICUS, abbé de Cruas, p. 574.
AMIEL, abbé de Montauban. Voir AMÉLIUS.
AMIGUES, abbé {corrig. prieur) de Rieux, p. 684.
AMITARD, abbé de Cuxa, .p. 470.
Amplan, église du pays de Foix, p. 1 ic; Amplaing
(^Ariége)^ arr. de Foix,
AMPLEPUIS (Guérin d'), sénéch.il de Beaucaire,
p. 416.
AMPOtLiiiAC, pp. 6i3, 6i5 (^Haute-Garonne'), com-
mune de Cintcgaheîle.
AN , abbé de Saint-Chaffre, p. 572.
ANA ou ANO, abbé de Saint-Hilaire, p. 546.
ANATOLIUS, évèque de Lodève, p. 286.
ANASTASE, abbé du Mas-d'Azil, p. 494.
ANASTASIUS, abbé de Conques, p. 472.
ANCELIN DE RAVEL, prieur de Bonncfoy, p. 65o.
ANDELOT, p. 410.
S. ANDÉOL, apôtre du Vivarais, p. 412.
ANDOCHE (Didon d'), p. 473.
Andorre (le pays d'), p. 900.
— (paréage de la vallée d'), en 1278, p. 908.
ANDRÉ, évèque d'Avignon, p. 278.
ANDRE, évèque de Conserans, p. 38 1.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
919
ANDRE DE FREDOL, évèque de Moguelonne &
d'Uzès, pp. 180, 3oi, 3i8, 63o.
ANDRÉ, abbé du Canigou, p. 464.
ANDRÉ, abbé de Gaillac, p. 598.
ANDRÉ FRÉDOL, abbé de Saint-Aphiodise, p. 498.
ANDRÉ CORRÉA, abbé temporaire de Saiiu-Ge-
nis, p. 536.
ANDRÉ DES ORTS, abbé de Saint-Jacques, p. 585.
ANDRÉ, abbé de Vabre, p. 567.
ANDRÉ, prévôt de l'église de Nimes, p. 278.
ANDRÉ VJGUIER, prévôt de Saint-Salvi, p. 583.
ANDRÉ ETIENNE, chanoine, p. 271.
ANDRÉ DE BOURGOGNE, dit Guigues X, p. 228.
ANDRES CAPELLA, évèque d'Urgel, p. pro.
Anduze (abbaye d'), p. 836.
— (maladrerie d'), pp. 720, 721.
ANDUZE (Almerade d'), p. 540.
— (Bernard d'), p. 63o.
— (Bernard d'), p. 414.
— (Frédol d'), p. 146.
ANDUZE DE ROQUEFEUIL (Raimond d'), p. 184.
ANEMIUS, évèque d'AIbi, p. 383.
ANET DE MONTMORIN, abbé de Manlieu, p. 493.
ANJEL JUALLARD, abbé du Canigou, pp. 464,
595.
ANGÉLIQUE, abbesse de Fabas, p. 644.
ANGELVIN, évèque d'AIbi, pp. 384, 682.
Angers (Saint-Acbin d'), abbaye, pp. 363, 401,
577, 588.
— (Saint-Nicolas d'), abbaye, pp. 257, 389.
ANGLARD I, évèque de Nimes, p. 276.
ANGLARD II, évèque de Nimes, p. 275.
ANGLIC ou ANGLICUS GRIMOARD , cardinal-
évèque d'AIbano, légat en France, pp. 658, 820,
821, 823, 83o.
Angostern, lieu où en construisit un monastère
de l'ordre de Cîteaux, p. 3oo.
ANGUSSAC, abbé de Joncels, p. 486.
ANIAN, abbé, pp. 464, 465, 528.
Aniane (abbaye d'), pp. 21, 2i5, 259, 264, 363,
445, 447, 45 I, 483, 629, 663, 836, 866, 867.
Annium, p. 397; nom latin du Puy.
ANILIUS, prêtre, p. 244.
ANNE DE LÉVIS, archevêque de Bourges, p. 437.
ANNE DE MURVIEL, évèque de Montauban, abbé
de Saint-Jacques de Bézicrs, pp. 427, 586.
ANNE-FRANÇOIS-VICTOR LE TONNELIER DE
BRETEUIL, évèque de Montauban, p. 428.
ANNE I DE SAINT-ÉTIENNE, abbesse de l'Abon-
dance-Dieu, p. 645.
ANNE II DE NOÉ, abbesse de l'Abondance-Dieu,
p. 645.
ANNE D'ARPAJON, abbesse d'Arpajon, puis des
Olieux, p. 687.
ANNE DE MONTDRAGON, abbesse de Bapnols,
p. 869.
ANNE I DE BENQUE, abbesse de Fabas, p. 644.
ANNE II DE NOÉ, abbesse de Fabas, p. 644.
ANNE POLINIER, abbesse de Gorjan, p. 802.
ANNE-MARIE-JOSEPH DE LORRAINE D'HAR-
COUP,T, abbé commendataire de la Grasse,
p. 484.
ANNE DE ROQUELAURE, abbesse des Olieux,
p. 687.
ANNE DE BIZE DE SAINT-ÉLIX, abbesse de
rOraison-Dieu, p. 646.
ANNE-TRISTAN DE LA BEAUME LA SUZE,
abbé de Quarante, évèque de Tarbes & de Saint-
Omer, archevêque d'Auch, p. 565.
ANNE DE LORDAT, abbesse de Rieunette, p. 648.
ANNE BRIGIER DE MALBESC, abbesse de Saint-
Geniès, p. 826.
ANNE MOLETTE, abbesse de Saint-Geniès, p. 826.
ANNE DUFAUR DE SAINT-JORY, abbesse de Viel-
mur, p. 601.
ANNE DE RODOREL, prieure de Gaillac, p. 671.
ANNE GASCA, prieure de la Salvetat, p. 767.
ANNE, duchesse de Bretagne, reine de France,
p. 294.
ANNE, duc de Joyeuse, p. 424.
ANNE DE LÉVIS, duc de Ventadour, p. 410.
ANNE, femme d'Etienne, comte de Gévaudan,
p. 139.
ANNE DE BUEIL, femme de Georges-Pierre d'Am-
boise, p. 256.
ANNIBAL DE RUCCELLAI, évèque de Carcas-
sonne, pp. 333, 748, 752.
ANSALDE, fille de Guillaume le Jeune, comte
d'Auvergne, femme d'Hercule III, vicomte de
Polignac, p. 92.
Ansedcna, lieu, p. 247.
ANSELME ou ANCELIN, abbé de Candeil, p. 625.
ANSELME RIBERA, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. 537.
ANSELME, abbé de Saint-Salvi, p. 582.
ANSOIOND, évèque de Lodève, p. 286.
ANSQUILINUS, abbé de Moissac, p. 693.
ANTELME I, abbé de Saint-Chaffre, p. 572.
ANTELME II, abbé de Saint-Chaffre, p. 572.
ANTELME FOURNIER, prieur de Bonne.'"oy,
p. 65i.
ANTELME DE TURCY, prieur de Donnefoy,
pp. 649, 652 j ces deux prieurs ne font ^u'un seul
Sf même personnage. Voir a l'article Bourg (du).
ANTHIME-DENIS COHON, évèque de Nimes, abbé
de Saint-Gilles, p. 522.
ANTIG TARDIU, abbé de Vallbona, p. 790.
Anticnac, p. 164 (Haute-Garonne), arr. de Saint-
Gaudens.
ANTIME, évèque d'AIbi, p. 383.
ANTIOCHE (Raimond d'), frère de Guillanme X,
comte de Poitiers, p. 208.
S. ANTOINE, abbé; sur la possession de ses reli-
ques, p. 488.
— (translation des reliques de) à Lézat, p. 635.
S. ANTOINE DE PADOUE, professe i Montpellier,
p. 823.
ANTOINE DU BEC CUESPIN, archevêque de N.cr-
bonne, pp. 255, 504.
g;o
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES.
ANTOINE SANGUIN, cardinal de Meudon, arclie-
vètiue de Toulouse, p. 36 1.
ANTOINE-PASCAL-HYACINTHE SERMET, évèque
constitutionnel de Toulouse, p. 365.
ANTOINE DE VESC, évêque d'Agde, de Castres &
de Valence, abbé de Saint-Aphrodise, abbé de
Caunes, pp. 3io, 435, 469, 499, 601.
ANTOINE DUPRAT, cardinal, chancelier de
France, éyéque d'Albi, abbé de Candeil, pp. 389,
626.
ANTOINE I DE SAINT-ÉTIENNE, évêque d'Alet,
p. 423.
ANTOINE II GOBERT, évêque d'Alet, p. 423.
ANTOINE III DE DAX, évêque d'Alet, p. 424.
ANTOINE, évêque d'Angoulême, p. 573.
ANTOINE DU BOIS ou DE TIENNES, évêque de
Béziers, pp. 270, 499.
ANTOINE DE LASTIC, évêque de Comminges,
abbé de Saint-Guillem, pp. 378, 545.
ANTOINE-EUSTACHE D'OSMONT, évêque de Com-
minges, p. 378.
ANTOINE D'ASPET, évêque de Conserans, p. 38o.
ANTOINE I DE CARDONA, évêque d'Elne, pp. 345,
785.
ANTOINE GALLARD, évêque d'Elne, pp. 347,
788.
ANTOINE D'ESPONCHEZ, évêque d'Elne, pp. 348,
789.
ANTOINE-JÉRÔME BOIVIN DE VAUROUY, évê-
que de Perpignan, p. 348.
ANTOINE (le cardinal), prétendu évêque de Lec-
toure, p. 912.
ANTOINE, abbé de Fontfroide, puis évêque de
Lombez, p. 619.
ANTOINE DE LOVIER, évêque de Maguelonnc,
pp. 1 80, 32 I, 5d8.
ANTOINE DE SUBIET, évêque de Montpellier,
pp.
I 80, 320.
ANTOINE DE LA PANOUSE, évêque de Mende,
p. 395.
ANTOINE DENIS COHON, évêque de Nimes, p. 284.
ANTOINE I DE CHABANNES, évêque du Puy,
abbé de Cruas, pp. 409, 570.
ANTOINE DE LOUBENS DE VERDALE, évêque
de Rieux, p. 441 .
ANTOINE-FRANÇOIS DE BERTIER , évêque de
Rieux, abbé de Lézat & de la Capelle, pp. 443,
492, 646.
ANTOINE-MARIE SALVI.ATI , évêque de Saint-
Papoul, p. 445.
ANTOINE BALUE, évêque de Saint-Pons de Tho-
mièi-es, p. 420.
ANTOINE-PIERRE DE NARBONNE, évêque de
Vabre, abbé de Fontfroide b*. de Grandselve,
pp. 569, 610, 620, 785.
ANTOINE I DE NARBONNE, abbé d'Aniane,
p. 451.
ANTOINE II DE NARBONNE, abbé d'Aniane,
p. 45i.
Antoine PONTAUD, abbé d'Ardorel, p. 617.
ANTOINE I, abbé d'Arles, p. 455.
;\NT0INE II DE NAP.BONNE, abbé d'Arles, p. 455.
ANTOINE DE GUISCARD DE LA BOURLIE, abbé
de Bonnecombe, p. 642.
ANTOINE DE COUST, abbé de Bonnefont, p. 634.
ANTOINE SOLIER, abbé de Calers, puis de Boul-
bonne, pp. 614, 622.
ANTOINE RUEL, abbé de Candeil, pp. 624, 626.
ANTOINE-FRANÇOIS DE BERTIER, abbé de la
Capelle. Voir aux évéques de Rieux.
ANTOINE DE VESC, abbé de Caunes. Voir aux
évêques d'Agde.
ANTOINE DE ROUSSELET, abbé de Conques,
p. 474.
ANTOINE DE CHABANNES, abbé de Cruas. Foi'r
aux évêques du Puy.
ANTOINE FRÉMICOURT DE SAINT -BENOIT,
abbé de Feuillans, p. 638.
ANTOINE, abbé de Franquevaux, p. 63o.
ANTOINE PIERRE, abbé de Grandselve & de Font-
froide, évêque de Vabre. Foir aux évêques de
Vabre.
ANTOINE DE CHAMBERT, abbé de la Grasse,
p. 483.
ANTOINE DE CARAMAN, abbé de Moissac, de
Bonnecombe & du Mas-Garnier, p. 090.
ANTOINE DE MONTMORIN , abbé de Manlieu,
p. 493.
ANTOINE DE SUZE, abbé de Mazan, p. 604.
ANTOINE DE BONNE, abbé de Montolieu, p. 461.
ANTOINE DE RENOUARD , abbé de Quarante,
p. 566.
ANTOINE I DE VESC, abbé de Saint-Aphrodise,
évêque de Valence. Foir aux évêques d'Agde.
ANTOINE II DU PUY, archidiacre de Cabrières,
abbé de Saint-Aphrodise, p. 499.
ANTOINE DE SAINT-NECTAIRE, abbé de Saint-
ChafTre, p. 673.
ANTOINE DE NARBONNE, abbé de Saint-Chi-
nian, p. 53 1 ; abbé de Sorède, p. 502.
ANTOINE I DE BERLANGA, abbé temporaire de
Saiiit-Genis, p. 536.
ANTOINE II KRENAC, abbé temporaire de Saint-
Geniès, p. 536.
ANTOINE I FOUQUIER, abbé de Saint-Gilles,
p. !>zo.
ANTOINE II DE BEAUMONT ou DE BREMONT,
abbé de Saint-Gilles, p. 520.
ANTOINE I MARTIN, abbé de Saint-Guillem,
p. 543.
ANTOINE II DE LASTIC, abbé de Saint-Guillem.
foir aux évêques de Comminges.
ANTOINE I DAURE, abbé de Saint-Paul de Nar-
bonne, p. 504.
ANTOINE II BESSON, abbé de Saint-Paul de Nar-
bonne, p. 5o5.
ANTOINE I GUITARD, abbé de Saint-Polycarpe,
p. 554.
ANTOINE II DE DAX, abbé de Saint-Polycarpe,
p. 555.
ANTOINE DE MORILLON, abbé de Saint-Sauveur
de Lodève, p. 804.
ANTOINE DE BRUYÈRES DE CHALABRE, abbé
de Saint-Sernin, p. 526.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES.
)2I
ANTOINE I DE ROSÈNE, abbé de Saint-Tliibéry,
p. 56o.
ANTOINE II GUILLAUME DE CLERMONT, abbé
de Saint-Thibéry, p. 56o.
ANTOINE CELERA, abbé de Sorède, p. 502.
ANTOINE DE NARBONNE, abbé de Sorède, p. .563.
Foir aux abbés d'Aniane & de Saint-Chinian.
ANTOINE LASCARIS DE TENDE, évéque de
Riez, de Beauvais, de Limoges, abbé de Sorèze,
p. 5i3.
ANTOINE DE VILLENEUVE, abbé de Valmagne,
p. 618.
ANTOINE VACQUIER, abbé deVillelongiie, p. 632.
ANTOINE I DE THÉSAN , abbé de ViUemagne,
pp, 487, 579.
ANTOINE II GUILLAUME DE CLERMONT, abbé
coinmendataire de ViUemagne, p. 579.
ANTOINE CHAMAR, prieur de Bonnefoy, p. (loi.
ANTOINE DE LA FALLU, prieur de Bonnefoy,
p. 65i.
ANTOINE DE BALZAC, prieur de Caisan, évéque
de Valence, p. 733.
ANTOINE D'ESPINASSE, prieur de Notre-Dame de
la Daurade, p. 462.
ANTOINE MORIN, prieur de Montolieu, p. 463.
ANTOINE BELOT, chambrier de Saint-Chinian,
p. 532.
ANTOINE DE LA HAYE-PASSAVANT, vicaire
général de l'archevêque de Toulouse, p. 36o.
ANTOINE DE SAINT-GATIEN, vicaire général des
abbés de la Grasse, p. 484.
ANTOINE D'AURIOLE, chanoine de Cahors,
p. 427.
ANTOINE, roi de Navarre, pp. 370, 377.
ANTOINE, vicomte de Béziers, p. 101.
ANTOINE DESPRÉS, seigneur de Montpezat,
p. 270.
ANTOINE DE LATTES, seigneur de Puissalicon,
p. 270.
ANTOINETTE DE GAULEJEAC DE BARRIÈRE,
a*>besse de i'Oraison-Dieu, p. 647,
ANTOINETTE I DE PALAJA, abbesse de Rieu-
nerte, p. 648.
ANTOINETTE II DE PALAJA, abbesse de Rieu-
ntite, p. 648.
ANTOINETTE DE BERTRAND DE FAYET, ab-
besse de Saint-Geniès, p. 826.
ANTOINETTE DE SAINT-MAURICE, abbesse de
V'ielmur, p. 601.
S. ANTONIN, premier abbé de Frédelas ou plutôt
Fi-zélas; sa vie fabuleuse, pp. 428, 844; époque
de la translation de ses reliques, pp. 11, 56, 98.
AN'ONIN BRÉMONl), supérieur de l'ordre de»
Dominicains, p. 860.
ANTONIO FEREZ, évéque d'Urgcl, p. 910.
S. APHRODISE, évéque de Béziers, p. 260.
APOLLONIUS, comte d'Agde, pp. 3c j, 7i3.
AQUILIN, évéque de Narbonne, p. 244.
Aquitaine (duché d), pp. 79, 8oj a-t-il jamais
compris la Provence, pp. 149, i5o, i5i, 610.
Aquitaine (duc d') ou prince des Aquitains, titre
donné à Raiinond-Pons, comte de Toulouse,
p. 79.
Aquitaine (prieur provincial des frères mineurs
d'), p. 885.
Aragon, château voisin de Montolieu, p. 458
(^AuJe), arr. Je Carcaisonne.
Aragon (roi d'), pp. 619, 629, 7i3, 732, 864.
Aramon (couvents d'), p. 870.
ARATOR, évéque, oncle de saint Rustique, p. 244.
ARATOR, poëte du sixième siècle, p. 298.
ARBAUD, évéque d'Uzès. f^olr ARIBALD.
AIIBAUD ou ARIBAUD, prétendu évéque d'Uzès,
p. 299.
ARBERT, abbé de Bonnecombe, p. 641.
ARKERT, abbé de Cuxa, p. 476.
ArtHAMBAUD, abbaye, p. 46.
ARCHAMBAUD DE LAUTREC, évéque de Lavaur,
p. 438.
ARCHAMBAULT, seigneur de Grailli, p. 376.
ARCHANGE MERCADIER, abbé de Cuxa, p. 477.
ARCHIMBERGE, femme d'Ingelvin, p. 92.
ARCHIMBERTE, femme de Hildin, p. âSp.
S. ARCONCE, évéque de Viviers, p. 412.
AiicoNNE (lac d'), p. 649.
ARCULF, évéque français, pèlerin du sej-tième
siècle, p. 747.
ARDINGUS, abbé de Saint-Guillem, p. SSp.
Ardorel (forêt d'), pp. 385, 616.
Aruorel, monastère, pp. 48, 3o6, 616.
ARDULPHE, évéque de Vivier», p. 412.
ARÉDIUS, évéque de Rodez, p. 873.
AREGIUS, évéque de Nimes, p. 274.
Arènes de Nimes. Voir Nîmes.
ARGEBAUD, évéque de Narbonne, p. 244.
ARGEMIRE, évéque de Maguelonnc, pp. 3 1 3, 817.
Ar.GENCE, terre, pp. 67, 75, 167.
AUGOMBAUD (seigneurs d'), p. 6i6.
— (Montazis d'), p. 628.
Argut (dîme» d'), p. 772.
ARIAN (comtes d'), p. 228.
ARIBALD ou ARBAUD, évéque d'Uzès, p. 299.
ARIBERT, évéque de Narbonne, p. 245.
ARIBERT, abbé, p. 247.
ARIMOND, évéque d'Uzès, p. 299.
ARION, p. 584.
Arise, rivière, p. 494.
Ariiitum (évéché d'), p. 873,
ARLARD I, abbé de Conques, p. 472.
ARLARD II, abbé de Conques, p. 472.
Ani.ES (église d'); privilèges à elle accordé» par
Charlemagne, p. 307.
— (archevêque d'), pp. 837, 866, 897.
— (comtes d'); sont suzerain» de» comtes de For-
calquier, p. 77.
— (concile» d') tenus en 3i4, p. 366; en 878,
p. 413.
— (Sai.nt-CéSAibe d'), abbaye, p. 64.
92 2
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DÈS MATIÈRES.
Arles, abbaye en Roiissillon, pp. 140, 248, 340,
342, 462, 56i .
— (Notre-Dame d'); sa consécration, p. 453.
— (Saint-Etienne d'), paroisse, pp. 342, 4S4.
AUMAGNAC (comtes d'), pp. SyS, 877.
ARMAGNAC (Jean d'), vicomte de Creisse! &
baron de Roqiiefeuille, p. 884.
ARMAND-riERUE DE LA CROIX DE CASTRIES,
abbé de V'almagne & de Saint-Chaffre, arche-
vêque de Tours, puis d'Albi, pp. Spi, 573, 618,
663.
ARMAND ou ARNAUD, évèque d'Agde, p. 3o6.
ARMAND-CLAUDE DE NICOLAÏ , évêque de Bé-
ziers, p. 273.
ARMAND-JEAN DE BISCARAS, évêqiie de Béziers,
p. 826.
ARMAND KAZIN DE BEZONS, évèque de Carcas-
sonne, abbé de la Grasoe, pp. 339, 4S5.
ARINIAND DE VERNAU ou DE VERNEUF, évèque
de Nimes, p. 279.
ARMAND I DE POLIGNAC, évèque du Puy, p. 404.
ARMAND II DE KÉTHUNE, évèque du Puy,
p. 411.
ARMAN, ARIMAND, ARDEMALD ou ARMAND I,
évèque de Toulouse, pp. 99, 352, 466.
ARMAND II, évèque de Toulouse, p. 99,
ARMAN I, évèque de Viviers, p. 413.
ARMAN II, évèque de Viviers, p, 41 3.
ARMAND DE SPALET, abbé de Chnmboiis, p. 640.
ARMAND I BAZIN DE BEZONS, abbé de la Grasse,
p. 485.
ARMAND II BAZIN DE BEZONS, abbé de la
Grasse. Voir aux évèques de Carcassonne.
ARMAND I, abbé de Joncels, p. 487.
ARMAND II DE ROHAN, abbé de Joncels, p. 487.
ARMAND DE MONTBOiSSIER, abbé de Manlieu,
p. 493.
ARMAND I PIERRE DE LA CROIX, abbé de
Saint-Chaffre & de Valraagne. Foir aux arche-
vêques d'Albi.
ARMAND, abbé de Séguret, p. 602.
ARMAN, abbé de Villeraagne, p. 577.
ARMAND, prieur de Eonnefoy, p. 649.
ARMAND, moine, fils d'Armand III, vicor.ite de
Polignac, p. 5o.
ARMAND I, vicomte de Polignac, p. 49.
ARMAND II, fils d'Armand, vicomte de Polignac,
p. 49.
ARMAND III, vicomte de Polignac, p. 5o.
ARMAND IV, vicomte d: Polignac, pp. 5o, 639.
ARMANDE DE VÉRAIRE, abbesse de la Font
p. 837.
ARMENGARDE, femme de Guilhem IV, seigneur
de Montpellier, p. 179. l'oir ERMENGARDE.
ARMENGAUD, prieur d'Alet, puis abbé de Joion,
p. 423.
S. ARMENTAIRE, évèque de Vêlai, p. 399.
Armets, paroisse, p. 386.
ARNAC, église, p. 409.
ARNALDO DE LORDATO, évèque d'Urgel, p. 909.
ARNALDO DE PEREXENS, évèque d'Urgel, p. 908.
ARNALDO ROGER DE PALHAS, évèque d'Urgel,
p. 909.
ARNAUD, archevêque d'Auch. Voir aux évèques
d'Agde.
ARNAUD, archevêque d'Embrun, p. 4.
ARNAUD I DE LÈVEZON, évèque de Béziers, puis
archevêque de Narbonne, abbé de Saint-Jacques,
pp. 220, 227, 249, 263, 277, 3i4, 5o2, 584.
ARNAUD II ou AMAURI, légat apostolique, ar-
chevêque de Narbonne, abbé de Cîieaux, de
Grandselve & du Poblet, pp. 25, 265, 3^3, 577,
583, 607, 8o3, 854, 863; histoire de sa lutte
avec Simon de Montfort pour la possession du
duché de Narbonne, p. 675.
ARNAUD ALBERT, évèque d'Agde & de Carcns-
sonne, archevêque d'Auch, pp. 3o8, 334, ~"^-
ARNAUD DE CESSENON, évèque d'Albi, pp. 48,
385.
ARNAUD-GUILLAUME, évèque d'Albi, p. 387.
ARNAUD DE VILLARS, évèque d'Alet & de Mire-
poix, pp. 423, 436.
ARNAUD DE LÈVEZON, évèque de Béziers. Voir
aux archevêques de Narbonne.
ARNAUD DE GIRONE, évèque de Béziers, p. 33o.
ARNAUD ALBERTI, évèque de Carcassonne. Voir
aux évèques d'Agde.
ARNAUD, évèque de Clermont, p. 80.
ARNAUD, évèque de Clermont, p. 401.
ARNAUD I, évèque de Comminges, p. 373.
ARNAUD II ROGER, évèque de Comminges, abbé
de Bonnefont, pp. 374, 634, 770, 776.
ARNAUD III ROGER, évèque de Comminges,
pp. 374, 644.
ARNAUD IV DE MASCARON, évèque de Com-
minges, p. 375.
ARNAUD V RAIMOND D'ESPAGNE, évèque de
Comminges, p. 376.
ARNAUD I, évèque de Conserans, p. 38o.
ARNAUD II FREDET, évèque de Conserans, p. 38o,
ARNAUD m DE SALIES, évèque de Conserans,
p. 38i.
ARNAUD I, évèque d'Elne, p. 341 ; corrige^ AR-
TAUD, p. 779.
ARN.4UD II, abbé du Poblet, puis évèque d'Elne,
pp. 343, 780, 792.
ARNAUD I, évèque de Lectoure, p. 367.
ARNAUD II, évèque de Lectoure, p. 367.
ARNAUD m GUILLAUME DE LA BARTHH ,
évèque de Lectoure, p. 36S, 912.
ARNAUD IV DE PEYRAC, évèque de Lecioure,
p. 369.
ARNAUD I, évèque de Maguelonne, pp. 263, 3u,
814,826.
ARNAUD II DE LOUBENS DE VERDALE, évè-
que de Maguelonne, doyen de Saint-Paul de
Fenouillèdes, pp. 180, 019, 33^, 422, 45c, 750,
82 I .
ARNAUD DE PEYRE, évèque de Mende, p. 393.
ARNAUD I DE VILLARS, évèque de Mirepoix.
/ oir aux évèques d'.Aict.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
923
ARKAUD n DE LA TRÉMOUILLE, évêque de
Mirepoix, p. 436.
ARNAUD DE PEYRARÈDE, patriarche d'Alexan-
drie & administrateur perpétuel de Montauban,
pp. 426, 810.
ARNALTD, évêque de Himes, p. 278.
ARNAUD DE VILLEMUR , évêque de Pamiers,
p. 43 1.
ARNAUD, évêque de Rodez, pp. 873, 888.
ARNAUD I, évêque de Toulouse, p. 3Ô2.
ARNAUD II ou ARMAND, évêque de Toulouse,
pp. lOI , 302.
ARNAUD III ROGER DE COMMINGES, évêque de
Toulouse, p. 356.
ARNAUD DE VOGUÉ, évêque de Viviers, p. 414.
ARNAUD I BÉRENGER, abbé de Notre-Dame
d'Arles, p. 433.
ARNAUD II BÉRENGER, abbé de Notre-Dame
d'Arles, p. 454.
ARNAUD m, abbé de Notre-Dame d'Arles, p. 454.
ARNAUD, abbé d'Ardorel, p. 616.
ARNAUD GAUBERT, abbé de Belleperche, p. Û27.
ARNAUD I, abbé de Bonnefont, p. 634.
ARNAUD II ROGER, abbé de Bonnefont, évêque
de Comminges. Foir aux évêques de Co.mmi.\ges.
ARNAUD III RAIiMOND DE SAINT-PAUL, abbé
de Bonnefont, p. 634.
ARNAUD IV DE MARQUEFAVE, -abbé de Bonne-
font, p. 634.
ARNAUD V, abbé de Bonnefont, p. 634.
ARNAUD VI, abbé de Bonnefont, puis de Boul-
bonne, p. 634.
ARNAUD VII GUILLAUME DE MAULÉON, abbé
de Bonnefont, p. 634.
ARNAUD I, abbé de Boulbonne, p. 614,
ARNAUD II GUILLAUME, abbé de Boulbonne,
p. 614.
ARNAUD m, abbé de Boulbonne, p. 614.
ARNAUD IV, abbé de Bonnefont, puis de Boul-
bonne, p. 614.
ARNAUD V, abbé de Boulbonne, p. 61 5.
ARNAUD I, abbé de Calers, p. 621.
ARNAUD II, abbé de Calers, p. 621.
ARNAUD GUASC, abbé de Candeil, p. 6z5.
ARNAUD DE CORBIAC, abbé de Saint-Martin du
Canigou, pp. 464, 594.
ARNAUD, abbé du Canigou, p. 464; doit être iden-
tifié avec le précédent. Voir p. 504.
ARNAUD I, abbé de la Capelle, p. 645.
ARNAUD II GUILLAUME DE GORDE, abbé de la
Capelle, p. 646.
ARNAUD m CALBERT, abbé de Fontcaude & de
la Capelle, p. 646.
ARNAUD IV, abbé de la Capelle, p. 646.
ARNAUD V DE MEILLON, abbé de la Capelle,
p. 646.
ARNAUD I, abbé de Castres, p. 433.
ARNAUD II, abbé de Castres, p. 433.
ARNAUD I, abbé de Cnunes, p. 466.
ARNAUD II D'ESPÉRAZA, abbé de Cauncs, p. 466.
ARNAUD III SOUBIRAN, abbé de Caunes, p. 467.
ARNAUD, abbé de Cendras, p. 719.
ARNAUD, abbé de Chambons, p. 639.
ARNAUD, abbé de Combelongue, p. 612.
ARNAUD, abbé de Cuxa, p. 476.
ARNAUD I GÉRAUD, abbé d'Eaunes, p. 635.
ARNAUD II de Mariis, abbé d'Eaunes, p. 63,5.
ARNAUD III DE MARC ou DE MARASC , abbé
d'Eaunes, p. 635.
ARNAUD IV DE CABANAC, abbé d'Eaunes, p. 635.
ARNAUD I, abbé de Feuillans, p. 636.
ARNAUD II, abbé de Feuillans, p. 635.
ARNAUD m DE BRANTALÉON, abbé de Feuil-
lans, p. 637.
ARNAUD IV GARCIAS, abbé de Feuillans, p. 637.
ARNAUD V GARCIAS, ablé de Feuillans, p. 637.
ARNAUD VI GARCIAS, abbé de Feuillans, p. 637.
ARNAUD VII DE CALVARIA, abbé de Feuillans,
p. 637.
ARNAUD VIII GUILLAUME DE VILLAMOLLE,
abbé de Feuillans, p. 637.
ARNAUD IX TRAPIER DE SAINT-BENOIT, abbé
de Feuillans, p. 633.
ARNAUD X BOC DE SAINT-BERNARD, abbé de
Feuillans, p. 638.
ARNAUD, abbé de Foix, p. 849.
ARNAUD I, abbé de Fontfroide, p. 619.
ARNAUD II NOVEL, abbé de Fontfroide, cardinal
de Sainte-Priscille, p. 619.
ARNAUD III, abbé de Fontfroide, p. 619.
ARNAUD I, abbé de Saint-Michel de Gaillac,
p. 597.
ARNAUD II, abbé de Saint-Michel de Gaillac,
p. 597.
ARNAUD m, abbé de Gaillac, p. 598.
ARNAUD IV DE MONTDENARD, abbé de Gaillac,
p. 598.
ARNAUD V DE FAUGÈRE, abbé de Gaillac,
p. 598.
ARNAUD I AMAURI, abbé de Poblet, puis de
Grandselve. Voir aux archevêques de Nabdonne.
ARNAUD H GAILLARD, abbé de Grandselve,
p. 608.
ARNAUD m BLANC, abbé de Grandselve, p. 610.
ARNAUD I DE LliVIS, abbé de la Grasse, p. 479.
ARNAUD II DE L'ISLE, abbé de la Grasse, p. 480.
ARNAUD, abbé de Jocou, p. 722.
ARNAUD, abbé de Manlieu, p. 493.
ARNAUD I GARSIAS, abbé du Mas-d'Azil, p. 494.
ARNAUD H DE LA BARTE, abbé du Mas-d'AziI,
p. 495.
ARNAUD, abbé de Mazan, p. 602.
ARNAUD VINAT, abbé de Montolieu, p. 460.
ARNAUD I GARSIAS, abbé de Nizors, p. 642.
ARNAUD II DE FELGAR, abbé de Nizors, p. 643.
ARNAUD, abbé de Peyrissas, p. 774.
ARNAl'D I, abbé de Psalmodi, p. 507.
ARNAUD II, abbé de Psalmodi, p. 5o3.
ARNAUD III DE SAINT-FÉLIX, abbé de Psal-
modi, p. 5o8.
9-4
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES.
ARNAUD IV DE SAINT-FELIX, abbé de Psal-
modi, p. 509.
ARNAUD SALVADOR, abbé de Quarante, p. .Oô^.
ARNAUD CAPUCI , abbé de Saint- Aphrodise,
p. 499.
ARNAUD I DE CRUZY, abbé de Saint-Chinian,
p. 529.
ARNAUD II, abbé de Saint-Chinian, p. 53o.
ARNAUD III DE VERDALE, abbé de Saint-Chi-
nian, p. 63o.
ARNAUD I PONS, abbé de Saint-Genis, p. 535.
ARNAUD II, abbé de Saint-Genis, p. 535.
ARNAUD III, abbé de Saint-Genis, pp. 536, 782.
ARNAUD, abbé de Saint-Gilles, p. 319.
ARNAUD I, abbé de Saint-Hilaire, p. 547.
ARNAUD II RAIM.OND, abbé de Saint-Hilnirc,
p. 547.
ARNAUD III RAI^MOND DE ROQUETTE, abbé de
Saint-Hilaire, p. 548.
ARNAUD DE LÈVEZON, évêque de Béziers &. nbbé
de Saint-Jacques. Voir aux archevêques de Nar-
bonne,
ARNAUD I, abbé de Saint-Martin du Lez, p. 723.
ARNAUD II, abbé de Saint-Martin du Lez, p. 723.
ARNAUD I ou ARNULPHE DE LÈVEZON, abbé
de Saint-Paul de Narbonne, p. 5o2.
ARNAUD II, abbé de Saint-Paul de Narbonne,
p. 5o3.
ARNAUD III DE VILLARS , abbé de Saint-Paul
de Narbonne, p. 504.
ARNAUD I DE LAUZIÈRE, abbé de Saint-SauTCur
de Lodève, p. 8o3.
ARNAUD II, cardinal, abbé de Saint-Sauveur d«
Lodève, p. 8o3.
ARNAUD DE VILLEMUR, abbé de Saint-Sernin,
pp. 526, 609.
ARNAUD I, abbé de Saint-Théodard, p. 420.
ARNAUD II, abbé de Saint-Théodard, p. 425.
ARNAUD III, abbé de Saint-Théodard, p. 425.
ARNAUD I, abbé de Saint-Thibéry, p. 558.
ARNAUD I D'AHON, abbé de Sorède, p. 562.
ARNAUD II, abbé de Sorède, p. 562.
ARNAUD I DE VILLABORAIS, abbé de Sorèze,
p. 5i 2.
ARNAUD 11 DE MONT AIGU , abbé de Sorèze,
p. 5i 2.
ARNAUD, abbé de Vabre, p. 568.
ARNAUD, abbé de Vallbona, p. 790.
ARNAUD I, abbé de '^'almagne, p. 618.
ARNAUD II DE POUZOLS , abbé de Valmngne,
p. 618.
ARNAUD m, abbé de Valmngne, p. 6] 8.
ARNAUD IV DE LAUSIÈRES, abbé de Valmagne,
p. 618.
ARNAUD I, prieur de Eonnefont, prieur, puis
abbé de Villelongue, p. 63 1 .
ARNAUD II, abbé de Villelongue, p. 63 1 .
ARNAUD I ou ARTAUD, abbé de Villeinagne,
p. 578.
ARNAUD II DE LOUÈRE, abbé de ViUemngne,
p. 579.
ARNAUD, archidiacre de Lodève, p. 497.
ARNAUD, archidiacre de Narbonne, p. 249.
ARNAUD POMAR, archiprêtre de Carcassonne,
p. 334.
ARNAUD-RAIMOND, prévôt de Saint-Etienne de
Toulouse, p. 367.
ARNAUD, prieur des augustins de Narbonne,
p. 682.
ARNAUD DE COMPS, quatrième grand-maître det
hospitaliers de Jérusalem, p. 234.
ARNAUD DE MONTESCOT, maître de la milice,
p. 234.
ARNAUD I, comte de Comminges, de Conserans Zn
de Carcassonne, pp. 1 i3, 456, 768 \^).
AP.NAUD II, comte de Comminges, pp. 1 1 3, 773 (?).
ARNAUD III, comte de Comminges, p. 1 i3.
ARNAUD-GUILLAUME, comte de Montlezun,
pp. 368, 6 1 o.
ARNAUD, comte de Razèî, p. 1 r3.
ARNAUD, vicomte de Carcassonne, p. 546.
ARNAUD D'ESPAGNE, vicomte de Conserans &
baron de Montespan &. de Ramefort, p. 376.
ARNAUD, vicomte de Fenouillèdes, p. 722.
ARNAUD-EUDES, vicomte de Lomagne, p. 628.
ARNAUD GARSIE DE GOUTH , vicomte de Lo-
magne & d'Auvillars, pp. 628, 912.
ARNAUD DE DURFORT, seigneur de Clermont-
sur-Garonne, p. 609.
ARNAUD-GAUZBERT, p. 587.
ARNAUD-GIKERT, p. 646.
ARNAUD-RAIMOND, p. 342.
ARNAUDE DE CAPIÈRE , abbesse de la Font,
p. 837.
ARNOUL, évêque d'Ausone, p. 96.
AIINOUL, ARNULFE, abbé d'Aniane, évêque sup-
posé de Carcassonne, pp. 56, 329, 448, 737. .
ARNOUL, évêque de Girone, p. 453.
ARNOUL, abbé d'Aniane, p. 448. J'oiVaux évcqucs
de Carcasso.vne.
ARNOUL, abbé de Notre-Dame d'Arles, p. 453.
ARNOUL, abbé de Saint-Géraud d'Aurillac,
pp. 570, 571.
ARNOUL, abbé de MontoHeu, p. 455.
ARNOUL, abbé de Saint-Polycarpe, c. 553.
ARNOUL, abbé de Saint-Pons de Thomières, p. 419.
ARNOUL, roi de Germanie & empereur, pp. 8, |5.
ARNULFE, évêque de Carcassonne. Voir ARNOUL.
ARNULPHE DE LÈVEZON. Voir ARNAUD DE
LÈVEZON.
ARNUSTE, archevêque de Narbonne, pp. 23, 5l,
246, 275.
ARPAJON (Bernard d'), p. 641.
— (Hugues d'), p. 866.
ARRASAT, abbé de Joncels, p. 486.
ARRICIUS, ARRICHUS ou ARRICHO, évêque de
Toulouse, p. 35i.
Ans (Saint-Pierre d'), p. 644.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
ÇîS
ARSINDE, femme d'Arnaud, comte de Conserans,
p. I i3.
ARSINDE, première femme de Guillaume I, duc
de Provence, p. 6l.
ARSINDE D'ANJOU, première femme de Guillaume
Taillefer, comte de Toulouse, p. 3o.
ARSINDE, comtesse, p. 688.
ARSINDE, femme de Boson , vicomte de Béziers,
p. I02.
ARSINDE, femme de Guillaume, vicomte de Bé-
ziers, p. 5Ô7.
ARSIUS ou ARSENIUS, évêque de Coraminges,
p. 374.
ARTAL, comte de Palhas, p. 908.
ARTAUD I, évéque d'Elne, p. 341.
ARTAUD II, évéque d'Elne, pp. 341, 535, 779.
ARTAUD III, évéque d'Elne, pp. 342, 779, 791.
ARTAUD IV, évéque d'Elne, p. 343.
ARTAUD V & non ARNAUD, évéque d'Elne,
P- 779-
ARTAUD, abbé de Cruas, p. 674.
ARTAUD, abbé de Manlieu, p. 493.
ARTAUD , fils d'Ulger, Ticomte de Castelnou ,
p. 342.
ARTHUR RICHARD DILLON, archevêque de Nar-
bonne & de Toulouse, pp. 260, 365.
ARTHUR BUREAU, abbé de Saint-Aphrodise,
p. 499.
ARTUS TIMOLÉON DE BARCOS, abbé de Saint-
Jacques, p. 586.
ARUCIO, abbé de Saint-Paul deNarbonne, p. 5oi.
ARVALDUS, comte de Lodève, p. 129.
An/.ENC, village dans le Carcasses, p. 407; Aryens
(Aude), arr. de Carcassonne.
Ap.zon, château, pp. 4o3, 404 [Haute-Loire), com-
mune de Chomelix.
ASAEL, évêque d'Uzès, p. 299.
ASCAGNE-MARIE SFORZA, évéque d'Elne, p. 345.
ASNARIUS, abbé du Mas-d'Azil, p. 494.
ASNARIUS, comte de Comminges & de Conserans,
p. I i3.
ASNÎER, ASNARIUS, vicomte de Comminges, pui»
abbé de Lézat, pp. 489, 772.
S. .VSPASIUS, évéque d'EauiC, p. 366.
Asnr.A (Notre-Dame d'), pp. 342, 343, 563; Es-
pira de l'Agly (Pyrénées-Orientales), arrond. de
Prades. Voir Espir.A.
ASSARICUS, abbé de Saint-Gcnis, p. 535.
ASSAS (Rostaing d'), p. 323.
ASTAFORT (Bernard d'), pp. 355, 627.
ASTANOS (seigneurs d'), p. 769.
AsTABAc (pays d'), p. 768.
ASTARE, abbé de Peyrissas, pp. 489, 774.
ASTORGE, abbé de Saint-Gilles, p. 5i8.
ASTORGE DE LANDORRE , abbé de Saint-Paul
de Narbonne, p. 504.
ASTRUC ou AUSTORGUE, abbé de bonnecombe,
pp. 473, 641.
ATALA I, abbé de Sairtt-Polycarpe, p, 5i>o.
ATALA II, abbé de Saint-Polycarpe, p. 553.
ATON, archevêque d'Arles, p. 568.
ATON I, évêque de Toulouse, pp. 99, 352.
ATON II, évéque de Toulouse, pp. 99, 352.
ATON. Foir HATON, évêque de Viviers, p. 41 3.
ATON I ou ATTON, abbé de Lézat, p. 489.
ATON II, abbé de Lézat &. du Mas-d'Azil, pp. 489,
494-
ATON III, abbé de Lézat, pp. 490, 611, 621, 710,
771-
ATON, prévôt de Saint-Germier de Muret, p. 7 10.
ATON I, vicomte d'AIbi, p. io5.
ATON II, vicomte d'AIbi & de Nimes, pp. 104,
io5.
ATON, aurait été vicomte de Béziers, p. 102.
ATON, vicomte de Soûle, p. 3o.
ATON-BENOIT, fondateur de Lézat, p. 586.
ATON-GILABERT, p. 546.
ATTALA, abbé de La Grasse, pp. 328, 478.
ATTALANE, fille de Riculfe, comte de Mâcon Si
femme d'Albéric, vicomte de Narbonne, p. 5i.
ATTICUS, abbé de Saint-Gilles, p. 5i6.
Attilian, village, p. Goi; ancien nom du lieu de
Quarante,
ATTILIO, fondateur ou restaurateur de Saint-Thi-
béry, p. 557.
ATTON. Toir ATON.
ATTON, évêque de Conserans, p. 379.
ATTON-RAIMOND, seigneur de l'Isle, p. 373.
Aliug.ve, lieu du diocèse de Marseille, p. 273.
Auiie.vas (consuls d'), p. 65i.
— (clarisses d'), p. 899.
— (petits couvents d'), p. 900,
AUliENAS (Guillaume-Maurel d"), p. 6o3.
AUBERIVE (Amédée d'), fondateur de Mazan,
p. 601 .
AUBERT ou ARBERT, abbé de Villeraagne,
P- â77-
At CETERnE, abbaye du diocèse de Périgueux, p. 267.
Aluuac (hôpital d'), p. 882.
— (hôpital ou domcrie d'), p. 882; son histoire
détaillée, pp. 888 & suiv.
— (analyse de la règle donnée à) par l'évêque de
Rodez, pp. 888, 889.
AUBUSSON (Isabelle d'), p. 382.
Atcii (archevêque d'), lieutenant du roi en Lan-
guedoc, p. 728.
— (Saist-Emehent d'), prieuré, p. 589.
— (prieur d* Saint-Orens d'), p. 609.
— (concile d'), en 1277, p. 368.
AUDARD. yoir THÉODARD, archevêque de Nar-
bonne.
AUDEGAIRE, abbé de Joncels, p. 485.
AUDESINDE, évêque d'Elne, pp. 246, 340, 792.
AUDOIN-AUBERT, comte ecclésiastique de Mel-
gueil. yoir AUDOUIN.
AUDOIN, évêque d'Uzès, p. 299.
AUDOUIN, cardinal- évêque de Maguelonna^
pp. 180, 319.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
AUDOUIN, atbé de Castres, p. 434.
AUDOUIN (N. d'), abbé de Gaillnc, p. Spp.
AUDOUIN D'AKZAC DE LA DOUZE, abbé de [La
Grasse, p. 483.
AUGER I, évêque de Conserans, p. 38o.
AUGER II DE MONTFAUCON, évêque de Conse-
rans, p. 38o.
AUGER I, abbé de Bonnefont, p. 633.
AUGER II DE LA TOUR, abbé de Bonnefont,
p. 634.
AUGER III DU FALGAR, abbé de Bonnefont,
p. 634.
AUGER, abbé de Boulbonne, p. 612.
AUGER, abbé d'Eaunes, p. 635.
AUGER I, abbé de Feuillans, p. 636.
AUGER II, abbé de Feuillans, p. 637.
AUGER III, abbé de Feuillans, p. 637.
AUGER IV, abbé de Feuillans, p. 637.
AUGER DE GOSGENU, abbé de La Grasse, pp. 480,
562.
AUGER, abbé de Moissac, p. 628.
AUGER, abbé de Saint-Paul de Narbonne, p. 5oi.
AUGER, abbé de Saint-Sauveur de Lodève, p. 802.
AUGER, abbé de Villelongue, p. 632.
AUGER DE BALLIEN, grand-maître des hospita-
liers de Jérusalem, p. 234.
AUGUSTIN DE MAUPEOU, évêque de Castres,
p. 435.
AUGUSTIN, évêque de Conserans, p. 38o.
AUGUSTIN LLAMBI, abbé de Saint-Martin du
Canigou, p. 695.
AUGUSTIN, cardinal, abbé de Caunes, p. 469.
AUGUSTIN TRIVULCE, cnrdinal-évêqiie de Grasse,
abbé de Fontfroide & de Lézat, pp. 491, 620.
AUGUSTIN DE THOU, abbé de Manlieu, p. 493.
S. AULUS ou S. AVOL, évêque d'Albe, p. 412.
AUNAC (Gaillard d'), p. 568.
AUPHANT, évêque de Nimes, p. 835. Folr ELE-
FANT.
AUQUIER, abbé de Belleperche, p. 367. Foir AL-
QUIER.
Aube (comtes d'), p. i i3.
AURE (Eudes d'), p. 634.
— (Guillein d'j, p. 621.
S. AURÈLE, évêque du Vêlai, p. 400.
AURÉLIEN, évêque d'Uzès, p. 299.
AURÉOLUS, religieux, p. 489.
AuKiAC, château dans le Lauragais, pp. 107, 249
(^Aude), arr. de Carcassonne.
AURIAC (Pierre d'), bailli du Vivarais, p. 416.
AuRiGNAC (pères de la Mekci d'), p. 776.
AuRiLLAC (Saint-G)èraud d'), abbaye, pp. 33, 257,
410, 418, 664.
AURIOLE, abbé de Peyrissns, p. 774.
AURIOL, prêtre, p. 340.
AuRoi'x (Notke-Dame d'), église, pp. 164, 3i2.
AURUQUE, femme de Guimera, p. 546.
AusÈDE (concile d'), pp. 247, 276, 287, 5i3, 352,
478.
AUSTENDUS, abbé de Cuxa, p. 476.
AUSTÉRIUS, archevêque de Lyon, p. 24.
AUSTORG, abbé de Montauban, p. 808.
AUSTORGUE, faux abbé de Bonnecombe, p. 642.
AUTEUIL (Pierre d'), sénéchal de Carcassonne,
pp. 466, 6i3.
AUTGAIRE ou AUDEKAIRE, évêque de Lodève,
p. 287.
Autignac, p. 3i2 (Hérault), arr. de Béliers,
AUTSCINDE, abbesse d'Anduze, p. 836.
AUTULFE, abbé de Samt-Gilles, p. 5r6.
Auvergne; le roi Raoul en dispose en faveur de
Raimond-Pons, comte de Toulouse, pp. 79 &
suiv. ; les comtes de Toulouse dominent sur ce
pays, p. 85.
. — (comtes d'), pp. 85, 89, 90, 91, 92, 134.
— (comté d'); est cédé en fief à Gui, vicomte de
Clermont, p. 88; est possédé par Raimond-
Pons, comte de Toulouse, pp. 79, 80.
— (comtes d') de la deuxième race, p. 91.
— (Dautiiin d'), Guillaume le Jeune, comte d'Au-
vergne, est le premier à porter ce titre, p. 91,
Alvillars, pp. 608, 627, 628 (^Tarn-&-Garonne'),
arr. de Moissac.
AUVRICHER (Jacqueline d'), p. 255.
Auxerre (Saint-Gekmai.v d'), abbaye, pp. 365,
382.
— (Saint-Pierre d'), abbaye, p. 297.
AUXILENDE, mère de Pons, vicomte de Polignac,
p. 5o.
AUXONIUS, évêque d'Albe, transfère ce siège à Vi-
viers, p. 412.
Avanes (Sainte-Cécile d'), église, p. 384; Avcm
(Tarn), commune de l'Isle-d'Albi, Voir Av£S.
AVAUSAN (Thomas d'), p. 58o.
AVE, femme de Miron, comte de Roussillon,
pp. 144, 475.
AVEJEAN (N. d'), abbesse d'Alais, p. 720.
AvELLiNO, dans la Terre de Labour, p. 278.
AvÉs (église d"), p. 696. Foir AvANES.
Avignon, pp. 20, 66, 75, 77.
— (clarisses d'), p. 840.
— (Saint-Nicolas d'), collège, p. 38 1.
— (comté d'), pp. 71, 77, 78.
— (comtes d'), pp. 71, 77, 78.
— (concile d'), en 1060, p. 5i6.
AviCNONET, p. 363 (Haute-Garonne), arr, de Fille-
franche.
S. AVOL, évêque d'Albe. Foir S. AULUS, p. 402.
Avoué de monastère, p. 167.
AVRIL, évêque d'Urgel, p. 476. Foir ABRIL.
AYBLINE, abbesse de la Font, p. 837.
AYMAR GOUFFIER, évêque d'AIbi, p. 389.
AYMAR, évêque du Puy, p. 89. ^o/'r ADHÉMAR.
AYMAR I, évêque de Viviers, p. 414.
AYMAR II, évêque de Viviers, p. 41 5.
AYMAR III DE LA VOUTE D'ANDUZE, évêque
de Viviers, p. 4i5.
AYMAR DE POITIERS, seigneur de Saint-Vallier,
p. 65i.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
927
AYMERI, évêque de Carcassonne, p. 329.
AYMERI HUGUES, évéque de Lodève, p. 291.
AYMERI GUIRAUD, évêque de Nimes, p. 279.
AYMERI DE LA GARDIE , abbé de Psalraodi,
p. 5o8.
AYMERI I, abbé de Saint -Paul de Narbonne,
p. 5oi.
AYMERI II, abbé de Saint-Paul de Narbonne,
p. 5oi .
AYMERI m, abbé de Saint-Paul de Narbonne,
p. 002.
AYMERI NOËL ou NATAL, abbé de Saint-Ser-
nin, p. 748.
AYMERI DE ROQUEFORT, abbé de Sorèze, p. 5 12.
AYMERT, comte d'Auch, p. 367.
AYMERI I, yicorate de Narbonne, pp. i5c, 479,
5o2.
AYMERI II, vicomte de Narbonne, p. 249.
AYMERI III, vicomte de Narbonne, pp. 20 1, i5i,
577, 619.
AYMERI DE LAUTREC, seigneur d'Ambres,
p. 268.
AYMERT GUILLAUME, seigneur de Clermont,
p. 289.
AYMON, prieur de Cassan, évêque de Nice, p. 7j3.
AYRARD, évêque de Carpentras, p. 63.
AYRAULT, abbé de Conques, p. 472.
AYROUVILLE, p. 357.
AZÉMAR DE PINS, abbé d'Eaunes, p. 635.
AZÉMARE DE LISSAC, abbesse de Beaulieu, près
Mirepoix, p. 806.
AZENARIUS, abbé de Caunes, p. 465.
AZILLAN (Gaucelin d'), maître des hospitaliers de
Jérusalem, p. 234.
Azii.i.E ou AziLLA.v, château dans le diocèse de
Narbonne, pp. 236, 336, 467 (AuJe), arr. de
Carcassonne^
— les clarisses de Carcassonne viennent s'y éta-
blir, p. 750.
— (clarisses d'), p. 689.
— (abbesses des clarisses d'), p. 689.
— (frères mineurs d'), p. 686.
— (concile d'), en 902, pp. 246, 563.
B
B., évêque de Cavaillon, p. 278.
B., abbé de Conques, p. 473.
B., abbé de Lézat, p. 775. Voir BERNARD DE
SARRAUTA.
B., abbé de Mazan, p. 604.
B. DE PIANO, abbé de Notre-Dame de Quarante,
p. 563.
B., abbé de Saint-Jacques (i3o4-i3o5), p. 585.
B., abbé de Saint-Jacques (1401-1406), p. 585.
B. JOURDAIN, abbé de Saint-Paul de Narbonne,
p. Soi.
B., abbé de Savignl, p. 602.
B. DE COSTE, archidiacre de Rodez, p. 541.
B. PIERRE URSEOLE, duc de Venise, p. 140.
BABILA, abbé d'Arles, p. 432.
BACON, calviniste, p. 53 1.
Badon, territoire, p. 262.
— (église Notre-Dame de), p. 264.
BADUEL (Claude), professeur à l'université de
Paris & au collège des Arts de Nîmes, p. 843,
FAFFIE (Guillaume de), p. 393.
BAZANNE (N. de), abbé de Saint-Guillem, p. 545.
Bagcs, château, p. 343 {^Py renées-Orientales), arr.
de Perpignan.
BAGES (Raimond de), p. 5o3.
Bagnols (moulins de), près Béziers, p. 497.
Bacxoi.S, château, p. 467 (Aude), arr. de Ci:rcas~
sonne.
Bagxols (Saint-Etienne de), abbaye, pp. 245, 248,
BAr.NOi.s ou Valsauve (abbaye de), p. 869.
Baonols (petits couvents de), p. 870.
Baillargies, église, p. 164 {Hérault), arrond. de
Montpellier.
Baings de Montfekrant (Saint-Nazaire de), pa-
roisse au diocèse d'Alet, p- 462,
Bajas, terre, p. 340; Bages {Pyrénées-Orientales),
arr. de Perpignan.
Bajelle, village, p. 577.
Balaguier, vallée, p. 475.
Balarlx, p. 3i7 {Hérault), arr. de Montpellier,
BALAN, abbé de Sorèdc, p. 563.
BALDEMAR, abbé de Caunes, p. 465.
Bai.e (concile de), pp. 388, 431, 455, 559, 642,
877.
Balma, la Balme, château, pp. 359, 36i {Haute-
Garonne), arr. de Toulouse.
BALTHASAR DE BUDOS DE PORTES, évêque
d'Agde, p. 3io.
BALTHASAR DE THÉZAN DE SAINT-GENIÈS,
abbé de Quarante, p. 565.
BAMJOLAS, abbaye au diocèse de Girone, p. Spâ.
Bannes (Saint-Pierre de), église, p. 414.
Bar, prieuré, p. 473.
Barassan (Saint-Gemés de), lieu, p. 578 {Hérault),
arr. de Béliers.
Barbaira (hôpital de), p. 769.
Barbastro (Sainte-Foi de), monastère, p. 473.
BARBAZAN (Arnaud-Guillaume de), p. 376.
BARBE DU BOIS, p. 270.
Barcelone (conciles de), en 599, p. 902; en 906,
pp. 246, 329; en 1564, p. 787.
— (évêque de), p. i63.
— (comte de), pp. 143, 191,
Barenx (maladrerie de), p. 665 j corrige^ Brcns
{Tarn), arr, d'Albi.
Barète (Saint-Laibent de), prieuré, p. 290.
Barjac (capucins de), p. 870.
BARNABE DE FAYOLLES, abbé de Psalmodi,
p. 509.
928
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
Barnassonne (Sainte-Mahie de), abbaye, p. 759.
Voir Bebnassonne.
BARON, abbé d'Exala, p. 476.
BARRAL (N. de), seigneur du Mas-d'Azil, p. 496.
BARRAL, seigneur 8t vicomte de Marseille, p. 607.
BARRAL DE BAUX, prince d'Oiange, p. 3i.
BARRIAC (Raimond de), p. 868.
BARRIÈRE (Bernard), procureur du roi à Nimes,
p. 839.
BARTHE DE NESTE (Arnaud-Guillaume de la),
p. 374.
— (Marguerite de la), p. 37Û.
BARTHÉLÉMY, archevêque de Narbonne, p. 146.
BARTHÉLEJMY, dernier abbé d'Alet & son pre-
mier évêtjue, pp. 423, 572.
BARTHÉLÉMY DE MONTCALVE, évêque de Bé-
ziers, p. 268.
BARTHÉLÉMY DE DON ADIEU DE GRIESC,
évêque de Comminges & abbé de Saint-Hilaire,
pp. 378, 548.
BARTHÉLÉMY I PAYRO, évêque d'Elne, pp. 345,
782, 783.
BARTHÉLÉMY II (F.), évêque d'Elne, doit être
identifié avec Barthélémy I Payro, pp. 346, 783.
BARTHÉLÉMY I D'ARTIGUALOUBE, évêque de
Pamiers, pp. 43 1 , 848.
BARTHÉLÉMY II DE SALIGNAC, évêque de Pa-
miers, abbé de Boulbonne, pp. 432, 6i5.
BARTHÉLÉMY DOMINIQUE DU MONT, abbé de
Foix, p. 849.
BARTHÉLEMI DU MAS, abbé de Fontcaude,
p. 864.
BARTHÉLEMI, abbé de Gimont, p. 609.
BARTHÉLEJMI GABRIEL DU ROUREZ, abbé de
Mazan, p. 604.
BARTHÉLÉMY DE BARRE, abbé de Montolieu,
p. 4.19.
BARTHÉLEMI DE RENOUARD , abbé de Qua-
r.inte, p. .565.
BARTHÉLÉMY DE CHAUMONT, abbé de Saint-
Gilles, p. 621.
BARTHÉLÉMY DE DONADIEU DE GRIESC,
évêque de Comminges, abbé de Saint-Hilaire,
p. 548. Voir aux évêques de Comminges.
BARTHÉLÉMY, abbé de Saint-Jacques, p. 535.
BARTHÉLÉMY FAVRE , abbé de Saint-Paul de
Narbonne, p. 5o5.
BARTHÉLÉMY ROBIN, abbé de Sorèze, p. 514.
BARTHÉLEMI D'ORLÉANS, chanoine d'Angou-
lême, p. 588.
BARTHÉLÉMY BARRIÈRE, vicaire général de
Maguelonne, p. 32i.
Bar/ac (Saint-Miciiel de), p. 582.
BASILHAC (de), connétable de la cité de Carcas-
sonne, p. 744.
BASILHAC (Jean de), p. 387.
BASILE, évêque du Puy, p. 400.
BASILE, abbé de Saint-Martin de Lez, p. 723.
BASILE, abbé de Saint-Théodard, p, 425.
BASIN, abbé d« Bonnefont, p, b'ô'i-
Bassac, abbaye, p. 3o2.
Ba.ssas, église, p. 266 [Hérault), arr. de Béliers.
Bassei'ontaine, abbaye, p. 365.
BASTET-CRUSSOL (Jacques de), p. 228.
Bastide-de-SéKOl' (La), p. 496 (^Ârlége), arr, de
Foix.
BAT ALLA, lépreux du Bourg de Narbonne, p. 684.
BAUDAC (famille des), seigneurs de Mèze, p. 714.
BAUDOIN I, comte de Tripoli, p. 3i.
BAUDOIN, frère de Raimond VI, mort en 1212,
p. 3 I.
BAUDOUIN, évêque d'Albi, p. 384.
BAUDOUIN I, roi de Jérusalem, p. 2i3.
BAUDOUIN III, roi ic Jérusalem, p. 234.
BAUDOUIN V, roi de Jérusalem, p. 237.
BAUDOUIN DE DURFORT, seigneur de Clermont-
sur-Garonne, p. 609.
S. BAUSILE (translation 8c invention du corps de),
p. 835.
BAUSSU (N. de), abbé de Joncels, p. 488.
BAUX (seigneurs de), p. 63o.
BAUX (Bertrand de), mari de Tiburge, pp. 184,
63o.
— (Bertrand de), fils de Tiburge, p. 184.
— (Guillaume de), p. 184.
— (Tassiene de), p. 574.
BAUZO, abbé de Sorède, p. 562.
BAVAr.Tts (vallée de), p. 770.
Bayonxe, assiégée par Alfonse de Castille, pp. 222,
223.
BÉARN (vicomte de), pp. 197, 609.
BÉATRIX DE LA PIERRE, abbesse de Eagnols,
p. 869.
BÉATRIX I, abbesse de la Font, p. 837.
BÉATRIX II DE BLANZAC, abbesse de la Font,
p. 837.
BÉATRIX III DE MIRABELLE, abbesse de la
Font, p. 837.
BÉATRIX IV DE MASCARON , abbesse de la
Font, p. 837.
BÉATRIX, abbesse des Olieux, p. 687.
BÉATRIX BÉRENGÈRE, abbesse deVignogoul,
p. 827.
BÉATRIX DE COMBRET, abbesse de Vignogoul,
p. 827.
BÉATRIX, fille de Bernard IV, comte de Mel-
gueil, pp. 178, 1 80.
BÉATRIX, héritière du Dauphiné, femme d'Albé-
ric Taillcfer, comte de Saint-Gilles, pp. 3 1 , 224.
BÉATRIX, femme de Raimond, comte de Substan-
tion, p. 178.
BÉATRIX DE BÉZIERS, seconde femme de Rai-
mond VI, comte de Toulouse, pp. 3i, io5.
BÉATRIX, femme de Centule, vicomte de Béarn,
p. I i3.
BÉATRIX, vicomteise de Marsac, p. 657.
BÉATRIX, vicomtesse de N.ii bonne, p. 6SS.
BÉATRIX, dame du Ci ylar, imnme de Guigi.cs X,
p, ni.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
929
BÉATRIX, femme de Rainon I, seigneur d'Uzès,
p. 228.
BÉATRIX, femme de Reforciat de Montauban,
p. 2ï8.
BÉATRIX, femme d'Arnaud-Raimond, p. 342.
BEATUS, évéque d'Urgel, p. 904.
Beaicaibe, p. 836} sur l'origine de cette ville,
p. i8d.
— (château de), pp. 76, 5i8.
— (sénéchaussée de), pp. 262, 335.
— (Saint-Sadveur de), p. 837.
— (filles repenties de), p. 837.
Beaijeu, château, p. 4o5.
BEAtLiEC (Saint-Pierre de), abbaye, pp. 44, 45,47.
Beallieu, abbaye de femmes, près de Mirepoix,
pp. 8o5, 806.
Beailieu, église, p. 333. Voir Loubatiébe (la).
Beal'LIEU, château, p. 404 (Haute-Loire), arr. du
Puy.
BEAUMARCHAIS (Eustache de), sénéchal de Tou-
louse, pp. 596, 609, 628, 872.
Beiimost, lieu en Rouergue, p. 104; Belmont-
d'Aveyron, arr. de Saint-Affritjue,
— prévôté de chanoines, p. 566.
Beaumont (la bastide de), p. 609 (Tarn-&-Ga-
ronne'jy arr. de Casielsarrastn .
BEAUMONT (Jean de), maréchal du roi de France,
P- 740-
Bealpuy, lieu du diocèse de Mirepoix, p. 436.
BEAUPUY (Bertrand de), p. 608.
BEAUPUY (Esquirols de), p. 607.
BEAUSSET DE ROQUEFORT (N.), abbesse des
Olieux, p. 687.
BEAUVAU (Jacques de), marquis de Riveau, p. 364.
BEAUVILLIERS (Anne de), p. 41 1.
Bec, abbaye, p. 36o.
BEC (Guiraud du), p. 606.
Bf.ciAN, château, p. 265; corrige^ Bessan. Foir ce
mot.
BÉCIAN (Pons de), p. 263.
Bédabieux, pp. 577, 578, 579, 58o (Hérault), arr.
de Béliers.
— (capucins de), p. 727.
BEGOK, évéque de Nimes, pp. 94, 276.
BEGON, év^ue du Puy, p. 401.
BEGON, .Tbbé de Castres, p. 434.
BEGON I, abbé de Conques, p. 472.
BEGON II, abbé de Conques, p. 472.
BEGON III, abbé de Conques, p. 475.
HÉGON, abbé de Saint-Sauveur de Lodève, p. 8o3.
BÉGON SICARD, chanoine de Saint-Just, p. 604.
BEGON, seigneur de Dourgne, p. 385.
Becoxie, fief, p. 596.
BÈGUE, surnommé Jourdain, abbé de Vabrc,
pp. 568, 578.
BÈGUE I BOURSIER, prévôt de Saint- Solvi,
p. 583.
BÈGUE H MONTANHA, prévôt de Saint-Salvi,
p. 583.
BEL ou BELLON. Foir BERLÉON, évéque d'Uzès,
p. 3oo.
Belcadro, Bellicadro, Eellau.ro, "Voir Beaucaibe,
p. 186.
Belcastel, terre, p. 589.
BELCASTEL (Oalric de), p. 641.
BELFAGE (Arnaud de), p. 490.
BÉLIARDE, femme de Raimond I, comte de Razès,
pp. I i3, 546.
BELIARDE, femme de Guillaume II, seigneur de
Montpellier, p. 184.
BELINGUED (N. de), abbesse de Vielmur, p. 601.
BELISSENDE, prieure de Nonenque, p. 568.
Bellecelle, abbaye du diocèse d'Albi , pp. 448,
663.
BELLEGARDE (N. de), abbé de Montolieu, p. 463.
Belleperciie, abbaye, pp. 337, 36i, 367, 368,
427, 589, 607, 609, 626.
Bellum-Cadrum, ville, p. 186.
Belprat, terre, p. 588.
BELPUECH (Bertrand de), p. 688. Toir BEAUPUY.
BELTILDE, femme d'Armand I, vicomte de Poli-
gnac, p. 5o.
Belvézer (chartreuse de), p. 762.
BÉNAVENT (Guillem), diacre d'Argut, p. 771.
BENCION, comtej sa donation à l'église d'Elne,
p. 23.
BÉNÉBERTE, archidiacre de Sainte-Cécile d'Albi,
pp. 384, 657.
BENENATUS, évéque d'Elne, pp. 339, 777.
Bénéve.nt (Sainte-Sophie de), abbaye, p. 589.
S. BENIGNE, évéque du Vêlai, p. 400.
BÉNIGNE DE MASCHARON ou DE MACHET,
abbé de Franquevaux, p. 63o.
BÉNIGNE DE BLONDEAU, abbé de Nizors, p. 643.
BÉNIGNE DE MACHECO, seigneur de Prémeaux,
p. 5o5.
Bénissons-Dieu, abbaye, p. 374. Ko ir Nizors.
BENJAMIN DE BRICHANTEAU, évéque de Laon,
p. 382.
BENOIT V, pape, p. 33.
BENOIT VI, pape, p. 33.
BENOIT, évéque de Cavaillon, p. 629.
BENOIT DE SAINTE-MARIE, évéque d'Elne,
p. 346.
BENOIT, abbé d'AIet, de Saint-Hilaire de Carcas-
sonne & de Saint-Pierre de Lézat, pp. 422,
489, 546.
S. BENOIT, fondateur & abbé d'Aniane, pp. 245,
447, 528, 557.
BENOIT I, abbé de Notre-Dame d'Arles, p. j53.
BENOIT II, abbé de Notre-Dame d'Arles, p. 453,
BENOIT TAILLECORNE, abbé de Fontfroide,
p. 620.
BENOIT D'ALIGNAN, abbé Je La Grasse, p. 480.
BENOIT, abbé de Jocou, p. 722.
BENOIT, abbé de Saint-Pierre de Lunas ou de
Joncels, p. 485.
BENOIT, abbé de Lézat, p. 489. Voir aux nbbés
d'AIet.
IV.
59
TABLE GENERALE DES NOiMS ET DES MATIERES.
BENOIT, abbé de Mazan, p. 602.
BENOIT, abbé de Montolieu, p. 456.
BENOIT, abbé de Quarante, p. 564.
BENOIT GAÉTAN, abbé de Saint-Aplirodlse,
p. 498.
BENOIT DE TORRES, abbé temporaire de Saint-
Genis (à trois reprises), p. 536.
BENOIT, abbé de Saint-Gilles, p. 5 17.
BENOIT, abbé de Salnt-Giiillem, p. SSp.
BENOIT I, abbé de Saint-Hilaire. FoiV aux abbés
d'ALET.
BENOIT n, abbé de Saint-Hilaire, p. 546.
BENOIT DUPONT, abbé de Saint-Paul de Nar-
bonne, p. 5o5.
BENOIT, de la famille des comtes de Toulouse,
abbé de Vabre, p. 3o.
BENOIT, abbé de Vioux, pp. 43, 664.
BENOIT MANGALICH, prieur de Saint-Sauveur
de Bréda, p. ûpa.
BENOIT, prêtre, p. 457.
BENOIT, vicomte de Toulouse, pp. 37, T26.
Eenql'E (chapelle du château de), p. 774.
BENQUE (Amanieu de), p. (344.
— (Bernard-Eudes de), p. 772.
— (Compan de), p. 774.
— (Gaillard de), p. 643.
— - (Guillem-Enard de), p. 772.
— (Raimond-Guillem de), p. 774,
EER... DE ROD..., abbé de Saint-Paul de Nar-
bonne, p. 5o2.
BÉRA, abbé de Saint-Chinian, p. 529.
BÉRA, comte de Roussillon, p. 422.
BÉRARD, abbé de Quarante, p. 664.
BÉRARD DE BERNIS (N. de), abbesse de Vigno-
goul, p. 827.
EÉRARIUS, archevêque de Narbonne, pp. 245,
674.
BÉRAUD DE FARGUES, évêque d'AIbi, pp. 253,
386, 657, 658, 666, 667.
BERAUD, évêque de Viviers, p. 41 5.
BÉRAUD, abbé de Saint-Gilles, p. 5il5.
BÉRAUD II, dauphin d'Auvergne, p. 388,
BÉRAUD, seigneur de Bouzols & de Chabrières,
en Vivarais, p. 6o3.
BÉRAUDIÈRE (Louise de la), p. 370.
BEREMUNDO, vicomte de Cardona, p. 907.
BÉRENGER FRÉDOL (frc^oZ), évêque de Tuscu-
lum (cardinal du titre de Saint-Nérée), légat
en France, pp. 333, 42Û, 890, yoir aux évêques
de Béziers.
BÉRENGER I, archevêque de Narbonne, abbé de
La Grasse, pp. zSo, 453, 479.
BÉRENGER II, archevêque de Narbonne, pp. 25o,
3i5, 546, 678,
BÉRENGER I, évêque d'Agde, p. 3oâ.
BÉRENGER II, évêque d'Agde, prieur de Cassan,
pp. 3o6, 732.
BÉRENGER III GUILHOT, évêque commendataire
d'Agde, p. 307.
BÉRENGER I, évêque de Béziers, p. 263.
BÉRENGER II, évêque de Béziers, p. 203.
BÉRENGER III FRÉZOL, évêque de Béziers, abbc
de Saint-Aphrodise, pp. 266, 498, 733. f^oir
plus haut aux cardinaux.
BÉRENGER IV FRÉDOL, dit le Jeune, évêque de
Béziers, p. 267.
BÉRENGER I, évêque de Carcassonne, pp. 33i,
738.
BÉRENGER II, évêque de Carcassonne, p. 333;
n'a pas existé, p. 738.
BÉRENGER I, évêque de Conserans, p. 379.
BÉRENGER II, évêque de Conserans, p. 38 1.
BERENGER I, évêque d'Elne; rectification à son
sujet, p. 778.
BÉRENGER (II), évêque d'Elne, pp. 144, 146,
340, 778.
BÉRENGER (m) II, évêque d'Elne, pp. 341, 778.
BÉRENGER IV, évêque d'Elne, pp. 841, 453, 779.
BÉRENGER V, évêque d'Elne, p. 779.
BÉRENGER V (VI), évêque d'Elne, p. 843.
BÉRENGER VI, prétendu évêque d'Elne, pp. 348,
780.
BÉRENGER VI (VII) DE CHANTELOUP (Can:al-
lops), évêque d'Elne, pp. 202, 343, 780.
BÉRENGER VII (VIII) DE SAINTE-FOI, évêque
d'Elne, p. 781.
BÉRENGER VIII (IX), évêque d'Elne, p. 781.
BÉRENGER IX, évêque d'Elne, p. 345j à suppri-
mer, p. 782.
BÉRENGER X BAYLE, évêque d'Elne, pp. 344,
562, 781.
BÉRENGER, évêque de Girone, p. 144.
BÉRENGER, évêque de Lectoure, p. 368.
BÉRENGER I DE BOUSSAGUES, évêque de Lo-
dève, p. 290.
BÉRENGER II GUITARD, évêque de Lodève,
pp. 290, 801 .
BÉRENGER FRÉZOL, évêque de Maguelonne,
pp. I 80, 3i7, 814, 822.
BÉRENGER I, abbé de Notre-Dame d'Arles, p. 453.
BÉRENGER II DE PIERREPERTUSE, abbé de
Notre-Dame d'Arles, p. 404.
BÉRENGER UI, abbé de Notre-Dame d'Arles,
p. 404.
BÉRENGER IV, abbé de Notre-Dame d'Arles,
p. 454.
BÉRENGER I, abbé de Boulbonne, pp. 38o, 612.
BÉRENGER II VALART, abbé de Boulbonne,
pp. 476, 612.
BÉRENGER III, abbé de Boulbonne, p. 6i3.
BÉRENGER I, abbé du Canigou, pp. 463, 594.
BÉRENGER II, abbé du Canigou, pp. 464, 594.
BÉRENGER DE BRUGAIROLLES, abbé de Caunes,
p. 466.
BÉRENGER I DE PULGATO, abbé de Cuxa ,
p. 476.
BÉRENGER II, abbé de Cuxa, p. 477.
BÉRENGER I, abbé de Fontcaude, p. 863.
BÉRENGER II DE BESSAN , abbé de Fontcaude,
p. 863.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES.
9?)!
BÉRENGER III D'OLONZAC, abbé de Fontcaude,
p. 863.
BÉRENGER, abbé de Fontfroide, p. rtio.
BÉRENGER DE LÉVEZON, abbé de Franquevaux,
p. 63o.
BÉRENGER I DE NARBONNE, abbé de La Grasse.
f^olr aux archevêques de Narbonne.
BÉRENGER II, abbé de La Grasse, p. 479.
BÉRENGER III DE GRAVE, abbé de La Grasse,
p. 480.
BÉRENGER IV DE GRAVE, abbé de La Grasse,
pp. 480, 578, 632.
BÉRENGER I, abbé de Psalmodi 8c de Joncels,
pp. 486, 507.
BÉRENGER II, abbé de Joncels, p. 486, 307.
BÉRENGER, abbé de Lézat, p. 491.
BÉRENGER, abbé de Montolieu, p. 467.
BÉRENGER, abbé de Psalmodi. Foir aux abbés de
Joncels.
BÉRENGER I, abbé de Quarante, p. 563.
BÉRENGER II DE MATIEN, archidiacre de Nar-
bonne, abbé de Quarante, p. 364.
BÉRENGER III DE SEILLAN, abbé de Quarante,
p. 564.
BÉRENGER I DE VENTAJOU, abbé de Saint-
Aphrodise, pp. 264, 497.
BÉRENGER II FRÉDOL, abbé de Saint-Aphro-
dise. Voir aux évêques de Béziers.
BÉRENGER BARNIER DE SAUVE, abbé de Saint-
Gilles, p. 5i8.
BÉRENGER, abbé de Saint-Guillem, p. 540,
BÉRENGER, abbé de Saint-Jacques, p. 585.
BÉRENGER I, abbé de Saint-Pons de Thomières,
p. 419.
BÉRENGER II, abbé de Saint-Pons de Thomières,
p. 419.
BÉRENGER I, abh' de Saint-Sauveur de Lodère,
p. 802.
BÉRENGER II, abbé de Saint-Sauveur de Lodève,
p. 8o3.
BÉRENGER-ERMENGAUD, abbé de Saint-Sever
d'Agde, p. 715.
BÉRENGER I, abbé de Saint-Thibéry, p. SSy.
BÉRENGER U dit Nigret, ahhi de Saint-Thibéry,
p. 558.
BÉRENGER III DE LODÈVE, abbé de Saint-Thi-
béry, p. 558.
BÉRENGER IV RAIMOND, abbé de Saint-Thi-
béry, p. 559.
BÉRENGER-ALBERT, abbé de Sorèze, p. 5i3.
BÉRENGER BARFIN ou RAFFIN , abbé de Val-
mngne, p. 618.
BÉRENGER I, abbé de Villemagne, p. 577.
BÉRENGER II, abbé de Villemagne, pp. 568, 577.
BERENGER, empereur, fait crever lej yeux à
Louis, lîls de Boson, p. 14.
BÉRENGER-RAIMOND, comte de Provence, pre-
mier mari de Béatrix, comtesse de Melgueil,
pp. 178, 540.
BERENGER, comte de Substaniion, p. 178.
BÉRENGER, comte de Vêlai, p. 85.
BÉRENGER II, vicomte de Millau, de Cariât & de
Gévaudan, pp. 72, i3i, 883, 887.
BÉRENGER, vicomte de Narbonne, pp. 173, 248.
BÉRENGER-GUILLAUME, baron de Clermont,
p. 291.
BÉRENGER, seigneur d'Uzès en partie, pp. 228,
3oi.
BÉRENGER, compétiteur de Louis l'Aveugle au
royaume de Lombardie, & ensuite empereur,
pp. 14, 16.
BÉRENGER ou BÉRANGER, vicomte d'Avignon,
p. 78.
BÉRENGER ou BÉRANGER, vicomte de Nar-
bonne, p. 173.
BÉRENGÈRE I D'ARAMON, abbesse de la Font,
p. 837.
BÉRENGÈRE II DE GENESTOUX, abbesse de la
Font, p. 837.
BÉRENGÈRE I DE BAGES , abbesse des Olieux,
p. 687.
BÉRENGÈRE II DE LA GRASSE, abbesse des
Olieux, p. 687.
BERENGUER GUIFREDO, évèque de Girone,
p. 907.
BERENGUER DE ÉRIL, évêque de Lérida, p. 908.
BERENGUER DE ÉRIL, évêque d'Urgel, p. 909.
Bérens, château en Albigeois, p. io5. Foir BiiE.vs.
Bergebac (prieur de), p. 627.
BERGONBIOU (Jean), prêtre de Cordes, p. 670.
BERLÉON, BEL ou BELLON, évêque d'Usés,
p. 3oo.
BERMOND ou BRÉMOND DE LÉVEZON, évêque
de Béziers, abbé de Saint-Aphrodise, pp. 263,
448. 497. 7^5. 733. 802, 827.
— appelé à tort Bernard, p. 227.
BERMOND, évêque supposé d'Uzès, p. 3oi.
BERMOND SEGUIER, abbé de Gaillac, p. 599.
BERMOND DE LÉVEZON, abbé de Saint-Aphro-
dise. Voir aux évêques de Béziers.
BERMOND, abbé de Saint-Sauveur de Lodève,
p. 802.
BERMOND (D'ANDUZE?), abbé de Saint-Thibéry,
p. 559.
BERMOND, commandeur des templiers de Pézénas,
p. 265.
BERMOND I, seigneur d'Uzès pour moitié, & de
Posquières, pp. 228, 63o, 641.
BERMOND II, seigneur d'Uzès, pp. 218, 3oo.
BERMOND III, seigneur d'Uzès, p. 228.
BERMOND, fils de Garsinde d'Anduze ou de Sauve,
p. 540.
BERMOND, seigneur de la Voûte, p. 415.
Bernai, abbaye, p. 482.
BERNARD, archevêque d'Arles, puis évêquecardi-
nal de Porto, p. 278.
BERNARD, archevêque d'Auch, p. 367.
BERNARD I GAUCELIN , évêque de Béziers, ar-
chevêque de Narbonne, pp. z5o, 342, 5o2, 585.
BERNARD II DE FARGUES, archevêque de Nar-
bonne, pp. i53, 467, 680.
qSi
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
BERNARD DU ROSIER, corrige^ ROUSERGUES,
évêque de Montaiiban & archevêque de Tou-
louse, pp. 323, 359, 4iC>, 527.
BERNARD I, évêque d'Agde, p. 3o5.
BERNARD II, évêque d'Agde, p. 3o6.
BERNARD III DÉODAT, évêque d'Agde, pp. 3o6,
558, 7i5.
BERNARD IV DU PUY, évêque d'Agde, pp. 3 10,
747-
BERNARD I, évêque d'Albi, pp. 33, 384.
BERNARD II DE COMBRET, évêque d'Albl ,
pp 386, 657.
BERNARD III DE CASTANET, évêque du Puy &
d'Albi, pp. 90, 386, 406, 623, 625, 660, 663,
665.
BERNARD IV DE CAMIET, évêque d'Albi, pp. 387,
669.
BERNARD V DE CAZILLAC , évêque d'Albi ,
pp. 369, 388.
BERP^ARD I GERALDI, abbé d'Aniane, évêque de
Béziers, pp. 262, 448, 496, Soi.
BERNARD II, évêque de Béziers, pp. 262, 496.
BERNARD III ARNAUD, évêque de Béziers, p. 263.
BERNARD IV, évêque de Béziers. rojV aux arche-
vêques de Narbonne.
BERNARD V DE CUXA , évêque de Béziers,
pp. 265, 558, 578.
BERNARD DE LÉVEZON , évêque de Béziers,
p. 733'; corrige^ BERMOND. Koir ce mot.
BERNARD I DE ROQUEFORT, évêque de Carcas-
sonne, pp. 329, 738.
BERNARD II RAIMOND DE ROQUEFORT, évê-
que de Carcassonne, pp. 33i, 343, 738.
— ancien évêque de Carcassonne, p. 632.
BERNARD III DE CAPENDU, évêque de Carcas-
sonne, pp. 332, 738.
BERNARD I (ROGERi"), évêque de Comminges,
p. 373.
BERNARD II, évêque de Comminges, pp. 373,
776.
BERNARD I, évêque de Conserans, p. 379.
BERNARD II RAIMOND PELET, évêque de Con-
serans, abbé de Lézat & de Peyrissas, pp. 379,
489. 7'°. 773, 774-
BERNARD III DE MONTAIGU, évêque de Conse-
rans, p. 38o.
BERNARD IV DE MARMIESSE, évêque de Con-
serans, p. 382.
BERNARD I DE BERGA, évêque d'Elne, pp. 343,
476, 780.
BERNARD II Je ArguiUgueriis, évêque d'Elne,
p. 343; prétendu évêque d'Elne, p. 780.
BERNARD III SALLA, évêque d'Elne, p. 343.
BERNARD IV HUGUES, évêque d'Elne, pp. 344,
781.
BERNARD V FOURNIER, évêque d'Elne, p. 344.
BERNARD VI DE MESA, évêque d'Elne, pp. 346,
786.
BERNARD DE CHENEVON, évêque de Lavaur,
p. 438.
BERNARD I, évêque de Lectoure, p. 366.
BERNARD II, évêque de Lectoure, p. 367.
BERNARD III, évêque de Lectoure, p. 368.
BERNARD IV ANDRÉ, évêque de Lectoure, p. 369.
BERNARD I, évêque de Lodève, p. 288.
BERNARD II, évêque de Lodève, pp. 171, 288.
BERNARD III DE PROVEN CHÈRES , évêque de
Lodève, p. 283.
BERNARD IV, évêque de Lodève, p. 291.
BERNARD V GUI {Guidon'n], évêque de Lodève,
prieur des dominicains de Carcassonne &
d'Albi, pp. i3r, 292, 665, 75i, 752.
BERNARD VI DE CASILLAC, évêque de Lodève,
p. 294.
BERNARD VII D'ELEÈNE, évêque de Nimes, évê-
ques de Lodève. Voir plus bas.
BERNARD DE MÈZE, évêque de Maguelonne,
pp. 180, 3i6, 449.
BERNARD DE VISSEC, évêque élu de Maguelonne
non acceptant, p. 317.
BERNARD, évêque de Mende, p. 393.
BERNARD I, évêque de Montauban, p. 426.
BERNARD II DE LA ROCHE -FONTENILLES,
évêque de Montauban, p. 426.
BERNARD in DE ROUSERGUES, évêque de Mon-
tauban. Voir aux archevêques de Toulouse.
BERNARD I, évêque de Nimes, p. 275.
BERNARD II D'ANDUZE, évêque de Nimes, pp. 93,
276, 448.
BERNARD III, évêque de Nimes, p. 279.
BERNARD IV, évêque de Nimes, p. 279.
BERNARD V DE BONNAVAR ou DE BONNEVAL,
évêque de Nimes, p. 280.
BERNARD VI D'ELBÈNE, évêque de Nimes & de
Lodève, pp. 270, 283.
BERNARD SAISSET, dernier abbé de Saint-Anto-
nin & premier évêque de Pamiers, pp. 429, 430,
495, 845, 846.
BERNARD I DE ROCHEFORT, évêque du Puy,
p. 404.
BERNARD II DE MONTAIGU, évêque du Puy,
p. 404.
BERNARD III DE VENTADOUR, évêque du Puy,
p. 404.
BERNARD IV DE CASTANET, évêque du Puy.
Voir aux évêques d'Albi.
BERNARD V LE BRUN, évêque du Puy, p. 406.
BERNARD I DU MONASTIER, évêque de Rodez,
p. 874.
BERNARD II D'ALBI, évêque de Rodez, p. 874.
BERNARD 1 DE LA TOUR, dernier abbé & pre-
mier évêque de Saint-Papoul, p. 444.
BERNARD II DE SAINT-MARTIAL, évêque de
Saint-Papoul, p. 444.
BERNARD III DE CASTELNAU, évêque de Saint-
Papoul, pp. 445, 450.
BERNARD IV SALVIATI, évêque de Saint-Papoul,
pp. 445, 852.
BERNARD V DESPRUETS, évêque de Saint-Pa-
poul, p. 446.
BERNARD I ou BERNON, évêque de Toulouse,
pp. ! 3, 99, 352.
/
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES.
BERNARD H, évèque de Toulouse, pp. 99, Ii3,
352.
BERNARD III BONHOMME, érêque de Toulouse,
p. 353.
BERNARD DE SAINT-ÉTIENNE , érèque d'Uzès,
p. 3oi.
BERNARD, érêque supposé d'Uzès, p. 3oi.
BERNARD BLANC, évéque de Vabre, p. 069.
BERNARD ou BERMOND D'ANDUZE, évèque de
Viviers, p. 414.
BERNARD D'ARFEUIL, évèque de Viviers, p. 41 5.
BERNARD I, abbé d'Alet, p. 422.
BERNARD II DE SAINT-FERRÉOL, abbé d'Alet
& de Saint-Polycarpe, pp. 422, 534.
BERNARD I GÉRAUD, abbé d'Aniane. Voir aux
évéques de Béziers.
BERNARD II DE VERFEIL, abbé d'Aniane,
pp. 449, 63o.
BERNARD I, abbé d'Ardorel, p. 616.
BERNARD II DE PEYRUSSE, abbé d'Ardorel,
p. 616.
BERNARD I, abbé de Notre-Dame d'Arles, p. 453.
BERNARD II, abbé de Notre-Dame d'Arles, p. 453.
BERNARD III, abbé de Notre-Dame d'Arles, p. 453.
BERNARD IV DE MONTESQUIOU, abbé de Notre-
Dame d'Arles, p. 453.
BERNARD V DE PINEDA, abbé de Notre-Dame
d'Arles, p. 453.
BERNARD VI D'AXAT, abbé de Notre-Dame
d'Arles, p. 454.
BERNARD VII DE THAOSCA, abbé de Notre-
Dame d'Arles, p 454.
BERNARD VIII D'ESBAC, abbé de Notre-Dame
d'Arles, p. 454.
BERNARD IX MAINARD, abbé de Notre-Dame
d'Arles, p. 454.
BERNARD X DE O.'.TALLO, abbé de Notre-Dame
d'Arles, p. 454.
BERNARD, abbé de Beaulieu, p. 44.
BERNARD I, abbé de Belleperche, p. 627.
BERNARD II GUILLAUME de Scampodio, abbé de
Belleperche, p. 627.
BERNARD, abbé de Bonnecombe, p. 641.
BERNARD I, abbé de Bonnefont, p. 633.
BERNARD II, abbé de Bonnefont, p. 634.
BERNARD III, abbé de Bonnefont, p. 634.
BERNARD IV DE POUDENX, évèque de Marseille,
abbé de Bonnefont, p. 634.
BERNARD I D'ALBARS , abbé de Boulbonne,
p. 6i3.
BERNARD II SAQUET, abbé de Boulbonne, p. 614.
BERNARD I, abbé de Calers, p. 621.
BERNARD II, abbé de Calers, p. 621.
BERNARD III, abbé de Calers, pp. 6i3, 61t.
BERNARD IV HUGUES, abbé de Calers, pp. 61 3,
621.
BERNARD V DU BOIS, abbé de Calers, p. 621.
BERNARD VI DE PLANEVILLE, abbé de Calers,
p. 622.
BERNARD I, abbé de Candeil, p. 624.
BERNARD II DE MONTLAUR, abbé de Candeil,
p. 624.
BERNARD III SAQUET, abbé de Candeil, p. 616;
peut-être If même ^ue l'abhé de Boulbonne plus
haut indiqué.
BERNARD IV ERIGE, abbé de Candeil, p. 625.
BERNARD, abbé du Canigou, pp. 464, 594.
BERNARD I, abbé de la Capelle, p. 645.
BERNARD II, abbé de la Capelle, p. 646.
BERNARD III DE LA PORTE, abbé de In Ca-
pelle, p. 646.
BERNARD IV DOYAL, abbé de la Capelle, p. 646.
BERNARD V DES MOULINS, abbé de la Capelle,
p. 646.
BERNARD, abbé de Castres, p. 434.
BERNARD I, abbé de Caunes, p. 466.
BERNARD II, abbé de Caunes, p. 467.
BERNARD, abbé de la Chaise-Dieu, p. 643.
BERNARD I DURAND, prieur, puis abbé de
Chambons, p. 639.
S. BERNARD, abbé de Clairvaux, pp. 6o5, 606,
626, 874; sa mission en Languedoc, p. 223.
BERNARD I, abbé de Cuxa, p. 476.
BERNARD II, abbé de Cuxa, pp. 476, 612.
BERNARD III, abbé de Cuxa, p. 476.
BERNARD IV BOYL, abbé de Cuxa, p. 477.
BERNARD V DE CARDONNE, abbé de Cuxa,
P- 477-
BERNARD I, abbé d'Eaunes, p. 635.
BERNARD II DE MAGRA, abbé d'Eaunes, p. 635.
BERNARD I, abbé de Feuillans, p. 636.
BERNARD II DE CALMON, abbé de Feuillans,
p. 637.
BERNARD III D'ORNEZAN, abbé de Feuillans,
évéque de Lombez, abbé de Nizors, pp. 637, 643.
BERNARD I, abbé de Foix, p. 849.
BERNARD II, abbé de Foix, p. 849.
BERNARD I, abbé de Fontcaude, p. 863.
BERNARD II, abbé de Fontcaude, p. 864.
BERNARD I, abbé de Fontfroide, pp. 618, 619.
BERNARD II, abbé de Fontfroide, p. 619.
BERNARD III, abbé de Fontfroide, pp. 554, ^'9'
686.
BERNARD IV DE BONNIERES, abbé de Font-
froide, p. 619.
BERNARD V, abbé de Fontfroide, p. 619.
BERNARD VI, abbé de Fontfroide, p. 619.
BERNARD VII, abbé de Fontfroide, évéque d'Aire,
p, 620.
BERNARD VIII, abbé de Fontfroide, p. 620.
BERNARD IX, abbé de Fontfroide, p. 620.
BERNARD, abbé de Franquevaux & de Sénenquc,
Voir aux abbés de Grandselve.
BERNARD, abbé de Frézelas, p. 429.
BERNARD I, abbé de Gaillac, p. 597.
BERNARD II DE RIOM, abbé de Gaillac, p. 598.
BERNARD III DE LA ROQUE, abbé de Gaillac,
p. 598.
934
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
BERNARD IV DE CARAMAN, abbé de Gaillae,
p. 098.
KERNARD I, abbé de Grandselve, p. 608.
BERNARD II, abbé de Grandselve, p. 608.
BERNARD III DE BAC, abbé de Grandselve,
p. 609.
BERNARD IV DE LA FOURS, abbé de Franque-
vaux, de Senenque & de Grandselve, pp. 610,
63o.
BERNARD I, abbé de La Grasse, p. 479.
BERNARD II DE MARSEILLETTE, abbé de La
Grasse, pp. 343, 480, .^ôz.
BERNARD III IMBERT, abbé de La Grasse, p. 480.
BERNARD I, abbé de Joncels, p. 486.
BERNARD II DE MAGALAS, abbé de Joncels,
p. 486.
BERNARD III DU VERGER, abbé de Joncels,
pp. 487, 579.
BERNARD, abbé de Jocou, p. 722.
BERNARD, abbé de Saint-Martin de Lez, p. 728.
BERNARD I RAIMOND PELET, abbé de Lézat.
Foir aux évêques de Conserans.
BERNARD II DE SARRAUTE, abbé de Lézat,
pp. 490, 692, 775.
BERNARD DE DURBAN, abbé du Mas-d'Azil,
p. 495.
BERNARD, abbé du Mas-Garnier, p. 588.
BERNARD DE CARAMAN, abbé du Mas-Garnier,
p. 590.
BERNARD I D'ANDUZE, abbé de Mazan, p. 602.
BERNARD II DE BONSERRE, abbé de Mazan,
p. 604.
BERNARD I D'AMANSAS, abbé de Montolieu,
pp. 457, 633.
BERNARD II DE MAGALAS, abbé de Montolieu,
p. 457.
BERNARD I, abbé de Nizors, p. 642.
BERNARD II DE LA COUR, abbé de Nizors,
p. 643.
BERNARD III DE BENQUE, abbé de Nizors,
p. 643.
BERNARD IV DU PUY, abbé de Nizors, p. 643.
BERNARD V, abbé de Nizors, p. 643.
BERNARD VI D'ORNEZAN, abbé de Nizors, évê-
que de Lombez. Voir aux abbés de Feuillans.
DïCRNARD SAISSET, abbé de Pamiers. Foir aux
évêques.
BERNARD I DE GENERAS, abbé de Psalmodi ,
p. 507.
BERNARD II DE NAGE, abbé de Psalmodi, p. 5o8.
BERNARD I, abbé de Quarante, p. 664.
BERNARD II DU PAS, abbé de Quarante, p. 564.
BERNARD VI D'ALQUIER, abbé de Quarante,
p. 564.
BERNARD IV DE NISSAN, abbé de Quarante,
p. 564.
BERNARD V SALVADOR, abbé de Quarante,
p 564.
BERNARD VI, abbé de Quarante, p. 564.
BERNARD VII DE MASENCHÈRE, abbé de Qua-
rante, p. 565.
BERNARD I, abbé de Saint-Aphrodise, p. 496.
BERNARD II, abbé de Saint-Aphrodise, p. 496.
BERNARD III CALVET, abbé de Saint-Aphrodise,
p. 497.
BERNARD IV GUITARD, abbé de Saint-Aphro-
dise, p. 497.
BERNARD V ROI, abbé de Saint-Aphrodise, p. 498.
BERNARD VI DE MANDAGACHES, abbé de Saint-
Aphrodise, p. 498.
BERNARD, abbé de Saint-Chaffre, pp. 423, 572.
BERNARD D'ARSAS, abbé de Saint-Chaffre, p. 649;
corrige^ PIERRE (PIERRE III. Foir p. 570).
BERNARD-PONS, abbé de Saint-Chinian, p. 53o.
BERNARD PUJOL, abbé de Saint-Genis, p. 536.
BERNARD DE TAREES, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. 536.
BERNARD I GUILLAUME DE MÈZE, abbé de
Saint-Guillem, p. 541.
BERNARD II DE VALBONNE, abbé de Saint-
Guillem, p. 542.
BERNARD, abbé de Saint-Hilaire, p. 546.
BERNARD DE ttULHAU, abbé de Saint-Papoul,
p. 444.
BERNARD I RIQUIN, abbé de Saint-Paul de Nar-
bonne, p. Soi.
BERNARD II RAINON, abbé de Saint-Paul de
Narbonne, p. 5oi.
BERNARD III DE SAINT-BRICE, abbé de Saint-
Paul de Narbonne, p. 5o3.
BERNARD IV DOLARGUES, abbé de Saint-Paul
de Narbonne, p. 5o3.
BERNARD V D'OLARGUES, abbé de Saint-Paul
de Narbonne, p. 5o3.
BERNARD VI, abbé de Saint-Paul de Narbonne,
p. 504.
BERNARD I DE SAINT-FERRÉOL, abbé de Saint-
Polycarpe. Foir aux abbés d'Alet.
BERNARD II DE SAINT -FERRÉOL, abbé da
Saint-Polycarpe, p. 554.
BERNARD III, abbé de Saint-Polycarpe, p. 555.
BERNARD IV DUPRAT, abbé de Saint-Polycarpe,
p. 555.
BERNARD V MICHEL, abbé de Saint-Polycarpe,
p, 555.
BERNARD I, abbé de Saint-Sauveur de Lodève,
p. 8o3.
BERNARD II, abbé de Saint-Sauveur de Lodève,
p. 8o3.
BERNARD III, abbé de Saint-Sauveur de Lodève,
p. 8o3.
BERNARD IV, abbé de Saint-Sauveur de Lodève,
p. 8o3.
BERNARD I DE MARTRES, abbé de Saint-Ser-
nin, p. 026.
BERNARD II DE GENSAC, abbé de Saint-Ser-
nin, p. 526.
BERNARD lU D'ORVAL, abbé de Saint-Sernin,
p. 027.
BERNARD IV DE ROUSERGUES, abbé de Saint-
Sernin. Foir aux archevêques de Toulouse.
BERNARD I, abbé de Saint-Sever d'Agde, p. 715.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
935
BERNARD II, abbé de Saint-Sever d'Agde, p. jiS.
BERNARD-ROGER, abbé de Saint-Sever de Rustan,
p. 589.
BERNARD I, abbé de Saint-Thibéry, p. 5.Ï8.
BERNARD II, abbé de Saint-Thibéry, p. 509.
BERNARD DE MALEMORT, abbé de Saint-Théo-
dard, p. 426.
BERNARD, abbé de Saint-Victor de Marseille,
p. 881.
BERNARD I DE TULUJES, abbé de Sorède, p. 562.
BERNARD II, abbé de Sorède, p. 502.
BERNARD III, abbé de Sorède, p. 502.
BERNARD I DE SAINT-MICHEL, abbé de Sorèze,
p. 5i 2.
BERNARD II, abbé de Sorèze, p. 5 12.
BERNARD I, abbé de Vabre, p. 567.
BERNARD II, abbé de Vabre, p. 667.
BERNARD III, abbé de Vabre, p. 567.
BERNARD IV D'ARLES, abbé de Vabre, p. 568.
BERNARD V DE LA TOUR, abbé de Vabre,
pp. 486, 568.
BERNARD DE COSTE, abbé de Valmagne, p. 617.
BERNARD, abbé de Villelongiie, p. 632.
BERNARD DE LA CROIX, abbé commendataire
de Villemagne, p. 679.
BERNARD, abbé de Villemagne, p. 4675 corrige^
BERTRAND & yoye;^ ce nom.
BERNARD, archidiacre de Saint-Nazaire de Car-
cassonne & prieur de Notre-Dame., p. 744.
BERNARD, archidiacre de Mende^ p. 402.
BERNARD -RICARD, chanoine de Majorque,
p. 467.
BERNARD D'APCHIER , chanoine de Mende,
p. 393.
BERNARD, chapelain d'Adhémar de Monteil,
p. 402.
BERNARD NOUEL commandeur de l'hôpital
Saint-Antoine de Toulouse, p. 692.
BERNARD, préyôt de Sainte-Cécile, p. 582.
BERNARD GUI, prieur du couvent des domini-
cains de Carcassonne & d'AIbi. Voir aux évêques
de Lodève.
BERNARD DE BOUSSAGUES, prieur des domini-
cains d'AIbi, p. 665.
BERNARD DE MONTFERRAND, prieur de Bon-
nefoy, p. 65 1.
BERNARD, prieur de Muret, p. 490.
BERNARD-JEAN, prieur de Peyrissas, p. 775.
BERNARD, prieur de Saint-Antoine de Toulouse,
pp. 496, 691.
BERNARD DE ROER , prieur de Saint-Antoine
de Toulouse, p. 692.
BERNARD ALBUGAIRES, prieur de Saint-Chi-
nian, p. 53i.
BERNARD, prieur de Saint-Salvi, p. 582.
BERNARD, prieur de Taurat, p. 264.
BERNARD CATALAN, provincial des Carmes,
p. 812.
BERNARD, clerc, p. 363.
BERNARD DELICIEUX; son procès, p. 480.
BERNARD II, marquis de Gothie, pp. 92, 848.
BERNARD, marquis de Gothie, p. 24.
BERNARD, comte d'Armagnac, pp. 88 f, 894, 896.
BERNARD I TAILLEFER, comte de Besalu & de
Fenouillèdes, pp. 144, 453, 687, 722, 778.
BERNARD I, comte de Besalu, p. 95.
BERNARD H, comte de Besalu, p. 144.
BERNARD III, comte de Besalu & de Fenouillèdes,
p. 144.
BERNARD, comte de Bigorre, p. 11 3.
BERNARD -GUILLAUME, comte de Ceràagne,
pp. 144, 463.
BERNARD I, comte de Comminges, p. ii3.
BERNARD II, comte de Comminges, p. nS.
BERNARD III, comte de Comminges, p. 1 i3.
BERNARD IV, comte de Comminges, p. 11 3.
BERNARD V, comte de Comminges, pp. 1 13, 600,
710.
BERNARD VI, comte de Comminges, pp. 807,
354, 644, 711.
BERNARD VII, comte de Comminges, pp. 6^3,
644.
BERNARD VIII, comte de Comminges, p. 896.
BERNARD, comte ou marquis, fils de Guillaume,
comte ou marquis de Comminges, p. 1 13.
BERNARD-ODON, comte en partie de Comminges,
p. I |3.
BERNARD, frère de Raimond I, comte de Carcas-
sonne, premier comte de Foix & comte de Con-
serans, p. 1 13.
BERNARD, comte de Conserans, p. 38o.
BERNARD, comte de Melgueil, mari de Guille-
mette de Montpellier, p. 177.
BERNARD, comte de Palhas, p. 480.
BERNARD, comte de Rouen, p. 36.
BERNARD I, comte de Substantion ou de Mel-
gueil, p. 178.
BERNARD II, comte de Substantion, p. 178.
BERNARD III, comte de Substantion, p. 178.
BERNARD IV, comte de Substantion, pp. 178,
180, 314.
BERNARD V PELET, comte de Melgueil, mari
de Béatrix, comtesse de Melgueil, seigneur d'A-
lais, pp. 178, 180.
BERNARD III, comte de Toulouse, de Querci &
de Rouergue, pp. 27, 3o.
BERNARD I, vicomte, p. ic5.
BERNARD II, vicomte d'AIbi, pp. 104, ic5, 276.
BERNARD III ATON, vicomte d'AIbi & de Nimes,
pp. io5, 587, 653.
BERNARD IV ATON, vicomte d'AIbi, Nimes, Car-
cassonne & Razès, pp. 104, io5, 249, 33o, 485,
540, 616, 739.
BERNARD V ATON, vicomte de Nimes & d'Agde,
pp. io5, 184.
BERNARD VI ATON, vicomte de Nimes & d'Agde,
pp. io5, 7i3.
BERNARD DE BARTON, vicomte de Montbasier,
p. 370.
BERNARD, vicomte, frère du comte d'Urgel ,
p. 907.
936
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
BERNARD, seigneur d'Anduze, père de Géraud,
évéqiie de Nimes, pp. 96, 104, 719.
EERNARD-ITIER, seigneur de Géorand, p. (5o3.
BERNARD I JOURDAIN, seigneur de l'Isle-Jour-
dain, mari de Indie, fille naturelle de Rai-
mond V, comte de Toulouse, p. 3i.
BERNARD II JOURDAIN, seigneur de l'Isle-Jour-
dain, p. 355.
BERNARD DE COMMINGES, seigneur de Lenthe-
nac, p. 490.
BERNARD, seigneur de Lévezon, p. 883.
BERNARD DE MONTLEZUN, seigneur de Mon-
tastruc, p. 368.
BERNARD-GUILLAUME, seigneur en partie de
Montpellier (1019), p. 184.
BERNARD-GUILLAUME, seigneur en partie de
Montpellier (i io3), p. 184.
BERNARD I, seigneur d'Uzès, p. 863.
BERNARD, frère d'Isarn, évêque de Toulouse,
p. 438.
BERNARD, viguier du comte de Toulouse, p. 456.
BERNARD, p. 11 3.
BERNARD AGAMBERT, chevalier, p. 763.
BERNARD-AMULON, p. 546.
BERNARD-ARNAUD, p. m3.
BERNARD LE BRUN, p. 276.
BERNARD ESPINASSE, p. 458.
BERNARD FABRE, p. 468.
BERNARD PELET, fils de Béatrix, comtesse de
Melgueil, p. 1 80.
BERNARD-PIERRE, p. 584.
BERNARD, écolâtre d'Angers, p. 35.
BERNARDE DE COMMINGES, comtesse de Car-
cassonne, p. io5.
BERNARDIN DE CORNEILLAN, évèque de Rodez,
p. 875.
BERNARDIN-FRANÇOIS FOUQUET, abbé de Cau-
nes, p. 470.
BERNARDIN DE CARJAVAL, abbé de Saint-Ge-
nis, p. 536.
BERNARDIN D'AUTEMAR, abbé de Saint-Paul
de Narbonne, p. 5o5.
BERNARDO DE CASTELLO, évêque d'Urgel,
p. 908.
BERNARDO GUILLEM, évêque d'Urgel, p. 907.
BERNARDO ROGER, évêque d'Urgel, p. 908.
BERNARDO DE SALVA, évêque d'Urgel, p. 910.
BERNARDO SANZ ou SANCHO , évêque d'Urgel,
p. 908.
BERNARDO DE VILAMUR, évêque d'Urgel, p. 908.
BERNARDO GUIFREDO, comte de Berga, p. 907.
BERNARDO, vicomte de Confient, p. 906.
Bernassonne, lieu, p. 63 1. Foir Baunassonm;.
BERNONou BERNARD, évêque deToulouse, p. 352.
BERNOIN I, évêque de Viviers, p. 413.
BERNON II ou BURNON, évêque de Viviers,
pp. 414, 602.
BERNOIN m ou BERNON, évêque de Viviers,
p. 414.
BERNON, abbé de Castres, p. 433.
BEr.niAc (prieuré de), p. 741.
Bei\s, lieu, p. 540.
BERTEZI (Philippe de), sénéchal royal, p. 532.
BERTHE, fille de Hugues, comte de Rouergue, &
femme de Robert II, comte d'Auvergne, pp. 3i,
91.
BERTHE, nièce de Hugues, roi d'Italie, femme de
Raimond I, comte de Rouergue, pp. 3o, 35, Sç,
54, 57.
BERTHON (N. de), abbé de Calers, p. 622.
BERTIER, coadjuteur d'Uzès, puis évêque de Mon-
tauban, p. 363. Voir PIERRE III.
BERTIER (Philippe), président au Parlement de
Toulouse, p. 362.
BERTILE, p. 448.
BERTON DE GRILLON (N.), abbé de Saint-Thi-
béry, p. 56 1 .
BERTRAND, cardinal-êvêque d'Ostie, p. 797.
BERTRAND DE DEAUX , archevêque d'Embrun,
pp. 279, 008.
BERTRAND DE MONTREDON, évêque de Nimes,
archevêque de Narbonne, pp. 248, 277; sa dé-
position, p. 249.
BERTRAND DESCHAUX, archevêque de Tours,
p. 3io.
BERTRAND DE SAINT- JUST, évêque d'Agde,
pp. 266, 307, 713.
BERTRAND I, évêque d'Albi, pp. 190, 385, 600,
616.
BERTRAND II DES BORDES, évêque d'Albi,
pp. 356, 386, 657.
BERTRAND ALDEGAIRE, évêque de Bethléem,
p. 395.
BERTRAND I DE SAINT - GERVAIS , évêque d»
Béziers, pp. 265, 466, 725,
BERTRAND II DE JMAUMONT, évêque de Béziers,
. de Lavaur & de Mirepoix, pp. 269, 388, 436,
438.
S. BERTRAND, évêque de Comminges, pp. 367,
370; découverte de ses reliques en janvier iSop,
pp. 267, 768.
BERTRAND II DE MIRAMONT, évêque de Com-
minges & abbé de Lombez, pp. 374,609,643,644.
BERTRAND III, évêque de Comminges, p. 375.
BERTRAND IV, évêque de Comminges, p. dj5.
BERTRAND V DE GOTH, évêque de Comminges,
archevêque de Bordeaux, pape sous le nom de
Clément V, pp. 333, 370.
BERTRAND VI DE COSNAC, évêque de Commin-
ges. p. 375.
BERTRAND, évêque d'Elne, p. 343; prétendu
évêque d'Elne, p. 781.
BERTRAND DE MAUMONT, évêque de Lavaur.
Foir aux évêques de Béziers.
BERTRAND I DE MONTAULT, évêque de Lec-
toure, p. 367.
BERTRAND II DE LUSTRAC, évêque de Lectoure,
p. 369.
BERTRAND I DE MORNAY, évêque de Lodève,
p. 290.
BERTRAND II DE POITIERS, évêque de Lodève,
p. 290.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
987
BERTRAND III DU MAS, évêque de Lodève,
p. 292.
BERTRAND DE PIBRAC, évêque de Mende,
p. 568.
BERTRAND I, évêque de Maguelonne, p. 314.
BERTRAND II ROBERT, évêque de Maguelonne,
pp. I 80, 322,
BERTRAND DE MAUMONT, évêque de Mirepoix.
/'o/Vaux évêques de Béziers.
BERTRAND I DU PUY, dernier abbé de Saint-
Théodard & premier évêque de Montauban,
pp. 426, 809.
BERTRAND II DE CARDAILLAC, évêque de Mon-
tauban, p. 426.
BERTRAND ni ROBERT, évêque de Montauban,
p. 426.
BERTRAND I DE MONTREDON, évêques de Ni-
mes. yoir aux archevêques de Narbonne.
BERTRAND II DE LANGUISEL, évêque de Ni-
mes, p. 278.
BERTRAND III DE DEAUX, DE DEUX ou D'EUSE,
évêque de Nimes, p. 279.
BERTRAND I D'ORNEZAN , évêque de Pamiers,
p. 43 r.
BERTRAND II DE LORDAT, évêque de Pamiers,
abbé de Foix, pp. 43 1 , 849.
BERTRAND III DU BARRAU, évêque de Pamiers,
p. 432.
BERTRAND I DE CHALENÇON, évêque du Puy,
p. 403.
BERTRAND II DE LA TOUR, évêque du Puy,
p. 407.
BERTRAND III DE CHANAC, évêque du Puy,
p. 408.
BERTRAND, évêque du Puy, p. 602) corrige^
BERNARD II DE MONTAIGU.
BERTRAND DES BORDES, évêque du Puy; cor-
rige^ d'Albi.
BERTRAND I PiLETORT , évêque de Rieux,
p. 441.
BERTRAND II DE CARDAILLAC, évêque de Rieux,
p. 441.
BERTRAND I, évêque de Rodez, p. 874.
BERTRAND II DE RAFFIN , évêque de Rodez,
p. 874.
BERTRAND III DE CHALENÇON, évêque de Ro-
dez, p. 870.
BERTRAND IV DE POLIGNAC, évêque de Rodez,
p. 87.1.
BERTRAND, évêque de Sarlat, p. 441.
BERTRAND I DE VILLEMUR, évêque de Tou-
louse, prieur de Camon, pp. 354, 71 1, 806.
BERTRAND II DE L'ISLE-JOURDAIN, évêque de
Toulouse, pp. 35.5, 495.
BERTRAND I, évêque dUzès, p. 864.
BERTRAND II ARNAUD, évêque d'Uzès, pp. 3oi,
864, 869.
BERTRAND III DE CADOENE, évêque In partitus
de Paphos, de Saint-Flour & d'Uzès, abbé de
Sauve, pp. 3o2, 720, 864.
BERTRAND DE CASTELNAU ou CHALENÇON,
évêque de Viviers, p. 415.
BERTRAND, abbé d'Alet, p. 41 3.
BERTRAND DE RRISON, abbé d'Aniane, p. 450.
BERTRAND I, abbé d'Ardorel, p. 616.
BERTRAND DE MONTLAUR, abbé d'Ardorel,
p. 616.
BERTRAND DE SERVOLE, abbé de Belleperclie,
p. 628.
BERTRAND I, abbé de Bonnecorabe, p. 641.
BERTRAND II, abbé de Bonnecombe, p. 641.
BERTRAND I, abbé de Bonnefont, p. 634.
BERTRAND II, abbé de Bonnefont, pp. 61 5, 634.
BERTRAND, abbé de Boulbonne, p. 614.
BERTRAND D'AURIAC, abbé de Calers, p. 62 r .
BERTRAND DESCARS, abbé de la Capelle, p. 6^6.
BERTRAND I, abbé de Castres, p. 433.
BERTRAND-BÉRENGER, abbé de Castres, p. 43^.
BERTRAND I DE ROQUEVILLE, abbé de Caunes,
p. 468.
BERTRAND II DE SAINT- MARTIN- LE -VIEIL,
abbé de Caunes, p. 470.
BERTRAND I, abbé de Saint-Gilles & de Conques,
pp. 474, 519.
BERTRAND II DE LA BARRIÈRE, abbé de Con-
ques, p. 474.
BERTRAND I, abbé de Cuxa, p. 476.
BERTRAND II, abbé de Cuxa, p. 477.
BERTRAND DU MARASC, abbé d'Eaunes, p. 635.
BERTRAND DE LORDAT, évêque de Pamiers,
abbé de Foix. Voir aux évêques de Pamiers.
BERTRAND I DU MAS, abbé de Fontcaude, p. S63.
BERTRAND II DU MAS, abbé de Fontcaude,
p. 863.
BERTRAND I, abbé de Franquevaux, p. 63o.
BERTRAND II, abbé de Franquevaux, pp. 5o7,
63o.
BERTRAND I, abbé de Grandselve, pp. 6o5, 621.
BERTRAND U GEOFFROI, abbé de Grandselve,
p. 609.
BERTRAND III DE BRUAVAL, abbé de Grand-
selve, p. 609.
BERTRAND DE BERTIER, abbé de Lézat, p. 492.
BERTRAND DE MIRAMONT, abbé de Lombez.
Voir aux évêques de Comminges.
BERTRAND DE TINERI, abbé de Manlieu, p. 493.
BERTRAND I, abbé du Mas-d'Azil, p. 493.
BERTRAND II DE TONIN, abbé du Mas-d'Azil,
p. 495.
BERTRAND I, abbé du Mas-Garnier, p. 687.
BERTRAND II DE FAUDOAS, abbé du Mas-Gar-
nier, p. 589.
BERTRAND III DE BÉDAT, abbé du Mas-Gar-
nier, p. 589.
BERTRAND, abbé de Moissac, p. 333.
BERTRAND DE PALAJA , abbé de Montolieu &
de Saint-Hilaire, pp. 460, 548.
BERTRAND I, abbé de Nizors, p. 643.
BERTRAND II DE JANNAC, abbé de Nizors,
p. 643.
BERTRAND, abbé de Psalmodi, p. 507.
BERTRAND, abbé de Saint-Chaffre, p. 572.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES.
938
BERTRAND I, atbé de Saint-Genis des Fontaines,
p. 535.
BERTRAND II, abbé de Saint-Genis, p. 536.
BERTRAND I DE SAINT-COME, abbé de Saint-
Gilles, p. 5i7.
BERTRAND II DE LA TOUR, abbé de Saint-
Gilles, p. 519.
BERTRAND III, abbé de Saint-Gilles. Foir aux
abbés de Conques.
BERTRAND IV, abbé de Saint-Gilles, p. Sic.
BERTRAND V, abbé de Saint-Gilles, p. 619.
BERTRAND I DE TOURNON, abbé de Saint-Hl-
laire, p. 547.
BERTRAND 11 DE PALAJA , abbé de Saint-Hi-
laire. Foir aux abbés de Montolieu.
BERTRAND lU ARNAUD, abbé de Saint-Hilaire,
p. 548.
BERTRAND, abbé de Saint-Papoul, p. 444.
BERTRAND, abbé de Saint-Polycarpe, p. 555.
BERTRAND DE MORILLON, abbé de Saint-Sau-
veur de Lodève, p. 804.
BERTRAND I DE MORNAC, abbé de Saint-Thi-
béry, p. 559-
BERTRAND II, abbé de Saint-Thibéry, p. SSp.
BERTRAND DE CADOENE, abbé de Sauve. Foir
aux évêques d'Uzès.
BERTRAND, abbé de Sorède, p. 56z.
BERTRAND I, abbé de Sorèze, p. 5i 1.
BERTRAND II DE PIERRELADE, abbé de Sorèze,
p. 5l2.
BERTRA^fD IH DE SAINT-GENIÈS, abbé de So-
rèze, p. 5l2.
BERTRAND D'AURIAC, abbé deValmagne, p. 618.
BERTRAND, abbé de Villemagne, p. 578.
BERTRAND DE L'HOST, prieur de Bonnefoy,
p. 65o.
BERTRAND DE MONTAIGU, prieur de la Dau-
rade, p. 694.
BERTRAND, prieur d'Espayrac, p. 474.
BERTRAND, prieur de Goudargues, p. 449.
BERTRAND, prévôt de la cathédrale de Saint-
Paul des Trois-Chàteaux, p. 602.
BERTRAND II, comte de Gévaudan, fils d'Adélaïde
d'Anjou, pp. 3o, iSg.
BERTRAND I, fils d'Érail, comte de Gévaudan,
p. 139.
BERTRAND, comte d'Arles ou de Provence, p. 61.
BERTRAND, comte ou marquis de Provence,
pp,
3o, 61 .
BERTRAND ou GUILLAUME-BERTRAND I, comte
de Provence, p. 61 .
BERTRAND, comte de Provence. Foir GUIL-
LAUME-BERTRAND .
BERTRAND, comte de Toulouse, fils de Raymond
de Saint-Gilles, pp. 3i, rti, 76, 89, 145, 2o3,
207, 209, 211, 218, 849; était-il bâtard ou fils
légitime, p. 195; époque de son départ pour Ij
Terre Sainte, de la prise de Tripoli, Sec, p. 212.
BERTRAND, comte ou marquis de Provence, fils
puîné de Guillaume Taillefer, pp. 3i, 58, 65,
67, \5z, 195, 197.
BERTRAND, comte d'Arles ou de Provence, p. 71.
BERTRAND, comte, neveu de Pierre, évêque de
Maguelonne, p. SSp.
BERTRAND, vicomte de Bruniquel, fils naturel de
Raimond VI, p. 3i .
BERTRAND, vicomte de Lautrec, p, 386.
BERTRAND DE GOUT, vicomte de Lomagne,
p. 628.
BERTRAND D'ANDUZE, seigneur de Sommières,
p. 649.
BERTRAND IV, seigneur de la Tour, p. 407.
BERTRAND, frère de Guillaume, comte de Forcal-
quier, p. 77.
BERTRAND, fils naturel d'Alphonse- Jourdain ,
p. 3 1.
BERTRAND CORSERIUS, p. 468.
BERTRAND PEIRALIES, p. 460.
BERTRAND RUFFI, fondateur de l'Hôtel-Dieu de
Nimes, p. 278.
BERTRANDE, abbesse de Gorjan, p. 802.
BERTRANDE, fille naturelle de Raimond VI,
p. 3i.
BERTRANDI (Nicolas); son récit de la transla-
tion des reliques de saint Antonin de Pamiers,
p. 12.
BÉRULLE (le P. de), p. 640.
Béhyte, p. 238; époque de la prise de cette ville
par les croisés, p. 2i3.
Bésalu (Saint-Gemès de), église, pp. 95, 247,
Bêsaiu ou Bésaudun (concile tenu à), en 1077,
pp. 248, 33o, 341.
BÉSALU (comte de), p. 723.
N. BESCHERAN, abbé de Saint-Polycarpe, p. 555.
Bessan, pp. 277, 3o7; (Hérault), arr. Je Béliers.
— (Saint-Pierre de), prieuré, pp. 556, 715.
BESSENS (Guillaume de), p. 587.
— (Olivier de), p. 6o5.
BÉTICUS, évêque d'Agde, pp. 3o4, 714.
Béziers (église de); sa fondation, p. 260.
— (histoire du pouvoir temporel de l'évêque de);
pp. 723 & suiv.
— (chapitre cathédral de Saint-Nazaire de),
pp. 726, 727.
— (statuts de l'église Saint-Nazaire de), p. 726.
— (énumération des principaux couvents de),
p. 727.
— la Madeleine, prieuré, p. 498.
— Saint-Félix, église, p. 269.
— Saint-Julien, prieuré, p. 780.
— hospices & maladreries, pp. 729, 730.
— Saint-Antoine, hôpital, p. 730.
— (AuGusTiNS de), pp. 585, 729.
— (Capucins de); leur introduction, p. 271.
— (Carmes de), p. 729.
— (Clarisses de); liste de leurs abbesses, pp. 784,
735.
— (COBDELIERS de), pp. 729, 823.
— (Dominicains de); histoire de leur couvent,
pp. 688, 727, 728.
— (JtsuiTES de), p. 271.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
939
BéziehS (UrSulines de); leur installation, p. 272.
— (bourg de Maïheillan à), p. 725.
— ses vicomtes, p. 102.
(vicomtes de) & d'AcDE; époque de la réunion
des deux vicomtes dans la même maison, p. 102.
— (vicomte de), p. 855.
— (juifs de), pp. 268, 269.
— (conciles de), en i225, p. 678 ; en 1246,
pp. 252, 278, 343, 355j en i255, pp. 252, 578;
en 1272, p. 578; en 1273, p. 5i2; en 1279,
p. 780; en 1280, pp. 343, 719, 849; en 1281,
p. 495; en 1291, p. 495; en 1294, p. 8o3; en
1299, pp. 3i7, 487; en i3oi, p. 542; en i3i7,
pp. 5o3, 53o, 578, 63o, 719; en i326, p. 8o3;
en i35i, p. 319.
BÉZIERS (Arnaud de), p. io5.
— (Bernard de), pp. 205, 725.
— (Bertrand de), p. 466.
BEZINS (Arnaud de), p. 771.
BiGOERE (comté de), soumis à l'église du Puy,
p. 402.
— (comtes de), pp. ii3, 116.
Bisaco, village dans la Vaunage, p. 92; Bi^ac
[Gard), commune de Calvisson.
Bise, terre, p. 479; Bi^e (Aude), arr. de Narionne.
BIRNOS (Azémar de), moine de Lézat, p. 771.
BISTAN (Jean), bourgeois de Narbonne, p. 686.
BiTEBROis, p. 724.
BLACON, chef religionnaire, p. 410.
Blagnac, village donné à l'abbaye de Saint-Ser-
nin, p. 524 [Haute-Garonne), arr. de Toulouse.
BLAISE CISTEL, abbé de Quarante, p. 565.
BLAISE TROSES, abbé de Saint-Genis, p. 536.
BLAISE DE MONTCLAR, abbesse de Fabas, p. 644.
BLANCHE D'ALBIGNAC, abbesse de la Font,
p. 837.
BLANCHE DE PLAbiAN, femme de Bérenger, sei-
gneur d'Uzès, p. 228.
BLANCHE, femme de Hugues de Laudun, seigneur
de Montfaucon, p. 228.
BLANDINUS, p. 341.
BLANES (N. de), abbé de Vallbona, p. 790.
BLANQUET, vicaire général de Gaillac, p. 599.
BlaYE, p. 232.
Bleide (maladrerie de), p. 665; Blaye {Tarn), arr.
d Alhi.
BLITSINDE, femme d'Etienne, vicomte de Poli-
gnae, p. 49.
Blois (États généraux de), en 1376, pp. 283, 410,
446; en i585, p. 410; en i588, p. 377.
N. BLOUIN, abbé d'Aniane, p. 452.
BOBO, abbé de Manlieu, p. 492.
Boc (aujourd'hui Bouc), port vers l'embouchure
du Rhâne, p. 224.
BODON, BADON, abbé de Saint-Chaffre, p. 570.
BODRACA ou BODRAGA, prieure de la Snlvetat,
p. 7Û5.
BOÉMOND VI, comte de Tripoli, p. 241.
BOÉTU'S, évêque de Maguelonne, p. 3 12.
Boian (Saint-Étiesxe de), église, p. 264; Boujan
[Hérault), arr. de Béliers. Voir Bof JAN.
BoisSEDON, lieu, p. 578; Bo'isse-^on [Tarn), arr. de
Castres.
BoissEL (Sainte-Marie de), église, p. 596 [Tarn),
commune de Gaillac.
BOIZAI-COURTENAY (N. de), abbé de Villemagne,
p. 58o.
BOMPAR dit 'VIRGILE, évêqiie d'Uzès & de Mende,
pp. 3oi , 394.
BOI\IPAR AYRAULT, abbé de Saint-Chaffre,
p. 572.
BOMPAR, p. 229.
BON DE VILLEVERS (N.), abbé de Joncels, p. 488.
BON (Pierre del), p. 458.
BONAFOS, doyen de Cayrac, p. 606.
BoNAFOus, château, p. 656; Castelnau de BonafouS
[Tarn), arr. d'Albi.
BONAFUSSE, abbesse de Saint-Geniès, p. 826.
BONALD, abbé de Cruis, p. 574.
BONAVENTURE BANYN, évêque d'Uzès, pp. 3o4,
865.
BONAVENTURE DE LA FONT, abbé de Foix,
p. 85o.
BoNDiLiON, lieu où fut bâti le monastère de Val-
bonne, p. 3oo.
BONESINDUS, abbé de Saint-Thibéry, p. 557-
BONFILS I, Bonusfilius, abbé d'Arles, p. 453.
BONFILS II, abbé d'Arles, p. 453.
BONHOMME, abbé de la Ca pelle, p. 645.
BONHOMME, abbé de Feuillans, p. 637.
BONHOMME DE LOMAGNE, abbé de La Grasse,
p. 482.
BONIFACE, abbé de Conques, p. 478.
BONIFACE, abbé de Gaillac, p. 598.
BONIFACE FERRIER, général de l'ordre des Char-
treux, p. 65o.
BONNE DE BERRY, comtesse de Rodez, p. 879.
BoNNECOMBE, abbaye, pp. îgS, 473, 623, 641, 874.
BoNNEFOi, chartreuse dans 1« Vivarais, pp. 410,
648.
BoNNEFOXT, abbaye, pp. 374, 377, 6i3, 633, 635,
636, 642.
— (abbé de), pp. 610, 6i3.
— (moines de), p. 63i.
BoNNEVAL, abbaye du diocèse de Rodez, pp. 601,
897.
BONOSE, évêque, p. 244.
BoNREPAEX, p. 612 [Ariége), commune de Prax &
Bonrepaux.
— (grange de), pp. 6i3, 614.
Bonshommes, hérétiques, p. 25o.
Bordeaux (connétable de), p. 610.
Bordes, village, pp. 458, 546.
BORDES (Bertrand des), p. 368.
BOREL, évêque de Rota, en Aragon, p. 373.
BORN (Guarin de), p. 639.
— (Guillaume de), chevalier, p. 639.
BoBBEL, prieuré, p. 589.
94°
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
BORREL, ivèque d'Ausone, p. 96.
BORREL, évèque de Rota, p. 142.
BORREL, comte de Barcelone, p. 247.
BORRO (Jacques), prieur d'Espira & abbé de la
Real, p. 782.
BOS, abbé de la Capelle, p. 645.
BOSC (Bernard du), p. 324.
EOSON, évêque d'Agde, p. 3o5.
BOSON DE SALIGNAC, évêque de Comminges,
p. 375.
BOSON, abbé d'Alet, pp. 422, 554.
BOSON, abbé de Montolieu, p. 456.
BOSON, roi de Provence; sur l'époque de sa mort,
pp. 1, 7.
BOSON, comte d'Arles ou de Provence ; deux comtes
de ce nom, pp. Sp, 60.
BOSON, vicomte de Béziers & d'Agde, pp. 102,
io3, 584, 726.
BOSQUAT, habitant de Saint-Chinian, p. 532.
BOSQUET (Durand), premier juge à Narbonne,
p. 296. ^
BocjAN (hôpital de), p. ySi. Foir Boiam.
BouLBONNE, abbaye, pp. 279, 353, 38o, 429, 430,
611, 614, 633, 85i.
— (chapelle des comtes de Foix à), p. 614.
— (abbé de), p. 608.
BOULHE (Pierre de), p. 325.
BOURBON (Hector de), p. 461.
BOURG (cardinal de), archevêque de Narbonne &
abbé de Saint-Chaffre, p. 649; corrige:; BONZI.
Foir PIERRE VII, évêque de Béziers (1659-1703).
Bourg-Dieu, abbaye dans le Berry, p. 25.
BOURGEMONT (Esclarmonde de), p. 610.
Bourges (archevêque de), p. 654.
— (concile de), en io3i, pp. 384, 392; en 1278,
p. 386; en 1291, p. 393.
Bourgogne Tbansjurane, p. 72.
Bourg-Saint-Andéol, lieu, pp. 411, 414, 416
(^Ardèche), arr. de Privas.
— (couvents du), p. 900.
BOURGUIGNE DE CHYPRE, troisième femme de
Raimond VI, p. 3i.
BOURGUIGNONNE DE SAINT-JEAN, abbesse de
Saint-Geniès, p. 826.
BouRNAZEiLLE (seigneurie de), p. 473; corrige^
BOURNAZEL.
BoussAGUES, p. 3o8 (^Hérault), arr. de Béliers.
— archiprêtré du diocèse de Béziers, p. 261.
— (hôpital de), p. 73i.
BOUSSAGUES (Daurde de), p. 724.
BOUSSANELLE (N. de), abbé de Quarante, p. 566.
BOVES (Enguerrand de), p. 854.
BOZON, abbé de Cruas, p. 574.
Bkadon (hôpital de Saint-Georges de), p. 896;
Brandonnet (?) (Aveyron), arr. de Villefranche.
BRAIDE DE CUCUGNAN, abbesse des Olieux,
p. 687.
BRAIDE I, abbesse de Vainègre, p. 85 1.
BRAIDE II D'ASOUAIRE, abbesse de Vainègre,
p. 85i.
BRAIDE III, abbesse de Vainègre, p. 852.
BRAÏDE DE GOUTH, femme de Réginald, p. 3i,
BRAIUIMÈNE, p. ii3.
Braine (concile de), en 58o, p. 383.
Bram, p. 854 ÇAude), arr. de Carcassonne.
— (église de), p. 856.
BRAMEVACHE, chanoine de Saint-Gaudens,
p. 368.
Breda (Saint-Sauveur de), monastère au diocèse
de Girone, pp. 595, 793.
BRÉMOND PARÈDES, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. 537.
Brens (église de), pp. 595, 596 (Tarn), arr. de
Gaillac .
— (châtellenie de), p. 025.
— (dîmes de), p. 667.
BRENS (Pierre de), p. 654.
BREUIL (Adémar du), p. 568.
BriAtexte (maladrerie de), p. 767 (Tarn), arr. de
Lavaur.
Brice, alleu, p. 595.
Bbignole, lieu, p. 66.
BniNiAc (hospice de Saint-Etiexne de), p. 3i5;
Brignac [Hérault), arr, de Lod'eve.
BRION (comte de), p. 899.
Brioude, comté, p. i38.
.^ (concile de), en 1094, p. 248.
BRISSON (baron de), gouverneur protestant de
Nimes, p. 839.
Brives-SUR-Loire, p. 410 (Haute-Loire), arr. du.
Puy.
— (Chartreux de), p. 410.
BRONAC (Geneviève de), p. 410.
BROSSE (N. de la), abbé de Cendras, p. 719.
Brosses, lieu, p. 461 ; Brousses (Aude), arr. de Car-
cassonne.
Brousse, lieu dans la viguerie de Lautrec, en Al-
bigeois, p. 106.
Brugairolles, château, p. 460 (Aude), arr. de Li-
moux.
BRUGAL (précepteur de), p. 609.
BRUNESINDE, vicomtesse de Lautrec, p. 309.
Bruniquel (Saint-Matfbed de), p. 598.
— ses vicomtes, p. 168.
BRUNIQUEL (vicomte de), p. 607.
S. BRUNO, p. 572.
BRUNO RUADE, évêque de Conserans, p. 382.
BRUNO, abbé de Saint-Jacques, p. 584.
BRUNON, légat apostolique, p. 587.
Brusque (église de), p. 567 (Aveyron), arrond. de
Saint-Affri(j ue.
BUADE, chanoine & véturier de Nimes, p. 281.
BULLUS, comte de Vêlai, p. 85.
BuRGAL, territoire, p. 480.
Burgaud, commanderie du diocèse de Toulouse,
p. 529 (Haute-Garonne), arr. de Toulouse.
BURGONDION. Foir GUI.
BURINE (Guillaume de), p. 649.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
941
BuBLAS, en Albigeois, p. 434; Burlats (Tarn), arr.
Je Castres.
— (doyen du chapitre de), p. 761.
BURNON, évèque de Viviers. Voir BERNON.
Bur^edis, lieu, p. |38.
BuZET, p. 596 (^Haute-Garonne'), arr. de Toulouse.
C, ^vêque de Conserans, p. 38o.
Cabat.dez ou de Cacabet (Saint-Estéve dt), abbaye,
pp. 740, 769.
CABARET (Hugues de), p. 46J.
— (Raimond-Adhémar de), p. 465.
— (Roger de), p. 465.
Cabrièbes (Saint-Martin de), lieu, p. 519.
Caualen, château du diocèse d'Albi, p. 188.
Cadirac, seigneurie, p. 467.
CADOT. Voir ANTOINE DE SUBIET, évêque de
Montpellier, p. 325.
Cadouin, abbaye, pp. 3o6, 367, 589, 6o5, 747,
748. ^
— (abbé de), p. 617.
— (saint Suaire de), conservé dans l'église du
Taur, à Toulouse, p. 3^9.
Cacsank, vallée donnée à l'abbaye de Saint-Victor,
p. 66.
Cahors, p. i33.
— (comté de)j à quelle époque il fut aliéné par
les comtes de Toulouse, pp. 199, 200, 201, 201,
2o3.
— (évèque de), p. 667.
— (vicomte de), p. ^j.
— (Chabtrelse (1-). p. 358.
— (Clabisses de), p. 885.
— (collège de PElecby à), p. 441.
— (Dominicains de), p. 3o8.
CAHUSAC(Frotard de), p. 188.
Caiii'ZAc, château en Albigeois, p. 108; Cahu\ac-
sur-Vère i^Tarn), arr. de Ga'tllac.
— (seigneurs de), p. 673.
Cairac (Saint-Meme de), p. 666.
Cmssan, château, p. 265.
CALASTUS, abbé du Mas-d'Azil, p. 494.
Calcul Pisan, suivi à la (in du onzième siècle &
au commencement du douzième par les papes
dans plusieurs de leurs bulles, pp. 216, 217.
Calers, abbaye, pp. 43r, 6o5, 610, 61 1, 614, 620.
— (abbé de), p. 6 |3.
— (foret de), p. 62 1 .
CALIXTE U, papej son voyage dans la Province,
pp. 2i5, 216, 217.
Calmes (Saint-Pierre de), lieu, p. 481.
Calmettes, lieu, p. 579.
CALMEZ DE MONTAZELS (l'abbé), novice à
Saint-Polycarpe, p. 555.
S. CALMIN ou CARMERIN, fondateur de Saint-
Chaffre, p. 570.
CALMONT (Bégon de), seigneur, p. 471.
Calsan, village, p. 118; Caïman (Ariége), arr. de
Pam'iers.
CALSTON, abbé de Figeac, p. 33.
CALVÈTE, abbesse de Vielmur, p. 600.
Calvisson, Calvisson, prieuré, pp. 280, 837
[Gard), arr. de Nimes.
Camcon (Saint-Piebre de), paroisse & église,
pp. 384, 58i; Camion du Temple (Tarn) arr.
dAlil.
CAMESANE (Flise de), p. 498.
Camon, monastère, pp. 1 18, 437, 478, 480, 806.
— (liste des prieurs de), pp. 806, 807.
Campagnac (chanoines de), p. 870.
Campbell, alleu, p. 352.
Canal des Decx-Meksj bénédiction de la première
pierre, p. 363.
CANARD, évèque de Conserans, p. 38 1.
Canavelles, alleu, p. 456; Canaveilles & VHar
{Pyrénées-Orientales), arr. de Prades (?).
Candeil, abbaye, pp. 385, 386, 6o5, 622.
— (bienfaiteurs & possessions de), pp. 622, 623.
— (lieu & forêt de), p. 606.
CANET (Bernard de), p. 497.
Canicou (Saint-Martin de), monastère, pp. 95,
314, 463, 591, 592, 778, 792, 794.
Cannet (Sainte-Marie de), p. ^65 {Aude), arr. de
Narbonne.
Canolkcle (la), prieuré au diocèse de Mende,
pp. i36, 325, 450.
Cantobre, p. 873.
Capairous, prieuré, p. 473.
Capelle (la), abbaye, pp. 590, 645.
— (frères de la), p. 607.
Capendu, p. 458 (^Aude), arr. de Careassonne.
— (hôpital de), p. 758.
CAPENDU (Bernard de), p. 459.
— (R. de), p. 458.
Capestanc, pp. 25o, 479, 529, 863 (Hérault), arr.
de Béliers.
— (concile de), tenu en 1 166, pp. 3i5.
CAPITOLE (Guillaume du), p. 253.
CAPRARIUS, évèque de Narbonne, p. 244.
CARAMAN (Sybille de), p. 451.
Carcasses, p. 75 1.
Carcassonne, p. 648.
— (cité de), p. 647.
— (histoire de la reconstruction du bourg neuf
de), p. 736.
— (faubourg Saint-Vincent de), p. 612.
— (pont de pierre de), p. 847.
— époque de la prise de cette ville par Rairaond-
Bérenger III, p. 211; assiégée par le prince
de Galles, p. 334.
— peste en 1629 & i652, p. 749.
— (église de), p. 328.
— (époque de l'érection de) en cité épiscopale,
p. 736.
942
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
Cahcassonne (évêques de); note sur quelques-uns
d'entre eux, p. 55.
— (pouvoir temporel des évêques de), pp. ySS,
736.
— ses comtes héréditaires de la seconde race, p. lop.
— (sénéchal de), p. 845.
— (sénéchaussée de), p. i5i.
— (églises des anciens faubourgs de), p, 744.
— (église Saint-Blaise à), p. 4(18.
— (église Saint-Estéve de), pp. 7^4, 745.
— (prieuré de Sainte-Marie ou de I'Abbaye à),
pp. 332, 744.
— (prieur de Notke-Dame du Bockg de), p. 739.
— (église Sainte-Marie du Bouiig de), p. 746.
— (église Saint-Michel du Bourg de), pp. 745,
746-
— (église Saint-Nazaire de); histoire de sa cons-
truction, pp. 742, 743.
— translation de la cathédrale dans la ville basse,
p. 743.
— histoire de l'église paroissiale de Saint-Seenin
en la cité, p. 743.
— (église Saint-Vincent du Bourg de), p. 746.
. — (chapitre cathédral de Saint-Nazaire de); son
histoire, pp. 33o, 336, 632, 738 & suiv.; his-
toire de sa sécularisation, pp. 740-741.
— (AuGuSTiNS de), pp. 746, 747.
— (histoire du saint Suaire des augustins de),
P- 747-
— (Capucins de), pp. 338, 748, 749.
— (Carmes de) ; histoire de leur couvent, p. 749.
— (ClariSSES de); histoire de leur couvent, p. 75o.
— (frères Mineurs ou Cordeliees de); histoire de
leur couvent, pp. 334, 7^^-
. — (Dominicains de); histoire de leur couvent,
pp. 681, 750.
— (Jésuites; leur installation à), pp. 755, 756.
— (Minimes de), pp. 338, 753.
— (pères de la Merci de), pp. 753, 704.
.— (religieuses Repenties ou de la Madeleine à),
p. 754.
— (couvent des religieux de Saint-Antoine du
Viennois à), p. 754,
. — (Ubsulines de), p. 704,
— (anciens hôpitaux de), au treizième siècle,
— (hôpital général de); hôpitaux qui lui sont
successivement unis, pp. 756, 757.
— (confrérie de la Conception de la Vierge &
hôpital qu'elle fonde à), p. 758.
. — (hôpital de Notre-Dame de la Saniis à),
p. 757.
— (hôpital Sainte-Croix de), p. 768.
— (hôpital Saint-Jacques de), pp. 757, 758.
— (hôpital Saint-Nicolas de), p. 758.
. — (collège de); son histoire, pp. 754, 755, 756.
— (instruction primaire à), p. 756.
— (séminaire de); son histoire, p. 756.
CardAillac, lieu, p. 374 (Lot), arr. de FIgeac,
CARDAILLAC (Guillaume de), p. 199.
CARDONAC (Roger de), p. 188.
Cardonnat (maladrerie de), p. 665; Carilonnac
[Tarn), commune de Nouilles,
S'° CARÊME, patronne de Saint-Eugène de Vieux,
p. 664.
CARENNAC (Hugues de), p. 291.
CARÈS (Bertrand de), p. 404.
Carlad, vicomte, pp. 72, i3o.
CARLAD (vicomtes de), pp. i3o, i36, 201, 202,
800.
Carlet, moulin, sur la rivière d'Orb, pp. 264,
265.
Carlipa, p. 632 (Aude) arr. de Carcassonne.
CARLOMAN, fils de Louis, roi de Germanie, p. 3 ;
épouse une fille de Boson, p. 8.
CARPI (cardinal de). To/V RODOLPHE LE PIEUX.
Carbevoles (Saint-Jean de), église, p, 571.
Carsac, alleu, près de Carcassonne, p. 386.
Carthagène (abbaye cistercienne de), en Espagne,
pp. 6o5, 609.
CASATUS, prétendu évêque de Nimes, p. 274.
Caselas, château dans le Comminges, p. i23.
Caseneuve, monastère dans le pays d'Uzès, pp. 448,
866.
CASILLAC (Matfred de), p. 487.
Casouls. Foir Cazouls.
Cassaignes, lieu du comté de Razès, p. 546 (Aude),
arr. de Limoux.
Cassan, château, p. 577.
Cassan (prieuré de); son histoire; liste de ses
prieurs, pp. 732, 733.
— cité, pp. 249, 252, 259, 263, 265, 33o, 385>
393, 498, 56i, 585, 726.
— (ermitage de), p. 870.
Cassés (Clarisses de), p. 860 (Aude), arr. de Cas-
telnaudary .
CASSIEN, abbé de Marseille; sa règle, p. 836.
Casteil, paroisse, p. 591.
CASTELLAN I, abbé d'Arles, p. 45,'.
CASTELLAN II, abbé d'Arles, p. 453.
CASTELLAN, abbé de Saint-Hilaire, p. S46.
CASTELMAURIN (Henri & Robert de), p. 877.
Castelmeira (seigneurs de), p. 626,
Castelnau (église de), près de Montpellier, p. 164.
— (hôpital de), p. 829.
Castelnau de Bbassac (aumônerie protestante de),
p. 767 (Tarn), arr. de Castres.
Castelnau de Guers (église de), p. 407 (Hérault),
arr. de Béliers.
— (hôpital de), p. 73 1,
CASTELNAU (Pierre de), p. 5 12.
CASTELNAU (Ratier de), p 608.
Castelnaudaey (collégiale de Saint-Michel de),
p. 860.
— (petits couvents & hôpital de), p. 860.
— (concile de), en 1426, p. 439.
CASTELNOU (Bérenger de), p. 479.
Castelpenent, château dans le pays de Foix,
p. I 10.
CASTELPOR (Bernard de), p. 606.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES.
CASTEL-ROUSSILLON (Arnaud de). FoiV ARNAUD
DE LÉVIS.
CASTEL-ROUSSILLON (Arnaud de), p. j6i.
Castelsarrasin, p. 426 ( 7ar«-5— Garonne).
CASTELVERDUN (Arnaud de), p. 612.
— (Aton-Arnaud de), p. 612.
CASTILLON (Arnaud de), notaire, p. 460.
CASTILLON (Isarn de), p. 63i.
CASTILLON (Marie de), p. Sit.
CASTILLON (Pons de), p. 633.
Castla (Saint-André de), église, p. 476; Catllar
(Pyrénées-Orientales), arr, de PraJes.
Castlar, village, p. 458.
CASTON DE CORNON, administrateur de l'cvc-
ché du Puy, p. 405.
S. CASTOR, évéque d'Apt, p. 836.
CastbeS; origine de cette ville, p, 433,
— (église de), p. 433.
— (Saint-Benoit de), abbaye, pp. 276, 433.
— (évêques de), p. 484.
— (chapitre cathédral de); son histoire, sa sécu-
larisation, p. 761.
— (Saint-Vincent de), église, p. 386.
— (vicaire de Notre-Dasib de la Place à), p. 767.
— (Capucins de), p. 762.
— (Chartreuse de), p. 268.
— (Clarisses de), p. 762.
(CORDELIERS & CORDELIÉRES de), p. 762.
— (Dominicains de)j histoire de leur couvent,
pp. 681, 761, 762.
— (Jésuites de), p. 762.
— (Trinitaires de), p. 762.
— (hôpital général de), p. 762.
— (maladrerie de), p. 767.
CASTRES (Elzéar de), p. 724.
Castries (archidiacu-.^ de), p. 817 (Hérault), arr.
de Béliers,
CASTUS ou CASTON, abbé de Caunes, p. j^66.
CATELj son récit de la translation des reliques
de saint Antonin de Paraiers, p. 12 j sa liste des
fvêques de Toulouse du neuvième au douzième
siècle; erreurs qu'elle renferme, p. 98.
CATHERINE MAURELLE, abbesse de Bagnols
p. 869. "
CATHERINE I DE LOMAGNE DE TERRIDE,
abbesse de Fabas, p. 644.
CATHERINE II DE CASTELVERDUN DE RISSAC,
abbesse de Fabas, p. 644.
CATHERINE I DE ROQUEFORT, abbesse de la
Font, p. 837.
CATHERINE U D'AUBE DE ROQUEMARTINE,
abbesse de la Font, p. 837.
CATHERINE UI DE PINET, abbcise dt la Font,
p. 837.
CATHERINE IV DE BORNJUIF, abbesse de la
Font, p. 837.
CATHERINE DE DROUILLET, abbesst de Gorjan,
p. 802.
CATHERINE DE JOLY, abbesii de Monieau,
-. 829.
943
CATHERINE DE MONTBALAT, abbesse des cla-
risses de Montpellier, p. 822.
CATHERINE DE BENQUE, abbesse de l'Oraison-
Dieu, p. 646.
CATHERINE DE LOSTANGES DE BEDUER, ab-
besse de Kieunette, p. 648.
CATHERINE I GUITARDE, abbesse du Saint-Es-
prit de Béziers, p. 734.
CATHERINE II DE BRINHAC, abbesse du Saint-
Esprit de Béziers, pp. 499, 734.
CATHERINE MOLETTE, abbesse de Saint-Geniès,
p. 826.
CATHERINE I DE MONTBRUN, abbesse de Viel-
mur, p. 600.
CATHERINE H DE CARDAILLAC, abbesse de
Vielmur, p. 60 1 .
CATHERINE DE MÉDICIS, reine de France,
p. 271.
CATHERINE, reine de Navarre, p. 382.
Cauchenne, île, p. 201.
Cal'Diès & non Caudières (Augustins de), pp. 422,
722 j Caudiès de Montlouis (Pyrénées-Orientales),
arr. de PraJes,
CAULET (Pierre de), p. 690.
Caumont, lieu, p. jH (faucluse), arr. d'Ay'ignon.
CAUMONT (Bérenger de), p. 641.
CAUMONT (Bernard de), p. 673.
CAUMONT (Estève de), p. 612.
Caunes; limites de cette ville, pp. 466, 467.
— le roi saint Louis veut détruire ses fortifica-
tions, p. 467.
— (Saint-Geniés de), église paroissiale, p. 468.
— (abbaye de), pp. 3 10, 464, 759.
— (hôpital général de), p. 685.
CAUNES (Isarn de), p. 63i.
CAUSERT (Jacques de), économe de J'abbaye du
Mas-d'Azil, p. 493.
CAUTIN, archidiacre de Viviers, p. 412.
CauviSSON, prieuré. Koi'r Calvissgn.
Caux, p. 456; Caux &• Sau[ens (Aude), arr. de Car-
cassonne.
Caux (Saint-Martin de), monastère, p. 541 (^f^-
rault), arr, de Béliers.
Cavaillon, lieu, p. 77 (Vaticluse), arr. d'Avignon.
— (évéque de), p. 172.
CAVAILLON (Bertrand de), p. 63o.
Caylar, chiteau, pp. 129, 290 (Hérault), arr. de
Lodeve.
Caylar (collégiale du), en Vivarais, p. 899; le
Cheylard (Ardèehe), arr, de Tournon,
CAYLAR (Rainon du), p. 63o.
Caylus, p. 568.
Cayres (château de), p. 639 (Haate-Lolre), arr. du
Puy.
Caystord (château de), pp. 871, 872.
Gazelles, lieu, p. 578 (Hérault), commune d'Ai-
guesyiyes.
Cazeneuve (chapitre de), dans le diocèse de Com-
minges, p. 776; Ca^eneuve-Montaut (Haute-Ga-
ronne), arr. de Saint-Gaudens.
944
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES.
CAZÈnES (capucins & prieuré de l'ordre de Fonte-
vrault de), p. 85 1 [Haute-Garonne), arrond. de
Muret.
Cazolls, p. 725 {Hérault), arr. de Béliers.
— (Saint-Pierbe de), église, p. 205.
— archiprètré du diocèse de Béziers, p. 2âi.
CAZOULS (Guillem de), pp. 801, 863.
— (Ermengaud de), p. .'584.
S" CÉCILE; ses reliques à Albi, p. 388.
CÉCILE DE NOÉ, abbesse de Salenques & de Ricu--
nette, pp. 633, 648.
CÉCILE DU PUY, prieure de la Salvetat, p. 767.
CÉCILE, fille de Gui Foucaut (plus tard Clé-
ment IV), religieuse à la Font de Nimes, p. 837.
CÉCILE, femme de Roger-Bernard, comte de Foix,
pp. io5, ii3.
CÉCILE, comtesse de Rodez, pp. 642, 878.
CÉCILE, fille naturelle de Philippe I, roi de
France, veuve en premières noces de Tancrède,
p. 3,.
CÉCILE, fille naturelle de Bertrand, comte d'Arles
& de Provence, femme de Bernard-Atton , vi-
comte de Nimes, de Carcassonne & de Béziers,
pp. 61, 104, io5, 3i5, 616, 617, 724.
CÉCILE-BERNARDE, femme du seigneur de Dur-
fort, p. 53o.
Ceilmes (hôpital de), p. 73i ; Ceilhei & Rocoiels
(Hérault), arr. de Lodèye.
CEIRAS (Pons de), p. 449.
Celca (Raimond de), p. 448.
Celle (la) ou Goudaugdes, prieuré, p. 21. KoiV
GOUDARGL'ES.
Celleneuve (Notre-Dame de), paroisse du diocèse
de Lodève, p. 290.
Cellenev'VE (Sainte-Croix de), église, p. 460 [Hé-
rault), commune de Montpellier.
CELSE, évêque de Viviers, p. 412.
CELVARDE I, abbé de Saint-Sauveur de Lodève,
p. 8o3.
CELVARDE II, abbé de Saint-Sauveur de Lodève,
p. 8o3.
Cendbas (abbaye de), p. 718.
CENTULLE, abbé de Saint-Polycarpe, p. 552.
CENTULLE, vicomte de Béarn & comte de Ui-
gorre, épouse l'héritière de Bigorre, pp. ii3,
I 16.
Cerdagne (Saint-Lacbent de), p. 454.
CEPDAGNE (comtes de), pp. 141, 142, 143, 174;
leur généalogie, p. 144.
CERVIÈRE (Raimond de), p. 641.
CERVIEZ (Etienne de). Voir SERVIAN. '
CEREBRUNUS ou CEREBRUN DE GOTHEZ, évo-
que de Conserans, p. 38o.
CERS (Sanche de), p. 494.
Cervera, p. 25i.
CÉSAR BORGIA, évêque d'Elne, p. 345.
CÉSARIN, abbé de Cuxa, p. 477.
CÉSARINI, cardinal, abbé de Saint-Martin du
Canigou, p. 594.
CESSAC (Bertrand de), p. 422; corrige^ SAISSAC &
voir ce nom.
Cesseras, village, p. 245 (Hérault), arr. de Saint-
Pons.
Cessera, p. 556; nom ancien de Saint-Thibéry. Voir
ce mot.
Cette (comté de), p. 714.
Cévennes; les capucins & les carmes déchaussés y
font des missions, p. 896.
CHABANNES (Antoine de), comte de Dammartin,
sénéchal de Carcassonne & de Béziers, p. 555.
CHABERT, seigneur de Contaignet, p. 649.
CHARRON (Gaspard), auteur d'une histoire gé-
néalogique de la maison de Polignac, p. 48.
S. CHAFFRE. Voir THEOFRED, p. 670.
Chaise-Dieu, abbaye, pp. 5o, 3 14, 400, 405, 406,
413, 417, 420, 425, 448, 482, 596, 715, 835,
836, 867.
CiiALABRE (Capucins de), p. 8o5 (Aude), arrond. de
Limoux.
CnALANÇON, château, p. 404 (Ardèthe), arrond. de
Tournon.
Chalon-sue-Marne (église Saint-Ai'bin à), p. 326.
— (Saint-Piebre de), monastère, p. 450.
Ciialon-sur-Saone (conciles de), en 887, p. 7; en
9i5, p. 247; au onzième siècle, p. 288.
CHALUS (Robert de), trésorier royal de Carcas-
sonne, p. 647.
Chamaliéres, monastère situé en Vêlai, pp. 49,
570.
CiiAMEONS (abbaye de), pp. 601, 639.
CiiAMPLONG, lieu, p. 481, Camplong (Aude), arr.
de Carcassonne.
Champrond, abbaye, p. 329; Campredon, abbaye
en Catalogne.
Chanac, château, p. 396 (Lozère), arrond. de Mar-
.véjols,
Chancelade (abbé de la), p. 897.
CHANGY (Hugues de), viguier d'Albigeois, p. 764.
Ciiantesse, église, p. 574 (Isère), arr. de Saint-
Marcellin.
Ciiantecges, monastère dans le diocèse de Saint-
Flour, pp. 79, 392, 400.
CiiAPDEUiL, château, p. 404.
CHAPDEUIL (Pons de), p. 404.
CiiARAix (prieuré de), près de Privas, p. 899.
CHARLES LE GOUX DE LA BERCHÈRE, arche-
vêque d'Albi & de Narbonne, évêque de Lavaur,
abbé de Saint-Gilles, pp. 259, 390, 440, 5c5,
522, 662.
CHARLES-FRANÇOIS D'ANGLURE DE BOURLE-
MONT, évêque de Castres, archevêque de Tou-
louse, pp. 363, 435.
CHARLES -ANTOINE DE LA ROCHE -AYM ON,
archevêque de Toulouse, puis de Narbonne,
pp. 260, 364.
CHARLES DE MONTCHAL, archevêque de Tou-
louse, pp. 302, 5io.
CHARLES DE BEAUMONT, évêque d'Agde, p. 309.
CHARLES-FRANÇOIS-SIMÉON DE SAINT-SIMON
DE SANDRICO'URT, évêque d'Agde, p. 3i i.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
94J
CHARLES DE BAKNES D'AVEJAN, évëque d'Alais,
P- 447-
CHARLES ROBERTET, évêque d'Albi, p. SSp.
CHARLES- NICOLAS TAFFOUREAU DE FON-
TAINE, évêque d'Alet, p. 424.
CHARLES DE LA CROPTE DE CHANTERAC,
évêque d'Alet, p. 424.
CHARLES DE BOURBON, cardinal, évêque de
Carcassonne, deComminges & de Lectoure, abbé
de Sorèze, pp. SSy, Byo, 377, 5i3, 58o.
CHARLES I DE MARTIGNI, évêque de Castres 8c
d'Elne, pp. 345, 435, 785.
CHARLES II DE MARTIGNI, évêque de Castres,
p. 435.
CHARLES m DE LORRAINE, évêque de Castres,
abbé de Sorèze, pp. 435, 5i3.
CHARLES-FRANÇOIS D'ANGLURE DE BOURLE-
MONT, évêque de Castres. Foir aux archevêques
de Narbonne.
CHARLES DE BOURBON, évêque de Commingcs.
Ko/Vaux évêques de Carcassonne.
CHARLES CARAFFA, évêque de Comminges,
p. 377.
CHARLES- ANTOINE- GABRIEL D'OSMONT DE
MEDAVy, évêque de Comminges, abbé de Foix,
pp. 371, 378, 8.Ô0.
CHARLES DE GRA.MONT, évêque de Conserans,
p. 332.
CHARLES I DE SAINT-GELAIS , évêque d'Elne,
pp. 345, 785.
CHARLES H DE MARTIGNI, évêque d'Elne, puis
de Castres. Foir aux évêques de Castres.
CHARLES III FRANÇOIS-ALEXANDRE DE CAR-
DEVAC GOUX D'AVRINCOURT, évêque d'Elne,
pp. 348, 789.
CHARLES-FRANÇOIS DE RACONIS, évêque de
Lavaur, p. 440.
CHARLES LE GOUX DE LA RERCHÈRE, évêque
de Lavaur. l'oir aux archevêques d'Albi & de
Narbonne.
CHARLES DE BOURBON, évêque de Lectoure. Voir
aux évêques de Carcassonne.
CHARLES-ANTOINE DE LA GARDE DE CHAM-
BONAS, évêque de Lodève & de Viviers, abbé de
Mazan, pp. 297, 417, 604.
CHARLES I DE PISSELEU, évêque de Condom,
puis de Mende, p. 39$.
CHARLES II ROUSSEAU, évêque de Mende, p. Sçô.
CHARLES DE PRADEL, évêque de Montpellier,
pp. 180, 327, 825, 834.
CHARLES - JOACHIM COLBERT DE CROISSY,
évêque de Montpellier, pp. 180, 327.
CHARLES-PRUDENT DE BEC-DE-LIÈVRE, évê-
que de Nimes, p. 286.
CHARLES I DE NOAILLES, évêque de Rodez,
p. 876.
CHARLES II DE GRIMALDI D'ANTIBES, évêque
de Rodez, p. 876.
CHARLES DE TOURNON, évêque prétendu de
Rodez, p. 875.
CHARLES DEB.4R, évêque de Saint-Papoul, p. 445.
CHARLES DE TOURNON, évêque de Viviers, p. 417.
CHARLES-ANTOINE DE LA GARDE DE CHAM-
BONAS, évêque de Viviers. Voir aux évêques de
Lodève.
CHARLES LAFONT DE SAVINE, évêque de Vi-
viers, p. 418.
CHARLES I, cardinal de Vendôme, archevêque de
Rouen, abbé de Belleperche, p. 629.
CHARLES II GASPARD-GUILLAUME DE VINTI-
MILLE DU LUC, archevêque de Paris, abbé de
Belleperche, p. 629.
CHARLES-JACQUES GELAS DE LÉBERON , évê-
que de Valence, abbé de Bonnecombe, p. 642.
CHARLES-HENRI DE CASSAGNET DE FJMAR-
CON, abbé de Bonnefont, p. 634.
CHARLES ANDRAULT DE LANGERON , abbé de
Boulbonne, p. 6i5.
CHARLES DE JOYEUSE, abbé de Chambons,
p. 640.
CHARLES I DE CRUSSOL, abbé de Fcuillans,
p. 637.
CHARLES II LAUSAN DE SAINTE-MARIE, abbé
de Feuillans, deux fois, p. 638.
CHARLES III VIALARD DE SAINT-PAUL, abbé
de Feuillans deux fois, p. 638.
CHARLES-ANTOINE-GABRIEL D'OSMONT DE
MEDAVY, abbé de Foix. Voir aux évêques de
Comminges.
CHARLES DE PEYRUSSE, abbé commendataire de
Gaillac, p. 599.
CHARLES I TRIVULCE, cardinal, abbé de Lézaf,
p. 492.
CHARLES II GUILLAUME DE MAUPEOU, évêque
de Lombez, abbé de Lézat, p. 492.
CHARLES-AUGUSTE LE QUIEN DE LA NEU-
VILLE, évêque d'Acqs, abbé du Mas-Garnier,
p. 591.
CHARLES I DE LA BAUME DE SUZE, abbé de
Mazan, p. 604.
CHAR|,ES III ANTOINE DE LA GARDE DE
CH^MBONAS, abbé de Mazan, évêque de Lo-
dève, puis de Viviers. Voir a\\x évêques de Lo-
dève.
CHARLES I DE SAINT-NECTAIRE, abbé de Saint-
Chaffre, p. 573.
CHARLES U DE SAINT-NECTAIRE, abbé de Saint-
Chaffre, p. r.73.
CHARLES-OCTAVIEN D'ANTELMY, abbé dj
Saint-Chinian, p. 534.
CHARLES LE GOUX DE LA BERCHÈRE, arche-
vêque de Narbonne, abbé de Saint-Gilles. Voir
aux archevêques de Narbonne.
CHARLES LE ROUGE, abbé de Saint-Jacques,
p. 585.
CHARLES I DE BOURBON, cardinal, abbé de So-
rèze. Voir aux évêques de Carcassonne.
CHARLES II DE LORRAINE, abbé commendataire
de Sorèze. Voir aux évêques de Castres.
CHARLES DE SAINT -SIXTE, évêque de Riez,
prieur du Pont-Saint-Esprit, p, 869.
CHARLES SYMIAN, chanoine de Viviers, p. 412.
CHARLES LE SIMPLE, pp. 9, |3, 246; époque
du commencement de son règne en Septimanic,
p. 22.
IV,
6e
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
94U
CHARLES, fils de Lothaire, p. 2.
CHARLES II, roi de Jérusalem &. comte de Pro-
vence, p. 1 87.
CHARLES, duc de Bourbon, lieutenant du roi en
Languedoc, p. yig-
CHARLES CONSTANTIN, fils de Louis l'Aveugle,
pp. i5, 53.
CHARLES DE VESC, baron de Grimault, p. 3 10.
CiiVRLiEU, abbaye au diocèse de Mâcon, p. 7.
CHARLOTTE DE NOÉ, abbesse de l'Abondance-
Dieu, p. 64.5.
CHARLOTTE D'ESPONDEILLAN, abbesse du Sa i nt-
Esprit de Béziers, p. 734.
66J
Cla-
CiiARRELX (maladrerie de), p.
r. lEUX. Voir ce mot.
CiiARROtix, abbaye, p. 35 1.
CHATARD, abbé de Manlieu, p. 493.
CiiATEAUNEUF, p. 416 (ArJbche), commune Je Saint-
Félix de Chàteauneuf.
CuATEAr-NEUF, dans la paroisse de Vendres,
p. 265j Caitelnau {Hérault), arr. de Béliers.
CiiATEA-tJNEUF DE Randon , pp. SpS, 408, 414 {Lo-
zère), arr. de Mende.
CHATEAUNEUF DE BRETENOUS (Gui de), évo-
que élu de Béziers, p. 270.
CiiAiLET, pp. 164, 3 12.
CHAUMONT (Abdias de), p. 525.
CHAZERON (N. de), abbé de Manlieu, p. 493.
S. CHÉLY ou S. HILAIRE, évèque de Gévaiidan,
p. 391.
ClTERnOUUG, p. 232.
ClIERCOHRES, p. 855.
CHEVRIÈRES (N. de), abbé d'Aniane, p. 452.
Cnezal-Benoit, congrégation, p. 439.
CHILDEBERT II, roi, p. 873.
CHINTILA, chef chrétien dans le pays d'Urgel,
p. 902.
Chirac, monastère en Gévaudan, p. 392 (Zo^i-rc),
arr. de Marvéjols.
— (hôpital de), p. 896.
CHOISEUL BEAUPRÉ (N. de), abbé de Boulbonnc,
p. 61 5.
CHRÉTIEN, évêque d'Agde, p. 3o7.
CHRÉTIEN, abbé de Moustier Saint-Jean, évêque
d'Amiens, p. 287.
CHRETIEN, évêque de Nimes, abbé do Saint-
GilUs, pp. 275, 5i6.
CHRISTINE, comtesse de Riaria, p. 209.
CHRISTOPHE DE LESTANG , évêque de Lodèvc,
d'Alet &. de Carcassonne, abbé du Mas-Garnier
8c de Montolieu, pp. 296, 338, 424, 462, 591,
695, 749, 755.
CHUNIBERT, prévôt du chapitre de Brioudc,
p. 80.
CiNTEGACELLE (prieur de), p. 612.
CiSTRIÉKES, p. 4o3.
CiTEAUX (ordre religieux de), p. 4".
— (abbaye de), p. 25 1.
— (abbé do), p. 85i
CITRUIN, abbé de Castres, puis évêque d'Albi,
pp. 384, 656.
CIXILIAN, vicomte, p. 4(55.
S. CLAIR, évêque d'Albi, p. 383; ses reliques don-
nées à Sainte-Cécile d'Albi, p. 662.
CLAIRE DE NOÉ, abbesse de Fabas, p. 644.
CLAIRE DE SAL'VANHAC, prieure de la Salvetat,
p. 766.
CLAIRMUNDE VIRGILIE, abbesse d'Alais, p. 720.
Clairvaux, abbaye, p. 223.
— (monastère de l'ordre de), p. 3i5.
CLAPIER, château en Gévaudan, p. 392.
Clapiers, église, pp. 164, 3i2 [Hérault), arr. de
Montpellier.
Ci.ARlEUX (hôpital & commanderie Saint-Jacqles
de), pp. 665, 671, 672. Voir ChArreux.
CLARIN ou CLARIUS, évêque de Carcassonne,
pp. 332, 738, 750.
CLARIN, abbé, p. 575.
CLARUS, évêque d'Eause, p. 366.
CLARUS, évêque d'Elne, p. 340.
CLAUDE DE REBÉ, archevêque de Narbonno,
abbé de Fontfroide, pp. 259, 296, 620.
CLAUDE I, évêque d'Agde, p. 3 10.
CLAUDE II LOUIS DE LA CHASTRE, évêque
d'Agde, pp. 297, 3i i.
CLAUDE-ANDRÉ, Andreae, évêque d'Albi, pp. 386,
647, 657.
CLAUDE I D'ORAISON, abbé de Quarante, évêque
de Castres, pp. 435, 565.
CLAUDE II D'ORAISON, évêque de Castres, p. 435.
CLAUDE DU VERGIER, évêque de Lavaur, p. 440.
CLAUDE -FRANÇOIS DE NARBONNE PELET,
évêque de Lectour», p. 370.
CLAUDE BRIÇONNET, évêque de Lodève, abbé do
Saint-Guillem, pp. 295, 543.
CLAUDE DUPRAT, évêque de Mende, abbé de
Manlieu, pp. 390, 493.
CLAUDE DE LA GUICHE, évêque de Mirepoix,
p. 437.
CLAUDE DE SAINT- BONNET DE TOIRAS, évê-
que de Nimes, abbé de Saint-Gilles, pp. 283,
521.
CLAUDE DE SALIGNAC, évêque de Sarlat, p. 396.
CLAUDE DE LA ROCHE-AYMON, évêque du
Puy, p. 41 I.
CLAUDE DE TOURNON, évêque de Viviers, p. 417.
CLAUDE DE ROUSSELET, abbé de Conques,
p. 474-
CLAUDE DE REBÉ, archevêque de Narbonne,
abbé de Fontfroide. Voir aux archevêques de
Narbonne.
CLAUDE DE FAUCON, abbé d» Franquevaux,
p. 63o.
CLAUDE DE MOULNORRY , abbé de Gaillac,
p. 599.
CLAUDE DUPRAT, abbé de Manlieu. Voir aux
évéques de Mende.
CLAUDE BLONDEAU, abbé de Nizors, p. 643.
CLAUDE D'ORAISON, abbé de Quarante. Toirnux
évc^^ucs de Castres.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES,
947
CLAUDE DE SAINT-BONNET DE TOIRAS, abbé
de S.iint-Gilles. Foir aux évequcs de Nîmes.
CLAUDE )iKIÇ0NNET, abbé de Saint-Giiillem-
Voir aux é^èques de Lodève.
CLAUDE SIMONNOT, abbj de Saint -Thibéry,
p. 5ûi.
CLAUDE DE MONDOIRE, prévôt de S;iint-S;ilvi,
p. 584.
CLAUDE JANOT, prieur de Bonr\efoy, p. 65 1.
CLAUDE DE LA ROCHE, prieur de Boanefoy,
p. 632.
CLAUDE PAPILLON, prieur de Feuillans, p. 638-
CLAUDINE DE CUBIÈRE, abbesse de la Font,
p. 837.
CLAUDINE DE SAINT-BONNET DE THOIRAS,
abbesse de Vignogoul, p. 827.
CtAVAS (Notbe-Dasie de), abbaye, p. 410.
CLAVION, père d'Armand I, vicomte de Polignac,
p. 5o.
CLÉMENCE, femme de Bernard, comte de Bigorre,
p. I i3.
CLÉMENT IV, pape, précédemment archevêque de
Narbonne, pp. zâi, 2."j3. Koir QUI FULCODI.
CLÉMENT DE BONZI, évèque de Béricrs, nbbc de
Saint-S»UYeur de Lodève & d'Aniane, pp. 272,
4r,2, 804.
CLÉMENT, évèque de Lodève, p. 253.
CLÉMENT DE LA ROVÈRE, évèque d« Mendc,
abbé de Bonnecombe, pp. 390, 642.
CLÉMENT DE BRILLAC, évèque de Saint-Papoi.l,
p. 445.
CLÉMENT DE BONZI, abbé d'Aniane. Voir au;;
évèques de Béziers.
CLÉMENT DE LA ROVÈRE, évèque de Mende,
.ibbé de Bonnecombe. Koiraux évèques deMende.
CLÉMENT DE CHEVERRY (alias Cherny), abbé
de Gaillac & de Villemagne, pp. 579, r)98.
CLEMENT, abbé de Saint-Sauveur de Lodève. Foir
aux évèques de Béziers.
CLÉMENT DE MONTESQUIOU, abbé de Vallbona,
p. 790.
C1.E11MONT, en Auvergnej ses vicomtes, pp. 85, 86,
87, 88.
— (abbaye de Saint-Allite à), pp. 80, 420.
— (concile de), en 535, pp. 286, 412; en loçô,
pp. 73, 119, 277, 3i4, 402, 586, 587, 874.
Clep.mont de Lodève (couvents & hospice de),
p. 801 (Hérault), arr. de Lodèye.
— (hôpital de), p. 801.
Cleihiont-sur-Garonse, p. 609.
CLESMES (N. de), abbesse de Bagnols, p. 869.
CLOVIS, roi des Franks, p. 708.
Cluny (abbaye de), pp, IJ7, Spi, 413, 867.
— (abbé de), p. 693.
Cllse (Saint-Michel de la), pp. 118, 587, 721,
688.
Cocio (Sainte-Cécile de), église, p. 342.
Coco.N, église, pp. 1Û4, 3i2.
Codalet, château, p. 454 (Pyrénées- Orientales),
arr^ de Prades,
C-i-.-icrictim, chûtes 11, p. 234,
CoGXA ou Villemagne, p. 576. Voir ce dernier mot.
COHARDON (Guillaume de), sénéchal de Carcas-
sonne, pp. 266, 290, 466, 700.
S" COLETTE, abbesse des clarisses, p. 408.
COLIGNY (Châtillon de), fils de l'amiral, p. 410.
CoLLiouBE, en Roussillon, p. 5ûi.
COLMIEU (Pierre de), p. 654.
Cologne, au diocèse de Lombez, p. 460,
COLONGE (Guillaume de), p. 254.
CoMANALS (Saint-SauVeub de), p. 343.
CoMiiAiLLOLS, château, p. 3i9; Combaillaux (Hé-
rault), arr. de Montpellier.
CoMDEcr.oSE (hôpital de), p. 883.
Comuelongue, abbaye, pp. 38o, 382, 863.
— (abbé de), pp. 607, 614.
CoMOES, métairie, p. 448.
COMBETTES (Roques de), juge d'Albigeois,
p. 599.
COMBETTY (N. de), abbé de Saint-Hilaire.
p. 549.
CoMDOr.N, vicomte dans le bas Limousin 8c le
Querci, pp. 3o, 45.
COMBRET (château de), p. 871 (Aveyron), arr. de
Saint-Affrique.
COMENDATUS, abbé d'Exala, p. 475.
COMICNE, château, p. 482 (Aude), arr. de Carcas-
sonne,
COMIGNE (Bernard de), p. 482.
CoMMiNGESj étendue de son diocèse, pp. 767, 768.
— (^gl'se de), p. 371.
— (évèques de), p. 373.
— ses comtes héréditaires, p. 109.
COMMINGES (comte de), pp. 608, 709, 710.
— (Bâtard de). Foir BERNARD DE FOIS, p. 376.
— (Gui de), routier, p. 623.
CoMTAO.NE, lieu en Carcasses, p. 63i.
CoMPEYRE (hôpital de), p. 887 (Aveyron), arr. de
MtlUu.
Comte tautin, titre porté par les comtes de Tou-
louse, p. 83.
COMTESSE I DE BE.N'QUE, abbesse de Fabas,
p. 644.
COMTESSE II D'ASPEL, abbesse de FabaS, p. 644.
COMTOR, comtesse de Comminges, p. 642.
COMTORESSE DE RABASTENS , femme de Ber-
trand, vicomte de Bruniquel, p. 3i.
COMTORS DE LAUTREC, abbesse de Vielmur,
p. 600.
Concone (Saint-Jean-Baptiste de), église, p. 246.
CoMDiLLAC, château, p. $74 (Drame), arr, de Mon-
télimar,
CONDORS DES MONTS, abbesse de Fabas, p. 644.
Gonflent, comté, p. 478.
Confolens, église, p. 667 j Couffouleux (Aveyron.'.
CoNNiLS, prieuré, p. 533.
CONON, abbé de Saint-Hilaire, p. 546.
Conques, p. 393 (Aveyron), arr. de Rode^.
— (archidiaconé de), p. 874,
— (abbaye de), pp. 118, 119, 469, 471.
— (chronique d-0; sa valeur historique, p. 471.
948
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
CONRAD, cardinal-évêque de Porto, légat en
France, pp. 3i6, 855.
CONRAD, empereur, p. 898.
CONRAD LE SALIÇ^UE, roi de Bourgogne trans-
jurane, p. 9.
CONRAD, roi de Provence, pp. 20, 76.
CoNSERANS (église de), p. 378.
— (évèques de), p. 379.
— comté, p. 120.
— ses comtes héréditaires, p. 109.
— (Notre-Dame de), église, p. 382.
CONSTANCE, évêque d'Albi, p. 383.
CONSTANCE ANSEAUME, abbesse des cla risses de
Montpellier, p. 822.
CONSTANCE, fille de Guillaume Taillefer & d'Ar-
sinde, épouse de Robert, roi de France, p. 3o;
de qui était-elle fiUei' pp. 148, 157, iâ8, lôy,
160.
CONSTA'NCE DE CASTILLE, femme de Louis le
Jeune, p. 23o.
CONSTANCE, fille de Louis VI, roi de France,
p. 3i.
CONSTANCE, fille de Guillaume I, comte de Pro-
vence, p. 61.
CONSTANCE, fille de Raimond VI, comte de Tou-
louse, p. 3 r .
CONSTANCE, fille de Gaston, vicomte de Béarn,
p. 368.
CONSTANCE, de la famille des comtes de Substan-
tion, p. 178.
Constance (concile de), pp. 32 1, 335, 359, j^'it),
450.
CONSTANTIUS, CONSTANTIANUS, CONSTANTI-
NUS, évêque d'Uzès, p. 298.
Consul, titre synonyme de comte, p. 134.
CONTAIGNET (sires de), en Vivarais, p. 649.
"ONTAIGNET (Guillaume de), p. 65o.
Convenae, civitai ou Lugdunum Convetia/ uj:ijip. 37 i,
Foir S. Bertrand de Comminges.
CORBARIEU (Holdric de), p. 609.
CORBIE (Arnaud de), chancelier de France,
p. 395.
CoRBiÈBES (archidiacre de), pp. 166, 677,
— (église de), p. 61 3.
CoRBiftHES (SAiNTE-EiGtNiE de), monastère, p. 688.
CORIÎIÈRES (Isabeau de), p. 682.
CORBILIAN ou CORBILIANUS, abbé de Psalmodi,
p. 5o6.
CORDELLAS (C), abbé de Saint-Genis, p. 536.
Cordes (archiprétre de), p. 670.
— (chapitre de), p. 670.
— (Capucjns de), pp. 390, 670.
CORIOLIS D'ESPINOUSE (N. de), abbé de Saint-
Gilles, p. 522.
CORMEBi, abbaye, p. 401.
Cornas, lieu situé en deçà du Rhône, p. 84 (Ar-
dèche), arr. de Tournon.
Corneharrieu (hôpital de), p. j i z (^Haute-Garonne),
arr. de Toulouse,
COBNEiLLAN, dans le diocèse de Carcassonne,
pp. 329, 548; Corneille (^Aude), commune d'Ar-
yens,
CoRNEiLLAN, lieu, p. 5o6 ; Cornelllan (HérauW),
arr, de Béliers.
— (Saint-Jllien de), prieuré, p. 507.
— (hôpital de), pp. 730, 73i.
CORNEILLAN (Aymes de), p. 497.
— (Gisard de), p. 579.
— (Pierre de), chanoine de Saint-Kazaire, p. 499.
— (Pons de), sénéchal de l'évéque de Béziers,
p. 724.
— (Raimond de), p. 264.
Corneille, château, p. 403.
COKNELLA DE CoNFLENT, CoBNEILLAN (NoTBE-DamE
de), prieuré en Rotissillon, pp. 342, 345, 484,
794 [Pyrénées-Orientales), arr. de Pradcs.
— petites possessions de ce prieuré, p. 795.
— (liste des prieurs de), p. 790.
— (Saint-Martin de), église, pp. 342, 482.
CoRNiLLON (Saint-Pierre de), p. 179.
Cornils (Notre-Dame de), église, p. 288.
CORNON (Othon de), p. 264.
Cornus, église du Rouergue, p. 640; Cornul
(Ayeyron), arr. de Saint-Affri(jue,
CoBBENS (Notbe-Dame de), prieuré dépendant de
l'abbaye de Montmajour, p. 66 {Far), arr. ds
Brignoles.
COP.SAVI (Ermessinde de), p. 790.
CORTOIS DE PESSIGNY (N.), abbé de Saint-Jac-
ques de Béziers, p. 586.
COSME ROGER DE SAINT-MICHEL, abbé de
Feuillans, évêque de Lombez, pp. 432, 638.
COTTON (le P.), confesseur de Henri IV, pp. 755,
840.
CoupiAC (château de), pp. 871, 872 (Ayeyron), arr,
de Saint-Affri^ue.
Cournonterbal, p. 320 (Hérault), arr. de Mont-
pellier.
CouRTSAViN (Saint-Martin de), église, p. 342.
CouRSAN (pêcheries de), p. 678 (Aude), arrond. de
Narhonne.
COUSTAUSSAN (N. de), abbé de Villelongue,
p. 633.
Cranis (Jean de), sénéchal de Carcassonne, pp. 72-^,
75,.
Crapone (Augustines établies à), p. 410 (Haute-
Loire), arr, du Puy.
CrEisSAN, lieu, pp. 247, 249 (Hérault), arrond. do
Béliers,
— (Saint-Martin de), église, pp. 264, 277.
Cbeissas (église de), p. 738. Voir Pbeissan.
Crei.ssels, lieu, pp. 541, 884 (Ayeyron), arr, de
Millau.
— (hôpital de), p. 887.
CREISSELS (dame de), p. 88ï.
— (Jourdain de), p. 289.
CRESCITARUS ou CRESCITURUS, évêque de Bé-
ziers, p. 261.
Creste (abbaye de la), au diocèse de Langres,
p. 636,
TAELE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
949
CRÈVECŒUR (Philippe de), gouverneur de Picar-
die, p. 270.
GRILLON (N. de), abbé de Grandselve, p. 611.
CROISETTE (la), gouverneur de Montpellier,
p. 3i5.
Choix-Saint-Lekfroi, abbaye du diocèse d'Evreux,
p. 397.
GROS (Aimeri du), jénéchal de Carcassonne,
pp. 684, 766.
CnoSANQLES, lieu, pp. 341, îgS.
Choses (S*int-M*rtin de), église, p. 264 (Hérault),
commune de Cahrtères.
CnuAS, bourg & château, p. 075 (ArJèche), arr. Je
Privas.
— (abbaye de), pp. 21, 673.
GRUSI (Raimond-Bernard de), p. 564.
CRUSSOL (seigneurs de), héritiers des biens de la
maison d'Uzès, p. 865.
— (Alexandre-Galliot de), comte d'Amboise, séné-
chal de Toulouse, p. 36.5.
CmzY, lieu, pp. 53o, 53 1 (Hérault), arr. Je Saint-
Pons.
— (Sainte-Elialie de), église, p. 563.
S. CTÉSIPHON, évêque de Vergi, p. 901.
Cl riÈRES (Sainte-Mahie de), abbaye, p. 687.
CIJAS, dédie un de ses ouvrages à Paul de Foix,
pp. 324, 362.
Cl'N (Pierre de), chevalier de Rabastens, p. 669.
Civ», abbaye en Roussillon, pp. 124, 140, 247,
329, 341, 342, 352, 373, 453, 463, 474, 5o8,
586, 6i3, 614, 6i5.
CrXA (abbé de), p. 61 i.
— (concile de), en io35, pp. 101, 247, 263, 341.
Ci\»r, alleu, p. 111; Cuxac-J'AuJe (Aude), arr,
df Narhonne.
CizELA.v, prieuré, p. 25o.
D
D., abbé de Manlieu, p. 49?).
UADON, fondateur & premier abbé de Con<]ues,
PP- 47'. 47*-
Dadou (moulins du), p. 764.
UAGBERT I, évéque d'Agde, pp. 3o5, 71 3.
UAGIîERT 11 ou DAGOBERT, évéque d'Agde,
p. 3o5.
DAGUIN, abbé de Ripoll, p. 906.
DALMACE, abbé de La Grasse, archevêque de Nar-
bonne, pp. 248, 314, 479, 507, 680, 688.
S. DALMAGE, évêque de Rodez, p. 873.
DAI.MACE I, abbé de Calers, p. 621.
DALMACE II, abbé de Calers, p. 621.
DALMACE, abbé de Fontfroide, p. 6ri;.
DALMACE, abbé de Saint-Chaffre, p. 571.
Dalon, abbaye de l'ordre de Cîteaux, p. 434.
DAMVILLE, maréchal de France, p. 325.
DANIEL, évêque de Narbonne, p. 245.
DANIEL DE LA MOTHE DUPLESSIS-HOl'DAN-
COL'RT, évêque de Mende, p. 396.
DANIEL-BERTRAND DE LANGLE, évêque de
Saint-Papoul, p. 446.
DANIEL, abbé de Caunes, p. 465.
DANIEL, abbé de Lézat, p. 489.
Darboles, lieu, p. 539.
DARGAN, Soudan d'Egypte, p. 234.
DATBERT, abbé de Sorèze, p. 5 12.
DAl'RDE-RIGAL, p. 541.
DAVID BETHON DE BALFOUR, évêque de Mire-
poix, p. 437.
DAVID-NICOLAS DE BERTIER, abbé de FcUe-
perche, p. 629.
DAVID, abbé de Saint-Laurent de Cabrcressî,
p. 686.
DAVID DELMAS, abbé de Sauve, p. 720.
DAX (N. de), abbé de Saint-Polycarpe, p. 555.
DAYDIÉ DE VAREILLES, abbé de Candeil, p. 625.
DÈCAN D'L'ZÈS, abbé de Saint-Guillem, pp. 542,
720.
DÉCAN, seigneur de la moitié d'Uzès, p. 228.
DEDA, religieuse, p. 38.
DELPHINE DE MOSTUÉJOULS, abbessc des
Olieux, p. 687.
DELPHINE DE OUAILLOIS DE VOGl'l'i, abbesse
d'Alais, p. 720.
DENIS DUMOULIN, archevêque de Toulouse,
p. 359.
DENIS KRIÇONNET, évêque de Lodève, p. 294.
DENIS DE BAR, évéque de Saint-Papoul, pp. 445,
852.
DENIS PINAZEL, administrateur des biens de
l'abbaye de Caunes, p. 470.
DENirS DE TOURNEMIRE, abbé temporaire de
Saint-Genis, p. 537.
DÉODAT I, abbé de Lagny-sur-Marne, premier
évêque de Castres, pp. 433, 434.
DÉODAT II, évêque de Castres, p. 434.
DÉODAT DE VISSEC, prieur du Pont Saint-Es-
prit, évéque de Castres, p. 868; peut-être le
même (jue le prccéJent.
DÉODAT I DE CHALUS, évéque de Lodève,
p. 288.
DÉODAT II DE BOUSSAGUES, évêqut de Lodève,
p. 291.
DÉODAT DE CANILLAC, éyêque de Maguelonne,
pp. 180, 320.
DÉODAT, évêque de Rodez, p. 566. Voir DEUS-
DET.
DÉODAT DE CLERMONT, abbé de Joncels, p. 486.
DÉODAT, abbé de Saint-Salvi, p. 082.
DÉODAT ou DEUSDIT, abbé de Saint-Thibéry,
p. 558.
DÉODAT DE NARBONNE, abbé de Sorède &
prieur de Goudargues, p. 867.
DÉODAT, prêtre, p. 465.
DÉODAT ISARN, p. 584.
DESGUELL (N.), abbé de Notre-Dame d'Arles,
p. 455.
)J0
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
DESIDERIUS ou DIDIER, évêque d'Eaiize, p. Z66.
DESIRE ALKI, chnnoine de Saint-Geniès, admi-
nistrateur du diocèse de Lodève, p. 2j5.
DESPRÉS (Jean), p. Syô.
Deupentaïa (Arbert de), p. .588.
DEUSDEDIT I, évêque de Rodez, pp. 33, 145,
873.
DEUSDEDIT II, évêque de Rodez, p. 8-j3.
DEUSDEDIT III, évêque de Rodez, p. 873.
DEUSDEDIT IV, évêque de Rodez, p. 873.
DEUSDET ou DEODAT, évêque de Rodez (icôz),
pp. ^66y ^6-J j ce Deusdeî est difficile a placer
dans la série des évêijues de Rode\ (Voir p. ByS);
peut-être faut-il reculer de tjuelques années l'avé-
nement de Pierre I de Narhonne.
DEUSDEDIT, abbé de Saint-Paul de Narbonnc,
p. 5oi.
DEUTÈRE, évêque de Lodève, p. 186.
DeuX'Vierges (Erraengaud des), p. 540.
DEXTER, diacre, p. 3o5.
DIAFRONISSE, vicomtesse, p. 104.
DIAS DE MURET, femme de Bernard IV, comte
de Comminges, p. ii3.
DIAS, dame du Felgar, p. 6i3.
DIDE, femme de Rainald, vicomte de Bézicis,
p. 102,
DIDIER, évêque d'Albi, p. 383.
DIDIER, évêque de Rodez, p. 202,
DIDON, évêque d'Albi, pp. 383, 656.
DIDYME, archidiacre de Nimes, p. 275.
Die (comtes de), p, 76.
DIEGO D'AZEBEZ, évêque (TOsma, pp. 354, ^-'A-
DIEGO, abbé temporaire de Saint-Genis, p. .036.
DIEUDONNÉ COSTE, abbé d'Ardorel, p. 616.
DIOGÉNIEN, évêque d'Albi, p. 383.
DOAT ALAMAN, p. 664.
DODON, comte de Comminges, pp. 459, 7P0.
DOLOMIEU (N. de), abbé de Saint-Hilaire, p. 549.
DOME (de). Voir DURAND-HENRI DE BREDON,
évêque de Toulouse, p. 352.
S. DOMINIQUE, sous-prieur de la cathédrale
d'Osma, pp. 25i, 2(55, 354, 645, 699, 761, 854,
856; élu évêque d'Uzès, p. 3oij sa canonisation
8t sa fête; son ordre, pp. 355, 358.
S.\iNT-DoMiNiQUE (règle de), p. 854.
DOMINIQUE DE LA ROCHEFOUCAULD, arche-
vêque d'Albi, p. 391.
DOMINIQUE DE FLORENCE, évêque d'Albi & de
Saint-Pon» de Thomières, archevêque de Tou-
louse, pp. 359, 387, 420.
DOMINIQUE, évêque d'Albi, p. 644; corrige^ PHI-
LIPPE.
DOMINIQUE DE BONZI, administrateur du dio-
cèse de Béziers, p. 272,
DOMINIQUE DE LASTIC, évêque de Conserans,
p. 383.
DOMINIQUE DU GABRE , évêque de Lodève.,
p. 295.
DOMINIQUE GRENIER, évêque de Pamiers,
pp. 430, 700.
DOMINIQUE, abbé de Bonnefont, p. 634.
DOMINIQUE I, abbé do Boulbonne, p. 612.
DOMINIQUE II, abbé de Boulbonne, p. 612.
DOMINIQUE DE MEILLON, abbé de la Capclle,
p. 646.
DO.MINIQUE DE FRÉGOSE , abbé de Fontfroide.
p. 620,
DOMINIQUE, abbé de Lézat, p. 491.
DOMINIQUE RESSÉGUIER, abbé désigné de Saint-
Aphrodise, p. 5oo.
DOMINIQUE DE PLANTA VIT, abbé de Saint-
Sauveur de Lodève, p. 8o3.
DOMINIQUE DU PUY, prieur de Bonnefoy, p. 65o.
DOMINIQUE REYNIER, prieur de Bonnefoy,
p. 65o.
DOMNUS, premier évêque d'Elne, pp. 339, 777.
DONADEUS ou DONADIEU, abbé de Montolieu,
pp. 247, 456.
DONADIEU, abbé de Caunes, p. 465.
DONAT, abbé de La Grasse, p. 478.
DONELLUS, archidiacre de Carcassonne, p. 736.
DoNNAz.iC (église de), p. 595 (Tarn), arrond. de
Gaillac.
DoNZÈRE, lieu & château, pp. 414, 898 {Drame),
arr, de Montélimar.
— (abbaye ou prieuré de), pp. 416, 898.
DORAT (N.), abbé de Feuillans, p. 638.
DOSCHIS (Pons de), p. 639.
DOTILA, soi-disant évêque d'Urgel, p. 902.
DOUCE, femme de Raimond-Bérenger, comte de
Barcelone, pp. 6^, i36.
DOUCE, femme de Geoffroi II, p. 61.
DOUCE, femme d'Eracle, seigneur de Montlaur,
p. 228.
DOUCE ALAINE, abbesse des cla risses de Mont-
pellier, p. 822.
Dotr.GNE, château dans le Toulousain, pp. 108,
385 (Tarn), arr. de Castres.
DOUZANVILLE (N.), abbé de Saint-Sauveur d«
Lodève, p. 804.
Doz (terre de), dans le pays de Toulouse, près de
Muret, pp. 35l, 708. Voir Ox.
DRAGONET, seigneur de Saint-Vital & autres
lieux, p. C04.
DRAGONETE D'ANCEZUNE, abbesse de la Font,
p. 837.
DREUX DE SAINT-VIDAL, abbé de Saint-Chaffre,
p. 572.
DREUX, fière de Gui d'Anjou, p. 401.
DRUCTAN, évêque du Puy, abbé de Saint-Chaffre,
pp. 400, 670,
DRUDE ou ERMENTRUDE, femme de Guillaume,
vicomte d'Agde & de Béziers, p. io3.
DUCHESSE ou DUGUESTE, abbesse de Vidmur,
p. 600.
DUGUESCLIN (Bertrand), connétable de France,
p. 408.
DULCIA, comtesse de Cerdagne, p. 907.
DULCIA, de la famille des comtes de Melgueil,
pp. 179, 180.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
95 1
Dl'LCIDE, évêqiie de Vêlai, p. 400.
DUN'S (Guillaume des), commissaire royal en Au-
vergne, p. 890.
DUPRAT (N.), abbé de Saint-Polycarpe, p. ,''.,">.';.
DURAND, évêque dAIbi, pp. 386, 678, 082, i.;6,
597, 623, 637, 665, 672.
DURAND, abbé de la Chaise-Dieu, puis évèque de
Clermont, pp. Sa, 14a.
DURAND, évêque de Conserans, p. 38 r.
DURAND dit de Chapelles, évêque de Maguc-
lonne & de Rieux, pp. i8o, 32o, 441.
DURAND DE SAINT-POURÇAIN, évêque du Puy,
p. 406.
DURAND, religieux de Cluny, abbé de Moissac,
évêque de Toulouse, pp. 101, 167, 352.
DURAND-HENRI DE BREDON, abbé de Moissac,
évêque de Toulouse, pp. 99, 101 , 35l.
DURAND I, abbé d'Ardorel, p. 616.
DURAND II, abbé d'Ardorel, p. 616.
DURAND III, abbé d'Ardorel, p. 616.
DURAND, abbé de Boulbonne, p. 614,
DURAND, abbé de Castres, p. 433.
DURAND, abbé de La Grasse, p. 478.
DURAND, abbé de Mazan, p. 6c2.
DURAND, abbé de Saint-Victor de Marseille,
p. 3c6.
DURAND NIEL, commandeur de Ihôpital de hs
Val^, p. 883.
DURANDUS ou DURAND, fondateur du monas-
tère de Saint-Chinian, p. 528.
Dl^ANTI (Etienne), président au Parlement de
Toulouse, pp. 362, 695, 701.
DiiiliÀK, château & bourg du comté de Foix,
pp. 214, 494 (Aricge), arr. Je foix.
DrnnAN, bourg du diocèse de Narbonne, p. 214
{Aude), arr. Je Narhonne.
DURBAN (Bernard de), p. 494.
— (Pierre de), p. 214.
DURFORT (seigneurs de), p. 627.
— (Bernard de), p. 6i3.
— (Bernard-Gratepaille de), p. 683.
— (Bertrand de), p. 683.
— (Guillaume-Bernard de), p. j3o.
— Hugues de), p. 632.
— .iicgcr de), p. .,57.
DYNAIME, «Yéque de Béiilcis, p. 261.
Eaunes, abbaye, pp. 5c5, 634, 637, 6^C.
— (abbé d'), p. 828.
Ealse, métropole de la Novempopulanie, p. 36
— (évêques d'), p. 365.
EBLE, abbé de Chambons, p. 639.
ÈBLE, abbé de Saint-GuiUem, p. 541.
ÉBLES, vicomte de Veniadour. p. 18^.
12BL0N, archeyéque de Reims, p. 245,
EBOLATUS, p. 494.
EKRALDUS, prévôt de Saint-Cécile, p. 657.
ÉBRARD I, évêque d'Uzès, p. 3oo.
ÉBRARD II, évêque d'Uzès, p. 3oo.
ÉBRARD, abb"é de Quarante, p. 563.
ÉBRARD, abbé de Saint-Thibéry, p. 553.
EBREGARIUS, abbé de Saint-Guillem, p. 539.
EcUELLE-DiEL- (abbé de 1'), p. 633.
Echelles (Notre-Dame des), église au diocèse de
Grenoble, p. 571.
ÉDIARDE, abbesse de Saint-Geniès, p. 82Û.
EDOUARD X, roi d'Angleterre, p. 628.
EDOUARD, prince de Galles & duc d'Aquitaine,
p. 897.
EGFRID, évêque de Poitiers, p. 47.
EGIDIUS ou GILLES, abbé de Saint-Hilaiic
p. 545.
ÉGIKA, abbé de Caunes, p. 460.
ÉGLINE DE VISSEC, abbesse de Gorjan, p. 802.
EissExE, château en Rotiergue, p. 171.
ELDEBERTUS, abbé d'Exala, p. 475.
ELDEJARDE ÉBÈSE, femme de Guillaume-Ber-
trand, comte de Provence, p. 70.
ÉLECTE DE BOURGOGNE, seconde femme de
Bertrand, comte de Toulouse, p. 3i.
ÉLÉFANT, évêque d'Apf, p. 162.
ÉLÉFANT ou ELEFANTUS, ELFANT, évèque de
Niraes, pp. 97, 176. Voir AUFANT.
ELEFANT, évêque d'Uzès, p. 299.
ÉLÉONORE I DE FOIX, abbesse de l'Abondance-
Dieu, p. 645.
ÉLÉONORE II DE LA ROQUE, abbesse de l'Abon-
dance-Dieu, p. 645.
ÉLÉONORE DE LAUTREC, abbesse de Vielmur,
p. 600.
ÉLÉONORE DE COMMINGES, comtesse de Foix,
p. 645.
ÉLÉONORE D'ARAGON, cinquième femme de Rai-
mond VI, comte de Toulouse, p. 3i.
ELFANT, évêque de Nimes. Voir ÉLÉFANT.
ÉLEUTÈRE, archidiacre, p. 379.
ÉLIAN, abbé de Caunes, p. 460.
ÉLIARDE, femme de Guillaume, p. 276.
ÉLIE DE DONZENAC DE VENTADOUR , évêque
de Castres, p. 434.
ÉLIE DE LESTRANGES, évêque du Puy, p. 403.
ELIE, abbé d'Aniane, p. 448.
ELIE I, abbé d'Ardorel, p. 616.
ELIE II, abbé d'Ardorel, p. 616.
EUE III, abbé d'Ardorel, p. 616.
ELIE, abbé de Cadouin, p. 616.
ELIE, abbé de Grandselve, p. 588. Voir HÉLIE.
ÉLIE TALLEIRAND, comte de Périgord, p. 628.
ÉLIPAND, évêque de Tolède, p. 902.
ELISABETH DE GAULJEAC DE BARRIÈRE,
abbesse de l'Oraison-Dieu, p. 647.
ELISABETH DE LÉVIS, abbesse de Rieunetic,
p. 648.
ELISABETH, abbesse de Vignogoul, p. 8.'~.
9^2
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
ELISABETH, femme de Pons, vicomte de Poli-
gnac, p. 5o.
ELISABETH, p. 3^1.
Elisanus pagus, p. 365; pays i'Eause.
ELISEE, femme de Pons de Marsanes, p. 276.
ELISÉE, abbé de Cuxa, p. 475.
ÉLIZACHAR, évêqiie de Rodez, p. 873.
ÉLIZACHAR, abbé de Saint-Benoît de Castres,
p. 433.
ELLEFRÈDE, p. 406.
ELMETRUDE, femme d'Oliba, comte de Carcas-
sonne, p. 478.
Elne, pp. 341, 463.
— (époque de la fondation de l'église d'), p. 776;
translation de ce siège à Perpignan, pp. 347,
777-
— (église d'), p. 339.
— (évêques d'), pp. 22, 146, 339; 'ésiimé des
modifications apportées à leur suite par la
Note CLIII, pp. 789, 790.
ELO (la comtesse), p. 906.
ÉLOI, évêque d'Albi, pp. i3, 48, 384.
S. ELOI, évêque de Noyon ; sa visite à Uzès, p. 299.
Elosatlum (civi(as), p. 365; pays d'Eause.
EI.PIDIUS, évêque de Tarragone, p. SzS ; évêque
dans la Marche d'Espagne, p. 901.
EI.PODORE, comte du Vivarais, fils d'Éribert,
p. 573.
Elusatium mctropolis, p. 365; métropole d'Eause.
EI.VIRE ou GELVIRE DE CASTILLE, troisième
femme de Raimond de Saint-Gilles, pp. 01,
195, 219.
ELZÉAR DE RASTELLÈS, évêque de Riez, prieur
du Pont-Saint-Esprit, p. 869.
ELZEAR I, seigneur d'Uzès, p. 228.
ELZEAR II, seigneur de Posquières, p. 228.
ELZÉAR III DE SABRAN , seigneur d'Uzès en
partie, p, 228.
ELZÉAR IV, seigneur d'Uzès, pp. 228, 869.
ELZÉAR, p. 558.
EI.ZÉARE, fille de Rainon IV, seigneur d'Uzès,
p. 228.
EMAN, abbé de Saint-Hilaire, p. 545.
ÉMANS. Voir ARNAUD, évêque de Nimes, p. 278.
EIMBRIN DE DURBAN, abbé de Caunes, p. 467.
Embrun, dans le comté de Forcalquier, p. 71.
— (archevêque d'), p. 71.
ÉMENON, prieur de Sauve, abbé d'Aniane,
pp. 448, 719.
ÉMENON, abbé de Cendras, p. 719.
Emkse, château d'Asie, p. 238.
EMILIE ou ÉMILDE, femme de Bertrand, p. 139.
EMMANUEL-HENRI-TIMOLÉON DE COSSÉ DE
BRISSAC, abbé de Fontfroide, évêque de Con-
dom, p. 620.
EiMME, abbesse de Ripoll, p. 352.
EMME, fille de Roger, comte de Sicile, femme de
Guillaume, comte d'Auvergne, p. 91.
EMME DE PROVENCE, seconde femme de Guil-
laume Taillefer, comte de Toulouse, pp. 3o, 43,
58, 61, 66, lai, 507.
EMiME, femme d'Othon - Raimond , seigneur do
risle-Joiirdam, p. 3o.
ENGELRADE, femme d'Elzéar, p. 558.
ENGELRIC, chanoine du Puy, p. 87.
ENGILBERTO, soi-disant évêque d'Urgel, p. 906.
Ei'AONE (concile d'), en 517, p. 412.
S. ÉPIPODE, évêque du Puy, p. 400.
ERACLE, seigneur de Montlaur, p. 228.
ÉRAIL ou ERALIUS, auteur des comtes de Gévau-
dan, p. i38.
S. ÉREMBERT, évêque de Toulouse, p. 35 1.
ERIBALLO, évêque d'Urgel, p. 907.
ERIBAUD, évêque de Viviers, p. 412.
Eribert, métairie, p. 342.
ÉRIBERT, abbé de Jocou, p. 722.
ÉRIBERT, comte du Vivarais, p. 573.
ÉRIFONS, évêque, p. 26.
ÉRIFONS, abbé de Montolieu, pp. 56, 739.
ÉRIPENNE, bailli de l'évêque d'Albi, p. 660.
Erm (P), p. 621 .
ERMENALD, abbé d'Aniane, p. 448.
ERMENGARDE I ROUSSETTE, abbesse des Olieux,
p. 687.
ERMENGARDE II, abbesse des Olieux, p. 687.
ERMENGARDE III, abbesse des Olieux, p. 687.
ERMENGARDE I, abbesse de Saint-Geniès, p. 826.
ERMENGARDE II, abbesse de Saint-Geniès, p. 826.
ERMENGARDE III DE MONTDÉSIR, abbesse de
Saint-Geniès, p. 826.
ERMENGARDE, fille de l'empereur Louis II, se-
conde femme de Boson, roi de Provence, pp. 4, 7.
ERMENGARDE, fille de Guillaume Taillefer &
d'Arsinde, épouse Robert, comte d'Auvergne,
p. 3o.
ERMENGARDE, femme de Bernard, comte de Be-
salu, p. 144.
ERMENGARDE, femme d'Oliba Cabreta, pp. 144,
592.
ERMENGARDE, femme de Rotbold, comte de Pro-
vence, p. 61 .
ERMENGARDE TRENCAVELLE , comtesse de
Roussillon, p. io5.
ERMENGARDE, femme de Raimond de Saint-
Gilles, p. 276.
ERMENGARDE DE CARCASSONNE, femme de
Raimond-Bernard, vicomte de Nimes & d'Albi,
vicomtesse de Béziers & de Carcassonne, pp. 97,
104, io5, ii3, 473, 739, 744, 835.
ERMENGARDE, vicomtesse de Narbonne, pp. 23o,
606, 634, 647, 675.
ERMENGARDE, femme de Guillaume III, sei-
gneur de Montpellier, p. 184.
ERMENGARDE, de la famille des seigneurs de
Montpellier, p. 184.
ERMENGAUD, archevêque de Narbonne, pp. 52,
146, 247, 3o6, 341, 5oi, 563, 686, 778.
ERMENGAUD, évêque d'Agde, pp. 3o6, 715.
ERMENGAUD, évêque de Béziers, p. 265.
ERMENGAUD, évêque d'Elne, pp. 341, 479, 56i,
779-
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES.
ERMENGAUD, abbé de Calers, p. 62t.
ERMENGAUD, abbé de Castres, p. 433.
ERMENGAUD, abbé de Saiiu-Micbel de la Cluse,
p. 546.
ERMENGAUD, prieur & sacristain d'AIet, abbé de
Jocou, p. 722,
ERMENGAUD, abbé de Montolieu, pp. 4J8, 466.
ERMENGAUD, abbé de Quarante, p. 564.
ERMENGAUD, abbé de Saint-Chinian, p. 528.
ERMENGAUD I, abbé de Saint-Gilles, p. 5i6.
ERMENGAUD II, abbé de Saint-Gilles, p. .îiy.
ERMENGAUD, abbé de Saint-Pons de Thomièrcs,
pp. 419, 624.
ERMENGAUD DE VINTRON, abbé de Saint-Sau-
veur de Lodève, p. 8o3.
ERMENGAUD, abbé de Saint-Thibéry, p. ôô;.
ERMENGAUD I, abbé de Valmagne, pp. 264, 47J,
577, 617.
ERMENGAUD lï, ahU de Valmagne, p. 617.
ERMENGAUD, abbé de Villemagne, p. 578.
ERMENGAUD, comte d'Albi, pp. 3o, ?)6.
ERMENGAUD, prince de Gothie, comte de Rouer-
gue, pp. 24, 3o, 35, 36, 80, 567.
ERMENGAUD, fili de Raimond I, comte de Roucr-
gue, p. 3o.
S. ERMENGOL, évêque d'Urgel, p, 906.
ERMENGOL I ou ERMENGAUD LE CORDOUAN,
comte d'Urgel, pp. 96, 907.
ERMENGAUD III, comte d'Urgel, p. 901.
ERMESSINDE I D'AVREMONT, abbesscdela Font,
p. 837.
ERMESSINDE II DE MONTPÉZAT, abbesse de la
Font, p. 837.
ERMESSINDE, abbesse de Saint-Geniès, p. 826.
ERMESSINDE, abbesse de Saint-Laurent, p. 247.
ERMESSINDE, femme de Raimond, comte de Bar-
celone, pp. 11 3, 116, 117.
ERMESSINDE DE PELET, première femme de
Raimond VI, pp. 3i, 178.
ERMESSINDE, vicomtesse, p. 778.
ERMESSINDE, femme de Guillaujne V, seigneur
de Montpellier, pp. 180, 184, 83o.
ERMESSINDE DE BÉZIERS, femme de Rosfaing II
de Posquières, pp. io5, 228.
ERMESSINDE PELET, fille de Béatrix, comtesse
de Melgueil, p. 180.
ERMESSINDE, fille de Guillaume VI de Mont-
pellier, femme de N. de Servian, p. 184.
ERMESSINDE, fille de Raimond Je CcUa, p. 448.
ERMESSINDE DE CASTRIES, femme de Guil-
laume, seigneur de Tortose, p. 184.
ERMESSINDE, femme de Guillaume, dit Martorel,
p. 128.
ERMESSINDE, femme de Guillaume Ulger, p. 342.
ERSANDE DE LAURIT, abbesse de Vielmur,
p. 601 .
ERSINDE, femme de Francon & mère d'Odon ,
vicomte de Narbonne, p. .Oi.
ERVIGE ou ERVINGE, évéque de Béziers, p. i6i.
ESBAC (N. d'), abbi d'Arles, p. 455.
Escale-Dieu, abbaye au diocèse de Tarbes, p. 442.
ESCALQUENS (d'), capitoul de Toulouse; fait cé-
lébrer ses obsèques de son vivant, p. 357.
ESCHALIER (Jean), dit de Liossac, bailli de Con-
taignet, p. 65i.
ESCHIVE, dame de Tibériade, femme de Rai-
mond II, comte de Tripoli, p. 3i.
ESCLARMONDE RUFFINE, abbesse de Vielmur,
p. 600.
ESCLARMONDE, sœur du comte de Foix, p. 612.
ESCLARMONDE, sœur de Roger-Bernard, comte
de Foix, p. 490.
ESPAGNE, prévôt du chapitre de Saint-Etienne
de Toulouse, p. 356.
ESPAGNE (Arnaud d'), p. 38o.
Esi'ALAis, en Narbonnais, p. 686.
— (religieuses d'), p. 686.
EsrALY, château près du Puy, pp. 269, 4c3, 408,
410 [Haute-Loire), arr. du Puy,
EspAYRAC, prieuré, p. 473; Espeyrac [Ayeyron), arr.
d'Espaîton,
ESPEREIGER (Vacher d'), p. 710.
EsiMXASSE, forêt à deux lieues de Toulouse, p. 218.
EsriNASSE (1'), courent de l'ordre de Fontevrault,
pp. 218, 85i.
EspiRA (prieuré Notee-Dame d'), p. 782. Voir As-
PIRAN.
ESPRIT FLÉCHIER, évêque de Lavaur & de Mi-
mes, pp. 285, 440, 836.
ESQUIOU, abbé de Saint-Gilles, p. 519.
ESSARTS (Guillaume des], seigneur de Villesiscie,
p. 804.
E.STACEL, dans I» Valespir, pp. 341, 340 {Pyré-
nées-Orientales), arr, de Perpignan.
— (Sainte-Cécile d'), prieuré, pp. 482, 5i8.
ESTAING (Jean d'), p. 434.
ESTAMPES (Jean d'), trésorier général du roi en
Languedoc, p. 65 1.
ESTE (cardinal d'), prince de Modène, abbé de
Foix, p. 85o.
ESTER DE LUSSAN, abbesse de Bagnols, p. 869.
Estrade, moulin, p. $40.
ESTRÉES (cardinal d'), p. 285.
ETHERIUS, évéque de Viviers, p. 413.
ETIENNE VI, pape, p. i3.
ETIENNE, évêque de Narbonne, p. 243.
ETIENNE AUDEBRAND, archevêque de Toulouse,
évêque de Saint-Pons de Thomières, pp. 308,420.
ETIENNE-CHARLES DE LOMÉNIE DE BRIENNE,
archevêque de Toulouse, p. 365.
ETIENNE I, évêque d'Agde, p. 3o5.
ETIENNE II, évêque d'Agde, p. 3o6.
ETIENNE III DE ROUPI , dit de Cambray, évê-
que d'Agde, p. 309.
ETIENNE DE POLVEREL, évêque d'AIet, p. 424.
ETIENNE I, évêque de Béziers, p. 262.
ETIENNE II, évéque de Béziers, pp. 262, 496.
ETIENNE, évêque de Cahors, pp. 33, 34.
ETIENNE, évêque de Cahors, p. 190.
904
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
ETIENNE, cvèque de Cnrcassonne, p. 5i8 ; iden-
tification de ce prélat & de saint Stapin,
pp. 736, 737.
ETIENNE II, évèque de Carcassonne, p. 333.
ETIENNE m ALBERTI, évèque de Carcassonne,
p. 334.
ETIENNE DE ABAVO, évêque de Castres, p. 434.
ETIENNE, évêque de Clermont, p. 87.
ETIENNE, évêque de Clermont, fils de Guillaume,
comte d'Auvergne, p. 91.
S. ETIENNE, évêque de Die, p. 414.
ETIENNE I, évêque de Mende, pp. l33, 392,
57,.
ETIENNE II DE BRIOUDE, évêque de Mende,
p. 392.
ETIENNE m, évêque de Mende, pp. 393, 6y3.
ETIENNE DE KLOSSET, évêque de Nimes, abbé
de Cannes, pp. 282, 469.
ETIENNE, évêque de Pamiers, p. 363; corrige^
FRANÇOIS-ETIENNE DE CAULET [V. p. 432).
ETIENNE I DE GÉVAUDAN, évêque du Puy,
pp. 139, 401.
ETIENNE II DE MERCŒUR , évèque du Puy,
pp. 146, 401.
LilTENNE III DE POLIGNAC, dit Brisefcr, évê-
que du Puy &. de Clermont, pp. 5o, 144, 191,
402.
ETIENNE rV DE CHALANÇON, évêque du Puy,
p. 404.
ETIENNE ALDEBRANDI ic Comharutis, évêque
de Saint-Pons de Thomières. Voir aux archevê-
ques de Toulouse.
ETIENNE DE VASSIGNAC , évêque de Vabre,
p. .568.
ÉTIENNE-JOSEPH DE LA FARE, évèque de Vi-
viers, p. 417.
ETIENNE, abbé d'Aiguebelle, p. 6o3.
ETIENNE, abbé d'Arles, p. 4.')3.
ETIENNE, abbé de Belleperche, p. 6i.-j.
ETIENNE I, abbé de Calers, p. 621.
ETIENNE II, abbé de Calers, p. 62 t.
ETIENNE III, abbé de Calers, p. 621.
lîiTIENNE IV, abbé de Calers, p. 621.
ETIENNE, abbé de Candeil, p. 624.
ETIENNE DE TOULOUSE-LAUTREC DE SAINT-
GERMIER, abbé de Candeil, p. 626.
ETIENNE DE LACHAN , abbé de la Capelle,
p. 646.
ETIENNE DE BLOSSET, abbé do Cannes. Voir
aux évêques de Nimes.
ETIENNE MALETTI ou D'OMALE , abbé de la
Chaise-Dieu, p. 344.
ETIENNE GARNIER, abbé de Chambons, p. 640,
ETIENNE, abbé de Cluny, p. zSo.
ETIENNE I, abbé de Conques, p. 472.
ETIENNE II, abbé de Conques, p. 471, 472.
ETIENNE III KARTON, abbé de Conques, p. 474,
ETIENNE I, abbé de Cruas, p. 574.
ETIENNE II DÉODEL, abbé commendatnire d(
Cruas, p. 575.
ETIENNE I DE BARTÈS, abbé d'Eaunes, p. 635.
ETIENNE II GARIN, abbé d'Eaunes, p. 63.5.
ETIENNE DU BOUSQUET, abbé de Franquevaux,
p. 63o.
ETIENNE, abbé de Grandselve, p. 6o5.
ETIENNE, abbé de La Grasse, p. 479.
ETIENNE, abbé de Joncels, pp. 287, 486.
ETIENNE, abbé de Manlieu, p. 493.
ETIENNE, abbé du Mas-d'Azil, p. 494.
ETIENNE I DE TINLANDE, abbé de Maz.in,
p. 6o3.
ETIENNE II DU LAC, abbé de Maznn, p. 6o3.
ETIENNE, abbé de Montolieu, p. 457.
ETIENNE, abbé de Nizors, p. 642.
ETIENNE I DE TRIPIÈRE, abbé de Quarante,
p. 565.
ETIENNE II ANTOINE DE JOUAN, abbé de Qua-
rante, p. 566.
ETIENNE I DE VÉLASQUEZ, abbé temporaire de
Saint-Genis, p. 537.
ETIENNE II DE AVILA , abbé de Saint-Genis,
p. 537. ■
ETIENNE, abbé de Saint-Gilles, p. 517.
ETIENNE LE FRANC DE LA GRANGE, abbé de
Saint-Paul de Narbonne, p. 5o5.
ETIENNE, abbé de Saint-Sauveur de' Lodcvc,
p. 8o3.
ETIENNE, abbé de Sorèze, p. 5|3.
ETIENNE I, abbé de Valmagne, p. 618.
ETIENNE II DU VERGER, abbé de Valmagne.
p. 618.
ETIENNE, prieur de Bonnefoy, p. 649.
ETIENNE VOLLE, prieur de Bonnefoy, p. 65i.
ETIENNE ENGUENEUSE, prieur des dominicains
de Béziers, p. 727.
ETIENNE, archiprêtre de Saint-Bonet, p. 639.
ETIENNE CHOTARD, sacristain de Lodève,p. 585.
ETIENNE PHILIPPE, vicaire général de Saint-
Guillem, p. 544.
ETIENNE COURTOIS, chanoine de Saint-Gilies,
p. 52 I .
ETIENNE PIGEYRE, religieux de Saint-Chinian,
p. 53 1.
ETIENNE I, comte de Gévaudan, pp. 3o, i38.
ETIENNE II, comte de Gévaudan, pp. 3o, iSç.
ETIENNE, vicomte de Gévaudan, pp. 392, 413.
ETIENNE, vicomte de Polignac, p. 49.
ETIENNE, frère d'Armand I, vicomte de Polignac,
p. 5o.
ETIENNE GUERSA, p. 604.
ÉTIENNETTE, femme de Garcias, roi de Navarre,
p. I i3.
ÉTIENNETTE, femme de Bernard, comte de Bi-
gorre, p. 1 i3.
ÉTIENNETTE, seconde femme de Roger II, comte
de Foix, p. 1 I 3.
ÉTIENNETTE, femme de Geoffroi I, comte de Pro-
vence, p. 61 .
ÉTIENNETTE, femine de Raimond de Baux, p. 61.
ÉTIENNETTE, femme de Pierre Bernard, p. 479.
TABLE GENEIIALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
955
s. EICHER, ivcque A'Mhe, p. 412.
EUCHER DE SAINT- VITAL, évèqiie de Viviers,
p. 417.
EUDES, évêque d'Elue, p. 344.
EUDES, «vêque de Lectoure, p. 3(5g.
EUDES, abbé de Bonnefont, p. 634.
EUDES, abbé de Boulbonne, p. 612.
EUDES, abbé de Cliiny, p. 127.
EUDES, abbé de Conques, p. 478.
EUDES DE CAZAUX, abbé de Feuillans, p. 637.
EUDES DE FERROUIL, abbé de Foix, p. 85o.
EUDES I, abbé de Fontfroide, p. 619.
EUDES II, abbé de Fontfroide, p. 619.
EUDES DE CHATEAUROUX, abbé-fle Graudselve
p. 608.
EUDES I, abbé de Lézat, pp. 127, 489.
EUDES II DE BAIERAS, abbé de Lézat, p. 490.
EUDES, abbé du Mas-Garnier, p. 687.
S. EUDES, abbé de Saint-Chaffre, p. 570.
EUDES I, abbé de Saint-Martin du Lez, p. 723.
EUDES II, abbé de Saint-Martin du Lez, p. 723.
EUDES OZIC, abbé de Saint-Polycarpe, p. ôôj.
EUDES, abbé de Simorre, p. 773.
EUDES, prévôt de Saint-Germier de Muret, p. 710.
EUDES, prévôt de Saint-Germier de Muret, p. 710.
EUDES tie Comentiaco, prieur du couvent des do-
minicains de Carcassonne, p. 702.
EUDES, prêtre, p. |38.
EUDES ou ODON, diacre, p. 5oi.
EUDES, roi, pp. 12, i3, 93.
EUDES II, comte de Champagne, p. 91.
EUDES ou ODON, comte en partie de Commin^es,
p. I i3.
EUDES. Voir ODON, comte de Razèt, p. 1 i3.
EUDES, comte de Toulouse, frère de Bernard I,
pp. 26, 27, 3o, 37, 107.
EUDES, fils du vicomte de Lomagne, pp. 3^7, 627.
— vicomte de Lomagne, pp. 608, 609, Vo'ir OT.
EUDES, vicomte de Narbonne, p. 247.
EUDOXIE COMNÈNE, femme de Guillaume VIII,
seigneur de Montpellier, p. 184.
S. EUGÈNE, évèque de Carthnge, patron deVioux,
p. 664.
EUMACHIUS, évêquï d'Albe, p. 412.
EURUS, évêquc de Carcassonne, p. 329.
EUSÈKE, évêquc de Rucssium, p. 399.
EUSTACHE DE LÉVIS, archevêque d'Arles, p. 393.
EUSTACHE DE LÉVIS, évéque de Mirepoix
p. 436.
S. EUSTACHE, évêque de Rodez, p. 873.
EUSTACHE, évêquc de Saintes, p. 7^8.
EUSTACHE, abbé du Mas-Garnier, p. 588.
EUSTACHE, fils d'Etienne, roi d'Angleterre
p. 232.
EUSTORGE, religieux, p. 425.
S. ÉVANTHE ou EVANTHIUS, évêque de Gévnu-
dan, p. 391.
ÉvÊciits, soumit à l'autorité des grand» vassaux
qui en font trafic, p. iSo.
EVODIUS ou S. VOSY, évéque du Puy, p. 492.
Voir VOZY.
ExALA (SAiNT-Axnnft d'), monastère, pp. 246, 474.
Exempts (congrégation des), p. 587.
E.VIEU, monastère, p. 588; Eysscs (^Lot-S-Gtiron:ic),
commune de Villeneuve-sur-Lot.
EviNDRE, église, pp. 164, 3 12.
EXUPÈRE, évêque de Toulouse, pp. 244, 35i; sa
châsse à Saint-Sernin, p. 3Ô9.
F. DE VILLEMUR DE PAILHIES, abbé de Boul-
bonne, p. 61 5.
Fai!AS, abbaye, pp. 374, 643, 641^, 768.
FABIUS BRULART DE SILLERY, abbé du Mas-
Garnier, p. 591 .
FAcnÈGi'E.s, château, p. 822 {Hérault), arroni. de
Montpellier,
FABRÈGUES (Marie de), p. 83o.
FALCO, religieux de Tournas, p. 49,
FALGA ou DE FELGAR (Raimond du), p. 355.
Falgairolles (église de), p. SpS.
Fanjeau, château, p. 414.
Fanjeaux, p. 854 {Aude), arr. de Castçlnaudary.
— (Notre-Dame de), p. 856.
— (Dominicains de), p. 8o5.
FANTI (N.), abbé de Cendras, p. 719.
FANTONI, historien d'Avignon j opinions erro-
nées de cet auteur, pp. 77, 78.
FARALD, évêque de Rodez, p. 873.
FARE (N. de la), abbesse de la Font, p. 838.
FARCES (Bernard de), p. 255.
— (Raimond de), p. 253.
Farcies, prieuré, pp. 387, 389. Voir \i.f.i.
FAUDOAS (N. de), abbé de Gaillac, p. 599.
FAUDOAS (Arnaud de), p. 608.
— (Béraud de), p. 368.
— (Bertrand de), pp. 356, 368.
FAUGÈRES (seigneurs de), p. 726.
— (R.iimond de), p. 558.
— (Salomon de), pp. 578, 598.
FAURE, chanoine de Saint-Étienne de Toulouse;,
p. 691.
S. FAUSTE, évêque de Tarbes, p. 379,
FAUSTE, abbé de Lérins, p. 298.
FAUSTIN, abbé de Castres, p. 433.
FAUSTIN, p. 400.
Favarias, domaine, p. 478; Favih (^Aude), com-
mune d'Ar^uettes.
Fav, château, p. 404.
FAY DE GERLANDE (Lucrèce de), p. 410.
FAYDIDE D'UZÈS, femme d'Alphoni.c-Jourd:iiii,
comte de Toulouse, pp. 3i, 61, 224, 228, 277,
414.
FAYDIDE, fille d'Alphonse-Jourdain, femme
de Huinbert III, dauphin, p. 3i.
C)dL
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
FAYDIT D'AIGREFEUILLE , évêque de Rodez,
p. 874.
FELGAR (Guillaume de), p. 355.
FÉLICIE DE GUERS, abbesse de Gorjan, p. 8oî.
FÉLICIE, religieuse cistercienne; essaie de restau-
rer le monastère de Netloc, p. yiS.
FÉLICIEN DE FAURÉ , abbé de Saint-Chinian,
p. 532.
S. FÉLIX, évêque de Nimes, p. 174.
FÉLIX, évêque d'Urgel, hérésiarque, p. 902.
FÉLIX DE SAVOIE, abbé de La Grasse, p. 484.
FÉLIX LLANO, abbé de Saint-Genis, p. 537.
FENAYROS (Raton de), sénéchal du comté de
Rodez, p. 877.
Fenouillèdes, comté, p. i5\.
FENOUILLÈDES (comte de), pp. iSp, 144, 145.
Fenouillet, lieu, p. 869 {Aude), arr. ie Limoux.
— (àrchidiaconé de); sa suppression, p. 677.
Ferais, territoire, fief & moulin, p. 479; Ferrais
(Aude), arr. de Narhonne.
FERDINAND DE NEUVILLE, évêque de Chartres,
p. 297.
FERDINAND I DE VALDES, évêque d'Elne, p. i^6.
FERDINAND II DE LOAZÈS , évêque d'Elne,
pp. 346, 787.
FERDINAND DE VALLOT, abbé de Gaillac, p. 599.
FERDINAND DE MÉDINE, abbé de Saint-Genis,
p. 536.
FÉRÉOL (P.), p. 285.
Feretra (chapelle del), près de Toulouse, p. 268.
Feretum, lieu, p. 667.
FERLUS (dom François), bénédictin de Saint-
Maur, p. 5i I.
— (Raimond-Dominique), p. 012.
FERRAND. Voir DURAND DE SAINT-POURÇAIN,
évêque du Puy, p. 406.
FERRANDE, abbesse des Olieux, p. 6ÎJ.
FERRARE (N. cardinal de), abbé de Boulbonne,
p. 6i5.
S. FERRÉOL, évêque d'Uzès, pp. 298, 866.
FERRÉOL GRIET, seigneur de Villepinte, p. 378.
FERRI CASSINEL, évêque de Lodève, p. 292.
FERRIER, prêtre, p. 476.
FERRIER (Jean), p. 5o3.
FERRIÈRE, fille de Raimond de Saint-Félix,
p. 562.
FERRIÈRE (Pierre de), p. 568.
Feuillans (forêt de), p. 636.
Fei'illans (abbaye de), pp. 633, 636.
Fezcnsac, comté, p. 365.
Fiac (Saint-Jean de), paroisse, p. 462 (Tarn), arr.
de Lavaur.
Fidentiacus (comitatus), p. 365.
FiEiJZET (Saint-Salvi de), p. 669.
Figeac (Chronique de); sa valeur historique,
p. 471.
FIGUIER, chanoine de Montauban, p. 428.
FINE, religieuse, p. 473.
S. FIRMIN, évêque d'Albe, p. 412.
S. FIRMIN, évêque de Gévaudan, p. 391.
FIRMIN, évêque de Lodève, p. 286.
S. FIRMIN, évêque d'Uzès, pp. 298, 866.
FIRMIN, abbé de Franquevaux, p. 63o.
FIZES (Raimond de), p. 431.
FLAVIEN, p. 400.
FLAVIGNY (N. de), abbé de Saint-Sernin, p. 527.
Fleuri, abbaye, p. 44.
FLEURIE DE BLACAS DE BEAUDISNAR, femme
de Bermond de la Voûte, p. 415.
pLonENCE (église Saint-Michel des Tiiéatins à),
p. 272.
— (concile de), en 1439, p. 38 1.
FLORENCE AURUFACE I, abbesse de Saint-Ge-
niès, p. 826.
FLORENCE AURUFACE II, abbesse de Saint-Ge-
niès, p. 826,
Flobensac, château, pp. 497, 714 (Hérault), arr.
de Lodève.
— (Saint-Jean de), p. 307.
— (hospice de), p. 717.
— (Observantines de), p. 716.
FLORENT GALAND, abbé de Sorèze, p. 5i3.
FLOr.ENTiN, château, p. 099 (Tarn), arr. de Gaillae.
FLORENTIUS, doit être rayé du catalogue des évê-
ques d'Avignon, p. 20.
S. FLOUR, évêque de Lodève, p. 286.
Fllvia (Saint-Michel de), église, p. 341.
FODIÈRE (Richard de), p. 541 ; corrige^ FOZIÈRE.
Foix (abbaye de Saint-Volusien de), pp. 107, 432,
557, 848.
— (justices de), p. 85o.
— (pont de pierre de), p. 849.
— (comté de), pp. 119, 120, 201, 854.
— ses comtes héréditaires, pp. 109, ii3, 119, 120,
612, 85o.
— (consuls de), p. 849.
FOIX (Bernard de), p. 376.
— (Bertrand de), p. 416.
— (Constance de), p. 806.
— (Loup de), pp. 495, 621.
— (Pierre de), p. 35o.
FoNDOLCE (abbaye de), en Saintonge, p. 85i.
FoNS, monastère en Querci, pp. 33, 34.
Font (abbaye de Notre-Dame ou Saint-Sauveur
de la), pp. 276, 836.
FONT (Pierre-Uzalger de la), p. 479.
Fontaine, en Roussillon, p. 12.
Fontaine-Sainte-Claire d'Alais (abbaye de), p. 720.
FONTAINES (Philippe des), p. 596.
Fontcaude (abbaye de), p. 863.
FoNTCiAKA (monastère de), en Roussillon, p. 791.
— (liste des prieurs de), p. 791.
FoNTCOtVERTE, village, p. 479 (Aude), arr. de Nar-
bonne.
— (conciles tenus à) en 911, pp. 246; en 917,
p. 329.
Fonteclara (Saint-Paul de), église au territoire de
Girone, p. 478.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
957
FoNTBVBAciT, abbaye, p. 377.
FoNTfBOiDE, abbaye, pp. lôi, 3^7, ^^1, 386, ^îo,
564, 569, 6o5, 618, 688, 790.
— (abbé de), pp. 608, 687.
— (possessions de), en Roussillon, p. 794.
FoNTJO.NCoiSE, alleii, p. 247 (^AuJe), arr. Je Nar-
bonne.
Fo.VTMARS (Saint-Pierre de), église, p. 541.
FONTS (Jaubert des), p. 574.
FORBIUS, soi-disant évèijue du Puy, p. 400.
FoRCALQUiEn (comté de), pp. 58, 67, 70, 71 , 76, 77.
Forez (comtes de), p. 134.
FORESTA DE COLONGUE (N. de), abbcsse de Vi-
gnogoul, p. 827.
FoR.MIGUIÈBE, FoRMIGfERA ( NoTKE - Da^J E de),
pp. 146, 247, 721.
FORMOSE, pape, p. i3.
FORTANIER DE CARZAC, prieur de Pcyrissas,
P- 774-
FORTANIER DE SCADOZ, comm.indeiir de In mai-
son des templiers du Mont-Salins, p. 490.
FORTANIER, parent des comtes de Carcassonnc &
de Razès de la seconde race, p. 1 13,
FORTANIER, p. 1 |3.
FORTIUS, abbé de Saint-Gaudens, p. 776.
FORTO-GUILLAUME, vicomte de Gimoez, p. 587.
FORTON MANCIP DE FLARS, p. 474.
Fos (Saint-Jean de), p. 541 {Hérault), arr. Ac Bé-
liers.
FossENEUVE, lieu où étaient conservées les reliques
de saint Thomas, p. 358.
FOUCAUD (N. de), abbé d'Eaunes, p. 635.
FOUCHER, abbé de Cruas, évêquc d'Avignon,
p. 574.
FOUGERAS (Victor), bénédictin de Saint-Maur,
p. 5i I.
FOULQUE, archevêque de Reims, p. i3.
FOULQUE, évéque de Barcelone, p. 473.
FOULQUE, évéque de Carcassonne, pp. 329, 759.
FOULQUE, évéque de Toulouse, pp. 354, f)i3,
645, 699, 856.
FOULQUES, moine de Cadouin, abbé d'Ardorel &
de Valmagne, pp. 48, 3o6, 385, 616, 617.
FOULQUES, abbé de Mazan, p. 602.
FOULQUES I, abbé de Psalmodi, pp. 277, 007.
FOULQUES II, abbé de Psalmodi, p. 007.
FOULQUE DE LA ROVÈRE, abbé de Saint-Ser-
nm, p. 627.
FOULQUES LE BON, comte d'Anjou, pp. 145, 401.
FOULQUES, fils de Guillaume II, comte de Pro-
vence, p. 61.
FouRCADE (la), grange, p. 499.
Foi'RKEZ (prieuré de Saint-Germain de), p. 828.
FoURQiES (siège de), p. 63o {Gard), arr. de Nimes.
— (Saint-Martin de), p. 453.
FOURQUEVAUX (N. de), abbé de ViUelonRuc,
p. 633. ^ '
S" FOY, p. 41.
FOY, épouse de Hugues, comte de Rouergue,
pp. 3o, 41 .
FOY, vicomtesse de Narbonne, p. 143.
FRADALDE, abbé de Saint-Étienne. KoiV FRAU-
DALDE.
Fbaissinet, lieu, p. 572.
FRAMMENCHE (Jean), p. 589.
Fba.\ce, royaume; ses différents partages, après la
mort de Louis le Débonnaire, pp. 1, 2, 3, 4;
sa division au onzième siècle, pp. i^^g, i5o.
— (Rois de); leur souveraineté sur le Rhône, p. 1.
Francfort (concile de), en 794, p. 465.
FRANCISCO ANTONIO DE LA DUENA Y CISNE-
ROS, évéque d'Urgel, p. 911,
FRANCISCO FERNANDEZ DE JATIVA, évéque
d'Urgel, p. 911.
FRANCISCO JOSEP CATALAN DE OCON , évé-
que d'Urgel, p. 91 I.
FRANCISCO DE TOVIA, archidiacre de Cerdngne,
évéque d'Urgel, p. 909.
FRANCISCO DE URRIES, évéque dUrgel, p. 910.
S. FRANÇOIS D'ASSISE, pp. 800, 887.
S. FRANÇOIS DE SALES, fondateur des visitan-
dines, p. 823.
FRANÇOIS, cardinal de Tournon, p. i5y.
FRANÇOIS-JOACHIM DE PIERRE DE BERNIS,
archevêque d'Albi, p. Spi.
FRANÇOIS I DE CONZIÉ, archevêque de Nar-
bonne & & de Toulouse, pp. 254, 358.
FRANÇOIS II DE CONDOLMER ou CONDULMIER,
archevêque de Narbonne, pp. 254, 468.
FRANÇOIS III HALLE, archevêque de Narbonne,
pp. 256, 323.
FRANÇOIS IV GUILLAUME DE CASTELNAU-
CLERMONT-LODÈVE, archevêque de Narbonne,
évéque de Saint-Pons de Thomières, abbé de
Saint-Aphrodise, pp. 256, 420, 499.
FRANÇOIS V PISANI, archevêque de Narbonne,
p. 298.
FRANÇOIS VI DE JOYEUSE, cardinal-archevêque
de Narbonne, archevêque de Toulouse, évéque
d'Alet, abbé de Saint-Sernin, abbé de Boul-
bonne, abbé de La Grasse, abbé de Grandselvc,
abbé de Chambons, abbé d'Eaunes, pp. 253,
362, 424, 484, 527, 611, 6i5, 636, 640.
FRANÇOIS VII FOUQUET, archevêque de N.ir-
bonne, évéque d'Agde, prieur de Cassan, pp. 239,
3i I, 733.
FRANÇOIS DE COLMIEU (ColUmedio), cité à fort
comme archevêque de Narbonne, p. 255.
FRANÇOIS DU HARLAY, archevêque de Paris,
pp. 273, 573.
FRANÇOIS, archevêque de Rouen, p. 3i i.
FRANÇOIS DE CRUSSOL-DUZÈS-D'AMBOISE, ar-
chevêque de Toulouse, p. 364.
FRANÇOIS DE FONTANGES, archevêque de Tou-
louse, p. 365.
FRANÇOIS-GUILLAUME DE CASTELNAU, évéque
d'Agde, p. 3 10.
FRANÇOIS FOUQUET, archevêque de Narbonne,
évéque d'Agde. Voir aux archevêques de Nar-
bonne.
FRANÇOIS CHKVALIER DE SAULX, premier évé-
que d'Alais, abbé d* Psalmodi, pp. 447, 5io,
58
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
FRANÇOIS I DE LE3TRANGE, évoque d'Alet,
p. 424.
FRANÇOIS II DE JOYEUSE, cardinal-évêque d'A-
let, p. 424. Voir aux archevèqvies de Narbonne.
FRANÇOIS III DE BOUCAUD , évoque d'Alct,
p. 424.
FRANÇOIS DE PISSELEU, évèque d'Amiens, p. Sjô.
FRANÇOIS DE DONNADIEU, évèque d'Auxerre,
p. 377.
FRANÇOIS, évêqiie de Béziers, p. 271.
FRANÇOIS DE FAUCON, évèque de Carcassoiine,
abbé de Villemagne, de Belleperche & de SaLive,
pp. 337, 555, 58o, 629, 720.
FRANÇOIS SERVIEN, évèque de Carcassonno,
p. 338.
FRANÇOIS DE LASTIC DE SAINT-JAL, évèqi.c de
Castres & d'Uzès, pp. 3o4, 435.
FRANÇOIS BONARD, évèque de Conserans, p. 382.
FRANÇOIS I, évèque d'Elne, pp. 344, 781.
FRANÇOIS II XIMENÈS, évèque d'Elne, pp. 345,
783.
FRANÇOIS III DE LORRIS, évèque d'Elne, p. 346.
FRANÇOIS IV ROBUSTER SALA, évèque d'Elne,
pp. 346, 788.
FRANÇOIS V DE VÉRA {nlias DE VEER), évèquo
d'Elne, pp. 347, 788.
FRANÇOIS VI SENJUST, évèque d'Elne, pp. 547,
788.
FRANÇOIS VII LOPEZ DE MENDOÇA, évèque
d'Elne, pp. 347, 788.
FRANÇOIS VIII FEREZ, évèque d'Elne, pp. 347,
789.
FRANÇOIS DU TILLY, évèque d'Orange & de La-
vaur, abbé de Mazan, p. 604; correction a la
page 440.
FRANÇOIS-LOUIS DE POLASTRON, évèque dj
Lecteur», p. 370.
FRANÇOIS I DE LÉVIS-VENTADOUR, évèque de
Lodève, p. 296.
FRANÇOIS II BOSQUET, évèque de Lodève & da
Montpellier, évèque désigné de Pamiers, pp. 1 6c,
272, 296, 327, 432, 801, 824, 825.
FRANÇOIS DE LA ROVÈRE, évèque de Mende,
p. 395.
FRANÇOIS -PLACIDE DE BAUDRI DE PIAN-
COURT, évèque de Mende, p. 397.
FRANÇOIS-TRISTAN DE CHAMBON, évèque de
Mirepoix, abbé de la Capelle, pp. 437, 646.
FRANÇOIS-HONORÉ LANCELOT DE MANIBAN
DE CAZAUBON, évèque de Mirepoix, p. 437.
FRANÇOIS DE NETTANCOURT D'HAUSSON-
VILLE DE VAUBECOURT, évèque de Montau-
ban, p. 428.
FRANÇOIS BOSQUET, évèque de Montpellier. Voir
aux évèques de Lodève.
FRANÇOIS-JOSEPH MOREL DE VILLENEUVE DE
MONS, évèque de Montpellier & de Viviers,
pp. 1 80, 328, 417.
FRANÇOIS I BOSQUET, évèque désigné de Pa-
miers, Voir aux évèques de Lodève.
FRANÇOIS II D'ANGLURE DE BOURLEMONT,
évèque de Pamr.TS, p. 43.-'..
FRANÇOIS III DE CAMPS, nommé évèque de Ta-
miers, p. 432.
FRANÇOIS IV ETIENNE DE CAULET, évèque de
Pamiers, abbé de Foix, pp. 432, 800.
FRANÇOIS DE SARCUS, évèque du Puy, p. 409.
FRANÇOIS-CHARLES DE BERINGHEN, évèque du
Puy, abbé de Saint-Gilles, pp. 411, 522.
FRANÇOIS DU BOURG, évèque de Rieux, p. 442.
FRANÇOIS I D'ESTAING, évèque de Rodez, abbé
de Saint-Chaffre, pp. 572, 870, 878.
FRANÇOIS II DE CORNEILLAN, évèque de Rodez,
p. 875.
FRANÇOIS m DE CORNEILLAN-MONDENARD,
évèque de Rodez, p. 875.
FRANÇOIS I DE DONADIEU, évèque de Saint-Pa-
pou! & abbé de Saint-Hilaire, pp. 446, 548.
FRANÇOIS II DE BARTHELEMY DE GRAM-
MONT DE LANTA, évèque de Saint-Papoul,
abbé de Calers & d'Eaunes, pp. 446, 622, 636.
FRANÇOIS I GUILHEM DE CASTELNAU-CLER-
MONT-LODÈVE, évèque de Saint-Pons de Tho-
mières. Fo/r aux archevêques de Narbonne,
FRANÇOIS II DE LUXEMBOURG, évèque de Saint-
Pons de Thomières, p. 421,
FRANÇOIS I ROUSSET, évèque d'Uzès, p. 3o3,
FRANÇOIS II DE LASTIC DE SAINT-JAL, évèque
d'Uzès. Voir aux évèques de Castres.
FRANÇOIS I DE LA VALETTE CORNUSSON ,
évèque de Vabre, p. 569.
FRANÇOIS II DE LA VALETTE CORNUSSON,
évèque de Vabre, p. 569.
FRANÇOIS m DE LA VALETTE CORNUSSON,
évèque de Vabre, pp. 396, 569,
FRANÇOIS REGNAUD DE VILLENEUVE, évèque
de Viviers. Voir ^u-x. évèques de Montpellier,
FRANÇOIS D'AMBOISE, abbé d'Ardorel, p, 617.
FRANÇOIS I, abbé de Notre-Dame d'Arles, p. 454.
FRANÇOIS II, abbé de Notre-Dame d'Arles, p. 455.
FRANÇOIS IV DE SAINT-IUST, abbé d'Arles 81
de Sorède, p. 455.
FRANÇOIS DE MONTPALAN, abbé de Bamjolas,
p. 595.
FRANÇOIS DE FAUCON, évèque de Carcassonne,
abbé de Belleperche. Voir aux évèques de Car-
cassonne.
FRANÇOIS-LOUIS DE CLERMONT-TONNERRE,
évèque de Langres, abbé de Eonnecombe, p. 642.
FRANÇOIS DE JOYEUSE, archevêque de Toulouse,
abbé de Boulbonne, p. 6i5. Foi'r aux archevê-
ques de Narbonne.
FRANÇOIS I DE NOBLES, abbé de Calers, p. 622.
FRANÇOIS II DE BARTHÉLÉMY DE GRAM-
MON, évèque de Saint-Papoul, abbé de Calers.
Voir aux évèques de Saint-Papoul.
FRANÇOIS III DE VERDIER, abbé de Calers,
p. 622.
FRANÇOIS, abbé de Saint-Martin du Canigou,
p. 594.
FRANÇOIS-TRISTAN DE CAMBON, abbé de l.i
Capelle, évèque do Mirepoix. Koi'r aux évèques
de Mi rc?poix.
TABLE GENERALE DES KOMS ET DES MATIÈRES.
909
FRANÇOIS DE JOYEUSE, cardinal archevêque de
Toulouse, abbé de Chambons. Foir aux arche-
vêques de Narbonne.
FRANÇOIS LE LIÈVRE, abbé de Cruas, p. SyS.
FRANÇOIS I CARAPS, abbé de Cuxa, p. 477.
FRANÇOIS II DE ÉRILS, abbé de Cuxa, p. 477.
FRANÇOIS m DE MONTPALAN, abbé de Cuxa,
P- 477-
FRANÇOIS I D'AUTHIN, abbé d'Eaunes, p. 63j.
FRANÇOIS II DE JOYEUSE, cardinal-abbé d'Eau-
nes. Fotr aiïK archevêques de Narbonne,
FRANÇOIS III DE BARTHÉLÉMY DE GRAM-
MONT, abbé d'Eaunes, p. 636.
FRANÇOIS IV DE BARTHÉLÉMY DE GRAM-
MONT, évêque de Saint-Papoul, abbé d'Eaunes
& de Calers. Voir aux évêques de Saint-Pnpoul.
FR\NÇOIS- ETIENNE DE CAULET, abbé de Foix,
évéque de Pamiers. ^oi'raux évêques de Pamiers.
FRANÇOIS D'ESCOPÉRIER DE LA GARDIE DE
POUZOLS, abbé de Foix, p. 85o.
FRANÇOIS I DE BORIE, abbé de Fontcaude,
p. 863.
FRANÇOIS II ROUET, abbé d« Fontcaude, p. 864.
FRANÇOIS III DE L'ORT DE SÉRIGNAN , abbé
de Fontcaude, p. 864.
FRANÇOIS DE RABASTENS, abbé de Gaillac,
p. 598.
Fl'.ANÇOIS DE JOYEUSE, cardinal-archevêque de
Toulouse, puis de Rouen, abbé de Grandselve.
Voir aux archevêques d» Narbonne.
FRANÇOIS DE JOYEUSE, abbé de La Grasse. Voir
aux archevêques de Narbonne.
FRANÇOIS I D'AUGNE, abbé de Joncelj, p. 487.
FRANÇOIS II, abbé de Joncels, p. 487.
FRANÇOIS DE BATAILLER (N.), abbé de Joncels,
p. 488.
FRA.NÇOIS, comte de Taurel, abbé de Lézat,
p. 492.
FRANÇOIS DE SAVOIE, abbé du Mas-d'Aiil,
p. 495.
FRANÇOIS DE CASTELLANE MAJASTRE, abbé
du Mas-Garnier, p. Ô91.
FRANÇOIS DE TILLY, abbé de Mazan. Voir auK
évêques de Lavaur.
ruANÇOIS DE CRÉQUY, obbé de Montolieu,
p. 462.
FRANÇOIS I DE BOUTI, abbé de Nizors, p. 643.
FRANÇOIS II DU COURET DE LA BERTHE,
nbbé de Nizors, p. 643.
FRANÇOIS I DE FAYOLLES, abbé de Psalmodi,
p. 509.
FI'.ANÇOIS II DE CALVIÈRE, abbé de Psalmodi,
p. 5io.
FilANÇOlS m CHEVALIER DE SAULX, abbé de
Psalmodi & premur évequc d'Alais. Foir aux
évoques d'Alais.
FI'.ANÇOIS GAIN DE MONTAGNAC, abbé de Qua-
rante, p. 566.
FRANÇOIS I DE CASTELNAU, cardinal de Cler-
mont, abbé de Suint-Aphioilise. Voir :ii.ik arche-
vêques de Narbcailc.
FRANÇOIS II DE TROTIN, abbé do Saint-Aphro-
dise, p. 499.
FRANÇOIS-ISARN, abbé nommé de Saint-Aphro-
dise, p. 5oo.
FRANÇOIS D'ESTAING, abbé de Saint-Chaffre.
Voir aux évêques de Rodez.
FRANÇOIS RODRIGUEZ, abbé temporaire de
Saint-Genis, p. 537.
FRANÇOIS I DE CHASSAIGNES , abbé de Saint-
Gilles, p. 520.
FRANÇOIS II DE NOGARET DE CALVISSON,
abbé de Saint-Gilles, p. 522,
FRANÇOIS III DE LOUVET ou DE LOUVEL DE
CALVISSON, abbé de Saint-Gilles, p. 522.
FRANÇOIS IV CHARLES DE BER1NGHF.N, abbé
de Saint-Gilles. Foir aux évêques du Puy.
FRANÇOIS EUGON DE FOURCHAUD , abbé de
Saint-Guillem, p. 545.
FRANÇOIS DE DONADIEU, abbé de Saint-Hilairc.
Voir aux évêques de Saint-Papoul.
FRANÇOIS I DE SIMIANE, abbé de Saint-Sernin,
p. 527.
FRANÇOIS II DE JOYEUSE, abbé de Saint-Sernin,
p. 527. Foir aux archevêques de Narbonne.
FRANÇOIS III SANGUIN DE LIVRY, abbé de
Saint-Sernin, p. 527.
FRANÇOIS-GUILLAUME DE CLERMONT, abbé
nommé de Saint-Thibéry, p. 56o.
FRANÇOIS II BOYER, abbé de Saint-Thibéry,
p. 560.
FRANÇOIS DE FAUCON, abbé de Sauve. Fo'ir aux
évêques de Carcassonne.
FRANÇOIS, abbé de Sorède & d'Arles. Voir aux
abbés d'Arles.
FRANÇOIS I DE ROGIER, abbé de Sorèze, p. 5i3.
FRANÇOIS 11 DE REBÉ, abbé de Sorèze, p. 514.
FRANÇOIS CATORRE, abbé de Vallbona, p. 790,
FRANÇOIS DE LAUSIÈRES, abbé de Valmagne,
p. 618,
FRANÇOIS I GUILLAUME DE CLERMONT, abbé
d« ViUemagne, p, 079.
FRANÇOIS II GUILLAUME DE CLERMONT, ar-
chevêque d'Auch, abbé commendatairc de Ville-
magnc, p. 579.
FRANÇOIS III DE FAUCON, évêque de Tulle, Or-
léans, Mâcon, Carcassonne, abbé commenda -
tairo-de Villeinagne. ^'cir aux évêques d« Car-
cassonne.
FRANÇOIS IV DE MIRMAND , abbé de Villema-
gne, p. 58o.
FRANÇOIS DE LINGENDE, prieur de Bonnefoy,
pp. 65i, 652.
FRANÇOIS GIROD, visiteur des monastères de la
province de Toulouse, p. 575,
FRANÇOIS MORIER, grand-chantre de l'église de
Viviers, p, 417,
FRANÇOIS DE DONADIEU, religieux, p. 462,
FRANÇOISE, abbessB des clarisses damianisies,
pp. 202, 688,
FRANÇOISE DE FOIX, abb.'ssc élue de Fabns,
P- ' ; 1- ■
960
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES.
FRANÇOISE UE LAUZIÈRE, abbesse de Gorjan,
p. 802.
FRANÇOISE MERCHIE, abbesse des clarisses de
Nimes, p. 840.
FRANÇOISE DE MONTCALM DE SAINT-VÉRAN,
abbesse de Rieunette, p. 648.
FRANÇOISE I DE NEUVILLE, abbesse du Saint-
Esprit de Béziers, p. 734.
FRANÇOISE II DE PLANT AVIT DE VILLENEUVE,
abbesse du Saint-Esprit de Béziers, p. 734.
FRANÇOISE DE VESC, abbesse de Vielmur, p. (jor.
FRANÇOISE ALLEMAND, abbesse de Vignogoul,
p. 827.
FRANÇOISE DE BELLEGARDE, prieure de
Prouille, p. B60.
FRANÇOISE D'AUDIBERT DE LUSSAN, coadju-
trice de l'abbesse de Bagnols, p. 870.
FRANCOLIN, évêque de Conserans, p. 379.
FRANCON, évêque de Carcassonne, pp. Sic), j3-j,
FRANCON, abbé de La Grasse, p. 480.
FRANCON, vicomte de Narbonne, p. 5t.
FRANCON, vidarae de Narbonne, p. 5i.
Fbanqleval-x, abbaye, pp. 277, 278, 449, 6î().
FRAUDALDE ou FRODALDE, abbé de Saint-Es-
t<;ve-sur-Têt, pp. 840, 792.
FREDALD. KoiV FRÉDOLU, archevêque de Nar-
bonne, p. 245.
FnÉDELAS, abbaye. Foir Fbézélas.
FRÉDELO, comte de Cerdagne & d'Urgel, p. 902.
FRÉDELON, évêque d'Elne. Foir FRÉUULON.
FRÉDELON, abbé deVabre, p. 567. Foir FRÉDOL,
abbé de Conques.
FRÉDELON, religieux de Saint-Guillem, p. 040.
FRÉDELON, comte de Toulouse, pp. 27, 3o.
FRÉDÉRIC CORNET, évêque de Perpignan, p. 347.
FRÉDÉRIC LANTI DE LA ROÈRE, abbé de
Grandselve, p. 611.
FRÉDÉRIC DE FUSE, abbé de Saint-Aphrodise,
p. 498.
FRÉDÉRIC I, empereur d'Allemagne, pp. 77, 898,
FRÉDÉRIC II, empereur d'Allemagne, p. 77.
FRÉDÉRIC, marquis de Saluces, p. 394.
FRÉDÉRIC, fils de Théodoric I, roi de Toulouse,
p. 843.
FRÉDOLD, archevêque de Narbonne, pp. 2^5, 460.
FRÉDOL I D'ANDUZE, évêque du Puy, pp. 83,
401.
FRÉDOL U DE SAINT-BONNET, évêque du Puy,
p. 406.
FRÉDOL, abbé de Conques, p. 472. Voir FRÉDE-
LON, abbé de Vabre.
FRÉDOL 1 DE LA VÉRUNE, abbé de Saint-Thi-
béry, p. 639.
FRÉDOL II, abbé de Saint-Thibéry & de Psal-
modi, pp. 5o8, 509.
FRÉDOL (Béatrix de), femme de Raimond-Gau-
cclm I, p. 228.
FRÉDULE. Fo'ir FRÉDOLD, archevêque de Nar-
bonne, p. 245.
Fab.i
Ni
FREDULON I, évêque d'Elne, p. 778.
FRÉDULON, FRÉDELON II, évêque d'Elne,
pp. 145, 146, 341, 778.
FivÈjoRGurs (Saint-Jean de), pp. 164, 3i2.
FREMIS, chevalier, p. 854.
Fbesne (Saint-Mars du), paroisse, p. 3io.
S. FREZAL ou FRO'DOALD, évêque de Gévaudnn.
p. 392.
Feézélas (Saint-Antomn de); origine fabuleuse de
ce monastère, pp. 214, 348, 428, 843, 844. Foir
Pamiebs (église de).
FRÉZOL DE CHAVANON, abbé de Sauve, p. 720.
FROISELUS ou FROYSLUS, abbé de Sorède, p. 56 r .
FROJA, abbé de Saint-Chinian, p. 529.
FRONIME ou FRONIMIUS, évêque d'Agde, p. 3c5.
FrontignAn, p. 323 [Hérault)^ arr. de Montpellier.
— (Saint-Paul de), paroisse, p. 449.
FRONTIGNAN (Charles de), p. 322.
FROSIE DE BLANQUEFORT, abbesse de
p. 644.
FROTAIRE, archevêque de Bourges, p. 47.
FROTAIRE I, évêque d'Albi, p. io5.
FROTAIRE II, évêque d'Albi, puis de
pp. 94, 104, io5, 276, 384.
FROTAIRE II, évêque de Nimes, pp. 96, io5, 276,
582, 653, 834.
FROTAIRE, évêque de Cahors, de la famille des
Trencavels, pp. 33, 34, io5.
FROTAIRE, abbé de Conques, p. 472.
FROTAIRE, de la famille des Trencavels, p. io5.
FROTARD, évêque d'Albi, pp. 187, 190, 384, 582,
597, 657, 664.
FROTARD, évêque de Rodez, p. 873.
FROTARD, abbé de Saint-Pons de Thomière:,
pp. 419, 796.
FROTARD, abbé de Villemagne, p. 578.
FROTARD, vicomte de Lautrec, p. 657.
FRUCTUARIUS oi^i TRUCTARIUS, évêque de Bé-
ziers, pp. 262, 726.
FRUCTUEUX, abbé de Saint-Pierre de Lunas,
p. 485.
FULCHÉRIUS, évêque d'Avignon, p. 20.
FULCO, évêque d'Urgel, p. 908.
FULCO, vicomte de Cardona & prétendu évêque
d'Urgel, p. 908.
FULCOALDUS, missus du roi en Languedoc, p. 686.
FULCRAND DE BARREZ, évêque d'Agde, p. 3io.
S. FULCRAND, évêque de Lodève, pp. i3, 143,
247, 287, 485, 557, 802.
FULCRAND, évêque de Toulouse, pp. 354, ^'^t
627, 691.
FULGUALD ou FULCOALD, comte de Rouergue,
p. 3o.
FULGUARD, p. 3o.
FULLA (Pierre de), p. 795.
FULMO. Voir SALOMON, évêque d'Elne.
Fundamentum, église au diocèse de Béziers, p. 578.
FiJSTiGNAC, dans le Comminges, p. 778 [Haute-
Garonne), arr, de Muret,
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
961
G., évêque de Clermont, p. 493.
G., abbé d'Ardorel, p. 616.
G., abbé de Cendras, p. 719.
G., abbé du Canigou, p. 464.
G., abbé de Feuillans, p. 637.
G., abbé de Morimont, p. 61 1 ,
G. ARNAUD, abbé de Nizors, p. 643.
G., abbé de Psalmodi, p. 5o8.
G., abbé de Saint-Sauveur de Lodève, p. 8o3.
G., abbé de Saint-Thibéry, p. iiTiÇ).
Gadian, église, p. 585 (Hérault), arr. Je Béliers.
— (hôpital de), p. 731.
— (habitants de), p. 733.
GABILA, prétendu évéque d'Urgel, p. 902.
GABRIEL DE GRAMONT, archevêque de Tou-
louse, évêque de Conserans, pp. 36o, 382.
GAKRIEL-OLIVIER DE LUBIÈRES DU BOUCHET,
évéque de Comminges, p. 378,
GABRIEL DE SAINT-ESTÈVE, évêque de Conse-
rans, p. 382.
GABRIEL-FLORENT DE CHOISEUL-BEAUPRÉ,
évêque de Mende & de Saint-Papoul, pp. 397,
446.
GABRIEL DU MAS, évêque de Mirepoix, p. 43(5.
GABRIEL VOYER DE PAULMY, évêque de Rodez,
p. 876.
GABRIEL DU CHASTEL, évêque d'Uzês, p. 3o2.
GABRIEL LE VENEUR, abbé de Caunes, p. 46.
GABRIEL DE L'ORT DE SÉRIGNAN, abbé de
Fontcaude, p. 864.
GABRIEL I DE NARBONNE, abbé de Candeil &
de Grandselve, p. 610.
GABRIEL IX DE ROQUETTE, abbé de Grandselve,
p. 611.
GABRIEL D'AIGREMONT, cardinal, abbé com-
mendataire de Saint-Gilles, p. 52o.
GABRIEL DUMAS, abbé de Saint-Paul de Nar-
bonne, p. 5o5.
GABRIEL DE SIRAN , abbé de Saint-Polycarpe,
p. 555.
GABRIEL TROTIN, abbé de Villemagne, p. 58o.
GABRIEL LECOMTE, prieur de Saint-Thibéry,
p. 56o.
GABRIELLE DE SÉIRGAN D'ERCE , abbesse de
l'Abondance-Dieu, p. 645.
GABRIELLE DE LA VERONE DE TRESSAN,
abbesse de Gorjan, p. 802.
GABRIELLE DE L'ORT DE SÉRIGNAN, abbesse
du Saint-Esprit de Béziers, p. 734.
GABRIELLE DE BERTRAND DE KAYET, abbesse
de Saint-Geniès, p. 826.
GAIAN D'AUBENAS (N. de), prétendue abbesse de
Gorjan, p. 802.
Gaillac, p. 389.
— (Saint-Michel de), abbaye, pp. 4c, 389, 59"»;
soumwe à la Chaise-Dieu, p. ipo,
IV.
Gaillac (Saint-Pierke de), église, p. 695.
— (coramanderie de Saint-Pierre de), pp. 387,
67 t.
— (liste des commandeurs de Saint-Pierre de),
p. 672.
— (maladrerie de), p. 665.
— (Bénédictines de), p. 670.
— (Capucins de), p. 671.
— (Hospitalières de), p. 671.
— sa seigneurie appartient à l'abbé; son étendue,
p. 595.
— statuts de la ville, p. 598.
— (consuls de), p. 671.
GAILLARD DE L'HOSPITAL, évêque de Corn-
minges, p. 376.
GAILLARD DE LAMBESC, évêque de Lcctourc,
p. 367.
GAILLARD SAUMATE, évêque de Maguelonne,
pp. 180, 3i8.
GAILLARD DE PREISSAC, évêque de Toulouse,
pp. 357, 693.
GAILLARD, abbé de Psalmodi & de Saint-Thi-
béry, pp. 5o8, 559.
GAILLARD, abbé de Saint-Théodard, pp. 420,
627.
GAILLARD D'ONDES (Je Unjls), abbé de Sorèze,
p. 5i 3.
GAILLARD I, prévôt de Saint-Salvi, p. 5S2.
GAILLARD II DE RABASTENS, prévôt de Saint-
Salvi, pp. 582, 625.
GAILLARDE DE SAINT -MARTIN, abbesse de
Rieunette, p. 648.
GAILLARDE D'AURE, abbesse de Valnègre, p. 852.
GAILLARDE DE MONESTIER, prieure de la Sal-
vetat, p. 766.
GAIRAUD, abbé de Villemagne, p. 577.
GAIRAUZ (Bernard de), p. 770. Voir GARRAUZ.
— (Forton-Auriol de), p. 770.
Gala (abbé Je), p. 774.
Galan, prieuré, p. 56o.
Galabgles, monastère de filles, au diocèse de Ni-
mes, p. 97.
GALBERT, abbé de Conques, p. 473.
GALCERAN DE VILLANOVA, évêque d'Urgel,
p. 909.
GALDERIC, évêque d'Albi, p. 47.
GALIFFET (B. de), abbesse de Gorjan, p. 8oî.
GALLARD, seigneur de Pins & de Muret, p. 442.
Gallabgues, monastère près de Nimes, pp. 276.
826, 836.
— (prieur de Saint-Martin de), p. 826.
GALLES (prince de), duc d'Aquitaine, p. 885.
GALLICIENNE, abbesse de Saint-Geniès, p. 826.
GANGES (N. de), abbesse d'Alais, p. 720.
GANGES (Raimond-Pierre de), p. 63o.
Garagles, lieu, p. 578.
Gauiilse, domaine, p. 595.
GARCIAS DE LORTE {Je Horto), évêque de Com-
minges, p. 374.
61
962
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
GARCIAS, évéque de Lectoiire, p. 367.
GARCIAS DE NAGERA, roi de Navarre, pp. 1 i3,
I 17.
GARCIAS, chef de la branche des comtes d'Aure,
p. 1 13.
Garieekne, moulin, p. ^56.
GARIBERTA, vicomte, p. .OSç.
GARIN, abbé de Snrlat, p, 588.
GARIN, abbé de Cuxa, p. 475. ^oirGl'ARlN.
GAr.MASE, lieu, p. 460; Grama\ii: {Aude), arr. de
Limoux,
Garnesium ou Mas-Gaunief., p. 687. Foir ce mot,
GARNIER, abbé de Psnlmodi & de Joncels, pp. 486,
;)o7.
GARNIER, abbé de Saint-Pons de Thomièrcs,
p. 419.
GARNIER DE CORNEILLE, abbé de Sauve, p. 720.
Gai'.ol'S, terre, p. 275.
GARRAUZ (curé de), p. 770.
Gaurigue (la), prieuré en Roussillon, p. 794.
Garrigues, domaine, p. SçS.
Garrius (prévôté de), en Roussillon, p. 794.
GARSIAS SANCIUS, évêque de Lectoure, p. 367.
GARSIAS DE MERLET, abbé de Lézat, p. 491,
GARSIAS, prieur de Sainte-Marie de Narbonne,
p. 680.
GARSICAS. Voir GARCIAS DE LORTE, évèque de
Comminges, p. 374.
GARSINDE, femme de Baimond I, comte de Car-
cassonne, & fille de Guillaume, vicomte de Bé-
2iers, pp. 1 i3, 719.
GARSINDE, femme de Bernard, comte de Conse-
rans, p. 1 i3.
GARSINDE, comtesse de Forcalquier, femme d'Il-
defonse II, comte de Provence, pp. 79, 228.
GARSINDE, femme d'Eudes, comte de Toulouse,
p. 3o.
GARSINDE, femme de Raimond-Pons, comte de
Toulouse, pp. 29, 3o, 107, 418, 58i, 663, 664;
son testament, p. 42.
GARSINDE, vicomtesse de Béziers, p. 040.
GARSINDE, femme de Bérenger, vicomte de Nar-
bonne, pp. io3, 144, 174.
GARSINDE, femme de Raimond, vicomte de Nar-
bonne, p. 1 i3.
GASRERT DE BELLAURE. ToiV GAUZBERT DU
VAL.
GASPARD DE DAILLON, évêque d'Agen , puis
d'Albi, pp. 390, 669.
GASPARD PRIÉTO, évêque de Perpignan, p. 347.
GASPARD DE MONTPÉZAT, évêque de Rieux,
p. 442.
GASPARD BORRELL, abbé de Saint-Martin du
Canigou, pp. 464, .'194.
GASPARD DE TOURNON, abbé de Cruas, de
Saint-Chaffre & de Mazan, pp. 073, 576, 604.
GASPARD EUGON DE FOURCHAUD , abbé do
Saint-Giiillem, p. 045.
GASTON DU CORNET, évêque de Rodez, p. 874.
GASTON, abbé de Pcyrissas, p. 774-
GASTON, abbé de Saint-Béat, p, 76?.
GASTON, troisième fils d'Henri IV; son baptême,
p. 272.
GASTON, comte de Foix Sf. de Béarn, pp. 430,
614, 644, 849.
GASTON PHŒBUS, comte de Poix, pp. 368, 645.
GASTON, comte de Foix, p. 849.
GASTON, seigneur de Béarn, p. 607.
S. GAUBERT, fondateur du chapitre de Mont-
salvi, pp. 881, 887.
GAUCELIN DÉJEAN, évêque de Carcassonne,
pp. 334, 547.
GAUCELIN-RAIMOND DE MONTPEYROUX, abbé
d'Aniane, évêque de Lodève, pp. 289, 449.
GAUCELIN DE LA GARDE, évêque de Mague-
lonne & de Lodève, doyen de Brioude, vicaire
général de Narbonne, pp. i3o, 180, 253, 290,
317.
GAUCELIN DE DEAUX, évêque de Nimes & do
Maguelonne, abbé de Psalmodi, pp. 180, 280,
320, 5o8, 890.
GAUCELIN DU BOUSQUET, évêque de Rieux,
p. 441.
GAUCELIN-RAIMOND DE MONTPEYROUX, abbé
d'Aniane. Foir aux évêques de Lodève.
GAUCELIN, abbé d'Aniane, prieur de Goudargues,
pp. 449, 63o, 867.
GAUCELIN, abbé de Lézat, p. 489.
GAUCELIN DE DEAUX, abbé de Psalmodi. Voir
aux évêques de Maguelonne.
GAUCELIN D'AZILLAN, maître des hospitaliers
de Jérusalem, pp. 234, 236.
GAUCELME, abbé de Caunes, p. 473.
GAUCERAND-ALBERT, évêque d'Elne, pp. 34.'),
784, 795.
GAUCERAND I ou JAUCERAND, évêque de Vi-
viers, p. 4i3.
GAUCERAND II ou JEAN, évêque de Viviers,
p. 4i3.
GAUCERAN, abbé de Cuxa, p. 477.
GAUCHER DE FORCALQUIER, évèque de Gnp,
p. .ÎD4.
GAUCHER, abbé de Morimont, p. 633.
GAUCIANE ou GAUZE, femme de Bernard II, vi-
comte d'Albi 84 de Nimes, pp. 104, io5, 276.
GAUDEFROI, prétendu abbé d'Arles, p. 453.
S. GAUDERIQUE; ses reliques, p. 093.
GAUFRED ou GEOFFROI , évêque de Béziers,
p. 264.
GAUFRED I, abbé de Saint-Guillem, p. 539.
GAUFRED II, abbé de Saint-Guillem, p. 539.
GAUFRED III ou GEOFFROI, abbé de Saint-Guil-
lem, pp. 539, 719.
GAUFRED, abbé de Saint-Hilaire, p. 546.
GAUFRED, GAUSFRED, abbé de Saint-Pons de
Thomières, pp. 29, 247, 419.
GAUFRED, GAUSFRED, comte de Roussillon, fils
de Guilabert II, pp. io5, 25o, 341, 56i, 562.
S. GAUSBERT, évêque de Rodez, p. 873.
GAUSKERT, abbé de Saint-Genis des Fontaines,
p. 535.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES.
g6^
GAUSFRED, abbé de Saint-Pons de Thomières.
Voir GAUFRED.
GAUSFRED, prévôt de Saint-Salvi, p. 58ï.
GAUSFRED, comte de Roussillon. folr GAU-
FRED.
GAUSIDE, abbesse de Netloc, p. 71 5.
GAUSIONDE D'AVÈNE, abbesse de Vignogoiil ,
p. 8z7.
GAUSIDE SOBIRANE, prieure de la Salvetat,
p. 766.
GAUSIDE SOBIRANE, prieure de la Salvetat,
p. 767.
GAUSLENUS, évêque de Mâcon, p. 146.
GAUSSELIN ou GAUCELIN, évêque de Toulouse,
p. 354.
GAUSSERANDE, abbesse de Rieunettc, p. 647.
GAUTIER, évêque de Tournai, légat apostolique,
pp. 386, 597, 681, 844.
GAUTIER, évêque d'AIbi, p. 38.^.
GAUTIER ou JEAN GAUTIER, évêque de Carcas-
sonne, pp. 332, 740.
GAUTIER, évêque de Chartres, p. Spz.
GAUTIER, évêque d'Elne, p. 343.
GAUTIER, évêque de Maguelonne, pp. 3i4, 819.
GAUTIER VERD DE CLARENS, abbé de Belle-
perche, p. 628.
GAUTIER, abbé de Franquevaux, p. 629.
GAUTIER, abbé dt Saint-Chaffre, p. 570.
GAUTIER, abbé de Saint- Germain des Prés,
p. 332.
GAUTIER, abbé de Saint-Gilles, p. 3i(5.
GAUTIER Bclhamme, abbé de Saint-Paul de Nar-
bonne, p. 5oi.
GAUTIER DE CHATEAUNEUF, prieur de Bonne-
foy, p. 65o.
G.\UZBERT DU VAL, archevêque de Narbonnc,
p. 254.
GAUZBERT, abbé d'Arles, p. 453.
GAUZBERT, abbé de Candeil, pp. 622, 6ii, 624,
641.
GAUZBERT, abbé de MarciUac, p. 607.
GAUZBERT, abbé séculier de l'abbaye de Moissac,
pp. 167, 194, 353.
GAUZBERT- AUGER , abbé de Saint- Hilaire,
p. 548.
GAUZBERT -AUGER, abbé de Saint- Polycarpe,
p. 555.
GAUZBERT I, abbé de Saint-Salvi, p. 582.
GAl'ZBERT II DE LESCURE , prévôt de Saint-
S.ilvi, p. 532.
GAUZBERT, abbé de Saint-Théodard, p. 425.
GAUZBERT, fiU d'Ulger, vicomte de Cnstelnau,
p. 342.
GAUZE, vicomtesse de Nimes. Fo;V QAUCIANE.
Ga\ Af.r.ET, prieuré, p. Z(fj {Gers], arr. de Lcctourc.
GAVJDIUS, évêque de Narbonne, p. 243.
Gciya, terre, p. 687; Ga)a. {Haute~Garonne\ com~
mune fie MonJonvilîe^
GÉBONARD, évêque de Viviers, p. 413.
GEILIN, comte de Valentinois, pp. 84, 571.
GEM.ONIÎ (monastère de), pp. 288, 3 14, 385, 448,
538, 719. Voir Saint-Guillem du Dî:si;i\t.
GELVIRE. Foir ELVIRE.
Gènes, son alliance avec Narbonne, p. 25o.
Génlsac (SS. -Jean-Baptiste et Evangêliste de),
collégiale fondée par Jean de Vesc, p. 716.
GENESIUS, évêque de Maguelonne, p. 3|3.
GENESIUS, frère d'Armand I, vicomte de Poli-
gnac, p. DO.
GENESTE (N.), abbé de Saint-Aphrodisc, p. 5oo.
GENÈVE (Béatrix de), p. 394.
Ge.nolhac (Dominicains de), p. 870.
GENSE, abbesse du Saint-Esprit de Béziers, p. 733.
GENSÉRIE, abbesse de Rieunette, p. 647.
GEOFFROI DE VAYROLES, archevêque de Tou-
louse, évêque de Carcassonne, pp. 334, 358.
GEOFFROI II DE POMPADOUR, évêque de Car-
cassonne, de Saint-Pons de Thomières & du
Puy, pp. 335, 409, 420, 504.
GEOFFROI III ou GAUFROI DE BASILHAC, évê-
que de Carcassonne & de Rieux, pp. 336, 442.
GEOFFROI FLOREAU (corrige-^ SOREAU), évêque
de Nimes, pp. 281, 834
GEOFFROI I, abbé de Cuxa, p. 476,
GEOFFROI II ou JOUFFROI, abbé de Cuxa, p. 476.
GEOFFROI DE CRUILLES, archidiacre dî Savar-
tez, abbé de Foix, p. 849.
GEOFFROI, abbé de Gellone. Foir GAUFRED.
GEOFFROI, abbé de Quarante, p. 565.
GEOFFROI GRISEGONELLE , comte d'Anjou,
p. 139.
GEOFFROI I, comte de Provence, p. <5i.
GEOFFROI II, comte d'une partie de la haute Pro-
vence, p. 61.
GEOFFROI, frère de Guifred, abbé de Cuxa, p. 475.
GEORGES D'AMBOISE, cardinal, légat en France,
archevêque de Narbonne & de Rouen, évêque de
Montauban, abbé de Grandselve, pp. 256, 388,
428, 610, 618, 666, 667.
GEORGES D'ARJNIAGNAC, cardinal, archevêque
de Toulouse, évêque de Rodez, administrateur
de l'évéché de Vabre, îibbé de La Grasse, de
Caleis, de Saint-Chinian, de Conques, de Belle-
perche, prévôt de Saint-Salvi, prieur de Camon,
pp. 36i, 377, 474, 483, 53i, 569, 584, 622,
629, 807, 875.
GEORGES, évêque d'Agde, p. 3o5.
GEORGES DE SELVE, évêque de Lavaur, p. 439.
S. GEORGES, évêque de Lodèvc, p. 287.
GEORGES I DE VIGUERIE, évêqu» de Montau-
ban, p. 426.
GEORGES II D'AMBOISE, évêque de Montauban.
foir aux archevêques de Narbonne.
GEORGES-LAZARE BERGER DE CHARENCY,
évêque de Saint-Papoul, de Montpellier, abbé
de Éoiilbonne, pp. 180, 327, 446,615.
GEORGES D'ARMAGNAC, évêque de Rodez. Foir
aux archevêques de Toulouse.
GEORGES, évêque de Saint-Papoul. Foir aux évê-
ques de Montpellier.
964
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
GEORGES D'ARMAGNAC, administrateur de l'évè-
ché de Vabre. Foir aux archevêques de Tou-
louse.
S. GEORGES, évêque du Velai ou de Ruesnum,
pp. 399, 4o3j ouverture de la châsse où étaient
ses reliques, p. 49.
GEORGES, abbé d'Aniane, p. 448.
GEORGES, cardinal d'Armagnac, abbé de Belle-
perche. Voir aux archevêques de Toulouse,
GEORGES-LAZARE BERGER PE CHARENCY,
évêque de Saint-Pnpoul, puis de Montpellier,
abbé de Boulbonne. Voir aux évêques de Mont-
pellier.
GEORGES D'ARMAGNAC, abbé de Calers. Voir
aux archevêques de Toulouse.
GEORGES D'ARMAGNAC, cardinal, abbé de Con-
ques. Voir aux archevêques de Toulouse.
GEORGES TARAUT DE LAUGNAC (N. de), ab-
besse de la Font, p. 838.
GEORGES I D'AMBOISE, cardinal, abbé deGrand-
selve. Voir aux archevêques de Narbonne.
GEORGES II DE NARBONNE, abbé de Saint-Ger-
mer, de Fontfroide & de Grandselve, pp. 610,
620.
GEORGES I D'ARMAGNAC, abbé de La Grasse.
Voir aux archevêques de Toulouse.
GEORGES H DE MANDELOT, abbé de La Grasse,
p. 484.
GEORGES D'ARMAGNAC, cardinal, abbé commcn-
dataire de Saint-Chinian. Voir aux archevêques
de Toulouse.
GEORGES D'AMBOISE, abbé de Saint-Paul de
Narbonne, p. 604.
GEORGES D'ARMAGNAC, prévôt de Saint-Salvi.
Voir au-x. archevêques de Toulouse.
GEORGES GUIGEMEN, prieur de Bonnefoy,
p. 65i.
GÉRALD, abbé d'Aurillac, p. 34.
GÉRALD, p. 429.
GÉRARD DU PUY, cardinal, p. 291.
GÉRARD, archevêque intrus de Narbonne, pp. 247,
299.
GÉRARD, évêque d'Agde, p. 3o5. Voir GERAUD.
GÉRARD ou GÉRAUD, évêque d'AIbi, p. 385.
GÉRARD MACHET, évêque de Castres, p. 434.
GÉRARD DE ROBIN, évêque de Lodève, pp. 296,
801.
GÉRARD I del Puech ou DU PUY, évêque de
Montauban, p. 426.
GÉRARD II FEYDIT, évêque de Conserans & de
Montauban, p. 426. Voir GÉRAUD.
GÉRARD DE LANGUISEL , évêque de Nimcs,
p. 279.
GÉRARD DE BRICOIGNE, évêque de Pamiers &
de Saint-Pons de Thomières, abbé de Saint-
Aphrodise, pp. 420, 431, 499.
GÉRARD-JEAN, évêque de Pamiers, p. 43 1.
GÉRARD, abbé de Caunes, p. 460.
S. GÉRARD DE SALLES, disciple de Robert d'Ar-
brissel 8t fondateur de Grandselve, pp. 6o5, 616.
GÉRARD DE VILLENEUVE, abbé de LcEat, p. 490.
GÉRARD I, abbé du Mas-Garnier, p. .'189.
GÉRAUD II DU PRAT, abbé du Mas-Garnier,
p. 690.
GÉRARD CHARRAC ou DE BRICOIGNE, abbé de
Saint-Aphrodise. /'oiraux évêques de Pamieis.
GÉRARD LE ROUGE, abbé d'Aniane & de Saint-
Jacques, p. 58:1. Voir GÉRARD.
GÉRARD, GÉRAUD, comte de Roussillon, pp. (>\-j,
779. Voir GIRARD.
S. GÉRAUD, fondateur d'Aurillac, p. 566.
GÉRAUD, archevêque d'Aix, pp. 128, 299. Voir
aux évêques d'Uzcs.
GÉRAUD II, évêque d'Agde, p. 3o8. Foir GÉRARD.
GÉRAUD, évêque d'AIbi, p. 386.
GÉRAUD, prieur de Cassan, puis évêque de Bc-
ziers, pp. 263, 732.
GÉRAUD, évêque de Cahors, pp. 190, 191.
GÉRAUD ou GUIRAUD DU PUY, évêque de Car-
cassonne, p. 335.
GÉRAUD D'AURE, évêque de Comminges, p. 376.
GÉRAUD I, évêque de Conserans, p. 38 1.
GÉRAUD II, évêque de Conserans, p. 38 1.
GÉRAUD, évêque de Lectoure, p. 367.
GÉRAUD DU PUY, évêque de Lectoure, p. 369.
GÉRAUD DE MONTLEZUN, évêque de Lectoure,
p. 368.
GÉRAUD DE GRASSIO, évêque de Lectoure, p. 91 2.
GÉRAUD D'ANDUZE, évêque de Nimes, pp. 96,
276.
GÉRAUD, évêque de Rodez, pp. 108, 873.
GÉRAUD DE LA BARTHE, évêque de Toulouse,
archevêque d'Auch, pp. 353, 367.
GÉRAUD, cité à tort comme évêque d'Uzès, p. 299.
GÉRAUD ou GUIRAUD DU BREUIL , évêque
d'Uzès, p. 3o2.
GÉRAUD I ou GÉRARD, évêque de Viviers, p. 41 3.
GÉRAUD II, évêque de Viviers, p. 413.
GÉRAUD i:)'ESBAC, abbé d'Arles, p. 453.
GÉRAUD I CANCEL, abbé de Beaulieu & de Bel-
leperche, p. 628.
GÉRAUD II DE CESSAC, abbé de Belleperche,
p. 629.
GÉRAUD, abbé de Bonnccombe, p. 641.
GÉR.AUD-RAIMOND, abbé du Canigou, pp. 464,
594.
GÉRAUD, abbé de Castres, p. 434.
GÉRAUD DE VILLENEUVE, abbé de Caunes,
p. 466.
GÉRAUD, abbé de la Chaise-Dieu, p. 596.
GÉRAUD, abbé de Clairvaux, p. 607.
GÉRAUD, abbé de Conques, p. 473.
GÉRAUD, abbé de Cruas, p. 574.
GÉRAUD ou GUIRAUD, abbé de Fontfroide,
p. 619.
GÉRAUD CORRÉGE, abbé de Franquevaux, p. 63o.
GÉP.AUD, prétendu abbé de Frézélas, p. 429.
GÉRAUD ou GUIRAUD, abbé de Lézat, p. 490.
GÉRAUD I, abbé de Mazan, p. 602.
GÉRAUD II, abbé de Mazan, p. 602.
GÉRAUD I DE MONTAUT, abbé de Montolieu,
p. 408.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES.
GÉRAl'D II DE PENNE, abbé de Montolieu ,
p. 4r,o.
GÉRAUD, abbé de Saint-Chaffre, p. 072.
GÉRAl'D, abbé de Saint-Chinian, p. 629.
GÉRAUD, abbé de Saint-Giiillem, p. SSp.
GÉRAUD I, abbé de Saint- Hilaire, p. 646.
GÉRAUD II DE BONET, abbé de Saint-Hilaire,
p. 548.
GÉRAUD, abbé de Saint-Jacques, p. 684.
GÉRAUD I, abbé de Saint-Papoul, p. 444.
GÉRAUD II, abbé de Saint-Papoul, p. 444.
GÉRAUD I DE NARBONNE , abbé de Saint-Paul
de Narbonne, p. 5o3.
GÉRAUD II BOISSERIE, abbé de Saint-Paul de
Narbonne, prévôt de Saint-Salvi, pp. 004, 583.
GÉRAUD DE LOUPAUT, abbé de Saint-Sauyeur
de Lodève, p. 8o3.
GÉRAUD, abbé de Saint-Théodard, p. 426.
GÉRAUD, abbé de Vabre, p. 568.
GÉRAUD AMIELS, archidiacre d'Albi, p. 663.
GÉRAUD, commandeur de l'hôpital de Jérusalem,
p. 693.
GÉRAUD DE MASSOT, doyen de Saint-Paul de
Fenoiiillèdes, vicaire général de l'évéque d'Alet,
p. 722.
GÉRAUD BOYSSERIE, prévôt de Saint-Salvi. Foir
aux abbés de Saint-Paul de Narbonne.
GÉRAUD DE UGLAS, prieur de Sauve, p. 719.
GÉRAUD DE VILLETRAVER, sacristain de Mon-
tolieu, p. 458.
GÉRAUD FRANSSA, prêtre d'Albi, p. 666.
GÉRAUD, comte d'Armagnac (an 1 195), p. 607.
GÉRAUD, comte d'Armagnac (an 1229), p. 608.
G);RAUD, comte d'Arm.agnac (an 1244), p. 609.
GERAUD, comte d'Armagnac (an 1267), p. 609.
GIORAUD V, comte d'Armagnac & de Fezens.ic,
p. 438.
GÉRAUD, comte de Roussillon. Foir GIRARD &
GÉRARD.
GÉRAUD GeralJi, p. 486.
GKRAUD, vicomte de Limoges, p. 166.
GÉRAUDE I DE SAINTES, abbesse de Rieiincttc,
p. 647.
GÉRAUDE II DE SAINTES, abbesse de Rieunette,
p. 647.
GÉRAUDE III DE CABANAC, abbesse de Ricu-
nette, p. 648.
GÉRAUDE IV DE PALAJA, abbesse de Rieui.ettc,
p. 648.
GÉRAUDE, abbesse de Valnègre, p. 852.
GERBERGE, comtesse d'Arles ou de PrOTence,
femme du marquis Guillaume II, pp. 61, 72.
GERBERGE. femme d'Aton II, vicomte d'Albi &
de Nimes, p. 1 o5.
GERBERT, abbé de Cuxa, p. 476.
GERBERT DE CANTOBRE, abbé de Saint-Gilles,
p. 519.
GERBERT ASSAUT, p. 235.
GERBRARD, abbé de Castres, p. 433.
965
GÉRENTON de Montajoco , abbé de Saint-Guil-
lem, p. 043.
GÉRÏN, vicomte de Béziers, p. 102.
S. GERMAIN D'AUXERRE, patron du monastère
de Cuxa, p. 475.
GERMAIN DE LÉVIS, abbé du Mas-d'Azil, p. 495.
S. GERMIER, évèque de Toulouse; analyse de son
ancienne vie, pp. 35i, 708, 709.
Gernica, île du Rhône entre Beaucaire & Taras-
con, pp. 186, 277.
GÉRONCE, archevêque de Bourges, p. 671.
GERVAISE DE CRUZY, abbesse de Ricuneitc,
p. 647.
GERVAISE, fille de Guillaume Taillefer, comte de
Toulouse, p. 373.
Gévaidan- (église de) ou de Mexde, p. 391.
— (comté de), p. 72.
— ses comtes, p. 139.
— sur ses anciens comtes & vicomtes, pp. i33,
i56.
— (vicomte de), son étendue, p. 36 j sa réunion à
la couronne, p. i38.
— (vicomtes de), pp. 107, i33, i35,
— (bailli de), p. i38.
— (États de), en 1379, p. 394.
GIBELIN, archevêque d'Arles, p. 277.
GIBERT ou GAUBERT, évêque de Lodève, p. 292.
GIBERT, abbé de Conques, p. 472.
GIBERT, prieur de Bonnefoy, p. 649.
GiOEAX, château, pp. 327, 828 (Hérault), arr. de
Montpellier.
— (religieuses de) ou de MoNSEAf, p. 83o.
CiCMAi:, ville, pp. 288, 449 (Hérault), arr. de Lo-
dève.
— (Sa I NT- Pi ET. r. F. de), abbaye, p. 450.
— (couvents de), p. 726.
GILBERGE, abbesse de la Font, p. 837.
GILBERGE, femme de Ramire I, roi d'Aragon,
p. 1 i3.
GILBERT DÉJEAN, évêque de Carcassonne, p. 334.
GILBERT DE CHOISEUL, évêque de Comminres,
p. 378.
GILBERT, évêque de Nimes, pp. 92, 270, 834.
GILBERT DE CANTOBRE, abbé de Saint-Gilles,
évêque de Rodez, p. 874. Foir GERBERT.
GILBERT, évêque do Saint-Pons de Thomicres,
abbé de Saint-Aphrodise, pp. 420, 498.
GILBERT DE VENY D'ARBOUZE, i.bbé de Man-
Iieu, p. 493.
GILBERT, abbé de Saint-Aphrodise. l'oir aux
évêques de Saint-Pons.
GILBERT, abbé de Saint-Chaffre, p. 572.
GILBERT DE VEYRAC, abbé de Saint-Paul de
Narbonne, p. 504.
GILBERT ASCALUS, grand-maître des hospita-
liers de Jérusalem, p. 234.
GILBERT GENEBRARD, religieux de Cluny, pro-
fesseur de langue hébraïque, p. 439.
GILBERT, vicomte de Millau & comte de Rouer-
gue, pp. 73, 887.
9
66
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES.
GIL15ERT, vicomte de Carlad, p. i3o.
GILHERT GOY, seigneur de Corbière, &c., p. 604.
S. GILLKS, fondateur de l'abbaye de ce nom,
pp. 5i4, 5i6; sa fête au Puy, p. 88.
GILLES AYCELIN, archevêque de Narbonne,
pp. 2Ô3, 267, 3 18, 498.
GILLES BOYER, évéque d'Agde, p. 3 1 o.
GILLES, évêque d'Alet, p. 423.
GILLES DE SOUVRÉ, évêque de Comminges,
p. 377.
GILLES DE BELLEMER, évéque de Lavauv ù. du
l'iiy, pp. 408, 438, 797.
GILLES DE LAS COURTS, évêque de Nimes,
pp. 280, 842.
GILLES, abbé de Belleperclie, p. 627.
GILLES DE LOMAGNE, abbé de Gaillac, p. 699.
GILLES DE MORBAN, abbé de Grandselve,
p. 610.
GILLES DE FALGAR, abbé du Mas-Garnier,
p. 590.
GILLES, abbé de Mazan, p. 6o3.
GILLES CHAMBRIER, abbé de Saint-Gilles, p. 02 1 .
GILLES DE LAVAL, abbé de Saint -Sernin ,
p. 527.
GILMOND, abbé d'Aniane, p. 448.
S. GIMER, évêque de Carcassonne, pp. 329, 737,
738, 744. Voir GUIMERA.
GniOEZ, vicomte, p. 587.
GiMONT (abbaye de), pp. 353, 364, 367,
— (abbé de), p. 608.
GixnsTET (Saint-Etienne de), église, pp. 164, 3i2
(Hérault), commune de Castanet-le-Haut.
GIRARD LEROUGE, abbé d'Aniane, p. 450. Voir
GÉRARD.
GIRARD, abbé d'Arles, p. 453.
GIRARD, prieur de Bonnefoy, p. (5o3.
GIRARD, comte de Roussillon, p. 342. Voir GÉ-
RARD.
GIRARD, seigneur de Godet, p. rto3.
GIRARD PILET, dit de la Verne, p. 609.
GiRAUD MERCIER, nommé évêque de Carcas-
sonne par les albigeois, p. 33 i.
GIRAUD I, abbé de Cruas, p. 574.
GIRAUD II DE TAULIGNAN, abbé de Cruas,
p. 574.
GIRAUD DE BRUGUIÈRES, abbé de Psalmodi ,
p. 5o8.
GIRAUD ou GÉRAUD, abbé de Saint-Gilles,
p. 5i6.
GIRAUD ADHÉMAR, p. 674.
GIRBERT, abbé de Conques, p. 472,
GIRMOND, prieur d'Auvilars, p. 589.
GinoNE (conciles de), en 1064, p. 248; en loôS,
pp. 373, 463, 479, 686; en 1077, p. 3o6.
6ISAND ou WISAND, abbé de Notre-Dame d'Ar-
les, p. 453.
GISANUE ou WISANDE, archidiacre, puis évêque
de Carcassonne, pp. 57, 329, 737.
GISARD DE BRINHAC, abbé de Saint-Polycarpe,
p. 555.
GISARD DE CORNEILLAN, abbé de Saint-Thi-
béry, p. 56o.
GISCAFRED, abbé de Caunes, p. 466.
GISLE ou GUISLE, abbesse de Vielmur, p. 600.
GISLEBERT ou GILIBERT, abbé de Saint-Benoît
de Castres, p. 433.
GISLERAN ou WILLERAN, évêque de Carcassonne,
pp. 246, 329.
Gisons, p. 2 r?.
GIZARD, religieux de Saint-Chinian, p. 533,
GLANDEREZ (N. de), abbé de Sauve, p. 720.
Glavekas, château, p. 404.
GLYCEPkIUS, évêque de Conserans, p. 379.
GODALRIG ou GODELRIC, évêque d'Albi, pp. 384.
• 656.
GODE, femme d'Etienne I, comte de Gcvaud.m,
p. i38.
GODEAU, évêque de Vence, p. 285.
GODEFROI, évêque de Maguelonne, pp. 314, 814,
818.
GODEFROI-MAURICÈ DE CONFLANS, évêque du
Puy, p. 411.
GODEFROI DE MURET, abbé de Saint-Benoît de
Castres, p. 434.
GODEFROI, p. 341.
GODELRIC, évêque d'Albi. Koir GODALRIG.
GODERAN, seigneur du comté de Substantion ,
p. 826.
GODESCALC, abbé de Caunes, p. 465.
GODESCALC, GOTESCALC, évêque du Puy, abbé
de Saint-Chaffre, pp. 83, 84, 400, 570.
GOHIN (N. de), abbé de Saint-Polycarpe, p. 556.
GOLDERICHUS ou GOLDENCHUS, évêque d'Ur-
gel, p. 905.
GONDEFROID I, abbé de Cuxa, p. 475.
GONDEFROID II, abbé de Cuxa, p. 475.
GONDEFROID in, abbé de Cuxa, p. 475.
GONDISALVE ou GONDESALVE, abbé de Caunes,
p. 465.
GONTIER ou 60NTHIER, évêque d'Agde, pp. 161,
3o6, 715.
GONTIER, évêque de Maguelonne, p. 3i3.
GONTTA (N. de la), abbé de Cendras, p. 719.
GonjAN (Saint-Etienne de), abbaye, p. 801.
■ — (collégiale de Saint-Etienne de), p. 801.
GOSIN (Jean), notaire à Caunes, p. 467.
GOSLIN, évêque de Paris; époque de sa mort,
p. n.
GOTELINDE, bienfaitrice de Cruas, p. 574.
GOTESCALC. Voir GODESCALC.
GoTiuE (marquisat de); époque de son union au
domaine des comtes de Toulouse, p. 24; est pos-
sédé par indivis avec les comtes de Rouergue,
pp. 34, 35; passe entièrement à ces derniers,
p. 40; revient aux comtes de Toulouse vers la
fin du onzième siècle, p. 42; a-t-il été jamais
,TppeIé province de Saint-Gilles, pp. 2cS, 209.
— (marquis de), p. 24.
GotDARGLES (abbaye de), pp. 447, 448, 866.
— (prieurs de), p. 867.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
967
GouRGDENÉGBE, paroisse, p. Ô40,
GOUX DE LA BERCHÈRE (Le), archevêque de
Narbonne, p. 5jj. Foir CHARLES, archevêque
de Narbonne.
Grace-Dieu (la), prieuré de l'ordre de Fontevrauh,
p. 85i.
Gradan (Saint-Jean de), fief, p, ^py.
GRAILLI (Bâtard de). Toir JEAN-BAPTISTE DE
FOIX, évéque de Comminges, p. 376.
Gbaixpiac (SAi.NT-PiEnr.E de), église, p. ï88.
Gra.mazie, p. 804 (^Aude"), arr. de Castelnaudary,
GRAMMOND (Gabriel-Barthélémy de), président
à la chambre des enquêtes de Toulouse, p. 880.
Geammoht, abbaye, p. 237.
Granoilariis (Saint-Martin de), p. 558.
Gkandselve, lieu, p. 610.
— (forêt de), p. 6o5.
— (abbaye de), pp. i5i, 253, 353, 362, 367, 374,
422, 6o5, 618, 620.
GnANUVABRE, monastère, p. 471.
Grassr (La), abbaye, pp. 216, 264, 335, 362, 437,
477, 56i, 686, 688, 779, 792, 806; soumise à
Saint-Victor de Marseille, p. 482.
GRATIANE DU RETRET, abbesso de l'Oraison-
Dieu, p. 646.
Grad (Notre-Dame du), chapelle à l'embouchure
de l'Hérault, p. 3io.
Graulhet, p. 436 (Tarn), arr. do Lavaur.
— (CAruciNS de), p. 762.
— (hôpital de), p. 767.
GRAVE (P. -Guillaume de la), p. 46<5,
GRAVER (Mathieu de), p. 336.
GRAZAC (Arnaud de), p. 711.
GRÉGOIRE V, pape, p. pS.
GRÉGOIRE VI, pape, p. 72. .
GRÉGOIRE PARCERO, évéque d'Elne, pp. 347,
788.
GRÉGOmE, abbé d'Alet, p. 412.
GRÉGOIRE I, abbé de Cuxa, p. 476.
GRÉGOIRE II, abbé de Cuxa, p. 476.
GRÉGOIRE (Pierre), célèbre jurisconsulte, p. 362.
GRÉGOIRE, p. 274.
Grenade (bastide de), p, 609 j Grenade-sur-Garonne
{^Haute-Garonne')^ arr. de Toulouse.
— (chapelle du Piroatoire à), p. ûio.
Geenodle (Saint-Rahbebt de), monattire, p. 574.
GrEpiac, lieu sur l'Ariége, p. 429 (^Haute-Garonne),
arr. de Muret.
Gn£SES (consuls de), p. 625.
GnrssAN (Saint-Jean de), église, p. 268.
Gbézes, vicomte de Gévaudnn, p. i36.
Grézet, lieu, p. 58i } Gréées [Tarn], commune de
Camhon-i'Alhi.
GRIFFON, comte d'Apt, p. 128.
GRIMAUD DE BANYULS, abbé de Cuva, p. 477.
GRIMOARD I ou GRIMOALD, évéque de Com-
minges, pp. 374, 596.
GRIMOARD U ou GRIMOALD, évcque d* Com-
mingct, p. 37a.
GRIMOALD, abbé de Castres, p. .;33.
GRIMOARDUS, abbé de Saint-Thibéry, p. 557-
Grisante, église dans un des faubourgs de Nar-
bonne, p. 002) corrige^ Saint-GriSAnt & voyc:^
NARC0^■^E.
GUADAILLO, prétendu prince des Goths, p. 26.
— grand-queux ou maître d'hôtel de Borrel,
comte de Barcelone, p. 27.
GUAIN DE LINAS (N. de), abbé de Cendrns,
p. 719.
GU.A.RIN ou WARIN, abbé de Léznt, de Cuxa, du
Mas-Garnier, d'Alet, de Saint-Hilaire, pp. 100,
i37, 142, 489, 537. Foir GARIN, WARIN.
GUARIN, abbé d'Eaunes, p. 635.
GUARIN, abbé de Snrlat, p. 607.
GUARIN PALARIN, abbé de Sorcze, p. 514.
GUDINILDE, femme de Hugues, comte de Querci,
p. 3o.
GUDINILDE, femme de Rnimond II, p. 3o.
GUÉRIN ou GARIN DE TOURNELLE, abbé do
Cannes, p. 469,
GUÉRIN, abbé de Maean, p. 6o3.
GUÉRIN DE SALENCY, prieur de Bonnefoy,
p. 65o.
GUÉRIN THALER, prévôt de l'hôpital du Saint-
Esprit, p. 322.
GUI DE MALAFITTA, cardinal de Prénesto,
pp. 482, 782.
GUI Fulcodi ou FOUCAUD, cardinal, évcque dj
Sabine, légat du pape, archevêque de Narbonne,
évêque du Puy, pp. 252, 266, 3 17, 405, 48",
5i5, 814; plus tard pape sous le nom de Clé-
ment IV, p. 725.
GUI DE MALSEC, évêque d'Agde, de Béziers 81 de
Lo^ive, pp. 268, 192, 309.
GUI, abbé de Vaux-Cernai, évéque de Carcas-
sonne, pp. 33 1, 733, 740.
GUI DE ROYE, évêque de Castres, p. 434.
GUI I, évéque d'Elnc, p, 344.
GUI II TERRENI, évêque d'Elne, p. 344.
GUI, évéque de Girone, p. 24.
GUI DE LA ROCHE, évêque de Lavour, p. 433.
GUI I, évéque de Lodève, p, 291.
GUI II DE MALSEC, évêque de Lodève. Voir aux
évéques d'Agde.
GUI ASCAGNE SFORZA, évêque de Lodève,
p. 294.
GUI DE PANOUSE, évéque de Mende, p. 395.
GUI I, évêque du Puy, p. 400.
GUI n D'ANJOU, évêque du Puy, pp. 134, i3f;,
145, 401, 4i3, 571.
GUI III FOUCAUD ou FULCODI, évêque du Puy.
foiraux archevêques de Narbonne.
GUI IV, évéque du Puy, p. 405.
GUI V DE NEUFVILLE, évêque du Puy, p. 405.
GUI DE VENTADOUR, évcque de Vabre, p, 5 ,:;.
GUI DE CAMLLAC, abbé d'Aniane, p. 449.
GUI I, abbé de Candeil, pp. 623, 624.
GUI II BERNARD, abbé de Candeil, p. 625.
968
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES.
,il)bc de Gail
GUI 011 GUICHES DE TEICHIERES
Inc, p. ôpB.
GUI VIDAL, abbé de Grandselve, p. 607.
GUI I DU BREUIL, abbé de La Grasse, p. 482.
GUI II DE ROFFINHAC, abbé de la Grasse, p. 482.
GUI DE SAINT-BAUDILE, abbé de Joncels,p. 487.
GUI, abbé de Morimont, p. 85i,
GUI LAURET, abbé de Psaltnodi, p. Sop.
GUI DE JOURNAUX, abbé de Saint-Chinian ,
p. 53 1 .
GUI DE GARRIGUE, abbé de Saint -Jacques ,
p. 585.
GUI, abbé de Sauve, p. 720.
GUI, abbé de Vierzon, p. 478.
GUI, abbé de Villemagne, p. 578.
GUI (F.), fondateur du Saint-Esprit de Montpel-
lier, p. Slîo.
GUI DE CHATEAUNEUF, préchantre de Viviers,
p. 6o3.
GUI DE CASTELPERS, prieur de Sainte-Foi en
Agenais, p. 468.
GUI DE LUSIGNAN, chanoine de Carthagène,
p. 481.
GUI DE LUSIGNAN, roi de Jérusalem, p. 240.
GUI, comte de Forez, p. 404.
GUI dit I5URG0NDI0N, de la famille des seigneurs
de Montpellier, p. 184.
GUI ou GUERREJAT, de la famille des seigneurs
de Montpellier, p. 184.
GUI, vicomte de Clermont, se qualifie comte d'Au-
vergne, pp. 86, 91 .
GUI I, vicomte d'Auvergne, p. 89.
GUI II, vicomte de Thiern, p. 146.
GUI AUBERT, p. 3 19.
GUIBERT, archevêque de Ravenne, p. 189.
GUIKERT, abbé de Saint-Paul de Narbonne,
p. 504.
Gl IHERT ROBERT, dom d'Aubrac, p. 894.
GUIBERT, comte de Rouergue, p. 471.
GUICHARD ou GUISCARD D'AUBUSSON, évéque
de Conserans & de Carcassonne, pp. 336, 38 1,
689.
GUICHARD, p. 429.
GUICHARDE, abbesse des Olieux, p. 687.
GUICHERAN, abbé de Tournus, p. 49.
GUIFRED DE CERDAGNE, archevêque de Nar-
bonne, pp. 144, 173, 196, 247, 248,453, 687,
712, 723, 907.
GUIFRED, évéque de Carcassonne, pp. 102, 329,
453, 723, 737, 788.
GUIFRED, abbé de Cuxa, pp. 341, 475, 686, 778.
GUIFRED, comte de Besaudun, p. 475.
GUIFRED, GUIFREDO, comte de Cerdagne,
pp. 144, 174, 463, 076, 591,907.
GUIGARD, abbé de Valmagne, p. 576.
GUIGNES I, abbé de Saint-Chaffre, p. 571.
GUIGNES II DU GUI, abbé de Saint-Chaffre,
p. 571.
GUIGNES, prieur de la Grande-Chartreuse, p. 571 .
GUIGUES I, abbé de Cruas, p. 674.
574;
p. 65o.
GUIGUES II GUILHON, abbé de Cruas, p.
GUIGUES RAITLET, prieur de Bonnefoy,
GUIGUES IV, comte d'Albon, p. 91.
GUIGUES X. Voir ANDRÉ DE BOURGOGNE,
p. 228.
GUILABERT, abbé de Castres, p. 484.
GUILABERT, abbé de Gaillac, pp. 386, 597.
GUILABERT I, comte de UoussiUon, pp. 340,
341,
GUILABERT II, comte de RoussiUon, p. 341.
GUILLAN (Jean de), p. 504.
GUILLAUME, cardinal-évêque de Tusculum,
p. 614.
GUILLAUME, archevêque d'Auch, p. 645.
GUILLAUME I DE LA BROUE, archevêque de
Narbonne, abbé de Saint-Aphrodise, pp. 202,
449, 497, 529, 554, 585, 688.
GUILLAUME II BRICONNET, cardinal de Pré-
neste, archevêque de Narbonne 8c évéque de Ni-
mes, pp. 257, 282, 681.
GUILLAUME PIAT, dominicain, archevêque m
partiius de Tarse, p. 36i.
GUILLAUME DE LAUDUN, archevêque de Tou-
louse, p. 357.
GUILLAUME I, évéque d'Agde, p. 3o6.
GUILLAUME II, évéque d'Agde, pp. 3o7, 714.
GUILLAUME III HUNAUD DE LANTA , évéque
d'Agde, abbé de Lézat, pp. 3o8, 490.
GUILLAUME IV CHARTIER , évéque d'Agde,
p. 309.
GUILLAUME, évéque d'Agen, p. 627.
GUILLAUME I, évéque d'Albi , pp. 171, 190, 884,
762.
GUILLAUME II, évéque d'Albi, pp. ic8, 884.
GUILLAUME III, évéque d'Albi, pp. 190, 384.
GUILLAUME IV, évéque d'Albi, pp. 48, 385, 577,
582, 623, 657.
GUILLAUME V PIERRE, évéque d'Albi, prévôt de
Saint-Salvi, pp. 386, 677, 582, 597, 600, 623,
654, 657, 659, 671, 672.
GUILLAUME VI COURT dit le BLANC, cardinal-
évêque d'Albi & de Nimes, abbé de Boulbonne,
pp. 279, 387, 611, 614, 657.
GUILLAUME VII DE LA VOULTE, évéque d'Albi,
pp. 387, 657.
GUILLAUME I D'ALZONNE ou DE MARCILLAC,
abbé de La Grasse, évéque d'Alet, pp. 423, 477,
481.
GUILLAUME II, évéque d'Alet, p. 428.
GUILLAUME III OLIVE ou OLIVIER, évéque
d'Alet, p. 423.
GUILLAUME IV DE ROQUEFORT, abbé de Mon-
tolieu, évéque d'Alet, pp. 428, 461.
GUILLAUME V DE JOYEUSE, évéque d'Alet, abbé
de Chambons, pp. 428, 640.
GUILLAUME I DE CERVIEZ (corr. SERVIAN),
évéque de Béziers, abbé de La Grasse, pp. 263,
307, 480, 6i3.
GUILLAUME II, évéque de Béziers, p. 264.
GUILLAUME III, évéque de Béziers, p. 264.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
Gl'ILLAUMF. IV DE REQUOSEILLE ou ROQUE-
SEILLE [corr. ROCOZELS), évéque de Béziers,
abbé de Samt-Aphrodisc, pp. 264, 449, 497,
8o3.
GUILLAUME V, évêqiie de Béziers, p. 2(57.
GIH.LAUME VI DE LAUDUN ou DE LAN-
DORRE, évéque de Béziers, abbé d'Aniane,
p. 268, 4.S0, 726.
GUILLAUME VII DE MONTJOIE, éyêque de Bé-
ziors, pp. 269, 499, 729.
GUILLAUME, évéque de Caliors, p. 47.
GUILLAUME DE CARDAILLAC, évéque de Cahors,
p. 109.
GUILLAUME I BERNARD, évéque de Carcassonne,
p. 33o.
GUILLAUAIE II ARNAUD, archidiacre, puis évé-
que de Carcassonne, pp. 332, 746.
GUILLAUME III RAOUL {Radulfi), évéque de Car-
cassonne, pp. 332, 738, 751.
GUILLAUME IV DE FLAVACOURT, évéque de
Carcassonne & de Viviers, pp. 333, 415.
GUILLAUME I, évéque de Comminges, p. SyS.
GUILLAUME II, évéque de Comminges, p. 373.
GUILLAUME III D'AUDIRAN, évéque de Com-
minges, p. 374.
GUILLAUME IV, évéque de Comminges, p. 374.
GUILLAUME V, évéque de Comminges, p. 37;j.
GUILLAUME VI DE LARVO, évéque de Commin-
ges, p. 375.
GUILLAUME VII D'ESPAGNE, évéque de Com-
minges & de Pamiers, pp. 376, 43 j , 768.
GUILLAUME I RAOUL, évéque de Conserans,
p. 379.
GUILLAUME II BEAUMAISTRE, évéque de Con-
serans, p. 38 I.
GUILLAUME III de Nalaio, évéque de Conserans,
p. 38i.
GUILLAUME I JORDA, évéque d'Elne, p. 342.
GUILLAUME II, évéque d'Elne, pp. 342, 779.
GUILLAUME III D'ORTAFA , archidiacre, puis
évéque d'Elne, pp. 343, 780.
GUILLAUME IV, évéque d'Elne, p. 344.
GUILLAUME V DE VANDENESSE, évéque d'Elne,
pp. 346, 786.
GUILLAUME, évéque FaJemis, vicaire de l'évéque
de Rodez, p. 884.
GUILLAUME, éréque de Laon, vicaire général de
Maguelonne, p. 322.
GUILLAUME I D'ANDOZILE, évéque de Lectoure,
p. 367.
GUILLAUME II, évéque de Lectoure, p. 36f.
GUILLAUME III DES BORDES, évéque de Lec-
toure, pp. 368, 912.
GUILLAUME IV DE BARTON, évéque de Lec-
toure, p. 369.
GUILLAUME V DE BARTON, évéque de Lectoure,
p. 370.
GUILLAUME I DE CAZOULS, évéque de Lodève,
pp. 290, 307.
GUILLAUME H DU PUY, évéque de Lodève, p. 291,
969
GUILLAUME III DE MANDAGOUT, évéque de
Lodève, archevêque d'Embrun, pp. 267, 291.
GUILLAUME IV DE GRIMOARD, évéque de Lo-
dève, p. 290.
GUILLAUME V D'ESTOUTEVILLE, évéque de Lo-
dève, abbé de Joncels, pp. 293, 487.
GUILLAUME VI BRIÇONNET, évéque de Lodève,
pp. i3i, 294.
GUILLAUME I RAIMOND, évéque de Maguelonne,
p. 3i5.
GUILLAUME II DE FLEIX, évéque de Mague-
lonne, p. 3 1 5.
GUILLAUME III D'AUTIGNAC, évéque de Mague-
lonne, pp. 180, 3i5, 83o.
GUILLAUME IV CHRISTOPHE, évéque de Mague-
lonne, pp. 180, 252, 3i6.
Gl'ILLAUME V FORESTIER, évéque de Mague-
lonne, pp. 180, 322.
GUILLAUME VI LE ROY, évéque de Maguelonne,
pp. 180, 32J.
GUILLAUME VII PÉLISSIER, évéque de Mont-
pellier, pp. 180, 323, 324.
GUILLAUME I, évéque de Gévaudan, p. 392.
GUILLAUME II, évéque de Mende, p. 392.
GUILLAUME III, évéque de Mende, p. 392.
GUILLAUME IV DE PEYRE, évéque de Mend»,
pp. |37, 392.
GUILLAUME V DURANT, évéque de Mende,
p. 393.
GUILLAUME VI DURANT, évéque de Mende,
pp. 393, 872.
GUILLAUME VII, évéque de Mende, p. 394.
GUILLAUME VIII DE CHANAC, évéque de Mende,
p. 394.
GUILLAUME IX DE BOIS-RATIER, évéque de
Mende, p. 394.
GUILLAUME I, évéque de Mirepoix, p. 436.
GUILLAUME II DU PUY, évéque de Mirepoix
3c de Rieux, pp. 350, 436, 441.
GUILLAUME III D'ESTOUTEVILLE, évéque de
Mirepoix, pp. 281, 436.
GUILLAUME I DE CARDAILLAC, évéque de Mon-
tauban, pp. 426, 808, 809.
GUILLAUME II D'ÉTAMPES, évéque de Montau-
bnn, p. 426.
GUILLAUME I, évéque de Nimes, p. 277.
GUILLAUME II D'UZÈS ou DE LANGUISEL, évé-
que de Niraes, p. 278.
GUILLAUME III CURTI ou DE COURT, évéque
de Nimes. Foir aux évéques d'Albi.
GUILLAUME IV DE CHAMPEAUX, évéque de Laon,
administrateur de l'église de Nimes, prieur du
Pont-Saint-Esprit, pp. 281, 733, 868.
GUILLAUME V D'ESTOUTEVILLE, évéque de Ni-
mes. Voir aux évéques de Mirepoix.
GUILLAUME VI BRIÇONNET, évéque de Nimes.
Foir aux archevêques de Narbonne.
GUILLAUME D'ESPAGNE, évéque de Pamiers. f^oir
aux évéques de Comminges.
GUILLAUME I DE MURAT, évéque du Puy,
p. 404.
970
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DÉS MATIERES.
GUILLAUME II DE LA ROUE, évêque du Piiy,
pp. 406, 639.
GUILLAUME III DE BROSSE, évêque du Piiy,
& de Rieiix, pp. 406, 441.
GUILLAUME IV DE CHALENÇON, évêque du
Puy, pp. 49, 408.
GUILLAUME I DE BROSSE, évêque de Rieux.
^oïV aux évêques du Puy.
GUILLAUME II DU PUY, évêque de Rieux. Foir
aux évêques de Mirepolx.
GUILLAUME I, évêque de Rodez, p. 874.
GUILLAUME II D'ORTOLAN, évêque de Rodez,
pp. 875, 877.
GUILLAUME III DE LA TOUR D'OLIERGUES,
évêque de Rodez, pp. 876, 877, 881, 892.
GUILLAUME I DE CARDAILLAC , évêque de
Saint-Papoul, pp. 444, 879.
GUILLAUME II DE MONTJOIE, évêque de Saint-
Papoul, p. 44a.
GUILLAUME PHILASTRE, évêque de Saint-Pons
de Thomières, p. 420.
GUILLAUME LEBLANC, évêque de Toulon, p. 36i .
G"ILLAUME, évêque d'Urgel. f^oir GUILLERMO
GUIFREDO.
GUILLAUME I DE VENEJAN ou DE BENEJAN,
évêque d'Uzès, pp. 3oo, 449, 864, 870.
GUILLAUME II DE GARDIES , évêque d'Uzès,
p. 3or .
GUILLAUME III DE MANDAGOUT, évêque d'Uzès,
pp. 3oi , 8(14.
GUILLAUME IV, évêque d'Uzès, pp. 3o2 ; pré-
tendu évêque d'Uzès, p. 864.
GUILLAUME V DE CHAMPEAUX, évêque d'Uzès,
p. 3o2.
GUILLAUME VI SOIBERT, évêque d'Uzès, p. 3o2.
GUILLAUME I BRAGOSE, évêque deVabre, vi-
caire général de Toulouse, pp. 358, 568.
GUILLAUME II DE BASTIDOS, évêque de 'Vabre,
p. 569.
GUILLAUME I, évêque de Viviers, pp. 41 3, 898.
GUILLAUME II, évêque de Viviers, p. 414.
GUILLAUME III DE FOLCHET, évêque de Viviers,
p. 415.
GUILLAUME IV DE FLAVACOUR, évêque de Vi-
viers. Voir aux évêques de Carcassonne.
GUILLAUME V, évêque de Viviers, p. 416,
GUILLAUME VI DE POITIERS, évêque de Viviers,
p. 416.
GUILLAUME VII DE POITIERS, évêque de Vi-
viers, p. 416.
GUILLAUME I, abbé d'An ia ne, p. 448.
GUILLAUME II D'AURIGNAC, abbé d'Aniane,
p. 449.
GUILLAUME III DE VALLAUQUES, abbé d'A-
niane, p. 449.
GUILLAUME IV DE PARME, abbé d'Aniane,
p. 448.
GUILLAUME V DE LAUDUN ou DE LANDORRE,
abbé d'Aniane. Foir aux évêques de Béziers.
GUILLAUME VI, abbé d'Aniane, p. 45o.
GUILLAUME I, abbé d'Ardorel, p. 616,
GUILLAUME II, abbé d'Ardorel, p. 6i(x
GUILLAUME I, abbé de Notre-Dame d'ArksV
p. 453.
GUILLAUME II, abbé de Notre-Dame d'Arles,
p. 404.
GUILLAUME VACCA ou GAUFRED, abbé de Bel-
leperche, puis évêque de Bazas, pp. 495, 628.
GUILLAUME I, abbé de Bonnecombe, p. 641.
GUILLAUME II, abbé de Bonnecombe, p. 641.
GUILLAUME III, abbé de Bonnecombe, évêque
d'Ostie, p. 642.
GUILLAUME I RAIMOND, abbé de Bonnefont»
p. 634.
GUILLAUME II, abbé de Bonnefont, p. 634.
GUILLAUME III, abbé de Bonnefont, p. 634.
GUILLAUME IV, abbé de Bonnefont, p. 634.
GUILLAUME V LOUP D'OLSON, abbé de Bonne-
font, p. 634.
GUILLAUME VI D'AURE, abbé de Bonnefont,
p. 634.
GUILLAUME, abbé de Bonnefont, p. 61 5. Voir
ARNAUD VII GUILLAUME DE MAULÉON.
GUILLAUME I, abbé de Boulbonne, pp. 6i3, 6i5.
GUILLAUME II ROBERT, abbé de Boulbonne,
p. 6i3.
GUILLAUME III COURT, abbé de Boulbonne,
évêque de Nîmes & d'Albi , puis cardinal. Voir
aux évêques d'Albi.
GUILLAUME IV ROGER, abbé de Boulbonne,
p. 6i5.
GUILLAUME, abbé de Cadouin, p. 3o(5.
GUILLAUME I JOURDAIN, abbé de Calers, p. 621.
GUILLAUME II, abbé de Calers, pp. 494, 6îi.
GUILLAUME m DU FALGAR , abbé de Calers,
p. 621.
GUILLAUME IV DE SAINT-EXUPÈRE , abbé de
Calers, p. 621 .
GUILLAUME V ROBERT, abbé de Calers, p. 621.
GUILLAUME VI DU VERDIER , abbé de Calers,
p. 621 .
GUILLAUME I, abbé de Candeil, p. 624.
GUILLAUME II, abbé de Cnndeil, p. Û24.
GUILLAUME III, abbé de Candeil, p. 624.
GUILLAUME IV, abbé de Candeil, p. 623.
GUILLAUME V DE BOISSET, abbé de Candeil,
pp. 624, 625.
GUILLAUME VI DE BOISSET, abbé de Candeil,
p. 626.
S. GUILLAUME, abbé de Dijon, p. 149.
GUILLAUME I, abbé de Saint-Martin du Cani-
gou, pp. 463, 594.
GUILLAUME II, abbé de Saint-Martin du Cani-
gou, pp. 464, 594.
GUILLAUME III DE CERVOLES, abbé de Saint-
Martin du Canigou, p. 094.
GUILLAUME IV (III), abbé de Saint-Martin du
Canigou, pp. 464, 394.
GUILLAUME V CATALA, abbé de Saint-Mailiil
du Canigou, p. 094.
GUILLAUME I, abbé de la Capelle, p. 645.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
971
GlIILLAl'IilE II, abbé de la Ciipeile, p. 64"!.
GUILLAUAIE I, :\bhi de Saint-Benoît de Castres,
p. 434.
GUILLAUME II AUGER, abbé de Saint-Benoît de
Castres, p. 434.
Gl'ILLAUME III, abbé de Saint-Benoît de Castres,
p. 434.
GUILLAUME I, abbé de Cannes, p. 465.
Gl'ILLAUME II D'OLARGUES, abbé de Cannes 8c
de Villemagne, pp. 467, ôyS.
GUILLAUME III BOSQUET, abbé de Cannes,
p. 469.
GUILLAUME I, abbé de Chambons, p. âSg,
GUILLAUME II, abbé de Chambons, p. éSp.
GUILLAUME III DE JOYEUSE, abbé de Cham-
bons, évéque d'Alet. Voir aux évêqiies d'Alet.
GUILLAUME, abbé de la Cluse, p. 588.
GUILLAUME, abbé de la Cluse, p. 689.
GUILLAUME I, abbé de Conques, p. 472.
GUILLAUME II, abbé de Conques, p. 473.
GUILLAUME III DE CARDAILLAC, abbé de Con-
ques, p. 474.
GUILLAUME, abbé de Cruas, p. 674.
GUILLAUME I, abbé de Cuxa, p. 477.
GUILLAUME II, abbé de Cuxa, p. 477.
GUILLAUME I ARNAUD, abbé d'Eaunes, p. 63;).
GUILLAUME II DURAND, abbé d'Eaunes, p. 635.
GUILLAUME I, abbé de Feuillans, p. 636.
Gl'ILLAUME II, abbé de Feuillans, p. 636.
GUILLAUME III D'AURE, abbé de Feuillans,
p. 637.
GUILLAUME IV ARNAUD DE FALGAR, abbé de
leuillans, p. 637.
GUILLAUME V DE BONNEVAL, abbé de Feuil-
lans, p. 637.
GUILLAUME I ATHON DE DURBAN, abbé de
Foix, p. 849.
GUILLAUME II, abbé de Foix, p. 84g.
GUILLAUME III, abbé de Foix, p. 849.
GUILLAUME, abbé de Fondouce, pp. 611, 85 1.
GUILLAUME-DAVID, abbé de Fontcaude, p. 863.
GUILLAUME I BÉLIART, abbé de Franquevaiix,
p. 63o.
GUILLAUME II, abbé de Franquevaux, p. 63o.
GUILLAUME I, abbé de Frézelas, p. 4J9.
GUILLAUME II, abbé de Frézelai, p. 419.
GUILLAUME III, abbé de Frézelas, p. 430.
GUILLAUME IV, abbé de Frézelai, pp. 43o, 490.
GUILLAUME, abbé de Gaillac, p. 597.
GUILLAUME I DE COMBANOL, abbé de Grand-
selve, pp. 607, 612.
GUILLAUME II ROBERT, abbé de Grandselve,
p. ûd3.
GUILLAUME III DE PIRET, abbé de Beaulieu
en Rouergue, puis de Grandselve, p. 610.
GUILLAUME IV, abbé de Grandselve, p. 610.
GUILLAUME I, abbé de La Gr.issc, p. 479.
GUILLAUME II DE CERVIEZ {corr. SERVIAN),
-ibbé d« La Grasse. Voir aux «rèques de Béziers.
GUILLAUME III D'ALZONNE ou DE MAU-
CILLAC, abbé de La Grasse. Voir aux évèques
d'Alet.
GUILLAUME IV DE LUC, abbé de La Grasse,
p. 482.
GUILLAUME V DE PÈRE, abbé de La Grasse,
p. 483.
GUILLAUME I, abbé de Jocou, p. 722.
GUILLAUME II, abbé de Jocou, p. 722.
GUILLAUME III, abbé de Jocou, p. 722.
GUILLAUME IV DE MARCAN , abbé de Jocou,
p. 722.
GUILLAUME V, abbé de Jocou, p. 722.
GUILLAUME VI, abbé de Jocou, p. 722.
GUILLAUME I, abbé de Joncels, p. 485.
GUILLAUME II, abbé de Joncels, p. 486.
GUILLAUME III FRÉDOL, abbé de Joncels, p. 487.
GUILLAUME IV DE ROQUELONGUE, abbé de
Joncels, p. 487.
GUILLAUME V DE SAINT-JULIEN, abbé de Jon-
cels, p. 487.
GUILLAUME VI D'ESTOUTEVILLE, abbé de Jon-
cels. Voir aux évêques de Lodève.
GUILLAUME I RAIMOND D'ESPEL, abbé de Lé-
znt, p. 49°.
GUILLAUME II DE RAVAT, abbé de Lézat,
p. 490.
GUILLAUME III DE CASTELNAU, abbé de Lézat,
prieur de la Daurade, p. 490.
GUILLAUME IV PONS, abbé de Lézat, pp. 490,
711.
GUILLAUME V HUNAUD DE LANTA, abbé de
Lézat. Voir aux évèques d'Agde.
GUILLAUME VI RIGAUD, abbé de Lézat, p. 491.
GUILLAUME VU RIGAUD, abbé de Lézat, p. 491.
GUILLAUME VIII GARSIAS DE BENQUE, abbé
de Lézat, p. 491.
GUILLAUME I, abbé de Manlieu, p. 493.
GUILLAUME II DE MONTMORIN, abbé de Man-
lieu, p. 493.
GUILLAUME I ARNAUD DE DALBS, abbé du
Mas-d'Azil, p. 494.
GUILLAUME II PIERRE, abbé du Mas-d'Azil,
p. 495.
GUILLAUME III ARNAUD DE DALBS, abbé du
Mas-d'Azil, p. 495.
GUILLAUME IV DE CALVAIRE, abbé du Mas-
d'Azil, p. 495.
GULLAUME I ROBERT, abbé du Mas-Garnicr,
pp. 588, 607.
GUILI.;«UME II RATIER, abbé du Mas-Garnicr,
p. 588.
GUILLAUME Hl D'ALAHAN, abbé du Mas-Gar-
nier, p. 588.
GUILLAUME IV DE MIERS , abbé du Mas Gar-
nier, pp. 5i9, 589.
Gl'ILLAUME V DE GUIL'-.FUW!N, abbé du Mns-
Garnier, p. 591 .
GUILLAUME I DE MONESTIER, nbbé ds Mazan,
p. 602,
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES.
GUILLAUME II DARNAUD DE SAUGUE, abbé de
M.iznn, p. 6o3.
GUILLAUME DE BESSENS, abbé de Moissac,
p. 367.
Gl'ILLAUME, abbé de Moissac, p. 368.
GUILLAUME I HUGUES, abbé de Montolleu ,
p. 457.
GUILLAUME II D'AURE ou de Poyane, abbé de
Montolievi, pp. 3i9, 4.^9.
GUILLAUME III DE CANTISE {corr. GANTÉS),
abbé de Montolieii, p. 460.
GUILLAUME IV DE ROQUEFORT, abbé de Mon-
tolieu. Voir aux évéques d'AIet.
GUILLAUME I DE BENQUE, abbé de Nizors,
p. 643.
Gl^LLAUME II DE MONTECH, abbé de Nizors,
p. 643.
GtULLAUME I PHILAUD ou PHARALDUS, abbé
de Psalmodi, pp. 607, 719.
GUILLAUME II, abbé de Psalmodi, p. 507.
GUILLAUME III, abbé de Psalmodi, p. 607.
GUILLAUME IV, abbé de Psalmodi, pp. 278, Soy.
GI-'ILLAUME V, abbé de Psalmodi, p. Soy.
GUILLAUME VI, abbé de Psalmodi, p. 5o8.
GUILLAUME VII COLOMB, abbé de Psalmodi,
p. 5o8.
GUILLAUME VIII DE SAINT-FÉLIX, abbé de
Psalmodi, p. 609.
GUILLAUME I, abbé de Quarante, p. 564.
GUILLAUME II, abbé de Quarante, p. Ô6i\.
GUILLAUME III DE SAINT-PIERRE, abbé de
Quarante, p. 564.
GUILLAUME IV DE SAINT - MAURICE , abbé de
Quarante, p. 565.
GUILLAUME V DE LA VOLPILLIÈRE, abbé de
Quarante, p. 565.
GUILLAUME I DE MURVIEL , abbé de Saint-
Aphrodise, p. 497.
GUILLAUME II DE MARGON , abbé de Saint-
Aplirodise, pp. 497, 577.
GUILLAUME III DE REQUOSEILLE ou ROQUE-
SEILLE (ROCOZELS), abbé de Saint-Aphrodise.
Voir aux évéques de Béziers.
Gl'I'.LAUME IV DE LA BROUE, abbé de Saint-
Aphrodise. Voir aux archevêques de Narbonne.
GUILLAUME V, abbé de Saint-Aphrodise, p. 498.
GUILLAUME VI CAJOT, abbé commendataire de
Saint-Aphrodise, p. 499.
GUILLAUME I DE CAPDENAC, abbé de Saint-
Chaffre, p. 571 .
GUILLAUME II DE SALIGNAC, abbé de Saint-
Chaffre, p. 571.
GUILLAUME III, abbé de Saint-Chaffre, p. 571.
GUILLAUME IV, abbé d« Saint-Chaffre, p. 571.
GUILLAUME V DE VARIE, abbé de Saint-Chaffre,
p. 572.
GUILLAUME VI DE MONTCLAR, abbé de Saint-
Chaffre, p. 572.
GUILLAUME VII, abbé de Saint-Chaffre, p. 672.
GUILLAUME I, abbé de Saint-Chinian, p. 529.
GUILLAUME II, abbé de Saint-Chinian, p. 529.
GUILLAUME III DE CAISSAC, abbé de Saint-
Chinian, p. 53i.
GUILLAUME IV PELET DE LA VÉRUNE, abbé
de Saint-Chinian, p. 53i.
GUILLAUME, abbé de Saint-Fra)Oul, p. 768.
GUILLAUME-ARNAUD, abbé de Saint-Frajoul ,
p. 768.
GUILLAUME I, abbé de Saint-Genis, p. 535.
GUILLAUME II, abbé de Saint-Genis des Fontai-
nes, p. 535.
GUILLAUME III, abbé de Saint-Genis, p. 536.
GUILLAUME I, abbé de Saint-Gilles, p. 5i8.
GUILLAUME II DE MIERS, abbé de Saint-Gilles.
Voir aux abbés de Mas-Garnier.
GUILLAUME III JACQUET, nommé par les calvi-
nistes abbé de Saint-Gilles, p. 52 1.
GUILLAUME IV DE NOSET, abbé de Saint-Gilles,
p. 021.
GUILLAUME I, abbé de Saint-Guillem, p. 540.
GUILLAUME II, abbé de Samt-Guillam, pp. 263,
540.
GUILLAUME IH DE ROQUEFEUIL, abbé de Saint-
Guillem, p. 541 .
GUILLAUME IV DES DEUX - VIERGES , abbé de
Saint-Guillem, pp. 449, 54r.
GUILLAUME V DE MOSTUÉJOULS, abbé de
Saint-Guillem, p. 541.
GUILLAUME VI DE LESCAMELLE, abbé de
Saint-Guillem, p. 542.
GUILLAUME VII DE CENARET, abbé de Saint-
Guillem, p. 543.
GUILLAUME VIII BRIÇONNET, abbé de Saint-
Guillem, p. 543.
GUILLAUME I, abbé de Saint-Hilaire, p. 346.
GUILLAUME II PIERRE, abbé de Saint-Hilairc,
p. 547.
GUILLAUME III, abbé de Saint-Hilaire, p. 547.
GUILLAUME IV BABON, abbé de Saint-Hilaire,
p. 548.
GUILLAUME I BERNARD, abbé de Saint-Jacques,
p. 584.
GUILLAUME II ARNAUD, abbé de Saint-Jacques,
p. 585.
GUILLAUME III BERNARD, abbé de Saint- Jac-
ques, p. 584.
GUILLAUME IV SERMAR, abbé de Saint-Jacques,
p. 585.
GUILLAUME, abbé de Saint -Martin de Lez,
p. 723.
GUILLAUME I, abbé de Saint-Papoul, p. 444.
GUILLAUME II, abbé de Saint-Papoul, p. 444.
GUILLAUME III JOSEPH D'ABZAC , abbé de
Saint-Papoul, p. 446.
GUILLAUME I, abbé de Saint-Paul de Narbonne,
p. 5o2.
GUILLAUME II GAUSBERT, abbé de Saint-Paul
de Narbonne, p. 5o2.
GUILLAUME III PEYRONET, abbé de Saint-Paul
de Narbonne, p. 5o3.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES
abbé de Saint-Paul do
;3
GUILLAUME IV GERSE
Narbonne, p. 5o3.
GUILLAUME V DE FONTCOUVERTE, abba de
Saint-Paul de Narbonne, p. 5o3.
GUILLAUME I, abbé de Saint-Pons de Thomières,
p. 419.
GUILLAUME II DE L'ISLE, abb» de Saint-Pons
de Thomières, p. 419.
GUILLAUME III DE PAULIN, abbé de Saint-Pons
de Thomières, p. 419.
GUILLAUME I, abbé de Saint-Sauveur de Lodèvc,
p. 802.
GUILLAUME II, abbé de Saint-Sauveur de Lodèvc,
p. 8o3.
GUILLAUME III, abbé de Saint-Sauveur de Lo-
dève, p. 804.
GUILLAUME DE CANTEZ, abbé de Saint-Sernin,
prévôt de Samt-Étienne de Toulouse, pp. Ô2Ô,
691.
GUILLAUME I DE SEVERAC , abbé de Snint-
Théodard, p. 423.
GUILLAUME II, abbé de Saint-Théodard, p. 42:).
GUILLAUME I, abbé de Saint-Thibéry, p. 553.
GUILLAUME II, abbé de Saint-Thibéry, p. 558.
GUILLAUME III D'UZÈS, abbé de Saint-Thibéry,
p. 558.
GUILLAUME IV MARTIN DE PÉZÉNAS, abbé de
Saint-Thibéry, p. 559.
GUILLAUME V DE CANILLAC, abbé de Saint-
Thibéry, p. 559.
GUILLAUME VI NICOLAS DE PARIS, abbé de
S.iint-Thibéry, p. 56i.
GUILLAUME-BERTRAND, abbé de Soréde, p. 562.
GUILLAUME I, abbé de Sorèze, p. 5i2.
GUILLAUME II, abbé de Sorèze, p. 5 12.
GUILLAUME, abbé de Vabre, p. 568.
GUILLAUME I, abbé de Vajal, p. 61 5.
GUILLAUME II, abbé de Vajal, p. 61 5.
Gl'ILLAUME DE SAUZET, abbé de Vallbona ,
p. 790.
GUILLAUME I DE LIÉCAN, abbé de Valmagnc,
p. 618.
GUILLAUME II, abbé de Valmagne, p. 618.
Gl'ILLAUME III, abbé de Valmagne, p. 61 3.
GUILLAUME IV GUITARD, abbé de Valmagne,
p. 618.
GUILLAUME V, abbé de Valm.ngne, p. 618.
GUILLAUME VI DE MARION, abbé de Valmagne,
p. 618.
Gl'ILLAUME I, moine de Bonnefont, prieur ou
jiremier abbé de ViUelongue, p. 63 1.
G, ILLAUME II, abbé de ViUelongue, p. 63 1.
GUILLAUME III RAIMOND, abbé de Villelongue,
p. 63 1.
GUILLAUME IV PIERRE, abbé de Villelongue,
p. 63z.
GUILLAUME D'OLARGUE, abbé de ViUemagne.
Voir aux abbés de Cannes.
GUILLAUME, archidiacre de Paris, p. 263.
GUILLAUME BARDIN, prévôt de Fréjus, p. 547.
GUILLAUMIÎ- PIERRE, évèquc d'Albi, prévôt du
Saint-Saivi. Voir aux évêques d'Albi.
GUILLAUME, prévôt de Salnt-Salvi, p. 583.
GUILLAUME D'AIX, prieur de Bonnefoy, p. 649.
GUILLAUME D'ALCONAT, prieur de Bonnefoy,
pp. 602, 649.
GUILLAUME D'AMPLEPUY, prieur de Bonnefoy,
p. 65o.
GUILLAUME DE FOURCHADE, prieur de Bonne-
foy, p. 649.
GUILLAUME LOUP, prieur de Bonnefoy, p. 65o.
GUILLAUME DE MONTAREL, prieur de Bonne-
foy, p. 65o.
GUILLAUME DE RUMILHON, prieur de Bonne-
foy, p. 65 1 .
GUILLAUME, prieur de Foix, p. 849.
GUILLAUME FUMET, chanoine de Saint-SaIvi,
prieur de Saint-Affrique, p. 663.
GUILLAUME DE SAINT-CLAIR, prieur de Saint-
Germier de Muret. Voir GUILLEM.
GUILLAUME II, prieur de Saint-Saturnin du
Port, pp. 25o, 868.
GUILLAUME ROSTAING, prieur de Sauve, p. 720.
GUILLAUME DE LA ROUE, prieur de Souyigny,
p. 493.
GUILLAUME DU BÉAGE, prieur de Thueyts,
p. 602.
GUILLAUME GINESTOUS, chanoine d'Aubrac &
procureur du dom, p. 892.
GUILLAUME DE NARBONNE, chanoine de Bé-
ziers, p. 577.
GUILLAUME D'ÉTAMPES, chanoine de Carcas-
sonne, p. 336.
GUILLAUME ROLAND, chanoine de Paris, p. 473.
GUILLAUME BALADE, prêtre, p. 469.
GUILLAUME, diacre, p. Sol.
GUILLAUME- SICARD, religieux de Saint-Chi-
nian, p. 53o.
■ GUILLAUME, neveu de Guillaume de Joyeuse,
p. 414.
GUILLAUME MERCHIN, vicaire général de Lec-
toure, p. 368.
GUILLAUME LE BAS, grand-maître de l'ordre de
la Merci, p. 824.
GUILLAUME I LE PIEUX, duc d'Aquitaine Se
marquis de Gothie, pp. 24, 25, 80, 83.
GUILLAUME II, duc d'Aquitaine, comte particu-
lier de Vclai, pp. 24, 53, 80, 85 ; n'a pas suc-
cédé à Guillaume le Pieux, son oncle, dans le
marquisat de Gothie, pp. 24, 25, 26.
GUILLAUME TÊTE D'ÉTOUPE, duc d'Aqui-
taine, pp. 81 , 85.
GUILLAUME FIER-A-BRAS, duc d'Aquitaine,
p. 85.
GUILLAUME VII, duc d'Aquitaine, comte de Poi-
tiers, p. 89.
GUILL.AUME IX, duc d'Aquitaine, second mari
de Philippe de Toulouse, pp. 3i, 206, 221,690.
GUILLAUME X, comte de Poitiers & d'Aquitaine}
époque & heu de sa naissance, pp. 208, 221.
974
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES,
GUILLAUME I , cointo d'Arles ou de Provence,
pp. 58, 6i, I 48.
GUILLAUME ARNAUD, comte d'Astarac, p. 352.
GUILLAUME [IV], frère de Gui, comte d'Auver-
gne, p. 91.
GlULLAUME [V], comte d'Auvergne, pp. 3o, 91.
GUILLAUME [VI], comte d'Auvergne, p. 91.
GUILLAUME [VII] LE JEUNE ou LE GRAND,
comte d'Auvergne, est le premier qui ait porté
le titre de dauphin d'Auvergne, p. 91.
GUILLAUME [VIII], comte d'Auvergne, p. 91.
GUILLAUME I LE GROS, comte de Eesalu & de
Fenouillèdes, pp. 144, 453, 723, 792.
GUILLAUME II Trunnus. comte de Besalu & de
Fenouillèdes, p. 144.
GUILLAUME-RAIMOND, comte de Carcassonnc,
pp. 1 13, 733.
GUILLAUME-RAIMOND, comte de Cerdagne,
pp. 144, 341, 794.
GUILLAUME -JOURDAIN, comte de Cerdagne,
pp. 144, 145, 168, 196, 212, 794.
GUILLAUME, comte en partie de Comrainges,
p. ii3.
GUILLAUME, comte de Comminges, p. 1 13.
GUILLAUME, comte de Forcalquier, pp. (jt, 77.
GUILLAUME, comte de Marseille, frère de Pons,
évêque, p. 65.
GUILLAUME, comte d'Orange en partie, p. 184.
GUILLAUME I, duc, comte ou marquis de Pro-
vence, avec son frère, p. 6i.
GUILLAUME II, comte ou marquis de Provence,
p. 6,.
GUILLAUME III, comte ou marquis de Provence,
p. 61.
GUILLAUME II BERTRAND, comte de Provence,
premier comte de Forcalquier, p. 61.
Gl'iLLAUME, comte de Rodez, pp. 289, 8co.
GUILLAUME I AU COURT NEZ, comte de Tou-
louse, pp. 578, 86(1 ; ses reliques, p. 543.
GUILLAUME III TAILLEFER, comte de Toulouse,
pp. 27, 3o, 40, 42, 66, 148, i5i, i65, 329, 507.
GUILLAUME IV, comte de Toulouse, pp. 28, 3i,
61, 191, 193, 200, 214, 353, 693, 709.
GUILLAUME, comte, de la famille des comtes de
Gévaudan, pp. 3o, 139.
GUILLAUME, fils de Guillaume II, comte de Pro-
vence, p. 61.
GUILLAUME, vicomte de Béziers & d'Agde,
pp. io3, 104, I 14, 557, yiS.
GUILLAUME, vicomte de Cardone, p. 480.
Gl'iLLAUME, vicomte de Castelnou, pp. 480, 562.
GUILLAUME ULGER , vicomte de Castelnau,
pp. 341, 342.
GL^ILLAUME, vicomte de Joyeuse, maréchal de
France, p. 258.
GL ILLAUME, vicomte de Minerve, pp. 234, 564.
GUILLAUME, fils d'Armand 111, vicomte de Poli-
gnac, p. 5o.
GL (LLAUME, soigneur de Chàfeauvcrt, p. 333.
GUILLAUMli 1)!'. POITIERS, seigneur de F.iy &
de Mézenc, p. 660.
GUILLAUME, seigneur du château de Lavaur,
p. 438.
GUILLAUME -JOURDAIN, seigneur de Mézenc,
p. 649.
GUILLAUME DE NARBONNE, seigneur de Mon-
taigu, p. 681 .
GUILLAUME I ou GUI, seigneur de Montpellier,
pp. 18 r, 184.
GUILLAUME II, seigneur de Montpellier, pp. 181,
184.
GUILLAUME UI, seigneur de Montpellier, fils de
Béliarde, pp. 181 , 184.
GUILLAUME IV, seigneur en partie de Montpel-
lier, pp. 179, 184.
GUILLAUME V, seigneur de Montpellier, pp. 184,
83o; son retour de la Terre-Sainte, p. 217.
GUILLAUME VI, seigneur de Montpellier, reli-
gieux de Grandselve, pp. 177, 184, 249, 314,
449, 8o3, 819, 829, 83oj prend l'habit monas-
tique à l'abbaye de Grandselve, p. 182,
GUILLAUME VII, seigneur de Montpellier,
pp. 184, 819.
GUILLAUME VHI, seigneur de Montpellier,
pp. 184, 289, 608, 619, 8.23, 829, 83o.
GUILLAUME, frère de Guillaume VIII, seigneur
de Montpellier, p. 184.
GUILLAUME, seigneur d'Omelas, pp. 184, 617.
GUILLAUME, seigneur d'Orange pour un quart,
p. 184.
GUILLAUME, seigneur de Tortose, p. 184.
GUILLAUME-RAINON, seigneur d'Uzès, p. 228.
GUILL.4UME dit MARTOREL, seigneur d'Uzès,
p. 2:8.
GUILLAUME PELET , seigneur de la Vérune,
p. 322.
GUILLAUME, p. 276.
GUILLAUME BARREAU, secrétaire du roi, p. 408.
GUILLAUME LE BLANC, p. 474.
GUILLAUME BONALD, frère de Jean Eonald.évc-
que de Maguelonne, p. 323.
GUILLAUME GANDALE, p. 578.
GUILHEM, abbé de Castres, p. 433.
GUILLELMINE, femme de Bernard, p. 480.
GUILLEM DE CANTES, prévôt de Saint-Étienne
de Toulouse. Voir aux abbés de Saint-Sernin.
GUILLEM, prévôt de Saint-Germier de Muret,
p. 710.
GUILLEM DE SAINT-CLAR, prévôt de Saint-Ger-
mier de Muret, pp. 490, 710.
GUILLEM DE ROËR, prévôt de Saint-Germier de
Muret, p. 711.
GUILLEM, prieur de Bergerac, p. 612.
GUILLEM, prieur de la Daurade, p. 693.
GUILLEM, prieur do Saint-Antoine de Toulouse,
p. 692.
GUILLEM DE DALBS , prieur de Saint-Antoine
de Toulouse, p. 692.
GUILLEM DU LAC, prieur de Sainte-Eugénie
des Corbiéres Et des dieux, pp. 682, 688.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES.
975
GUILLEM NANT, religieux de Valcros, fondateur
de Fontcaude, p. 863.
GUlLLEiNI DE MALHORGUES, donat & frère de
la Salvetat, p. 765.
GUILLEM, fils de Bernard-Aimard, p. 653,
GIULLEjM ALQUIER, fondateur de Cassan, p. j^i.
GUILLEM-ROGER, seigneur de Mirepoix, p. 612.
GUILLEM SAISSET, seigneur de Clermont-sur-
Garonne, p. 609.
GUILLEM-ANDRÉ, bourgeois de Nimes, p. 838.
GUILLEM. foir GUILLAUME, seigneurs de Mont-
pellier, p. 1 85.
GUILLEMETTE, abbesse de Fabas, pp. 627, 643.
Gl'ILLEMETTE I DE MASCARON, abbesse de la
Font, p. 837.
GUILLEMETTE II DE MASCARON, abbesse de la
Font, p. 837.
GUILLEMETTE m CADELLE, abbesse de la Font,
p. 837.
GUILLEMETTE IV DE REPOS, abbesse de la Font,
p. 837.
GUILLEMETTE, abbesse de Gorjan, p. 802.
GUILLEMETTE DE LAUZIÈRE, abbesse de Gor-
jan, p. 802.
GUILLEMETTE DES ORTALS, abbesse des Olieux,
p. 687.
GUILLEMETTE, abbesse de Rieunette, pp. 029,
647.
GUILLEMETTE DE PRADELLES , abbesse de
Saint-Geniès, p. 826.
GUILLEMETTE DÉODATE ou DAUDÈZE, abbesse
de Vignogoul, p. 827.
GUILLEMETTE, comtesse de Melgueil, p. 175.
GUILLEMETTE, fille de Raimond-Bernard Tren-
cavel, vicomte de Nimes & vicomtesse de Bruni-
quel, p. io5.
GUILLEMETTE, femme de Bernard-Aton, vicomte
de Nimes, p. 184.
GUILLEMETTE, sœur de Raimond VII, comte de
Toulouse & femme de Barrai de Baux, prince
d'Orange, p. 3i.
GUILLEMETTE DE MONTPELLIER, femme de
Bernard IV, comte de Substantion, pp. io5,
178, 184.
GUILLEMETTE DE MONTPELLIER, femme de
Gaucelin, baron de Lunel, p. 260.
GUILLEMETTE, femme d'Elzéar IV, seigneur
d'Uzès, p. 228.
GUILLEMETTE, femme de Rainon IV, seigneur
d'Uzès, p. 228.
GUILLEMETTE, de la famille des comtes de Sub-
stantion, p. 178.
GUILLEMETTE REINE, sœur de Clément VI,
p. 254.
Gl^ILLEMETTE, promise à Raimond d'Anduze de
Roquefeuil, p. 184.
GUILLEMETTE, femme de Hugo d'AIfier, séné-
chal de Toulouse, p. 3.
GUILLERMO GUIFREDO, GUILLAUME, évêquc
d'Urgel, pp. 104, ijo-j.
eveque
GUILLERMO ARNALDO DE MONTFERRER, évc-
que d'Urgel, p. 908.
GUILLERMO ARNALDO DE PAT AU ,
d'Urgel, p. 909.
GUILLERMO DE MONCADA (F.), évêque d'Urgel,
p. 909.
GUILLIA, femme de l'évêque Radulfus, p. 906.
GUILLOT DE MONTDÉSIR (N.), abbé de Saint-
Jacques, p. 586.
GUIMERA, évêque de Carcassonne. Y a-t-il eu
plusieurs évéques de ce nom, pp. 55, 369. Voir
S. GIMER.
GUIMERA, abbé de Notre-Dame d'Arles, p. 453.
GUIMERA, abbé de Saint-Genis, p. 535.
GUIMERA, p. 546.
GUINABERT ou CUNIBERT, abbé de Saint-Guil-
lem, p. 539.
GUIRARD, fils de Gaufred &. deTrencavelle, p. 36i.
Voir GÉRARD.
GUIRAUD, cardinal-évêque d'Ostie, pp. 109, 657.
Gl'IRAUD, archevêque d'Aix, p. 867. Fo':r GÉ-
RAUD.
GUIRAUD I ou GÉRAUD, abbé d'Ardorel, p. 616.
GUIRAUD II, abbé d'Ardorel, p. 616.
GUIRAUD, abbé de Lézat, p. 489.
GUIRAUD, abbé de Saint-Jacques, p. 585.
GUIRAUD, abbé de Saint-Paul de Narbonne,
p. 504.
GUIRAUD, abbé de la Sauve, p. 486.
GUIRAUD, prieur de Notre-Dame d'Espira, p. 343.
GUIRAUD D'ALATHZ, prieur de Moissac, p. 606.
GUIRAUD SALOMON, p. 498.
GUIRAUDE ou GÉRAUDE, abbesse de la Font,
p. 837.
GUISCARD ou GUICHARD D'AUBUSSON, évêque
de Carcassonne. Foir GUICHARD.
GUISCARD-AIMERI, prieur de Saint-Gilles & mi-
nistre de l'hôpital, p. 693.
GUISE (cardinal de), p. 270.
Gl'ISE, de la famille des seigneurs d'Uzès, p. 228.
GUISLA, comtesse de Cerdagne, p. 907.
GUISLE, femme de Guisfred, comte de Cerdagne,
p. 463.
GUISLE, femme de Bérenger, comte de Substan-
tion, p. 178.
GUISLA, mère de S. Ermengol, évêque d'Urgel,
vicomtesse de Confient, pp. 906, 907.
GUITARD DE RATTE, abbé de Saint-Chinian &
de Saint-Sauveur de Lodève, évêque de Mont-
pellier, pp. 180, 325, 532, 804.
GUITARD, abbé de Joncels, p. 486.
GUITARD, abbé de Saint-Salvi, p. 582.
GUITARD, abbé de Vallbona, p. 790.
GUITARD, prieur de Saint-Salvi, p. 582.
GUMILDUS ou GUIMULDUS, évêque de Mague-
lonne, p. 3i3.
GUYONNET DE MONBALEN (N.), abbé de Calers,
p. 622.
976
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES.
H
HAIE (Yolande de la), p. 483.
HALI, duc ou gouverneur sarrasin de Dénia & des
îles Baléares, p. 276.
HAMELIN ou AMEIL DE LAUTREC, évêque de
Conserans, p. 38 r.
HARDOUIN FORTIN DE LA HOQUETTE, arche-
vêque de Sens, p. 3i 1 .
HARDOUIN, évêque du Puy, p. 400.
HARDOUIN DE PÉRÉFIXE DE BEAUMONT, évo-
que de Rodez, archevêque de Paris, p. 876.
HARDOUIN (N.), abbé de Ccndras, p. 719.
Habenc, château à douze milles d'Antioche, p. 238.
HARMOND. Koir ARIMOND, évêque d'Uzès, p. 299.
HATON ou ATON, évêque de Viviers, p. 4i3.
Hauterive (église d'), p. 479 (Aude), commune
d'Ornaisons (?).
Hautpoul (Saint-Pierre d'), église, p. 262 (Tarn),
commune de Ma^amct.
HAUTPOUL (Arnaud d'), p. 4ÛS.
— (Pierre-Raiinond d'), pp. 46.5, 5oi.
HECTOR DE BOURBON, archevêque de Toulouse,
évêque de Lavaur, pp. 255, 3âo, 439.
HECTOR D'OSSUN, évêque de Conserans, p. 382.
HECTOR DOUVRIER, évêque de Nimes, p, 284.
HECTOR, évêque du Puy, p. 400.
HECTOR DE MAZERNES, abbé de Foix, p. 849.
HECTOR DE NELEVILLE ou DE LIGUEVILLE,
abbé de Saint-Sauveur de Lodève, p. 804.
HELDIN, vicomte de Lodève, p. 448. FoiV HILDIN.
HÉLÈNE DE SALVANHAC, prieure de la Salvc-
tat, p. 766.
HÉLÈNE ou ELECTRE, femme de Bertrand, comte
de Toulouse, p. 196.
HÉLIE DE POMPADOUR, évêque d'Alet & de Vi-
viers, pp. 416, 423.
HÉLIE, évêque de Mirepoix, p. 435.
HÉLIE DE SAINT-YRIEIX., évêque d'Uzès, p. 3oi.
HÉLIE, abbé de Bonnecombe, p. 641.
HÉLIE, abbé de Conques, pp. 471, 472.
HÉLIE I, abbé de Fontfroide, p. 619.
HÉLIE II, abbé de Fontfroide, p. 619.
HÉLIE, abbé de Grandselve, p. ûo8.
HÉLIE I, abbé de La Grasse, p. 478.
HÉLIE II DE CHAMPIERS, abbé de La Grasse,
p. 481.
HÉLIE DE CHALEZ, abbé de Montolieu, pp. 335,
460.
HÉLIE, abbé de Saint-Aphrodise, p. 497.
HÈLION JOFROY, prévôt de Saint-Salvi, p. 584.
HÉLISACHAR, évêque de Toulouse, p. 352.
HELMERADE, évêque d'Elne, p. 040.
HELZÉARD DE CESSERAS, abbé de Castres,
p. 434.
HENRI, cardinal-cvêque d'Alb.ino, légat apostoli-
que, p. 8 i5.
HENRI DE NESMOND, archevêque de Toulouse &
d'Albi, évêque de Montauban, abbé du Mas-
Garnier, pp. 364, 390, 427, 591.
HENRI I, évêque d'Alet, p. 423; évêque de Va-
br« (i*), ne peut trouver place dans la liste de ces
derniers, p. 568.
HENRI II, évêque d'Alet, p. 423.
HENRI DE PRÉS DE MONTPEZAT, évêque nommé
de Montauban, p. 427.
HENRI DE SPONDE, évêque de Pamiers, pp. 43,9,
432.
HENRI-GASTON DE LÉVIS-LÈRAN , évêque de
Pamiers, p. 4j3.
HF.NRI CAUCHON DE MAUPAS DU TAUR, évê-
que du Puy, p. 410.
HENRI DE LA MOTHE-HOUDANCOURT, évêque
de Rennes, p. 396.
HENRI DE SÉVERY, évêque de Rodez, pp. 874,
877.
HENRI-RENOIT-3ULES DE BÉTHISY DE MÉ-
ZIÈRES, évêque d'Uzès, pp. 804, 865.
HENRI DE VILLARS, évêque de Viviers, p. 415.
HENRI LE ROND, prévôt de Montauban, abbé dî
Cendras, p. 719'
HENRI I DE LORRAINE, abbé de Chambons,
peut-être d'Eaunes, p. 640. Voir plus bas,
HENRI II FRANÇOIS-XAVIER DE KELZUNCE DE
CASTELMORON, évêque de Marseille, abbé do
Chambons, p. 640.
HENRI DE CARDONNE, abbé de Ciixa, p. 477.
HENRI I DE LORRAINE, abbé d'Eaunes, p. 615.
HENRI II AUTEMART, abbé d'Eaunes, p. 636.
HENRI- ACHILLE DE LA ROCHEFOUCAULD,
abbé de Fontfroide &de la Chaise-Dieu, p. 620.
HENRI DE LA ROCHEFOUCAULD, abbé de Font-
froide, p. 620.
HENRI, abbé de Gaillac, p. 597.
HENRI DE THÉSAN, abbé de Joncels, p. 488.
HENRI DARDIER, abbé commendatairc du Mas-
d'Azil, p. 495.
HENRI GEOFFROI, abbé de Quarante, p. 565.
HENRI DE DISIMIEU, abbé de Saint-Aphrodise,
p. 5oo.
HENRI DE SAINT-NECTAIRE, abbé de Saint-
Chaffre, p. 673.
HENRI, abbé de Saint-Hilaire, p. 546.
HENRI I D'AUTEMAR, abbé de Saint-Paul de
Narbonne, p. 5c5.
HENRI II D'AUTEMAR, abbé de Saint-Paul de
Narbonne, p. 5o5.
HENRI- ANTOINE DE LA FITTE-MARIA , abbé
de Saint-Polycarpc, p. 555.
HENRI D'ALBON, abbé de Saint-Sauveur de Lo-
dève, p. 804.
HENRI DE ROSSET DE CEILHES DE ROCOZELS,
abbé de Saint-Sernin & de Sorèze, pp. 5i4,
527.
HENRI DELMAS, abbé de Sauve, p. 720.
HENRI DE THÉSAN DE SAZES, abbé de Va!ma-
F,ne, p. 618.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES.
977
HENRI DE MARCASSUS, abbé de Villelongiie,
p. 633.
HENRI DE THÉZAN, abbé de Villemagne, p. 58o.
HENRI I, cardinal de Sainte-Sabine, prieur du
Pont-Saint-Esprit, p. 868.
HENRI II OSWALD DE LA TOUR D'AUVERGNE,
prieur du Pont-Saint-Esprit, abbé de Cluny,
p. 869.
HENRI FORNIER, religieux de Saint-Victor de
Marseille, p. 532.
HENRI I, roi de France; âge qu'il avait quand il
mourut, p. i.lS.
HENRI I L'OISELEUR, roi de Germanie, p. 9.
HENRI IV, empereur & roi de la Bourgogne Trans-
jurane, p. 72.
HENRI II, roi d'Angleterre, pp. 226, 23 1.
HENRI ni, roi d'Angleterre, p. 608.
HENRI DE BOURBON, prince de Condé, p. 652.
HENRI I, comte de Rodez, pp. 641, 871.
HENRI III, comte de Rodez, p. 882.
HENRI IV, comte de Rouergue, pp. 878, 880,
885, 896.
HENRI, vicomte de Cerdagne, p. 144.
HENRI, fils de Guillaume Taillefer, comte de Tou-
louse, & d'Arsinde, p. 3o.
HENRIETTE DE CAUSAN , abbesse de Fabas,
p. 645.
HERACLE, vicomte de Polignac (an 88 j), p. 49.
HÉRACLE, vicomte de Polignac (an 1089),
p. So.
HÉRACLE, vicomte de Polignac (an 1 154), p. 602.
Foir HERCULE.
HÉRACLE, seigneur de Montlaur, en Vivarais,
p. 602.
HÉRACLIANUS, évêque de Toulouse, p. 3/i 1 .
HERCULE DE L'ORT DE SÉRIGNAN , abbé de
Fontcaude, p. 864.
HERCULE DE GONZAGUE, cardinal, abbé de
Lézat, p. 491.
HERCULE DE GAILLAC, abbé de Saint-Apliro-
dise, p. 499.
HERCULE in, Ticomte de Polignac, p. 92. Voir
HÉRACLE.
HÉRIMAGNE, abbé de Fontcaude, p. 863.
HERM (Antoinette de 1'), dame noble, p. 670.
HERMAN, abbé de Manlieu, p. 492.
HERMENGARDE, fille de Guillaume Taillefer,
femme de Robert I, comte d'Auvergne, p. 91.
HERMENGARDE, femme de Eudes II, comte de
Champagne, p. 91 .
HERMENMIRE, faux évcque de Girone, p. 10.
HERMÈS, évéquc de Béziers, puis de Narbonne,
pp. 244, 261.
HERMINIS (la veuve d'), veuve de M. de Bélissens,
p. 648.
HERVÉ, archevêque de Reims, p. 26.
HERVÉ, évêque d'Autun, p. 400.
HERVÉ ou ARVÉ, abbé de Lézat, p. 489.
HERVÉ, abbé de Montmajour, p. 63.
HERVE I, abbé de Tournus, p. 49.
HERVÉ II, abbé de Tournus, p. 49.
HERVÉ III, abbé de Tournus, p. 49.
HEUTÉRIUS, aurait été premier évêque de Lcc-
toure, p. 366.
HIGELRIC, évêque du Puy, p. 400.
HILAIRE, évêque de Narbonne, p. 243.
S. HILAIRE, premier évêque de Carcassonne,
pp. 328, 736.
S. HÏLAIRE, évêque de Gévaudan, p. 391.
S. HILAIRE, évêque de Poitiers, p. 403.
S. HILAIRE, évêque de Toulouse, p. 35i.
HILDÉRIC, abbé de Caunes, p. 46").
HILDESINDE, abbé de Saint- Pierre de Rosas,
p. 340.
HILDIN ou HELDIN, vicomte de Lodève, pp. 448,
539.
HILDUIN, évêque de Vérone, p. 287.
HILPERIC, abbé d'Arles, p. 463.
HIPPOLYTE D'ESTE, archevêque de Narbonne,
abbé de Boulbonne, Saint-Chinian & Font-
froide, pp. 257, 53i, 6i5, 620.
HIRMINTRUDE, femme de Charles le Chauve,
p. 24Ô.
HISPARIGUS. Foir SPERAGUS, évêque de Com-
minges, p. 374.
HISPICIO, évêque de Carcassonne, pp. 328, 737.
HODIERNE, troisième fille de Baudouin II, roi de
Jérusalem, p. 3 i.
Holatianus, domaine sur la rivière de Vernosoubrc,
p. Û285 aujourd'hui Saint-Chinian.
HoiNGROiS; leur irruption dans la Province, p. 2,0.
HONORAT, évêque d'Albi, p. 384.
S. HONORAT, évêque de Marseille, p. 60.
S. HONORAT, évêque de Toulouse, p. 35o.
HONORÉ DE QUIQUERAN DE HEAUIEU, évêque
de Castres, p. 435.
HONORÉ-FRANÇOIS CASAURON DE MANIBAN,
abbé de Cendras, évêque de Mirepoix, p. 719.
Foir FRANÇOIS.
HONORÉ D'OMS, abbé d'Arles, p. 45").
HONORÉ D'ESPARRON DE VILLENEUVE, évêque
de Riez, abbé de Sorèze, p. 5i3.
HORACE DE BIRAGUE, évêque de Lavaur, p. 439.
HospiTALiEFS de Saint-Jean de Jérusalem, p. 184.
HUBERT, évêque de Nimes, p. 275.
HUBERT ou IMBERT, abbé de Saint-Paul de
Narbonne, p. J02.
HUBERT, p. 406.
HUCERANDUS, abbé de Saint-Guillem, p. 539.
HuESCA (église d'), p. 502.
HUGO DE ORSANO. Foir HUGUES D'ESPAGNE,
évêque de Lectoure, p. 368.
HUGO DESBACH, abbé de Ripoll & évêque d'Ur-
gel, p. 909.
HUGO AMBROSIO DE MONCADA, évêque d'Ur-
gel, p. 910.
HUGUES, cardinal, évêque d'Ostie, p. 253.
HUGUES DE SAINT-MARTIAL, cardinal, p. 269.
IV.
62
978
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
HUGUES LE BLANC, légat du pape Alexandre II,
p. 686.
HUGUES, évêque d'Aiixerrc, p. 148.
HUGUES, évêque de Die, puis archevêque de Lyon,
légat apostolique, pp. 189, ipr, 871, 881.
HUGUES DE MONTRUC, évêque d'Agde, p. 3o8.
HUGUES I, évêque d'Albi, p. 384.
HUGUES II, évêque d'Albi, p. 385.
HUGUES III, évêque d'Albi, pp. 385, 577.
HUGUES IV AUBERTI, évêque d'Albi, p. 387.
HUGUES I DE LA JUGIE, évêque de Béziers & de
Carcassonne, pp. 254, 268, 335, 498, 726.
HUGUES II DE COMBAREL, évêque de Béziers,
p. 269.
HUGUES I DE CASTILLON, évêque de Commin-
ges, p. 375.
HUGUES II DE LABATUT, évêque de Comminges,
p. 378.
S. HUGUES, évêque de Grenoble, p. 574.
HUGUES I, évêque de Lectoure, p. 367.
HUGUES II, évêque de Lectoure, p. 368.
HUGUES m D'ESPAGNE, évêque de Lectoure &
de Rieux, pp. 369, 442, 912.
HUGUES V DE BAR, évêque de Lectoure, p. Syo.
HUGUES, évêque de Nevers, p. 288.
HUGUES I DE ROUFFIGNAC, évêque de Rieux,
p. 441.
HUGUES, évêque de Riez, p. 449.
HUGUES I, évêque de Rodez, pp. 473, 623, 641,
874.
HUGUES n ROGER, évêque de Rodez, p. 874.
HUGUES I, évêque de Toulouse, pp. 98, 99, 352,
61 5.
HUGUES II, évêque de Toulouse, pp. 99, loi, 352.
HUGUES III, évêque de Toulouse, abbé de Saint-
Sernin, pp. 354, ^25, 607.
HUGUES IV MASCARON, évêque de Toulouse,
p. 356.
HUGUES, évêque d'Uzès, pp. 162, 3oo.
HUGUES I DE LA TOUR, évêque de Viviers,
p. 414.
HUGUES II, évêque de Viviers, p. 416.
HUGUES I, abbé d'Aniane, p. 448.
HUGUES II DE POUGOLS, abbé d'Aniane, p. 450.
HUGUES, prieur, puis abbé de Belleperche, p. 627.
HUGUES I, abbé de Bonnecombe, p. 641.
HUGUES II, abbé de Bonnecombe, p. 641.
HUGUES III, abbé de Bonnecombe, p. 642.
HUGUES I DE CELLAVINARIA, abbé de Caunes,
p. 466.
HUGUES II DE PONT, abbé de Caunes, p. 466.
HUGUES m DE TRELON, abbé de Caunes, p. 470.
S. HUGUES, abbé de Cluny, pp. 191, 353, 429,
5i6, 8Û7.
HUGUES I, abbé de Conques, p. 472.
HUGUES II, abbé de Conques, p. 473.
HUGUES III DE PANAT, abbé de Conques, p. 473.
HUGUES IV DE MILHET, abbé de Conques,
p. 473.
HUGUES V, abbé de Conques, p. 474.
HUGUES HUMBERT DE SERVIEN, abbé de Cruas,
p. 575.
HUGUES I, abbé d'Eaunes, p. 635.
HUGUES II, abbé d'Eaunes, p. 635.
HUGUES, abbé de Foix, p. 849.
HUGUES I, abbé de Franquevaux, p. 629.
HUGUES II, abbé de Franquevaux, p. 63o.
HUGUES DE PÉRIER, abbé de Gaillac & de La
Grasse, pp. 482, 598.
HUGUES DE GIGNAC, abbé de Joncels, p. 486.
HUGUES RAIMOND, abbé de Lérins, évêque de
Riez, p. 554.
HUGUES, abbé de Lêzaf, pp. 489, 768.
HUGUES, abbé de Manlieu, p. 493.
HUGUES, abbé du Mas-Garnier, p. 587.
HUGUES I, abbé de Mazan, p. 602.
HUGUES II DE PRIVAT, abbé de Mazan, p. 6o3.
HUGUES m, abbé de Mazan, p. 604.
HUGUES I, abbé de Saint-Gilles, p. 517.
HUGUES II DE FOULHAQUIÈRE, abbé de Saint-
Gilles, p. 519.
HUGUES III, abbé de Saint-Gilles, p. 519.
HUGUES I, abbé de Saint-Guillem, p. 540.
HUGUES II, abbé de Saint-Guillem, p. 540.
HUGUES m DE FOZIÈRE, abbé de Saint-Guil-
lem, pp. 5i8, 541.
HUGUES IV D'AUSSAC, abbé de Saint-Guillem,
p. 542.
HUGUES I, abbé de Saint-Jacques, p. 584.
HUGUES H, abbé de Saint-Jacques, p. 584.
HUGUES, abbé de Saint-Paul de Karbonne, p. 5oi.
HUGUES DE CHAMBES, abbé de Saint-Polycarpe,
p. 554.
HUGUES, abbé de Saint-Pons de Thomières, p. 419.
HUGUES, abbé de Saint-Sauveur de Lodève, p. 802.
HUGUES I, abbé de Saint-Sernin. Foir aux évo-
ques de Toulouse.
HUGUES II ROGER, abbé de Saint-Sernin, p. 526.
HUGUES I, abbé de Saint-Théodard, p. 425.
HUGUES n, abbé de Saint-Théodard, p. 415.
HUGUES III, abbé de Saint-Théodard, pp. jzo,
425.
HUGUES DE GARDE, abbé de Saint-Thibéry,
p. 558.
HUGUES, prieur de Sauve, p. 720.
HUGUES SÉGUIN, abbé de Sauve, p. 720.
HUGUES DE GOUST, abbé de Sorèze, p. 5i3.
HUGUES, abbé de Vabre, p. 567.
HUGUES, abbé de Valmagne, pp. 264, 577, 618.
HUGUES I, abbé de Villemagne, p. 577.
HUGUES II, abbé de Villemagne, p. 577.
HUGUES III DE POUPIAN, abbé de Villemagne,
p. 579.
HUGUES, abbé, mort pendant le siège de Paris
par les Normands, p. 12.
HUGUES GUINENAM, prieur de Bonnefoy, p. 65o.
HUGUES DE MODIAC, prieur de Bonnefoy, p. 65o.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
979
HUGUES MOREL, prieur de Montfaucon, p. ùjj.
HUGUES DE VOISINS, chanoine de Carcassonne,
p. 337.
HUGUES PÈLEGRIN, chanoine de Rieux, p. 441.
HUGUES DE LOUBENS DE VERDALE, grand-
maître de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem,
p. 319.
HUGUES CAPET; époque de sa mort, pp. 92, 94,
154.
HUGUES, roi d'Italie; sa cession de la Provence
aux rois de Bourgogne, p. 53.
HUGUES, comte d'Ampurias, p. 619.
HUGUES, marquis de Gothie, p. 41.
HUGUES, comte en partie du Qiierci, fils d'Er-
raengaud, comte de Rouergue, p. 3o.
HUGUES I, comte de Rouergue, pp. 3o, 5oi.
HUGUES II, comte de Rodez, p. i3o.
HUGUES III, comte de Rodez, pp. i3o, 54 1, 641,
882, 894.
HUGUES rv, comte de Rodez, pp. i3o, 878.
HUGUES, comte de Vienne, p. â3.
HUGUES, fils de Raimond I, comte de Rouergue,
p. 3o.
HUGUES, vicomte de Comborn, p. 4:).
HUGUES, frète de Raimond de Saint-Gilles,
pp. 3i, 194.
HUGUES, fils d» Hugues, comte de Querci, d'où
descendent probablement les vicomtes de Com-
born, p. 3o.
HUGUES, fils de Thibaud, comte d'Arles, p. |5.
HUGUES, seigneur de Burzet, p. 649.
HUGUES, seigneur de Mézenc, p. 649.
HUGUES BLAVIE, p. 62.
HUGUES ISARN, p. 385.
HUGUETTE DE MONTDÉSIR, abbesse de Vigno-
goul, p. 827.
HUMBERT, évêque d'Albi, pp. 48, 38.'i.
HUMBERT, évéque de Barcelone, p. 192.
HUMBERT, évêque de Grenoble, p. 574.
HU.MBERT, évéque du Puy, p. 4o3.
HUMBERT, abbé de Conques, p. 473.
HUMBERT DE LAIA, abbé de Saint-Aphrodise,
p. 499.
HUMBERT IIX, comte de Maurienne & de Savoie,
pp. 3l, 225.
HUMBERT 1 DE LA TOUR DU PIN, p. 405.
HUMBERT, sire de Beaujeu, p. 574.
HUMFRID, marquis de Goibie, p. 556.
HURAULT DE L'HOPITAL (N.), abbé de Sori:ze,
p. 514.
HURAULT (Jean ou Jacques), prétendu évêque de
Carcassonne, p. 337.
HYACINTHE SERRONI, archevêque d'Albi, évêque
de Mende, pp. 390, 396.
HYACINTHE D'AUTEMAR DU TAUR, abbé de
Saint-Paul de Narbonne, p. 5o5.
HYACINTHUS, évêque d'Elne, p. 340; prétendu
évêque d'fclne, p. 777.
ICHER, religieux de Saint-Chinian, p. 533.
ICTÉRIUS, archevêque d'Arles, p. 573.
ICTÉRIUS, évêque de Limoges, p. 146.
IGNACE DE VALLS, abbé de Saint-Martin du
Canigou, p. 595.
ILDEFONSE ou ALPHONSE, abbé de Saint-Théo-
dard, p. 425.
ILDEFONSE II, comte de Provence & roi d'Ara-
gon, pp. 78, 228.
ILDEGAIRE, prêtre, p. 162.
Ile (Saint-Serxin de 1'), p. 85?!.
Ile en Dodon, Ile-Jourdain. Voir Isle.
ILE (Bernard de 1'), p. 645.
— (Bertrand de 1'), p. 643.
— (Guillaume de 1'), p. 307.
— (Jourdain de 1'), p. 6^5.
S. ILÈRE, évêque de Gévaudan, p. 391.
ILITARICUS ou ILITARIUS, évêque d'Elne, g^. 340
IMBERT DU PUY, cardinal, prieur dé Saïut-
Bausile, pp. 820, 832, 835.
IMBERT, archevêque d'Arles, p. 3i5.
IMBERT, abbé de Boulbonne, p. 014.
IMBERT, p. 584.
IMBERTE DE CONAS, abbesse de Gorjan, p. 802.
I.NDE (Sai.\t-Corneille d'), monastère, p. 447.
Indiction romaine en usage aux dixième & on-
zième siècles, pp. 17, i55, i56.
INDIE, fille naturelle de Raimond V, femme de
Guillabert de Lautrec, pp. 3i, 355.
IN'GOBERTUS, évéque d'Urgel, pp. 246, 904.
INGELBIN, évêque d'Albi, p. 384.
INGELMODE, mère d'Armand I, vicomte de Poli-
gnac, p. 5o.
INGELTRUDE, première femme de Boson, roi de
Provence, aurait été empoisonnée, pp. 7, 8.
INGELVIN, p. 92.
INNOCENT VI, fonde à Toulouse le collège de
Saint-Martial, p. 35o.
INNOCENT DU MONT ou MONTI, nommé évê-
que de Mirepoix par un bref secret, p. 437.
INNOCENT, comte de Gévaudan, évêque de Rodez,
pp. i33, 873.
lOLANDE, fille de Charles VII, p. 322.
ISAAC-JACQUES DE VERTHAMONT, évêque de
Conserans, p. 382.
ISAAG HABERT, évêque de Vabre, p. 569.
ISAAC, frère de Samuel, juif de Narbonne, p. Soi.
ISABEL, comtesse de Cerdagne, p. 907.
ISABELLE DE MONTBOISSIER , abbesse d'Alais,
p. 720.
ISABELLE I DE PICHON, abbesse de la Font,
p. 83-.
ISABELLE II DE ROVERY, abbesse de la Font,
p. 837.
980
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
ISABELLE DE MORES, atbesse de Gorjan, p. 801.
ISABELLE DE SAINT-MARTIN, abbesse des
Olieux, p. 687.
ISABELLE DE MARTIGNI, abbesse du Saint-Es-
prit de Béziers, p. 734.
ISABELLE DE LÉVIS, comtesse de l'Isle-en-Jour-
dain, p. 689. ~"
ISABELLE, femme de Raimond-Roger, vicomte de
Conserans, p. 3i.
ISAMBERT, mari deRichilde, p. 479.
ISARN, évêqiie de Carcassonne, p. 333; archidia-
cre de Carcassonne & archevêque de Lunden,
faussement indiqué comme évéque de Carcas-
sonne, p. 733.
ISARN BARRIÈRE, évêque de Maguelonne,
pp. 180, 323, 4.51.
ISARN, évêque de Toulouse, pp. 99, 101, 33o,
353, 438, 693, 796.
ISARN, abbé de Caunes, p. 465.
ISARN, abbé de Combelongue, p. 495.
ISARN I, abbé de Conques, p. 473.
ISARN II, abbé de Conques, p. 473.
ISAUN, abbé de Saint-VoUisien de Foix. prieur
de Frézelas, pp. 429, 844. {A ajouter a la liste
des ahhés de foix, p. 849.)
ISARN, abbé de Frézelas, p. 429.
ISARN I, abbé de Montolieu, p. 457.
ISARN II D'ARAGON, abbé de Montolieu, p. 438.
ISARN III D'HAUTPOUL, abbé de Montolieu,
p. 459.
S. ISARN, abbé de Saint-Victor de Marseille,
p. 3o6,
ISARN, abbé de Sorèze, p. .5 11.
ISARN D'ARAGON, archidiacre de Carcassonne,
pp. 307, 554, 856; peut-être faut-il l'identifier
avec l'ahhé de Montolieu plus haut indiqué.
ISARN, archiprêtre de Carcassonne, pp. 333; doit
être identifié avec le faux évêque Isarn, indiqué
plus haut,
ISARN- JOURDAIN, frère de Bernard Jourdain,
seigneur de l'Isle, p. 355.
Islk-Joubdain; paroisse érigée en collégiale, p. 357;
Isle-en-Jourdain [Gers), arr. de Lomhe-^.
— (ConDELiEKS de 1'), installés à Toulouse, pp. 692,
702.
(frères du tiers-ordre de Saint-Fraxçois de la
ville de !•), p. 363.
— (hôpital de 1'), p. 712.
ISLE-EN-DoDON, p. 374 (Hautc-Garonne), arr. de
Saint-Gaudens.
— (Dominicains de 1'), p. 776.
— (hôpital de 1'), p. 896.
ISNARD, évêque de Nimes, p. 275.
ISNARD, abbé de Cruas, p. 674.
ISOLUS, ISSOLUS ou ISLUS, évêque de Toulouse,
pp. 99, 352.
IssAHLËS (lac d'), en Vivarais, pp. 602, 649.
ITÉRIUS, évêque de Lodève, p. 291.
ITHIER DE MARTREUIL, évêque du Puy, p. 408.
ITHIER JULIEN, p. 394.
ITIER, évêque de Limoges, p. 392.
ITIER, archevêque li'Arles, abbé de Goudargues,
p. 867.
ITIER, p. 540.
Jacca ou Jaca, p. 562.
— (concile dej, vers io63, p. 062.
JACINTHUS, peut-être évêque d'Urgel, p. 902.
JACQUELINE DE PERRIÈRE ou DE SERGUIÈRE,
abbesse des Olieux, p. 687.
JACQUES D'OSSAT. Voir JEAN XXII, pape.
JACQUES, archevêque de Narbonne, abbé de Snint-
Aphrodise, pp. 252, 497, 53o.
JACQUES de Minutolis, évêque d'Agde, pp. 309,
477-
JACQUES MAROUL, évêque d'Alet, p. 424.
JACQUES DE TOURNON, évêque de Castres,
pp. 435, 761.
JACQUES, évêque de Clermont, p. 388.
JACQUES I DE SERRA, évêque d'Elne, pp. 346,
786.
JACQUES II RICH, évéque d'Elne, abbé de RipoU,
pp. 346, 786.
JACQUES I DE CONCOSSE, évêque de Lodève,
p. 291.
JACQUES II DE GAUJAC, évêque de Lodève,
p. 293.
JACQUES- ANTOINE PHÉLIPEAUX DU VERGER,
évêque de Lodève, abbé de Saint-Gilles Se de
Saint-Sauveur de Lodève, pp. 297, 522, 804.
JACQUES FOURNIER, évêque de Mirepoix & de
Pamiers, abbé de Fontfroide, puis pape sous le
nom de Benoît XII, pp. 43o, 436, 61 1, 619.
JACQUES I DE DEAUX, évêque de Montauban Se
de Nimes, pp. 280, 426.
JACQUES II DES PRÉS DE MONTPEZAT, évêque
de Montauban, pp. 270, 427.
JACQUES II DE CAULIÈS, évêque de Nimes,
p. 282.
JACQUES II DE MONTROUGE, évêque de Pamiers,
p. 432.
JACQUES DU CHASTELLIER, évêque de Paris,
p. 293.
JACQUES DE SERRE, évêque du Puy, p. 410.
JACQUES-RAOUL, évêque de la Rochelle, p. 870.
JACQUES DE CORNEILLAN, évêque de Rodez &
de Vabre, pp. 569, 875.
JACQUES DE MONTROUGE, évêque de Saint-
Flour, p. 411.
JACQUES DE CASTELNAU DE CLERMONT-LO-
DEVE, abbé de Candeil, évêque de Saint-Pons,
pp. 421
626.
JACQUES I, évêque d'Uzès, p. 3o3.
JACQUES II ADHÉMAR DE MONTEIL DE GRI-
GNAN, évêque d'Uzès, pp. 298, 3o3.
JACQUES-MARIE SALA, évéque de Viviers, p. 417.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
JACQUES LEROUGE, abbé d'Aniane, p. 401; ad-
ministrateur perpétuel de Saint-Jacques, p. 585.
JACQUES VIVES, abbé d'Arles, pp. 463, ySJ.
JACQUES GÉRAUU, abbé de Belleperche, p. 629.
JACQUES UE ROSTAING, abbé de Bonnefont,
p. 634.
JACQUES DE VILLEMUR DE PAILHIÈS, prieur
de la Daurade, abbé de Boulbonne, p. 6i5.
JACQUES GAILLARD, abbé de Calers, pp. 610,
6x2.
JACQUES I IJE CASTELNAU, abbé de Candell.
foir aux évéques de Saint-Pons de Thomières.
JACQUES U PHÉLIPPEAUX DE LA VRILLIÈRE,
abbé de Candeil, p. 626.
JACQUES m DES LACS DU BOUSQUET D'AR-
CAMBAI,, abbé de Candeil, p. 626.
JACQUES DE BANYULS, abbé du Canigou ,
pp. 464, 594.
JACQUES SIRACH, abbé du Canigou, p. 094.
JACQUES, cardinal, abbé du Canigou, p. 594,
JACQUES BOMBER, abbé du Canigou, p. SgS.
JACQUES BERNUI, abbé de la Capelle, p. 646.
JACQUES DAMBOISE, abbé de Cluny, pp. 389,
491.
JACQUES, abbé de Ciixa, p. 477.
JACQUES I, abbé d'Eaunes, p. 635.
JACQUES II DE VESCA, abbé d'Eaunes, p. 635.
JACQUES m DE DEVÈSE, abbé d'Eaunes, p. 635.
JACQUES CLERC, abbé de Feuillans, p. 637.
JACQUES I, évêque de Lcscar, abbé de Foix,
p. 849.
JACQUES II DE MONTROUGE, abbé de Foix,
éveque de Saint-Flour, p. 85o.
JACQUES I CARRET, abbé de Fcntcaude, p. 863.
JACQUES II DE SALNT-JULIEN, abbé de Font-
caude, p. 863.
JACQUES FOURNIER, abbé de Fontfroide, plus
tard pape (Benoît XII). Foir aiiK évéques de Mi-
repoix.
JACQUES DE LAUTREC, abbé de Joncels, pp. 487,
JACQUES I DE ROCHECHOUART DE MONT-
MOREAU, abbé de Manlieu, p. 493.
JACQUES II GABRIEL DE LA CHAISE, abbé de
Manlieu, p. 493.
JAf QUES DE CARBON DE MONTPFZAT, arche-
vêque de Sens, abbé commendataire du Mas-
d'Azil, p. 495.
JACQUES DE BAJOURDAN, abbé du Mas-Garnier,
p. Vy^.
JACQUES DE CRÉQUY, abbé de Montolieu ,
p. 462.
JACQUES, abbé de NIzors, p. 643.
JACQUES DE BEAUNE, éveque de Vannes, abbé
de Psalmodi, p. 509.
JACQUES I GONDOLIN, abbé de Quarante, p. 664.
JACQUES II, abbé de Quarante, p. 565.
JACQUES I, abbé de Saint-Aphrodise. A'o;r aux
archevêques de Narbonne.
JACQUES II PtTlT, abbé de Saint-Aphrodijc,
p. 499.
981
JACQUES m PICARD, administrateur de Saint-
Aphrodise, p. 499.
JACQUES, abbé de Saint-Chaffre & de Cluny,
p. 572.
JACQUES, abbé de Saint-Genis, p. 536.
JACQUES I NEGRO, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. 536.
JACQUES II CAPMANY, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. 536.
JACQUES m CALBIS, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. 536,
JACQUES IV VIDAL, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. 537.
JACQUES -ANTOINE, abbé de Saint-Gilles, l'oir
aux évéques de Lodéve.
JACQUES I, abbé de Saint-Hilaire, p. 548.
JACQUES II LESPERVIER, abbé de Saint-Hilalre
p. 548.
JACQUES 1 CARIET ou CARESE, abbé de Saint-
Jacques, p. 585.
JACQUES II LEROUGE, administrateur de Saint-
Jacques. Foir aux abbés d'Aniane.
JACQUES -ANTOINE, abjé de Saint-Sauveur de
Lodéve. loir aux évéques de Lodéve.
JACQUES DE SAINT-FÉLIX, abbé de Saint-TIii-
béry, p. 56o.
JACQUES I DE MANNES, abbé de Sauve, p. 720.
JACQUES U GUÉRIN, abbé de Sauve, p. 720.
JACQUES I, abbé de Sorède, p. 562.
JACQUES U BALLER ou BELLERO, abbé de So-
rède, p. 563.
JACQUES DE PERE MARTRE, abbé de Vallbona,
p. 790.
JACQUES I DE LA JUGIE, abbé de ViHelonguc,
p. 632.
JACQUES II DE LA JUGIE, abbé de Villelongue
p. 633. *
JACQUES FAUCON, prévôt de la cathédrale de
Niines, p. 282.
JACQUES I LAURET, prévôt de Saint-Salvi,
p. 583.
JACQUES U DU FAUR, abbé de la Chaise-Dieu,
prévôt de Saint-Salvi, p. 084.
JACQUES III UE VILLEMUR, prévôt de Saint-
Salvi, p. 584.
JACQUES IV CARDON, prévôt de Saint-Salvi,
p. 584.
JACQUES DE BAR, grand-prieur dAlet, p. 423.
JACQUES BOURNOT, prieur de Bonnefoy, p. 65r.
JACQUES VALENTIN, prieur de Bonnefoy, p. 65 1.
JACQUES DE LA CORÉE, prieur de Montolieu,
p. 463.
JACQUES OLIER, supérieur de Saint-Georges du
Puy, p. 410.
JACQUES DE RIEUX, vicaire général de Saint-
Victor de Marseille, p. 532.
JACQUES DE SECONDAT, chanoine de Saint-
Êtienne, p. 35o.
JACQUES DE BANNES, chanoine de Viviers,
p. 412.
JACQUES CARTIER, prêtre, p. 461.
982
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
JACQUES DE VENOIS, prêtre, p. 469.
JACQUES I, roi d'Aragon & seigneur de Mont-
pellier, pp. iHi, ï52, 266, 780.
JACQUES, roi de Majorque, p. 689.
JACQUES DE BOURBON, roi de Hongrie, de Jé-
rusalem & de Sicile, pp. 269, 660.
JACQUES DE TOURNON, seigneur de la Chèze &.
de Contaignet, p. 65i.
JACQUES PELET, seigneur de la Vérune, p. 53 1.
JACQUES-BARTHÉLÉMY, avocat du fisc, p. 334-
JACQUETTE GRÉGORIE, abbesse d'Alais, p. 720.
JAIME DE CARDONA, cardinal, évéque d'Urgel,
p. 909.
JALAIGNAC (Fnlcon de), p. 5o.
Jau-és, commanderic, p. 414.
Ja.\es-Méjanes, château en Albigeois, p. 170.
JANUS DE FRÉGOSE, évéque d'Agen , abbé de
Fontfroide, p. 620.
S. JANVIER, évéque d'Albe, p. 412.
JARENTON DE SERVISSAS, prieur de Bonnefoy,
p. 649.
jAr.NÈGUE, nom d'une des portes de Tarascon,
p. 187. ^oiV Gernica.
JAUCELIN, prieur de Bonnefoy, p. 649.
JAUJAC (Albert de), p. 649.
JAUSBERT ou JAUBERT, abbé de Cuxa, pp. 476,
61 4.
ÎAUSIMONDE D'AURIAC, abbesse de Vignogoul,
p. 827.^
Javoox, siège de l'évcché de Gévaudan, p. 891.
JFJAN, cardinal d'Araboise, évéque de Tusculum,
p. 45o.
JEAN D'ARMAGNAC, cardinal d'Auch, p. 783.
JEAN LOPIS, cardinal de Capoue, p. 336.
JEAN DE LA TRÉMOUILLE, archevêque d'Auch,
p. 257.
JEAN 1 ROGER, archevêque de Narbonne, p. 254.
JEAN II D'HARCOURT, archevêque de Narbonne,
pp. 255, 323, 680.
JEAN III DE LORRAINE, archevêque de Nar-
bonne, p. 257.
JEAN IV LOUIS BALBI DE BERTON DE GRIL-
LON, archevêque de Narbonne & de Toulouse,
pp. 260, 364, 421 .
:lAN-RAIMOND de COMMINGES, archevêque de
Toulouse, évéque de Maguelonne, pp. 180, 3 18,
357, 705, 833.
JEAN DE CARDAILLAC, archevêque de Toulouse,
p. 358.
JEAN D'ORLÉANS, archevêque de Toulouse, p. 36o.
JEAN-BAPTISTE-MICHEL COLBERT de VILLA-
CERF, archevêque de Toulouse, évéque de Mon-
tauban, abbé du Mas-Garnier, pp. 364, 427,
591.
JEAN-FRANÇOIS DE GONDI, archevêque de Paris,
p. 396.
JEAN, archevêque de Vienne, p. 404.
JEAN I TESTE, évéque d'Agde, p. 809.
JEAN II DE MONTMORIN, évéque d'Agde, p. 309.
JEAN III DE VESC, évéque d'Agde, abbé de Cau-
nes, pp. 3io, 469.
JEAN IV DOLCE, évéque d'Agde, p. 3 10.
JEAN -LOUIS DE BUISSON DE BEAUTEVILLE,
évéque d'Alais, p. 447.
JEAN, évéque d'Albi, p. 384.
JEAN II DE SAIE ou D'ALBI, évéque d'Albi,
pp. 387, 667.
JEAN-JOUFFROY ou JOFROY, cardinal de Saint-
Martin des Monts, évéque d'Arras, puis d'Albi,
abbé de Saint-Sernin , de Bonnecombe & de
Caunes, pp. 388, 469, 527, 642, 660, 662.
JEAN IV JACQUES ROBERTET, évoque d'Albi,
p. 389.
JEAN V, cardinal de Lorraine, évéque d'Albi,
pp. 389, 667.
JEAN, évéque de Beauvais, chancelier de France,
p. 3oi ; lieutenant du roi en Languedoc, p. 666.
JEAN DE VARAX, évéque de Belley, p. 590.
JEAN I, évéque de Béziers, p. 269.
JEAN U DE LETTES, évéque de Béziers & de
Montauban, pp. 270, 427.
JEAN III, évéque de Béziers, p. 270.
JEAN IV DE BONZI, cardinal-évêque de Béziers,
abbé d'Aniane & de Saint-Guillem, pp. 271,
452, 5oo, 5i5.
JEAN V ARNAUD DE ROTONDIS DE BISCARAS,
évéque de Béziers, de Lodève & de Digne, abbé
de Cendras, pp. 273, 297, 7i3.
JEAN I DE CHEVRY, évéque de Carcassonne,
pp. 333, 788, 752.
JEAN n FABRI ou FABRE, évéque de Carcas-
sonne, p. 334.
JEAN III D'ÉTAMPES, évéque de Carcassonne,
pp. 336, 741.
JEAN IV DU CHASTEL, chanoine, puis évéque de
Carcassonne, p. 336.
JEAN V AUGUSTE DE CHASTENET DE PUYSÉ-
GUR, évéque de Carcassonne, p. 339,
JEAN I DES PRÉS-MONTPEZAT, évéque de Cas-
tres, p. 434.
JEAN II ENGEARD, évéque de Castres, p. 484. '
JEAN III D'ARMAGNAC, évéque de Castres, p. 485.
JEAN IV DE FOSSÉ, évéque de Castres, p. ^35.
JEAN V DE FOSSÉ, évéque de Castres, p. 435.
JEAN VI SÉBASTIEN DE BARRAL, évéque de
Castres, p, 435.
JEAN VII MARC DE ROYÈRE, évéque de Castres,
p. 435.
JEAN, évéque de Clermont, p. 253.
JEAN I ou JEAN CIBO, évéque de Comminges,
p. 376.
JEAN II BAPTISTE DE FOIX, évéque de Com-
minges, p. 376.
JEAN III DE MAULÉON, évéque de Comminges,
abbé de Bonnefont, pp. 376, 634.
JEAN IV BERTRAND, évéque de Comminges,
p. 377.
JEAN I DE ROCHECHOUARD, évéque de Conse-
rans & de Saint-Pons de Thomières, pp. 38i,
420.
JEAN n LE JEUNE, évéque de Conserans, p. 38i.
JEAN m D'AULE, évéque de Conserans, p. 382.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES.
983
JEAN IV FRANÇOIS DE MACHECO DE PRE-
]\1EAUX, évêque de Conserans, abbé de Saint-
Paul de Narhonne, pp. 332, 443, 5o5.
JEAN I lOFREVI, évéqiie d'Elne & du Puy,
pp. 344, 406.
JEAN n DE CASANOVA, évèqiie d'Elne, pp. 345,
784.
JEAN ni MILES DE MARGARIT, évêqiie d'Elne,
pp. 345, 784.
JEAN IV DE VILLALBA, évêque d'Elne, p. 346 j
prétendu évêque d'Elne, p. 786.
JEAN V TÈRES, évêque d'Elne, pp. 346, 787.
JEAN PINTOR, évêque d'Elne, p. 785.
JEAN-MATHIAS DE BARTHELEMY DE GRA-
MONT DE LANTA, évêque de Perpignan, abbé
de Calers & d'Arles, pp. 348, 622.
JEAN-BAPTISTE D'ÉTAMPES , évêque d'Elne,
pp. 347, 789.
JEAN-HERVÉ BAZAN DE FLAMENVILLE, évêque
d'Elne, abbé d'Arles & de Cuxa, pp. 347, 455,
477-
JE\N-GABRIEL D'AGAY (corr. D'AGEN), évêque
d'Elne, pp. 348, 789.
JEAN, évêque de Langres, p. 388.
JEAN 1 BELIN, évêque de Lavaur, p. 439.
JEAN II BOUCHER ou DU BOUCHET, évêque de
Lavaur, pp. 439, 5io, 798.
JEAN DE BEAUSOLEIL, évêque élu de Lavaur,
p. 439.
JEAN m GENTIAN, évêque de Lavaur, p. 439.
JEAN IV VIGIER, évêque de Lavaur, p. 439.
JEAN V VINCENT DE TULLES, évêque de La-
vaur, p. 440.
JEAN VI BAPTISTE-JOSEPH DE FONTANGES,
évêque de Lavaur, p. 440.
JEAN VII DE DIEU-RAIMOND DE BOIGEUN DE
CUCÉ, évêque de Lavaur, abbé de Saint-Gilles,
pp. 440, 522.
JEAN VIII ANTOINE DE CASTELLANE, évêque de
Lavaur, p. 440.
JEAN I, évêque de Lectoure, p. 367.
JEAN II DE BARTON, évêque de LectOure, p. 870.
JEAN m D'ESDRESSES, coadjuteur de Léger de
Plas, puis évêque de Lectoure, p. 370.
JEAN, évêque de Limoges, p. 334.
JEAN I DE LA TISSERENDERIE, évêque de Lo-
dèv« & de Rieux, pp. ïpi, 441.
JEAN II, évêque de Lodève, pp. i33, 292.
JEAN III DE CORGUILLERAY, évêque de Lodève,
abbé de Saint-Thibéry & de Sai;it-Guillein,
pp. 294, 543, 56o,
JEAN IV MATHIEU, évêque de Lodève, p. 294.
JEAN V DE PLANTAVIT DE LA PAUSE, évêque
de Lodève, pp. 284, 29Ô, 801.
JEAN VI ARMAND DE ROTONDIS DE BISCA-
RAS, évêque de Lodèvc. yoir aux évêques de
Béziers.'
JEAN VII GEORGES DE SOUILLAC, évêque de
Lodève, p. 297.
JEAN VIII FÉLIX-HENRI DE FUMEL, évêque de
Lodève, abbé d« Belleperche 81 d< Saint-Guil-
lem, pp. 297, 545, 629.
JEAN, évêque de Londres, p. 333.
JEAN I, évêque de Maguelonne, p. 3i3.
JEAN II DE MONTLAUR, évêque de Maguelonne,
p. 3i5.
JEAN m DE MONTLAUR, évêque de Mague-
lonne, pp. 180, 266, 3i6, 8i5, 828.
JEAN IV RAIMOND DE COMMINGES, évêque de
Maguelonne. Koir aux archevêques de Toulouse.
JEAN V DE VISSEC, évêque de Maguelonne,
pp. 180, 3i8; analyse de ses statuts de i33r,
p. 8i3.
JEAN VI BONNALD, évêque de Maguelonne,
pp. 180, 323, 837.
JEAN VII GARNIER, évêque de Montpellier,
pp. 180, 326.
JEAN I DES ARCIS, évêque de Mende, p. 893.
JEAN II D'ARMAGNAC, évêque de Mende, p. 894.
JEAN III DE CORBIE, évêque de Mende, p. 5()5.
JEAN IV PETIT-DÉ ou PETIT, évêque de Mende,
p. 395.
JEAN V DE LA ROCHEFOUCAULD, évêque de
Mende, p. 395.
JEAN VI ARNAUD DE CASTELLANE, évêque de
Mende, p. 397.
JEAN I DE COJORDAN, évêque de Mirepoix,
p. 436.
JEAN II, évêque de Mirepoix, p. 436.
JEAN III DE PROINS, évêque de Mirepoix, p. 436.
JEAN IV DE LÉVIS, évêque de Mirepoix, p. 436.
JEAN V D'ESPINAI, évêque de Mirepoix, p. 436.
JEAN VI SUAVIUS, évêque de Mirepoix, p. 487.
JEAN VII FRANÇOIS BOYER, évêque de Mire-
poix, p. 437.
JEAN VIII BAPTISTE DE CHAMFLOUR, évêque
de Mirepoix, p. 487.
JEAN I DE LABATUT, évêque de Montauban,
p. 426.
JEAN II DE MONTALEMBERT, évêque de Mon-
tauban, p. 426.
JEAN III D'AURIOLE, évêque de Montauban,
p. 427.
JEAN IV DES PRÉS DE MONTPEZAT, évoque de
Montauban, p. 427,
JEAN V DE LETTES, évêque de Montauban. Foir
aux évêques de Béziers.
JEAN VI BAPTISTE-MICHEL, évêque de Montau-
ban, Voir aux archevêques de Toulouse.
JEAN I, évêque de Nimes, p. 274.
JEAN II, évêque de Nimes, p. 275.
JEAN m, évêque de Nimes, p. 277.
JEAN IV DE BLANZAC, évêque de Nimes, pp. 279,
837.
JEAN V DE GASC, évêque de Niraes, abbé d'A-
niane, pp. 280, 450.
JEAN VI D'UZÈS, évêque de Nimes, p. 280.
JEAN VU CÉSAR ROUSSEAU DE LA PARISIIiRE,
évêque de Nimes, abbé de Saint-Gilles, pp. 285,
S21.
JEAN- JACQUES SEGUIER, évoque de Nimes,
p. 285,
984
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
JEAN DE CASTRES, archevêque de Vienne, pré-
tendu évèque de Nimes, p. 281.
JEAN DE MORVILUERS, évêque d'Orléans, p. 290.
JEAN I, évèque de Pamiers, p. 431.
JEAN II MELLINI, évèque de Pamiers, p. 48 1 .
JEAN m DE LUXEMBOURG, évèque de Pamiers,
p. 431.
JEAN IV DE BARBANÇON, évèque de Pamiers,
p. 431.
JEAN V DE SPONDE, évèque de Pamiers, p. 432.
JEAN VI BAPTISTE DE VERTAMONT, évèque de
Pamiers, p. 432.
JEAN DE PINS, compétiteur de Bertrand de Lor-
dat à l'évèché de Pamiers, pp. 43 1, 442.
JEAN DE BALLENNER, évèque de Poitiers, p. 25o.
JEAN I DE COMINES, évèque du Puy, p. 4o5.
JEAN II DE CHAMDORAT, évèque du Puy, abbé
de la Chaise-Dieu, p. 406.
JEAN m DE JAURENS ou JOFROI , évèque .du
Puy. Koir aux évèques d'Elne.
JEAN IV DE CARDAILLAC, évèque du Puy, p. 407.
JEAN V DE BOURBON, évèque du Puy, p. 409.
JEAN VI GEORGES LEFRANC DE POMllGNAN,
évèque du Puy, abbé de Saint-Chaff.e, pp. 411,
573.
JEAN I DE LA TISSERENDERIE, évèque de Rieux.
Foir aux évèques de Lodève.
JEAN II, évèque de Rieux, p. 441.
JEAN III DE LANTA, évèque de Rieux, p. 441.
JEAN IV DE PINS, évèque de Rieux, p. 442.
JEAN V BAPTISTE DU BOURG, évèque de Rieux,
p. 443.
JEAN VI DE BERTIER, évèque de Rieux, abbé de
la Capelle & de Lézat, pp. 443, 492, 646, 697,
7o3.
JEAN VII LOUIS DE BERTIER, évèque de Rieux,
p. 443.
JEAN V]I[ laARlE DE CATELLAN , évèque de
Rieux, p. 443.
JEAN 1 DE CARDAILLAC, patriarche d'Alexan-
drie, évèque de Rodez, p. 874.
JEAN II ARNAUD DE LA VIVE DE TOURQUVRE,
évèque de Rodez, p. 876.
JEAN III D'IZE DE SALÉON, évèque d'Agcn, puis
de Rodez, p. 876.
JEAN D'ESTAING, évèque élu de Rodez, dom
d'Aubrac, pp. 875, 892.
JF:AN I DE ROCHETAILLÉE, évèque de Saint-
Papoul, p. 440.
JEAN II BURLE ou DU BOURG, évèque de Saint-
Papoul, p. 44-").
JEAN III DE LA PORTE, évèque do Saint-Papoul,
p. 445.
JEAN IV SALVIATI, évèque de Saint-Papoul,
p. 445.
JEAN V RAIMOND, évèque de Saint-Papoul,
p. 446.
JEAN VI DE MONTPÉZAT DE CORBON, évèque
de Saint-Papoul, p. 446; corrij^e^ JOSEPH &
vove^ aux archevêques de Toulouse.
JEAN VII CHARLES DE SÉGUR, évèque de Saint-
Papoul, p. 446.
JEAN VIII BAPTISTE-MARIE DE MAILLÉ DK
LA TOUR LANDRI, évèque de Saint-Papoul,
p. 446.
JEAN I DE ROCHECHOUARD, évèque de Saint-
Pons de Thomières. Voir aux évèques de Conse-
rans.
JEAN II JACQUES FLEYRES, évèque de Saint-
Pons de Thomières, p. 421.
JEAN III LOUIS DE BALBY DE BERTIER DE
CRILLON, évèque de Saint-Pons de Thomières.
Voir aux archevêques de Narbonne.
JEAN, élu évèque par le chapitre de Saint-Pons
de Thomières, p. 420.
JEAN I DE MAREUIL, évèque d'Uzès, p. 3o2.
JEAN II DE SAINT-GELAIS, évèque d'Uzès, abbé
de Saint-Gilles, pp. 3o3, 620, 864.
JEAN I PIERRE, évèque de Vabre, p. 569.
JEAN II DE LA CROIX DE MOIRARGUES DE
CASTRIES, évèque de Vabre, p. 669.
JEAN I, évèque de Viviers, p. 412.
JEAN II, évèque de Viviers, p. 4i3.
JEAN III D'EMBRAGNY ou D'EMBRONIAS, évè-
que d« Viviers, p. 416.
JEAN IV, évèque de Viviers, p. 416.
JEAN V DE LINIÈRES, évèque de Viviers, p. 416.
JEAN VI DE MONTCHENU, évèque de Viviers,
p. 416.
JEAN VII DE L'HOSTEL, évèque de Viviers,
pp. 417, 899.
JEAN I DE GASC, abbé d'Aniane. Voir aux évo-
ques de Nimes.
JEAN II ARNAUD, abbé d'Aniane, pp. 822, 400.
JEAN III DU BELLAY, cardinal, abbé d'Aniane,
p. 451.
JEAN IV DE SAINT-CHAMONT, abbé d'Aniane,
p. 451.
JEAN V BOURGEOIS, abbé d'Aniane, p. 461.
JEAN VI DE BONZI, cardinal, abbé d'Aniane.
Foir aux évèques de Béziers.
JEAN I, abbé d'Ardorel, p. 616.
JEAN II, abbé d'Ardorel, pp. 48, 616.
JEAN III DE CAHORS, abbé d'Ardorel, p. 616.
JE.4N IV MASSON, abbé d'Ardorel, p. 616.
JEAN V, abbé d'Ardorel, p. 616.
JEAN VI, abbé d'Ardorel, p. 616.
JEAN VII SATURNIN, abbé d'Ardorel, p. 616.
JEAN VIII DE BOISSET, abbé d'Ardorel, p. 617.
JEAN JX DE BOISSET, abbé d'Ardorel, p. 617.
JEAN X DE MANDAGOUT, abbé d'Ardorel, p. 6 1 7.
JEAN XI DE CARDAILLAC, abbé d'Ardorel, p. 617.
JEAN I BAPTISTE DE CAUDIÈS, abbé de Notre-
Dame d'Arles, p. 455.
JEAN II HERVÉ BAZAN DE FLAMENVILLE,
abbé d'Arles. Foir aux évèques d'Elne.
JEAN I DE SAINT-SARDOS, abbé de Belleperche,
p. 628.
JEAN II DE SAINT-ESTÈVE, abbé de Belleperche,
p. 6i8.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
985
JEAN III DE CARDAILLAC, abbé de Belleperche
& d'Aurillac, p. 629.
JEAN IV BERTRAND DE CAMINADE, abbé de
Belleperche, p. 629.
JEAN V FÉLIX-HENRI DE FUMEL, abbé de Bel-
leperche, éYéque de Lodève. Voir aux éyéques de
Lodève.
JEAN I GARRIGUES, abbé de Bonnecombe, p. 642.
JEAN II lOUFFROI, évéque d'Albi, cardinal, abbé
de Bonnecombe. Voir aux évéques d'Albi.
JEAN m D'AMBOISE, évéque de Langres, abbé de
Bonnecombe, p. 642.
JEAN I, abbé de Bonnefont, p. 634.
JEAN II DE MAULÉON, abbé de Bonnefont. Voir
aux évêques de Comminges.
JEAN III BRETON, abbé de Bonnefont, p. 634.
JEAN IV D'ESTRADE, érêque de Condom, abbé de
Bonnefont, p. 634.
JEAN V JACQUES DE CANDAU, abbé de Bonne-
font, p. 634.
JEAN DE FOIX, abbé de Boulbonne, p. 61 5.
JEAN I, abbé de Calers, p. 621.
JEAN II, abbé de Calers, p. 622.
JEAN III MATHIAS -BARTHÉLÉMY DE GRAM-
MONT DE LANTA, abbé de Calers Sa d'Arles.
Voir aux érèques d'Elne.
JEAN I DE CASTELNAU DE CLERMONT, abbé
de Candeil, p. 626.
JEAN II MARIE FOUCAUD DE SABBATIER, abbé
de Candeil, p. 626.
JEAN 1, abbé du Canigou, p. 464; à identifier avec
le suivant,
JEAN I (U) SAQUERD, abbé du Canigou, pp. 464,
594.
JEAN II (III) MILLAS, abbé du Canigou & de
Cuxa, pp. 464, 477.
JEAN-JACQUES DE DURFORT, abbé de Saint-
Martin du Canigou, p. 595.
JEAN-MARIE GRUMET DE MONTPIÉ, abbé de
Saint-Martin du Canigou, p. 695.
JEAN I, abbé de la Capelle, p. 643.
JEAN n, abbé de la Capelle, p. 645.
JEAN III DE SÉNAC, abbé de la Capelle, p. 646.
JEAN IV CAPERGUI, abbé de la Capelle, p. 646.
JEAN V LOUIS DE BERTIER, abbé de la Capelle
& de Lézat. Voir aux évéques de Rieux.
JEAN I, abbé de Caunes, p. 463.
JEAN II, abbé de Caunes, p. 465.
JEAN III DE CASTELPERS, abbé de Caunes,
p. 468.
JEAN IV DE GOSES, prieur de Libres, abbé de
Caunes & de Cendras, prieur de Saint-Félix des
Orres, pp. 468, 719.
JEAN V JOFROY, abbé de Caunes. Voir aux évé-
ques d'Albi.
JEAN VI DE VESC, abbé de Caunes. Voir aux évé-
ques d'Agde.
JEAN VII ALIBERT, abbé de Caunes, p. 470.
JEAN VIII DU BOIS, abbé de Caunes, p. 470.
JEAN I, abbé de Cendras, p. 719.
JEAN U, abbé de Cendras, p. 719,
JEAN IV DE SORBIÈRES, abbé de Cendras, p. 719.
JEAN V ARMAND DE ROTONDIS DE BISCARAS,
abbé de Cendras. Voir aux évéques de Béziers.
JEAN DE LA ROQUE, abbé de Chambons, p. 640.
JEAN I, abbé de Conques, p. 472.
JEAN II MIGNOT, abbé de Conques, p. 474.
JEAN III ARMAND FUMÉE DES ROCHES, abbé
de Conques, p. 474. •
JEAN I DE TOURNON, abbé de Cruas, p. 576.
JEAN II DE REBÉ, abbé de Cruas, p. .'175.
JEAN III BERNARD DE CORIOLIS , abbé de
Cruas & de Gaillac, pp. 673, 599.
JE.4N I, abbé de Cuxa. Voir auK abbés du Canigou.
JEAN II HERVÉ DE BASAN DE FLAMENVILLE,
abbé de Cuxa. Voir aux évêques d'Elne.
JEAN I, abbé d'Eaunes, p. 635.
JEAN II, abbé d'Eaunes, p. 635.
JEAN III DE TAILHAPÈDE, abbé d'Eaunes & de
l'Oraison-Dieu, p. 635.
JEAN IV DE CAZALS, abbé d'Eaunes & de l'Orai-
son-Dieu, p. 635.
JEAN I DE BOLOGNE, abbé de Feuillans, p. 637.
JEAN II DE FALGAR, abbé de Feuillans, p. 637.
JEAN III DE TORNECI, abbé de Feuillans, p. 637.
JEAN IV DE PÉCHAYMOND ou DE PÉGARESSE,
p. 637; doit être identifié ayec Jean V &■ Jean VI.
JEAN VII (V) de Morario, abbé de Feuillans,
p. 637.
JEAN VIII (VI) BERNARD D'ABBADIE, abbé de
Feuillans, p. 6iy.
JEAN IX (VU) DE LA BARRIÈRE, abbé de Feuil-
lans, réformateur de l'abbaye, pp. 6o5, 637,
638, 703, 831.
JEAN X (VIU) DE VALLADES, abbé de Feuillans,
p. 638.
JEAN XI (IX) DE SAINTE-MALACHIE , abbé de
Feuillans, p. 638.
JEAN XII (X) DE SAINT-GUILLEM , abbé de
Feuillans, p. 638.
JEAN XIII (XI) DAVID TOUTSENS, abbé de Feuil-
lans, p. 638.
JEAN XIV (XII) BAPTISTE PRADILLON DE
SAINTE-ANNE, abbé de Feuillans (à deux re-
prises), p. 638.
JEAN XV (XIII) BRIARD DE SAINT-FRANÇOIS
DE SALES, abbé de Feuillans, p. 638.
JEAN XVI (XIV) BAPTISTE PRADILLON DE
SAINTE-ANNE, abbé de Feuillans, p. 638.
JEAN XVII (XV) GRANIER DE SAINT- IGNACE,
abbé de Feuillans, p. 638.
JEAN I, abbé de Foix, p. 849.
JEAN II D'AULE, abbé de Foix, p. 849.
JEAN III ROGER DE COMMINGES, abbé de Foix,
p. 849.
JEAN IV, comte de Gournay, abbé de Foix, p. 85o.
JEAN V DE COHEN, abbé de Foix, p. 85o.
JEAN I DU PUY, abbé de Fontcaude, p. 863.
JE.\N II DE CERZ, abbé de Fontcaude, p. 863.
JEAN III, abbé de Fontcaude, p. 863.
TEAN IV DU MAS, abbé de Fontcaude, p. 864.
986
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
JEAN I ENGELBERT, abbé de Fontfroide, p. 6io.
JEAN II CLÉRAIN, abbé de Fontfroide, p. 620.
JEAN III DE SURZOLES, abbé de Fontfroide,
p. 620,
JEAN IV, abbé de Fontfroide, p. 620.
JEAN V, abbé de Fontfroide, p. (lo,
JEAN VI MAFFEI, abbé de Fontfroide, p. 620.
JEAN VII DE NOBLET DESPREZ, abbé de Font-
froide, p. 620.
JEAN I AMAURI, abbé de Franquevaux, p. 63o.
JEAN II, abbé de Franquevaux, p. 63o.
JEAN III DU BOUSQUET, abbé de Franquevaux,
p. 63o.
JEAN MAFFRE DE VOISINS, abbé d« de Gaillac,
p. 599.
JEAN-JACQUES DE CHEVERKY DE LA REULE,
abbé de Gaillac, p. 599,
JEAN-CLAUDE DE LA POEPPE DE VERTRIEUX,
évêque de Poitiers, abbé de Gaillac, p. 599.
JEAN-BERNARD DE CORIOLIS, abbé de Gaillac
& de Cruas. Voir aux abbés de Cruas.
JEAN-MARIE DE LASTIC DE SAINT-JAL, abbé
de Gaillac, p. 599,
JEAN I AZÉMAR, abbé de Grandselve, p. 610.
JEAN II BERTRAND, cardinal, abbé de Grand-
selve, p. 610.
JEAN-GILLES, moine de la Séoube, abbé élu de
Grandselve, p. 610.
JEAN DE LAUXIS, abbé de La Grasse, p. 483.
JEAN I, abbé de Jocou, p. 722.
JEAN II DE LÉVIS, abbé de Jocou, p. 722.
JEAN I GOMBEAUD, abbé de Joncels, p. 487.
JEAN II JEAN, abbé de Joncels, p. 487.
JEAN-FRANÇOIS DE BRIZAY DE DENONVILLE,
abbé de Joncels, p. 488; corrige^ LOUIS & voyez
aux évèques de Comminges.
JEAN IV JOSEPH DE MASSILLAN, abbé de Jon-
cels, p. 488.
JEAN I DE PARDAILHAN, administrateur de
l'abbaye de Lézat, p. 491.
JEAN II LOUIS DE BERTIER, abbé de Lézat. Voir
aux évêques de Rieux.
JEAN-FRANÇOIS GASPARD DE MONTMORIN,
abbé de Manlieu, p. 493.
JEAN I PILFORT DE RABASTENS, abbé du Mas-
d'Azil, p, 495.
JEAN II ALBERT, abbé du Mas-d'Azil, p. 495.
JEAN m DE VOLVIRE, abbé du Mas-d'Azil,
p. 495.
JEAN IV DE MONTPÉZAT, archevêque de Tou-
louse, abbé commendataire du Mas-d'Azil,
p. 495; comge^ JOSEPH & yo^e^ aux archevê-
ques de Toulouse.
JEAN I, abbé du Mas-Garnier, p. 087.
JEAN II ALBERT, abbé du Mas-Garnier, p. 689.
JEAN m DE FELGAR, abbé du Mas-Garnier,
p. 589.
JEAN IV DE TOUCHEBŒUF, abbé du Mas-Gar-
nier, p. 590.
JEAN V A^ARD DES PLANS, abbé du Mas-Gar-
nier, p. 591.
JEAN VI MICHEL DE COLBERT DE VILLACERF,
abbé du Mas-Garnier. Voir aux archevêques de
Toulouse,
JEAN BERTHIER, prétendu abbé du Mas-Gar-
nier, p. 590.
JEAN I DE SERRES, abbé de Mazan, p. 604.
JEAN II DE BOISSY, abbé de Mazan, p. 604.
JEAN DE NARBONNE, abbé de Moissac, p. 270.
JEAN I PICON, abbé de Montolieu, p. 461.
JEAN II DE BEAUSOLEIL, abbé de Montolieu,
p. 461.
JEAN III DE SAINT -JEAN DE MOUSSOULENS,
abbé de Montolieu & de Villelongue, pp. 462,
633.
JEAN, abbé de Saint-Pons de Nice, p. 64.
JEAN I DE SAINT- LARY DE BELLEGARDE,
abbé de Nizors, p. 643.
JEAN II BRETON, abbé de Nizors, p. (543.
JEAN ni HOLLE, abbé de Nizors, p. 643.
JEAN l DE LUXEMBOURG, abbé de Psalmodi,
p. Sop.
JEAN II DE FAYOLLES, abbé de Psalmodi, p. 609.
JEAN III DE CALVIÈRE, abbé de Psalmodi, p. Sop.
JEAN I ISARN, abbé de Quarante, p. 565.
JEAN II DU MESNIL, abbé de Quarante, p. 5<55.
JEAN III ANTOINE DE THÉSAN DE SAINT-
GENIÈS, abbé de Quarante, p. 565.
JEAN I AÏCELIN, abbé de Saint- Aphrodise,
p. 498.
JEAN II SESSALA, abbé de Saint-Aphrodise,
p. 499.
JEAN III D'ORIOLE, abbé de Saint-Aphrodise,
p. 499.
JEAN IV DE PIERRE, abbé de Saint-Aphrodise,
p. 5oo.
JEAN V PÉLISSIER, abbé de Saint-Aphrodise,
p. Soc.
JEAN VI BAPTISTE MAILLÉ DE LA TOUR
LANDRI, évêque de Gap, abbé de Saint-Aphro-
dise, p. 5oo.
JEAN-GEORGES LE FRANC DE POMPIGNAN,
abbé de Saint-Chaffre. Voir au-x. évêques du Puy.
JEAN I, abbé de Saint-Chinian, p. 53o.
JEAN II DE LA GARDE, abbé de Saint-Chinian,
p. 53 1 .
JEAN III PELET, abbé commendataire de Saint-
Chinian, p. 53i.
JEAN IV ROSE DE LA CHEVALERIE, abbé de
Saint-Chinian, p. 534.
JEAN, abbé de Saint-Genis, p. 536.
JEAN I DE SAINT-JEAN, abbé temporaire de
Saint-Genis, p. 536.
JEAN II CORDELLAS, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. 536.
JEAN III DE CELADA, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. 537.
JEAN IV DE PLAISANCE, abbé temporaire de
Saint-Genis, p. 537.
JEAN V DE SALAZAR, abbé de Saint-Genis (i
deux reprises^j p. 537.
JEAN VI PARDO, abbé de Saint-Genis, p. 537.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
987
JEAN VII DE VERNET, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. 53j.
JEAN I DE MELZAN, abbé de Saint-Gilles, p. 520.
JEAN II PRÉVÉREND, abbé de Saint -Gilles,
p. 5io.
JEAN m DE MAREUIL, abbé de Saint-Gilles.
y'oir aux évêques d'Uzès.
JEAN IV DU ROSIER, abbé de Saint-Gilles, p. 620.
JEAN V BAPTISTE SEGUIER , abbé de Saint-
Gilles, p. Su,
JEAN VI PICARD, abbé de Saint-Gilles, p. 021.
JEAN VU CÉSAR ROUSSEAU DE LA PARISIÈRE,
abbé de Saint-Gilles. Foir aux évêques de Nîmes.
JEAN VIII DE DIEU-RAIMOND DE BOISGELIN,
abbé de Saint-Gilles. Voir aux évéques de La-
va ur.
JEAN I DE CORGUILLERAY, abbé de Saint-
Guillem. Foir aux évêquej de Lodéve.
JEAN n DE BONZI, abbé commendataire de Saint-
Guillem. Foir aux évêques de Béziers.
JEAN m FÉLIX- HENRI DE FUMEL, abbé de
Saint-Guillem. Foir aux évêques de Lodève.
JEAN I DE BASILHAC, abbé commendataire de
Saint-Hilaire, p. 048.
JEAN II DE GONDI, abbé commendataire de
Saint-Hilaire, p. 548.
JEAN III BAPTISTE LULU, abbé de Saint-Hi-
laire, p. 548.
JEAN I ÉNAULT, abbé de Saint-Jacques, p. 585.
JEAN II LEROUGE, abbé de Saint-Jacques, p. 585.
JEAN III LEROUGE, abbé de Saint-Jacques,
p. 585.
JEAN IV ou JACQUES D'ARNOVE ET DE MAR-
SEILLARGUES, abbé de Saint-Jacques, p. 585.
JEAN V LOUIS DE MURVIEL, abbé de Saint-
Jacques, p. 586.
JEAN, abbé de Saint-Julien de Beauvais, p. 170.
JEAN I DE POIS, abbé de Saint-Paul de Nar-
bonne, p. 504.
JEAN II BAPTISTE DE MACHECO DE PRE-
MEAUX, abbé de Saint-Paul de Narbonne,
p. 5o5.
JEAN lU FRANÇOIS DE MACHECO DE PRE-
MEAUX, abbé de Saint-Paul de Narbonne. Foir
aux évêques de Conserans.
JEAN IV MARIE DE CASTELLAN, abbé de Saint-
Paul de Narbonne, p. 5o6.
JEAN I, abbé de Saint-Polycarpe, p. 554.
JEAN II DU CASSAR, abbé de Saint-Polycarpe,
p. 555.
JEAN III MICHEL, abbé de Saint-Polycarpe,
p. 555. Foir p. 56o.
JEAN, abbé de Saint-Sauveur de Lodève, p. 8o3.
JEAN II BOSQUET ou GUASQUET, prévôt de
Carcassonne, abbé de Saint-Sauveur de Lodève,
p. 804.
JEAN III DE MORILLON, abbé de Saint-Sauveur
de Lodève, p. 804.
JEAN I DE NOGARET, abbé de Saint-Sernin ,
p. 526.
JEAN II DE WHIAC, abb* de Saint-Sernin,
p. 527.
JEAN m JOFFROI, abbé de Saint-Sernin. Foir
aux évêques d'AIbi.
JEAN IV BAPTISTE DE SIMIANE, abbé de Saint-
Sernin, p. 527.
JEAN V COEFFIER RUZÉ D'EFFIAT, abbé de
Saint-Sernin, p. 527.
JEAN MAFFRE, cardinal, abbé de Saint-Sernin,
p. 527.
JEAN D'ARMAGNAC, élu abbé de Saint-Sernin
par les religieux, p. 527.
JEAN I ARMAND, abbé de Saint-Thibéry, p. SSç.
JEAN II FRANÇOIS DE NARBONNE, abbé de
Saint-Thibéry, p. 56o,
JEAN III DE CORGUILLERAY, abbé de Saint-
Thibéry. Foir aux évêques de Lodève.
JEAN IV DUPUY, abbé de Saint-Thibéry, p. S60.
JEAN I DE ROQUEMAURE, abbé de Sauve, p. 720.
JEAN II D'ANCEZUNE DE CADEROUSSE, abbé de
Sauve, p. 720.
JEAN III DE FAUCON, abbé de Sauve, p. 720.
JEAN IV DE PIERREVIVE, abbé de Sauve, p. 720.
JEAN I, abbé de Sorède, p. 56 1.
JEAN II, abbé de Sorède, p. 562.
JEAN III, abbé de Sorède, p. 563.
JEAN IV DE SALAYE, abbé de Sorède, p. 563.
JEAN I, abbé de Sorèze, p. 5i3.
JEAN II DE LEYRAC, abbé de Sorèze, p. 5i3.
JEAN III, abbé de Sorèze, p. 5i3.
JEAN IV JACQUES DUVERGER, abbé de Sorèze,
p. 5i3.
JEAN V DE LANGEAC, abbé commendataire de
Sorèze, p. 5i3.
JEAN VI GABRIEL D'AGAY, abbé de Sorèze,
p. 514.
JEAN D'ORTAFFA, abbé de Vallboua, p. 790.
JEAN I, abbé de Valraagne, p. 617,
JEAN II, abbé de Valraagne, p. 617.
JEAN m, abbé de Valmagne, p. 618.
JEAN IV, abbé de Valmagne, p. 618.
JEAN V DE GUERS, abbé de Valmagne, p. 618.
JEAN VI, abbé de Valmagne, p. 618.
JEAN I-AINARD, abbé de ViUelongue, p. 632.
JEAN II, abbé de ViUelongue, p. 63i.
JEAN III MARTIN, abbé de ViUelongue, p. 632.
JEAN IV GARSIAS, abbé de ViUelongue, p. 632.
JEAN V DE VENDOGNE, abbé de ViUelongue,
p. 632.
JEAN VI DE SAINT-JEAN DE MOUSSOULENS,
abbé de Montolieu & de ViUelongue. Foir aux
abbés de Montolieu.
JEAN I FERRIER, archevêque d'Arles', abbé de
Villemagne, p. 579.
JEAN II DE CHAMBERT, abbé de Villemagne,
p. 58o. ^
JEAN III PERPÉTUE ALBOTI, abbé de Villema-
gne, p. 58o.
JEAN IV JACQUES DE THÉSAN, abbé commen-
dataire de Villemagne, p. 58o.
JEAN V DE MIRMAND, abbé de Villemagne,
p. 58o.
988
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES.
JEAN MATHESI, grand-archidiacre & vicaire gé-
néral de Nimes, p. 280.
JEAN CARVOYROL, chapelain du pape, p. 729.
JEAN CARDINAL, doyen & maître de l'hôpital
Notre-Dame du Puy, p. 6o3.
JEAN DE LA VALETTE, grand-maître de Malte,
p. 569.
JEAN CORRERIUS, officiai de l'archevêque de
Toulouse, p. 359.
JEAN GUASQUET, prévôt de Carcassonne, p. 461.
JEAN DE LA COSTE, prévôt de Saint-Pierre de
Maguelonne, p. 323.
JEAN ISARN, prétendu prévôt de Saint-Salvi,
p. 584.
JEAN, prieur de Bonnefoy, p. 649.
JEAN LAUTRIER, prieur de Bonnefoy, p. 649.
JEAN DU BREUIL, prieur de Bonnefoy, p. 65o.
JEAN DE CREMELIN, prieur de Bonnefoy, p. 65o.
JEAN DE CREMIÀL, prieur de Bonnefoy, p. 65o.
JEAN DE FAY, prieur de Bonnefoy, p. 65o.
JEAN BARBE, prieur de Bonnefoy, p. 65i.
JEAN BOTTET, prieur de Bonnefoy, p. 65i.
JEAN DE LAVAL, prieur de Bonnefoy, p. 65 1.
JEAN SARRASIN, prieur de Bonnefoy, p. 65 1.
JEAN VINCENT, prieur de Bonnefoy, p. 65i.
JEAN VOLLE, prieur de Bonnefoy, p. 65 1.
JEAN, prieur général de l'ordre des Carmes, p. 666.
JEAN-GRÉGOIRE TARISSE, prieur de Cessenon,
p. 532.
JEAN CHALON, prieur de Montolieu, p. 462.
JEAN QUEULHE, prieur de Montolieu, p. 462.
JEAN III D'ANCEZUNE, abbé de Saint-Ruf,
prieur du Pont-Saint-Esprit, p. 869.
JEAN DE GOSES, prieur de Saint-Félix des Orres,
p. 468. Voir aux abbés de Cannes.
JEAN DE ROQUEFEUILLE , vicaire général de
Villemagne, p. $79.
JEAN TESTA, chanoine de Béziers, p. 468.
JEAN DE BARON, chanoine du Puy, p. 405.
JEAN BLANVARD, prêtre, p. 590.
JEAN ROGER, religieux du Mas-Garnier, p. 532.
JEAN, religieux de Mallast, p. 457.
JEAN DE CASTANHA, religieux de Montmajour,
p. 589.
JEAN DE BERNON, moine de Montolieu, p. 470.
JEAN DE ROUSERGUE, religieux de Saint-Gilles,
p. 520.
JEAN D'ALBRET, roi de Navarre, p. 382.
JEAN, comte de Poitiers, duc de Berry, fils du roi
de France, pp. 335, 38i, 700, 879.
JEAN II, duc de Bourbon, p. 895.
JEAN, duc de Bourgogne, p. 335.
JEAN 1, comte d'Armagnac & vicomte de Loma-
g'->.e, pp. 38i, 628, 878, 912.
JEAN II, comte d'Armagnac, p. 368.
JEAN III, fils de Bernard II, comte d'Armagnac,
P- 474-
Jean, comte de Boulogne & d'Auvergne, p. 450.
JEAN D'ORLEANS, comte de Dunois, p. 255.
JEAN, comte de Forez, p. 6o3.
JEAN, comte de Rouergue, p. 408 ; corrige^ comte
de Forez (i") ou HUGUES I, comte de Rouergue.
JEAN, seigneur de Bueil, p. 387.
JEAN ITIER, seigneur de Géorand, p. 604.
JEAN DE VÉSINS, baron de Lautrec, p. 583.
JEAN DE MONTRAVEL dit L'HERMITE, seigneur
de Mezenc & d'Argental, p. 65 1.
JEAN L'HERMITE DE MONTRAVEL, baron de
Mezenc, p. 604.
JEANNE DE MAULÉON, abbesse de l'Abondance-
Dieu, p. 645.
JEANNE I, abbesse des augustines de Toulouse &
des augustines d'Albi, p. 666.
JEANNE II DE SAINT-LEONCE, abbesse des au-
gustines d'Albi, p. 666.
JEANNE I MAUSELLE, abbesse de Bagnols, p. 86ç.
JEANNE II DE L'ILE, abbesse de Bagnols, p. 869.
JEANNE III MAURELLE, abbesse de Bagnols,
p. 869.
JEANNE IV D'AUDIBERT DE LUSSAN , abbesse
de Bagnols, p. 869.
JEANNE I DE BILLI, abbesse de Fabas, p. 644.
JEANNE II DE MAULÉON, abbesse de Fabas,
p. 644.
JEANNE III DE POLASTRON, abbesse de Fabas,
p. 644.
JEANNE IV DE BENQUE, abbesse de Fabas, p. 644.
JEANNE DE CARCASSONNE DE SOUBEZ, abbesse
de Monseau, p. 828.
JEANNE I, abbesse de Netloc, p. 715.
JEANNE II, abbesse de Netloc, p. 715.
JEANNE I RILLIOTE, abbesse des Olieux, p. 687.
JEANNE II DE SAINT-MARCEL, abbesse des
Olieux, p. 687.
JEANNE DE CASALS, abbesse de l'Oraison-Dieu,
p. 646.
JEANNE I DE SARRELONGUE, abbesse de Rieu-
nette, p. 647.
JEANNE II DE SARTONNE, abbesse de Rieunelte,
p. 648.
JEANNE m DE LA PORQUERIE, abbesse de Rieu-
nette, p. 648.
JEANNE I DE CLUYS, abbesse du Saint-Esprit de
Béziers, p. 734.
JEANNE II D'ARNAGE, abbesse du Saint-Esprit
de Béziers, p. 784.
JEANNE DE VIAS, abbesse de Saint-Geniès, p. 826.
JEANNE I DE LAUTREC, abbesse de Vielmur,
p. 600.
JEANNE II, abbesse de Vielmur, p. 600.
JEANNE III DE CARDAILLAC, abbesse de Viel-
mur, p. 600.
JEANNE IV DE CARDAILLAC, abbesse de Viel-
mur, p. 60t.
JEANNE V LOUISE D'ARPAJON, abbesse de Viel-
mur, p. 601.
JEANNE ALLEMAND, abbesse de Vignogoul,
p. 827.
JEANNE-AZÉMARE, abbesse de Vignogoul, p. 827.
JEANNE CLARET ou DE SAINT-FÉLIX, abbesse
de Vignogoul, p. 827.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
989
JEANNE DE MONTENARD, abbesse de Vigno-
goul, p. 827.
JEANNE DE FRANCE; son tombeau à Albi, p. 271.
JEANNE, fille du comte d'Armagnac, duchesse de
Berry, p. 879.
JEANNE DE CALABRE, femme de Guillaume le
Jeune, comte d'Auvergne, p. 92.
JEANNE DE BOURBON, comtesse de Forez, p. 6c3.
JEANNE, fille de Henri II, roi d'Angleterre, com-
tesse de Toulouse, pp. 3i, 434,
JEANNE, fille de Raimond VII, comtesse de Tou-
louse & marquise de Provence, femme d'Al-
phonse, frère de saint Louis, pp. 3i, 89.1.
JERMOLA (Raimond de), bailli du Rouergue,
p. 897.
JÉRÔME DE LANGUE, évêque de Conserans,
p. 382.
JÉRÔME I DOCHON, évéque d'EIne, pp. 346, 783.
JÉRÔME II DORIA, évéque d'EIne, p. 346.
JÉRÔME m DE CRESCENS (corr. REQUESENS),
évéque d'EIne, pp. 346, 786.
JÉRÔME DE FOIX, évéque de Rieux, p. 441.
JÉRÔME- MARIE CHAMPION DE CICÉ , évéque
de Rodez, archevêque de Bordeaux, abbé de La
Grasse, pp. 480, 876.
JÉRÔME DE CANOSSA, abbé de Ptalmodi, p. 509.
JÉRÔME-FRANÇOIS CARDON, prévôt de Saint-
Salvi, p. 584.
JÉRÔME TUDESCHI, vicaire général de l'arche-
vêque de Narbonne, p. 208.
JiBisALEM (HospiTALiEBS de); Sur quelques grands
maîtres de cet ordre, p. 234.
— (CHEVALiEns DE Saint-Jea.v de), pp. 288, 889.
JOACHIM BRESNAUD, prieur de Bonnefoy,
p. 65i.
JOAQUIN DE SANTIYAN Y VALDIVISO, évéque
d'Urgel, p. 911.
JOBELIN, abbé de Joncels, p. 487.
Jocou, abbaye, pp. 247, 423, 721.
loNANT, monastère, p. 471.
Joncels, abbaye, pp. 249, 48.'), 5i3, 579.
Josqiièhes, lieu du diocèse de Maguelonne,
p. 262 (^Hérault), arr, de Montpellier.
— (église de), p. 798.
— (concile de), en 909, pp. 56, 93, 262, 3o5,
3i3.
JONUS ou JONAS, vicomte d'Agde & de Béziers,
p. io3.
JORDAN (JOURDAIN I), évéque de Conserans,
p. 379.
JORGE CURADO Y TORREBLANCA, évéque d'Ur-
gel, p. 911.
lORIUS ou GEORGES, évéque de Rodez, p. 873.
JOSE DE BOLTAS, évéque d'Urgel, p. 911.
JOSEPH DE MONTPÉZAT DE CARBON, arche-
vêque de Toulouse, évéque de Saint-Papoul,
pp. 364, 446.
JOSEPH - FRANÇOIS DE CHARLEVAL, évéque
d'Agde, p. 3i I.
JOSEPH -BRUNO DE BEAUSSET DE ROQUE-
FORT, évéque de Béziers, p. 273.
JOSEPH DE SAINT-ANDRE MARNAVS DE VER-
CEL, évéque de Conserans, p. 383.
JOSEPH-FRANÇOIS DE MALIDE, évéque de Mont-
pellier, pp-. 180, 328,
JOSEPH D'ESPARBÈS DE LUSSAN, évéque de Pa-
miers, p. 432.
JOSEPH ROLLIN DE MOREL, évéque de Viviers,
p. 418.
JOSEPH I PORRAS, abbé de Notre-Dame d'Arles,
p. 455.
JOSEPH H DE SOLERS, abbé de Notre-Dame
d'Arles, p. 455.
JOSEPH-EMMANUEL DE LA TRÉMOUILLE, car-
dinal de Noirmoutier, abbé de Bonnecombe, de
Grandselve & de Sorèze, pp. 514, 61 1, 642.
JOSEPH MARGARIT, administrateur du Cani-
gou, p. 595.
JOSEPH DE TROBAT, abbé de Cuxa, p. 477.
JOSEPH VILADAT, abbé de Cuxa, p. 696.
JOSEPH I DE CERZ, abbé de Fontcaude, p. 863.
JOSEPH II, abbé de Fontcaude, p. 863.
JOSEPH- GABRIEL DE THÉSAN DU PUJOL, abbé
de Joncels, p. 488.
JOSEPH DE L'ESTRADES, abbé du Mas-d'Azil,
p. 495.
JOSEPH DE LORDAT DE BRAM, abbé de Mon-
tolieu, p. 463.
JOSEPH DEGUÉ DE MONCAUP, abbé de Nizors,
p. 643.
JOSEPH RIBAS, abbé temporaire de Saint-Genis,
p. 537.
JOSEPH DE LA BARRE, abbé de Saint-Hilaire,
p. 548.
JOSEPH TROBAT, abbé de Vallbona, p. 790.
JOSEPH VIDAL DE ROUX DE MONTBEL, abbé
de Villelongue, p. 633.
JOSEPH DE LA ROQUE, prieur de Notre-Dame
de Sorèze, p. 462.
JOSEPH DUCHALMEAU, religieux bénédictin,
p. 532.
JOSSELIN, grand-oncle de Baudouin V, roi de Jé-
rusalem, p. 238.
S. JOSSERAND, p. 573.
JOSUE, abbé de Saint-Guillem, p. 539.
JOUBERT, abbé de Cuxa, p. 5o3. I^oir JAUBERT.
JOUFFROI D'ABANS (N.), abbé de Lézat & de
Villemagne, pp. 492, 58o.
JOUFFROI ou GODEFROI, abbé de Sorèze, p. 5i3.
JouHET, prieuré dans le Vêlai, p. 392.
Joui, prieuré dans le Velai, p. 276.
JOURDAIN ou JORDAN DAURE, évéque de Con-
serans, pp. 379, 38 1.
JOURDAIN, abbé de la Chaise-Dieu, p. 493.
JOURDAIN, abbé de Foix, p. 849.
JOURDAIN DE MONTPAON, abbé de Joncels,
p. 486.
JOURDAIN DE CHATEAUNEUF, abbé de Saint-
Chaffre, p. 572.
JOURDAIN, abbé de Saint-Hilaire, p. 547.
JOURDAIN, abbé de Saint-Sernin, pp. 525, 627.
JOURDAIN, comte de l'Isle-en-Jourdain, p. 628.
990
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES.
JOURDAIN IV, seigneur de l'Isle-en-Jourdain,
p. 355.
JOURDAINE DE QUILLAN, abbesse de Rieunette,
P- 647.
JOURDAINE, abbesse de Valnègre, p. 85 1.
JOUSSELIN (Pierre), curé de Ganges, p. Szi.
JOVIN, compétiteur de Marcel au siège d'Uzès,
p. 298.
Joyeuse (Oratoriens de), p. 900; (ArJècke), arr.
de Largentière.
JOYEUSE (cardinal de), archevêque de Narbonne,
p. 686. Foir FRANÇOIS V.
JUAN BAUTISTA DESBACH, évèque d'Urgel,
p. 910.
JUAN DESPÈS, évêque d'Urgel, p. 910.
JUAN DIMAS LORIS, évêque d'Urgel, p. 910.
JUAN GARCIA MONTENEGRO, évêque d'Urgel,
p. 911.
JUAN MANUEL DE ESPINOSA, évêque d'Urgel,
p. 910.
JUAN FEREZ GARCIA DE OLIVAN, évêque d'Ur-
gel, p. 910.
JUDITH, abbesse de Saint-Geniès, pp. ?.j6, Soy,
539, 826.
JUDITH, femme de Robert II, comte d'Auvergne,
pp. 9'> '78, '80.
JULES, cardinal de Médicis, archevêque de Nar-
bonne, abbé de Cuxa, ensuite pape sous le nom
de Clément VII, pp. 267, 477, 786.
JULES ou JULIEN DE LA ROVÈRE, plus tard
Jules II, évêque de Mande, abbé de Saint-Gilles,
prieur du Pont-Saint-Esprit, pp. SgS, 52o, 868.
JULES MAZARIN, cardinal-ministre, abbé de
Grandselve, p. 611.
JULES DE NOGARET DE CALVISSON DE MAN-
DUEL, abbé de Saint-Gilles, p. 522.
JULIAN CANO, évêque d'Urgel, p. 911.
JULIEN DE MÉDICIS, évêque de Béziers & d'Albi,
pp. 271, 389, 499.
JULIEN I, évêque de Mende, p'. SgS. Koir JULES.
JULIEN PELLÎSSIER, abbé de Calers, p. 622.
JULIENNE DE CORNEILLI , abbesse de l'Abon-
dance-Dieu, p. 645.
JULIENNE DE CARDAILLAC, abbesse de Viel-
mur, p. 600.
JULIOFRED I, abbé de Saint-Guillem, p. SSp.
JULIOFRED II, abbé de Saint-Guillem, p. 539.
JUNIUS (le P.), prieur des dominicains de Gc-
nolhac, p. 870.
JURANDUS, abbé de Saint-Pons de Thomières,
p. 419.
JUST, évêque d'Agde, p. 3o5.
JUST DE SERRES, évêque du Puy, p. 410.
S. JUST, premier évêque d'Urgel connu, p. 901.
JUSTE-HENRI DE TOURNON, baron de Chalen-
çon, p. 65i.
JUSTINIANUS, évêque de Valence, p. 901.
JUSTUS, prétendu évêque d'Urgel, p. 902.
JuviGNAC, pp. 164, 3 12 [Hérault), arr. de Mont-
pellier.
K
KiRCHEiM, palais en Alsace, p.
L., prévSt d'Avignon, p. 278.
LABAN, évêque d'Eause, p, 366.
Laeessiéhe (ville & coutumes de), p. ôzS; Laies-
sière-Candeil (^Tarn), arr. de Gaillac.
Lacaune (église de), p. 385 (^Tarn), arr, de Castres.
LACROIX (dom), bénédictin de Saint-Maur,
p. 5i I.
Lafiteau, lieu, p. 374 (^Haute-Garonne), commune
de Cardeilhac.
Lafont (forêt de), p. 65o.
LAMBERT, prieur de Bonnefoy, p, 65o.
LAMBERT, empereur, pp. 14, |5.
LAMBERT, comte, p. 571.
LAMBERT DE MONTEIL, seigneur de Lombers,
p. 764.
LAMBERT DE CHATEAUNEUF, seigneur de
Saint-Remèze, p. 6o3.
LAMBIE (N.), abbé régulier du Canigou, p. 464.
Lampy, ruisseau, p. 455.
Lance (Sainte-) trouvée à Antioche, pp. 204, 2o5.
LANCELOT DE CARLE , évêque de Rodez, abbé
de Calers, p. 622.
LANCELOT DE LUSIGNAN, protonotaire, p. 28 r,
LANDORRE (Arnaud de), sénéchal royal du Rouer-
gue, p. 641.
LANDREVILLE (Pierre de), sénéchal de Toulouse,
p. 588.
Langogne, ville, pp. 396, 573 (io^èrf), arrond, de
Mende.
— (Saint-Piekke de), monastère, pp. 392, 413,
070.
— (religieuses de Notre-Dame établies à), p. 396.
Langcedocj sa partie orientale dépend de la Pro-
vence, pp. 2, 3; a-t-il été jamais appelé pro-
vince de Saint-Gillesi' p. 208.
LANTA & FERRALS (seigneur de), p. 853.
LANTI (N. de), abbé de Grandselve, p. 611.
LARA (Pierre de), p. 223.
LabAZET, lieu, p. 627, 628) Larra^et {Tarn-&-Ga-
ronne), arr. de Castelsarrasin.
Largentièi\e, p. 414 [Ardèche),
— (château de), pp. 415, 898.
— (petits couvents de), p. 900.
— (Récollets de), p. 417.
Larzac (Saint-Estëve de), p. 540.
Larzat, Larsac (hôpital de), près Millau, p. 732,
887.
LASCY (Hugues del, seigneur de Laurac & de Cas-
telnaudary, p. 854.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
991
LAS RIBES (seigneur de), gouverneur calviniste de
Saint-Antonin, p. 887.
Lates, église près Montpellier, p. 442; Lattes
(fférauit), arr. de Montpellier.
LATOURE, architecte, p. Bzô.
Latran (conciles de), en 1 179, pp. 25o, 33i, 374;
en iii5, pp. 25i, 35i, 404, 699; en i5i2,
p. 369.
Lal'DUN, p. 357 (Gard), arr. d'Usés.
LAUDUN (Hugues de), seigneur de Montfaucon,
p. 228.
LAUJAC (Guillaume de), p. 56o.
Laurac, Laurag, château, pp. 11 5, 191 {Aude),
arr. de Castelnaudary.
LAURAC (Bernard de), p. 63i.
— (Elie de), p. 61 3.
— (Sicard de), p. 606.
— (Sicard de), p. 612.
Lauragais, p. 854; rendu au comte de Barcelone,
p. I lâ.
Lauran, prieuré, p. 4695 Laure {Aude), arr. de
Carcassonne.
LAURE DE NOYER, abbesse de Fabas, p. 644.
LAURE DE MONTFORT, femme de Bernard V,
comte de Comminges, p. 3 18.
LAURENT STROZZI, érêque de Béziers & d'Albi,
pp. 271, 389, 633.
LAURENT, évèque de Conserans, p. 38o.
LAURENT TOSCAN, évéque de Lodève, p. 294,
LAURENT DE FIZES, abbé d'Aniane, p. 451.
LAURENT, abbé de Belleperche, p. 627.
LAURENT, abbé du Mas-d'Azil, p. 494.
LAURENT DU PONT, abbé de Saint-Guillem,
p. 544.
LAURENT I ALAMAND ou L'ALLEMAND, abbé
de Saint-Sernin, évêque de Grenoble, pp. 36o,
527, 646, 8 10.
LAURENT n ALAMAND ou L'ALLEMAND, abbé
de Saint-Sernin, évèque de Grenoble, neveu du
précédent, p. 027.
LAURENT DE VOYSIN, doyen de Chartres, p. 333.
Lauroux, château, p. 292 {Hérault), arrond. de
Lodève.
LAUTARD, abbé de JonceU 8c de Conques, pp. 472,
486.
Labtbec, lieu, p. 600 (Tarn), arr. de Castres.
— (Saini-Remi de), église, p. 385.
— (couvent» de), p. 762.
— (Bénédictines de), p. ($71.
— (commanderie de Saint-AntoiNE de), p. 767.
Lautrec, viguerie en Albigeois, p. 106.
LAUTREC (baron de), p. 583.
— (vicomtes de), pp. 190, 268.
— (Bertrand de), p. 600.
— (Gui de), p. 600.
— (Guillabert de), p. 3|.
LAUZE (Pierre de), p. 466.
LAUZIÈRES (Engles de), p. 801.
Laval (maladrerie de), p. 665.
LAVAt'n (origine de la ville de), pp. 438, 796.
— • (anciennes églises de), p. 796.
— (église Saint- Al VIN de); son histoire, pp. 438,
797-
— (érection du prieuré de Saint-Alaik de) en ca-
thédrale, pp. 349, 797.
— (église de), p. 438.
— (évèques de), p. 438.
— (évêque de), p. 667.
— (chapitre cathédral de); son histoire, pp. 797
& suiv.
— (couvents & hôpital de), p. 799.
— (Capucins de); leur établissement dans cette
ville, p. 440.
— (collège de); son histoire, p. 799.
— (pestes il) en 1484 & i526, p. 798.
— (concile de), en i368, pp. 38i, 436, 438, 5i3,
782, 797.
Lavedan, vicomte, p. 117.
LAVOULTE (N. de), abbé de Cruas, p. 575.
LAZARE, abbé de Cubières, p. 687.
LEBRUN (Jacques), bachelier, p. 498.
Lec (Notre-Dame du). Foir Olievx (Saints-Marib
des).
LECOQ (Eudes), lieutenant du roi en Albigeois,
p. 857.
Lectoure (église de), pp. 353, 366.
— (évèques de), p. 366.
— (rectifications à la liste dei évêquei de), pp. 91 1,
912.
LEDGARDE, femme de Pierre, comte de Foix,
p. 1 i3.
LÉGER DE PLAS, évêque de Lectoure, p. 370.
LÉGER SAPORIS ou SABORS, évêque de Mague-
lonne, pp. 180, 321.
LÉGER, évèque de Viviers, p. 413.
LEGER, abbé de Romans, p. 574.
LEIDERADUS, évêque d'Urgel, p. 902.
LEIDRAD, archevêque de Lyon, p. 2i)5.
Lende (Saint-Martin de), seigneurie, p. 436.
LENOIR (N.), abbé de Saint-Sauveur de Lodève,
p. 804.
LENOIR (N.), abbesse dei Olieux, p. 687.
LÉON, évêque d'Agde, p. 3o5,
LÉON-ANGE DE GHISTELLE, évêque de Béziers,
p. 273.
LEON, abbé de La Grasse, p. 479.
LÉON, abbé de Saint-Gilles, p. 5i6.
LÉON CHASTEIGNER, abbé de Saint'-Hilaire,
p. 548.
LÉONARD FLOTTE de Dalphin'is, évêque de Ni-
mes, p. 281 .
LÉONARD AIGUILLON, prévôt de Maguelonne,
p. 325.
LÉONIN, abbé de Saint-Hilaire, p. 545.
LÉONTIEN, évéque de Lodève, p. 286.
LÉONTIUS, évêque d'Eause, p. 366.
LÉONTIUS ou LÉONICUS, évèque de Gévaudan,
p. 391.
992
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
LÉOPOLD-CHAHLES DE CHOISEUL-STAINVILLE,
archevêque d'Albi, p. Spi.
LÉOTARD ou LEUTARD, abbé de Saint-Paul de
Narbonne, p. 5oi.
Lérida (concile de), p. 902.
Lérins, abbaye, p. 73.
LÉRINS (Fauste de), prêtre, p. 244.
Lesbos (évêque de), p. 700.
LESCAR, évêché, p. 38 1.
LESCOT, êvêque de Comminges, p. 643.
Lescuee, entre Sorèze & Puylaurens, p. 699.
LiSiGNAC (château de), p. 626.
Lespinasse (religieuses de), dans le diocèse de Tou-
louse, p. 702.
LETBERT, abbé de Saint-Ruf d'Avignon, p. 314.
LEUBERICUS, évêque d'Urgel, p. 902.
LEUBILE, abbé, p. SyS.
LEOCATE (Gauzbert de), p. 479.
LEUDÉRICUS, prétendu évêque d'Urgel, p. 902.
S. LEUFROI, translation de ses reliques, p. 332.
LEUFROI, abbé d'Aniane, p. 448.
LtvEZON, ville, pp. 629, 63o.
LÉVI, frère de Samuel, juif de Narbonne, p. 5c 1.
LÉVIS (Charles de), p. 296.
— (François de), p. 806.
— {Gui de), maréchal du comte de Montfort,
pp. 33i, 332, 6i3, 7i5.
— (Gui de), seigneur de Mirepoix, p. 846.
— (Isabelle de), dame de Saissac, p. 700.
— (Jean de), seigneur de Mirepoix, pp. 435, 806.
— (Jean de), seigneur de Mirepoix, p. 614.
— (Pierre de), p. 806.
— (Roger-Bernard de), seigneur de Mirepoix,
p. 614.
LEYSSEN (N. de), abbé de Saint-Sauveur de Lo-
dève, p. 804.
Lez (Saint-Maktin de), abbnye, p. 143.
Lézat, abbaye, pp. 100, 110, i23, 127, 220, 443,
488, 489, 586.
— sur l'époque & les circonstances de sa fonda-
tion, p. 126.
— (moines de), p. 691.
LEZAY-LUSIGNAN (N. de), abbé de Bonnecombe,
p. 642.
Lézes (Sainte-Marie de), près Montpellier, p. 819.
LtziGNAN (Saint-Félix de), p. 689.
— (Saint-Pierre de), église, p. 264.
— (Ciarisses de), pp. 689, 734.
— (liste des abbesses des clarisses de), pp. 689,
690.
LÉSIGNEM (Hugues de), pp. 166, 176.
Lhers (moulins banaux du), p. 607.
LIBÉRATUS DE L'ESTANG, abbé de Montolieu,
p. 462.
Lierre (église Notre-Dame du) à Mairsac, pp. 33o,
739.
LIETTE DE PRADINES, abbesse de Gorjan, p. 802.
Lieu-Restauré, abbaye au diocèse de Soissons,
p. 427.
LtCNAN, château, p. 272 (^Hérault), arr, de Béliers,
— (hôpital de), p. 73i.
LiMAGNE, partie de l'Auvergne, p. 92.
Limanico, fief en Querci, p. 39; Limogne {Lot), arr,
de Cahors,
Limoges (Saint-Martial de), pp. 329, 394.
— (concile de), en 1028, p. 873 ; en io3 1, p. 88.
LIMOUSINE, fille d'Arnaud de Saint- Génies,
p. 627.
LiMOUX, p. 546 (Aude).
— érigé un instant en évêché, p. 423.
— (église de), p. 864.
— (Saint-Martin de), église, pp. 25i, 546, 554,
855, 856.
— (établissements religieux de), pp. 685, 686.
— (Trimtaires de), p. 856.
— (Frères Mineurs de), p. 823.
LINDOIN, vicomte de Narbonne, p. 5r,
LIOUTAUD, prieur de Bonnefoy, p. 649.
LiSLE (Augustins de), p. 670.
— (Augustines de), p. 670.
LISSAC (seigneurs de), p. 85l.
— (Jean de), p. 621.
— (Jourdain de), p. 621.
LITORIUS, chef romain, p. 705.
LIUVA, roi des Visigoths, p. 777.
LiviA, château, p. 902.
Livran, bourg, p. 264; Lieuran (Hérault), arr. de
Béliers.
LIVRON (Marguerite de), p. 319.
S. LIZIER, évêque de Conserans, p. 379.
Llado (Notre-Dame du), prieuré au diocèse de
Girone, p. 791.
Llupia, lieu, p. 592.
L0C-D1EU (abbaye de), au diocèse de Rodez, pp. 424,
639.
LoDAZAN (Saint-Nazaire de), lieu, p. 578.
Lodève, p. i3i ; étymologie du nom de cette ville,
p. l32.
— (histoire abrégée du pouvoir temporel des évc-
ques de), pp. 129, i3o, 800.
— (chapitre cathédral de), p. 800.
— ^église de), p. 286.
— (couvents de), pp. 800, 801.
— (monastère de bénédictins à), vers 975, p. 287.
Foir Saint-Sauveur de Lodève.
— (Franciscains, leur établissement à), p. 290.
— (RfccoLLETS de); y sont introduits par l'évêque
Gérard de Rolin, p. 296.
— (Ursulines de), p. 825.
— (maladrerie & hôpital de), p. 801.
— (Saint-Barthélemy de), prieuré, p. 487.
— ses comtes & ses vicomtes, p. 129.
— (vicomtes de), pp. l3o, i3i, 800.
LODÈVE (Gérard de), p. 191.
— (Guillaume de), p. 3o8 (1277).
— (Guillem de), p. yiS (av. 1248).
LŒLIUS URSINUS CERCHI, évêque de Lodève,
p. 294.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES.
993
LOMAOXE, p. 394.
LOMAGNE ET AUVILLARS (vicomtesse de),
p. 609.
LOMBARDE, abbesse de Rieunette, p. 647.
LoMiiEKS (pays de), p. 763.
— (seigneurs de), p. 765.
— (chevaliers de), p. 763.
— (concile de), en ii65, pp. îSo, 541, 597, 719.
Lo.MCEZ (évéché de); son érection, p. 357.
— 'couvent des bénédictines de), p. 648.
LONAY (Martin de), architecte de Posquières,
p. 5i8.
LiiNGVcns (prieuré de l'ordre de Fontevrault de),
p. 85i.
■ — établissement de ses religieuses à Toulouse,
pp. 697, 698.
S. LONGINUS, évêque de Viviers, p. ^1 i.
LoNGUEViLlE (église de), près de Gaillac, p. 596.
LoRDVDOis, pays du comté & diocèse de Toulouse,
p. 120.
LonoAT, château, p. 353 (Ariége), arr. Je Foix.
LORDAT (Bernard de), chevalier, p. 614.
Lorraine ou royaume de Lothaire, p. 2.
LosE (Saint-Jean de), église, p. 367.
LOTHAIRE, empereur, fils de Louis le Débon-
naire, partage avec ses deux frères le royaume
franc, p. 1.
LOTHAIRE, roi de France, fils du précédent; épo-
que du commencement de son règne, pp. 39, 94.
LOTHAIRE, fils du précédent, p. 2.
LOUBARESSE (Hugues de), p. 639.
Loi iiATitRE (chartreuse [& forêt de la), pp. 333,
334, 760, 762.
LOUIS I D'HARCOURT, archevêque de Narbonnc,
évêque élu de Béziers, pp. 205, 269.
LOl'IS II DE VERVINS, professeur de théologie à
Toulouse, archevêque de Narbonne, p. 258.
LOUIS NOGARET DE LA VALETTE, cardinal,
archevêque de Toulouse, abbé de Grandselvc, de
la Grasse & de Saint-Sernin, pp. 362, 484, 027,
611.
LOUIS FOUQUET, évêque d'Agde.'abbé de Sorèze,
pp. 259, 3i I, 614.
LOUIS DE VALOIS, évêque nommé d'Agde, p. 3 10.
LOUIS-FRANÇOIS-GABRIEL DE HENNIN-LIÉ-
TARD, évêque d'Alais, p. 447.
LOUIS-FRANÇOIS DE VIVET DE MONTCLUS,
évêque d'Alais, abbé de Saint-Gilles & de Fran-
quevaux, pp. 447, 522 63 1.
LOUIS-FRANÇOIS DU BEAUSSET (N.), évêque
d'Alais, p. 447.
LOUIS I D'AMBOISE, évêque d'Albi, pp. 337, ^88,
582, 583, 639, 660, 664, 666.
LOUIS II D'AMBOISE, évêque d'Albi, pp. 388,
667.
LOUIS DE LORRAINE, cardinal de Guise, évêque
d'Albi, abbé de Montolieu, pp. 389, 462.
LOUIS D'AUBUSSON, évêque d'Alet, p. 423.
LOUIS-ALPHONSE DE VALBELLE, évêque d'Alet,
p. 424.
LOUIS-CHARLES DES ALRIS DE ROUSSET, évê-
que de Béziers, p. 273.
LOUIS DE NOGARET DE LA VALETTE D'ÉPER-
NON, évêque de Carcassonne & de Mirepoix,
pp. 339, 437.
LOUIS D'ANGLURE DE BûURLEMONT, évêque
de Carcnisonne & de Lavaur, archevêque de
Bordeaux, abbé de La Grasse, pp. 339, 440, 484.
LOUIS- JOSEPH-ADHÉMAR DE MONTEIL DE
GRIGNAN, évêque de Carcassonne, abbé de
Saint-Hilaire, pp. 339, ^4^-
LOUIS-JOSEPH DE CHATEAUNEUF DE ROCHE-
BONNE, évêque de Carcassonne, p. 339.
LOUIS DE RECHIGNEVOISIN DE GURON, évêque
de Comminges, p. 378.
LOUIS-FRANÇOIS DE BEZAY DE DENONVILLE,
évêque de Comminges, p. 378.
LOUIS DOUVILLE, nommé à l'évêché de Com-
minges, p. 376.
LOUIS HABERT DE MONTMORT, évêque d'Elne,
abbé de Cuxa, pp. 347, 477.
LOUIS-ARMAND DE SIMIANE, évêque de Lan-
gres, p. 273.
LOUIS I POT, évêque de Lectoure, pp. 369, 912.
LOUIS II DE LA ROCHEFOUCAULD, évêque de
Lectoure, p. 370.
LOUIS III D'ILLERS D'ENTRAGUES , évêque de
Lectoure, p. 371.
LOUIS IV EMMANUEL DE CUGNAC, évêque de
Lectoure, p. 37 1 .
LOUIS ALEMAN (le B.), évêque de Maguelonne,
pp. 1 80, 32 I.
LOUIS DE NOGARET DE LA VALETTE D'ÉPER-
NON, évêque de Mirepoix. Voir aux évêques de
Carcassonne.
LOUIS-HERCULE DE LÉVIS-VENTADOUR, évêqiio
de Mirepoix, p. 437.
LOUIS D'AURELLES, évêque de Rieux, p. 442.
LOUIS ABELLI, évêque de Rodez, p. 876.
LOUIS DE CLARET, évêque de Saint-Papoiil,
p. 446.
LOUIS DE BRUYÈRES DE CHATEL DE CHA-
LABRE, évêque de Saint-Pons de Thomières,
p. 421.
S. LOUIS D'ANJOU, DE SICILE ou DE [IMAR-
SEILLE, évêque de Toulouse, pp. 3i8, 35^,
356, 823 j administrateur du diocèse de Pamiers,
p. 429.
LOUIS DE GENOUILHAC, évêque de Tulle, p. 443.
LOUIS DE VIGNE, évêque d'Uzès, p. 3o3.
LOUIS I DE NARBONNE, évêque de Vabre, abbé
de Fontfroide, pp. 569, 620.
LOUIS II DE LA VERGNE DE MONTENARD DE
TRESSAN, évêque de Vabre & du Mans, abbé
de Quarante, prieur de Cassan, pp. 565, Ô69,
733.
LOUIS III DE BARDAT, évêque de Vabre, p. 569.
LOUIS I, évêque de Viviers, p. 414.
LOUIS II DE POITIERS, évêque de Viviers, p. 415.
LOUIS III FRANÇOIS DE LA BAUME DE LA
SUZE, évêque de Viviers, abbé de Mazan,
pp. 297, 412, 417, 604, 899.
IV.
6i
994
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES.
LOUIS I DU CAYLAR D'ESPONDEILLAN , abbé
d'Aniane, p. 402,
LOUIS II DE LA TOUR DU PIN DE MONTAU-
BAN, abbé d'Aniane & de Saint-Guillem du
Désert, pp. 452, 545.
LOUIS I DE CARDAILLAC, :bbé d'Ardorel, p. 6 1 7.
LOUIS II GIRARD DE LABOURNAC-CLERMONT,
abbé d'Ardorel, p. 617.
LOUIS DU POIX, abbé de Cendras, p. 719.
LOI'IS DE CHAUMEAU DE TOURILLE, abbé de
Chambons, p. 640.
LOIUS I UE COMBORN, abbé de Conques, p. 474.
LOUIS II DE CREVANT, abbé de Conques, p. 474.
LOUIS III DE MARCILLAC, abbé de Conques,
P- 474-
LOUIS IV DK CRUSSOL, abbé de Conques, p. 474.
LOUIS I DE SAGARRIGUE, abbé de Cuxa, p. 477.
LOUIS II HABERT DE MONTMORT, abbé de
Cuxa. f'oir aux évèques d'Elne.
LOUIS DE SAINT- COME PALARIN, abbé de
Feuillans, p. 638.
LOUIS DE BASSOMPIERRE, évèque de Saintes,
abbé de Foix, p. Ë5o.
LOUIS-CÉSAR DE L'ORT DE SÉRIGNAN, abbé
de Fontcaude, p. 864.
LOUIS DE NARBONNE, évèque de V.ibre & abbé
de Fontfroide. Voir aux évèques de Vabre.
LOUIS I DE LA PETITIÈRE, abbé de Franquc-
vaux, p. 63 I .
LOUIS II FRANÇOIS DU VIVET DE IMONCLUS,
abbé de Franquevaux, évèque de Samt-Brieuc.
Voir aux évèques d'Alais.
LOUIS I DE NARBONNE, abbé de Grandscive,
p. 610.
LOUIS II DE NOGARET DE LA VALETTE, abbé
de Grandselve. Voir aux évèques de Toulouse.
LOUIS III ARJilAND DE BOURBON, prince de
Conti, abbé de Grandielve, p. 6r 1.
LOUIS I D'ALBRET, abbé de La Grasse & de So-
réze, pp. 482, 5i3.
LOUIS II DE NOGARET, abbé de La Grasse, l'ou
aux archevêques de Toulouse.
LOUIS ni BARBIER DE LA RIVIÈRE, abbé de La
Grasse, p. 484,
LOUIS IV D'ANGLURE DE BOURLEMONT, abbé
de I.a Grasse. I^oir aux évèques de Carcassonne.
LOUIS I DE CANOSSA, évèque de Bayeux, abbé
de Léznt St de Psalinodi, pp. 491, 609.
LOUIS II FÉLIX DE CRUSSOL, abbé de Lézat,
p. 492.
LOUIS III DE LA MARTHONIE DE CAUSSADE,
abbé de Lézat, p. 492.
LOUIS DE VIALAS DE LA TREILLE, abbé du
Mas-Garnier, p. 691.
LOUIS DE BELZUNCE, abbé du Mas-Garniçr,
p. 591.
LOUIS-ALBERT, évèque d'Aire, prétendant à l'.ib-
baye du Mas-Garnier, p. SSy.
LOUIS I FRANÇOIS DE LA BAUME DE LA SUZi;.
évèque de Viviers, abbé de Miizan. A'ojr aux
cveqLics de Viviers.
LOUIS II DE MONTESQUIEU D'ARTAGVAN,
abbé de Maznn, p. 604.
LOUIS m CHOMEL, évèque d'Orange, abbé de
Mazan, p. 604.
LOUIS DE Lorraine, abbé de MontoHeu. l'olr
aux évèques d'Albi.
LOUIS DE LA VERGNE DE MONTENARD DE
TP.ESSAN, abbé de Quarante. Voir aux évoques
de Vabre.
LOUIS DE GORDES DE SIMIANE DE LA COSTE,
abbé de Saint-Chinian, p. JJ4.
LOUIS DE BENABULO, abbé de Saint-Genis,
p. 536.
LOUIS DE FONGAVADO, abbé temporaire de
Saint-Genis, p. 537.
LOUIS-FRANÇOIS DU VIVET DE MONTCLUS,
abbé de Samt-GiUes. Voir aux évèques d'Alais.
LOUIS-JOSEPH-ADHÉMAR DE MONTEIL DE
GRIGNAN, abbé de Saint-HUaire. Voir aux évè-
ques de Carcassonne.
LOUIS D'AUCEILLE, abbé de Saint-Paul de Nar-
bonne, p. 004.
LOUIS DE RATTE, abbé de Saint-Sauveur de Lo-
dève, p. 804.
LOUIS DE NOGARET DE LA VALETTE, abbé
de Saint-Sernin. Voir niiK archevêques de Tou-
louse.
LOUIS DE FLAVIN, abbé commendataire de Saint-
Thibéry, p. 56o.
LOUIS DE CRUSSOL, abbé de Sauve, p. 720.
LOUIS II FRANÇOIS MITTE , abbé de Sorèze,
p. 514.
LOUIS m FOUQUET, abbé de Sorèze. Voir aux
évèques d'Agde.
LOUIS MANCHAUD, prévôt de Saint-Salvi, p. 584.
LOUIS-ISARN, soi-disant prévôt de Saint-Salvi,
p. 584.
LOUIS HODON, prieur de Bonnefoy, p. 652.
LOUIS DE LA VERGNE MONTENARD DE TRES-
SAN, prieur de Cassan. Voir aux évèques da
Vabre.
LOUIS DU B03QUAT, prieur de Saint-Chinian,
p. 532.
LOUIS CABROL, sacristain de Saint-Chinian,
p. 53t.
LOUIS DU MAS, économe de La Grasse, p. 4S4,
LOUIS LE DÉBONNAIRE, p. 1.
LOUIS LE BÈGUE, pp. 3, 4.
LOUIS D'OUTREMER, p. 9.
LOUIS LE JEUNE; époque de son voyage dans la
Province, à son retour de Saint-Jacques en Ga-
lice, p, 23q.
S, LOUISj échange avec l'abbé de Psalmoldj une,
condamine dans le canton de Somniières contic
Aigues-mortes, p. 5o8.
LOUIS, fils de Louis le Débonnaire, roi de Ger-
manie, p. I .
LOUIS, fils de Louis, roi de Germanie, p. 3.
LOUIS, fils de Lothaire, p. 2.
LOUIS L'AVEUGLE, roi de Provence S< empereur,
pp. 4, 14, 53, b'65.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
995
LOUIS CONSTANTIN, petit-fils de Boson, p. 9.
LOUIS, duc d'Anjou, lieutenant du roi en Lan-
guedoc, pp. 335, 642, 700, 707, 839.
LOUIS, comte de Rieux, gouverneur du Langue-
doc, p. 601.
LOUIS GANDILH, p. 462.
LOI ISE DE GROS, abbcsse de Gorjan, p. 802.
LOUISE DE LA VERONE DE TRESSAN, abbesse
de Gorjan, p. 802.
LOUISE DE FABRE DE MARIGNAC, abbesse de
Monseau, p. 829.
LOUISE DE PANAT, abbesse de Netloc, p. 71 5.
LOUISE D'ARPAJON, abbesse des Olieux, p. 687.
LOI ISE-THÉRÈSE DE LA CROIX DE CASTRIES,
abbesse de Saint-Geniès, p. 826.
LOUP, évèque d'Albi, pp. 48, 384.
LOUP MARTINEZ DE LAGUNILLA, évèqued'EIne,
pp. 346, 787.
LOUP, primicier & archidiacre de Saint-Etienne
de Toulouse, pp. 373, 470, 6i5.
LouriAN, château, pp. 486, 802 [Hérault"), arr. de
Montpellier.
— (église' de), p. 582.
— (Sainte-Cécile de), église, pp. 486, 507.
— (hospice & maladrerie de), pp. 717, 7j8.
LOUQUINE, abbesse des clarisses de Nimes, p. 840.
LOLVIKIIE (la). Voir LoUDATIÉRE.
LOZIÈRES (Arnaud de), p. 292.
Lie (Saint-Maktin du), église, p. 2(^4.
LUC^BERTRAND, prieur de Saint-Chinian, p. 47?.
LUC (Gérard de), p. 482.
LUCIA, comtesse de Palhas, p. 9r.8.
LUCIE, femme de Guillaume III, comte de Pro-
vence, pp. 61 , 65.
S. LUCIEN, évêque de Viviers, p. 412,
LUIS DIAZ AUX DE ARMENDARIZ, évèqus d'Ur-
gel, p. 910.
LiMitr.E-DiEu ou Fara.s (abbaye de), p. 773.
Li;xAS, château, p. 485 (Hérault), arr. de Lodève.
— (hôpital de), p. 73 1.
— (Salni-Piebre de), abbaye, p. 485. Voir Jox-
CELS.
LtNSL, pp. 3 18, 5o6 {Hérault), arr. de Montpellier.
— (frères MixEins de), p. 82Î.
— (UnsuLiwES d»), p. 825.
LUNEL (Gaiicelin de), p. 184. -
LUPERCULUS, évéque d'Eause, p. 36S.
LUPUS, primicitr & archidiacre de Toiiloute. Voir
LOUP.
LUSIGNAN (Gui de), p. 287.
Lusses, prieuré, p, 574 (Ardèche), arr. de Priv.t:.
LUZ (baron de), protestant, p. 377.
LtzAN, p. 578.
LYON DE MALAUSE (Gaston de), lénéchal de
Toulouie, p. 3ÛO.
Lyon (duché de), pp. 3, 4.
— (conciles tenus à), en 1244, p. 232) en 1274,
p. 3p3.
M
M., abbé de Lézat, p. 491.
ÎMABILIE DE CHATEAUNEUF-RANDON, abbesse
d'.ilais, p. 720.
MABILIE I, abbesse de Valnègre, p. 85 {.
MARILIE II, abbesse de Valnègre, p. 85i.
MABILIE III, abbesse de Valnègre, p. 85r.
MABILLON; ses erreurs touchant les évèqucs de
Toulouse du neuvième au douzième siècle, p. icc.
MACAIRE, évêque de Lodève, p. 287.
S. MACAIRE, évêque de Ruessium, p. 399.
Macheville, lie» en deçà du Rhône, p. 84.
Macox (concile de), en 585, pp. 3o5, 35 1.
MADELEINE DE LUCET DE VALLOIS , abbesie
des Olieux, p. 687.
MADELEINE- MARIE-MARTHE AUGER , atbssse
de Rieunette, p. 648.
MADELEINE D'ARPAJON, abbesse de Vielmur,
p. 601 .
MADRALDUS, abbé de Conques, pp. 471, 472.
MAFFROI VILLERS, abbé de Calers, p. 622.
Macalas (hôpital Saint-Jacques de), p. 781 (Hé-
rault), arr. de Béliers.
MAGALAS (Bernier de), p. 553.
Macexcoii.es, prieuré, p. 8,<o.
MAGNE DE MONTLAUR, abbesse des Olieux,
p. 687.
MAGNULFE, évêque de Toulouse, p. 35 1.
Mcigregesum, lieu au pays de Pierreladc, p. 349.
Magrignan, alleu, pp. 111, ii5; Méaigne [Aude],
commune de Cuxac-d'Aude.
Macuelonne, pp. 178, 216; époque du rétablisse-
ment de cette ville & de son siège épiscopal ; dé-
dicace de la cathédrale, pp. 161, i63, 1^4.
— (évêché de); époque du rétablissement de son
cvêché, p. 161.
— (église de), p. 3ii.
— (Saint-Piebre de), église; sa dédicace, p. 161.
— (chapitre de); son histoire, son organisation,
pp. 8 14 81 suir., 829.
— (évêques de), pp. irti, 162, i63, 164, 175, 83o.
— (destruction de) au dix-septicme siècle, p. 817,
— (la Trinité de), collégiale, p. 8ip.
MAHAUT DE SICILE, seconde femme de Raimond
de Saint-Gilles, p. 3i.
S. MAÏEUL, abbé de Cluny, pp. 76, 401.
MAlEUL, vicomte de Narbonno, p. 5i.
MAIGNOL (N. de), abbé du Mns-d'Azil, p. 496.
MAINARD (Bérenger), jurisconsulte de Nnrbonne,
p. 483.
MAINFROI, évêque de Rodez, p. 873.
Maihose (Saint-Pierre. de), prieuré au diocèse de
Nimes, p. 469; Meyrueii (Lo'^ère), arr, de Florae,
S. MAIXENT, maître de saint Sever, p. 714.
MAJORE DE FOIX, première femme de Pons,
comte do Toulouse, pp. 3o, 47, 653.
996
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
MALCOLM, roi d'Ecosse, p. 233.
MALDOMAR, évèque de Magiielonne, p. 3i3.
MALET {Artaud de), p. ôSp.
MALFOS (Pons de), chanoine de C.irpentias,
p. 387. ^
Mallast Ou MoNTOLinu, château, pp. 247, 455.
l-'oir MoNTOLIEU.
— (SaiiNt-Jean'-Baptiste de), monastère, pp. 247.
455, 4.')6, 457. Foir MoNTOLinu & Valsecuieu.
MALVEZIN (Arnaud de), p. 643.
MALVIÈRE (Arnaud de), p. 460; corrige!^ Mai.viks
(^Auite), arr. de Limoux.
— (Raimond de), p. 460.
Mai.zifii, diocèse de Mende, p. 338 (io^èrf), arr,
de Marvéjoïs,
MAMERTINUS, évèque d'En use, p. 366.
MANASSE, archevêque d'Arles, abbé d'Aninne, de
Goudargues & de Cruas, pp. 20, 448, 867.
MANCION, évèque de Toulouse, p. 35 1.
Manccse, monnaie d'or frappée au onzième siècle
à Barcelone, p. 192.
Manlieu (Saint-Sébastien de), abbaye, pp. 400,
492.
— (abbés de), p. 492.
Manosque, lieu, p. 67 (Basses-Alpes), arr, de For-
calquier,
Mantaille, en Dauphiné, p. 4.
. — (concile de), en 879, pp. 4, 4i3.
MANTHÉLIO, abbesse de l'Abondance-Dieu ,
p. 645.
MANTILINE, de la famille des Trencavels, p. io5.
MANUEL COMNÈNE, empereur de Constantino-
ple, p. 3i .
MARAGDE DE MALBESC, abbesse de Snint-Ge-
niès, p. 826.
MARAULD ou MENAUD DE CONDOM, prieur de
Cassan, évèque de Castres, pp. 434, ySS.
MARC CORONA, abbé d'Arles, p. 4.').';.
MARC DE VILALTA, abbé du Canigou, p. r-iCfA,.
MARC I ANTOINE DE SAULES, abbé de Caunes,
p. 470.
MARC II ANTOINE DE BRISAI DE DENON-
VILLE, abbé de Caunes, p. 470.
MARC-ANTOINE MONIER, abbé de Feuiîlans,
p. 638.
MARC, abbé de Fonfcaude, p. 863.
MARC DE CALVIÈRE, abbé de Psalmodi, p. r,o^.
MARCA (Golaltère de), fils de Pierre de Marca,
p. 363.
S. MARCELLIN, évèque de Ruess'ium, p. 399.
MARCELLUS, prétendu évèque d'Urgel, p. 902.
MAI«:HE (de la), p. 175.
MARCHE (Aimeri du), docteur en décrets, p. 877.
Marcillac, ville, p. 872 (Aveyron), arr. de Rode^.
Mauenx (Notre-Dame de), monastère, pp. 353,
611.
MARENX (Bernard, Guillaume & Raimond de),
hérétiques, p. 596.
Margon, lieu du diocèse de Béziers, p. 297 (Hé-
rault), arr. de Béliers.
MARGUERITE I, abbesse de l'Abondance-Dieu,
p. 645.
MARGUERITE II DE LÉVIS, abbesse de l'Abon-
dance-Dieu, p. 645.
MARGUERITE III DE MAULÉON DE FRAN-
CON, abbesse de l'Abondance-Dieu, p. 640.
MARGUERITE I DE LA BAUME, abbesse de
Bagnols, p. 869.
MARGUERITE II D'ALBERT, abbesse de Baenols
p. 869. ^
MARGUERITE I DE BIRAN , abbesse de Fabas,
p. 644.
MARGUERITE II DE BERTHIER, abbesse de Fa-
bas, p. 644.
MARGUERITE I TRENCARD, abbesse de la Font
p. 837.
MARGUERITE II DE MUROT, abbesse de la
Font, p. 837.
MARGUERITE III DE RODOLFE, abbesse de la
Font, p. 837. ,
MARGUERITE AIMONE, abbesse de Netloc, p. 7 1 5.
MARGUERITE DE BONNEFOY, abbesse de l'Orai-
son-Dieu, p. 646.
MARGUERITE D'ARGANE, abbesse de Saint-Ge-
niès, p. 82C.
MARGUERITE ALAMANDE , abbesse de Vigno-
goul, p. 827.
MARGUERITE ALLEMAND, abbesse de Vigno-
goul, p. 827.
MARGUERITE D'ARAMONIES, abbesse de Vigno-
goul, p. 827.
MARGUERITE D'AURIAC, abbesse de Vignogoul,
p. 827.
MARGUERITE DE PANAT, abbesse de Vigno-
goul, p. 827.
MARGUERITE DE DOUCET, prieure de la Salve-
tat, p. 767.
MARGUERITE DE LAUTREC, prieure de la Sal-
vetat, p. 766.
MARGUERITE, comtesse de Foix, p. 614.
MARGUERITE DE LUSIGNAN, seconde femm« de
Raimond VII, p. 3 1 .
MARGUERITE DE PÉRIGUEUX , vicomtesse de
Lautrec, p. 600.
MARGUERITE (Guillaume de), p. 289.
Mariages incestueux 8c légitimes; décision de Gré-
goire VII à ce sajet, p. 197.
MARIE-JOSEPH DE GALARD DE TERRAUliE,
évèque du Puy, p. 411.
MARIE DE LUSSAN, abbesse de Bagnols, p. 870.
MARIE I, abbesse de Fabas, p. 644.
MARIE II DE BENQUE, abbesse de Fabas, p. 644.
MARIE III DE GABREVOLLE DE VILLESPAS-
SANS, abbesse de Fabas, p. 644.
MARIE I DE MONTOLIEU, abbesse de la Font,
p. 837.
MARIE II AMAURI, abbesse de la Font, p. 8Î7.
MARIE D'HARCOURT, abbesse de Fontevrault,
p. 255,
MARIE DE BOURNET DE MARIGNAC, abbesse
de Monseau, p. 829.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES.
MARIE DE PENNE, abbesse des cla risses de Mon-
taiiban, p. 8 i3.
MARIE DE TERINE, abbesse des clarisses de
Monipellier, p. 822.
MARIE DE GRILLON, abbesse des Olieux, p. 687.
MARIE ISLANDE DE MIRAILLET, abbesse des
Olieiix, p. 687.
MARIE DE BENQUE, abbesse de l'Oraison-Dieu,
p. 646.
MARIE-MARTHE DE BRUYÈRES DE CHASTEL,
abbesse de Rieunette, p. 648.
MARIE DU CAYLAR DESPONDEILLAN, abbesse
du Saint-Esprit de Béziers, p. 734.
MARIE DE LA CROIX DE CASTRIES, abbesse de
Saint-Geniès, p. 827.
MARIE FIRMIN, prieure de Valsaiive, p. 869.
MARIE DE MONTPELLIER, reine d'Aragon,
pp. 354, 827, 829.
MARIE, reine d'Aragon, de Sicile 8c de Jérusalem,
p, 620.
MARIE, reine de Majorque, p. 823.
MARIE, femme de Raimond II, comte de Substan-
tion, p. 178.
MARIE, de la famille des seigneurs de Montpel-
lier, p. 184.
MARIE, fille dî Jean, comte de Boulogne & d'Au-
vergne, p. 4.'>o.
MARIE, femme de Jean d'Orléans, comte de Dii-
nois, p. 25j.
MARIE, femme de Guillaume de Bessens, p. 587.
MARIN DE KERBRINGAL (N.), abbé de Font-
caiide, p. 864.
MARINE DE LIGONS, abbesse de Netloc, p. 715.
MARLI (Mathieu de), p. 332.
Map.xacies, lieu, p. 577.
Makol' (SAiME-Ac.vts de), église, pp. 164, 3i2.
M*r.QiEFAVE (AuGtSTiNS de), p. S.Or.
MARQUEFAVE (Honor de), p. 3.')7.
MARQUISE D'ALAIS, abbesse du Saint-Esprit de
Béziers, p. 733.
MARQUISE, fille de Giiigues IV, comte d'Albon,
femme de Robert III, comte d'Auvergne, p. 91.
MARRE TORNAC VILLARS (N. de la), abbesse de
Saint-Génies, p. 826.
490, 604 '^Tarn)y arrondi
997
ibbaye de Fré-
pp.
Matsac, territoire,
d'Albi.
MARSANES (Pons de), bienfaiteur de l'église de
Nimes, pp. 97, 276.
Map.SEIllan, p. 7l5 (^Hérault), arr. de Béliers.
— (Récollets de), p. 716.
Marseille (port de), p. 607.
MARTEL, abbé de Manlieu, p. 493.
MARTÈZE, prêtre, p. 275.
MARTHE DUPUY, abbesse de Gorjan, p. 802.
MARTHE DE LALE, abbesse du Saint-Esprit de
Béziers, p. 734.
MARTHE MARLINE, abbesse de Valnègre, p. 852.
MARTIAL, évéque d'Uzès, p. joi.
MARTIA'. I DE LA RUE, abbé de Fontfroide,
pp. 61 o, 620,
S. MARTIN, premier patron de 1',-
zelas, p. 428.
MARTIN DE SAINT- ANDRÉ, évêque de Carcas-
sonne & abbé de Saint-Paul de Narbonne,
pp. 337, 5o4, 744, 748.
MARTIN GUITTERIA, évèque de Lectoure,
pp. 388, 9 12.
MARTIN DE BEAUNE, évéque du Puy, abbé de
Psalmodi Se de Saint-Giiles, pp. 409, 009, ;j2i.
MARTIN DE RATABON, évéque de Viviers, abbé
de Mazan, pp. 417, 604.
MARTIN, abbé de Calers, p. 622.
MARTIN ou MARTIAL DE SAINT-FÉLIX, abbé
de Feuillans, p. 636.
INIARTIN I DE LEON, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. 536.
MARTIN II TERRERAS, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. 537.
MARTIN LUCAS, abbé de Saint-Hilaire, p. 548.
MARTIN, prieur de Bonnefoy, p. 65o.
MARTIN-RAIMOND, prieur de Bonnefoy, p. 65o.
MARTIN MAS, procureur de Saint-Aphrodise ,
p. 499.
MARTIN FITEAU, religieux de la Daurade,
p. 532.
MARTIGNI (Antoine de), seigneur de la Garde,
p. 682.
MARTIR, châtea , p. 278.
Mabvéjols, pp. i38, 396.
Masaqi'ieb (maladrerie de), p. 665.
M\s-d'A/.il, monastère, pp. 423, 494, 5i3.
— (abbés du), p. 494.
Mas de Falcaks, p. 454.
Mas de Gignac (hôpital du), p. 731.
Mas de Verdun ou Mas-Garmep,, pp. 587, 590.
Mas-Garnier, lieu; première charte donnée à ses
habitants, p. 588; aujourd'hui Mas-Grenier
{Tarh-&-Garonne), arr. de Castclsarrasm.
Mas-Gre.\ieh, abbaye, pp. 338, 364, 427, 586.
Foir Saixt-Pierre de la CoiiRr.
— (Saint-Jacqles du), église & hôpital, p. 589.
— (abbé du), p. 608.
S. MASPICIANUS, évéque d'Albi, p. 412.
MASQUEROSE, comtesse de Rodez, p. 878.
Mas-Saixtes-Plelles (religieux de la Merci au),
p. 860.
Massac (SS. Léon & Martin de), église parois-
siale, p. 798 (Tarn), arr. de Lavaur.
MASSAREL, évêque de Vicence, p. 338.
Matafére (Tolk de), territoire où fut construit
Aigues-jnortes, p. 5o6.
MATERNE, évêque de Lodève, p. 286.
]\IATFRED I, évéque de Béziers, p. 262.
MATFRED II, évêque de Béziers & de Lodève,
pp. 262, 288.
MATFRED III, évéque de Béziers & abbé de Saint-
Aphrodise, pp. 263, 4f)6, 7*6, 732.
MATFRED, évéque de Mende, p. 392.
MATFRED, premisr abbé de Bonnecombe, pp. 623,
641 .
998
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
MATFREU, abbé de Calers, p. 48 i .
MATFRED, abbé de Quarante, p. 563.
MATFRED, abbé de Saint-Jacques, p. 584.
MATFREU, abbé de la Salvetat, p. 761.
MATFRED, vicomte de Narbonne, pp. 52, 247,
Ô81 , r>()5.
MATFRED DIDO, p. 582.
IMATHIEU D'ARTIGUALOUBE , évêque de Pa-
miers, p. 43 1 .
MATHIEU DE LA TRAU , abbé de Chambons,
p. 63(p.
MATHIEU ou MARTIN DE SAINT-FÉLIX, abbé
de Feiiillans, p. 637.
MATHIEU I DE SAINT-GÉRARD, abbé de Feuil-
lans, p. 638.
MATHIEU II MAILLOS DE SAINT-GÉRARD,
abbé de Feuillans (à deux reprises), p. 638.
MATHIEU DE NARDOGARSIA, abbé de Lézat,
p. 491.
MATHIEU, abbé de Saint-Aphrodise, p. 499.
MATHIEU MALESCOT, prieur de Bonnefoy,
p. 65i.
MATHIEU, comte de Comminges, p. 644.
MATHIEU, comte de Foix, p. 614.
MATHILDE I, abbesse de Rieunette, p, 647.
MATHILDE II, abbesse de Rieunette, p. 647.
]\1ATHILDE, femme de Bertrand, comte d'Arles Se
de Provence, p. 61,
MATHILDE, première femme de Guillaume IV,
comte de Toulouse, p. 3i.
MATHILDE DE SICILE, femme de Raimond d«
Saint-Gilles, pp. 197, 198, 199. Foir MAHAUT.
MATHILDE, femme d'Aimeri, vicomte de Nar-
bonne, pp. iSo, 479.
MATHILDE DE BOURGOGNE, femme de Guil-
laume VII, seigneur de Montpellier, p. 184.
MATHURIN DE SABONIÈRE, abbé d'Eaunes,
p. 635.
MATHURIN DE BALAGUIER, abbé du Mas-Gar-
nier, p. 590.
MAUUUIT DU PLESSIS (N.), abbé de Saint-Aphro-
dise, p. 5o9.
MAUR DE MALLEVILLE, évêque de Mague-
lonne, pp. 180, 322. •
MAUREL DE LUNEL, abbé de Sauve, p. 720.
MAURELLUS, évêque d'Urgel, p. 902.
MAURICE PALABAT, abbé de Calers, p. 622.
MAURICE DE KRUSLET D'ANDELOT, abbé de
Saint-Thibéry, p. 56o.
MAURICE DE CASTRES, abbesse de Rieunette,
p. 648.
MAURIN, archevêque de Narbonne, pp. 253, 343,
564, 680.
MAURIN I, abbé de Saint-Antonin de Frézélas,
p. 429.
MAURIN n, abbé de Saint-Antonin, pp. 430,
464, 61 3, 849.
Mauiîin, pp. 164, 3i2 {Hérault), commune de
Lattes.
MAURINGE, abbé de Montmajour, p. 62.
'D : eorrt-
Mauhisse (SAiNT-PinnuE de), église,
jçe^ Meyrueis & voyci ce nom.
MAURUS DE LA RÉA, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. 537.
MAXIME, évêque de Comminges? p. 373.
MAXIME, évêque de Toulouse, p. 35 1.
MAXIME, abbé de Lérins, p. 570.
1Ma7,an, abbaye, pp. 412, 601, 639, 720.
Mazkiies, château, pp. 404, 496, 555, 606, 612,
6i3, 614, 6i5 (■^'•ége), arr. de Pamiers.
— (SAi.\T-PiEni\E de), p. 612.
— (séminaire & couvents de), p. 8o5.
Médecine; l'enseignement public en est permis à
Montpellier en 1180, p. 3i5.
MÉDÉRIC, évêque d'Agde, p. 809.
Méjean, en Biterrois, p. 557; Méjanel {Hérault),
commune de Pégatrolles~de~Buêges.
S. MÉLANIUS, évêque d'Albe, p. 412.
MELCHIOR PALAU, évêque d'Urgel, p. 910.
MELCHIOR SOLLER DE SORMENDAN {corrig.
D'ARMENDARIES), abbé du Canigou, pp. 464.
595.
Meigceil, comté, pp. 137, 3 12, 814.
— (comté de) ; le comte se déclare vassal du pape,
p. 179; confisqué par Innocent HI au profit
des évêques de Maguelonne, pp. 180, 3i6.
— ses comtes héréditaires, p. 174,
— (paroisse Sainte-Christine de), p. 828.
— (Saint-Romain de), église, pp, 164, 3 12.
r.lELGUEIL (Pierre de), pp. 91, 3 12.
MKLISSENDE, fille de Raimond I, comte de Tri-
poli, p. 3i .
Melun (paix de), en 1229, pp. 608, 845.
IMENAUD DE BARBAZAN, évêque de Comminges,
p. 376.
MENAUD DE MARTHORY, évêque de Conserans,
p. 382.
MENAUD D'AURE, évêque de Tarbes, abbé de Ni-
zors, p. 643.
Mende, est entourée de iiuirailles, p. 892; embel-
lie par François de la Rovère, p. 393.
— (église de). Voir Eglise de Gévaudan, p. 391.
— (officiai de), p. 897.
— (Capucins établis à) en 1620, p. 396.
— (séminaire & collège fondés à), p. 397.
— (collège Saint-Lazare de), p. 894.
— (collège de Toussaint fondé à), p. 893.
— Frères Si sœurs des écoles gratuites à Mendn,
p. 397.
Mentaille (concile de). Folr Mantaille.
IMÉRAUD DE GROLÉE, abbé de Mazan, p. 604.
MERCŒUR, maison d'Auvergne, p. 144.
— (Béraud de), p. |38.
Mercoire, pp. 394, 395.
— (couvent de), p. 604.
— (abbesse de), p. 406.
r.lERCORAL, abbé de Saint-Étienne de Bagnols,
p. 245.
MERCORANT (N.), abbé de Saint-Aphrodise,
p. 5oo.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES.
999
Mkrenx, monnsière de filles dans le comté de
Foix. yo!r Make.nx.
MERETZ (N. de), prévôt d'Alais, abbî de Saavc,
p. 720.
Merveil, p. SîS.
Mel'ng-slk-Loike (concile de), en 8pi, pp. 246,
262, 384.
Mèze, château, pp. yjj, 714 [IJirault), arr. de
Montpellier,
— (seigneurs de), p. 71 5,
— (hôpital ou maladrerie du Saint-Esprit à),
p. 83o; son histoire j liste de ses prétepteurï,
pp. 716, 717.
MÈZE (Bernard de), p. 828.
— (Pierre de), p. 658.
Mezenc, p. 65 1.
— (château de), p. é5i.
AlÉZENG (Gérenton de), p. 6^().
MICHEL Tl'BEUF, évèque de Castres 8c d<; Sain;-
Pons de Thomicres, pp. 421, 43.'i. »
MICHEL PUIG, évêque d'Elne, p. 346.
MICHEL-AMELOT DE OOURNAY, évèque de La-
va ur, p. 440.
MICHEL I LËBEUF, évèque de Lodève, p. aijj.
MICHEL II, évêqu» de Lodève, p. ï^S.
AUCHEL DE VERTHAMON DE CHAVAGNAC,
évêque de Montauban, p. 428.
MICHEL BRIÇONNET, évèque de Nimes & abbé
de Saint-Guillem, pp. 282, .")42.
MICHEL I PHÉLIPEAUX DE LA VRXLLIÈRE,
évèque d'Uzès, p. 3c3,
MICHEL II PONCET DE LA RIVIÈRE, évèque
d'Uzès, pp. 297, 3o4, 866.
MICHEL BANCAL DE PRUINES, abbé d'Ardorcl,
p. 617.
MICHEL I D'OMS, abbé de Notre-Dame d'Arles,
p. 455.
MICHEL II D'OMS, abbé de Notre-Dume d'Arles,
p. 4JD.
MICHEL m, abbé de Notre-Dame d'Arles, p, 4.'"i5.
MICHEL IV, abbé de Notre-Dame d'Arles, p. 45.V.
MICHEL SALAVARDIÎNE , abbé de Cuxa, p. 477.
MICHEL GUEYNIER DE ROULLIÉRE, abbé de
Montolieu, p. 463.
MICHEL, abbé de Saint-Genis des Fontaines,
p. .535.
MICHEL I CORDELLAS, abbé temporaire de
Snint-Genis, p. 536.
MICHEL II DE SAINTE-FOI, abbé temporaire de
Saint-Genis, p. 536.
MICHEL DE MATHIS, abbé de Saint-Gilles,
p. Sie.
MICHEL n DE LA ROQUE, abbé de Saint-Guil-
lem, p. 544.
MICHEL -GAUCELIN, abbé de Saint-SauTeiir de
Lodève, p. â~'4.
MICHEL D'ARLES, prétendu abbé de Saint-Thi-
béry, p. 56o.
MICîîEL MARTI, abbé de Soréde, p. 563.
MICHEL FIGUERAS, abbé d* Vallbona, p. 790.
MICHEL, abbé d* V'iilemagnt, p. 579.
MICHEL DE CHEVERRY, baron de la Reule,
p. 599.
MIGÉTIUS ou iMÉGACE, évèque de Narbonne,
p. 244.
MIGUEL DESPUIG, évèque d'Elne, puis d'Urgel,
p. 910.
MIGUEL EPFLA, peut-être évèque d'Urgel, p. 909.
MIGUEL GERONIMO MORELL, évèque d'Urgel,
p. 910.
IViir.LAU, terré 8c seigneurie, p. 278; Milh^ui
(GarJ'), arr, de Nimes.
Millau, en Rouergue, pp. 040, 568, 689.
— (archidiaconé de;, p. 874.
— (Notre-Dame de), prieuré, p. 883.
— ^Bénéuictines de), autrement dit 1 Arpajonie,
p~. 886.
— (CAricixs de), p. 887.
— (Carmes de), p. 886.
— (Clarisses de), pp. 822, 885.
— (Dominicains de), p. 884.
— ffrères de la Doctrine ciiHÈTiB.NNr de), p. 876.
— (frères de la Pénitence de), p. 885.
— (frères Mineurs de), p. 884.
— (hôpital Mage 2c maladrerie de), pp. S87, 896.
— (comté de), pp. 72, 187.
— (vicomtes de), pp. i3o, i3i, i35, 201, 800.
MILLI (Adam ic), pp. 466, 725.
JNUI.ON, prétendu comte de Lodève, comte ia
Narbonne, p. i 29.
Minerve, château du diocèse de Saint-Pons,
p. 265.
MINERVE (vicomte de), p. 234.
— (Guillaume de), 1247, p. 655.
— (Guillem de), i327, p. 863.
MiNERVois, p. 686.
Mirabeau, château, p. 414; Mir.ihd {ArJl-che),
arr. de Privai.
MIRAMONDE DE LABISTON, abbesse de l'Abon-
dance-Dieu, p. 645.
MlRAMONT, château, p. 355 {Haute-Garonne), arr.
de Saint-Gaudens.
MIRAMONT (Aycarde), p. 430.
— (Héraut de), p. 394.
MinErnix, p. 436.
— (église de), p. 435.
— ^évèché de), p. 435.
— (érection du prieuré de Saint-Maurice de'; en
cathédrale, pp. 349, 435, 804.
— (cathédrale de), p. 614.
— (chapitre cijthédral de'; sa compcsuiun , iou
histoire, pp. 80484 suiv.
(CORDELIEnS 8c TRIMTAir.ES de), p. 8c5.
JMIREPOIX (seigneur de), p. 61 3.
— (Roger de), p. 466.
MinrvvL, Mibevaujc, église, pp. 164, 3i2 (Uê-
rault'j, arr, de Montpellier.
— (château de), pp. 827, 828.
— (terre de), p. 83o.
.AIIRO.N, tvcnuc d'Albi, pp. 384, 664.
lOOO
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES,
MIRON, évèque d'Urgel (>), p. 340.
MIRO>f, abbé du Canigou, p. 463, 694.
MIRON, abbé de Ciixa, p. 476.
MIRON, abbé & fondateur de Sorède, p. 56i.
MIRON, archidiacre de Girone, p. 475.
MIRON, fils de Wifred le Velu, comte de Barce-
lone, pp. 22. 144.
MIRON, comte de Roiissillon, pp. 22, 721.
MODARIUS, abbé de Saint-Thibéry, p. 557.
MoiRANS, prieuré, p. 574 (Isère), arr. de Saint-
Marcellin.
MoissAc, monastère, pp. 169, 170, 218, 367, 385,
687,693.
Moissonna (Jean de), p. 53 1.
MOLINIER (Etienne), prêtre de Toulouse, p. 378.
MOLINIÈRE, abbesse de Fabas, p. 644.
MONDOIRE (Claude de), p. 58 1.
MONELLUS, abbé de Saint-Hilaire, p. 545.
MoMSTBOL, pp. 3g9, 400, 406, 410, 41 1 (^Haute-
Loire), arr. du Puy.
— (Saint-Marcellin de), en Vêlai, p. 406.
— (Capucins de); ils y bâtissent un couvent,
p. 410.
— (Saint-Geniës de), fief, p. 497.
MONNIER (François), chanoine, préchantre &
ouvrier du chapitre de Viviers, p. 899.
Monsbau (abbaye de Saint-Félix de) ou de Gigean,
p. 827.
— (prieures de), p. 828.
MovTAGNAc ou MoNTAiGNAc, château, pp. 3o7,
657 {Hérault), arr. de Béliers.
— (AuGfSTiNS de), p. 716.
— (raaladrerie de), p. 717.
MoNTAGNE-NoiBE (la), p. 5lO.
MONTAGNE (Pierre de), p. 547.
MoNTAGi;, lieu, p. 567.
MONTAIGU (seigneurs de), p. 673.
— (Eudes de), p. 38o.
— (Pons de), p. 38o.
MoNTALZAT (prieuré de), p. 808 [Tarn-&-Garonne),
arr. de Montauèan.
MoNTANIIA (église de), p. 711.
MONTANS (église de), p. SgS (Tarn), arrond. de
Gaillac.
MONTASINOD MONTESIN , abbé de Fontfroide,
p. 619.
MoNTALUAN; fondation de cette ville, pp. 246,
249, 353, 424, 807. Voir MoNTAunioL, Saiint-
Martin, Saint-Théodard & Saint-Audaud.
— (évèché de); son érection, p. 357.
— (église de), p. 424.
— (évêque de), p. 667.
— (chapitre cathédral de); son histoire, p. 807
& suiv.
— (sécularisation du chapitre de), pp. 808, 809.
— (Saint-Jacques de), église paroissiale, pp. 425,
426, 810.
— (Saint-Tiiéodabd de), p. 589.
— (collégiale de Saint-Etienne du Tescou à); son
organisation, p. 809.
MoNTAUBSN (AuGUSTiNS de); leur histoire, p. 812.
— (Capucins de), p. 81 3.
— (Cabmes de), p. 812.
— (Carmélites de), p. 81 3.
— (Clabisses de), p. 81 3.
— (Dominicains de); histoire de leur couvent,
p. 811.
— (filles de I'Entant-Dieu de), p. 81 3.
— (frères Mineurs de), p. 812.
— (commanderie de Saint-Antoine de), p. 812.
— (Ursulines de), p. 81 3.
— (hôpitaux de), p. 811.
— (hôpital de Saint-Etienne du Tescou), p. 809.
— (séminaire de), p. 81 3.
MONTAUBAN (Reforciat de), p. 228.
MONTAUCERON, pp. 164, 3|2.
Montauriol, ancien nom de Montauban, pp. 424,
807. Voir MONTAUIJAN.
MONTAUSIER (duc de), p. 285.
MoNTAUT, p. 612 [Ariège), arr. de Pamicrs.
MONTAUT (seigneurs de), p. 635.
— (Bernard de), p. 607.
— (Raiinond de), p. 61 3.
MONTBOISSIER (famille de), p. 147.
MoNTBRUN, château dans le diocèse de Lodève,
pp. 1 3o, 289, 800,
— comté, p. 289.
MONTCALM (N. de), abbesse de Vielmur, p. 601.
MoNTCLAR, vicomte, p. 169.
MONTCLAR (vicomte de), p. 812.
MoNT-CoBNEiLLE, lieu OÙ furent établis des cha-
noines réguliers par Pierre, évêque de Lodève,
p. 264.
MoNTDRACON (habitants de), pp. 764, 760 (Mont-
dragon {Tarn), arr. .e Castres.
MONTDRAGON (D jgonel de), p. 414.
MoNTECH, p. j^i-i^îTarn- &-Garonne), arr. de Cas-
telsarrastn.
— (prieuré de), p, 8i3.
MONTECH (Arnaud de), p. 6o5.
— (Guillaume de), p. 606.
MONTEIL (N. de), abbé du Mas-d'Azil, p. 496.
MONTEIL (N. de), abbesse des Olieux, p. 687.
MONTEIL (Raimond-Hugues de), frère d'Adhémar,
évêque du Puy, p. 147.
MoNTEiL, château, p. 249.
MoNTEiLS (Saint-Jean de), église, p. 473 (Aveyron),
arr. de Villefranche,
Montélimae, p. 574.
Montées, pp. 164, 3i2 [Hérault), arr. de Béliers.
MONTESCOT (Arnaud de), grand-maître du Tem-
ple, p. 234.
MONTESPAN (seigneur de), p. 768.
MONTESQUIEU (N. de), abbé de VilUlongue,
p. 633.
MONTESQUIEU ou MONTESQUIOU. Voir PICTA-
VIN, évêque de Maguelonne, p. 319.
Montesquieu es Vqlvestbe, prieuré, pp. 490, 495,
645 {Haute-Garonne), arr. de Muret.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES,
lOOI
Montesquieu e.n Volvestbe (Feuillantines de),
pp. 7o3, 85r .
MONTESQUIOU (N. de), abbé de Boulboiiiie,
p. 6i5.
MONTESQUIOU (Agnès de), p. 292.
MoNTFAucoN (couveiit de femmes à), p. 410.
MONTFAUCON (Bernard de), érudit, p. 38o.
MoNTFERRAKD, château, p. 326.
MONTFERRAND (Hugues de), jurisconsulte,
p. 871.
MoNTFEBRiEB, p. 284 {Hérault), arr. Je Montpel-
lier.
MONTFORT (comte de), p. 740.
— (Amauri de), pp. 355, 414, 458, 619, 632,
664, 675, 7i3, 72a, 738, 34J, 854.
— (Simon de), pp. loo, 199, 201, 263, 278, 307,
33i, 3J4, 374, 414, 480, 577, 6i3, 63i, 632,
634, 656, 673, 673, 714, 748, 730, 843, 854,
855, 864, 865, 899.
MONTILLET (N. de), abbesse de l'Abondance-
Dieu, p. 643.
MONT/OIE (Louis de), maréchal, p. 387.
MoNTLAUR, au diocèse de Carcassonne, pp. 423,
479, 482 [Aude), arr. de Carcassonne.
— (Saint-Germain de), p. 828.
MONTLAUR (Aymon de), commandeur de Lavi-
late, p. 640.
MONTLAUR (barons de), p. 640.
— (Alcinoë de), p. 404.
— (Bertrand de), p. 83o.
— (Gui de), en Vivarais, pp. 6o3, 640.
— (Louis de), en Vivarais, p. 604.
— (Pons de), pp. 404, 414, 639.
— (Pons de), en Vivarais, p. 602.
— (Pons de), en Vivarais, p. 6o3.
— (Rostaing de), p. 3i6.
MONTLAVARU (Arnaud-Bernard de), p. 171.
MONTLÉARD (Philippe de), p. 588.
MONTLEZUN (N. de), abbé de Bellcperche, p. 629.
MONTLEZUN DE SAINT-LARY (N. de), abbé de
la Capelle, p. 646.
MONTLEZUN (N. de), abbé du Mas-d'Azil, p. 496.
Montmajour (Saint-Pierre de), abbaye, pp. 32,
62, 64, 69, 320, 420.
— (marais de), p. 278.
MoNTMAuR, château du Lauragais, p. 365 [Aude),
arr. de Casteînaudary .
MONTMAUREL(Guillaume de). KoiV GUILLAUME
DE SAINT-MARCEL.
MosTMEL (prieuré de Saint-Bausile de), p. 828.
MoNTMiRAL (maladrerie de), p. 665 {Tarn), arr. de
Gatllac.
MONTMORENCI (François de), baron de Fosseiise,
sénéchal de Rouergiie, p. 897.
— (Henri de), gouverneur de Languedoc, pp. 272,
3io, 652.
MoNTOLiEU, ville, pp. 33o, 335 {Aude), arr. de
Carcassonne.
— fondation de cette ville, p. 457.
— abbaye, pp. 25, 5i, 110, 33o, 333, 423, 446,
435, 466, 688. Voir Mallast & V'alsecuieh.
Mont-Pllerin, château en Syrie, p. 217.
Montpellier (histoire sommaire du pouvoir tem-
porel des évéqiies de), p. 814.
— (chapitre cathédral de); sa sécularisation,
p. 817.
— (églises paroissiales de), pp. 817 & suiv.
— (Notre-Dame bes Taules à), pp. 3i6, 818.
— (Notre-Dame du Palais à), p. 819.
— (SS. CÔME & Damien de), p. 818.
— (Sainte-Croix & Sainte-Marie de), pp. 343,
818.
— (église Saint-Denis de), p. 818.
— (Saint-Firmin de), pp. 266, 3i6, 817 & suiv.
— (prieur de Saint-Firmin de), pp. 83o, 83i.
— (Sainte-Foi de), annexe de Saint-Denis,
p. 818.
— (Saint-Guillem de), annexe de Saint-Firmin,
p. 8i8.
— (Saint-Mathieu de), annexe de Saint-Firmin,
p. 818.
— (Saint-Nicolas de), p. 818.
— (Saint-Paul de), annexe de Saint-Firmin,
p. 818. '
— (Saint-Pierre de la Salle à), p. 819.
— (Saint-Thomas de), annexe de Saint-Firmin,
p. 818.
— (collégiale Sainte-Anne de), pp. 323, 820, 829.
— (collégiale Saint-Germain & Saint-Benoit de),
pp. 45o, 817, 820, 829.
— (collégiale Saint-Jean de), p. 820.
— (collégiale & collège Saint-Ruf de), p. 820.
— (collégiale Saint-Sauveur de), p. 820.
— (la Trinité, collégiale de); son séjour à Ma-
guelonne, son transport à Montpellier, p. 819.
— (Augustins de), p. 821; rappelés à Montpel-
lier, p. 326.
— (Capucins de), pp. 326, 821.
— (Carmes de), p. 821; rappelés à Montpellier,
p. 326.
— (Carmes déchaussés de), pp. 327, 824.
— (Clarisses de); histoire de leur couvent,
pp. 822, 839, 840, 885.
— (Dominicains de); leur histoire, pp. 3i6, 822;
rappelés à Montpellier, p. 326.
— (Dominicaines de), pp. 3i7, 822.
— (frères Mineurs de), p. 823; rappelés k Mont-
pellier, p. 326.
— (Jésuites, appelés à) en 1629, p. 326.
— (religieuses de la Madeleine à), p. 32i.
— (maison du Eon-Pasteur à), p. 834.
— (maison de la Providence fondée à), p. 327.
— (religieux du Paradis, de l'ordre de S,iint-Da-
mien, établis à), p. 317.
— (pères de la Merci à), p. 824.
— (Récollets de), pp. 327, 824.
— (religieuses de Sainte-Catherine de), p. 824.
— (sœurs Repenties de), réunies aux religieuses
de la Madeleine, p. 32 1.
— (Tbinitaires de), pp. 3i6, 823; rappelés à
Montpellier, p. 326.
100 2
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES.
MoxTPELi.iEK (Uksulines de), p. 825.
(VlSITANDlNES de), pp. Szfi, Sl5.
— (confrérie de Notrb-Damb de BETiiLtEM à),
p. 3zo.
— (ordre de Grammont à), p. 823.
— (ordre du Saint-Esprit de), p. 712.
— (commanderie de Saint-Antoine à\ p. 83i.
— (Templiers de), p. 3 18.
— (hôpital de Saint-Jean de Jérusalem à), p. 3 1 7.
— (Nothe-Dame du Refuge à), p. 834.
— (hôpital de la CiiAnixÉ de), p. 833.
— (hôpital de Gm;t!Er Compagne à), p. 833.
— (hôpital général de), pp. 833, 83^.
— (hôpital de la Madeleine de), p. 832.
— (hôpital de la Miséricorue de), p. 832.
— (hôpital des Pestiférés de), p. 833.
— (hôpital des Petites-Maisons de), p. 834.
— (hôpital Saixt-Eartdélemv de), p. 83 1.
— (hôpital Saint-Eloi de), p. 83o.
— (hôpital Saint-Guillem de), pp. 823, 828, 829.
— (hôpital Saint-Jacques de), pp. 3 16, 83 1.
— (hôpital Saint-Juliex de Tournefort à),
p. 832.
— (hôpital Sainte-Marthe de), p. 83a.
— (hôpital Saint-Maur de), p. 832.
— (hôpital des Teutons à), pp. 3 18, 832.
— (hôpital pour les malades du feu Saint-An-
toine à), p. 3i8.
— (faculté de théologie de), p. 326.
— (collège Saint-Germain de), p. 663.
— (collège Saint-Ruf de), p. 32 1.
— (écoles de); règlements, p. 3 16.
— (conciles de), en I2i5, pp. 289, 419 ; en 1208,
p. 252; en 1269, p. 585.
— (seigneurs de), p. 181.
Montpellier & Montpelliéret, p. 814.
Montpelliéret, pp. 164,312.
MoNTPENSinr,, château, p. 6o3.
MoNTrEYROux (Saint-Martin dej, lieu, p. 5^1
(Aveyron'^, arr. ti'E.^palion,
jMONTPEYROUX (famille de), p. 340.
— (Arnaud de). Voir REGINALD ou RAINAUD II,
évêqiie de Béziers, p. 26Ô.
— (B. de), p. 541.
— (Gaucelin Je), p. 641.
Montpézat, p. 334 (Tarn-S--Garonne)y arron.l. Je
IVlontauhan.
— (seigneurs de), p. 633.
MONTPIERUEUX (Giraud de), p. 264.
Montréal, château, pp. 404, 414 (ArJèche), arr.
de Largentière,
Montréal; son occupation par les huguenots,
p. 760 i^Aude'), arr, de Carcassonne,
— (communauté de), p. 760.
— (collégiale Saint-Vincent de); son histoire,
pp. 769, 760.
— (Aucustins de), p. 776.
— (Carmes de), p. 760.
— (frères de la Pénitence de) ou Sacheis, p. 760.
Montredon (Saint-Martin de), abbaye, p. 688
(^Aude')^ arr. de Narhonne.
Montredon (commanderie de), p. 678 {Tarn), arr.
de Castres.
MONTREDON (Arnaud-Bernard de), p. 616.
— (Bernard-Arnaud de), p. 616.
— (Guillem de), p. 642.
Montreuil-Bellai, château en Anjou, p. 255.
Montricos, lieu, p. 590; Montricoux {Tarn-&-
Garonne), arr. de Monîaub:in.
Mont-Salvi, lieu, p. 58i.
— (chapitre de), pp. 881, 887.
Montségur, château, p. 252 (Arlége),arr. de Foix.
Montseret (DosiiNicAiNS de), p. 727.
MONT.SERET (Bérenger de), p. 064.
— (Rangarde de), p. 688.
MontseRrat, monastère, p. 5o8.
MOREAU (N.), abbé d'Aniane, p. 462.
MOREL (Pierre), chanoine de Saint-Aphrodise,
p. 499.
M0RIAC, lieu, p. 3oo.
MoniMONT (abbé de), pp. 646, 647.
MORNAS (Gausfred de), p. 184.
MORNAY (Pierre de), lieutenant du sénéchal de
Carcassonne, p. 293.
MORTEMAR (N. de), prieur de Bonnefoy, p. 65 1.
MossON, rivière, p. 3i2.
MOSTUÉJOLS (Marguerite de), p. 487.
MOSUL, Soudan, p. 238.
Motets (Saint-Ntcolas de), chapelle, p. 368.
MOUREAU (Bernard), greffier criminel du parle-
ment de Toulouse, p. 748.
MOUSOLS (Galèse de), protonotaire, p. 281.
MouzE, archiprêtré, p. 741.
— (Saint-Félix de), église, p. 740.
MOYNEVILLE(Anseau &. Odoard de), seigneurs de
Pézens, p. 701 .
IMOYSE, frère de Samuel, juif de Narbonne, p. ,jci.
MuDAOONS (Saint-Sébastien de), grange en Ro\is-
sillon, p. 794.
MUniMOLE, évêqiie A'Arisidium & non d'Uzès,
p. 299; rectification au sujet de ce peisonnagc,
p. 864.
]\lUMMOLE, patrice, p. 693.
MUNDEL (N. de), abbesse des Olieux, p. 687.
MtlNION, prévôt de Saint-Sernin, pp. 2i5, .S24.
MiRASSON, prieuré, p. 468 (Aveyron), arr. Je Sjint-
Ajfrî^ue.
MuRAT, prieuré au diocèse de Castres, pp. 385,
565; Murat-sar-Vlau (Tarri), arr. de Castres.
Mur-de-Barrez (Hotel-Dieu de), p. 880 {Avey-
ron), arr. d'Espalion,
MunciE, p. 609.
Muret, pp. 35 1, 374, 646 {Haate-Garanne').
— époque de sa fondation, p. 709.
— (Saint-Jacques de), église, p. 35i.
— (château neuf de), p. 710.
— (prud'hommes de), p. 711.
— (marclié de), p. 710. Voir Saint-Geraiier DE
Muret.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
lOOû
MURET (Geoffroi de), p. 710.
— (Pierre-Raimond de), p. 710.
— (Roger de), p. 710.
MuRViEL, pp. 1(54, 3 II [Hérault), arr. Ac Mont-
pellier,
Mlrviel, pp. 540, 542 [Hérault), arr. de Béliers.
— (hôpital de), p. 731,
MURVIEL (N. de), abbesse de Gorjan, p. 802.
— (Aymar de), p. 184.
N
Nagartia fde). Foir MATHIEU DE NARDO GAR-
SIA.
Nageba, abbaye, p. 117.
Najac (hôpital de), p, 896 (Aveyron), arr. Je Ville-
francht.
NAJAC (Pierre de), p. 655.
NAMPIUS, abbé de Saint-Hilaire, p. J4J.
Nant (Saint-Pierre de), abbaye, pp. 297, 299,
566, 8Ô4.
NANTIGISUS, archiprêtre, puis évèqiie d'Urgel,
pp. 299, 905.
Narbonne; suprématie de cette église sur la métro-
pole d'Aix, p. 248.
— (archevêque de), pp. 23, 855, 856, 857.
— [cahiicol du chapitre de Saint-Just de), p. 677.
— (chanoines de l'église de), cités en 959, p. 262.
— (chapitre de Saint-Just de); son histoire,
pp. 676 & suiv.
— (composition du chapitre cathédral de) au dix-
huitième siècle, p. 677.
— (église de), p. 242.
— (Saint-Paui, de), église, p. 5i.
— (Saist-Étienne de), église collégiale, pp. 234,
255.
— (Saint-Grisant de), église, p. 680.
— (prieuré de la MotiiiGiiER ou de Saime-Marie
de), pp. 683, 5o2, 5^7.
— (Saixt-Jeax de), prieuré, p. 688.
— (SAiNT-JfST, cathédrale de), fp. 202, 253; his-
toire de sa construction, pp. 678, 680; chapelle
de la Trinité dans cette cathédrale, p. 678.
— (Bethléem, chapelle paroissiale de), p. 257.
— (Saint-Sèdastien Je), collégiale, pp. î53, 255,
680.
— (AUGUSTINS de), pp. 681, 682.
— (CuRissES de)} histoire de leur couyent,
p. 688.
— (Do.MiNicAixs de), p. 681.
— (frères Mixeurs de), pp. 681, 823.
— (petits couvents de), p. 686.
— (hôpitaux de), pp. 682 & sui».
— (hôpitaux de) au dix-huitième siècle, p. 685.
— (hôpital de la cité de), p. 685; ses précepteurs,
p. 685.
— (maladrerie & hôpital du Bourg de), p. 6S2;
leur his'oire, pp. 683, 684; liste des adminis-
trateurs, p. 684.
Nariîonxe (maladrerie de la cité de), p. 6S5.
— son alliance avec Gènes, p. 25o.
_ — (coutumes de), confirmées en I233, p. 5o3.
— (CAriTOLE de), acheté en partie par l'arche-
vêque, p. 253.
— (pêcheries & salines de), pp. 606, 678.
— (archevêques de), histoire de leur pouvoir tem-
porel, pp. 674, 675, 676, 677.
— (duché de), son histoire du neuvième au trei-
zième siècle, p. 675.
— (histoire du titre de duc de;, pp. 674 & suiv.
— (cession de la vicomte de) au roi Louis XII,
en i5i2, p. 676.
— (vicomtes de), pp. 25, 42, 5i, 32, i85, 106,
618.
— (consuls de), p. 686.
— (conciles de), en 089, pp. 286, 3q5; en 788,
p. 379; en 791, pp. 262, 3i3, 328, 35r; en
91 1, p. 5oi ; en 947, pp. 3o5, 329, 340; en 969,
p. 247; en 990, p. 247; vers 1082, pp. 262,
3i4; en 1043, pp. 3o6, 302; en 1054, pp. 248,
346, 384; en io55, p. 263; en 1090, pp. 5o2,
563; en 1091, pp. 341, 479; sous l'épiscopat
d'Arnaud de Lèvezon, p. 227; en 1 140, pp. 249,
33o, 342; en 1212, pp. 497, 577; en i2ij,
p. 3o7; en 1244, pp. 252, 278, 497; en 1279,
p. 355) en i3i7, p. 498; en 1874, pp. 559,
782; en 1430, pp. 293, 434; en iSço, p. 446.
NARBONNE LARA (N. de), abbé de Saint-Sernin,
p. 527.
NARBONNE (N. de), abbesse des Olieux, p. 687.
S. NARCISSE, évêque de Girone, p. 346.
Nasquartla (de). Voir MATHIEU DE NARDO
GARSIA.
NATALIS GAILLARD DE CHAUDON, abbé de
Notre-Dame d'Arles, p. 455.
NATHAN, juif de Béziers, p. 724.
NAVARRE D'ACQS, évêque de Conserans, pp. 354,
38o.
Nazareth (concile de), en 1 160, p. 234.
Médian (Saint-Julien & Saint-Vincent de), p. 289
[Hérault), arr. de Loiive.
NÉBRIDIUS ou NÉFRIUIUS, NIMPHRIDIUS , ar-
chevêque de Narbonne, abbé de La Grasse,
pp. 245, 448, 478, 557.
NÉBRIDIUS ou NÉFRIDIUS, évêque d'Égara,
p. 901.
NtRAc (Saiht-Jean de), p. 612.
— (Saint-Pierre de), prieuré, p. 264.
NésiGNAn, p. 7i3 [Hérault), arr. de Béliers.
— (maladrerie de), p. 718.
Netloc, abbaye, p. 713.
NEUVILLE (Gautier de), viguier de Toulouse,
p. 526.
Nice (comté de), p. 71.
— (Saint-Pons de), abbaye, p. 64.
NICOLAO CAPOCI, évêque dUrgel, p. 909.
S. NICOLAS; ses reliques apportées à Albi, p. 66t,
NICOLAS DE FIESQUE, cvêque d'Agde, p. 309.
NICOLAS I, évêque d'Alet, p. 423.
NICOLAS II PAVILLON, évêque d'Alet, p. 424.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
1004
NICOLAS, évéque de Conserans, p. 38o.
NICOLAS UE MALZIEU, évêque de Lnvaur, p. 440.
NICOLAS D'ANGU, évécjue de Mende, abbé d(;
Foix, pp. 395, 85o.
NICOLAS HABERT, évêque de Nimes, pp. 280,
020.
NICOLAS I MAUGRAS, évêque d'Uzés, pp. 3o2,
864.
NICOLAS II DE GRILLÉ, évêque d'Uzès, pp. 298,
3o3.
NICOLAS, évéque de Viviers, p. 414.
NICOLAS, abbé de Calers, p. 621.
NICOLAS DE PESSANO, abbé de Caunes, p. 4159.
NICOLAS DE SAINTE-SCOLASTIQUE, abbé de
Feiiillans, p. 638.
NICOLAS II DE PELLEVÉ, cardinal-évéque de
Sabine & d'Amiens, abbé de Foix, prieur du
Pont-Saint-Esprit, pp. 85o, 869.
NICOLAS ROGER, abbé de La Grasse, pp. 292,
481.
NICOLAS DE MOISSAC, abbé de Lézat, p. 491.
NICOLAS DE SALERNE, abbé de Saint-Chinian,
p. 53 1.
NICOLAS DE MELIS, prieur de Bonnefoy, p. 65o.
NICOLAS DUBOIS, prieur de Bonnefoy, p. 6.52.
NICOLAS MELCHIOR, dominicain, évêque de Cy-
rène, vicaire général de Saint-Pons, p. 421.
NICOLAS D'ABBEVILLE, inquisiteur à Carcas-
sonne, p. 752.
NICOLAS DE CAHIER {corr. DE CHALONS), en-
quêteur du roi, p. 727.
NinoLtnAS (celle de), en Roussillon, p. 793 {Pyré-
nées-Orientales]., commune de Tresserre,
NILIE, abbesse de la Font, p. 837.
Nîmes (église de), p. 278.
— note sur quelques évêques de cette ville, p. 92.
— (évêques de) de la fin du neuvième siècle à la
fin du onzième, p. 97.
.— (évêques de); rectifications, p. 834.
(Sainte- Agnès, chapelle de l'église cathédrale
de), p. 278.
— (SAiNT-BAtsiLE de), église, pp. 97, 842.
— (chanoines de l'église de), cités en 928, p. 276.
— ^chapitre cathédral de); son organisation,
pp. 834, 835.
— (AuGtSTiNS de); histoire de leur couvent,
pp. 278, 839.
— (Capucins de); histoire de leur couvent,
pp. 284, 840.
^— (Carmes de); histoire de leur couvent, p. 838.
— (Clakisses de); époque de leur installation,
p. 278.
— (couvent des frères PnF.CHEtF.s de), pp. 283,
841.
— (frères Mineurs de); histoire de leur couvent,
pp. 278, 823, 838.
— (hospitalières de Saint-Joseph de), pp. 284,
840.
— (Jésuites de), p. 840.
— (pères de la Doctrine chrétienne à), p. 842.
Nîmes (Récollets de), pp. 283, 843.
— (Notre-Dame uu Refuge à), pp. 285, 841.
— (Ursulines de); leurs deux couvents, pp. 284,
841.
(VlSlTANDINES de), pp. 284, 841.
— (HoTEL-DiEU de); sa fondation, p. 278.
— (hôpital des Chevaliers à), p. 842.
— (hôpital de Notre-Dame de Méjan à), p. 842.
— (hôpital SAl^T-ANTOI^E de), p. 841.
— (hôpital Saint-Jacques de), p. 841.
— (hôpital des SS. Jacques-& PiiiLirrE à), p. 842.
— (hôpital Saint-Lazare de), p. 842.
— (hôpital Saint-Marc à), p. 841.
— (maison de la Providence fondée à), p. 285.
— (séminaire de), pp. 284, 842.
— (académie royale de), p. 285.
— (collège des Arts à), p. 843.
— (écoles publiques établies à) par Gaucelin de
Deaux, p. 280.
— (consuls de), p. 870.
— (consistoire de), p. 838.
— (conciles de), en 887, p. 340; en 1097, p. 471.
— (vicomtes de), pp. 104, io5, 106.
NIMPHRIDIUS, p. 557. Voir NÉBRIDIUS.
NIQUET (N. de), abbesse des Olieux, p. 687.
NiZAS (hôpital de), p. 73 1 ; Nisas {Hérault), arr.
de Béliers.
NizoRS (abbaye de), pp. 633, 642.
NoAiLLAC, lieu, p. 567; Noailkac {Aveyron), arr.
de Rode^.
NOAILLES (M. de), évêque de Châlons-sur-Marne,
p. 897.
NOBILIE, femme de Gilbert, vicomte de Carlad,
p. l3o.
NoDELS (Saint-Saturnin de), abbaye, pp. 5o6,
836.
NOËL, prieur de Prouille, p. 854.
NOGARET (Guillaume de), p. 415.
NOGUÈRES (Guillaume de), p. 461.
NoiBMOUTiER, monastère, p. 447.
NOLO. Voir BOSON, vicomte de Béziers, p. 102.
NoNENQuE, abbaye, pp. 566, 568, 077.
— (abbesse de), p. 8o3.
NoNES, alleu, p. SSy.
NoNETTE, viguerie, p. i38.
NORADIN, prince d'Alep, épouse une fille natu-
relle d'Alphonse Jourdain, pp. 3i, 238.
NORBERT, évêque du Puy, pp. 49, 400.
Normands, ravagent Toulouse & les pays envi-
ronnants, p. 35 1 .
NoTHON, archevêque d'Arles, p. 245.
Notre-Dame del Camp (monastère de), p. 792.
— liste de ses prieurs, pp. 792, 793.
Nouvelle-Conques, abbaye construite à Figeac,
p. 471.
Novigens, pp. 164, 3i2.
NO'VY (N.), abbé de Villelongue, p. 633.
NUNEZ SÀNCHE, seigneur de Roussillon, Con-
fient & Cerdagne, pp. 5Û2, 795.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
ioo5
o
OrAMVIILI!, lie», p. 587 [Tarn-Sr-Garonne), arr. de
Castelsarrasin,
OCTAVE DE BELLEGARDE, évêque de Conse-
rans, abbé de Nizors, archevêque de Sens,
pp. 3o3, 382, 643.
ODE, femme de Frédelon, p. 3o.
ODEVÉKE, abbé de Saint-Martin de Lez, p. 7?3.
ODET DE COLIGNY, cardinal de Châtillon, ar-
chevêque de Toulouse, abbé de Sorêze, pp. 36i,
5i3.
ODILE, abbesse de Fabas, p. 644.
ODILE, abbesse de la Font, p. 837.
ODILON DE MERCaUR, évêque de Mende, p. SpS.
ODILON DE MERCŒUR, évêque du Puy, p. 4c3.
S. ODILON, abbé de Cluny, pp. 64, 404, 867.
ODILON, abbé de Saint-Gilles, pp. 277, 517.
ODILON, prieur de Bonnefoy, p. 649.
ODILON ALFÉRAN, prieur de Bonnefoy, p. 649.
ODOLENUS, évêque d'Albi. Voir ADDOLENDS.
ODOLRIC, abbé de Conques, p. 471.
S. ODON ou OTON, évêque d'Urgel, p. 908.
S. ODON, réformateur de l'abbaye de Saint-Allire,
p. 82.
ODON. Voir EUDES, comte en partie de Commin-
ges, p. Ii3.
ODON, vicomte de Lodève, p. i3.
ODON, vicomte de Narbonne, pp. jS, .5p.
OGER II DE MONTLEZUN, comte de Pardiac,
p. 368.
OGIER DE LANGLliRE, abbé de Saint-Victor de
Marseille & prieur de Saint-Amans de Rodez,
p. 881.
OLAGUER DE MONSERRAT, évêque d'Urgel,
p. 911.
OniiGuns, prieuré, p. 565 (^Hérault), arr. de Saint-
Pons.
OLEMOND ou OLOMOND, fondateur du monas-
tère de Montolieu, p. 4.')5.
Ol.GF.R ou ULGER, évêque de Comminges, p. 373.
OLIBA, évêque d'Ausone & abbé de Saint-Michel
de Cuxa, pp. 140, 144, 476, 779.
OLIBA, évêque d'Elne, pp. 341, 463, 778.
OLIBA, abbé du Canigou, pp. 463, 594, 778.
OLIBA, abbé de Saint-Hilaire, p. 546.
OLIBA I, comte de Carcassonne, p. 478.
OLIBA II, comte de Carcassonne, p. 721.
OI.IBA CABRETA, comte de Besalu, de Cerdagne
& de Fenouillèdes, pp. 139, 144.
OiiEux (Sainte-Marie des), abbaye du Narbon-
iiais, pp. 686, 688.
OLIiMBEL ou EUDES ODIMBEL, évêque de Lo-
dève, p. 288.
OLIVA, fils de l'évêque Radulfus, p. 906.
OLIVE BARREYRE, abbesse du Saint-Esprit de
Béziers, p. 733.
OLIVIER DU CHASTEL, évêque d'Uzès, prieur du
Pont-Saint-Esprit, pp. 302, 868.
OLIVIER I DE MARTREUIL, évêque de Viviers,
p. 416.
OLIVIER II DE POITIERS, évêque de Viviers,
p. 416.
OLIVIER I DE MONTFAUCON, abbé de Jonccls,
p. 487.
OLIVIER II ALBERTI, abbé de Joncels, p. 487.
OLIVIER DE MORLHON, abbé de Lézat, p. 491.
OLIVIER, sacristain de Sorèze, p. 5i3.
Oi.MF.T, forteresse, p. 289.
Olonzac, village dans le Minervois, p. 465 {Hé-
rault), arr. de Saint-Pons.
Olotianum, monastère, p. 529. Voir Sai.m-Ciii-
MA>:.
OLRIC, abbé de Boulbonne, p. 614.
OLRIC ou ULRIC, abbé de Saint-Papoul, p. 444.
OMELAS (seigneur d'), pp. 182, 184.
— (Arnaud d'), p. 288.
ONOFRIO (ONUFFRE) GIGENTA, abbé de Sorède
& du Canigou, pp. 563, 094.
ONUPHRE RÉART, évêque d'Elne, pp. 346, 788.
Oraiso.s-Deiu (abbaye de 1'), pp. 643, 646.
Obange, p. |83) Alphonse Jourdain y est assiégé,
pp. 220, 221.
— (comté d'), p. 72.
Orb, rivière, pp. 264, 497.
Oi'.nAciAC, lieu, p. 47.
Oiit;AN, lieu du diocèse d'Albi, pp. 2i3, .593(7'arn),
arr. d'Alhi.
ORBESSAN (Bernard d'), p. 374.
Or.niEu (Notre-Dame d'), abbaye, p. 477. KoiV
Grasse (La).
S. ORENS, évêque d'Auch ; son culte à Toulouse,
p. 7o5.
ORIOL ou ORIOLUS, évêque de Comminges,
pp. 122, 373.
Orléans (cinquième concile d'), en 549, pp. 379,
412.
ORLÉANS (duc d'), p. 893.
ORME (Guillaume de 1'), sénéchal de Carcassonne
p. 753.
ORMESSON (N. d'). abbé de Boulbonne, p. 6i5.
Orques (Saint-Georges d'), pp. 164, 3i2.
Orres (Sai\t-Félix des), prieuré, p. 468.
Obsans, village, p. 408 {Aude), arr. de CasI.Uau-
dary.
Ortaffa, dans le comté de Roussillon, p. 341
{Pyrénées-Orientales), arr. de Perpignan.
Ortaux, cure, p. 279.
OSSAN, abbé de Calers, p. 621.
OSSAT (cardinal d'), p. 637.
OT DE VIC, abbé de la Capelle, p. 645.
OT, vicomte de Lomagne, p. 627. ^oir EUDES.
OTGARIUS, abbé de Saint-Pons de Thomières.
p. 4,8.
OTHON, cardinal-évêque de Porto, p. 585.
OTHON, évêque de Carcassonne, pp. 33 1, 63 r
^47. 738, 742.
ioo6
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
OTHON, abbé de Folx, p. 849.
OTHON, vicomte de Lômngne, p. 367. Foir OT
Se EUDES.
OTHON-RAIMOND , seigneur de l'Isle-Jourdain,
p. 3o.
OTON, abbé de Saint-Paul de Narbonne, p. "ici.
OUEN. Voir AUDOUIN, évêqtie d'Uzès, p. 25)9.
OUEN DE GAING, abbé du Mas-Garnier, p. .089.
Our.cA.N, terre. Voir Oi'.iian.
OviLA (monastère d'), en Espagne, p. 61 r.
Ox (Saint-Mautin d'), p. 710; église de la ville de
Muret. Voir Doz.
OX (Amanieu d'), p. 710.
— (Guillem-Amel d'j, p. 71c.
— (Pierre d'), p. 710.
— (Pons d'), p. 710.
OZILIUS de Molone ou de Morlone, abbé de Mon-
tolieu, p. 4.59.
P., cardinal du titre de Saint-Vital, p. ?j33.
P., archevêque de Narbonne. KoiV PIERRE.
P., évéque de Béziers en 1244, p. 166,
P., évêque de Mende, cardinal du titre ce Samte-
Praxède, p. 393.
P. OZEMBEL, abbé de Bonnecombe, p. 641.
P., abbé de Cruas, p. 574.
P., abbé de Grandselve, p. 3:>4; corrige:^ A. & voye\
AIMERI.
P. GUIRAUD, sacristain, abbé élu de Saint-Paul
de Narbonne, p. 585.
P., abbé de Vabre, p. .'ÎÔS.
PABI.O DURAN, évêque d'Urgel, p. 910.
PACOTASE, évêque de Béziers, p. 261.
PAGANE, de la famille des Trencavels, p. loj.
Paix de Dieu, p. 164. Foir Thkve.
Palairac, p. 480 [Audè^^ arr, de Carcanonne.
Palais, alleu dans le diocèse d'Agde, p. 40.
Palaja (Saint-Etienne de), église, p. 740 [Aude),
arr. de Carcassonne.
PALAJARGUÈS (Gabriel), vicaire général de Ni-
raes, p. 282.
PALATINUS, abbé de Notre-Dame d'Arles, p. 453.
Pal\zol, village, p. 466; Saint-Jean de Faracol
i^Aude), arr. de Limoux {?).
Palhas (comté de), p. 909.
Palièbes (Saint-Sépulcre de), prieuré, p. 479,
PALLADE, prétendu évêque de Nimes, p. 274.
PALLADE, comte de Gévaudai), p. i33.
PALLIAC (Revel de), p. 632.
Palme (la), village, p. 479 [Aude), arr. de Nar-
boiine.
— (Saint-Jean de la), village, p. 479.
PaMIEIIS, pp. 2l5, 6i2, 699, 840, 846.
— origine de son nom, p. 428,
— (château de), p. 844.
Pamiep.s (histoire du pariage de), pp. 843 & suiv.
— (église de), p. 428.
— (chapitre cathédral de); son histoire, pp. 84^
& su IV.
— transport du chapitre cathédral à Pamieis
même; sa sécularisation, pp. 847, 848.
— (collégiale de Nothe-Da.me deu Camp à),
pp. 431, 848.
— l'église paroissiale du MEiiCAUiL devient cathé-
drale, pp. 43 I, 847.
— (Mas-Saint- AsTo.MN, vieille cathédrals de),
p. 43 1.
— (Saint-Martin, église de), p. 428.
— (Augl'Stins de), p. 848.
— (Clarisses de), p. 848.
— (Dominicains de), p. 848.
— (frères Mineurs de), p. 848.
— (Jésuites de), pp. 703, 848.
— (consuls & habitants de), p. 621.
— (concile de), en i368, p, 431.
PANAT (Archambaud de), p. 872.
— (Hugues de), p. 641.
PANDEVIUS, évêque d'Albi, p. 384.
PAPEANILLE, parente d'Avitus &. /'emme de Ro-
nce, évêque d'Uzès, p. 298.
Paracolio (Sainte-Foi de), église, p, 473.
PARAQUOLS (Guillaume de), p. 342.
PARDAILLAN (Eudes de), p. 608.
ParignARGUES, prieuré, p. 840 (Gard), arrond. de
Nimes.
Paris, assiégé par les Normands, p. n.
— (Feuii.lans de), p. 638.
— (fondeurs de) ; contrat entre eux & l'évêque
d'Albi, pp. 660, 661, 662.
— (conciles de), çn 557, p. 286; en 1409, p. 420.
PARTHENIU3, évêque de Gévaudan, p. 391.
Pas de la Bauke, près de la vallée de Sabarthès,
p. 120.
PASCAL DUFOUR, évêque de Pamiers, p. 431.
Passa, territoire, p. 476 [Pyrénées-Orientales), arr.
de Perpignan.
PAUL DE FOIX, archevêque de Toulouse, abbé de
Foix & de Joncels, pp. 362, 488, 695, 85o.
PATERNE, évéque d'Albi, pp. 47, 384, 656.
S. PATERNE, premier évéque d'Eause, p. 365.
PATERNUS, évéque d'Eause, p. 366.
S. PAUL, évêque de Narbonne, p. 243.
PAUL, évêque de Lectoure, p. 369.
PAUL-ROBERT BERTAULT DE BEAUFORT,
évêque de Lectoure, p. Syi.
PAUL DE DEAUX, aurait été désigné pour l'évè-
ché de Nimes, p. 279.
PAUL-LOUIS-PHILIPPE DE LUSIGNAN-LEZAY,
évêque de Rodez, pp. 776, 897.
PAUL -ALEXANDRE DE GUENET, évêque d«"
Saint-Pons de Thomières, p. 421,
PAUL- ANTOINE DE FAY-PERRAULT, évêque
d'Uzès, p. 3c3.
PAUL DE CARET, évêque de Cahors, abbé de
Bonnecombe, p. f'.]^.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES.
1007
PAUL DE BÉARN, nbbé de Boulbonne & de Sn-
vin, évéqiie de Lescar, p. 613.
PAUL, abbé du Canigou, p. 594.
PAUL BOYER D'ARGENT D'ÉGUILLE, abbé de
Criias, p. 573.
PAUL DE BÉARN, abbi de Foix, évéque de Les-
car, p. 849.
PAUL DE DAX, abbé de Saint-Polycarpe, p. r)/;').
PAUL ABBES, sacristain de Villemagne, p. J8o.
PAUL, duc goth en Septimanie, p. 902.
PAULE DE CODOLS, abbesse des cla risses de Beau-
caire, p. 840.
Pauliacense monasterlum, en Narbonnais, p. 688.
S. PAULIEN, évéque de Rucssium, p. J^ç.
PAULIN, évéque de Béziers, p. 2(5 r.
PAUMIER (Geoffroi), avocat du roi en la séné-
chaussée de Beaucaire, p. 839.
Pacnat, monastère en Périgord, p. 5â6 (Dordogne),
arr. de Bergerac,
PAYEN DE MIREPOIX, archiprétre d'OInies, dans
le diocèse de Toulouse, p. 438.
PAYEN (Jean), changeur à Toulouse, p. 589.
PÉnBAC, abbaye en Auvergne, pp. 5o, 39 j, 413.
Pecii-Audebeut, pp. 63 1, G'it.
Pêcheries, métairie, p. 278.
Pédillan, dans le Roussillon, pp. 343, 48Î; Pr-
ri//a (^Pyrénées-Orientales), arr, de Perpignan.
— (Saint-Félix de), église, p. 482.
PEDRO BERENGUER, évéque d'Urgel, p. 908.
PEDRO DE PUIGVEKT, évéque d'Urgel, p. 908.
PEDRO DE URG, archidiacre de Prats, évéque
d'Urgel, p, 908.
PEDRO DE CARDONA, évéque d'Urgel, p. 909.
PEDRO DE LUNA, évique d'Urgel (BENOIT XIII),
pp. 420, 909.
PEDRO DE CASTELLET, évéque d'Urgel, p. 910,
PEDRO DE COPONS, évéque d'Urgel, p. 910.
PEDRO JORDAN DE URRIES, évéque d'Urgel,
p. 910.
PEDRO DE NARBONA, évéque d'Urgel, p. 909.
PÉGUILHEM DE LARBOUST (N.), abbé d« Saint-
Chinian, p. 535.
PEITAVIN, évéque d'Albi. To/r PICTAVIN.
PELAGE, évéque de Nimes, p. 274.
PÈLERIN, abbé de Nizors, p. 642.
PÈLERINE, abbesse des Olieux, p. 687.
PELET (maison de), p. t25.
— (Guillaume de), p. 325.
PELLEFORT (seigneur de), p. 4,6-1.
PENNAFORT (Raimond de), p. 47Û, 908.
PENNAUTIER (Barthélémy d«), juge royal de Car-
cassonne, p. 725.
PENNE (seigneurs de), p. 673.
— (Olivior de), templier, p. 890.
— (Bernard de), p. 396.
— (Pierre-Guillaume de), p. 396.
PÉPIEUX (Géraud de), p. 5o3.
PEPIN, comte de Commingej, religieux d'Alaon,
p. ii3.
PÉRÉFIXE (Guillcm de), bourgeois de Montpel-
lier, pp. 3 16, 83 1 .
Pfcr.ir,iELX, p. 233.
PÉRIGORD-TALEYRAND, cardinal, p. 2C.8.
PéROLS, pp. 164, 3l2 [Hérault), arr, de M'jntpcl-
lier.
PÉRONNELLE, dame de Mazères, p. Ci 2,
PERPIGNAN, abbé de 'Villelongue, p. 6j2.
Perpignan) siège de cette ville par Louis XIII,
p. 239.
— (translation du siège d'EIne à), pp. 347, 777.
— i'Notbe-Dajie de i.a RftM. à), p. 782.
— 'église du vieux Sii.vt-Jean de), pp. 341, 'j^j,
778, 794-
— (collégiale de Saint-Jean de), p. 777,
— (Saint-Matiiieu de), p. 793.
— (hôpital Sai.\t-Gi;ili,ai;me à), p. 790.
— (conciliabule de), en 1408, p. 783.
PEKRAT (N. du), abbé nommé de La Grasse,
p. 484.
PF.RRONNELLE I ou PÉTRONILLE, abbesse ue
Fabas, pp. 374, 643.
PERRONNELLE II, abbesse de Fabas, p. 64.;.
PERKONNELLE de POSQUIÈRES, abbesse <ie la
Font, p. 837.
PERRONNELLE, abbesse de Nonenque, p. 8"T.
Pcmiis, lieu, pp. 63, 66, 70 {Vaucluse), arond.
d'Apt.
PE.S.SAN, abbaye du diocèse d'Auch, p. izS.
PETIT (N.), prêtre, p. 469.
PÉTRONILLE, abbesse de Fabas. Voir PERRO-
NELLE.
PETRONUS ou PIERRE, abbé de Saint-GuilUm,
p. 539.
Peyrac, prieuré, p. 285) Peyriac-Minervoi!(Audi),
arr, de Carcasionne,
Peybe (la), château au diocèse de Cap, p. 341.
PEYRE (seigneurs de), p. 893.
— (Astorge de), p. 392.
PEYREFUMADE (Marguerite de), p. .308.
Peybencs (Sainte-Makie de), p. 688.
Peybissas, abbaye; son histoire, pp. 123, 772 &
suiv.
— (avouerie de), p. 772.
— (droits du villicus de), pp. 773, 774.
PÉiÉ.NAS (couvent de), p. 716.
— (collège de); son histoire, p. 716.
— (Uesulines de), p. 825.
PÉZÉNAS (Estève de), p. 578.
— (Guillaume de), p. 3o8.
PHILANDER (GlliUsum»), érudit du seizième siè-
cle, p. 36i .
PHILIBERT-CHARLES DE PAS DE FEUQUIl'iUIS,
évéque d'Agde, p. 3i 1.
PHILIBERTE DE NOÉ , abbesse de l'Abondance-
Dieu, p. 645.
PHILIPPE DE LÉVIS, évoque d'Agde & de Mire-
poix, abbé de La Grasse, pp. 309, 437, 483.
PHILIPPE DE RODOLFIS, évéque d'Albi, p. 389.
ioo8
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
PHILIPPE, cardinal de Luxembourg, pp. 36o,
4ÎI.
PHILIPPE, abbé d'Aniane, p. 45o.
PHILIPPE VE LA CHAMBRE, cardinal, abbé de
Manlieu, p. 493.
PHILIPPE I, abbé de Mazan, pp. 602, 649.
PHILIPPE II, abbé de Mazan, p. 602.
PHILIPPE III MOURE, abbé de Mazan, p. 602.
PHILIPPE I CABALLA, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. SSy.
PHILIPPE II DE VALLADOLID, deux fois abbé
temporaire de Saint-Genis, p. 537.
PHILIPPE III FIXA, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. 537.
PHILIPPE DE MAJORQUE, abbé de Saint-Paul
de Narbonne, p. 5o3.
PHILIPPE CROLLE, abbé de Sorèze, p. 5i3.
PHILIPPE ASTREBONNE, abbesse du Saint-Esprit
de Béziers, p. 734.
PHILIPPE LE BEAU, archiduc d'Autriche, p. 324.
PHILIPPE ou PHILIPPINE, femme de Guillaume IX,
comte de Poitiers & duc d'Aquitaine, fille de
Guillaume IV, comte de Toulouse, pp. 3i, 218,
221, 702, 801 .
PHILIPPE, fille d'Etienne I, comte de Gévaudan,
& femme de Guillaume V, comte d'Auvergne,
p. 3o.
PHILIPPE, mère de Robert, comte de Rodez, p. 472.
PHILIPPE DE POITIERS, comte de Valentinois,
p. 404.
PHILIPPE I DE MONTFORT, seigneur de Castres,
pp. 622, 625, 762.
PHILIPPE II, seigneur de Castres, p. 622.
PHILIPPE, fils de Pons, comte de Tripoli, p. 3i. .
PHILIPPE, sœur du comte de Foix, p. 38o.
PHILIPPE OURIC, chevalier d'Albi, p. .183.
PHILIPPINE, femme de Guillaume, comte d'Au-
vergne, p. 91 .
PHILIPPINE, comtesse de Poitiers, foir PHILIPPE.
PHILIPPINE DE FAY, comtesfe de Valentinois,
p. ,649.
PiA, p. 341 (^Pyrénées-Orientales), arr. de Perpi-
gnan,
PIA (Bernard-Guillaume de), p. 342.
PICTAVm, PEITAVIN ou POITEVIN DE MON-
TESQUIOU, évêque d'Albi & de Maguelonne,
pp. 180, 319, 387, 657.
PIÉGON (N. de), abbesse de Bagnols, p. 870.
S. PIERRE NOLASQUE, fondateur de l'ordre de la
Merci, p. 824.
PIERRE DE CROZES, archevêque-cardinal d'Arles,
p. 321.
PIERRE GOMEZ, cardinal de Tolède, p. 394;
peut-être le même jiie P., évéïjue de Rode^.
PIERRE, évêque de Préneste, légat en France,
p. 890.
PIERRE DE MONTRUC, cardinal, p. 3o8.
PIERRE DE LUNA, p. 420. Foir PEDRO DE
LUNA, évêque d'Urgel.
PIERRE DE CASTELNAU, légat apostolique,
pp. 2(55, 854.
PIERRE I BÉRENGER DE NARBONNE, évêqiie de
Rodez, archevêque de Narbonne, abbé de Saint-
Paul de Narbonne, pp. 190, 248, 472, 5oi,
540, 873.
PIERRE II D'ANDUZE, religieux & abbé de Saint-
Gilles, archevêque de Narbonne, pp. 249, 342,
5,7.
PIERRE III AMEIL, archidi^.cre de Béziers, arche-
vêque de Narbonne, pp. 2Ôr, 3 16, 332, 4fJ6,
5o3, 564, 578, 675, 676, 681, 863.
PIERRE IV DE MONTBRUN, archevêque de Nar-
bonne, pp. 253, 278, 3o8, 356. .
PIERRE V DE LA 3UGIE, archevêque de Nar-
bonne, abbé de La Grasse, pp. 254, 48 1 .
PIERRE VI D'ABZAC DE LA DEUZE, archevêqie
de Narbonne, évêque de Lectoure & de Ricux,
abbé de La Grasse, pp. 256, 323, 369, 442, 482,
785, 91 2.
PIERRE VII DE BONZI, cardinal, archevêque de
Narbonne & de Toulouse, évêque de Béziers,
abbé d'Aniane, de Saint-Chaffre, de Saint-Sau-
veur de Lodève & de Valmagne, pp. 259, 272,
363, 452, 573, 618, 804.
PIERRE I DE SAINT-MARTIAL, cardinal-arche-
vêque de Toulouse, évêque de Carcassonne & de
Rieux, pp. 335, 358, 436, 441.
PIFIRRE II DUMOULIN, archevêque de Toulouse,
p. 359.
PIERRE III DE LYON, archevêque de Toulouse,
abbé de Sorèze, pp. 36o, 5i3.
PIERRE IV DE MARCA, président au parlement
de Pau, archevêque de Toulouse & de Pans,
évêque de Conserans, pp. 363, 370, 382, 390,
683.
PIERRE DE ROUSERGUE, évêque de Lavaur, ar-
chevêque élu de Toulouse, abbé de Montolieu,
prévôt de Saint-Etienne, pp. 36b, 409, 461.
PIERRE RAVOT ou RABAT, archevêque nommé
de Toulouse, évêque d'Alet & de Saint-Pons de
Thomières, p. 359, 4^°' 423.
PIERRE I, surnommé RAIMOND, évêque d'Agde,
p. 307.
PIERRE II PULVEP.EL OU POUVEREAU, évêque
d'Agde, p. 307.
PIERRE III RAIMOND FABRI, évêque d'Agde,
pp. 232, 307.
PIERRE IV BERENGER, évêque d'Agde, pp. 3o8,
714-
PIERRE V DE BÈRAIL, évêque d'Agde, p. 3o8.
PIERRE-MARIE-IMADELEINE-CORTOIS DE BA-
LORE, évêque d'Alais, pp. 286, 447.
PIERRE I DE LA VIE, évêque d'Albi, pp. 386,
585, 657, 667.
PIERRE II, évêque d'Albi, p. 387.
PIERRE III NEVEU, évêque d'Albi & de Lavaur,
pp. 387, 439, 65,8.
PIERRE I RABAT, évêque d'Alet. l'oir aux arche^
vêques de Toulouse.
PIERRE II, évêque d'Alet, p. 423.
PIERRE m ASSALIT, évêque d'Alet, p. 423.
PIERRE IV, évêque d'Alet, p. 423.
PIERRE V D'HAL'VVIN, évêque d'Alet, p. 423.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
loor
PIERRE VI RAIMÛND DE GUERT, évéque d'Alet,
abbé de Sorèze, pp. 423, .0|3.
PIERRE VII DE POLVEREL, évèque d'Alet, p. 424.
PIERRE DEBROS, évéque d'Aiixerre, p. 3o3.
PIERRE, évéque de Bazas, p. 504.
PIERRE I, évéque de Béziers, p. 261.
PIERRE II D'AIGREFEUIL (DE GREFFEIL?),
évéque de Béziers, p. 265.
PIERRE III BUREAU, évèque d'Orléans & de Bé-
ziers, p. 269.
PIERRE IV DE JAVAILHAC, évèque de Béziers,
p. 270.
PIERRE V DE BONZI, évéque de Béziers. ToiV aux
archevêques de Narbonne.
PIERRE I, évèque de Carcassonne, p. 829 (à iJcn-
t'tfier avec Pterre-Roger, évêtjue Ae Girone & comte
{te Carcassonne en partie)^ n'a pas été évéque de
ce siège, pp. ySy, 738.
PIERRE II ARTAUD, évèque de Carcassonne,
' p. 33o,
PIERRE III, évèque de Carcassonne, abbé de Mon-
tolieu, pp. 33o, 457, 739, 744, 74J.
PIERRE IV DE LA CHAPELLE, évéque de Car-
cassonne & de Toulouse, pp. 333, 3j6.
PIERRE IV DE ROQUEFORT, évèque de Carcas-
sonne, pp. 333, 740, 742, 743,
PIERRE V RODIER, évèque de Carcassonne,
pp. 333, 737, 742.
PIERRE VI JEAN, évéque de Carcassonne, pp. 334,
747-
PIERRE VU GARDIÈS, évèque de Carcassonne,
p. 33:ï ; évèque à supprimer, p. 738.
PIERRE VII DE SAINT-MARTIAL, évèque de
Carcassonne. f^oir aux archevêques de Toulouse.
PIERRE VIII AIMERI DE LORDAT, évèque de
Carcassonne, patriarche d'Alexandrie, pp. 335,
:.48.
PIERRE XI D'AUXILLON, évèque de Carcassonne,
évéque d'Alet (?), abbé de Saint-Paul de Nar-
bonne, pp. .56, 336, .504, 743.
PIERRE I D'ESTAING ou DE KAGNAC, évèque
de Castres, pp. 434, 762.
PIERRE II DE COTIGNY, évèque de Castres & de
Montauban, pp. 426, 434.
PIERRE m DE MARTIGNI, évèque de Castres,
p. 435.
PIERRE I, évèque de Comminges, p. 373.
PIERRE II VITAL de Mdlano, évéque de Com-
minges, p. 375.
PIERRE III DE FOIX, cardinal-évèque de Com-
minges, abbé de Lézat & du Mas-d'Azil, pp. 376,
491, 49J.
PlhRRË IV D'ALBRET, évèque de Comminges,
p. 377.
PIERRE, évèque de Conserans, p. ii3; à ajouter
a la liste, p. 379.
PIERRE II (I), évèque de Conserans, p. 379.
PIERRE III (II) DE SAKOULIÈS, évèque de Con-
serans, p. 38o.
PIERRE IV DE NARBONNE, évêquc de Conserans,
p. 380.
PIERRE V, évéque de Conserans, p. 38i.
PIERRE VI DE MARCA, président au parlement
de Pau, évèque de Conserans, Voir aux arche-
vêques de Toulouse.
PIERRE, évèque de Constantinople, p. 786.
PIERRE I BERNARD, évèque d'Elne, pp. .342,
-l(,2, TIC).
PIERRE II, évéque d'Elne, pp. 344, 781.
PIERRE III DE CIMA, évéque d'Elne, p. 344;
rectification à son sujet, p. 781.
PIERRE IV Planella, évèque d'Elne, p. 781.
PIERRE V (IV) AUGUSTINUS, évèque d'Elne,
pp. 346, 787.
PIERRE VI (V) MARTYR COMA, évèque d'Elne,
pp. 346, 787.
PIERRE VII BENOIT DE SAINTE-MARIE, évèque
d'Elne, p. 787.
PIERRE VIII MAGAROLA, évèque d'Elne, p. 347.
PIERRE-ROGER, évéque de Girone & comte de
Carcassonne, pp. ii3, 329, 737, 788, 759, 778,
806.
PIERRE I DE VISSAC DE SAINT-FLOUR, évèque
de Lavaur, p. 438.
PIERRE II NEVEU, évèque de Lavaur. Voir aux
évêques d'Albi .
PIERRE III GIRAUD, évèque de Lavaur, p. 339.
PIERRE IV DE ROUSERGUE, prévôt de Saint-
Etienne de Toulouse, évèque de Lavaur. Voir
aux archevêques de Toulouse.
PIERRE V BUXI, évéque de Lavaur, p. 439.
PIERRE VI DE MAREUIL, évèque de Lavaur,
p. 439.
PIERRE 'VII DANÈS, évéque de Lavaur, p. 439.
PIERRE VIII DU FAUR, évéque de Lavaur, p. 439.
PIERRE I, évéque de Lectoure, p. 367.
PIERRE II DE FERRIÈRES, évéque de Lectoure,
p. 368.
PIERRE III An-^elerii, évéque de Lectoure, p. 368.
PIERRE IV, évèque de Lectoure, p. 368.
PIERRE V D'ABZAC. Voir aux archevêques de
Narbonne.
PIERRE VI DC; FAUR, évèque de Lectoure, p. 369.
PIERRE VII LOUIS CASET, évéque de Lectoure,
p. 370.
PIERRE VIII CHAPELLE DE JUMILHAC DE
CUBJAC, évèque de Lectoure, p. 371.
PIERRE I RAIMOND, évèque de Lodcve, pp. 264,
288, 448.
PIERRE II DE POSQUIÈRES, évéque de Lodève,
pp. i3o, 227, 228, 277, 288, 3oo, 8o3.
PIERRE III FROTIER, évèque de Lodève, pp. 289,
497. 8o3.
PIERRE IV DE LODÈVE, pp. i32, 289, 800.
PIERRE V GIRAUD ou GÉRARD, évéque de Lo-
dève & du Puy, pp. 280, 293, 408.
PIERRE VI DE LA TRILLINE, évèque de Lodive,
p. 293.
PIERRE VII, évèque de Lodève, p. 295.
PIERRE I, évéque de Maguelonnc, pp. 178, 3t4,
539.
PIERRE II DE CONQUES, évèque Aq M.iguclonne,
pp. \o\ 3i6, 814, 822.
IV.
64
lOIO
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
PIKRRE m DE LÈVIS DE MIREPOIX, cvêqiie de
Magiielonne, pp. 180, 3 1 7, 826.
PIERRE IV DE CANILLAC, évêque de Mague-
lonne & de Saint-Pons de Thomières, pp. 180,
^20, 420.
PIERRE V DE VERNOBS, évêque de Maguelonne,
abbé d'Aninne, pp. 180, 32o, 460.
PIERRE VI ADHÉMAR, évêque de Maguelonne,
pp. I 80, 32 I.
PIERRE I D'AIGREFEUILLE , évêque de Mende,
d'Uzès & de Vabre, abbé dç La Grasse, pp. 3oi,
394, 481, 568.
PIERRE II GÉRARD DE LA ROVÈRE, évêque de
Mende & d'Uzès, pp. Soi, 394.
PIERRE III DE SALUCES, évêque de Mende,
p. 394.
PIERRE IV RIARIO, évêque de Mende, p. 39$.
PIERRE V EAGLION DE LA SALLE DE SAIL-
LANT, évêque de Mende, p. Spy.
PIERRE I DE PIRET, évêque de Mirepoix, p. 436.
PIERRE II DE BARRIÈRE, évêque de Mirepoix,
p. 436.
PIERRE III DE VILLARS, évêque de Mirepoix,
p. 437.
PIERRE IV DE VILLARS, évêque de Mirepoix,
p. 437.
PIERRE V DE DONNAUD, religieux de Lézat,
évêque de Mirepoix, pp. 437, 492.
PIERRE VI DE LA BROUE, évêque de Mirepoix,
p. 437.
PIERRE I DE CHALAIS, évêque de Montauban,
pp. 426, 460.
PIERRE II DE COTIGNY, évêque de Montauban.
Voir aux évêques de Castres.
PIERRE III DE BERTIER, évêque de Montau-
ban, abbé de Saint-Hilaire & de Belleperche,
pp. 427, 548, 629.
riERRE Vît DE FENOUILLET, évêque de Mont-
pellier, pp. 180, 326, 8zi, 824, 825.
PIERRE I ERMENGAUD, évêque de Nimes, pp. 97,
276, 507, 834, 835.
PIERRE II GAUCELIN, évêque de Niraes, p. 278.
PIERRE III DE VALERNOD, évêque de Nimes,
p. 283.
PIERRE-MARIE-MADELEINE CORÏOIS DE BA-
LORE, évêque de Nimes. Foir aux évêques d'A-
lais.
PIERRE, évêque d'Orléans, p. 400.
PIERRE DE CASÏELBAJAC, évêqi^e de Paniiers,
p. 431.
PIERRE, évêque de Pampelune, p. 218.
PIERRE, évêque de Poitiers, p. 388.
PIERRE I DE MERCCSUR, évêque dy Puy, pp. 146,
402.
PIERRE II, évêque du Puy, pp. 4o3, 41 3, 639.
PIERRE III, évêque du Puy, p. 403.
PIERRE IV GOGUEIL, évêque du Puy, p. 406.
l'IKRRE V GÉRARD ou GÉRAUD , évêque du
?iiy. /^o/r aux évêques de Lectoure.
PIERRE VI D'AILLY, évêque du Puy & de \'iviei.s
pp. 408, 415.
PIERRE BARILLET, conseiller-clerc au parle-
ment de Toulouse, évêque élu du Puy, p. 416.
PIERRE I DE SAINT-MARTIAL, évêque de Rieux.
Voir aux archevêques de Toulouse,
PIERRE II DE LÉVIS, évêque de Rieux, p. 441.
PIERRE III LOUIS DE VOLTAN, évêque de Rieux,
abbé de Cuxa, pp. 442, 477.
PIERRE IV D'ABZAC DE LA DEUZE , évêque de
Rieux. Koir aux archevêques de Narbonne.
PIERRE V DE CHARITÉ DE RUTHIE, évêque de
Rieux, p. 443.
PIERRE VI JOSEPH DE LASTIC DE SAINT-JAL,
évêque de Rieux, p. 443.
PIERRE DE LA PORTE, évêque élu de Rieux,
p. 442.
PIERRE I BÉRENGER, évêque de Rodez. VoSr aux
archevêques de Narbonne.
PIERRE II, évêque de Rodez, pp. 5^1 , J77, 874,
888.
PIERRE III HENRI DE LA TREILLE, évêque de
Rodez, p. 874.
PIERRE IV DE PLEINE CHASSAIGNE, évêque de
Rodez, p. 874.
PIERRE V DE CASTELNAU DE BRETENOUS,
évêque de Rodez, p. 874.
PIERRE D'ESTAING, archidiacre de Conques &
évêque élu de Rodez, pp. 400, 870, 877, 892,
PIERRE I DE GROS, évêque de Saint-Papoul,
p. 444.
PIERRE II DE GROS, évêque de Saint-Papoul,
abbé d'Aniane, p. 445. Voir PIERRE VI DE
LA PLOTTE, abbç d'Aniane.
PIERRE III SOYBERT, évêque de Snint-Papoul &
d'Uzès, pp. 3o2, 445, 864.
PIERRE I ROGER, abbé de Saint-Pons de Tho-
mières; sa famille, p. 419 ; est le premier évêque
de cette abbaye érigée en évêché, p. 420.
PIERRE II DE CANILLAC, évêque de Saint-Pons.
Voir aux évêques de Maguelonne.
PIERRE III RABAT, évêque de Saint-Pons de Tho-
mières. Voir aux archevêques de Toulouse.
PIERRE IV DE COMBORN, évêque de Saint-Pons
de Thpmières, p. 420,
PIERRE V DE FLEYRES, évêque de Snint-Pons
de Thomières, pp. 421, 5oo.
PIERRE VI JEAN-FRANÇOIS DE PERCIN DE
MONTOAILLARD, évêque deSaint-Pons de Tho-
mières, p. 4:^1,
PIERRE III BONALD, évêque de Sarlat, p. 442.
PIERRE I ROGER, évêque de Toulouse, pp. 99,
352,
PIERRE II DE LA CHAPELLE -TAILLEFER,
évêque de Toulouse. Voir aux évêques de Carcas-
sonne.
PIERRE I D'AIGREFEUILLE, évêque d'Uzès. Voir
aux évêques de Mende.
PIERRE II GÉRARD DE LA ROVÈRE, évêqiie
d'Uzès, Voir aux évêques de Mende.
PIERRE III DE BEAUBLÉ, évêque d'Uzès, p. 3o2.
l'IKRRE IV SQIBERT, évêque d'Uzès. Voir aux
évêques de Saint-Papoul.
PIERRE, évêque supposé d'Uzès, p. 3oi.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
lOII
riERRE I D"OLARGl)ES, abbé, puis cvéqiie de
Vabre, p. 568.
rH£RRE II D'AIGREFEUILLE, évèqiic de Vabro.
f^^oir aux éveques de Mcnde.
riERRE I, évéqiie de Viviers, p. 41 3.
l'IERRE II, évèque de Viviers, pp. 277, 4l3.
PIERRE III DE MORTEMAR, évëque de Viviers,
p. 4i5.
PIERRE IV DE SAROENAS, évèque de Viviers,
p. 415.
PIERRE V, évèque de Viviers, p. 413.
l'IERRE VI, cardinal d'Ailly, évèque de Viviers.
l^oir aux éveques du Puy.
PIERRE VII D'URRE, évèque de Viviers, p. 417.
PIERRE, abbé d'Alet, p. 423.
PIERRE I DE SAUVE, abbé d'Aniane, p. 44».
PIERRE II RAI.MOND DE CALZ, abbé d'Anianc,
p. 448.
PIERRE III, abbé d'Aniane, p. 448.
PIERRE IV DE SAUVE, abbé d'Aniane, p. 449.
PIERRE V DE VERNOBS, nbbé d'Aniane. l^olr
nux'évéques de Maguelonne.
PIERRE VI DH LA PLOTTE, abbé d'Aniane,
p. 4r,o.
PIERRE VII DE ROCOSEI.S, abbé d'Aniane,
pp. 322, 430.
PIERRE VIII LE BLANC DE ROLLET, abbé d'A-
niane, p. 452.
PIERRE IX DE BONZI, abbé d'Aniane. f'o'ir aux
archevêques de Narbonne.
PIERRE I, abbé d'Ardorel, pp. 582, 616.
PIERRE II, abbé d'Ardorel, p. 616.
PIERRE III, abbé d'Ardorel, p. 6r6.
PIERRE IV LIBAUD, abbé d'Ardorel, p. 61;.
PIERRE I, abbé d'Arles, p. 454.
PIERRE II, abbé d'Arles, p. 4.';4.
PIERRE III, abbé d'Arles, p. 454.
PIERRE IV DU PONT, abbé d'Arles, p. 4.'",5,
PIERRE I, abbé de Belleperche, p. 627.
PIERRE II DU CHASTEL, évèque de MJton, abbé
de Belleperche, p. 629.
PIERRE III DE BERTIER, abbé de Belleperche.
Ko(> aux éveques de Montauban.
PIERRE I, abbé de Bonnecoitibe, p. 642.
PIERRE II DE LA COMBE, abbé de Bonnecombe,
p. 642.
PIERRE I, abbé de Bonnefont, p. (533.
PIERRE II, abbé de Bonnefont, pp. 38o, (533,
636.
PIERRE I, abbé de Boulbonne, p. 6i3.
PIERRE U AULIER, abbé de Calers, puis de Boul-
bonne, pp. 614, 6iz.
PIERRE III ÉLIE ou DE KOIX , abbé de Boul-
bonne, p. 614,
PIERRE IV ERROLET, abbé de Boulbonne, p. 614.
PIERRE DE GAING, abbé de Cadouin, p. 689.
PIERRE I DE MÉNÉBAC, abbé d« Calers, p. 621.
PIERRE II, abbé de Calers, p. 622.
PIERRE m AULIER, abbé de Calers. Folr aux
abbés de Boulbonne.
PIERRE IV DU TAUR, abbé de Calers, p. 622.
PIERRE IV SABATIER, abbé de Calers, p. 622.
PIERRE V ANNE DE MONTFAUCON , abbé do
Calers, p. 622.
PIERRE POUDEROUX, abbé de Campredon,
p. Ô37. Foir aux abbés du Canigou (.>).
PIERRE I TORRETE, abbé de Candeil, p. 624.
PIERRE II D'ÉSUMBEL, abbé de Candeil, p. 624.
PIERRE III DE GRAVE, abbé de Candeil, p. 62;"..
PIERRE IV DE CONARD, abbé de Candeil, p. CiC.
PIERRE V BRUN, abbé de Candeil, pp. 623, 626.
PIERRE I ERMENGAUD, abbé du Canigou,
pp. 463, 594.
PIERRE II SUNIAIRE, abbé du Canigou, pp. 463,
594.
PIERRE III, abbé du Canigou, p. 594.
PIERRE IV (III), abbé du Canigou 8c de Cuxa,
pp. 464, 476, 594, 612.
PIERRE V (rV) D'ESPIRA, abbé du Canigou,
pp. 464, 594.
PIERRE VI (V) DE SAHORRE, abbé du Canigou,
pp. 464, 594.
PIERRE VII (VI), abbé du Canigou, pp. 464, r,yi.
PIERRE VIII, abbé du Canigou, pp. 464, ,194.
PIERRE IX (VII) DE VERNET, abbé du Canigou,
'pp. 464, .'•,94.
PIERRE X (VIII), abbé du Canigou, pp. 464,594.
PIERRE XI, abbé de Saint-Martin du Canigou,
p. 094.
PIERRE XII, abbé de Saint-Martin du Canigou,
p. 594.
PIERRE XIII (IX) POUDEROUX, abbé du Cani-
gou, pp. 464, 595.
PIERRE I, abbé de Castres, p. 434.
PIERRE II ISARN, abbé de Castres, p. 434.
PIERRE I DE SIRAN, abbé de Caunes, p. 466.
PIERRE II DE VILLALIER, abbé de Caunes,
p. 466.
PIERRE m RAIMOND, nbbé de Caunes, p. 466.
PIERRE IV PELAGOS, abbé de Caunes, p. 466.
PIERRE V DE GAUJEAC, abbé de Caunes, pp. 468,
719.
PIERRE I, abbé de Cendras, p. 719.
PIERRE II, abbé de Cendras, p. 719.
PIERRE I GEOFFROI, abbé de Chambons, p. 639.
PIERRE II DU MÉREUIL, nbbé de Chambons,
p. 639.
PIERRE III ADÉMAR, abbé de Chambons, p. 639.
PIERRE IV DE LA CHAPELLE, abbé de Cham-
bons, p. 639.
PIERRE V AIMAR, abbé de Chambons, p. 639.
PIERRE VI DE LA CHAPELLE, abbé de Cham-
bons, p. 639.
PIERRE VII ROSTAING, abbé de Chambons,
p. 640.
PIERRE VIII DE SAMPZON, abbé de Chambons,
p. 640.
PIERRE IX AYN, abbé de Chambons, p. 640.
PIERRE X RICHARD, abbé de Chambons, p. 640.
loi :
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
PIERRE LE VÉNÉRABLE, abbé de Cliiny, pp. 4o3,
448.
PIERRE, abbé de Chmy, p. 493.
PIERRE DE LORME, abbé de Conques, p. 47".
PIERRE CHAMBRIER, abbé de Cruas, p. ")74.
PIERRE DUBOURG, abbé de Cruas, p. ôyS.
PIERRE I GUILLAUME, abbé de Cuxa, p. 47?).
PIERRE II, abbé de Cuxa. ToiV aux abbés du Ca-
nigou.
PIERRE III de Ornucho, abbé de Cuxa, p. 477.
PIERRE IV LOUIS UE VOLTAN, abbé de Cuxa.
/^o;Vaux évéques de Rieux.
PIERRE V APUIGMARI, abbé de Cuxa, p. 477.
PIERRE I, abbé d'Eaunes, p. 63j.
PIERRE II DE FOIX, abbé d'Eaunes, p. 635.
PIERRE I, nbbé de FeuiUans, p. 636.
PIERRE II DE TRILHE, abbé de Feuillans,
p. 637.
PIERRE III DE CAUPÈNE, abbé de Feuillans,
p. 637.
PIERRE ROGER DE SAINT-FRANÇOIS, abbé de
Feuillans, p. 638.
PIERRE I DE L'HERM, abbé de Foix, p. 849.
PIERRE II DE COS, abbé de Foix, p. 849.
PIERRE III DE CAULET, abbé du Mas-Garnier
& de Foix, pp. 590, 85o.
PIERRE I GÉRAUD, abbé de Fontcaude, p. 863.
PIERRE II, abbé de Fontcaude, p. 863.
PIERRE m DE MARSEILLAN, abbé de Font-
caude, p. 863.
PIERRE IV, abbé de Fontcaude, p. 863.
PIERRE I, abbé de Fontfroide, pp. 619, 790.
PIERRE II, abbé de Fontfroide, p. 619.
PIERRE III DE BARRAU, abbé de Fontfroide,
p. 619.
PIERRE IV, abbé de Fontfroide, p. 620.
PIERRE V, abbé de Fontfroide, p. 620.
PIERRE VI, abbé de Fontfroide, p. 620.
PIERRE VII FERRIER, abbé de.Fontfroide, p. 620.
PIERRE VIII DE LA ROQUE, abbé de Fontfroide,
pp. 61 o, 620.
PIERRE I BENOIT, abbé de Franqucvaux, pp. 449,
63o.
PIERRE II DE FRÉDOLS, abbé de Franquevaux,
p. 63o.
PIERRE III DE BELVEZIN, abbé de Franquevaux,
p. 63o.
PIERRE IV, abbé de Franquevaux, p. 63o.
PIERRE V DE PIERREVIVÉ, abbé de Franque-
vaux, p. 63o.
PIERRE VI DU CROUSSET, abbé de Franque-
vaux, p. 63o.
PIERRE I, abbé de Frézelas, p. 429.
PIERRE II, abbé de Frézelas, p. 430.
PIERRE I, abbé de Gaillac, p. 598.
PIERRE II DE CARAMAN, abbé de Gaillac,
pp. 33 [ , 598.
PIERRE I, abbé de Grandselve, p. 608.
PIERRE II RAIMOXD, abbé de Grandselve, p. 609.
PIERRE III ALFARIC, abbé de Grandselve, p. 609.
PIERRE IV OLIER, proviseur du collège Saint-
Bernard à Toulouse, abbé de Grandselve, p. 610.
PIERRE V BERTRAND, abbé de Grandselve, évé-
que de Cahors, p. 610.
PIERRE VI DE LANES, abbé de Grandselve,
p. 610.
PIERRE I DE PIERRELATTE, abbé de La Grasse
& de Sorèze, pp. 480, 5f2.
PIERRE II DE LA JUGIE, abbé de La Grasse.
^o/r aux archevêques de Narbonne.
PIERRE III D'AIGREFEUILLE, abbé de La Grasse.
J^^oir aux évéques de ÎVlende.
PIERRE IV D'ABZAC DE LA DEUZE, abbé de La
Grasse, ^oir aux archevêques de Narbonne.
PIERRE I DE DEUX-MAISONS, abbé de Joncels,
p. 486.
PIERRE II DE ROAYS, abbé de Joncels, p. 487.
PIERRE III RAIMOND, abbé de Joncels, p. 487.
PIERRE IV D'ESPINAC, abbé de Joncels, pp. 487,
488.
PIERRE I DE PENNE, abbé de Lézat, p. 490.
PIERRE II DE DALBS, prieur de la Daurade,
abbé de Lézat, pp. 490, 770, 771.
PIERRE III DE BIGNAC, abbé de Lézat, p. 490.
PIERRE IV DE FOIX, cardinal, abbé de Lézat.
y^oir aux évéques de Comminges.
PIERRE V DE FOIX, cardinal, abbé de Léz:'.t,
p. 491.
PIERRE VI JEAN-MARTIN DE BÉRULLE, abbé
de Lézat, p. 492.
PIERRE I, abbé de Manlieu, p. 493.
PIERRE II GABRIEL DE BEAUVERGER DE
MOUGON, abbé de Manlieu, p. 493.
PIERRE I ARNAUD, abbé du Mas-Garnier, p. 588.
PIERRE II DE MARGUERITE, abbé du Mas-
Garnier, p. 589.
PIERRE m, abbé du Mas-Garnier, p. 589.
PIERRE IV PELADON, abbé du Mas-Garnier,
p. 589.
PIERRE V DE TOUCHEEOrUF, abbé du Mas-
Garnier, p. 590.
PIERRE VI DUPONT DE GAU, abbé commcn
dataire du Mas-Garnier, p. 591.
PIERRE I, abbé du Mas-d'Azil, p. 494.
PIERRE II, nbbé du Mas-d'Azil, p. 494.
PIERRE III, abbé du Mas-d'Azil, p. 494.
PIERRE IV, abbé du Mas-d'Azil, p. 494.
PIERRE V, abbé du Mas-d'Azil, p. 494.
PIERRE VI DE FOIX, cardinal, administrateur
du Mas-d'AziI. Voir aux évéques de Comminges.
PIERRE VII DE LA FAYE, abbé du Mas-d'Azil,
p. 495.
PIERRE I ITIER, fondateur & abbé de Mazan; sa
famille, son histoire, p. 601.
PIERRE II, abbé de Mazan, p. 602.
PIERRE III MOURE, abbé de Mazan, p. 602.
PIERRE IV DE MOLETTE, abbé de Mazaa ,
p . 6 o 3 .
PIERRE V D'AIGLIN, abbé de Mazan, p. 604.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES M ATI ÈRES •
ioi3
PIERRE VI DE GROLEE, abbé de Mnzan, p. (^04.
PIERRE, abbé de Moissac. loir aux abbés de
Gaillac.
PIERRE I, abbé de Montolieii. Foir aux évéqiies
de Carcassonne.
PIERRE H DE L'ILE, abbé de Moiuolieu, p. -j.'iy.
PIERRE III D'ALZONNE, abbé de Montolieu ,
p. 458.
PIERRE rv, abbé de Montolieu, p. 459.
PIERRE V DE CHASTELUS, abbé de Montolieu,
p. 459.
PIERRE VI DE ROUSERGUE & non DU ROSIER,
abbé de Montolieu. Voir aux archevêques de
Toulouse.
PIERRE I, abbé de Nizors, p. 642.
PIERRE II SICARD, abbé de Nizors, p. 643.
PIERRE DE CHAVANON, premier abbé de Pébrac,
p. 4i3.
PIERRE I, abbé de Psalmodi, p. 507.
PIERRE II, abbé de Psalmodi, p. 307.
PIERRE III, abbé de Psalmodi, p. 5o-j.
PIERRE IV D'UZÈS, abbé de Psalmodi, pp. 228,
507.
PIERRE V BEDOS, abbé de Psalmodi, p. ',r>S.
PIERREVILASTEYRIE, abbé de Psalmodi, p. 5o8.
PIERRE VII, abbé de Psalmodi, p. .OcS.
PIERRE VIII DE NARBONNE, abbé de Psalmodi,
p. .5o8.
PIERRE I, abbé de Quarante, p. 664.
PIERRE II, abbé de Quarante, p. 564.
PIERRE III LEKLANT, abbé de Quarante, p. 564.
PIERRE IV, abbé de Quarante, p. 564.
PIERRE V, abbé de Quarante, p. 564.
PIERRE VI DE MESENCHÈRE, abbé de Quarante,
p. 565.
PIERRE VII DE BRINIAC, abbé de Quarante,
p. 5fi3.
PIERRE VIII REDON, abbé de Quarante, p. 565.
PIERRE I, abbé de Saint-Aphrodise, p. 496.
PIERRE II DE CASSAN, abbé de Saint-Aphro-
dise, p. 497.
PltRRE m VÉSIAN, abbé de Saint-Aphrodise,
p. 498.
PIERRE IV DALMACE, abbé de Saint-Aphrodise,
p. 5oo.
PIERRE V GENESTE, abbé de Saint-Aphrodise,
p. 5oo.
PIERRE, abbé de Saint-Bausile, p. 835.
PIERRE I DE BELMONT, abbé de Saint-Chaffre,
p. 572.
PIERRE n DE SERVISSAC, abbé de Saint-Chaffre,
p. 572.
PIERRE m GAUDIN ou GAUDIS, abbé de Saint-
Chaffre, pp. 572, 602.
PIERRE IV, abbé de Saint-Chaffre, p. 572.
PIERRE V DE IV^ONTLAUR, abbé de Saint-Chaf-
fre, p. 572.
PIERRE VI DE BONZI, abbé de Saint-Chaffre.
y^oir aux archevêques de Narbonn;.
PIERRE I D'ADAG, abbé de Saint - Chinian ,
p. 529.
PIERRE II, abbé de Saint-Chlninn, p. 029.
PIERRE III, abbé de Saint-Chinian, pp. 487, 530.
PIERRE IV BOYER, abbé de Saint-Chinian,
p. 53o.
PIERRE V DE RÉVEILHES, abbé commendataiic
de Saint-Chinian, p. 532.
PIERRE I, abbé de Saint-Genis des Fontaines,
p. 535.
PIERRE II, abbé de Saint-Genis des Fontaines,
p. 535.
PIERRE III D'ARDENA, abbé de Saint-Genis,
p. 536.
PIERRE IV GUARSION, abbé de Saint-Genis,
p. 536.
PIERRE V, abbé de Saint-Genis, p. 536.
PIERRE 1 CAMPS, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. 536,
PIERRE II DE BARNASONA, abbé temporaire de
Saint-Genis, p. 536.
PIERRE III LLORET, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. 536.
PIERRE rv CANADA, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. 537.
PIERRE I D'ANDUZE, abbé de Saint-Gilles. Foir
aux archevêques de Narbonne.
PIERREf II DE LUNEL, abbé de Saint -Gilles,
p. 5i8.
PIERRE II, abbé de Sainf-Guillem, p. 549. Pour
PIERRE I voir PETRONUS.
PIERRE III, abbé de Saint-Guillem, p. 540.
PIERRE IV RAIMOND DE LEYSSAC, abbé de
Saint-Guillem, p. 541.
PIERRE V DE ROQLEFEUIL, abbé de Saint-Guil-
lem, p. 542.
PIERRE" VI HENRI AUTEMAR DE VIRES, abbé
de Saint-Guillem, p. 545.
PIERRE I ARQUIER, abbé de Saint-Hilaire ,
p. 547.
PIERRE II DE BERTIER, abbé de Saint-Hilaire.
f'oir aux évêques de Montauban.
riF:RRE I DE PEYRIÈS, abbé de Saint-Jacques,
p. 585.
PIERRE II, abbé de Saint-Jacques, p. 535.
PIERRE III, abbé de Saint-Jacques, p. 585.
PIERRE IV, abbé de Saint-Jacques, p. 585.
PIERRE V DUPUY, abbé de Saint-Jacques, p. 586.
PIERRE DE SAINT-GERMAIN, abbé de Saint-
Pnpoul, p. 444.
PIERRE I, fils de Bérenger, abbé de Saint-Paul
de Narbonne. Foir aux archevêques de Nar-
bonne.
PIERRE II DES FOSSÉS, abbé de Saint-Paul de
Narbonne, p. 5o2.
PIERRE III, abbé de Saint-Paul de Narbonne,
p. 5o2.
PIERRE IV GUIRAUD, abbé de Saint- Paul de
Narbonne, p. 5o3.
PIERRE V DE NARBONNE, abbé de Saint-Paul
de Narbonne, p. 53.
PIERRE VI DE NARBONNE, abbé de Saint-Paul
de Narbonne, p. 504. Koir PEDRO DE NAR-
BONA, évêque d'Urgel.
1014
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES,
PIERRE VII, abbé de Saint-Paul de Narbonne,
p. 504.
PIERRE Vlir RAIMOND D'AUXILION , abbé de
Saint-Paiil de Narbonne, p. 604.
PIERRE IX. (& X) D'AUXILION, abbé de Saint-
Paul de Narbonne. ydr aux éyêques de Carcas-
sonne.
PIERRE X (XI) CHABOT, abbé de Saint-Paul de
Narbonne, p. 504.
PIERRE XI (XII) DE MARMILLON, abbé de
Saint-Paul de Narbonne, p. 5o5.
PIERRE I, abbé de Saint-Polycarpe, p. 5:l4.
PIERRE II RAIMOND, abbé de Saint-Polycnipc,
p. 554.
PIERRE III BERTRAND, abbé de Saint-Polycarpe,
p. 554.
PIERRE IV, abbé de Saint-Polycarpe, p. G54.
PIERRE I, abbé de Saint-Pons de Thomiéres,
pp. 385, 419.
PIERRE II, abbé de Saint-Pons de Thomiéres^
p. 419.
PIERRE m, abbé de Saint-Pons de Thomiéres,
p. 4r9.
PIERRE I, doyen de Gellone, abbé de Saint-Sau-
veur de Lodève & de Joncels {nianijue p. 486),
prieur de Sauve, p. 802.
PIERRE II, abbé de Saint-Sauveur de Lodève,
p. 8o3.
PIERRE III, abbé de Saint-Sauveur de Lodève,
p. 8o3.
PIERRE IV SÉGUIER, abbé de Saint-Sauveur de
Lodève, p. 8o3.
PliiRRE V, abbé de Saint-Sauveur de Lodève,
p. 804.
PIERRE VI, abbé de Saint-Sauveur de Lodève,
p. 804.
PIERRE VII, abbé de Saint-Sauveur de Lodève^
p. 804.
PIERRE VIII PRUDHOMME, abbé de Saint-Sau-
veur de Lodève, p. 804.
PIERRE IX DE BONZI, abbé de Saint-Sauveur
de Lodève. Voir aux archevêques de Narbonne.
PIERRE I, abbé de Saint-Sernin, p. 5l5.
PIERRE II LE TEI8SIER, abbé de Saint-Sernin,
p. 5z6i
PIERRE III VIDAL BLASIN, abbé de Saint-Ser-
nin, pp. 626, 8 f o.
PIERRE DE BERMOND, abbé de Saint-Théodard,
p. 425.
PIKRRE-LOUIS HOUDIARD, musicien du roi,
abbé de Saint-Thibéry, p. 56o.
PIERRE COTEREAU, usurpateur de l'abbaye de
Sauve, p. 720.
PIERRE I, abbé de Sorède, p. 662.
PIERRE II CARBONNIER, abbé de Sorède, p, 562.
PIERRE I, abbé de Sorèze, p. 5i2.
l'IERRE 11^ abbé de Sorèze, p. 5i2.
PIERRE III DE PIERRELADE ou DE ROQUE-
FORT, abbé de Sorèze, p. 5i2.
PIERRE IV DE GOUST, abbé de Sorèze. Voir aux
'ibbés de La Gra&se.
PIERRE V PHILIPPE D'AURIAC, abbé de Sorèze,
p. 5l2.
PIERRE VI DE LYON, abbé de Sorèze. Voir aux
archevêques de Toulouse.
PIERRE VII RAIMOND DE GUERT, évéque d'Alet,
abbé de Sorèze. Ko/r aux évêques d'Alet.
PIERRE I, abbé de Vabre, p. 568.
PIERRE II DE PROUILLE, abbé de Vabre, p. 568.
PIERRE, abbé de Vallbona, p. 790.
PIERRE DÉ CAMPIS, abbé de Vallbona, p. 790.
PIERRE DE LA ROQUE, abbé de Vallbona,
p. 790.
PIERRE I RAOUL, abbé de Valmagne, p. 617.
PIERRE II D'AUTUN, abbé de Valmaghe, p. 617.
PIERRE m, abbé de Valmagne, p. 6 [7.
PIERRE IV RAIMOND, abbé de Valmagne, p. 618,
PIERRE V, abbé de Valmagne, p. 618.
PIERRE VI, abbé de Valmagne, p. 618.
PIERRE VII DE GUERS, abbé de Valmagrie,
p. 618.
PIERRE VIII DE BONZI, abbé de Valmagne. Voir
aux archevêques de Narbonne.
PIERRE I, abbé de Villelongue, p. 63i.
PIERRE II, abbé de Villelongue, p. 632.
PIERRE III GRAS, abbé de Villelongue, p. 632.
PIERRE IV ANDRÉ, abbé de Villelongue, p. 632.
PIERRE V, abbé de Villelongue, p. 632.
PIERRE VI, abbé de Villelongue, p. 632.
PIERRE VII DE PUIMISSON, abbé de Villelongue,
p. 632.
PIERRE I, abbé de ViUemagne, p. 578.
PIERRE II DU BREUIL, abbé de ViUemagne,
p. 578.
PIERRE III, abbé de ViUemagne, p. 578.
PIERRE IV DE GAYET, abbé commendataire de
ViUemagne, p. 58o.
PIERRE DE LEBOYRAC, archidiacre de Béziers,
p. 264.
PIERRE SIFFREDI, grand-archidiacre de Saint-
Nazaire de Béziers, p. 270.
PIERRE DE LEZ, archidiacre de Saint- Béat,
p. 769.
PIERRE VIDAL, chambrier de Saint-Chinian ,
p. 53 1 .
PIERRE MULATIER, commandeur du couvent de
la Merci de Toulouse, p. 704.
PIERRE, dom d'Aubrac, p. 897.
PIERRE DE MILLAU, général de l'ordre des
Carmes, p. 812.
PIERRE D'AUBUSSON, maîti-e des chevaliers de
Rhodes, p. 336.
PIERRE DE REMOULENS, prévôt dé Nimes,
p. 281.
PIERRE DE RIEUX, prévôt de Saint-Germier de
Muret, p. 711.
PIERRE I, prévôt de Saint-Salvi, p. 532.
PIERRE II SAISSET [Saxeti) , prévôt de Saint-
Salvi, p. 582.
PIERRE III DE LA CAUNE, prévôt de Saint-
Salvi, p. 583.
TABLE GENERALE DES KOMS ET DES MATIERES.
ÎOIO
PIERRE IV BOURSIER, prévôt de Suîiu-Salvî,
p. 583.
PIERRE V DE LAUSET, prévôt de Sahn-Salvi ,
p. 583.
PIERRE VI AMELS, prévôt de Sairtt-Snivi, p. 583.
PIERRE VU ARMAY, prévôt de Saint-Salvi,
p. 584.
Pierre MOURET, soi-disant prévôt de Saint-
Salvi, p. 584.
PIERRE, prévôt de Saint-Sernirl, pp. ïiîî, Si^.
PIERRE DU ROSIER, prévôt de Ssint-Étiennê de
Toulouse, yoir aux archevê<(iies de Toulouse.
PIERRE, prévôt de Saint-Théodorit d'Ozès,
p. 3oo.
PIERRE-RAIMÔND DE GOSCHALK, prieur de
Bonnefoy, p. 6jo.
PIERRE DRUIS, prieur de Bonnefoy, p. fiSi.
PIERRE FAZANDIER, prieur de Bonnefoy, p. 65i .
PIERRE FERRÉOL, prieur de Bonnefoy, p. 65 1.
PIERRE DE TALARON, prieur di Bonnefoy,
p. 65i.
PIERRE MAIGNET, prieur de Bonnefoy, p. 651.
PIERRE DE ZINZELLES, prieur de Chanteuges,
p. 394.
PIERRE, prieur de Nolre-Dnine d'Espira, p. 343.
PIERRE, prieur d« Saint-Antonin de Frézelai,
p. 429.
PIERRE MASSIGNER, prieur de Laurt, p. 469.
PIERRE ERMENGAUD, prieur de Laure, p. 470.
PIERRE GAUTIER, prieur de Peyrissas, p. 775.
PIERRE II DE THURY, cardinal de Sainte-Su-
zanne, prieur du Pont-Saint-Esprit, p. 868.
PIERRE-ROGER, prieur de Saint-Bausile, arche-
vêque de Rouen & de Sens, pape sous le nom
de Clément VI, p. 836.
PIERRE TABORIECH, prieur de Saint-Chinian,
p. 532,
PII RRE BRUN, prieur de Saint-Germier de Mu-
ret, p. 491 .
PIERRE; prieur de Saint-Polycarpe, p. S54.
PIERRE-PONS, prieur de SainNPolycarpe, p. 554.
PIERRE DE CABROL, grand- prieur de Sanu-
Pons de Thomières, p. 421.
PIERRE I, prieur de Sauve^ p. 720.
PIERRE II RAIMOND, prieuv dé Sauvé, p. 720.
PIERRE III DE CERVIÈRE, prieur de Sauve,
p. 720.
PIERRE-ALDEBERT, prieur des dowiinieains ai
la province de Toulouse, p. 881.
PIERRE DE CERVIÈRE, prieur du couvent de la
Merci de Toulouse, p. 703.
PIERRE-GÉRARD, ,cardinal-évéque de TuiKuluin,
prieur de Saint-Etienne de Tournac, p. 718.
PIERRE DE MAGALAS, sacristain de Cassan,
p. 497.
PIERRE-RAIMOND, sacristain de Saint-P-iiul de
Narbonne, p. 5o2.
PIERRE DE BARRAULT, vicaire ^néral de Lo-
déve, p. 294.
PIERRE DE DONNAUD, évêque de Tripoli, coad-
juteur de l'évéque de Mirepoix, p. 4J7.
PIERRE BARRON, vicaire général de Nimes,
p. 282.
PIERRE BAILLI, vicaire général de l'abbé de
Saint-Paul de Narbonne, p. 004,
PIERRE CIFFRED, vicaire général de l'abbé de
Valniagnc, p. 579.
PIERRE-RAIMONU DE MONTBRUN, chanoine
d'Agde, p. 3o8.
PIERRE DE JAURENT, chanoine d'Albi, p. 387.
PIERRE DE TRILLE, chanoine de Carcassonne,
p. 336.
PIERRE DE TREILHIA, chanoine de Narbonne,
p. 254.
PIERRE ALAMAN, recteur de Saint-Michel,
p. 598.
PIERRE HOST, prêtre, p. 452.
PIERRE-ISARN, curé, p. 468.
PIERRE RAMAS, vicaire de Bédarieux, p. 579.
PIERRE SASTRE, moine d'Arles, p. 563.
PIERRE L'HOSTE, frère & donat de Lézat, p. 770.
PIERRE SÉGUIER, moine de Saïut-Guillem ,
p. 54..
PIERRE TAILLADE, religieux de Saint-Maur,
p. 53z.
PIERRE I SANCHE, roi d'Aragon, pp. 473, 780.
PIERRE II, roi d'Aragon, pp. 25o, 5o7, 619.
PIERRE IV, roi d'Aragon, p. 781.
PIERRE, duc de Bretagne, p. 309.
PIERRE RAIMOND, comte en partie de Carcas-
sonne, pp. io5, ii3, 733.
PIERRE-ROGER, évêque de Girone, comte d« Car-
cassonne. Voir aux évêques de Girone.
PIERRE-RAIMOND, comte de Comminges, p. 776.
PIERRE, comte de Foix, p. i i3.
PIERRE, comte de Foix, fils de Pierre (1084),
p. 1 i3.
PIERRE, comte de l'Isle-en-Jourdain, p. 483.
PIERRE, comte de Substantion ou de Melgueil,
pp. 178, 180, 184.
PIERRE-ATON, vicomte de Bruniquel, p. io5.
PIERRE, vicomte de Fenouillèdes, p. 722.
PIERRE DE LARA, vicomte de Narbonne, p. 289.
PIERRE-BERMOND, seigneur d'Anduze, p. 5o8.
PIERRE-JOURDAIN, seigneur de Belcastel, p. 588.
PIERRE ITIER, seigneur de Géorand, p. 602.
PIERRE YTIER, seigneur de Géorand, p. 649.
PIERRE-BERNARD, seigneur de Hauterive, p. 479.
PIERRE, baron de Lescure, p. 583.
PIERRE FALCON, seigneur de Pradclles, p. 640.
PIERRE-ROGER, seigneur de Rosiers, p. 481.
PIERRE-BERMOND, seigneur de Sauve, p. 720.
PIERRE DE LA PALU, seigneur de Varambon,
sénéchal de Carcassonne, p. 758.
PIERRE, de la famille des comtes de Substantion,
p. ,78.
PIERRE, fils de Guillaume- Rai mond , comte du
Carcassonne, p. ii.'i.
PIERRE-RAIMOND, fils naturel de Raimond V,
comte de Toulouse, p. 3 1 .
PIERRE, fils d'Alraerade d'Anduze, p. 540.
ioi6
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
PIERRE, fils de Berraond d'Andiizo, p. 040.
PIERRE, frère d'Isarn, évcquc de Toulouse, p. ^^3,
PIERRE UE MIRAMONT, vigiiier de Montolieu,
p. 458.
PIERRE AIROVEIR, p. 457.
PIERRE ARISTE, bourgeois de Montpellier,
p. SzS.
PIERRE BEGON, p. 385.
PIERRE FERRÉOL, p. 33o.
PIERRE-HENRI, p. 040.
PIERRE OURS, p. 416.
PIERRE PAUUNHA, p. 473.
PIERRE-RAIMOND, p. 448.
PIERRE RUBEI, p. 469.
PIERRE SANGLIER, p. 632.
PIERRE VAIRAT, p. 497.
PiEBEEFiTTE, prieuré, pp. 480, 8o(5.
PiERKEPERTUSE, château & pays, p. ?.5t.
PIERREPERTUSE (Berna rd-Bérenger de), p. 680.
PiERREKuE, village voisin de Saint-Chinian, p. 53 1
(^Hérault), arr. de Saint-Pons.
PIERREVEN (N. de), dernier abbé de Mazan,
p. 604.
PiGNAN, pp. 164, 3 12, 325 (^Hérault'), arrond. de
Montpellier.
PILEFORT ou PILLEFORT DE RABASTENS,
évêque de Pamiers & de Rieiix, pp. 43o, 441,
846.
PILEY DE PRATA, évêque de Viviers, p. 416.
Pin (Saint-Sauveur du), église, p. 449.
Piol4;ne, lieu du comté d'Orange, pp, 64, 65;
Piolenc [Vaucluse), arr. d'Orange.
PiSE (concile de), en 1409, pp. 335, 359, ^^7>
420, 43i, 45o, 482, 487, 520, 53i, 540, 555,
568, 598, 7 19, 733.
PLACIDE I FONCALDO, abbé de Saint-Genis,
p. 537.
PLACIDE II PUYO, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. 537,
PLAirAN, prieuré, p. 585.
Plaisance (concile de), en 1095, p. 379.
PLAN (Guillaume du), sénéchal de Carcassonne,
p. 751.
Plans (Saint-Jean des), église, p. 293.
PLANTAVIT, évêque de Lodève, p. i3o. Voir
JEAN.
PLANTAVIT DE LA PAUSE DE MARGON (N.),
abbé de Saint-Hilaire, p. 048.
PLASIAN (Guillaume de), p. 406.
PoBLET, abbaye en Catalogne, p. 619.
PoissY (Saint-Louis de), église, p. 406.
POITIERS (Aymar de), p. 649.
— (Aimar de), pp. 6o3, 65o.
— (Guillaume de), p. 65o.
POLIGNAC (vicomtes de), p. 48; chartes du cnrtu-
laire de Saint-Julien de Brioune, qui les con-
nent, p. 5o; premiers vicomtes de ce nom,
p. 48.
— (vicomtes de), pp. 48, 49, 147, 191.
PoLuiNAC (Saint-Andèol de), église, p. 5o.
Polinianum (Frères Mineurs de), p. 776; Polignan
(^ffaute-Garonne"), commune de Gourdan.
PoLLftNAS, église, p. Ô74; Poliénas {Isère), arr. de
Saint-Marcellin ,
PomAret, lieu, p. 628.
PoMAS, village, p. 546 {Aude), arr. de Limoux.
PoMÉROLS, château, p. 497 [Hérault), arr. de Bé-
liers.
— (maladrerie de), p. 718.
PoMPADOUR, p. 319.
POMPÉE (Silvain), p. 271.
PONCE DE VILAMUR, évêque d'Urgel, p. 908.
PONCE DE CAPDUEIL, abbesse de la Font,
p. 837.
PONCE, abbesse de Vielmur, p. 600.
PONCE, sacristain d'Elne, p. 342.
PONCET DE LA RIVIÈRE, évêque d'Uzês, p. 870.
Voir MICHEL.
PONCION (Uzalger de), pp. 33 1, 739; corri^e:;^ de
PIEUSSE.
Pons /Erarius, entre Nimes & Arles, p. 187.
PONS D'ARSE ou D'ARSAC, archevêque de Nar-
bonne, pp. 25o, 5o2, 688, 863.
PONS, archevêque d'Aix, p. 172.
PONS, évêque d'Agde, p. 3o6.
PONS DE SAINT-JUST, évêque de Béziers, pp. 266,
498, 720, 733.
PONS I DE TRESMALS, évêque de Carcassonne,
pp. 33o, 457, 529, 535, 738, 739.
PONS II DE BRUGAL, archidiacre de Narbonne,
abbé de Frézelas & de Saint-Paul de Narbonne,
évêque de Carcassonne, pp. 331,429, 5o2, 738.
PONS DE VILLEMUR, évêque de Conserans, abbé
de Lézat, pp. 38 1 , 491.
PONS, évêque de Maguelonne, p. 3i3.
PONS, évêque de Marseille, p. 64.
PONS DE LA GARDE, évêque de Mende, p. 394.
PONS, évêque d'Orange, p. 20.
PONS I DE TOURNON, abbé de la Chaise-Die-u,
évêque du Puy, pp. 147, 402.
PONS II MAURICE DE MONTBOISSIER , évêque
du Puy, pp. 402, 602.
PONS III, évêque du Puy, p. 403.
PONS-ÉTIENNE ou ESTÈVE, évêque de Rodez,
pp. 189, 874, 881, 883.
PONS DE BÉCANILS ou DEL PONT, évêque
d'Uzès, pp. 3oo, 864.
PONS AMEIL, abbé d'Alet, p. 422.
PONS I, abbé d'Aniane, p. 448.
PONS II, abbé d'Aniane, p. 448.
PONS III DE CANILLAC, abbé d'Aniane, p. 449.
PONS IV DE CANILLAC, abbé d'Aniane, p. 450.
FONS I, abbé d'Arles, p. 404.
PONS II DE CASTELAR, abbé d'Arles, p. 434.
PONS III, abbé d'Arles, p. 454.
PONS IV DE VILLANOVA, abbé d'Arles, p. 454.
PONS I, abbé de Bonnecombe, p. 641.
PONS II, abbé de Bonnecombe, p. 642.
PONS DE SAINT-VICTOR, abbé de Boulbonne,
p. 6 I 3,
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
lor
PONS I, abbé ie Calers, p. 621.
PONS H DE CASTANAC, abbé de Calers, p. 621.
PONS UROGON DE PONTPEIRENC, abbé de Cai.-
nes, p. 469.
PONS DE LA TRAll, abbé de Chambons, p. 640.
PONS, abbé de Cliiny, pp. 174, 178, 180, 693,
PONS, abbé de Conques, p. 473.
PONS, abbé de Cuxa, p. 475.
PONS DU PUI, abbé d'Eaunes, pp. 621, 635.
PONS, abbé de Foix, p. 849.
PONS I, abbé de Franquevaux, pp. 449, 63o.
PONS II DE RANG, abbé de Franquevaux, pp. 52 1,
63o.
PONS DE BRUGAL, abbé de Frézelas. Koir aux
évéques de Carcassonne.
PONS I, abbé de Grandselve, p. 606.
PONS II, abbé de Grandselve, pp. 588, 606.
PONS III, abbé de Grandselve, p. 609.
PONS IV MAURIN, abbé de Valmagne, puis de
Grandselve, pp. 6io, 618.
PONS i ÈBLE, doyen de Gellone, abbé de Joncels,
prieur de Sauve, pp. 486, 719.
PONS I, abbé de Lézat & du Mas-d'Azil, pp. 489,
494-
PONS II DE VILLEMUR, abbé de Lézat. TorVaux
évéques de Conserans.
PONS II, abbé du Mas-d'Azil, p. 494.
PONS, abbé de Montredon, p. 688.
PONS, abbé de Psalmodi & de Saint-Gilles, pp. 307,
5 18.
PONS D'AURENC (corr. ORANGE), abbé de Qua-
rante & de Saint-Paul de Narbonne, pp. 5o3,
564.
PONS, abbé de Saint-André d'Agde, p. 714.
PONS DE COQUOW, abbé de Saint-Aphrodise,
?• 497-
PONS DE CHALENÇON, abbé de Snint-Cliaffre,
p. 572.
PONS, abbé de Saint-Chinian, p. .53o.
PONS, abbé de Saint-Genis, p. 535.
PONS I, abbé de Saint-Gilles, p. 5i8.
PONS I, abbé de Saint-Hilaire, p. 546.
PONS II, abbé de Saini-Hilaire, p. 546.
PONS III DE BRAM, abbé de Saint-Hilaire,
p. 546.
PONS IV DE GAIA, abbé de Saint-Hilaire,
p. 547.
PONS I DE BRUGAL, abbé de Saint-Paul de Nar-
bonne. ydr aux évéques de Carcassonne.
PONS I DE PÉZÉNAS, abbé de Saint-Pons ds
Thomières, p. 419.
PONS II, abbé de Saint-Pons de Thomières, p. 419,
PONS, abbé de Saint-Sauveur de Carcassonne,
p. 33o.
PO.NS I DE SAINTE-FOI, abbé de Saint-Sernin,
pp. 525, 607.
PONS II DE MONTPEZAT, abbé de Saint-Sernin,
p. 525.
PONS D'AFRIAN, abbé de Saint-Thibéry, p. 559-
PONS I ARNAUD, abbé de Sorède, p. 562.
PONS II DU PUY, abbé de Sorède, p. 562.
PONS MAURIN, abbé de Valmagne. Toiraux abbés
de Grandselve.
PONS, abbé de Vézelai, p. 493.
PONS, abbé de Villelongue, p. 632.
PONS I, abbé de Villemagne, p. 577.
PONS II, abbé de Villemagne, p. 578.
PONS DE SALETAS, prieur de Bonnefoy, p. 65o.
PONS II GARNIER, prieur de Sauve, p. 719.
PONS DU PUY, prévôt de Saint-Salvi, p. 583.
PONS BARELLES, général de l'ordre de la Merci,
p. 704.
PONS D'ONGLE, chevalier, commandeur de Lavi-
late en Vivarais, p. 602.
PONS BLANCARD, chanoine de Saint-Étienne de
Toulouse, p. 356.
PONS, religieux, p. 490.
PONS, comte d'Albi, fils de Raimond-Pons, pp. 3o,
190, 384, 597, 664.
PONS I, comte de Gévaudan, pp. 3o, 139.
PONS II, comte de Gévaudan, p. 139.
PONS, comte de Toulouse. Voir RAIMOND-PûNS,
pp. 29, 247.
PONS, comte de Toulouse & de Provence, fils de
Guillaume Taillefer, pp. 3o, 61, 65, 78, i65,
402; il épouse Majore, p. 46; prend le titre de
comte d'Auvergne j époque de son excommuni-
cation, p. 87; époque à laquelle il possédait le
comté de Toulouse, p. i65; son mariage avec
Almodis, p. 166; il répudie Almodis, p. 166,
sa mort, p. 167; ses enfants, pp. 168, 194;
étendue de ses domaines, p. 194.
PONS II, prétendu comte de Toulouse, pp. 27, 47.
PONS, comte de Tripoli, pp. 3i, 89.
PONS I, fils d'Arnaud III, vicomte de Polignac,
p. 5o.
PONS II, neveu d'Etienne, évéque du Puy, vicomte
de Polignac, p. 5o.
PONS III, vicomte de Polignac, p. 413.
PONS IV, vicomte de Polignac, pp. 403, 404.
PONS, fils de Pons, comte de Gévaudan, pp. 3o,
87.
PONS, fils de Raimond I, comte de Rouergue,
p. 3o.
PONS, fils de Guillaume, comte de Toulouse & de
Mathilde, p. 3i .
PONS, fils naturel d'Alphonse Jourdain, p. 3i.
PONS, seigneur de Montlaur, en 1 189, p. 649.
PONS, seigneur de Montlaur, en Vivarais, en 1219,
p. 649.
PONS, baron de Montlaur, en 1293, p. 65o.
PONS ADALBERT, seigneur de Saint-Laurent,
p. 342.
PONS L'ARBALETRIER, bailli de l'abbé de Mon-
tolieu, p. 457.
PONS (Adélaïde de), p. io5.
PONS, p. 584.
PONS-ADÉMAR, p. 476.
PONS- ARNAUD, p. 587.
PONS-PIERRE, p. 263.
Po.\SAC (Notre-Dame de), église, p. 264.
ioi8
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
PoNTELtA, p. 341; Ponteiîla (Pyrénées-Orientales),
arr. rfe Perpignan.
PONTCHAVON (Guillaume de), sénéchal de Beaii-
caire, p. 414.
Pont-Sai,\t-ESM(itj appelé autrefois Saint-Satur-
nin, pp. 76, 1Î9, 406, 86-f {Gdrd), Srr. d'V^ès.
Voir Saint-Saturnik dh Port.
-^ (Saint-Pierre, prieuré dârti la viUé du),
p. 25o.
— (petits couyents du), p; 870.
— (Minimes du), p. 3o3.
Pont ue Sorgues, p. yS.
PoriAN (Saint-Vincent de), église, pp. i63, 640;
Poupian (Hérault), arr. de Lodève.
POPIAN (Rnimoiid de); p. 289.
PopiLiAN, village, p. 456.
PORQUERIE (J. de la), dbbesse de Rieunetté,
p. 648.
PORSELLA (Guillem de), p. 796.
Port (conciles dé), eh 886 oii 887, pp. 10, 48, 246,
275, 287; 3d5, 3i3; 3.12; eii 897; pp. 56; 246,
itÎ2i 175) 3|3, 329, 529, 666, 906;
PORTES (Jacques de), p. 3 10.
PoRTET (hôpital dti), p. 712.
roR-fO-CARRERO (N. de), cardinal, abbé de Vil-
lelongue, p. 633.
POSQUIÈRES (seigneurs de), pp. 228, 629.
— (Elzéarde), p. 63o.
— (Pierre de), pp. i3o, 228.
— (Raimond Decan de), pp. 228; 3oo.
— (Rostaing de), pp. io5, 228.
POSSIDONIUS, é*éque d'Urgél ; preuve qOé les deux
Possidonius, évêques d'Urgel; n'en font qu'un,
pp. 903, 904.
POTENTIN, évêque d'Utiqiie dans la Bétique,
p. 299.
Poucet, archiprètré du diocèse de Béziers, p. 261
(Hérault"), arr. de Béliers,
— (hôpital du), p. 782.
PoLSSAN (Saint-Pierue de), p; 323 (Hérault), arr.
de Montpellier.
Pov7.oi.LES (hôpital de), p. 73 1 (Hérault), arr. de
Béliers.
Pi)v/.0LS-, pp. 3 10, 595 (Hérault), arr. de Lodève.
pRADELLES (couvents de), p. 900 (Haute-Loire),
arr, du Puy (?).
Pi, mrs, dans le comté de Confient, p. 478 (Pyré-
nées-Orientales).
PRyESIDIUS, évêque de Comminges, p. 378.
PREISSAN (Bernard de), p. 628.
Preixan, lieu, p. ■ji5(Auie), arr. de Carcassonnv.
— (église de), p. 739.
Prés (Saint-Pierre des), égalise, p. 482.
Primulac, lieu de la Narbonnaise, p. 243.
PRIMUS, évêque d'Agde, p. 3o5.
PRIMUS, p. 341.
Privas (leude de), p. 65o.
(RtCOLLETS de), p. 900.
S. PRIVAT, évêque de Gévaudan, p. 391; ses reli-
ques sont transférées de Javoux àMende, p. 392.
S. PRIVAT, patron de Saint-Béat, p. 768.
PROBATIUS ou PROBATIANUS, évêque d'Uzès,
p. 298.
PROCULE, évêque de Marseille, p. 244.
PROTASIUS, abbé d'Exaln, fondateur du monas-
tère de Saint-Germain, p. 473.
Prouille (Notre-Daaiè de), couvent de domini-
caines, pp. 3i7, 33i, 546, 853 & suir.
Provence; pays qu'on désignait sous ce nom au
douzième siècle, p. 236.
— (royaume de), p. 1.
— (marquisat de)j époque de son union au do-
maine des comtes de Toulouse; son étendue,
p. 57.
— usurpée par Boson , p. 1, son partage entre
Alphonse-Jourdain &. Bérenger III, p. 75 ; a-t-
elle porté le nom d'Aquitaine? p. i5o.
— (comté de), soumis à l'Eglise romaine, p. 72.
— (cession de la) aux rois de Bourgogne par Hu-
gues, roi d'Italie, p. 53.
— (comtes héréditaires de) jusqu'au commence-
ment du douzième siècle, p. 57.
— (comtes de); leur généalogie, p. 61.
Province de Saint-Gilles; ce nom a-t-il jamais
été donné au Languedoc!' p. 208.
PRUMARÈUE (N. de la), abbé de Saint-GHiUera,
p. 545.
Prunet, pp. 164; 3 12.
— (Saint-Martin de), près de Montpellier, p. 819.
PsALMODi (Saint-Pierre de), abbaye, pp. 63, 65,
249, 314, 5o6, 718, 826, 836.
— est transférée à Aigues-mortes & devient collé-
giale, pp. 447, 509.
PUCH (Guiral du), confesseur du comte de Rodez,
p. 877.
PuissALicoN, lieu du diocèse de Béziers, pp. 263,
578 (Hérault), arr. de Béliers.
— (Saint-Pierre de), prieuré, p. 576.
PuiSSOURGUiEK, p. 863; Puisserguier (Hérault), arr
de Béliers.
PUISSOURGUIÉR (Bérenger de), p. Ô85.
PUJOL (vicomte du), p. 58o.
— (Sicfred du), p. 429,
Puy (le); sur quelques-uns de ses évêques; p. 145.
— (évêques du Velai ou. tlu.), p. 399; à quelle
époque ont-ils pris le titre de comtes de Vêlai. >
p. 90.
— (évêques du) & de Mexce se suppléaient réci-
proquement, p. 404.
— (Notre-Dame du), abbaye, pp. 404, 600.
— (Saint-Maurice du), église, p. 411.
— (Saint-Pierue du), monastère, pp. 49, 134,
146, 392, 401, 413, 570, 571.
— (Capucins admis au), p, 410.
— (Chartreux du), occupent la maison des lé-
preux, p. 410.
— (Clarisses du); construction de leur monastère,
p. 408.
(CORDEMERS du), p. 408.
— (Dominicains du); leur installation, p. 404.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
lOK
Pey (Ekmites de Saixt-Jean du), p. 410.
— (Filles de Saint-Joseph du), p. 410.
— (Franciscains du); leur installation, p. 404.
— (Jésuites du), introduits en i;j88, p. 410.
— (Pénitents du Gonïanon institués du), p. 410.
— (Peêtbes de Saint-Sulpice du), p. 410.
— (religieuses Colettes du), p. ôrtp.
— (religieuses de Sainte-Catherine de Sienne du),
pp. 410, 899.
— (Refige des filles pénitentes établi au), p. 410.
— (UnsuLiNES reçues au), p. 410.
— (religieuses de la Visitation, ont un monastère
au), p. 410.
— (hôpital général du); sa construction, p. 41 1.
— (Léprelx du)j leur maison est donnée aux
chartreux, p. 410.
— (conciles du), en 994, p. 778 ; en 1 ziz, p. 422.
Ply (Saint-Martin du), abbaye en Narbonnais,
PP- 479' û88.
PUY (Pierre-Raimond du), p. z'iô.
PcYDON, lieu, p. 386.
Ply-Lauhbnt, ch&teau, p. 353; aujourd'hui Puy-
îaurens (Tarn),
PUY-MONTBRUN (N, du), abbesse de Bagnols,
p. 870.
Q
Ql'Arastb (Notrï-Damb de), abbaye, pp. 204,
247, 563.
QuEiîCi (comtés de) & de Roïergi'E; leur étendue,
p. 199.
QiESAC, ville, p. 396.
QucTRiÉRES, ch&teau. p. 404.
QVIERRET (Hugues), sénéchal de Beaucaire & de
Nimes, p. 279.
Qlillan, p. 480 {Aude), arr. de Limoux,
— (Dominicains de), pp. 422, fit.
Qti.NciEDx (Notre-Dame de), église, p. 574 (Isère),
arr. de Saint-Marcellin.
S. QUINTIEN, évêque de Conserans, p. 379.
S. QlINTIEN, évéque de Rodez, p. 873.
QUIRCUS, abbé d'Arles, p. 455.
R
R., eTeque de Béziers, en 1243, p. 26a.
R., évêque de Clermont, p. 493.
R., évêque de Nimes, p. 278.
R., évêque de Toulouse. Voir RAIMOND.
R., évêque d'Uzés, légat apostolique, p. 827. ^011
RAIMOND IV.
R., nbbé de la Couronne, p. 354.
R., abbé de Gaillac, p. 597.
K., abbé de Jocou (1 193), p. 721.
R., abbé de Jocou (lîSi), p. 7I2.
R., abbé de Saint-Aphrodise, p. 725. Voir RAI-
MOND II.
R., abbé de Saint-Polycarpe, p: 856. Foir ROGER.
R., abbé de Sorède, p. 562.
Rabastens, pp. 387, 590 (Tarn), arr. de Gaillac.
— (chapitre de); son histoire, p. 676.
— (Annonciades de), pp. 667, 670.
— (Cordeliers de), pp. 666, 66t).
— (maladrerie de), p. 670.
RABASTENS (Gaillard de), p. 386.
RADULFUS, évêque d'Urgel, fi. 906.
RADULFUS, peut-être évêque d'Urgel, p. 902;
RADULPHE, prieur de Saint-Sardos, p. 6o6i
RADVEUS, p. 709.
Rafégue, lieu, p. 486.
RAGEFROI bu RANGEFROID, abbé de Saiiit-
Gille», jj. 5i6.
RAGEMBAUT, abbé de Psalmodi & de Joncels,
pp. 485, 507.
RAIMBALDOS. Voit ÂRIBALE», évlque d'Uzès.
RAIMBAUD, RAMBAUT, archevêque d'Arles,
pp. 173, 566.
RAIMBAUD, seigneur d'Omelas & comte d'Orange,
en partie, p. 1 84.
RAIMBAUD, fils de Guillaume, seigneur d'O-
range, p. 184. .
RAIMOND-GUILLAUME, cardinal-diacre de
Sainte-Marie la Neuve, pp. 253, 667.
RAIMOND [corr. RAINAUD) DE BOURBON, ar-
chevêque de Narbonne, p. 679.
RAIMOND DE CANILLAC, cardinal-archevêque
de Toulouse, prévôt de Maguelonne, pp. 3J7,
819.
RAIMOND I DE MONTREDON, évêque d'Agde,
pp. 3o6, 617.
RAIMOND II DE MONTPELLIER, évêque d'Agde,
pp. 184, 307.
RAIMOND III DU PUY, évêque d'Agde, p. 3o8.
S. RAIMOND, évêque de Balbastro, pp. 21 3 & suiv.
RAIMOND I, évêque de Béziers, p. 264.
RAIMOND II, surnommé NIGER, évêque de Bé-
ziers, p. 265.
RAIMOND m DE SALE, évêque de Béziers, p. 266.
RAIMOND IV DE VALLAUQUÈS, évêque de Bé-
ziers, pp. 266, 863.
RAIMOMD V DE COLOMBIERS, évêque dé Bé-
ziers, p. 266.
RAIMOND, évêque de Béziers, p. 557; corrige^
RAINALD & voye^ ce nom.
RAIMOND I, évêque de Carcassonne, p. 33n.
RAIMOND II DE SORÈZE (de Sorecenis), évêque
de Carcassonne, pp. 227, 33o, 738.
RAIMOND I DE SAINTE-GEMME, évêque de Cas-
tres, p. 434.
RAIMOND II MAIROSI, évêque de Castres & de
Saint-Papoul, pp. 4J4, 445.
RAIMOND ou RANÇON, évêque de Clermont,
p. 87.
1020
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES,
RAIMOND-ARNAUD, évcqiie de Comminges,
pp. 3r.4, 374.
RAIMOND II, évêqiie de Comminges, p. Syô.
RAIMOND I, évêque de Conserans, p. 38o.
RAIMOND II DE SABOULIES, évêque de Con-
serans, p. 38o.
RAIMOND III DE RESTOIL, évêque de Conserans,
p. 38o.
RAIMOND IV DE MONTAIGU, évêque de Conse-
rans, p. 38o.
RAIMOND V DE RAVAT, évêque de Conserans,
p. 38i.
RAIMOND VI DE TULLES, évêque de Conserans,
p. 38 1.
RAIMOND I, évêque d'Elne, pp. 164, 341, 476.
RAIMOND II DE VILLELONGUE, évêque d'Elne,
pp. 343, 780.
RAIMOND III, évêque d'Elne, p. 343.
RAIMOND IV COSTA, évêque d'Elne, pp. 3i7,
343,78..
RAIMOND V, évêque d'Elne, p. 344.
RAIMOND VI DE SALGliE, évêque d'Elne,
pp. 344, 781.
RAIMOND VII DE LAS ESCALAS, évêque d'Elne,
pp. 345, .562, 782.
RAIMOND VII D'ESCATLAR, abbé de Ripoll,
évêque d'Elne, p. 783.
RAIMOND VIII D'IVORRA, évêque d'Elne, p. 347.
RAIMOND I, évêque de Lectoure, pp. 169, 367,
693.
RAIMOND II, évêque de Lectoure, pp. 368, 9IÏ.
RAIMOND III, évêque de Lectoure; preuve de son
existence, p. 912.
RAIMOND IV DE CAMBANILHA, évêque de Lec-
toure, pp. 369, 912.
RAIMOND, évêque de Limoges, conservateur apos-
tolique des privilèges des frères prêcheurs,
p. 752.
RAIMOND I GUILLAUME DE MONTPELLIER,
moine de Cluny, abbé d'Aniane, évêque de Lo-
déve, pp. i3o, i32, 184, 289, 449, Ô41.
RAIMOND II BELLIN, évêque de Lodève, p. 290.
RAIMOND III ASTULFE, évêque de Lodève, p. 290.
RAIMOND I, évêque de Maguelonne, pp. 227,
314, 819, 829.
RAIMOND II DE DURFORT, évêque de Mont-
pellier, pp. 180, 328.
RAIMOND, évêque de Mende, p. 392.
RAIMOND-ATON DE CARDEILHAC, évêque de
Mirepoix & abbé de Saint-Scrnin, pp. 436,
bi6, 706.
RAIMOND DE KAR, évêque de Montauban,
p. 426.
RAIMOND I GUILLAUME, évêque de Nimes,
pp. 184, 277.
RAIMOND II AMAURI, évêque de Nimes, pp. 278,
(',39.
RAIMOND III CAVALESI, évêque de Nimes, p. 283.
RAIMOND de Accono, évêque de Pamiers, p. 431.
RAIMOND I FROTARD, évêque de Rodez, p. 874.
RAIMOND II DE CALMONT D'OLT, évêque de
Rodez, pp. 658, 822, 872, 874, 877.
RAIMOND III D'AIGREFEUILLE, évêque de Ro-
dez, abbé de La Grasse, prieur de Cassan,
pp. 394, 481, 733, 874.
RAIMOND I DE MOUSTUÉJOLS, évêque de Saint-
Papoul, pp. 430, 444.
RAIMOND II MAIROSI, évêque de Saint-Papoul.
f^oir aux évêques de Castres.
RAIAIOND m DE LUPAULT {Je Lupo alto), évê-
que de Saint-Papoul, p. 44^.
RAIMOND DE ROQUECORNE ou DE ROCHE-
CŒUR, évêque de Saint-Pons de Thomicres,
abbé de Gaillac, pp. 420, 598.
RAIMOND, élu par le chapitre évêque de Saint-
Pons de Thomières, p. 420.
RAIMOND I, évêque de Toulouse, pp. 99, 329,
3.52.
RAIMOND II DE LAUTREC, évêque de Toulouse,
abbé de Frézélas, pp. 353, 429, 6\ 1.
RAIMOND III DE RABASTENS, évêque de Tou-
louse, p. 354.
RAIMOND IV DU FALGAR, évêque de Toulouse,
pp. 355, 588, 609, 644, 645, 694, 699, 809,
856.
RAIMOND, évêque de Toulouse, p. 227; corrige^
AMÉLIUS-RAIMOND DU PUY & voyci^ AMÉ-
HUS.
RAIMOND I, évêque d'Uzès, p. 3co.
RAIMOND II DE POSQUIÈRES, évêque dUzès,
pp. 227, 228, 25o, 277, 288, 3oc, 449, 866, 868.
RAIMOND m, évêque d'Uzès, p. 3oo.
RAIMOND IV DU MAS-D'ANDRÉ, évêque d'Uzès,
légat du pape, pp. 25i, 3oo, 827, 864.
RAIMOND D'OLARGUE, évêque de Vabre, p. 568.
RAIMOND I D'UZÈS, évêque de Viviers, pp. 224,
227, 228, 277, 288, 3oo, 4i3, 574.
RAIMOND II DE FALGAR, évêque de Viviers,
p. 415.
RAIMOND I, abbé d'Alet, p. 422.
RAIMOND II, abbé d'Alet, p. 423.
RAIMOND I, abbé d'Aniane. Voir aux évêques de
Lodève.
RAIMOND II DELMAS, abbé d'Aniane, p. 449.
RAIMOND, abbé d'Ardorel, p. 616.
RAIMOND I, abbé d'Arles, p. 453.
RAIMOND II D'ESBAC, abbé d'Arles, p. 454.
RAIMOND III, abbé d'Arles, p. 454.
RAIMOND, abbé d'Aurillac, en Auvergne, p. 33.
RAIMOND AUKERT D'ARBÉLIAC, abbé de Belle-
perche, p. 628.
RAIMOND, abbé de Bonnecombe, p. 642.
RAIMOND I, abbé de Bonnefont, p. 633.
RAIMOND II DE SAINT- BÉAT, abbé de Bonne-
font, p. 634.
RAIMOND III, abbé de Bonnefoni, p. 634.
RAIMOND IV, abbé de Bonnefont, p. 634.
RAIMOND V SÉGUIfcR, abbé de Bonnefont,
p. 634.
RAIMOND VI ARNAUD D'OLSON, aijbé de Bon-
nefont, p. 634.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
I02I
RAIMOND VII ARNAUD D'OLSON, abbé de Bon-
nefont, p. 634.
RAIMOND VIII DE CANET, abbé de Bonnefont,
p. 634.
RAIMOND, abbé de Bonnefont, p. 38o. Folr
GUILLAUME-RAIMOND.
RAIMOND I SIGIER, abbé de Boulbonne, p. 61 3.
RAIMOND II, abbé de Boulbonne, p. 614.
RAIMOND m, abbé de Boulbonne, p. 614.
RAIMOND I FORTANIER, abbé de Calers, p. 621.
RAIMOND II KAYLE, abbé de Calers, p. 621.
RAIMOND III DARSAC, abbé de Calers, p. 621.
RAIMOND IV DE MONTLAL'R, abbé de Calers,
p. 621.
RAIMOND V DE MONTLAt'R, abbé de Calers,
p. 621.
RAIMOND I, abbé de Candeil, p. 624.
RAIMOND II TISSEUR, abbé de Candeil, p. 620.
RAIMOND III RAFIN, abbé de Candeil, p. 6iâ.
RAIMOND IV DE BOISSET, abbé de Candeil,
p. 623.
RAIMOND I WALLS, abbé du Canigou, pp. 463,
594.
RAIMOND II, abbé du Canigou, pp. 464, J94.
RAIMOND III DE BANYULS, abbé du Canigou,
pp. 464, .594.
RAIMOND IV PATAU, abbé du Canigou, pp. 464,
094.
RAIMOND V BÉRENGER, abbé du Canigou,
pp. 464, 594.
RAIMOND I, abbé de la Capelle, p. 64.^.
RAIMOND II GARSIAS, abbé de la Capelle,
p. 646.
RAIMOND III DE DESCOT, abbé de la Capelle,
p. 646.
RAIMOND I BÉRENGER, abbé de Castres, p. 434.
RAIMOND II BÉRENGER, abbé de Castres, p. 434.
RAIMOND I CAPELLAN, abbé de Caunes, p. 46Û.
RAIMOND II DE RAS, abbé de Caunes, p. 468.
RAIMOND I DU FOUR, abbé de Conques, p. 473.
RAIMOND II DE RILHAC, abbé de Conques,
P- 474-
RMMOND III DE LA SALLE, abbé de Conques,
P- 474-
RAIMOND IV DE LA ROMEGUIÈRE , abbé de
Conques, p. 474.
RAIMOND I, abbé de Cruas, p. .574.
RAIMOND II DE CHAMARET, abbé de Cruas,
p. 074.
RAIMOND I, abbé de Cuxa, p. 477.
RAIMOND II, abbé de Cuxa, p. 477.
RAIMOND, abbé d'Eaunes, p. 635.
RAIMOND I, abbé de Feuillans, p. 63d
RAIMOND II, abbé de Feuillans, p. 636.
RAIMOND m ATON DE SES, abbé de Feuillans,
p. 637.
RAIMOND-ROGER DE COMMINGES , abbé de
Foix, p. 849.
RAIMOND I, abbé de Fontcaude, p. 863.
RAIMOND II FORESTIER, abhé de Fontcaude,
p. 863.
RAIMOND III, abbé de Fontcaude, p. 863.
RAIMOND I, abbé de Franquevaux, p. 63o.
RAIMOND II, abbé de Franquevaux, p. 63o.
RAIMOND DE LAUTREC, abbé de Frézélas. FoiV
aux évéques de Toulouse.
RAI.MOND II, abbé de Frézélas, p. 429.
RAIMOND I, abbé de Saint-Michel de Gaillac,
p. 597.
RAIMOND II DE ROCHECŒUR ou D'APRE-
MONT, abbé de Gaillac. Koir aux évèques de
Saint-Pons.
RAIMOND III, abbé de Gaillac, p. ;J98.
RAIMOND I PIERRE DE ROQUEVILLE, abbé de
GrandselTe, p. 608.
RAIMOND II BERTHIER ou FERRIER , abbé de
Grandselve, p. 608.
RAIMOND I, abbé de La Grasse, p. 480.
RAIMOND II D'AIGREFEUILLE, abbé de La
Grasse. Foir aux évéques de Rodez.
RAIMOND III FOUCAUD, abbé de La Grasse,
p. 481.
RAIMOND I, abbé de Jocou, p. 722.
RAIMOND II, abbé de Jocou, p. 722.
RAIMOND III, abbé de Jocou, p. 722.
RAIMOND I DE CLAIRAN, abbé de Joncels,
p. 486.
RAIMOND II, abbé de Joncels, p. 487.
RAIMOND I GAUTIER, abbé de Lézat, pp. 490,
692.
RAIMOND II DE MONTPÉZAT, abbé de Lézat &
de Moissac, pp. 490, 588.
RAIMOND III DE BAUR, abbé de Lézat, p. 490.
RAIMOND I, abbé du Mas-d'Azil, p. 494.
RAIMOND II ISARN, abbé du Mas-d'Azil, p. 494.
RAIMOND III ATON, abbé du Mas-d'Azil, p. 495.
RAIMOND I, abbé du Mas-Garnier, p. 087.
RAIMOND II, abbé du Mas-Garnier, p. 588.
RAIMOND III DE SEPTÈNES, abbé du Mas-Gar-
nier, p. 588.
RAIMOND IV DE MONT AIGU, abbé du Mas-Gar-
nier, pp. 589, 6 10.
RAIMOND V HUNAUD, abbé du Mas-Garnier,
p. 589.
RAIMOND I, abbé de Mazan, p. 602.
RAIMOND II DE MALIAC, abbé de Mazan, p. 602.
RAIMOND III, abbé de Mazan, pp. 6o3, 65o.
RAIMOND, abbé de Moissac, en I2i3, p. 588.
RAIMOND I ROGER DAURE, abbé de Monto-
lieu, p. 459.
RAIMOND II ROUX, abbé de Monfolieu, p. 462.
RAIMOND DE CASTANET, abbé de Nizors,
p. 643.
RAIMOND I, abbé de Psalmodi, p. 507.
RAIMOND II, abbé de Psalmodi, p. 507.
RAIMOND III, abbé de Psalmodi, p. 5^7.
RAIMOND IV, abbé de Psalmodi, donne à saint
Louis le territoire d'Aigues-mortes, p. ôo8.
I022
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
KAIMOND V BERNARD, abbé de Psalmodi,
p. 5o8.
UAIMOND VI DE SÉRINHAC, abbé de Psalmodi,
de Saini-Guillem & de Saint-Gilles, prieur de
Gouda rgues, pp. 5o8, Sic, 342, 867.
UAIMOND VU, abbé de Psalmodi, p. 5o8.
RAIMOND I UDALGER, abbé de Quarante,
p. 563.
RAIMOND II, abbé de Quarante, p. 564.
UAIMOND III DE FABRÈGUE, iibbé de Quarante,
p. 565.
UAIMOND IV, abbé de Quarante, p. 565.
RAIMOND I MICHEL, abbé de Saint-Aphrodiso,
p. 497.
RAIMOND II DE SÉRIGNAN , abbé de Saiiit-
Aphrodise, pp. 497, 725.
RAIMOND m ARDIT, abbé de Saint-Aphrodise,
p. 499.
RAIMOND, abbé de Saint-André, p. 779,
RAIMOND I DE BARJAC, abbé de Saint-Chaffre,
p. 572.
RAIMOND II AYRAULT, abbé de Saint-Chaffre,
p. 572.
RAIMOND I DE FIGUIÈRE, abbé de Saint-Chi-
nian, pp. 629, 564.
RAIMOND II, abbé de Saint-Chinian, p. 53i.
RAIMOND I, abbé de Saint-Genis des Fontaines,
p. 535.
RAIMOND II, abbé de Saint-Genis des Fontaines,
p. 535.
RAIMOND I, abbé de Saint-Gilles, p. 517.
RAIMOND II ROI ou LE ROI, abbé de Saint-
Gilles, p. 5i8.
RAIMOND IV DE GANGES (tic Agant'ico), abbé de
Saint-Gilles, p. Sip.
RAIMOND I ERMENGAUD, abbé de Saint-Guil-
lem, pp. 263, 540.
RAIMOND II, abbé de Saint-Guillem, pp. 541,
3r^3.
UAIMOND III DE CANTOBRE, abbé de Saint-
Guillem, p. 541 .
RAIMOND V, abbé de Saint-Guillem, p. 542.
RAIMOND, abbé de Saint-Hilaire, p. 546.
RAIMOND, abbé de Saint-Jacques, p. 684.
RAIMOND ÉBRIN, abbé de Saint-Laurent de Ca-
breresse, p. 686.
RAIMOND I, abbé de Saint-Papoul, p. 444.
UAIMOND II D'AUTIGNAC {de AUinhiCo), abbé
de Saint-Papoul, p. 444.
UAIMOND I BERNARD, abbé de Saint-Paul de
Narbonne, p. 5oi.
UAIMOND II LEGUAS, abbé de Saint-Paul de
Narbonne, p. 5o3.
RAIMOND III DE FABRÈGUES {de FahrUis), abbé
de Saint-Paul de Narbonne, p. 504.
RAIMOND I, abbé de Saint-Polycarpe, p. 554.
UAIMOND II, abbé de Saint-Polycarpe, p. 554.
RAIMOND III, abbé de Saint-Polycarpe, p. 554.
RAIMOND I, abbé de Saint-Pons de Thomières,
p. 419.
RAIMOND II DE DOURGNE, abbé de Saint-Pons
de Thomières, pp. 385, 419.
RAIMOND III DE CASTRIES , abbé de Saint-
Pons de Thomières, p. 419.
RAIMOND, abbé de Saint-Privat du Gard, p. 866.
RAIMOND DE GANT, abbé de Saint-Sauveur de
Lodève, p. 8o3.
RAIMOND II DE SAINT-JEAN, abbé de Saint-
Sauveur de Lodève, p. 8o3.
RAIMOND I GUILLAUME, abbé de Saint-Sernin,
p. 525.
RAIMOND II ATON ou DE CARDEILHAC, abbé
de Saint-Sernin. Voir aux évéques de Mirepoix.
RAIMOND D'AZÉMAR, abbé de Saint-Théodard,
p. 425.
RAIMOND I, abbé de Saint-Thibéry, p. 558.
RAIMOND II, abbé de Saint-Thibéry, pp. 559,
733.
RAIMOND I, abbé de Sauve, p. 720.
RAIMOND II, abbé de Sauve, p. 720.
RAIMOND I, abbé de Sorède, pp. 535, 562.
RAIMOND II, abbé de Sorède, p. 562.
RAIMOND I, abbé de Sorèze, p. 5i2.
RAIMOND II DE SOLIGNAC, abbé de Sorèze,
p. 5i3.
RAIMOND I, abbé de Vabre, p. 568.
RAIMOND II, abbé de Vabre, p. 568.
RAIMOND, abbé de Vallbona, p. 790.
RAIMOND DE MONTAIGNAC, abbé deValmagne,
p. 618.
RAIMOND I, abbé de Villelongue, p. 632.
RAIMOND II D'AURE, abbé de Villelongue,
p. 632.
RAIMOND I, abbé de ViUemagne, p. 377.
RAIMOND II, abbé de Villemagne, p. 578.
RAIMOND VIGOR, abbé commendataire de ViUe-
magne, p. 58o.
RAIMOND DU PUY, second grand-maître des hos-
pitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, pp. î34,
235.
RAIMOND DE FRAISSINET, prévôt de Sainte-
Cécile d'Albi, p. 658.
RAIMOND, prévôt de Saint-Germier de Muret,
p. 710.
RAIMOND I DU PORTAL, prévôt de Saint-Salvi,
p. 582.
RAIMOND II GUARIN, prévôt de Saint-Salvi,
p. 583.
RAIMOND III LAURET, prévôt de Saint-Salvi,
p. 583.
RAIMOND IV YCHER, prévôt de Saint-Salvi,
p. 583.
RAIMOND GAIRARD ou S. RAIMOND, prévôt de
Saint-Sernin, pp. 35o, 525. Voir S. RAIMOND,
évèque de Barbastro.
RAIMOND FABUE, prieur de la Madeleine do
Béziers, p. 498.
RAIMOND AUDIBERT, prieur de Bonnefoy,
p. 65i.
RAIMOND DE COQUISET, prieur de Bonnefoy,
p. 65o.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
I023
RAmoND OLIVIER, prieur de Boiinefoy, p. 65o.
RAIAIOND RICHARD, prieur de Bonnefoy, p. 65o.
RAIMOKD D'ARENSE, prieur de la Daurade,
p. 694.
RAIMOND DE BRODET {corr. BROUZET), prieur
de Sauve, p. 720.
RAIMOND DE MONTREDON, archidiacre de Bé-
ziers, p. 264,
RAIMOND GAUCELIN, archidiacre de Murviel,
p. 263.
RAIMOND, archidiacre de Narbonne, p. 289.
RAUttOND SCRIPTOR, archidiacre de ViUelon-
gue, massacré par les albigeois, p. 363.
RAIMOND DE CASALS, moine, chef-d'œuvre de
Saint-Béat, 770.
RAIMOND-GUILLAUME, commandeur de la mai-
son hospitalière de Capestang, p. 564.
RAIMOND CAUVET, hospitalier de Saint-Antoine
à Toulouse, p. 692.
RAIMOND DE SARRAUTE, sacriste de Peyrissas,
p. 775.
RAIMOND BRAGOL, vicaire général de l'abbé du
Mas-Garnier, p. 589.
RAIMOND D'AGILES, chanoine du Puy, auteur
d'une histoire de la première croisade, p. 89.
RAIMOND ALZEX, chanoine de Carcassonne,
p. 319.
RAIMOND f frère), précepteur & chapelain du
comte de Toulouse, p. 706.
RAIMOND MARTIN, dominicain, auteur du Pugio
fidei, p. 327.
RAIMOND BOREL, comte de Barcelone, pp. 95,
778.
RAIMOND III BÉRENGER, comte de Barcelone,
pp. 75, 144, 249, 2JO, 479.
RAIMOND IV BÉRENGER, comte de Barcelone,
pp. 61, 342, 619.
RAIMOND, comte de Bigorre, p. 1 i3.
RAIMOND I, comte «n partie de Carcassonne,
pp. ii3, 719.
RAIMOND, comte de Cerdagne, p. 144.
RAIMOND I, comte en partie de Comminges,
pp. ii3, 768, 793.
RAIMOND-GUILLAUME, comte ou marquis de
Comminges, pp. ii3, 773.
RAIMOND-BERNARD, comte en partie de Com-
minges, p. I i3.
RAIMOND-ROGER, comte de Foix, pp. 354, SçS,
612, 619, 844, 849.
RAIMOND I, comte de Substantion, p. 178.
RAIMOND II, comte de Melgueil ou de Substan-
tion, pp. 178, 236.
RAIMOND n, comte de Melgueil, p. 180.
RAIMOND III, comte de Melgueil, pp. 179, 180.
RAIMOND IV, comte de Melgueil (RAIMOND V,
comte de Toulouse), p. 180.
RAIMOND V, comte de Melgueil (RAIMOND VI,
comte de Toulouse), p. 180.
RAIMOND, comte de Melgueil, p. 3i; corrige^
PIERRE & voyei ce nom.
RAIMOND, comte de Nîmes. Voir aux comtes de
Toulouse.
RAIMOND II BÉRENGER, comte de Provence &
de Melgueil, pp. 178, 179, 180. Foir plus haut.
RAIMOND-BERTRAND, comte de Provence, mort
sans postérité, p. ûi.
RAIMOND I, comte de Razès, pp. 11 3, 546.
RAIMOND II, comte de Razès, p. ii3.
RAIMOND I, comte de Rouergue & marquis de
Gothie, pp. 29, 3o, 557, 563, 595, 664, 6q3,
844, 848.
RAIMOND II, comte de Rouergue, marquis de
Gothie, pp. 3o, 3o6.
RAIMOND III, comte de Rouergue. Foir RAI-
MOND IV, comte de Toulouse.
RAIMOND I, comte & marquis de Toulouse & de
Querci, pp. 27, 3o, 566.
RAIMOND II, comte de Toulouse, d'AIbi & de
Nimes, fils d'Eudes, pp. 24, 27, 3o, 37, 92, 275.
RAIMOND III PONS, comte de Toulouse, marquis
de Gothie, pp. 25, 27, 29, 3o, 32, 33, 34, 80,
85, io3, 148, 247, 418, 478) a-t-il succédé
à Acfred, neveu de Guillaume le Pieux, dans
le duché d'Aquitaine & le comté d'Auvergne i"
époque de sa mort, pp. 79, 85,
RAIMOND IV DE SAINT-GILLES, comte de Tou-
louse & de Rouergue, duc de Narbonne, marquis
de Provence, pp. 27, 3i, 61, 195, 199, 248,
276, 3oo, 472, 567, 835, 849, 867, 871, 881;
ses droits à la succession de son frère Guil-
laume IV, comte de Toulouse, p. 191 ; sur la
légitimité de ses différents mariages, pp. 196,
'97. '98; sur quelques circonstances de son
expédition en Orient, pp. 204, 2o5, 106, 207.
RAIMOND V, comte de Toulouse, pp. 3i, 224,
264, 289, 3i5, 385, 413, 414, 606, 607, 622,
623, 627, 629, 633, 641, 7i3, 807, 867, 898.
RAIMOND VI, dit LE VIEUX, comte de Toulouse,
pp. 3i, 25i, 35i, 434, 574, 607, 622, 627, 649,
836, 864, 865, 867.
RAIMOND VII, dit LE JEUNE, comte de Toulouse,
PP- ■*'. 77. 25i, 189, 355, 597, 608, 609, 622,
624, 627, 641, 646, 675, 696, 7i3, 869, 894.
RAIMOND (testament d'un comte); s'agit-il de Rai-
mond-Pons, comte de Toulouse, ou d'un comte
du Rouergue? pp. 33, 34, 35.
RAIMOND II, dernier comte de Tripoli de la mai-
son de Toulouse; son apologie, pp. 89, 237; ré-
gent du royaume de Jérusalem, p. 3i.
RAIMOND-BERNARD-TRENCAVEL, vicomte de
Nimes & d'AIbi, pp. 97, 104, ,o5, 1 |3, 433.
RAIMOND I TRENCAVEL, vicomte de Béziers, de
Carcassonne & d'AIbi, pp. io5, 225, 264, 385,
458, 557, 582, 616, 617, 622, 659, 724, 725,
732, 75i.
RAIMOND-ROGER, vicomte d'AIbi, Béziers, Car-
cassonne & Razès, pp. io5, 608, 612, 622, 624,
726.
RAIMOND II TRENCAVEL, vicomte de Carcas-
sonne, pp. 266, 458, 740, 753.
RAIMOND-SICARD, vicomte de Lautrec, p. 657.
RAIMOND, vicomte de Minerve, p. 457.
RAIMOND I, vicomte de Narbonne, p. 52.
10:4
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES.
RAIMOND, fils de Pierre, comte de Foix, p. i i3.
RAIMOND, fils de Roger II, comte de Foix, p. 1 i3.
RAIMOND, fils de Hugues, comte de Querci, p. 3o.
RAIMOND, fils d'Alphonse & petit-fils d'Alphonse
Jourdain, p. 3r .
RAIMOND, fils de Guillaume Taillefer & d'Ar-
sinde, p. 3o.
RAIMOND, fils du vicomte deTurenne, p. ^So.
RAIMOND, fils de Guillaume-Bernard de Marcil-
lan, p. 3o5.
RAIMOND, damoiseau d'Alzonne, p. 683.
RAIMOND, fils d'Auger, p. 539.
RAIMOND ADALGAIRE, p. 5of.
RAIMOND-ARNAUD, frère de Roger, comte de
Comminges, p. 1 i3.
RAIMOND-ARNAUD, viguier de Toulouse, p. 694.
RAIMOND-ARNAUD, p. 587.
RAIMOND -ATBR AND, seigneur du Lodévois,
p. 191.
RAIMOND BONAL, p. 349.
RAIMOND CAT, damoiseau du Lauragais, p. 766.
RAIMOND DECAN, seigneur de Posquières &
d'Uzès, pp. 2J4, 227, 228, 277.
RAIMOND FOUQUIER, bachelier, p. 498.
RAIMOND FRAISSINET, p. 386.
RAIMOND GAUCELIN, seigneur de Lunel, p. 228.
RAIMOND I GAUCELIN, seigneur d'Uzès en par-
tie, p. 228.
RAIMOND II GAUCELIN, seigneur d'Uzès, p. 228.
RAIMOND-GUILLAUME, fils de Roger III, comte
de Comminges, p. 11 3.
RAIMOND-GUILLAUAIE, juge du comté de Rous-
sillon, p. 341 .
RAIMOND MALAURE, p. 679.
RAIMOND-MATFRED, p. 453.
RAIMOND PELET, seigneur du Puy-Gontaud ,
p. 610.
RAIMOND PELET, seigneur de l'Uzège, p. 3oo.
RAIMOND-PIERUE, seigneur du Bésalu, p. 687.
RAIMOND dit RASCAS, seigneur d'Uzès, p. 228.
RAIMOND DE SALES, seigneur de ViUespassans,
p. 564.
RAIMOND DES ARÈNES, p. 641.
RAIMOND SUNIOFRED, p. 342.
RAIMOND TRENCAVEL, fils de Raimond Tren-
cavel, vicomte de Béziers, p. 1 o5.
RAIMOND D'UZÈS, seigneur de Posquières, p. 507.
RAIMONDE DE SAINT- LÉONCE, abbesse des au-
gustines d'Albl, p. 666.
RAIMONDE DE GAUJAC, abbesse de Bagnols,
p. 869.
RAIMONDE, abbesse de Fabas, p. 644.
RAIMONDE I, abbesse de la Font, p. 837.
RAIMONDE II AMAURI, abbesse de la Font,
p. 837.
RAIMONDE I BONERIE, abbesse de Rieunette,
p. 647.
RAIMONDE II, abbesse de Rieunette, p. 647.
RAI:N'.()NDE III BOVEHIE, abbesse de Rieunette,
p. 647.
RAIMONDE DE HAUTPOUL, abbesse de Vielmur,
p. 600.
RAIMONDE, femme de Maïeul, vicomte de Nar-
bonne, p. 5i.
RAIMONDE, femme d'Aton , vicomte de Soûle,
p. 3o.
RAIMONDE, veuve de Bernard de Sérignan, p. .003.
Raimondim: (monnaie), p. 606.
RAIMOTE, femme du comte Geilin, p. 84.
RAIMUNDO TREYBALLA (F.), évéque d'Uigel,
p. 909.
RAINALD I ou RÉGINALD, évèque de Btziers,
pp. 5i, 262.
RAINALD ou RAINARD, évéque de Nimes, pp. 93,
275.
RAINALD, abbé d'Aniane, p. 448.
RAINALD I, vicomte de Béziers, p. 102.
RAINALD II, vicomte de Béziers & d'Agde, pp. ">:,
io3, 584.
RAINARD. Folr RAIMOND ni, évéque d'Uzcs.
RAINAUD DE MARTIGNY, évéque de ^'ilbrc,
p. 569.
RAINAUD D'ESTE, cardinal-évèque de Montpel-
lier, abbé de Bonnecombe, pp. 327, 642.
RAINAUD, abbé du Canigou. FojV RENARD.
RAINAUD I, abbé de Saint-GuiUem, p. C)Sç).
RAINAUD II, abbé de Saint-Guillem, p. 542.
RAINAUD, abbé de Saint-Sever d'Agde, p. 7i5.
RAINAUD, prieur de Sauve, p. 720.
RAINAUD, prêtre, p. 262.
RAINE DE MALLEVILLE, prieur des Cntallans,
p. 606.
RAINOARD, abbé de Cruas, p. 074.
RAINIER DE MALENT, évéque de Lcctoure,
p. 369.
RAINIER, évéque de Maguelonne. ToiV RAYNlhR.
RAINIER, abbé de Saint-Gilles, p. 5i8.
RAINON I, seigneur d'Uzès &. du Caylar, pp. 22.7,
228.
RAINON II, seigneur d'Uzès & du Caylar, p. 228.
RAINON III, seigneur d'Uzès, p. 228.
RAINON IV, seigneur d'Uzès, p. 228.
RAINON V, seigneur dUzès, p. 22S.
RAINUI.FE, abbé de Bonnecombe, p. 641.
RAINULFE I ou ARNULFE, abbé de Fcuiilans,
p. 636.
RAINULFE II, abbé de Feuillans, p. 636.
RAINULFE ou RANULFE, abbé de Montolieu,
pp. 436, 529.
RAINULFE, seigneur du Querci, p. 39.
RAINULFE, seigneur, p. 34.
Rais, île donnée à l'église du Puy, p. 89.
RaisSAC, lieu, pp. 504 (Aude), arr. de Narionnc.
Raissac, lieu, p. 546, Raissac-sur-Lampy [Aiuir),
arr. de Carcassonne.
Raissac (hôpital ou templiers de), pp. 682, 625
[Tarn), commune de Carmaux (;'],
RAMAFORT (Raimond de), p. 608.
RAMBAUT, archevêque d'Arles. Voir RAIMBAUD.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
1025
RAMIRE ou RANIMIR, évoque intrus de Nîmes,
p. 274.
RAMIRE I, roi d'Aragon, p. ii3.
RAMNOLENUS, évèque de Rodez, p. 873.
RAMNULFE DE PEYRUSSE D'ESCARS, évèque de
Mende, p. 395.
RAMNULFE, abbé de Vabre, p. 567.
RAMNUS ou RAMUS, évèque d'Elne, p. 340.
RAMON, vicomte de Cardona, p. 907.
RAMON GUIFREDO, comte de Cerdagne, p. 907.
RAMON FOLCH, vicomte de Cardona, p. 907.
RANARIUS, évèque d'Urgel, p. 902.
RANÇON, évèque de Clermont. ToiV RAIMOND.
Ra.\do.\, château du Gévaudan, p. 137.
RANUON (Guillaume de), p. 639.
RANDULPHE, abbé de La Grasse, p. 479.
RANGARDE DE LA MARCHE, femme de Pierrc-
Raimond, comte de Carcassonne, pp. i)3, 733.
RANGARDE, femme de Bernard-Aton III, vicomte
de Nimes, p. io5.
RAOL'HEL (N. de), abbesse de la Font, p. 838.
RAOUL, légat apostolique, p. 8Ô4.
RAOUL, archevêque de Bourges, p. 45.
RAOUL, abbé de Caunes, p. 465.
RAOUL, abbé de Conques, p. 472.
RAOUL, abbé de Grandselve, p. 610.
RAOUL, abbé de Sainte-Marie de Barnassonne,
p. 759.
RAOUL, abbé de Saint-Martin de Lez, p. 723.
RAOUL BONNIER, abbé de Saint-Paul de Nar-
bonne, p. 504.
RAOUL, abbé de Saint-Sauveur de Lodève, p. 8o3.
RAOUL, religieux de Montolieu, p. 457.
RAOUL, roi de France, p. 53.
RAPHAËL I UBACH, évèque d'Elne, p. 346.
RAPHAËL II DE RIPHOS, évèque d'Elne, p. 347.
RASCAS. yoir RAIMOND.
RATIER DE PENNE, abbé de Saint-Salvi, p. Ô85.
RATIER DE LENAC, abbé de Saint-Thibéry,
p. 559.
RAVAILLE DE ROQUEPLANE, chanoine d'Albi,
p. 673.
Ravat (montagnes de), pp. 607, 6i2j Raiat
^Ariége), arr. de Foix.
RAVENNE, évèque d'Arles, p. 244.
RAVIDAN (Bernard-Gros de), p. 636.
RAYNARD, évèque de Nimes. Foir RAINALD.
RAYNIER, RAINIER, évèque de Maguclonne,
pp. 180, 3 16, 8 16.
Razës (archidiacre de), p. 677.
— ses comtes héréditaires de la seconde race,
p. loy.
Réalmont (Cokdeliehs de), p. 669.
— (maladrerie de), p. 665.
Rebac (Saint-PiiiBbe de), p. 490.
REBAUD, abbé élu de Saint-Paul de N.-.rlonne,
p. ôoi.
REBUFFE (Pierre), docteur en droit, p. 337.
RECAMONU, abbé de Saint-Hilaire, p. 546.
RECESINDUS, abbé d'Arles, p. 453.
RECESSAC (Pierre de), p. 49'3.
RECIMIRUS, abbé d'Arles, p. 433.
Redoute (la), lieu près de Sainte-Colombe-sur-
Guette, p. 854 ÇAuJe), arr. Je Limoux,
REUORTE (Pierre de la), p. 5o3.
RÉGINALD, évèque de Béziers. f'oir RAINALD.
RÉGINALD ou HAINAUD II, évèque de Béziers,
p. 265.
RÉGINALD ou RÉGNAULT, abbé de Castres,
p. 434.
RÉGINALD, de la maison de Toulouse, p. Si.
RÉGINE, comtesse d'Armagnac, p. 912.
RÉGNAUD DE CHARTRES, archevêque de Reims,
a en commende l'évèché d'Agde, p. 309.
RÉGNAULT DE MARTIGNI, évèque de Vabrc,
abbé de Psalmcdi, p. 509.
RÉGNAULT DE BOURBON, archevêque de Nar-
bonne. Voir RENAULT.
Regolkze, cure, p. 477.
Reims (conciles de), vers 625, pp. 35i, 383, 87J;
en 1148, p. 249.
REINE, abbesse des Olieux, p. 687.
REINE I, abbesse de Rieiinette, p. 647.
REINE II DE ROQUECOURKE, abbesse de Ricu-
nette, p. 647.
REINE III DE FANJAUX, abbesse de Rieunette,
p. 648.
REMESSARIUS, évèque de Nimes, pp. 274, 275.
RENARD I, abbé de Saint-Martin du Canigou,
pp. 463, 594.
RENARD II, abbé de Saint-Martin du Canigou,
pp. 463, ,594.
RENAUD DE BEAUNE, évèque de Mende, abbé
de Saint-Gilles, pp. 396, 521.
RENAUD ou RAIMOND, abbé de Franquevaux,
p. 63o.
RENAUD DE VALON, abbé de Saint-Chinian ,
p. 53i.
RENAULT DE BOURBON, archevêque de Nar-
bonne, pp. 205, 395.
RENÉ- FRANÇOIS DE BEAUVAU DU RIVAU, ar-
chevêque de Toulouse & de Narbonne, pp. 260,
364.
RENÉ LE SAUVAGE, évèque de Lavaur, p. 440.
RENÉ DE FRÉART, évèque de Lectoure, p. 370.
RENÉ I DU PUY, évèque de Lodève, p. 294.
RENÉ II DE BIRAGUE, évèque de Lodève, p. 29.').
RENÉ -JOSEPH -MARIE DE GOUYON DE VAN-
ROUART, abbé de Chambons, évèque de Saint-
Pol de Léon, p. 640.
RENÉ-CHARLES DU VERGER DE LA ROCHE-
JACQUELKIN, abbé de Saint-Polycarpe, p. 555.
RPNÉ, duc d'Alençon, p. 879.
RENÉ II, duc de Lorraine, p. 257.
RKNÉK-ANGÉLIQUE DE LA CROIX DE CAS-
TRIES, abbesse de Monseau, p. 829.
IV.
65
ioi6
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
RENÈE-ANGÉUQUE UE LA CROIX DE CAS-
TRIES, abbesse de Saint-Geniès, p. 827.
RENÉE RlGALiD DE SÈRtZIN, abbesse de Viel-
mur, p. 6o\ .
RENOUARD (N. de), abbé de Conques, p. 474.
RENOUL ou RAINULFE DE VALIGNAC ou DE
VASINHAC, abbé de Saint-Sernin, p. !>i6.
RENOUL II HÉLIE, seigneur de Pompadour,
p. 319.
RHODANIUS ou RHODANUSIUS, évêque de Tou-
louse, p. 35 I .
Rhône; ce fleuve fait partie du Languedoc d'un
•bord à l'autre, pp. 1, 2.
RlcANCf-LE (église de), p. 587.
RICARD, abbé de 'Vallbona, p. 790.
RICHARD, évéque d'Albano, p. 217.
RICHARD, archevêque de Bourges, p. 6Sy.
RICHARD DE MILLAU, archevêque de Nnrbonne,
abbé de Saint-Victor de Marseille, légat du pape
en Espagne, pp. 220, 249, 276, 33o, "107, 881,
883.
RICHARD, évêque d'Albi, pp. 384, 656.
RICHARD, évêque d'Apt, p. 4.
RICHARD NEVEU, évêque de Béziers, p. 267.
RICHARD, évêque de Viviers, p. 4i3.
RICHARD, abbé de Grandselve, p. 609.
RICHARD, abbé de Quarante, p. 564.
RICHARD D'ARBORAS, abbé de Saint-Guillem ,
pp. 486, 541.
RICHARD, abbé commendatalre de Saint-Thibéry,
p. 56o.
RICHARD DE LONGUEIL, cardinal, abbé de So-
rèze, p. 5i3.
RICHARD, comte de Rouergue, p. 289.
RICHARD, comte de Rodez, p. i3o.
RICHARD DE MILLAU, vicomte de Cariât &
comte de Rodez, pp. 217, 871.
RICHARD II, vicomte de Millau & de Gévaudan,
p. 249.
RICHARDE, femme de Raimond II, comte de
Rouergue, p. 3o.
RICHE, prieure de la Salvetat, p. 764.
UICHEFROI ou RICHEFRID, abbé de Saint-Chi-
nian, p. 529.
RICHEL, femme d'Adbert, p. 592.
RICHELIEU (cardinal de), pp. 284, 833.
RICHER, abbé de Villemagne, p. 577.
RICHILDE, femme d'Odon, vicomte de Narbonne,
pp. 25, 5i, 247.
RICHILDE, femme d'Isambert, p. 479.
RICHIN ou RICHER, abbé de Quarante, p. 563.
RICHOMER I ou RICIMER, abbé de Montolieu,
p. 456.
RICHOMER II ou RICIMER, abbé de Montolieu,
p. 406.
RICUIN I, évéque de Maguelonne, p. 3i3.
RICUIN II, évêque de Maguelonne, pp. 181, 314.
RICUIN, abbé de Quarante, p. 563.
RICULEE I, évêque d'Elne, pp. 22, 340.
RICULFE H, évêque d'Elne, pp. 247, 3o5, 329,
340, 792.
RICULFE, évêque de Fréjus, p. 64.
RICULFE, abbé de Sumt-Estève-sur-Tèt, p. 792.
RICULFE, comte de Màcon, p. 5i.
RICULFE, p. 584.
RiEUGr.AND, lieu, p. 555.
RiEL'NETTE, abbaye, pp. 386, 63i, 632, 647.
RiEL'TORT, p. 393 (Z-o^êre), arr. de Mende,
RiEUTORT (S\i.nt-Mautin de), église, p. 247 'Py-
rénées~Orientaîes)f commune de Puyvaîador.
Riii X (évêché de); son érection, pp. 357, 44°-
— (église de), p. 440.
— (chapitre cathédral de); sa composition, p. 85o.
— (Notre-Dame de la MotiiÉRE, chapelle de
l'église de), p. 442.
— (Capucins de), p. 85 1 .
— (Dominicains de), pp. 38o, 85o.
— (Feuillantines de); leur établissement, p. 443-.
— (couvent des frères Mi.nelrs de), pp. 443, 85o.
— (séminaire de), pp. 443, 85i.
Riez (comté de), p. 69.
— (évêque de), p. 688.
RIGAUD, évêque d'Albi, pp. 48, 385, 616.
RIGAUD I, abbé de Castres, p. 433.
RIGAUD II, abbé de Castres, p. 434.
RIGAUD D'ABRINHAC, abbé de Caunes, p. 468.
RIGAUD, abbé de Vabre, p. 568.
RIGAUD, abbé de Valmagne, p. 618.
RIGONTHE, fille de Chilpéric, p. 693.
Rilago, lieu dans le pays de Brioude, p. 5o.
RiMiNi (concile de), en 359, p. 243.
RiPOLL (Notre-Dame de), pp. 140, 329, 340.
— (concile de), en io38, p. 341.
Ritjuerio (Notre-Dame de), église, p. 476.
RiuFEB (Saint-Piebi.e de), église, p. 342.
RiVESALTES, p. 345 (Pyrénées-Orientales), arr. .de
Perpignan.
— fconstruction d'une forteresse à), p. 480.
— (Saint-André de), église, pp. 479, 482.
— baronnie, p. 484.
Rivières (HospitaliEp.es de), p. 870 (Gard), arr.
d'Alais.
RIXENDE, fille de Bérenger I, vicomte de Nur-
bonne, p. 249.
ROALDÈS (François), célèbre jurisconsulte, p. 362.
S. ROBERT, fondateur de la Ch^ilsc-Dieu, p. 402.
ROBERT D'ARBRISSEL (le B.), fondateur de Fon-
tevrault, pp. 218, 702.
ROBERT DE COURSON, cardinal, p. 332.
ROBERT, archevêque de Reims & chancelier de
France, p. 257. /
ROBERT DAUPHIN, évêtfue d'Albi, p. 388.
ROBERT DU BOSC ou DU BOIS, évêque d'Alet,
de Conserans (?) & de Mende, pp. 394, 423.
nOBF:RT I DE FOIX, évêque de Lavaur, p. 438.
ROBERT II DE VILLEMUR, évêqire de Lavaur,
p. 433.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES.
1027
ROBERT, évêqiie de Lodève, pp. 292, 80 1.
ROBERT DE ROUVRES, évèque de Maguelonne,
pp. 1 80, 322.
ROBERT, évéque de Mende, p. 392.
ROBERT DE VILLEQUIER, évèque de Nimes,
p. 282.
ROBERT DE PELLEVÉ, évéque de Pamiers, p. 432.
ROBERT DE MEHUN, évéque du Puy, p. 4o3.
ROBERT DE GIRARD, évéque d'Uzès, pp. 3o3,
865.
ROBERT ALBERTI, évéque de Viviers, p. 414.
ROBERT, abbé de Saint-Aubin d'Angers, p. 077.
ROBERT I Pcni, abbé d'Arles, p. 453.
ROBERT n, abbé d'Arles, p. 453.
ROBERT ou ROBI^f, abbé de Boulbonne, p. 6i3.
ROBERT, premier nbbé de Castres, p. 433.
ROBERT, abbé de Caunes, p. 465.
ROBERT POCQUELIN, abbé de Cendras, p. 719.
ROBERT, abbé de Foix, p. 849.
ROBERT, abbé de Fontfroide, p. 619.
ROBERT I, abbé de Saint-Michel de Gaillac,
p. 597.
ROBERT II, abbé de Saint-Michel de Gaillac,
pp. 385, 597.
ROBERT I, abbé de La Grasse, pp. 479, 688.
ROBERT II, abbé de La Grasse, p. 479.
ROBERT, abbé de Manlieu, p. 493.
ROBERT DE COQUEBOl'RNE, abbé commenda-
taire de Quarante, p. 565.
ROBERT DE SERRAN, abbé de Saint-Pons de
Thomières, p. 419.
ROBERT, abbé de Saint-Privat du Gard, p. S66.
ROBERT, abbé de Saint-Théodard, p. 423.
ROBERT DE LACZIÈRES, abbé de Valmagne,
p. 618.
ROBERT I, abbé de Viliemagnt, p. 578.
ROBERT II DE LA TOUR, abbé commendataire
de Villemagne, p. 58o.
ROBERT, prieur de Bonnefoy, p. 648.
ROBERT DES MARINS, prieur de Bonnefoy,
p. 652.
ROBERT, maître de la milice de Jérusalem, p. 287.
ROBERT, fils de Hugues Capet; commencement de
son règne, pp. 3o, 92.
ROBERT GUISCARD, duc de Messine, p. 479.
ROBERT I, comte d'Auvergne, pp. 3o, 91.
ROBERT II, comte d'Auvergne, pp. 3i, 91, 881.
ROBERT III, comte d'Auvergne, p. 91.
ROBERT IV, dauphin d'Auvergne, comte de Clcr-
mont, fils de Guillaume le Jeune, p. 92.
ROBERT, comte d'Auvergne & de Boulogne,
p. 493.
ROBERT, comte de Rodez, p. 472.
ROBERT II, vicomte de Clermont, p. 91.
ROBERT, premier vicomte d'Uzès, p. 228.
ROBERT DAUPHIN, seigneur de Mercœur, p. 395.
ROBERT, seigneur d'Uzès, p. 3oi.
ROBERT MAUVOISIN, p. 804.
ROBERT, fils de Guillaume, comte de Gévaudan,
p. 139.
ROBIN LARCHIER, p. 468.
Roc-AiMADOur. (Notp.e-Dame de), pp. 386, 473
(2^of), arr. lie Gourdon.
ROCHE (Jacques de la), économe de l'abbaye d'A-
niane, p. 45i .
RoriiEiîAKON, château, p. 404 [Haute-Loire), com-
mune ifc Bas en Bassets
ROCHEFORT (Bernard de), p. 459.
— (Gérard de], p. 240.
— (Pierre de), p. 4Ô9. l'oir ROQUEFORT.
RODALD, abbé de Montolieu, p. 456.]
RODALDE, évéque de Béziers, abbé de Saint-Thi-
béry, pp. 247, 262, 418, 567.
RODARIO (Bernardino), peintre milanais, établi
à Viviers, p. 899.
Rode (la), couvent dans le diocèse de Lavaur. Voir
la Rot'E.
RODEMAL (Guillemette de), p. 205.
Rodez (archidiaconé de), p. 874.
— (comté de); époque à laquelle il a été aliéné
par les comtes de Toulouse, pp. 199, 200, 201,
202, 2o3.
— (chapitre cathédral de) j son histoire, pp. 876
& suiv.
— (église cathédrale de), p. 877.
— (évêques de); histoire de leur puissance tempo-
relle, pp. 871 & suiv.
— (Annonciades de), p. 584.
— (CiiARTi\EfSE de), p. 584.
(CORDELIEBS de), p. 878.
— (Dominicains de): histoire de leur couvent,
p. 880.
— (frères de la Doctrine chrétienne à), p. 876.
— (hôpital du Pas à), p. 882.
— (hôpital Saint -Jacques de), p. 883.
— (petits hôpitaux de), p. 883.
— (séminaire diocésain de), p. 883.
RODOALD. Toi'r RODALDE.
RODOLFE ou RAOUL, abbé de Sorèze, p. 5 12.
RODOLPHE DE LAHIRE , abbé du Caiiigou,
p. 594.
RODOLPHE, abbé de La Grasse, p. 478.
RODOLPHE LE PIEUX, abbé de La Grasse, p. 483.
RODOLPHE II, roi de la Bourgogne Transjurant-,
reçoit de Hugues, le Vivarais &. l'Uzège, p. 53.
RODRIGO TELLO, archevêque de Tarragonc,
p. 909.
ROËR (Pierre de), p. 771.
ROGER LEFORT, archevêque de Bourges, p. 336.
ROGER, archevêque de Trêves, p. 26.
ROGER, évéque de Carcassonne, p. 328.
— faussement indiqué comme évéque de Carcas-
sonne, p. 737.
ROGER DE NURO, évéque de Comminges, pp. 374,
627, 633, 769, 776.
ROGER I, évéque de Conserans, p. 379.
ROGER II, évéque de Conserans, p. 38o.
1028
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
ROGER D'ARMAGNAC, évêque de Lectoure & de
Lavaur, pp. 368, 438, 912,
ROGER DE HARLAY-CESy, évèque de Lodévc,
p. 297.
ROGER, abbé de Boiilbonne, p. 614.
ROGER, abbé de Calers, pp. 434, 621.
ROGER, prévôt, puis abbé de Foix, p. 849.
ROGER DE LA ROCHEFOUCAULD, abbé du Bec
& de Fontfroide, p. 620.
ROGER DE LA TOUR, abbé de Gaillac, p. 598.
ROGER, abbé de La Grasse, p. 849; corrige^ A'J-
GER.
ROGER, abbé de Jocou, p. 722.
ROGER, abbé de Moissac, p. 218.
ROGER I, abbé de Peyrissas, pp. il3, 772, 774.
ROGER II, abbé de Peyrissas, p. 774.
ROGER, abbé de Quarante, p. 564.
ROGER de Esculcnco, abbé de Saint-Polycarpe,
pp. 554, 85Û.
ROGER, moine, de la maison de Comminges,
p. ii3.
ROGER I, comte de Carcassonne, pp. ii3, 829,
4t5, 546, 742, 759, 848.
ROGER III, comte de Carcassonne & de Razès,
pp. io5, 1 i3, 710.
ROGER I, comte de Comminges, pp. 100, 1 i3.
ROGER II, comte en partie de Comminges,
pp. 1 i3, 774 & peut-être 479.
ROGER III, comte de Comminges, p. ii3.
ROGER I BERNARD, comte de Carcassonne & de
Foix, pp. I i3, 7Ô9, 806.
ROGER II, comte de Foix, pp. 1 13, 329, 353, 429,
L<4.;, 849.
ROGER III, comte de Foix, pp. 11 3, 429, 849.
ROGER IV BERNARD, comte de Foix, pp. io5,
ii3, 429, 849.
ROGER V BERNARD, comte de Foix, pp. 494,
6i3, 614, 845, 849.
ROGER VI BERNARD, comte de Foix, pp. 496,
6^^, 85i, 908.
ROGER I, vicomte d'Albi, de Carcassonne & de
Razès, pp. io5, 385, 407, 606, 616, 618, 654,
724, 738, 739.
ROGER II, vicomte d'Albi, de Carcassonne & de
Séziers, pp. 3i, 385, 607, 647, 724, 726,732,
739.
ROGER, vicomte de Béziers, p. 263; corrige-^ RAI-
MOND-ROGER.
ROGER, prince normand, p. 101.
ROGER D'ARMAGNAC, seigneur de Maiiléon &
d. Villefranche, p. 878.
RCGER, fils de Bernard IV, comte de Comminges,
u . 113.
ROGER, fils de Pierre, comte de Foix, p. 1 13.
ROGER, fils de Raimond I, comte en partie de
Comminges, p. 1 1 3.
ROHAN (duc de), chef des religionnaires dans la
province, p. 826.
Rois de la seconde race; commencement du règne
de quelques-uns d'entre eux dans la Province,
p. 92.
ROLAND, abbé de Solesmes, p. 370.
ROLLAND, abbé de Vabre, p. 567.
ROMAIN, pape, p. 14; discussion sur une de ses
bulles pour Gérone, p. 900.
ROMAIN, cardinal de Saint-Ange, légat en France,
pp. 265, 855.
Romans, ville, p. 236.
Rome (Saint-Bernap.d de), p. 638.
— (religieuses Dominicaines de Saint-Sixte à),
p. 857.
— (abbesse de Sainte-Viviane de), p. 694.
— (conciles de), en 998, p. 441; en 1081, pp. 402,
874; en 1241, p. 3o7; en i3o2, p. 3o8.
ROME (Jacques de), p. 832.
ROMILLE, femme de Béra, p. 422.
RoMPON, prieuré, p. 575.
S. ROMUALD, abbé, p. 140.
S. ROMULE, abbé de Saint-Bausile, p. 83r).
RONCELIN, vicomte de Marseille, p. 264.
Roque (la), château, p. 5i7 ; Za Roque {GarA), arr.
d'Usés.
— (péage de la), p. 720.
ROQUE (N. de la), abbé de Grandselve, p. 6io.
— (Gauzbert de la), p. 582.
— (Hugues de la), p. io5.
RoyuEBiiL'N (hôpital de), p. 731 [Hérault), arr. de
Saint-Pons»
RoQUECODRBE (maladrerie de), p. 767 (Tarn), arr.
de Castres.
ROQUEFEUIL (Raimond de), p. 278.
— (Raimond de), p. 343.
— (Séguin de), p. 540.
Roquefort, lieu, p. 621 (Arlége), arr. de Foix.
ROQUEFORT (Bernard de), p. 627.
— (Marquise de), p. 600.
— (Raimond de), p. 469,
ROQUEMAURE, p. 375.
ROQUEVIEILLE (Raimond de), p. 449.
RORICE I, évêque de Rucssium, p. 399.
RORICE II, évêque du Puy, p. 400.
RORICE, évêque d'Uzès, p. 298.
RosAs ou Roses (Saint-Piekre de), abbaye dans la
Marche d'Espagne, pp. 247, 263, 340, 404.
ROSCIE, dame d'Uzès, femme de Rostaing de Sa-
bran, p. 228.
ROSE DE MONTCLAR, abbesse de Fabas, p. 644.
RossON, château, p. 3ooi Rousson (Gard), arrond.
d'Alats.
ROSTAING, archevêque d'Arles, abbé d'Aniane, de
Goudargues & de Cruas, pp. 247, 299, 448,
574, 867.
ROSTAING, évêque de Lodève, p. 288.
ROSTAING, peut-être évêque d'Uzès, pp. 128, 299.
ROSTAING I, évêque de Viviers, p. 413.
ROSTAING II, évêque de Viviers, p. 413.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
102C
ROSTAING DE LA BAUME, abbé d'Aniane,
p. 461.
ROSTAING, abbé de Cruas, p. 574.
ROSTAING, abbé de Franquevaiix, p. 63o.
ROSTAING DANSOIS, abbé du Mas-Garnicr.
p. 589.
ROSTAING I, abbé de Maznn, p. 602.
ROSTAING II DE SUZE, abbé de Mazan, p. 604.
ROSTAING, abbé de Saint-Chaffre, p. Syo.
ROSTAING, abbé de Saint-Sever d'Agde, p. 71, 1.
ROSTAING II D'ANCEZUNE, prieur du Pont-
Saint-Esprit, archevêque d'Embrun, p. 869.
ROSTAING de Amatio, sacristain de Saint-Aphro-
dise, p. 498.
ROSTAING I, seigneur de Posquières, p, îi8.
ROSTAING II, seigneur de Posquières, pp. ziS,
^77-
ROSTAING m, seigneur de Posquières, p. 228.
ROSTAING IV, seigneur de Posquières, p. 228.
ROSTAING, fondateur de Gallargues, p. 836.
ROTBOLD, comte de Provence, p. 58.
ROTBOLD, comte de Provence, p. 6t.
ROTBOLD, comte ou marquis de Provence avec
son frère Guillaume, p. 61."
ROTILLE, épouse d'Adhémar, p. 478.
ROtlCI (Alain de), seigneur de Montréal & de
Bram, p. 864.
ROUE DE COMMINGES, abbesse de Fabas, p. 644.
RotE (abbaye de la) ou de la Rode, dans le dio-
cèse de Lavaur, pp. 616, 799.
Roi ERGLE, comté appartenant à la maison de Tou-
louse; sa réunion à la couronne, p. 199.
— fmaison de), une des branches de la maison de
Toulouse, pp. 38, 39, 40, 41.
— (sénéchal de), p. 872.
RoiiriAC, château, p. 604 (Tarn), commune de
Maussans.
ROUQUETTE (Etienne), prêtre de Toulouse,
p. 695.
ROUSSELIN, seigneur de Liinel, p. 228.
RoussinoN, pays, p. 476.
ROUSSILLON (Claude de), veuve d'Armand de Po-
lignac, p. Û69.
ROYÈRE (N. de), abbesse de Vielmur, p. 601.
ROZELIN, seigneur de Lunel, p. 629.
Rozi.vHAc (Saint-Maetin de), église près de Muret,
pp. 709, 710.
RUDERIC, prêtre, p. 328.
Ruessium, pp. 397, 899; ancien nom Je Saint-Pau-
lien, cité épiscopalc du Vclai.
RUFIN ou ROUX DE BRINHAC, abbé de Saint-
Polycarpe, p. 5ÔJ.
RUSTIQUE, évêque de Narbonne, p. 244.
RUSTIQUE, évêque de Viviers, p. 412.
RUTHIE (Bernard de), grand-aumônier de France,
p. 443.
RutilAms, château aux environs de l'abb.iye de
Lézai, p. 2 r4.
RUZENE, femme de Bérengerde Cajtelnou, p. 479.
SAiiARTiiÉs, vallée située vers les frontières d'Es-
pagne, p. 120.
SABIN, évêque d'Albi, p. 383.
SABOREL, abbé de La Grasse, p. 478.
SABRAN (Elzéar de), auteur de la branche des
comtes d'Arian, pp. 228, 865.
— (Rostaing de), pp. 228, 3oo.
Sahobke, dans le Gonflent, pp. 475, 592.
Saint-Affbic ou ArFBiQtE, prieuré & paroisse à
Albi, pp. 583, 663.
Saint-Affriqce, p. 568 {Aveyron).
Saint-Aicnan, prieuré de l'ordre de Fontevrault,
p. 628 {Tarn-&-Garonne), arr. de Casteharrasin.
SAINTE-ALBINE (cardinal de), p. 35o.
Saint-Amans de Rodez, collégiale, pp. 876, 881.
SAINT-AMANS, chef des religionnaires, p. 421.
— (Arnaud de), p. 711.
— (Assalit de), p. 635.
— (Bombel de), p. 635.
Saint-Aimant, église dans le comté d'Albi, p. 465;
Saint-Amans-Faltoret {Tarn), arr. de Castres. Voir
Valtohet.
Svint-Amant, terre, p. 5o5.
Saint-André d'Agde, abbaye, pp. 3c6, 714.
Saint- A.NDRK-sun-LE-RiiONE ou li;s-Avig.non, ab-
baye, pp. 62, 66, 69, 227, 278, 409.
Saint-André, château près de Limoux, p. 467
(Aude), commune de Festes-S-Saint-André.
Saint-André, lieu , p. 375 {Haute-Garonne), arr.
de Saint-Gaudcns.
SAINT-ANDRÉ (Pierre de), jiige-mage de Carcas-
sonne, p. 336.
SAINT-ANGE (cardinal-légat de), p. 608. Foir
ROMAIN.
Sainte-Anne des Arcs, prieuré, p. 374.
Saint-Antonin (archidiaconé de), p. 874.
— (Carmes de), p. 887.
SAINT-ANTONIN (vicomte de), pp. 655, 673.
— (Raimond-Arnaud de), p. 607.
Saint-Afiibodise, abbaye à Béziers, pp. 262, 420,
43 1, 496, 585.
— droits de l'évêque sur cette abbaye, pp. 725,
726.
— (abbé de), p. 857.
Saint-Asciscle, église, p. 247.
Saint-Aldard, abbaye, p. 249, 353. Voir Saint-
TiiÉODARU & Montauran.
Saint-Barthèlemy, église près de Montpellier,
p. 164.
Saint-Bartiiélemy, église en deçà du Rhône, dans
le haut 'Vivarais, p. 84 [Ardèche), arr. de Tour-
non.
Saint-Bausile, abbaye, pp. 276, 835, 836.
Saim-Bausile, église près d'Uzès, p 298.
io3o
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES.
Saint-Béat (abbaye, puis prieuré de), pp. 488,
768 & suiv. (^Haute-Garonne'), arr. de Saint-Gau-
Jcns.
— (dîmes de), p. 771
.^ consécration de r.niitel de Saint-Estèvc à saint
Bé.it, p. 769.
— (liste des prieurs de), de 1 140 à 1249, pp. 77'>
77^-
SAINT-BÉAT (Auriol de), pp. 771, 771.
— (Garmond de;, pp. 769, 770.
— (Oton de), p. 770.
— (Pierre de), pp. 770, 771.
S,Vr.\T-BERTRAND DE CoMMINGES, pp. 37 I , .^77,
443 (Haute-Garonne), arr, de Saint-Gaudcns.
— description de son église, p. 371.
— (hôpital Saint-Jcden à), p. 775.
Saint-BrèS, église, pp. 164, 3|2 (Hérault), arr. de
Montpellier.
SAINT-BONNET (N. de), p. 556.
Saist-Chaffbe ou le Mon asti eu, monastère, pp. 49,
400, 410, 570.
— rétabli par Gotescalc, évêque du Puy, p. 84.
Saixt-Chinian, abbaye, pp. 3i4, 3i5, 528, 759,
863.
— unie à celle de Saint-Pons, p. 249.
— (abbés de), p. 529.
Saint-Christophe, église de Lésignan, p. 247.
SAi.\T-Cir., église, p. 567.
Saixte-Colombe, église du diocèse de Toulouse,
p. 352.
Saixte-Colomde, château dans le pays d'Uzès,
p. 229.
SAINTE-COLOMBE (Pierre de), p. 554.
SAiNT-CïrRiEN, église près de Conques, p. 472
(Aveyron), arr. de Rode^.
Saint-Cyrice (hôpital de), p. 883.
Saint-Denis, église dans l'Agenais, p. 867.
SAINT-DIDIER (Guigues de), p. 405.
Saint-Donat, lieu dans le comté de Sisteron,
p. 69 (Basses-Alpes), commune de Sisteron.
Sainte-Encrate, église, p. 454.
Saixte-Enimie, monastère, pp. i33, 392, 570
(Lozère), arr. de Florac.
Saint-Esprit de Béziers, abbaye, pp. 267, 733.
Saint-Esprit, hôpital de Montpellier, pp. 3i5,
83o.
Saixt-Estkve ou Saint-Etienne-sur-Têt, monas-
tère, pp. 340, 546, 791.
.— (liste des prieurs de), p. 792.
Saint-EstiIve-hors-les-Mlrs, église collégiale à
Narbonne, p. 680.
Saint- Etienne d'Uzès, abbaye, p. 866.
Saixt-Etienne de Llgdabés, p. 640 (Ardèche),
arr, de Largentière.
Sainte-Eucénie, abbaye dans le Nnrbonnais,
p. 2 3o.
Sainte-Eulalie, église dans le diocèse de Carcas-
sonne, p. 406 (Aude), arr. de Carcassonne.
Saintc-Exlpérie, église, p. Ô96.
Baixt-Faustin, couyent, p. 836.
Saint-Félix, ville du diocèse d'Elne, p. 342; Saint-
t'éliu (Pyrénées-Orientales^, arr. de Perpignan.
SAINT-KÉLIX (Claude de), p. 590.
— (Raimond de), p. 562.
Saint-Ferrèol, abbaye d'Uzès, p. 866,
Saint Filet (le), relique conservée à Rodez, p. 878.
Saint-Firmin d'Uzès, abbaye, p. 866.
Saint-Florent, prieuré dans la ville du Pont-
Saint-Esprit, p. 25o.
Saint-Flour, p. 392.
Sainte-Foi, prieuré en Agenais, p. 468.
Saint-Frajoll, abbaye, p. 768 (Haute-Garonne),
arr, de Saint-Gaudens.
— château, p. 374.
Saint-Fricholx (monastère de), p. 759 (Aude),
arr. de Carcassonne,
Saint-Galdens, pp. 370, 374, 375 (Haute-Garonne).
— (chapitre de), p. 776.
— (couvents de), p. 776.
— (Jacobins de), p. ij5.
— (séminaire de), p. 378, 768.
Sai«t-Gaudri , village, p. 458 j Saint-GaaJerie
(Aude), arr. de Castelnaudary.
Saint-Geniés, abbaye, dans le diocèse de Béziers,
p. 733.
Saint-Geniés, monastère au diocèse de Mague-
lonne, pp. 181, 276, 507, 826, 836.
Saint-Geniés, église collégiale près de Clermont,
p. 407.
Saixt-Geniés, église dans le Lodévois, p. 814.
Saint-Genis des Fontaines, 8c non Saint-Geniés,
abbaye, pp. 535, 791.
Saint-Georces, église du diocèse de Rodez, p. 288
(Aveyron), arr. de Millau.
Saint-Georges, p. 164 (Hérault), arr. de Mont-
pellier.
Saint-Georges, cure, p. 386; Saint-Georges la Bas-
tide (Tarn), arr. d^Alhi.
Saint-Georges, église dans la Cité-Vieille, en Vê-
lai, p. 49.
Saint-Georges, village dans le Nnrbonnais,
pp. 247, Soi.
Saint-Georges, église du Comminges, p. 768.
Saint-Germain de la Pbade, village, p. 404.
Saint-Germain, paroisse, p. 696.
Saint-Germier de Muret, pp. 488, 708. Voir
Muret.
Saint-Gervais, abbaye au diocèse d'Arles, p. 517.
Saint-Gervais, prieuré, pp. 576, 577, 578 (Hé-
rault), arr. de Béliers,
Saint-Gilles, lieu, pp. 216, 253.
— (comté de), pp. 78, 74, 75, 20ï, 208, Ï09.
— (abbay» de), pp. 46, 283, 447, 5o8, 014, 63o,
866.
— (Chevaliers du Temple de), p. 517.
— (Hospitaliers de), p. 25o.
— (conciles de), en 1042, pp. 288, 884; en i 1 i5,
p. 5505 en 1210, p. 354.
Saint-GironSj un couvent de Frères Prêcheurs y
est fondé en iSop, p. 38o.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES.
io3l
Saint-Girons (vicomtes de), p. 470.
Saint-Glillem du Dïsert, abbnye, pp. 107, i33,
283, 444, 538, 539. Voir Gei.lone.
— (abbés de), p. 539.
SAINTE-HERfllINE (N. de), abbé de la Ca pelle,
p. 646.
Saint-Hilaihe du Lauquet (abbaye de), pp. iii,
1:3, 328, 427, 446, 546, 756, 855, 856.
— possessions de cette abbaye en Roussillon,
p. 793.
Saist-Ibars, église érigée en ccllégiale, FoirSAiNT-
YlJARS.
Saint-Jacqces ue Béziebs, abbaye, pp. 246, 451,
584, 726.
Saint-Jean in Extorio seu Exeijuarense, monastère,
p. 465; ancien nom du monastère de Caunes,
Saint-Jean, église donnée à Aniane, p. 448.
Saint-Jean et Saint-André de Bléges, église,
pp. 164, 3i2; Saint-Jean Je Buéges (^Hérault),
arr. Je Montpellier. Voir BuÉGES.
Saint-Jean de Ciiepï, église, p. 674 [Isère), com-
mune de Tullins.
Saint-Jean de Jérusalem, hôpital près dii Rhône,
p. 414.
Saint-Jkan de Verges (concile de), pp. 332, 6i3,
849 (Ari^ge), arr, de Foix,
Saint-Julien, abbayt d'Uzès, p. 86â.
Saint-Julien, église, p. 476.
SAINT-JUST (Bernard de), p. 266.
SAINT-JUST (Bertrand), évêque d'Agde, p. 266.
Sainte-Justine et Sainte-Ruffine, église dans la
vallée de Prades, pp. 342, 343.
Saint-Laurent de Cabreresse; histoire de cette
abbaye, pp. 479, 481, 686.
Saint-Laubent-hors-les-Murs, couvent près de
N.irbonne, p. 686.
Saint-Laurent in OUhegio, monastère, pp. 465,
528.
Saint-Laueent, monastère de religieuses de Fonte-
vrault, pp. 374, 377, 768, 776 (Hcute-Garonne),
arr. de Saint-Gaudens.
Saint-Laurent, lie» situé à une demi-lieue de
Psalmodi, p. 5o8 ; Saint - Laurent d'Aigou^e
^Gard), arr. de Nimes.
Saint-Laurent, château, p. 129; Saint-Laurent de
Carnols [Gard), arr. d'Usés.
Saint-Laorent-souS-Coibon, prieuré, p. 474 (Ar-
dèche), arr. de Privas.
Saint-Laurent, nlleu, p. 341.
Saint-Laurent, église, p. 413.
Saint-Léon, monastère, p. 828.
Saint-Leucade [corr. Léocadie), égliie de Lézi-
gnan, p. 247.
Saint-Lizieb, église, pp. 378, 38o (Aricgc), arr.
de Saint-Girons.
— (CapucinSj s'établissent à), p. 382.
Sainte-Livrade, prieuré en Agenais, pp. 264, 597.
Sainte-Lucie, presqu'île en Minervois, p. 686.
Sainte-Madeleine de la Vallée, monastère d'au-
gustines près du Puy, p. 410.
Saint-Marcel, p. 416; Saint-Marcel d'Ardiche
(Ardèche), arr. de Privas.
— (seigneur de), p. 416.
Saint-Marcel, ville, p. 3oo; Saint-Marcel de Ca-
reiret [Gard), arr. d'Usés.
Saint-Marcfl, prieuré, p. 566 [Aveyron), commune
de Conques (?).
Saint-Marcel, église du Querci, p. 385.
SAINT-MARCEL ou MONTMAUREL (Guillaume
de), p. 220.
— (Bernard de), p. 416.
— (Géraud de), p. 490.
Sainte-Marie, église dans le Toulousain, p. 587.
Sainte-Martiane, paroisse, p. 386.
Saint-Martin, abbaye, pp. 246, 424. FoiV Mo.t-
TAUBAN, SaINT-AuDARD & Sai NT-TllKODAI; D.
Saint-Martin, monastère en Roussillon, p. 688.
Saint-Martin, église, près de Manosque, dans le
comté de Sisteron, p. 68.
Saint-Martin, église donnée à Aniane, p. 448.
Saint-Martin, église, p. 453,
Saint-Martin de Cauchénl, monostère du Nar-
bonnais, p. 686.
Saint-Martin de l'Esquif, église, p. 32i.
Saint-Martin de Fenouillèdes, monastère,
pp. 352, 556.
Saint-Martin de Lez, monastère, pp. 263, 478,
722, 723.
— noms de quelques-uns de ses prieurs, p. 723.
Saint-Martin le Vieil, pp. 63 1, 632 [Aude), arr.
de Carcassonne.
Saint-Martin le Vieux, monastère, p. Spi. l'oir
Canigou.
Saint-Martin de Villecourtes, p. 595 [Tarn),
commune de Gaillac,
SAINT-MARTIN (Bertrand de), p. 470.
— (Ermengaud de), p. 481.
Saint- Mathieu, près de Montferrand, p. 325;
Saint-Mathieu de Tréviers [Hérault) , ar/. de
Montpellier.
Saint-Maur (Bénédictins réformés de la congré-
gation de), pp. 302, 452, 587.
Saint-Maurice, lieu, p. 290 [Hérault), arr. de
Lodève.
SAINT-MAURICE (Gérard ou Guiraud de), p. 565.
— (Raimond de), p. 541.
Saint-Maurin, abbaye du diocèse d'Agde, pp. 367,
369.
Saint-Maximin, en Provence, p. 73 [Gard), arr.
dViis.
SAINT-MÉDARD (Eudes de), p. 490.
— (Jourdain de), p. 490.
Saint-Michel, pp. 164, 3i2.
Saint-Michel de Grammont, prieuré à une lieue
de Lodève, p. 2po.
Saint-Michel de l'Aiguille ou nu Séguukt,
p. 404.
Saint-Nazaire, terre, p. 33o.
Saint-Orens d'Auch, abbaye, pp. 367, 369.
loSi
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
Saint-Oeens, inonnstère & hôpital, pp. 353, 600;
Saint-Orens de Gameville (^Haute-Garonne)^ arr,
de Toulouse,
Saint-Papoul, ville du Laiiragais, p. 444 (j<urfe),
arr, de CasteînauJary,
— abbayede l'ordre de Saint-Benoît, pp. 444, 85i,
— (évêché de); son érection, pp. 35?, 852.
— (chapitre cathédral de); sa sécularisation,
pp. 852, 853.
— (collège de), p. 860.
— (évêque de), pp. 609, 689.
SAINT-PATRE (N. de), abbé de Bonnefoiit, p. f.34.
Saixt-Pall de Fenouillkues, collégiale, pp. 422,
721, 722.
— formation de cechapitre par Jean XXII, p. 722.
Saint-Paul de Narbonne, abbaye & collégiale,
pp. 5i, 443, 5oo, 681.
— église de l'abbaye, p. 5oo.
— pose de la première pierre de la nouvelle église
en 1229, p. 5o2.
— (abbés de), p. 5oi.
— (aumônerie de), p. 682.
Saint-Paul, bourg de Narbonne, p. 5oi.
Sm\t-Paul niî Cadajoi ;x, église collégiale, p. 4.38;
Saint-Paul-Cap-de-Joux (Tarn), arr. de Lavaur,
Saint-Pavl-Trois-Citatealx (concile de), en 878,
p. 246.
Saint-Paul, près Beaucaire, p. 836.
Sai.nt-Paulet, cure, p. 5io (Aude), arr. de Castel-
naudary.
Saint-Paulien, pp. 397, 400 (Haute-Loire), arr.
du Puy.
Saint-Pieuhe et Saint-Paul, église in vallc Alba-
niana, p. 453.
Saint-Pierre de la Court, monastère, pp. 126,
364, 490, 5S7. Voir Mas-Garnier.
Saint-Pierre de Fenouillédes, abbaye, p. 722.
Saint-Pierre de Gallicans, monastère près de Gi-
rone, p. 479.
Saint-Pierre de Razés, prieuré, p. 376; Saint-
Pierre de Rcd'es (Hérault), commune du Poujol.
Saint-Pierre de Sylva agra, prieuré, p. 494.
Saint-Pierre de la Tour, abbaye, pp. 32i, 404,
4c5.
Saint-Pierre le Vif, monastère à Sens, p. 47.
Saint-Polycarpe, abbaye, pp. 122, 422, 423, 549.
Saint-Pons de Thomiéres, ville, pp. 20, 105,418.
— abbaye, puis évéché, pp. 25, 219, 247, 257,
260, 270, 3i4, 329, 335, 38i, 385, 418, 438,
465, 53o, 543, 723.
— (monastère de), détruit par les religionnaires,
p. 421.
— (église de), p. 418.
^ (chapitre cathédral de); histoire de sa sécula-
risation, p. 861 .
— catalogue de sa bibliothèque & remarques sur
ce catalogue, pp. 861, 862.
— (abbés de), p. 418.
— (religieuses de Sainte-Madeleine à), couvent
détruit par les religionnaires, p. 421,
Saint-Pons, p. 540; Saint-Pons de Mauchiens
(Hérault), arr. de Béliers,
Saint-Pons, église du Vêlai, p. 413.
Saint-Pons, église dans le comté de Fréjus, p. 65.
SAINT-PORCAIRE (Arnaud-Raimond de), p. 627.
Saint-Privat de Gers ou du Gard, abbaye, p. 866.
Saint-Privat, église, p. 5^7.
Sainte-Peomase, église, p. 70.
Saintes-Plelles, prieuré, pp. 352, 556; le Mas-
Saintes-Puelles (Aude), arr. de Castelnaudary.
Saint-Rami:ert, prieuré dans le Lyonnais, p. 409.
Saint-Raphael, prieuré, p. 576.
Saiit-Remi, comnranderie des hospitaliers, p. 237.
Sïinte-Reurade (Reparata), église, p. 539.
Saint-Romain de Aculeia, monastère, p. 836.
SAINT-ROMAIN (Jarenton de), p. 405.
Saint-Ruf d'Avignon, abbaye, pp. 278, 314.
— (abbé de), pp. 732, 820.
Saint-Salvi d'Alri, abbaye, pp. 276, 58i.
.— (chanoines de), p. 659.
Saint-Sabdos, prieuré, p. 589.
— (prieur de), p. 607.
Saint-Satub, monastère, p. 401.
Saint-Satubnin, abbaye à Toulouse. Voir Saint-
Sermn.
Saint-Satubnin, église dans le comté de Toulouse,
p. 478.
Saint-Saturnin, église en Querci, voisine de l'ab-
baye de Beaulieu, p. 39.
Saint-Saturnin, lieu appelé plus tard Pont-Saint-
Esprit, pp. 76, 128. ^'oir Pont-Saint-Esprit.
Saint-Saturnin du Fort ou le Pont-Saint-Esprit,
prieuré de l'ordre de Cluny; son histoire,
pp. 574, 867.
— (liste des prieurs de), p. 868.
Saint-Sauveur de Lodêve, abbaye, pp. 297, 325,
363, 802.
Saint-Sauveur de Narbonne, p. 688.
Saint-Sauveur, prieuré près de Béziers, p. 376.
Saint-Savin, abbaye, p. 116.
Saint-SeriéS, église, pp. 164, 3|2 (Hérault), arr.
de Montpellier.
Saint-Sernin de Toulouse, abbaye, pp. 2i5, 249,
33o, 349, 362, 436, 522, 585.
— (église de), p. 352; sa consécration, p. 385; sa
chapelle extérieure sert de tombeau aux comtes
de Toulouse, p. 68.
— (abbés de), p. 525.
— (abbé de), p. 7o5.
— (prévôts de), p. 524.
— (nécrologe de), p. 523.
Saint-Sernin, au diocèse de Nimes, p. 542.
Saint-Sever d'Agde, abbaye, pp. 3i 1, 713, 715.
Sainte-Sigolêne de la Grave ou le Troular;
histoire de cette abbaye, p. 663.
SAINT-SIMPUCE (Géraud de), p. 621.
Saint-Silpice d'Uzés, abbaye, p. 866.
Saint-Sïjiphokien, église & château dans le Razès,
pp. 293, 479.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES.
io33
Saint-Théod»bd, abbnye, pp. 216, 420. Foi'r Mox-
TAtBAN Se SaiXT-MasTIN.
S»iNT-TimiÉBY, ville (Hérault), arr. de Béliers;
l'abbé en a la juridiction, p. 55â.
— (abbaye de), pp. 460, 556, 579, 848.
— (maladrerie de), p. 717.
— (conciles de), en 907, pp. 98, 262, 276, 3o5;
en 911, p. 329; en io5o, pp. 288, 3o6, 329}
en 1120, p. 249; en 1389, pp. 423, 559.
Saint-Victor de Marseille, abbaye, pp. 64, 65,
72, 249, 341, 362, 405, 433, 663, 680, 7i5,
719, 721, 802, 804, 817, 876, 881, 883.
— (abbé de), pp. 762, 821.
Saint-Vincent, église dans le Biterrois, p. 268.
Saint-Vincent, ville près de Valence, p. 480.
Saint-Vosy, abbaye au Puy, p. 404.
Saint-Yiiabs, Ibabs, nlleu, p. iioj Saint-Yiars
(Ariége), arr. de Pamiers.
— (collégiale de), pp. 442, 83 1.
Saissac, château dans le diocèse de Carcassonne,
p. 99 [Aude), arr. de Carcassonne.
— (montagnes de), p. 857.
SAISSAC (Bertrand de), pp. 422, 63 I, 724, 854.
— (Isarn-Jourdain de), p. 63 1.
— (Jourdain de), p. 616.
Saissi-lés-Bois, abbaye du diocèse d'Auxerre,
pp. 246, 835.
Saix (chartreuse de), près de Castres, p. 697 (Tarn),
arr. de Castres.
SAIX (Ralmond de), bourgeois de Castres, p. 762.
S,\LACiAN, village de la vicomte de Béziers, p. io3.
SALADIN, Soudan d'Egypte, p. 237.
Salaison (Saint Sépulcre de), église, pp. 164, 3i2
(Hérault), commune de Castelnau-le-Le^.
Salars, village, p. 882; Pont-du-Salars [Avcyron),
arr, de Rode^.
Salenqi'ES, autre nom de l'Abondance-Dieu,
pp. 35o, 644, 646. Voir Aiiondance-Dieu.
Salies (pères de la Merci de), p. 776 (Haute-Ga-
ronne), arr. de Satnt-Gaudens.
SALLA ou SANLA, archidiacre, puis évêc[ue d'Ur-
gel, p. 906.
Sallkle, prieuré, pp. 33 1, 343.
Salles-Comtalx, château, p. 872 (Aveyron), arr,
de Rode^,
SALOMON I, évcque d'Agde, p. 3o5.
SALOMON II, évéque d'Agde, p. 3o6.
SALOMON, évéque d'F.lne, p. 340.
SALOMON, évéque de Toulouse, p. 352.
SALOMON, abbé de Castres, p. 433.
SALOMON DES MOUTIERS, prieur de Murasson,
nbbé de Caunes, p. 468.
SALOMON, abbé de Jocou, p. 721.
SALOMON DU COLOMBIER, abbé de Saint-Thi-
béry, p. 559.
SALOMON, prieur de Formignera, p. 247.
SALOMON, seigneur de Faugères, p. 577.
SALOMON DE FELGAIKE (corr. FAUGÈRES), sei-
gneur de Lunas, p. 290.
Salses, pp. 480, 632; Salces (Pyrénées-Orientales),
arr. de Perpignan.
SALSES (Arnaud-Guillaume de), p. 342.
SALUSTER, p. 567.
SALVAN D'AUTERIVE, abbé de Fontcaude, p. 864.
Salvanez, monastère du Rouergue, pp. 264, 289,
558, 566, 577, 601.
SALVANHAC (Jourdain de), p. 583.
— (Pierre de), p. 583.
SALVATOR, abbé d'Aniane, p. 448.
SALVATOR DE COPONS, abbé de Cuxa, p. 477.
Salvetat (prieuré de Saist-Pierbe de la), pp. 762
81 suiv.
Salvetat, église, p. 582 (Tarn), commune de Mo-
nestier-sur~Cérou.
— (maladrerie de la), p. 665.
— (bois de la), p. 766.
S. SALVI ou SAULVE, évéque d'AIbi, p. 383.
SALVIA, religieuse noble, p. 769.
SAMPSON (Pierre de), p. 278.
SAMUEL, évéque de Toulouse, p. 35i.
SAMUEL, juif de Narbonne, fils d'Abraham,
p. 5oi.
SANCHE, évéque de Conserans, p. 38o.
SANCHE, abbé de la Capelle, p. 646.
SANCHE I, abbé d'Eaunes, p. 635.
SANCHE II, abbé d'Eaunes, p. 635.
SANCHE DE LAGOUSSAN , abbé de Feuillans,
p. 637.
SANCHE MORLANE, abbé de Foix, p. 849.
SANCHE I, abbé de Fontcaude, p. 863.
SANCHE II, abbé de Fontcaude, p. 863.
SANCHE, abbé de Fontfroide, p. 619.
SANCHE, abbé de Saint-Martin de Lez, p. 723.
SANCHE DE AISSALA ou DE NARANO, abbé de
Saiiit-Sernin, p. 526.
SANCHE MORLANE, archidiacre de Carcassonne,
PP- 74'^. 749-
SANCHE AXILAN, chanoine & aumônier de Saint-
Nazaire, p. 334.
SANCHE ANIER (alias AMELIUS), prieur de Saint-
Antoine de Toulouse & de Peyrissas, pp. 490,
692, 775.
SANCHE RAMIRE, roi d'Aragon, premier m»ri
de Philippe de Toulouse, pp. 3i, 193.
SANCHE, roi de Majorque, p. 3 18.
SANCHE VIII, roi de Navarre, premier mari de
Constance, p. 3i .
SANCHE, comte & marquis de Provence, p. 883.
SANCHE ou SANCIE D'ARAGON, première femme
de Raimond Vll, pp. 3i, 582.
SANCIUS, abbé de Castres, p. 433.
SANCTIMONDE DE GAUDIN, abbesse de Valnè-
gre, p. 852.
Sangon (Saint-Andi'é de), église, p. 288.
SAPTE DE PALLESTR1S, abbé de Saint-Genis des
Fontaines, p. 535.
Saracosse (Notre-Dame de), p. 564.
— (concile de), en 592, p. 902.
io34
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES,
Saramon, prieuré, p. 3ai.
Saklat, p. 628.
— évêché, p. ^10.
Sarrateix, dans le diocèse d'Urgel, p. 901.
Saiibian, lieu dans le comté Venaissin, p. 6/{.
S. SATURNIN ou S. SERNIN, évéqiie de Toulouse,
p. 35o; ses reliques, pp. 334, 355.
SATURNIN DE NARBONNE, abbé de Caunes,
p. 470.
Saixt (pays de), p. 721.
— (forêts du pays de), p. 747.
SAULX (Philippe de), sénéchal de Beaucaire & de
Nimes, p. 5i8.
Sahrat (habitants de), p. 849 (Ariége), arronj. Je
Foix.
SAURE, vicomtesse de Béziers, pp. io5, 622.
Satt.et, pp. 164, 3 12, 3 10 (^Hérauît^y commune de
Montpellier.
— (prieuré de), p. 829.
Saiteyrargues, pp. 164, 3i2 [Hérault), arr. de
Montpellier.
Sauve (Saint-Pierre de), prieuré, puis abbaye au
diocèse de Nimes, pp. io5, 276, 448, 449, 486,
540, 541, 542, 719.
SAUVE (Almerade de), fils de Garsinde, p. 640.
— (Bermond de), p. 540.
— (Eléazar de), p. 3oo.
— (Pierre-Bermond de), second mari de Cons-
tance, fille de Raimond VI, comte de Toulouse,
p. 3i.
SAUVEUR -GUILLAUME, abbé de Saint-Gilles,
p. 520.
SAUVEUR BALAGUER, prieur de Cuxa, p. 596.
Salviac (Saint-Vincent de), pp. 164, 3i2 (Hé-
rault), commune de Claret.
Sauxillanges, p. 216.
Salïat, lieu, proche de Toulouse, p. 691.
Sauzens, p. 854; Caux & Snu^cm (Aude), arr. de
Carcassonne.
Smzet, lieu, p. 3i5; corrige^ Saldet.
Sal/.et (religieuses de Notre-Dame de), p. 870
[Gard), arr, d'Usés.
SAVARI, abbé de Saint-Paul de Narbonne, p, 5oi.
SivERDUN, dans le comté de Foix, p. 436 (Ariége),
arr. de P ami ers.
SAVILA ou SANILA, abbé de Sorède, p. 5(j2.
S. SAVINIEN, abbé de Saint-Chaffre, p. 570.
Savoie, comté, p. 72.
SAXE I DE MONTESQUIOU, abbé de Montolieu,
p. 460.
SAXE H DE MONTESQUIOU, abbé de Montolieu,
p. 460,
Saynes, alleu, p. 695.
SCIPION LANCELIN DE LA ROUVIÈRE, abbé de
Cruas, p, 576.
SCIPION DE ROQUEFEUIL, abbé de Saint-Guil-
lem, p. 544.
SCLUA ou SELVA, usurpateur de l'évéché d'Urgel,
pp. 904, 905.
SCOT DE LINIÈRES, évêque de Comminges,
p. 375.
S. SCUTAIRE, évéque du Vêlai, p. 399.
SEBASTIAN DE VICTORIA EMPARAN Y LOYOLA,
évéque d'Urgel, pp. 900, 911.
SÉBASTIEN, évéque de Viviers, p. 414.
SÉBASTIEN DE BONNE, abbé de Montolieu,
p. 461.
SEDAT, évéque de Béziers, p. 261.
SEDAT ou SEDATUS, évéque de Nimej, p. 274,
StDENON (prieuré de), p. 836.
SEGARIUS, SECHARIUS ou SIGER, abbé de La
Grasse, pp. 329, 478.
SÉGUIER, évéque de Meaux, p. 3153.
SÉGUIN D'AUTHON, évéque de Nimes & abbé de
Saint-Thibéry, pp. 280, 559.
SÉ;GUIN de ROSET, abbé de Belleperche, p. 628.
SÉGUIN, abbé de Cendras, p. 719.
SEGUIN, abbé de la Chaise-Dieu, pp. 177, 3oo,
835.
SÉGUIN, abbé de Lézat, pp. 489, 586, 587, 769.
SÉGUIN, p. 472.
SfcGUR, château, p. 403.
Ségdret, abbaye, p. 405.
SfcGURET, chapelle construite sur le pic de l'Ai-
guille, dans le Vêlai, p. 401.
SEIGNELAI DE COLBERT (N. de), évéque de Ro-
dez, p. 876.
SEIRGAN D'ERCE (N. de), abbessede l'Abondance-
Dieu, p. 645.
SELVA, évéque de Narbonne, p. 244.
SELVA, premier abbé du Canigou, pp. 463, 594,
778.
SELVA, clerc espagnol, p. 246.
SELVA, faux évéque d'Urgel. Voir SCLUA.
Sni-VE (la), lieu, p. 583.
SENEBRUS, seigneur de Lesparre, p. 608.
Sénégas, p. 386 (Tarn), commune de Saint-Pierre
de Trivisi.
SÉNÉGILUE, abbéd'Aniane, p. 447.
SÉNÉGONDE, comtesse de Melgueil, pp. 178, 539.
SÉNÉGONDE, femme de Fulguald, p. 3o.
Sk\enqies, abbaye, pp. 601, 639.
SENIOFRED, SUNIFRED, comte de BarcelotJe &
de Fenouillèdes, pp. 140, 144, 721.
SENIOFRED, vicomte de Cerdagne, p. 340.
SENIOR, évéque de Carcassonne, p. 328.
SENIOREL, abbé de Sorèze, p. 5|2.
SENLIS (Bertrand de), p. 267.
SENOCH, Sedocus ou Sidocus , évéque d'Eause,
p. 366.
SENS (Robert de), châtelain de Montréal, p. 760.
SENTIMIPvUS, fondateur de l'abbaye de Saint-
Genis, p. 535.
Septimame; manière de compter les années du
règne de Charles le Simple employée dans cj
pays, p. 22.
S. SEPTIME, évéque d'Albe, p. 412.
Sérénac (Carmes de), p. 666 (Tarn), arr. d'AHi,
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
io3:
SERÈNE, femme de Roger Je Mirepoix, p. 466.
SERGIUS, évéque de Narbonne, p, 244.
SERGIUS, évêque de Carcassonne, pp. 3z8, 736.
StniGNAN, prieuré, p. HiZS (Hérault), arrtnd. Je
Béliers.
— (couvents de), p. 727.
SÉRIGNAN (Bernard de), p. 558.
Sekmlr, église unie à l'abbaye de Moissac, p. 191.
S. SERNIN. ToiV S. SATURNIN, évéque de Tou-
louse.
SERRELONGUE (Bernard-Hugues de), p. 790.
SERVANDUS, évêque d'Eause, p. 566.
SERVAT, abbé de Bonnefont, p. 633.
Servian (Dominicains de), p. 726 (Hérault), arr.
de Béliers,
SERVIAN (Etienne ou Estève de), pp. 260, jji,
577. 7^4-
SERVUS-DEI, évêque de Girone, pp. 12, poâ.
SESENAND, évêque de Nimes, p. 275.
SEULFE, archevêque de Reims, p. 53,
S. SEVER , fondateur de Saint-André d'Agde,
p. 714.
Sévébac (Notre-Dame de), monastère, p. 570;
Sévérac-V Egl'ne (Aveyron), arr. Je Millau.
— (seigneurs de), p. 872.
SÉVÈRE, évêque de Girone, p. 299.
SÉVÈRE, abbé de Quarante, p. 563.
Severiacum, lieu près de Brioude, p. i38.
S. SEVERIEN, évêqu» de Gévaudan, p. 391.
SEYSSES (Guillem de), p. 636.
SIBILLE DE TARASCON, abbesse de Saint-Geniès,
p. 826.
SIBILLE DE LAUTREC, abb»sse de Vielmur,
p. 600.
SIHILLE D'ALÈSE, abbesse de Vignogoul, p. 827.
SIBILLE, femme de Roger III, comte de Carcas-
sonne, p, I i3.
SIBILLE, vicomtesse de Narbonne, p. 681.
SIlilLLE DE MONTPELLIER, femme de Rai-
mond-Gaucelin, seigneur de Lunel, pp. 184,
228.
SIHILLE, femme de Guillaume VI, seigneur de
Montpellier, p. 184.
SIBILLE, femme d'Arnaud d'Omelas, p. 288.
SIBILLE, nièce de Josselin, p. 238.
SICARD DE LAUTREC, évêque d'Agde & de Bé-
ziers, pp. 268, 3c8, 600, 714.
SICARD, évêque d'Albi, p. 385.
SICARD DE BOURGUEROL, évêque de Conscrans,
p. 38i.
SICARD, abbé de Candeil, p. 624.
SICARD, faussement indiqué comme abbé de Can-
deil en 1222, p. 624.
SICARD DE MONTIGNAC, abbé de Caunes,p. 467.
SICARD, abbé de Conques, p. 473.
SICARD, abbé de Montolieu, p. 457.
SICARD SQUIVAT, abbé de Lézat, p. 491.
SICARD I, abbé de Saint-Chinian, p. 529.
SICARD II Je Aiiiniano, abbé de Saint-Chinian,
p. 53o.
SICARD m, abbé de Saint-Chinian, p. 53o.
SICARD, abbé de ViUemagne, p. 578.
SICARD, fils de Bernard, chanoine de Saint-Salvi,
p. 582.
SICARD, vicomte de Lautrcc, pp. io5, 622, 654.
SICARD AL AMAN, sénéchal du comte de Tou-
louse, pp. 386, 656, 671, 700.
SICARDE, femme de Roger II, comte de Foix,
p. I i3.
SICFRED (Bernard), p. 33o.
SiGEAN (étang de), p. 686 (AuJe),arr,JeNarionitc.
— (salines de la côte de), p. 33o.
SIGEBERT, cité à tort comme évêque d'Uzès,
p. 299.
SIGEBERT, roi d'Ausfrasie, p. 797.
SIGEBODE, archevêque de Narbonne, pp. 246,
721, 904.
SIGER, abbé de La Grasse, foir SEGARIUS.
SIGIER, abbé de Saint-Martin de Lez, p. 723.
SIGISMONU PARATGE, abbé du Canigou, pp. 464,
594.
SIGISMOND, empereur, visite Montpellier, p. 32i.
S"- SIGOLÈNE, abbesse de Troclar, pp. 383, 663.
SIGUIN, vicomte dans le pays de Nimes, p. 104.
S. SILVE ou SILVIUS, évêque de Toulouse, p. 35i.
SILVESTRE II, pape, p. 90.
SILVESTRE, évêque de Carcassonne, pp. 3o5,
328.
SILVESTRE DE CRUSY DE MARCILLAC, évêque
de Mende, p. 396.
SILVESTRE, religieux de Saint-Maur, p. 545.
SIMEON DE GUINDA V APEZTEGUI , évêque
d'Urgel, p. 911.
SIMON DE BEAULIEU, archevêque de Bourges,
p. 253.
SIMON VIGOR, archevêque de Narbonne, p. 258.
SIMON, évêque d'Agen, pp. 33o, 367.
SIMON DE CRAMAUD, évêque de Béziers & de
Carcassonne, pp. 268, 335, 460.
SIMON DE BEAUSOLEIL, évêque de Lavaur 8c
abbé de Montolieu, pp. 439, 461.
SIMON DE COMMINGES, évêque élu de Mague-
lonne, p. 3i8.
SIMON DE MAILLÉ, évêque de Viviers, p, 417.
SIMON, abbé de Belleperclie, pp. 609, 627.
SIMON DE PIERREVIVE, abbé de Saint-Aphro-
dise, p. 499.
SIMON CHANE, prieur de Bonnefoy, p. 65i.
SIMON, trésorier de Saint -Martin de Tours,
p. 4o5.
SIMON BONNIER, religieux bénédictin, p. 532.
SIMON, seigneur de Saint-Germier, p. 487.
SIMONE, femme de Jacques de Bastet-Crussol,
p. 228.
SiMORRE, abbaye, pp. i25, 772.
fIMPLICIUS, archiprétre & peut-être évêque de
Carcassonne, p. 737.
SIMPLICIUS, évêque d'Urgel, p. 902.
SmPLICIUS, prêtre, p. 478.
SLMPLICIUS, prêtre, p. 5oi.
io36
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
SINTILLUS, SINTILLE ou SINTILA, abbé d'Arles,
pp. 340, 453, 778.
SiR\ (Saint-Sauveir de), inonastère, p. 798.
SISEBUTtJS, évêque d'Urgel; preuve de l'identité
des deux évêques d'Urgel de ce nom, pp. 902,
9o3.
SISEGUTUS, abbé de Sorède, p. 56i.
SISEMOND, évêque de Lodève, p. 287.
SiSTERON (comté de), pp. 67, 68, 69, 70, 71.
SOFFRED, abbé de Saint-ChafTie, puis évêque de
Grenoble, p. 672.
SoissoNS (concile de), en 866, p. 400.
SOI, AGES (François de), baron deTholef, séné-
chal du comté de Roiiergue, p. 897.
SOLEMNIUS, évêque de Carcassonne, pp. 828, 736.
SoMGNAC (Saint-Visce.nt de), église, p. 671
(^Haute-Loire), arr. du Puy,
— (abbaye de), p. 46.
SOLIMAN, sultan de Nicée, p. 2o5.
SOLOMIAC (Odilon de), p. .540.
SoMMiÈBES, pp. 410, 5o8, 649 (^Gari), arronJ. de
Nimes,
— (seigneurs de), pp. 629, 63o.
SONIARIUS I, SUNIAIRE ou SUNIARIUS, abbé de
La Grasse, pp. 247, 478, 5oi.
SONIARIUS II ou SUNIAIRE, abbé de La Grasse,
p. 478.
SOPHRONIUS, évêque d'Agde, p. 3o5.
Sor.iis (SAiNT-CyrniEN de), église, p. 8o3 (Hérault),
arr. de Lodève.
Soi;Éi>E (Saint-André de), monastère, pp. 842,
4-">î. 479. 56 1, 779.
Sonr.ZE, ville, pp. 5io, 5i3 (Tarn), arr. de Castres.
— (abbaye de), pp. 109, 276, 3 11, 353, 423, 444,
462, 5 10.
— (collège de), pp. 5 10, 5i I.
SOUBERS (Bertrand de), capitaine, p. 885.
SOULAGES (Pierre de), religieux de Sorèze, p. 5i3.
SniMATBE (Notre-Dame de), prieuré, pp. 676,
577, 578 (Hérault), commune de Faugères.
SOURDIS (de), abbé ou dom d'Aubrac, p. 894.
Soyons, ville en deçà du Rhône, p. 84 (Ardèche),
a'r. de Tournon,
SPKRAGUE ou HISPARIGUS, évêque de Commin-
ges, p. 374.
STABILIS, évêque de Maguelonne, p. 3i3.
STÉPHANIE, abbesse de Saint-Geniès, p 826.
STÉPHANIE, femme de Guillaume II, comte de
FenouiUèdes, p. 144.
STEPHANUS, prétendu évêque d'Urgel, p. 902.
STOLD DE PAZZr, abbé de Sorèze, p. 5i3.
S. SUACRE, peut-être évêque du Vêlai, p. 400.
SUAVIS, évêque de Comminges, p. 373.
SuHSTANTION, pp. 3i3, 814.
— (Saint-Félix de), pp. 164, 3i2.
— ses comtes héréditaires, p. 174.
SULMUS, p. 768.
SULPICE, abbé de Camon, p. 806.
SULPICE, p. 429.
SUNIAIRE I, évêque d'Elne, pp. 840, 475, 478.
SUNIAIRE II, évêque d'Elne, p. 341.
SUNIAIRE III, évêque d'Elne, p. 779.
SUNIAIRE, p. 34T.
SUNIARIUS, abbé de La Grasse. Voir SONIARIUS I.
SUNIARIUS, comte d'Ampurias, pp. 904, 905.
SUNIEFREDUS, comte d'Urgel, pp. 902, 503.
SUNIFRED, évêque de NarLonne, p. 240.
SUNIFRED, abbé d'Arles, p. 453.
SUNIFRED, abbé de La Grasse, p. 478.
SUNIFRED, abbé de Saint-Laurent de Cabreresse,
p. 686.
SUNIFRED, comte de Barcelone. Voir SENIOFRED.
SUNIFRED, comte de Bésalu, p. 744.
SUNIFRED, vicomte, fils d'Adaltrude, p. 475.
SuRNOMSj leur origine, p. 108.
SUSILHAC (Guillaume de), p. 469.
SY Voir SI
Talabois, fief, p. 33 1.
TALAIRAN (baron de), p. 569.
TALARON (Hugues de), bailli de Fourchades,
p. 65o.
TALHAFER, abbé de Nlzors, p. 643.
TALLEYRAND (cardinal de), p. 35o.
TANCRÈDE, prince d'Antioche, pp. 3i, 2i3.
TANNEGUI LE BLANC DE ROLLET, abbé d'A-
niane, p. 462.
TANNEGUI DU CHASTEL , vicomte de Bellière,
p. 336.
Takascon, château en Provence, pp. 46, 67.
Tarascon, p. 612 (Ariége), arr. de f'oix.
Tarragonne (métropole de), pp. 247, 901.
— (conciles de), en 5i5, p. 776; en 1291, p. 905;
en 1584, p. 346.
— (Etats tenus à) par Jacme I, roi d'Aragon,
p, 343.
TASSIO, abbé de Saint-Laurent de Cabreresse,
p. 686.
TATIl A ou TOTILLUS, évêque de Lodève, p. 187.
TATZO (Hugues de), p. 793.
— (Pons de), 'p. 790.
Taur, p. 595.
Talr, château, p. 408.
Tal'Riac, lieu du Rouergue, p. 540 (Aveyron), arr.
de Saint-Affrique.
TAURINUS ou S. TAURIN, évêque d'Eause, p. 366.
TalsSAC, lieu, p. 578 (Hérault), arr. de Béliers.
Técou (ville de), p. 625 (Tarn), arr. de Gaillac.
Teillan (église de), p. 607.
TEINTOT (N.), abbé de Saint-Hilaire, p. 549.
Temi'Liers, pp. i83, 237, 343, 38o, 415.
Tenaille, abbaye en Saintonge, p. 6i5.
— (abbé de), p. 612.
TENGRINUS, évêque de Viviers, p. 412.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES.
1087
Termes, château, p. 33i (AuJe), arr. de Carcas-
sonne,
TERMES (Bernard de), p. 20 1.
— (Olivier de), pp. îô 1 , 480.
Termenois, pays, p. lôi.
Tehuail, château dans le Narbonnais, p. 2Jo.
TEî'.BAit,, château près de Montpellier, pp. ?>"),
326, 327.
Ttr.ouANE, évèché, p. 423; corrige-^ TiiÈr.of annc.
TERRIDE (vicomte de), p. 606.
— (Eudes de), fils de Bernard d'Astafort, pp. 6-3,
609.
TETBALDUS, curé, p. .iÇiS.
TETBERGE, comtesse de Forez, femme de Pons,
comte de Gévaudan, p. 3o.
TEUDO, vicomte de Béziers 8t d'Agde, pp. 5i,
io3.
Tellet (Saint-Amand de), monastère, p. ^!>c.
TiiAu (^tang de), p. Soyj ses limites fixées en i3c3,
p. 317.
THÉD'SE, évèque d'Agde, pp. 3o7, 558, 578, 585,
7i3.
THÉMINES (maréchal de), pp. 58o, 802.
S. THÉODARD, archidiacre, puis archevêque de
Narbonne, pp. 10, 246, 299, 424, 904.
THÉODEGAIRE, abbé de Saint-Théodard, p. 425.
THÉODEMIR, abbé de Psalmodi, p. 5o6.
THÉODORE, évéque de Conserans, p. 379.
THÉODORE, évéque de Fréjus, p. 244.
THÉODORE-JEAN DE CLERMONT, abbé de Saint-
Gilles, p. 520.
s. THÉODORIC ou THIERRY, patron de l'église
cathédrale d'Uzès, p. 297.
THÉODORIC ou THIERRI, évéque de Lodève,
p. 287.
THÉODORIC I, roi des Visigoths, p. 705.
THÉODOSE, archidiacre, puis évéque de Rodez,
p. 873.
THÉODULFE, THÉODULPHE, évéque d'Orléans,
pp. 35i, 455, 478, 55-.
THÉOFRED ou S. CHAFFRE, abbé, p. 570.
THÉOTART, évéque du Puy, p. 401.
THÉOTAP.IUS, évéque de Girone, p. 10.
THÉOTBERGE, femme de Pons, comte de Gévau-
dan, p. 139.
Tiits*c (SAiNT-JtLiEN de), p. 621.
THÉSAC (baron de), p. 85o.
TiitSAN, Thêzan, lieu, p. 578 (Hérault), arr. Je
Béliers,
— (maladrerie de), p. 730.
THÉSAN (N. de), abbé de Villemagne, p. 58o.
— (Pons de), p. 578.
— (Raimond de), religieux de Saint-Pons, abbé
élu de \'illemagne, p. 579,
THIBAUT, évéque de Liège, p. 344.
THIBAUT, abbé d'Arles, p. 453.
THIBAUD I, abbé de Feuillans, p. 636.
THIBAUD II, abbé de Feuillans, p. 636.
THIBAUD III, abbé de Feuillans, p. 637.
THIBAUT, abbé de Psalmodi, p. 5o6.
TniEr.N, monastère en Auvergne, p. 86.
THIERRI, évéque de Lodève, p. 247.
THIERRY, abbé de Montredon, p. 688.
TiiiyiER (Notf.e-Dame de), église, p. 264.
S. THOMAS D'AQUIN (reliques de), p. 700.
— (reliques de) à Montpellier, p. 822.
— translation de son corps d'Italie à Toulouse
en i366, pp. 268, 358.
THOMAS I DE BONZT, évéque de Béziers, abbé
commendataire de Saint-Guillem, pp. 271, 545,
695.
THOMAS II, évéque de Béziers, p. 272.
THOMAS, évéque d'Elne, p. 344.
THOMAS, évéque de Rieux, p. 441.
THOMAS DU LAUR, évéque de 'Vabre, p. 569.
THOMAS I, évéque de Viviers, p. 412.
THOMAS II, évéque de Viviers, p. 4i3.
THOMAS DUPRAT, évéque de Clermont, abbé de
Candeil, pp. 623, 626.
THOMAS I MAYO, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. 536.
THOMAS II RAJADEL, abbé temporaire de Saint-
Genis, p. 536.
THOMAS DE SAINT-BONNET, abbé de Saint-
Paul de Narbonne, p. 504.
THOMAS BAUDRY, supérieur du séminaire de
S.iint-Louis à Toulouse, p. 532.
Tiiusi alias TuSEY (concile de), en 860, pp. 245,
3o5, 329, 340, 400.
TmfcniADE (bataille de), p. 237.
S. TIBURCE; ses reliques sont apportées à Albi,
p. 662.
TIBURGE, abbesse de Vignogoul, p. 827.
TIBURGE, dame d'Orange pour un quart, p. 184.
TIBURGE, femme de Gausfred de Mornas & de
Bertrand de Baux, p. 184.
TIBURGIE, vicomtesse de Narbonne, p. 728.
TIGRIDIUS, évéque d'Agde, p. 3o5.
TIPHANIE-FRANÇOISE , abbesse de Vignogoul,
p. 827.
TmoN, abbaye, p. 325.
ToLt.DE (conciles de), en 527, p. 901 ; en 589,
pp. 286, 3i3, 328, 902; en 097, p. 3i3; en 633,
pp. 286, 340J en 638, pp. 286, 340; en 653,
pp. 328, 902; en 655, p. 9025 en 656, p. 340;
en 674, p. 902; en 683, pp. 3|3, 340, 384;
en 694, p. 287.
TONANCE FERRÉOL; des membres de sa famille
ont-ils été évêques d'Uzès, p. 298?
TONNELIER DE BRETEUIL(N. le), abbé de Foix,
p. 85o.
ToR, château en Provence, p. 75.
TORD CALVO (N. de), abbé de Vallbona, p. 790.
ToRONET ou TouRONET (abbaye du), pp. 354, 601.
ToiioSELLE, église, près de la ville de Trèbes, p. 338;
Tourou^elle (J ude), arr. Je Narlronne,
TORPION, évéque du Puy, p. 400.
ToRTOSE, ville de Catalogne, p. 182.
TOSCAN (Jean-Mathieu), poète latin, p. 294.
io38
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
TOTE, femme de Bernard Taillefcr, p. 144.
ToL'LOLSE; est assiégée par les Anglais, p. 23i.
— (diocèse de); histoire de ses variations succes-
sives de limites, p. 690.
— son diocèse est démembré pour créer l'évêché
de Pamiers, p. 356.
— Jean XXII érige en archevêché le siège de Tou-
louse, p. 357.
(parlement tenu à), en 128
333.
— (parlement de) établi en mars 1420, p, 3C)(}.
• — (Eglise de), p. $48.
— (la Dalbade, église de), p. 693.
— (la Daurade, monastère de), p. 460.
— (la Dal'p.ade, église de); la première pierre en
est posée par Foulques, évêque, p. 355.
— (églises paroissiales de) possédées par les béné-
dictins de la Daurade, p. 694.
— (chapelle de Nazareth à), p. 35o.
— (chapelle Saint-Antonin à), construite en 1341,
dans le cloître des dominicains, aux frais de
Dominique Grenier, évêque de Pamiers, p. 430,
.— (Saint-Antoine, prieuré à), fondé devant la
porte du château Narbonnais, pp. 490, 690 ïi
suiv.
— (religieux de Saint-Antoixe de), p. 692.
— (chapelle Saint-Auhix à), p. 35o.
— (chapelle Sainte-Barce à), p. 35o.
— (chapelle Saint-Barthélémy à), p. 35o.
— (chapelle Sainte-Cathsrine à), p, 35o.
^- (Saint-Etii:nne, cathédrale de), p. 349; Ber-
nard de l'Isle-Jourdain fait bâtir le chœur de la
cathédrale & les quatre chapelles qui l'entou-
rent, p. 355.
— (Sainte-Eulalie, monatère à), yoir la Merci.
— (chapelle Saint-Exupère à), p. 353.
— (cimetière des nobles, près de la chapelle Saint-
Exupère, à), p. 353.
— (chapelle Saint-Géraud à), p. 35o.
— (chapelle Saint-Julien à), p. 35o.
— (Saint-Pantalkon, abbaye de femmes, établie à)
en i35o, pp. 35o, 357, 670.
— (Saint-Pierre des Cuisines à), p. 701; le sé-
minaire des jeunes clercs est institué dans cette
église, p. 363.
.^ (église Saint-Rémi de), cédée au grand prieuré
de Saint-Jean de Jérusalem, à Toulouse, où est
aujourd'hui la rue Saint-Remesi, p. 353.
.^ (chapelle Saint-Quentin à), p. 35o.
— (chapelle Saint-Sauveur à), p. 35o.
— (Saint-Sernin, abbaye de femmes à), p. 35o.
— (église du Taur à); son origine, p. 348.
— (château Nariionnais à), p. 221.
— (palais archiépiscopal de), reconstruit par
Charles de Montchal, p. .'563.
— (évêques de), p. 350.
— ses évêques depuis la fin du neuvième siècle
jusqu'au commencement du douzième, p. 98;
erreurs commises à leur sujet par Catel, Ma-
billon, & les frères de Sainte-Marthe, pp. 98,
99, 1 00, loi , 102.
— (évêque de), p. 85j.
Toulouse (prévôt de Saint-Etienne de), p. 609.
^ (recteur de Saint-Rémi de), p. 693.
— (généalogie de la maison de), pp. 3o, 3i.
— (comtes de); leur suite pendant les neuvième
& dixième siècles, p. 27.
— (maison de), divisée en deux branches; celle
de Toulouse & celle de Rouergue, pp. 38, 39,
40, 41.
— (comtes de); époque où ils ont uni à leur do-
maine le marquisat de Goihie, p. 24; en quel
\ temps ils ont aliéné les comtés de Cahors & de
Rodez, pp. 199, 200, 201, 202, 2o3 ; leur do-
maine sur le bord du Rhône, p. 9.
— (sépulture des comtes de), p. 33o.
— (comte de), p. 608.
— ses vicomtes, p. 168.
— (AuGusTiNS de), pp. 334, 349, 692, 693.
— (Augustins déchaussés ou petits augustins de),
pp. 35o, 693.
— (couvent des Augustines à), p. 693.
— (couvents des Béguins ou TiERÇAiRES à), pp. 349,
7o3.
— (Bénédictins de la Daurade à), pp. 693, 694,
695.
— (Bernardins établis à), en 1228, p. 349.
— (Filles du Bon-Pasïeur établies à), en 1715,
pp. 35o, 064.
— (couvent des Capucins à), pp. 35o, ôpS, 696.
— (couvent des grands Carmes à), pp. 355, 696,
697.
— (Carmes déchaussés à), pp. 35o, 362, 697.
— (Carmélites introduites à), en 1616, pp. 35o,
355, 362.
— (chanoinesses de Saint-Sermn à), pp. 357, 706.
— (Chartreux de); histoire de leur couvent,
pp. 349, 36 1 , 697, 762.
— (abbaye des Clarisses à), p. 698; liste des ab-
besses, p. 698.
— (Clarisses de la Porte ou de Saint-Cyprien à),
pp. 35o, 698, 699.
— (Clarisses du Salin établies à), en i386,
p. 35o.
— (Clarisses de), p. 670.
— (Cordeliers de), histoire de leur couvent,
pp. 349, 376, 699.
— (Cordeliers de Saint-Antoine ou du Salin à);
leur histoire, pp. 35o, 702.
— (Dames d'Andouin, religieuses établies i) , en
1628, p. 35o.
— (Dames de la Daurade à), p. 671.
— (Dames Noires établies à), en 1687, p. 35o.
— (Dominicains de); histoire de leur couvent,
pp. 349, 355, 368, 699, 702.
— (confrérie de Saint-Vincent-Ferrier, chez les
dominicains, à), p. 702.
— (Doctrinaires établis à), en 1Û04, pp. 35o,
360, 362.
— (Feuillans de) pp. 362, 450, 703.
— (Feuillantines de), pp. i5o, 362, 703.
— (Filles de la Charité ou Soeurs Grises à),
p. 35o.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
1089
Toui.OLSE (Hospitalières, religieuses établies à),
en 1657, p. 35o.
— (HospiTAiiÈBES DE Saint-Jacques à), p. 363.
— (jÉsiJiTES de), pp. 36 1, 7o3.
— (Lazauistes de), pp. 349.
— (Madeleines, religieuses établies à), en i3i6,
p. 35o.
— (religieuses de la Madeleine de), sont fondées
par Jean d'Orléans, en f5i6, p. 36o.
— (Maltaises établies à), en lôiS, pp. 35c, 362.
— (couvent de la Merci à), pp. 349, 338, 703,
704, 705.
— (Minimes de), pp. 349, 36o, 70S.
— (Dames de la Providence établies i), en 1673,
p. 35o.
— (Récollets établis à), en 1481, pp. 349, 362.
— (religieuses de Notre-Dame à), p. 705.
— (religieuses du Refuge à), p. 35o.
— (religieuses de Saint-Orens à), p. 705.
— (religieuses de Saint -PAiNTALÉON à), pp. 7o5,
706.
(couvent de Sainte-Catherine de Sienne ou
DES Catherinettes à), pp. 3Jo, 362, 698.
(Soeurs de Saini-Vincent-de-Paule à)j une
maison de leur ordre y est bâtie, p. 364.
— (Thèatins de), pp. 362, 692.
(Tiercerettes, religieuses établies à), en 1610,
p. 35o.
— (Trinitaires ou frères de la Rédemption des
Captifs à), pp. 268, 349, 706.
— (Ursblines établies à), en 1610, pp. 35o, 362.
— (religieuses de Notre-Dame de la Visitation
établies à), en 1647, pp. 35o, 363.
— (Pénitents Blancs, Pénitents Bleus, Péni-
tents Gris, Pénitents Noirs à); dates de la
fondation de leurs confréries dans cette ville,
p. 35o.
— (Pénitents obtiennent, en 1262, la permission
de bâtir une église près de), p. 355.
— (Saint-Jean de Jérusalem à); prieuré fondé,
en 1120, par Amélius, pp. 349, 353.
— (Université de), pp. 407, 461; sa réformation
en i329, p. 357; ses statuts sont rédigés en I4i3,
p. 598; se déclare pour Pierre de Rousergue
contre Hector de Bourbon, p. 36o.
— (collèges de); dates de leurs fondations, p. 35o.
— (collège de Boulbonne à), p. 61 1.
— (collège de I'Esquillb à), p. 35o.
— (collège de Foix à), fondé par Pierre de Foix,
évèque de Comminges, pp. 35o, 376, 56o.
— (collège des Jésuites à), p. 670.
— (collège de Maouelon.ne à), pp. 35o, 359.
— (collège de Mibei'Oix ou de Saint-Nicolas à);
son fondateur, pp. 35o, 359, 436.
— (collège de Naruonne à), pp. 254, 35o.
— (collège de Périgord à), pp. 35o, 7C6.
— (collège Royal, autrefois collège de Toulouse à),
p. 35o.
— (collège Saint-Bernard à), pp. 6o5, 609.
.— (collège S\i\te-Catiii:!.ine à), pp. 3o8, 35-).
Toulouse (collège Saint-Martial à), p. 35o.
— (collège Smnt-Raimond à), p. 35o; rebâti sur
un autre emplacement après avoir été détruit
par un incendie, p. 337.
— (collège de Secondât à), p. 35o.
— (collège de Verdalle à), fondé par l'évèque de
Maguelonne de ce nom, pp. 319, 334, ^9^'
— (séminaires de), p. 349.
— (séminaire de Saint-Louis à), érigé en 1623,
p. 532.
— (séminaire des Jeunes-Clercs à), p. 363.
— (petit séminaire de), p. 706.
— (hôpitaux de); dates d« leurs fondations,
p. 35o.
— hôpital fondé par saint Raimond, abbé de
Saint-Sernin; transformé en collège, p. 525.
— (hôpital Saint-Jacques à), pp. 35o, 712.
— (hôpital de la Grave à), pp. 35o, 363.
— (maison des Orphelines à), p. 35o.
— (conciles tenus à), en 824, p. 35 1; en ioo5,
p. 329) en 1026, p. 123; en io56, pp. 341,
352, 373, 402; en 1068, pp. 353, 373, 444,
5i6; en 1079, p. 384; en 1090, pp. 248, 314;
en II 19 par le pape Calixte II, pp. 2i5, 249,
353, 448; en 1 129, p. 355; en 1 161, p. 353;
en 1590, pp. 427, 437, 440.
TOULOUSE (Guillaume de), p. 606.
Toun (Saint-Amans de la), prieuré, p. 576.
TOUR (N. de la), abbé de la Capelle, p. 646.
— (Arnaud de la), p. 342.
— (Arnaud de la), p. 567.
— (Bernard I de la), seigneur d'Oliergues, p. 493.
— (Henri de la), p. 335.
— (Ponce de la), p. 837.
Tour (château de la), en Rouergue, p. loS.
TOURDONNET (N. de), abbé d'Aniane, p. 452.
Tournac (prieuré de Saint-Etienne de), p. 718.
Tournadone (Saint-Martin de), près du château
de Pnylaurenj, p. 353; Tournadoux-Ves-Scné-
gats [Tarn), commune de Saint-Pierre Je Trivisi.
TouRNCS, monastère, pp. 49, 262, 275, 3i3, 392,
400, 898.
TouRONET, abbaye au diocèse de Frèjus. Voir To-
RONET.
Tours (concile de), en 1 163, pp. 25o, 829.
TRAÇANTE (N.), abbé de Saint-Gilles, p. 522.
TRACTORIUS, abbé de Saint-Laurent de Cabre-
resse, p. 686.
Tramesaygues (Notre-Dame de), prieuré, pp. 248,
263, 379, 475, 476, 5o3, 611, 612, 6i3, 6i5
[Haute-Garonne), commune de Cintega Belle.
Tramesaigues (Sainte-Marie de), dans la vallée
U'Aure, p. 273 (Hautes-Pyrénées), arr, de lia-
gnères-de-Bigorre.
TiiAppE (ordre de la), p. 6o5.
TRASSOVADUS, p. 475.
TiiÈiiES, p. 338 [Aude), arr, de Carcassonne.
— (hôpital de), pp. 758, 759.
TUÉGOl.'^ (François de), p. 5o5. *
1040
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
Tr.ÉMESAiGUES (Notue-Dame de), église, p. 248.
Voir Tbamesaigles.
TRENCAVELS, vicomtes d'Albi, de Nimes, &c.;
leur origine, p. 104.
— (généalogie des), p. io5.
TRENCAVEL, vicomte. Foir RAIMOND TRENCA-
VEL.
TRENCAVELLE, comtesse de RoiisslUon, femme
de Gaufred, pp. 56 1, 617. Foir ERMENGARUE.
Trente (concile de), pp. Byo, 440, 483, 787.
TRESFONS (H. de), abbé de Sauve, p. 720.
TRESMIRE, abbé de Montolieii, p. 456.
Trêve de Dieu, pp. 248, 25i.
— ses règlements, p. 384.
— son établissement dans le Vêlai, p. 400.
Ti'.irOLi; époque de la prise de cette ville par Ber-
trand, comte de Toulouse, p. zi2.
TRISTAN D'AURE, évêque de Conserans, p. 38 1.
TRISTAN DE CLERMONT, abbé de Saint-Paul
de Narbonne, p. SoS.
TRISTAN DE THÉSAN, abbé de Villemagne,
p. 579.
Troliars, alleu, p. 340.
TROSELLE (Pierre), mari de Bertrande, p. 3i.
TRUAND, doyen de la catliédrale du Piiy, p. 401.
TRUCTERAND I, abbé de Saint-Martin de Lez,
p. 723.
TRUCTERAND II, abbé de Saint-Martin de Lez,
p. 723.
TRUCTESINDE, abbé d'Aniane, pp. 245, 448.
Tbllhabs, pp. 4r)7, 460.
TUBUGE, femme d'Aymar de Murviel, p. 184.
TUBURGE, comtesse d'Orange, femme de Guil-
laume, seigneur d'Omelas, p. 184.
Tfi.LJES (concile de), pp. 164, 248, 288, 779; cor-
rige:^ Toulolse.
TURIN (Raimond-Suitard de), p. 462.
Tureliis (Saint-Pierre Je), p. 463.
TuSEY (concile de), en 860, p. 24J. foir Thlsi.
u
UDAT.GAIRE ou ULGER, abbé de Caunes, p. 46.').
U1)A[. GARDE, femme de Bernard, seigneur du
Kouergue, p. 3o.
UDALGARIUS, évéque d'Elne. Voir ULGER.
UDALGER D'AJORT, Je Ajorto {corr. DE NIORT,
Je Aniorto)^ abbé d'AIet, p. 422.
UDALGER, abbé de Saint-Hilaire, p. r>^6.
UDALGER, vicomte de Castelnau, abbé de Saint-
Paul de Narbonne, p. 002.
UDALRIC, marquis de Gothie, p. 246.
UGA, femme d'Otlion de Cornon, p. 264.
UGBERT, évéque de Nimes, pp. 93, 275. Voir
HUBERT.
Vg^riiitm, château, p. i85.
UGOBERT, abbc de Montolicu, p. 4Ô5,
ULGER, évéque élu d'Alet, p. 449.
ULGER. l^oir OLGER, évéque de Comminges,
p. 373.
ULGER, Ujalgarius, UZALGER DE CASTELNAU,
archidiacre, puis évêque d'Elne, pp. 227, J42,
791.
ULGER, archiprèlre d'Elne, p. 340.
ULGER, prêtre, p. 341.
ULIÉBAUD, abbé de Cruas, p. 674.
Ulmaise, archiprêtré dans le Toulousain, p. 4.'')8;
lut. Vlmes'tum, la Rotjue J'Olmes, dam le pays de
Fotx {>).
ULRIC I, abbé de Conques, p. 472.
ULRIC II, abbé de Conques, p. 473.
ULRIC SAUMATE, prieur de Saint-Hippolyte de
Rodez, p. 3 18.
ULVERADUS, vicomte de Narbonne; faut-il le
confondre avec Walchariusi* p. 5i.
UMBERGE, femme de Guillaume, comte d'Au-
vergne, p. 91.
URBAIN V, administre le diocèse de Mende &
consacre son revenu à la construction d'églises,
p. 394.
URBAIN, évêque de Béziers, p. 262.
URBAIN DE SAINT-GELAIS, évêque de Commin-
ges, p. 377.
URBAIN D'ASPET, abbé de Gaillac, p. 599.
URBAIN DE NOÉ, abbé de Villelongue, p. 633.
S. URBICIUS, prétendu évêque d'Urgel, p. 901.
S. URBICIUS, autre prétendu évéque d'Urgel,
p. 902.
Urgel; ancien nom de cette ville épiscopale,
?• 9°i-
— (église d'), pp. 900 & suiv.; bibliographie du
sujet, pp. 900, 901; origines de cette église,
p. 901.
— (assemblée pour établir la vie canoniale tenue
à), en 1010, p. 329.
— (comte d'), p. 909.
URSINS (des), cardinal. To/'r FÉLIX DE SA\OIE,
p. 484.^
UsSEL, château, p. 229 (^GarJ^j, commune Je Gou-
dargues,
UZALGER, évêque d'Elne. Toir ULGER.
UzELAT (Saint-Vèuan d'), église, p. 26Ô; UscL:
d'Hérault (^Hérault), arr. Je Béliers.
UzERCHE, p. 233 (^Corrè^e), arr. de Tulle,
UzESTE, château, p. 370 {Gironde), arr. de Ea^^s.
UzÉGE, p. JJ.
UzÈS (église d'), p. 297.
— (anciens seigneurs d'), p. 227.
—^ duché érigé en 1572, p. 23o.
— vicomte érigée en i328, p. 23o.
— (viguerie d'), p. 865.
— (petits couvents d'}, p. 870.
— (religieuses de Notre-Dame admises à), p. 3o3.
— (hôpital Saint-Salvei'R à), p. 304.
— (Saint-Mammin d'), p. 74.
— (évêqucsd'j; histoire de leur pouvoir tempo-
rel, pp. E65, ?66.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES.
1041
UzÈS (duc d'), p. 865.
— (consuls d'), pp. 3oo, 3oi.
— (concile tenu à), en i iSç, pp. 277, 617, 556.
UZÈS (Bermond d'), p. ïî8.
— (Bernard d'], p. 558.
— (Elzéar d'), pp. 227, 228.
— (EUéar d'), pp. 3oo, 865. Voir ELTÈAR.
— (Raimond d'), p. 3oo. .
Vabbe, p. 568 (^Aveyron), arr. de Saint-Affrique .
— (abbaye de), pp. 352, 566.
<— (église de), p. 566.
— (éïêque de), p. 658,
Vai^re (hôpital de), p. 767 {Tarn), arr. de Castres.
Vairac (^Saint-Fîmx de), église, p. 3o6j Veyrac
[Hérault], commune de Fîorensac.
Vaiso.v, lieu, p. 70.
Vaissiêhe, lieu, p. 5^o [Hérault), commune du
Soul'ié.
VAIVRE DE ROQUEFEUILLE, abbesse de Gorjan,
p. 802.
Vajal, abbaye, pp. 611, 612, 6i3, 6i5.
— (abbé de), p. 863.
VAL (Esclarmonde du), p. 666.
^'alabbègle, château, p. 75 (Vaucluse), commune
de Caumont.
Valbo.v.ne, abbaye au diocèse d'Elne. Voir Vall-
eo.NA.
Valbonne (Ciiabtbeuse de), pp. 3oo, 415, 449, 870.
Valcabrébe, p. 377 [Haute-Garonne), arr, de Saint-
Gaudens.
— (frères MinecrS de), pp. 377, 776.
ValcrOS (religieux de), p. 863,
^'AI.-DE-GRACE, à Paris, p. 285.
Valence (archidiaconé de), p. 817.
— (comtes de), p. 76.
— (conciles tenus à), en 374, p. 399; en 890,
pp. 8, I4i en 1248, p. 278.
Valè.nes (foré» de), p. 834.
VALENTIN DE BIGORRE, abbé de Saint-Sauveur
de Lodève, p. 804.
Valëntinois (comtes de), p. 65i.
S. VALÈRE ou VALERIUS, évéque de Conserans,
p. 379.
S. VALÈRE, évêque de Gévaudan, p. 391.
S. VALÈRE, évéque de Viviers, p. 412.
Valespib et du RotssiLLON (pâturages du), p. 342.
Valgorge, p. 416 [Ardeche), arr. de Largcnt'ière,
VALHAUQUÈS (Bernard de), p. 3i5. Voir VAL-
LAUQUÈS.
Valiébes, église, p. 216.
VALLAN (Pierre de), p. 541.
VALLAUQUES (Pons de), p. 449.
Valliona , Valco.v.ne , abbaye au diocèse d'Elne,
pp. 619, 790.
Valléoles, canton du diocèse de Rodez, p. 288.
Vallette, métairie, p. 494.
Vallevkse, lieu du comté de Razès, p. 546.
VALLORY LA POMMERAIE (N. de), abbé de
Sauve, p. 720.
Valmag.ve, monastère, pp. 48, 264, 266, 275, 363,
447. 617, 7i5, 827.
— (abbé de), p. 828.
Valségee, abbaye, pp. 611, 614, 85i.
Val-P«ivas, monastère de filles, p. 406.
VALRAN (la Garde de), p. 205.
Val-Sainte-Marie (prieur du), p'. 649.
Valsauve, couvent de religieuses près de Baenols,
p. 3oi.
Vaiseguier ou VAt-SiGER, monastère, pp. 33o,
302, 455. Voir MaLLAST & MONTOLIEU.
Valtoeet (Saint-Amant de), au diocèse de Castres,
p. 469 [Tarn), arr. de Castres.
Valz (paroisse de), p. 614 [Ariège), arrond. de
Pamiers.
Vai.z (hôpital de las), p. 883.
Vaolr (commanderie de), p. 673 [Tarn), arr, de
Gaillac,
— (commandeurs de), pp. 673, 674.
Vaquiès (hôpital de), p. 7 1 2; Kacyai'crj [Haute-
Garonne), arr. de Toulouse.
VARENNES (Geoffroi de), bailli d'Albi, p. 656.
Valnage, partie du diocèse de Nimes, p. 92.
Veuas (Saint-Jean de), pp. 164, 3i2; Vias [Hé-
rault), arr, de Béliers,
Veiradeyres, lieu en Vivarais, p. 65o.
Vêlai j pouvoir des comtes de Toulouse sur ce pays,
pp. 88, 89.
— (comtes de) et d'Alvergne, pp. 85 à 90.
Venaissin, comté, pp. 58, 67, 72.
S. VENANT ou VENANCE, évéque de Viviers,
p. 412.
Venasqle (comté de) ou de Caepentbas, p. 67.
VENCESLAS, roi de Bohême & empereur, pp. 335,
416
Vendôme, monastère, p. 384.
VÉNÉRAND ou VIVÉRAND, abbé de Villemagne,
p. 576.
VENERIUS, évéque de Marseille, p. 244.
Ventajoh, territoire au diocèse de Narbonne,
p. 465.
VENTAJOU (Arnaud de), p. 466.
Ventenac-CababdéS (culte de S. Stapin à), p. 737
[Aude), arr, de Carcassonne,
S. VENUSTE, évéque d'Agde, p. 304.
Vera^ ancien monastère d'Aquitaine, p. 796.
VÉRANE, femme d'Ebolatus, p. 494.
VERDAT, évéque d'Albi, p. 384.
Vebdouble, rivière. Voir Verncsoubre, p. 528.
Verdun, pp. 586, 608; Verdun-sur-Garonne [Tarn-
&-Garonne), arr. de Castelsarrasin.
Verdun, château dans le Lodévois, pp. 486, 541,
Verieil (hôpital de), p. 712 [Tarn-&-Garonne),
arr. de Montauhan.
IV.
1042
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
Vekgi, ancienne ville qu'on a identifiée avec Ur-
gel, p. 901.
Vergne (In), prieuré, p. 566.
VERI (N. de), abbé de Grandselve, p. 611.
Vernedacio, aujourd'hui Saint-Cyprien près de
Conques, p. 472.
Vernet, près d'Elne, p. 463 (^Pyrénées-Orientales,),
commune de Perpignan,
VERNEUIL (la duchesse de), p. 884.
VERNON (N. de), abbé de Caunes, p. 471.
Vernosoubre, rivière, p. 628.
Verteuil, château, p. 370.
Vertolaye, lieu , p. 498 (Puy-de-Déme), arrond.
d'Amhert.
Vertus, alleu, p. 595 {Tarn), commune de Rahas-
tens.
Vérune (la), église 8c château, pp. 164, 266, 3iï,
322 [Hérault), arr. de Montpellier.
VÉRUNE (Adélaïde de la), p. 540.
— (Pierre de la), p. 817.
VÉRUS, évèque de Rodez, p. SyS.
VESTRIE DE MONTALET (N. de), abbesse de Vi-
gnogoul, p. 827.
VÉZELAY (Henri de), enquêteur du roi, p. 727.
VÉZIAS, abbé de Bonnefont, p. 684.
VÉZIAS, abbé de Conques, p. 473.
VÉZIAS, VIDIANUS, abbé de Peyrissas {& par er-
reur de Lézat), pp. 124, 489, 774.
VÉZIAS ERMENGAUD, archidiacre d'Albi, p. 663.
VÉZIAS, prévôt de Snint-Germier de Muret, p. 710.
VÉZIAS, vicomte de Lomagne, pp. 607, 608.
ViAGES, monastère, p. 400.
Vie (Notre-Dame de) ou de Quarante, p. 563.
Voir Quarante.
Vie, pp. 164, 3 12 {Hérault), arr. de Montpellier.
Vie (Saint-Pierre de), prieuré, p. 746 (Aude),
commune de Conijues.
Vicomte, terme synonyme de vidame, p. 5i.
VICTOR - AUGUSTE MELIAUD , évêque d'Alet,
p. 424.
VICTOR-AUGUSTIN DE MAILLY, évêque de La-
vaur, p. 44°'
VICTOR DE SIRl, abbé de Valmagne, p. 618.
Vicus Urgelli ou Sanctae Mariae; sens de cette
expression au onzième siècle, p. 901.
VIDAL, abbé de Bonnefont, p. 684.
VIDAL I RAIMOND, abbé d'Eaunes, p. 635.
VIDAL II, abbé d'Eaunes, p. 635.
VIDAL I, abbé de Fontfroide, p. 619.
VIDAL II, abbé de Fontfroide, p. 619.
VIDAL, abbé de Grandselve, p. 588.
VIDAL D'ESPAON, abbé du Mas-Garnier, p. 588.
VIDAL, abbé de Nizors, p. 642.
VIDAL ÉRAIL, abbé de Saint-Chaffre, p. 572.
VIDAL, abbé de Villelongue, p. 632.
VIDAL PORTIER, prieur de Saint-Antoine de
Toulouse, p. 692.
VIDAL DU FOUR, cardinal, frère mineur de Tou-
louse, pp. 519, 706.
Vidame, signifie quelquefois vicomte, p. 5i.
VIDIANUS, VIDIAN, religieux, pp. 124, 489. Voir
VEZIAS, abbé de Peyrissas.
V1E1LA1GUE, p. 609,
Vielmur, abbaye, p. 600.
Vienne (église des Antonins à), p. 268.
— (archevêque de), p. 898.
— (conciles tenus à), en 1289, p. 574; en f3i2,
p. 3i8.
Vieux. Voir Vioux.
ViGAN (hospice du), près d'Albi, p. 672.
VIGILIUS, évêque de Lectoure, p. 366.
VIGNIER, évêque de Lectoure, p. 368.
ViGNOGOUL ou BoNLiEU, prieuré, p. 827.
— (prieures de), p. 827.
— (religieuses de), p. 823.
Vila-Bertrand (Notre-Dame de), prieuré du dio-
cèse de Girone,
p. 792
Vilar (Notre-Dame du), petit monastère en Rous-
sillon, p. 790.
— liste de ses prévôts, p. 791.
ViLLALEE (Saint-Pierre de), p. 740 {Aude), com-
mune de Carcassonne.
V1LLALIEB, village près de Carcassonne, p. 332
{Aude), arr. de Carcassonne.
— (église de), p. 740.
Villarasa, en Roussillon, p. 340.
VILLARASA (Ermengaud de), p. 342.
ViiLARDONNEL, village, pp. ^58, 409 {Aude), arr.
de Carcassonne.
Villar-en-Val (seigneur ie), p. 648.
VILLARS (N. de), abbé de Saint-Chaffre, p. 572.
VILLARS LA FARE (N. de), abbesse de Monseau,
p. 829.
ViiLEDiEU, prieuré, p. 423 (Ardèche), arrond, de
Privas.
— (Bénédigtines de), près Aubenas, p. 899.
Villa Fedosi, alleu dans le diocèse de Toulouse,
p. 436.
Villefranche, p. 877 {Aveyron).
— (Chartreuse de), p. 887.
— (C0RDELIERS de), p. 887. ^
Villelongue, lieu en Carcasses, pp. 466, 63i
{Aude), commune de Sainî-Martin-le-Vieil.
— (Saint-Jean et Sainte-Marie de), p. 63 1.
— (abbaye de), pp. 63 1, 633 ; possessions de cette
abbaye en Roussillon, p. 794.
— (abbé de), pp. 647, 648.
VILLELONGUE (Guillaume de), p. 562.
ViLLEMAGNE, abbaye, pp. 259, 337, 575.
V1LLEMOCSTAUSSOU (Saint-Etienne de), église,
p. 740 {Aude), arr. de Carcassonne.
— (maladrerie de la Madeleine à), p. 758.
VILLEMUR (Bertrand de), p. 170.
Villeneuve, lieu, vers Saint-Chinian, p. 529.
Villeneuve, dans la Haute-Loire, p. 410.
Villeneuve-lès-Maguelonne, pp. 164, 3i2, 3i3,
814 {Hérault), arr. de Montpellier.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
1043
ViiLENEUVE-LÈS-AviGiNON, p. 394 {Gard), arroni.
Villekeuve-de-Bergj construction de cette ville,
p. 6o3 (Ardèche), arr. de Privas.
— (Capucins de), p. 900.
— (Notre-Dame de), église, p. 262.
Villeneuve-Gkalllet, prieuré au diocèse de Kieux,
pp. 436, 804.
Villeneuve, lieu, p. 584.
VILLENEUVE (Bernard & Pons de), p. 63i.
ViLLEMSAGLES, village, p. 588.
Vii.LEpfxiiE, alleu, p. 456; corrige^ Vjllepinte
[Villaficta), {Aude), arr. de Castelnaudary .
ViLLESÉQtE, seigneurie du diocèse de Carcassonne,
p. 53o; Fillesè^ue-Lande {Aude), arr. de Carcas-
sonne.
ViLLESÊQCE (Sainte-ElgéN)E de), monastère,
p. 688 j yiUesè^ue des Corhi'eres {Aude), arr. de
Narhonne.
VILLESPASSANS (Alexandre de), p. 863.
VILLEVIEILLE (N. de la), abbé de Sauve, p. 710.
ViLiiEBS, domaine, p. 070.
ViNASSAND, château au diocèse de Narbonne,p. 170.
VINAL'D (Bernard), juge-mage de Carcassonne,
p. 334.
S. VINCENT, second patron de Saint-Benoît de
Castres, p. 433.
VINCENT DE MARGARIT.évêque d'Elne, pp. 347,
789.
VINCENT, évêque de Maguelonne, p. 3i3.
VINCENT FERRIER, abbé de Cuxa, p. 477.
VINCENT UE SIRAN, abbé de Quarante, p. 5(55.
VINCENT DE GARZELLES, abbé de Sorèze, p. 5|3.
VINCENT CONCOMBET DE SAINT-SÉVERIN,
abbé de Valmagnc, p. 618.
VINCENT FABRE, chanoine de Saint-Paul de
Narbonne, p. 5o5.
VINTERING ou VETERISCUS, évêque de Nimes,
p. 275.
VINTRON (Ermengaud de), p. 616.
Vioux (Sainte-Eugénie de), abbaye, pp. 384, 597,
663.
monastère; son union à l'église d'Albi, p. 43;
union de cette église à l'abbaye d'Aurillac,
p. 190.
— (maladrerie de), p. 664.
VIRGILE, abbé de Saint-Gilles, p. 5 16.
VISSEN (Guillaume de), p. 682.
VIT (Pierre de), p. 864.
VITAL DE CASTEI^MORON, archevêque de Tou-
louse, p. 359.
VITAL, évêque de Velai, frère du vicomte de Po-
lignac, pp. 49, 400.
VITAL DU LYON DU CAMPET, évêque de Rieux,
p. 441.
VITAL DE MAULÉON, évêque de Rodez & de
Saint-Pons de Thomières, pp. 420, 873.
VITAL, abbé de Frézelas, p. 430.
VITAL VAQUIER, prévôt de Saint-Etienne, p. 495.
VITAL, prieur de Saint-Laurent, p. 374.
VITAL DORADER, p. 38o.
VITALIS ou VITAL DE L'ESTANG , évêque de
Carcassonne, pp. 338, 647, 748, 749, 762, ^53,
764, 755.
VITELLOZZI, évêque de Carcassonne, p. 387.
VivABAis, p. 75.
— la maison de Toulouse possède ce pays, p. 76.
VIVÉRAND. Toir VÉNÉRAND, abbé de Valmagne,
p. 576.
VIVIEN, évêque de Lectoure, p. 367.
VIVIEN DU BOYER, évêque de Rodez, pp. 872,
874.
VIVIEN, abbé de Bonnecombe, p. 641.
VIVIEN, abbé de Franquevaux, p. 63o.
VIVIEN, vicomte de Lomagne, pp. 367, 627.
Viviers (cathédrale Saint-Vince.\t de), pp. 411,
8<;9.
— (église Saint-Jean à), p. 411.
— (église Saint-Laubent à), p. 411.
— (église Notre-Dame du Rhône à), p. 411.
— (église de), p. 687.
— (évêques de)j leurs titres, p. 898.
— (notice sur la puissance temporelle des évêques
de), p. 898.
— (chapitre cathédral de), p. 899.
— (Dominicains de), pp. 417, 899.
— (couvent de Sainte-Cathekine de Sienne à),
p. 899.
— (Sulpiciens; ont la direction du séminaire de),
p. 417.
— (hôpital du chapitte cathédral de), p. 900.
— (ville & habitants de), p. 898.
— (maison appartenant à l'abbaye de Mazan,
sise à), p. 604.
VIVIERS (Arnaud de), p. 588.
ViviÈS, église paroissiale près de Lavaur, p. 797;
Viviers {Tarn), arr. de Lavaur.
VoDABLES, châtellenie, p. 92 {Puy-de-Dôme), arr.
d'Issoire.
VOÏCA, abbé de Saint-Chinian, p. 529.
VOISINS (Bernard de), p. 461.
VOISINS (Pierre de), enquêteur du roi, p. 727.
S. VOLUSIEN (martyre de), p. 849; ses reliques,
p. 85o.
S. VOSY, évêque du Velai, p. 400.
Voulte-sub-l'Allier, p. 402.
VouLTE, prieuré de l'ordre de Cluny, p. 444.
VouREY, église, p. 574 {Isère), arr. de Saint-Mar-
celïin.
VULFALD ou GOLFALD, abbé de Saint-Chaffre,
évêque de Die, p. 071.
VULFARIUS, comte d'Albi, p. 448.
VULFEGAIRE, évêque de Béziers, p. 262.
w
WADALDUSou WADALDE, évêque d'Elne, pp. 5l,
340.
WAINARD, évêque de Conserans, p. 379.
1044
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES.
31
WALAFRÈDE, abbé de Sotèze, p. 5i2.
WALAFRID, évèque d'Uzès, p. 299.
WALCHARIUS, frère du vicomte Albéric, p.
faut-il l'identifier avec Ulveradus? p. 5r.
WALCHERON, p. 262.
WALS (N. de), abbé du Canigou, p. 464.
WALTER. ydr GAUTIER, évéque de Maguelonne,
p. 314.
WAMBA, roi d'Espagne, p. 902.
S. WANDRILLE, abbé de Fontenelle, p. 35i.
WAUTIER, archevêque de Sens, p. 47.
WENEDURIUS, évèque d'Elne, p. 340.
WICBERT. FoiV UGBERT, évèque de Nimes,
p. 275.
WICBERTUS, évéque supposé de Nimes, p. 93.
WIDEFRID, le même que Walafrid, évèque d'Uzès,
p. 299.
WIDINILDA, comtesse de Barcelone, p. 906.
WIFRED, archevêque de Narbonne, abbé de Saint-
Paul de Narbonne, pp. 46.'), 5oi. Voir GUI-
FRED.
WIFRED. Voir GUXFRED, évèque de Carcassonne,
p. 329.
WIFRED, abbé de Saint-Victor de Marseille,
p. 507.
WIFRED LE VELU, comte de Barcelone, pp. 246,
478, 721, 906.
If^igo. VolrGVl DE TEICHIÈRES, abbé de Gail-
lac, p. 59a.
WILAFRED, abbé de Montolieu, p. 4,56.
WILESINDE, évèque d'Agde, p. 3o5.
WILLARD ou GUILLARD, abbé de Saint- Théo-
dard, p. 425.
WILLÉGISILIUS, évêqiie de Toulouse, p. 35i.
WILLENCUS, abbé de Franquevaux, p. 629.
WILLERAN ou GUILLERAN , évèque de Carcas-
sonne, pp. i3, r.6. FoiV GISLERAN.
Wi.vtiiiiSTEr,, p. 232.
WINI.MAN, archevêque d'Embrun, p. 71.
WISADUS I, évèque d'Urgel, p. 904.
WISADUS II, évéque d'Urgel, p. 906.
WISANDE. Voir GISANDE, évèque de Carcassonne,
pp. 247, 329.
WITARD I ou GUITARD, abbé de Psalmodi,
p. 5o6.
WITARD II, abbé de Psalmodi, p. 507.
WITARD, nbbé de Saint-Julien d'Uzès, p. 866.
WITISA, abbé d'Exala, p. 475.
WITIZA, abbé de La Grasse, p. 478.
WITTENHALL (Thomas de), sénéchal ajglais du
Rouergue, p. 884.
WULFARICUS, abbé de Jocou, p. 721.
X
XATMAR ou ACATMEIRUS, abbé de Soride,
p. ^61.
XIMÈNE, femme de Roger III, comte de Foix,
pp. 113,429.
Y
YOLANDE, abbcsse de Vignogoul, p. 827.
YOLANDE, femme du vicomte Frotard, p. 600.
S. YVES, date de sa canonisation, p. 319.
YVES, abbé de Cluny, p. 609.
ZENON, évéque de Bayeux, p. i:i5.
-4p«,«'l/îÇ«,^Ç«.<Ç't4Ç«.iï9t4Ç5t4Ç«,«ît!iÇ't«'t««-iÇ«l/««^^ ,<?«
ADDITIONS ET CORRECTIONS
Pag' n7-
Colonne i, troisième avanf-Jernîère li-
j;ne : au lieu de Saint-Leucade /fje^ Sainte-
Léocadie.
Page 2(!4.
Art, XXXV, I. 12 : corrige':^ Caiimonf; —
lig. i5 : Lieuraa; — art. XXXVI, lig. i :
de Rocozels.
P.ige 252.
Col. I, cinquième avant-dernière ligne ;
l'ordre de Saint-Damien ; cest une des deux
branches de l'ordre des Clarisses,
Page 205.
Col. I, art. LI, lig. 4 : corrige'^ d'Haurech
en d'Harcourt.
Page 205.
Col. I, lig. 2 : corrige'^ Etienne de Ser-
vian (de même, art. XXXVII, lig. 5); —
lig. 6 : (le Pézénas; — lig. 7 : d'Usclas; —
art. XXXVIII, lig. 2 : de Montpeyroux;
— lig. 7 ; de Bessan.
Col. 2, lig. 4 ; Castelnau au lieu de Châ-
teau-Neuf. •
Page 261.
Col. 1, art. XXI, lig. 4 : Badon corrige'^
Badonnes.
Page 263.
Col. I, lig. 3 : au lieu de Tremesaigues
il faut Tramesaigues.
Col. 2, art. XXVII, lig. 7 : au lieu de
Koyan il faut Roujan; — art. XXVIII,
lig. 3 : Piiissclicon corrige'^ Puissalicon; —
art. XXIX, lig. 1 : corrige^ Guillaume de
Scrvian ; — lig. \\ : au lieu de Popien liseï^
Poupian.
Page 264.
Art. XXXIV, lig. 16 : corrige^ Boujan,
Page 266.
Col. 1, art. XLVI : corrige^ de Vallau-
quès.
Col. 2, art. XLVII, lig, i3j Clément II
corrige^ Clément IV.
Page 280.
Col. 2, art. XLIX, lig. 11 : corrige^ Saint-
Symphorien le Châtel.
Page 290.
Col. I, art. XXX, lig. J^ : au lieu de iijç
lire I 259.
Col. 2, art. XXXII, lig. 2 : au lieu de
Koquoseille lire Roco/els.
1046
ADDITIONS ET CORRECTIONS.
Page 292.
Art. XLV, lig. I : au lieu de Bernard
Guidon ou de la Guyonie il faut lire Ber-
nard Gui.
Le véritable nom de ce célèbre prélat & écrivain
est Bcrnardus GuiJoniSf par conséquent Bernard
[fils de] Gui; M. L. Delisle prépare depuis déjà
longtemps une étude sur cet historiographe, dont
les ouvrages extrêmement nombreux sont des plus
importants pour l'histoire littéraire du moyen
âge.
Page 293.
Art. LV : le véritable nom Je ce prélat est
Guillaume IV Grimoard.
Page 294.
Art. LXI : le véritable nom de cet évèque
est de Casilhac; c'est le nom d'une petite ville
du diocèse d'Albi^
Page 299.
Col. 2, art. XII, avant-dernière ligne ;
lire Saissi-les-Bois.
Page 3oo.
Col. 2, art. XXV, avant-dernière ligne :
lire Mauriac.
Page 3o6.
Co\. 2, art. XXVI, à la fin : lire 11 22.
Page 3o8.
Art. XLl, lig. 6 : lire Boussagues.
Col. 2, lig. 6 :
L'original de ce testament est aujourd'hui à la
Bibliothèque nationale; latin lyiiS.
Page 373, art. VIII :
En effet certaines chartes du cartulaire dé Lézat,
pour l'église de Saint-Béat, mentionnent ces deux
personnages à la fois, & dom Vaissete a placé ces
textes vers l'an 980. (Voir t. V, c. 292.)
Page 417.
Art. LXXXI, lig, 16 : au lieu de Pamiers
lire Viviers.
Page 422.
Art. VII, lig. 2 : lire Bertrand de Saissac ;
— art. VIII : corriger le nom de cet abbé
ainsi que suit Udalger ou Uzalger de Niort
(de Aniorto).
Page 434.
Col. 2, art. V, première ligne : au lieu
de abbé lire évêque.
Page 437, col. I, art. XX :
Les beaux livres de chœur exécutés pour l'égiiss
de Mirepoix, par ordre de l'évêque Philippe de
Lévis, existent aujourd'hui à la bibliothèque pu-
blique de Foix; mais ils ont été indignement mu-
tilés & les belles miniatures qui les ornaient ont
toutes disparu.
Page 438.
Dix-septième avant-dernière ligne : au
lieu de 1181 il faut lire 1211.
Col. 2, art. II : seigneur de Daumazan.
Page 441.
Col. I, art. VI : corrige^ Antoine de
Loubens de Verdale.
»
Page 444.
Col. 2, art. VIII : corrige^ Raimond II
d'Autigaac.
Page 309. Page 461.
Col. I, art. L, lig. 2 : corrige':^ seigneur Col. 2, art. LVI, lig. 10 : corrige^ d'Es-
de Florensac & d'Adéla'ide de Caylus. pondeillan.
Page 33î, art. XXXVII :
Ce prélat restî longtemps sans obtenir ses bulles
de confirmation. — En janvier 1267 (v. st.), Al-
phonse de Poitiers écrivait à Clément IV pour les
obtenir. (Lat. loyiS, i" 29 r".)
Page 407.
Col. I, art. XVIII, lire Bernard 1 d'A-
mansas.
Col. 2, art. XXII : Use\ Bernard II de
Magalas.
ADDITIONS ET
Page 460.
Col. 2, art. XXXVI : Bertrand de Palaja.
Page 466.
Col. I, art. XXVIII : au lieu de Sperau-
san lire Esperaza.
Page 468.
Col. 2, art. XLIV : corrige'^ de Gaujeac.
Page 469, art. XLVIII :
Cet article est très-incomplet; Jean Joiiflfroy fut
é»êqiie d'Arras, puis d'Albi & abbé de Saint-Ser-
nin de Toulouse, de Bonnecombe, de Caunes, &c.
C'est l'un des plus célèbres conseillers de Louis XI.
On peut consulter sur lui la notice un peu confuse,
publiée par M. Fierrille en 1874. Paris, Hachette,
in-8°.
Page 480.
Col. I, art. XXV, lig. 5 : lise^ comte de
Pailhas; — art. XXXI : Use'^ Guillaume II
de Servian.
Page 481.
Col. I, art. XXXVI : lise'^ Auger de Gou-
gens; — art. XXXVII, lig. 11 : corrige^
Saint-Pierre des Champs.
Page 482.
Col. 2, art. L, lig. 20 : //«^ Saint-Félix
de Pésilha.
P.ige 486.
Col. 2, art. XVII : lise'{ Bernard II de
Magalas.
faje 489.
La liste des abbés de Lézat qui suit est assez dé-
défcctueuse, surtout pour la partie ancienne; on
pourra la corriger en pirtie au moyen du catalo-
gue des actes de cette abbaye que nous donnons au
tome V de la présente édition. Quant aux abbés
que M. MabiUe ciie en tète de cette note, le pre-
mier & le troisième appartiennent Peyrissas ; le
second nous est inconnu & n'est pas cité par le
cartulaire, au moins dans son état actuel; quant
au quatrième, Asnarius, c'est probablement le fon-
dateur de Peyrissas. (Voir sur cette dernière abbaye
la Note sur les établissements religieux du diocèse
de Comminges.)
CORRECTIONS. . 1047
Page 485.
Col. I, art. XX : corrigeai Bernard de
Durban.
Pag= 497-
Col. I, art. IX : Zùe^ Guillaume de Ro-
cozels.
Col. 2, art. XV, lig. 5 : Saint-Jean de
Grézan.
Page 499.
Art. XXXIV : corrige'^ Imbert de la Haye.
Page 5o2.
Art. XX : ce Pons I de Brugal devînt plus'
tard èvèque de Carcassonne.
Page 5o3.
Art. XLII : probablement Pons II d'O-
range.
Page S04.
Art. LXIII : ce Pierre d'Auxillon /u( /lere-
dant plusieurs années éveque de Carcassonne ;
il avait été élu canoniquement par le chapitre
cathédral.
Page Ô08.
Col. I, art. XXXII : corrigei^ de Kage.
Page r>0().
Col. 2, note : corrige'^ Français 20896.
Page 5 12.
Art. IX : Arnaud I de Villeboras.
Page 5i3.
Art. XXX : corrige^ Gaillard d'Ondes
(Haute-Garonne, arr. de Toulouse).
Page 547.
Art. XXVI : Use^ Pons IV de Gaja.
Page 563.
Col. 2, lig. 19 : au lieu de B. Piano lire
B. de Piano.
Page 564.
Art. XII : lire Bérenger II de Moussan
{de Motiano); — art. XXIX : liseï Pons
d'Orange.
1048
Page 571.
Art. IX, lig. 6 : lise'{ Sainte-Enimie.
Page 582, col. 2, art. IX :
La restauration du monastère de Saint-Salvi
eut lieu à une époque que nous ne connaissons
pas exactement, mais qu'il faut fixer à 1206-1208.
(Voir tome V, catalogue d'Albi, n. 325, col. 1408,
& l'erratum.')
Page 583.
Art. XIV, lig. II -.au lieu de Ouric lire
Oalric.
Page 584.
Art. XXXI : lire peut-être de Montoire.
Page 586.
Col. 2, note, lig. 8 : corriger certaine-
ment en probablement; notre première affir-
mation était trop absolue.
Page 586.
Partout nous avons mis Mas-Garnier au
lieu de Mas-Grenier pour nous conformer à
l'usage des anciens auteurs; la forme actuelle
de ce nom est d'ailleurs Mas-Grenier.
Page 587.
Col. 2, passim : Ocamville corriger Au-
camville.
Art. VII, lig. 10 ; meiie'{ de Dieupenlale
& supprime':^ l'italique; commune du dépar-
' tement de Tarn- & -Garonne, arrondisse-
ment de Castelsarrasin.
P.ige 591, col. 2, note 2.
Nous laissons à l'auteur de cette note la respon-
vabilité de cette étymologie. Les plus anciennes
ADDITIONS ET CORRECTIONS.
formes latines du nom de cette montagne sont
CanicOj Canlconus,
Pages 618 & suiv.
Voir sur l'abbaye de Fontfroide le récent ou-
vrage de M. Cauvet, de Narbonne, qui fournit
de curieux détails pour l'histoire du pays & des
Col. 2, art. XXX, lig. 6 : Loup, comte
de Foix corrige-^ Loup de Foix.
Page 647, col. 2.
Il faut probablement identifier les abbesses in-
diquées sous les n"» III & XVIII; cette abbesse
unique devrait vraisemblablement se placer au
commencement du quinzième siècle.
Page 648.
Art. XXV : il faut probablement lire An-
toinette I de Palaja.
Pages 648 & suiv.
Sur la chartreuse de Bonnefoy on pourra con-
sulter le catalogue des actes de cet éiablissement,
publié au tome VIII de la présente édition & dressé
d'après un manuscrit du dix-septième siècle, com-
muniqué à l'éditeur par M. H. Vaschalde, de Vais
en \^ivarai5.
Page 764.
Note I, sixième avant-dernière ligne :
corrige^ o | on en von (pour vos ne).
Page 915, col. 2, ajouter l'article suivant :
AIMERI, abbé deCaunes, p. 465.
Page 920, col. t, ajouter de même :
ANTOINE II DE SAINT-NECTAIRE ou DE
SENNETERRE, évèque du Puy, abbé de Saint-
Chaffre, p. 410; à identifier avec l'abbé de Saint-
Chaffre du même nom (même page, col. 2.)
FIN DU TOME QUATRIÈME.
TOULOUSE, TYPOGRAPHIE PAUL PRIVAT, RUE TRIPIERE, p.
O
DC
611
L298V5
1872
t.U
pt.2
Vie, Claude de
Histoire génlrale de
Languedoc avec des notes
PLEASE DO NOT REMOVE
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